Vous proposez quoi ?
26 septembre 2007 par Joseph Facal
Je ne sais pas ce que l’avenir réserve au Bloc québécois. Mais voyons au moins comment se présente la question.
Au moins deux des conditions posées par Gilles Duceppe pour appuyer le gouvernement conservateur sont totalement inacceptables pour Stephen Harper: le respect du protocole de Kyoto et la fin du pouvoir fédéral de dépenser dans les champs de compétence du Québec.
Le Bloc en est venu à la conclusion que plus il maintiendrait en vie le gouvernement minoritaire conservateur, plus il perdrait des plumes. Il joue donc quitte ou double.
Maintenant qu’un référendum sur la souveraineté n’est plus à l’ordre du jour, et ne pouvant aspirer à gouverner, le Bloc est devenu un contenant à la recherche d’un contenu.
En janvier 2006, il fallait voter Bloc pour protéger le Québec du «vent de droite venu de l’ouest». En juin 2004, il fallait punir les libéraux pour le scandale des commandites. En 2007, que dit le Bloc que ne disent pas le NPD ou les libéraux?
Sur sa gauche, il perd les voix des plus opposés à la guerre en Afghanistan. Sur sa droite, celles de ceux qui voient dans les ouvertures de Stephen Harper au Québec un nouveau «beau risque».
Homme intègre et compétent, Gilles Duceppe n’est pas en cause. Ses députés non plus qui, depuis 1993, se sont très honorablement acquittés de leur tâche.
Le contre
Les arguments contre la poursuite de l’aventure du Bloc sont connus.
Il ne fait pas grimper l’appui à la souveraineté, n’empêche pas un gouvernement fédéral majoritaire de faire à sa tête, divise en deux les ressources souverainistes et condamne les Québécois à la marginalité au sein du cabinet fédéral.
Les timides ouvertures de Stephen Harper font aussi suffisamment illusion pour que le Bloc ne puisse plus se poser en seul défenseur des intérêts du Québec.
Le pour
D’un autre côté, quelle serait l’alternative?
Quatre Québécois sur dix sont souverainistes. Qui fera entendre leur voix à Ottawa? Si la députation fédérale issue du Québec était à 100% fédéraliste, quelle serait sa représentativité?
Quand Pierre Trudeau frappait à coups redoublés sur le Québec malgré l’opposition unanime de l’Assemblée nationale, il se justifiait en disant que 74 des 75 députés fédéraux élus par le peuple du Québec étaient de son parti.
Un autre argument pro-Bloc consiste à dire que c’est au peuple, en définitive, de disposer de lui. Le jour où la population n’en voudra plus, elle le fera savoir en lui tournant le dos. Mais cet argument est plus faible car il revient à dire au peuple : Dites-nous que nous servons encore à quelque chose.
Évidemment, cette discussion est largement théorique. Quand le RIN s’est sabordé pour que ses membres se joignent au PQ, personne ne perdait son emploi. Dans le cas du Bloc, jamais des députés et leurs collaborateurs ne renonceront d’eux-mêmes à leur gagne-pain. Vous le feriez à leur place?
Tant que la conjoncture restera ce qu’elle est, il n’y aura pas de réponse simple à ce dilemme.
20 réponses à “Vous proposez quoi ?”

Bonjour mr.Facal,
moi je vous propose deux choses:
la premiere est le dissolution du BLOC ,petite allusion au jeu RISK…lorsque vous etes dispersé il devient tres difficile de gagner , toutes les forces souvrainiste devraient etre ensemble a QUEBEC !
bien oui, il sera surement plus intelligent d’y penser apres la prochaine élection….la queue entre les jambes,a cause de la defaite….parter la , maintenant la tete haute et fier pour la cause !!!
et la deuxieme : et vous mr.Facal a quand le retour ?
mme.Marois et le parti auraient surement besoin de vous !!!
Eric (ex-fabrevillois…)
Le « contenu » du Bloc devrait être d’abord la souveraineté. Si plus de 40% de la population est souverainiste, le Bloc devrait miser là-dessus pour faire le plein de votes au lieu d’uniquement « zigonner » autour de thèmes d’actualité comme l’environnement, la guerre, l’économie des régions, etc. Je ne dis pas que ces enjeux ne sont pas importants mais personne n’est contre la tarte aux pommes!
Le Bloc doit jouer franc jeux et dire que même s’il n’aura jamais le pouvoir, qu’il ne fera JAMAIS DE COMPROMIS dans des domaines comme : la question nationale, l’identité, la culture, la langue et les champs de compétences actuels du Québec.
De plus en attendant la souveraineté, il est primordial que le Bloc travaille à ramener le plus possible de pouvoirs (actuellement fédéraux) au Québec.
Comment se fait-il qu’on n’entend pas le Bloc exiger le plein pouvoir en matière de culture?
En matière d’immigration?
En matière de langue?
Le Bloc agit comme si nous n’étions « pas assez bons » au Québec pour gérer ces domaines!
Et ces 3 points ne sont qu’un début : on veut gérer TOUS nos pouvoirs et TOUS nos impôt à 100% selon NOS besoins et NOS priorités; et non pas (en tout respect pour elles) celles d’Edmonton, White Horse, Toronto ou Halifax!
C’est ça la souveraineté! C’est ça le rôle du Bloc!
Vous vous tirez dans le pied avec le Bloc car s’il déclenche une élection et qu’au Québec le bloc perd plusieurs contés ça va donné des munitions contre le PQ.Plusieurs vont dire le parti Québecois au Québec n’a plu la faveur du peuple Québecois, car trop associer aux PQ.La preuve L’ADQ à prit plusieurs contés et le Bloc part la suite en a perdu.René Lévesque dans le temps n’était pas pour ça et je crois qu’il avait raison.Comme il va sûrement avoir raison pour le PQ en disant qu’après 20 ans si le PQ ne réussit pas il devra ce saborder.Le 20 ans est amplement dépassés.
Moi c’est mon oppinion!
J’ai souvent questionné la démarche du Bloc à Ottawa, lui reprochant de mettre trop d’efforts à vouloir améliorer le fédéralisme pour le rendre acceptable au Québec et pas assez pour établir des prises de positions claires sur des dossiers servant à faire avancer l’argumentaire souverainiste, qui est leur premier mandat.
Suite à la sortie de M Duceppe je ne peux que me réjouir d’un changement de cap à cet égard.
Enfin le Bloc a décider d’établir un rapport de force entre deux états sur un point précis : Le pouvoir de dépenser (géopolitique : contrôle effectif du territoire). Ce qui tranche ici c’est l’attitude et le ton : Il demande à Ottawa de quitter le territoire et trace une ligne de front en disant qu’il ne cèdera pas un pouce de terrain.
M Duceppe en faisant le choix stratégique d’établir un rapport de force sur un sujet, qui obtient un appui majoritaire au Québec, envois un signal clair à tous le monde : le temps du recul du Québec en attendant le grand soir est finie et la bataille va se faire pouce par pouce (Gain positionnel : th. moderne des l’échecs). Ce faisant il pose une question fondamentale à tous les acteurs politiques : de quelle coté de la ligne ils se positionneront.
Considérations du point de vue tactique :
M Harper et sa rhétorique creuse sur un fédéralisme « d’ouverture » sera enfin débusquer. Toutes concessions au Québec à cet égard vont lui amener un ressac dans le ROC. (Occasion pour Justin Trudeau de faire sa grande entré sur la scène en sauveur du Canada).
Et que dire de son allié idéologique au Québec : L’ ADQ devra choisir entre un appui au Bloc qui fait la promotion de son programme autonomiste ou nier son programme et se révéler sous son vrai jour : idéologue et opportuniste sans colonne.
Fin des illusions donc pour ces deux représentants du fédéralisme au Québec (mais ou sont donc passez les Libéraux,).
Notons que le choix stratégique de M Duceppe est en conjonction avec l’annonce de Mme Marois de créer un Ministère de la Souveraineté (enfin un acte d‘état) .
Sortir de l’attentisme, poser des actes, et créer ainsi une dynamique, ne peut qu’être bénéfique pour le moral des troupes. Oui le Bloc est indispensable, surtout qu’en il assume avec attitude son mandat.
Franchement, je ne sais pas pour quel parti je pourrais voter si ce n’etait du bloc. Le bloc a plusieurs avantages, outre ceux que M. Facal mentionne dans son billet:
1- Il permet de d/tourner des salaires qui seraient autrement pay/s ‘a des f/d/ralistes vers des souverainistes
2- Il est un lieu de debat privilegie pour le mouvement souverainiste
3- Il est une tribune pour le discours souverainiste dans l’espace public
4- Il force les partis federalistes a entrer dans la course a l’ouverture au Quebec. Bon, je reconnais que les partis federalistes ont des limites au-dela desquelles ils ne peuvent pas aller, mais le Bloc force neamoins le parti conservateur a au moins tenter de seduire l’electorat francophone. De meme, les liberaux ont pendant la course a la chefferie au parti liberal tenu un debat sur la reconnaissance de la nation quebecoise, quelque chose d’inimaginable il y a 20 ans. autrement dit, le bloc fait monter les encheres.
5- On essaie de construire ce parti depuis 15 ans. Fermer boutique signifierait que tout ce travail a ete fait en vain.
Ceci suffit il me semble de persuader tout souverainiste de la necessite de maintenir le Bloc a Ottawa. Il serait suicidaire de fermer boutique: en quoi y gagnerait-on a etre absents a Ottawa et a reduire nos effectifs?
Cela dit, n’y aurait-il pas lieu de fusionner les organes de ces deux partis? Une seule structure, une seule permanence, une seule campagne de financement, une seule organisation, un seul parti, un discours integre, mais deux equipes parlementaires? A premiere vue, cela m’apparait une bonne solution, si on regarde du cote du SNP (le parti independantiste ecossais), qui presente des candidats a tous les paliers, y compris le municipal (a ma connaissance – je peux me tromper). Je me demande si ceci serait faisable au plan legal et institutionnel. Quelqu’un a une idee la-dessus?
Il va mourir tout seul regarder les sondages.
Le BQ a en effet chuté de quatre points d’août à septembre, passant de 35 à 31 %, alors que les néo-démocrates, eux, montaient de 13 à 17 % des intentions de votes, après répartition proportionnelle des indécis, au cours de la même période.
Si les libéraux continuent leur descente depuis le printemps dernier et ne recueillent plus que 19 % des appuis, le parti de Stéphane Dion se retrouve toutefois dans les limbes chez les francophones, où il plafonne maintenant à 11 % des intentions de vote, à sept points derrière le NPD.
Avec 27 % des appuis, les conservateurs de Stephen Harper maintiennent leur position depuis le printemps dernier.
Sur le plan électoral, le sondage donne un portrait différent : le parti de Stephen Harper domine largement dans la région de Québec, à la hauteur de 44 % contre 26 % pour le Bloc, 19 % pour le NPD et 7 % pour les libéraux.
Ailleurs en région, le PC talonne le BQ (32 % pour le premier, 34 % pour le second) alors que libéraux et néo-démocrates se rejoignent à 14 % chacun. Ces données placent les conservateurs en position favorable pour rejoindre ou devancer même le Bloc, en termes de sièges.
Que des souverainistes se questionnent sur la présence du BLOC à Ottawa c’est sain pour le mouvement.
Mais que 100% des fédéralistes souhaite la disparition du BLOC c’est la plus belle preuve de son utilité à Ottawa pour défendre les intérèts des Québécois.
Un député fédéraliste du Québec ça défend d’abord et avant tout les intérèts du Canadéa au parlement canadien. On appelle ça la solidarité ministérielle.
Il y a plus de pour que de contre et ce depuis le début du BLOC.
Quant il y aura plus de contre que de pour on en reparlera. Mais ça ne risque pas d’arriver.
Ces discussion sont toujours initiées par des chroniqueurs et politiciens fédéralistes. C’est une autre preuve de l’utilité du BLOC. Le BLOC fait suer les fédéralistes et ça, ça me plait.
Tant qu’il y aura des ombres…Renaud
Le Bloc est assez difficile à suivre… Un parti pacifiste, qui prône le retrait des troupes d’Afghanistan. Un parti pro-Kyoto. Un parti social-démocrate, altermondialiste, favorable à une large intervention de l’état, sensibles aux revendications syndicales, à la lutte contre la pauvreté et toute autre expression de « solidarité sociale ». Toutes ces valeurs, fortement incarnées par Gilles Duceppe, sont également partagées par le PLC et le NPD (surtout le NPD). Elles n’ont rien à voir cependant avec la défense des intérêts du Québec, à mon avis, qui est pourtant son premier (son seul?) cheval de bataille.
Par ailleurs, tout comme Stephen Harper, le Bloc est favorable à une décentralisation des pouvoirs. Bien sûr, il va plus loin en exigeant la limitation totale des pouvoirs du fédéral de dépenser plutôt qu’un simple encadrement. Malgré tout, Harper réussit assez bien à projeter l’image d’un PM qui donne plus de pouvoir aux provinces et qui réussit à contrôler les dépenses à Ottawa. Il a résolue la question du déséquilibre fiscale à la satisfaction de toutes les provinces.
Difficile pour le Bloc d’affirmer sa pertinence dans ce contexte. Surtout qu’il est le seul parti à ne pas pouvoir prétendre au pouvoir: il ne peut accéder qu’à l’opposition. Un parti d’opposition a certes son importance dans un contexte de gouvernement minoritaire, mais alors quel avantage a le Bloc à provoquer une élection cet automne, où le PCC sera p-ê majoritaire ? à moins qu’il anticipe que sa position sera encore pire plus tard ?
Je ne souhaite pas la mort du Bloc, qui a été utile à quelques occasions dans le passé, surtout lorsque les libéraux étaient au pouvoir. Mais je n’ai absolument aucune idée de ce qu’il pourait proposer qui l’amènerait à sortir de sa position et à démontrer sa pertinence dans le contexte actuel.
Est-ce que l’on a déjà vu un gouvernement fonctionné aussi bien que celui que l’on a présentement. Pourquoi devrait-on changer une formule qui fonctionne si bien.
Un gouvernement minoritaire avec 4 partis qui représentent bien la mosaïque canadienne.
Harper le régionaliste de l’alberta trop a droite pour l’ontario a besoin du québec alors il fait de yeux doux. Mais un courtisant ne fait des yeux doux que pour obtenir la belle. (un amoureux lui continue après).
Alors maintenons le bloc au Québec, les conservateurs dans l’ouest et les libéreaux et le NPD en Ontario et dans les maritimes.
Tout ce qu’il manque c’est une loi qui obligerait tout ce beau monde à s’entendre et des élection à date fixe au 4 ans
Le problème n’est pas la présence ou non du Bloc a Ottawa car il est évident que les payeurs de taxes indépendantistes ont le droit absolu à être représentés.S’ils ne l’étaient pas, on le leur reprocherait.
Je crois que le problème réside dans le fait que le québécois moyen montre une incapacité à s’affirmer en tant que citoyen en raison d’une peur intrinsèque qui le paralyse au niveau de l’action. Le québécois moyen est un grand parleur dans les sondages,blogues,etc. mais quand vient le temps d’agir,il est paralysé par la peur. Et ca, les fédéralistes le savent et c’est pourquoi ils ne se gênent pas d’utiliser toutes les menaces à leur portée (coupure des pensions de vieillesse, le coup de la Brink,etc…).
La stratégie à utiliser est celle qui fera que les québécois moyens puissent affirmer ce qu’ils sont, agir dans leurs intérêts sans se laisser paralyser par la peur.
La révolution tranquile a fait le premier pas en ce sens en éliminant le pouvoir religieux qui utilisait l’argument de la peur pour contrôler le québécois.
Maintenant, le Bloc se doit de neutraliser l’utilisation de la peur comme instrument par les fédéralistes pour contrôler les québécois.
Le Québec sera libre quand ses citoyens le seront sur le plan individuel.Et là, on pourra dire: »Vive le Québec libre ».
Le Québec est de plus en plus pauvre, et le reste du Canada, l’ouest surtout, de plus en plus riche. Dans ces conditions, il faut vraiment être prêt à de grands sacrifices pour vouloir se séparer, puisque cela signifiera la fin de l’aide financière des provinces riches.
Quand on dit: environ 40% des Québécois sont favorables à la souveraineté, c’est un peu facile: les questions des référendums de 1980 et 1995 étaient bien vaseuses, loin de la clarté (comme dirait Stéphane Dion) d’un: « Voulez-vous que le Québec devienne un état indépendant ? » qui aurait fait bien moins que 40%!
Le parti Québécois ne parle plus souvent de souveraineté, et Pauline Marois semble bien partie pour continuer, si on en croit ce qu’elle a confié à Séglolène Royal. Si jamais le parti Québécois reprend le pouvoir bientôt, ce sera encore une fois malgré son option indépendantiste, et non à cause d’elle.
Quant au Bloc, il risque en effet de s’étioler rapidement, s’il ne lui reste comme électeurs que les vrais indépendantistes. Je concède qu’il sera frutstrant pour ceux-ci de revivre la même situation que sous Trudeau: n’être pas représentés du tout, ou presque pas du tout, au niveau fédéral.
Vous proposez quoi?
De changer de chef après la prochaine élection. Je pense que le parti a assez fait de millages avec M. Duceppe, surtout avec ses multiples gaffes depuis quelque temps. Le bloc doit demeurer en poste tant que les québécois ne se seront pas branchés sur leur devenir.
Je verrais bien comme nouvelle chef du parti Mme Vivian Bardot. Elle a du charisme et elle n’a pas la langue de bois. Le parti aurait aussi d’autres choix chez les femmes comme Mme Diane Bourgeois ou Mme Carole Freeman.
En plus de changer de chef, le parti devra redéfénir son action et son mandat et surtout, surtout être dans l’action et du renouvellement dans leur approche.
Une entreprise qui stagne est vouée à sa disparition par attriction(usure) si elle ne réagit pas à temps. Ils sont trop confortablements assis sur leur siège(chaise) et je comprends que la rouille c’est installée dans leur subconscient. Et je crois qu’il n’est pas encore le temps de se séparer du bloc québécois pour le moment, tant que nous ne ferons pas parti intégrante de la constitution canadienne.
Quatre Québécois sur dix sont souverainistes. Qui fera entendre leur voix à Ottawa ? Si la députation fédérale issue du Québec était à 100% fédéraliste, quelle serait sa représentativité ? (Joseph Facal)
On m’a dit que depuis le départ du grand Shawiniganais, monsieur «Que voulez-vous !», le Block a voté huit fois sur dix avec le gouvernement. Il a donc contribué au bon fonctionnement de l’unité canadian. Tout comme les libéraux, conservateurs et dépéistes.
Si c’est ça la représentativité du choix de la séparation, quatre fois sur dix, les électeurs du Block ne sont pas des souverainistes. Mais plutôt de préférence blanc de souche ou ethnocentriste.
Dans le cas du Bloc, jamais des députés et leurs collaborateurs ne renonceront d’eux-mêmes à leur gagne-pain. Vous le feriez à leur place? ( Joseph Facal )
Depuis qu’il est à Ottawa Gilles Duceppe a encaissé quelque 2,2 millions en salaires. Il est aujourd’hui millionnaire, grâce au NON du réfé de 1995. Il n’est pas conseillé de renoncer aux bienfaits de l’union Ottawaienne, semble-t-il.
le 26 sept 2007 à 14:48 jcpomerleau
le temps du recul du Québec en attendant le grand soir est finie et la bataille va se faire pouce par pouce…
Notons que le choix stratégique de M Duceppe est en conjonction avec l’annonce de Mme Marois de créer un Ministère de la Souveraineté (enfin un acte d‘état)
Sortir de l’attentisme, poser des actes, et créer ainsi une dynamique, ne peut qu’être bénéfique pour le moral des troupes
Ah !… Je me souviens du bon vieux temps du forum de Gérald Larose au CSQ. Iiiiééé… Forum que M Facal a raté complètement. Pour une mise à jour de Joseph…
Le général pomerleau est l’expression même du militaire, tout comme René, et qui a un long dossier aux archives du forum du CSQ. Fiché «pur et dur» numéro 1277. Affilié aux deux révolutionnaires du québécois, il ne croit pas à la démocratie. Peut importe le sujet ou contenu du billet… Il attend le «grand soir», malgré que six électeurs sur dix sont toujours contre sa bataille, imposer la séparation. Les avis contraire sont sûrement des fous, croit-il. Il faut donc créer une dynamique. Comment ?
Pourquoi pas des menaces aux opposants et financer un ministère de la souveraineté avec les impôts des fédéralistes, comme le PQ à fait avec le CSQ. Mais pas 10,000$ par mois cette fois, mais au moins 1 ou 2 millions par mois. Tout ça, avec 34% des votes au PQ et 66% aux autres partis. Joli souvenirs…
le 26 sept 2007 à 14:48 jcpomerleau
Considérations du point de vue tactique :
M Harper et sa rhétorique creuse sur un fédéralisme « d’ouverture » sera enfin débusquer. Toutes concessions au Québec à cet égard vont lui amener un ressac dans le ROC
Encore la tactique, comme à la guerre.
Mais… Quel ressac Harper peut-il avoir au ROC ?… Lorsque la majorité des électeurs québécois ne sont pas contre ses politiques «asymétriques», d’un Québec faisant partie d’une fédération. Et puis, s’il n’y avait pas Harper, qui reviendrait au gouvernement à Ottawa, croyez-vous ?
Les libéraux, avec Stéphane Dion, peut-être ?… Ou peut-être Michael Ignatieff ?… Quelle différence ?…
sp
(Serge) Me voilà fiché pour crime d opinion par un donneurs de leçons….de démocratie. On vit dangereusement sur ce forum (blague),mais je me console car j’ai monté en grade, je suis maintenant Général. Wow je n aurait jamais pensé. tout un honneur.
……….
Je pense que vous n avez pas compris mon argumentaire qui portait sur le thème: Le Bloc; vous proposez quoi. Et qui nous amène à la position prise par le Bloc: Le fédéral doit libérer les champ de juridiction du Québec. Cette demande fait l unanimité au Québec, ou presque (sauf une minorité de blocage). Quel est votre position sur ce point précis, est ce que vous êtes d accord avec cette demande qui recoit un appuis démocratique de d une majorité très claire :Répondez OUI ou NON , mon général.
Je suis un anglo … séparatiste qui ne votait pas au fédéral avant l’arrivée du BLOC. Je me souviens qu’en 1980, 74 députés libéraux ont enfoncé la constitution dans la gorge des québécois et la fameuse Charter of Rights!
Vive le multiculturalism … on voit ce que cela donne 30 ans plus tard.
Il faut soutenir le Bloc et ne pas se laisser endormir par les promesses des Conservateurs. Duceppe a placer Harper devant ces propres contradictions (mensonges). Le discours du trone qui s’en vient cache un désir de ce dernier de se faire défaire en chambre.
Qu’adviendra-t-il des projets de lois qui étaient à l’étude avant qu’Harper ne disolve la chambre ? Pouf, disparu … Un paquet de promesses qui tombent avant d’avoir été votés. Plein d’autres promesses pour endormir les Québécois! J’aimerais faire une transfusion irlandaise – fighting Irish – à mes concitoyens d’origine canadienne française!
Serge a tellement peur de s’affirmer comme québécois qu’il semble reprocher à Gilles Duceppe le revenu que celui-ci gagne honêtement plutôt que de dénoncer les argents que certains fédéralistes libéraux ont volé (re:les commandites).
Je crois qu’il faut souligner le courage du bloc de soumettre une liste de demandes tres corsé a Harper en vue du discours du trone. Les sondages, le momentum conservateur et la déconfiture libérale n’annonce rien de bon pour le bloc et malgré cela il fonce tete baissé vers une autre élection. Les parlements minoritaires sont plus justes et plus efficaces mais si il y a des élections a chaque 2 ans les gens vont crier au gaspillage et voter un gouvernement majoritaire en place. Voila ou l’étau se resserre pour le bloc et ou son avenir va se jouer, esperons que l’initiative bloquiste sera payante.
@ Maude
Vivianne Barbot comme chef, faut pas charier quand meme elle m’apparait compétente mais ca va prendre plus que ca.
vindictater
«elle m’apparait compétente mais ca va prendre plus que ca». Ça veut dire quoi ça? Pourquoi avoir plus de compétence que la compétence?…juste pour comprendre là.
le 27 sept 2007 à 19:39 jcpomerleau
Je pense que vous n avez pas compris mon argumentaire qui portait sur le thème: Le Bloc; vous proposez quoi. Et qui nous amène à la position prise par le Bloc: Le fédéral doit libérer les champ de juridiction du Québec. (…) Quel est votre position sur ce point précis, (…) Répondez OUI ou NON , mon général.
Pardon ?…
MOI, répondre ainsi oui ou non ?… ? Sans blagues ? Vous voulez me transformer en mentalité anglo-saxonne ?… Pour mettre fin à la multiculture d’origine française, selon le Blok ?
Attendez… Je viens de trouver pourquoi il y a une commission Bouchard-Taylor et l’intégration des immigrants au Québec, doit échouer. Tiens…
Quant au Blok et les juridictions…
La bouteille de tylenol est vide en ce moment. Alors on ne va pas reprendre maintenant tout ce qui a été dit au FCSQ sur l’interminable «champs de juridiction du Québec», ici. Dont vous avez oubliez le mot «exclusifs», en passant.
En plus, sans une ou deux bouteilles de scotch «Finchly» 12 ans devant soi, pour humecter le gosier. Non mais… Quand même…
Bien… Vous n’avez pas le bon angle mon Général, encore. Ce n’est pas une demande de «libérer» les champs de JE (juridiction exclusive), c’est plutôt un ordre qu’il faut donner de «bas les pattes» et «foutez-nous la paix» les fédés, avec vos politiques d’interférence à la con, dans ce qui ne vous regarde pas du tout. Selon la constitution de 1867, heu, je crois. Dont les normes et le financement de la santé, en est un exemple bien connu. Quoi d’autre ?…
Vous n’avez pas besoin du Blok pour ça Général. Vous confondez avez les libértistes de l’ère Shawiniganais, non ? Les conservateurs sont d’accord avec le respect des compétences exclusives selon, heu la 1867, non ? C’est un bon début, non ? Ont-ils vraiment des différences avec les demandes du Blok ?…
Alors… C’est quoi le problème ?… Ça ne va pas assez vite pour le Blok ?… Et…
Avez-vous oublié ? La mécanique ? Le problème c’est dans les «fondations» crées par les libértistes trudeauistes. Vous souvenez-vous de 1997 ? Non ? Bon… Voici une copie des archives de mars 2004. Prenez une copie pour le Blok et gardez-la précieusement.
Fondations Ottawaiennes
31 mars 2004
depuis 1997, transféré 9,1 milliards de dollars à 15 fondations de tout acabit qui échappent totalement au contrôle du Parlement. Et de cette somme, 7,7 milliards n’ont toujours pas été utilisés et se retrouvent soit dans les comptes bancaires des fondations en question, soit dans des placements à intérêt,
Le gouvernement Chrétien a décidé de créer ces fondations comme moyen d’utiliser ses faramineux surplus budgétaires année après année afin d’investir dans certains domaines qui, dans plusieurs cas, relèvent de la compétence des provinces.
Mme Fraser, qui notait aussi dans son rapport que « très peu de ce montant (7,1 milliards) avait été reçu par les bénéficiaires ultimement visés, c’est-à-dire les innovateurs, les étudiants et les fournisseurs de soins de santé «
À l’époque, elle soulignait que le gouvernement avait accordé 7,1 milliards de dollars à neuf fondations entre 1997 et 2001. Depuis lors, deux milliards supplémentaires ont été versés et six fondations de plus ont vu le jour.
Inforoute Santé du Canada -1,202 milliards – Cindy Hoffman
Fondation canadienne pour l’innovation – 3,122 milliards au 31 mars dernier
mandat « d’accroître la capacité des universités, des collèges, des hôpitaux et des établissements de recherche canadienne sans but lucratif de poursuivre des activités de recherche et de développement technologique d’envergure internationale qui produiront des bénéfices pour les Canadiens «
Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire – 1,988 milliard au 31 mars
Etc, etc, etc… Ces x@*!#$%?&* de libératistes trudeauistes ont trafiqué et contourné l’esprit et la lettre de la heu 1887. C’est ça qui fait mal au Québec, qui a bousillé l’autorité de l’ANQ et créé le problème des JE. Problème qu’il faut réparer en premier lieu. Sinon, sans réparations on parlera de séparation, s’il y a lieu.
Mes hommages, Général JCP.
le 28 sept 2007 à 14:47 René
Major René… Quel bonheur !… Et…
La peur est une caractéristique de la psy féminine, pas militaire. Moi c’est Serge et non Sergine.
Et… Mon identité n’a jamais été québécoise non plus. Je pas honte de dire que je n’ai jamais, mais jamais visionné et écouté une seule minute TVA et TQS. Je suis depuis et toujours footiste. «Pis»… Je suis trop occupé à me battre chaque semaine contre les Azzurris, je ne peux pas me préoccuper d’identité. Ni écrire plus d’un commentaire par semaine. Mais, tout ça c’est hors sujet. Alors, «carton jaune», avant que Joseph le dise.
sp
La question est vraiment:
Est-ce que le Bloc Québécois a sa place dans le contexte actuel?
Evidemment, les ouvertures de Harper, réelles ou non, nous changent de la rhétorique du PLC sous laquelle nous avons vécu tant d’années. Mais les temps ont changé et il vont encore changer.
Il est bon que le Bloc prenne des risques en posant des jalons clairs, en exprimant ce qu’il veut du gouvernement et qu’il le fasse tomber s’il le faut, s’il n’obtient pas satisfaction. La performance d’un parti ne se limite pas au nombre de sièges ou du pourcentage de votes exprimés qu’il obtient à telle ou telle élection. Elle se mesure à plus long terme, à sa capacité à se faire comprendre, lui et son programme. Si parfois, étant donné une conjoncture spéciale, un parti perd des votes, c’est normal, en autant qu’il est resté collé aux principes qu’il considère comme étant des principes de base.
Pour moi le Bloc a sa raison d’être jusqu’au jour J ou le Québe deviendra un membre à part entière de l’ONU.
Salutations.