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Vive la Catalogne libre ?

Si vous êtes un habitué de ce blogue, vous savez que je suis présentement en Espagne. Un ami du Québec me demandait des nouvelles du nationalisme catalan.

Il se passe justement de drôles de choses, ces temps-ci, en Catalogne. Je vous raconte.

La Catalogne a une population de sept millions de personnes. Barcelone y est la principale ville. Dimanche dernier, dans 166 municipalités de la région, qui regroupent environ 700 000 habitants, avaient lieu des référendums sur l’indépendance de la Catalogne.

Ce fut une victoire du oui…à 94,7 %. Un résultat qui donne des palpitations cardiaques à un souverainiste québécois comme moi. Un résultat aussi clair que le vote fédéraliste dans Westmount.

Mais vous vous doutez bien que ce n’est pas si simple.

Le référendum n’avait aucune portée légale. Il fut organisé non par les autorités catalanes, mais par une coalition d’organisations indépendantistes. Les Catalans opposés à l’initiative l’ont donc boycottée. Le taux de participation fut de 30%, comme dans une élection partielle chez nous.

On estime que 20 % seulement des Catalans veulent l’indépendance complète. Les autorités catalanes, elles, sont nationalistes, mais pas ouvertement indépendantistes, sans jamais cependant exclure formellement cette option. La Catalogne a d’ailleurs beaucoup moins de pouvoirs que le Québec.

Le vrai but de la manœuvre était tactique.

En 2006, le gouvernement catalan a organisé un «vrai» référendum pour faire approuver une proposition de nouveau partage des pouvoirs constitutionnels, qui donnerait à la Catalogne beaucoup plus d’autonomie.

Une majorité de 57 % vota en sa faveur. Le texte, qu’on appelle ici le Statut d’Autonomie, fut ensuite ratifié par une majorité des députés au parlement central de Madrid.

L’opposition officielle, le Parti populaire, s’adressa toutefois au Tribunal constitutionnel, qui est l’équivalent espagnol de la Cour suprême, pour qu’il stoppe tout cela. Il s’oppose notamment à la reconnaissance de la Catalogne comme «nation», et il estime que toute la démarche est clairement anticonstitutionnelle.

Un petit air de famille, non ?

Le Tribunal devrait bientôt rendre sa décision après trois ans de délibérations. Beaucoup d’analystes s’attendent à ce qu’il invalide toute la démarche. Le référendum de dimanche visait donc à faire pression sur lui. Si le tribunal devait rejeter le Statut d’Autonomie, il y aurait une vraie crise politique.

Deux semaines auparavant, dans un geste exceptionnel, les douze quotidiens publiés en Catalogne ont fait paraître, le même jour, un éditorial commun réclamant l’approbation du projet.

Vous imaginez les quotidiens de Quebecor, de Gesca et The Gazette se donnant la main pour réclamer ensemble plus de pouvoirs pour le Québec ? Non, je n’ai rien fumé.

Un des plus chauds partisans du nationalisme catalan est Joan Laporta, le président du FC Barcelone, le meilleur club de soccer au monde en ce moment, qui ne manque pas une occasion d’en parler.

Vous imaginez la direction du Canadien faisant pareil ? Non, vous ne pouvez pas imaginer. Moi non plus.

On veut souvent nous faire croire que, dans le monde d’aujourd’hui, les identités nationales seraient une survivance un peu ringarde qu’il faudrait savoir dépasser. À leur manière, les Catalans s’obstinent à penser autrement. Comme nous.

32 réponses à “Vive la Catalogne libre ?”

  1. le 16 déc 2009 à 14:56 Gilles

    Ce qui est difficile à comprendre, c’est une question que je me pose souvent, c’est comment se fait-il qu’encore à notre époque, des peuples comme le peuple espagnol par exemple, pensent encore que l’inféodation d’un autre peuple au sien soit nécessaire pour lui assurer que sais-je le prestige ? La puissance ? Mais de quoi ?

    Nous entrons dans un nouveau millénaire en pleine modernité, et en regardant en arrière nous voyons quoi? Que les guerres du passé a surtout provoqué la ruine des uns par rapport aux autres. La fortune des uns au détriment des autres.

    Pourtant des peuples, comme les Catalans ont développé une culture une manière de vivre et soudain, un autre se met en tête de le dominer et d’y asseoir son autorité. Pourquoi au fait?

    Idem pour nous. Est-ce vraiment raisonnable de penser qu’à notre époque il soit encore nécessaire que sa Majesté pense que je suis son sujet ? Alors que je me fiche d’elle comme de mon premier biberon ? Sans avoir la capacité ou le pouvoir de le lui faire savoir parce que le systèeme qui l’instaure est bloqué à jamais, tant les conditions pour les changer sont inatteignables.

    Monsieur Parizeau a démontré de façon très éloquentes dans son dernier ouvrage, que les règles et les raisons (objectives peut-être) qui prévalaient dans le passé n’ont plus lieu d’être invoquée maintenant pour cimenter les entités politiques et assurer leur sécurité.

    Il a aussi démontré que les petits pays qui se définissent par leur culture propre sont les mieux placés pour assurer leur épanouissement.

    Pourtant, ici comme en Espagne, il semble que ce soit au nom des principes anciens et dépassés que les États persistent à vouloir se gouverner et à dominer les peuples qui les entourent. Comme si la culture Catalane menaçait la culture Espagnole.

  2. le 16 déc 2009 à 15:42 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Les Catalans ne se sépareront pas parce qu’ils ne voudront pas assumer, seuls, les dépenses de la surveillance de la moitié de la frontière avec la France et celles de la garde côtière sur la Méditerranée, en plus de la nouvelle qui serait créée avec l’Espagne. Seulement que cet aspect rend leur projet d’indépendance infaisable. Cela explique sûrement en grande partie l’engouement plutôt tiède d’après l’information que vous nous donnez.*

    Ceci dit, espérons qu’ils continueront à entretenir leur culture et la fierté de leur entité d’une façon positive, surtout pour que leurs jeunes aient confiance en la vie et qu’ils ne décrochent pas de l’école.

    *
    - Le taux de participation fut de 30%
    - 20 % seulement des Catalans veulent l’indépendance
    - Les autorités catalanes, elles, sont nationalistes, mais pas ouvertement indépendantistes
    - proposition de nouveau partage des pouvoirs (…) 57 % vota en sa faveur

  3. le 16 déc 2009 à 20:24 ymdelisle

    Gilles, « des peuples comme le peuple espagnol par exemple, pensent encore que l’inféodation d’un autre peuple au sien ». Je crois que le mot inféodation est uitilisé hors contexte. Les Catalans et les Québecois sont-ils assujetti à une autorité absolue? Je ne crois pas.

    M. Facal, quand on se compare on se console. Les Catalans seraient très heureux d’avoir une fraction des pouvoirs que nous avons au Québec.

  4. le 17 déc 2009 à 9:42 Gilles

    Sur les questions accessoires il y a une liberté d’agir relative.

    Mais sur les questions cruciales, la liberté ou l’autonomie du Québec et de la Catalogne est très limitée.

    Au Québec par exemple, les loi adoptées par le gouvernement, même à l’unanimité, sont sujettes à être renversées par la Cour supreme qui les juges à l’aune de la prépondérance des instruments fédéraux. Qui eux sont conçus dans une perspective unitaire.

    Ce qui contredit l’idée voulant que le fédéralisme soit assymétrique, c’est-à-dire ayant les deux côtés dissemblables…

    Je vous rappelle que l’argument majeur freinant des accomodements entre le Québec et le Canada est toujours celui voulant que rien ne puisse être accordé au Québec qui ne le soit pas aux «autres provinces». Ce sont des faits.

    Être inféodé c’est le fait d’être être soumis. Quelques synonymes du mot inféodation : asservissement, dépendance, obédience, soumission, subordination sujétion. Sujétion, quel mot très fort!

    Et les antonymes à l’inféodation sont : délivrance, indépendance, libération.
    C’est dans le dictionnaire vou spouvez vérifier.

    Voilà peut-être pourquoi, des peuples, dont le Québec et la Catalogne cherchent à obtenir leur souveraineté.

    Visca Catalunya i Québec Lliure !

  5. le 17 déc 2009 à 9:44 RenéP.

    A ymdelisle,

    « Les Catalans seraient très heureux d’avoir une fraction des pouvoirs que nous avons au Québec. »

    Mais pourquoi se contenter du moins quand on peut avoir davantage?

    Pourquoi manger du baloney quand on peut se payer un steak?

    Si le rapport Canada-Québec était inversé i.e. si la majorité était francophone au Canada et anglophone en Ontario et que la majorité francophone intégrait majoritairement les allophones de facon à diminuer régulièrement l’importance anglophone au Canada, croyez-vous vraiment que le peuple Ontarien (car c’est comme cela qu’il faudrait l’appeler selon la compréhension actuelle) serait très heureux d’avoir les pouvoirs limités que possède le peuple du Québec actuellement? Je vous mets au défi de répondre OUI à cette question.

  6. le 17 déc 2009 à 11:20 ymdelisle

    ReneP. Nous mangeons dèja du steak et votre option propose du baloney. Nous n’avons pas des pouvoirs limités d’un peuple soumis, comme nos cousins Bretons, par exemple. Bien au contraire. Mais pour reprendre votre argument, si l’Outaouais décidait de se séparé du Québec après un référendum gagnant à 50% + 1, pour être consistent nous devrions accepter le choix démocratique de cette région. Je vous mets au défi de répondre NON.

    Gilles, dire que la Cour Supréme est conçu dans une perspective unitaire démontre votre manque de connaissance du système gouvernemental canadien.

  7. le 17 déc 2009 à 15:16 RenéP.

    A Ymdelisle, NON

    Défi facile à relever car l’Outaouais fait parti du territoire du Québec et, en conséquence,n’appartient pas qu’aux citoyens de l’Outaouais. Cependant, le territoire du Québec
    appartient aux seuls citoyens du Québec et l’Ontario aux seuls citoyens de l’Ontario (bien qu’ils l’aient conquis par la force). Pour ce qui est du pouvoir que le Québec possède, c’est celui de suivre les directives d’Ottawa et de sa Cour Suprême: c’est pas fort! Si vous vous contentez de cela c’est que vous jouissez d’être un esclave car cela vous évite de devoir prendre vos responsabilités: il y a des gens comme ca qui aiment se faire dire quoi faire. Ben coudonc!.

  8. le 17 déc 2009 à 15:23 Gilles

    Je connait très bien le système gouvernemental canadian. La cour Supreme est une créature du gouvernement fédéral. Vous pensez que la Cour supreme va dire au fédéral d’aller se rhabiller dans un conflit avec une province ! Vous pensez que les jugement de la cour suprême ne sont pas politiques. Êtes-vous naïf ou faites-vous simplement semblant de l’être delisle?

    Le Canada prétend avoir une gouvernance fédéraliste. Selon Larousse, le fédéralisme est un « Mode de regoupement de collectivités politiques tendant à accroître leur solidarité tout en préservant leur particularisme ».

    Pourtant chaque fois que des négociations fédérales provinciales ont échouées, et Meech en est l’exemple idoine, ce fut sur la base du refus du Canada de reconnaître de façon formelle la spécificité du Québec.

    Et la raison évoquée est que toutes les provinces doivent être égales… Même si ce principe nie directement la définition même de ce qu’est une fédération. Mais que voulez vous, ce chien a la rage.

    Chaque fois que le québec se présente devant la supreme court of canada pour défendre ses législations névralgiques, furent-elles adoptées par la totalité des députés élus à l’Assemblée Nationsle, il se fait claquer la porte au nez. Sur la base de la prépondérance de la législation fédérale qui doit en principe préserver le particularisme de ses composantes. Big deal.

    Le gouvernement fédéral tend fondamentalement vers l’unitarisme, en abusant d’un pouvoir illimité de sa capacité à dépenser et à intervenir sans vergogne dans les champs de compétence exclusif du Québec. En santé, en éducation, dans les municipalités etc.

    Quand quelque chose est exclusif ça doit bien exclure celui qui n’a rien à y faire n’est-ce pas. Dans le système canadien un seul pouvoir exclusif existe. C’est celui du fédéral. Et ilest de plus, universel.

    En quoi cela reflète-t-il l’idée même d’une fédération tel que défini par le vocabulaire? Réponse : c’tune blague le vocabulaire, achalez nous pas avec ça.

    C’est pas parce qu’on a pas le pouvoir de changer des choses, qu’on ne comprends pas les choses delisle.

  9. le 17 déc 2009 à 18:54 ymdelisle

    ReneP et Gilles. En vous lisant, je commence à mieux comprendre pourquoi la séparation est de moins en moins populaire. Les jeunes aujourd’hui sont mieux instruits et regardent au dela de nos frontières. Ils sont capables de voir les choses avec un peu plus d’ouverture d’esprit. Ils peuvent voir les deux côtés de la médaille. Des gens comme vous ne font que voir le côté négatif des choses. Vous regardez toujours vers le passé et sortez des mites, des mythes, et des miettes pour supporter votre idéologie. Une idéologie qui est basée sur la haine et la rancune. Je vous suggère de voir le film « Invictus ». Mandela avait compris.

    Il y a des choses qui sont positives pour nous dans la fédération canadienne. La fédération est-elle parfaite? Non. Un Québec souverain serait-il parfait? Non.

  10. le 17 déc 2009 à 22:48 Gilles

    Écoutez delisle, libre à vous de manger des deux côtés de la bouche en même temps. Gare aux indigestions. Mais ne reprochez pas aux autres d’avoir des idées différentes des vôtres.

    je ne suis pas surpris de votre commentaire . Après tout c’est bien connu, quand on a pas d’argument on invective.

    À vous voir le cul assis sur la tradition britanique et la constitution Canadian figée, pour ne pas dire fossilisée, c’est pas dur de voir qui vit dans le passé.

    Allez vous faire……

  11. le 18 déc 2009 à 10:29 ymdelisle

    Gilles, je ne vous reproche pas d’avoir des idées différentes. Je les contestes. En parlant d’invectives, Gilles, j’ai toujours attaqués les arguments, pas la personne. Mais si dans mes commentaires vous avez vu des attaques personnelles, je m’en excuse. Cependant, vous me traitez toujours de delisle avec un sarcasme évident et votre conclusion ci-haut n’a pas besoin de commentaire. Bonne journée, quand même.

  12. le 18 déc 2009 à 11:33 RenéP.

    A ymdelisle,

    « Ils sont capables de voir les choses avec un peu plus d’ouverture d’esprit ».

    Ah! parce que vous pensez avoir l’esprit ouvert? Vous refusez aux Québécois qui ne pensent pas comme vous de considérer la possibilité de se réorganiser sur le plan national, de prendre la totalité de leurs responsabilités et intervenir eux-mêmes auprès des autres nations? Et vous appelez cela une attitude d’ouverture? En vérité, monsieur, vous êtes « pogné », totalement soumis, incapable de penser par vous-même. Je vous plains de devoir vivre « prisonnier » d’une telle étroitesse d’esprit. Vous avez été formaté par la culture anglaise et vous êtes incapable de garder une distance face à celle-ci afin de pouvoir en juger avec une certaine objectivité. D’ailleurs, vous nous avez déjà dit vous-même que vous viviez en couple avec une anglaise. En soit ce n’est pas un problème mais pour un francophone qui n’est pas certain de son identité c’en est un. Réveillez-vous! Il y a des limites à ne pas se regarder fonctionner.

  13. le 18 déc 2009 à 11:58 ymdelisle

    ReneP. On ne bâti pas un pays sur la haine.

  14. le 18 déc 2009 à 12:00 Joseph Facal

    On se calme, les amis, on se calme…ne forcez pas monsieur l’arbitre à sortir son sifflet, ok ? Vous savez que je n’aime pas trop intervenir, mais si la discussion dégénère…

    Je sens que la pause du temps des Fêtes va faire du bien…

  15. le 18 déc 2009 à 14:22 Gilles

    Commentaire neutre hi hi hi.

    …«On ne bâti pas un pays sur la haine.»
    Pas besoin en effet. La fourberie est suffisante.

  16. le 18 déc 2009 à 15:56 Victor Beauchesne

    D’ailleurs, vous nous avez déjà dit vous-même que vous viviez en couple avec une anglaise. En soit ce n’est pas un problème mais pour un francophone qui n’est pas certain de son identité c’en est un. Réveillez-vous! Il y a des limites à ne pas se regarder fonctionner. RenéP

    Voilà un autre exemple qui illustre à merveille la théorie nationaliste de la pureté ethnique. Faudrait choisir nos compagnons selon des critères établis par qui au juste ? La peur de disparaître dépasse le bon sens et mène à de l’intolérance.

    L’exagération de statut du Québec comme étant ‘inféodé’ au Canada est d’un ridicule patent que seul le fanatique peut croire. Cette même cour a déjà statué que le Canada serait obligé de négocier la sécession du Québec advenant un vote clair et majoritaire en faveur de celle-ci. Le seul obstacle devant les souverainistes est de poser une question sans équivoque et d’y obtenir une majorité claire. mais comme ils en sont incapable, ils tentent par tous les moyens de dépeindre notre statut comme étant inférieur aux autres canadiens. Ils ont beau le croire eux-mêmes, mais visiblement ils ne peuvent pas en convaincre la majorité.

  17. le 18 déc 2009 à 17:34 Gilles

    Je pose une question, vous répondez. Mais quelqu’un d’autre n’est pas satisfait de votre réponse parce qu’il juge que la question n’est pas la bonne et il juge que la réponse n’est pas claire. Il est juge et partie.

    Et il me refuse le droit de définir ma propre situation et il n’accepte pas l’évaluation que j’en fais. qui me pousse à poser la question que je juge appropriée. C’est ça la conséquence de la Loi sur la clarté.

    Une question sans équivoque ? Et qu’est-ce que la reconnaissance de la Nation québécoise ? Une définition univoque…? Quelle est sa portée au juste ?

    Vous vous trompez dans votre évaluation Victor. Les souverainistes québécois ne se sentent pas inférieurs. En tout cas je ne me sens inférieur à personne. Ni supérieur.

    Ce n’est pas par dépit que je veux un pays Victor, c’est parce que je fais partie d’un peuple et que je pense que c’est normal pour un peuple d’avoir son propre pays.

    Pureté ethnique ! Auriez-vous la générosité de me dire où vous voyez ça dans mes propos ? Je ne suis pas xénophobe, mais je ne suis pas xénophile non plus.

    Pendant qu’on y est, auriez vous aussi l’obligeance de nous dire où et quand vous entendez ça ailleurs dans le discours et les gestes du mouvement souverainiste ? La pureté ethnique n’est-ce pas…

    Libre à vous de vous définir comme vous le voulez mais sachez bien que quant à moi je ne suis canadien que sur papier Victor.

    Par commodité, essentiellement par commodité, je possède un passeport canadien. Qui n’est pour moi rien d’autre qu’un document administratif.

    Mais ce n’est pas ce qui me définit. C’est seulement ce qui me permet d’avoir l’air d’être ce que je ne suis pas, et de traverser les frontières.

    Ce que je pourrais faire, et préfèrerais faire, avec un passeport Québécois.

    Qu’est-ce qui vous dérange tant Victor que vous semblez avoir une répulsion épidermique au sujet de l’idée même de la souveraineté ?

  18. le 18 déc 2009 à 19:24 Francois Aubin

    à Gilles et rené P

    C’est grâce à des commentaires comme les vôtres que je me sens de moins en moins souverainiste à chaque jour! Est-ce que YMdelisle peut défendre le Canada sans que vous le traitiez de traitre ou que vous disiez qu’il ne peut se définir!! Et vous oser rajouter que vous ne vous comporter pas comme des victimes alors que vous martelé continuellement un message de domination du Canada. La réalité est que les QUÉBÉCOIS ont dit non deux fois, nous pouvions faire la souveraineté démocratiquement mais nous ne l’avons pas fait! C’est certainement unique dans les histoires de séparations de pays qu’un peuple à voté non 2 fois par référendum démocratique. Que vous le vouliez ou non, ce n’est pas la faute aux méchants canadiens, aux maudits anglais, aux enfouarés de british etc,etc. C’est la faute des Québécois simplement. La loi sur la clarté n’existerait pas si on avait gagné le référendum à 70 % en 95. RenéP dit que YMdelisle refuse aux Québécois qui ne sont pas d’accord le choix de vivre comme ils veulent … C’est tellement n’importe quoi que j’en perds mon latin. Question à RenéP, si les québécois ont dit non deux fois à un référendum démocratique, est-ce qu’on peut affirmer sans être un maudit traitre que ces derniers préfèrent tout simplement vivre au Canada ? C’est triste mais c’est comme ça, si vous voulez un pays il faut convaincre plus de gens et c’est certainement pas en déblatérant sur tout le monde comme vous le faites que vous y arriverez.

  19. le 18 déc 2009 à 20:28 RenéP.

    A ymdelisle

    « On ne bâtit pas un pays sur la haine ». je suis tout-à-fait d’accord avec vous mais il aurait fallu dire cela aux anglais il y a longtemps. Certains fédéralistes comme vous avez le don d’attribuer vos défauts aux autres.

    A Victor Beauchesne,

    Vous comprenez ce qui fait votre affaire quand vous parlez de pureté ethnique. Mon propos ne portait absolument pas sur ce point. J’ai tout simplement référer à une affirmation faite par ymdelisle qui se servait de ce fait pour se « défendre » dans un autre thème sur ce site. Je crois que vous jugez sans comprendre.

    A Francois Aubin,

    Avant de parler davantage, je vous invite à lire les écrits passés de ymdelisle (et autres fédéralistes) sur ce site et si vos choix politiques se résument aux commentaires des autres et bien je ne vois pas comment vous pourriez être fédéralistes. Comme disait assez souvent ymdelisle: »vous êtes bien frileux ».

    Pour ce qui est du fait que les Québécois se sont dit « non » deux fois, il faut voir les circonstances. Est-ce nécessaire de vous décrire comment le camp adverse a été malhonnête lors de ces deux referendum? Ces référendum non pas été démocratiques et c’est pourquoi on ne peut parler de victoire ni d’un côté ni de l’autre. Ceci étant dit, permettez-moi de vous dire que vos propos me font douter que vous soyez un souverainiste. En fait, je n’y crois pas du tout.

  20. le 18 déc 2009 à 23:54 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal bonnes fêtes à vous et votre famille.

    J’aurais bien ajouté « Joyeux Noël », mais il semble qu’il faut dire maintenant : « JOYEUX DÉCEMBRE » à l’instar de la banderolle affichée sur le plateau Mont-Royal!

    Formidable, non?

    Eux au moins regardent vers l’avant… sans une idéologie basée sur la haine et la rancune. Hihi!

    Joyeux Noel à tous,

    Bonne semaine

  21. le 19 déc 2009 à 10:36 Victor Beauchesne

    Quand on accuse quelqu’un de vivre avec une anglophone car cela pose problème, je n’ai pas besoin de remonter tous les commentaires sur d’autres sujets pour y déceler de l’intolérance et une forme de pureté ethnique. Relisez-vous avant de publier si vous voulez éviter des épithètes.

    Quand on qualifie de victoire morale le vote  »francophone » à tel ou tel pourcentage, c’est une forme subliminale de pureté ethnique car cela sousentend qu’un vote vaut plus qu’un autre, sinon pourquoi le comptabiliser. Quand on prône d’empêcher l’accès à l’éducation supérieure en langue anglaise aux adultes non-anglophones, c’est aussi une forme de pureté ethnique. Quand on veut exiger la francisation des toutes petites entreprises familiales, c’est une autre forme de pureté ethnique. On voudrait classifier Bell Canada au même niveau que le nettoyeur du coin qui n’a que les trois membres d’une même famille comme employés.

    Il existe environ 6 000 nations sur notre planète et 192 pays souverains membres de lONU. Conclure que la normalité est que chaque nation soit un pays souverain n’est tout simplement pas factuel.

    Personne au Canada ne vous oblige à vous identifier comme canadien, d’ailleurs pendant plusieurs années l’opposition officielle au parlement du Canada était formé d’un parti dont les députés s’affichaient comme Québécois uniquement.

    Qui prétend qu’un passeport n’est autre chose qu’un document administratif ?

  22. le 19 déc 2009 à 12:47 RenéP.

    A Victor Beauchesne,

    « Quand on accuse quelqu’un de vivre avec une anglophone… » (votre affirmation)

    « Vivre avec une anglophone n’est pas un problème en soi mais pour un francophone qui a un problème d’identité, c’en est un » (mon affirmation adaptée).

    Votre affirmation laisse entendre qu’il s’agit d’une question de racisme alors que la mienne se situe au niveau de la capacité d’agir.

    Voici deux exemples pour illustrés mon propos:Pierre Elliot Trudeau et Jean Charest. Les deux sont issus d’un père francophone et d’une mère anglophone. Chacun d’eux étant bi-ethnique, avaient un devoir de fidélité envers leurs deux parents: ils ne pouvaient choisir la culture de l’un au détriment de celle de l’autre. Donc, les deux étaient mal placés pour défendre une culture en particulier. Or, la majorité des Québécois étant « uniethniques », ils ne peuvent être représentés par quelqu’un qui a un problème de choix au niveau de son identité. Le problème n’est donc pas l’ethnicité en soi mais bien le fait d’être placé entre les deux. Alors, c’est ce que j’ai soumis à ymdelisle:compte tenu de sa situation, il est difficile pour lui de faire un choix. C’est sa situation qui est problématique et non le fait d’être en couple avec une personne de langue anglaise.

  23. le 19 déc 2009 à 15:54 Francois Aubin

    à RenéP

    2 questions pour vous

    Est-ce que les souverainistes ont des défaux selon vous?

    Est-ce que le fait que le camp du non à dépensé 20 millions de dollars a changer complètement le vote assez pour dire que sans cet investissement, on aurait FACILEMENT gagné?

    On peut etre souverainiste et etre capable de s’observer sans pensé qu’on est le peuple élu

    On peut etre souverainiste et comprendre que la majorité des problèmes du Québec sont de sources biens québécoises et c’est pas toujours la faute des autres

    On peut etre souverainiste sans traité tous les fédéralistes de traitre

    On peut etre souverainiste sans se positionné constamment en tant que victime.

  24. le 19 déc 2009 à 16:06 Francois Aubin

    à Victor Beauchesne

    Je crois que vous mélanger bien facilement pureté ethnique et défense linguistique.

    Toutes les maisons de sondages font de la segmentation de marché. Aux Etats-Unis, on analyse le vote selon la race et c’est bien connu que les noirs et les latinos appuient massivement le parti démocrate et personne ne s’en offense. On sépare également les segments hommes et femmes a profusion. Pourquoi on n’analyserait pas le vote francophone, anglophone et allophone au Québec?

    De plus, débattre de la pertinence d’obliger les étudiants à aller au cégep en Français n’a rien d’ethnique. Une grande part d’immigrants appuies les gestes de promotions du Français et sont parti prenante du débat linguistique. Vouloir associer la défense du Français à une bataille ethnique est purement démagogique.

  25. le 19 déc 2009 à 16:24 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Excellente réponse, M. Aubin.

    Pour ce qui est du mot « traitre », qui aurait donc osé manquer de classe

  26. le 19 déc 2009 à 16:37 RenéP.

    A Francois Aubin,

    Vous demandez: »Est-ce que les souverainistes ont des défauts selon vous? »

    Par la facon dont vous me posez la question, vous me confirmez que vous n’êtes pas un souverainiste car auquel cas vous auriez écrit«  »Est-ce que nous les souverainistes avons des défauts…? » Si vous étiez souverainiste vous sauriez très bien tous les défauts dont nous ont affublé certains leaders fédéralistes. Mais je vous en donner un sérieux: la difficulté à affirmer notre volonté d’indépendance sans nous laisser influencer par la peur engrndrée par les menaces fédéralistes.

    Pour ce qui est de votre 2e question, je vous répondrai seulement que c’est avec les 20 millions de dollars que le camp du NON a orgaanisé le Love in à Montréal parce que les sondages indiquaient que le OUI était en avance.Tout souverainiste sait cela.

    Quant aux remarques à la fin de votre texte, je crois qu’elles peuvent s’adresser aussi aux fédéralistes.

  27. le 19 déc 2009 à 16:48 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Oups!!! Je continue…

    Excellente réponse, M. Aubin.

    Pour ce qui est du mot « traitre », qui aurait donc osé qualifier un fédéraliste de « traître » ?

    Monsieur Parizeau?

    Allez le lire, vous aller être surpris de constater combien son dernier livre est peu partisan…

    @Gilles

    … « Commentaire neutre hi hi hi. »
    … «On ne bâti pas un pays sur la haine…….»

    Qui donc qualifie le projet indépendantiste : « Idéologie qui est basée sur la haine et la rancune.» ???

    Donc, identifie ceux qui défendent ce projet, de « haineux et rancunier »

    Bonne fin de semaine,

  28. le 19 déc 2009 à 18:14 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    De François Aubin à René P…

    ……. « pour ce qui est de votre 2e question, je vous répondrai seulement que c’est avec les 20 millions de dollars que le camp du NON a orgaanisé le Love in à Montréal parce que les sondages indiquaient que le OUI était en avance.Tout souverainiste sait cela »

    Vous parlez d’argent, moi j’y ajoute « des votes ethniques »!

    Très peu ont entendu parler des recherches du DGE à ce sujet, puisque Power et Gesca (avec ses 7 quotidiens, dont LaPresse) se sont tus, évidemment, à ce sujet.

    Ils ont même été jusqu’à manipuler l’opinion publique en rapportant la phrase suivante : « l’argent et « « LE VOTE » ethnique » au lieu de la vraie déclaration de Parizeau : « L’ARGENT et « DES » votes ethniques. Quel professionnalisme! Poutant c’était simple de vérifier sur le fil de presse, non? Ils n’ont donc aucune excuse.

    COMBIEN ???

    En effet, à cause de ce silence des journalistes fédéralistes (Pratte, Dubuc et Gagnon en particulier) très peu savent ce que le DGE a déclaré suite à une recherche qu’il a effectuée après le référendum en faisant une comparaison entre « la liste électorale informatisée » et le régime d’assurance maladie du Québec (RAMQ).

    Il a découvert que 300 000 électeurs(!!!) n’étaient pas inscrits comme assurés à la RAMQ.

    Il a donc écrit à chacun d’eux pour valider ce chiffre.

    Il en conclue après une étude et recherche auprès de ces personnes, qu’environ 50 personnes au moins n’existaient pas (?) puisqu’ils n’avaient pas récalmé de carte de l’ARMQ plusieurs mois après le référendum. Est-ce que les 250 milles autres l’ont reçus après le référendum. Il semble que oui…

    Est-ce que cela sous-entend, aussi que ces 250 000(!) électeurs sont arrivés au Québec dans le ou les deux ou les trois derniers mois avant le référendum ???

    Serait-il permis de croire que l’écart constaté par le DGE (Pierre-F Côté) s’explique aussi beaucoup par la fraude orchestrée par les partisans du NON ???

    Quand à ces 250 000 personnes, qui n’avaient pas carte de l’ARMQ avant le référendum, il faut se poser de sérieuses questions, non?

    Allez lire le rapport du DGE du Québec en 1996 : cherchez et vous trouverez…

    J’espère que parler de ce sujet n’indique pas que je suis Hitlérien donc atteint de « purification de la race » ? Hihi

    Qu’en penses-tu, Victor Beauchesne?

  29. le 19 déc 2009 à 19:05 Francois Aubin

    à RenéP

    C’est quand même amusant de débattre ensemble à savoir quel est mon opinion!! Vous avez une argumentation tellement victimisante c’est incroyable. Vous êtes incapable de trouvez un défaut aux québécois sans le faire en disant que c’est les méchants fédéralistes qui vous les donnent. Au lieu de dire que vous trouvez les Québécois peureux ce que je partage parfaitement comme opinion, vous dites la peur engendré par les menaces fédéralistes. Vous ne comprenez pas que vous faites un énorme tort à la cause souverainiste à constamment vouloir voir tout en blanc et noir, la vie est grise. Trouvez des arguments de fiertés plutôt que de constamment jouer la victime et porter des jugements sur tout le monde, vous ne convainquez personnes !

    à Jean-Renaud Dubois

    Je suis d’accord avec vous que les méthodes utilisées par le clan du non étaient très discutables en 1995. Je voulais simplement souligner que tout l’argent du monde et toutes les magouilles fédéralistes n’auraient pas gagné un référendum si les Québécois avaient été à 70-80 % derrière l’option du oui. Il faut être plus nombreux et ce n’est pas en traitant tout le monde de traître constamment qu’on convainc.

  30. le 20 déc 2009 à 10:28 RenéP.

    A Francois Aubin,

    vous pouvez vous cacher la réalité tant que vous voulez en prétendant que j’ai une argumentation « incroyablement victimisante » mais cela ne change rien aux faits. Vous savez, je n’y peux rien si en

    1980: le camp du NON a menacé les personnes âgées
    qu’elles perdraient leur pension si elles votaient OUI, le camp du NON a fait le coup de la Brink’s,etc…,

    1995: le camp du NON a utilisé des arguments démagogiques tels la perte du passeport canadien (comme si on ne pourrait plus voyager), la perte des Rocheuses (???), la brisure du Canada (alors que Canada-Québec peuvent avoir de meilleures relations si chacun est autonome),etc…

    Vous répondez à Jean-Renaud Dubois: « toutes les magouilles fédéralistes n’auraient pas gagné un référendum si les Québécois avaient été à 70-80% derrière l’option du OUI ». C’est justement parce que les fédéralistes ont magouillé que l’appui au OUI n’a pas été plus fort. Est-ce nécessaire de vous dire que tout être normalement constitué aspire à l’autonomie. Il en est ainsi pour tout peuple normalement constitué: seuls les avatars peuvent l’en empêcher.

  31. le 20 déc 2009 à 14:43 Robert Lachance

    Permettez,

    J’ai hésité entre mettre là-bas ou ici. J’ai d’abord mis Els Segadors là-bas à Tintin chez les Helv. J’amortis mes coûts temporels, je remets ici. Els Segadors paroles, Wikipedia et Els Segadors, You tube.

    La catalogne que je connais, c’est celle que mes soeurs aînées faisaient sur métier à tisser il y a 50 ans, « artisanaient » de A à Z: taillage de la « catalogne », conception de l’oeuvre, montage du métier, fabrication, démontage, finition. Plus simple à faire qu’une courte-pointe, plus lourde qu’une douillette. Jolie, valorisante, plutôt lourde, pas particulièrement chaude mais recyclante.

    La Catalogne dont vous parlez est une révélation. Fondée par des Grecs, brassée par des Romains, envahis par des Français et dominés par des Espagnols quand ce n’était pas par des musulmans Marocains. On y parlent maintenant un plutôt mauvais français, beaucoup pire que de l’acadien. Quand j’écoute Évangéline, je comprends tout.

    Leurs volontés de se séparer remontent à des siècles, d’un premier coup d’oeil. Écoutez leur hymne national « Les faucheurs ». Leur dernière est celle d’une ouverture à la démocratie avec le départ de Franco et du succès d’un de leur club de soccer. D’une non-volonté de l’immigration insoutenable du Maroc ?

    Est-ce que le Général de Gaulle était aussi chaud de la Catalogne que du Québec ?

  32. le 21 déc 2009 à 10:10 Victor Beauchesne

    Il semble que les partisans du OUI sont de nature très volatile. Car à croire RenéP ils seraient plus susceptibles aux arguments niais, tel la perte des Rocheuses. Mais juste de vouloir encore en parler 30 ans plus tard, démontre une certaine victimisation que RenéP voudrait renier mais qui apparaît continuellement dans ses écrits.

    Juste parce que quelqu’un est paranoïaque, ne veut certainement pas dire que les gens ne lui veulent pas du mal !