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Une galaxie toute proche

Jean Charest nous demande de choisir l’équipe la plus apte à faire face aux turbulences économiques qui s’en viennent. Et personne ne nie qu’il va venter très fort.

Le vérificateur général nous avise que nos finances publiques sont déjà dans le rouge …avant la tempête. Notre déficit zéro est une illusion, et la dette du Québec, la plus lourde au Canada, continue à gonfler.

Le choc démographique sera plus brutal ici que n’importe où ailleurs en Occident, alors que le système de santé craque déjà de partout. La performance de notre système d’éducation devrait nous alarmer.

Tout cela est connu, documenté, prouvé, et répété depuis des années. Inévitablement, le ralentissement économique fera aussi chuter les revenus gouvernementaux et l’investissement privé.                                                                                 

Nous avons pourtant droit à l’avalanche de promesses la plus extravagante dont je me souvienne.

Un nouveau Colisée, des rallongements de quais, Internet sans fil, des trains de banlieue, la relance des industries malades, des embauches de professeurs, des primes aux infirmières, des traitements de fécondité, et j’en passe.

On nous promet même d’agrandir une montagne pour de futurs Jeux Olympiques. Évidemment, tout cela sans hausser aucun tarif, sans couper des services, et sans hypothéquer l’avenir.

Par quel prodigieux tour de magie fera-t-on cela ? On ne sait même pas encore le coût final des deux méga-hôpitaux à Montréal !

Dans le contexte actuel, était-ce trop demander de moins promettre et de se garder une petite gêne ? Ou serait-ce le retour triomphal du parti rhinocéros ?

Évidemment que c’est irresponsable et farfelu, me direz-vous, ce sont des politiciens.

C’est ici que je vous attendais mes amis. Oui, ce sont des politiciens. Et nous, nous sommes des électeurs.

Vous pensez connaître les politiciens, mais je vous assure qu’eux vous connaissent encore mieux. Et ça donne ce que ça donne.                                                                                                    

Les électeurs disent vouloir la vérité. Mais seule une infime minorité la veut vraiment. La majorité veut entendre de la musique d’ascenseur ou se faire chanter la romance.

Tant que la crise n’est pas arrivée, les gens ne votent pas pour un parti qui dit la vérité. Et si un parti propose de nous serrer la ceinture, les partis adverses feront croire que ce n’est pas nécessaire.

Entre celui qui promet de la rigueur et celui qui promet toujours plus, ou qui prétend qu’il y a des solutions sans douleur, devinez qui va gagner ? Même lorsqu’une petite voix intérieure nous dit que c’est trop beau pour être vrai.

Et quand on nous fait la démonstration que deux plus deux ne font jamais six, beaucoup d’entre nous dirons qu’on pourrait s’éviter les sacrifices si le gouvernement cessait de «gaspiller», sans faire de différence entre des millions et des milliards.

Ou alors, si sacrifice il faut, qu’il débute chez les «autres» : les gras durs, les profiteurs, les gros. Jamais nous-mêmes…ou si rarement. Tant que la crise n’est pas là, j’ai beau chercher, je ne me rappelle d’aucune élection remportée par un appel au sacrifice.

«Déconnectée» cette campagne ? C’est tout le contraire. Malheureusement…

30 réponses à “Une galaxie toute proche”

  1. le 19 nov 2008 à 9:07 Garamond

    Les promesses électorales agissent sur une majorité de l’électorat avec une efficacité effarante. Un peu comme la fille bien ordinaire qui croit le gars qui lui dit qu’elle est la plus belle femme du monde !
    Je crois qu’un discours sensé, sans trop de promesses coûteuses, pourrait trouver preneur chez une bonne partie de l’électorat. Pas juste des cris d’alarme, pas juste des visions sombres de l’avenir, mais un discours pondéré, accrocheur par sa capacité à tirer du bien des jours sombres qui se pointent à l’horizon.
    Des exemples : le chômage; il faudrait rappeler qu’on va manquer de main d’œuvre très bientôt. Donc, adieu le chômage pour ceux et celles qui se sont instruits en conséquence.
    Une médecine à deux vitesses ? pourquoi pas ? elle est déjà là, de toute façon…
    Re-travailler la réforme scolaire, oui, là où ça fait mal…
    etc… etc,,,

  2. le 19 nov 2008 à 10:05 Exutoire » Amen

    [...] C’est tout ce que j’ai à dire [...]

  3. le 19 nov 2008 à 11:18 Icarus

    Je dois aussi absolument joindre mon « Amen ». Malhereusement, comme « jeune » c’est une situation problématique car on repousse la crise pour qu’elle me pète direct dans la figure et idéalement une fois que les responsables ne seront plus payeurs d’impôts. C’est une escroquerie tellement arrogante que je cotionnerais pratiquement une révolte civile généralisée.

    La seule idée pour générer une marge de maneuvre c’était de vendre un bout d’hydro-québec et rembourser une portion de dette pour libérer dans le budget des centaines de millions d’intérêts payés annuellement.

    Alors exactement comme vous dites, les écologistes sont muets sur les tarifs d’énergie « réels » qui pourraient réduire le gaspillage honteux d’une société qui se dit « écoresponsable ». C’est beau les grands principes mais les Québécois veulent surtout en parler et se faire accroire qu’ils sont responsables.. quand vient le temps de mettre leur porte-monnaie où leur bouche est on cherche plutôt ces fameux « autres ».

    Bonne chance à tous mes confrères québécois lucides!

  4. le 19 nov 2008 à 12:45 Gary Gaignon

    Monsieur Focal,

    Vous exprimez le point focal de l’opinion publique, comme à votre longue habitude!

  5. le 19 nov 2008 à 12:46 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Vous dites:

    « Évidemment que c’est irresponsable et farfelu, me direz-vous, ce sont des politiciens.
    C’est ici que je vous attendais mes amis. Oui, ce sont des politiciens. Et nous, nous sommes des électeurs.

    Vous pensez connaître les politiciens, mais je vous assure qu’eux vous connaissent encore mieux. Et ça donne ce que ça donne.  »

    Le problème se situe en effet chez l’électeur :

    « Les électeurs disent vouloir la vérité. Mais seule une infime minorité la veut vraiment. La majorité veut entendre de la musique d’ascenseur ou se faire chanter la romance. »

    Les politiciens, durant une campagne électorale sont pris avec ça. Et ça donne ce que ça donne, car eux, leur projet, c’est d’être élus, c’est gagner les élections – faut bien qu’ils adaptent leur stratégie en conséquence. Non ?

  6. le 19 nov 2008 à 15:07 Robert JY

    Je ne voyais pas le rapport entre votre titre « Une galaxie toute proche » et le texte qui le suit. Dictionnaire. Galaxie: toute nébuleuse spirale.

    Je vous répète en y ajoutant du mien pour la ville de Québec: nos finances sont dans le rouge, nous sommes en sous-natalité depuis 40 ans, notre force de régénération décroît, notre force de travail aussi; nous sommes chatouilleux à l’égard de notre immigration et les États-Unis dont nous dépendons fortement pour le commerce extérieur est en crise économique.

    Je vois bien maintenant la spirale; elle est loin d’être nébuleuse, elle est évidente et exige un redressement que vous évoquiez il y a deux ou trois semaines ici et que vous avez abordé antérieurement dans une lettre à André Pratte dans votre livre mutuel Qui a raison ?.

    En s’attardant aux accommodements raisonnables, aux intérêts de 2 % de la population, Jean Charest est passé à côté de l’essentiel: prévoir la prospérité de 98 % de celle-ci dans 25 ans. Il n’a pas été élevé aux bienfaits de l’abnégation. Il ne mérite pas de gouverner majoritairement. Tout juste bon comme chef d’opposition.

    Allez, Pauline et Mario, ensemble entendez-vous pour sortir le Québec du cul de sac économique intergénérationnel dans lequel nous nous enfonçons en gouvernant le nez dans la vitre. Jean Charest n’a pas entrepris, qu’il passe un tour.

    Et si vous n’arrivez pas à vous entendre, parlez-en à Joseph, c’est un homme parlable.

  7. le 19 nov 2008 à 22:07 Imprécateur

    Nous ne sommes pas dans une galaxie proche mais nous vivions la même situation que les français et anglais vécurent lors drôle de guerre. Nous traînons dans ce que j’appelle la «drôle de crise» comme il y eut une «drôle de guerre», il faut donc se poser la question quels seront les plans que les libéraux auront concoctés avant le déclenchement des élections puisqu’ils sont dans la certitude de former un gouvernement majoritaire, non pas parce que ils sont prêts, mais qu’il n’y a pas d’autres choix disponibles. Cette campagne est un travestissement de la démocratie, une manipulation.

    Mais l’essentiel pour les libéraux est de reprendre le pouvoir avec une majorité de siège ce qui permettra à M. Charest d’agir comme il l’entend au cours des quatre ou cinq prochaines années, par la suite, il prendra le chemin du privé ou celui de la politique active fédérale. Comme vous pouvez en conclure, j’estime que M. Charest aura fait son temps et que nous assistons à sa dernière victoire sous la bannière libérale provinciale – à moins qu’il ne désire, comme d’autres avant lui, passer à l’histoire comme le premier des premiers ministres du Québec a avoir gagné plus de deux mandats consécutifs.

    Mais d’ici là, que feront les libéraux lorsqu’ils seront au pouvoir le 8 décembre prochain ?

    Comme l’aurait déclaré Paul Watzlawick dans «La réalité de la réalité» posons-nous la question qu’est-ce que les libéraux pensent qu’ils pensent que nous pensons qu’ils agiront lorsqu’ils seront à nouveau majoritaires ?

    1. Il y aura un gel des salaires des fonctionnaires;
    2. Diminution du salaire des fonctionnaires. Ce fut accompli sous le règne deM. Parizeau alors pourquoi ne pas l’utiliser à nouveau;
    3. Ouverture des services de santé au privé;
    4. Mise-à-jour de la liste des mandats du gouvernement comme l’avait fait Paul Gobeil dans les années quatre-vingt;
    5. Vente des actifs du gouvernement sur le marché public;
    6. Réduction des services à la population en matière:
    6.1 d’éducation;
    6.2 de santé;
    7. Réduction des services rendus aux citoyens en général;
    8. Augmentation des taxes;
    9. Transferts des services aux municipalités;
    10. Augmentation de la taxe de vente;
    11. Augmentation de l’impôt sur le revenu;
    12. Mise à la retraite prématurée ou au contraire, interdiction de prendre sa retraite tout en réduisant les salaires et augmentant les heures de travail, tout en réduisant le nombre d’employés;
    13. Gel des prix et des salaires dans le champ de compétence provinciale;
    14. Réduction des pensions :
    14.1 des députés;
    14.2 des pensionnés actuels;
    14.3 des pensionnés futurs;
    15. Interdiction de cumuler deux pensions pour les députés (pension fédérale et pension provinciale). Tous les anciens députés ayant représentés un comté le nombre d’années nécessaires peuvent cumuler les deux pensions.
    16. Imposition de toutes les organisations, religieuses ou privés, qui ne paient pas leur quote-part des services qu’ils reçoivent du gouvernement.
    17. Jouer avec tous les leviers possibles de la fiscalité;
    18. Promettre monts et merveilles à tous les investisseurs qui s’amusent présentement à la bourse et qui profitent de ses hausses et de ses baisses;
    19. Ouvrir toutes grandes les portes de l’immigration pour peupler le manque de citoyens pouvant payer les impôts qui deviendront exorbitants;
    20. Diminution de dépenses provinciales en éliminant la duplication entre le pouvoir provincial et fédéral. Exemples : Pourquoi deux ministère du revenu, avec deux services d’imposition ? Pourquoi deux Commissions des valeurs mobilières si une centralisé serait plus efficace et réduirait les coûts de la fédération ?

    La liste n’est pas exhaustive.

    Cette campagne est une manipulation, jusqu’à présent, avec un grand «M». J’ai l’impression d’entendre l’ancien président de Norbourg lorsqu’il promettait des rendements faramineux aux investisseurs. Ceux-ci voulaient bien entendre ce qu’ils désiraient entendre : haut rendement et aucun risque. La réalité ne les intéressait pas. C’est le miroir aux alouettes qui attirent les pigeons, comme dans la fable de Lafontaine, et qui les attrapent dans leurs las – «Les menteurs et traîtres appas.»

    Cela vaut-il cependant de voter l’ADQ ou PQ ? Non, car chacun des partis, avec moins de succès, élèvent leurs pièges dans lequel ils nous invitent à tomber. Il n’y a aucun débat réel puisque que tous les protagonistes ne veulent pas toucher au véritable problème qui fait trembler le monde présentement : la crise financière. Faites que ce calice s’éloigne de moi !

    Le débat s’élèvera lorsque l’un des chefs énoncera les plans qu’il entend mettre en place pour défaire cette crise. Pas des vagues promesses de jours meilleurs, ni du grand soir, ni de l’équité à tout prix, mais de vrais plans. Car, la pilule sera difficile à avaler! Mais le premier chef qui énoncera les vrais enjeux de cette campagne et qui dira la vérité à la population, sera taxé de négativisme, de faire une campagne de peur et d’ameuter la population sans raison.

    Comme dans la drôle de guerre, les loups ont entouré Paris mais nous nions leur existence et demeurons aveugle. Bientôt. Ils entreront dans Paris et il sera trop tard.

    Si l’ADQ ou le PQ ne désiraient pas d’élections, ils auraient pu s’entendre au préalable et présenter un plan de secours au lieutenant-gouverneur. Ils ne l’ont pas fait. Tant pis pour eux!

  8. le 19 nov 2008 à 22:42 Garamond

    À ceux qui pensent que de privatiser Hydro-Québec est une bonne idée : Pensez-vous trouver rapidement dix milliards de dollars dans les poches des petits épargnants québécois alors que la Bourse va très mal et que la crise financière menace la terre entière ?
    Soyons sérieux ! M. Parizeau l’a redit dimanche : ce n’est pas le temps du tout ! Je pense à couper dans ma liste de cadeaux de Noël, pensez-vous vraiment que je suis prêt è sortir une couple de mille $$$ pour acheter des actions de Hydro-Québec Inc.???
    Réveillez-vous !

  9. le 20 nov 2008 à 11:24 Alexandre Bouchard

    @ Garamond,
    Nos investissements de caisse de retrait feront l’affaire pour acheter Hydro-Québec. Au lieu que la caisse de Dépôt fasse de mauvais placement comme on a souvent vu dans le passé, elle pourra investir nos fonds dans Hydro-Québec. Donc voilà la solution.

    Premièrement de bon investissement pour la caisse de dépôt. Deuxièment, Hydro-Québec reste entièrement au main de Québecois et Québecoise.

    Il est temps de se prendre en main et passé le Québec en 2e vitesse.

  10. le 20 nov 2008 à 11:30 Zapotec

    Je n’ai rien contre la privatisation d’une partie d’hydro quebec, l’etat du marche par contre ferait peut-etre vendre les parts en bas de la valeur reelle (deja sous-evalue du au prix que l’on vend l’electricite) . Il faudrait aussi que la regie de l’energie garde son role pour fixer les augmentations.

    Je serai tres interesse personnellement a investir quelques milliers de dollars.

  11. le 20 nov 2008 à 11:37 Albert Champagne

    Votre texte est très juste monsieur Facal. Comment une époque qui se vente d’être rationnelle, qui se moque des croyances, comment cette même époque peut-elle être si crédule, si pensée magique en même temps ? Les politiciens, Jean Charest en particulier, nous dit que nous nous dirigeons vers des temps difficiles en économie et du même souffle il nous promet des milliards de surplus. Et les sondages disent que la population le croit.

  12. le 20 nov 2008 à 12:36 GYG

    Tristesse, ennui et beaucoup de distractions jonchent cette non-campagne; les engagements et les promesses de dépenses pleuvent. On accélère le mouvement vers cet immense trou noir! Quelle est l’utilisation projetée des leviers économiques partiels dont le Québec s’est doté au fil des décennies?
    Pendant ce temps on tergiverse sur la propriété des ressources naturelles, le bien collectif. Il y a des enjeux stratégiques et les insignifiances polluent l’espace électoral.
    Méritons-nous vraiment le gouvernement qui sera choisi à l’Immaculée conception? Il aura fallu 2 mandats de Bush pour que nos voisins comprennent qu’un vote peut faire la différence, et ils se sont impliqués. Quel niveau de délabrement social faudra-t-il atteindre pour qu’il y ait un resaisissement collectif?

  13. le 20 nov 2008 à 16:52 RenéP.

    Bonjour M.Facal,

    « Les électeurs disent vouloir la vérité.Mais seule une minorité la veut vraiment. »

    La situation politico-économique au Québec par rapport aux politiciens vs les citoyens, se compare d’emblée à celle de la santé des individus par rapport à leur médecin: ils y en a qui veulent savoir la vérité, que celle-ci soit bonne ou mauvaise, et d’autres qui préfèrent ne pas savoir ou, encore pire, qui veulent se faire raconter des histoires et vont consulter des charlatans. Généralement, le médecin respecte le choix du patient: si celui-ci veut la vérité, il va la lui dire mais s’il sent que le patient ne veut pas avoir un mauvais diagnostic, il va s’abstenir de lui dire toute la vérité.

    C’est un peu ce qui se passe au Québec (et ailleurs aussi):les politiciens disent aux citoyens ce que ceux-ci veulent bien entendre. Malheureusement, agir ainsi est tout-à-fait contre productif. Pour pouvoir agir sur les événements, sur les situations, il faut d’abord être pleinement conscient de ces événements ou situations. Si on ne sait pas qu’il y a un problème,on ne peut prendre de mesures pour corriger le problème. Si un patient ne sait pas qu’il a un problème cardiaque en progession, il ne peut pas prendre de moyens pour éviter qu’il empire mais si son médecin le lui dit, il peut alors s’impliquer dans sa propre guérison. Il en est ainsi pour la situation policito-économique du Québec: les citoyens ne pourront s’impliquer que si on leur dit la vérité. Dans les rapports Québec-Canada, le PLQ cherche à camoufler la vérité aux Québécois et le PQ n’ose pas en parler non plus parce qu’il sent que les citoyens préfèrent ne pas savoir.

    Voilà pour quoi le Québec est malade.

  14. le 20 nov 2008 à 18:20 jcpomerleau

    En 1994, le Quebec etait dans la pire sinistrose economique depuis la Grande Dépression de 1929 (6 milliards de deficit, 3 annees de suites).Le PQ a repris le pouvoir et imposé des sacrifice et a ramené le déficit a zéro. A mis en place une stratégie de développement économique qui a produit des résultats remarquables: 2002, PIB a 4,2% (168 000 emplois crees). En 2003 Charest a pris le pouvoir et depuis ce temps la croissance économique décliné année après année. En 2008 elle a été revue a la baisse 3 fois. Au bout de ce parcours il se présente comme le meilleur pour faire face a la pire crise économique de notre vivant (PIB US en baisse de 4 %); on s’achemine vers la Très Grande Dépression US. Le mythe a l’effet que les libéraux sont bon pour l économie ne résiste pas au test de la réalité du bulletin chiffré, mais ne comptez pas sur la médiacratie fédéraliste pour vous produire un tel bulletin.

    L’enjeu de cette élection c’est la reprise en main de notre État des main de Charest et de sa clique d’affairistes qui le squattent a leurs profits.Déjà il a fait cadeau de 2 milliards de barils de pétrole qui appartenait a l ‘Hydro Qc a des petits amis

    Google:Les Libéraux font main basse sur notre pétrole et notre gaz
    Et notre Caisse: Google: Paul Desmarais prend le contrôle de la Caisse de dépôt
    Réveillez vous et allez voter

  15. le 20 nov 2008 à 18:30 jcpomerleau

    Précisons que la sinistrose économique de 1994 résultait de 9 années de gouverne libéral.

  16. le 21 nov 2008 à 9:47 Garamond

    À lire absolument : Les promesses oubliées de Jean Charest, par Jean Lessard dans Cyberpresse.
    On y lit que le Québec n’a pas progressé d’un millimètre, on a même reculé depuis 2003!
    Merci monsieur Charest !

  17. [...] Une galaxie tout proche, sur le blogue de Joseph Facal. Pas réconfortant, comme le son d’un réveil matin. À quand le retour du courage politique? [...]

  18. le 21 nov 2008 à 14:12 Patrick Lachance

    Merci monsieur Facal pour cet article qui respire la vérité.

    Nous ne sommes que des électeurs qui ne sommes pas intéressé à faire de la politique. Que pouvons nous faire d’autre qu’aller voter pour essayer de changer les choses ? Ils (les partis politiques) sont malheureusement tous pareils, ils promettent l’impossible afin de gagner notre vote.

    Peut-être devrions nous voter pour un budget détaillé (mais intelligible pour le commun des mortels) au lieu de voter pour celui ou celle qui vend le mieux sa salade.

  19. le 21 nov 2008 à 21:39 Robert JY

    Galaxie: le petit Robert c’est bref, Wikipediaplus difficile à comprendre mais davantage évocateur.

    Vous écrivez: « Tant que la crise n’est pas là, j’ai beau chercher, je ne me rappelle d’aucune élection remportée par un appel au sacrifice. »

    Normal, en 1960 vous n’étiez pas né quand John Kennedy a gagné en partie en ayant comme slogan: « ne vous demandez pas ce que l’Amérique peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour l’Amérique. » Était-on en crise ? En autre partie, il y eu sa performance au débat télévisé contre Nixon, une innovation.

    « La politique de Kennedy, appelée « Nouvelle Frontière », prévoyait la détente envers l’URSS, l’envoi d’un homme sur la Lune, l’égalité des Noirs et des Blancs, la relance de l’économie, la lutte contre la pègre et l’arrêt de l’expansion communiste dans le monde. »

    On n’était pas encore en crise des missiles.

  20. le 22 nov 2008 à 10:42 Robert JY

    P.S. À Radio-Canada, aux nouvelles, on a rappelé le 45e anniversaire de l’assassinat de John Kennedy. Dans son slogan, ce n’est pas Amérique qu’il disait mais pays.

  21. le 22 nov 2008 à 18:21 Sébastien Beaudoin

    Bonsoir M. Facal,

    Je suis actuellement à la recherche de gens qui aimeraient écrire dans le nouveau webmagazine du Club des Libres Penseurs du Pontiac.
    Peut-être vous vous souvenez de moi, j’ai déjà été président du PQ Pontiac. J’ai aussi été fondateur du Comité d’action Francophone du Pontiac. J’étais président de la circonscription lorsque vous étiez ministre responsable de l’Outaouais. En tous cas, il y a longtemps que mes convictions on bien changées ou dois-je dire sont venues plus éclairées? hehehehe..

    En tous cas, nous avons vraiment besoin vos opinions dans le Pontiac surtout en
    matière du développement durable, de politique au sens général et surtout comment vous percevez notre avenir.

    Si cela vous intéresse, laisse-moi savoir. Ils nous feraient plaisir de vous compter comme
    chroniqueurs de notre webmagazine.

    Vous n’aurez pas à écrire souvent, seulement nous envoyer quelques textes, même des textes que vous avez déjà accumulés ou déjà diffusés. En plus, il me ferais aussi plaisir d’ajouter votre photo et un lien à votre blog. Vous êtes un très bon allocateur et j’admire votre blog et vos écris

    Voici le lien du site. http://www.penseelibre.ca

    Vieux site: http://www.personainternet.com/~potier/librespenseurs.html>

    Sébastien Beaudoin
    Initiateur et fondateur du Club
    Artiste et Potier
    Campbell’s Bay, Qc

  22. le 22 nov 2008 à 20:02 ÉgalitéSocial

    Je trouve que les gens sont de plus en plus cyniques face aux politiciens, pourtant ces gens essaient tant bien que mal de proposer des changements à la population,pas toujours de la bonne façon,ils leurs arrivent se tromper… Mais au moins ils font quelque chose,VOILÀ OÙ JE VEUX EN VENIR!!!Tous ces gens qui affirment qu’ils n’iront pas voter parce que de toute de façon,ça sert à rien que font-ils pour le Québec aille mieux,font-ils du travail communautaire,donnent-ils à des fondations,participent-ils à des manifestations? J’en doutes,mais non c,est bien mieux de rester chez soi dans son winneybago et chiâler après sa femme et ses enfants,ça c’est vraiment utile!! Des mauvaises décisions ont étés prises, des programmes auraient dû être traités d’une manière ou d’une autre…C’est possible mais au moins des solutions ont étés mises de l’avant et des actions ont étés entreprises pour des gens puissent avoir accès à des services qu’ils n’ont pas dans d’autres pays!! Nous sommes souvent là à chiâler et à ne pas se rendre compte de ce que nous avons! Je pense que quand nous comparons à nôtre voisin,nous voyons que nôtre sort est meilleur! Je sais que les cyniques viendront me dire que j’ai tort et qu’il y a un million de problèmes au Québec,surtout ceux qui appartiennent à la bande de Lucides à Facal!! Pour Monsieur Facal,la solution est facile dès qu’il y a un problème au Québec:on va privatiser ça,ya d’l'argent à faire là!! Monsieur Facal doit avoir des actions damns différentes compagnies privées comme monsieur Paulson aux États-Unis!! Sérieusement,moi j’irais voter le 8 décembre je sais pas pour qui mais sûrement pas pour un de ses cyniques qui n’irra pas voter et qui dans sa vie personnelle ne fait rien pour que les programmes sociaux que nous avons au Québec demeurent accessibles et surtout qui n’y croit pas parce que le système de santé N’a pas seulement besoin d’argent pour fonctionner,il a aussi besoin que les gens croient en lui et ça c’est loin d’être fait!!

  23. le 23 nov 2008 à 7:11 marilou

    Bonjour, je regarde toutes les promesses promises par chacun des partis en place, il y a beaucoup de voeux pieux autant du coté du PLQ et du PQ, tant qu’à l’ADQ, on n,en parle pas,———————ce qui compte c,est ce qu’on vont faire les gens élus, ———– comment vont-ils trouver les argents pour le faire ———?,vont-_ils devoir couper dans les choses pas essentielles ? ———- comment vont-ils faire pour que tous les Québécois aptes au travail( une idée de l’adq) soient en mesures d’aider leur gouvernement ?——il y a tellement de gens qui comptent sur l’aide du gouvernement pour continuer ce qu’ils ont commencé avec tout ce qui concernent les arts,la musique, les sports, etc etc,qui va venir faire un ménage dans les demandes parfois dédoublées de ces organismes-OSBL,et qui nous coutent de l,argent?—–qui va nous dire ce qu’il en coutent de maintenir des gens dans des fonctions qui ne sont plus ou pas nécessaires, en ce moment?—- qui va obliger les jeunes à terminer leurs études après leur secondaire ? — qui va enfin faire le grand ménage aux alentours des écoles et .éloigner les vendeurs de drogues.?—-les policiers n,’ont pas toutes les lois pour eux et il faut faire quelque chose maintenant. il y assez de jeunes qui sont poignés avec cette maudite drogue,—-ce sont des choses qu’on entend pas parler en ce moment,— c’est comme pour les aidants naturels, qui se tuent au travail pour s,occuper de leurs vieux.—-il y a tellement d,enjeux en ce moment que de donner plus à quelqu’un au détriment d’un autre,donne l’impression de faire du favoritisme et nous ne parlons pas de l’éducation ,de l’instruction, de la connaissance des religions qui peut permettre de connaitre ce qui se passe ailleurs,—-on parle d’économie et de santé, mais nous ne disons pas vraiment les couts que cela va occasionner, et Le PQ et L,Adq et le PLQ peuvent bien ergoter à n’en plus finir, ce qui compte pour bien des gens c’est comment cela va couter, et surtout avec les mots en vogue—inflation, déflation, stagflation, récession–on se demande à quelle place s’en va les gouvernements–l’économie est importante si on veut faire ce que l,on veut en santé ,en éducation, merci,

  24. le 23 nov 2008 à 12:59 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Des sacrifices, nous en faisons tous dans notre vie, et très souvent. Nous savons qu’il faut en faire. Mais si nous nous exposons à connaître des épreuves très graves parce que nous élisons des incapables, c’est que nous sommes une gang d’incompétents qui ne mériteraient pas mieux.

    Il faut comprendre que les élections, ça ne se résume pas simplement à un équilibre électeurs-politiciens dans les communications. Toutes sortes de facteurs interviennent et compliquent la vie de tout ce monde. Nous ne parlons pas assez des intervenants collatéraux qui sont venus s’ajouter dans l’arène.

    Dans l’ancien temps, quand la télévision n’existait pas, durant une campagne électorale tout se faisait de place en place où les candidats prononçaient des discours. Ensuite, l’information était diffusée par le bouche à oreille. Les gens, les électeurs, s’exprimaient sur les enjeux de la campagne à partir de cette information véhiculée et ainsi pouvait-on se faire une idée et arrêter son choix pour le vote. Ne l’oublions pas, en ce temps, le niveau d’alphabétisation était si élevé que la presse écrite connaissait un marché plus limité que de nos jours.

    En ce temps, les préoccupations de la population étaient reliées à leur mode de vie, de l’époque. Ils avaient été habitués toute leur vie à ne compter que sur eux-mêmes.

    Je n’enchaînerai pas sur la situation dans les décennies qui ont suivi mais bien sur celle d’aujourd’hui.

    Aujourd’hui, ce qui est frappant, c’est la place qu’occupent la campagne dans les nouvelles. C’est même une raison pour laquelle les gens n’en veulent pas d’élections. Ils sont tannés d’entendre parler de ça partout, journaux et télé. Ils sont saturés et, de plus, quelle est la valeur de tout ce qui se dit. Exemple « Jean Charest fait du gambling avec l’argent de la Caisse d’économie et de placement. »

    Un chercheur qui s’intéresse aux phénomènes psycho-sociaux reliés aux gens durant la campagne se doit de s’intéresser à l’impact de l’industrie de l’édition des nouvelles dont l’implication est devenue de plus en plus significative dans la dernière décennie.

    Les entreprises de l’édition des journaux et de la télé couvrent comme toujours la campagne comme ils le font pour tous les autres domaines de l’actualité, mais ces entreprises, au fil des ans, ont appris à profiter de la situation pour développer des produits dérivés et en retirer davantage de profits (cotes d’écoute, les analyses, comme celles des ex à RDI).

    Tout de suite, j’enchaîne sur une conséquence des produits dérivés. Depuis plusieurs mois un nouveau mot est apparu dans l’environnement de la politique: cynisme. Un peu comme la plaie des algues bleues qui est apparue dans nos lacs.

    Le cynisme est la réaction du public ou d’individus depuis qu’ils voient la réalité du monde de la politique sous un autre angle.

    Qui a amené les gens à voir les choses sous cet angle ?

    Les entreprises dans l’édition de journal et de télé qui, voyant dans la réalité de la scène politique une occasion de créer des produits dérivés pour leur clientèle, se sont trouvés à déplacer le focus et ainsi à rendre plus difficile le travail de synthèse des électeurs nécessaire pour le scrutin.

    Je donne tout de suite en exemple, ce chroniqueur que l’on voit devant son autobus ad hoc avec tous les affiches publicitaires de la cie d’édition. Celui-ci suit les candidats (surtout les chefs) et fait son rapport aux nouvelles à l’heure du souper. On le voit échanger avec le lecteur émérite (gagnant à vie des MértroStar) à son pupitre dans le studio. Le climat des échanges frise le cynisme. Monsieur sourire parle tellement sur un ton gentil et cherche tellement à créer un climat de détente en recherchant une approche légère (sourire, rire ) que cela les amènent à verser dans l’insinuation pour susciter l’ « humour » (souvent teintée de cynisme). Si le responsable tient à ce qu’il en soit ainsi à l’émission, c’est qu’il ne veut pas perdre son grand auditoire de l’heure du souper. Il sait que ces téléspectateurs ne sont pas des lecteurs du Devoir alors il y met l’assaisonnement préféré de sa clientèle, l’humour. Mais ce côté « cirque » que indirectement les gens perçoivent à partir de ce que leur présentent les agents de la presse ne peut faire autrement que d’entraîner des conséquences sur leur attitude vis-à–vis la chose politique. Après tout, le cynisme est venu de quelque part.

    Autre exemple concernant les produits dérivés que les entreprises de l’édition préparent concerne cette situation où on fait intervenir une entreprise associée qui fait un sondage afin de confronter des politiciens à la divergence exprimées par la « population ». Et encore là, ça amène de l’eau au moulin et les agents à la prestation des services des nouvelles échafaudent leurs dossiers pour alimenter les pages du journal ou des ondes. Le principe de base dans ce stratagème des produits dérivés de l’entreprise d’édition est que les sujets qui seront retenus devront comporter un côté dérangeant pour susciter la polémique ou tout au moins déstabiliser les acteurs sur la scène afin que d’autres situations apparaissent et soient traitées par la suite dans les pages du journal et commentées à la télé. Comme dans Occupation Double, ce sont les situations qui amènent les acteurs à réagir et, ainsi, à permettre l’histoire de se dérouler. Ainsi, durant une campagne, il est possible d’appliquer le même principe. C’est une Occupation double au volet politique. Ne soyons donc pas surpris si l’électeur devient tout mêlé et se sent inconfortable dans sa responsabilité qu’on décrit comme étant à la base de la démocratie.

    Le meilleur exemple que je puisse donner concerne cette brèche où on accuse Charest de spéculer avec l’argent des québécois (Caisse de dépôt). Charest se targue de ne pas s’immiscer dans les décisions de la caisse. Alors, tout de suite, (créativité dans le journalisme), on revient avec un autre point de vue: on reproche à Charest de ne pas intervenir pendant cette situation de turbulence du côté des bourses néfaste pour tous les fonds. Dans les deux cas, le message qu’on tient à faire circuler, c’est que si ça va mal dans vos REER, c’est à cause de Charest parce que, soit il a fait du « gambling » avec votre argent, soit il n’est pas intervenu.

    Je voulais simplement donner des exemples pour mettre en évidence comment toutes les complications et toute l’information crochie pouvaient ne pas être aidantes.

    Mais n’oubliez pas, beaucoup de ces acteurs politiciens luttent pour leur survie.

  25. le 23 nov 2008 à 15:38 ÉgalitéSocial

    je suis entièrement d’accord avec le dernier commentaire publié,monsieur Normand ajoindre semble avoir de bonnes connaissances en psychologie et en sociologie. Ensuite, il a raison à propos du rôle des médias qui commence à être plus en plus présent dans les diverses actualités et qui dans les dernières année ont tendance à faire du divertissement avec des nouvelles qui demandent d’être analysées avec profondeur parce qu’elles consernent des sujets sérieux. C’est vrai que les médias tentent souvent de manipuler l’opinion public par tous les moyens et ils vont même jusqu’à nous dire quoi penser et quels sont les sujets qui devraient nous intéresser en tant que citoyen du monde. Cette tendance se multiplie même dans les chaînes qui sont sensé offrir de la rigueur parce que cela fait partie de leur mandat(Radio-Canada),mais qui préfère faire dans le léger et le pas trop choquant parce que c’est bon pour les côtes d’écoutes et pour les publicistes. Peut-on réellement dire que « TLMEP » avec Guy A.Lepage est une émission d’affaires publiques ? D’autres émissions à Télé-Québec comme Bazzo TV. invitent des invités beaucoup plus intéressants et qui font des analyses beaucoup plus exhaustives des enjeux d’actualité et qui vont même jusqu’à émettre des remises en cause quant aux problèmes d’actualités plutôt que de seulement lire les nouvelles d’actualités comme si c’étaient des faits évidents et sans aucune subjectivité alors que nous savons très bien que telle chaîne est plus proche de telle idéologie parce que par Exemple monsieur Brian Mulroney est vice-président de Québecor. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres,TQS qui pourtant a une émission de nouvelles la fin-de-semaine qui a un certain succès fait tout pour que celle-ci ne soit pas écoutée par les téléspectateurs en lui accordant aucune publicité. Alors,oui les médias sont très biaisés lorsqu’ils affirment qu’ils font des analyses objectives basées sur des faits avérés. Il reste bien peu de médias vraiment objectifs ou qui traitent vraiment les nouvelles avec la profondeur d’analyse qu’elles méritent et cela bien dommage parce que cette mentalité mènent davantage à l’agrandissement des préjugés plutôt qu’à l’amélioration du monde pour tous et chacun comme ce que devrait être la vie en société.

  26. le 23 nov 2008 à 17:35 Michel Monette

    Vous êtes un homme raisonnable, monsieur Facal ? Regardez la conférence que Susan George a prononcé à Ottawa en octobre dernier http://tinyurl.com/6ckyso puis revenez nous culpabiliser. Les dépenses publiques seront toujours un sou de trop pour qui veut éviter de payer sa juste part d’impôt. Mais c’est plus facile de s’en prendre aux petits qu’à ceux qui trichent systématiquement (12 mille milliards d’évasion fiscale dans le monde, selon Merril Lynch, et c’est un chiffre conservateur. Excusez mon langage qui va vous sembler vulgaire, mais ça chie pour les riches et c’est le reste de la société qui va devoir tout nettoyer, tout en faisant leur mea culpa ??

  27. le 24 nov 2008 à 0:51 AlainQc

    Monsieur Facal,
    Vous avez souligné avec justesse que certains politiciens nous entrainent vers des dérives secondaires qui finissent par occuper la majeure partie des débats en campagne électorale. Souvenons-nous des accomodements raisonnables en 2007, débat lancé par Mario Dumont. Cette fausse alerte a fait dévier les enjeux et a monopolisé une partie de la campagne alors que les vraies préoccupations des Québécois étaient ailleurs. Et lorsque Jean Charest a créé la commission Bouchard-Taylor, il a joué le jeu de celui qui devenait soudainement préoccupé par un enjeu majeur de société qui pouvait rapporter des votes. J’appelle ça du détournement de priorités. Et Mario Dumont, au moment de la Commission, n’a pas présenté de mémoire, il était déjà ailleurs, en train d’alimenter d’autres feux. Il les allume mais n’est jamais là pour les éteindre. Est-ce que c’est ça un politicien responsable ? Non bien évidemment.
    En réalité je ne le trouve pas drôle car il fait constamment dévier les enjeux importants vers des faits divers qui prennent toute la place dans la campagne. En fait il est dangereux et je ne voudrais pas, surtout pas, qu’il soit chef d’un gouvernement qui n’aurait aucune solution pour éteindre les feux ainsi allumés.
    Une campagne électorale n’est pas un jeu. Il s’agit de chosir ceux et celles qui seront en mesure de gouverner, et non de chiâler.
    La sincérité d’un politicien se mesure à sa capacité à s’acquitter de lourdes responsabilités avec des solutions intelligentes et surtout sans promettre de « solutions miracles » qui n’existent malheureusement pas. Pauline Marois fait preuve de prudence en disant qu’elle ne possédait pas de baguette magique pour régler tous les problèmes en santé et dans d’autres domaines. Elle dit simplement qu’elle comprend les situations urgentes et qu’elle fera le maximum pour mettre en pratique les différents plans réalistes qu’elle promet.
    Les électeurs disent vouloir la vérité. Quand un politicien leur dit la vérité, ils n’entendent pas ce qu’ils voudraient et ils ont malheureusement tendance à se tourner vers celui qui fait rêver, tout en sachant que ses promesses sont parfaitement irréalisables. On reproche souvent aux politiciens de « parler la langue de bois ». D’autres utilisent des formules « chocs », « ils parlent des vraies affaires », celles qui accrochent l’imaginaire de ceux qui ne veulent pas voir la vérité en face et qui préfèrent croire qu’un politicien fera des miracles en leur promettant le nirvana en faisant miroiter des milliards. Je comprends donc pourquoi certains politiciens utilisent cette tactique mensongère: ils ont compris que les Québécois savent qu’ils mentent mais qu’ils préfèrent tout de même se faire mentir que de se faire dire la vérité. En fin de compte, on a les gouvernements qu’on mérite et après un an de pouvoir, ces mêmes gens descendent dans la rue pour scander « on n’a pas voté pour ça ». J’avoue avoir du mal à comprendre le comportement électoral des Québécois (et aussi des autres Canadiens). Jouer sur les émotions semble une bonne tactique pour gagner des votes mais elle est mensongère et ne ressemble en rien à une véritable volonté de donner un projet de société à un peuple qui en a vraiment besoin. On préfère écouter Occupation double, Loft Story et autres insignifiances qui font oublier le triste état de notre conscience.

  28. le 24 nov 2008 à 20:33 Robert JY

    J’aimerais être capable de commenter aussi bien que vous, AlainQc. Je ne sais faire que des paragraphes courts, et cela, moins bien que M. Facal.

    Je retiens pour l’instant comme signification du titre une campagne électorale observée de l’extérieur, comme une galaxie vue d’une autre, par quelqu’un qui a longtemps oeuvré à l’intérieur d’une ambitieuse, lors de plusieurs campagnes. J’irais pas jusqu’à dire, comme le Général de Gaulle qui a du s’exiler en d’autres circonstances, mais j’irais pas jusqu’à dire le contraire.

    La démocratie à ses limites: ceux qui aspirent à en gouverner une sont maintenant plus dépendants de partis et de médias que d’un contact privilégié avec les électeurs, sauf André Arthur et Thomas Mulcair. Dans cette situation, l’économie de l’effort impose la concentration de l’attention et des ressources sur les chefs plutôt que sur les candidats, une pointe de iceberg, et vous savez ce qui est arrivé au Titanic.

    Ce n’est pas ça la démocratie. On ne travaille plus à construire un système de représentation efficace mais on conçoit une guerre d’enrichissement institutionnel et un programme de séduction. Les électeurs sont divertis plutôt qu’instruits et convertis et des entreprises s’enrichissent ou combattent leur appauvrissement. Tiens toé, Guy A. C’est pas personnel, je dirais la même chose à David, Marisal et j’en passe.

    La médiatisation institutionnalisée corrompt un processus naturel de sélection de représentants. Passons à autre chose et si vous n’avez rien contre les grenouilles qui veulent devenir aussi grosses qu’un « âne » ou un « éléphant » discarté, voici un lien exceptionnel. Michaël Carpentier s’est penché sur la campagne d’Obama. Il dérape à la hauteur de son moteur et de ses pneus pour exposer longuement comment utiliser le WEB à des fins électorales.

    « «Déconnectée» cette campagne ? C’est tout le contraire. Malheureusement… »

    J’imagine que les points de suspension sont là pour dire qu’il y aura une suite mercredi.

    Il faut sortir la politique des médias de masse, le nouvel opium du peuple en territoire fortement alphabétisé.

  29. le 24 nov 2008 à 20:46 unquebecoiserrant

    « Entre celui qui promet de la rigueur et celui qui promet toujours plus, ou qui prétend qu’il y a des solutions sans douleur, devinez qui va gagner ? Même lorsqu’une petite voix intérieure nous dit que c’est trop beau pour être vrai. »

    Pas faux. C’est pourquoi il faut baser ses opinions sur des arguments et non pas sur des procès d’intentions (comme le font sans cesse les lucides). Avancez des chiffres. Dites-nous pourquoi c’est mal d’aller en déficit en période de dépression et de déflation. Ne moralisez pas les choses. Soyez scientifique. La morale fiscale puritaine, pour un gouvernement du moins, ne devrait pas être une raison en faveur ou en défaveur de dépenses gouvernementales ou d’un déficit.

    Les économistes mainstream s’entendent que ça n’est pas le moment de sabrer dans les dépenses de l’état. Même Stephen Harper traitait Hoover d’idéologue hier. S’il y a un moment pour être social-démocrate, c’est en plein maintenant. Les riches peuvent toujours se faire des party à basse de de baisse d’impôts, de privatisation et de filets sociaux insuffisants quand ça va très très bien. Mais là, si ça ne vous dérange pas, ils attendront un peu pour la troisième maison et le quatrième char. On a besoin de l’argent pour payer l’assurance chômage du gars qui va perdre sa job, pour empêcher que d’autres encore en perdent, et de façon générale pour empêcher les inégalités de se creuser encore.

    À propos d’inégalités, M. Facal, vous prétendiez que le Québec n’était pas mieux que les autres provinces à ce niveau. M. Lisée répête et répête qu’on a le meilleur indice Gini de toute l’amérique du Nord. S’il a tort, dites-le. S’il a raison, amendez-vous.

  30. le 24 nov 2008 à 20:59 unquebecoiserrant

    Il y a deux manières de stimuler l’économie quand elle est dans un down: la politique monétaire et la politique fiscale. La politique monétaire est souvent considérée comme meilleure parce qu’elle ne tends pas à diminuer l’investissement à long terme. Mais quand les taux d’intérêts réels sont en dessous de 1%, la politique monétaire est inutile.

    Alors la politique fiscale est la meilleure option pour retourner à l’équilibre. Pas des baisses d’impôts pour les riches, notez: il faut viser une portion de la population avec une large propension marginale à consommée. Dans la classe moyenne elle est d’environ 80% en général. Payez un travailleur avec 100$ de plus. il en dépensera 0.8*100=80$, et donc de manière équivalente, 80$ de biens seront produits. Ceux qui recevront l’argent en dépenseront, au total, 80%, soit 0.8*0.8*100. Donc au deuxième tour on a 100+0.8*100+0.8^2*100… Et ça continue. Jusqu’à un total, pour r=0.8, de 100*(1+r+r^2+r^3+….)=100*1/(1-r)=
    100/(2/10)=500, donc un multiplicateur de 5.C’est la base de la politique keynesienne. Et pas besoin de supposer que 2+2=6.

    Maintenant, votre argument monsieur Facal… Ah oui, quelque chose comme: les dépensiers n’iront pas au ciel, c’est ça ?

    (note: je ne suis pas économiste. Vous trouverez tout ceci dans n’importe quelle introduction de base.)