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Une cause juste

Je n’avais pas signé une pétition depuis des années. Mais je viens de faire une exception.

Samedi prochain, les personnes à l’origine de cette pétition (http://www.stopponslareforme.qc.ca/) organisent une marche qui se terminera au Palais des congrès de Montréal. Ils demandent que la réforme scolaire en cours fasse un temps d’arrêt et que l’on revienne aux intentions initiales.

Quand cette réforme fut lancée en 1997, il était essentiellement question de consacrer plus d’heures au français, aux sciences, à l’histoire et à l’anglais, et de combattre le décrochage scolaire au secondaire, qui est le plus élevé au Canada.

Verdict

On juge un arbre à ses fruits. Le verdict est maintenant tombé : les enfants qui ont subi la réforme font moins bien qu’avant. Les chiffres sont clairs et nets. Impossible de zigonner en les coupant en quatre.

Si on compare les résultats des examens de français en 6e année du primaire de 2000 et de 2005, nos enfants ont reculé en orthographe et en grammaire. Dans les épreuves internationales, ils ont chuté au classement en sciences et en lecture. Le décrochage est toujours aussi élevé.

Cet échec est l’histoire d’un détournement qui s’est opéré dans les entrailles du ministère de l’Éducation et des facultés de sciences de l’éducation qui l’alimentent intellectuellement.

Détournement

Nous sommes passés d’une réforme de ce qu’il faut enseigner à une réforme du comment il faut enseigner.

Dans l’intention louable de ne pas stigmatiser les élèves les plus faibles, on a fait sauter les moyennes de groupe et fait disparaître le redoublement au moyen de cette astuce que sont les cycles d’apprentissage de deux ans.

L’enseignement repose aujourd’hui sur la théorie selon laquelle l’élève apprend mieux s’il découvre les choses lui-même. D’où la pédagogie par projets, qui dévalorise l’enseignement traditionnel, et pénalise les enfants moins autonomes issus, règle générale, des milieux moins favorisés.

On voudrait maintenant nous faire croire que les enseignants sont toujours restés libres d’enseigner comme ils le voulaient. Foutaise. Ils subissent la pression des conseillers pédagogiques, courroies de transmission du ministère qui pilote la réforme. Et tous les nouveaux manuels scolaires reposent sur cette pédagogie par projets.

Toutes les enquêtes menées auprès des enseignants, y compris auprès de plusieurs qui étaient de chauds partisans de la réforme à l’origine, montrent qu’ils n’y croient pas. Sans leur adhésion, l’échec est garanti. Leur rejet est si massif qu’il ne peut raisonnablement s’expliquer par un mot d’ordre syndical.

Humilité

Dans les milieux politiques, le malaise est évident. Les péquistes étaient au pouvoir quand la réforme fut lancée. Les libéraux la laissent se déployer depuis quatre ans. Personne n’aime admettre ses torts. Devinez qui va chercher à en profiter.

Je suis convaincu que péquistes et libéraux étaient résolument de bonne foi à l’origine et ne savaient rien de ce détournement qui se préparait.

La question qui les confronte maintenant est de savoir ce qu’ils feront primer : leur amour propre ou l’intérêt de nos enfants.

47 réponses à “Une cause juste”

  1. le 30 jan 2008 à 9:10 sebastien tremblay

    Bonjour,

    Avec tout le respect que je vous dois, et avec tout le respect de votre position dans les anciens gouvernements, comme j’aimerais discuter avec vous de vos connaissances de la dite réforme.

    Mon humble avis de citoyen (et travaillant dans le monde de l’éducation) ne pèse pas lourd dans la réflexion collective… Mais au moins…

    Je ne mélange pas réforme et pédagogie par projet
    Je ne mélange manuels scolaires et réflexions pédagogiques
    Je ne mélange pas les « intentions initiales » avec les réalités d’un milieu en changement.
    Et ainsi de suite…

    Comme j’aimerais prendre quelques minutes de votre temps autour d’un café, discuter avec vous de vos connaissances critiques de la réforme…

    Sans pédagogie par projet, de la bonne façon traditionnelle !!

    Au plaisir,

  2. le 30 jan 2008 à 9:43 Sylvain

    Il faut faire très attention aux généralisations parfois biaisées que l’on entend tout autour de nous, concernant cette fameuse réforme (Je laisse volontairement tomber l’euphémisme « renouveau pédagogique » !)

    Exemple de biais important : quand l’actuelle ministre dévoile en grande pompe que les étudiants du collégial ne savent pas écrire et qu’elle lie ce fait à la réforme, elle se « gourre » royalement, car les actuels étudiants de cégep n’ont jamais connu la réforme. D’ailleurs, vous vous gardez de tomber dans ce piège en ne parlant que des évaluations des élèves de 6e année et c’est tout à votre honneur.

    Ceci dit, je pense que le gros du problème en est un de perceptions, à mon humble avis. Il y a du bon dans cette réforme, mais, comme dans toute autre chose dans la vie, si on l’érige en absolu, rejetant du revers de la main tout ce qui s’est fait avant, c’est là qu’on fait fausse route. Le MELS, anciennement MEQ, a toujours eu tendance, à mon avis, à faire fi du passé, à faire table rase chaque fois qu’il implante un changement de programme majeur. C’est du moins la perception que bien des gens en ont et rien n’est fait pour changer cette perception.

    Depuis quelque temps, à peu près n’importe quoi se dit sur cette réforme. Son dos s’élargit de jour en jour au point que ça devient pathétique.

    C’est son implantation qui a été mal gérée. On a « préparé » les enseignants avec du « patchage » et des « à peu près ». Certains ont un peu réussi, en fréquentant des lieux inhabituels (lire « hors des formations officielles ») à obtenir un peu plus de renseignements que d’autres, mais l’impression de saut dans le vide est généralisée…

    Devons-nous rejeter du revers de la main la réforme et glorifier le passé, l’enseignement traditionnel comme un absolu ? Je ne crois pas. L’enseignement, comme la société, doit évoluer, c’est évident ! C’est sur le « comment » on veut faire cette évolution (ou révolution?) qu’il faut travailler, au lieu de se perdre en querelles inutiles basées sur beaucoup de perceptions et de sensationnalisme journalistique (Beau paradoxe que cette expression!). Il faut se baser sur des études sérieuses (ce que vous semblez éoquer ici d’ailleurs, mais j’aimerais lire les sources… ;-) non partisanes (i.e. commanditées par tel ou tel acteur dans le dossier) et, partant de là, apporter les correctifs qui s’imposent sans tout chambouler encore une fois.

    Mais comme on est au Québec, la division entre nous est quelque chose d’intrinsèque, alors saurons-nous y arriver ? J’en doute souvent.

    Signé : un simple prof dans une école secondaire…

  3. le 30 jan 2008 à 9:59 Sylvie

    Cher monsieur Facal,

    Je vous invite à prendre connaissance de ce document sur la réforme.

    http://www.csrdn.qc.ca/discas/reforme/FAQreforme.html

  4. le 30 jan 2008 à 11:36 Rodrigue Guimont

    L’importance accordée aux départements de l’éducation dans les différentes universités québécoises fait en somme que les chercheurs se doivent constamment d’être à l’affut de la moindre modernité. Ces différents départements ont des sommes colossales consacrés à la recherche qui doivent être dépensées. Le système est ainsi fait…

    Hier – je dis bien hier et non aujourd’hui, car les chercheurs sont en perpétuelle étude de nouvelles méthodes d’apprentissage comme pour mieux justifier les sommes importantes dévolues à leurs recherches, à leurs postes et à leurs salaires – ces chercheurs de l’apprentissage sont arrivés triomphants avec ce néologisme «socioconstructivisme» qui se voulait une tentative de réplique aux tenants du constructivisme de Piaget, en d’autres mots: une énième méthode prête à être expérimentée dans nos écoles devenues depuis plus de 30 ans (depuis en fait la méthode de lecture syllabique dite du «sablier») de vastes laboratoires de l’incongrue et de l’éphémère.

    Preuves à l’appui, cette nouvelle approche dite du «socioconstructivisme» se révèle maintenant être un échec. Que fera-t-on pensez-vous? De nouvelles recherches pour une nouvelle réforme…

  5. le 30 jan 2008 à 11:39 Martin Duval

    M. Facal,

    Le principal échec de la réforme est lié à de graves lacunes dans la gestion du changement. Personne au Québec ou presque ne s’est appropriée réellement la réforme (Ni la population, ni les enseignants, ni les chroniqueurs): il est là le véritable échec.

    Les québecois, avec les commentateurs publics et les gérants d’estrades en tête, ont décidé dès le départ et de façon définitive que la réforme était mauvaise. Comme le dit l’adage, pour tuer son chien on dit qu’il a la rage. C’est pourquoi, vous demandez l’eutheunasie aujourd’hui pour cette maladie surtout imaginaire.

    Les objectifs de la réforme sont nobles. J’ai l’intuition qu’elle produira moins de décrocheurs, qu’elle donnera le goût de la découverte aux jeunes, qu’elle favorisera la curiosité intellectuelle du plus grand nombre. Mais ça, les statistiques ne peuvent le traduire. Ce que disent les premiers résultats, à mon avis, c’est que l’atterissage de la réforme a été difficile et non pas qu’il faut jeter la réforme…

  6. le 30 jan 2008 à 12:30 Mario Asselin

    Arrêter quoi M. Facal? Il n’y a plus de réforme… En tout cas, nous sommes bien loin de ce que M. Inchauspé a proposé. Bien que je convienne avec vous que nous sommes passés «d’une réforme de ce qu’il faut enseigner à une réforme du comment il faut enseigner», l’approche par compétence offre une valeur ajoutée. Vouloir que les jeunes sachent comment agir avec ce qu’ils savent passe le fait de vouloir des élèves savants… et compétents.

    Depuis que les libéraux ont choisi l’expression «Renouveau Pédagogique» nous sommes dans le trouble… Mais le programme de formation actuellement en vigueur est bon et doit continuer de s’implanter. Oui, on doit laisser aux profs le maximum d’autonomie sur «comment agir» en classe. Oui, ils doivent continuer d’enseigner…

    Ce n’est pas parce que les politiciens chargés d’administrer le consensus des États généraux n’ont pas été capables de mener le changement qu’il faille revenir au temps des nostalgiques et du bourrage de crâne! C’est le danger qui nous guette avec l’arrêt!

    Quand je lis au devoir de la bouche de M. Landry: «…on ne nous a jamais dit, au conseil des ministres, que ça voulait dire la disparition des moyennes de groupe, que ça signifiait le non-redoublement et la primauté des « compétences transversales », des mots à peine compréhensibles!» Ça ne pouvait être dit, parce que ce ne sont pas les caractéristiques de la réforme formulée par M. Inchauspé. Jamais, il n’a été question de non-redoublement. J’ai été directeur d’une école ciblée et jamais nous n’avons abandonné les moyennes sur les bulletins. Pour ce qui est des compétences transversales, il est faux de dire qu’ils sont «la primauté». Si c’était ça la réforme, je serais contre moi aussi.

    Vouloir des élèves plus actifs dans les classes en train d’apprendre, vouloir qu’ils sachent agir avec les connaissances qu’ils apprennent et vouloir que les profs disposent de plusieurs stratégies pour faire apprendre… on ne doit pas arrêter de poursuivre ce but!

    M. Rebello pense que la réforme, c’est l’école alternative qui l’a fait souffrir quand il était jeune. M. Landry ne veut pas que son nom soit associé à une réforme qu’il ne reconnaît plus. Qu’il se rassure, moi aussi, j’en perds mon latin souvent et je ne veux pas l’arrêt pour autant. Quant à vous, j’ai l’impression que vous voulez les mêmes choses que moi… que les savoirs à l’école prennent beaucoup de place, que l’école soit exigeante!

    Arrêter quoi? Pousuivre quoi?

    Ce sont deux bonnes questions…

    Ce qu’on met en arrière du mot réforme est devenu trop relatif pour qu’on s’entende sur le fait qu’il faille tout arrêter! Avec votre position, le chaos dans les réseaux d’éducation sera encore plus grand…

  7. le 30 jan 2008 à 12:32 marilou

    Bonjour, j’Ai des soeurs,neveux,nièces, beaux-frères , tantes, cousins , cousines qui sont profs, il y en a qui cumulent 30 ans d’expérience et d,autre à peine 2 ans, ,les plus vieux , qui sont sur le bord de leur retraite ont remarqué un relachement de la part du ministère de l’ éducation depuis que le gouvernement MArois à instauré cette réforme,faite supposément pour le mieux et le meilleur pour nos enfants , Ceux qui dans ma famille sont profs à l’université,ou tel autre qui enseigne au cegep, ou encore celle- ci qui enseigne au primaire ou encore celle qui est prof d,anglais langue seconde ont tous remarqué une dégradation de l’enseignement du français,Les enfants ont des problèmes dans tous les niveaux des cours . Je suis certaine que Mme Marois et ses fonctionnaires ne pensaient pas mal faire en instaurant cette réforme qui traine et que personne au ministère ne semble comprendre, que peux-t-on faire en ce moment? Mettre tous les livres à la poubelle? Recommencer à enseigner Notre français selon les regles de Grévisses ou Beaudry? en ce moment, il est un peu tard pour remettre une génération sur les traçes du bon parler, du bon usage de la langue française , mais peut-etre faudra-t-il instaurer un cours de français langue première au tout début de la maternelle ? Du vrai bon français avec des dictées, de la compo,des exerçices, l’analyse,les racines grecques et latines ? Qui va faire le premier pas ? votre marche de protestation va t-elle prendre en cause tout ce que Mme Marois à fait ,lorsqu’elle était au pouvoir,?Nous n,avons pas beaucoup entendu Mme Marois expliquer les pourquoi et les comment de sa réforme!les voies et les moyens seraient utiles à connaitre en ce moment,,,merci

  8. le 30 jan 2008 à 12:49 Circé

    Voici en vrac les réflexions qui me viennent lorsque je lis votre billet sur l’éducation :

    a) En 1975-76, la société avait condamné avec autant de virulence le Programme-cadre, n’accordant aucune chance à ce programme qui n’avait pratiquement pas eu le temps de se déployer dans les classes. En 1979, le MEQ produisait une série de programmes les plus chargés de son histoire (et celle du DIP). J’ai l’impression ici de voir l’histoire se répéter.

    b) Je ne suis pas une ardente partisane de la réforme de l’éducation, et pourtant je travaille dans les milieux universitaires qui semblent, à vous entendre, responsables de la situation. Pourtant, à titre d’exemple, les didacticiens du français ont été consultés seulement à la fin de la rédaction dudit programme et leurs conseils N’ont PAS été retenus. Plusieurs professeures ont tenté d’alerter la population à ce sujet via les médias (Mme Suzanne Chartrand, professeure à l’Université Laval et Mme Marie-Christine Paret, professeure à l’Université de Montréal notamment), en vain.

    c) Malgré cela, je ne suis pas prête à signer ce genre de pétition qui n’aura comme effet qu’un lamentable retour en arrière. Il y a, dans cette réforme, de nombreux points discutables, mais également de nombreux points positifs. Mais il semblerait qu’au Québec, on soit des spécialistes du « Je jette le bébé avec l’eau du bain ».

    d) À mon avis, outre certains aspects qui me dérangent dans cette réforme (dont la différenciation qui a été interprétée comme une impossibilité de redoublement – ce qui est préjudiciable aux enfants que cette mesure était censée aider), le principal scandale est la façon dont la formation a été organisée. Les moyens qui ont été donnés aux enseignants sont tellement limités et les structures en place tellement contraignantes qu’il n’est pas étonnant d’avoir rencontré autant de résistance. Il me semble que c’est mal connaître l’être humain que d’imposer ainsi un changement aussi important de paradigme. Je crois que ce genre de changement s’installe plutôt progressivement. En cela, je vous rejoins – sans l’adhésion des enseignants, cette réforme est vouée à l’échec.

    e) Il est faux de croire que le contenu (les connaissances) a disparu des programmes. C’est une mauvaise interprétation des principes de la réforme, car les connaissances sont à la base de la compétence. Il est toutefois malheureux, lorsqu’on parle de l’apprentissage de la langue, que ce nouveau programme dilue certains acquis de 1995. Le programme du secondaire de 1995 mettait de l’avant un enseignement systématique et réflexif de la grammaire et de l’orthographe. Actuellement, les passages abordant la question de la langue ne sont plus aussi directifs, ce qui est franchement mauvais.

    f) C’est faux également de dire que le programme repose sur la théorie selon laquelle l’élève apprend mieux s’il découvre les choses lui-même. Il repose sur la théorie selon laquelle il faut varier les méthodes d’apprentissage, dont l’apprentissage par projet, l’apprentissage inductif, l’apprentissage direct, etc. Nulle part, il est écrit qu’on doit bannir la dictée (pour utiliser une activité chère à Mme la ministre). Nulle part l’apprentissage par projet est imposé. Par contre, il est vrai que les maisons d’édition ont produit du matériel didactique centré sur l’apprentissage par projet – mais ceci est un autre (vaste) débat.

    g) Il est faux de croire que les enseignants sont sous la pression des conseillers pédagogiques et autres bonzes ministériels. En fait, toutes les recherches sur les pratiques enseignantes démontrent que les enseignants en fonction demeurent très traditionnels dans leur façon de faire en classe. Les changements sont donc bien souvent cosmétiques. Une partie du problème réside peut-être dans cette résistance naturelle. Les enseignants sont, la plupart du temps, des individus n’ayant pas rencontré beaucoup de difficulté d’apprentissage dans leur parcours scolaire. Ils ont tendance à reproduire des façons de faire qui ont été efficaces, pour eux.

    Désolée de cette très longue réponse : )

  9. le 30 jan 2008 à 14:41 Julie

    Je suis une enseignante du primaire avec 12 ans d’expérience. En vous lisant, je me dis:  » Ah, si on pouvait seulement me laisser enseigner en me laissant mon autonomie professionnelle. » Est-ce qu’on dit sans cesse à l’infirmière comment piquer un patient lorsque c’est un cas difficile ? Non. Elle le sait, car c’est une professionnelle. Est-ce qu’on impose un plaidoyer à l’avocat pour s’assurer qu’il gagne sa cause ? Non, lui-même est le meilleur juge pour savoir comment gagner son procès. Et bien moi aussi. Lorsque j’ai des élèves en difficulté dans ma classe, je suis assez professionnelle pour savoir quel type d’enseignement leur convient le mieux: ateliers, morcellement de la tâche, aide aux devoirs, coopération, stratégies de lecture,récupération,… des moyens j’en ai. Mais quand le cas est trop lourd, c’est comme n’importe quel métier, j’ai besoin de ressources. Avec la Réforme c’est « tout à l’enseignant ». On décloisonne, plus moyen d’avoir une VRAIE 3ième année. Je me sens comme Émilie Bordeleau et son école de rang. Dans ma classe on retrouve des élèves qui se situent fin 2e, fin 1ère, milieu 2e, début 2e et même parfois, ils ne savent pas lire, donc je pourrais les classer début 1ère. Vive la différenciation pédagogique, cette fameuse réponse qui permettrait de régler tous les problèmes. En plus d’avoir à adapter mon matériel à tous mes élèves, je suis convoquée en rencontre-cycle, en rencontre pour mes PI (plans d’interventions) car tout ce que l’on fait, on doit le rédiger (comme un rapport de police.) J’ai également ma réunion générale avec la direction (une fois par mois), ma réunion de comité d’orientation (comme dans une entreprise). Finalement, je dois planifier, corriger,évaluer, photocopier, créer du matériel, organiser des sorties, téléphoner et/ou rencontrer des parents et j’en passe.
    Ce que je demande ? Qu’on me laisse enseigner en reconnaissant mon autonomie professionnelle. Qu’on cesse de me rendre responsable de tous les maux qu’a causé la Réforme.

  10. le 30 jan 2008 à 17:17 Réal

    L’art de la chute libre

    Après avoir sauté de l’avion sans parachute, il est pour le moins naïf de demander un temps d’arrêt. Ce n’est pas non plus le moment d’écouter l’un qui conseille de tomber là ou l’autre qui croit qu’il faut tomber ici. Ce sont ceux qui vont se serrer les coudes et être assez nombreux pour devenir ensemble un parachute qui risque de réussir l’atterrissage.

  11. le 30 jan 2008 à 18:24 Yan Provencher

    Bonjour Joseph,

    C’est à peu près la seule raison valable d’élire l’ADQ aux prochaines élections.

    Ça et l’abolition des commissions scolaires et de leurs conseillers pédagogiques.

    Vivement un parti radical de droite pour tout raser et ainsi reconstruire à neuf en utilisant le gros bon sens.

  12. le 30 jan 2008 à 20:54 Renaud Séguin

    Voter ADQ pour abolir les commissions scolaires ? À mon humble avis, le capharnaüm de la réforme scolaire actuelle démontre justement que les réformes drastiques bâclées et mal préparées comme celles que prône l’ADQ ne mènent qu’à une situation encore plus déplorable que celle qu’elles visent à corriger. Une question parmi tant d’autres ? Comment gérer le personnel spécialisé tel que les orthopédagogues au sein des régions rurales du Québec si ce n’est qu’avec un organisme, comme les commissions scolaires, qui permet de mettre en commun les ressources humaines et financières entre toutes les écoles de petite taille ?

  13. le 31 jan 2008 à 2:10 Alain

    Vos propos sont choquants, parce qu’injustes et pleins de raccourcis. Quand vous affirmez: »Le verdict est maintenant tombé : les enfants qui ont subi la réforme font moins bien qu’avant. Les chiffres sont clairs et nets. », vous vous appuyez sur la seule comparaison d’un échantillon d’élèves de l’an 2000 et un échantillon de l’année 2006. Vous prétendez qu’ils ont subi cet enseignement. J’en connais qui en sont heureux. J’en connais encore plus qui ont subi d’autres régimes avec moyenne de groupe, humiliation publique etabus de pouvoir fréquent. Ce n’était pas nécessairement la belle époque. Peut-on porter un jugement aussi catégorique à partir d’un seul point de comparaison? Prenez bien garde que l’an 2007 ou 2008 viennent ébranler votre jugement. Vous généralisez les styles d’apprentissage proposés par les manuels, vous voyez les enseignants comme soumis aux conseillers pédgogiques comme des enfants sans jugement professionnel. Quel mépris!
    De plus je vous invite à relire ces propos de Jean-François Lisée sur le décrochage scolaire au Québec. Ils sont à l’opposé des vôtres. « Le taux de décrochage chez les jeunes, dont on fait grand cas, est toujours problématique dans l’Est de Montréal, mais a notablement régressé entre 1975 (46%) et 2005 (30%). Le nombre de « raccrocheurs » — de retour sur les bancs d’école après un arrêt — augmente sans cesse, réduisant de moitié, à 15%, le nombre de sans-diplôme. Résultat : selon la dernière comparaison disponible, le taux d’obtention d’un diplôme secondaire est au Québec supérieur à la moyenne des pays industrialisés, devant la France, la Suède et les Etats-Unis. »
    Vous traitez avec un peu de légèreté l’idée que l’on apprend mieux ce que l’on découvre par soi-même.Vous pouvez regardez longtemps quelqu’un jouer du piano, ça ne fera pas de vous un pianiste. Il faut l’apprendre par soi-même. être guidé, bien sûr, connaître les règles de l’art, avoir un prof qui soit pédagogue, pas un maître sans souci de ses élèves, quelqu’un qui sait, et qui sait transmettre tout en valorisant différentes façons d’apprendre.

    Certain regard sur la réforme parle d’un taux ce pénétration de celle-ci d’à peine 25%. Serait-ce à dire que l’augmentation des échecs serait plutôt dûe au peu de cas qu’on a fait d’une nécessaire évolution de l’enseignement?

    Vous faites le jeu des saboteurs.Ce n’est pas très lucide. Je remarque d’ailleurs que plus d’un lucide ont démissionné aux premiers échecs politiques. C’est tout le contraire de la persévérance, qui fonde l’éducation.

  14. le 31 jan 2008 à 6:20 marilou

    Pourquoi le parti quebecois a-t-il voulu faire cette réforme? dans quel but? quels en sont les résultats? à quelle place que cela à mal tourné? depuis quand le ministère de l’éducation s’est -il éloigné des profs? les profs sont ils les seuls maitres à bord ? quels sont les bons résultats? quels sont les mauvais résultats? qu’est ce qui empêche un prof de donner des bons enseignements en vrai français? est-ce que le cegep et l,université sont aussi  »poignés » par la réforme? pourquoi avoir attendu en 2008 pour la critiquer ? qui est le responsable de ce chaos? le ministre de l’éducation? les sous-ministres? les fonctionnaires? pourquoi ne pas imputer ,un coup parti, la faute à tous les fonctionnaires qui sont en place depuis le tout début de cette réforme ? comment que cela va couter aux contribuables la réparation de cette faute?il y a un laisser-aller dans la population en général, tout le monde veut protéger, défendre, et exiger des autres que la langue française soit la seule langue parlée et écrite au Québec et la majorité de nos gens ne savent même pas comment faire pour bien parler notre seule langue officielle, il faut arrêter de se regarder le nombril et admettre que les autres qui viennent de l’éxtérieur possèdent un français meilleur que le nôtre, en plus de leur langue maternelle et l’anglais,surtout avec l’obligation de faire leurs cours en français,peût-être y-a-t-il un peu, beaucoup de paresse intellectuelle de la part de nos gens nés-natifs? personne ne va venir les obliger à parler le vrai français à la maison ou sur la rue, alors qu’immigré va se sentir forçer de parler français, mes arrières-grands parents, mes grands=parents sont d’origine étrangères et de religions étrangères, ils ont du aller dans les écoles anglaises parce que les écoles catholiques ne voulaient pas de protestants, de juifs,ou de toutes autres religions,et cela fait que beaucoup d’étrangers qui sont venus ici et qui parlaient français, vers les années 1900 -1960 se sont tourné vers les anglais de toutes les provinces du Canada et que cela à enlevé des bons éléments pour notre province.et ensuite, il va y avoir des personnes qui vont chialer contre les autres raçes, la réforme n,a pas été faite sur un coup de tête, ni à-la-va -vite, je pense , il y a eu une volonté de rajeunir, de renouveller, de moderniser l’enseignement, et c’était bien , mais à quelle place que cela à foirée,? merci.

  15. le 31 jan 2008 à 11:12 AntiPollution

    Depuis 1995, nous avons l’ordinateur, Internet, les « chats », les cellulaires ou les iPods.
    Ces bidules ont-ils un rôle à jouer dans ce que vous dénoncez, M. Facal ?

  16. le 31 jan 2008 à 14:20 Joseph Facal

    L’ensemble des commentaires reflète la confusion ambiante. Quand plus personne ne sait où l’on s’en va, n’est-ce justement pas un signe qu’il faut prendre un temps d’arrêt et refaire le point ? Non, je n’idéalise pas le passé. Non, je ne dis pas que tout est mauvais dans la réforme. Non, je ne mets pas tous les problèmes de nos enfants sur le dos de la réforme. Mais on ne me fera pas croire qu’un rejet aussi massif de la part des enseignants s’explique par un complot syndical ou par une traditionnelle «résistance au changement». Voyons donc. Et on ne me fera pas croire que des notes qui se mettent à dégringoler au même moment que l’introduction des changements trouvent leur explication dans la mauvaise méthodologie des enquêtes ou dans d’autres problèmes «sociétaux», comme on dit de nos jours. Quant à ceux qui invoquent que la réforme est trop avancée pour faire un arrêt, ils me font penser aux gens qui, lorsque leurs roues s’enfoncent dans la neige, donnent encore plus de gaz…et s’enfoncent davantage. Enfin, voir des gens des différents partis se renvoyer la balle en se disant : «gna, gna,gna, c’est de votre faute»…est proprement lamentable (le vrai mot que j’ai en tête est impubliable). Et après, on s’étonne que la politique intéresse de moins en moins ceux qui voudraient simplement contribuer un peu…

  17. le 31 jan 2008 à 15:08 drphilphys

    Quelques commentaires sur vos commentaires.

    Je vais entrer dans le jeu actuel… et jouer moi aussi au gérant d’estrade !

    Voici mes prémisses pour tenter d’évaluer l’effet de la réforme :

    1) Avoir une idée de ce que l’on veut atteindre avec la réforme…. Baisser le décrochage ? augmenter la note « moyenne » de 10 % en français 6ieme année ? Augmenter le taux de réussite en français de 70% à 95 % en sec I ? élèves plus motivés, enseignants plus motivés, etc…. Élèves plus ouverts, intégrer tous les élèves, fournir de l’aide aux élèves en difficulté, apprendre à apprendre… développer une approche philosophique du genre Programme d’Éducation Internationale ?
    2) Les programmes d’apprentissages de compétences et de connaissances doivent être clairs. On doit bien définir ce qu’un élève devrait « connaître » en 6 ième année et en sec V par exemple. À mon avis ceci n’a pas beaucoup changé pré et post réforme pour les matières de base. Mes enfants apprennent toujours le français et les maths à l’école primaire. Ils font…. de la lecture, de l’écriture, de l’orthographe… ils apprennent à compter, à raisonner, à résoudre des problèmes… signifiants…. avec l’aide des mathématiques.
    3) Des outils de mesure doivent être en place avant l’application de la réforme pour évaluer la qualité des apprentissages des élèves : examens internationaux, nationaux, commissions scolaires… etc). Tous et chacun doivent être d’accord avec ces outils. Organisme… indépendant ?… table de pilotage ?…
    4) On doit choisir des échantillons d’élèves et d’école représentatifs… de la population.
    5) On aurait du faire passer ces examens aux cohortes avant réforme… et après réforme…
    Quelle était la tendance lourde avant réforme… une baisse, une amélioration, la constance. ?
    6) Les enseignants et les élèves doivent connaître le « style » d’examen… et pratiquer… pour réussir ceux-ci. Il est certain que la variabilité de la difficulté des examens au début est aléatoire… c’est comme pour un prof d’université qui n’a jamais bâti d’examen… les premiers examens sont généralement catastrophiques et/ou bien trop faciles.
    7) Tous les autres paramètres « sociaux » doivent être +- constants, sinon on essaie d’en évaluer l’impact sur les résultats.
    8) Lorsque ceci est en place et fonctionnel depuis au moins 3-4 ans….. on devrait y lire des tendances générales et y faire des conclusions logiques, solides et étoffées. Sans trop de mouvement de foule, de mode et de politique.
    9) Prendre garde à ne pas biaiser les résultats… si on modifie la difficulté relative de l’examen. On peut faire dire ce qu’on veut aux résultats…Dans les faits, à quoi sert de savoir … que la moyenne québécoise à des examens internationaux est de 2% plus élevée que les élèves français pour un examen de mathématiques ? Rien de plus que les résultats de +-2% à l’examen de la classe X de l’école Y et la classe de l’école Y. Oui, oui j’oublie la puissance statistique et la loi des grands nombres mais bon. Je viole un peu les statistiques mais ce n’est rien à comparer à ce qu’on entend ces jours-ci de part et d’autre. L’évaluation des connaissances et des compétences est une mesure imprécise et on n’y peut rien. Le 75 % de mon enfant versus le 70% de son copain… c’est souvent une imprécision de la mesure et du contexte. Mon enfant qui à 75% est-il meilleur que son copain à 70% ? Par contre, on sait que dans ce monde où tout est déterminé en chiffre…et avec une extrême précision (fausse précision : voir météo….ou sondage) …c’est difficile à imaginer. Sachant qu’encore très souvent la note au bulletin est déterminée par un examen d’une page donnée une certaine journée. Une évaluation unique pré-réforme. En passant avec la réforme cela devait être un portfolio d’apprentissages et d’évaluation. Évaluation formative et sommative.

    Il y a plusieurs années, lorsque je lisais des articles du Devoir sur le projet de réforme… on y mentionnait, la pédagogie différenciée, l’approche par projet… et on y mentionnait aussi quelques exemples tels que des réalisations d’enseignants d’écoles particulières qui préconisait un enseignement par projet. On y valorisait alors les enseignants dynamiques….motivés et stimulés qui menaient à bien plein de projets « intégrateurs et structurants… » Par opposition aux enseignants qui, à chaque année, distribuaient depuis 20 ans les mêmes feuilles d’exercices et les mêmes dictées à leur élèves dans un enseignement plus magistral et linéaire. Un enseignement qui ressemblait plus à ce que les parents avaient reçus dans les écoles régulières.
    On souhaitait aussi permettre aux enfants, de réussir leurs apprentissages sur une période de 2 ans-cycle (au primaire c’était cela le non redoublement avant la fin d’un cycle….)
    )… et possiblement…. avec le même enseignant. Moins d’adaptation pour l’élève et un lien affectif plus étroit pendant 2 ans. On souhaitait aussi intégrer les apprentissages et intégrer l’évaluation (français-math-anglais, musique…) dans toutes les matières. En principe… ceci amènerait plus de collaborations entre les différents enseignants… et permettrait l’élaboration de projets communs dans un même cycle. En principe, cette pédagogie par projet… dynamique, enlevante, intégrante….était autre chose que de faire du cahier d’exercice…. devait aussi « raccrocher » les élèves et particulièrement les garçons.
    Je trouvais cette « philosophie » intéressante… et je croyais que ceci élèverait le niveau de l’enseignement (on cherchait à recréer ce que les « enseignants- étoiles » font tous les jours dans certaines classes régulières).

    Qu’est-il arrivé depuis mes premières lectures ?

    Beaucoup de tergiversations… des relations de travail difficiles (moyens de pression, gouvernement-enseignants, lutte sur l’équité salariale), une loi spéciale, plusieurs changements de ministre de l’éducation, pas de financement pour l’implantation de la réforme ni pour la formation des enseignants… du moins tardivement ….
    L’intégration tout azimut des élèves handicapés et en difficulté sans soutien spécial, la baisse de la natalité (oui ca augmente ponctuellement), la retraite de beaucoup d’enseignants et de directeurs d’école avec expérience dans les écoles et les regroupements multi-niveaux…! la baisse puis l’augmentation du nombre d’élèves par classe….
    Dévaluation de la profession d’enseignant…Et j’en passe… La venue des garderies à l’école… et les enfants qui y arrivent à 6h00-6h30 am et qui repartent vers 18h00. La pauvreté ! Plusieurs facteurs ont pu eux aussi, influencer les résultats pré et post réforme, si résultats à commenter et à analyser il y a.

    Ce que je vois et j’entends présentement dans mon milieu
    La réforme au primaire est peu implantée…. (Je dirais qu’un maximum d’un enseignant sur 2 au primaire applique la philosophie… de cette réforme… (Mes 3 enfants (pré et post réforme : ces 10 dernières années) dans des écoles publiques ont eu droit à leur lot d’enseignement « traditionnel-magistral « peu dynamique mais sécurisant (pour les parents) … (cahiers d’exercice, répétition etc…) ….Les raisons principales invoquées par certains enseignants sont que cela demande trop de travail, pas reçu de formation et cela demande un changement de comportement de la part des enseignants. Certaines écoles ont pris le virage en entier… d’autres où certains enseignants sont plus âgés ne prendront pas le virage (à quoi bon, il ne me reste que 5 ans).
    Pour le secondaire, les enseignants qui essaient d’appliquer les principes réforme… sont peu nombreux… car après tous les maux qu’on lui a attribués au primaire…et le travail que cela a demandé pour la conversion de certains, les enseignants qui souhaitent implanter la réforme se font rares.

    Votre sortie médiatique :

    Lorsque des personnes « crédibles » et médiatiques, jouent au bon citoyen responsable, père, grand-père etc… pour déclamer haut et fort que tous les maux du système scolaire proviennent de la réforme et du « renouveau pédagogique » alors là…. j’ai honte… et je n’en reviens tout simplement pas. C’est du pur délire ! Ce jugement est basé sur quoi au juste ? Des résultats à un examen de français qui se donne depuis 30 ans ? Quelle était la tendance lourde avant…. Les résultats en français (maths) étaient-ils au beau fixe… quelle était la pente ? Descendante ? Combien d’examens post-réforme avec des élèves qui n’ont pas subi les périodes de turbulence dans les relations de travail, les boycotts, le climat de travail tendu et morose ? Aucun !

    Attribuer à la réforme, ces résultats (s’ils en sont réellement et je peux en douter) me semble un raccourci intellectuel impressionnant ? C’est une réponse hyper facile dans le climat anti-réforme actuel ! Comment peut-on être si catégorique ? C’est une instrumentalisation… un mot à la mode ces temps-ci ? Instrumentaliser mais dans quel but ? Améliorer les résultats scolaires des élèves ? Gagner des votes ? Améliorer le sort de syndiqués ? Je n’ai pas de réponse mais j’avoue que je ne comprends pas.

    Vous jouez le jeu des gens qui réclament le statut quo, l’immobilisme ? Êtes-vous un expert ?… non tout comme moi !
    Où sont nos experts en mesure, en évaluation de connaissances et de compétences, où sont nos didacticiens ? Sont-il tous uniquement pour ou contre la réforme ? Qu’ils se lèvent et viennent nous expliquer ? Ce sont eux les experts !
    Je sais, c’est un problème qui devient éminemment politique… monsieur et madame tout le monde donnent son point de vue, raconte ses anecdotes… veut son bulletin avec des notes et des moyennes de groupe ! Les gens « veulent » de l’éducation comme dans leur temps ! Les anciens élèves sont toujours meilleurs que les nouveaux d’après beaucoup d’enseignants ! À ce rythme, d’ici 50-100 ans… les jeunes n’apprendront plus rien à l’école ? Voyons donc !
    Pourtant, les finissants en sciences de nos universités sont très appréciés partout dans le monde. Ils se mesurent favorablement partout où j’ai pu en être témoins ! Pourtant à l’uni… la notation est en lettre….pour pouvoir se comparer aux autres(provinces, USA) qui étaient en lettre bien avant nous !

    Je déplore aussi que M. Lisée, notre Tintin national (affectueux!), soit de toutes les batailles ces temps-ci… sur la religion à l’école, sur l’identité, sur la réforme…. j’en passe. J’imagine que cette sensibilité lui vient par le fait d’avoir maintenant des enfants à l’école.

    Je conviens que l’implantation de cette réforme a été un cafouillage….et qu’il y a beaucoup d’hésitation à la base(les enseignants) et à la tête. Ces hésitations qui perdurent depuis 8-9 ans proviennent en grande partie d’un manque de leadership flagrant à la tête (tout gouvernement confondu : dixit nombre de ministres et notre valeureux ministère de l’éducation et des loisirs !).
    C’est normal aussi qu’une nouvelle philosophie d’enseignement qui affecte les comportements des personnes prenne du temps à s’implanter. Il y a certainement des correctifs à apporter mais il y a beaucoup de bon « sens « dans cette réforme. Un recul ne me semble aucunement souhaitable.
    Évidemment, la pression monte et cela devient un enjeu politique que les démagogues sauront exploiter.

    Il est temps qu’un leadership soit exercé. Certains universitaires-experts devraient commenter. Craignent-ils que leurs subventions diminuent !

    Physicien-chercheur
    Parents de 3 enfants qui ont vécu la réforme
    Fatigué de ce débat stérile anti-réforme (l’immobilisme triomphera malheureusement)
    Conjoint d’une enseignante d’expérience (19) du primaire

  18. le 31 jan 2008 à 17:36 Steph

    Enfin, des personalités qui s’impliquent…

    Je suis un enseignant au secondaire en histoire et géographie (univers social) et par rapport à mes disciplines, c’est un échec lamentable.

    L’approche par compétence ne favorise pas l’apprentissage des connaissances qui sont nécessaires aux compétences. On demande des opérations intellectuelles de très haut niveau pour des élèves de 12-13 ans. Lorsque tu as un groupe qui combine des élèves avec 1-2 ans de retard, c’est tout un exploit juste de les intéresser, de maintenir une discipline, etc.

    D’ailleurs, dans ce cafouillis total nous avons perdu trois éléments essentiels en éducation: le sens de l’effort, la discipline et le dépassement de soi. Les bons élèves s’en sortent malgré tout. Toutefois, ils n’assimileront jamais autant de chose que dans l’ancien système parce que la réforme, c’est le nivellement par le bas si on suit les intentions pédagogiques du ministère. Les grands perdants sont en effet les élèves faibles, mais aussi les «moyens» qui eux, faute de cadre, de balise, se retrouve perdus dans ces nouveaux programmes, méthodes pédagogiques.

    On nous propose constamment le travail d’équipe alors que bien souvent, nos élèves ont toutes les difficultés du monde à être autonomes, à se concentrer, individuellement.

    Si j’étais au ministère de l’éducation, c’est certain que je produirais des épreuves ministérielles pour standardiser le Québec. On fait n’importe quoi. Chaque enseignant fait à sa tête, les critères ne sont pas les mêmes d’un enseignant à l’autre, c’est ridicule. On veut de l’autonomie mais on veut aussi des balises.

    Je suis fier de moi d’avoir pris du recul et d’avoir fait selon ma conscience depuis quelques années. J’enseigne des connaissances historiques, je fais de petits projets intégrateurs, je m’asssure d’avoir un bon lien avec mes élèves, d’avoir une bonne gestion de classe, j’essaie de les divertir à travers ma matière, qu’ils aient du plaisir et mes évaluations demandent une bonne compréhension des concepts, événements, personnages. COmme à l’ancienne. Je fais aussi des liens avec le présent comme on l’a toujours fait.

    Toutefois, c’est parfois difficile de s’y retrouver. Je fais allusion entre autres aux nouveaux programmes en géographie. Aucune connaissance. Pas de localisation. Juste de l’analyse. Justement, pour avoir de l’analyse, il faut des connaissances.

    Bon j’arrête, j’ai trop parlé de la réforme depuis 3 ans.

  19. le 01 fév 2008 à 22:31 Charles

    Il serait intéressant d’étudier les liens entre les objectifs initiaux de la réforme, sa mise en œuvre et la transformation des objectifs à travers le temps par rapport à la résistance de l’administration publique québécoise (j’ignore si je peux utiliser le mot incrémentalisme dans ce cas bien précis puisqu’on ne peut pas dire que le MEQ ait freiné la réforme par conservatisme), et plus spécifiquement du MEQ, qui semble être un cas à part en ce qui concerne son autonomie du politique. Je vais me renseigner à savoir si des chercheurs en analyse de politiques publiques ont écrit sur le sujet. Il semble bien qu’il y ait eu détournement en cour de route et que c’est lors de la mise à jour des objectifs de la réforme que le bateau a commencé à prendre l’eau.

    Est-ce que les ministres sont assez fort, aujourd’hui, pour avoir un réel pouvoir sur leur ministère? Est-ce que l’expertise du fonctionnaire aura pris le relais de la légitimité de l’élu? C’est une question que nous nous devons de poser puisqu’il semble bien que le MEQ ne soit plus piloté par un ministre depuis belle lurette.

  20. le 02 fév 2008 à 4:43 maude levasseur

    C’est assez évident que vous voulez faire un croc-en-jambe à Mme Marois.

    Avec un parti minoritaire et des élections pour bientôt, là ça manque de sérieux.

    Mme Marois monte dans les sondages et ça pouvait attendre qu’elle soit élue et en discuter avec elle pour faire des changements

    Vraiment vous me faites pitié, avec vos magouilles.

  21. le 02 fév 2008 à 15:11 marilou

    …qu’est ce que cela va donner de manifester, s’il n’y a rien de concret qui va se faire,? et Madame Marois, qui à autorisé cette réforme aura beau monter sur ses grands chevaux, c’est elle la responsable de ce gachis, qui se perpétue depuis trop longtemps, cela parait bien de mettre toutes les fautes sur le parti au pouvoir,mais il faut savoir reconnaitre les torts,les erreurs, les manques de jugements que le parti québecois à fait,,je suis certaine que ce n,était pas le but de cette réforme qui traine, et même si nous disions que le parti libéral est lent à réagir, il n’a pas tous les péchés d’Israel.,il faut cesser d’ accuser les uns et les autres et se mettre au travail.que font les fonctionnaires, les profs, les directions d’écoles ,?..Tous ceux qui ont passés au ministère de l’éducation sont aussi responsable et hier et aujourd’hui,,,et ce n,est pas une petite marche de protestation qui va changer le piètre résultat de nos enfants,va-t-on commençer à douter de l’intelligence de nos élus? de l’esprit formateur des professeurs? de la saine gestion de nos fonctionnaires ? et vous tous de la coalition de la réforme, qu’Avez-vous fait? Vous vous êtes trainé les pieds , pépèrement, durant toutes ces années, et pour vous faire du capital politique , vous exigez du gouvernement présent de réparer les fautes commises dans le passé par un autre gouvernement qui prône l’indépendance et la séparation comme solution miracle à tous les malheurs supposément causés par les méchants fédéralistes! n’avez-vous pas pensé que c’est peut-être de la faute de votre parti, si il y a eu un laisser-aller , tout le monde trouvait cela cool de parler en joual, de sacrer,de se moquer des gens qui osaient bien parler,et maintenant, il y a un mouvement de protestation contre les nouveaux venus, (ces voleurs de jobs)il y a du racisme, et combien d’autres niaiseries çiblées sontre tout ce qui n’est pas d’ici, contre tout ce qui se fait ailleurs, il y a eu une fausse fierté de nous qui nous ont fait préférés nos quétaineries au lieu d,aimer les bonnes réalisations que l’ont avait avant…mais il n,est pas trop tard j,éspère pour s,améliorer et nous rendre tous fiers de notre Québec,,,que ce soit en politique, en éducation,en sport, en loisirs, en industries,ou dans toutes autres formes de travail, mais il faut se relever les manches et arrêter de se poser en victime-martyr,il y a longtemps qu’il n’y a plus de victimes dans notre province-qui-veut devenir un pays,,merci ,

  22. le 03 fév 2008 à 0:01 Mía

    Monsieur Facal,
    La présente est pour vous remercier de m’avoir ouvert les yeux par vos hauts cris anti-réformistes. Je vous remercie de m’avoir fait réaliser, qu’en tant qu’enfant de la réforme, je suis une ratée et une erreur de parcours. Je vous remercie aussi de me faire réaliser à quel point ma grammaire est déficiente, à quel point mon 92% en mathématiques est inquiétant et à quel point l’histoire de mon pays m’est étrangère.
    Mais attendez une seconde! Permettez moi une légère rétrospective!
    Lorsque, dans les années 90, on a voulu abolir les commissions scolaires religieuses, la province a tout de suite poussé des hurlements d’horreur! Voyons! Nos enfants allaient tous devenir des gens immoraux qui ne connaîtraient pas les enseignements du seigneur! C’est donc en femme immorale et ignorante que je vous écris aujourd’hui pour vous supplier de tenter, du moins, de comprendre la nécessité du changement.
    Monsieur Facal, les adultes bien-pensants qui animent ce débat depuis des semaines se foutent royalement du point de vue d’une étudiante de 15 ans… Mais sachez que l’on insulte les étudiants en les traitants d’arriérés et d’ignorants. Vous parlez de chiffres et de notes dans votre texte, alarmé que vous êtes de la baisse des résultats scolaires. Mais vous semblez perdre de vue que l’objectif final de cette réforme de l’éducation vise à améliorer la « qualité » des futurs citoyens…
    Quelle différence y a-t-il entre un 85% et un 75%? Et quel impact aura cette « baisse drastique des résultats » sur le futur citoyen? En ce qui me concerne Monsieur Facal, je crois que la majorité des connaissances que l’on m’apprend à l’école influenceront très peu mon futur cheminement personnel. Par contre, les compétences que l’on m’y inculque me seront utiles peu importe le chemin qui sera le mien. Et je considère que s’il y a un enrichissement qu’il faille garder au programme scolaire, c’est bien celui-là.
    Sachez de surcroît que beaucoup des statistiques que vous citez dans votre textes sont démenties par une lettre d’opinion publiée dans le Devoir du 2 février 08 intitulée ironiquement « autodéfense intellectuelle ».
    Veuillez croire que vous avez tout mon respect de jeune arriérée ignorante,
    Mireille,
    Étudiante de 15 ans

  23. le 03 fév 2008 à 8:20 marilou

    Merci ,Mia , pour votre témoignage—, vous êtes la preuve que quand on veut,on peut, et aussi, cela nous prouve qu’il y aura toujours des personnes pour réussir, peu importe, les conditions qui nous entoure,mais il y a une grande majorité. de gens qui ne veulent pas ,maintenant, faire aucun effort et qui se fient,malheureusement, sur l’Appui de l’état-papa/maman, avant d’essayer quelque chose–. Vous avez toute mon admiration pour votre détermination et bravo pour vos notes, vous irez loin dans la vie, continuez à avoir votre franc-parler et votre belle façon de résussir…//–Ma mère 90 ans, dit toujours, quand on n’essaie pas, on ne sait pas,,,et elle avait seulement une quatrième année scolaire ,en 1927, mais elle nous a transmis son amour de la lecture, et mon père , qui a fini ses études en 1924, en troisième, année ,nous a transmis son amour pour les maths . M,Facal,—.saviez-vous que les enfants qui ont été à l,école avant 1939 ont appris plus de choses que les jeunes d,aujourd’hui,nos parents étaient très exigeants au niveau scolaire et tous mes frères et soeurs,nous sommes 13 enfants à la maison, nous avons tous réussi , il y en a qui ont redoublé, et puis après ? cela ne nous a pas découragé, entre les travaux sur notre ferme, notre engagement dans plusieurs associations, nos cours,les heures passées à la bibliothèque,à la radio-scolaire-, au journal de l’école,à la caisse scolaire, nous devions rendre compte de nos devoirs et des résultats, tous les soirs ,avant le souper, nous étions ,tous les enfants assis à la grande table et tout le monde travaillait,et même les plus jeunes de 2-3-5-6- ans avaient un crayon dans les mains et ils essayaient de faire pareil comme les autres,cela à certainement donné de bons résultats , et nous n,avions pas le droit de prendre place à la table de la salle à manger tant que mon père n’était pas assis,,et à voir les métiers que fait les membres de ma famille, je crois que mes parents avaient raison d’e^tre exigeant avec nous tous,,—si tous les parents étaient attentifs aux besoins de leur enfant, peut- être qu’il y aurait plus de réussites, qu,est-ce qui empêche un parent de s ‘occuper de l,enseignement de son enfant,? merci encore Mia. votre témoignage peut servir d,exemple/// Marilou, 65 ans

  24. le 03 fév 2008 à 9:00 marilou

    re-pour ceux qui veulent en savoir plus ,,allez voir=université laval, bibliothèque, les manuels scolaires quebecois des frères maristes…

  25. le 03 fév 2008 à 14:09 Jacques Proulx

    Mía

    Mia j’ai beaucoup de difficulté avec votre âge, car votre commentaire et les mots employés ne dénote pas du tout une fille de 15 ans et cela vous trahi.

    « Mais attendez une seconde! Permettez moi une légère rétrospective!
    Lorsque, dans les années 90, on a voulu abolir les commissions scolaires religieuses, la province a tout de suite poussé des hurlements d’horreur! »
    C’est donc en femme immorale et ignorante que je vous écris aujourd’hui pour vous supplier de tenter, du moins, de comprendre la nécessité du changement. »(Mia)

    Désolé mais une fille de 15 ans s’amuse pas à relater des faits de 90 et encore se croire une femme immoral et ignorante.
    Je rajouterais facilement 15+15=30 ans et + .

  26. le 03 fév 2008 à 15:31 maude levasseur

    M.Facal

    On peux-tu vous dire :

    1. Que vos vendettas on en a assé
    2. Que c’est la souverainté qui nous intéresse et non votre gloire personnelle
    3. Que si vous êtes fédéraliste affichez-vous clairement
    4. De fermer vos gueules au lieu de faire du mal au PQ
    5. De vous ranger du côté de Mme Marois ou de sacrer le camp du parti

    Rangez dont vos gros égos dans la boîte à outils de M.Boisclair. C’est la souveraineté qui nous intéresse et non vos gloires personnelles(Landry, Lysé, Facal).

    Je viens d’écouter ce que Mme Marois a exprimé à propos des vieux beaux-pères et je suis totalement d’accord avec elle. C’est elle le boss!…pas vous autres

  27. le 03 fév 2008 à 15:56 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M. Facal,

    Comme j’ai peu de temps, je vais tenter d’être bref!

    1- Excellente réaction de la Ministre de l’Éducation qui s’est éloignée de la partisanerie. Elle nous dit, elle aussi, qu’elle est inquiète ; c’est tout à son honneur. Merci Mme Courchesne.

    2- Mauvaise sortie de deux ex-politiciens vous et M.Landry (en tout respect). Vous n’aviez qu’à vous joindre aux manifestants le jour de la marche. Simple, non?

    3- Vous saviez bien — Rébello, Lisée et vous-même — que M.Landry, à qui vous avez soumis le dossier, ne résisterait pas à l’envie de prendre publiquement la parole (lui qui n’a pas de petits-enfants au primaire et peut-être même pas au secondaire?)
    Vous-même ou M.Rebello, nous aurions (peut-être?) compris, mais lui ; « encore la belle-mère » comme l’a souligné M.Homier-Roy à la SRC.

    3- Pensez-vous que d’ex-politiciens du PLQ auraient osé faire la même chose à M.Charest? Jamais! Ils sont trop solidaires pour cela.
    Ça c’est une équipe, qui se tient et ne se tire pas dans le pied.

    4- Ce que j’en pense de la réforme — voulue unanimement par toutes les instances consultées pendant près de 2 ans et qu’un « projet pilote d’un an » est venu avaliser — n’a pas d’importance, puisque je n’en connaît pas suffisamment. Donc j’écoute, à part aujourd’hui!

    Si Mesdames Courchesne, il a quelques mois, et Marois(en 2006) nous disaient qu’il fallait corriger et améliorer des éléments de la réforme ; c’était qu’elles étaient conscientes qu’il y avait des problèmes touchant, en particulier une partie des élèves moyens et tous les plus faibles ; il fallait donc leur faire confiance, non?

    D’ailleurs, le terme  » Stoppons la réforme,  » au lieu de  » Suspendons la réforme en 4 et 5  » , était inapproprié et sous-entendait — vu par le commun des mortels — qu’il fallait comme en France et en Suisse, l’ANNULER!

    Pour Conclure je dirais comme Marilou :

     » ………n’est pas trop tard j’espère pour s’améliorer et nous rendre tous fiers de notre Québec,,,que ce soit en politique, en éducation, en sport, en loisirs, en industries, ou dans toutes autres formes de travail, mais il faut se relever les manches …………. dans notre province-qui-veut devenir un Pays, merci! « .

    Elle a totalement raison il faut devenir « Un Pays », et pour cela relevons nos manches!

    Conclusion: je ne sais pas si l’on peut temporairement suspendre la réforme au secondaire 4 et 5, puisque les élèves de secondaire 3 de cette année, sont des enfants de la réforme ; pourront-ils revenir les enfants de l’ancien programme? Est-ce possible?

    Pourront-ils s’adapter, le temps que l’on corrige les éléments à problèmes en vue du secondaire 4 et 5?
    Copmte tenu que l’on soulève(semble-t-il) aussi le manque de formation des maîtres depuis le début de la réforme, il serait d’autant plus important de mieux se préparer pour le dernier cycle du secondaire, non?

    N.B. États généraux sur l’éducation qui se sont échelonnés sur près de dix-huit mois entre 1995 et 1996.
    Mme Marois à bel et bien lancé la réforme, sous le gouvernement Bouchard.
    Elle a été remplacée au ministère de l’éducation le 15 décembre 1998, par François Legault.
    La réforme a été appliquée à partir de septembre 2000, (à vérifier).

    Pour en savoir plus, lien:
    http://www.uquebec.ca/mag/mag2000_09/dossier2000_09.html

    Comme vous voyez ce n’est pas facile d’être bref……..

  28. le 03 fév 2008 à 18:12 Adam

    Ahhh je suis emu par cette harmonie qui regne au parti quebecois. Maude, vous me donnez vraiment envie de signer une carte de membre afin d’exprimer mon opinion.

    Mr. Facal il faut faire attention, a trop se faire frotter les oreilles par la Pauline vous allez passe pour un federaliste qui n’aime pas sa nation.

    Je propose de fermer le blogue afin que toute idee, aussi constructive soit-elle, soit oubliee a jamais, car il n’y a qu’un seul et unique but qui est celui d’avoir une souverainete du Quebec, et ce independement d’une possible amelioration a cours terme de notre systeme d’education.

    P.S. J’ai un avis oppose a celui de Mr. Facal concernant la reforme de l’education, mais je ne supporte pas l’esprit de clochet qui impose a quiconque qui veuille debattre une idee qui se pose comme divergente a la noble cause de FERMER SA GUEULE.

    Apres ca parle de Bush et ca se moque des americains qui ont un president qui desunis la nation pour la cause d’un dogmatisme repugnant similaire a celui que vous nous faite subir.

  29. le 03 fév 2008 à 18:33 Mathieu Dumais

    Excellent texte, M. Facal.

    J’aimerais savoir ce que vous pensez de la réaction de Pauline Marois qui vous demande ni plus ni moins de la fermer si c’est pour dévier de ses positions?

    C’est ça, le nouveau PQ?

  30. le 03 fév 2008 à 23:18 Jean-Renaud Dubois

    @ Monsieur…Adam, je vous pensait modéré, c’est bien pour dire, comme on peut se méprendre…..

    Avant que vous réussissiez à faire fermer le blogue, faites nous donc le plaisir d’émettre une opinion sur cette réforme.

    Les blogeurs ont lu des points de vue très intéressants sur le sujet en chronique: « Une cause juste »

    Votre apport sur le sujet serait souhaitable et constructif…

    Jean-Renaud

  31. le 04 fév 2008 à 0:55 Steph

    C’est devenu un débat sur le PQ alors que ce n’est pas de cela qu’on parle!

    Et tant qu’à moi, M. Facal et Landry ont le droit d’émettre leurs opinion. POurquoi toujours politiser?

    La réaction de certains péquistes me laisse toujours pantois…

  32. le 04 fév 2008 à 10:53 Mathieu D

    Beaucoup de plaisir à vous lire… et à lire tous ces commentaires. Pourtant, plus j’en lis, plus je suis confu au sujet de la réforme. Je ne saurais dire si je suis contre ou si je suis pour. Pour ou contre quoi, d’ailleurs ? Stopper quoi? Continuer quoi? Le débat devrait peut-être clarifier et approfondir ces questions.

    J’ai parfois l’impression que les gens « pour » sont d’accord avec plusieurs points amenés par les gens « contre ». J’ai aussi l’impression que les gens « pour » ne défendent pas nécessairement les mêmes aspects de la réformes… Les compétences, les matières de base, préserver l’estime de nos pauvres petits…

    Parenthèse sur la tournure « péquiste » qu’a pris le débat… Serait-il possible de laisser chaque citoyen, fut-il péquiste, le privilège de proposer des idées ou soulever des débats? Sur quel principe le fait d’être un souverainiste notoire devrait-il limiter la liberté d’expression sur des sujets qui n’ont pourtant rien à voir avec la souveraineté ? De grâce M.Facal, ne censurez en rien vos propos. Nous aurons l’intelligence (je l’espère) de lire l’opinion d’un citoyen lucide et non la ligne de partie du PQ. N’en déplaise à Mme Marois (ou à Maude Levasseur).

  33. le 04 fév 2008 à 11:34 Jacques Proulx

    Bravo!M.Facal et continuer comme simple citoyen qui a une carte de membre du PQ mais qui à pas peur de ses idées.
    C’est parce que tu es membre d’un parti avec une visibilité connu que tu es réduit au silence.La loi du bâillonnement c’est antidémocratique.

  34. le 04 fév 2008 à 11:35 Jacques Proulx

    Erratum: C’est PAS parce que tu es membre

  35. le 04 fév 2008 à 14:08 maude levasseur

    À ceux qui voient de la démocratie dans ce que font les critiqueux du PQ, moi j’appelle ça de la vengeance et du mépris. Quand on est membre d’un parti on doit respecter ses règles. Ce que fait M.Landry et les autres ce n’est pas de la démocratie, c’est du dénigrement du parti et du mépris contre sa chef élue démocratiquement.

    La vengeance et les règlements de compte de M.Landry depuis que Mme Marois est au pouvoir, ça s’appelle de la bêtise humaine et ça nuit au PQ.

  36. le 04 fév 2008 à 14:14 marilou

    …ce qui est bien en démocratie, c’est que tout le monde peut donner son avis, son opinion, émettre ses idées,que l’on soit membre ou non , d’un tel ou tel parti, et si nous sommes membre d’un parti, il est de notre devoir de dire ce que l’on pense, et de faire savoir à la haute direction ce que nous attendons d’eux, même si cela peut choquer les dites-personnes,

  37. le 04 fév 2008 à 14:17 maude levasseur

    Et j’ajouterais qu’a certains moment l’hypocrisie(Landry et les autres) peut ressembler à de la démocratie. Moi je me ralie à Mme Marois pour la démocratie et je n’ai aucun doute sur elle.

    Quand elle a été exclue du parti, elle a fermé sa gueule et a laissé le parti suivre son cours normal, même si elle était en maudit contre le PQ et que tout ne marchait pas comme elle le voulait.

  38. le 04 fév 2008 à 14:51 Jacques Proulx

    maude levasseur

    Comme ça pour toi un parti politique c’est la loi du bâillonnement qu’il faut maintenir avec tous les membre du parti?

    Une réunion général du parti crois-tu qu’il y a juste des membres d’accord entre eux.

    La démocratie connais-tu?

    Ils sont pas des militants actifs au sein de l’organisation politique.Ils sont membres et ils ont droit à leur idées et de le dire.

    Ce que tu dis à aucun sens ou sinon sort les armes pour les faire taire.Ridicule!

  39. le 04 fév 2008 à 14:58 maude levasseur

    Adam

    Je trouve nécessaire des fois de douter de la démocratie de certains. La démocratie, c’est un mot large qui ressemble trop souvent à de la «bouillie pour les chats».

    Tu dis : «Je propose de fermer le blogue»…pour faire taire les autres…ouais, je crois que le mot démocratie t’embête plus qu’il ne t’éclaire!…

  40. le 04 fév 2008 à 15:31 Adam

    Quand je disais : >

    C’etait du sarcasme a l’endroit de ceux qui voulait que Mr. Facal et compagnie se ferme la gueule….

    Je crois comprendre que vous etes bien peu habitue avec ce genre d’humour.

    Mais bon….

  41. le 04 fév 2008 à 15:31 Adam

    Quand je disais de fermer le blogue je me voulais sarcastique…blablabalbala
    voir message precedent.

  42. le 04 fév 2008 à 16:25 vindictater

    Coup de théatre ce matin M. Facal étiquetté comme belle-mere du PQ. Et bien bravo, si c’est rendu qu’on peut pas donner son opinion a cause de son passé militant, on est mieux d’abandonner le PQ tout de suite. M. Marois savait tres bien dans quoi elle s’embarquait en prenant la tete du parti c’est trop tard pour se plaindre des commentaires de ses ex-confreres. Fuck la langue de bois et l’absence de débat, j’aime mieux la franchise des chicannes publiques péquistes que l’hypocrésie libérale.

    @ Maude
    J’ose esperer que ta sortie protectionniste en faveur de M. Marois n’est pas baser uniquement sur le fait que c’est une femme, sinon je considere ton opinion comme sans valeur puisque basé sur des criteres discriminatoires.

  43. le 04 fév 2008 à 21:24 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M. facal,

    Comme je l’ai mentionné lors de mon premier courriel, je ne connais pas encore suffisamment le dossier pour appuyer une position ou l’autre. Mais je progresse un peu, et je vais tenter une opinion.

    Hier, je mentionnais la difficulté de l’arrêter pour un an, puisque les élèves (de la réforme) de 3ème secondaire ne seront peut-être pas apte (ou prêt) à passer à l’ancien programme du secondaire 4. Je trouvais que c’était un peu incongru.

    En écoutant aujourd’hui des interventions de professeurs à « Maisonneuve en direct », je me suis dit, tout à coup, que «le seul avantage», d’un arrêt d’un an — serait de permettre une fois pour toute de vérifier et évaluer enfin cette réforme qui avait pour but, il faut bien se le rappeler d’améliorer la qualité de l’enseignement, l’intérêt et la motivation des élèves (en particulier des plus faibles) et surtout de diminuer le décrochage scolaire. Sinon …cela n’en vaut pas la peine!

    Selon Mme Courchesne, rien a changé en 7 ans, et elle est inquiète disait-elle vendredi dernier.

    Donc, voici une proposition :

    1- Un arrêt d’un an de la réforme qui permettrait(?) de corriger les problèmes, d’améliorer la formation des maîtres, tout en maintenant la réforme jusqu’au secondaire 3.

    2- Quant aux futurs élèves de secondaire 4 ( provenant des enfants de la réforme) ils seraient confrontés dès septembre prochain à l’ancien programme.

    En résumé, on ferait d’une pierre deux coups : remettre la réforme sur ses rails, du primaire jusqu’au secondaire 3 — et enfin (c’est le coeur de cette proposition)…l’évaluer vraiment, avec chiffres à l’appui.

    Donc, dès juin 2009, on pourra « enfin vérifier » si la réforme est un succès ou un échec comme ont dû le faire, évidemment, la Suisse et la France, avant de l’annuler.

    Est-ce que la réponse à l’interrogation que tous les québécois(es) se font sur cette fameuse réforme vaut sa suspension pour un an?

    Je laisse chacun y penser et même d’y répondre si le coeur vous en dit. Peut-être suis-je dans le champ complètement avec cette analyse!

    *****

    M. Facal, je n’ai pas changé d’idée au cours des ans sur la transparence de ce parti politique : il est vraiment pas ordinaire — « un livre ouvert » — ; même si c’est invivable et frustrant pour ses chefs.

    Si quelques-uns sur ce blogue sous-entendent que ce parti en est un  » où le silence est roi « , ce sont des manipulateurs ; c’est tellement grossier qu’il vaut mieux ne pas le relever, comme je le fais!

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte -Adèle

  44. le 04 fév 2008 à 23:02 Jean-Renaud Dubois

    Oups! j’avais oublié les 2 derniers paragraphes, ci-dessous:

    Tout ce que j’ai voulu dire dans mon premier courriel c’est que vous auriez pu tout simplement l’appuyer lors de cette marche ou bien faire cette sortie publique vous-même, elle aurait sûrement eu plus de poids et n’aurait pas soulevé de vagues comparables!

    Après sa sortie contre Boisclair, 2 mois avant les élections de mars 2007, une récidive d’un ex-premier ministre était vraiment maladroite! Vous auriez dû le savoir tous les trois (Rebello, Lisée et vous) à moins qu’il y ait d’autres objectifs….. Mais je ne le crois pas.

  45. le 05 fév 2008 à 11:49 Réal

    Réformer la démocratie pour réussir la réforme de l’éducation

    Il y a de plus en plus de personnes, renseignées, talentueuses et inventives qui désirent s’investir pour aider à solutionner des problèmes reliés à l’éducation. Toutefois, le jour des élections, ces personnes ont délégué leur pouvoir d’action à des ministres qui croulent sous les problèmes qui les assaillent de tous côtés. La plupart du temps, les décisions prises semblent dérisoires. Qu’une ministre de l’éducation, décide avec l’aide de ses conseillers, de procéder à tel type d’évaluation des élèves plutôt que tel autre ne peut que provoquer des insatisfactions. Alors on se sent berné. Débute la ronde des « rouspettages », des obstructions et des manifestations. On remplace le gouvernement par un autre qui ne peut faire mieux. On voit là l’inanité de toutes ces gesticulations. Imaginer que la seule classe politique peut régler tous les problèmes semble inconséquent. Pourtant, il serait possible de mettre sur pied un système qui responsabilise tout le monde ; un système qui implique la population et les élus de façon constructive. Ces nouvelles tendances sociales de démocratie participative existent.

    J’ai le sentiment qu’une personne comme Joseph Facal aurait l’envergure pour s’attaquer à un tel projet.

  46. le 05 fév 2008 à 13:55 Lesdents

    Mathieu, tu ne pouvais pas t’empêcher une petite pointe:

    « Parenthèse sur la tournure “péquiste” qu’a pris le débat… »

    Personellement, je préfère toujours ça à voir un parti éclater. Je rapelle à ce titre que le Parti libéral a éclaté deux fois au cours des 50 dernières années(une fois pour donner naissance au PQ à la fin des années 1960, et une fois pour donner naissance à l’ADQ au début des années 1990). En ce sens, le vrai parti de la chicane, c’est pas mal plus le Parti libéral, qui ne tolère pas les gens un peu trop attachés au Québec en leur sein.

    Dans cette perspective, le PQ est le parti qui a la plus longue longévité au Québec, et comme par hasard il est aussi celui qui a le plus tendance à discuter ouvertement de questions fondamentales (ou, dit autrement, qui a la démocratie interne la plus vivante). Voyez-y ou non un lien de cause à effet, et veuillez ne pas interpréter mon point de vue erronément. Je ne suis pas en train de dire que le recours aux médias devrait être le premier pas d’une démarche démocratique à l’intérieur d’un parti.

  47. le 05 fév 2008 à 14:30 Joseph Facal

    À tous ceux et celles que cela intéresse,

    Pensez-vous vraiment que lorsqu’on signe une pétition, on demande à voir qui sont les 25 000 autres signataires ? Franchement…D’ailleurs, en passant, entre le lancement de la réforme par madame Marois en 1997 et aujourd’hui, il y a eu trois élections, trois gouvernements et cinq ministres de l’Éducation.