Une baignoire sans bouchon
10 mars 2009 par Joseph Facal
Ma chronique sur les hôpitaux m’a valu des réactions qui justifient que j’y revienne.
Plusieurs raisons expliquent pourquoi il est souvent difficile au Québec d’avoir accès à un médecin. L’une est que les jeunes médecins, souvent des femmes, travaillent moins d’heures que la génération précédente parce qu’ils veulent une vie plus équilibrée. Bravo.
Une autre raison est qu’à chaque année, plus de médecins quittent le Québec qu’il n’en arrive de l’extérieur. En proportion de leur nombre, l’exode des médecins est deux fois plus élevé au Québec qu’en Ontario.
On explique souvent ces départs en disant que le Québec n’offre pas aux médecins des conditions de travail et des revenus suffisants pour les retenir. C’est vrai qu’ils gagnent moins ici qu’ailleurs au Canada.
Mais si l’argent était le nœud du problème, les départs se feraient grosso modo dans les mêmes proportions pour les diplômés des quatre facultés de médecine du Québec. Or, les chiffres montrent que les départs sont astronomiquement plus élevés chez les médecins passés par McGill.
Un médecin peut partir à deux moments : il peut quitter sitôt le doctorat en médecine obtenu, s’il décide de ne pas se spécialiser ou de se spécialiser ailleurs, ou il peut quitter une fois sa spécialisation complétée, lorsqu’il doit décider de son lieu de pratique professionnelle.
Dans le premier cas, les chiffres de la Canadian Medical Education Statistics pour la période 1996-2004 montrent un exode annuel moyen de 47,6% pour McGill contre 1,0% à Laval, 1,3% à Sherbrooke et 2,1% à Montréal.
L’explication ne peut être que les étudiants de McGill sont des étrangers rentrant chez eux puisque la proportion d’étrangers dans les facultés de médecine est faible. Ce sont donc des Québécois qui partent.
Dans le deuxième cas, une fois la spécialisation complétée, l’exode de ceux formés à McGill avoisine les 50%, alors qu’il oscille entre 5 et 15% pour les facultés francophones, selon les chiffres du Canadian Post-MD Education Registry (http://www.caper.ca/).
Entre 1995 et 2004, 550 médecins diplômés de McGill ont quitté le Québec, ce qui représente les deux tiers de l’exode total de médecins affligeant le Québec. Si le taux d’exode de McGill était ramené à celui des facultés francophones, cela suffirait pour annuler toutes les pertes subies par le Québec au profit des autres provinces canadiennes et des États-Unis.
Avec un nombre de places allouées d’à peine 1,5 fois supérieur à celui de McGill, l’Université de Montréal forme 4 fois plus de médecins pratiquant au Québec. Pour dire la même chose autrement, seulement 11,1% des médecins pratiquant au Québec viennent de McGill. Bref, si la baignoire se remplit si lentement, c’est parce qu’elle n’a pas de bouchon.
Est-il raisonnable d’allouer environ le quart des places dans les facultés québécoises de médecine et la moitié des 4 milliards que coûteront les deux méga-hôpitaux à une institution qui exporte ensuite ses diplômés dans des proportions si ahurissantes ?
Sommes-nous, au Québec, riches au point de nous permettre de subventionner les soins de santé que ces expatriés donneront aux Ontariens ou aux Américains ?
Deux questions comme ça.
45 réponses à “Une baignoire sans bouchon”

McGill est une école de médecine réputée qui forme des médecins pour le reste du monde : Ontario, USA, etc…
Alors, pourquoi les subventionner à la même hauteur que les facultés francophones ?
On pourrait exiger de tous les médecins qui quittent le Québec un remboursement de tous leurs frais de scolarité à la faculté de médecine, que ce soit McGill ou autre.
En réponse à votre question, à la fin : NON
J’ai bien hate de voie la réponse de Cédrick et de l’expérience terrain ainsi que de Davey qui n’arrive pas malgré tous ces efforts à dire 1 seule mot contre McGill…
Pour ma part, je trouve cette constatation innaceptable et je donnerais le financement selon la capacité de rétention des étudiant au Québec après la spécialisation. Comme dans les hopitaux qui fonctionne avec un budget selon un nombre X d’opération, les centres de formation pourraient recevoir X dollars pour chaque médecin opérant au Québec qu’ils produisent.
Une solution simple serait également de prendre des contrats avec tous les étudiants de tous les programmes. Le contrat serait simple, on assure la subvention de l’état de plus de 80% pour la formation mais en échange l’étudiant s’engage à rembourser la totalité de la somme s’il échout un court plus d’une fois (remboursement du cours)ou s’il quitte la province avant 5 ans de travail ici à la fin de son éducation. C’est certain que le recouvrement sera pas facile si l’étudiant décide de partir en Indonésie.. mais on doit donner un message qu’on ne te donne pas 100 000 $ pour ta formation comme si de riens était. Si tu veux travailler aux États-Unis, va t’inscrire à la faculté de médecine aux États-Unis à minimum 10 000 $ par session. Sinon, étudit avec nous a bas prix mais respecte tes engagements et redonnnent à la communauté par la suite. merci de me publier et pardonnez mon orthographe execrabe.
McGill, avec ses cours donnés surtout en anglais, ouvre la porte aux médecins qui veulent s’exiler.
M. Facal cite un chiffre : exode de 47,6% vers l’extérieur du Québec…
Ces médecins devraient être obligés de rembourser les frais de leur formation, ça me semble logique…
Je vois que l’esprit de clocher est encore très forte au Québec. Je trouve l’article de M. Facal, et les premiers commentaires désolant. Pour une province qui est un net gagnant de la péréquation, je me demande ce que nous ferrions si les autres provinces utilisaient notre logique de clocher.
Comment peut-on reprocher à une université la décision d’un individu d’aller travailler hors Québec après l’obtention de son diplôme? C’est irrationnel ça. On peut constater le phénomène, d’accord, mais il faudrait surtout chercher les causes. Il ne faudrait pas oublier que McGill produit 50% d’excellents médecin qui pratiquent au Québec. Avons-nous les moyens de nous en passer?
@ ymdelisle
Ce qui est franchement désolant c’est votre obstination a refuser toutes critiques ou arguments qui va a l’encontre de vos croyances. Dans le langage populaire on appel ca un « vendu », comment respecter une opinion comme la votre qui est immanquablement a sens unique. On a beau vous mettre dans la face des chiffres sans équivoque qui évoquent clairement une injustice ou un probleme a regler et votre réponse est de parler de péréquation. Je m’excuse mais le mot pathétique me viens sans hésitation a l’esprit.
« Mais si l’argent était le nœud du problème, les départs se feraient grosso modo dans les mêmes proportions pour les diplômés des quatre facultés de médecine du Québec. »
1. Les médecins québécois sont moins bien rémunérés que partout ailleurs au Canada. Le Québec profite du fait que de nombreux médecins unilingues ne peuvent s’exiler pour se permettre d’offrir les plus bas salaires du Canada. Le taux d’exode augmente en proportion de la connaissance de l’anglais.
2. Pour pratiquer la médecine au ROC il faut parler l’anglais, dans les 4 universités francophones, quelle est la proportion qui parlent couramment l’anglais ? Ensuite il faut comparer le taux d’exode de ceux qui sont éligible (ie qui parlent l’anglais) avec celui de McGill , en présumant que tous les diplômés de McGill parlent anglais.
Là on pourra comparer les pommes avec les pommes, ie le taux d’exode des médecins québécois qui parlent anglais, sinon on parle pour parler.
Bon je pense que répondre au billet de M. Facal demande une analyse serrée des chiffres du catalogue de CAPER. Merci à M. Facal de documenter les pages du catalogue qui soutiennent ses propos, ça évite d’avoir à passer tout le catalogue en revue.
Comme vous l’avez vu dans mes commentaires précédents, je porte une importance très forte à la documentation des propos supportés, car tout le monde sait tout sur tout selon ce qui l’arrange à coup d’études non-documentées (quant elles existent !). Je ne vise pas spécifiquement M. Facal, j’aimerais juste aider à ce que les commentaires soient rigoureux et ne virent pas si souvent à la discussion de comptoir. Merci à tout le monde de participer à la rigueur intellectuelle des propos et de documenter leurs affirmations.
Pour consulter le catalogue CAPER :
http://www.caper.ca/docs/pdf_2008-09_CAPER_Census.pdf
Certains documents du catalogue captent mon attention.
À commencer par le graphe p.130 (144 du pdf) où le taux de rétention intra-provincial post-training (en plus clair les médecins qui restent au Québec après leur spécialité – au passage aucun médecin en Amérique du Nord ne pratique sans avoir fait de spécialité, la médecine de famille est une spécialité).
On lit sur ce document un taux de rétention de presque 60% pour McGill contre entre 80 à 90% pour les francophones. Ce n’est pas si mal, si l’on tient compte des exigences du Collège des Médecins du Québec quant à la maîtrise de la langue française dans la province. Comme je l’avais soutenu dans un commentaire précédent (les deux hôpitaux), la mise en place d’une structure facilitant l’intégration du Français chez les résidents anglophones (même si cette structure serait financée significativement par eux) aiderait j’en suis certain à augmenter le taux de rétention de McGill d’au moins 10% (et je reste conservateur quant à mes estimations).
Quant aux tergiversations à n’en plus finir sur le nombre d’étudiants qui terminent leur doctorat et quittent le Québec avant de faire leur spécialité, je tiens à rappeller que les places de résidence (au quota pré-déterminé par le gouvernement provincial) à McGill sont quasi-complètes. Dans la spécialité de ma femme, le chef de service se bat chaque année pour faire augmenter son contingent de résidents, et ses régulières demandes tombent toujours lettres mortes. J’en crois qu’ils sont D-É-B-O-R-D-É-S de travail, et que le nombre de résidents n’a pas augmenté d’une seule place depuis 4 ans que ma femme fait sa résidence. Donc même si les étudiants au doctorat de McGill restaient au Québec pour faire leur résidence de spécialité, ça ne changerait rien car on n’a pas plus de places en résidence, lesquelles sont comblées à McGill. Je tiens à souligner que les places de résidence en médecine de famille à McGill sont régulièrement comblées, et qu’on passe sous silence le flop des inscriptions en médecine de famille à l’Université de Montréal il y a deux ans (et donc eux ça leur en fait des places de résidences vacantes). Désolé de ne pouvoir documenter, on n’a pas accès à toutes les sources sur Internet.
Pour comprendre sur quoi jouer pour faciliter le taux de rétention des médecins, il faut s’intéresser de près au « cycle de vie » de la formation d’un médecin.
SOuvent ses choix de vie sont dictés par sa résidence, car souvent c’est là qu’il rencontre son conjoint(e), qu’il tisse des amitiés professionnelles, des contacts, etc.
Les francophones hors McGill fonctionnent en vase clos car ils ne se sentent pas à l’aise de faire leur formation de spécialité en anglais, une langue qu’ils ont si peu eu l’occasion de pratiquer. En fait je m’étonne sur le même graphique de la page 130 (144 du pdf) de ne pas voir des taux de rétention supérieur à 96% pour les universités francophones. Ça veut dire que malgré la barrière linguistique, un certain nombre de Québécois hors McGill sont suffisamment attirés par les formations offertes ailleurs en Amérique du Nord pour tenter leur chance en anglais. À part ceux-là, chez les Québécois hors-McGill, ils se limitent à ce qu’ils se sentent à l’aise faire en français, donc restent au Québec malgré les conditions salariales.
Plus que les conditions salariales, les McGilliens qui tous maîtrisent l’anglais (y compris la forte proportion de francophones) s’intéressent au catalogue de formations qui leurs sont offertes à la grandeur de l’Amérique du Nord.
Passons aux études de cas. J’y rechigne car à force de parler du terrain on finit par remettre en cause la confidentialité des personnes, mais je pense qu’une histoire vraie parle mieux que des chiffres.
M. Smith (faux nom), collègue de ma femme, a fait ses études de médecine en Alberta à Calgary (où on paie le mieux les médecins) mais applique et est admis en résidence à McGill où son salaire de résident (déterminé par le gouvernement du Québec) est limite du minable à côté de ce que lui aurait offert Calgary. La raison de venir à McGill : le glamour du diplôme MCgill. Une fois en résidence ici, amateur de hockey, il se prend d’amour pour les Canadiens et assiste quand il le peut aux matches au centre Bell. Durant sa résidence, il rencontre une Québécoise de souche, coupée de sa famille (donc intégration par la belle-famille impossible). Ils se marient au Québec et viennent d’avoir un enfant. M. Smith qui adore le Québec (ses Canadiens, ses restaurants, ses amis haibtant Montréal, etc.) va terminer sa résidence dans quatre mois. Les exigences du Collège des Médecins quant à la maîtrise du Français (et pourtant sa femme est « d’icitte ! ») le rebutent. Sa femme n’a pas d’attache. Finalement il compte retrouver sa famille à Calgary et emmène avec lui femme et enfant. Il prétend que si le Collège lui avait laissé quelques années de pratique supervisée dans un milieu francophone afin d’apprendre correctement le français, il serait resté. Il dit que le Centre Bell et le St-Hubert vont sérieusement lui manquer, et il a trouvé difficile d’avoir demandé à sa femme de choisir entre son réseau social à elle et le suivre à Calgary où il retourne sans gaieté exagérée.
Deuxième étude de cas.
Mike (faux nom) est admis en résidence dans le même programme que celui de ma femme. Il y rencontre une autre résidente du même programme (imaginons gynéco-obstétrique), Québécoise de souche, Caroline(faux nom), et ils se fréquentent. Mike n’aime pas son programme car il manque d’habiletés techniques, et finalement quitte son programme pour aller faire une autre résidence à l’Université de Sherbrooke où il fait (en français SVP !) une anée d’une autre résidence (en chirurgie). Mike et Caroline vivent constamment sur l’autoroute 10 quant ils ne sont pas de garde. Finalement Mike acquiert les habiletés techniques qui lui manquaient à Sherbrooke, et il aimerait revenir terminer sa résidence en obstétrique à McGill, pour y terminer sa spécialité. Grâce au merveilleux gouvernement du Québec qui pour des raisons obscures impose constamment des réglements à la con, il n’a pas le droit de changer plus d’une fois de résidence. Comme Mike veut devenir obstétricien et non chirurgien, il applique à la grandeur du Canada, avec l’aval de Caroline qui lui dit qu’elle va le rejoindre quand elle terminera sa résidence. Mike est admis à Vancouver. Il est à l’heure que j’écris à Vancouver (un médecin de moins au Québec), et lui et Caroline qui dépensent toutes leurs économies en avion vivent par aéroports interposés. Caroline part terminer sa résidence à Vancouver dans quatre mois : le Québec a perdu deux médecins, dont un anglophone qui a fait l’effort de s’intégrer dans la communauté francophone, grâce au merveilleux monde de la réglementation.
C’est tellement simple de critiquer McGill, c’est tellement simple. Mais la problématique est encore plus simple : McGill a accès à l’Amérique du Nord et les autres facultés de médecine, à part quelques courageux francophones, n’ont accès qu’au Québec, comme des chats qui n’osent pas quitter la maison parce qu’ils n’ont jamais mis le nez dehors durant des années. Et pourtant, ce serait si simple de garder parmi nous des résidents de McGill qui bien souvent se sont mariés ici, ont des amis ici, vont au hockey ici, vont au resto ici, vont à La Ronde ici, et aiment Montréal et le Québec en général.
Les questions délicates au Québec nous ramènent toujours dans la face notre « esprit de clocher », notre « étroitesse d’esprit » et pourquoi pas notre « racisme ». Pour étendre cette tarte à la crème qui nous revient toujours, il convient de nous adjoindre les latino-américains tès « frileux » face à « l’altruisme » des EE UU toujours prêts à les relayer dans les grands projets de sauvetage humanitaire. J’inclus un document parlant du rapt de toute l’Amazonie de la gógraphie brézilienne sous prétexte que les peuples d’Amérique du Sud seraient sous’développés, cruels et incompétents. M. Facal, le texte est en espagnol et non transmissible. Je pourrais vous l’envoyer via votre adresse courriel…
Et j’oubliais une chose…
Ce serait simple de garder les résidents de McGill ici, et je suis désolé, mais c’est vrai, il ne faut pas oublier que derrière les chiffres il y a des réalités humaines. Derrière les pourcentages et les arguments économiques, il y a des Smith, des Mike, des Caroline, etc. Le fait d’avoir un discours à la limite du hianeux parfois envers McGill non seulement ne va pas aider à retenir ces gens, mais risquent de faire fuir les Québécois.
Ma femme a toujours voulu rester au Québec. Mais quand elle entend les discours haineux anti-McGill, quand elle voit que les résidents ont été passés sous la loi 33, quand elle voit les salaires d’ici par rapport au ROC et qu’à ce sujet à une émission de tribune radiophonique elle entend « les médecins ? ils font bien assez de cash, ces crisses de salauds » et que personne ne réagit ou ne contre-balance ces proposs haineux alors que parfois pour traiter des patients elle ne rentre pas assez tôt à la maison pour coucher son petit garçon, et qu’elle part si tôt qu’elle ne peut même pas le voir se lever.
Faites attention… les chiffres c’est bien, mais il y a une réalité humaine derrière ces chiffres, et il y a une réalité socio-économique : si vous n’en voulez pas de vos médecins, d’autres provinces les voudront à votre place. Et c’est pas à coup de haine anti-McGill que vous allez les aider à rester, ou à coup de réglementation supplémentaire… Même les francophones hors Mcgill, si on continue à réglementer, il arrivera un moment où ils se sentiront plus aimés ailleurs qu’ici, et prendront des décisions graves.
Et je voudrais pour terminer INSISTER sur le blogue d’un ancien ministre péquiste que pire que les salaires relativement bas par rapport aux autres provinces, pire que les propos haineux, il y a la surdose de travail, et ça ça vient du virage ambulatoire. Pourquoi il y a 10 à 20% (selon la faculté) de diplômés des facultés francophones qui quittent (graphe catalogue CAPER p.130-144 du pdf) ? Parce qu’entre autres ils trouvent des conditions acceptables de vie professionnelle ailleurs. Ma femme, qui voit en moyenne son fils une heure par jour de travail, et son mari encore moins, ça elle l’oublie pas le virage ambulatoire. Et vous ne savez pas à quelle point une femme qui veut une vie de famille acceptable est capable de s’exiler pour l’avoir…
Le PQ n’a pas fini de porter le poids du virage ambulatoire. Je sais que c’était une question de déficit, je sais qu’économiquement probablement que ça se justifiait, mais le déficit zéro a des coûts humains bien réels. Et tous les médecins du Québec, comme tous les patients, le paient chaque jour. Aujourd’hui les patients qui le peuvent se tournent vers le privé (intra ou hors Québec) car ils veulent la santé et c’est normal. Les médecins, eux, se tournent ailleurs car ils veulent une vie de famille, et c’est tout aussi normal.
Peut-être qu’un peu de déficit aurait coûté moins cher que la situation dans laquelle le virage ambulatoire nous a mis…
Bravo à Davey pour avoir souligner le fait que la langue à grandement à jouer dans le fait que plusieurs médecins de McGill quittent. Cependant, vous soulignez la cause du problème de rétention de médecin de cette faculté mais vous ne répondez pas aux deux question soulevés par M. Facal. À suivre votre résonnement, l’université de Toronto devrait ouvrir un campus unilingue anglophone à Montréal subventionné presque à 100 % par le ministère de l’éducation du Québec comme McGill, puis diriger tous les médecins fininissant a aller travailler à Toronto et c’est normal…ils parlent Anglais après tout.
à Davey et YMDelisle
Le fait que McGill déserve également la population francophone ne change rien au fait que l’état paye un peu plus cher et forme 4 fois plus de Médecin à l’université de Montréal. Pouvez-vous simplement admettre que si l’argent donné à McGill serait plutot donné pour accueillir plus d’étudiant à l’université de Montréal, il y aurrait beaucoup plus de Docteur pratiquant au Québec? Le calcul est simple!!Évidemment, se poser cette question sur le financement revèle de chicannes de clochers et de racisme anti-anglais…
merci de me publier et bonne journée à tous
à Cédrick
Arreter de parler de racisme anti McGill et anti-anglophones. Demandez aux gens de l’hopital Montford à Ottawa ce qu’est le racisme. Demandez aux gens qui essaient de vivre en Français dans l’Ouest. Les anglophones du Québec constitut la minorité la mieux traité au monde alors arreter de nous faire pleurer sur leur cas. Est-ce que nous pourrions améliorer l’intégration et diminué les standarts de langue française pour facilité l’intégration? Certainnement. Mais à la fin, les anglophonnes du Québec sont très bien traités alors n’essayer pas de nous faire pleurer.
Vous oubliez bien sûr les Saoudiens, les Émiaris et les Suisses dans votre deuxième question!
L’exode des médécins est un problème majeur dans tout le Canada (c’est aussi un problème plus grave dans les Provinces Maritimes qu’au Québec en fait avec une subvention PLUS grande qu’au Québec). Aussi, ce problème s’applique pas seulement à McGill pour le Québec. Donc, de faire une rivalité anglophones vs. francophones est quelque peu fausse dans la logique oû beaucoup de médécins francophones s’en vont ailleurs pour pratiquer tout comme beaucoup de médécin s’en vont de certaines régions considérées comme plus anglophones qu’au Québec (en particulier par les facultés au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse ou à Terre-Neuve).
Est-ce que cela est juste? Non.
Il est bien clair que la raison principale de cet exode est le fait que les conditions de travail des médécins au Québec sont parmis les plus basses en Amérique du Nord. Je comprends qu’il est injuste que certains étudiants pratiquent aileurs lorsque leurs études ont été subventionnés à tour de bras (en opposition au système universitaire américain ou c’est environ 100 000$ pour former un médécin), même ce cas s’apparente de plus de plus aux universités francophones (et aux médécins francophones qui étudient à McGill) et aussi aux dentistes par exemple. Je connaîs environ 5-6 médécins francophones qui ont fait leurs études à McGill, l’U de M ou à Laval et qui sont tout simplement partis ailleurs au Canada ou à l’étranger (comme aux États-Unis, en Suisse, en France ou en Arabie Saoudite) dû au manque criant de ressources et au fait que le Québec à des infrastructures au niveau de certains pays sous-développés avec des salaires de pays sous-développés. Je crois que Le Point (à Radio-Canada) avait fait un reportage là-dessus il y a 3-4 ans sur un médécin spécialiste francophone qui travaille à un hôpital universitaire à New York.
Juste une question pour M. Facal qui a été un insider.
Est-ce que la réduction des places d’écoles de médécine durant le règne du décifit zéro est pour quelque chose de nos jours avec les conséquences actuelles parce que ça prends plusieurs années pour former un médécin? Est-ce que plus de flexibilité en ce domaine serait une démarche à suivre?
@françois Aubin
Montfort (avec un t) est en pleine expension. En fait, j’y passe à chaque jour et de voir la construction là-bas, ça bouge pas mal.
@François Aubin,
Vous avez raison, Montfort a souffert d’actions peu respectueuses et de discours bien peu respectueux. Raison de plus pour ne pas manquer de respect à nos minorités parmi lesquelles la principale, les anglophones. Que Montfort ait souffert ne doit pas être une justification pour laisser faire les excès sur les anglophones du Québec, mais doit bien au contraire nous inviter à encourager l’inclusion et le respect des anglophones ici.
Finalement, vous lire m’invite à tenter de vous convaincre par un raisonnement par l’absurde. Vous avez raison, McGill est une passoire, UdeM est la structure à exclusivement privilégier : transférons la totalité des subventions gouvernementales de McGill à UdeM.
À UdeM comme ailleurs, où on manque de médecins enseignants pour former les médecins d’UdeM, on va leur allourdir la tâche en leur envoyant les étudiants de McGill. Dans la vie pratique ça veut dire qu’une femme qui subit au CHUM trois touchers vaginaux (un par le médecin enseignant + celui de deux étudiants à former) va en subir 5 (un enseignant qui la soigne + 4 étudiants à qui elle sert de cobaye). Il y aura si peu de cas cliniques par étudiant que les étudiants passeront la moitié de leur temps à apprendre et l’autre moitié à gosser sur Internet ou à leur cellulaire. Bien sûr, comme ils auront eu une exposition professionnelle hors pair, ils seront d’excellents médecins.
Par ailleurs les patients anglophones seront traités exclusivement en Français. Je vous invite à expliquer en français comme étudiant en médecine à une anglophone que vous vous apprêtez à lui faire un toucher vaginal.
Ou alors vous me direz « facile ! » Yaka transférez les patients de MUHC (McGill) vers le CHUM (UdeM). Alors la liste d’attente aux urgences au CHUM ne sera plus de douze heures, mais de vingt-quatre heures ! Yaka ! Yaka ! Le mot magique !
Ou alors, puisque visiblement ça risque de peut-être ne pas marcher, « facile ! » Yaka refiler l’administration des hôpitaux du MUHC aux francophones. Bien sûr ces hôpitaux financés à même les dons privés seront sagemant confiés aux soins des francophones par les communautés anglophones qui les ont financées. Yaka…
Bordel, chérie, prépare les valises, finalement tu as raison, je ne devrais pas te convaincre de rester au Québec !
Monsieur Facal,
L’idée que vous énoncez dans votre billet est simple, claire et pleine de bon sens. Il est drôle de voir les contorsions intellectuelles auxquelles se livrent certains ici pour défaire une réalité qui crèvent les yeux. Cependant, il m’apparaît révélateur que cette question ne soit jamais entrée dans le débat public. Comme si le Québec était castré par une morale devenue si étouffante qu’il lui est interdit de penser sur un certain nombre de choses.
Ça fait du bien de vous lire.
@ MV expansion (avec un a)
Bonjour M. Facal.
Dans notre petite municipalité du Nord de Québec, un médecin plutôt que cinq auparavant , dessert la petite clinique médicale,deux matins-semaine sans rendez-vous.
Le « hic », provient du fait que cet unique disciple d’Hippocrate soumît sa candidature du PQ aux dernières élections sans toutefois se faire élire, au pays d’Arthur et Deltell.
Je me dis que peut-être un jour, une telle impasse ne se reproduira plus et qu’à défaut de se présenter devant un jeune médecin local, d’alléchantes mesures seront prises devant d’éventuels toubibs, afin que nous puissions être desservis adéquatement, même dans une municipalité battant tous les records de développement résidentiel où plane le désir ardent de mes voisins richards de se faire soigner à haute vitesse.
Pour votre information, je n’ai pas voté pour ce candidat péquiste et ce fût profondément à regrets.
Je n’ai surtout pas les moyens de me faire soigner au Connecticut par un clinicien de McGill.
Santé!
Vraiment Monsieur Facal.
Je n’aime pas ces positions antagonisantes, ciblées vers les « méchants » anglophones.
Un médecin, formé au Québec aux frais des Québécois, qui s’exile aussitôt le doctorat acquis ou dans les premières années de sa pratique devrait être obligé de rembourser à l’État un certain % des coûts qu’a engendrés sa formation.
Mais sans cibler telle ou telle université, tel ou tel médecin en fonction de la langue qu’il parle. On voit où nous ont menés ce genre de positions politiques : nulle part.
Inspirez-vous donc de ceci :
http://www.youtube.com/watch?v=cgGHOOP7Dxc
La moutarde m’est montée au nez en lisant le commentaire du dénommé daveyy
Combien d’étudiants en médecine de Mc Gill ne savent pas dire un seul mot en français Ducon? Un maudit paquet. Mais c’est je suis persuadé que ça ne te dérange pas.
Moi la question que je me pose c’est comment ça se fait que le Gouvernement du québec est prêt à financer la construction du CUSM ?
Ben oui, c’est le gouvernement de Landry qui a pris cette décision…. Ta!
@Vindicateur. Comme je disais….esprit de clocher. Parce que je ne suis pas séparatiste je suis un vendu. Vendu à qui? Vendu à quoi?
La péréquation c’est la « subvention de McGill », mais en plus gros. C’est tout. By the way, le Féderal, via les taxes de tous les Canadiens, donne des subventions directes aux provinces pour l’éducation post-secondaire. On ne parle pas n’ont plus des subventions pour la recherhe.
Est-ce une « injustice » d’avoir une institution de calibre mondiale au Québec? Est-ce une « injustice » que nos médecins unilingues (francophones et anglophones) ne peuvent sortir de leurs ghettos médical?
Pourquoi la langue est-elle un facteur dans le dossier qui nous concerne? McGill n’est-elle pas une institution Québecoise? Les anglophones sont ici depuis 250 ans. Ne font-ils pas parti de notre communauté?
Ce que M. Facal sous-entends c’est que les Canadiens et les Anglophones n’ont pas le droit de venir s’instruire au Québec, un membre important de la fédération.
Un débat plus qu’intéressant.
Je crois qu’il faudrait imposer aux médecins de McGill de devoir pratiquer au Québec pendant un certain nombre d’années avant de partir ailleurs. En plus, ça les aiderait à apprendre le français et à s’intégrer.
Le Québec n’a pas à payer pour formes des médecins qui iront après pratiquer au Canada, aux États-Unis ou dans un autre pays.
Louis-Philippe Lafontaine. Le Canada n’est pas un pays étranger. Pourquoi devons nous toujours « imposer » aux autres, particulièrement ceux qui ne sont pas des notres?
@ Michel Laurence:
Je partage votre opinion à ce sujet car je dois dire qu’il s’agit plus d’un élément économique que ethnique selon moi car même des »pure laines » s’en vont de toute manière. C’est toujours noir (le mauvais) ou blanc (le bon) avec certains nationalistes. En fait, allez sur le site de l’Assemblée Nationale et lisez les biographies des médécins et autres docteurs (pourtant francophones) qui sont allés en politique (tant du PLQ que du PQ) et qui ont travaillés (ou étudiés) à l’étranger. Vous verrez alors que trois-quarts des »haut-gradés » ont étudiés à l’extérieur du Québec soit ailleurs au Canada, aux États-Unis, en France ou en Grande-Bretagne (comme Jacques Parizeau au LSOE). Donc, arrêtons de faire une chasse aux sorcières avec une communauté (les anglo-Québécois) qui est là depuis très longtemps et qui est la communauté la plus billingue au Québec. Dans cette même logique, si le médécin X fait son cours à l’Université Laurentienne de Sudbury, je crois qu’il serait aussi mal placé dans cette position de sacrer son camp aux États-Unis ou en Arabie Saoudite.
@Gilles:
Bien, toutes les facultés de médécine au Québec ont leur hôpital titulaire. Pourquoi est-ce qu’une McGill n’a pas le droit d’avoir un centre hospitalier universitaire comme Sherbrooke, Laval ou l’U de M?
Au moins, il existe des modérés dans le PQ qui ont un certain bon sens comme M. Landry, Bouchard ou Facal dans la logique que la communauté anglophone à le droit d’avoir la place qu’elle lui revient au Québec. Saviez-vous qu’il existe aussi un Hôpital Chinois et un Hôpital Juif à Montréal….avec le français comme langue de travail. Pour revenir à Montfort, la bonne nouvelle vient que l’hôpital universitaire est en pleine construction. C’est vrai qu’on ne peut réparer les erreurs du passé à ce sujet, mais il faut considérer le chemin parcouru au cours des 5-10 dernières années pour cet hôpital.
Voir:
http://www.hopitalmontfort.com/le-nouveau-montfort.cfm
Soit dit, les francophones en Ontario ont deux facultés de médécine (Ottawa et Laurentienne) offrant le degré en français.
@ymdelisle
Il est bien vrai de dire que le Canada n’est aucunement un pays étranger car les Québécois se sont prononcés deux fois pour l’avenir du Québec avec le même résultat. Et ne me parlez pas du référendum volé, car il y a de la fraude autant du bord du OUI que du NON juste à voir l’affaire des bulletins rejetés dans Chomedey, par exemple. Il faut tout de même mettre de l’eau dans son vin et accepter la décision démocratique de 95% des Québécois qui ont voté lors du deuxième référendum en 1995. En fait, les Québécois en gagneraient bien plus à connaître les diverses parties du Canada (tant anglophones, francophones qu’Autochtones) au lieu de fier à des stéréotypes (qui sont souvent bien faux) véhiculé par certaines personnes qui ont eux-mêmes un connaissance très limitée des canadiens anglophones en disant qu’il n’ont aucune culture et dans le sens de dire qu’ils sont »tous des anglais rednecks » quand qu’il existe autant de racistes et de »colons » au Québec qu’ailleurs au Canada. Je vois aussi beaucoup de Québécois qui ont une attitude semblable par rapport aux Américains. Je crois que c’est en connaissant les gens autour de soi qu’on a une meilleure idée de soi même en quelque sorte.
C’est vrai qu’il existe une proportion de Québécois qui veulent que le Québec devienne un pays et je respecte vos idéaux et vos arguments. Cependant, l’idée de vouloir diaboliser, rejeter et mépriser constamment ceux qui ne pensent pas comme vous (comme avec les affirmations publiques de certains leaders politiques de ce mouvement qui sont heureusement une certaine minorité dont j’ignore la proportion exacte en son ensemble) nuit à votre cause plus qu’autre chose et mettent beaucoup d’huile dans le feu avec des éléments dignes de simples enfantillages d’enfant d’âge primaire. C’est justement en envelant cet élément de mépris que M. Lévesque était respecté des Québécois selon moi. En fait, d’avoir une telle attitude démontre qu’on est pas mieux que son adversaire et je crois que beaucoup de Québécois ont peur en quelque sorte du véritable noyau plus orthodoxe et nationaliste (pour ne pas dire ethnocentriste) derrière une pelure qui semble bien »gentille » et »inclusive ». Pour un exemple, bien que je considère l’indépendance des Pays Baltes (maintenant tous membres de l’UÉ) comme une bonne chose, juste de voir le traitement de la minorité russe dans ces pays après leur indépendance me fait bien réfléchir quant à l’avenir de la minorité anglophone si le Québec devient indépendant. Pourtant, je suis considéré un »pure laine » avec ma famille qui est arrivée en Nouvelle-France dans les années 1660.
Bonjour,
………««…(…)seulement 11,1% des médecins pratiquant au Québec viennent de McGill. »
Une affirmation comme celle-là, chez les lecteurs de Québécor, va réveiller presque les morts… D’autant plus qu’elle doit être vraie puisque basée sur des données canadiennes! Autrement…
Ils sont gâtés ces lecteurs : deux bombes en 2 semaines ; et la meilleure preuve que vous avez encore frappé dans la mille, c’est la réaction de Cédric :
1- … « Je ne vise pas «spécifiquement» M.Facal, j’aimerais « juste aider » à ce que les commentaires soient rigoureux et ne virent pas si souvent à la discussion de comptoir.»
2- … « MERCI à tout le monde de participer à la rigueur intellectuelle des propos et de documenter leurs affirmations. »
3- … « Vous avez raison, Montfort….(…)….ne pas manquer de respect à nos minorités parmi lesquelles la principale, les anglophones »
***
1- Merci à lui, de vouloir « juste aider » à ce que l’on soit « plus rigoureux » ; tout en nous visant tous, M. Facal y compris…Attention, donc!!!
- Merci de nous dire, que cela ne doit pas virer à « n’importe quoi » comme la dernière fois où il a étiqueté ceux qui ne pensent pas comme lui, de « purs et durs »…
- Ou bien aujourd’hui de les accuser d’avance de : « haine anti-McGill », pour mieux les faire taire? Ai-je mal compris?
2- Merci donc Cédric, de remplacer M.Facal et de nous livrer « vos règles » pour une plus grande rigueur intellectuelle!
3- Merci enfin, de dire que Montfort semble être un simple accident de parcours malheureux**, alors que vous savez que c’est la norme au ROC ; et que si quelqu’un n’avait pas abordé « SOS Montfort », vous l’auriez escamoté. Ai-je bien compris?
Ce qui est plus malheureux, à contrario, c’est que vous soyez obligé d’en parler… en pensant équilibrer les choses!
Je vous laisserai sur un point positif, en reprenant une de vos affirmations, mais celle-là à ma manière :
« Les canadiens ne peuvent pas manquer de respect envers la minorité francophone canadienne au Québec, qui veut appliquer les mêmes règles que celles édictées par le ROC ».
Est-ce raciste de demander « l’égalité »? de demander un poids, une mesure?
Est-ce raciste que ce petit peuple Gaulois qui compte pour 2% en Amérique demande la réciprocité ; et qui ne veut que survivre en partageant en toute justice les fonds publics, selon les ratios démographiques!
Évidemment qu’il faudrait appliquer à ce ratio un juste milieu(lequel?) pour tenir compte du « précédent » ; mais ne nous faisons pas nous-mêmes haraquiri comme le fameux général du « pont de la rivière Kwaï » Dixit M.Facal.
En résumé, je pense fermement que Monsieur Facal est bien placé pour avoir constaté les inégalités de traitement entre les deux communautés ; c’est drôle à dire, mais je lui fais plus confiance qu’à vous Cédric, qui relevez le nez sur ce peuple d’irresponsables qui ose vouloir se faire un Pays alors qu’il est immatures(disiez-vous) ; n’a que des sentiments, mais pas de raison, j’imagine!
*
Merci M. Facal d’avoir soulevé le voile qui cachait une vérité que notre aplaventrisme de perdant n’osait dire!
Bon, je vais aller lire et relire plus tard les nombreux liens que nous vous avez fournis pour nous mettre au parfum.
Bonne journée,
JRD
Sainte-Adèle
N.B** Voir, le texte de Madame Gisèle Lalonde, présidente de SOS Montfort : http://leblocnotes.ca/fr/node/229
@ Jean-Renaud Dubois,
Je ne voulais pas brusquer avec ces passages… Loin de moi l’idée de vouloir remplacer qui que ce soit, mais bien vive en moi l’idée d’encourager tout le monde à toujours citer avec précision leurs sources quand c’est possible… Ne faisons pas un drame pour si peu…
Ensuite je ne savais pas que l’expression « purs et durs » était une insulte, je croyais qu’elle désignait simplement les éléments les plus « durs » des nationalistes. Et je m’interroge du pourquoi vous l’avez pris à votre compte… Y voyez-vous peut-être vous-même quelque raison personnelles d’être associé à cette frange des nationalistes ?
—–
Je lis les commentaires, et je m’interroge. On dirait que malheureusement trop peu ont compris certaines choses :
1- les médecins sont ouverts à un marché au moins pancanadien sinon nord-américain voire mondial.
2- les seules solutions que beaucoup entrevoient c’est réglementer, empêcher, etc. Pourquoi ne pas tout simplement laisser les gens travailler et leur offrir des conditions de travail concurrentielles. Croyez-vous que les médecins qui sont des êtres humains sont comme des chats qu’il suffit d’enfermer pour qu’ils ne quittent pas la maison ?
3- rares sont les médecins qui interviennent dans ces discussions. Plutôt que discutailler ils agissent. Pendant que du monde pellete les nuages et parle de réglementer, bien des médecins passent des coups de fils au Nouveau-Brunswick et en Ontario notamment.
VOus voulez parler de faire rembourser la formation médicale ? Pathétique… à ce demander si le Québec n’est pas un petit Cuba en puissance. Pourquoi pathétique ? Parce que les résidents la remboursent au double ou au triple leur formation.
Ils travaillent en moyenne 70 heures par semaine pour des salaires de 38970$ bruts annuels en première année de résidence, de 42765$ en deuxième année…
Qui veut, pour des salaires de secrétaires, travailler de 7:00 à 17:30 (quand ça se passe bien)+ gardes de fin de semaine+gardes de nuit un jour sur quatre, sacrifier vie de famille, hé bien sûr après l’équivalent de 4 ans universitaires ? Tout le monde est candidat ? C’est parfait, soumettez vos candidatures aux facultés de médecine…
Vous savez à qui vous me faites penser ? À des gérants d’estrades dont l’équipe fera tout sauf participer aux séries. Vous avez d’excellents médecins, comme d’excellents joueurs de hockey, qui ne demandent qu’à travailler (à jouer au hockey). Ils sont sur un marché nord-américain. Et vous parlez de faire des entraînements punitifs, des restrictions aux transactions, des calendriers de matches épuisants, etc. Ben vos joueurs ils vont se barrer. Ils vont se barrer, c’est aussi simple que ça, et vous aurez plus que vos larmes pour pleurer que la saison s’arrête en avril. Mais malheureusement on parle pas de hockey ici. On parle de santé. Vos médecins vont se barrer, et le jour où vous aurez un cancer, la liste d’attente pour se le faire enlever ne sera plus de six mois, mais de neuf mois, puis un an… et bien des cancers se seront généralisés…
Tout ce qu’il y avait à faire, c’était laisser les gars taper dans une rondelle, leur donner un peu de temps pour souffler entre les matches, et aider les recrues de l’Ouest à s’intégrer dans l’équipe. Mais non… il a fallu que la réglementite du Québec qui coule dans le sang québécois foute tout en l’air.
Continuez, continuez… vous ne pourrez pas dire qu’on vous aura pas prévenus…
1. Je précise une chose d’emblée : je ne comprends pas pourquoi Cedric parle de propos haineux, et de propos anti-McGill. Je ne me sens pas visé. Pour ma part, je n’en ai pas contre McGill ou contre la communauté anglophone: elles tirent profit d’une injustice que le Gouvernement du Québec a créée. C’est contre le Gouvernement du Québec, et en partie le PQ, qui tolèrent cette situation, que j’en ai. J’ajoute que l’expression pure laine m’écœure : je constate que les fédéralistes l’utilisent beaucoup plus que les souverainistes. On dirait qu’ils présument que les souverainistes sont racistes et se préoccupent de savoir de quelle origine leur interlocuteur peut bien être. J’ai une nouvelle pour vous : on s’en fout !
2. Au moins, personne ici ne semble nier le problème : on fait diversion mais tous semblent admettre que les médecins formés à McGill quittent plus le Québec. Première étape : admettre le problème, admettre qu’il y a une corrélation. Il faut se demander, de là, sur quelles variables notre gouvernement peut agir et sur quelles variables il n’a aucune emprise.
3. L’une de ces variables et le corporatisme du collège des médecins. Comment se fait-il qu’on parle encore de « reconnaissance des diplômes » ? Pourrais-t-on SVP la mettre en application? Les histoires d’horreur sont multiples.
4. Je suis d’accord avec Cédric et Davey : les conditions de travail expliquent en bonne partie l’exode des médecins. La vocation ne suffit par a retenir quelqu’un dans un job a 70 heures semaines sans une bonne rémunération. Mais je constate que les médecins formés à McGill ont manifestement moins d’attachement au Québec, ou plus de raisons de quitter. L’explication selon laquelle ceux-ci ont un meilleur anglais que ceux formés dans les universités francophone explique peut-être une part du problème. Mais il faut relativiser : je ne pense pas que les medecins formés à Laval, Sherbrooke ou à Montréal n’aient pas le niveau d’anglais requis pour s’exiler. Pas au point d’en faire un véritable obstacle ayant une grande incidence sur les statistiques. De grâce : les étudiants en médecine sont typiquement des premiers de classe ayant fréquenté les meilleures écoles, ayant fait partie des groupes bilingues ou enrichis. Ils ne peuvent se permettre de mauvaises notes, y compris en anglais. Une bonne part de leurs livres sont en anglais. En moins d’un mois, ils seraient en mesure de se mettre à niveau en déménageant en Ontario. Aussi, j’aimerais que l’ont tienne compte de la façon de penser de l’immense majorité des diplômés : tous ne rêvent pas de se déraciner – la majorité (du moins des francophones) veulent vivre au Québec. Il n’y a rien de mal là-dedans, et je n,ai pas plus de respect pour ceux qui s’exilent, contrairement a Cédric qui semble en faire une grande vertu. C’est pourquoi il faut mettre l’accent sur les candidats qui sont plus susceptibles de demeurer au Québec dans un souci de rentabiliser l’investissement public. Les Ontariens qui fréquentent McGill (je dis ceci en étant conscient que ce n’est pas la majorité) le sont moins, et c’est normal. J’ajouterais que les jeunes anglophones du Québec sont plus susceptibles de quitter eux aussi. Il n’y a rien de raciste là-dedans – c’est une réalité documentée. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2008/03/03/002-anglais-exode.shtml. Et je ne crois pas que c’est en leur faisant des courbettes ou en leur donnant des privilèges additionnels qu’ils vont rester. Le Québec, et en particulier les souverainistes, leur ont tendu la main à maintes reprises et ils crachent dessus à chaque fois. Ils peuvent vivre en anglais à Montréal. Je veux bien leur donner plus, mais je ne vois pas ce que les francophones pourraient faire de plus pour les anglophones sans s’effacer.
5. Pour dissiper tout doute possible et souligner que ne loge pas à la même enseigne que Garamond : je ne suggère pas qu’il faut poser des gestes pour que les étudiants en médecine connaissent moins l’anglais en vue d’obtenir un effet indirect sur l’exode. Le bilinguisme est un atout pour tous ceux qui en ont besoin et qui n’ont pas d’autres priorités (pour ma part, j’échangerais bien ma connaissance de l’anglais contre un talent pour un instrument de musique).
6. Sur la proposition de remboursement des frais, c’est une belle mesure en théorie (principe de l’utilisateur-payeur), mais très difficile en pratique. Que fait-on de celui qui quitte le Québec pour deux ans pour faire des études supérieures, ou travailler? Va-ton harceler des étudiants exiles en début de carrière ? Mais je suis ouvert à entendre ceux qui pensent que c’est praticable et qu’une mesure comme celle-là peut être appliquée de façon juste.
7. Pour répondre à YM Delisle, je pense que la meilleure chose qui pourrait arriver au Québec (outre l’indépendance), ce serait que l’on mette fin aux paiements de péréquation. Ceci nous obligerait à faire certaines prises de conscience plutôt que de vivre au crochet du Canada.
8. Je ne vois pas ce qu’il y a de scandaleux quant à l’exigence de la connaissance du français pour pratiquer la médecine au Québec. Davey et Cedric ne soutiennent-ils pas que les anglophones du Québec et les canadiens anglais sont ouverts, disposés à apprendre le français, etc…. Ne nous dit-on pas que le MUHC fournira des services en français ? Si les québécois anglophones ou les ontariens ayant passé 5 ans à Montréal n’ont pas le niveau requis, on doit peut-être se poser certaines questions de fond. Je suis d’accord avec la proposition de Cédric sur l’intégration des McGillois. Mais ceci est une mesure accessoire qui ne change rien au problème structurel.
9. Si l’UdeM, Laval et Sherbrooke avaient plus d’argent, ils auraient certainement plus de moyens pour offrir une formation de meilleure qualité et réduire la taille des classes. Cet argent peut en partie être pris à McGill (je maintiens ma proposition d’instaurer facteur correctif au terme du processus d’allocation des ressources aux universités pour tenir compte de la taille de la communauté anglophone). C’est simple, mais une mesure comme celle-là ne s’implante pas du jour au lendemain, évidemment. Pour répondre à l’argument de Cédric qui soutient que les universités francophones n’ont pas la capacité d’accueil pour former les médecins qui ne fréquenteraient plus McGill si on reduisait le nombre de places à McGill, je dirais que la première chose a faire pour s’assurer que l’UdeM ait la capacité d’accueil voulue serait de financer la construction d’un méga hopital francophone, et non de deux hopitaux linguistiques. Cette ségrégation augmentera la capacité d’accueil relative de McGill. Si une partie des ressources financières était détournée vers les universités francophones et leurs hôpitaux, leur capacité d’accueil serait accrue à long terme. C’est tout notre philosophie de financement et notre philosophie institutionelle qu’il faut changer. Ceci peut prendre du temps. Ca tombe bien, M. Facal est jeune.
10. En passant, pour ceux qui disent que McGill a besoin d’un hôpital pour former ses médecins, je voudrais souligner qu’ils ont déjà ceux –ci : http://www.cusm.ca/about/. Il se dit déjà un des centres les plus complets en Amerique du Nord. Pourquoi diable auraient-ils besoin de plus avec l’argent de nos taxes?
@ Lesdents
Pour une fois je suis en accord avec presque tout ce que vous dites et j’aime particulièrement le ton modéré que vous utilisez.
Ceci étant dit, je me permets de partager ma propre expérience avec deux médecins de famille que j’ai eus depuis 25 ans. le premier était originaire de Philadelphia, marié à une Canadienne du ROC qui est venu à Montréal pour pratiquer la médecine et non pour faire fortune comme beaucoup de ses compatriotes. Après de nombreuses années il céda sa pratique à une jeune femme en début de carrière qui elle arrivait du Sud de l’Ontario. Tous deux sont des médecins dévoués et très populaires parmi leur clientèle hétéroclite. Les deux s’expriment dans un français impeccable, soit dit en passant.
Le Québec n’a rien payé pour former ces deux excellents médecins, et s’ils avaient eu à rembourser leurs études avant de venir ici, qui sait s’ils seraient venus ?
« Le Québec, et en particulier les souverainistes, leur ont tendu la main à maintes reprises et ils crachent dessus à chaque fois. » C’est une affirmation gratuite qui demande des examples.
Ma mère était en Floride et fut affligée d’un malaise qui fut motel. Son médecin à Pompano était un Québécois pure laine qui visiblement était aux USA pour « faire la piasse ».
Difficile de conclure quoi que ce soit avec mes deux exemples, sauf qu’ils sont véridiques.
« Mais il faut relativiser : je ne pense pas que les medecins formés à Laval, Sherbrooke ou à Montréal n’aient pas le niveau d’anglais requis pour s’exiler. »
Mais ce sont les familles entières qui s’exilent , pas seulement le petit premier de classe. Ses enfants à l’école française, son conjoint(e) peut-être unilingue , déracinement d’autant plus difficile que pour les anglophones.
« Je ne vois pas ce qu’il y a de scandaleux quant à l’exigence de la connaissance du français pour pratiquer la médecine au Québec. »
Mais c’est déjà une exigence depuis fort longtemps et c’est très bien comme ça.
Pour les fins de notre petit débat,Est-ce qu’on pourrait ignorer les étudiants de McGill qui viennent de l’extérieur du Québec, car ils paient eux-même le coût de leur formation par l’entremise de frais de scolarité élevés et ne sont pas « subventionnés ». Si quelques un décident de rester pratiquer ici, ça me semble une très bonne affaire pour nous.
A ymdelisle et MV,
Vous dites que le Canada n’est pas un pays étranger. Or, dans Le Robert, « étranger » est défini comme suit: « Qui est d’une autre nation, qui est autre, en parlant d’une nation ».
Le nation canadian est donc, par rapport à la nation québécoise (puisque la chambre des communes a voté la reconnaissance des québécois comme étant un peuple), un peuple étranger i.e. qui est d’une autre nation, d’une nation différente. De plus, le Canada d’origine a été établi par le peuple francophone et suite à des tractations entre la France et l’Angleterre, deux peuples étrangers, le Canada a été cédé à l’Angleterre. A l’intérieur de ce nouveau pays (le Canada) se sont développé deux peuples étrangers l’un à l’autre et dont le plus puissant (le peuple anglophone) a toujours tenté, mais sans réussir tout-à-fait jusqu’à maintenant, à éliminer, faire disparaître le plus faible (le peuple francophone). Donc, et les sondages le démontrent avec persistance, le Canada constitue toujours pour le Québec un pays étranger. Bien entendu, sur le plan géopolitique, on peut toujours dire que le Canada est un pays unique constitué de deux peuples fondateurs (trois avec les autochtones) mais cela ne représente que la version officielle. Dans les faits,cependant, quand un peuple en contrôle un autre par la force, on ne peut pas parler d’un pays unitaire. On parle plutôt de domination de l’un par l’autre.Et c’est pourquoi, au Canada, cedit pays est ingouvernable. Lorsque ce problème de domination d’un peuple par l’autre sera résolu, il n’y aura plus les problèmes tels ceux de McGill, CUSM, le repli sur-soi du westisland, la langue d’affichage, la langue de travail, etc…mais il y a un problème qui va persister encore un bon bout de temps, c’est celui de l’incapacité des fédéralistes à développer la capacité de se mettre dans la peau des québécois et à parler d’eux de facon relativement objective.
A l’avenir, peut-être qu’avant de juger les québécois sur tout et rien, pourriez-vous tenter de vous mettre dans leur peau? Vous verriez les choses d’une autre perspective. En ce qui nous concerne, nous les québécois, nous sommes de facto dans la peau des canadians puisqu’ils nous dominent et pour pouvoir parler le plus objectivement possible des problèmes qui nous impliquent, nous devons faire l’effort contraire i.e. de nous soustraire de la vision de celui qui nous domine, de celui qui nous soumet par le phénomène de l’identification à l’agresseur qui a pour effet qu’un individu en arrive à penser comme son agresseur pour s’en protéger.
Bonjour Monsieur Facal,
Encore une fois vous nous présentez une petite étude fort intéressante, très bien documentée et fort importante sur le plan de la gestion des services et coûts à la population.
Vos questions à la fin sont tout à fait pertinentes. Quoi faire ? Comment le Ministère, avec notre argent, devrait-il s’y prendre pour que la population du Québec obtienne de meilleurs résultats sur l’investissement (taxes des citoyens) pour répondre mieux en notre besoin de médecins ?
Permettez-moi de revenir sur vos explications très intéressantes. Vous avez dit l’essentiel pour expliquer la problématique. Il y a un aspect que vous avez moins clarifié, c’est la raison qui expliquerait pourquoi ces nouveaux médecins préfère (ou doivent) quitter le Québec que j’aimerais connaître. Il y a la réussite de l’examen du français pour les professionnels qui désirent pratiquer au Québec. J’ai relu votre texte et je reste sur mon appétit concernant cette question. Vous dites « C’est vrai qu’ils gagnent moins ici qu’ailleurs au Canada. Mais si l’argent était le nœud du problème, les départs se feraient grosso modo dans les mêmes proportions pour les diplômés des quatre facultés de médecine du Québec. Or, les chiffres montrent que les départs sont astronomiquement plus élevés chez les médecins passés par McGill. « Est-ce que cela veut dire que les nouveaux médecins francophones pourraient être intéressés à quitter le Québec si leur « unilinguisme »‘ ne se posait pas comme un obstacle? Remarquez que je serais plus porté à croire que c’est parce qu’ils préfèrent mener leur vie « parmi les leurs », question de culture (us et coutumes).
Au collège militaire, les étudiants qui font des études universitaires payées par le gouvernement doivent s’engager à ne pas quitter le service militaire pour X années après leur graduation. Peut-être devrait-il y avoir un engagement de la sorte pour les étudiants québécois inscrits dans les universités chez nous, obligation de ne pas quitter le Québec avant X années ?
La situation de baignoire sans bouchon dont vous parlez amène à ma pensée cette autre situation que je trouve tout aussi déplorable. Je pense à tous le québécois qui vont dans le sud l’hiver. De nos jours, c’en est devenu une des caractéristiques des us et coutumes des québécois. L’hiver, on va passer deux semaines à Cuba, en République, au Mexique, en Floride. Pire, ces snowbirds qui vont y demeurer plusieurs mois, surtout en Floride. Parmi ces derniers, nous retrouvons beaucoup de rentiers de la CARRA. Imaginez tout l’argent qui sort du Québec !!! Et, encore plus choquant, parmi les voyageurs à revenu plus modeste, un grand nombre d’entre eux reçoivent des remboursements pour la TPS et la TVQ, donc nous les aidons avec nos impôts pour qu’ils aillent contribuer à l’économie d’un autre pays !!! Ici, ne pourrions-nous pas parler aussi de baignoire sans bouchon !!!
Dans ce dossier, Cuba, mérite qu’on s’y arrête plus longuement pour ce qu’il coûte à notre économie. Depuis quelques décennies, la souplesse du Canada a permis que nous ne participions pas au boycott des américains. Si tous ces québécois n’avaient pas fait en sorte que ce pays reçoive cette manne, peut-être que Castro aurait été obligé de faire autre chose que de recommander aux gens de garder des poules à la maison afin de subvenir à leur subsistance. Par contre, pendant ce temps, ici, au Canada, nous subissions les représailles des américains RE: le bois d’œuvre, le bœuf, le porc. Les instances canadiennes avaient beau démontrer que leurs raisons ne se tenaient pas, les américains n’ont pas reculé. Ils tenaient à nous faire payer l’échec de leur boycott. Ça nous a coûté pas mal cher ces vacances à Cuba. Pendant ce temps, dans ce pays ils ont réussi à développer les meilleurs programmes de formation pour les médecins.
En conclusion, le Ministère, devrait investir moins à McGill et faire des arrangements avec Cuba pour que ce pays participe dans la solution de notre problème de pénurie de médecins en retour de la contribution de tous ces citoyens québécois à leur économie depuis X décennies.
@ René P:
Dans un contexte nord-américain, je crois qu’il est faux que le Québec va être gagnant en étant indépendant pour la langue du travail, par exemple. Je ne suis pas porteur des idées de Léo-Paul Lauzon, mais je crois qu’il a raison en disant qu’un Québec indépendant serait en réalité un deuxième Puerto Rico.
C’est étrange le monde réel n’est pas aussi hermétique que vous pensez. Malheureusement, les Franco-Québécois seront toujours un petit peuple exploité par les méchants anglais racistes et avec leurs traitres vendus de fédéralistes. Je suis sarastique avec mon affirmation mais je crois que votre vision donne cette vision victimisante et »loser » de certains Québécois de vouloir toujours nous faire passer pour des »pauvres » et »malheuseuses » victimes.
Les temps ont bien changés depuis les années 60 et bien qu’il reste des progrès à faire, il faut constater une nette amélioration de la situation. Malheureusement, on ne peut réécrire l’histoire mais il est important de la comprendre par savoir que la France nous a abandonné (en nous considérant comme quelques arpents de neige) pour garder les Antilles Français dans le cadre du commerce mercantile. Je ne dis pas que le régime colonial Britannique est parfait mais je crois bien qu’on valait pas grand chose aux yeux de la métropole française.
Il vont savoir que le Canada n’est pas un ensemble aussi bipolaire que vous mentionnez en particulier en dehors du Québec. Par exemple, Terre-Neuve, le Nunavut ou l’Alberta n’auront pas les mêmes réalités ou traditions comme un Américain du Vermont ou du Nouveau-Mexique n’aura pas du tout la même culture ou les mêmes idéos. Je crois qu’un citoyen responsable est capable de faire sa propre opinion éclairée, de dire qu’une grande partie de Québécois se considérent tant Québécois que Canadiens (vous serez bien supris du nombre de péquistes qui apprécient avoir un passeport canadien) dans le mesure où on peut se considérer qu’on est qui qu’on se considère sans avoir à se faire démonter qu’on a tord parce que vous avez une vision du monde différente que la vôtre avec des stéréotypes (comme le soit-dit repli du West Island) qui sont carrément dépassés. À vrai dire, pour on pourrait dire la même chose pour tout état unitaire fédéraliste ou confédéral avec plusieurs cultures comme la France (avec les Bretons, les Basques et les Corses), des Belges, des Suisses (avec les Alémaniques, Francophones, Italiens ou Romanches), des Espagnols (avec les Basques et Catalans), des Britanniques (avec les Gallois et les Écossais).
@M. Ajoindre
Votre analyse est intéréssante.
Le régime Cubain n’est pas un exemple à suivre côté démocratie, liberté d’expression ou pour le développement économique qui est pas mal plat depuis 1991. On critique les gens qui s’allient avec la Chine, l’Iran ou avec l’Arabie Saoudite mais on considère Cuba comme un exemple face à cela?
(En fait, je trouve honorable l’effort des médécins et autres professionnels Cubains avec leurs moyens très limités et leurs salaires bien plus bas que ceux qui sont payés en Pesos Convertibles comme avec les travailleurs pour le tourisme ou dans les hôtels. La vie à Cuba (j’ai vu plusieurs fois) est dure depuis plusieurs années et j’espère de voir une amélioration de la qualité de vie des Cubains et cela avec une amélioration des modalités encourant la liberté d’expression et de la presse et une véritable démocratie au délà du PCC.)
En réponse à Davey :
1. L’information que vous véhiculez selon laquelle les étudiants hors-Québec ne sont pas subventionné est erronée je pense. C’est sans doute le cas des étudiants internationaux, mais non des canadiens anglais :
http://www.mcgill.ca/student-accounts/fees/tuition/undergradfees/medicine/
Autrement dit, on ne paie pas pour le Belge ou le Guinéen, mais on paie en partie pour l’Ontarien. Ou alors les étudiants internationaux paient le double du prix réel de leur éducation… (voir les chiffres sur le lien)
2. Pour remettre en contexte mon affirmation selon laquelle les anglophones crachent sur la main du Québec francais et les souverainistes à chaque fois qu’ils tendent la main, je voudrais rappeler que le cœur de mon propos est de soutenir qu’on ne gagne pas grand chose à tenter de retenir des gens qui n’ont pas d’attachement marqué envers le Québec (ce qui est le cas de bcp d’anglophones, comme en témoignent les taux d’exode) en leur donnant des privilèges additionnels. Autrement dit, je soutiens que les anglophones du Québec sont déjà une minorité très privilégiée. Je suis ouvert aux propositions, mais franchement, je ne vois pas ce qu’on pourrait leur donner de plus : ils ont les meilleures écoles, les meilleurs hôpitaux, les lois sont traduites pour eux, le gouvernement donne du service bilingue, les procédures judiciaires peuvent être en anglais (d’ailleurs la cause récente sur la loi visant à corriger la loi 101 a été rendue en anglais… sans commentaires), ils ont leur moitié de l’Île où ils peuvent vivre en vase clos, ils ont leurs institutions culturelles. Je ne pense pas qu’investir autant d’argent dans un nouveau MUHC fera en sorte qu’ils seront plus attachés au Québec. La coupe est déjà pleine. Mais comme je vous dis, je suis ouvert aux propositions qui pourraient leur plaire sans avoir pour effet d’accentuer la tendance déjà très vive d’assimilation par les anglophones du Québec d’une part trop importante de nouveaux arrivants.
Ceci étant dit, j’avais en tête une attitude générale du Québec anglophone et du Canada anglais à l’égard de l’Amérique francaise, du Québec et du projet indépendantiste (certains exemples peuvent être tirés de l’attitude du Québec anglophone) :
- Le mouvement souverainiste a toujours fait des efforts sincères pour intégrer les anglophones, pour en faire des membres à part entière de notre société. Dès 1980, ceci était une préoccupation de René Lévesque. En 1995, l’avant projet de loi sur la souveraineté (art. 8) en traitait clairement : http://www.independance-quebec.com/partiquebecois/projet_loi.html. Le projet de loi 99 aussi : http://www.independance-quebec.com/textes/loi99.php. C’est aussi le cas du projet de constitution de Daniel Turp : http://www.assnat.qc.ca/FRA/38legislature1/Projets-loi/Publics/07-f191.htm. Vous me direz sans doute que c’est symbolique, mais il s’agit néanmoins d’efforts sincères de la part des souverainistes. Pourtant, on se fait traiter de raciste à tour de bras par les représentants de la communauté anglophone et par leurs médias.
- Le projet de loi de Pauline Marois proposait de créer une citoyenneté québécoise. Tous les anglophones du Québec auraient obtenu la citoyenneté. Quelle réponse a-t-on reçu de la communauté anglophone (via leurs médias et représentants)? Une réponse hostile : en gros, le message, c’est que les anglophones du Québec ne sont pas intéressés à être des citoyens québécois. Et qu’ils refusent que la connaissance du français soit un critère d’acquisition de la citoyenneté pour les nouveaux arrivants.
- L’hostilité des anglophones à l’idée d’un seul chu en dit long. Qui se fâcherait si on parlait de fusionner les deux chus? Je doute que les gens de l’UdeM y soient hostiles…
- La loi 101 était une forme de réconciliation entre les anglophones et les francophones du Québec. Lors de son adoption, 200000 anglophones ont quitté Montréal.
- Quant à la main tendue du Québec au Canada anglais, ai-je besoin de citer Meech et Charlottetown? Vient un temps ou on perd sa dignité à revenir éternellement frapper à une porte verrouillée.
La réalité, c’est que le Québec francais et les souverainistes ont beaucoup d’ouverture envers les anglophones du Québec (aussi envers le Canada anglais – nous avons tjrs accepté d’être aux côtés des fédéralistes pour tendre la main au Canada – sauf Charlottetown parce qu’il y a des limite à jouer au limbo). Nous sommes très bien disposés à leur égard, et nous sommes prêts à tout faire pour les accommoder, leur permettre de rayonner et même de vivre en anglais à Montréal ou ailleurs au Québec, pour autant que cette communauté ne devienne pas un vecteur d’assimilation (ce qu’elle est actuellement). Nous aimerions que cet amour que nous leur portons soit réciproque, parce que l’amour à sens unique est difficile à vivre.
Bonjour Monsieur Facal,
J’ai tenté de vous rejoindre par e-mail à quelques reprises, mais il semble que le Journal de Montréal ne me donne pas la bonne adresse.
Est-ce qu’il serait possible de me la faire parvenir.
Au plaisir,
Stephanie
Bonjour M.Facal,
À vos deux questions je réponds, non! C’est vraiment une baignoire sans bouchon!
Quant à votre texte, il a fait fureur auprès de ma famille et ami(e)s à qui je l’ai fait parvenir.
***
@Normand
Un texte intéressant (première partie) par rapport à la complexité du sujet abordé.
De plus, texte même surprenant(dans le bon sens du mot) par rapport à votre analyse sur le boycott envers Cuba et ses conséquences ; ainsi que vos suggestions s’y rattachant…
Pour la « première partie », je suis de votre avis, puisque évidente :
«…(…)… Remarquez que je serais plus porté à croire que c’est parce qu’ils préfèrent mener leur vie “parmi les leurs”, question de culture (us et coutumes) », dites-vous.
Pour la « deuxième partie » : vous sortez vraiment des sentier battus ; je ne sais vraiment pas quoi en penser…
*****
Quant au financement des universités anglophones**, en excluant les hôpitaux, il repose, j’imagine, sur des avantages normaux(?) dans le passé ; mais inapproprié depuis les années 1970, et en particulier après l’exode des anglos-québécois en 1976.
Ce fut comme si on se sentait coupable à ce moment là de prendre enfin notre place comme peuple très majoritairement francophone ; et nous n’avons pas réagi à ce vide.
Mais, eux l’ont fait à notre place de 2 manières:
1- En s’ouvrant un peu aux francophones et en modifiant autant à McGill qu’à Concordia, le niveau d’accueil ; en leur permettant de remettre leurs travaux ou de faire leurs examens en français ou en anglais!
Mais pour cela il fallait que le réseau de collèges anglophones comme i.e. Vanier et Loyola et autres, puissent leur fournir une grande partie de leur clientèle. Sans parler des immigrants qui s’y inscrivent maintenant à plus de 50%!!!
C’est là que cette « Nation très majoritaire » a commis la première grossière erreur que tout pays normal n’aurait fait : c’est-à-dire de ne pas étendre aux collèges financés par l’État, l’application de la loi 101( en 1977).
La 2e erreur fut de ne pas avoir, à ce moment là, fait correspondre le financement public aux universités, selon le ratio basé sur la réalité démographique ; ou du moins s’y rapprochant.
Est-ce la faute à la communauté anglophone d’avoir su attirer une si grande clientèle vers ses collèges et Universités? Absolument pas, bien au contraire!
Suite et solutions proposées, prochain commentaire.
JRD
Sainte-Adèle
Bonjour,
Est-ce la faute à la communauté anglophone** d’avoir su attirer une si grande clientèle vers ses collèges et Universités anglophones**? Absolument pas, bien au contraire.
Ces erreurs, dont j’ai parlé dans mon dernier commenatire, ainsi que la fausse impression véhiculée par les médias durant 30 ans que le français à Montréal est la langue commune, a fait en sorte qu’aujourd’hui on se réveille avec une réalité qui frappe les montréalais en pleine figure! Est-il trop tard?
Monsieur Facal, je pense qu’il sera très difficile de revenir en arrière ou de freiner seulement un peu cette attirance vers les universités Anglophones**, sans oublier que les immigrants Allophones, qui s’y inscrivent à plus de 50% sont canadiens en premier, et que l’anglais est essentiel en Amérique!
Solution:
La solution se retrouve dans l’élargissement de la loi 101 à tous les collèges financés par les deniers publics, telle que proposée par J.F.Lisée dans son « NOUS ».
Il y propose même une session sur quatre en anglais seulement(page 53)!!!
C’est vrai que, j’oublie de dire , ce livre ou celui de « Facal** : « qui a raison », pourrait être dangereux, parce que vous pourriez y voir l’image, en écriture, de Schizophrènes ; de haineux ; d’anti-McGill ou de purs et durs…
Conclusion:
Réponse comme ça :
Je suis d’accord avec vous et la majorité des Québécois que 2 hôpitaux à Montréal, engageant sensiblement les mêmes fonds publics est une aberration!
Et, aussi aberrant de subventionner les soins de santé que ces expatriés donneront aux Ontariens ou aux Américains ?
Bonne journée,
N.B.
** L’Université Concordia (dérivé de la devise de Montréal, Concordia salus ; la prospérité par la concorde) est une université publique canadienne située à Montréal. Celle-ci est scindée en deux campus majeurs distant de 7 kilomètres; le campus Sir-George-Williams dans le centre-ville de Montréal (station de métro Guy-Concordia), et le campus Loyola dans le quartier résidentiel de Notre-Dame-de-Grâce (station de métro Vendôme). Même si cette institution est officiellement bilingue[2], Concordia représente, avec McGill, une des deux universités d’enseignement anglais de Montréal . L’université compte 38 809 étudiants (2006). Wikipédia
** C’est pourtant chez nous, me semble-t-il, que le gouvernement paie des cours d’anglais aux immigrants, leur répond en anglais!!!, quand ils en font la demande, tolère que 40% d’entre eux ne finissent pas leurs cours de français, que 50 % d’entre eux fréquentent des cégeps anglophones, et que 60 % d’entre eux travaillent en anglais. Joseph Facal.
Un jour, on demanda à Jean Chrétien quel Canadien il admirait le plus : Wilfrid Laurier, répondit-il.
Il ignorait évidemment que, au soir de sa vie, en 1919, on demanda à Laurier qui devait lui succéder. Il répondit : « Ne choisissez pas un «Canadien français», il ne peut rien faire pour les siens. », Joseph Facal
Pour les études supérieures, je crois que c’est bien une question de choix qu’autre chose de cette manière. C’est beau vouloir protéger sa langue, mais de vouloir jouer la police à ce point pour les études supérieures, c’est un peu jouer au plus bas dénominateur commun et de faire que l’état contrôle tout un peu à la manière des Soviétiques lorsqu’on sait bien que ce sont des étudiants adultes capables de prendre leurs propres décisions d’étudier en anglais ou en français. Au fait, même M. Facal enseigne enseigne des cours en anglais et en espagnol.
À vrai dire, beaucoup de figures nationalistes ont faites des études en anglais au Québec ou ailleurs dans le monde. Pour vous donner deux exemples, Mario Dumont a fait un bac en économie à l’Université Concordia et Jacques Parizeau a fait des études supérieures au LSOE. Aussi, combien pensez vous de figures politiques qui se considérent nationalistes au Québec qui envoyent leurs enfants dans des écoles privées anglophones?
En fait, est-ce que la classe politique fait le contraire de ce qu’elle véhicule ou est-ce les classes politiques ont compris quelque chose que le simple peuple n’a pas compris?
Moi aussi, Monsieur Facal, j’attends votre adresse courriel pour cet article sur l’Amazonie usurpée au Brésil.
http://www.vigile.net/Harel-says-she-fears-ethnic
http://www.vigile.net/Harel-s-musings-betray-a
Ce dont je parle quand je pense aux anglophones (qui se liguent souvent avec des leaders ethniques pour atteindre leurs fins) qui crachent sur le Québec francais qui tend la main, c’est un peu ceci.
Mme Harel a simplement voulu exprimer (sans doute maladroitement ou elle a été mal citée) un désir de la majorité de vivre avec ses minorités, et non que celles-ci vivent en marge du Québec francais (en passant, je pense qu’elle exagère, et que de toute façon les solutions qu’elle suggère ne sont pas nécéssairement les bonnes). The Gazette (aux côtés de certains leaders ethniques et de Libman) appuie immédiatement sur le bouton « racisme »!
Comme se fait-il qu’il y ait accusation de racisme envers madame Harel pour des déclarations aussi bénignes, aussi banales? Vraiment, il y a des gens qui paniquent pour rien! Et je ne pense pas que Mme Harel mérite de se faire traiter de raciste.
S’il fallait payer une amende à chaque fois qu’une personne formule des accusations de racisme inconsidérées envers quelqu’un, le Québec n’aurait plus de dettes. Comment se fait-il qu’on puisse insulter les gens avec autant de légereté? En plus, ceci pousse un paquet de gens à s’autocensurer.
Ses idées de réduire le nombre de conseillers n’est pas mauvaise en soi car ça devient un monstre difficile à contrôler sauf qu’elle a été quelque peu maladroite dans ses propos. Cependant, j’ignore quels vont les effets à long terme de ces fusions muncipales (fait avec Mme Harel comme ministre) et si elles ont réellement sauvé des coûts pas seulement par Montréal mais aussi pour les autres villes fusionnées avec la plupart des anciennes villes hors de l’île de Montréal qui ont resté grosso modo semblables. Le problème des fusions n’a pas seulement lieu au Québec mais quasiment partout en Amérique du Nord.
Bonjour,,
Le problème comme à Toronto (on en parle plus!), ce ne fut pas les fusions, mais bien les défusions!
Moi, j’appelle cela : contribuer par partisanerie à la désorganisation civile du Québec et en particulier à Montréal.
Pour Longueil, par contre ce fut je pense une erreur, contrairement à toutes les autres fusions dans les régions du Québec!
Si on y ajoute la « déconstruction » du Québec depuis 2003 ; on peut dire que tout ce que le PLQ a touché depuis 2003, s’est tranformé en désastre complet!
Le seule et unique bonne note que l’on peut leur attribuer c’est sur les infrastructures.
Mais avaient-ils vraiment le choix puisqu’ils avaient gelé pendant presque 4 ans, tous les budget des ministères, excepté la santé et l’éducation ; et que les ponts et chaussés étaient en décrépitude avancée!
Revoyez leur programme électorale de 2003…
Bonne journée
Écoutez MV, si ça fait pas votre affaire d’être ce que vous êtes, vous avez le choix: intégrez-vous au ROC et fichez nous la paix.
J’ai le sentiment en vous lisant, que d’aucune façon vous êtes capable de simplement observer ce qui est observable.
Les faits sont têtus,et en plus c’est largement documenté : les étudiants en médecine de Mc Gill, quittent en nombre épormyable le Québec à la fin de leurs études; une quantité épormyable de ces derniers sont incapables de réussir l’examen de français ce qui est une condition sine qua non pour pratiquer au Québec où plus de quatre vingt pour cent de la population est francophone que vous aimiez ça ou non.
Et en passant je n’accepterai jamais d’être traité par un médecin ne parlant pas ma langue dans mon pays le Québec.
Et curieusement, malgré votre pensée magique et votre tendance apparemment endémique au bon ententisme à tout prix, je connais des gens, et plus qu’une personne, qui ont été confrontés à cette situation dans la région de Môrial justement.
Comme disent les témoins de J.éhovah : Wake Up!
Bon, vous allez dire que la baguette magique va venir de l’indépendance du Québec. En réalité, je crois que ce n’est pas si simple que cela dans le système Nord-Américain et mondial et en particulier dans une ville cosmopolite comme Montréal. Cela car un Québec indépendant se devra d’échanger et de commercer avec ses voisins….et que cela se fera principalement en anglais (ou peut-être de plus en plus en espagnol, qui sait).
Bien que je sois plus porteur des idées économiques de M. Facal que de Léo-Paul Lauzon, je crois que ce dernier a raison en disant qu’un Québec indépendant serait en réalité un deuxième Puerto Rico et cela en particulier dans le contexte Nord-Américain avec un minuscule pays de sept millions d’habitants comparé à un voisin de 300 millions d’habitants. Donc, prouvez-moi que la qualité de vie, le solde gouvernenmental et le revenu des habitants vont s’améliorer dans un Québec indépendant comparé à la situation actuelle. Pourtant, l’Islande, l’Irlande et la Suède (tous de petits pays) sont dans des situations effroyables (pour ne pas dire dans une quasi-faillite) depuis la fin de l’année dernière dans le cadre de la crise économique.
C’est étrange mais lorsque qu’on met des idées sur la table qui vous rendent pas contents, vous vous en prenez personnellement à la personne en question en la traitant de noms divers comme de colonisé, de vendu et en plus vous acceptez aucune critique de votre part. Je me considère qui je suis et je crois que j’ai appris avec le temps que rien n’est noir ou blanc dans ce monde et de considérer le Québec et le reste du Canada comme un ensemble aussi bipolaire serait comme faire des généralisations comme le Président Bush faisait qui était pourtant détesté par la gauche québécoise (dans le style soit que vous êtes avec nous ou contre nous). On comprends bien que l’Alberta et Terre-Neuve ont une réalité tout aussi différente que le Québec et le Manitoba. Pourtant, j’habite dans une communauté majoritairement anglophone et je crois que c’est plutôt en connaissant son voisin qu’on apprend à le comprendre davantage car il faut dire qu’il existe des racistes partout et cela au même nombre à Ville-Saguenay ou à Calgary.
Malheureusement, nous sommes dans une démocratie et toutes les idées politiques ont leur place en ce monde et on ne peut voir un problème (comme celui du CHUM et de McGill) uniquement aux yeux de quelques articles sans avoir une vision d’ensemble et CELA des deux côtés de la médaille.
(Soit dit, je trouve que ces problèmes, en particulier le »problème » du CHUM et de McGill sont de véritables conneries comparativement à qui se passe ailleurs dans le monde avec des milliers de gens qui perdent leurs emplois à chaque jour. Je trouve que c’est cela est en réalité le problème de certaines personnes, c’est de tout simplement se plaindre le ventre plein et chiâler pour chiâler et cela sans véritablement proposer des véritables solutions que de blâmer n’importe qui au lieu de se regarder soi-même en premier lieu).
« L’explication ne peut être que les étudiants de McGill sont des étrangers rentrant chez eux puisque la proportion d’étrangers dans les facultés de médecine est faible. Ce sont donc des Québécois qui partent. »
Je trouve la conclusion un peu rapide; si je suis votre raisonnement, les étudiants canadiens hors-Québec sont des étrangers. Il se peut que le nombre soit moins grand s’il y a beaucoup d’étudiants canadiens originaires de provinces autres qui souvent ne vont revenir que dans leur province d’origine après leurs études à McGill, toujours classée parmi les meilleures pour leur faculté de médecine au Canada. Quel est alors le vrai pourcentage de Québécois résidants au Québec avant de s’inscrire en médecine à McGill qui quittent la faculté de médecine pour pratiquer à l’étranger?
Le présent texte représente uniquement mon opinion personnelle suite à la parution de votre article, le 16 mars 2009, sur l’habillement des policiers en moyens de pression dans la province.
Malgré tout le respect que je vous porte m. Facal, je crois que votre article traite d’un sujet dont, de toute évidence, vous ne connaissez pas grand chose! Évidemement, vous l’aurez deviné, je suis policier de formation et exerce ma profession depuis maintenant 10 ans. Vous savez, les policiers ont été, sont et seront toujours le reflet de la société dans laquelle nous vivons! Rien de moins et rien de PLUS non plus! Notre société est malade donc nos services de police aussi! Le port du pantalon de camoufflage (ou autres) n’est qu’un moyen pour nous de s’exprimer et de sensibiliser la population aux enjeux auxquelles elle devra faire face dans le futur; nos services policiers ont peine à suffire aux demandes grandissantes de la population et les budgets alloués diminuent à chaque années! Si vous pensiez que les policiers se déguisent en « clown » pour de simples augmentations de salaire, vous êtes dans l’ignorance totale! Les policiers sont des gens de convictions avec de profondes valeurs de justice. Nous ne sommes pas des « mécréants », des menteurs ou encore pire des ripoux comme le laisse paraître les médias! Le RESPECT dans tout ca…. Je suis heureux que vous en ayez glissé un mot dans votre article, car comme la population n’en a que peu envers l’autorité (ce que nous représentons) il est juste normal que nous réagissions! Nos origines latines font que le québécois moyen dénigre l’autorité ce qui fait que notre société québécoise est tant malade!!! Vous savez, nous vivons dans une société de droits ce qui implique qu’elle est intimement liée à la force des lois existantes. Plusieurs sont imparfaites et d’autres carrément manquantes! Nous sommes encore très loin du compte et le laxisme de nos dirigeants, quels qu’ils soient, et ce pour des considérations budgétaires minables et incensées, fait que notre QUÉBEC, est et restera encore longtemps dans une « morfondeure »(sic) profonde! Alors, pour le respect, on repassera! Quand les citoyens se donneront la peine de me dire « bonjour! » et de me féliciter pour mon bon travail, je vous renverrai un courriel vous exprimant ma joie de voir que notre société s’améliore! Merci d’avoir pris le temps de me lire.
Signé: Alexandre Charest
Désolé, j’ai placé mon commentaire au mauvais endroit.
Alexandre Charest