Un profond sommeil
2 avril 2008 par Joseph Facal
Ces temps-ci, plusieurs observateurs trouvent des vertus aux gouvernements minoritaires. Je ne suis pas de ceux-là.
À Ottawa, les conservateurs avaient pris cinq engagements précis pendant la dernière campagne électorale. À des degrés divers, ils ont été réalisés.
Stephen Harper gouverne donc sans programme. Ce n’est pas sain. Remarquez, ce n’est pas de sa faute si Stéphane Dion refuse d’affronter l’électorat.
La situation au Québec est totalement différente.
Faire dodo
On a surtout expliqué la spectaculaire remontée du gouvernement Charest par la nouvelle cohérence de son message, la fin des gaffes majeures et les déboires des deux autres partis.
Mais cette remontée s’explique aussi parce qu’on semble avoir renoncé à faire la moindre réforme difficile. En santé, on pellette les problèmes en avant. En agriculture, on tablette plus vite que son ombre. En matière linguistique, on a peur de son ombre.
Bien sûr, si on voulait agir, le fait d’être minoritaire compliquerait terriblement les choses. Mais doit-on pour autant renoncer à expliquer aux Québécois que de gros défis collectifs nous attendent, qui nécessiteront des décisions difficiles ?
Autrement dit, la remontée du taux de satisfaction du gouvernement résulte aussi du fait qu’il a décidé de totalement se plier à l’humeur de la population.
Le peuple québécois fait la sieste. Et le gouvernement a décidé de ne pas troubler son paisible sommeil. Politiquement, c’est de bonne guerre. Mais cela ne sert pas les intérêts fondamentaux du Québec.
Nuages noirs
Tout cela ne serait pas bien grave si le Québec pouvait se permettre d’avancer sur le pilote automatique. Mais chaque jour que nous perdons hypothèque un peu plus ce que nous lèguerons à nos enfants.
Nous ne mettons pas d’argent de côté pour payer les coûts du vieillissement. Nous continuons à alourdir notre dette. Les résultats scolaires de nos enfants continuent de reculer.
À moins de fermer les yeux sur ces défis, je m’explique mal cette sympathie pour la simple expédition des affaires courantes.
Plusieurs raisons expliquent cette torpeur collective.
Énergie renouvelable
Les conséquences funestes de notre déclin démographique ne sont pas bien comprises parce qu’elles n’ont pas encore été assez expliquées. Et quand on les comprend, il est humain de repousser à plus tard des décisions difficiles ou de chercher à refiler les sacrifices au voisin.
Les problèmes du Québec ne ressemblent pas à un précipice juste devant nos pieds, au fond duquel nous pouvons regarder. On imagine alors aisément ce qui nous attend au bout de la chute.
C’est plutôt un lent déclin qui nous guette, une sorte de pente savonneuse presque imperceptible à l’œil nu. Mais plus la glissade se prolonge, plus cette pente devient difficile à remonter.
Les Québécois ont aussi été passablement brassés, ces dernières années, par des réformes majeures qui n’ont pas toutes donné les fruits escomptés. Ils sont donc sceptiques, méfiants et fatigués.
Le goût du changement est une énergie renouvelable. Mais il faut la laisser se reconstituer quand elle a été très sollicitée.
En attendant, la plupart d’entre nous mangeons trois repas par jour. Et le Canadien gagne enfin.
Le pain et les jeux. Le confort et l’indifférence. Vieux comme le monde.
50 réponses à “Un profond sommeil”

Monsieur Facal,
Entre autres,vous écrivez « Le peuple québécois fait la sieste. Et le gouvernement a décidé de ne pas troubler son paisible sommeil. »
Et encore ceci: « Les Québécois ont aussi été passablement brassés, ces dernières années, par des réformes majeures qui n’ont pas toutes donné les fruits escomptés. Ils sont donc sceptiques, méfiants et fatigués. »
Voilà pourquoi les Québécois ne savent plus tellement comment réagir.
Tout changement signifie augmentation des dépenses pour chacun de nous. Le prix du pétrole qui augmente fait augmenter aussi celui de l’électricité, du gaz et du pain et de tout ce qui est transporté sur les routes. Ensuite, faut augmenter la rémunération des médecins spécialistes, faut réparer à peu près tous les viaducs et ponts au Québec. On déguise les augmentations de taxe, on introduit le péage des services de santé (le privé), on planifie l’introduction du péage sur les ponts et des autoroutes. Vous savez que je pourrais poursuivre mon énumération.
Vous écrivez que nous fermons les yeux sur des défis importants et que le déclin nous guette.
Des défis ? Quand arrêterons-nous de payer ? Ça n’arrête pas les « circonstances » qui nous amènent à devoir payer toujours davantage?
Non, le Québécois qui se fait brasser, je dirais plutôt qu’il est hébété et déprimé. Méfiant aussi comme vous dites.
Faire dodo
Il est certain que lorsqu’on ne fait rien on ne peut faire des erreurs. L’ hésitation de 1980 et de 1995 en sont des preuves.
L’héritage des Libéraux est à craindre tout autant que la fabrication de la récente image de Jean Charest.
Nuages noirs
Les élections s’en viennent, les libéraux s’achètent des votes en augmentant la dette.
Énergie renouvelable
La conclusion vous l’avez donnée M. Facal : «En attendant, la plupart d’entre nous mangeons trois repas par jour. Et le Canadien gagne enfin.
Le pain et les jeux. Le confort et l’indifférence. Vieux comme le monde.»
Bonjour, Monsieur Facal. Il y a deux aspects à votre texte. Tout d’abord, vous abordez la question des gouvernements minoritaires. Je n’y vois aucun avantage. Tout d’abord, un peuple ne choisit pas d’avoir un tel gouvernement. Chacun vote pour donner un avantage à un parti. S’il y a un gouvernement minoritaire, c’est tout simplement un accident et que les options sont plus nombreuses et qu’aucun parti ne dégage un leadership. Plus, il y a d’options à une assemblée législative, plus il est difficile de gouverner, car il n’y pas de vrai leadership. Il n’y a que stratégies, opportunismes, démagogies et mésalliances.
Il suffit de jeter un coup d’œil sur la planète. La multiplicité de partis à suffrages presqu’égaux engendre plus de conflits qu’elle n’en résout. Dans notre système, idéalement, il faut deux partis forts, dont un majoritaire, et un petit mouton noir.
C’est partout pareil. Un maire qui n’est pas supporté par la majorité au conseil, connaîtra un mandat sans éclat. Un chef de syndicat entouré d’une multitude d’options dans son conseil devra prendre des positions dures et manigancer des appuis.
D’autre part,un autre aspect, la qualité de nos élus est un critère de premier plan. Un gouvernement doit gouverner et non pas administrer. Un gouvernement minoritaire ne peut qu’administrer. Mais voilà que si nous regardons tous nos partis politiques actuels, gouvernants et oppositions, nous sommes dirigés par de bons sous-ministres, des administrateurs. Les vrais politiciens avec une vision sont absents. Où sont nos hommes et femmes d’État ? De telles sortes que si nous avions un gouvernement majoritaire actuellement, nous continuerions d’être administrés et non d’être gouvernés. Donc, nous ne serions pas gagnants au change. Je demeure toutefois convaincu qu’un gouvernement majoritaire seraient l’idéal. Sinon, pourquoi bien des systèmes auraient-ils adopté la formule électorale à plusieurs tours ?
Et logiquement, la proportionnelle serait une calamité.
Je crois qu’ils faudraient arreter de se trouver des boucs emissaires pour tout. C’est trop facile et non productif (c’est la fautes des arbitres au hockey, au federal pour le reste). On a laisse tout vieillir, meme la population, il faut donc maitenant payer. Ce qu’il faut faire c’est de se donner les moyens de payer en creant de la richesse, aucune option ne doit etre rejetee du revers de la main, comme nous le faisons tres rapidement pour toute nouvelle idee ayant le culot de se montrer le bout du nez au Quebec.
Je suis aussi profondément découragé par cette « sympathie pour la simple expédition des affaires courantes. » Je ne veux pas d’un gouvernement dont l’agenda est dicté par les sujets du jour à LCN.
Dès qu’un politicien ose parler avec lucidité des défis qui nous guettent et nous propose une offre de changement, il est confronté à quelques démagogues des lignes ouvertes dont la réflexion ne dépasse pas : « Quand arrêterons-nous de payer? » ou « Ça n’arrête pas les circonstances qui nous amènent à devoir payer toujours davantage? » Exit Castonguay. Out la réforme de l’agriculture. Parlez-nous plutôt du déneigement des toits d’école ou des nids de poules. Des affaires qui touchent le vrai monde.
Pourquoi n’êtes-vous plus en politique active déjà?
Cela dit, bravo pour cet autre texte « bull’s eye ». Consolez-vous en vous disant qu’heureusement, le Canadien aura l’avantage de la patinoire pour les séries cette année.
J’aime bien votre façon de penser… et de le dire.
En 2003, le peuple québécois a envoyé en pénitence un gouvernement péquiste qui, pourtant, jouissait auprès de la population d’un taux élevé de satisfaction, assez pour que Bernard Landry ait cru en ses chances d’être réélu. Cependant, certaines réformes proposées par ce gouvernement, notamment la guerre au déficit et la réforme municipale, avaient lassé les gens, qui réclamaient une petite récréation.
Le PQ a associé à ses gouvernements une façon de faire, assez volontariste, qui n’hésite pas dans certains cas à imposer aux gens des politiques dont il ne veulent pas. C’est le contraire de la démagogie et il faut du courage pour gouverner à contre-courant du désir populaire mais, en démocratie, ce type de courage a un prix politique qu’il faut payer périodiquement dans des élections régulièrement tenues.
Au tout début du règne libéral, le Gouvernement Charest a désiré profiter de ce qu’il croyait être une période de «lune de miel» pour imposer, à toute vapeur, des points essentiels de son programme, notamment la réingéniérie de l’Etat. À mon avis, beaucoup de gens n’étaient pas si réfractaires à cette ligne de pensée, mais il leur était intolérable qu’on la leur impose de force et en grande vitesse. C’est pour ne plus subir cette attitude qu’ils avaient battu les péquistes. Quand ils disaient qu’«ils n’avaient pas voté pour ça», je crois qu’ils s’en prenaient plus au volontarisme pressé du Gouvernement qu’à la substance des propositions. Les libéraux, majoritaires, auraient pu imposer leur volonté, mais il leur aurait fallu un courage de péquiste, qualité qui leur manque tout à fait.
Au bout du compte, c’est dans l’état de dictature que les gouvernants ont la responsabilité ultime de leurs politiques. En état de démocratie, c’est le peuple qui est ultimement responsable. S’il choisit de dormir et de remettre sans cesse au lendemain des décisions douloureuses mais indispensables, il n’aura à s’en prendre qu’à lui-même… mais il trouvera bien un bouc émissaire.
Bof, M. Facal, quand on compare le bilan du gouvernement Charest minoritaire actuel avec celui de Charest majoritaire, pas tellement certain que je préférerais le majoritaire…
Idem avec les Conservateurs. Vous voulez vraiment voir ce qui va se passer quand ils auront remporté une majorité?
La démocratie c’est toujours d’abord et avant tout le moindre de deux maux.
Je suis d’accord avec le dernier commentaire posté par Lavoie Ducentre. Démocratie ou pas démocratie:les politiciens auront toujours le même objectifc’est de rester en position dominante. Cela est vrai même si on est dans un gouvernement minoritaire et je peux même vous en donner des exemples. Lorsque Jean Charest est entré au pouvoir:tous étaient contre ses baisses d’impôts et pourtant il les a faits quand même.
Ensuite,je peux vous dire la même chose quant au dégel des frais de scolarité:la majorité des québécois sont contre. Je peux continuer avec la commission sur les accommodements raisonnables:pourquoi faire une commission d’enquête alors que tout le monde sait qu’on ne peut pas accepter n’importe quelle demande tout simplement parce que l’on veut adhérer à la diversité culturelle. Mais que voulez-vous:les immigrants sont des électeurs fidèles pour Jean Charest,mieux vaut ne as trop les choquer en leur disant une vérité qu’ils pourraient être blessés d’entendre.
Pour ce qui est de vôtre dernier commentaire:du pain et des jeux je suis totalement d’accord avec vous(tant que le peuple aura du divertissement,il ne se préoccupera pas des enjeux qui font en sorte que les inégalités ne cessent de se creuser entre les riches et les pauvres).Mais comme vous le savez-bien personne n,est à l’abri de la pauvreté:alors avant de présenter des projets tels la privatisation de la santé ou des études postsecondaires,j’espère que vous penserez aux conséquences néfastes que ceux-cis peuvent créer.
Mais bon,comme nous ne pouvons pas être d’accord sur tous les moyens à entreprendre pour faire du Québec un meilleur monde,égal pour tous:je vous le pardonne et je souligne aussi que vous avez au moins le mérite de bien élaborer vôtre pensée et de le dire en des termes clairs:ce qui n’est malheureusement pas le cas de nos politiciens.
Le Québec dort au gaz. On a découvert la raison. Une découverte majeur de gaz a été fait au Québec: 4000 milliards de pi cubes valant 40 milliards au prix du marché. Non ce n’est pas un poisson d’avril:http://www.cyberpresse.ca/article/20080402/CPSOLEIL/80401295/6586/CPSOLEIL02
Personnelement, j’aime bien les gouvernements minoritaires. Je trouve que ca donne une plus grande valeur au parlement qui gagne du pouvoir face au conseil des ministres et au tout puissant premier ministre. Trop de fois dans les gouvernements majoritaires la ligne de parti tourne les votes en chambre en véritable farce. Rien n’empeche un parti au pouvoir en situation minoritaire de proposer des lois impopulaires, il n’a qu’a gagner la bataille de l’opinion publique pour prouver son point. La population n’est quand meme pas si dupe et irresponsable, prenez l’exemple des Québecois, les sondages indiquent qu’ils étaient contre les baisses d’impots de Charest et ils sont meme en faveur du retour des péages sur les routes. En fait, il faut éviter d’utiliser Charest pour juger de l’efficacité d’un gouvernement minoritaire, cet homme n’a pas le moindre courage politique, il est plus concerné par sa cote de popularité que par les problemes de notre société. Quand a Harper et bien c’est a se demander quelles réformes importantes il mettrait en place en situation majoritaire.
Monsieur Facal, je vous donne raison en tout. Je crois que les peuples se conduisent passablement comme les individus. Combien d’hommes et de femmes ne changent leur comportement que devant une catastrophe imminente ? Le cancer est tout proche si vous ne cessez de fumer. Votre foie est endommagé sérieusement, l’alcool vous est néfaste. Si vous ne contrôlez pas vos dépenses, c’est la faillite à court terme. Pour nous, comme peuple.la catastrophe n’est pas imminente. On ferme les yeux et on cultive la pensée magique. Rien de mal nous arrivera. Triste.
@Lavoie Ducentre
Oui, je veux voir un gouvernement conservateur majoritaire. Les liberaux nous savons, le bloc on ne saura jamais. donc…
Comme disent les Américains, You’re damned if you do and you’re damned if you don’t. Le Gouvernement maintient le cap de la tranquillité et nous le critiquons car il ne brasse pas la cage. Par contre, en début de mandat ils ont tenté de réformer le « Model Québecois » et nous les avons apostropher. Même des conflits mineurs comme Orford sont devenus majeurs. Ceci dit, je préfère manger trois bons repas par jour, écouter ma partie de hockey en paix, rire avec mon voisin, ne pas avoir peur de marcher dans la rue et ne pas avoir peur de dire mes opinions. Quand on y pense, dans le monde d’aujourd’hui, je crois que notre société est une réussite. Nos besoins fondamentaux sont garantis. Avons-nous encore des choses à changer? Bien sur que Oui. La question que nous devons nous poser comme société est si nous sommes vraiement prêt pour une nouvelle ronde de changements majeurs, style Révolution Tranquille, Part 2.
L’image de la pente douce et savonneuse est très bonne, elle mérite d’être retenue et répétée. Elle frappe l’imaginaire et explique bien notre « profond sommeil ».
Théoriquement, la planification d’un changement est assez simple. D’abord identifier des vulgarisateurs crédibles pour bien expliquer « les conséquences funestes de notre déclin démographique », pour reprendre vos termes. (en passant, vous êtes un vulgarisateur crédible, M. Facal)
Ensuite, déposer un projet de changement qui propose une vision inspirante mais réaliste d’un avenir meilleur avec quelques mesures importantes et nécessaires d’y parvenir. Un peu à la manière des lucides. L’important, c’est que les destinataires (la population) puissent bien faire le lien entre la situation initiale (le déclin), la vision d’avenir et les stratégies qui sont proposées. Et bien sûr, elle doit y voir plus de gains que de pertes.
Finalement, il faut écouter les inquiétudes des destinataires, y répondre et ne pas avoir peur de s’ajuster au besoin, autant avant d’entreprendre le projet qu’en cours de réalisation. (L’écoute fut sans doute le principal écueil du mouvement souverainiste ces dernières années)
Si théoriquement c’est simple, c’est plus compliqué en pratique. Les forces du statu quo sont puissantes. Ce plus il y a une pénurie d’acteurs crédibles et un danger de brûler ceux qui restent.
@ymdelisle
Vous demandez si nous sommes vraiment prêt pour une nouvelle ronde de changements majeurs, style Révolution Tranquille, Part 2.
Si nous ne sommes pas prêt, il faut s’afférer à s’y préparer au plus vite. Ou encore se laisser glisser. Il est là, le choix.
@ ÉgalitéSocial
La majorité des Québécois sont contre le dégel des frais de scolarité? Vraiment? Vous confondez les militants d’associations étudiantes avec la majorité des Québécois je pense. Cela dit, je respecte votre opinion personnelle même si elle est contraire à la mienne.
@ Jean-Pierre Garneau
Je suis pas mal d’accord avec vous, mais je ne crois pas que le courage ait une couleur politique. Certains politiciens l’ont, d’autres ne l’ont pas. Le courage, c’est agir en cohérence avec une vision pour laquelle ont est élu, même lorsqu’il s’agit de poser des gestes difficiles et impopulaires. Le courage seul n’est pas suffisant, il faut aussi l’intelligence stratégique d’obtenir suffisamment d’appui pour que les gestes que l’on pose soient efficaces.
Un kamikaze est courageux, mais ce n’est pas nécessairement ce dont on a besoin.
@ Mathieu D
Vous prêchez à un convaincu. Il ne suffit pas d’avoir du courage pour avoir du jugement ou pour avoir raison, et on trouve des gens courageux dans tous les milieux et sans doute dans tous les partis. Je conviens aussi que promouvoir une politique impopulaire, même quand elle est aussi nécessaire, requiert de savoir expliquer, conscientiser, convaincre, et une grande habileté stratégique.
Le fait est cependant que les gouvernements courageux sont rares. Au Québec, dans les dernières décennies, on trouve assez peu d’exemples de gouvernements ayant délibérément proposé ou imposé des mesures qu’ils savaient impopulaires mais qu’ils jugeaient nécessaires. Il y en a eu tout de même. Je pense notamment à la baisse de salaires dans la fonction publique imposée en 1983 par le tandem Parizeau-Lévesque, à la poursuite du déficit zéro par l’administration Bouchard, aux fusions municipales imposées par l’administration Landry. Ce sont de rares exemples de gouvernements s’étant résolus à imposer des politiques dont ils savaient pertinemment qu’elles seraient impopulaires et qu’elles risquaient fort de coûter des sièges. En fouillant honnêtement et sincèrement ma mémoire politique, je ne trouve pas d’exemples d’administrations libérales, depuis les années 1960, qui aient eu cette sorte de courage.
Ceci dit, je dois convenir que nous sommes très exigeants envers nos gouvernements. En fait, on leur demande d’être à la fois deux choses très différentes. D’une part, on exige de l’assemblée des élus, et du gouvernement qui en émane, d’être représentatif de la société, d’en être une émanation, un portrait aussi fidèle que possible. D’autre part, on demande à ce même gouvernement d’assumer un leadership, d’agir avec compétence et presque même avec prescience, puisqu’il s’agit de comprendre aujourd’hui les problèmes de la société de demain. Autrement dit, on exige de lui qu’il soit meilleur que les gens qui l’élisent, tout en demeurant représentatif.
Un gouvernement qui n’est que représentatif peut se contenter d’être opportuniste, de suivre les mouvements d’opinion et de s’y ajuster, autrement dit, de « gouverner par sondages ». Un gouvernement trop dirigiste, qui veut changer les choses plus vite que ce que le peuple peut endurer, risque fort d’en payer le prix assez vite. Il est toujours, à court terme, plus risqué d’être dirigiste qu’opportuniste.
Si j’en revient à la proposition de Monsieur Facal, il me semble que notre gouvernement québécois minoritaire doit une part de sa popularité croissante au fait qu’il a appris, soit du fait des circonstances, soit parce qu’il est capable d’apprendre, qu’être aussi peu menaçant que possible pouvait conférer des gains électoraux. Très bien, la politique est aussi faite de ce genre de calculs. Mais pour ceux qui croient que de grandes difficultés sont à nos portes et que des décisions douloureuses doivent être prises, plutôt tôt que tard, cette attitude gouvernementale est un cul-de-sac.
« Le lent déclin qui nous guette » selon M. Facal est amorcé depuis longtemps. Depuis plus de 40 ans que le Québec n’a jamais été capable d’attirer la même proportion d’investissements que représente son poids économique au Canada, sans évidemment parler de notre poids démographique. D’autres juridictions attirent forcément plus que leur part.
Les souverainistes ont tendance à minimiser ce phénomène en l’englobant dans la vague définition de déplacement général économique vers l’Ouest ce qui évite de défendre certaines politiques nationalistes qui ont eu des effets néfastes sur notre climat économique. C’est un peu compréhensible, ils essayent de nous convaincre que leur projet ne comprend aucun risque économique pour ne pas épeurer les moins convaicus. Paradoxalement, à vouloir éviter le sujet, ils ont nui à leur crédibilité et ultimement affecté les résultats référendaires à la baisse.
Je trouve cela amusant qu’à chaque fois que la souveraineté baisse dans les sondages, les souverainistes disent que nous « faisons la sieste » ce qui implique que quand la flamme remonte, alors là nous redevenons sérieux et nous nous occupons de nos « intérêts fondamentaux »
Comment autrement expliquer la remontée du PLQ ? Du point de vu de M. Facal, c’est sûrement pas à cause de l’insuffisance des autres partis ( et du sien). Voeux pieux: les Québécois dorment, quand ils se réveilleront ils apprécieront notre projet de souveraineté. Cela a l’immense avantage de ne pas obliger une modernisation du projet on peut continuer avec le bon vieux modèle québécois sclérosé sans retouches. Et on accuse le PLQ d’immobilisme. « its like the teapot calling the kettle black »
@ Jean-Pierre Garneau
« …on exige [du gouvernement] qu’il soit meilleur que les gens qui l’élisent, tout en demeurant représentatif. »
Touché. Pour résoudre ce dilemme, je crois qu’un gouvernement doit avoir une longueur d’avance en terme de vision et garder le cap, mais constamment s’ajuster pour maintenir son lien de confiance avec la population, l’écouter, l’éduquer et répondre à ses inquiétudes.
En ce sens, c’est un peu comme le dirigeant d’une grande entreprise qui veut réussir son changement : il peut l’imposer contre vents et marrés, mais il risque fort de s’échouer s’il ne consacre pas suffisamment d’énergie à mobiliser son personnel autour de ce changement.
@ daveyy
Cela m’étonne que vous rameniez le débat sous l’angle des souverainistes parce que ce n’est pas de cela dont il est question ici. À moins qu’il prétende le contraire, je n’ai pas l’impression que M. Facal évoque la souveraineté comme solution à court terme à ce « lent déclin qui nous guette ». Je crois qu’il fait plutôt référence aux mesures des lucides. Ou à d’autres décisions difficiles à prendre (par exemple en santé, en agriculture ou en finances publiques). En fait, il pourrait le préciser lui-même pour dissiper la confusion.
Notre poids démographique diminue et c’est une mauvaise nouvelle. En attribuer la cause aux souverainistes risque de relancer de vieux débats stériles et chercher des coupables n’améliorera rien. Nous persistons dans un rythme de vie collectif qui va au-delà de nos moyens à bord de notre vieille Cadilac usée de la révolution tranquille. Des décisions difficiles doivent être prises. Je crois que la meilleure façon de faire accepter des décisions difficiles, c’est de les associer à un projet de changement qui propose une vision inspirante mais réaliste, porteuse d’un avenir meilleur. Je crois que c’est vous qui proposiez dans un post précédent : « créer de la richesse, bâtir une économie solide qui attirerait autant les investissements que les immigrants, qui eux seraient naturellement séduits par le fait français puisqu’il serait symbole de réussite économique. » C’est un bon départ.
Je me trompe peut-être, daveyy, mais je crois que vous n’avez pas bien compris monsieur Facal: bien que demeurant un souverainiste convaincu, il parle dans ce billet-ci de la nécessité de changer le fameux « modèle québécois », dans la perspective « lucides » contre « solidaires ».
Je trouve moi aussi que l’image de « la pente savonneuse presque imperceptible à l’oeil nu » est excellente. Les baby-boomers, dont je fais partie, ont été plus égoistes que les générations qui les ont précédés: autrefois, on se sacrifiait pour l’avenir de ses enfants beaucoup plus qu’on le fait aujourd’hui. Il faut dire que les occasions de s’endetter étaient bien moindres: le crédit n’était pas facile comme aujourd’hui, la publicité n’était pas omniprésente, et ainsi de suite… sans compter que la religion catholique, beaucoup plus pesante, nous incitait à nous préoccuper de la vie future plutôt que de la vie présente!
Je me souviens par exemple qu’à la fin des années 50 (je n’avais pas dix ans), le train de banlieue qui ramenait de Montréal les travailleurs de la journée était plein de monde; depuis, les trains de passagers sont devenus beaucoup moins nombreux, presque tout le monde ayant son automobile. Combien de gens, de nos jours, n’ont jamais pris l’avion ? C’est mon cas, mais je compte parmi la minorité. Or, je peux vous dire que dans les années 60, les compagnies d’aviation ne faisaient de la publicité à la télévision que sur les chaînes de langue anglaise: la clientèle de langue française n’était pas assez nombreuse pour que cela en vaille la peine…
Bonjour M.Facal,
………………« Autrement dit, la remontée du taux de satisfaction du gouvernement résulte aussi du fait qu’il a décidé de totalement se plier à l’humeur de la population.»» dites-vous.
*
Bizarrement, la courbe du taux de satisfaction du PLQ coïncide exactement avec trois choses.
1- Un gouvernement Minoritaire, surtout.
2- Le nouveau mantra du gouvernement : «le laisser faire» — aucun projet structurant, mais du recyclage en masse!
3- D’une part, la disparition physique de Jean Charest au profit des 16 ministres du PLQ ; et d’autre part, sur sa réapparition sous un autre corps, presque céleste, «d’homme Humble» : le «nouveau Charest», appuyé par une campagne de presse partisane et combien efficace. Le tout sur les conseils de Parisella;
Alain Dubuc l’a même qualifiée de: « La chevauchée fantastique de Jean Charest». N’est-ce pas formidable, non?
Donc,
pelletage «en avant» des problèmes! Ou bien les cacher!
Comment?
Par la mise sur pied « de Commissions » et la, » très expéditive mise au rancart » des solutions proposées ; ou bien encore, faire comme dans le cas de la langue.
Il ne faut pas trop bouger … le peuple dort : prière de ne pas déranger SVP.
Pendant ce temps là, le temps fait son oeuvre…..et environ 100 nouveaux arrivants viennent grossir les rangs du PLQ ; qui peut dire mieux?
N.B. Pourquoi ne pas plutôt s’en prendre aux fédéralistes pour cet immobilisme tous azimuts ; qu’ont-ils fait depuis 25 ans à part démolir au lieu d’oser?
*
Ils ont le crachoir depuis 2003 pour mettre en application leur vision économique….Le fardeau de la preuve leur incombe.
Alors, les purs et durs fédéralistes…on attend vos explications. Parlez-nous de vous SVP, pas des autres, pour une fois.
Que le Québec soit indépendent ou non ne changera rien au déclin démographique de la francophonie nord-américaine. Si le Québec devient indépendent, cela signifie la mort certaine de la Nation Acadienne et des autres francophones hors-Québec. Ce segment de notre culture francophone est malheuresement incomprise et oubliée par nos ténors souverainistes qui ne cessent de parler de la « Nation » Québecoise comme étant la seule en Amérique. Alors, pour Jean-Renaud, le Canada aide justement à protéger les francophones d’amérique. Notre système fédérale fonctionne et nous devons l’admettre. La preuve est que le système a survecu aux attaques massives des souverainistes, à deux référendums sur la séparation du Québec, à Meech, à Charlottetown, à la décentralisation des pouvoirs vers le Québec et les Provinces, etc etc. Que nous soyons dans une période relativement calme au niveau politique est une bonne chose car le bon peuple en a assez de la question nationale et du nombrilisme qui vient avec. Même Sarkozy la compris car il vient de changer la politique Française à l’égard du Québec. Nous nous devons de changer notre vision collective du monde. La peur des autres doit être éradiqué de notre subconscient. L’ouverture sur le monde et l’appartenance au Canada ne sont pas contradictoire. Mais, jusqu’à preuve du contraire, je mets mes billes avec le Canada car je crois que les francophones d’amérique(il y a en a 1 million à l’extérieur du Québec)y auront plus de chances de survivre.
@ Joseph Facal:
Vous dites: « Autrement dit, la remontée du taux de satisfaction du gouvernement résulte aussi du fait qu’il a décidé de totalement se plier à l’humeur de la population. »
« Le peuple québécois fait la sieste. Et le gouvernement a décidé de ne pas troubler son paisible sommeil. Politiquement, c’est de bonne guerre. Mais cela ne sert pas les intérêts fondamentaux du Québec. »
Vous semblez avoir changé d’avis depuis que vous avez fondé ce blog (et votre livre avec M. Pratte semble en témoigner). À l’époque, vous étiez un partisan du « discours de l’écoute »: on écoute pas assez les Québécois. Maintenant, vous semblez dire que le gouvernement Charest les écoute trop. L’écoute ne semble plus le remède miracle.
Serait-ce parce qu’il convient simplement au politicien de proposer ce qu’il juge juste, sans se soucier de l’opinion changeante de la population, qui jugera les solutions proposées par son bulletin de vote en temps et lieu ?
Je ne suis pas d’accord avec vous concernant les solutions que vous proposez à une crise que vous me semblez exagérée. Mais je suis d’accord avec vous sur le fait que la réalité de la crise en question, et la nécessité ou non de poser les gestes que vous proposer, ne dépends pas de l’humeur de la population, et qu’un politicien courageux devrait aborder ces questions sans se censuré parce qu’elles sont impopulaires.
@unquebecoiserrant
Je me rappele un certain Pierre Trudeau qui a déja dit à un journaliste, « Just watch me ». Il n’avait pas peur de prendre des décisions que la population et/ou les sondages n’aimeraient pas. La politique nationale de l’énergie en est un bel exemple. Bourrassa, à l’inverse, faisait la gestion par sondages. Son revirement après Victoria le démontre bien. En 1982, Lévesque coupait de 20% les salaires du secteur publique. Pas facile comme décision. Mais au Québec aujourd’hui, nous sommes esclaves de « notre mythologie nationale » et gare au politicien qui ose s’y attaquer. Ça explique peut-être la situation actuelle.
M. Ymdelisle, j’aimerais apporter quelques précisions concernant les coupures de 1982.
1- les coupures de « 20% » des salaires ont été faites sur une période de 3 mois seulement.
2- Ce ne furent pas tous les salariés qui ont subit la coupure de 20% sur 3 mois, mais une minorité de hauts salariés. Si ma mémoire est bonne, les salariés en bas de l’échelle n’ont pas subit de coupures. Comme ils disaient dans le temps, les coupes furent modulées selon les échelons des salaires qui en comptaient une vingtaine.
Il y a quand même eu un autre intermède à votre « mythologie nationale » quand un autre gouvernement du Parti Québécois décida de réduire la taille de l’État en 1997.
@ RSauvé et MathieuD
Soyons clair, le premier pas vers le renversement de notre déclin doux est de rétablir les niveaux d’investissements au Québec à des niveaux qui correspondent au moins à notre part de l’économie canadienne sinon plus. Pouvons nous convenir que de retomber dans le débat stérile nationaliste n’est pas un moyen efficace d’encourager les investissements.
Je n’attribue pas notre déclin aux seuls souverainistes, mais ils n’ont jamais reconnu que leur projet et toute l’énergie qu’elle a consommée depuis 40 ans a directement et indirectement, non pas exclusivement, contribué à ce déclin. Dans ces démarches dites « lucides » j’appuie M. Facal à 150%. Beaucoup de vaches sacrées au Québec méritent d’être abatues. La première, selon moi, c’est que rien n’est possible sans la souveraineté- vous vous souvenez du fameux coffre à outils. Dès qu’on accepte de mettre au rencart le projet actuel et qu’on s’attaque aux vrais problèmes, il me semble qu’on pourrait arrêter avec les « conversations nationales » et la constitution québécoise.
M. Facal peut accuser le PLQ d’immobilisme face à notre déclin, que préconise le PQ au juste?
@ daveyy
Vous avez raison de dire que les débats nationalistes sont stériles, en ce sens qu’ils n’amènent aucun résultat, ni d’un plan économique au niveau des investissements, ni au plan social. Tout ce temps qu’on a passé à se déchirer collectivement au sujet de la souveraineté (ou de la constitution), on l’a fait au détriment d’autres enjeux fondamentaux qui nous rattrapent aujourd’hui. Je crois qu’on s’entend là-dessus.
Mais ne tombez pas dans le panneau : en accusant les souverainistes, vous relancez implicitement ce débat contre-productif. Et vous légitimez leur acharnement.
Je plaide pour une trêve. Qu’on change complètement le focus. Certains souverainistes, comme des fédéralistes, reconnaissent que nous vivons un déclin démographique et économique et qu’il est temps d’avoir le courage de prendre certaines décisions difficiles pour redresser la barre. Et je crois que nous avons besoin les uns des autres parce que les forces du statu quo sont très puissantes, clamant que les lucides sont prophètes d’une « crise exagérée », ou qui nient même les conséquences du vieillissement de la population.
Entre le PLQ, le PQ ou l’ADQ, mon vote ira au parti qui saura me proposer un projet de changement crédible et solide.
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Peut-être faut-il prendre exemple sur Al Gore ? Avec son documentaire sur l’environnement, il a bien su prendre un problème de type « pente douce savonneuse » et le présenter de façon catastrophiste (et exagérée?) Il a réussit à percuter par son message et provoquer une véritable prise de conscience. Il semble aussi que cela soit assez payant…
Contrairement à beaucoup de gens, j’ai un problème moral avec ça… mais il faut dire que c’est pour une bonne cause « de gauche ».
À l’échelle du Québec, imaginez un instant un documentaire « catastrophiste » sur le déclin économique et démographique, avec des acteurs lucides. Une bonne cause « de droite » ? Pensez-vous que nos médias québécois seraient aussi complaisants ? Je vous laisse y penser…
M.Facal,
en accord avec vous, je ne trouve vraiment pas de vertus aux gouvernements minoritaires. Un gouvernement minoritaire démontre l’incapacité de tous les partis de ne pas avoir su convaincre le peuple de les suivre. Ce qui a pour effet que quelque soit le parti « au pouvoir », il ne peut rien faire d’important parce qu’il sait très bien qu’il n’a pas de légitimité pour gouverner l’ensemble de la population. A Ottawa, les Libéraux et les Conservateurs font leur guerre de stratégie afin de se positionner le mieux possible pour remporter une éventuelle élection. Ils ne pensent qu’à leurs intérêts et aucunement à ceux du peuple.
A Québec,rien d’important ne peut se passer non plus. Cependant, même lorsqu’il était majoritaire, le Gouvernement Libéral de monsieur Charest,qui se disait prêt alors qu’il ne l’était pas du tout, n’a pas fait davantage tout simplement à cause de son incroyable incompétence.Evidemment, l’incompétence du Gouvernement Québécois ne peut que faire l’affaire de fédéralistes dominateurs d’Ottawa qui en profite pour s’incruster davantage dans les dossiers du Québec.
A ymdelisle
Franchement, dire que le Canada a résisté aux attaques massives des souverainistes démontre votre mauvaise foi. Quand on sait toutes les attaques faites par les fédéralistes centralisateurs envers les provinces en visant particulièrement le Québec, il faut vraiment vivre sur une autre planète pour faire une telle affirmation. Quant à votre Pierre E. Trudeau, c’est vrai qu’il n’avait pas peur de prendre des décisions ditactoriales contre le Québec pcq il avait les anglais derrière lui mais on voit aussi quel gâchi il a fait. Ce fût « le » destructeur par excellence du Canada.Il a commis un acte génocidaire.
Pour ce qui est de la mort de la société Acadienne si le Québec devient indépendant, dites-vous bien que L’acadie comme le reste de la francophonie au Canada va mourir quand même que le Québec soit indépendant ou non. On fait l’indépendance pour nous,les québécois, pas pour les autres. Alors, encore une fois, cessez donc votre tentative de culpabiliser le peuple québécois:c’est petit que d’agir ainsi.
Bonjour M.Facal,
Je vais me faire l’avocat du diable, si vous me le permettez, en reprenant certains points de votre chronique et en ajouter d’autres.
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Questions en vrac:
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1- Comment se fait-il que vous dites que ce gouvernement sommeille alors qu’il annonce des nouvelles mesures à tous les jours? Je sais que j’y ai déjà répondu, mais je la repose quand même.
N’est-ce pas aussi, un peu normal par rapport au fait que nous avons été trop brassés par des grands projets qui ne donnent pas les fruits attendus et qu’un temps d’arrêt est nécessaire? Nous sommes méfiants et fatigués, dites-vous. Avons-nous raison? Pourquoi? Se sentent-ils coupable de ne pas avoir su relevé le défit alors qu’ils «étaient prêts»?
Et que faire pour corriger la situation? Ce que je suis certain, c’est qu’il faut avancer quand même, et réféchir mieux sur ce problème de démographie que vous soulignez à juste titre ; sans oublier les autres qui restent en suspend depuis trop longtemps.
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2- Comment mettre de l’argent de côté pour payer notre dette quand nos revenus augmentent peu et que les dépenses s’envolent ; comme d’ailleurs, pour presque toutes les provinces qui n’ont pas de pétrole?
C’est bien beau que vous ayez raison sur le déplacement économique de l’est vers l’ouest depuis plus de 50 ans ; encore faut-il trouver la solution pour assurer notre avenir, économiquement et comme Nation!
En effet, avant la découverte de pétrole à Terre-Neuve et de gaz à l’Île de sable — c’était en effet, d’une évidence totale. Mais la courbe actuelle statistiquement parlant, n’a presque pas changée…
Comme gros CLSC à administrer, ce sera toujours un énorme défit ; d’autant plus que nous sommes soumis à l’autre Nation et que la confédération a été modifié unilatéralement en fédération en 1982, sans notre signature ; nous, une des 2 nations fondatrices.
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Les Grands Projets:
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3- a) La réforme scolaire est-elle encore viable? D’après vous, les fonctionnaires auraient dévié des objectifs premiers dès 2001 : début de la réforme.
Pourquoi alors que les différents ministres qui se sont succédés jusqu’en 2008 n’ont-ils pas rectifié la réforme?
Pourtant avec un ex-recteur d’Université n’étions-nous pas en « voiture », dès 2003 ? Enfin un Ministre de l’Éducation qui venait du plus haut niveau!
Est-il trop tard pour corriger le tir et… sinon quoi faire?
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3- b) Les fusions municipales, un autre grand projet, ne devaient-elles pas assurer l’avenir en optimisant le pouvoir des grandes villes centres pour mieux attirer de gros projets d’investissements, du moins selon les experts?
Si Gesca, Le Devoir et le J de M appuyaient le projet, faut croire que cela avait du sens, non?
Pourquoi ça marché partout excepté Montréal et Longueuil?
Si Toronto a réussi pourquoi pas Montréal? Pensez-vous que la ville de Québec voudrait revenir en arrière?
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3- c) La fameuse réforme ambulatoire — entreprise en 1996(?), généralisée au Canada, et mise en application au Québec et qui devait permettre d’empêcher les coûts d’exploser — n’est même pas encore complétée en 2008!!
Est-ce que le fait d’avoir ratissé trop large (le déficit zéro, infirmières à la retraite et départ de médecins) a contribué à cet échec, au niveau de l’accessibilité aux soins?
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3- e) La Saga du CHUM dont le PQ peut certes porter la responsabilité puisqu’après 3 ans de discussions à en plus finir, tout le monde s’entendait enfin(selon l’ex-recteur Lacroix)sur le site du 6000 Saint-Denis. En 2003, report de l’annonce ; élection oblige.
La saga reprend et perdure pendant 3 autres années (bataille d’égo) et tout cela pour arriver selon plusieurs au plus mauvais choix!
Est-ce qu’ils ont fait le bon choix, avec un CHUM en hauteur? Et avions-nous les moyens d’en faire deux (CHUM et CUSM)? Un gros à Outremont avec les dons du privé n’aurait-il pas été plus souhaitable et compatible avec nos moyens?
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3- E) Promesses électorales 2003:
Pourtant l’accent prioritaire sur «l’Éducation et la Santé», ainsi que les baisses d’impôts de 5Gs — au détriment de tout le reste, en particulier les routes — ne devait-il pas tout régler?
C’était la «grande priorité» du PLQ dès 2003.
Où en sommes nous…? Est-ce que leur politique de « libre marché » qu’ils ont véhiculé et mis en application durant les premières années a fonctionné?
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4- Natalité: c’est bien beau le faible taux de fécondité, mais il semble que la plupart des pays démocratiques soient confrontés à ce problème!
Si certaines nations y arrivent quand même en augmentant leur PIB/habitants (productivité, haute techonologie etc.) pourquoi ne pourrions-nous pas y parvenir, nous?
Conclusion:
Beaucoup d’États américains reçoivent moins d’immigrants que nous(en %) et ils s’en sortent bien ; et c’est sans parler de certains pays Nordiques, et plusieurs autres.
Est-ce que le peuple Japonais, dont le taux d’immigration est presque nul — le Japon a un taux de naissances de 1,3 — est appelé lui aussi à décliner lentement mais sûrement comme le Québec? Sinon, quoi faire?
À ce compte là (baisse de notre démographie) assisterons-nous à descente aux enfers de la plupart des pays industrialisés et démocratiques?
Il n’y a-t-il corrélation entre le niveau de vie et l’ampleur de la population?
Est-ce que l’essentielle Éducation est la seule clé de notre avenir?
N.B. Beaucoup de questions et je n’ai peu de réponse pour le moment ….mais je me permettrai peut-être d’y revenir d’ici la fin de semaine.
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Entre temps, je formule de nouveau la question de mon commentaire précédent :
……….« Les fédéralistes ont eu le contrôle total de l’agenda depuis 2003 pour mettre en application leur vision économique…..Le fardeau de la preuve leur incombe, donc!
Alors, on attend vos explications. Parlez-nous de votre gouvernement SVP, et ce qu’il doit faire, enfin! Osez nous dire Vos Solutions! Ayez du cran, vous êtes au pouvoir!
Jean-Renaud Dubois
Sainte Adèle
@JRDubois
Les souverainistes ont depuis 40 ans leur parti et ont eu leur gouvernement. Il n’y a pas de parti fédéraliste proprement dit, comme il n’a pas de parti fédéraliste dans les autres provinces. Il y a des partis de gauche de centre et de droite, ce qui clarifie les débats. Ici, ces débats sont toujours mis en veilleuse tant que l’indépendance reste un enjeu, pour des raisons évidentes. Les partis provinciaux au Québec ont du défendre l’appartenance au Canada parce qu’un parti important, le PQ, voulait faire l’indépendance.
C’est le PQ qui veut changer le système politique , donc c’est à lui de prouver que ce serait bénéfique, ce qu’il a été incapable de faire. Continuer ce débat draine les énergies et nous empêche d’évoluer, d’ou notre recul relatif à l’intérieur du Canada. Nous demander de défendre tel ou tel gouvernement non-péquiste est inutile, tant que le PQ fait pression pour l’indépendance, qui de toute évidence est irréalisable. Ce ne sont pas les fédéralistes qui ont eu le contrôle total de l’agenda, c’est le PLQ car le PLQ n’englobe pas tous les fédéralistes.
Blâmer les fédéralistes c’est blâmer le Canada sous sa forme actuelle. Le PLQ n’est pas le Canada.
@Mathieu
Vous avez sûrement raison quand vous me dites d’arrêter d’accuser les souverainiste. La tentation est toujours forte étant donné leur grande prédilection à dire que tous les problèmes au Québec sont la faute du fédéral. Je me retiendrai à l’avenir.
A daveyy
Vous dites qu’il n’y a pas de parti fédéraliste? Donc, les partis à Ottawa et celui à Québec agissent dans le cadre d’un pays fédéral sans être en faveur de ce cadre? Est-ce bien ce que vous dites? Vous dites: »Les partis(?) provinciaux du Québec ont dû défendre l’appartenance au Canada parce que un parti important,le PQ, voulait faire l’indépendance ». Mais qu’ont-ils défendu ces partis si non l’essence même du Canada soit le fédéralisme? Selon votre raisonnement, on pourrait dire qu’il n’y a pas de partis indépendantistes au Québec; il n’y a que des partis de droite, de gauche ou de centre. Les partis à orientation indépendantiste du Québec ont dû et doivent défendre l’autonomie du Québec parce que le fédéral ne cesse d’empiéter dans les dossiers du Québec et ne respecte pas les droits du peuple Québécois. Votre raisonnement ne tient pas. Vous vous servez de ce raisonnement pour tenter de cacher que vous n’êtes pas capable de démontrer que le Québec doit rester dans le Canada. Aucun fédéraliste n’a été capable, n’est capable et ne sera capable de démontrer que le Québec doit rester dans le Canada parceque cela ne se démontre pas logiquement. En effet, comment affirmer qu’il n’est pas bon pour un peuple, qui en a les moyens (cf Jean Charest), de se gouverner quand c’est ce que font tous les peuples normaux qui en ont les moyens. Comment le peuple anglais du Canada peut-il dire au peuple francais du Québec qu’il n’est pas bon qu’il se gouverne quand lui-même (le peuple anglais) le fait? Ca vous dérange de vous faire confronter à votre illogisme et c’est pourquoi vous essayez d’éluder la question. Nous,nous y répondons à cette question et la réponse est simple: »Si c’est bon pour les Canadians, c’est bon pour les Québécois ». On dit aussi: »Si c’est bon pour minou, c’est bon pour pitou ».
Quand vous, les fédéralistes, allez-vous cesser de creuser constamment le fossé entre le Canada et le Québec par votre entêtement à vouloir avoir raison à tout prix? Les Québécois n’en veulent pas de votre fédéralisme dominateur (cf Robert Bourassa).Le fédéral n’a aucune légitimité au Québec. Ce n’est que par la dictature qu’il maintient le Québec dans le Canada. Les québécois n’en veulent pas du statu quo et les fédéralistes ne proposent rien et c’est pourquoi ils sont contre l’outil démocratique qu’est le référendum parce qu’ils savent très bien que s’ils demandaient aux québécois par une question claire et précise: »Etes-vous d’accord que le Québec demeure dans le Canada selon le statut actuel i.e. que les droits du peuple québécois ne soient pas protégés par la Constitution Canadienne? » Et pour répondre à la loi sur la clarté de M.S.Dion, il faudra qu’au moins 60% des francophones québécois disent « oui » pour que le Québec reste dans le Canada. Est-ce que les fédéralistes sont prêts à relever le défi? Si non, arrêtez de parler pour rien. Cessez votre mesquinerie!
Aux fédéralistes qui prétendent que les anglais ont changé grandement leur attitude envers les québécois francophones, j’ai une anecdote à vous rapporter dès que l’occasion se présentera. Vous allez voir comment certains anglais (entre autres du Québec) nous expriment tout l’amour et tout le respect qu’ils ont pour nous jusque dans Les Bahamas. Et cela ne relève pas du passé lointain. Cela s’est passé en février 2008.
A suivre…
Renee l’antisemite (voir dernier billet ), mais precheur de tolerance envers les bons petits Quebecois innocents et opprime devrait peut-etre ouvrir un fan club, contre la dictature Canadienne. C’est dure de vivre sous une dictature ou on a toujours le droit de se plaindre en se basant sur des arguments boiteux et en faisant des comparaisons qui flirtent sans cesse avec la xenophobie. En confondant anglais et politique il ne demontre que sa trop grande sensibilite pour ce sujet.
Drole de domination que vous vivez. Vous etes tellement extreme dans vos propos que meme mes amis souverainistes ne s’y retrouvent pas.
Depuis quand UN PEUPLE ANGLAIS dit au PEUPLE FRANCOPHONE qu’il ne peut pas se gouverner ? Vous confondez peuple et politique brillant theoricien que vous etes.
Vous blamer a chaque fois vos interlocuteurs de mesquinerie ou de mauvaise foi, mais a ce que je sache la plupart d’entre eux n’ont jamais dit que les federalistes avaient toujours raisons…c’est vous qui etes incapable de faire preuve de bonne foi en parlant de dictature, d’etat de non-droit etc. .. Meme Levesquene ne parlait pas en ces termes.
Et arretez de nous les casser avec le »peuple quebecois ». Aujourd’hui les Quebecois c’est aussi les enfants d’immigrants Italiens, Haitiens, Grecques, Armeniens et ne vous en deplaise Amerindiens et anglophone. Je ne pense pas que vous parlez en leur nom lorsque vous dites le PEUPLE quebecois, alors ayez au moins la decence de leur reconnaitre le droit d’exister dans votre Quebec tout blanc et tout opprime.
Pathetique..a toujours parlez de droits et d’ethique sans meme les respecter pour les autres. Le mouvement souverainiste se porterait mieux sans vous.
@ RénéP.
« Aucun fédéraliste n’a été capable, n’est capable et ne sera capable de démontrer que le Québec doit rester dans le Canada parceque cela ne se démontre pas logiquement. »
Il manque deux mots importants à votre phrase, en vérité elle devrait lire:
Aucun fédéraliste n’a été capable, n’est capable et ne sera capable de démontrer AUX SOUVERAINISTES que le Québec doit rester dans le Canada parceque cela ne se démontre pas logiquement.
Que nous ayons voté deux fois pour l’appartenance au Canada, que les sondages indiquent que nous voulons rester au Canada ne vous empêche pas de dire des grossièretés comme:
« Le fédéral n’a aucune légitimité au Québec. Ce n’est que par la dictature qu’il maintient le Québec dans le Canada. »
Je vous suggère de lire les biographies de Staline, Mao et Hitler pour comprendre ce qu’est la vrai dictature avant d’étaler votre profond mépris pour vos concitoyens sur la place publique.
Vous êtes incapable d’accepter que le peuple québécois ne mangera pas de votre pain, peu importe l’épaisseur de ses tranches. Vos répliques sentent la hargne à plein nez, la frustration et la mauvaise foi. Vous menacez même de nous raconter une anecdote d’un anglo qui ne vous aime pas, je commence déjà à le comprendre.
A Adam,
Pauvre monsieur, je crois que c’est peine perdue de vous faire évoluer. Vous n’êtes pas capable de faire la distinction entre la valeur intrinsèque d’un individu et son comportement.
Pour ce qui relève du comportement dictatorial de la gouvernance canadienne, ce sujet a été démontré par tellement d’intervenants, intellectuels comme politiciens, que de le nier ne fait que démontrer votre ignorance ou votre négation maladive.
Ca vous dérange qu’un québécois défende sa fierté nationale vous qui êtes sans doute enclin à voir les québécois s’écraser. Le sentiment de supériorité, ca se soigne.
Je souhaite, cher monsieur, qu’il y ait, et de plus en plus, de québécois qui n’hésitent pas à faire valoir leurs droits en tant que peuple et ce, malgré toutes vos tentatives d’intimidation (voir vos textes antérieurs). Ce que vous essayez de faire c’est ce que les anglais (qu’il ne vous en déplaise) ont toujours essayé de faire i.e. diviser les francophones entre eux.
P.S: Je crois que Durham croyait que le peuple francophone (canayen à l’époque) ne pouvait se gouverner lui-même. Quelle suffisance! (ceci n’est pas du racisme, c’est le constat d’un comportement).
N.B: les politiciens sont des représentants du peuple(où est la confusion?).
Non, vraiment, vos lamentations ne me font pas pleurer…
À Adam,
Vous dites :
« Et arretez de nous les casser avec le ”peuple quebecois”. Aujourd’hui les Quebecois c’est aussi les enfants d’immigrants Italiens, Haitiens, Grecques, Armeniens et ne vous en deplaise Amerindiens et anglophone. Je ne pense pas que vous parlez en leur nom lorsque vous dites le PEUPLE quebecois, alors ayez au moins la decence de leur reconnaitre le droit d’exister dans votre Quebec tout blanc et tout opprime. »
Je comprends ici que votre vision de la nation québécoise est raciste. Je trouve particulièrement malhonnête cette idée d’exclure unilatéralement de la nation québécoise les enfants d’immigrants qui voudraient en faire partie. L’objectif que défendent de nombreux souverainiste, dont je suis, est précisément l’inverse! C’est d’ailleurs le fondement même du projet indépendantiste: créer un cadre permettant d’accueillir tout le monde qui vit au Québec à la nation (sauf les autochtones, qui constituent un enjeu distinct).
Bon, j’en prends note et ça ne m’étonne pas outre mesure, puisque c’est assez habituel de la part des fédéralistes : ils acceptent sans difficulté que la nation canadienne puisse accueillir la diversité et intégrer le nouvel arrivant (en anglais, à la culture anglo-américano-canadienne) mais refusent cela à la nation québécoise (en français, à la culture française et québécoise, qui peut tout autant aspirer à l’universel). Ils conçoivent la composante française de ce pays comme l’un des fragments de la mosaïque culturelle canadienne. Cette vision raciste de la nation québécoise, propre à de nombreux fédéralistes, n’a rien de surprenant puisque c’est la vision officielle du gouvernement canadien. Je pense ici à la motion sur la reconnaissance de la Québécois nation, laquelle refuse d’affirmer que le concept de nation québécoise puisse accueillir autre chose que les Québécois d’origine française (qui sont de toute façon en train de devenir minoritaires – je souligne que ceci me laisse indifférent pour autant que l’on intègre en français). On pourrait remonter à plus loin, puisque cette motion s’enracine parfaitement dans la vision défendue par Trudeau à son époque.
Je vois que certains sont des libéralistes convaincus,c’est la preuve que l’argumentation de Joseph Facal fonctionne. En passant,il existe déjà un film pro-lucide avec des propos de droite mais celui-ci a eu très peu de succès. Par contre,ce n’est pas à cause de son « méchant discours capitaliste » qu’il n’a pas fonctionné,c’est uniquement parce qu’il était mal fait. Il existe de nombreux films documentaires avec une vision de droite mais ils ont toujours moins de succès que les films de gauches. Si les intellectuels ou penseurs de droite veulent que leur message soient plus populaire, peut-être qu’il devraient apprendre à faire de bons documentaires? Il faut dire aussi que leurs arguments ne sont pas très convaincants pour le québécois moyen,du genre pour résoudre les problèmes économiques: nous allons hausser les taxes. Cette pensée n’est pas très convaincante pour quelqu’un qui en a déjà assez de payer son loyer, les besoins de sa famille,sa voiture, et bien sûr son épicerie. Un autre moyen tipiquement de droite pour résoudre les problèmes économiques: baisser les impôts(ce qui bénéficiera uniquement à une partie de la population)et qui en plus empêchera d’investir dans les programmes sociaux.
Car contrairement à ce que penses plusieurs penseurs libéralistes,les gens ne sont pas toujours coupables de leurs comportements. Si McDonald’s a réussit à devenir un restaurant incontournable dans le monde,ce n’est pas uniquement à cause qu’ils servent de bons hamburgers:c’est aussi parce qu’ils possèdent une machine de marketing puissante! En passant,cette machine est aussi responsable du travail illégal de nombreux immigrants clandestins dont ceux-ci sont souvent traités de façon abominables. Alors,oui McDonald rapporte beaucoup d’argent,mais cette entreprise ne respecte pas la vie humaine. On peut faire la même analogie avec le système de santé que l’on veut rendre payant:il rapportera sûrement beaucoup de retombées économiques mais il serra responsables aussi de nombreuses inégalités qui seront dévastatrices pour ceux qui ne pourront avoir accès à ce système.
Aussi,l’adhésion à un régime d’assurance ne dépends pas seulement du revenu de la personne,il dépends aussi du risque que représente celle-ci au yeux de la société. Ainsi,un fumeur qui veut s’assurer doit payer beaucoup plus cher qu’une personne qui n’a pas ce genre d’habitude. On peut dire la même chose d’un obèse ou d’une personne âgée,alors on voit très bien qu’un système de santé à assurance-privé est loin d’être aussi alléchant que certains le pensent.
On parle aussi de services et d’opérations qui peuvent coûter très cher et je parle évidemment en milliers de dollars,ce n’est pas avec ce genre de solutions que vous allez plaire à la majeure partie des québécois.
Enfin,vous n’avez pas remarqué que ces « solutions » sont toujours proposées par des gens qui ne payent aucun impôts. Alors,la prochaine fois que vous entendrez une solution pour régler un problème,demandez-vous toujours qu’est-ce qui se cache derrière cette argumentation qui semble infaillible et vous vous rendrez compte que finalement cette personne argument seulement de cette façon parce c’est ce qui lui permet en quelque sorte de conserver sa position dominante dans la société. Désolé,pour la longueur mais c’est parce que je suis vraiment tanné de ceux qui disent que le Québec connaît de grands problèmes économiques et que pour les régler ils nous proposent toujours des solutions qui vont finir par nous coûter plus chers!!Vous n’y voyez pas une contradiction,à moins que c’est moi n’est pas bien compris…
Adam, oubliez ca, je pense que j’avais mal compris la teneur de votre propos. J’ai fait un rapprochement entre votre propos et la vision officielle du gouvernement canadien, alors que, si je vous comprends bien ,vous reprochiez à René de défendre une vision hermétique de la nation.
Une question demeure toutefois: comment réconciliez-vous la vision raciste de la nation québécoise que défend votre gouvernement avec la vision inclusive que vous défendez personellement?
Renee vous etes un triste personnage. Moi je ne peux pas evoluer mais j’ai espoir que vous allez finir par evoluer.
Nommer les vos intervenants qui demontre la dictature Canadienne. tout comme vos charges antisemites elle sont surement indemontrable ou l’objet de propagande.
Ce que vous faites ce n’est pas defendre la fierte nationale quebecoise (que vous devriez par ailleurs definir), le Quebec que j’aime et celui dont je suis fier c’est celui ouvert a l’autre, celui ou le repli de soi est mis au rencart et ou la victimisation n’est plus glorifie sur les tribunes par des huluberlus de votre genre.
Il faut dire que si vous vous sentez intimidez en lisant des opinions sur internet, ca ne m’etonne pas que vous vous sentiez persecutez et opprime. L’epiderme est sensible et mince n’est-ce pas ? Alors soit, le Canada vous persecute, et je vous intimide, sale bougre que je suis.
En attendant je vous conseille fortement de vous construire un bon abri pour eviter de discuter de vos opinions de victime aux autre qui pourraient se montrer un peu trop cinglant.
Vous etes incapable de debattre, d’amener des references, vous avez des idees toute faites. La preuve vous n’avez pas lu Durham. Vous devriez le lire, sa position (que je ne soutiens PAS) est nettement plus complexe qu’un simple desir de superiorite, ou de destruction de la culture francaise en Amerique. Vous ne l’avez jamais lu, et vous regardez a travers votre prisme de pseudo-colonise qui vit encore dans le ressentiment concu en grande partie par un clerge du 19e siecle.
Je dit pseudo colonise, parce que vous parlez comme un colonise, pensez comme un colonise, mais vous n’etes pas un colonise. Venant moi meme d’une famille qui a vecu la colonisation (bien plus brutale, celle des francais), personne, mais alors la personne ne s’exprime comme vous. Pourtant la colonisation en question est plus recente, a tente d’assimiler une culture vieille de millenaire, et en plus il y a eu extermination du tiers de la population. Sans compter les guerres civiles qui ont suivis et les massacres.
Vous voulez faire une difference entre valeur intrinseque et comportement ??? Ca veut dire quoi tout ca ? Que le racisme est une partie intrinseque d’un etre, que votre critique n’est que le constat d’un comportement qui vous semble etre de l’abus et du mepris ? Je vais vous simplifier la vie. La racisme est du a de l’ignorance. Lorsque vous dites quelque chose qui est dommageable (comme dans le billet precedent sur le Tibet) pour une communaute religieuse ou ethnique et que ce n’est base sur rien du tout, on appele ca du racisme. Vous avez fait la preuve par mille de votre antisemitisme. Si jamais vous voulez changer cette honteuse caracteristique de votre personne, je suis persuade que les communautes juives de Montreal seront ouverte a vous recevoir et vous expliquer ce que vous ne comprenez pas.
Pour terminer laissez moi vous rappeler que nous sommes en 2008, que Durham est mort depuis plus de 160 ans, alors vivez dans le passe si vous voulez, mais le Quebec d’aujourd’hui n’est plus celui d’avant et les Quebecois comme MOI (oui oui Renee je suis Quebecois ne vous en deplaise) ont d’autre chat a fouetter.
Aussi,un petit mot pour les souverainistes,dont je ne fais pas partie et je n’est jamais fait partie d’ailleurs. Au-lieu de toujours présenter un projet qui ne séduira uniquement qu’une partie de la population,vous n’auriez pas envie de proposer un projet plus rassembleur?? C’est comme ça que les français ont réussi à faire la révolution. C’est aussi de cette manière que les babyboomers ont réussit à proposer un nouveau modèle de société à l’époque des années ‘60. Je peut dire la même chose aux « lucides » qui disent s’inquiéter des « problèmes » du Québec,alors qu’ils s’inquiète uniquement de leur aspects financiers.
Quand j’ai commencé à entendre François Legault sortir des arguments économiques pour faire la dite souveraineté du Québec,je savais que ce parti s’en allait sur la pente descendante. Ainsi,l’avenir m’a montrée que je n’avais pas tort.
La seule raison que les souverainistes doivent mettre de l’avant pour faire leur projet est la crise d’identité du Québec,ainsi la formation d’un pays lui permettrait de se faire une réelle identité et peut-être même un renouveau culturel.
Voici,une des raisons pourquoi le discours souverainiste n’intéresse presque plus personne,sauf p-ê les gens qui participent à ce blogue qui sont en passant une minorité de la population. Ceux-ci se sont concentrés sur des arguments économiques pour défendre leur projet alors que les vrais arguments pour défendre ce projet se trouvent dans sa portée culturelle et même historique.
Aussi,les souverainistes semblent avoir perdus leur passion qu’ils avaient autrefois,p-ê que le fait d’avoir perdu deux référendums leur a fait penser qu’ils s’étaient éloigner des volontés de la société.
@ les dents
Je ne dit pas que la nation quebecoise est raciste, et je ne suis pas garant de ce que le gouvernement federal pense ou croit concernant la nation quebecoise et ses minorites.
Mes commentaires se dirigais vers Rene qui voudrait vivre en vase clos.
Tout ce que je sais c’est que le taux de chomage pour les immigrants au Quebec et plus eleve que partout ailleurs au Canada. Le racisme est bien sure present partout, a Toronto comme a Montreal, mais nier le fait que les immigrants ont plus de difficulter au Quebec qu’ailleurs est un leurre. A ceci, ni le parti liberal, ni le parti quebcois ou l’ADQ ne s’en preoccupe.
Expliquer cet echec de societe en disant que les immigrant ne parlent pas francais ou ne possede pas de diplome est faux, regarder les Maghrebins.
Donc grosso moddo, dire que le quebec est tout a fait raciste non, mais dire que le racisme existe au Quebec OUI.. sans l’ombre d’un doute et ces effets semble etre bien plus nefaste qu’ailleurs au pays.
Concernant le vrai debat,soit les gouvernements minoritaires et leurs effets, je pense que c’est une catastrophe, le resultat est que le gouvernement au pouvoir (federale ou provinciale) est incapable de proceder a des mesures plus courageuse. Du populisme a son paroxysme aucune vision pour le future autre que celui d’une reelection majoritaire.
On parle toujours de reforme au Quebec, il n;y a pas un pays nordique par example qui a fait autant de reforme qu’au Quebec, et on s’y porte pourtant mieux. Il y a trop de bureaucratie, et trop peu de vision pour le future. Le jour ou on va en avoir assez de se faire »administrer » et que l’on voudra un vrai projet de societe on commencera a elire des deputes capable. Loin des clowns que l’on retrouve dans les mairies (Benoit Labonte) ou au parlement (Catherine Morissette).
A Adam,
lors d’une intervention antérieure sur un autre sujet, vous m’aviez demandé quelles étaient mes bases de référence pour parler du peuple juif. Je vous ai cité la bible et Normand Lester, un juif non-religieux. Vous avez ri de mes références et dit que je n’étais pas capable de vous répondre. La réalité était que ma réponse ne vous convenait pas et vous avez préféré la ridiculiser. Pourtant, la bible est le livre par excellence pour connaître l’âme profonde du peuple juif (vous pouvez lire aussi Flavius Joseph qui était un juif non religieux il y a 2000 ans) et Normand Lester est un journaliste qui a écrit plusieurs livres sur les affaires canado-québécoises mais comme ce qu’il dit ne vous plait pas, vous le qualifier de propagandiste.
Je ne vois pas ce que je puisse dire de plus. Vous me semblez envahi par vos émotions. Vous dites que je suis antisémite sur le fait que je pense que le peuple juif n’est pas le seul à avoir vécu des injustices. Sincèrement, je crois que vous affirmez n’importe quoi. Comme exemple, losrque vous dites que le Québec que vous aimez est celui qui est ouvert à l’autre, laissant sous-entendre que le fait pour le peuple Québécois d’avoir un pays québécois serait une fermeture. Or, qui depuis des siècles est fermé au Québec. Vous le savez que le Canada anglais a toujours été fermé au Québec. Vous dites que je n’ai pas lu Durham. Il y a une analyse de Durham sur le site Vigile.net. Je vous invite à la lire. Vous allez comprendre que même si Durham pouvait croire sincèrement à ce qu’il disait, certains de ses propos étaient racistes envers les canayens.
-Différence entre individu et comportement: la valeur intrinsèque d’une personne c’est ce qu’elle est intérieurement, ce qui fait son essence même; le comportement d’une personne est ce qu’elle fait. Ainsi, si je rejette le fais qu’un individu (disons un québécois) sacre, je ne rejette par l’individu parce qu’il est québécois, je rejette son comportement qui consiste à sacrer.Ce serait un Canadian qui sacrerait, ce serait la même chose, je ne le rejetterais pas parce que Canadian mais à cause de son comportement. Vous voyez bien que je n’ai rien d’antisémite à moins que vous vouliez y voir absolument du racisme de ma part. Alors, je ne suis pas certain que c’est moi qui ai l’épiderme sensible. Au contraire, vous savez, nous aussi les québécois, à force de se faire « varger » (québécisme qui veut dire « frapper,fouetter » dessus, on a la « couenne »(québécisme qui veut dire « peau » dure.
Maintenant, si vous avez d’autres chats à fouetter, ne vous gênez surtout pas, je ne suis pas rancunier, mais un peu cynique, je le confesse.
En espérant que vous entendez à rire.
@ Renee
Je vous corrige : vous avez dit le peuple juif pense en majorite avoir ete le seul a avoir souffert.
Oui j’ai rigole quand vous avez donne vos reference, car je n’aurais jamais pense que quelqu’un puisse faire un analyse ou arriver a une conclusion comme la votre sur une communaute en se basant sur un texte religieux de plus de deux mille ans, qui est en plus remis en question etant donne les differentes versions. Comme si les hommes et femmes de confession juive (ou plus precisement la majorite d’entre eux comme vous le dites) avaient une maniere de penser et d’agir similaires. Comme si que culturellement parlant ils etaient homogenes c’est-a-dire mettre, par example les Sepharades et les Ashkenazim dans le meme sac. Comme si que la foi definissait uniquement ou majoritairement la personne.
Vous dites :
»Pourtant, la bible est le livre par excellence pour connaître l’âme profonde du peuple juif . »
Je ne sais pas si vous avez conscience de la quantite de niaiseries dans tout ce que vous dites. En plus c’est ou que vous prenez ca dans la bible : que « les juifs pensent qu’ils sont les seuls a avoir soufferts. » Vous prenez un livre dans un contexte et vous le transposez a un autre totalement different, comme si le Juif d’il ya 500 ans avant JC est le meme qu’aujourd’hui.
Je vous donne une example bete mais moins debile. C’est comme si que je disais que je me refere aux ecrits de Lionel Groulx pour venir a la conclusion que les Quebecois en 2008 sont soumis a l’Eglise et qu’ils n’ont donc pas besoin d’apprendre a lire ou ecrire ce qui expliquerai les raisonnement debile qu’ils peuvent faire sur d’autre communaute comme les Juifs.
Il est clair que le mot rigueur ne fait pas partie de votre vocabulaire. Donnez vigile pour seule lecture a n’importe qui, et il sera certainement d’accord avec vous. Moi contrairement a vous je suis alle lire Durham. Je ne vais pas sur un site qui a but partisan (pour ne pas dire propagande) et non d’information pour me faire une idee. Quand on veut se faire une opinion raisonnable on lit les pour et les contres. On ne lit pas que vigiles. Mais peut-etre que la conclusion dans vigile vous a satisfait dans votre fort interieur, et que vous n’avez pas senti le besoin de remttre en question ce que vous lisiez.
Et merci quand meme pour votre traduction de couenne et de varger, il semble que le fait que je vous ai dit que je suis Quebecois ne vous ai pas convaincu.
A Adam
Ben coudonc!
@ EgalitéSocial
Je respectais votre position, mais là vous dites vraiment n’importe quoi.
D’abord quand vous accusez McDonald’s d’être une « entreprise ne respecte pas la vie humaine » parce qu’elle serait « responsable du travail illégal de nombreux immigrants clandestins dont ceux-ci sont souvent traités de façon abominables »… C’est une chose de s’attaquer un symbole du capitalisme, mais je n’avais jamais entendu personne auparavant porter des accusations aussi grossières que ridicules. Étudiant, j’ai travaillé quelques années pour un restaurant McDonald’s, et je peux dire que c’était un job exigeant pour un maigre salaire. Mais de là à dire que l’entreprise traite ses employés de façon abominables et ne respecte pas la vie humaine, il y a une marge que je ne franchirai jamais.
Quant au service de santé, je crois que vous avez mal compris ses problèmes de financement et la nature des solutions privées proposées. L’objectif n’est pas de rapporter des retombées économiques, comme vous dites. C’est simplement d’assurer la pérennité du système; que la population puisse continuer d’avoir accès à des soins et services de qualité. Le problème, en gros, c’est que le peuple n’a plus les moyens de préserver adéquatement le système qu’il a. On peut continuer de faire comme si de rien n’était et demander aux personnes qui travaillent dans le système de le porter à bout de bras sans leur donner les ressources pour le faire, ou on peut être réaliste et revoir complètement le fonctionnement du système pour qu’il corresponde à nos moyens collectifs. Par exemple, revoir l’offre de service publique ou introduire du financement privé.
Vous dites : « vous n’avez pas remarqué que ces “solutions” sont toujours proposées par des gens qui ne payent aucun impôts ». Là, faudrait que vous vous expliquiez, mais ça ressemble à de la démagogie.
Finalement, votre meilleur argument est de dire que : « les gens ne sont pas toujours coupables de leurs comportements. » Celui-là, c’est une croyance fondamentale et je la respecte. Pour ma part, je préfère avoir la croyance inverse, voulant que chaque personne dispose d’un libre-arbitre qui la rend apte à faire des choix, particulièrement en situation difficile. Je sais que beaucoup de gens fonctionnent sur un « pilote automatique », c’est plus facile. Plus facile de se voir en victime d’un système qu’en partie prenante.
Aux souverainistes de ce blogue :
Le débat finit toujours par dévier sur la souveraineté, quelqu’en soit le sujet de départ. Je sais que vous êtes passionnés par ce sujet, mais êtes-vous autre chose que souverainiste ? Pouvez-vous débattre d’autre chose que du méchant gouvernement fédéral et de la cause? Êtes-vous capable de concevoir le monde politique autrement qu’en une lutte entre fédéralistes et souverainistes ???
Bonjour M.Facal,
Avant de débuter, j’aimerais rappeler une de vos exigences sur ce blogue :
« Pas d’attaques personnelles ».
Il y a un blogeur ici qui dérape souvent ; Il semble être un émule de Michael Laughrea, de McGill.
Son truc c’est d’exagérer, grossir et tordre les commentaires des autres pour mieux se permettre de les affubler de racisme, et j’en passe de plus vertes…
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Il semble bien que quelques-uns ne veulent pas ou n’osent pas répondre à votre chronique, de peur d’avoir à s’en prendre au PLQ, eux qui ont été élus sur les promesses que l’on connaît…….et entre autres, la création de la richesse ; et la mise au rancart du « vieux modèle Québécois » supposément péquiste.
Je suis certain que tout le monde ici s’en rappelle très bien, même si cela date de début 2003.
*
Même si nous apportons pas les idées que vous auriez attendues pour répondre à vos questions….Je me dois de souligner l’effort de « Mathieu » d’avoir tenté de réorienter le débat sur votre chronique.
Par contre admettez que c’est très difficile pour tout peuple d’aller vers des solutions draconiennes sans des faits indéniables pour obtenir un large consensus de la population ; tout en les assurant que ces changements ne se feront pas aux dépens des plus démunis. Cela ne peut se faire sans vulgarisation. Et pas par n’importe qui! La population a déjà été assez secouée et trompée…
Mathieu vous voit tellement dans sa soupe qu’il vous suggère de retourner en politique…..comme si c’était tout simple.
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Moi, l’indépendantiste, j’oserais même pas vous le demander ; mieux, je vous invite à continuer ce que vous faites si bien présentement, vous y êtes beaucoup plus efficace, sans parler de la « liberté » qui vous permet de faire la différence par vos chroniques et vos écrits (livres).
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Je vous vois plutôt, si je peux me permettre un voeu…. à la tête du comité, du futur Manifeste « Parlons du Pays», où la place prépondérante sera laissée — comme le suggère «égalitésocial» , «Michel Tremblay» , « Robert lepage» et autres — aux vraies raisons fondamentales :
- « faire un Pays pour assurer sa pérennité en terre d’Amérique : donc privilégier Notre Culture et Notre langue ainsi que sa qualité ; sensibiliser le peuple au Danger(réel) de la perte de notre Identité ; et une politique de bras ouverts aux immigrants en leur donnant du travail (aux Noirs en particulier, pour les autres c’est surtout une affaire d’incitatifs($) et une reconnaissance de diplômes à mieux gérer).
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Quant à leur accueil, donner le signal clair(en actes) qu’au Québec — cela se passe en français…..tout comme au Canada cela se passe en anglais, dixit « les dents » (relisez son analyse, si claire!) .
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À cause de la charte Canadienne ; de la démolition de notre loi 101 par la Cour Suprême de l’autre Nation ; ainsi que le danger appréhendé de la loi 104, elle aussi — encore une autre — devant les tribunaux, presque RIEN de cela n’est possible….à moins que l’on revienne à la base de ce que fut ce pays en 1967: une vrai confédération, comme le souhaitait tous les ex-Premiers Ministres du Québec dont M.Bourassa….ou bien…faire Notre Pays.
Il n’y a pas… et il n’y aura jamais d’autres alternatives : « Égalité ou Indépendance disait Daniel Jonhson, père».
*********
En dernier lieu, j’aimerais souligner deux points dont j’ai traité auparavant :
1- L’Éducation : Que faire disais-je?
Je suis toujours partisan d’une suspension d’un an de la réforme (seulement au secondaire 5) , le temps de l’analyser pour voir si c’est une réussite ou un échec. Et la seule façon de le faire puisqu’elle est rendue en secondaire 4 , c’est de soumettre tous ces élèves(du 4) dès septembre prochain à l’actuel programme (l’ancien) du secondaire 5.
Un an plus tard nous aurions la réponse. Trop simple, j’imagine!
Entre temps je suis d’accord avec Mme Courchesne de continuer la réforme, mais de forcer les « fonctionnaires» à revenir à …..l’acquisition des connaissances. À leur tordre le bras, donc!
Tout un défit pour elle. Mais venant de ce sérail (ancienne sous-ministre) , « elle peut mieux leur tenir tête » Lise Bacon.
…….« Je crois qu’elle essaie, de son mieux, de redonner un peu de place au bon sens, ce qui est extraordinairement difficile dans un secteur qui, au Québec, est sous la férule des « sciences de l’éducation », Joseph Facal. Je me suis permis de vous citer.
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2- Un autre grand projet :
La fameuse réforme ambulatoire — doit se compléter au plus « sacrant »! Ça fait 10 ans qu’on l’attend cette fameuse première ligne!
Surtout que cela ne coûterait presque rien selon Le Dr Réjean Hébert, doyen de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de Sherbrooke. Évidemment, il y aurait un coût de départ élevé, mais récupérable rapidement ; et ça donnerait du travail à toutes les couches de la société et particulièrement aux plus âgés.
Trop simple encore!!
Selon lui, on pourrait couper du « tiers » les investissements — si coûteux — consentis aux aîné(e)s en milieux hospitaliers ou autres.
Combien de centaines de millions à économiser? Sans parler de l’amélioration des services offerts par les CLSC pour le suivi, dans les jours suivants le retour à la maison, des personnes opérées dans le réseau public.
Donc dit-il : UNE vraie prise en main de ” soins à domiciles ” ; une plus grande aide aux ” aidants naturels ” pour maintenir, dans les 2 cas, nos aîné(e)s à la maison le plus longtemps possible.
Conclusion:
M.Hébert, bien au fait des rouages du réseau de la santé, déclarait il y a près de 2 mois : ” Tout glissement vers le privé risque de détruire notre réseau public. Lien : ” http://www.cyberpresse.ca/article/20080219/
CPTRIBUNE/80219163/5048/CPTRIBUNE
N.B. Monsieur Mathieu, nous avons au Québec — dans la santé — le plus haut taux de privé au Canada ; je vous suggérerais de revoir le dossier «Évolution n’est pas trahison» et lire l’opinion du Dr Hébert(U.Sherbrooke) et de nombreux autres sur ce sujet, et on pourrait en reparler…. Quant au parle de santé on parle d’égalité des chances de vie entre pauvre et riche. C’est seulement sur cette base que l’on doit discuter, du moins selon moi…
Les plus pauvres ont-ils raison de craindre, sans se faire accuser de ne pas payer d’impôt ?
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Quant au débat national, vous avez suggéré à vos amis fédéralistes de ne pas tomber encore dans cette ornière, vous ont-ils écoutés? Alors…..
Précision à M. Dubois
Le Canada ( Québec inclus) a le plus bas taux de privé dans le monde développé. Le Québec est donc le premier parmi les derniers, c’est une nuance importante. En France, en Scandinavie, le privé contribue au régime d’état dans des proportions beaucoup plus élevées qu’ici. Pourtant, leurs systèemes sont réputés les meilleurs au monde avec des coûts plus bas que les nôtres.
Dire que le privé signifie la mort du système universel est de la polémique doctrinaire et sert principalement à protéger le corporatisme inhérent au système public à 100 % ( i.e. syndiqué à 100%)en faisant peur aux plus démunis. C’est de bonne guère pour tous ceux qui ont des intérêts à protéger mais ce n’est pas forcément dans l’intérêt de tous les québécois. le systéme actuel est insoutenable, toutes les possibilités de’amélioration doivent être examinées rigoureusement. Rejeter automatiquement le privé relève de l’idéologie.
Bonsoir,
Bon, un autre qui emploi cette tactique!
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Encore une fois, un commentaire qui déforme la pensée de l’auteur, qui lui fait dire ce qu’il n’a pas dit pour mieux le traiter de polémiste doctrinaire…etc….Rien que cela!
Très désagréable!
*****
N.B. J’ai suggéré à Mathieu de revoir le dossier «Évolution n’est pas trahison» et lire l’opinion du Dr Hébert(U.Sherbrooke) et de nombreux autres sur ce sujet, et on pourrait en reparler….
Texte explicatif : le 02 mar 2008 à 19:05 et le 02 mar 2008 à 17:40
C’est mon sixième commentaire, alors je le ferai tout petit, en espérant qu’il passe inaperçu. :)
Je ne peux donc débattre en profondeur avec M. Dubois qui accuse de « déformer la pensée de l’auteur » mais qui applique la même médecine. Lorsque vous parlez du privé en santé, vous brandissez le spectre le l’iniquité et l’exemple américain, comme s’il s’agissait d’une sentence finale et sans appel. C’est ce que j’appelle du dogmatisme idéologique. Le privé n’est pas une panacée, mais l’exclure complètement serait une erreur stupide. On y reviendra sûrement.
NB : Dr Réjean Hébert (que j’admire par ailleurs) admet que le réseau public est sous-financé. De quel ordre sont ses solutions pour rétablir un financement acceptable ?
Bonjour M.Facal,
Comme vous voyez on est rendu à discuter de nouveau de la Santé ; et j’en suis fort aise pour vous, puisque cela fait partie des grands projets qui n’ont pas donnés les fruits attendus depuis 10 ans, et auxquels, je pense, que vous vouliez que l’on réagisse.
Dans ce dossier, j’ai tenté de faire un résumé des points de points de vues exprimés par diverses instances(voir texte plus bas) et de faire des propositions d’un point de vue constructif(selon moi), pour faire avancer le débat….
Même si je suis davantage un pro-public(pour le moment) qui désire simplement la meilleure avenue future , je ne comprends pas cet acharnement à vouloir taxer de polémiste, doctrinaire et d’idéologue ceux qui apportent des idées qui vont plus loin que d’exprimer ex cathédra un point vue presque unilatéral, autrement dit sans nuances. Peut-on simplement débattre! Tout est pas noir ou blanc.
Qu’on débatte sur le fond parfait, mais Svp en quoi ça fait avancer le débat ces accusations ridicules…
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….« Évolution n’est pas une trahison »
le 02 mars 2008 à 17:29 Jean-Renaud Dubois
Bonjour M.Facal,
Comme je ne connais le système de santé que de l’extérieur — et aussi « un peu » de l’intérieur — je vais donner une opinion de « néophyte », appuyée sur 11 documents plus bas ; elle ne vaut donc que pour moi…….Mais répond à votre interrogation.
*
Personnellement, j’attendrais encore au moins 3 ans avant de prendre une décision finale quant à l’orientation de notre système de santé. En attendant, voici ce que je ferais….Et il sera toujours temps de corriger…….ou bien « d’alléger mes suggestions ».
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Le mandat de la commission Castonguay était de trouver des moyens de financement pour le système de santé québécois ; et.. non pas de faire un examen exhaustif sur l’organisation et des solutions pour l’amélioration du système lui-même. Encore du temps perdu direz-vous: oui et non.
pourquoi Non?
Parce que de plus en plus d’analyses et de constats provenant d’ici et de l’Europe nous donneront un meilleur portrait sur les avantages ou inconvénients du privé dans la santé. Déjà plusieurs recherches nous mettent en garde contre le bien fondé de « plus de privé », souhaité par la majorité des québécois.
Exemples:
1- En se basant en partie sur des études comparatives, deux chercheurs de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) avancent qu’en santé, le privé est moins efficace que le public, plus coûteux, et nettement plus inéquitable sur le plan de l’accès. Leur contribution est surtout éclairante dans le fait que:
—- les calculs qui dont s’est servi la “commission” OMETTENT de reconnaître qu’ils incluent les autres services sociaux, contrairement aux autres provinces. Rien que cela…
Et le plus étonnant c’est que M.Couillard a reconnu ce manque de rigueur! Lien: http:// ***.iris-recherche.qc.ca/docs/Note-sante_2008.pdf
—- lire, même auteur : “une justification tendancieuse” , et aussi “Sur la bonne voie….” Nadeem Esmail ( institut Fraser ), LaPresse, 21 fév. A-23
*
- 2- L’an dernier, l’Association britannique des consultants du Service national de la santé, regroupant 650 médecins spécialistes, écrivait à l’Association médicale canadienne pour l’informer du côté moins rose de ce qu’ils vivent dans un système “mixte” privé-public.
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3- Cette année (février 2008) ” La privatisation des soins a nui aux Britanniques “, Jacques Noel, LaPresse : lien
***.cyberpresse.ca/article/20080222/CPACTUALITES/802220869
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4- En novembre, Henri Elbaz, directeur général de l’Hôpital général juif de Montréal, rappelait aussi que les bases du système public “sont solides et il faut les préserver”. Et d’ajouter: “Quand il y a un retour sur capital à assurer ou quand le patient devient une source de revenus, ça cause des dérapages.”
*
5-Il est aussi établi, selon François Béland, professeur titulaire au Département d’administration de la santé de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, que les coûts d’administration du secteur privé au Québec représentent le double des dépenses pour deux fois moins de services que dans le secteur public.
Les recherches de M.Béland (UM) soulignent un point ” fort important “: que la part des dépenses gouv. en santé en proportion du PIB s’est maintenue DEPUIS 1981 autour d’une fourchette de 6,4% à 7,4%. Donc à peu près stable depuis 25 ans…. Lien: ***.gris.umontreal.ca/projet.asp
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6- Lire aussi un article de Nathalie Elgrably: “Un régime qui ne marche pas “.
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7- Le rapport Castonguay: Équilibré et ambitieux, Le Devoir, p. A-9 / Marcel Boyer, 22 février 2008.
*
8 – Lire aussi les opinions de Kelly-Gagnon, président du Conseil du Patronat du Québec.
*
9- Le Dr Réjean Hébert, doyen de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de Sherbrooke, bien au fait des rouages du réseau de la santé, déclarait il y a 15 jours : ” Tout glissement vers le privé risque de détruire notre réseau public. Lien : ” ***.cyberpresse.ca/article/20080219/
CPTRIBUNE/80219163/5048/CPTRIBUNE
*
10- Lire : Financement du système de santé : l’offre de la dernière chance
par Joanne Marcotte, lien : ***.lillusiontranquille.com/sante/
Aussi : ” la boite à idées de Michel Venne ” lien: ***.cyberpresse.ca/article/20080302/CPARTS02/803020724/1050/CPARTS02 ”
*
11- Lire le Rapport Castonguay : le site du Gouvernement du Québec
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SUITE ET FIN
le 02 mar 2008 à 19:05 Jean-Renaud Dubois
Bonjour M.Facal,
À partir de ce que j’ai déjà dit, et même si nous sommes dans le ratio supérieur(??) des provinces les mieux nanties en terme de médecins, il s’avère que le Québec a une pénurie de 800 médecins de famille et 650 spécialistes. Sans parler des infirmières….. Que faire?
*
Après ces lectures, un peu fastidieuses mais obligatoires, je constate que plus il y aura de privé, plus nos médecins et infirmières, déjà insuffisants, y travailleront.
C’est à croire que le gouvernement se prépare à trouver des moyens pour faciliter le passage des médecins d’un système à l’autre. Bref, contrairement à ce qu’affirment faussement les lobbyistes du privé, rien de cela ne “soulagerait” le système public.
Je le crois aussi pour « le moment » …. selon mes lectures, du moins.
*
Dans certains États occidentaux où on a laissé le privé s’installer dans le financement et les services de santé……. on cherche à reculer.
Constatant les coûts élevés du privé et l’injustice sociale qu’il crée – sa logique étant le profit et non la santé publique -, certains États tentent maintenant de renforcer le public. Même les États-Unis! Du moins, chez les Démocrates.
*********
En attendant ces 3 ans dont je vous parlais plus haut ; je propose ce qui va dans le même sens que l’éducation et la santé en Ontario……Et aussi en m’appuyant sur l’étonnante demande Philippe Couillard : « Mme Marcotte, indique que c’est Philippe Couillard qui a d’abord lancé l’idée d’une hausse de la TVQ. Selon Mme Marcotte, le ministre a aussi proposé la création d’un fond de stabilisation lors d’une rencontre avec la commission en juillet 2007. » Lien : ***.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2008/02/21/001-couillard-tvq-sante.shtml
PROPOSITIONS:
Ministère de la santé :
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Fin de la mixité ; interdiction aux médecins, comme en Ontario, de se désaffilier du système public ; pas de renouvellement des ententes (6 mois) avec les Centres de médecine privée (ex:Rockland MD) ; pas d’assurances au public (annulation de la loi 33). Enfin, obligation pour les nouveaux médecins formés au Québec de pratiquer 7 ans (ou remboursement en $ pour les coûts défrayés par le Québec) avant d’aller pratiquer à l’extérieur.
« En contre partie » :
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Corporations des médecins :
*
- Les médecins spécialistes au public devront être assurés de faire au minimum le double sinon le triple d’opérations dans leurs locaux publics ; leur assurant du même coup des revenus bien supérieurs….
- Le collège des médecins devra assouplir ses exigences pour l’admission des médecins immigrants…….
- Les médecins “omnipraticiens” dans les cliniques privées, avec urgence, qui devaient être ouvertes 24/24/7 jours/semaine, devront enfin le faire, pour soulager les urgences des Hôpitaux. Comment? Bonne question ; sûrement que le PLQ et Couillard le savaient puisqu’ils l’ont promis formellement en 2003…..Nous sommes prêts avait dit M.Charest. À eux de trouver enfin la solution, je leur fais confiance depuis 2003….
*
Syndicats :
*
- Les infirmières du réseau public seront “rassurées” quant à l’importance qu’on leur accorde dans les hôpitaux et CLSC, etc..
- Les infirmières spécialisées, qui sont essentielles dans les salles d’opérations (dont le salaire avait été imposé par une loi), verront leur salaire augmentés au même % que les médecins spécialisés en “chirurgies”. Cela va de soit, non?
- Les différents groupes de syndiqués devront s’engager — dans les faits — d’éliminer cette structurite aiguë…..combien de conventions collectives tatillonnes et différentes? — qui empêchent la main gauche de faire ce que la main droite peut faire? En échange il y aura de vraies négociations la prochaine fois..
- Nouveau barème d’évaluation pour favoriser l’efficacité et la productivité, quitte à amoindrir la vache sacrée de l’ancienneté.
- Permettre l’appel d’offres dans certains services comme : buanderie, repas etc…
- À l’avenir les repas devraient être à la charge des patients, ce serait normal.
*********
Un dernier élément et peut-être le plus essentiel, qui devait être au coeur de la réforme ambulatoire et que l’on attend depuis 10 longues années : les FAMEUX ” soins à domicile “.
Je vous laisse trouver les liens en recherchant Dr Réjean Hébert, dont je parle plus haut.
Selon lui, on pourrait couper du « TIERS » les investissements consentis aux aîné(e)s en milieux hospitaliers ou autres, si coûteux. Combien de centaines de millions? Sans parler de l’amélioration des services offerts par les CLSC pour le suivi, dans les jours suivants le retour à la maison, des personnes opérées dans le réseau public.
Donc dit-il, mettons là en place enfin cette première ligne, c’est-à-dire : UNE vraie prise en main de ” soins à domiciles ” ; une plus grande aide aux ” aidants naturels ” pour maintenir, dans les 2 cas, nos aîné(e)s à la maison le plus longtemps possible.
Conclusion:
*
Pemission d’instaurer deux systèmes parallèles de santé dans une liberté totale…. mais sans aucune allocation au privé……….
Il doit être entièrement en parallèle du système publique. C’est à dire que les médecins, infirmières, spécialistes, doivent êtres formés dans des écoles privées par des profs privés et le service rendu dans des hôpitaux privés.
Les investissement pour tout çà doit provenir entièrement du privé et les assurances aussi…
Donc, qu’ils ouvrent leurs hôpitaux avec leur propre personnel….. Ils veulent démonter leur efficacité……oui, mais sans aide de l’État!
********
On finance tout cela comment?
Comme le crois, je pense, Philippe Couillard, avec l’augmentation d’un point de la TVQ. Si c’est trop, comme je le crois, le surplus ira au fond dédié pour la santé.
S’il ne l’a pas proposé finalement, c’est parce qu’il serait le seul dans son parti à accepter de dire implicitement que le PLQ a erré l’an dernier, en diminuant les impôts de près de 700 millions 2007. Donc qu’il aurait encore une fois à confronter son chef et lui faire perdre la face. S’il veut devenir le grand chef, il doit montrer plus de solidarité.
En résumé:
Si Monsieur le docteur Hébert a raison sur l’économie substantielle quant aux soins à domiciles ; si les syndicats sont prêts(??) à mettre de l’eau dans leur vin ; si on peut changer la culture dans notre réseau de santé, en commençant par MSSS lui-même ; si les médecins font pression sur le Collège pour assouplir les règles envers les médecins immigrants ou étrangers ; et surtout si on se rappelle que le fameux déséquilibre fiscal tant décrié a été partiellement réglé….. c’était surtout qu’il était dû surtout à la santé, suite aux coupures un peu sauvages sur le dos des provinces.
Il me semble donc de bon aloi de s’en servir.
Je sais…..je sais que le fédéral aurait dû transférer des sommes équivalentes à ce 2 points de TPS ; mais c’était trop simple.
Mais quand on est Roi on fait ce qu’ils ont fait…….Donc quelque soit la décision prise par une province, l’odieux retombera toujours sur cette dernière. Habile, non?
Donc il faut augmenter la TVQ et privilégier le réseau public Québécois, comme le fait l’Ontario, dans la santé et surtout l’éducation ; je le rappelle, interdiction aux médecins Ontariens de se désaffilier du réseau public.
N.B. Excusez-moi M.Facal d’avoir été si long et de tenter par ce retour en arrière d’encourager les blogeurs à donner leurs opinions même avec la crainte de voir leurs commentaires être déformés, enflés et taxés de doctrinaire, pour mieux les décendre en flammes!
Jean-Renaud Dubois
Sainte-Adèle
Mathieu dit :
« Je sais que vous êtes passionnés par ce sujet, mais êtes-vous autre chose que souverainiste ? Pouvez-vous débattre d’autre chose que du méchant gouvernement fédéral et de la cause? Êtes-vous capable de concevoir le monde politique autrement qu’en une lutte entre fédéralistes et souverainistes ??? »
Ca prend deux personnes pour faire un débat. Il semble que les fédéralistes aiment tout autant discuter de ces questions que les souverainistes… Quoiqu’il en soit, c’est vrai qu’on en revient souvent à cela. C’est peut-être parce que c’est fondamental!
Il en est ainsi au Canada : rares sont les questions (mêmes celles qui sont de compétence provinciale exclusive en vertu de la Constitution) où les deux ordres de gouvernement (qui se disent tous deux nationaux) n’ont pas des rôles concurrents. Attribuer la responsabilité des échecs ou des réussites de nos sociétés canadienne ou québécoise est difficile pour cette raison. Il en est de même lorsqu’il s’agit d’identifier des solutions : il faut impliquer les deux ordres de gouvernements (et possiblement les municipalités) et compter sur l’alignement des astres pour avancer.
Par ailleurs, même si vous et moi voulions feindre que cet enjeu est insignifiant, on ne serait pas très avancés. Il faut voir que notre vie politique est organisée selon cet axe souverainistes-fédéralistes et que c’est la première raison qui fait gagner ou perdre des élections. En ce sens, on peut bien débattre de bien des questions dans l’abstrait, mais ces considérations reviennent toujours au galop dès qu’on tente de les éclipser parce que ce sont les élus qui gouvernement. Réalisez-vous que pour bien des souverainistes, il y a aussi un conflit de légitimités qui apparaît à chaque fois que le gouvernement fédéral agit en territoire québécois, particulièrement depuis l’adoption de la Charte? Or la légitimité de l’autorité publique, me semble-t-il, est particulièrement fondamentale, quelque soit la question dont nous débattons. À moins évidemment que le sujet porte sur une question complètement étrangère au Canada… Vous nous demandez de discuter dans l’abstrait… La légitimité est si importante que je vote à peu près systématiquement pour le Bloc, même si par ailleurs mes sensibilités, notamment sur les questions sociales et économiques, rejoignent plus celles des conservateurs.
De plus, l’indépendance apparaît, pour plusieurs d’entre nous comme une solution à tous les problèmes dans l’abstrait, mais en même temps, nous savons qu’elle ne règle en soi aucun problème. C’est un peu comme le jeune adulte qui, ayant des problèmes personnels, quitte la maison parentale. Qu’a-t-il à y gagner? Des choses relativement abstraites : l’autonomie, la responsabilité, la liberté, la dignité, de l’estime de soi possiblement. Qu’a-t-il à y perdre? Des choses relativement concrètes : maman qui fait le lit, le lavage, et un frigo qui se remplit tout seul (vous voyez ici l’analogie avec la péréquation). Quitter le domicile familial, en quoi cela l’aidera-t-il à régler ses problèmes? Difficile à dire. C’est avant tout une question de valeurs, et de savoir à quel point on chérit la dignité.
Finalement, comme souverainiste, je ne dis pas que ça ne marche pas, le fédéralisme canadien (c’est là l’argument massue d’André Pratte, qui dit que vu que ça marche, il faut demeurer canadiens) : d’ailleurs je ne suis pas en train de soutenir que tous les fédéralismes sont pervers ou dysfonctionnels, ni en train de défendre tous les mouvements indépendantistes.
Bien sûr qu’il arrive des moments où nous avançons malgré la complexité inutile de nos institutions et les conflits de légitimité qu’on y observe. Il faut toutefois être conscient qu’il y a un prix élevé à payer pour avoir deux moitiés de gouvernements nationaux en perpétuel conflit. Notamment celui d’avoir à remplir deux rapports d’impôts, ce qui est profondément dérangeant…
Quelques manchettes récentes qui me dérangent, pour détendre l’atmosphère:
http://www.vigile.net/Quebec-s-adresse-en-anglais-aux
http://www.vigile.net/Une-education-en-anglais-au-bout