Un nouveau parti ?
11 mai 2010 par Joseph Facal
Il y a longtemps qu’on ne parlait pas autant de la création éventuelle d’un nouveau parti politique au Québec.
C’est évidemment un symptôme de ce que l’offre politique actuelle répond mal à la demande citoyenne. Les chiffres pourront déplaire aux militants, mais ils sont parfaitement indiscutables : sur le long terme, le PLQ et le PQ captent aujourd’hui une part beaucoup plus réduite que jadis de l’ensemble de l’électorat.
Les causes de cela sont nombreuses, mais il y en a trois principales.
La première est que toute notre vie politique est structurée autour de la question nationale, qui est présentement dans un cul-de-sac complet. Le PLQ s’accommode parfaitement d’un Canada dans lequel le Québec est de plus en plus marginalisé. Le PQ reconnait ouvertement qu’il ne peut conduire le Québec à la souveraineté dans un avenir prévisible. S’il pensait le contraire, il prendrait l’engagement de tenir un référendum sitôt élu, ce qu’il a évidemment raison de ne pas faire.
La deuxième cause du décrochage citoyen est la montée du sentiment que nos deux grands partis sont davantage intéressés à conquérir le pouvoir qu’à confronter les immenses défis économiques et sociaux du Québec d’aujourd’hui, qui nécessiteraient des décisions douloureuses et impopulaires. C’est plus vrai que faux.
La troisième raison est la multiplication d’histoires qui dégagent une désagréable odeur de corruption. Les affaires les plus récentes touchaient surtout le PLQ, mais elles minent toute la classe politique. On ne lui fait plus confiance.
La percée de l’ADQ en 2007 peut donner à penser qu’il y a de l’espace pour un nouveau mouvement politique. Autre donnée cruciale : les gens qui ont lâché l’ADQ en 2008 sont restés chez eux plutôt que de retourner vers les partis traditionnels. Ils y sont toujours.
Notre régime parlementaire et notre mode de scrutin sont cependant organisés pour que deux partis s’échangent le pouvoir.
Historiquement, un nouveau parti ne décolle pour de bon que lorsque quatre conditions sont réunies simultanément : il doit incarner un mouvement social émergent, fédérer de petites formations préexistantes, avoir un chef de grande envergure, et profiter d’une crise qui tue ou marginalise durablement l’un des deux grands.
Au Québec, la dernière fois que cela survint fut lorsque René Lévesque, en 1968, fit l’unité des nationalistes de gauche et de droite. Il regroupa des libéraux nationalistes et les anciens du RIN et du Ralliement national. L’Union nationale ne sut comment réagir et en mourut. En Grande-Bretagne, au début du XXe siècle, la montée des travaillistes transforma les libéraux en formation marginale.
En dépit de ces bouleversements, le système politique britannique reste cependant obstinément bipartiste, précisément parce qu’il a été conçu pour produire cette stabilité. C’est simplement l’un des deux protagonistes au sommet qui est remplacé par un nouvel acteur, mais cela reste un jeu à deux. Présentement, le PLQ et le PQ piétinent, mais conservent des bases solides quoique réduites.
Si un nouveau parti ne parvient pas à s’imposer durablement, deux choses peuvent alors survenir : le parti devient une particule, comme Québec solidaire, ou bien, comme chez nous en 2007 ou en Grande-Bretagne la semaine dernière, il fractionne l’électorat en trois pointes de tarte et fait naître des gouvernements minoritaires.
Par ailleurs, si ce parti vise le pouvoir et pas seulement la promotion d’idées, il lui faut un programme crédible, quelques millions de dollars et, surtout, des candidats «ministrables».
C’est ce dernier point qui fut le talon d’Achille de l’ADQ. Il était difficile d’y voir un futur gouvernement.
Pour réussir là où l’ADQ a échoué, une nouvelle formation devrait donc attirer des péquistes et des libéraux connus. Recommencer l’ADQ sous un autre nom serait une aventure qui finirait probablement de la même façon.
Or, personne d’envergure n’a quitté le PLQ depuis l’échec de Meech. Et les chances sont minces que quelqu’un de renom quitte le PQ alors qu’il est en avance dans les sondages.
Convaincre des gens de sortir de leur retraite ou de lâcher des carrières en plein essor ? Peut-être, mais pas simple. Il y a des limites à l’idéalisme. Ceux qui n’ont jamais fait de politique, de la vraie, n’ont aucune idée de ce que cela implique au plan familial, financier, etc. Ils pressent X ou Y de faire ce qu’eux-mêmes ne feraient pas.
La plus grande difficulté est cependant ailleurs.
Le scénario le plus fréquemment évoqué est celui d’une coalition de souverainistes et de fédéralistes, qui mettraient temporairement de côté la question constitutionnelle, le temps de remettre le Québec en forme à partir d’un programme «lucide».
Faisons de la science-fiction. Imaginons un instant que ces gens se retrouvent au pouvoir. Supposons qu’Ottawa lance alors une initiative dans les zones grises du partage des pouvoirs. Pensez aux difficultés de ce gouvernement du Québec pour déterminer sa position : au conseil des ministres, les uns y verraient un empiètement dans nos juridictions, et les autres, un souci de coordination parfaitement raisonnable.
Imaginez qu’un groupe de parents conteste la loi 101 devant les tribunaux fédéraux. Si vous êtes souverainiste, vous voudrez réagir avec fermeté. Si vous êtes fédéraliste, vous serez enclin à être plus conciliant. Et si Ottawa offre au Québec des milliards en argent frais en échange d’une plus grande présence fédérale en santé ou en éducation, vous faites quoi ?
Inévitablement, ce gouvernement québécois, assis entre les deux chaises constitutionnelles, serait aux prises avec des dilemmes du genre. Quand il y a accalmie sur le front constitutionnel, ces questions se posent moins. Mais toute notre histoire enseigne que les tensions reviennent toujours, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec les individus ou la bonne foi, et tout à voir avec le choc entre deux nations qui, forcément, ont souvent des intérêts opposés.
Je comprends l’agacement provoqué par une question qui accapare tant d’énergies et que nous ne parvenons pas à régler. Mais il ne faut pas en tirer la fausse conclusion qu’on peut faire comme si la question n’existait pas ou qu’elle n’était pas cruciale. Il est vrai cependant qu’elle n’empêche pas le Québec de mieux utiliser ses pouvoirs actuels.
Dans l’immédiat, je concède que cela nous laisse devant une perspective assez peu enthousiasmante. On a le choix entre un PLQ démissionnaire face à Ottawa, usé jusqu’à la corde, et enfoncé dans le copinage, et un PQ incapable de faire ce pourquoi il existe, et qui se cherche péniblement sur les grands enjeux économiques et sociaux.
Impossible un nouveau parti ? Peut-être pas, mais extraordinairement difficile à court terme. Au fond, la réponse est entre les mains des deux partis traditionnels. S’ils ne trouvent pas les moyens de ramener à eux ces centaines de milliers d’électeurs qui ont décroché par lassitude et frustration, la question continuera à se poser. Et avec de plus en plus de force.
135 réponses à “Un nouveau parti ?”
Pas de nouveau parti aux prochaines élections ? Je n’irai pas voter. Je n’ai pas voté aux dernières élections municipales et fédérales. Je n’éprouve aucun remords pour cela. Les politiciens, une fois au pouvoir, font ce qu’ils veulent. Je suis passablement dégoûter du parlementarisme britannique et de son bipartisme. Je ne comprends d’ailleurs pas le PQ de persister à défendre le parlementarisme d’inspiration britannique. Nous sommes au 21e siècle et nos institutions politiques datent du 18e siècle…Il faudrait , avec un balai de fer, balayer tout cela et recommencer à neuf avec une vraie démocratie.
Pourquoi le PQ et le PLQ défendent-ils le système actuel avec autant d,acharnement ? Me semble que la réponse est plus qu’évidente. Qui en profite le plus ?
Je crois que les exemples donnés par M. Facal quant à la coexistence de souverainistes et fédéralistes au sein du même parti sont exagérés et somme toute d’ordre assez mineur. Les fédéralistes ne sont pas toujours plus conciliants et les souverainistes peuvent l’être parfois aussi. Aucun de ses exemples ne provoquerait une crise existentielle non plus. D’ailleurs se sont les gouvernements fédéralistes à Québec qui ont presque toujours réussi le plus à arracher des pouvoirs du fédéral.
Victor Beauchesne
Je ne comprend pas que vous disiez que M. Facal a donné des exemples de coexistence de de souverainistes et de fédéralistes au sein d’un même parti. Il a simplement émis une hypothèse pour investiguer les conséquences de d’un tel parti au pouvoir sur ses relations avec le Fédéral.
Par ailleurs, à ses débuts, l’ADQ était composé de fédéralistes et de souverainistes à parts à peu près égales.
Je suis d’accord avec l’argument de M. Facal à l’effet que les conditions ne sont pas réunies pour l’avènement d’un tiers-parti. Sauf que les tiers-partis peuvent influencer ou défaire des gouvernements dans notre système bipartiste. Le NPD l’a démontré à l’époque et les libéraux-démocrates sont en train de le démontrer en Grande-Bretagne.
Enfin, M. Beauchesne, quels pouvoirs réels les gouvernements fédéralistes ont-ils réussi à arracher au Fédéral. Si vous voulez parler de la santé ou de la formation de la main d’oeuvre, je pense que ce sont des gains factices, car le Fédéral est toujours très présent dans ces deux secteurs.
M. Desbiens
Je suis d’accord avec vous que nos institutions (pas seulement le système électoral) sont surranées et nullement adaptées à la réalité du 21e siècle. Mais, selon moi, ce n’est pas une raison pour ne pas aller voter. Les absents ont toujours tort.
a Victor Beauchesne,
« D’ailleurs ce sont les gouvernements fédéralistes à Québec qui ont presque toujours réussi à arracher des pouvoirs du fédéral ».
Ah oui!, lesquels gouvernements et quels pouvoirs?
Bonjour,
monsieur Facal, comme vous, je ne crois pas qu’il serait utile de créer un nouveau parti politique et que celui-ci soit viable. Ce qu’il faut à un parti, peu importe lequel, c’est d’avoir un vrai chef qui sait où il va et qui est capable d’entraîner le peuple à le suivre. Un chef honnête et sincère bien entendu, un chef démocrate qui, agit selon l’intérêt de la majorité du peuple et non selon les intérêts des sous-groupes de la société dont principalement l’establisment.
Mais, il faudrait d’abord régler le problème du mode électoral. Le modèle britanique, que nous subissons présentement, est basé, comme vous le mentionnez, sur le bi-partisme et peu importe lequel remporte l’élection, l’un et l’autre sont subjugués à l’establisment anglo-saxon via la Couronne Canado-Britannique. Or, le PQ et le BQ sont des partis qui ne relèvent pas de l’establisment anglo-saxon mais plutôt du peuple québécois et c’est ca qui désorganise la politique québécoise et canado-québécoise. Il nous faut donc un mode de scrutin proportionnel à deux tours et les députés élus doivent jurer fidélité au peuple du Québec.
Evidemment, pour réaliser cela, il nous faut d’abord nous débarasser du présent gouvernement traître et pourri jusqu’à la moëlle qui est en place à Québec.
Les chefs de grande envergure ne courrent pas les rues mais, j’ai le sentiment profond que vous vous distingueriez face aux autres car vous, vous n’avez pas la langue de bois, vous êtes crédible. Mais il serait très compréhensible que vous résistiez à vous lancer de nouveau dans cette aventure avec une importante partie du peuple qui n’a pas le courage de ses convictions. Je suis convaincu que la majorité du peuple québécois veut se gouverner elle-même mais…pour un québécois, il y a toujours un « mais ».
Un nouveau parti politique ?
C’est la pire chose qui pourrait se produire.
Je considère le PQ comme notre outil politique dans le sens où lorsque nous, les Québécois, serons prêts à nous donner un pays, le PQ et toute notre députation (Québec-Ottawa) auront le devoir de nous donner ce pays politiquement.
Mais notre indépendance est trop importante pour la laisser entre les seules mains du PQ ou de tout autre parti, aussi nouveau soit-il.
Notre indépendance, c’est notre affaire.
Nous devons nous organiser, développer une force citoyenne assez forte pour amener notre bras politique à agir.
Créer un nouveau parti au lieu de consacrer nos énergies à mobiliser le peuple québécois, nous divisera davantage ; nous continuerons à faire ce que nous faisons depuis au moins 15 ans discuter et tourner en rond. Pire, nous aurons l’impression d’avancer puisqu’il y aura alors un nouvel interlocuteur.
En conclusion, la clé appartient aux Québécois eux-mêmes, pas à un nouveau parti politique.
C’est la pire erreur que nous pourrions commettre.
C’est en ce sens que je travaille à la renaissance du R.I.N. comme mouvement citoyen et non pas comme parti politique.
L’indépendance d’abord !
Régime des rentes du Québec- Jean Lesage
Caisse de dépôt- Jean Lesage
Impôt du Québec- Maurice Duplessis
Participation à la Francophonie- Robert Bourassa
Emploi Québec- Robert Bourassa ou Daniel Johnson ?
pour ne nommer que ceux qui me viennent immédiatement à l’esprit
Il est normal que le Fédéral soit plus conciliant avec des gouvernements québécois fédéralistes. Ce que M. Beauchesne considère comme des pouvoirs arrachés au Fédéral me semble être que du vent. En effet, les 4 secteurs que vous dites que le Québec a arraché au Fédéral ( Régime des rentes, Caisse de dépôt, Impôt du québec et francophonie ) n’étaient pas des secteurs de compétence exclusive du Fédéral. Sauf que les divers gouvernements souverainistes n’ont jamais effectué de demandes sectorielles au Fédéral. Ils savaient qu’ils n’auraient rien. Ils ont demandé de négocier un nouveau pacte entre les deux nations, mais le peuple ne les a pas suivi.
Quant à l’entente sur la main d’oeuvre, tout le monde s’accorde à dire qu’elle est bidon, car le Fédéral est encore très présent dans ce secteur.
Le fédéral n’est pas plus conciliant quand un parti fédéraliste est élu à Québec. C’est simplement que le parti fédéraliste à Québec est pris entre l’arbre et l’écorce et revendique moins. Comme ça, non seulement il « prouve » que le fédéralisme fonctionne, mais il peut ensuite accuser les souverainistes qui se tiennent debout de créer de la chicane.
Pour ce qui est d’un parti formé de souverainistes et de fédéralistes, des entredeuxchaisistes à la manière adéquiste donc, ça ne donne pas grand chose. Vous les avez vus revendiquer, vous, quand ils s’imaginaient que les Conservateurs pourraient leur être utiles? Pas pantoute.
Victor Beauchesne
Régime des rentes du Québec- Jean Lesage
Caisse de dépôt- Jean Lesage
Réalisations dues en grande partie à quelqu’un qui est devenu souverainiste par la suite. :-)
Oui, le Canada est beaucoup plus conciliant quand c’est un gouvernement fédéraliste qui siège à Québec. Un bon exemple, Meech, sous Bourassa et Mulroney.
Et un autre bon exemple, actuellement sous Charest. Pas de chicane. La recette est simple. Pas de demande.
Gilles
Vos exemples commence à sentir la boule à mites. ;-) Mulroney, c’est le dernier qui a essayé de réconcilier les deux solitudes.
Je ne trouve pas le gouvernement conservateur particulièrement conciliant avec le gouvernement fédéraliste à Québec.
Pas encore donné l’argent pour l’harmonisation des taxes.
Se fout qu’on ait voté à l’unanimité contre la création d’une commission des valeurs mobilières unique…
Ce gouvernement est aussi centralisateur que les gouvernements libéraux qui l’ont précédé.
Le fédéralisme d’ouverture, asymétrique, etc., il n’y a qu’un mot pour résumer tout ça: BULLSHIT.
commencENT
Zut…
Désolée!
Carole Chouinard
Sans parler du strapontin que le Fédéral a accordé au Québec lors des réunions de l’UNESCO. Le Québec peut donner son point de vue seulement dans la mesure où il ne diverge pas de celui du Fédéral.
Bonjour Monsieur Facal,
Le décrochage citoyen est un sujet auquel on fait souvent allusion, mais il appert qu’il n’a jamais fait l’objet d’études poussées. Nous demeurerons toujours dans l’obscurité quant aux causes de ce phénomène. Serait-ce parce que les analystes qui abordent le sujet le font en discriminant sur certaines d’entre elles (qui, soient dit en passant, sont perçues pour la plupart dans une approche empirique). C’est de celles-là qu’ils aiment parler. Par exemple, on ne fera jamais de lien avec le fait que la masse des voteurs éligibles en démocratie est constituée des plus ignorants. Au départ, on n’est peu réceptif vis-à-vis quelqu’un qui utilise ce terme. Il faudrait donc en inventer un autre. On a bien remplacé le terme aveugle par non-voyant. Séparatiste par souverainiste. Moi je préfère le terme séparatiste parce que pour entrer « quec’part », faut sortir de « quec’part » et, ainsi la souveraineté est impossible sans « la sortie de ce quec’part ». Voyez vous le Québec souverain dans le pays Canada ?
Un des aspects du décrochage citoyen devrait amené les analystes sur cette nouvelle piste à savoir que beaucoup de gens ne désirent pas de changements. Oui, tout le monde chiale, mais nous avons des indices qui tendent à démontrer que beaucoup parmi eux ne désirent pas de (vrais)changements. Ce serait intéressant de savoir pourquoi, non?
Normand
« Moi je préfère le terme séparatiste parce que pour entrer « quec’part », faut sortir de « quec’part » et, ainsi la souveraineté est impossible sans « la sortie de ce quec’part ». »
Mais le but ultime étant d’entrer que’que part, (la sortie de que’que part n’est pas la fin en soi), je préfère un terme comme souverainiste.
Moi, mon but, c’est pas de me séparer, c’est d’être souverain.
@Michel Laurence
Vous êtes après me convaincre de voter libéral aux prochaines élections là.
Gilles Laplante
Je ne vois pas en quoi les propos de Michel Laurence soit un incitatif à voter libéral, d’autant que le gouvernement libéral est le plus corrompu qu’on ait vu depuis l’époque de Duplessis. A moins que vous ne fassiez de l’humour…
Normand
Les gens ont naturellement peur du changement à cause de l’incertitude qu’il engendre. Mais le changement peut être bénéfique.
Un nouveau parti ? Pas certain du tout. Comme vous disiez monsieur Facal, le PQ doit trouver le moyen de ramener au bercail les souverainistes « décrocheurs ». Actuellement le vote des francophones se disperse tandis que le vote des anglophones va vers le PLQ en bloc. Et les allophones qui ont prêté serment à la Reine d’Angleterre et qui ont été « briefé » par les fonctionnaires fédéraux, votent pour le parti libéral sans trop savoir pourquoi. Ces derniers manquent d’information élémentaire sur leur terre d’accueil. Bien souvent, ils ignorent complètement que les francophones ont fondé ce pays, y sont depuis plus de 400 ans.
J’avais lu pendant la campagne référendaire de 1995 une jeune allophone de 9 ans dire à un journaliste: eh bien, si les Québécois ne sont pas contents, qu’ils retournent en France.
Vous voyez bien que l’absence de cours d’histoire conduit à l’ignorance totale de leur pays d’accueil et que la démographie joue et jouera encore davantage contre nous, nous qui voulons bâtir un pays pour tout le monde.
Alors un nouveau parti, non. Il faut que le PQ se remobilise vers l’objectif de la souveraineté et fasse valoir clairement les avantages de l’indépendance. Si nous continuons à disperser nos forces, Charest restera encore 25 ans premier ministre malgré les scandales et la corruption qui l’affligent. Se donner un pays doit être un projet collectif et un parti (PLQ) ne doit pas gérer uniquement des petits projets qui font plaisir aux amis du régime. Je n’ai jamais vu depuis que je peux voter, autant de corruption et d’immobilisme qui nous conduit directement à notre perte.
A Victor Beauchesne,
Jean Lesage fût davantage nationaliste québécois et fédéraliste avec son « Maîtres chez nous ».
Maurice Duplessis était nationaliste québécois et il se battait pour récupérer « notre butin ».
Robert Bourassa était un nationaliste qui manquait de courage.
Daniel Johnson était un nationaliste avec son « Egalité ou indépendance ».
Alors, il est faux de prétendre qu’ils ont obtenu des gains du fédéral parce qu’ils étaient fédéralistes. De plus, Ottawa n’a rien cédé de bonne grâce mais au contraire, a constamment mis des bâtons dans les roues pour empêcher le Québec d’évoluer, de s’épanouir. Encore présentement, Ottawa veur centraliser l’Autorité des marchés financiers à Toronto alors qu’il s’agit d’une compétence provinciale. Et c’est un gouvernement fédéraliste, même « collaborateur » qui gouverne le Québec présentement.
Corrections:
Il faut lire: Jean Lesage fût davantage nationaliste québécois « que » fédéraliste…
et,
Ottawa « veut » centraliser…
Chers amis,
Relisez attentivement TOUS les commentaires. Immédiatement, comme toujours, le débat se polarise autour de la question nationale : le fédéral aide-t-il ou nuit-il au Québec, les gouvernements du Québec qui sont fédéralistes ont-ils obtenu plus ou moins que les gouvernements souverainistes, etc. On en revient TOUJOURS à ça !!!! Et on pense qu’un nouveau parti où cohabiteraient ces divergences parviendrait aisément à les gérer ?
Vos commentaires illustrent à merveille ce que j’avance : peut-être pas impossible, mais extraordinairement difficile. Tant qu’on est dans l’opposition, on peut s’en sortir avec une position constitutionnelle ambigüe, comme l’ADQ. Mais si vous prenez le pouvoir, on ne placotte plus, on doit décider…et là, les dilemmes commencent.
J’ai vécu, au conseil des ministres, des débats déchirants entre collègues qui, pourtant, partageaient les mêmes orientations de base. Imaginez si des souverainistes et des fédéralistes devaient cohabiter. Tiens, revenons un instant à l’ADQ. Imaginons qu’elle ait gagné les élections et s’était retrouvée au pouvoir en 2007. Une fois qu’Ottawa aurait dit non (en deux secondes et quart) à sa demande de rapport d’impôt unique, qu’aurait-elle fait concrètement ensuite par rapport à Ottawa ? Je vous le dis : pas simple, pas simple du tout.
Salutations à tous
Quoi commenter en premier: les trois causes, notre forme de gouvernement, l’expérience adéquiste, l’expérience péquiste, l’hypothèse d’une coalition fédéraliste-souverainiste, la conclusion qui tue.
J’ai eu le goût d’aller lire ceci: Maurice Duplessis, Wikipedia
J’ai commencé par la conclusion qui tue.
Monsieur Facal
« Et on pense qu’un nouveau parti où cohabiteraient ces divergences parviendrait aisément à les gérer ? »
Non, pas du tout!
« Imaginons qu’elle ait gagné les élections et s’était retrouvée au pouvoir en 2007. Une fois qu’Ottawa aurait dit non (en deux secondes et quart) à sa demande de rapport d’impôt unique, qu’aurait-elle fait concrètement ensuite par rapport à Ottawa ? »
L’ADQ n’aurait pu rien faire car Dumont avait fermé la porte à la souveraineté. Je déteste l’expression, mais c’était l’art de se peinturer dans le coin. Elle n’aurait donc pu qu’essuyer les refus en protestant pour la forme.
Avec le quasi-oui de 1995, le Canada ne s’est même pas réveillé. C’est le comble, non? Pire, les belles promesses se sont transformées en commandites et Loi sur la clarté. On se demande comment quelqu’un peut toujours croire en l’autonomie du Québec dans cette fédération centralisatrice (Harper veut même une Commission des valeurs mobilières unique malgré qu’on ait unanimement voté contre à l’Assemblée nationale). On se demande comment quelqu’un peut toujours croire au renouvellement du fédéralisme. Je pense que Dumont n’y croyait même pas mais prônait un entredeuxchaisisme lui permettant d’aller chercher les mous des deux autres camps, c’est-à-dire les souverainistes peureux et les fédéralistes courageux. :-D
L’ADQ a fini par tomber entre ses deux chaises.
Oui, tous les débats se polarisent autour de la question nationale. Elle est tellement fondamentale. Comment bâtir une maison quand on ne s’est pas entendu sur ses fondations…
Quand je pense à cette Commission des valeurs mobilières unique, je rage. Continuons d’envoyer la finance en Ontario. Continuons d’enrichir Toronto au détriment de Montréal, encore et encore.
Et ensuite, les fédéralistes vont venir nous dire qu’on est pauvres. Et quand on leur dira que le fédéral a sa part de responsabilité là-dedans, ils répondront en se moquant: « Ben sûr c’est la faute au fédéral ».
La faute au fédéral.
Ils l’ont tellement répété ce cliché-là pour ridiculiser les reproches même les plus fondés et légitimes. Alors qu’en fait, il est tellement symptomatique de leur propre impuissance et de leur résignation!
J’ai cru m’étouffer de rire quand j’ai entendu Charest, il y a quelques années, dire que si le Québec ne respectait pas Kyoto, ça serait la faute du fédéral.
Je me souviens aussi que Mulcair avait dit, quand il avait affronté le fédéral à ce sujet, qu’il commençait à comprendre « les gens d’en face », parlant évidemment des souverainistes.
Y a rien comme goûter à cette médecine pour ne plus vouloir l’avaler? Ben non, pensez-vous, on en redemande!
@ Marc Tremblay
Quand je lis un individu qui affirme qu’un autre parti serait ce qui peut arriver de pire au québécois et que hors du PQ point de salut, ça ne m’incite pas à voter pour son parti. Imaginez, si un groupe de ses semblables arrivait à noyauter le PQ ce qui risquerait d’arriver. Alors, quel est l’alternative?
Gilles Laplante
Je ne vois pas pourquoi vous vous adressez à moi; ce n’est pas moi qui ai affirmé qu’un autre parti serait ce qui pourrait arriver de pire aux Québécois, c’est Michel Laurence. D’ailleurs, vous en parlez comme d’un individu, alors que c’est un terme assez péjoratif.
En fait, ce qui pourrait arriver de pire aux Québécois serait de réélire un gouvernement libéral qui se contente, de même que ses partisans, du fédéralisme du statu-quo, le pire éteignoir pour les Québécois.
Robert Lachance
Je suis allé sur Wikipedia lire la conclusion sur l’artcle concernant Duplessis. Je ne vois pas en quoi elle tue; elle parle de la naissance d’un État.
Joseph Facal
Si la question nationale en REVIENT TOUJOURS à savoir si le Fédéral nous aide ou nous nuit et sur ce qu’on peut obtenir de lui, on est pas sorti du bois. Le Fédéral a toujours aidé en priorité l’Ontario et sans délaisser cette derniere aide maintenant l’Ouest. Et on à rien à attendre du Fédéral. Ou à lui demander quelque chose. On a qu’à le prendre.
Bonjour M.Facal,
Votre question : « UN NOUVEAU PARTI ? »
*
Votre réponse : « Et on pense qu’un nouveau parti où cohabiteraient ces divergences parviendrait aisément à les gérer ? »
Le débat est donc clos.
De toutes façons « notre club » de 12 à 15 personnes, même s’il produit à l’occasion plus de 100 commentaires (c’est bien d’avoir modifié vos règles, même si redites) est très très très très très marginal ; il serait par contre très intéressant — si vous y tenez encore, après votre réponse plus haut — de connaître l’opinion(mais comment? On vous envoie des courriels?) des lecteurs du JdeMontréal et du JdeQuébec ; qui eux sont des centaines de milliers à vous lire.
« Combien en est-il de par le monde qui ont refusé pareille chance d’acquérir paisiblement et démocratiquement, les pleins pouvoirs sur eux-mêmes? » René lévesque
Bonne journée,
Jean-Renaud Dubois
Sainte-Adèle
Bonjour Monsieur Facal,
Les situations dont vous parlez dans vos hypothèses sont réalisables (un parti, mélange des deux jusqu’à un certain point). Je pense que tout est trop complexe et pour les raisons que vous avez mentionnées, ce ne serait pas une bonne idée. Je crois que le PQ est déjà là et répond assez bien aux attentes des québécois qui désirent changer de pays. Aussi, selon moi, il ne reste pas assez de temps pour la création d’un nouveau parti (qui ne ferait pas la promotion de changement de pays). Alors, ce seront les sondages au fil des mois, jusqu’aux élections, qui aideront ces québécois à choisir pour lequel des partis déjà existants ils voteront. Dans un an, au plus tard, Jean Charest et le PLQ modifieront leur approche promotionnelle. Ils s’afficheront comme les sauveurs du Québec sur le plan économique en nous inondant de statistiques reliées à la reprise, puis quand les élections approcheront, ils nous dévoileront leur nouveau programme qui s’apellera « Nous nous sommes sortis avantageusement de la crise, maintenant, phase2, préparons notre prospérité, à nous, québécois ». Cette approche fonctionnera peut-être, les sondages le diront. Surtout que beaucoup de changements auront eu le temps d’être effectués dans la composition ministérielle, que les média appeleront « opération ménage ». Un autre phénomène qui joue en faveur du parti des québécois qui ne désirent pas changer de pays est le phénomène de l’érosion de l’ignorance de la masse. Les sondages le confirment (l’impopularité de l’option). De plus en plus de ces électeurs, formant la grande partie large, au bas de la pyramide, se trouvent, à certaines occasions, à porter attention à certaines conséquences significatives advenant le retrait du Canada, comme les nouvelles dépenses qui apparaîtraient, engendrées par le coût des services rendus par d’autres pays pour la sécurité, la défense du territoire, les nouvelles frontières, avec les nouveaux pays ou le Canada. Pour le PQ, l’ignorance chez les gens de cette grande partie de la population votante comporte des avantages. Quand nous lisons des messages de propagande comme celui de Bernard Landry dans la revue où il écrit une chronique, on sent que la meilleure façon d’influencer cette masse, ce n’est pas en s’adressant à son intellect (où le présent et l’avenir sont plus importants que le passé) mais bien à sa sentimentalité (les émotions, l’affectif). La tournure (je lisais son texte), en s’inspirant du passé, c’est pour en venir à amener la personne à se sentir un traitre si elle ne s’allie pas au mouvement, qu’elle se retrouverait à renier ses ancêtres, c’est-à-dire son essence.
Les études ne sont pas assez complètes pour nous aider à comprendre le phénomène du décrochage citoyen. Par ailleurs, une observation des comportements nous amènent à penser que trop de gens sont relativement satisfaits de leur situation et qu’ils ne désirent pas de changement. À une époque, avant que Jean Lesage arrive, les gens étaient préoccupés par leur survie sur le plan des besoins essentiels. Aujourd’hui, ce premier degré dans l’échelle de Maslow, le gouvernement le procure. Il va même acheter des lits à des itinérants qui ne les utiliseront pas !!!
Là, une autre notion mérite notre attention. Jean-Marc Léger, dans sa chronique d’aujourd’hui, à l’appui de statistiques pour comparer les québécois au reste du Canada en ce qui concerne le comportement d’entrepreneur (se lancer en affaires), nous informe que, contrairement au mythe, le québécois est très peu audacieux et peu entreprenant. Cette étude basée sur des statistiques apporte un argument supplémentaire indiquant que le québécois n’aime pas le changement et qu’il est plutôt satisfait de sa situation en général, même s’il n’arrêtera pas de chialer. Cela nous aide aussi à comprendre pourquoi tant de québécois répondent bien aux endoctrineurs qui leur promettent un pays à eux, à l’abri des méchants fédéralistes. Parce que, c’est connu, c’est un peu le principe du ghetto, les gens qui se sentent insécures, qui manquent de confiance en eux, apprécient la « chaleur » du ghetto.
Jean-Renaud Dubois,
J’ignorais que vous étiez membre d’un « club » qui effectue des commentaires sur le blogue de M. Facal. J’en suis ravi. Les textes sont toujours bien étoffés; ce ne sont pas seulement des opinions, mais des propos argumentés, contairement à la plupart des fédéralistes du statu-quo qui nous parlent seulement des éventuelles conséquences d’un Oui des Québécois à la souveraineté, tout en omettant les conséquences d’un nom. Ces fédéralistes n’ont pas de projet et cela affaiblit leur cause.
Même si je ne fais pas partie de ce club, c’est tout comme puisque nous partageons les mêmes idées.
Concernant les lecteurs des chroniques de M. Facal dans le Journal de Montréal et celui de Québec, disons qu’il y en a peu qui connaissent l’existence de son blogue. Ils écrivent donc directement à M. Facal et on ne peut connaître leurs réactions.Enfin.
Vous et vos amis politiques reproduisez de temps en temps la phrase de René Lévesque, laquelle traite d’acquérir paisiblement et démocratiquement les pleins pouvoirs sur eux-mêmes. Lévesque, qui était et demeure mon mentor politique depuis que j’ai eu 15 ans était un idéaliste et un grand démocrate. Il respectait les règles du jeu. Ses adversaires fédéralistes n’avaient pas les mêmes scrupules. Ces derniers sont pour la démocratie tant qu’elle fait leur affaire. Lorsque ce n’est pas le cas, ils modifient les règles du jeu. On l’a vu en 1995 et ensuite avec la loi sur la clarté.
Marc Tremblay,
Conclusion
Vous marquez, Marc !
(Que le Canadien soit loué puisqu’il n’est plus à vendre !) Et qu’il compte plus que tout de 19 à 22 ce soir ! Après, c’est de leurs affaires.
Je référais à la conclusion de M. Facal, pas à celle de Wikipédia que je ne trouve pas mauvaise.
P.S. Je me suis laissé dire que « Monsieur » Jacques Parizeau appelait toujours M. Lévesque monsieur. Ou l’inverse.
Robert Lachance
J’ai relu votre courriel sur l’article à propos de Duplessis sur Wikipédia. Vous faisiez référence à la conclusion de cette information sur ce site et non à la chronique de M. Facal. De toutes façons, je ne vois pas non plus en quoi la conclusion de M. Facal peut vous » tuer ». Et parlez-vous de sa chronique ou de sa réaction à ceux qui réagissent à ses articles ?
Normand
Je suis abasourdi par vos propos méprisants envers les Québécois qui optent pour la souveraineté. Élevons le débat, comme le demande M. Facal. Les souverainistes ne feraient qu’appel aux émotions et aux sentiments des Québécois plutôt qu’à leur raison (intellect ). Les fédéralistes feraient appel à l’intellect des gens alors qu’ils ont toujours tenté de leur faire peur. Je n’aime pas cela. Je n’aime pas qu’on affirme que les Québécois sont inconscients des conséquences de leur prise en main. Il y en a des positives comme des négatives. Pensons seulement aux chevauchements qui pourraient nous coûter jusqu’à 15 milliards de dollars par année.
Les Québécois sont insécures, comme toute minorité. Les souverainistes veulent dépasser cette insécurité alors que les fédéralistes misent sur celle-ci pour justifier le statu-quo.
Normand
« Pour le PQ, l’ignorance chez les gens de cette grande partie de la population votante comporte des avantages. »
Moi je suis d’avis que l’ignorance aide la cause fédéraliste.
Carole Chouinard
Je suis entièrement d’accord avec vous: j’ajouterais que l’ignorance aide davantage la cause fédéraliste que souverainiste.
Je constate que vous respectez la Nétiquette dans vos courriels. Pour ma part, je n’ai pas votre esprit » Zen » et je deviens outré lorsque j’entend des énormités, des demi-vérités et des propos fallacieux comme ceux de Normand.
Les souverainistes ne sont pas tournés vers le passé et le ressentiment. Ils voient l’avenir avec optimisme. Pour ma part, je n’ai aucun ressentiment contre le Conquérant et les Québécois fédéralistes qui acceptent le statu-quo. Cependant, j’aimerais qu’ils cessent de déformer l’histoire et de faire preuve de malhonneteté intellectuelle.
Et bien je fait sans doute partie d’une minorité, mais je continue à espérer que l’ADQ peut remonter la pente si elle fait ses devoirs. Moi, je veux que le système soit efficace et que l’état arrête sa boulimie.
Or, aucun des deux grands partis ne semble vouloir réformer en profondeur le modèle québécois. Je ne voterai donc sans doute jamais plus pour aucun de ces deux là.
Donc, s’il n’existe plus de parti qui veut réduire la taille de l’état, je regarderai tranquillement ma situation pour me préparer à partir si le Québec atteint le mur que vient de frapper la Grèce.
Nicolas.G
Vous ne vous souvenez pas que, pour être populiste, Dumont parlait de dégraissage de l’état et patati et patata, mais que sitôt qu’on lui demandait des précisions, il était incapable d’en donner? Il ne parlait que des commissions scolaires.
C’était ça le problème avec l’ADQ. Dumont prétendait vouloir atteindre tel but sans savoir quel chemin prendre pour y arriver. Il dénonçait les problèmes sans avoir de solution. Il mettait le feu et se sauvait ensuite, comme pour les accommodements déraisonnables. Il a surfé là-dessus un bout de temps mais n’a même pas participé à la commission Bouchard-Taylor. Pas très constructif.
Et les Québécois ont fini par s’en apercevoir.
Un parti qui ne constitue même pas une opposition efficace peut-il former le gouvernement?
@ Marc Tremblay et
@ Carole Chouinard
Pensez-vous que je crois que les péquistes sont des ignorants ?
Puisque je suis revenu sur le sujet, permettez-moi d’expliquer davantage pourquoi les gens dans cette catégorie (dans la grande partie, en bas de la pyramide des électeurs) sont plus facilement endoctrinables. Quand on recrute, qu’on fait de la propagande, l’objectif est de gagner un partisan. De quoi parle-t-on ? Deux choses: les problèmes dans la réalité (= situations que l’on voudrait voir être améliorées) et la situation avantageuse (= la situation qui nous plaît davantage) qu’offre le parti. Alors le focus n’est pas placé pareil dans les comparaisons. On dira « Avec les fédéralistes, c’est comme çi; quand nous aurons notre pays, bien à nous, ce sera comme ça » . Voyez-vous, on fait comme un parallèle entre la réalité et une situation plus avantageuse (=rêve). Le cas classique: notre argent n’irait pas à Ottawa. « Vous avez payez de l’impôt à Ottawa, dans notre pays, ça n’aurait pas lieu ». Vous vous souvenez de Jacques Parizeau qui expliquait la théorie de la cage à homards ? Ne pensez-vous pas qu’avec la technique de la pensée magique, c’est plus facile de faire entrer des ignorants là-dedans ? Oui ? Non ? Me donnez-vous un petit peu de crédit, là ?
Vous voulez que je pense aux chevauchements qui pourraient nous coûter jusqu’à 15 milliards de dollars par année. OK. Vous, faites l’exercice suivant: Faites un imprimé de la carte du Canada, prenez un crayon et tracez le long du territoire du Québec. Ne vous occupez pas de la frontière déjà existante entre le Québec et les USA. Faites de petits points sur ce qui deviendrait la nouvelle frontière. La Suisse et la Slovaquie ont chacun à peu près la même population que le Québec (7.8 millions). Leur superficie est de 41,200 km². Comparez le poids de longueur de frontière versus population (Parce que c’est la population qui paie pour les opérations reliées aux frontières (exemple:immigration clandestine). Savez-vous la longueur des frontières qu’aurait le Québec ? Sa superficie est 1 365 128 km² ? Ensuite allez-y par étapes pour les coûts: implantation, personnel et opérations régulières. Vous êtes rendu à combien de milliards ?
Marc Tremblay
Je ne suis pas zen, je suis passionnée. :-D
Et par conséquent, je suis souvent outrée moi aussi. Surtout quand la mauvaise foi fait honte à l’intelligence.
Mais j’essaie de respirer par le nez.
@Carole Chouinard
Vous avez raison. Mario Dumont a erré au lieu de faire un travail efficace.
Par contre, il n’avait pas toujours tort. Par exemple, le PQ commence à trouver que les commissions scolaires devraient peut-être disparaitre, et les libéraux ont vite oublié leur mensonges au sujet de la Caisse de dépôt.
Bref, si l’équipe de l’ADQ peut prendre de l’expérience, il reste que leur idées sont selon moi les meilleures pour l’avenir du Québec.
Nicolas.G
Non l’ADQ n’avait pas toujours tort. Elle arrivait à mettre le doigt sur de vrais bobos, mais n’avait pas le remède, trop souvent.
Normand
Si la base est facile à endoctriner, comme vous dites, c’est facile pour un camp comme pour l’autre.
Pour être endoctriné, il faut toutefois courir un peu après l’information. Moi je vois mal quelqu’un qui ne s’informe pas courir après les articles de Landry ou de Parizeau.
J’ai été stupéfaite de constater, lors d’un sondage, que 29% des sondés n’avaient pas entendu parler du truc des garderies avec Tomassi. Ces gens mal informés voteront peut-être PLQ. :-D
Pour les frontières, ça nous coûte quelque chose actuellement n’est-ce pas? Ça nous coûtera plus cher? Comme on couperait carrément le Canada en deux, je suis sûre qu’il y aurait moyen de moyenner. Les bouderies politiques vont fondre sous le soleil du « business as usual » que réclameront les gens d’affaires, le peuple, etc.
Non, moi, je ne m’en fais pas avec les frontières.
Ni la monnaie.
Ni les bureaux de poste.
Ni l’armée.
Je m’en fais avec la Commission des valeurs mobilières unique, la perte de la Bourse de Montréal, le recul du français, l’absence de statut du Québec au sein de cette fédération qui l’a trahi, etc.
Normand vous dites que «dans la grande partie, en bas de la pyramide des électeurs sont plus facilement endoctrinables»
J’ai un peu de misère avec ça pour être franc. Je trouve que c’est une affirmation qui si elle s’avère exacte, s’applique à toutes les parties en présence pas seulement aux souverainistes. Charest brandissant son passeport c’est quoi ça? Chrétien et les montagnes rocheuses c’est quoi ça ? Le transport des valeurs (?!) dans les camions de la Bink’s c’est quoi ça ? C’est mieux que la cage à homard ?
Pour le reste, les frontières par exemple, la plus grande partie de la frontière entre le Canada et les États-unis est constituée de forêts épaisses. Il y a même des endroits où les américains doivent passer par le Québec pour se rendre plus bas dans leur État. À Pohémégamook par exemple. Alors quoi on va pas faire une maladie des frontières. retenez-vous vous risquez d’attraper la maladie du légionnaire mon cher Normand…
Les batailles politiques sont des batailles politiques et c’est aussi sale et propre dans les camps en présence. Foin de l’angélisme voulez-vous?
Mais revenons au sujet. Joseph demande si la création d’un nouveau parti, de droite j’imagine, pourrait apporter des solutions à nosproblèmes politiques. Et il signale les difficultés inhérentes à une co-existance de camps opposés sur certains aspects au sein d’une même formation politique.
Je suis d’avispersonnellement que la dernière chose dont on a besoin au québec, c’est d’un autre parti politique, compte tenu du système parlementaire existant.
D’abord les députés élus le sont à minorité des voix exprimées. À la dernière élection, j’ai vérifié, il y a exactement 49 députés qui ont été élu avec plus de 50% des votes. Et les plus grosses majorité sont des victoires libérales, signe s’il en est un d’une certaine etnicité : Geoffrey Kelly 80,85% ; Lawrence Bergmann 88,75 % Dans Robert Baldwin 81,07 etc. Mais c’est un autre sujet.
Est-ce que nous avons un problème de partis. D’aprèsmoi non. Mais nous avons un problème de système. Parce que les élus en majorité ne représentent pas l’ensemble des électeurs. Parce que toutes les opinions ne sont pas représentées à la hauteur de leur représentativité.
Et je pense que ça induit un déficit démocratique. Dans notre système on est du côté dupouvoir ou du côté de l’opposition. Et quand on est au pouvoir avec une majorité de députés, on fait ce qu’on veut, et comme on le voit actuellement, on fait n’importe quoi.
Ce qu’il faudrait faire c’est s’attaquer rsolument au système électoral et de représentativité, au lieu de vouloir inventer de nouvelles équipes sur une patinoire déjà encombrée.
Et quant à moi côté hockey……… Vive les Nordiques!
Normand
Vous savez avec quoi je m’en fais par-dessus tout?
La pauvre estime de soi nationale des Québécois, qui est le résultat de son statut. De son absence de statut plutôt.
La pauvre estime de soi a des effets néfastes autant sur les nations que sur les individus. La majorité des fédéralistes que je lis sur les blogues crachent sur leur nation. On est petits, on n’est pas bons, l’Alberta nous fait vivre, etc. Bon, on n’a pas à être aveuglément fiers, mais de là à penser qu’on est des nuls, y a une marge.
Et puis j’en ai un peu marre aussi des grandes contradictions fédéralistes. Sur les blogues, on se fait accuser d’être de la gogauche, dépendants, accrochés à l’état, etc. Par ceux-là mêmes qui se sentent incapables de voler de leurs propres ailes et qui veulent continuer de vivre sous le « rassurant » jupon fédéral…
@ Marc Tremblay
C’est vous qui m’avez répondu et non Michel Laurence. Si vous ne voulez pas qu’on vous parle, ne vous immiscez pas dans la conversation.
J’aurais cependant cru que la position antidémocratique de monsieur Laurence vous aurait interpellée. Mais bon, parfois il faut peut-être piler sur ses principes pour arriver à ses fins.
Gilles
J’ajoute les commandites. En fait de propagande, on ne fait pas mieux.
Et les annonces 1-800-O-Canada, où on nous vantait « les nombreux services rendus par le gouvernement du Canada ». Il y a des pubs « normales » et des pubs « pas normales ». Celles-là ne l’étaient pas. Je paie des taxes moi pour qu’un chien sniffe les bagages. J’ai pas besoin que tu fasses une annonce pour t’en vanter, ô Canada.
Je soupçonne même le fédéral d’avoir subventionné des compagnies pour faire la promotion du Canada.
La pub télévisée du savon Sunlight avec son immense drapeau canadien (détergent à lessive ou à cerveaux?).
Les chips Lays aux saveurs canadiennes (BBQ du Stampede de Calgary, etc.).
J’ai même vu des friandises glacées au chocolat et, tenez-vous après votre chaise, à la menthe CANADIENNE.
De kossé?
Qu’est-ce qu’elle a de spécial la menthe canadienne? Elle goûte l’érable? Est-ce que le Canada est reconnu pour sa menthe comme les Belges pour chocolat?
McDonald a une feuille d’érable au-dessus de son M. Sur tous les restaurants. Y a-t-il d’autres pays où on fait ça? En France en tout cas, je n’ai pas vu de drapeau français au-dessus du M.
Monsieur Facal, en Espagne, y a-t-il un symbole patriote quelconque associé au sigle de McDo?
Bon hockey tout le monde!
Go go Canadiens. ;-)
Gilles Laplante
Si je vous ai offusqué, je m’en excuse; je ne faisais que réagir à vos propos sur ceux de Michel Laurence. Je ne pensais m’immiscer dans une conversation privée entre vous et M. Laurence. Après tout, ce blogue est public; donc on peut réagir aux opinions des autres. Et bien sûr que je veux qu’on me parle.
Je crois avoir le droit de donner mon opinion sur les propos des autres, comme on le voit régulièrement sur ce blogue. Par exemple, j’ai trouvé que Carole Chouinard était plus « zen » que moi même si elle ne s’adressait pas à moi.
J’ai relu attentivement les propos de M. Laurence et je n’y ai rien trouvé d’anti-démocratique. Si cela avait été le cas, j’aurais fortement réagi, car je crois profondément en la démocratie. J’ai accepté avec peine les deux défaites référendaires, mais jamais il ne me serait venu à l’idée de réagir par la force aux décisions de la population. Pas plus que je n’admetterais qu’un gouvernement péquiste, même majoritaire déclare unilatéralement la souveraineté du Québec. J’ai des principes et jamais je n’y passerai outre, même pour une cause qui me tient à coeur et que je considère noble.
Je souhaite que nous puissions continuer d’échanger sur ce blogue, sans acrimonie et dans le respect. Qu’en pensez-vous? Êtes vous d’accord ? D’ailleurs, j’aurais moins le goût de participer à un blogue où tout le monde serait unanime.
Gilles,
Je ne crois pas que Joseph Facal soit pour un parti de droite.
Carole Chouinard,
Vous faites bien de nous rappeller la propagande fédéraliste qui s’immisce partout et souvent de façon insidieuse.
Nicolas. G
L’ADQ effectuait souvent de bons diagnostics, mais avait peu de solutions et surtout pas d’équipe. Il a eu sa chance et n’a pas su en profiter. Je ne pense pas qu’il s’en remettra.
@ Marc
Mettons droite du centre…
@ Gilles
Possible. Mais M. Facal s’est toujours défendu d’être à droite. Il a souvent dit que ce n’était pas parce qu’il favorisait les hausses de traris « intelligentes » et de taxes qu’il était à droite. Il ne s’est jamais dit de gauche non plus. En fait, il pense que le clivage gauche-droite n’a plus sa raison d’être. Du moins au Québec. Car on ne peut pas pas dire que le PQ est à gauche et que le PLQ est à droite.
Par contre le gouvernement Harper est nettement à droite. Mais est-ce que le PLC serait à gauche ? Je ne le pense pas. Mais c’est une autre histoire.
Une chose dont est certain, c’est que M. Facal est souverainiste. Et cela me rassure, car je crois en cet homme public.
Bonjour M.Facal,
J’espère que le soleil d’Espagne est aussi éclatant que celui qui a inondé aujourd’hui le futur « Pays du Québec » ? Je vous le souhaite !
***
Correction à mon début de texte de mercredi12:05.
-
Comme j’ai écrit ce commentaire à la va-vite, je partais à Montréal, j’ai oublié de mette un «?», à la fin de ma phrase qui aurait dû se lire :
« Le débat est donc clos ? »
***
@M. Tremblay,
Merci, mais je n’ai pas été clair : quand je parle de « club » je parle du nôtre : les 12 à 15 intervenants ou plus, qui commentent (ou qui échangent entre-eux), les chroniques de Joseph.
*
……….. « Voilà un centième commentaire sur L’ÉROSION. Je présume que M. Facal doit être content. Je me demande s’il s’attendait à cela. » disiez-vous.
Joseph — qui a permis plus de 5 interventions et plus de 50 commentaires — vous dirait(peut-être) que ce qui compte, c’est le nombre d’internautes qui réagissent à sa chronique : « L’érosion » a attiré environ 12 personnes à part vous ! « La puissance d’une Idée » : environ 15 à part moi ; c’est à peu près la même chose que sur d’autres blogues, j’imagine…
Bonne nuit,
JRD
@ Jean-Renaud
Je suis content de faire parti du Club. Je suis intervenu sur d’autres blogues, comme celui de Martineau du Journal de Montréal, sauf qu ‘il garde les réactions des internautes pour lui. Il ne les partage pas. JF Lisée par contre nous fait connaître les commentaires de ses lecteurs. Mais mon blogue préféré est celui de M. Facal, car il demeure un personnage politique engagé dont nous avons besoin comme nation qui aspire à la souveraineté.
Juste pour rassurer Jean-Renaud, je peux savoir le nombre de gens qui visitent le blogue… et il est évidemment beaucoup plus élevé que le nombre de gens qui y laissent un ou des commentaires.
Sur le clivage gauche-droite, je m’en suis longuement expliqué dans mon livre. Désolé pour l’autopromotion.
Joseph Facal a raison. Le clivage fédéraliste-indépendandiste nuirait grandement a un nouveau parti. Que faire ? Le oui plafonne à 44 % des votes. Parfois, il remonte à 48 %. Le fédéralisme, de son côté, nous amène à la perte de notre identité nationale avec son multiculturalisme trudeauiste. Nous sommes coincés. Pas surprenant que l’on se retouve avec des Charest et des Marois au pouvoir; deux politiciens immobilistes. Si les Québécois se décidaient à avoir leur propre pays, on pourrait régler nos problèmes plus facilement. Mais connaissant l’aversion des Québécois pour le risque ! Sommes-nous devenus un peuple de peureux ? Exemple: seulement 9 % des Québécois sont entrepreneurs ! La majorité des Québécois visent des emplois de fonctionnaires. Peut-on faire un pays avec un peuple de fonctionnaires ?Un fonctionnaire c’est un petit-bourgeois allergique au changement. Alors on fait du surplace. Et c’est pas fini. La dette va nous frapper de plein fouet d’ici peu.
pierre desbiens
Je trouve que ça prend un certain culot pour mettre Charest et Marois dans le même sac et les traiter d’immobilistes.
Marois veut faire la souveraineté. On est loin de l’immobilisme. En attendant la souveraineté, elle a proposé un projet de loi sur une constitution et une citoyenneté québécoises. Or non seulement les vrais immobilistes (les fédéralistes libéraux) n’ont rien voulu savoir évidemment, mais même l’ADQ qui prétendait vouloir et de l’une et de l’autre, au lieu de profiter du gouvernement minoritaire et se joindre au PQ pour forcer une commission parlementaire, l’ADQ donc s’est rangée du côté de ceux qui décriaient le projet. Dumont a perdu là une belle occasion non seulement de faire avancer le Québec mais aussi de prendre un peu de crédibilité aux yeux de la population. Il a préféré faire de la triste partisannerie plutôt que de passer à l’action. Grand parleur petit faiseur. Il a fini par tomber entre ses deux chaises.
Non vraiment, il faut détester Marois pour la mettre dans le même sac qu’un Charest. Ce n’est absolument pas comparable. Charest n’a RIEN FOUTU depuis qu’il est au pouvoir. L’unique promesse qu’il a tenue (les « refusions ») est la seule qu’il n’aurait pas dû tenir. Non seulement on n’avance pas, mais ce fédéraliste ne semble venu en politique québécoise que pour nous couper les ailes.
Quand vous dites que le OUI plafonne à 44%, c’est une EXCELLENTE NOUVELLE. Si je me rappelle bien, avant le référendum de 1995, le oui était à 38%. Dans les campagnes référendaires, c’est toujours le OUI qui a grimpé.
Est-ce à dire qu’on aurait, sans la triche et dans un exercice démocratique supervisé par l’ONU, des chances de gagner? Moi je pense que oui! Surtout qu’en ayant vu de quoi a accouché le camp du non après ses belles promesses de 1995, il faudrait être naïfs en joualvert pour en gober d’autres.
En terminant, je pense que Marois et le PQ parlent beaucoup plus de souveraineté qu’on ne le pense, mais les médias ne le montrent pas.
@ pierre desbiens
D’où tenez-vous vos chiffres à l’effet que seulement 9 % des Québécois sont entrepreneurs ? Et combien d’Ontariens le sont ? Et de gens des Maritimes.
Où avez-vous pris l’information à l’effet que la majorité des Québécois désirent être fonctionnaires ? Je regarde autour de moi et je constate que la grande majorité des jeunes adultes, incluant mes trois enfants, n’aspirent pas à être fonctionnaire. Certains veulent enseigner ou travailler dans un hôpital, d’autres veulent oeuvrer dans le privé ou devenir des artistes. Quelle est exactement votre définition du terme fonctionnaire ?
D’un autre côté, vous dites que les fonctionnaires sont allergiques au changement. Coment se fat-il qu’ils sont majoritairement pour la souveraineté qui constitue pourtant un changement assez drastique ? Paradoxe ou contradiction ?
Finalement, êtes-vous souverainiste ou fédéraliste ? M. Facal et la plupart des intervenants sur son blogue annoncent leurs couleurs. Ca serait intéressant que vous en fassiez autant.
@ Carole Chouinard
Je vous donne entièrement raison : Charest fait preuve d’immobilisme depuis qu ‘il est au pouvoir. Mme Marois n’hésite pas à brasser la cage ( rencontres sur l’identité, la création de la richesse avant sa redistribution, la réduction de la bureaucratie et des paliers administratifs, etc.)
Autre sujet: nous sommes nombreux à vouloir le départ de Charest, mais seul le PLQ peut le faire, ce qui n’est pas dans ses traditions, ou une révolte populaire prolongée, ce qui semble improbable. La seule alternative est qu’il démissionne.
Comme l’écrit Vincent Marissal dans La Presse d’hier : qui pourrait le remplacer ? Nathalie Normandeau ou Raymond Bachand ? Marissal soutient qu’ils ne disposent pas du réseau et de l’ascendant pour devenir chef. Marissal croit que la relève se situe plutôt du côté du PQ
( Duceppe, Legault, Facal ou Drainville ) et que l’élection de nouveaux députés péquistes en 2007 a permis un certain rajeunissement.
Pour terminer, comment pourrait-on avoir un référendum » fair play » alors que le Fédéral, constitutionnellement parlant n’est pas soumis aux lois québécoises ? A moins que l’ONU oblige Ottawa de respecter les règles du jeu… A suivre
Marc Tremblay
Le fédéral, en dépensant de l’argent pour le camp du non, fait en sorte que le camp du non viole la loi non?
Et quand le fédéral donne des milliers de certificats de citoyenneté au mépris de la Loi sur l’immigration, il enfreint ses propres lois!
Je suis sûre qu’il y aura moyen de rendre le prochain exercice plus démocratique.
Carole Chouinard
Le camp du Non doit respecter la loi québécoise sur les élections et les référendums. D’ailleurs, lors des deux référendums, le Chef du Non était un politicien québécois ( Ryan en 1980 et Daniel Johnson en 1995 ); ces deux chefs du PLQ se devaient de respecter la législation québécoise.
Ce qui n’est pas le cas du Fédéral qui n’est pas tenu de respecter les lois québécoises. C’est assez subtil pour ne pas dire immoral : le camp officiel des tenants du non a respecté les lois québécoises, mais est demeuré muet face aux interventions fédérales parce que ca faisait son affaire. Les camps du Oui et du Non avaient le droit de dépenser 5 millions de dollars chacuns; le Fédéral a dépensé de dizaines de millions supplémentaires et on y pouvait rie.
Par ailleurs, il n’a jamais été démontré que le Fédéral a violé ses propres lois en accordant la citoyenneté très rapidement à plus de 30 000 immigrants. Il avait le droit d’accélérer les procédures, même si on sait que ce n’était que pour vaire voter cesnouveaux arrivants qui, par gratitude, ont voté Non. Jacques Parizeau avait raison lorsqu’il a dit que l’argent et le vote ethnique ont faussé les résultats. N’oublions pas que le Non ne l’a emporté que par 50 000 voix.
J’espère, comme vous, que le prochain exercice sera plus démocratique. J’ignore cependant comment cela peut se faire. Le seul moyen réside dans une pédagogie de la part des souverainistes à l’égard de la population pour que les Québécois appuient un Oui avec 50 % des votes + un.
Marc Tremblay
Je ne parle pas de l’accélération des procédures. Le fédéral a donné des certificats à des immigrants qui ne parlaient ni anglais ni français, les agents d’immigration leur fournissaient les réponses aux examens.
« Il avait le droit d’accélérer les procédures, même si on sait que ce n’était que pour vaire voter cesnouveaux arrivants qui, par gratitude, ont voté Non. « Marc Tremblay
Je crois qu’ils ont éliminé le « backlog« de demandes et que les nouveaux canadiens n’ont pas voté non par gratitude mais tout simplement ils ont voté de la même façon que la vaste majorité d’immigrants car ils n’y voyaient pas leur intérêt dans le projet d’indépendance. Le fameux NOUS si souvent articulé dans le camp du OUI ne les attiraient pas car ils se sentaient les EUX face aux NOUS. C’est quand-même légitime. Imaginez pour un instant si le contraire se faisait et que les nouveaux favorisaient le OUI et le fédéral ralentissait et grossissait le backlog avant le référendum.
Vous oubliez de mentionner les dizaines et dizaines de milliers de votes du West Island annulés par des scrutateurs péquistes zélés. Tout comme la vaste opération des commissions régionales de la souveraineté payé par le gouvernement et non le OUI. Ça on en parle jamais car ça va à l’encontre du grand mythe du référendum volé. D’ailleurs ce mythe fait beaucoup plus de tort au camp souverainiste parce qu’il empêche un vrai post mortem et remet aux calendes grecques toute volonté de moderniser le discours souverainiste.
Extrait du blogue de Joanne Marcotte en réponse à M. Facal
« Au risque de décevoir plusieurs militants libéraux et péquistes convaincus, une grande partie de l’électorat a bel et bien compris que les deux partis traditionnels ont la même offre politique, mise à part la lubie souverainiste du Parti québécois. En clair, le PLQ n’est qu’un PQ fédéraliste. Et de cela, les gens n’en veulent plus.
Deux partis sociaux-démocrates, deux partis de centre-gauche, deux partis étatistes, deux partis extrêmement dépensiers. À tour de rôle, l’un des partis crée des programmes, puis l’autre les gèrent et en crée à son tour.
Ce qui est clair en lisant le texte est toutefois le fait que M. Facal et probablement une grande part de nos élites sont prisonniers et intoxiqués par le débat axé sur un clivage fédéraliste-souverainiste.
Extrait du blogue de Johanne Marcotte en réponse à M,. Facal:
«
Pour eux, la perspective à court terme est celle où on a le choix “entre un PLQ démissionnaire face à Ottawa, usé jusqu’à la corde et enfoncé dans le copinage, et un PQ incapable de faire ce pour quoi il existe, et qui se cherche péniblement sur les grands enjeux économiques et sociaux.”
Vous voyez comment s’articule le choix? Vous voyez le manque d’imagination? Vous constatez l’axe principal autour duquel l’on persiste à enliser et immobiliser le Québec? Y a-t-il de la substance ici? Non. (Et là, je ne parle plus de M. Facal. Sa vision se trouve dans son dernier essai pour qui prend la peine de le lire.)…..
Je ne sais pas d’où viendra cette nouvelle offre politique. Mais ce que je sais avec grande certitude, c’est qu’elle ne viendra pas des “deux partis traditionnels”. Les gens en ont tout simplement soupé.«
lien:http://jomarcotte.wordpress.com/2010/05/12/un-3e-parti-necessairement/#more-1242
@ Carole Chouinard
Votre expérience est un bel exemple de la mécanique des réactions de ce que j’expliquais concernant la réalité versus le rêve.
Vous expliquez comment vous avez été déçue » Je m’en fais avec la Commission des valeurs mobilières unique, la perte de la Bourse de Montréal, le recul du français, l’absence de statut du Québec au sein de cette fédération qui l’a trahi, etc. »
et vous avez décidé d’opter pour une autre proposition laissant présager une réalité meilleure.
Ce schème de pensée illustre très bien le pouvoir de la pensée magique. Tous les concessionnaires d’autos savent qu’ils perdront des clients mécontents. Ils ne s’en font pas parce qu’ils accueillent, à leur tour, des clients mécontents des autres concessionnaires. Ces automobilistes changent d’endroit convaincus qu’ils y trouveront une réalité meilleure.
Je ne dis pas ici que vos choix ne sont pas bons, je voulais juste expliquer comment fonctionne en partie la pensée magique.
Normand
« Votre expérience est un bel exemple de la mécanique des réactions de ce que j’expliquais concernant la réalité versus le rêve. »
Perdon?
« et vous avez décidé d’opter pour une autre proposition laissant présager une réalité meilleure.
Ce schème de pensée illustre très bien le pouvoir de la pensée magique. »
Un instant. Y a rien de magique dans le fait de penser que si on était souverain, on conserverait notre Commission des valeurs mobilières et qu’on pourrait mieux protéger notre langue. Y a rien de magique dans le fait de penser que si le Québec était souverain, il aurait un STATUT au lieu de « flotter » dans une zone grise depuis le rapatriement de la constitution.
« Je ne dis pas ici que vos choix ne sont pas bons, je voulais juste expliquer comment fonctionne en partie la pensée magique. »
Et moi je vous dis que si vous voulez trouver des exemples de pensée magique, vous devriez faire de plus grands efforts, car là, c’est raté.
Victor
Joanne Marcotte parle un peu trop au nom des autres. Les gens en ont soupé, dit-elle, et pourtant le PQ récolterait 40% des votes s’il y avait des élections. Et le PLQ 31 je crois. Alors les gens qui en ont soupé des deux principaux partis sont minoritaires.
Je trouve ça irrespectueux de traiter de lubie le désir de souveraineté.
Finalement, elle peut bien comparer le PQ et le PLQ autant qu’elle veut, le PQ est quand même plus visionnaire et compétent que ce qui nous sert actuellement de gouvernement.
@ Marc Tremblay
Je ne suis pas offusqué, je suis direct. C’est dans ma nature.
Je n’ai aucun problème à discuter avec vous en autant que vous ne vous étonniez pas si je répond à un texte que vous m’adressez directement ( 11 mai 2010 à 23:29 ).
Pour moi, affirmer qu’un nouveau parti serait ce qui peut arriver de pire au Québec n’est pas faire preuve d’un sens de la démocratie très élevé. Bien que je ne sois pas séparatiste et que je ne voterais pas pour le PQ ( sauf s’il fait la démonstration qu’il est capable d’administrer sainement une province ), je n’oserais jamais dire ni même penser que ce parti n’est pas justifié.
Victor Beauchesne
Je pense que les immigrants ont voté à 95% pour le non en 1995. La majorité ne prend même pas la peine de se pencher sur la question et de l’étudier vraiment. Sinon son vote serait plus divisé.
Ils sont Canadiens, ils ont un passeport canadien, ils ont juré fidélité à la reine d’Angleterre, et pour moi il ne fait aucun doute que tant qu’à accélérer les procédures et à donner les réponses aux questions, le fédéral n’a pas reculer devant le fait de « suggérer » de voter non.
Victor, un autre truc.
Les commissions régionales ont été créées pour entendre ce que la population pensait de la souveraineté je pense.
Ce n’est pas un petit projet, faire la souveraineté, pensez-vous que Parizeau se serait pitché là-dedans sans quelques préparatifs du genre consultations? Il avait promis un référendum, il s’y préparait. Il avait été élu pour ça.
@ Gilles Laplante
J’ai relu le texte que je vous ai envoyé le 11 mai dernier. Je n’ai manifesté aucun étonnement du fait que vous me répondiez. Je disais seulement que je ne comprenais pas pourquoi les propos de M. Laurence vous incitait à voter libéral. Je n’affirme pas non plus qu’un nouveau parti serait la pire chose qui pourrait arriver au Québec. Je crois seulement que c’est une perte de temps, car il n’y a pas de place dans notre système bipartiste pour un tiers-parti. Le pire qui pourrait arriver, c’est que ce tiers-parti récolte suffisamment de votes pour que le PLQ se maintienne au pouvoir. Il faut nous débarrassser de ce gouvernement qui est probablement le plus corrompu qu’on ait connu depuis l’époque de Taschereau et ensuite de Duplessis.
Vous dites que vous voteriez pour le PQ ( même si vous n’êtes pas souverainiste )s’il démontrait qu’il peut administrer sainement le Québec. Trouvez-vous que le PLQ a bien administré depuis huit ans ? C’est quoi l’alternative ?
@ Carole Chouinard
J’ignorais qu’il était illégal de voter si on ne connaît aucune des deux langues officielles du Canada. Si c’est le cas, ce n’est qu’une tricherie de plus à mettre au passif des fédéralistes.
Je ne crois pas au mythe des scrutateurs zélés dans le West-Island. Quand on met son x dans la bonne case, aucun scrutateur, aussi zélé soit-il, peut annuler ce vote. Le fait est que plusieurs de ces voteurs pour le nom n’étaient pas résidents du Québec. Plusieurs d’entre eux n’étaient même pas inscrits à la RAMQ. Plusieurs d’entre eux (fraîchement immigrés et ne connaissant pas les deux langues ne pouvaient pas lire la question.
Marc Tremblay
En fait, de n’est pas de voter sans connaître une des langues officielles qui est illégal, c’est carrément d’avoir la citoyenneté!
Carole Chouinard
Je ne comprend pas votre phrase.
Question préalable à la question qui tue.
Préambule
Certains se situent sur l’axe fédéraliste-souverainiste.
D’autres se positionnent sur l’axe gauche-droite.
Que diriez-vous d’ un nouvel axe intergénérationnel: né(e) avant 1968-né(e) après 1968 ?
D’une part, dans le coin gauche, les personnes nées avant 1968, en majorité 1945 à 1960, la génération lyrique, les baby-boomers et descendance assimilable, vieillissantes et d’autre part dans le coin droit les X, Y, Z et ascendance assimilable, une suite trop peu nombreuse pour être appelée une relève mais dotée d’une espérance de vie beaucoup plus longue.
Il va y avoir une suite à ce que nous sommes mais pas une relève, le contexte de tout accabi a changé, change et changera. Amen. Rappelez-vous JRM Sauvé, le contexte et les principes. Jean-Claude peut nous en écrire.
Les précédents n’ont pas laissé à leur suite les moyens d’une relève. Ces derniers, mais pas les moindre, héritent d’une Cadillac pas finie de payer et sans avenir humanitaire qu’ils n’ont pas voté d’avoir. Dictature de la majorité, la génération lyrique.
Les 1945-1960 n’ont pas assuré leur régénération.
Je suis un modèle 1944. Ouf !
Il y a place pour un troisième parti au Québec autant que Camil Samson et le crédit social avait la sienne en 1970 et plus qu’avait Gilles Grégoire et semblables avec leur Ralliement national en 1966.
Historien contemporain, à vos bouquins et à Wikipédia !
Am I sibyllin at your taste Joanne ?
Est-ce que Régis Labeaume va résister à la tentation ?
Marc
C’est vrai que ma phrase n’est pas bien foutue. :-)
Pour avoir sa citoyenneté, il faut parler l’une des deux langues officielles de cette fédération.
De donner la citoyenneté à un immigrant qui ne parle aucune des deux langues, ça contrevient à la Loi. Alors ce n’est pas tant de voter qui est illégal, mais d’avoir reçu la citoyenneté qui permet de le faire.
Est-ce que c’est plus clair?
Carole
Je comprend mieux maintenant. Merci.
Robert Lachance
Bien sûr qu’il y a de la place pour un troisième parti au Québec. D’ailleurs, il y en a trois. Mais il faudrait qu’un des deux « vieux » partis disparaissent. Le PLQ et le PQ ont encore des bases solides. Les créditistes se sont taillés une place en 1970. Mais ils n’ont jamais pu devenir l’Opposition officielle et ils ont disparu. Je ne saisis pas le lien avec le RN de Gilles Grégoire en 1966. Pourquoi le RN aurait eu moins de place que les créditistes ? Aurait-il été moins légitime que le Crédit social.
Relisons les quatre conditions pour une véritable émergence d’un tiers parti, comme l’a bien expliqué Joseph Facal. Aucune n’est réunie. Je ne connais pas les intentions de M. Labeaume; mais il n’a aucunement manifesté le désir de changer d’arène politique. Enfin.
Quelques chiffres pour encourager tout le monde. Le Québec compte près de 600 000 fonctionnaires (j’inclus les fonctionnaires municipaux, ceux qui travaillent dans le parapublic, etc.). Le Québec compte aussi près de 400 000 assistés-sociaux. Le Québec compte aussi près de 300 000 chômeurs ! Sans compter tous les fonctionnaires pensionnés de l’État. Sans compter 4 milliards par années en subvention aux entreprises , etc. J’ai beau regarder cela de tous les côtés, être optimiste, on ne s’en sortira pas. Et je ne parle pas de la dénatalité qui va nous frapper de plein fouet d’ici 5 ans. Que nous le voulions ou non, si le Québec était indépendant, nous aurions une dette de 350 milliards et serions le 5 e état le plus endetté au monde juste après la Grèce. Pour répondre à la question: je suis un indépendandiste de droite. Mes modèles: Singapour , la Chine, la Suisse. Mes devise: travail, épargne, discipline, frugalité. Quant au PQ, ce n’est pas la solution.
pierre desbiens
Quelle est la solution, alors ? Parce que je vois pas se profiler à l’horizon l’ombre d’un poil du bout de la queue d’un parti souverainiste de droite au Québec. Et si cela s’avérait, cela ne ferait que diviser le mouvement souverainiste et garderait le PLQ au pouvoir pour longtemps.
Je déplore que la Chine, cette dictature immonde qui opprime ses minorités, soit un de vos modèles. Singapour n’est pas exactement un modèle de démocratie.
J’aime bien vos devises; il en manque une importante : la compassion envers les dévarosisés.
Je suis d’accord avec M. Desbiens ci-haut. Membre de la génération Y, j’en n’ai rien à fiche du mandat de la séparation du Québec et du vote immigrant face à la situation constitutionnelle. Tout ça c’est du passé. Notez que je suis fier de ma culture et je crois qu’il faut préserver notre langue et nos traditions, mais ça reste le passé.
Ce que je veux: vivre dans une société où mon travail est valorisé, où j’ai accès à des services efficaces et dans laquelle je peux m’épanouir.
Or, je vois que l’argent du public est gaspillé pendant que la dette et la retraite des baby-boomers va nous frapper dans la gueule d’ici peu. Tout cela pendant que le gouvernement nous chante que tout va bien.
Excusez-moi, mais à part voter pour un troisième parti de centre-droit ou le PQ qui continue d’amuser les rêves des baby-boomers, je fait quoi? J’attend tranquillement que ma génération serve de garantie pour rembourser une dette hors de contrôle?
Bien qu’il se dise en accord avec M. Desbiens, Nicolas.G n’est pas indépendantiste.
Ce que veut Nicolas.G est strictement individualiste. Aucun projet collectif, pas de souci pour l’environnement ou de compassion pour les pauvres.
@M. Tremblay
Vous avez oublié d’ajouter que j’adore célébrer des messes sataniques durant mes weekends. Sérieusement, est-ce que le fait de ne pas être un convaincu de l’indépendance fait de moi un monstre cruel?
Je crois que le gouvernement à le mandant d’établir des balises et des lois sévères pour protéger notre environnement et les plus démunis. Cependant, je reste convaincu (et je ne suis pas le seul) que l’individu est le premier responsable de son bonheur.
Or, à force de demander au gouvernement de tout prendre en charge à notre place, nous sommes devenu une société infantilisée qui refuse de prendre le risque du changement. Voilà pourquoi je pense qu’il faut repenser notre société dans une vision de centre-droit.
@ Nicolas.G
L’option fédéraliste (même du statu-quo) est légitime tout comme l’est l’option souverainiste. J’avais simplement constaté que vous sembliez n’avoir que des objectifs individuels. Votre dernier commentaire replace les choses en perspective, puisque vous parlez aussi des enjeux collectifs.
Je crois tout comme vous que chaque personne est responsable de son propre bonheur; sauf qu’il y a des gens qui ne sont pas capables de prendre leurs responsabilités ( handicap physique, problèmes psychologiques, difficultés d’adaptation, etc ). Ces personnes ont besoin qu’on les aide à obtenir le bonheur.
Par contre, comme vous le dites si bien, laisser toute la responsabilité à l’état d’assurer notre bonheur nous déresponsabilise.
Je ne crois pas toutefois que la solution repose dans l’adoption d’une vision de centre-droit. Il y a longtemps que je ne crois plus à ce clivage gauche-droite. Je crois qu’il faut transcender cette dichotomie et demeurer au centre.
La statistique de Pierre Desbiens, qui intrigue tant Marc Tremblay, sur le faible nombre d’entrepreneurs au Québec – qui est effectivement deux fois moindre que dans le Canada hors-Québec -provient sans doute de la chronique de Jean-Marc Léger, publiée dans le Journal de Montréal du mercredi 12 mai 2010.
Jean-Marc se base sur un sondage portant sur le désir des Québécois de se lancer en affaires et d’être leur propre patron…qui est très inférieur à ce qu’on observe dans le ROC. C’est «platte», mais c’est comme ça.
Avouons avec humilité que cela soulève une question intéressante. Faire l’indépendance, c’est poser un geste audacieux. Ne prenons pas les gens pour des caves en leur faisant croire que «y a rien là». Ce serait un GROS changement…dont nous serions évidemment capables, là n’est pas la question.
Tout de même, un peuple qui valorise à ce point la sécurité, qui craint tellement le risque et la «chicane», est un peuple dont les prédispositions psychologiques pour se lancer dans une telle aventure ne sont pas évidentes, c’est le moins qu’on puisse dire.
Cela nous ramène à notre manque de confiance en nous qui est le seul véritable obstacle à l’indépendance. René Lévesque avait vu cela il y a des décennies et cela reste vrai malgré nos progrès. Ce n’est pas insurmontable pour autant, mais il ne faut pas faire semblant qu’il n’y a pas là une réelle difficulté.
Marc Tremblay
Pourquoi le RN aurait eu moins de place que les créditistes ? Aurait-il été moins légitime que le Crédit social.
Ce n’est pas une question de légitimité mais de crédit électoral, de votes obtenus. J’avais retenu que le RN avait été moins consacré. J’ai relu qu’il n’avait jamais fait élire de député alors que les créditistes du Québec en avait eu 12 avec Camil Samson en 1970. 8% du votre provincial pour le RN en 1966 contre 11,2 pour les créditistes en 1970.
Avec 8 % et 11,2 % on peut-tu dire que le RN et les Créditistes du Québec avait décollé pour de bon ? Je dirais oui.
Incarnaient-ils un mouvement social émergent ? Le RN oui, Les Créditistes du Québec non, c’était une adaptation québécoise d’une Réalité canadienne.
Mettons que Gilles Grégoire et Camil Samson était d’honnêtes joueurs mais pas des veaux d’or.
L’Union nationale était en chute marquée en 1970 avec Jean-Jacques Bertrand ce qui a permis la montée du PQ, la suite renforcée du RN émergé en 1966.
Régis Labeaume a bien dit d’oublier ça.
Nicolas G.
Attendez là… vous n’allez quand même pas dire à des souverainistes qu’ils ont peur du changement?
Vous dites aussi:
« le PQ qui continue d’amuser les rêves des baby-boomers »
Quel mépris!
Et pour des gens qui supportent un mouvement très noble, cher monsieur, et qui n’a rien d’une chimère.
Vous dénoncez notre société « infantilisée » mais vous vous moquez d’un projet qui est justement à l’opposé de ça?
Quand on est pour l’indépendance et l’autonomie des individus, on devrait être capable de projeter ça sur sa propre nation non?
Monsieur Facal
« Cela nous ramène à notre manque de confiance en nous qui est le seul véritable obstacle à l’indépendance. »
Exactement.
Je parle souvent de notre pauvre estime de soi nationale, qui est si néfaste.
L’individualisme à outrance aussi. Je, je, je. Je me moi, mon ceci, mon cela. Qu’est-ce que ça va changer pour MOI la souveraineté.
Comment pouvons-nous avoir un beau grand projet collectif et mobilisateur quand pour certains la vie se limite à la leur.
Mais on n’en est pas à une contradiction près avec certains fédéralistes qui prônent l’indépendance individuelle tout en invoquant la péréquation pour rester dans le Canada.
@ Robert Lachance
Il N’y a pas une grosse différence entre 8 % et 11 % des votes. Les crédititistes étaient concentrés dans quelques régions tandis que le RN était réparti dans presque toutes les régions. C’est ce qui explique les 12 députés
» Samsonistes » de 1970.
Peu importe les options politique on ne fera pas avancer le débat sans un minimum de rigueur. Voici la situation des finances publiques du Québec comparé à d’autre pays, mie à jour pour 2010 :
http://www.souverainete.info/docs/L-avenir-financier-du-Quebec–n-est-pas-si-sombre.pdf
…..
À t on besoin d’au autre parti politique. Non. On a besoin d’un autre type de leadership politique. Celui du PLQ qui a ouvert la porte à tous les réseaux d’intérêts privés qui squattent notre État nous a mener à une situation désastreuse: Le passage au pouvoir de Charest coûte déjà au Québec des dizaines de milliards (oui je peux documenter). Il y a donc urgence total à le sortir du pouvoir; ce qui pourrait arriver bientôt.
Après avoir éliminé les libéraux de calamité Charest du pouvoir (maintenant ou plus tard), quel choix s’offre à nous. Réalistement le PQ va prendre le pouvoir, c’est là que l’on devra se demander: where do we go from here ?
Et c’est là qu’un consensus pourrait s’établir pour refonder l’État du Québec comme on l’a fait lors de la Révolution tranquille. Révolution part two.
Tout cela pourrait dérailler si Lucien Bouchard qui manigance la création d’un autre parti pour diviser le vote francophone réussisse son pari de faire réélire de nouveau le PLQ avec son opération: Diviser pour saigner !
@ Marc Tremblay
« Vous dites que vous voteriez pour le PQ ( même si vous n’êtes pas souverainiste )s’il démontrait qu’il peut administrer sainement le Québec. Trouvez-vous que le PLQ a bien administré depuis huit ans ? C’est quoi l’alternative ? »
Je suis d’accord que le PLQ a fait une job de cochon, comme on dit dans certains millieux, mais comme le PQ a démontré qu’il ne fait pas mieux je crois que ça prend un troisième parti.
Monsieur Laplante
Vous dites que le PQ ne fait pas mieux, j’avoue que je suis ébaubie.
On a là un gouvernement libéral qui bat tous les records d’insatisfaction, qui fait et défait plein de trucs, qui n’a aucune vision, qui avance d’un pas et recule de deux. Et qui en plus est soupçonné de corruption et de collusion.
Si je me souviens bien, le gouvernement péquiste avait 68% de taux de satisfaction À LA FIN DE SES DEUX MANDATS. Charest a battu un record d’insatisfaction à son PREMIER mandat, et il est en train de le battre lors de celui-ci.
Non vraiment, malgré ce qu’on peut reprocher au PQ, je pense sincèrement qu’il est injuste de dire que le PQ ne fait pas MIEUX.
@ Joseph Facal
Je n’étais pas intrigué du fait que deux fois plus de gens du ROC que du Québec veulent se lancer en affaires. Je voulais seulemt savoir d’où venait cette donnée. Je vous remercie de me l’avoir fournie.
Je ne suis pas étonné, compte tenu de notre insécurité notoire et de notre caractère de peuple adolescent qui craint les responsabilités.
Je suis d’accord avec vous que le peuple québécois n’a pas les prédispositions psychologiques pour faire un pas en avant, mais ce n’est pas insurmontable, comme vous dites. Il y a là tout un travail à faire, soit améliorer soi-même sa confiance envers ses capacitée, et en convaincre ses concitoyens et surtout nos enfants.
Je demeure étonné qu’en 1995, 61 % des Québécois parlant français aient quand même opté pour le Oui, malgré ses traits de caractère qui le pousse à vouloir porter une ceinture et des bretelles. Ce ne sera pas facile; mais ignorer ces faits consiste à prendre les gens pour des idiots et reviendrait à se cacher la réalité.
Il fallait avoir de l’audace pour poser un tel geste. Un économiste a déjà dit que nul ne peut prévoir que la souveraineté améliorerait, ne changerait rien ou détériorerait notre niveau de vie.
A tout prendre, aussi bien faire la souveraineté et assumer nos responsabilités. Au moins, on ne pourra pas mettre nos déboires et difficultés sur la faute des autres.
@ J.C. Pomerleau
Je ne pense pas que Lucien Bouchard manigançe quoi que ce soit. Il n’a plus le goût de se battre pour la souveraineté, mais est-il devenu fédéraliste pour autant ? J’avoue que je l’ignore.
Marc Tremblay
« Je demeure étonné qu’en 1995, 61 % des Québécois parlant français aient quand même opté pour le Oui, malgré ses traits de caractère qui le pousse à vouloir porter une ceinture et des bretelles. »
Ben oui, c’est vrai, s’il n’en était que des francophones, on l’aurait notre pays. Je viens de recevoir ça dans les dents. :-D Je le savais pourtant, et je l’ai déjà remis sous le nez de quelques complexés pourtant. Alors qu’est-ce que j’ai à invoquer le manque d’estime de soi nationale comme raison?
Et monsieur Facal aurait donc tort aussi d’écrire cette phrase que je m’étais empressée d’approuver:
« Cela nous ramène à notre manque de confiance en nous qui est le seul véritable obstacle à l’indépendance. »
Hum hum. Le manque de confiance qu’on attribue aux Québécois de souche ne serait donc pas suffisant pour justifier qu’on n’ait pas encore notre pays.
On réduit donc les explications à une seule, outre le vote de notre formidable et fière capitale « nationale »: le fait que les allophones votent en bloc quasi monolithique pour le non, contrecarrant la volonté d’une majorité de francophones.
Est-ce que ça se résume seulement à ça?
C’est triste.
Bonjour,
Excusez-moi de passer temporairement à un « point d’actualité » :
………« Charest joue sa prime de 75 000$ »
Nombreuses réactions intéressantes sur l’article de Robert Dutrisac, évidemment sur le site du Devoir, qui d’autres!
*
*
Pour vous mettre l’eau à la bouche, en voici quatres …
1-
………. « Pas grave après tout! Charest va démissionner bientôt ou ne se représentera pas au prochains élection alors il va dire surement oui.
Lorsque la loi prendra vigeur, il ne sera plus en poste ou juste quelques mois à faire alors il va dire oui à perdre son 75,000.00.
Il aura la sympathie de ses suporteurs qui vont l’encencer d’HONNÊTETÉ et DE GRAND DÉMOCRATE qui se sacrifit pour son peuple » R.O.
2-
………. « Ils sont tous pareils! À Ottawa TOUS les députés, et cela inclus le fameux Bloc, s’objectent à ce que le vérificateur général regarde leur rapport de dépense…. POURQUOI????? Car n’ayant absolument aucune chance de prendre le pouvoir le Bloc ne sera JAMAIS soumis au regard inquisiteur de l’auditeur.
À Québec c’est la même chose, le PQ qui s’acharne contre le parti libéral, et c’est de bonne guerre, s’oppose aussi à ce que les auditeurs regardent le compte de dépense des députés » C.A.
3-
………. « Ouais! Charest qui légifère sur l’éthique, pour moi c’est comme si Mom Boucher siègeait sur le comité des libérations conditionnelles.
Charest va sans doute abandonner pour la galerie son salaire de $75000. dollars mais on trouvera surement un moyen de continuer à lui verser…dans une enveloppe brune au besoin.
N’oubliez pas qu’on a été dix ans sans savoir… » R.O.
4-
……….. « UN FINANCEMENT PUBLIQUE RÈGLERAIT 95% DES PROBLÈMES. Les politiciens passent trop de temps au financement de leur parti. Un financement publique ou tout le monde aurait le même montant et se batteraient avec des idées et non plus avec des promesses de patronage et plus d’un vote proportionnel donnerai l’impression que la politique n’est pas uniquement un club de ‘goog old boys’…(…)… » Les Diplomates
Lien :
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/288959/charest-joue-sa-prime-de-75-000
Bonne journée,
« Combien en est-il de par le monde qui ont refusé pareille chance d’acquérir paisiblement et démocratiquement, les pleins pouvoirs sur eux-mêmes? » René lévesque
rebonjour,
Oups!
Quatres au pluriel ! Faut le faire…
JRD
@ Carole
Vous permettez que je vous appelle par votre prénom ? Vous en avez déjà fait autant avec moi. Après tout, nous avons une convergence d’idée.
Je suis indigné, pas ébaubi ou éberlué, qu’on dise qu’un éventuel gouvernement péquiste ne ferait pas mieux que l’actuel gouvernement libéral qui nous ment, nous trompe, ne respecte pas les lois, etc…
En 2003, M. Landry a déclenché dew élections avec un taux de satisfaction largement supérieur à
50 %. Aucune odeur de scandale ne se profilait à l’horizon. Sauf que M. Charest a gagné le débat, parce qu’il est beau parleur et qu’il a mis en boîte M. Landry avec une déclaration de M. Parizeau que M. Charest prétendait être une répétition de son discours après l’annonce des résultats du référendum de 1995. M. Landry n’était pas au courant de ce discours prononcé le même soir que le débat, ce qui l’a désarconné et rendu agressif, ce qui lui a fait perdre le débat.A son habitude, M. Charest a menti car M. Parizeau disait qu’il y avait eu un progrès car de plus en plus d’allophones optaient pour la souveraineté.
Avec un taux d’insatisfaction de prèsw de 80 % envers le gouvernement de M. Charest, comment peut-on, sans rire ou faire preuve de mauvaise foi, affirmer que le PQ ne ferait pas mieux ?
La population a toujours raison. Il est temps qu’on ait un gouvernement honnête que la population respectera. C’est primordial que les Québécois retrouvent lerur confiance envers nos élus.
Marc Tremblay
L’opération diviser pour saigner est ici:
Si jamais Lucien Bouchard s’aventurait à fonder un nouveau parti politique, il pourrait compter sur 31% de l’électorat, contre 24% pour le PQ de Pauline Marois et 28% pour le PLQ de Jean Charest.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201002/20/01-953593-les-quebecois-daccord-avec-lucien-bouchard.php
…..
Vous pensez que La Presse va payer un tel sondage et rouler avec pendant une semaine juste comme cela. Il s’agit d’une tentative de partir la machine mais M Facal et M Legault n’ont pas embarquer.
Peu importe que M Bouchard fasse son cocorico souverainiste ou non, il a zéro crédibilité pour défendre les intérêts supérieurs du Québec. Il est devenu la catin de service de Paul Desmarais.
@Carole Chouinard
Oui, je pense ce que j’écris. D’un point de vue démographique, combien de temps reste-t-il aux baby-boomers? Une vingtaine d’années, dont une bonne partie à la retraite.
Je remercie cette génération pour les combats et les changements nécessaires qu’ils nous lèguent. Cependant, il est temps d’orienter la société québécoise vers des objectifs de redressement qui, bien que moins nobles, sont tout aussi nécessaires à la survie de notre peuple.
J’admet que cela ne veut pas nécessairement dire d’oublier le projet d’indépendence, mais tout au moins le laisser de côté pendant les 10-15 prochaines années.
Marc
J’avoue que « ébaubie » était un euphémisme.
Nicolas
Laisser ça en plan pendant dix quinze ans, aussi bien d’oublier ça.
À 50 000 immigrants par année (supposément pour combler des besoin de main-d’oeuvre alors que les immigrants ont un taux de chômage deux fois plus élevé que la moyenne générale et qu’ils sont souvent sous-employés), il faudrait une majorité encore plus grande de francophones pour contrer le vote quasi monolithique des allophones.
Marc
Au sujet de cette affirmation de Parizeau le soir du débat.
C’était hyper curieux.
On aurait juré que le PLQ avait planté un étudiant là pour poser une question « fatale », emmenant Parizeau à revenir sur ses déclarations supposément choquantes de 1995.
En quelques minutes à peine, la nouvelle était sortie sur Internet.
Et Charest a été mis au courant EN PLEIN DÉBAT?
Je ne suis pas sûre que ça soit normal que des gens scrutent Internet à la recherche d’arguments de dernière minute moi.
Je suis sûre que c’était un piège. Charest s’est empressé de rapporter ça tout croche bien sûr en prétendant que Parizeau avait « réétéré » (sic) ses propos.
Encore une tactique déloyale et malhonnête.
Franchement, et ce n’est pas que par partisannerie, il me semble que je n’ai jamais vu les péquistes se battre d’une manière aussi malhonnête et sale.
« le 12 mai 2010 à 15:01 Nicolas.G
Donc, s’il n’existe plus de parti qui veut réduire la taille de l’état, je regarderai tranquillement ma situation pour me préparer à partir si le Québec atteint le mur que vient de frapper la Grèce. »
Il semble que, selon certains résumés, lorsque les électeurs ont congédié les socialistes syndicalistes du PQ en avril 2003, le fardeau fiscal des contribuables Québécois était de 5,7 G $ l’an supérieur, en comparaison aux Ontariens. Donc, ça de plus pauvres que les Ontariens.
Graduellement le PLQ a baissé ce fardeau de 2,5 G $ à 3,2 G $ de plus l’an, selon Michel Girard.
Aujourd’hui, le PLQ ayant perdu le contrôle des dépenses de programme depuis 2006, principalement par des hausses de salaires faramineuses à la santé et à l’éducation, à ses 475,000 dépendants syndiqués, le budget Bachand prévoit une nouvelle hausse graduelle du fardeau fiscal qui pourrait atteindre 5,7 G $ de plus, d’ici 2014. Ce qui atteindrait quelque 8,9 G $ de plus l’an au total.
Une hausse qui ne couvrira même pas la somme des déficits connus, 1,9 G $ à mars 2009, 4,3 G $ cette année 2010, 4,5 G $ l’année prochaine 2011, ainsi de suite.
Chaque hausse du fardeau produit un gouvernement toujours plus riche et des travailleurs contribuables plus pauvres. Puisqu’il ajuste ses revenus à la hausse de ses dépenses et non le contraire. Dans ce cas…
Si vous n’avez pas l’intention de vous appauvrir au profit des riches dépendants de l’État à la santé et à l’éducation, et que le PLQ est réélu en décembre 2012, ou pire, les socialistes syndicalistes du PQ qui sont élus au gouvernement, vous devriez prendre une copie de ce tableau pour votre étude et réflexion.
Année fiscale 2009.
Imposables Québec % Ontario Écart %
—————————————-
18000 1751 9,7 1704 47 2,8
24000 3462 14,4 2967 495 16,7
30000 5174 17,2 4230 944 22,3
40000 8091 20,2 6432 1659 25,8
50000 11886 23,8 9497 2389 25,2
60000 15723 26,2 12612 3111 24,7
80000 23526 29,4 19413 4113 21,2
100000 32619 32,6 28034 4585 16,4
150000 56069 37,4 50454 5615 11,1
200000 80177 40,1 73659 6518 8,8
300000 128392 42,8 120068 8324 6,9
400000 176607 44,2 166478 10129 6,1
========================================
Source… De l’exode en douce…
Nous attendons tous, patiemment, le bilan du gouvernement du Québec au 31 mars 2011 et 2012. Afin de constater l’échec inévitable du contrôle des dépenses de programmes. Donc… À quel niveau catastrophique seront les déficits accumulés, le niveau de la dette et ses intérêts, en comparaison avec la Grèce.
Bonne fin de semaine…
SP
@ Carole Chouinard
Vous avez écrit » Vous savez avec quoi je m’en fais par-dessus tout? La pauvre estime de soi nationale des Québécois, qui est le résultat de son statut. De son absence de statut plutôt.
La pauvre estime de soi a des effets néfastes autant sur les nations que sur les individus. La majorité des fédéralistes que je lis sur les blogues crachent sur leur nation. On est petits, on n’est pas bons, (…) »
L’effort que je vous invite à faire est d’essayer de comprendre les causes de ce résultat de « pauvre estime de soi ». On dit au Québécois qu’il n’a pas de pays. On lui dit que s’il ne se range pas du côté des péquistes il est un traitre à la patrie, qu’il renie ses ancêtres, etc … Je trouve que ce tiraillement qui peut en résulter dans son état d’esprit est assez pour lui faire perdre son pep, ne pensez-vous pas ? Nous venons de sortir de cette ère où la religion mettait dans la tête des gens qu’ils devaient se repentir d’être des gens aux mille et une faiblesses. On s’évertuait à créer dans leur inconscient le sentiment de culpabilité en permanence. Et voilà que ça se poursuit avec les chefs péquistes dans leurs efforts à nous convaincre de ne pas collaborer avec l’ennemi (les Canadians), ces gens dont nous devons nous méfier, qui ne cherchent qu’à nous faire disparaître, etc … « Cachez-vous, restez dans votre coin. Ne vous joignez pas aux initiatives de nos ennemis. N’apprenez surtout pas l’anglais. Quand notre pays sera créé, nous retrouverons notre dignité et, possédant, nos affaires bien à nous et nos moyens, là, nous pourrons nous épanouir. » Ainsi en résulte-t-il ces dérivés du découragement et de la crainte: le dépit et la pauvre estime de soi.
Vous décelez les résultats, poursuivez votre recherche pour trouver les vraies causes. Imaginez comment se sent un artiste québécois à qui on offre un contrat relié à un événement identifié comme relevant de Canadians ? Comme dans le temps de la grande inquisition, le pauvre artiste sait très bien qu’il se fera boycotter de quelque façon par la suite par le peuple qu’il aura trahi advenant qu’il accepte l’invitation de l’ennemi.
Normand, moi l’effort que je vous invite à faire, c’est d’être de meilleure foi. Vous faites dans le sophisme. C’est-à-dire que vous partez d’une prémisse fausse (tous ces propos ridicules que vous prêtez aux péquistes) pour en tirer une conclusion qui l’est tout autant.
« On dit au Québécois qu’il n’a pas de pays. On lui dit que s’il ne se range pas du côté des péquistes il est un traitre à la patrie, qu’il renie ses ancêtres, etc»
Pas vrai… Vous n’allez pas généraliser à tous le discours de quelques extrémistes, et surtout vous imaginez qu’il a un effet sur l’estime de soi nationale?
« Et voilà que ça se poursuit avec les chefs péquistes dans leurs efforts à nous convaincre de ne pas collaborer avec l’ennemi (les Canadians), ces gens dont nous devons nous méfier, qui ne cherchent qu’à nous faire disparaître, etc »
Soyez plus précis, S.V.P. Quand le PQ nous a-t-il demandé de ne pas collaborer avec « l’ennemi »? Dans quel dossier?
Le seul fait d’utiliser un vocabulaire comme « ennemi » en le mettant dans la bouche des péquistes, ça montre votre mauvaise foi. Bien sûr que nos deux nations ont souvent des intérêts divergents, bien sûr que le Canada ne nous respecte pas, mais je n’ai jamais entendu de péquiste appeler le Canada « l’ennemi ».
« Cachez-vous, restez dans votre coin. Ne vous joignez pas aux initiatives de nos ennemis. »
CACHEZ-VOUS? RESTEZ DANS VOTRE COIN? Mais c’est ridicule! Mais QUAND entendez-vous les péquistes parler comme ça? Et de quelles initiatives parlez-vous? C’est trop flou. Donnez-nous des exemples au lieu de nager dans un flou artistique qui, croyez-vous, vous dispense d’être rigoureux.
« N’apprenez surtout pas l’anglais. »
Vous voyez? C’est exactement pour ça que je vous accuse de mauvaise foi et de sombrer dans le sophisme. Et ça, c’est un truc qui m’horripile de certains fédéralistes: comme ils ont certaine difficulté à répondre à ce qu’on dit VRAIMENT, ils nous mettent des mots dans la bouche pour pouvoir y répondre. HOW CONVENIENT.
« Ainsi en résulte-t-il ces dérivés du découragement et de la crainte: le dépit et la pauvre estime de soi. »
Pas du tout. La pauvre estime de soi vient que nous soyons une nation sous tutelle, une nation sans pays.
Elle ne vient pas du fait qu’on nous DISE qu’on n’a pas de pays. Elle vient du fait qu’on N’EN A PAS.
Madame Chouinard
Comment expliquez-vous que le PQ ait perdu les élections avec 68% de satisfaction et que le PLQ avec un record d’insatisfaction après son premier mandat ait repris le pouvoir? Tout simplement parce que les électeurs n’en voulaient pas du PQ. On est dans un cercle vicieux où le PQ met en place des programmes dont les gens ne veulent pas ou qu’ils n’ont pas demandés et lorsqu’ils se tournent vers le PLQ pour les débarasser de ces programmes celui-ci ne le fait pas et il empire la situation par sa corruption dont le PQ n’est pas exempt par ailleurs.
Gilles Laplante
Depuis Duplessis, les gouvernements se sont invariablement alternés. Ils ont toujours été élus pour deux mandats, puis renvoyés dans l’opposition.
La peur de l’usure du pouvoir j’imagine, ou le besoin d’un changement, fait que les Québécois ont toujours foutu à la porte leurs gouvernements au bout de deux mandats, même s’ils en étaient relativement satisfaits.
Voilà l’explication. Il n’y a pas de mystère là. Deux mandats. Toujours! Une exception récemment: trois mandats pour Charest, mais entrecoupés d’un minoritaire.
Alors quand il prendra (enfin!) la porte, il aura sévi pendant environ deux gros mandats lui aussi.
Gilles, j’ajoute que quand vous dites que le PQ fait des programmes dont le monde ne veut pas, il est quand même élu sur la base de son programme électoral quand même!
Gilles, un dernier truc: avec son taux d’insatisfaction record de 2003, le PlQ n’a quand même pas été réélu majoritaire. C’était là une première depuis belle lurette. Réélu pour un deuxième mandat, oui, mais sous haute surveillance.
Alors évidemment, le PLQ a été un peu moins arrogant, un peu plus à l’écoute. Et ça a endormi la population qui l’a ensuite réélu même s’il mentait de manière AHURISSANTE.
@ Jean-Claude Pomerleau
Le sondage sur les intentions de vote pour un parti dirigé par M. Bouchard est révélateur. Mais ce que j’en ai surtout retenu, c’est que 48 % des Québécois (contre 36 %) ne souhaitaient pas qu’il fonde un nouveau parti.
@ Carole Chouinard
Je suis passablement écoeuré qu’on démonise les souverainistes. Ils n’ont pas le monopole des insultes envers leurs adversaires. Au contraire. Et ceux qui disent qu’on est mieux d’oublier la question nationale pour 15 ans ne sont pas conscients que cela équivaut à laisser notre nation se » louisianner ». De plus, au rythme où on accueille les immigrants sans réfléchir à notre capacité de les intégrer ( 55 000/an fait 825 000 en 15 ans )et qu’on laisse Montréal s’angliciser, on est pas loin de disparaître comme nation francophone. Et aucune société au monde (dont le nombre d’habitants est comparable à la nôtre ) ne peut accueillir tant d’immigrants, d’autant qu’ils s’intégrent davantage au anglophones.
Quant un autre soutient que le PQ n’est pas exempt de corruption, il a probablement raison. Sauf qu’aucun gouvernement depuis Duplessis n’a été accusé de tant de corruption que celui de Jean Charest
Pour terminer, il serait souhaitable que l’ensemble des nationalistes du Québec prenne l’iniative d’organiser un colloque international sur les nations sans état. Ce serait intéressant.
On s’en va dans toutes les directions, et en même temps. Ce n’est pas de la question nationale qu’il est question. Ce qui est en question c’est as-t-on besoin d’un nouveau parti au Québec ?
Pour plus de chicanes ? Une troisième voie (!?) alors que pratiquement tout l’espace est occupé ? Est-ce qu’on fait un parti anti partis ?
Me semble que c’est clair. Ce n’est pas d’un autre parti qu’on a besoin. C’est d’une réforme complète du système qui ne fonctionne plus. Parce qu’il ne s’accorde plus aux temps présents.
Comme par exemple le bipartisme alors que manifestement cela ne réflète plus l’opinion ;
Des mandats à répétition et illimités, même quand les politiques ont donné le meilleur et qu’ils sont usés à la corde ;
Etc.
@ Gilles
D’accord avec vous sur le fond. Notre système politique est désuet. Mais comment le changer ?
Il est par contre un peu exagéré de dire que le bipartisme alors que le PQ et le PLQ récoltent plus de 70 % d’intentions de vote.
Pour revenir à un colloque international sur les nations sans état, je me demande ce que cela ferait que d’avoir au Québec un tel évènement réunissant les nationalistes écossais, gallois, catalans, basques, flamands, wallons, tchéchtènes, palestiniens, etc. Ca permettrait d’ouvrir les écoutilles.
Excusez, j’ai oublié, dans mon deuxième paragraphe, d’ajouter après le mot bipartisme » ne reflète pas l’opinion » Excusez-la.
Il semble y avoir une confusion sur l’existence de l’État du Québec. Mettons cela au clair: L’État du Québec s’est reconnu comme tel par la Loi 99:
Il se trouve que nous sommes sur le blogue de M Facal, alors ministre responsable qui a piloté ce projet de loi.Voici la déclaration ministérielle:
http://www.saic.gouv.qc.ca/centre_de_presse/discours/2000/saic_dis20001121.htm
Cette reconnaissance découle des faits: Nous avons mis 400 ans d,investissement pour établir les assises de notre État et en arriver à ce statut (le statu reconnait un fait et non une fiction). La Révolution tranquille a été un temps fort de cette période formative de notre État.
La nation existe aussi; donc nous avons un État nation. Tous ce qui nous reste à faire c’est de le faire reconnaitre par Ottawa qui pratique une politique négationniste (Doctrine Trudeau) de cette réalité géopolitique.
Ensuite on doit l’inviter à quitter notre territoire. Devant son refus il faut le sortir pouce par pouce et reprendre tranquillement le contrôle effectif de notre territoire. Oublier le traumatisme du référendum, nous sommes dans un nouveau paradigme: Le Plan Marois.
Deux éléments clés du plan: Une Constitution de l’État du Québec (dans la foulée de la Loi 99) et une stratégie d’indépendance énergétique. Bref la Révolution tranquille part 2.
Souvenez vous que la première Révolution tranquille a créer une dynamique qui a donner son impulsion au mouvement souverainiste. Une deuxième consoliderait notre État et pourrait nous donner un élan décisif. Ce plan sans grand risque a le mérite d’être en adéquation avec la démarche que le peuple souhaite.
Je suis surpris de voir que quelqu’un qui s’exprime sur ce blogue ne s’identifie pas clairement, sauf par un site Internet ( http://www.m-e-s.org ). Même si je sais que celui qui envoie ces messages sous cette signature est souverainiste comme moi, j’avoue que je préfère les gens qui luttent à visière levée. De plus, j’aime comprendre ce que je lis, même si cela ne s’adresse pas à moi.
Ma question : que voulez-vous dire par » Cessez de vouloir réaliser vos rêves avec les retailles des autres »?
@ JeffB
A 48 % de taux de satisfaction, le PQ aurait dû gagner les élections.C’est le débat des chefs qui a tout chamboulé, notamment parce que Charest, en plus d’être un beau parleur, a floué Landry avec une supposé déclaration de Parizeau contre le vote ethnique.
Une chose est heureuse: Charest n’a plus aucune crédibilité, même lorsqu’il dit la vérité, si cela est possible.
Je viens d’effacer trois commentaires émis par des gens qui ne s’identifiaient pas ouvertement. C’est la règle, souvenez-vous.
« le 15 mai 2010 à 3:11 Joseph Facal »
Heure de l’est avancée ou d’Espagne ?
P.S. Je sens avec une ou deux journée de retard que ça bouge pas à-peu-près !
Bonjour M. Facal,
Mario Dumont était à la SRC vendredi matin, mon poste de radio préféré. À Christine Charette il a répondu à votre question : écouter pour connaître sa réponse. (à la 23ème minute environ…)
http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/ChristianeCharette201005140905_1.asx
***
Gilles (pas Gilles Laplante)a bien raison de nous rappeler à l’ordre : mais, c’est toujours comme cela, on en revient toujours à la question nationale.
Et oui, on en est vraiment rendu au 2ème point qu’il soulève :
« Me semble que c’est clair. Ce n’est pas d’un autre parti qu’on a besoin. C’est d’une réforme complète du système qui ne fonctionne plus. Parce qu’il ne s’accorde plus aux temps présents. »
La grande Bretagne d’où vient(?) ce modèle bipartiste est en train de le démontrer d’une façon éclatante. Donc…
***
Mais permettez-moi (Monsieur Gilles) une longue digression en répondant en 2 étapes à M. Laplante et un peu à M.Beauchesne.
Dans les faits, je ne fais que tenter simplement, comme vous à l’occasion, de remettre les pendules à l’heure(pense-t-on), comme nous le faisons tous, mais pas plus ; et ça, même si je sais que je perds mon temps…
***
Question :
…………. « Comment expliquez-vous que le PQ ait perdu les élections avec 68% de satisfaction et que le PLQ avec un record d’insatisfaction après son premier mandat ait repris le pouvoir? » Gilles Laplante
*
Réponse :
………….. « Tout simplement parce que les électeurs n’en voulaient pas du PQ…. (…)… » Gilles Laplante
On est jamais mieux servi que par soi-même en répondant, sans attendre, à sa propre question!
Mme Chouinard (excellente vulgarisatrice, en passant), a pris la peine de réagir à votre question.
L’argument principal était comme elle le soulignait : «l’usure du pouvoir»! Elle a donc eu la gentillesse de ne pas vous en rappeler d’autres…
- Après avoir été obligé de nettoyer les écuries de Jonhson, rappelant celles d’Augias (20,1 G$/4 ans : 1991-1994), le PQ — le vrai parti de l’économie par rapport au PLQ — avait tellement essoufflé le peuple, qu’il était « PRÉT », en 2003, à écouter les sirènes enchanteresses, surtout si appuyées par « Gesca-SRC » dont on connaissait pas alors le « joint venture ».
À noter, M.Laplante, que le seul grand programme instauré pour adoucir cette période d’austérité fut un programme de garderie (essentiel à notre survie : faire des enfants), appuyé à 78% par les québécois.
- Gesca, contrôle environ 70% de la presse écrite au Québec ; alors si appuyée (l’unité nationale oblige) en sourdine par la SRC, c’est alors très difficile…
Hors du PLQ, point de salut (parlez-en à Mario) ; du moins c’est presque impossible…
- Surtout si groupe de presse (en plus de LaPresse via Pratte, Dubuc et Gagnon) – rappelle d’une façon non professionnelle (manipulation voulue?) la célèbre phrase de Parizeau qu’ils ont modifiée pendant plus de 10 ans !
- Sans oublier la visibilité omniprésente du Canada, qui joue pour… beaucoup.
*
*
La mémoire étant sélective, il important, même si vous le savez pertinemment, de vous rappeler un autre élément, grave et pernicieux celui-là :
- Les 5 mensonges de Jean Charest appuyés et approuvés par cinq éminents économistes, qui confirmaient donc alors que le PLQ était fin « Prêt » à sauver le Québec !
Quels étaient-ils ces mensonges et ces économistes ?
Conclusion texte suivant.
JRD
Jean-Renaud Dubois
Concernant les 5 économistes qui avaient validé le Cadre financier de Charest en 2003, sur lequel il s’appuyait pour nous promette une baisse d’impôts d’un milliard par année. J’ai trouvé étrange que pas un seul journalistes ou chroniqueurs n’ait eu l’idée de leur demander ce qui n’avait pas fonctionné dans leurs prévisions. Je les ais interpeller dans Le Devoir et un d’eux ma répondu: M.Philip Merrigan
« Étant un des analystes du plan liberal de 2002, je me sens contraint de répondre au courriel de Monsieur Pomerleau. Ce plan se basait sur des hypothèses réalistes sur la croissance économique, l’impact de la croissance sur les revenus du gouvernement provincial, sur la croissance des transferts fédéraux et les intérêts payés sur la dette.
La croissance économique a été un plus faible que prévue,….. »
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/131925/le-risque-de-la-continuite
……..
Il confirme donc votre point de vue à l’effet que la croissance économique s’est tassé sous la gouvernance de Charest depuis 2003.
Non pas 5 économistes ont validé le cadre financier de 2003 mais bien 4. Le même nombre que les experts embauché par Bachand pour nous vendre son budget, mais pas les mêmes.
Gilles, vous écrivez:
« On s’en va dans toutes les directions, et en même temps. Ce n’est pas de la question nationale qu’il est question. Ce qui est en question c’est as-t-on besoin d’un nouveau parti au Québec ? »
Jean-Renaud, vous répondez:
« Gilles (pas Gilles Laplante)a bien raison de nous rappeler à l’ordre : mais, c’est toujours comme cela, on en revient toujours à la question nationale. »
C’est tellement FONDAMENTAL.
Faut faire les fondations avant de bâtir la maison.
Veut-on faire nos fondations nous-mêmes? Veut-on les faire faire à moitié ou aux trois quarts par la nation voisine et continuer d’essayer de bâtir dessus même si c’est manifestement bancal et si on s’entend pas sur les matériaux?
Voilà pourquoi on en revient toujours à ça.
Un troisième parti, c’est ben de valeur, devra avoir une position constitutionnelle claire. On ne peut plus se contenter du statu quo. Et on a vu ce qui arrive aux entredeuxchaisistes qui mangent à toutes les auges, qui récriminent devant les Québécois mais ne revendiquent pas devant le Canada… C’est un comportement plus fédéraliste qu’autre chose d’ailleurs.
On ne peut pas toujours être entre l’arbre québécois et l’écorce canadienne.
Et pour être BIEN, il n’y a que deux avenues. La souveraineté, ou bien une grande réconciliation qui commencerait par la réparation de quelques offenses, comme le rapatriement unilatéral.
Pour moi, la souveraineté est préférable. Et elle ne dépend que de nous. L’autre avenue dépend d’un peuple qui s’acharne à nous montrer qu’il ne veut pas l’emprunter.
Moi chus écoeurée qu’on se fasse dire non par les autres quand on pourrait se dire oui.
@Jean-Renaud
Vous faites bien de parler du trio « jovialiste » de La Presse ( Pratte, Dubuc et Gagnon ) qui nie que Montréal s’anglicise, qui défendent les accommodements déraisonnables envers les musulmans et qui favorisent le statu-quo. Ces gens, je pense surtout à Gagnon sont prêts à mentir pour justifier leurs opinions qui, la plupart du temps, ne s’appuient sur aucune argumentation.
Je me souviens que Lysiane Gagnon avait affirmé que Jacques Parizeau avait dû démissionner suite à ces propos sur le vote ethnique le soir du référendum. Tout le monde sait que M. Parizeau, lors d’une entrevue la veille du référendum avait affirmé qu’il démissionnerait si le Oui ne l’emporterait pas, disant qu’il n’était pas intéressé à gouverner une » province ».
Lysiane Gagnon a été informé de cette entrevue, mais jamais elle ne s’est rétractée. J’appelle cela de la malhonnêté intellectuelle. J’ajouterais que peu de chroniqueurs ou éditorialistes acceptent de remettre leurs écrits en question. Déplorable.
Je viens de lire un papier sur Cyberpresse, où on parle de Marois.
Voici un extrait:
« Pauline Marois a accusé Jean Charest d’adopter une «stratégie» qui vise à «convaincre les Québécois que la politique, c’est du pareil au même». «Il voudrait faire embarquer les femmes et les hommes de tous les partis politiques dans son bateau qui coule. Je prends l’engagement devant vous: nous ne nous laisserons pas faire. Je ne permettrai pas qu’on discrédite l’action politique.» »
Je suis contente de voir qu’elle proteste haut et fort, ne voulant pas que tous les politiciens soient mis dans le même sac.
Bon il faudrait que je sois bien naïve pour imaginer que le PQ n’ait absolument rien à se reprocher. Mais c’est clair que le PLQ joue dans les ligues majeures du financement douteux.
Marois a raison de dire que Charest essaie de mettre tous les politiciens dans le même bateau.
Ce qu’elle ne dit pas, c’est qu’on peut reprocher la même chose à nos médias.
Quand ils disent que « la classe politique » est éclaboussée, ils contribuent à faire en sorte que la population mette tout le monde dans le même panier. Ils contribuent au cynisme.
Et pourtant, c’est d’abord et avant tout envers le PLQ qu’il y a une crise de confiance.
Il faut résister au cynisme.
Tous pareils. C’est exactement ce que La Presse voulait propager comme impression avec son opération qui a commencer par un sondage qui mettait tout le monde politique dans le même discrédit sans isoler les libéraux. L’opération s’est poursuivit avec les interventions de M Bouchard et Dumont qui se sont prêter au jeu comme des catins de services; aucun des deux n’a dénoncer le fait que sont sont les libéraux qui sont en cause. Méchant lucides !
Le fait est que nous avons affaire au pire gouvernement de notre histoire. Je peux vous documenter (en deux lien)s que le passage au pouvoir de Charest coûte des DIZAINES de milliards au Québec !
Demander pas au lucides de vous alerté sur la gravité de la situation.
@ Carole
Je lis vos messages avec délectation. Non seulement parce que vous êtes souverainiste et porteuse d’un rêve ( contrairement aux fédéralistes du statu-quo qui ne proposent rien d’autre que l’aplatventrisme ), mais parce que vous savez très bien vulagariser, comme le dit Jean-Renaud. Pas besoin de vous lire deux fois pour vous comprendre.
Jean Charest, accusé de toute part de mentir et d’être corrompu, tente de se dédouaner en affirmant plus ou moins subtilement que toute la classe politique est « croche ». Rien de plus faux.
Jean Charest est venu sur la scène politique québécoise pour l’argent On lui a offert quelque millions de dollars, ce qui lui a permis de s’acheter une luxueuse résidence à Westmount et il reçoit 75 000 $ par an en sus de son salaire de PM.
Pauline Marois est déjà millionnaire et n’est donc pas pour l’argent.
@ J.C. Pomerleau
J’ai appris que vous étiez un des plus prolifiques auteurs d’articles sur Vigile.net. J’aimerais que vous fassiez connaître les liens qui permettraient à ceux qui participent à ce blogue de savoir comment Charest fait perdre des dizaines de milliards au Québec.
L’ADQ aurait eu les moyens de se constituer une équipe solide et de devenir ainsi une alternative crédible de gouvernement. Tout au long de sa (courte) histoire, l’équipe adéquiste a accueilli, ou flirté avec des individus d’envergure tels que Guy Laforest, Pierre Bourque, Yvon Picotte, Jean Garon, Gilles Taillon et Pierre Brien. D’autres, comme Éric Caire et Gérard Deltell, auraient pu sans aucun doute être des étoiles montantes qui auraient gagné à cotoyer les individus nommés précédemment. Mais ces gens ne furent jamais mis de l’avant et furent plutôt relégués au second rang au profit de la seule image du chef. Pourquoi? Mario Dumont craignait-il qu’une tête forte ne menace son leadership? On ne le saura jamais.
Marc Tremblay
Merci pour vos gentils compliments, ça me touche. En fait, je ne vulgarise pas, c’est juste que je ne suis pas une intellectuelle. :-D
Vous dites:
« Jean Charest, accusé de toute part de mentir et d’être corrompu, tente de se dédouaner en affirmant plus ou moins subtilement que toute la classe politique est « croche ». Rien de plus faux. »
Monsieur Pomerleau l’a fait remarquer aussi.
Ce qui m’écoeure c’est de voir nos bons médias fédéralistes embarquer là-dedans. Pratte, Radio-Canada et compagnie. Si c’était le PQ qui était accusé de tout ça, la couverture médiatique aurait une autre allure. La SRC ne trouverait jamais le moyen d’ouvrir ses bulletins avec autre chose que ça, elle qui a passé des mois à les ouvrir avec l’état du système de santé et des urgences du temps du PQ, et qui a arrêté au lendemain de l’élection de Charest. Idem pour Michel Morin qui démolissait systématiquement nos institutions québécoises. Il a disparu lui aussi, avec ses prédictions et portraits apocalyptiques. Il aurait été pourtant le temps de nous les servir avec un PM comme Charest.
Et si c’était le PQ qui était accusé de tout ça, on le verrait aux cinq minutes, Charest, en train de s’arracher la chemise.
On est en démocratie et il ne faut pas que le parti pris soit trop évident. Alors les médias livrent l’information. Mais il y a mille moyens de le faire, et mille moyens de manipuler l’opinion publique.
@ Carole Chouinard
S’il faut être un intellectuel pour que personne ne nous comprenne, je préfère les personnes qui ne se considèrent pas comme intellectuelles. En fait, tous les médias québécois, à l’eception du Devoir, sont fédéralistes
@ Joseph Facal
Les commentaires sur votre article concernant un nouveau parti sont en voie de dépasser ceux portant sur l’érosion.
Marc Tremblay
Vous dites: « @ J.C. Pomerleau
J’ai appris que vous étiez un des plus prolifiques auteurs d’articles sur Vigile.net. J’aimerais que vous fassiez connaître les liens qui permettraient à ceux qui participent à ce blogue de savoir comment Charest fait perdre des dizaines de milliards au Québec. »
……
J’ai une page d’auteur sur le site Vigile qui accueil les textes de gérant d’estrade comme moi:
http://www.vigile.net/_Pomerleau-Jean-Claude_
Je ne suis pas un auteur prolifique, j’ai écris une soixantaines de textes en 3 ans; dont plusieurs sur la Caisse de dépôt. Dans le premier: Québec sinks je documente le fait que la Caisse a été instrumentaliser par une petite entreprise qui lui a planter des milliards de papier commercial avec la complaisance des agence de notations de Toronto.
Dans un autre texte: Le démembrement en trois temps
Je documente le fait que la Caisse a connu une sous performance de 15 milliards en 2008-09 par rapport aux fonds comparables; et que cela est directement attribuables au changement de la loi introduit par Charest en 2004 (Loi 78)
Dans le dernier texte: La Caisse : Alerte rouge
Je documente que la direction de la Caisse est sous contrôle étranger et que le pire est à craindre.
Donc à cause du tripotage politique la Caisse a subie des pertes accrues de 15 milliards.
Pour l’Hydro Québec il s’agit de voir la liste des 10 raisons évoquées pour exiger le congédiement de Thierry Vandal à la Direction de l’Hydro Québec par le collectif MCN21:
http://mcn21.org/actualites/article/mcn21-exige-le-congediement
Le point no 1: Bécancour, H Q devra payer 2 milliards de pénalité pour renoncer à un contrat à long terme pour de l’électricité qu’elle n’avait plus besoin après 15 mois !
Bref pour la Caisse et l’ Hydro, Charest nous coute des dizaine de milliards.
@ Jean Claude Pomerleau
Merci pour les informations.
Vous ne vous considérez comme un auteur prolifique, mais vous dépassez la moyenne des article envoyés par ceux qui participent à Vigile.
La Caisse est sous contrôle étranger, dites-vous. J’ai hâte de lire votre argumentation dans Alerte rouge. Je me demande comment il se fait que les médias ne font pas état de ce contrôle de la Caisse par l’étranger. En tout cas, ce n’était sûrement pas l’intention de ceux qui comme M. Parizeau ont mis sur pied la Caisse.
Bonne nuit. Je vous lis demain.
Bonjour,
Conclusion de mon texte précédant.
Il semble donc que le mensonge érigé en système — à l’exemple de la ville de Montréal — est toujours gagnant-gagnant (Gérald a remporté ses élections, non?)
À l’image d’ailleurs de la dernière élection de 2008 au Québec, qui le démontre clairement une 2ème fois en 5 ans !
Et si l’opposition, en plus, est divisée (PQ,
ADQ, QS et PV) comme à Montréal, le succès est assuré.
Vous voyez donc M. Laplante, qu’il y a toujours de l’espoir pour le PLQ, surtout avec un nouveau chef ! Comme le mentionnait M. Beauchesne, 2 ans en politique c’est une éternité…
Pauline pourrait bien végéter longtemps, ce qui
déboucherait à coup sûr sur la « louisianisation » dont parle M.Facal. Ce serait irréversible…
Plan de match et solutions du PLQ pour y arriver :
(1) Aider (en $) les petits partis afin de diviser le vote. (2) Refaire la carte électorale (si possible?) pour augmenter le nombre de comtés dans Montréal et la couronne. (3) Continuer à diminuer les fonds alloués à la francisation des immigrants.
(4) Continuer de couper les vivres pour notre fête nationale — dont le budget a été coupé de 35% depuis 2003. (5) Augmenter de 10 mille (de 45 à 55 mille) le nombre des nouveaux arrivants. Etc…
Ce serait donc une longue agonie et une triste fin pour un peuple qui ne voulu pas s’assumer alors qu’ils ont refusé la chance extra ordinaire d’acquérir paisiblement et démocratiquement les pleins pouvoirs sur eux-mêmes.
Bonne nuit,
JRD
N.B.
Pour l’actualité politique québécoise tôt le matin, Gesca est privilégiée.
Pour son émission en avant-midi, Mme Charette fait appel régulièrement et en majorité aux journalistes de La Presse ou du Soleil ; évidemment par rapport à ceux du Devoir, du JdeM, du JdeQ, etc…
Les journalistes de Québécor, même si Péladeau n’a pas de radio, semblent être des « personae non gratae » à la SRC. Convergence donc, mais pas à visière levée!!
*
Coincidence : pour les abonnés du Devoir, on a droit aujourd’hui à la chronique de Stéphane Baillargeon intitulée:
…………… «« Ici Radio-Gesca (encore !) »»
Les employés de Radio-Canada se plaignent de la convergence… Ça alors ! Enfin !
Lien : http://www.ledevoir.com/societe/medias/288990/medias-ici-radio-gesca-encore
@ Jean-Renaud Dubois
Nous avons appris que Lucien Bouchard et Pierre-Marc Johnson ont assisté aux funérailles de Red Charest, le père de notre PM Québécois, mais « Canadian first and foremost ». J’aurais compris que ces deux vire-capot assistent à des funérailles d’un ancien PM du Québec, ce qui n’était pas le cas de Red. Mulroney y était, probablement par amitié pour Jean Charest.
Mais quels liens existent entre Lucien Bouchard et P.M. Johnson et Jean Charest ? Ca ne peut être autre chose que des des liens financiers. Ces deux ex-politiciens souverainistes n’ont aucun scrupule à s’associer à un politicien véreux comme Charest. Lorsque Charest cédera sa place et que parti perdra le pouvoir, ces deux ex-premiers-ministres vont se retrouver gros-jean comme devant.
Lorsque Jacques Parizeau décédera, j’espère qu’il aura droit à des funérailles nationales; sinon, ce serait une injure envers la mémoire d’un des plus grand bâtisseur de la Révolution tranquille et de la mise en place d’outils pour soutenir notre développement économique. Les Bouchard et Johnson seront probablement présents, par décence et pour se garder sur la mappe.
Finalement, même si je déteste l’ex-politicien ( spécialiste du Québec bashing ) et même l’homme qu’est Jean Chrétien, je dois reconnaître qu’il a toujours été fidèle à ses principes, ce qui n’est pas le cas de Bouchard et de Johnson.Ces deux personnages n’ont pas de principes mais que des intérêts.
Marc : «Un homme honnête ne se surprend de rien» écrivit jadis Flaubert.
Faut-il croire que de juteux contrats se profilent à l’horizon ?
Il serait plus honnête que ces deux lascars mettent cartes sur table, genre : ok gang, j’ai changé d’allégeance.
L’ouverture des portes de placards est-elle une activité éternelement réservée aux homosexuels…?
Le jour ou Monsieur partira pour le grand voyage, je serai avec vous sur le quai de la gare. Même si j’haïs au max quitter ma campagne et aller à Môrial…
Je viens de lire l’éditorial d’André Pratte d’aujourd’hui sur les moeurs politiques au Québec. C’était sur la Toile car La Presse n’est pas publiée le dimanche. Bien entendu, Pratte ne permet qu’on y réagisse directement. Comme Charest, il affirme, sans le démontrer, que tous les partis au pouvoir versent dans la corruption. Il met même dans le même panier le gouvernement Lévesque qui n’ a jamais fait fait l’objet d’allégations ou d’accusation de corruption.
Il se fait l’écho servile de Charest qui, pour se dédouaner, affirme que tous les partis politiques sont corrompus. Il contribue ainsi au cynisme des Québécois face à leurs élus qui, pourtant, se dévouent corps et âme pour la population.
Ce qui m’indigne dans les propos de Pratte, c’est qu’en identifiant les gouvernements coupables de corruption, il omet celui de Bouchard qui est devenu libéral, soit dit en passant. Pratte ne mord pas la main de celui qui le nourrit. Déplorable! Pour ceux qui l’ignoraient, Pierre-Marc Johnson a fait du porte-à-porte dans Outremont pour Bachand lors de l’élection qui a permis à ce transfuge de devenir député libéral.
Même si je ne suis pas un fan de Marc Bellemare, je peux admettre qu’il marque des points lorsqu’il mine la crédibilité du juge Bastarache qui travaille pour le bureau d’avocat Heenan Blaikie ( où P.M. Johnson travaille ). Ce bureau d’avovat a, entre 2003 et 2008 versé plus de
300 000$ au PLQ.
La Commission Bastarache fera long feu. Bellemare a raison de dire que Charest prend les Québécois pour des imbéciles
S’il vous plaît, n’utilisez pas le blogue pour vous échanger des messages personnels ou pour jaser de choses qui n’ont aucun rapport avec le billet soumis à la discussion.
Dans l’éthique de la blogosphère, mon blogue est un peu comme le salon de ma maison. Je vous y invite avec plaisir, mais ça reste chez moi.
Message entendu cinq sur cinq
Un nouveau parti ? (incluant la relance de l’ADQ)
J’ai relu en diagonale les 132 commentaires précédents pour essayer de voir qui se diraient dans le camp du oui et qui dans celui du non. J’arrive à ceci:
oui,
pierre desbiens
Jean-Renaud Dubois
Victor Beauchesne
Robert Lachance
pierre Desbiens
Nicolas.G
Serge
Joanne Marcotte à CHOI
Non,
RenéP
Michel Laurence
Carole Chouinard
AlainQcMtl
Joseph Facal
Carole Chouinard
Normand à Joindre
Nicola.G
Jean-Claude Pomerleau
Gilles
Marc Tremblay
Jean-Claude Pomerleau
Mario Dumont (à la SRC et à Arcand)
- Le camp du non l’emporte encore, à 13 contre 8 cette fois.
- Ben non, c’est le camp du oui qui l’emporte pour une première fois.
Voter est affaire d’affection et non de raison; pour se sortir de l’endettement, passons à La Quête de Jacques BREL.
Quel interprète préfèrez-vous ?
1 – audio La Quête de et avec Jacques Brel
2 – audio La Quête avec Ginette Renaud
3 – audio la Quête 1petine
4 – audio La Quête Bruno Pelletier
5 – audio La Quête Marie-Élaine Thibert
6 – audio La Quête Gregory Lemarchal
7 – audio La Quête Les Fous Chantants d’Alès
8 – audio La Quête Johnny Holiday
9 – audio The Impossible Dream Elvis Presley merci bebert1949
10 – audio La Quête Roberto Alagna & Lara Fabian
11 audio La Quête Julien Clerc
12 – audio La Quête vimajo33
13 – audio La Quête gerba24 (Gérald)
14 – audio La Quête clarpanthony
15 – audio La Quête jujufan91
16 – audio La Quête Kassy Jane
17 – audio La Quête Thierry Merci 1unun
Ça va être long, il faudra savoir garder notre bonne humeur !
Pour corriger le lien en 7 ci-dessus:
audio La Quête Les Fous Chantants d’Alès
Ajouter 18 et 19
18 – Audio La Quête Francis Lalanne
19 – audio La Quête Mireille Mathieu
Et ajouter ce trésor de Fernand Gignac:
audio Garder sa bonne humeur Fernand Gignac