Un jour, sans doute.
14 mai 2007 par Joseph Facal
Au cas où vous ne le sauriez pas encore, je confirme que je ne serai pas candidat à la direction du Parti Québécois.
Je tiens à remercier tous les gens qui m’ont fait parvenir des mots d’encouragements extrêmement touchants.
Ai-je sérieusement songé à faire le saut ? Avant que Pauline Marois n’annonce son retour, sincèrement, oui.
Est-ce que je pense que j’aurais pu enrichir cette course ? Humblement, oui.
Était-ce le bon moment ? Avant l’entrée de madame Marois, peut-être. Après, évidemment pas.
Dans un contexte où les souverainistes traversent des moments difficiles et où le temps d’ici aux prochaines élections leur est compté, il est normal que les militants se tournent vers quelqu’un qui offre un bagage d’expérience incomparable et qui n’aura pas d’apprentissage de leadership sur le tas à faire.
J’ai soutenu Pauline Marois lors de la course au leadership de 2005 parce que je trouvais qu’elle avait des qualités exceptionnelles. Elle a évidemment les mêmes qualités en 2007.
Je reviendrai en politique lorsque les circonstances professionnelles, politiques et familiales propices seront réunies.
Merci encore pour tous vos commentaires.
55 réponses à “Un jour, sans doute.”

[…] Joseph Facal ne se présentera pas dans la course à la chefferie du PQ. […]
Votre choix est respectable et j’espère contribuera à donner des fruits pour la cohésion du parti. Et ils sont mûrs, on le voit bien.
Renouvellement de l’espace politique…
Cela fera une semaine demain qu’André Boisclair a remis sa démission comme chef du Parti Québécois. Juste une semaine. Je ne suis pas tout à fait certain que ce qui s’est passé depuis est tout à fait sain. J’avais personnellement……
Vous avez renoncé à vous présenter, mais , si je me fis à “L.C.N” vous et M. Legault, êtes en train de préparer un document qui vise à recentrer notre parti sur de nouveaux enjeux politiques . Ce document intitulé ” Manifeste pour un nouveau parti québécois”
J’admire votre contribution qui sera salutaire pour notre parti. Nous sommes derrière toute l’équipe qui travaille à rebâtir ce parti; c’est comme un vent de fraîcheur qui souffle sur nous pour nous faire avancer et oublier cette débâcle .
QU’IL EST FORT NOTRE PARTI. IL NE COURBE JAMAIS . IL SE RELÈVE TOUJOURS.
Il y a quelque jour, j’apprenais dans les journaux que vous écriviez les textes de pauline marois en 2005 et ce matin j’apprenais que vous écriviez un manifeste avec François Legault pour réformer le parti québécois. Je ne fait pas une confiance aveugle dans ce qui se dit dans les journaux mais…
Est-ce que ça voudrait dire que vous pourriez faire un retour en politique comme député/ministre ou comme conseillier ? :D Non, je comprend que c’est surment trop tôt pour vous prononcer ou pour prendre ce genre de décision mais sachez qui si jamais vous y pensiez, que ça ferait plaisir à beaucoup de gens de retrouver un excellent politicien comme vous pour réformer le PQ ! :D
“Je reviendrai en politique lorsque les circonstances professionnelles, politiques et familiales propices seront réunies.
Merci encore pour tous vos commentaires.” (Joseph Facal)
Vous savez c’est quoi le symbole qui représentera le Québécois à la Fête Nationale ce 24 juin 2007?
Une valise!
Merci, M. Facal! Vous nous avez fait un bon spectacle!
On vous doit combien?
Bonjour M. Facal,
Ne vous laissez pas distraire par des Gebello ou des André Pratte de ce monde. Simplement de la pollution !
Concernant votre manifeste que vous concoctez avec M Legault. Je vous suggère fortement de vous procurez un livre indispensable pour étayer lvotre argumentaire: L Europe du Nord contemporaine
(de 1900 à nos jours)Édition Ellipses de Francois Charles Mougel. Dans ce livre on voit clairement la souverainetéacquise par les pays scandinaves a été la clé de eur formidable développement économique et sociale. L exemple de ces pays est d’autant plus pertinent que se sont des pays nordiques (périphériques)qui ont des profil qui ressemble au Québec. Pour en revenir à votre projet de manifeste, il y a le cas de la Suède qui a réaliser une réforme majeur en réduisant sa bureaucracie d un tiers et réaliser un formidable gain de productivité de 4%, sans pour autant renoncer à ses missions sociales.Deux conditions ont prévalu pour que la Suède réussisse cette exploit: En tan qu état souverain la Suède possédait tous les pouvoirs pour agir(cohésion stratégique), cette vaste réforme n aurait pas été possible si la Suède eu été une province annexée à un autre état de tutel; en plus ce pays a une longue culture de consensus entre les différents acteurs sociaux économiques (pas de braquage idéologique stérile, gauche droite). Voilà le modèle à suivre pour le Québec. Et voilà le genre de vaste réforme que vous devez proposer comme défi à relever pour tous les acteurs sociaux économiques du Québec.
8 mai 2007:
“Mais quelle souveraineté, quelle social-démocratie pour le nouveau monde qui se déploie devant nous ? J’ai mes idées, mais je veux entendre les vôtres. Allez-y, il paraît que les blogues, c’est fait pour ça. Go !” (Joseph Facal)
14 mai 2007:
Je reviendrai en politique lorsque les circonstances professionnelles, politiques et familiales propices seront réunies.
Merci encore pour tous vos commentaires.
14 mai 2007:
“Le député péquiste de Rousseau, François Legault, et l’ancien ministre péquiste Joseph Facal proposent un renouveau du programme du Parti québécois.
François Legault
En entrevue à RDI, lundi après-midi, François Legault a déclaré qu’ils avaient préparé un texte destiné à la discussion et à la remise en question du programme péquiste, qui a été écrit avant la démission d’André Boisclair (8 mai 2007) de la direction du parti.” (RDI)
Joyeuse fête Nationale, les valises!
La question sous jacente de la dernière élection portait sur les moyens que le Québec doit prendre pour relever le défi d’améliorer sa productivité politique et économique. Personne n a répondu de facon convaincante à cette question. Le défi du mouvement indépendantiste c’est de produire l’argumentaire qui démonte que l’indépendance est une condition essentiel de la réussite.À cet égard le Manifeste de M Legault et Facal doit absolument nous sortir du confinement provincialiste si non autant voter ADQ.
M. Facal, un mot pour vous dire mon appréciation lors
de vos interventions publiques.
J’étais désolé lorsque nous avons appris que vous ne
vous représentiez pas.
Votre appuis à Madame Marois lui sera hautement béné-
fique et je me félicite de vous savoir toujours
en devoir pour la cause de la souveraineté même si
c’est en dehors de l’Assemblée Nationale.
Et le vieux pur et non dur que je suis reprend courage après toutes les bonnes nouvelles de la fin
de semaine.
Et au diable les Gebello, Pratte et autres Martineau.
Réjean Grenier.
Pendant que l’on passe le balai au PQ, l’operation de dilution de la genante difference quebecoise se poursuit lentement:
http://www.cyberpresse.ca/article/20070515/CPACTUALITES/705150602/6488/CPACTUALITES
Je ne travaille pas pour La Presse, M. Grenier, ni pour le Journal de Montréal.
Vous devriez revoir vos sources.
“Nous sommes avant tout des francophones d’Amérique” (Pauline Marois)
Qui ça, “nous” ?
Zach Gebello,
Vous-êtes qui “vous” ?
Vous non-plus êtes incappables de répondre à ma question, M. Antipollution?
C’est où que ça bloque chez-vous?
M. Gebello,
Je vous retournes la question, puisque c’est “vous” qui a lancé le bal :
Vous non-plus êtes incappables de répondre à ma question, M. Gebello.
C’est où que ça bloque chez-vous?
Je ne peux répondre à la place de Mme Marois aux sujet du “nous” inclusif.
Mais moi, j’ai compris qu’elle parlait du pays du Québec et de tous ses citoyens et de sa population voulant vivre en français. Donc, elle parlait de vous aussi, Monsieur Gebello !
Voici ce qu’on retrouve sur votre blogue, M. Antipollution:
“Indépendance pour tous
Ne demandez pas ce que l’indépendance du Québec peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour l’indépendance du Québec. Pour marcher debout, nous avons besoin de deux jambes : une droite et une gauche”
L’Indépendance. Mais incappable de dire pour qui.
Alors vous dites “pour tous”. N’importe quoi.
“M. Gebello,
Je vous retournes la question, puisque c’est “vous” qui a lancé le bal…”(Antipollution)
Les petits jeux maintenant, pour ne pas avoir à répondre. On vois que la question est sérieuse pour vous, M. Antipollution.
“Je ne peux répondre à la place de Mme Marois aux sujet du “nous” inclusif.” (Antipolution)
Voyez vous ça. Elle parle de vous, mais vous ne pouvez pas en répondre.
“Mais moi, j’ai compris qu’elle parlait du pays du Québec et de tous ses citoyens et de sa population voulant vivre en français. Donc, elle parlait de vous aussi, Monsieur Gebello !” (Antipollution)
Pas besoin de l’être, suffit de vouloir être francophone pour l’être avant tout!
C’est du solide ça, M. Antipollution.
Je sens déjà ma fièreté identitaire monter en moi.
Qui peut résister à ça? Vivement un référendum!
C’est un blogue que vous avez-là, M. Antipollution, ou une blague?
Messieurs Gebello et Antipollution,
Je suis triste de voir ces échanges enfantins sur un blogue d’une si grande qualité. Le but ici est de débattre d’idées, pas de se lancer des invectives via le blogue de M. Facal. Je crois que je ne suis pas le seul mais je souhaite vous demander un peu de savoir vivre et de cesser vos échanges stériles et acrimonieux. Si vous n’avez pas d’idées neuves à soumettre au débat, bien allez prendre une marche. SVP, passez à un autre appel comme on dit…
D’accord Sébastien !!!!!!
Monsieur Facal,
Je comprends votre désir de retourner dans l’arène, la politique partisane étant un forum par excellence de dépassement de soi et de contribution aussi.
Peut-être que d’autres occasions se présenteront. Le Parti Québécois m’apparaît dans un état totallement écorché en ce moment. Votre apport, par la rigueur de votre réflexion et la passion de votre vision, est néanmoins essentiel dans le contexte actuel.
N’oubliez pas que votre liberté et votre indépendance sont aussi un gage de lucidité qui parfois faiblit dans la lumière crue des feux de la rampe politique.
Répondez-donc à la question, M. Sébastien, au lieu de venir faire de la morale.
C’est la première fois que je visite un blogue où on rabroue ceux qui posent des questions et refuse d’y répondre. Même le blogueur lui-même ne répond même pas.
On se croirait sur le forum du Conseil de la Souveraineté.
Qu’est-ce qu’on disait y’a pas longtemps au PQ?…
Ah oui!…. “On va être à l’écoute du peuple”.
Chut!… Ils écoutent!
Je comprend très bien votre décision, Monsieur Facal.
Permettez-moi d’abord d’exprimer une certaine amertume. Vous êtes un homme doué d’une grande intelligence et d’une verve remarquable qui aurait sans doute amené un débat d’idée au sein du parti.
Cependant, devant un parti qui se cherche et qui est encore ébranlé par les derniers événements qui l’ont secoué, il semble prudent de ne pas créer d’avantage de rivalités.
J’ignore quel sera l’impact exact de la venue de Madame Marois à la barre du Parti Québécois. J’espère seulement qu’elle y servira la noble cause de donner un avenir plus prometteur à ce peuple en voie d’émergence.
Cetes, le Parti a besoin de rafrâchir ses idées, son programme, sa gestion. Mais, il ne faudra jamais se détourner de l’objectif ultime qui est de faire advenir un pays.
J’espère que vous apporterez vos idées et vos suggestions à la réforme promise et qu’il en sortira un programme audacieux et dynamique qui permettra à tous de s’y retrouver.
“D’accord Sébastien !!!!!!”(Antipollution)
Il est content! Il évite la discussion! :)
Ça promet pour le “parler de la souveraineté” de Marois et du PQ!
Des heures de discussions en vue!
Au fond des choses!
Du bon vieux PQ!
C’est pour quand la fermeture?
Comme pour le forum du Conseil de la Souveraineté, et le blogue du PQ, et de Boisclair?
Allez-vous passez les prochains 40 ans à vous flatter et vous félliciter?
Devinez qui a écrit ces lignes dans le Devoir du 3 Mai 2007 ?
“Ça viens étudier ici à nos frais, sont plus financés que nos universités francophones, et une fois le diplôme acquis ça s’en va ailleurs parce que ça veux pas remettre un sous (impôts) aux Canadiens français, peuvent pas supporter que ces Canadiens français aspirent à leur indépendance, et veulent rien savoir de leur culture française.
Et les Canadiens français, Québécois, peuple majoritaire et fondateur du Québec, vont accepter ce mépris encore longtemps? “
“Devinez qui a écrit ces lignes dans le Devoir du 3 Mai 2007 ?” (Antipollution)
Moi!
Parce que contrairement à vous, mon cher, je sais qui je suis.
Content de vous savoir que vous travaillez avec M. Legault sur le programme du parti, est-ce que vous allez nous faire part de vos idées pour le nouveau programme?
Patrick
Je demande bien humblement à ceux qui
s’obstinent avec M. Gebello de prendre une
grande respiration et de faire abstraction à ces commentaires provocateurs. J’ai été témoin personnellement sur le blogue du P. Q.
du même genre de provocation de la part de m. Gebello qui a duré au moins une semaine et a occasionné le départ de certains
qui ont souffert de ces provocations . Il suffit de l’ignorer . Nous sommes sur le blogue de Facal faut-il le rappeler qui commence son blogue et ce n’est pas très respectueux de notre part de s’invectiver de la sorte.
Joseph Facal incarnait le renouveau au PQ. Domage que vous deviez prendre une telle décision.
:-(
“Il suffit de l’ignorer . Nous sommes sur le blogue de Facal faut-il le rappeler qui commence son blogue et ce n’est pas très respectueux de notre part de s’invectiver de la sorte.”(Nicole)
C’est drôle je ne reconnaît pas votre nom.
Seriez vous de ceux qui changent de nom quand ils changent de tribune?
Et comment ce fait’il que vous n’y êtes pas en train de discutter sur le blogue du PQ?
Parce qu’on vous y permet plus n’est-ce pas?
Personne pour vous entendre là-bas non-plus.
Quoi? Vous cherchez Facal?
Vous savez pas lire?
Un gros “merci” comme sur le blogue du PQ. Bye bye.
Vous n’avez rien compris? Ou vous êtes tous naïfs?
Ils ouvrent des blogues et des forums quand ils ont besoin de vos votes. C’est tout. Après qu’ils ont eu ce qu’il voulaient de vous, c’est “merci et bye bye”.
Très ouverts et écoutants et même quelques fois parlants quand ils veulent quelque chose de vous.
“This blog will self-destruct in…” :-)
@ M. Gebello
Bien sur que vous savez qui je suis n’est-ce pas? nicole la…… Je ne vais pas plus loin avec vous . Vous avez déjà manqué de respect une fois mais pas 2 fois.
“Bien sur que vous savez qui je suis n’est-ce pas? nicole la…… Je ne vais pas plus loin avec vous . Vous avez déjà manqué de respect une fois mais pas 2 fois.”(Nicole)
Une des petites “groupies” en pâmoison pour les beaux costumes de Boisclair?
Je lisais pas vos potinages, non.
Maintenant que vous avez mentionné la chose, je suis bien d’accord avez vous monsieur Gebello: ce blogue ressemble en effet à celui du Conseil de la Souveraineté.
Pourquoi?
Car seul sur le forum du CS trouvait-on des abrutis dans votre genre.
Allez donc polluer un autre espace web, svp. Je crois sérieusement me faire à cet égard le porte-parole de tous les visiteurs de ce blogue.
Merci bonsoir.
“Je crois sérieusement me faire à cet égard le porte-parole de tous les visiteurs de ce blogue.”(Giguère)
Porte-parole de TOUT ce monde?
Grand-Dieu! Vous devez être quelqu’un de frishtement important, vous!
Oulàlàhhh…
Attendez…j’essaye de me diriger vers la sortie…mais…c’est qu’il y a tellement…tellement de monde qui discuttent ici…ouf…pas facile…scuzez…scuzez..oui, pardon,…scusez…
“Car seul sur le forum du CS trouvait-on des abrutis dans votre genre.”(Giguère)
Vous parlez de Larose?
C’est vrai qu’on ne retrouve que lui là-bas! :)
Quo usque tandem abutere, Gebello, patientia nostra? Quam diu etiam furor iste tuus nos eludet?
Je suis déçu de voir que M. Facal ne sera pas de la course à la chefferie. La candidature de M.Facal nous aurait, entre autres bienfaits, évité le couronnement de tante Pauline. Mme Marois c’est le passé! Elle a participé à tous les reculs du PQ depuis le beau risque de René Levesque jusqu’à …n’importe quelle compromission qui lui permettra de devenir PM. De plus, elle a participé à tous les coups qui ont éloigné les électeurs du PQ: les garderies à $5,00 qui nous coûte $40, les fusions municipales, la réforme de la santé, la réforme de l’Education, la priorité accordé au referendum, etc.. Je ne crois pas qu’il faille attendre de Mme Marois qu’elle attire de nouveaux adeptes à la cause de la souveraineté. Par contre elle s’amènera avec son cortège de féministes enragées et de socialistes dépassés, ce qui n’attire pas nécessairement les foules. Le seul attrait de Mme Marois c’est qu’elle est, parfois, souverainiste; malheureusement le style de gouvernement qu’elle offre ne présente guère d’intérêt. Mes semblables et moi resterons donc ouverainistes mais continuerons de voter pour l’ADQ.
@Jarret Noir,
si je comprends bien la donne actuelle, monsieur Facal est impliqué dans la rédaction de stratégies économiques et sociales pour le PQ.
Par ailleurs, je vous recommande la lecture de l’ouvrage suivant, auquel monsieur Facal a collaboré:
« Agir maintenant pour le Québec de demain. Des réflexions pour passer des manifestes aux actes»
dirigé par Luc Godbout
Presses de l’Université Laval
2006
Il s’agit d’un excellent bouquin qui tente de concilier les approches dites Lucide et Solidaire, afin de trouver des pistes pour améliorer le modèle québécois.
Préserver la social-démocratie et ses acquis “solidaires”, qui assurent à tous des services et des droits relativement égaux; développer un vision “lucide” qui nous permettra de mieux planifier afin de garantir ces mêmes acquis aux générations futures, sans pelleter les dettes par en avant. Voilà deux grands défis auxquels nous faisons face au 21e siècle.
Bonjour M. Facal
Je vais essayer d’être bref: est-ce qu’il y a une place au parti québécois pour des individus qui se considèrent nationalistes et indépendantistes, mais qui sont philosophiquement centristes, ou conservateurs, ou même non-alignés? Le PQ se prétend une coalition rassembleuse, alors qu’il est un parti officiellement social-démocrate, où les syndicats et les groupes de pression de la gauche sont très présents et influents.
Je n’ai rien contre ces gens, car l’objectif devrait être d’abord et avant tout la souveraineté pleine et entière du Québec. Et TOUTES les forces indépendantistes devraient s’unir. Mais certains radicaux de gauche agissent comme repoussoir pour les gens plus modérés ou plus à droite. Ils n’ont pas tous déménagé chez Québec Suicidaire…
Que faire? Former des clubs de réflexion comme SPQ libre? Où alors le PQ attend-t-il que plus de gens s’abstiennent ou joignent l’ADQ?
Nous nous dirogeons vers un autre couronnement de chef. J’espère qu’un congrès, une profonde réflexion, un ménage idéologique et des réformes démocratiques suivront. Je ne suis plus certain de voter encore longtemps pour des gens qui sont très heureux de gouverner leur petite province distincte, en autant qu’ils aient leur limousine et leur pension.
Bien à vous…
Dans l’état actuel des choses, il n’y a de la place que pour un seul grand parti souverainiste. Trois options s’offrent au PQ.
1-Le PQ développe des politiques sociales et économiques absurdes ou incohérentes, afin de rassembler tout le spectre de l’électorat souverainiste sous une même ombrelle (appelons cela la “Proposition Landry”). On a vu que la création de clubs politiques au sein du PQ n’a pas servi à accommoder les différentes factions, bien au contraire.
2-Le PQ abandonne tout son programme sauf l’Article 1 (appelons cela la “Proposition Bernard”). Je ne crois pas que cette approche soit très porteuse; un parti purement souverainiste a existé pendant les années 1980 et récoltait moins de 0,5% des votes. De plus, je ne ferais pas confiance à un parti qui me demande “carte blanche” pour négocier avec le Canada et gérer la période de transition, alors qu’il n’a aucune garantie intellectuelle ou morale à m’offrir.
3-Le PQ s’accroche à une position de centre-gauche sur l’échiquier politique, et tente ensuite d’élargir le plus possible la portée de son programme, tout en restant cohérent. Serait-ce la “Proposition Marois”? Le danger de cette approche est de surestimer le poids de l’électorat social-démocrate dans le Québec du 21e siècle; de plus en plus de citoyens s’éloignent de ce modèle et explorent des idéologies beaucoup plus à gauche ou à droite.
Problème insoluble? Voyons voir…
Si les règles politiques québécoises permettaient les gouvernements de coalition, le nombre de partis souverainistes et le fractionnement de l’électorat deviendrait un facteur beaucoup moins important. Il y aurait même de la place pour un parti souverainiste libertarien, miroir à droite de Québec Solidaire.
Cela permettrait en outre de dépasser le seuil critique (50%) de de soutien populaire à des partis souverainistes — un tel résultat électoral donnerait alors une écrasante légitimité à un gouvernement de coalition souverainiste, en particulier si le taux de participation multiplié par le taux de soutien aux partis souverainiste dépasse aussi 50%.
Cela ouvrirait la porte à trois stratégies d’accès à la souveraineté: l’approche norvégienne (constitution, gestes de rupture, référendum, négociations), l’approche slovaque (négociations, constitution, proclamation), ou l’approche Parizeau-Laplante (référendum, constitution, négociations).
Mieux encore, si les gouvernements de coalition étaient prévus, définis et correctement encadrés, on pourrait alors carrément interdire les gouvernements minoritaires. D’autres régimes parlementaires l’ont fait (voir l’Écosse), alors ce n’est peut-être pas une impossibilité dans notre système politique!
Vous vous rendez compte qu’un gouvernement minoritaire représente généralement un double déficit démocratique: les députés au pouvoir représentent moins de la moitié de tous les élus, et ils représentent moins de la moitié de la population.
On peut donc aborder le problème de la structure du mouvement souverainiste sous cet angle: manoeuvre-t-on pour avoir un parti souverainiste unique, ou bien un mouvement souverainiste stratégiquement réparti?
Évidemment, il faudrait avoir un courage politique exemplaire pour entamer de telles réformes; mais je crois que celles-ci (et d’autres, que je suis en train de décrire dans un mémoire) seraient des prémisses essentielles à toute aventure référendaire. Ce qui reporte tout référendum à un mandat suivant, dans un état québécois profondément transformé (politiquement). On parlerait donc de souveraineté avec un horizon de 8 ans (2 mandats) à partir de la première prise de pouvoir.
Cette stratégie est évidemment incomplète, mais vous pouvez me contacter par courriel pour obtenir d’autres éléments du casse-tête.
Dommage j’aurais pu voter PQ avec vous a sa tête, mais pas avec Pauline.
@Jarret noir
Vous avez écrit ceci :
«[…] Par contre elle s’amènera avec son cortège de féministes enragées et de socialistes dépassés […]»
Vous dites vraiment n’importe quoi… On croirait entendre Jeff Plante, un des joueurs majeurs dans les ligues mineures de l’ADQ.
@Éric Dallaire
Vous avez écrit ceci :
«[…] des individus qui se considèrent nationalistes et indépendantistes, mais qui sont philosophiquement centristes, ou conservateurs, ou même non-alignés […]»
Ouf. C’est vous ça ? Et lorsque vous dites «Je n’ai rien contre ces gens» (en parlant des sociaux-démocrates) vous tenez un peu un discours à la manière du «moi» et «les autres». J’y vois soit de la prétention, soit une certaine pointe de mépris. Ne sommes nous pas tous Québécois à la base ? N’est-ce pas bien d’engager le discours entre les uns et les autres sans se mettre en boîte en se définissant plus comme ci ou comme ça ? Plus à gauche, plus à droite, ma foi… La politique québécoise ne fait pas tant dans les extrêmes de toute façon. À déterminer simplement et clairement ce que le citoyen souhaite comme société, nous finirons bien par nous entendre et trouver des solutions au Parti québécois, je l’espère.
Ceux qui disent pencher d’un côté plutôt que de l’autre me font bien rire. L’ADQ est-elle réellement de droite, ou ne véhicule-t-elle qu’un semblant de droite ? En jouant la carte de l’intolérance, en grattant toujours un peu plus sur le «bobo» identitaire des Québécois «pure laine» qui ont de plus en plus peur d’être envahis par les ethnies (c’est vrai qu’en Montérégie les colonies d’ethnies poussent comme des champignons -ironie-), il est bien certain que plusieurs se diront de droite, sans avoir aucune idée de ce qu’est réellement la droite. Le Liberal Party se situe où ? Il penche d’un bord ou de l’autre, au gré du vent. Alors pour les plaintes des je-suis-un-peu-à-droitistes, faudra d’abord cesser de se regarder le nombril et voir en quoi et comment il serait possible de discuter tous à la même table des enjeux qui nous préocuppent. Point.
Je pourrais aussi me définir selon de nombreux qualificatifs comme vous le faites, M. Dallaire, comme chacun pourrait le faire. En réponse à votre question «que faire», je vous répondrais sans hésiter : chacun devrait créer son propre parti, le parti «je, me, moi».
“lors pour les plaintes des je-suis-un-peu-à-droitistes, faudra d’abord cesser de se regarder le nombril et voir en quoi et comment il serait possible de discuter tous à la même table des enjeux qui nous préocuppent.”
Je serais surement d’accord avec vous si la president du PQ n’etait pas Monique Richard et le President du Conseil de la souverainete Gerald Larose… Vous trouvez pas que Michel Chartrand ou Marc Laviolette completerais bien le trio a la tete du PQ? Que dis-je, on vient de choisir Pauline Marois!! C’est mieux encore…
La gauche est evidemment satisfaite du positionnement ideologique du PQ: elle n’a pas a s’en plaindre et a le beau jeu de cracher sur ceux qui se desolidarisent du PQ lorsque celui-ci mets la souverainete en veilleuse et vire a gauche…
Le compromis non-ecrit sur lequel devrait reposer le PQ, c’est que le PQ n’est ni de gauche, ni de droite. Je partage l’avis de Louis Bernard. Mais c’est certain que sa proposition ne fait pas l’affaire de ceux qui souhaitent a tout prix sieger a l’Assemblee Nationale le plus tot possible, ou obtenir un poste d’attache politique.
@Lesdents
Je comprends mieux aujourd’hui votre choix de pseudonyme, vous êtes plutôt mordant Lesdents ;)
Que pensez-vous de cette position en faveur du dégel des droits de scolarité ? Est-ce de l’extrême gauche, à votre avis ? Ou est-ce seulement intelligent ?
Quoique chacun se définisse plus d’un côté ou de l’autre, mon point n’était seulement que de dire qu’il faudra cesser de toujours discourir en usant et abusant des termes gauche et droite si nous voulons faire un pas en avant. Voilà tout.
une belle phrase de mario dumont:
« Là, elle a eu une semaine extraordinaire, dit-il. Les gens qui veulent un virage à gauche sont avec elle. Les gens qui veulent un virage à droite sont avec elle. Ceux qui veulent un référendum plus vite sont avec elle. Ceux qui ne veulent plus de référendum sont avec elle. Mais j’ai l’impression que ce sont un peu des naufragés qui voient arriver un canot de sauvetage. Tout le monde saute dedans, mais quand ils vont décider : est-ce qu’on part par là ou par là, ils vont se battre à coups de rames. »
Pour vous repondre la plume, c’est le genre de compromis avec lequel je suis a l’aise. Mais si vous croyez que c’est ca qui va permettre au Quebec de cesser de vivre au crochet de l’Alberta et de l’Ontario, vous vous trompez… Ou qui va permettre de redresser la situation financiere de nos universites.
Cessons d’importer nos fruits et légumes de l’Ontario et notre pétrôle de l’Alberta et vouz allez voir qu’il y en a qui vont s’arracher lesdents.
M. Facal, mesdames et messieurs de la blogosphère.
Il est parfois difficile de clarifier une position en seulement quelques lignes. Je vais le tenter pour dissiper tout malentendu. Je ne voulais pas paraître paternaliste ou méprisant. Une grande partie de mes amis se réclament de la gauche et nous aimons débattre en tout respect, même si parfois on fait des blagues les uns sur les autres. On ne vit pas en Ulster tout de même (Mauvais exemple, ça semble s’améliorer par là).
Je me considère comme un non-aligné dans le spectre gauche-droite. Je crois que dans une prétendue démocratie, la majorité des opinions, d’un extrême à l’autre, devraient avoir droit de cité et de débattre. Si votre adversaire dit des absurdités, il se discréditera de lui-même. Mais je concois que la démagogie étant payante (à gauche comme à droite), c’est un risque à assumer. Peut-être ais-je tors, c’est possible aussi.
Je pense que ce qu’on appelle la gauche, à travers ses nombreuses chapelles, n’a pas le monopole de la vertue et que la droite, variée elle aussi, ne détient pas toutes les vérités, loin de là. Mon opinion est que l’indépendance n’est ni de gauche, ni de droite et qu’un débat sur ce point est peut-être nécessaire. Je crois que le PQ devrait ne négliger aucune de ses ailes, se centrer le plus possible et rassembler toutes les forces souverainistes articulées et raisonables.
Il est malheureux pour la souveraineté que plusieurs aient quitté pour rejoindre l’ADQ, Québec Solidaire, ou se soient même abstenus de voter depuis quelques élections. Mais je les comprend, et je suis à la veille de prendre une décision similaire. Non pas que ma décision personnelle soit si importante en soi, mais je serai un X de plus (ou de moins) sur une liste qui risque de s’allonger.
Si les élus et les apparatchiks du PQ veulent faire du péquisme, de l’affirmationisme et du surplacisme étapiste, grand bien leur fasse. Demeurons une province pas comme les autres et ne faisons pas la promotion de la souveraineté entre les élections et pendant les mandats.
Plusieurs personnes sur la gauche du PQ semblent refuser tout examen de conscience. Ils ont leurs motivations et leurs intérêts, c’est compréhensible. C’est leur droit de placer ces intérêts au dessus de l’avenir national, même s’ils semblent ne pas s’en rendre compte. Je ne veux pas que ces gens se taisent ou disparaissent, je voudrais simplement que d’autres options, également indépendantistes mais pas obligatoirement néo-marxistes ou sociale-démocrates, puissent se sentir partie intégrante du PQ.
Je ne dis pas que les Lucides ou les Bouchardistes ou les réformistes ont tous raisons. Mais bien que tous devraient mettre de l’eau dans leur vin. Et se parler sans se déchirer la chemise.
Je ne crois pas que cela se fera. C’est triste. Tant pis. Et tant mieux pour les Libéraux et tous les adversaires de l’indépendance. Ils ont de quoi se frotter les mains depuis une bonne dizaine d’années et ça va de mal en pis. Ça doit être la faute de la droite du PQ (pauvre méchant Jacques Brassard, il doit se sentir bien seul…)
Concernant un club de réflexion. Je me demandais simplement si un contrepoids à SPQ-Libre, même minime, ne pourrait pas seulement aider à une réflexion plus globale et centriste au sein de la mouvance souverainiste. C’est tout. Ce n’est pas moi qui vait le former, ce club. Je ne suis pas un intellectuel ou une personalité publique.
Mais serait-il valable que des personalités souverainistes, ne s’identifiant pas avec la gauche dogmatique, celle qui n’accepte pas la dissenssion, et qui ne seraient pas également des adeptes purs et durs du néo-libéralisme à tout crin, puissent se réunir, réfléchir et apporter d’autres idées.
Désolé, c’est très long et en plus je réalise que ça n’apportera rien à rien. Je ne passe habituellement pas mon temps sur des blogues sauf pour lire quelques trucs. Tant pis, au moins ça m’a permis de sortir un peu de méchant ;-) Je ne crois plus que le PQ sortira de sa complaisance à circuit fermé. Les dissenssions sont trop fortes. Il n’y a pas d’unité, contrairement aux fédéralistes qui sont unanimes à adorer le status quo. Avez vous déjà vu un débat d’idées chez les Libéraux? C’est vrai, la dernière fois, ça à donner le rapport Allaire, Dumont à claqué la porte et l’ADQ était née. On peut la mépriser tant qu’on veut, il y a une grogne au Québec et elle s’exprime de plus en plus.
J’ai une amie fédéraliste qui rafole du bordel péquiste. Je la comprend. Elle a tellement souhaité que Boisclair remporte la chefferie… avec raison.
Bonjour à tous et continuons de rêver. Ça ne m’empêchera pas de dormir…
“Cessons d’importer nos fruits et légumes de l’Ontario et notre pétrôle de l’Alberta et vouz allez voir qu’il y en a qui vont s’arracher lesdents.”
Enlevez vos lunettes roses un instant. Bien sur qu’il y a une interdependance economique entre le Qc, l’Ontario et l’Alberta. Mais il y a quand meme un transfer net de richesse du Canada anglais vers le Quebec a chaque annee. http://www.fin.gc.ca/FEDPROV/eqpf.html. Quelqu’en soient les raisons.
N’allez pas croire que je suis federaliste. Au contraire, l’une des raisons principales pour lesquelles je suis independantiste, c’est justement pour que le Quebec gagne en dignite.
M. Facal,
Malheureusement, il y a en ce bas-monde des indépendantistes qui se disent indépendantistes mais qui ne le sont pas.
Quand un homme dit à tous le monde qu’il aime sa femme et déblatère contre elle ou lui plante des couteaux dans le dos à la moindre occasion, l’aime t-il vraiment ?
Il faudrait que certains independantistes enlevent leurs lunettes roses.
Ce n’est pas le PQ que l’on doit aimer, cher ami. Peut-on etre independantiste sans etre pequiste? Oui, me semble-t-il. N’empeche que je donne mon 5$ a chaque annee au Pq et au Bloc (et a l’ADQ) et que je pose des pancartes (il est temps que je renouvelle et j’hesite en ce moment-personne ne m’a convaincu que je devrais). Je vais surement renouveler au Bloc. Pour le porte a porte, il est difficile de convaincre des gens de voter pour le PQ quand on n’est pas convaincu soi-meme (il n’a pas de propositions claires sur la question nationale/et je ne partage pas l’essentiel de ses vues sur les autres questions)… Quant au Bloc, la “defense des interets du Quebec”, bon, je n’y crois pas trop (si ca marchait, a quoi bon l’independance?). Par contre, je prefere que ce soit des souverainistes qui touchent le salaire et la pension qu’un paquet de yes-man liberaux. Voila pourquoi je vote pour le bloc.
Je donnerai plus en temps et $ quand le PQ me donnera le signal que cette fois, il y va pour l’independance ou qu’il donnera le signal qu’il entend reprendre le controle de l’agenda politique. Ce signal n’est pas lance. En fait, le PQ lance le signal inverse en ce moment, et laisse le beau jeu a Harper de faire des motions creuses sur la nation et de faire ses discours flatteurs en francais. En attendant, l’oeuvre de Lord Durham est poursuivie par ses heritiers et tout ce qu’on trouve a faire a Quebec, c’est de pousser des haut cris et de voter des motions.
On devrait en dresser la liste des motions defensives votees depuis 1995… on rirait un peu.
@lesdents qui a écrit: «on devrait en dresser la liste des motions defensives votees depuis 1995… on rirait un peu.»
J’ai mentionné ce malaise des souverainistes face au PQ dans un article de mon blogue, au début d’avril. Je n’ai identifié que deux “gestes de souveraineté” significatifs entre 1996 et 2003, soit:
* 1997: la tentative de se débarrasser du Lieutenant-gouverneur (que Jean Chrétien a joyeusement ignorée en nommant Lise Thibault)
* 1999-2000: la Loi 99 (qui a eu un impact moindre que ce qu’on aurait pu en attendre)
Sans vouloir critiquer les efforts mis derrière ces tentatives, j’aimerais souligner le fait que ces “gestes de souveraineté” ont connu des issues malheureuses, surtout parce que le gouvernement de l’époque a volontairement confiné les démarches à l’Assemblée nationale. Or, le meilleur poids qu’on puisse donner à de tels projets, c’est le soutien direct et sans équivoque de la nation québécoise. Pourquoi ne pas avoir effectué de consultation populaire avant de passer ces lois ou décrets?
Si une majorité claire de la population se prononce en faveur du droit à l’autodétermination du Québec, ou en faveur de l’abolition du poste de lieutenant-gouverneur, cela pèse beaucoup plus lourd qu’un vote parlementaire, qui sera toujours vu comme partisan et qui pourra (dans ces cas-ci) être rejeté du revers de la main par Ottawa.
Le référendum, ce n’est pas QUE pour la souveraineté; c’est un outil très puissant, qui donne une légitimité absolument incontestable à tout geste politique. Si l’ami Arnold en Californie est capable de gouverner “par référendums”, nous pouvons aussi le faire.
Vous avez raison M. Dufort sur ceci: “c’est un outil très puissant, qui donne une légitimité absolument incontestable à tout geste politique”. C’est d’autant plus vrai depuis que la Cour supreme a impose une obligation de negocier au Gouvernement federal. Il s’agit de trouver une question sur laquelle il y aurait une majorite claire de quebecois prets a suivre. Cette “sortie de secours” est une bonne avenue.
@Lesdents,
Je parle en fait de consulter la population plus souvent. Pour donner du poids à chaque geste de souveraineté que déciderons de faire. Je ne parle pas de trouver “une” question parfaite (le saint graal souverainiste?)
@H. Dufort
J’aime bien cette idée de consultation populaire sur différentes questions.
Trop faire de referendums:
1. Ca banalise l’instrument et deligitimise les institutions parlementaires. Ils sont deja assez couilles molles comme cela, les politiciens. Il ne faudrait pas en plus leur donner un autre echappatoire pour ne pas prendre de decisions (ils se servent deja des tribunaux pour cela). Ce n’est que pour les decision majeures que cet outil doit etre employe, a mon avis.
2. Ca a son cout, aussi.
3. Les referendums peuvent etre un outil d’oppression des minorites.
4. Les citoyens ne sont pas des experts. C’est pourquoi les referendums devraient etre reserves aux decisions fondamentales uniquement.
Je serais curieux de savoir combien de Quebecois seraient en faveur de l’abolition des taxes a la consommation (une bonne mesure fiscale). Ou de la peine de mort.
Je n’ai rien contre l’idee des referendums sectoriels que Marois a publicise il y a quelques annees.