Tyrannosaurus Rex
24 mars 2010 par Joseph Facal
Est-ce que le nom d’Orlando Zapata vous dit quelque chose ? Peut-être, mais vous avez sans doute de la difficulté à être plus précis, et je ne vous blâme pas.
Orlando Zapata vient de mourir à l’âge de 42 ans, dans une prison cubaine, après une grève de la faim de 85 jours. Détenu depuis avril 2003, il voulait une amélioration de ses conditions de détention. Il avait été arrêté en compagnie de 75 autres activistes qui croupissent toujours dans les geôles castristes.
Leur crime ? Ils réclamaient la démocratie. Dans une logique totalitaire, critiquer le régime est un geste de haute trahison, et demander la démocratie revient donc à commettre un crime. Avant que ne meure Zapata, pas un chef d’État, pas un gouvernement en Occident n’a posé le moindre geste significatif.
Zapata, voyez-vous, était un pauvre maçon. Noir en plus. Tout le monde n’est pas Ingrid Betancourt. Dans le cas de Zapata, Nicolas Sarkozy n’a pas trop ressenti le besoin de s’exciter. Le gain politique était nul. La raison d’État est une créature au sang froid. Un autre gréviste de la faim, Guillermo Fariñas, vient de prendre la relève de Zapata. Lui non plus n’est pas une star médiatique. On peut donc craindre le pire.
Ces dernières semaines, les mères, les épouses, et les sœurs des autres détenus politiques ont marché pacifiquement dans les rues de La Havane, un glaïeul à la main, pour demander leur libération. On les appelle les Dames en blanc. Elles reprennent la stratégie des célèbres «Folles de la Place de mai», comme la dictature argentine avait surnommé ces femmes qui, à Buenos Aires, dans les années 70, réclamaient qu’on fasse la lumière sur le sort de ceux que les militaires faisaient «disparaître».
Immanquablement, à chaque marche des Dames en blanc, le régime cubain mobilise ses fier-à-bras, qui les entourent, les insultent, les intimident, leur crachent dessus, les traitent de «gusaneria» (vermine). Mais elles persistent. Une admirable leçon de courage, le vrai. La brutalité envers elles est à la mesure de la crainte qu’elles inspirent à un régime qui voit la sympathie internationale qu’elles pourraient susciter.
Le régime ressort évidemment sa cassette usée jusqu’à la corde : tous les opposants seraient des criminels de droit commun, embrigadés par la CIA dans le grand complot impérialiste orchestré depuis Washington. C’est impossible à croire dans leur cas.
Depuis plus d’un demi siècle, les frères Castro règnent, tels des tyrans médiévaux, sur la dernière dictature absolue en Amérique. Le régime ne se maintient plus que par la répression et le soutien de ceux qui jouissent de positions privilégiées qu’ils perdraient assurément s’il s’effondrait.
Contourné par des tas de pays, l’embargo américain n’est plus un prétexte que pour ceux qui veulent se laisser aveugler. Les succès du régime en éducation de base et en santé publique ne justifient plus cette complaisance qu’on n’applique pas à d’autres dictatures.
Ne vous imaginez pas que cela ne vous concerne pas. La seule activité économique légale qui fonctionne le moindrement à Cuba est l’industrie touristique, entièrement donnée en sous-traitance à des compagnies hôtelières étrangères. J’y ai souvent été. Je n’y retournerai plus.
25 réponses à “Tyrannosaurus Rex”
Les Cubains sont latins et je pense qu’on y trouve plus qu’ici des personnages qui vont jusqu’au bout de leurs idées. Et il arrive qu’ils en meurent. Reste juste à souhaiter que ce faisant ils ne se soient pas trompé d’idée. Comme disait Brassens (oui encore on a les références qu’on peut):
«Or, s’il est une chose amère, désolante
En rendant l’âme à Dieu c’est bien de constater
Qu’on a fait fausse route, qu’on s’est trompé d’idée
Mourrons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
D’accord, mais de mort lente
Orlando Zapata n’est pas le premier à mourir pour ses idées. Et il n’est pas le dernier non plus.
Je veux bien que l’on parle de l’absence de démocratie à Cuba. Mais je ne suis pas bien certain que la démocratie soit plus bafouée à Cuba qu’elle l’est en Chine et ailleurs.
Et puis mort au bout d’une grève de la faim, ce n’ »est pas vraiment nouveau. En Irlande dans les années 80 est-ce qu’on s’en souvient?
Bobby Sand, ça vous dit quelque chose Joseph? Et quel est le nom des neuf autres qui moururent de faim avec lui? Margaret Tatcher les a laissés mourir de faim dans leur geole. C’était pas joli joli. Mais elle vit encore la vielle peau, et semble-t-il qu’elle se porte très bien. Quand elle crèvera, on lui fera des funérailles «Nationales». Évidemment.
Si le temps me le permettait je pourrais vous en trouver des dizaines voire des centaines d’autres mort au champs d’horreur de la répression de gouvernements de merde siégeant à l’ONU.
Ça me fait un peu un effet Bruchési ces petits crachats à l’air innofensif et à jet continu sur le régime Cubain. Ne venez pas nous dire que le blocus américain est du passé et que ses effets sont nuls. Si c’est nul pourquoi est-ce que chaque nouveau président américain s’empresse de le renouveler. Même Obama ne l’a pas aboli. Pourquoi si ça sert à rien?
La seule activité légale qui fonctionne à Cuba, c’est bien entendu la tourisme. Mais disons que ce menu a été mis sur la table depuis la Révolutions Cubaine, laquelle peut-on le rappeler visait d’abord à changer l’économie de Cuba. Et c’est encore le seul menu offert par l’Empire. À part crier au déni de démocratie
Et vous savez ce que c’était l’économie Cubaine du temps de Baptista : un vaste Casino jouxté à un énhaurme Lupanar ou les marines allaient se saucer le bite. Un pays spolié et exploité jusqu’à l’os réduit en poudre par les américains.
C’était ça Cuba. Et c’était au goût de l’Occident démocratique et Chrétien, qui est capable de s’insurger contre l’injustice dans le monde, mais qui n’est pas capable de faire autre chose. C’est le festival permanent des bons sentiments et des petits fours dans les ambassades et autres Chancelleries.
Laisser un enfant soldat pourrir dans une geole américaine à guantanamo malgré les jugements de Cour, jusqu’à la cour Suprême, vous trouvez ça mieux vous!
Est-ce qu’on a vraiment des leçon à donner aux autres?
Gilles,
1. Un crime X n’est pas rendu moins grave parce qu’il y a un crime Z ou Y ailleurs.
2. Ben oui, la Chine,… mais Cuba m’intéresse parce que nous, les Québécois, entretenons une relation de proximité particulière avec elle.
3. Ben oui, Mme Thatcher et l’IRA,… mais la Grande-Bretagne est une démocratie, imparfaite comme elles le sont toutes, mais une vraie démocratie tout de même. Le peuple a donc l’option, aux quatre ans, de porter un jugement sur ses dirigeants et de les chasser s’il le veut. Vous essaierez à Cuba.
4. L’IRA posait des bombes. Et Zapata, lui ? Il demandait ce que vous et moi prenons pour acquis.
@Gilles
Qu’il soit de gauche ou de droite, un régime de parti unique est une malédiction. Il n’y a plus que les gauchistes pour ne pas remarquer ça. Les mêmes d’ailleurs, à cacher toujours leur antisémitisme derrière des réserves, supposées de bon aloi, à l’égard de la démocratie « mais-sioniste-mais-sioniste » d’Israël.
Israël est une démocratie véritable. Cuba, une véritable dictature. Un enfant à Guantanamo, ce n’est ni un gauchiste, ni un droitiste, c’est juste un très jeune dinosaure, peut-être même de la famille des Tyrannosaurus Rex…
Maniez bien vos jumelles, Gilles, vous pourriez voir très loin, dans vos lunettes, un simple lézard qui n’en serait pas un.
Bonjour monsieur Facal
Votre billet m’a beaucoup éclairé. Il m’a même permis d’alimenter une discussion entreprise sur un autre blogue.
Une amie qui revenait de Cuba nous parlait avec enthousiasme de son séjour dans l’ile comme touriste. Elle a eu un problème médical et a été charmée par la rapidité avec laquelle on s’est occupé d’elle. Il n’y a pas de listes d’attente, pas de pénurie de personnels, etc.
J’avais même dit, sur ce blogue, que j’en étais rendu à penser qu’une bonne dictature me séduisait plus qu’une démocratie du type que nous connaissons présentement ici. Évidemment, il s’en est suivi un choc des idées.
Dans ce contexte, je viens de laisser un lien sur votre billet pour apporter un peu d’eau au moulin. Je continue tout de même à penser qu’une bonne dictature vaut mieux qu’une mauvaise démocratie. Le problème, c’est que je ne vois pas comment on pourrait faire pour choisir le meilleur dictateur disponible… :-)
@ M. Dalpe
J’ai réfléchi un certain temps sur ce sujet, et je crois que le véritable malheur qui est illustré par notre actuelle démocratie (bureaucratie?) au Québec est le manque de responsabilité.
Responsabilité individuelle, où le citoyen se tourne trop souvent vers l’état sans se demander comment il pourrait améliorer les choses.
Le gouvernement doit protéger des malheurs financiers, subventionner les compagnies en difficulté et garantir des services à bas prix.
« Le voisin, lui, il peut payer plus d’impôts, moi c’est différent! »
Responsabilité administrative, où les dirigeants ne sont jamais coupables.
C’est la faute d’Ottawa, du gouvernement précédent, de la crise économique, des spéculateurs, etc.
« On n’a jamais vu ça venir! »
Responsabilité collective, où une nation ignore les conséquences de ses actions pour se concentrer vers le présent.
Contre les hausses de taxes, contre la diminution des services.
« La dette, c’est pour demain, et je ne serai plus là. »
Bref, dans une dictature, on sait qui est responsable si ça va mal. En médiocratie (hommage à Proulx), on tourne en rond à chercher celui qui prendra les choses en main.
Cartes sur table, je penche à gauche mais je ne suis pas gogauchiste Victor H. Et j’ai de bonnes lunettes au demeurant. Le fait que je ne voie pas les mêmes choses que vous, ou si vous préférez que je ne voie pas les choses comme vous, ne transforme nécessairement pas les choses que je vois en illusions… Méfiez vous de vos certitudes mon ami.
C’est très particulier la facilité avec laquelle on se drape dans la certitude de vivre dans la bonne démocratie. Êtes vous certain que vous ne vous leurrez pas?
Bibi et les Palestiniens, c’est pas la même maudite affaire que Castro et ses opoposants? La Tatcher et les «résistants» de l’IRA, la Birmanie et Aung San Suu Kyi etc etc.
Joseph dit que les Irlandais avaient posé des bombes. Leur geste était illégal c’est exact. Mais était-il illégitime pour aautant? La résistance des Irlandais à la mainmise des Brits sur leur pays c’est comment que vous évaluez ça Victor? C’est mal parce qu’ils s’attaquaient à un gouvernement démocratique?
C’est la même chose ou c’est juste une question d’étiquette? D’un côté il y a les bonnes démocraties et de l’autre les puantes dictatures… N’est-ce pas!
Et entre les deux il y a les héros d’un bord et les criminels de l’autre. Ça dépend dans quel système ils vivent. Et ça dépend de qui proclame qui est bon et qui est méchant.
Et à la fin tout le monde meurt. Yéééé!
Zapata, prisonnier politique ou détenu de droit commun ?
http://www.voltairenet.org/article164267.html#article164267
(…)
Zatapa disposait d’un lourd passé judiciaire. En effet, depuis juin 1990, il avait été arrêté et condamné à plusieurs reprises pour « troubles à l’ordre public, dégradations, rébellion à agent de la force publique, escroquerie, exhibitionnisme, voies de fait et détention illégale d’armes de 6° catégorie ». En 2000, il avait fracturé le crâne du citoyen Leonardo Simón d’un coup de machette. Son casier judiciaire ne comporte aucun délit d’ordre politique. Ce n’est qu’après son incarcération de 2004 que sa mère Reyna Luisa Tamayo s’est rapprochée des groupes d’opposants au gouvernement, mais elle n’a jamais été inquiétée par la justice [6].
(…)
Le cas de Zapata est à mettre également en perspective avec deux autres faits bien plus graves mais qui ont délibérément été ignorés par les médias occidentaux, et qui illustrent clairement comment un fait divers, qui passerait inaperçu dans la plupart des pays du monde, est instrumentalisé et politisé dès lors qu’il s’agit de Cuba.
Depuis le coup d’Etat au Honduras et l’instauration de la dictature militaire le 27 juin 2009 dirigée dans un premier temps par Roberto Micheletti et ensuite par Porfirio Lobo depuis le 28 janvier 2010, plus d’une centaine d’assassinat, autant de cas de disparition et d’innombrables actes de torture et de violence ont été rapportés. Les exactions sont quotidiennes mais elles sont soigneusement censurées par les médias occidentaux. Ainsi, Claudia Larissa Brizuela, membre du Front national de résistance populaire (FNRP) opposé au coup d’Etat, a été assassinée le 24 février 2010, le lendemain du décès de Zapata. Il n’y a pas eu un mot à ce sujet dans la presse occidentale [11]. Un autre cas semblable illustre également la duplicité des médias occidentaux. En décembre 2009, à La Macarena en Colombie, le plus grand charnier de l’histoire de l’Amérique latine a été découvert. Pas moins de 2 000 corps étaient enterrés dans une fosse commune et selon les témoignages recueillis par des eurodéputés britanniques présents sur place, il s’agirait de syndicalistes et leaders paysans assassinés par les paramilitaires et les forces spéciales de l’armée colombienne.
http://www.voltairenet.org/article164267.html#article164267
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L’assassinat para-judiciaire est une pratique courante de la CIA,mais on ne connait pas de tel cas à Cuba.
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On ne peut comprendre la politique de Cuba sans tenir compte de la position antagoniste des États Unies à leur endroit. Les médias de masses nous disent que c’est un combat pour la démocratie ! Cette bulle narrative est purement idéologique, c’est une négation du réel. Les États Unies ont ciblé Cuba pour le soumettre, et pour y parvenir n »hésite pas à pratiquer un terrorisme d’État.
Qu’est-ce que la démocratie ?
L’adhésion raisonné et volontaire à l’État.
Si la grande majorité des cubains s’opposaient au régime il ne tiendrait pas 24 heures. Pourquoi alors ce peuple accepte il autant de sacrifices.Tout simplement parce qu’il veulent être maitre chez eux. Bref c’est le nationalisme cubain qui tient le régime.
@ M. Pomerleau
Avec tout le respect que je vous dois, vous êtes complêtement déconnecté (et d’après ce que je peux voir de voltairenet.org, ça ne vole pas fort).
Pour ce qui est du nationalisme qui soutiendrait un régime de dictature, je vous suggère de faire quelques petites recherches sur la Birmanie, sur la Corée du Nord, sur la Libye et tant d’autres. Même des pays comme l’Espagne et le Chili n’ont pas toujours été des démocraties il n’y a pas si longtemps, et je doute fort que les gens sont très heureux de vivre dans un tel régime et qu’ils souhaiteraient y revenir.
Et pour répondre à votre question, la démocratie est un système de gouvernement dans lequel les dirigeants politiques sont élus à travers le peuple. Une démocratie peut faire de bonnes ou de mauvaises choses, mais en général ses actions représentent l’opinion de la majorité des citoyens. Cela n’a rien à voir avec une adhésion quelconque à un état.
Monsieur Nicolas,
J’adhère à peu près à tout ce que vous énoncez. Et j’aimerais croire à votre vision de la démocratie, celle qui s’exerce par le peuple et pour le peuple.
Mais j’ose croire que tout ce qui se dit et se fait de la part de nos dirigeants actuels ne représente pas la pensée de la majorité de nos concitoyens.
Dans notre contexte, il manque plusieurs ingrédients à la démocratie: un bon système d’éducation qui permet aux citoyens d’évaluer ce qui se passe, se dit, se fait; des médias qui ne vivent pas uniquement des commenditaires et peuvent donc s’exprimer librement pour donner l’heure juste, dire le fond de leur pensée.
J’ai bien aimé votre position suite à mon premier commentaire, celui où vous avez fait allusion à la responsabilité individuelle et collective de nos concitoyens. Je crois que vous avez touché l’essentiel.
Mais je crois que notre société n’a justement plus les moyens et les outils pour assumer ces responsabilités. La seule démonstration d’une vraie démocratie qui fonctionne, c’est celle que je vois au sud de notre frontière. Mais le jour où un autre Bush sera élu, tout peut basculer.
Et je n’ai pas suffisamment d’informations pour penser que Cuba n’est pas une société plus humaine. Ce que dit monsieur Pomerleau contient peut-être aussi une part de vérité.
Chaque pays a son histoire. La dictature militaire de Corée du Nord et de Birmanie qui se maintiennent par la terreurs n’ont rien à voir avec le régime de Libye, qui reçoit un appuis populaire. L’illusion vient du fait qu’il n’y a pas de modèle démocratique comme celui des États Unies (à ne pas confondre avec les américains).
L’idée que seul des élections avec une multitudes de partis représente un modèle universel incontournable pour que le pouvoir reçoive une légitimité; et qu’il s’agit là du seul modèle de développement de l’État en fonction du bien publique relève de l’idéologie.
Dans certaine condition et à certaine étape dans la genèse de différents types d’États on constate que ce modèle de démocratie occidentale est tout simplement contre productif (Haiti) , vous n’avez qu’à pensez à la Chine. La question fondamentale porte sur la fonctionnalité de l’État. Pensez vous que les chinois n’adhèrent pas massivement au modèle qui les tirent collectivement vers le haut. Pour eux c’est la seule question qui importe.
Mais supposons que la démocratie des États Unies soit le modèle universel remplis de promesse de prospérité pour les peuples déshérités. On comprend mal pourquoi ce pays est le plus grand formenteur de coups d’État contre des démocraties sur la planète (le dernier étant le Honduras). Il y a une cinquantaine de dictateurs sur la planète; la majorité ont été mis en place et maintenue par les États Unies.
Pourquoi. Simplement parce ce pays poursuit une politique impérialiste pour servir les intérêts, non pas du peuple américains, mais des oligarques qui contrôlent Washington. Ce sont eux qui contrôlent la game et la dernière chose au monde qu’ils veulent c’est que de véritables démocratie se mettent en place; que ce soit dans les pays arabes, l’Afrique. l’Amérique du Sud. Etc. Leurs hantises c’est que des États soit dirigé par des leaders au service de leur peuple plutôt qu’être des pions à leurs services.
Le fameux combat pour la démocratie que les États Unies brandissent est une pure fiction idéologique entretenue par leur médiacratie.
Cela sonne ultra gauche comme argumentaire, mais ca ne l’est pas. C’est juste une lecture à partir de mes notes de géopolitique 101.
Ca commence avec Aristote: Qui contrôle l’État au profit de qui.
Et au États Unies We the people est devenu We the lobbys. Et ils sont extrêmement puissant, assez pour contrôler les deux partis; et de facto n’en faire qu’un pour eux. Ce pays vit sous le régime d’un parti unique et l’ignore.
L’anti-américanisme primaire exprimé par certains semble correspondre directement avec un pro- Castrisme. Curieux, n’est-ce pas. Prétendre que les USA sont la source de presque tout le mal sur notre planète et que le régime des Castro est un modèle de pureté est plus que risible.
Personne ici n’a affirmé que «le régime des Castro est un modèle de pureté» monsieur Beauchesne.
Aimeriez vous prendre connaissance de l’anthologie des actions politiques menées par la CIA au cours des décennies précédentes ? En voici un aperçu :
Actions politiques [modifier]
La CIA a plusieurs[Combien ?] fois influencé de façon décisive l’histoire politique des États dans lesquels elle est intervenue au nom des intérêts des États-Unis. Elle a créé ou soutenu de nombreux[Combien ?] mouvements insurrectionnels, qu’ils soient armés (particulièrement en Amérique latine, dans le monde arabe ou en Asie) ou non armés (Solidarność, en Pologne[réf. nécessaire]).
Parmi les opérations connues :
Le soutien aux partisans du Shah pour le renversement du premier ministre Mohammad Mossadegh, en Iran en 1953 via l’opération Ajax.
En 1954, au Guatemala, renversement du président Jacobo Arbenz via l’opération PBSUCCESS – bien que les rebelles organisés par les USA sont indigents, le pouvoir craint une intervention militaire directe et le président préfère démissionner -, qui débouche sur la mise en place du dictateur Carlos Castillo Armas.
En 1961, dans le cadre de l’opération menée contre Fidel Castro à Cuba, entraînement des exilés cubains anti-castristes pour le débarquement de la Baie des Cochons.
L’opération Mongoose de 1962 à 1975 (autre opération menée contre Fidel Castro).
Au Laos, de 1962 à 1975, organisation d’une armée laotienne, connue sous le nom d’armée secrète.
Programme Phoenix durant la guerre du Vietnam.
Le coup d’État du Maréchal Lon Nol au Cambodge le 18 mars 1970 pour renverser le roi Norodom Sihanouk pourrait avoir été appuyé par des agents de la CIA. (Implication non prouvée)
Souvent allégué, le soutien au coup d’État du 11 septembre 1973 au Chili contre Salvador Allende est réfuté par la commission parlementaire Chruch qui conclut à l’absence d’implication directe. Néanmoins il existait des plans contre Allende en 1970 qui échouent dans leurs premiers stades.
En 1974, la récupération d’un sous-marin soviétique qui avait coulé près d’Hawaii (Projet Jennifer).
La lutte contre l’Union soviétique en Afghanistan dans les années 1980, alliée à l’Inter-Services Intelligence (services secrets pakistanais) et aux services saoudiens, formant des moudjahiddins, entre autres Oussama Ben Laden, qui sera un des principaux financiers de Al-Qaida.
Aide à l’Irak durant la guerre Iran-Irak. L’Iran est également aidé.
L’affaire Iran-Contra, touchant l’Iran et le Nicaragua.
En 1989, la CIA, en coordination avec la DGSE et le Secret Intelligence Service, réussit à exfiltrer plusieurs centaines de dissidents politiques chinois visés par la répression après les manifestations de la place Tian’anmen (Opération Yellow Bird ordonnée par George Bush[30]).
Depuis les années 1990, elle est soupçonnée de pratiquer l’extraordinary rendition, pratique consistant à enlever une personne et à l’envoyer en secret dans un pays où la torture est pratiquée pour qu’elle y soit interrogée. L’Italie a pour la première fois engagé des poursuites en justice contre ces actions en 2005[31], suite à l’enlèvement d’un Égyptien à Milan.
Hé non ça vient pas du réseau voltaire, plutôt de Wikipédia. Est-ce de l’antiaméricanisme primaire selon vous Victor?
Monsieur Facal,
peut-être êtes-vous un grand visonnaire. Votre billet a soulevé un débat fort passionnant et surtout brûlant d’actualité. Encore plus qu’hier.
Comme par hasard, sur la page d’accueil de mon serveur, je voyais bien en évidence le titre suivant: Les Américains vont envahir Cuba?>
J’ai laissé un lien à cliquer sur mon dernier message.
Il faut distinguer le peuple américain des différents régimes politiques qui le gouvernent au travers son histoire. On peut difficilement être contre un peuple pour des raisons idéologiques.
Ce qui m’intéresse c’est la fonctionnalité de l’État qui est affecté par le type de régime qui assume le pouvoir et au profit de qui et avec quel conséquences ?
Thomas Jefferson se méfiait comme de la peste des banquiers et craignait qu’ils ne prennent le contrôle de Washington et détourne le pouvoir en fonction de leurs intérêts au détriment du bien publique.
F D Roosevelt a mis en place le New Deal pour sortir son pays de la Grand Dépression. Ce plan visait a structurer l’État en s’assurant que sa politique allait titrer vers le haut le maximum de citoyens. On peut dire qu’il avait le sens du bien publique. Il a laisser en disant de se méfier qu’un jour le complexe militaro-industriel prenne le contrôle à Washington.
Reagan lui a déclencher la Révolution des idéologue néo conservateur de l’École de Chicago.Cette politique a mené a stagnation des revenus de la base de la pyramide qui a été compenser par les facilité de crédit pour maintenir l’illusion de richesse. Les créances appuyer sur de l’inflation d’actif immobilier ont été sortie du bilan des banques et refilées sous formes de produits dérivés (avec une notation de risque floue) vers d’autres institutions, pour ainsi contaminer l’ensemble du système financier ( mondialisation oblige). Puis la ballounne a pété, Et c’est le premier temps de la crise systémique globale.
Le deuxième temps c’est la prise en charge par les États de ces mauvaise créances; et ajouter au plan de relance de sortie de crise etc. Et vous avez une crise majeure de dettes souveraines dans plusieurs pays.
La perte de confiance envers la fonctionnalité de l’État américains (régulateur du marché financier) ne restera pas sans conséquences géo-économique sérieuses: La révision du statut du dollar US comme monnaie de référence; et la perte de la prime qui vient avec, bref le recule de l’influence des USA et possiblement la chute de l’Empire.
Un peu simpliste comme présentation, mais simplement pour souligner que ce qui importe c’est la fonctionnalité de l’État et l’influence de la direction politique sur la stratégie adopté par l’État. La stratégie de Reagan a mener a un désastre qui N’a pas finie de se décliner dans le temps.
Reagan gouvernait Au profit de qui ? Des oligarques: Industrie de l’armement, pétrolière, bancaire, etc.
La question existentiel pour les États Unies: Est-ce que We the people peut reprendre le contrôle du We the lobby ?
Je me demande ce qu’en penserait Thomas Jefferson ?
À la suggestion de monsieur Dalpé je suis allé voir l’entrefilet et j’ai constaté qu’il est bien vrai de dire que tout n’est pas tranché dans les rapports internationaux.
Je relève en particulier cette déclaration du représentant de la firme américaine qui rappelle que il est «primordial que les Américains puissent voyager librement, comme c’est écrit dans la Constitution.».
Ce qui porte à penser que si Cuba est fermé, ce n’est pas entièrement de sa faute et qu’en toute honnêteté il faudrait en convenir.
Il est certain que si ça se réalise et que le gouvernement américain finit par lever l’embargo, les américano-Cubains de Floride qui carburent à la vengeance depuis 50 ans et dont on entend parler encore aujourd’hui vont sans doute vouloir se ruer sur Cuba. Certains pour retrouver leur pays ou des membres de leur famille, d’autres pour le changer, voire pour renverser le régime. J’imagine que les Cubains y songent.
Depuis la chute de Batista, il y a eu plus de 3000 victimes d’actions terroristes orchestré par des cubains réfugié au États Unies. On a même fait sauter un avion en plein vol (74 morts) l’auteur, Luis Posada Carriles fut condamné au Venezuela, il s’est échappé de prison et depuis il vit à l’abri au États Unies (grand pourchasseur de terroristes sur la planète). L’extrême droite cubain a un plan pour leur retour à Cuba: Éliminer par exécutions para judiciaires tous ceux qu’ils jugeraient liés au régime de Castro. Beau programme de démocratie.
………
Le régime cubain aurait il évolué si l’embrago avait été levé, probablement. Pour le moment compte tenu de la politique d’agression des États Unies contre eux , on comprend qu’il y a peu de place à l’ouverture.
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Petite information complémentaire. Le lien entre les oligarques, dont fait partie Paul Desmarais, et les pires dictatures de la planète:
« Le problème birman, éternelle patate chaude pour la pétrolière, est d’ailleurs largement expliqué dans ce livre coup-de-poing. L’auteur relate comment les milliards de dollars investis par Total en Birmanie ont aidé la junte militaire (qui n’est toujours pas reconnue par l’ONU) à asseoir son autorité dictatoriale sur le pays. »
http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2010/03/20100327-064500.html
Bonjour M. Facal,
Suite à votre commentaire concernant Cuba, je me pose des questions…je me parle…plus calmement ce matin…ce qui n’était pas nécessairement le cas à la lecture de votre article…
Je tiens à préciser que je ne chante les louanges d’aucun régime politique qui n’autorise pas la liberté d’expression et qui traite mal ses prisonniers.
Et maintenant, ouf! , je respirerai mieux…je dormirai mieux pourquoi? Parce que je suis certaine que tant de pureté idéologique, tant d’angélisme vous mènerait à boycotter, si vous étiez ministre de l’industrie de du commerce d’un quelconque gouvernement, toute relation commerciale avec la Chine.
Je ne suis jamais aller à Cuba…ni en Chine cependant, on me donne le choix, on me paie un voyage …et même « angéliquement » parlant…je n’hésiterais pas un instant…devinez…
Bonjour Monsieur Facal,
Les pires régimes sont les dictatures, à mon avis.
Ceux qui ont étudié les régimes politiques pourraient en parler longuement. Je me contente d’aller voir dans Wikipédia et je clique sur les hyperliens.
Les trois choses en commun, entre autres, avec les régimes démocratiques sont le fait que les dirigeants sont entourés d’espèces d’associés (les membres influents ou haut-placés du parti), que le peuple doit respecter la loi et qu’il y a des gens avantagés et des désavantagés, comme le Monsieur dont vous parlez dans votre chronique. Soyons solidaires dans notre grande famille des humains et, respectueusement, ressentons une petite peine pour cet homme qui a beaucoup souffert.
Que deviendrons-nous, nous, Québécois ?
Gilles Duceppe a dit que son premier objectif était la réalisation de la souveraineté. La lutte, il la nomme « la résistance ». La stratégie, elle, consiste à amener les québécois à avoir peur, à se sentir menacés et à bien identifier l’ennemi, les Canadians. Pour y arriver, il s’agit de stimuler le Québec bashing. Ainsi, plus de québécois mous verseront dans la haine en réaction au Québec bashing. Faut toujours faire haïr l’ennemi. Le meilleur exemple est donné par les guerres de religions.
Certains disent que la souveraineté serait avantageuse pour les québécois, d’autres disent le contraire. Lucien Bouchard, lui, a dit que peut-être qu’elle ne se réalisera pas et que la situation présente, c’est-à-dire les conséquences des stratégies des antagonistes nous apportaient un lot d’inconvénients et de désavantages. Cela dure depuis longtemps et n’est pas près de cesser disent les experts. Imaginons un Club de golf où les membres s’affronteraient sur les verts avec des pancartes, la moitié en faveur de la vente de la société du club et les autres contre, ce, pendant quarante ans. Imaginons comment les verts seraient endommagés par les piétinements. Pourquoi pensez-vous que Shell veut quitter le Québec ? Le climat politique est tellement corrompu par la hargne qu’ils savent que nous serions capables d’aller jusqu’à légiférer sur le prix à la pompe. Je vous épargne la liste des grands problèmes dont il est question à l’Assemblée nationale. Nos élus ont peu de temps pour en parler. La hargne occupe trop les engueulades. Et, au départ, nos élus ne sont pas vraiment disponibles pour travailler pour le bien de la population, ils sont trop pris dans leur lutte de rivalité des partis.
Castro avait recommandé fortement à sa population de garder au moins une ou deux poules à la maison afin d’avoir au moins des œufs pour se nourrir. Je suis porté à croire que ce sont les québécois qui les ont sauvés avec leurs voyages. Les américains ne nous l’ont jamais pardonné et pas parce que ces voyageurs délaissaient la Floride. Vous vous souvenez des taxes supplémentaires exorbitantes sur le bois d’œuvre ? L’embargo sur le bœuf, le porc ?
Là, c’est le Québec bashing. Monsieur Duceppe suit son agenda.
M. Facal
Bravo pour votre article sur Cuba. La réalité là-bas des gens ordinaire est bien loin du paradis que plusieurs québécois proclament. L’industrie touristiques est controlée maintenant par les Forces Armées. Un seul hiver sans touristes et tout l’appareil répressif s’écroulerait par manque de ressources car le système économique ne fonctionne pas et n’est en réalité qu’un triste systeme utopique (salaire 25$ par mois en moyenne). C’est triste à dire mais aller en touriste à Cuba aujourd’hui c’est aider une dictature à se maintenir au pouvoir.
Quelle étrange analyse de situation vous faites Normand. je vous cite :
«Gilles Duceppe a dit que son premier objectif était la réalisation de la souveraineté. La lutte, il la nomme « la résistance ». La stratégie, elle, consiste à amener les québécois à avoir peur, à se sentir menacés et à bien identifier l’ennemi, les Canadians. Pour y arriver, il s’agit de stimuler le Québec bashing. Ainsi, plus de québécois mous verseront dans la haine en réaction au Québec bashing. Faut toujours faire haïr l’ennemi. Le meilleur exemple est donné par les guerres de religions.»
Étrange… Peur ? Haine ? Hé ben!
Juste pour conclure. Les États Unies ont depuis longtemps considéré l’Amérique Central et du Sud ainsi que les Pays des Caraïbes comme leur arrière cour (La Doctrine Monroe). L’organisation des États Américains (OAS) a été créer pour rendre effective cette politique. Or signe des temps l’existence même est remise en question:
(…)
“you can’t expect much from the OAS. It’s like a corpse that must be buried. » (Chavez, 26 mars 2010)
(…)
« the OAS is a sign of dying empire. »
…..
32 Pays de cette région sont sur le point de donnée naissance à un autre organisme, Cuba est inclu et le Canada et les États Unies sont exclu de la Communauté des pays d’Amérique latine et des Caraibes (the Community of Latin American and Caribbean States.).
Ce n’est pas anodin que la création de cet organisme, qui permettra à ses pays d’échapper au dictat US. aura lieu à Caracas sous l’égide d’Hugo Chavez (la bête noir des américains, un autre dictateur !):
« Thanks to the support of all the countries of our Latin America and the Caribbean, there was no country that opposed or made any exceptions and objections to the summit in Caracas [in July 2011, where the Community of Latin American and Caribbean States will be formed], » the president (Chavez)said.
http://venezuelanalysis.com/news/5220
Même les alliés naturels des États Unies (Colombie et Pérou) ont consenti à exclure les « grandes démocraties » États Unies et le Canada pour inclure la « dictature » cubaine !
Pourquoi ?
…………
Bonjour,
Très intéressante chronique et des commentaires de qualité pour la plupart…excepté, ceux qui emploient des qualificatifs : comme « déconnecté » ou « stimuler la haine avec le Québec bashing ».
Que voulez vous.. quand on pas d’arguments et dans le dernier cas : projection ? Navrant!
*****
Un peu de publicité pour Le Devoir, qui par sa qualité rend l’homme meilleur et plus modéré.
J’ai découvert, M.Facal, à partir de «Rabais-campus.com» que l’on pouvait payer moins cher nos abonnements à des journaux et j’ai pensé que cela pouvait intéresser vos lecteurs :
Journal de Montréal :
- Livré à la maison 7/7 jours. 28,58$/semaine = 0,94$ par jour, taxes incluses
Journal « Le Devoir » :
- Livré à la maison 6/7 jours. 225$/an = 0,72$/ par jour, taxes incluses.
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Mais, j’aimerais revenir sur la VERRUE…
« Depuis que je suis en Espagne, je fais des comparaisons avec le Québec. Il serait évidemment idiot de tirer une conclusion globale. Je vous raconte quand même.» Joseph Facal
……. « Éberlués on raconte tout cela par courriel à ma belle-sœur qui habite Sherbrooke. Elle cherche aussi un dermatologue pour sa fille. Une histoire de cuir chevelu. » J.Facal
Moi aussi, je vous raconte quand même…
Joseph, voici une information « privilégiée », pour vous seulement, qui vous permettra de vous réconcilier avec les Verrues, dans ce Québec qui résiste à nos fameux lucides et ne veut pas évoluer. Eh, misère!
Même le PLQ (qui se dit le parti de l’économie – elle bien bonne!) résiste aux 4 économistes. Ces derniers – après avoir oublié(!?!?!) que la hausse de certains tarifs seraient grugés à 50% par la péréquation vont donner raison au PQ, semble-t-il, en haussant la TVQ de 2%, sur deux ans. L’affront suprême!
Pour revenir à la verrue, ma fille qui demeure à Sherbrooke, a recouru, elle aussi, à un spécialiste pour une verrue au pied de Sophie, ma petite-fille de 8 ans.
Voici l’adresse :
Centre De Santé Carillon,
20 Rue De Carillon, Sherbrooke (819) 564-1331
C’est une clinique privée, et la verrue de Sophie a pu être traitée « sans rendez-vous ».
Tu te présentes, point!
Peut-être traite-t-on des problèmes de cuir chevelu ?
Le traitement (azote liquide) a coûté 40$ en tout pour les 3 séances ultra courtes.
N.B.
Le Québec est le champion canadien des services de santé payants et compte maintenant plus de 150 cliniques privées, le plus grand nombre au Canada
http://www.lactualite.com/20080318_095714_7224
Bonne semaine,
Monsieur Facal,
Dans votre chronique du 24 mars dernier, portant sur les cas de deux grévistes de la faim à Cuba, permettez-moi de vous émettre quelques commentaires. Tout d’abord, il est dommage que votre analyse, tout comme celle de votre collègue au J. de Montréal, Richard Martineau, se contente de reprendre les dires de la grande presse, qui s’acharne depuis quelque temps à mener une campagne contre Cuba.
Dans votre défense du premier ‘martyr dissident’, vous manipulez une demi-vérité, et plus encore, vous l’agrémentez d’inexactitudes:
Manipulation: ‘Zapata était un pauvre maçon, noir en plus’
Inexactitude : ‘il avait été arrêté en compagnie de 75 autres activistes qui croupissent toujours dans les geoles castristes’
Il n’était pas du tout du nombre de cette vague d’arrestations, et, de ces 75 activistes dont vous parlez, près de la moitié ont été libérés.
Demi-vérité : ‘ il voulait une amélioration de ses conditions de détention’
Ses revendications étaient vouées à le conduire directement au suicide, puisqu’il demandait d’avoir une cuisine dans sa cellulle, ce qu’aucun prisonnier au monde( ou presque) ne pourrait se voir accorder. Alors M. Facal, il vous aurait mieux valu, dans un esprit d’étique journalistique, révéler ce petit détail, mais je comprends que la portée que vous avez voulu donner à votre texte se voulait bien plus de discréditer les dirigeants cubains que de vraiment apporter une analyse éclairée sur la réalité cubaine.
Aussi, vous dites qu’il est impossible de croire qu’il s’agit de criminels de droit commun, que cette cassette du régime est usée à la corde. C’est votre opinion, libre à vous si vous préférez croire la cassette américaine, issue des différentes administrations, expertes dans la diffusion massive de mensonges, pour contrôler ceux qui ne pensent pas comme elles, par des invasions et bombardements.
Mais, si vous voulez ne rien voir et entendre autre que la version de la Maison Blanche et de l’Union Européenne, c’est votre problème. Parce qu’ il est tout-à-fait vérifiable de voir que les deux grévistes de la faim dont vous vous portez si généreusement à la défense, sont bel et bien des criminels de droit commun, convertis pour la circonstance en prisonniers d’opinions.
Orlando Zapata : condamné pour escroquerie, agression à la machette, port d’arme illégale, mauvaise conduite pénitentiaire, et j’en passe. Il a eu beau n’être qu’un pauvre petit maçon, et en plus, noir, mais, il reste que ses nombreux aller-retour en prison n’avait rien à voir avec ses idées politiques.
Guillermo Farinas : condamné, entre autre, pour agression physique contre une collègue de travail, et, dans un autre cas d’agression grave : avoir frappé violamment à l’aide d’une canne, un vieillard, au cou, parce qu’il ne pensait pas comme lui. La victime a dû se faire opérer et abstraire la ratte.
Vous voyez, lui aussi s’est fait convertir en prisonnier d’opinion, inscrit sur les listes de paye de l’Oncle Sam, car il est beaucoup plus payant de se retrouver avec les ‘prisonniers de conscience’ et ainsi, avoir moins de chance d’être ‘oubliés’.
Dans votre élan de défense de ces pauvres cubains, victimes de cette terrible dictature, vous nous mentionnez le cas des ‘Dames e blanc’.Vous faites le lien de ces dernières avec les véritables Dames en blanc que fûrent et que sont toujours, ces femmes en Argentine quin réclament encore aujourd’hui, qu’on fasse la lumière sur la disparition de leurs proches.
Mais, la comparaison est tellement ‘tiré par les cheveux’ parce qu’à Cuba, il n’y a ni tortures, ni assassinats, ni disparitions. Vous cachez mal votre haine du système, m. Facal, en exagérant la situation que provoquent ces plagiats des ‘Folles de la place de mai’ . Vous prétendez que le régime mobilise ses fiers-à-bras, pour user de brutalité envers elles, lorsqu’elles manifestent dans la rue. Çà, c’est la cassette usée (US) de ceux qui les paient pour semer le trouble à l’intérieur du pays. Maintenant, la cassette cubaine ( vérifiable pour ceux qui ne sont pas aveugles et bornés)
Les autorités cubaines usent d’une parcimonie sans pareil envers elles, envoient spécialement des femmes policières, non armées, et n’ont pas pour les arrêter, mais pour les reconduire tranquillement à la maison, sous escorte, les protégeant à la fois, de ce que l’administration des É-U ( et ceux, dont vous êtes, qui reprennent leur refrain) appelle les supporteurs à Castro. Non mais, faudrait peut-être se rendre compte que les supporteurs à Castro sont un peu plus nombreux que ceux que vous imaginez, quand même. En fait, on peut dire, sans grande enquête, que ces gens-là, dont font partie ces dames en blanc, ne sont pas du tout aimés de leurs concitoyens. Ils reçoivent des billets verts, ne travaillent pas, profitent comme tous les autres des gratuités que leur offre le système cubain, et somme toute, sont complices de la puissance qui maintient un blocus criminel, privant la majorité de la ppopulation, des besoins souvent essentiels. Oui, les dames en blanc sont huées quand elles défilent dans la rue, et je comprends parfaitement la réaction des gens tout autour. Encore une chance qu’elles ne manifestent pas dans certains pays, ce serait la matraque et les gaz lacrymogènes qui les disperseraient , pratique jamais utilisée à Cuba depuis le triomphe de la révolution en 1959.
Et puisque la cause des ‘Femmes en blanc’ à Cuba vous fait penser aux véritables femmes du même nom en Argentine,
voici ce que ces dernières pensent de celles qui ont volé leur nom :
Ces femmes défendent le terrorisme des É-U, le pays qui a le plus de sang sur les mains, celui qui a lancé le plus de bombes, celui qui a envahi le plus de pays, celui qui a imposé les plus fortes sanctions économiques contre les autres. Notre lutte à nous symbolise l’amour que nous portons pour nos enfants disparus, assassinés par les tyrans imposés par les É-U. Leur lutte est différente, car elles défendent la politique subversive des É-U qui n’est faite que d’oppression, de répression et de mort. ( Tiré du livre ‘CUBA ce que les médias ne vous diront jamais’ Salim Lamrani, 2009 )
Michael Walsh
Association québécoise des amiEs de Cuba
Boischatel, Québec.
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