Tout ça pour ça
9 septembre 2009 par Joseph Facal
Il est sans doute impossible d’être nuancé dans l’affaire du Moulin à paroles. Mais j’ai toujours eu un faible pour les causes désespérées.
Selon le ministre Sam Hamad, lire publiquement le manifeste du FLQ, c’est faire l’apologie de la haine et du terrorisme. Le journal La Presse a aussi, évidemment, déchiré sa chemise.
On l’a assez dit : un peuple mature doit assumer la totalité de son passé. Le FLQ en fait malheureusement partie. Effacer les parties du passé qui dérangent est le propre des dictatures. Tout dépend donc de la façon dont la chose est soulignée.
Souligner un événement avec la sobriété et la retenue que son horrible nature commande est une chose. L’exalter, le glorifier, l’ennoblir en est une autre. Tout est affaire de mise en scène ici. Ce sont les extrêmes qui sont à proscrire : la négation, la banalisation ou la légitimation.
Certains fédéralistes se demandent pourquoi des souverainistes qui se sont opposés avec tant de véhémence à la reconstitution de la bataille des Plaines d’Abraham, ne voient aujourd’hui rien de répréhensible dans le projet du Moulin à paroles.
Justement, ce qui était choquant, l’été dernier, n’était pas que l’on souligne la défaite des Plaines, mais la manière dont on se proposait de la faire : sur le mode léger, ludique, festif, en se déguisant et en jouant aux petits soldats. Je n’aurais eu aucun problème à ce que des colloques ou des débats sur l’interprétation à donner à l’événement soient organisés. Tout est toujours dans la manière.
Mon questionnement est ailleurs : quel est le but exact poursuivi par ceux qui ont eu cette idée de faire lire le texte felquiste ? On peut voir la chose de deux façons.
Une fois, j’ai demandé à mes étudiants ce qu’avait été la crise d’octobre 1970. Silence sépulcral. Puis, l’un d’entre eux risqua : est-ce que ce ne fût pas la première hausse brutale du prix du pétrole ?
L’ignorance de notre histoire est abyssale chez les jeunes. C’est d’ailleurs l’un des atouts majeurs du camp fédéraliste. Si cet événement leur fait connaître une page importante de notre histoire, même si elle est sordide, ce n’est peut-être pas une mauvaise chose. Disons que ça se plaide.
D’un autre côté, René Lévesque pensait que rien ne faisait plus de tort au mouvement souverainiste que d’être associé, de près ou de loin, à ceux qui prônaient la violence ou la cautionnaient. Le FLQ a d’ailleurs failli tuer le PQ en offrant aux fédéralistes un amalgame de rêve. Il suffit de lire la biographie que Pierre Duchesne a consacrée à Jacques Parizeau pour s’en convaincre.
Les souverainistes ont encore besoin de convaincre de 10 à 15 % du peuple pour constituer une majorité. Cette frange à conquérir est faite, on le sait, de gens hésitants et craintifs. Voir le spectre du FLQ revenir hanter le souverainisme ne doit pas être de nature à les attirer.
Y a-t-il ici matière à scandale ? Non. Faut-il annuler l’événement ? Non. Mais si le but était faire progresser une option qui piétine, évoquer lourdement le FLQ n’était sans doute pas l’idée du siècle.
41 réponses à “Tout ça pour ça”
M. Facal,
Mon problème n’est pas qu’un professeur enseigne l’histoire du Québec en lisant, dans les classes, le manifeste du FLQ et qu’il mette les choses dans leur contexte.
Mon problème, par contre c’est de voir des séparatistes lire ce torchon en public et de voir la foule applaudir. Car c’est ça qui se produira.
Ils ont été même jusqu’a inviter Jacques Lanctot, son auteur, pour le lire. Heureusement, il ne pouvait pas se déplacer ou encore a il senti l’absurdité de la situation.
Le moulin à parole est un évènement séparatiste, organisé par des séparatistes extrémistes et pour eux, tous les moyens sont bons pour arriver à leur fin, même les plus invraisemblables.
Le manifeste du FLQ est un document raciste et extrémiste d’ont on ne doit pas faire l’éloge. Nous devons nous souvenir que le FLQ à commis des attentats terroristes et le meurtre de Laporte en a été l’aboutissement.
« Je me souviens » ne veut pas dire j’accepte tout et n’importe quoi.
Je suis peut-être naïf mais je ne crois pas un instant qu’il y ait un calcul machiavélique dans la mise en scène du Moulin à Paroles. Pas plus que je pense que la lecture du manifeste du FLQ soit une incitation à la violence.
J’ai relu le manifeste. Ceux qui ici s’apprêtent peut-être à critiquer l’initiative auraient-ils la décence de relire le Manifeste avant de s’exprimer? Je note en passant que Power Corp est au nombre de ceux que dénonçait les auteurs (au fait qui a écrit le manifeste ?)
J’étais devant ma télévision le soir de l’événement. Comme des centaines de milliers de québécois. Je me souviens parfaitement de l’atmosphère qui régnait lors des événements. Je me souviens parfaitement du fait que j’étais tout à fait d’accord avec le contenu et les dénonciations qu’il contient. je ne suis pas le seul certainement.
On dit aussi, ça reste à vérifier, que certains évêques s’étaient prononcés en faveur d’une large part de son contenu.
Il faut se souvenir aussi du fait indéniable que le Manifeste recueillait lors de sa lecture, (par un Gaétan Montreuil mal à l’aise), l’appui d’une très large partie de la population. Le soutien au Front s’est effondré quand Pierre Laporte est mort.
Et à ce sujet, je voudrais faire remarquer que les détails de la mort de Pierre Laporte n’ont jamais été établis clairement.
J’estime que ceux qui dénoncent ce texte devraient être capables d’en analyser le contenu à l’aune de la situation politique de l’époque.
Au lieu de ça, on assiste à une hystérie totale qui révèle dans certains cas une ignorance complète du contexte de la crise d’Octobre, Hammad ce con en particulier, et dans d’autres cas une mauvaise foi patente, André Pratte poue tout dire.
Monsieur Facal rappelle l’ignorance qu’il qualifie s’abyssale des jeunes d’aujourd’hui par rapport à toute cette période de notre histoire.
Je ne pense pas que ce sont les cris d’orfraie de Sam Hammad et la mauvaise foi d’André Pratte qui vont les renseigner objectivement sur ce qui s’est passé vraiment en octobre 1970.
André Pratte, vous auriez du l’entendre chez Homier Roy hier matin…. Il patinait péniblement surune glace mince. Il sait bien, ce n’est pas un con, il sait bien Pratte qu’il beurre épais.
Mais sur son blogue la conséquence immédiate de ça, c’est qu’il ameute une panoplie d’énergumènes dont lamajorité n’étaient probablement pas né en 70, qui occupent une large place et écrivent n’importe quoi jusqu’à tenir des propos haineux, à l’encontre du mouvement souverainiste dans son entier.
Est-ce que ça veut dire que Pratte est pour la violence ? Ce serait imbécile de répondre oui à ça n’est-ce pas. Mais c’est pourtant ce que soutient Pratte lui-même à propos de la lecture du Manifeste au Moulin à Paroles…
C’est une excellente idée de faire place au manifeste au cours de cet événement. Plus il sera connu, plus les gens en connaitront la véritable nature, plus ça deviendra difficile de réduire le Manifeste à ce qu’ils aimeraient que le peuple en comprennent.
je suis d’accord avec monsieur Facal : un peuple mature doit assumer la totalité de son passé.
Le moulin à paroles, dans mon temps cela voulait dire quelqu’un qui parle pour ne rien dire…. aujourd’hui, il y a des gens qui veulent rendre hommage aux poésies de notre beau Québec,_______________ cependant j’ aime moins l’idée de lire un manifeste qui avait encouragé la violence ,,,,je me souviens de la peur des gens qui ont assisté aux débarquements de nos soldats qui cherchaient les terroristes qui avaient tués, volés, fait explosés des bombes,,,,,les gens du FLQ n.étaient pas des pacifistes , ils voulaient à tout prix faire passer leurs idées, de gré ou de force, ils ont mis le Québec dans le chaos, ils n’ont pas respectés la démocratie , ils n’ont pas respectés le choix de la population,/ peut-etre que oui, cela n’allait pas si bien pour les gens qui voulaient avoir du changement, mais les gens qui ont fait la révolution-tranquille ont fait une bonne part pour améliorés la survie du français,,//,ce n,est pas en tuant des gens. en mettant le pays à feu et à sac que leurs idées allaient avancées ///, nous avons la chance de vivre dans un pays démocratique et d’avoir la liberté de choisir qui va nous représenter . ce n’est pas encore parfait, il y a toujours de la place pour l’amélioration,et pour changer de gouvernement il reste encore la bonne vieille méthode d,aller voter,,j’Ai lu la liste des oeuvres qui vont etre lues ,il y a de la bonne matière à réflexion,,mais je pense que le fait de savoir que le manifeste va etre de la liste, cela refroidit l’ardeur de quelques-uns et rallument la fureur d’autres qui vont prendre cela pour prétexte pour faire du grabuge..merci..bonne journée,,
Assumer l’histoire ? Il n’y a plus que les séparatistes pour le faire.
Promouvoir la reconstitution festive de la bataille des plaines, l’an passé, c’était banaliser un grand événement. Les séparatistes ne s’y étaient pas trompés : l’affiche montrant Wolfe et Montcalm se serrant la main, c’était une propagande bien digne des affiches de la France de Vichy.
La Fête ? C’est l’aboutissement des grandes réconciliations. La réconciliation des nations est d’abord solennelle, avant que d’être festive. La pensée collabo n’y entend rien.
Le même réflexe (de réécriture de l’histoire) s’avance à propos du Moulin. Sous ses apparences vertueuses, de pacifisme cette fois-ci, ce réflexe anti-Québec laisse percer toute l’intolérance dont sont capables les fédéralistes.
Des fédéralistes ? Pas tant les fédéralistes que les « fédéraux ».
Ne pourrait-on pas remarquer qu’à propos des Plaines comme du Moulin, bien des fédéralistes ont le sentiment d’y avoir perdu, d’y perdre maintenant avec le Moulin, mais que certains « fédéraux-collabo » donnent à fond dans la manipulation culpabilisatrice et revancharde ?
Ce sont les « fédéraux », bien plus que les fédéralistes ordinaires, qui tiennent maintenant à deux mains le volant de l’état québécois. Le Moulin nous le montre éloquemment.
« Les souverainistes ont encore besoin de convaincre de 10 à 15 % du peuple pour constituer une majorité. Cette frange à conquérir est faite, on le sait, de gens hésitants et craintifs. » Pas d’accord M. Facal. Avec 10 à 15% nous nous rendons de peine et de misère à 50%. Ce n’est pas assez pour créer un pays de façon sereine. Ça prends une victoire convaincante, pas un 50%+1. Au lieu de dire que les gens sont craintifs, je dirais plutôt qu’ils sont lucides. La peur ne fait plus partie de la discussion depuis longtemps.
Je n’ai pas de problème avec la lecture du Manifeste du FLQ. Cela fait parti de notre histoire au même niveau que le Rapport Durham, la Conquête, Duplessis, la Guerre de sept ans, la Rébellion de 1837, la Grève de l’amiante, le reglement 17, le Royale 22e, les maudits anglais etc, etc. Mais, au Québec, nous avons deux poids deux mesures. La reconstitution de la bataille fut attaqué car nous ne devrions pas honorer une défaite. La crise d’octobre était une défaite également.
Quand ont enseigne l’histoire il y a deux facteurs à considérer. Le premier est qu’il est important de présenter les deux côtès. Le deuxième est de comprendre de quel côté est l’auteur. Dans le cas qui nous concerne, les deux côtès ne sont pas représentés et l’organisation est partisane. Mais la différence avec la dernière tentative de commémoration est que cette fois elle ne sera pas cancellé. Pourquoi?
Finalement, je suis d’accord avec vous que notre histoire est mal enseigné. À qui la faute?
Les interventions de Claude B et de Marilou, sont une illustration éloquente et éclairante du manque de perspective historique, et dans le cas de Claude B en particulier d’une mauvaise foi crasse tout autant que d’une partisanerie assaisonnée d’une violence verbale qui n’a pas grand chose à envier à celle qu’il reproche aux organisateurs du Moulin.
Je ne suis pas étonné cependant c’est la trame habituelle de ses interventions et peut-être de sa vision manichéenne de la vie qui sait…
Quant à vous Marilou, l’interprétation réductrice de l’expression «Moulin à Paroles», révèle bien que vous n’avez pas vraiment la capacité d’élever votre imaginaire au-dessus du premier degré. C’est assez désolant. Mais bon, ça vous appartient.
C’est vrai Marilou que les felquistes n’étaient pas des pacifistes. Mais ce qui s’est passé ici n’est rien à comparer avec ce qui se passait partout ailleurs dans le monde. Les années 70 ce sont les Tupamaros, ce sont les Bigades rouges, ce sont les minutes man ce sont les détournements d’avion, ce sont les luttes armées des Palestiniens etc etc etc. Partout dans le monde, la révolution grondait. Lire le Manifeste dans un espace public, comme ça s’est fait à Ottawa l’an dernier, en quoi est-ce une apologie du FLQ et une glorification de la violence ?
Mais non, l’ensemble de l’oeuvre due FLQ ce n’est pas beau, on est tous d’accord avec ça. Mais c’est arrivé.
Et la réaction fédérale vous la trouvez jolie elle aussi, plus de 400 personnes emprisonnées incommunicado pendant des ois et aucune accusation jamais portée contre elles vous trouvez ça joli vous la loi des mesures de guerre ? Avez-vous vu le film «les ordres» de Michel Breault ?
En effet : un peuple mature est capable de regarder son histoire en pleine face.
Manifestement, nos amis ne sont pas capables d’élever leur esprit au-dessus de la mêlée. Comme Hamad.
Tout ce débat démontre, encore une fois, notre immaturité politique collective, qu’on soit fédéraliste ou souverainiste.
Ce qui me frappe c’est que les grands tenants du mouvement souverainiste seront à peu près tous présents au moulin à paroles. Ce qui, dans l’immaturité politique fédéraliste, rend cet évènement honni parce que perçu comme partisan. L’inclusion du manifeste du FLQ, document indéniablement historique, me semble plus un geste de provocation pour susciter une réaction extrémiste fédéraliste, merci M. Hammad, réaction qui nourrit à son tour l’immaturité politique souverainiste.
Le débat est rendu malsain pour toute notre société, on se crie des bêtises sans être capable de s’entendre sur la portée de notre propre histoire.
Partout ailleurs, des reconstitutions de grandes batailles historiques ont lieu sans annicroche et servent à rappeler l’histoire. Je pense ici à Gettysburg, le bataille la plus sanglante de l’histoire de l’Amérique du Nord qui marqua un point tournant dans l’histoire américaine et dont la reconstitution se veut inclusive malgré qu’elle a eu lieu 100 ans après celle des Plaines.
Le mouvement souverainiste piétine depuis belle lurette et n’a vraiment pas besoin d’interventions musclées de la part de certains milieux fédéreux pour continuer dans sa douce glissade vers l’impertinence. Pas plus que le langage outrancier , « fédérau-collabo, colonisé etc. », ne serve la cause souverainiste autre que d’illustrer son message dépassé.
Quand un mouvement qui a fait évoluer le Québec de façon extraordinaire soit rendu à provoquer des réactions de ses adversaires dans le seul but de raviver la flamme nationaliste, un observateur neutre pourrait conclure que ce mouvement a perdu sa raison d’être profonde et sombre dans la politicaillerie.
Le grand malaise du moulin à parole n’est pas les gens invités ni les textes lus, mais davantage le contexte dans lequel il a lieu. L’organisateur, Biz de Loco Locas a fait une grande partie de sa popularité avec la chanson: »Libérez-nous des libéraux! ». Il est un des plus grands promoteurs de la souveraineté au Québec. À maintes et maintes reprises il a répété que l’événement n’est pas partisan. Cependant, les organisateurs ont invité tous les plus grands ténors de la souveraineté du Québec, faisant du moulin à parole le plus grand rassemblement de personnalités souverainistes jamais vu. Il n’est pas étonnant de voir que puisque très peu de gens d’autres affinités politiques ont été invités, que les quelques qui y soit conviés se sentent plus ou moins le bienvenu. Qu’on fasse un événement partisan d’accord, mais qu’on le présente comme telle. La fin du moulin à paroles sera aussi l’occasion d’une marche pour la souveraineté.
Le malaise vient aussi de certains invités: Patrick Bourgeois du RRQ et Jacques Lanctôt du FLQ. Ce dernier ne s’est pas présenté par manque de moyens. Par contre, Patrick Bourgeois, un être de toute évidence torturé et empli de haine, n’a pas hésité à verser son fiel sur la population de Québec et ses radios en critiquant la reconstition historique de la Bataille. Ses menaces de désobéissance civile de la part du RRQ, ainsi que les incitations à la violence de Falardeau (aussi du RRQ) ont eu raison de cet événement. Je suis d’accord que la reconstitution de la Bataille ne doit pas être faite dans la joie et l’innocence, mais des attaques si violentes contre l’événement, et non sa forme, dénottent un malaise évident. Dans ma jeunesse j’ai assisté à un reconstitution de la Bataille, et j’en garde un excellent souvenir. Le contexte politique était différent, le PQ était alors au pouvoir, ce qui a dû calmer les ardeurs des souverainistes radicaux. Donc les mêmes individus qui par des appels à la violence ont fait annuler un événement rappelant l’histoire de Québec peuvent maintenant montrer leur version des faits en toute impunité. Je vois la un énorme problème, le double-standard québécois habituel est encore appliqué.
Maintenant les textes en lecture. Ce n’est pas un hasard si tous les textes ne sont pas dévoilés, le manifeste du FLQ était sensé être une surprise, pour provoquer un « stunt » médiatique. Je ne suis pas contre la lecture d’un manifeste marxiste et terroriste, mais ce qui m’inquiète c’est le contexte dans lequel il sera lu. M. Haintjens a aussi affirmé que la lettre de Pierre Laporte à Robert Bourassa ne sera pas lue. Fera-t-on mention des victimes du FLQ, rendra-t-on hommage aux innocents qui ont péri par les bombes du FLQ. Maintenant que la mèche est vendu, on fera sûrement plus pour calmer les ardeurs. Comprennons-nous, si la souveraineté du Québec devait arriver, elle doit se faire par voie diplomatique. C’est totalement différent de la révolution américaine, à qui on refusait la démocratie, la seule solution était de prendre les armes.
Pour en revenir à la conquête anglaise, je crois que c’est un excellente chose, au risque de déplaire. Sous le régime français, les colons étaient davatage considérés comme des esclaves au service de la couronne française, dans une perspective mercantilliste. Ils n’étaient pas propriétaires de leur terre, et étaient soumis à de lourdes taxes. Le commerce ne leur était permis qu’avec la France. La présomption d’innocence a été apportée par le code criminel anglais, ce qui donnait le fardeau de la preuve au colon, souvent ignorant des lois et du processus judiciaire. Le régime anglais a permis de rétablir cette situation. À noter que la communication se faisait aisément avec les Anglais, puisque la langue des nobles et d’usage à la cour était toujours le français, héritage de Guillaume le Conquérant. Évidemment les historiens ne peuvent que présument du destin de la Nouvelle-France sans la conquête, mais on peut se demander comment aurait réagi la colonie après la Révolution Française. Et sous le régime de Napoléon, aurait-il eu autant de considération pour la colonie que pour la Louisianne, vendue aux Américain en 1803.
Les jeunes ne s’intéressent pas à l’histoire du Québec, j’en conviens. Cependant, durant mes cours d’histoire du secondaire je me suis ennuyé. On me présentait souvent qu’un seul côté de la médaille, le nationaliste. Énormément de temps était accordé à des inepties, et l’histoire récente ne représente qu’une infime partie de l’enseignement. Biz disait en entrevue que les plus intéressés par l’histoire étaient les souverainistes. C’est bien normal je crois, car c’est la tendance en éducation. Les jeunes moins portés par cette vague se sentent laissés de côté, et perdent l’intérêt, tandis que ceux qui veulent d’un Québec indépendant sentent leur passion ravivée, trouvant dans l’histoire des épisodes moins reluisants (j’en conviens) qui peuvent justifier leur lutte présente. Une histoire plus nuancée permettrait peut-être de réhabiliter l’histoire du Québec chez nos jeunes qui ne se sentent pas souverainistes, mais pas moins Québécois pour autant.
Je suis citoyen de la ville de Québec, et c’était ma perspective. Peu de gens ici sont heureux de l’annulation de la reconstitution de la Bataille, surtout que des gens de l’extérieur l’ait causée, par des menaces de surcoit. L’utilisation d’un double standard par certains invités (la liberté d’expression est bonne pour promouvoir la souveraineté mais pas le fédéralisme), l’hypocrisie de prétendre que c’est un événement non-partisan, le lieu et les invités choisis sont au coeur de la contreverse. Personne n’aurait pu dire quoi que ce soit si le moulin à paroles s’était affiché comme souverainiste, et avait eu lieu autre part. Pour ma part, je crois que l’événement doit avoir lieu, selon moi la liberté d’expression est la liberté de dire nimporte quoi, mais elle s’applique à tous, et c’est donc mon droit et même mon devoir de dénoncer cet événement, mais en aucun cas je n’irai le perturber ou tenter de l’empêcher.
Cher gilles , je comprends bien votre jugement meme si je ne le partages pas entièrement,c,est vrai qu,on ne peut pas effacer le passé, mais on n’est pas obligé de répéter les erreurs du passé….. ne dit-on pas « »du choc des idées jaillit la lumière »….. pour ce qui est de l’expression Moulin à paroles , c,est une expression qui est connue partout pour dire que c’est du bavardage pour ne rien dire ,, allez voir le site expressio.fr,, ( mais les otganisateurs ont peut-etre voulu faire un lien avec le moulin aux images..?) ils auraient pu aussi bien nommer cet événement, ,L’imaginaire au pouvoir… :&) … ou le pouvoir de l’imaginaire.___(_en passant ,j,ai subi personnellement les visites de nos amis militaires,et j,ai des amis qui ont été emprisonnés pour rien mais les gens en place avaient le devoir de restaurer la paix..)bonne journée..
L’option souverainiste, au Québec, s’est élevée, au fil des années, au même rang qu’une religion. Il n’est plus possible, aujourd’hui, de critiquer le souverainisme. À chaque foi qu’on essai, même en fournissant des arguments solides, on essui les foudres des tenants de l’option.
JE NE SUIS PAS FÉDÉRALISTE… Je suis d’avis que le Québec doit devenir souverain si il veux conserver sa langue et sa culture.
Toutefois, il est impensable d’y arriver avec les politiciens actuels et dans la situation économique dans laquelle le Québec se trouve.
Ce n’est pas en faisant des spectacles propagandistes aussi peu subtil que le Moulin à Parole qu’on y arrivera.
Ce n’est pas en agitant le manifeste du FLQ qu’on y arrivera non plus.
On y arrivera en étant meilleurs que les autres provinces, en étant plus prospère, en n’ayant plus jamais besoin des transferts de péréquation et surtout, en bannissant tout extrémisme quel qu’il soit.
Nous sommes unanimes à critiquer l’extrémisme musulman mais lorsqu’on critique l’extrémisme séparatiste, on passe pour des méchants Fédéralistes.
Et SVP, ne me ressortez pas l’excuse que c’est la faute au reste du Canada si on est dans la situation actuelle. Le Canada a le dos large mais il n’y est pour rien. Notre propension à élire des incompétents socialistes qui ne pensent qu’a protéger les faibles et à niveler la compétence par le bas est la seule cause de notre médiocrité actuelle.
Croyez moi, lors qu’on sera la province la plus prospère du Canada, la souveraineté deviendra une évidence que personne ne pourra critiquer.
Et on aura même pas eu besoin du FLQ et de son manifeste pour y arriver…
Le problème vient au fait qu’au lieu de devenir un événement qui uni les gens, le Moulin à Parole va faire fuir les gens en devenant un pseudo-spectacle propagandiste ultra partisan financé par les contribuables. Il est curieux que le but de ces organismes extrémistes nationalistes (qui ne sont même pas capable de remplir un autobus) est davantage de diviser que d’unir les Québécois. Leur logique simpliste est grosso modo, t’es du bon bord ou du mauvais bord. Quant à la restruction de la bataille, on fait souvent des restructions de la Guerre Civile Américaine ou de la Guerre de 1812. Pourtant, même des familles entières étaient divisées d’un côté et de l’autre.
@M. Bastien Dionne:
Pourquoi au juste avoir des extrémistes qui parlent fort ont une si grande tribune (et je parle des médias) au point de glorifier n’importe quelle action pour leur cause. Soit dit, beaucoup de modérés au PQ trouvaient que les cellules du FLQ étaient une bande de malades qui tuaient des innocents qui ont plus en commun avec Al-Quaida qu’avec René Lévesque.
Soit dit, pour les Français, nous étions rien d’autre qu’un comptoir de ressources à bas prix ou une pièce dans un jeu de Risk. Donc,quelques arpents de neige dont Saint-Domingue et la Guadeloupe valaient bien plus cher aux yeux des Français. Cela avec en plus sans réelle vision en matière de peuplement. Par exemple, en acceptant pas d’Huguenots dont plusieurs sont devenus prospères aux États-Unis ou en Afrique du Sud qui auraient pu contribuer. Si la conquête n’aurait eu lieu nous serons:
-Soit vendu aux Américains pour payer les conquêtes militaires de Napoléon.
-Soit une DOM-TOM comme St-Pierre-et-Miquelon avec un contrôle centralisé par Paris et des problèmes comme ceux à SPM.
-Soit le 51ème état Américain comme désiré par Louis-Joseph Papineau.
@Claude B:
Je dois dire que je me suis déjà bien intéréssé au mouvement nationaliste au Québec. Cependant, j’ai réalisé que le mouvement était souvent contrôlé par des gens qui sont en fait des aveugles qui n’acceptent aucune critique constructive. On peut voir des similarités entre cela et le dogme religieux au Québec au début du 20ième siècle.
Le gros problème avec le cours d’histoire du Québec, est qu’il est en fait un cours d’éducation pour ceux qui s’intéréssent peu à l’histoire. Cela donne en FAIT le problème qu’on retrouve dans chaque cours d’histoire nationale, soit cela de démontrer sa nation supérieure à ses voisins et aux autres nations. Cependant, avez-vous remarqué que ce cours en question ne parle peu de l’impact des francophones en Amérique ou de la diversité de des cultures régionales et autochtones au Québec? Ce cours offre l’erreur classique de considérer le Québec comme un tout, alors qu’il existe plusieurs pays sur le territoire actuel du Québec.
@daveyy:
Reste à dire que vous avez raison tant sur votre exemple à Gettyberg que sur l’élément de la basse-politique au Québec que vous mentionnez.
Il est bien plus facile de critiquer et de se traiter de noms que de s’attaquer aux vrais problèmes économiques, sociaux et démographiques que le Québec vit depuis plus de 25 ans. Le problème est que les Québécois ont un maximum de gros bon sens pour reconnaître que ce sont uniquement des coups d’épée dans l’eau et qu’une telle attitude de groupes extrémistes partisans tant fédéralistes que nationalistes fait uniquement polariser la population au point d’être plus du tout réprésentatif d’une population qui est généralement peu politisée (et avec raison). Rien à dire que l’extrémiste et la provacation amène simplement la guerre.
Bonjour monsieur Facal,
J’ai lu avec intérêt votre chronique d’aujourd’hui sur la controverse entourant la lecture du manifeste du FLQ. Bien que je ne partage pas votre point de vue, je vous félicite de faire preuve d’assez de discernement pour comprendre que la lecture publique d’un texte, dans le cadre d’un événement où sont lus 140 textes historiques, ne signifie pas pour autant en faire l’apologie et qu’il faille alors dénoncer une telle lecture, comme le croient Sam Hamad, Jean Charest et André Pratte dans son médiocre billet d’aujourd’hui (www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/200909/09/01-899913-le-moulin-a-propagande.php).
Toutefois, ce que je déplore, c’est l’interprétation tacite que l’on fait ces jours-ci du fameux manifeste. On n’évoque d’ailleurs jamais son contenu, mais on se contente simplement de l’associer à la violence, la haine, à la version proscrite de souverainisme, qui doit s’exercer dans la paix et les bureaux de vote. On n’évoque non plus jamais la dimension socialiste du projet de société prôné par le FLQ. Car ce que défendait avant tout le FLQ était la révolution socialiste. Il est navrant qu’on le dépeigne généralement comme une gang d’enragés nationalistes qui cherchaient à s’en prendre violemment aux Anglais. La réalité est bien différente. Et le manifeste d’octobre 1970 est en ce sens très éloquent. On y dénonce le grand capitalisme, les conditions de vie de la classe ouvrière, les abus de pouvoir, la nécessité pour le peuple de s’unir et de mener conjointement sa propre libération. Ce discours s’inscrit pleinement dans les autres luttes révolutionnaires menées à la même époque un peu partout à travers le monde et qui nourrissaient idéologiquement le FLQ, qu’il s’agisse de la révolution cubaine, du FLN algérien, ou encore des Tuparamos, de votre pays d’origine. C’est dommage que cette dimension soit aussi souvent occultée et qu’on préfère dépeindre le FLQ comme une anomalie historique, une plaie honteuse dans l’histoire du Québec.
Il faut dire qu’on a ici une aversion totale de la violence non gouvernementale, quitte à préférer se fermer les yeux, censurer et refuser toute attention à un mouvement que l’on considère violent. Pourtant, la violence politique est présente dans l’histoire de tous les peuples et est indissociable de la plupart des grands évènements historiques, qu’il s’agisse des révolution américaine, française, russe, de la colonisation des Amériques, des Guerres mondiales… de la Guerre de la conquête. Il est d’ailleurs curieux qu’on semble plus à l’aise avec l’évocation de la Guerre de la conquête qu’avec la violence, très limitée, du FLQ. Il semble qu’au Québec, on ne tolère que la violence institutionnelle : celle de l’armée qui a le droit d’aller tuer des Afghans sur leur territoire ou de mater une légitime rébellion mohawk (qui, elle, puisqu’illégale, a reçu l’opprobre de la majorité de la population), de la police, ou, plus sournoisement, du système qui condamne des pans entiers de la population à la pauvreté, à l’exclusion sociale. C’est cette violence, cette injustice à laquelle le FLQ s’en prenait à travers son manifeste et son action générale. Et pour ça, son projet était à mon avis tout à fait louable, en dépit des quelques bombes et de la dizaine d’assassinats qu’il a pu commettre (violence bien limitée quand on la compare à celle d’autres mouvements similaires telles l’IRA, ETA, les brigades rouges italiennes, l’armée rouge allemande, etc.). Comme le FLQ a perdu sa bataille, il est facile de proscrire son action et son discours (pour le peu qu’on le considère). Cette attitude démontre à quel point la légitimité d’une lutte est une question bien légitime. Pourquoi le FLN algérien, le Viêt Minh, le M-26-7 cubain ou les résistants français à l’occupation nazie, qui ont tous posé des bombes et tuer des gens mériteraient honneurs et monuments, alors que le FLQ et les autres perdants de l’histoire méritent d’être constamment châtié et discrédité? Alors qu’il est de bon gout d’honorer la mémoire impérialiste de la reine Victoria, du général Amherst, des soldats britanniques ayant participé à la génocidaire guerre des Boers…
Vous vous demandez, en fin d’article, les raisons qui ont pu pousser les organisateurs à intégrer un tel texte à leur événement. Je crois que la réponse est simple. Le Moulin à paroles vise à replonger dans l’histoire du Québec à travers sa trajectoire politique, de la colonisation à aujourd’hui, en passant par la Conquête, les rébellions de 1837-1838, le rapport Durham (dont on lira aussi des extraits) la Confédération et.. de la crise d’octobre. Si cette épisode de notre histoire provoque encore autant de remous, c’est qu’il s’agit certainement d’événement suffisamment significatifs pour considérer qu’ils ont marqué la trajectoire politique du Québec. Car l’histoire ne doit pas être que l’affaire des vainqueurs. Mais ce sont encore une fois les vainqueurs qui cherchent à nous imposer leur regard sur celle-ci de façon réductrice et méprisante. Cette attitude n’a toutefois pas à nous étonner, puisqu’il s’agit ici des héritiers politiques du système vilipendé par le FLQ.
En terminant, je vous invite à lire, si ce n’est déjà fait, l’excellent texte de Ricardo Peñafiel et Martin Jalbert paru dans Le Devoir d’aujourd’hui (www.ledevoir.com/2009/09/09/266100.html) sur le même sujet. Aussi, je vous inviterais à faire preuve de prudence lorsque vous affirmez que les jeunes méconnaissent notre histoire. Si c’est vrai pour bon nombre d’entre eux, il existe toutefois un nombre significatif de jeunes qui ont un intérêt profond pour l’histoire et qui ont des connaissances qui n’ont rien à envier à celles de la majorité des 55 ans et plus, qui ne font pas partie de la mince élite formée dans les collèges classiques et qui sont pour la plupart analphabètes.
salutations,
Dominic Dagenais,
Montréal
M. Dagenais,
Le problème est justement est que l’on tente de transformer l’histoire du Québec en de la simple propagande nationaliste (chose qui est semblable dans tout cours d’histoire nationale partout dans le monde) en faisant de la sélection tout en démontrant le caractère perméable francophone au Québec seul lorsque 15% de la population francophone et acadienne au Canada n’est pas Québécoise.
Par exemple, pour beaucoup de gens la connaissance de l’histoire au Québec se résume à ces événements seuls avec de gros trous entre les siècles.
1534: Jacques Cartier découvre Gaspé.
1608: Champlain fonde L’Habitation dans la ville de Québec actuelle.
1759: La Bataille des Plaines d’Abraham.
1763: Traité de Paris: La France décide de garder les Antilles Françaises et St-Pierre-et-Miquelon pour laisser aller la Nouvelle-France (qui est que Quelques Arpents de Neige peuplés de paysans selon l’intelligentsia française de cette époque).
1837: La rébellion dans le Bas-Canada et le Haut-Canada
1960: Début de la Révolution Tranquille
Certaines personnes vénèrent le FLQ, cependant je crois que l’histoire relève selon moi davantage en celles de gens »ordinaires » qui ont fait quelque chose de bénéfique pour leur communauté que de gens qui veulent tuer des civils pour une cause, aussi noble soit-elle. Prenez l’exemple de figures comme Antoine Labelle ou Étienne Provost qui sont très très peu connues mais ont marqué l’histoire du Québec ou de l’Amérique du Nord à leur façon.
Quand même, va-t-on parler du pacte LaFontaine-Baldwin, de la colonisation de l’ouest Américain par des francophones, de la Rébellion dans le Haut-Canada, de George-Étienne Cartier, de la création d’une système de santé et d’éducation par les ordres religieux, des avancées dans le domaine de la technologie et de la science qui sont reconnues à travers le monde? (avec J-A Bombardier, Armand Frappier et etc…).
MV. Les séparatistes ne regardent que les côtés noir de notre histoire avec une mémoire sélective. Selons eux, nous étions (et sommes) toujours des victimes. Quand M. Facal dit que nous avons une mauvaise connaissance de notre histoire il a raison. Son périple en Espagne l’aidera à mieux comprendre son histoire. C’est fantastique. Ici, les Québecois ne font même pas l’effort d’aller voir au dela de leur frontière provinciale pour comprendre d’ou ils viennent. L’enseignement de notre histoire est « nombriliste ». Malheuresement, l’histoire, à la Lionel Groulx, fut enseigné trop longtemps au Québec. Un sociologue, dont le nom m’échappe disait, « Une personne qui ne connaît pas d’autres cultures ne peut prétendre bien connaître la sienne ». C’est le problème de nos deux solitudes canadiennes. Au Québec nous avons créé nos deux solitudes a nous…..séparatistes vs fédéralistes. En 1759 les Plaines étaient le site d’une bataille entre les français et les anglais. En 2009 les Plaines sont le site d’une bataille entre les séparatistes et les fédéralistes. Avons-nous vraiment évolué?
Résumons l’histoire à une partie de Hockey.
Le puck c’est la narration de notre histoire.
Les fédéraux controlent le puck lors du 400 e. Ils réussissent à faire passé l’Habitation de Québec pour ma cabane au Canada. Un à zéro.
Ils semblent encore contrôler le puck pour le 250 e de la Conquête avec la reconstitution de la Bataille des plaines. Sans que l’opposition ne leur offre de résistance. Survient un joueur corricace: Patrick Bourgeois et le RRQ. Il joue du coude et « paie le prix » selon l’expression consacrée par les chroniqueurs de sports. Il arrache le puck (la narration de notre histoire). Il le repasse à un collectif citoyen qui prend le contrôle de la narration et score le but: 1 à 1.
L’opposition se réveil et se rallie (Mme Marois et M Drainville, suite au cocus du PQ).
Le milieu culturel, qui dormait depuis une génération, se réveil et découvre le vrai visage du pouvoir: Hideux. Le reste est à suivre….
L’étoile du match: Patrick Bourgeois, celui que le PQ avait renier parce qu il trouvait son jeu trop robuste dans les coins de patinoire.
C’est pourtant lui qui a sauvé la partie
M Pomerleau,
Voici ma version de votre partie de hockey. Nous sommes à la septième partie de la finale de la Coupe Stanley, en prolongation. Patrick arrache la rondelle du méchant fédéraliste et effectue un lancer foudroyant et « c’est le but »!!!. La partie est terminé. Il y a seulement un problème. Il a marqué dans son propre filet.
Je suis en acord avec l’interprétation que nous propose monsieur Dagenais. Et particulièrement quand il écrit que : «Le Moulin à paroles vise à replonger dans l’histoire du Québec à travers sa trajectoire politique, de la colonisation à aujourd’hui, en passant par la Conquête, les rébellions de 1837-1838, le rapport Durham (dont on lira aussi des extraits) la Confédération et.. de la crise d’octobre. Si cette épisode de notre histoire provoque encore autant de remous, c’est qu’il s’agit certainement d’événement suffisamment significatifs pour considérer qu’ils ont marqué la trajectoire politique du Québec. Car l’histoire ne doit pas être que l’affaire des vainqueurs. Mais ce sont encore une fois les vainqueurs qui cherchent à nous imposer leur regard sur celle-ci de façon réductrice et méprisante. Cette attitude n’a toutefois pas à nous étonner, puisqu’il s’agit ici des héritiers politiques du système vilipendé par le FLQ.»
Enfin quelqu’un qui situe les choses dans son contexte véritable. C’est consolant. J’aimerais avoir votre talent monsieur Dagenais…
«Comedy is tragedy plus time.»
Allen Stewart Konigsberg
dans Crimes and Misdemeanors
Ironiquement, 80% du manifeste du FLQ était grosso modo basé sur l’idéologie Marxiste avec une société basé sur les travailleurs. Il est ironique de voir encore plusieurs gens au Québec penser que l’idéologie de la gauche très radicale (autant dire communiste) amêne du bon.
Quarante ans plus tard, nous vivons ironiquement dans une société dont l’état est roi et maître.
Aussi, beaucoup d’être vous parlez de l’histoire des »gens oubliés » ou des perdants. Or, les communautés autochtones entrent fort problablement dans cette optique plus que quiconque au pays.
Il est toujours curieux de constater dans les blogues, lignes ouvertes ou autres groupes de discussion à quel point la perception du rôle de l’État et de la position idéologique de mouvements ou d’individus peut varier d’un intervenant à un autre. Comment peut-on affirmer qu’au Québec, nous vivons actuellement dans une société où l’État est roi et maitre, après plus de 15 ans de néolibéralisme, initiée d’abord par le virage à droite du PQ opéré par Lucien Bouchard, puis accentué par l’arrivée au pouvoir des libéraux en 2003 et les nombreuses lois passées sous le bâillon visant à accroitre le pouvoir du secteur privé dans l’économie et l’allégement du fardeau fiscal pour les entreprises et les citoyens les plus nantis.
Mais pour en revenir au manifeste, effectivement, comme je l’ai défendu, il s’agit d’un texte prônant la révolution socialiste. Une idéologie marxiste certes, mais profondément imprégnée des luttes de libérations nationales ayant cours au même moment à travers le monde, tant dans le Tiers-Monde, que dans certaines régions d’Europe.
La question de la justesse ou non des idéologies de gauche demeure bien subjective et polarise les gens depuis l’apparition du concept. Et je ne m’attends pas vraiment à convaincre quiconque ici du bien fondé de cette grande famille idéologique (qui comprend plusieurs tendances, plusieurs expériences et évidemment des ratés). Il s’agit avant tout d’une question de valeurs. Toutefois, je trouve dommage qu’au Québec, autant de gens tendent à ne pas regarder plus loin que l’Amérique du Nord sur cette question. Oui, le Québec est certainement plus à gauche que le reste de cette parcelle de continent (et encore, certains États américains sont plutôt progressistes, tels le Vermont, la Californie, l’Oregon, Washington…). Mais à l’échelle internationale, nombre de nations sont allées nettement plus loin, pour le meilleur et pour le pire. Je souhaiterais seulement qu’on regarde plus loin que l’Ontario ou l’Alberta pour établir un cadre de référence et nous définir idéologiquement. Il y a des États où les impôts sur le revenu sont nettement plus élevés qu’ici, des États où les services sociaux sont beaucoup plus étendus, où l’université est gratuite, où le filet social est plus solide. Bref, il existe d’autres façons de penser et d’organiser la société, en dehors du capitalisme et du néolibéralisme, qu’on tend trop souvent à nous présenter comme la norme, la seule option en dehors de laquelle tout projet serait une utopie ridicule ou extrémiste. L’extrémisme est toujours relatif à une norme, forcément subjective.
Et pour la question des Amérindiens, je suis tout à fait d’accord. J’ai d’ailleurs souligné la légitimité de la rébellion mohawk de l’été 1990. Et je suis personnellement fort mal à l’aise avec un bon nombre de discours souverainistes entourant la Conquête et qui font complètement fi de cette question et qui semblent voir dans la Nouvelle-France un paradis perdu ; ou encore dans les commémorations du 400e anniversaire de la fondation de Québec. Si l’idée d’une reconstitution de la bataille des Plaines a suscité un tollé, qui s’est indigné des célébrations de l’amorce du colonisation française d’un immense territoire qui était pourtant déjà peuplé de dizaines de peuples aux culture aussi variées que riches? Qui est dérangé par la commémoration du 475e anniversaire de la prise de possession de ces terres par Jacques Cartier au nom du roi de France. Si le colonialisme monarchique britannique est détestable, celui qu’a exercé la France ne l’est pas moins. Malheureusement, les dégâts sont trop énormes pour espérer un revirement de situation. La société québécoise, comme les autres sociétés nord-américaines, s’est constitué, par les aléas de l’histoire et du colonialisme, en se superposant aux sociétés amérindiennes, les excluant du même coup de la nouvelle trajectoire nationale en marche.
La nation quebecoise existe pour le meilleur et pour le pire. Elle choisiera sa route (les generations suivantes le feront) en fonction des aleas et des perspectives de son temps.
Je ne pense qu’on doive baser le choix du statut politique du Québec, en fonction du passé (soit en revanche de la Conquete, soit en condemnation du nationalisme outrancier d’autrefois), mais bien en fonction des aspirations futures des Québécois.
En attendant, il ne faudrait pas s’attendre à des choix constructifs, tant qu’il y a de ces débats stériles et immatures.
CM
Personnellement, je suis pour la commémoration et la lecture du manifeste mais je ne comprends pas toute la polémique qui entoure. À mes yeux, c’est simplement une jolie manœuvre politique de Jean Charest offert sur un plateau d’argent par les souverainistes. Imaginez une seconde :
Des militants fédéralistes organisent une grosse lecture historique ou ils empruntent les coups plus glorieux comme les unions, la confédération, les histoires individuelles de collaboration entre francophone et anglophone, etc. Tous les groupes fédéralistes (patronat, immigrants, anglophones, etc.) sont présents et tous les chefs fédéralistes confirment leur présence. On invite un artiste clairement fédéraliste et fier de l’être pour lire le discours de Trudeau qui va mater le nationalisme et de la loi des mesures de guerre. Quelques souverainistes sont invités mais sans plus. Comment réagirait les chefs souverainistes et la population en général? Imaginez Gilles Duceppe… Je pense qu’il ferait une crise cardiaque voyant Harper, Ignatieff et Charest festoyer ensemble. Le taux d’appui à la souveraineté pourrait même monté suivant cette nouvelle provocation.
La différence entre les fédéralistes et les souverainistes, c’est que les fédéralistes utilisent la meilleur stratégie des deux camps soit de miser sur le confort et l’indifférence et ne jamais en parler et éviter de rappeler le passé. Ils ne cherchent pas à vanter le fédéralisme mais à jamais en parler. Les souverainistes ne peuvent pas faire ça. Les fédéralistes ne commettraient jamais l’erreur stratégique d’un tel rassemblement…
@ Dominic Dagenais
Vous dites « visant à accroitre le pouvoir du secteur privé dans l’économie et l’allégement du fardeau fiscal pour les entreprises et les citoyens les plus nantis. »
Vous n’êtes surement pas propriétaire d’entreprise pour écrire des absurdités pareilles.
Nous vivons dans une province ou le taux de syndicalisation dépasse les 40% de la population des travailleurs Québécois. Qui croyez vous dirige vraiment le québec? Les grosses méchantes entreprises? Ou les centrales syndicales, avec, je vous le rappelle, lesquels certains de nos politiciens, particulièrement au PQ, ont des liens très, pour ne pas dire trop, rapprochés?
Actuellement, le gouvernement draine une grande partie de notre future prospérité en faisant un déficit incroyable pour refaire nos infrastructure. Qui en profitera? Les amis du parti qui contrôlent les entreprises de béton et d’asphalte ou le petit travailleur d’une entreprise de moulage de la beauce, par exemple, qui tire le diable par la queue en travaillant à temps partagé pour que son entreprise et son emploi survive?
Wake-up… Y’en a plus de méchants Englais, propriétaires d’entreprises, qui exploitent les travailleurs, comme le mentionne le manifeste du FLQ.
La presque totalité des entreprises qui créent la richesse au Québec sont propriété de Québécois, comme moi, qui ont hypothèqués leur maison pour lancer leur propre entreprise.
C’est ça, le Québec d’aujourd’hui.
Cessez de vivre dans le rêve marxiste d’une société ou tout le monde est égal et personne n’a rien de plus que son voisin. Il est la le problème du Québec. Le Québécois moyen est jaloux et envieux de son voisin et n’est pas prêt à faire les mêmes efforts pour arriver aux même niveau. C’est pour ça que nos bons syndicats et notre bon gouvernement nivellent par le bas. Pour ne pas faire de peine au bon Québécois qui fait tant pitié.
D’après le Manifeste, un riche c’est un crosseur et un travailleur c’est un exploité.
Aujourd’hui, être riche c’est avoir la chance de ne pas avoir de dettes ou de travailler pour le gouvernement. Regardez qui sont vraiment les riches au Québec. Péladeau et Snyder, Dion et Angelil, Guy Laliberté et dites moi qu’ils ne méritent pas leur fortune. Ensuite on doit regarder à la tête d’Hydro, de la SAQ, de la SAAQ et j’en passe, des amis nommés à leur poste par le gouvernement.
Si nous devons être jaloux de quelque chose, c’est de voir nos taxes et impôts dépensés sans vergogne par nos politiciens.
Il est la, le drame du Québec.
Bien dit, Claude B.
Je ne sais pas quel âge a Claude B, mais je comprend à son analyse qu’il semble incapable de situer le Manifeste du FLQ dans le contexte de son temps.
Ce manifeste à l’époque Claude, quand il a été lu à la télévision, il a reçuu un appui considérable des Québécois. Parce qu’il leur parlait de vraies choses. Il dénonçait des vraies affaires qui avaient cours à ce moment.
«Wake-up… Y’en a plus de méchants Englais, propriétaires d’entreprises, qui exploitent les travailleurs, comme le mentionne le manifeste du FLQ.». Claude a raison, yen a plus de méchants Englais(sic). Yen a juste des bons qui nous aiment.
Trève de plaisanterie, justement la situaiton est différente aujourd’hui de celle que décrivaient les Felquistes dans les années soixante dix. La situaiton a changé tout le monde comprends ça.
Alors de quoi a-t-on peur au juste? Qu’à la suite de cette lecture des hordes de néofelquistes surgissent et montent à l’assut des châtezu de Westmount ? Voyons donc Claude !
Par ailleurs, quand je lis les propos de Claude B, je constate aussi sa grande très colère. Claude est mûr pour écrire un nouveau manifeste, celui-là dénonçant les nouveaux riches. Ceux qui n’ont pas de dettes, et qui travaillent pour le gouvernement. Entre autres. Dont les prof d’Université par exemple qui profitent d’années Sabattiques à vos frais Claude, à vos frais.
Je ne peux croire que la conclusion logique de votre pensée, ce soit que l’idéal est que la majorité de la populaiton soit pauvre et endettée.
Mais pour régler un problème il faut le prendre par le bon bout. Je pense que vous devez continuer de réfléchir.
Gilles,
Prenez la peine de bien lire ce que j’ai écrit, je crois qu’il vous en manque des bouts.
Et pour répondre à votre question, j’ai 46 ans, je suis propriétaire d’une entreprise qui a créée 70 emplois de qualité, que j’ai fondée il y a 10 ans avec 3 amis dans le but d’avoir un peu de contrôle sur ma destinée.
Le manifeste a été lu à la télé et la radio parce que des otages ont été menacés de mort si ce n’était pas fait. On appelle ça du terrorisme.
C’est encore pire qu’ils ont mis leur menaces à exécution.
Si il n’avait pas été rendu public, à l’époque, de la façon dont il l’a été, on en parlerait pas aujourd’hui.
Je vous garanti que lors de sa lecture, en fin de semaine, il y en aura plusieurs pour applaudir et approuver ce document.
Ce n’est pas correct. On ne dois pas encourager le terrorisme, peu importe la cause.
Gilles, vous dites, « Ce manifeste à l’époque Claude, quand il a été lu à la télévision, il a reçuu un appui considérable des Québécois. ». Pas vraie. Bien au contraire. Si Lévesque n’avait pas réagit comme il l’avait fait le PQ, et sa cause, serait mort. Je me rappelle très bien Gaetan Montreuil lisant le manifeste. Je me rappelle la mort de Laporte et la petite note des felquistes annonçant son exécution. Le manifeste n’était pas Das Kapital ou encore The Declaration of Independence. C’était écrit par des gens pas très futé. Le manifeste, pour le meilleur et pour le pire, fait parti de notre histoire. Mais, ces jours-ci, il a reçu une attention qu’il ne mérite surtout pas. Ce n’est pas un grand texte, c’est un texte qui serait rejeté par un prof de CEGEP.
Le FLQ n’avait pas vraiment l’appui de beaucoup de Québécois car nous sommes généralement pas portés à aller vers la violence et l’extrémiste mis à part certaines personnes qui étaient des nationalistes radicaux ou des gauchistes radicaux. Tel que mentionné, la lecture de manifeste à la télévision était visiblement fait pour protéger des vies. Vrai à dire qu’un groupe style néo-FLQ aujourd’hui serait considéré au même titre qu’un groupe de crime organisé car il ne faut pas oublier qu’il existe des ex-felquistes qui ont été accusés d’actes criminels en était aussi proche du monde interlope (vol etc….)
Il est vrai qu’il existait des gens qui trouvaient que le FLQ faisait un peu Robin des Bois, mais la perception de ces cellules a beaucoup changé lorsqu’il ont commencé à tuer et à kidnapper des gens.
En fait, Gilles, vous avez parfaitement raison lorsque vous parlez de la similarité entre le FLQ et certains groupes Marxistes en Europe dans les années 60-70. En lisant de plus près le manifeste du FLQ, on voit que le groupe avait plus en commun avec les idées du PMLC qu’avec les idées du PQ. Ça serait visiblement commme comparer aujourd’hui l’ADQ avec certaines factions »radicales » de Québec Solidaire.
«vous dites, “Ce manifeste à l’époque Claude, quand il a été lu à la télévision, il a reçuu un appui considérable des Québécois.”. Pas vraie. Bien au contraire. Si Lévesque n’avait pas réagit comme il l’avait fait le PQ, et sa cause, serait mort.»
Donc peu de gens l’appuyaient. Redonc, l’intervention de René Lévesque fut inutile puisque personne ne l’appuyait…
Très logique MV.
M. Facal
Le Québec a besoin de vous!
Revenez en politique active. Le PQ profiterait grandement de votre retour.
Au plaisir de vous lire en attendant.
Le fait est à la base que le Moulin à Image cherche à simplement faire un portrait historique du Québec en 24h de lecture publique.
Partant de cette prémisse là qui est parfaitement légitime, il est clair que le manifeste du FLQ fait partie des textes qui ont marqué l’histoire du Québec et la mémoire collective. Même qu’objectivement la seule raison de ne pas le lire serait justement d’ordre politique puisqu’au niveau historique le texte est on ne peut plus pertinent pour le concept du Moulin à image.
Le parti libéral en a fait une polémique en laissant planer l’idée qu’il s’agissait d’une lecture partisane. Mais qu’on soit d’accord ou pas avec le manifeste, il s’inscrit dans l’histoire du Québec.
Ceux qui parlent du « ton avec lequelle le texte sera lu » doivent comprendre que le fait de lire ce manifeste au Moulin à Parole sera en soi une victoire, et que si applaudissement il y a ce sera par rapport à la polémique et pas nécessairement par rapport à l’appuie au FLQ. On ne saura vraiment jamais comment le texte aurait été reçu si jamais il n’y aurait eu la polémique. On peut prétendre des choses mais on ne le sais pas. Moi je crois que le texte n’aurait pas fait de vague plus que d’autres textes étant donné la nature de l’évènement qui n’est justement pas a priori partisane.
D’autre part, c’est sur que les souverainistes ont plus tendance à se pointer à ce genre d’évènement puisque sans sentiment nationaliste québecois on parlerait de l’histoire du Canada et non pas de l’histoire du Québec dans ce moulin à parole. C’est sur que la tendance va faire qu’il va y avoir plus de souverainistes que de fédéralistes.
Ok, j’ai tu écrit « Moulin à Image » à la place de « Moulin à Parole ». ? J’pense que oui.
Pardonnez l’erreur.
nada, la violence
Messieurs Charest et Hammad croient que c’est faire oeuvre de violence que de lire un texte du FLQ? Mais que pensent-ils alors du fait qu’à chaque année, le vendredi saint, l’Eglise Catholique et d’autres Eglises Chrétiennes, font la lecture et jouent même la scène de la crucifixion du Christ? Est-ce que l’Eglise prône la violence pour autant? Où ils sont carencés intellectuellement où ils font de la démagogie comme c’est souvent le cas pour les fédéralistes, Et dire que monsieur Charest a dit que madame Marois faisait de la démagogie parce qu’elle prétendait que le gouvernement voulait faire de la censure avec le « moulin à paroles ». Mais quels hypocrites! Ce sont eux les démagogues: ils cherchent à provoquer des sentiments négatifs dans la population à l’encontre du mouvement indépendantiste. Se rappeler les faits de l’histoire n’est pas de la violence. La violence est dans l’action du gouvernement du Canada lorsqu’il envoit son armée intimider le peuple québécois ou encore, lorsqu’il envoit son armée faire la guerre dans des pays étrangers sous le prétexte fallacieux d’y instaurer la démocratie.
P.S:vous comprenez que les mots du précédent envoie « nada, la violence » constituent une erreur technique. Mes excuses.
Pas facile de se prendre pour Cassandre, qui comme on le sait, avait raison…
Comme le titre du présent billet, on se rend compte que tout ce battage l’a été pour rien. Et voici que le descendant de Wolfwe lui-même l’a bien reconnu après sa prestation : «Le descendant du général James Wolfe a plutôt été applaudi par la foule de quelques milliers de personnes après avoir lu des lettres et des ordres transmis par son aïeul pendant le siège de Québec, à la veille de la défaite des troupes de Montcalm, en 1759.
Au terme de sa lecture, le Britannique a avoué s’être senti nerveux avant de monter sur les planches, compte tenu de la controverse et des tiraillements entre souverainistes et fédéralistes suscités par le Moulin à paroles.
« C’était un peu énervant d’être la voix anglaise isolée et je n’aurais pas été surpris de voir des chaussures lancées dans ma direction, comme c’est arrivé à Georges W. Bush, mais heureusement, j’ai été accueilli avec la politesse typique des Québécois », a-t-il dit en souriant, manifestement soulagé.
M. Wolfe Burroughs, qui était accompagné à Québec par Georges Savarin de Marestan, de la lignée de Louis Joseph de Montcalm, a salué la valeur « historique, culturelle et éducative » du Moulin à paroles.
Du même souffle, il a condamné le ton outrancier d’une certaine presse opposée à l’événement.
« Je suis très satisfait. L’activité se déroule comme me l’avaient assuré les organisateurs non pas comme l’ont avancé certaines radios et journaux », a-t-il souligné.»
En efet, tout ça pour rien…
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/200909/12/01-901201-le-descendant-de-wolfe-applaudi.php
le moulin-à-paroles…. si les lettres de ce moulin à pu faire réfléchir les gens , cela a du bon, et cela devient alors un événement éducatif à la place d’un événement politique,,, il y a tellement de façons de connaitre notre jeune histoire,cette histoire de cette province qui veut devenir un pays…il ne faut pas jeter de pierre dans la cour du voisin quand nous habitons une maison de verres, qui sait si le voisin ne va pas nous lancer des pierres,,si on veut avoir du monde pour nous aider à terminer ce projet de société,il faut etre accueillant envers tous ceux qui décident de venir vivre ici,, un sourire fait toujours du bien et c’est universellement connu.. . merci…
J’y suis allé six fois. La première au canal Vox. La deuxième après souper comme destination de marche avec ma meilleure au kiosque, c’est à cinq minutes de chez nous. La troisième à Vox vers 21-22 heures, la quatrième dimanche vers 11 heures au kiosque, la cinquième au kiosque après dîner et la sixième, de 14 à 15 heures à Vox.
Au kiosque, il y avait à chaque fois entre 500 et 2 000 personnes. L’été, la Commission des Plaines y produit des spectacles de musique qui attirent cette grandeur de foule. Sur Vox, je sais pas de combien a été l’auditoire.
Pourquoi le tintamarre médiatique a-t-il porté sur le Manifeste plutôt que sur nombres des 139 autres textes dont, de mémoire, les paroles de la chanson Réveille de Zacharie Richard interprétée pathétiquement par Mme Cyr, Speak White de Michèle Lalonde, les lettres lues: par Bernard Landry, Celle de De Lorimier écrite en prison la veille de son exécution, celle d’une « impure laine » des années 50, celles lues magistralement par Mme Marois et Gilles Duceppe.
Si on m’en avait offert la chance, l’aurais-je accepté pour lire ces extraits de Naître ou ne pas être de
Jacques Henripin.
Qu’auriez-vous aimé aller y lire ?
Suite à l’article sur le National Post ce matin, je lis, entre autres, ce commentaire fraternel d’un lecteur : If there were any anglos at the event, they wouldn’t have known what these creeps were saying anyways.
Les «Creeps» en question,c’est bien des Québécois qu’il parle n’est-ce pas!
C’est accessoire dira-t-on. Mais si Chantal Hébert a raison de dire comme elle l’a signalé ce matin chez Homier Roy que la prochaine campagne électorale fédérale se fera dans le Roc sur un air de Quebec Bashing, peut-on croire que ce type de réaction sur le Post soit si marginal que certains voudront nous le faire croire ?
Il y avait des anglos, j’en ai entendu. Des touristes sans doute, ignorants tout de la controverse de l’événement.
L’apparence de deux hommes passant près de nous m’a tout de même intrigué, genre témoins de Jéhovah techno: complet, cravate, oreillette et verres fumés peut-être. Non, pas de verres fumés, je n’aurais pas remarqué l’oreillette.
J’espère que dans 20 ans l’on ne m’en voudra pas de les avoir étiquetés sommairement témoins de Jéhovah comme leurs auteurs ont malencontreusement utilisé, de mémoire, des mots comme « fifi » ou « tapette » dans le manifeste que vous savez il y aura bientôt 40 ans.
Je n’ai pas retenu s’il parlaient anglais ou français ou ni l’un ni l’autre. Ils se retiraient de la foule si on peut parler ainsi de quelques personnes éparses par-ci par-là.
À l’aide Wikipédia !
Creep may refer to:
Creep (project management), the jeopardizing of a project’s initial objectives by an increase in overall objectives.
In science:
Creep (deformation), the tendency of a solid material to slowly move or deform permanently under the influence of stresses.
Downhill creep, the slow progression of soil and rock down a low grade slope.
Aseismic creep, a slow steady movement along an earthquake fault.
Creep, advancing of a railway wheel more or less than is expected from rolling, without large-scale slip.
Superfluid creep, the tendency for a superfluid to crawl up the walls of its container.
Location creep, the tendency of reported move of location of a residing point in Real-time locating systems#Location_creep
À l’aide Harrap’s !
Ceux qui donnent la chair de poule ?
Ceux qui cheminent sur la jante, qui se rendent péniblement aux puits (en course automobile), les rampants ?
Chez Harrap, on ne traduit pas ‘creeps’ par Québécois.
Sauf Pauline Marois, à ma connaissance la moitié des lecteurs au moins qui sont passés au micro possédaient la connaissance de la langue anglais à un niveau supérieur à celui d’un décrocheur (non-persistant) du secondaire. Je blague au cas où il serait prudent de le préciser !
P.S. À cet événement, il y avait sur scène dimanche avant midi un autochtone de l’Abitibi qui a affirmé parler sept langues. Il tranchait par sa majesté. Si l’occasion se présente, je songe voter pour lui comme prochain gouverneur-général du Canada. Il ferait un tabac !
Merci Robert pour ce texte rafraichissant.