Tous contre un
15 janvier 2012 par Joseph Facal
On n’a pas besoin d’être un génie pour deviner ce que libéraux et péquistes vont tenter pour essayer de remonter la pente.
Le PLQ misera tout sur le Plan Nord. Le PQ se fera le champion de l’identité québécoise et allumera des lampions pour éviter d’autres défections. Les deux vont aussi tirer à boulets rouges sur François Legault.
Ce dernier a eu la partie relativement facile jusqu’ici. Son succès repose davantage sur l’impopularité du PLQ et du PQ que sur ses attraits propres.
Je comprends François Legault d’avoir voulu se concentrer sur un petit nombre de propositions prudentes. Mais à partir de maintenant, il sera interpellé sur tout. Il devra donc mettre plus de chair autour de l’os.
En se disant ni de gauche, ni de droite, ni souverainiste, ni fédéraliste, il offre une cible mouvante à ses adversaires, ce qui l’a bien servi à ce jour. Le même homme est traité de «souverainiste de gauche» par Jean Charest et de «fédéraliste de droite» par Pauline Marois.
Son parti est pourtant facile à classer, me semble-t-il. S’il est vrai qu’on peut être à gauche sur certains sujets et à droite sur d’autres, la trajectoire passée de ses principales figures, le rapprochement avec l’ADQ et l’accent mis sur la création de richesse et la performance accrue des services publics ne le classent certainement pas à gauche, en tout cas pas dans le sens que l’on donne traditionnellement à ces étiquettes au Québec.
Sur la question nationale, Monsieur Legault est encore plus facile à situer. À partir du moment où il dit espérer que le Québec devienne «un joueur qui contribue à la fédération» et admet qu’il ne se définit plus comme souverainiste, la cause est entendue.
Monsieur Legault a parfaitement le droit de changer d’avis. Il se justifie cependant en disant que le peuple ne s’intéresse plus à la question nationale.
Ce n’est pas exact. Un récent sondage CROP-L’Actualité établissait que 70% des Québécois «veulent changer les rapports Québec-Canada», ce qui peut théoriquement se faire par le renouvellement du fédéralisme ou par la souveraineté. Seulement 15% des gens disent vouloir «ne rien changer». C’est comme ça depuis des années.
Qu’un sujet soit devenu moins prioritaire ne veut pas dire qu’il n’intéresse plus les gens ou qu’il ait perdu de son importance objective. Le fond de l’affaire est que les Québécois, tout en voulant des changements sur ce front, craignent une autre défaite référendaire ou un nouvel échec constitutionnel qui ferait encore reculer le Québec.
Nous n’aimons pas l’admettre, mais nous sommes collectivement habités par la peur de l’échec. Plutôt que de vouloir confronter le problème, on fait donc semblant qu’il n’existe plus. Comme dirait l’autre, on se met la tête dans l’autruche.
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Bloody !
Cette fois, c’était à Charlesbourg avant-hier. Un pitbull a gravement blessé deux personnes. Génétiquement conçue pour se battre jusqu’à la mort, cette race est responsable d’une part disproportionnée des attaques canines contre des humains.
Celui-ci s’appelait …Bloody ! Qu’est-ce qu’on attend pour interdire une fois pour toutes ces machines à tuer ? N’est-ce pas un cas évident où le droit de propriété devrait être limité ?
Eux aussi
Déplorant «l’incertitude économique», le premier ministre britannique David Cameron dit souhaiter un référendum rapide sur la souveraineté de l’Écosse, tout en s’opposant à cette éventualité.
«Dans les prochains jours, nous allons définir clairement le cadre légal», a-t-il ajouté. Ça vous rappelle quelque chose ?
Haute tension
L’Iran, qui fait des pieds et des mains pour se doter de la bombe atomique, menace maintenant de bloquer le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le trafic maritime pétrolier. Ce serait franchir une «ligne rouge» et «nous y répondrions», a assuré Leon Panetta, le secrétaire américain à la Défense.
Tiger !
Quand le dictateur nord-coréen Kim Jong-Il est décédé, peu avant Noël, le régime nous a «informé» qu’en 1994, il avait, à sa première tentative à vie, réussi 11 trous d’un coup au golf, pour un score total de 38 sur un parcours de 18 trous. Ses 17 gardes du corps ont garanti l’authenticité de l’exploit…