Tintin chez les Helvètes
9 décembre 2009 par Joseph Facal
Quand la tribu médiatico-politique est unanime, je me méfie instinctivement. Après vérification, la réalité est toujours plus compliquée.
Les sondeurs n’avaient rien vu venir : dans un référendum, 57,5 % des Suisses ont voté pour l’interdiction de construire de nouveaux minarets.
Un minaret, c’est la tour du haut de laquelle on appelle les musulmans à la prière cinq fois par jour. Il n’est pas obligatoire qu’une mosquée en ait un.
À l’extérieur de la Suisse, les réactions ont immédiatement fusé : un vote «haineux», «honteux», un «retour du fascisme». Rien de moins.
La Suisse paraît en effet bien mal. On n’y compte que quatre minarets sur 200 mosquées. Une règlementation municipale aurait probablement suffi. Les pancartes assimilant les minarets à des missiles étaient profondément malhonnêtes. Les musulmans ont-ils raison de se sentir injustement visés ? Oui.
Les minarets n’étaient évidemment qu’un prétexte. Le référendum a fait s’exprimer le malaise d’une majorité qui voit une communauté religieuse en croissance exponentielle s’affirmer fortement sur la place publique. De la même façon, au Québec, la crise des accommodements raisonnables ne portait pas vraiment sur des femmes en collants faisant de la gymnastique.
Pour le politologue suisse Michael Hermann, un score aussi élevé signifie qu’au vote xénophobique de droite s’est ajouté un vote laïc et féministe de gauche. L’idéologue islamiste Tariq Ramadan a aussi donné un formidable élan au camp de l’interdiction en admettant que le minaret était une affirmation politico-identitaire et non une prescription religieuse.
La Suisse compte seulement 7,8 millions d’habitants, comme le Québec. En 1970, il y avait 16 000 musulmans en Suisse. En 1980, le nombre était passé à 57 000. Aujourd’hui, c’est 400 000. La question se pose : peut-on intégrer de tels volumes, si rapidement, sans qu’une petite société se sente bousculée ?
Non, car justement, on n’intègre plus. Dès lors, c’est l’engrenage : chômage, pauvreté, exclusion, discrimination, colère, criminalité. Le Washington Post du 29 avril 2008 rapportait qu’en France, par exemple, entre 60 et 70 % de la population carcérale est musulmane, composée pour la plupart d’enfants d’immigrants.
La Turquie est le pays musulman qui a le plus durement critiqué la Suisse. Saviez-vous que, jusqu’en 2003, il était interdit d’y construire des lieux de culte non musulmans ? Comme la Turquie veut maintenant joindre l’Union européenne, on a abrogé cette interdiction et on est devenu plus subtil.
À Ankara, la règlementation municipale exige désormais que les lieux de culte aient une superficie minimale de 2500 mètres carrés. Dans un pays à 99 % musulman, les autres confessions sont forcément pauvres. Elles n’ont donc pas les moyens de construire si gros ou, si elles les ont, la ville leur dit alors qu’il n’y a pas assez d’espace pour de si gros projets.
Le premier ministre turc, Tayyip Erdogan, a aussi déjà écrit que les minarets étaient les «baïonnettes» de l’islam. C’est rassurant.
Dans toutes les sociétés occidentales, la mauvaise intégration des immigrants et la funeste idéologie multiculturaliste alimentent un malaise identitaire réel. Le nier ou le réduire à un acte d’accusation contre la majorité, c’est garantir que lorsque ce malaise s’exprimera, il sortira tout croche.
19 réponses à “Tintin chez les Helvètes”
Bonjour Monsieur Facal,
Vous nous informez « En 1970, il y avait 16 000 musulmans en Suisse. En 1980, le nombre était passé à 57 000. Aujourd’hui, c’est 400 000. La question se pose : peut-on intégrer de tels volumes, si rapidement, sans qu’une petite société se sente bousculée ? »
Vous poursuivez « Non, car justement, on n’intègre plus. Dès lors, c’est l’engrenage : chômage, pauvreté, exclusion, discrimination, colère, criminalité. Le Washington Post du 29 avril 2008 rapportait qu’en France, par exemple, entre 60 et 70 % de la population carcérale est musulmane, composée pour la plupart d’enfants d’immigrants. »
Vous écrivez qu’on intègre plus. La question, je pense, qu’il faut se poser aussi porte sur la réalité à savoir jusqu’à quel point ces « peuples » veulent s’intégrer …
Si ces gens ont choisi d’aller demeurer en Occident, c’est qu’ils y voyaient des avantages, bien entendu. De là à conclure qu’ils prévoyaient s’intégrer …
À partir des indicateurs disponibles, quelle conclusion tirer ?
Les gens qui refusent de constater ce choque de valeur et qui blâme les Québécois pour affirmer des valeurs collectives sont ceux qui font le plus de mal aux immigrants. La très grande majorité des immigrants sont bien intégré, si personne ne portaient attention aux niaiseries que les extrémistes demandent, tout le monde s’en porterait mieux particulièrement les immigrants qui veulent vivres en harmonie. Ces personnes ne sont pas immigrants ce sont des québécois de souches prêt à se mettre à terre devant tout ce qui vient bafouer les valeurs québécoises. Le pire est qu’ils agissent constamment en ayant l’air d’avoir le beau rôle de l’ouverture alors que la plupart des immigrants eux même sont contre leur idées!! Leur comportement est très nuisible puisque lorsqu’ils affirment, avec ce ton de supériorité morale, que les gens sont racistes de refusé des accommodements religieux, cela choque les valeurs raisonnables de la population et pousse au racisme dans certains cas. Comme le fait remarquer M. Facal, c’est lorsque qu’on se met la tête dans le sable et qu’on laisse la situation et le dialogue se détérioré que des évènements comme l’interdiction des minarets surviennent. Cessons d’écouter les extrémistes et les apôtres du relativisme et affirmons nos valeurs québécoises. Les immigrants seront bien contents d’y participer!
Tu me semble représenter l’exemple idéal de la réussite du multiculturalisme. Ton intégration dans la société québécoise est exemplaire et parallèlement tu transmets, de manière dynamique, ta culture d’origine à tes enfants.
Commentaire d’un Suissesse sur un bloque français. Quand elle a constaté que les partis politiques anti cléricaux et anti chrétiens fervents de laïcité mur à mur, demander de votre contre l’interdiction des minarets, elle a décidé de voter pour l’interdiction des minarets. Trop hypocrite, disait-elle
En fait les malaises ressentis au sujet des accomodements réclamés par une frange d’immigrants provenants d’autres cultures, c’est quand ils remettent en question la culture de la majorité qu’ils sont ressentis et qu’ils posent problème.
Que les juifs se rassemblent dans une synagogue pour prier ça ne dérange personne il me semble. C’est quand ils imposent un fil pendant au-dessus de la rue, où quand ils refusent que leurs enfants s’intègrent dans le cursus scolaire de tous les autres, ou quand ils imposent à tous leur menu dans une institution publique comme un hopital qu’ils dérangent.
Parce que c’est perçu comme un jugement négatif de la société dans laquelle ils viennent vivre. Idem pour les musulmans au sujet de certaines exigeances.
Le vrai problème et c’est ce que soulève monsieur Facal, c’est l’incapacité de la société d’intégrer véritablement les immigrants.
Ce à quoi il faut ajouter aussi en toute hionnêteté intellectuelle, le refus obstiné de s’intégrer de certains immigrants.
Tout cela est le résultat de la vision multiculturaliste anglosaxonne, qui est le talon d’Achille de la volonté d’intégrer. Cette vision des choses dont on voit de plus en plus qu’elle est à bout de souffle.
Mais pour en revenir aux minarets comme tel, il faut lire à ce sujet le texte de Jemila Benhabib, qui est une musulmane qu’on peut difficilement traiter de xénophobe. C’est un «must» ce texte :
http://www.cciel.ca/et-si-on-changeait-de-bon-peuple-par-djemila-benhabib-auteure/
Le problème se pose pour tous les pays d’occident qui reçoive un important afflux d’immigrants, il porte sur la cohésion nationale. Un thème tabou pour bien du monde incapable de penser le réele en ces termes.
La capacité d’accueil est au cœur de la problématique. Quand est il au Québec. Un citoyen à fait le tour de la question. Il s’agit de M Jacques Noël qui a écrit une série de courtes capsules qui déboulonnent bien des mythes, chiffres à l’appui.
La série de petits textes est ici:
http://www.vigile.net/_Noel-Jacques_
Belle initiative !
C’est révélé à répétition par nombre de politiciens, il ne faut pas se fier aux sondages.
Dans un Ordre marchand, concept élaboré ou promu par Jacques Attali, élaboré n’exclus pas promu, en synthèse le 20ième siècle a été celui de l’automobile. Il va dire non ou minimum mettre des bémols. Il est capable d’en faire un livre.
Dans le 21ième siècle, quel sera l’objet ?
1 – La femme;
2 – la faim;
3 – la fin;
4 – toutes ces réponses;
5 – aucune de ces réponses.
Comme dirait ym, ouache !
- Ça va dépendre de la religion, à qui je dois sans doute la vie. Pas celle-là, l’autre.
- Mince !
- Restez à ce blogue !
Dans le message précédent, le gras est involontaire.
Gilles, que voulez-vous vraiement dire par « Tout cela est le résultat de la vision multiculturaliste anglosaxonne, qui est le talon d’Achille de la volonté d’intégrer. » ? Les Américains sont anglosaxons. Ont-ils une vision multiculturaliste? Ils adhère plutot au modèle du « melting pot ». Même chose pour les Australiens, je crois. Le modèle Canadien est une expèrience diffèrente. Il reste à voir si c’est la bonne, dans un monde ou les frontiéres existe de moins en moins. C’est certain que la première génération aura de la difficulté à s’intégrer. Mais, c’est avec la deuxiéme génération que le processus d’intégration commence vraiement.
Il est ironique de voir comment nous sommes fiers de nos efforts de conservation de notre culture, mais sans comprendre pourquoi les « autres » tentent de préserver leurs culture. Je ne dit pas que nous devons créer une tour de babel. Je dit simplement que nous devons nous mettre à leurs place et comprendre leurs cheminement. C’est ce que NOUS demandons au ROC depuis des années, n’est ce pas?
En passant, le ROC pose les mêmes questions que nous.
Je dis la même chose que Jean-renaud Dubois dans le billet ci-bas.
Et ce qui m’importe ce ne sont pas les questions que se pose le ROC je m’en tape des états d’âme du ROC. Ce sont les questions que nous nous posons qui m’importent.
je ne sais pas si vous l’avez remarqué delisle mais il y a quelque chose qui est en train de changer. C’est fini le temps où nous devions justifier notre sentiment d’appartenance à nous-même.
Le multiculturalisme est effectivement une vision d’inspiration anglo saxonne, dont les champions toute catégorie sont, la grande Bretagne où ça va bien comme vous le savez, et notamment l’Australie.
Puis-je vous rappeler que récemment il y a un ministre Australien ( je me demande même si ce n’est pas le premier ministre) qui a dit précisément à ceux qui parmi les immigrants ne voulaient pas s’intégrer d’aller vois ailleurs s’ils ne seraient pas plus heureux…
Partout dans le monde on demande aux immigrants de s’intégrer voire de s’assimiler. pourquoi? Tout simplement à cause d’une évidence: c’est qu’un peuple se définit par sa culture sur la base d’un tronc commun : son histoire, sa langue. Surtout sa langue.
Et donc à l’intérieur de cette dimension il y a l’usage d’une langue commune, et de codes sociaux.
Codes sociaux. Par exemple, ici il y a l’hiver. Et l’hiver il neige. Et dans les villes et les campagnes, quand il neige on la ramasse delisle. Mais pas dans le paradis multiculturel d’Outremont, pour les raisons que vous connaissez.
Il reste à voir si ce modèle est le bon? Vous allez voir ça où, et comment delisle? Nous voyons très bien que ce n’est pas le bon. Au lieu de niveler les aspérités qui se manifestent naturellement entre les arrivants et les autochtones, il ne fait que les mettre en exergue, et faire sacrer le monde.
«La paix est fort bonne de soi, J’en conviens ; mais de quoi sert-elle avec des ennemis sans foi ? »
Jean DeLafontaine : http://www.jdlf.com/lesfables/livreiii/lesloupsetlesbrebis
Gilles. « Et ce qui m’importe ce ne sont pas les questions que se pose le ROC je m’en tape des états d’âme du ROC. Ce sont les questions que nous nous posons qui m’importent. » Deux choses: 1)Les nationalistes hurlent toujours que le ROC ne veut rien savoir du Québec. Eh bien, comme disent les anglais, « it’s the pot calling the kettle black ». 2) D’ou viens cette haine des anglais, du ROC, en fin de compte, « les autres »?
Ce n’est pas de la haine des anglais delisle, c’est l’indifférence devant tous ces questionnements qui ne riment à rien….
Questionnements qui se poursuivent depuis le célèbre «What does Quebec Want?», et le résultat : 0. Notamment Meech! Les turpitudes du référendum de 95, la loi sur la «clarté», la reconnaissance vide de la Nation, le strapontin à l’Unesco etc.
Fichez moi la paix avec les états d’âme du ROC delisle. Ça ne rime à rien.
Gilles, je me répète, si le ROC disait demain que nous pourrions accéder à l’indépendence inconditionelle vous seriez le premier à dire que nous nous faisions fourrer. Votre problème Gilles, ainsi qu’a un bon nombres de séparatistes, c’est le syndrome du « it’s all about me ». Gilles, le Québec n’est pas le centre de l’univers.
Ni le Canada delisle.
« Le premier ministre turc, Tayyip Erdogan, a aussi déjà écrit que les minarets étaient les «baïonnettes» de l’islam. C’est rassurant. »
Adolphe-Basile Routhier a composé ce qui suit en 1880. Le premier couplet a été proclamé la version française officielle de l’hymne national du Canada en 1980.
« Ô Canada! Terre de nos aïeux,
Ton front est ceint de fleurons glorieux!
Car ton bras sait porter l’épée,
Il sait porter la croix!
Ton histoire est une épopée
Des plus brillants exploits.Et ta valeur, de foi trempée,
Protégera nos foyers et nos droits
Protégera nos foyers et nos droits.
Sous l’œil de Dieu, près du fleuve géant,
Le Canadien grandit en espérant,
Il est né d’une race fière,
Béni fut son berceau;
Le ciel a marqué sa carrière
Dans ce monde nouveau.
Toujours guidé par Sa lumière,
Il gardera l’honneur de son drapeau,
Il gardera l’honneur de son drapeau.
De son patron, précurseur du vrai Dieu,
Il porte au front l’auréole de feu;
Ennemi de la tyrannie,
Mais plein de loyauté,
Il veut garder dans l’harmonie
Sa fière liberté.
Et par l’effort de son génie,
Sur notre Sol asseoir la vérité,
Sur notre Sol asseoir la vérité!
Amour sacré du trône et de l’autel
Remplis nos cœurs de ton souffle immortel.
Parmi les races étrangères
Notre guide est la foi;
Sachons être un peuple de frères,
Sous le joug de la loi;
Et répétons comme nos pères
Le cri vainqueur: « Pour le Christ et le Roi »
Le cri vainqueur: « Pour le Christ et le Roi. »
Après avoir lu ce qu’on peut considérer ci-dessus comme un genre de minaret discret, comment un musulman peut-il émigrer au Canada ? Il ne faut pas qu’il ait lu.
Notre hymne national me pose un gros problème d’identification à moi Canadien de souche profonde et Québécois d’évolution récente.
En page 244 de son dernier livre, Jacques Parizeau écrit ceci concernant le problème identitaire des Québécois:
« Le problème identitaire change d’époque en époque mais demeure sérieux. Les gens de la génération de mon père sont nés Canadiens, face aux Anglais. Au milieu de XXe siècle, ils étaient Canadiens français face aux Canadiens anglais et à la fin de leur vie, plusieurs d’entre eux étaient devenus Québécois face aux Canadiens. Leur hymne national, Ô Canada, qu’ils chantaient pour se distinguer de ceux qui chantaient God save the King, est devenu l’hymne national (dans un autre sens) des Canadiens. »
« Sous l’œil de Dieu, près du fleuve géant, »
Aurions-nous, Canadiens français, imposer le port du fleuve St-Laurent à nos compatriotes Canadiens anglais ?
« Et répétons comme nos pères
Le cri vainqueur: « Pour le Christ et le Roi » »
Qu’est-ce qui se passerait au Centre Bell si on chantait au long le poème d’Adolphe-Basile Routhier ?
Traduction en français de la version anglaise de l’hymne national
« Ô Canada, notre patrie et pays natal
Objet de l’amour patriotique de tous tes fils
Le cœur heureux, nous te regardons grandir
Pays du nord, puissant et libre
De loin et de partout,
O Canada
Nous sommes prêts à tout pour toi
Dieu garde notre patrie glorieuse et libre
Ô Canada, nous sommes prêts à tout pour toi
Ô Canada, nous sommes prêts à tout pour toi. »
Rappel de la version francophone
« Ô Canada! Terre de nos aïeux,
Ton front est ceint de fleurons glorieux!
Car ton bras sait porter l’épée,
Il sait porter la croix!
Ton histoire est une épopée
Des plus brillants exploits.Et ta valeur, de foi trempée,
Protégera nos foyers et nos droits
Protégera nos foyers et nos droits.
C’est instructif !
- Mon père est né en 1892 et ma mère en 1902. Winston Churchill was born en 1874, Staline en 1879 (désolé, je n’ai pas de dictionnaire russe), Franklin Roosevelt en 1882, Adolf Hitler geborene 1889 et B.F. Skinner en 1904.
- Ha, la mondialisation, phase 1 !
- Ma tante Bernadette, un peu aînée de ma mère, sous le pseudonyme de soeur St-Jean d’Avila, à 17 ans traversa l’Atlantique en bateau et alla étudier en Suisse, recrutée par la congrégation des Soeurs des Missions-étrangères. Je l’ai toujours connue voilée. Pendant une trentaine d’années, elle a fait le mal au Soudan, elle y était dentiste. Quand elle venait en vacances et à la retraite, elle recrutait et quêtait. Qu’auriez vous contre le fait que d’autres qui en ont le goût et les moyens nous rendre la pareille un siècle plus tard ?
B.F. Skinner est un psychologue américain qui a fait avancer le behaviorisme. En 1945, il a écrit un roman utopique où il expose sa vision de la religion. Brièvement, une drogue douce qui n’a pas plus d’avenir que la cigarette ou l’alcool. Il faut préciser dans sa communauté intentionnelle utopique.
- Que viennent faire ici ton père, ta mère, Churchill, Staline, Roosevelt, Hitler et Skinner ?
- Occidentaux !
- Ta tante ?
- Elle vient faire Une, Sainte, Catholique, Apostolique, Universelle et voilée.
Voilà !
D’abord, un rapprochement du sujet.
Je reviens d’une brève tournée dans les statistiques suisses. L’allemand y est aussi courant que le français au Québec, Le français autant que l’anglais, l’italien autant que le chinois et le chinois autant que l’italien, en gros. Le romanche ?
Côté religion, beaucoup de catholiques, 45 %, presque autant de protestants, 35 %, quelques musulmans comme vous écrivez, 4,23 %, en gros, aucune ou pas de réponse, 15 %. La pratique religieuse est en décroissance comme ici, en gros. Pourquoi le référendum n’a pas porté sur la démolition de clochers actuelle ou à venir plutôt que sur l’éventuelle érection de minarets ?
Près de 20 % des résidents en Suisse ne sont pas Suisse, environ 1,5 million. Au Québec, peu de Québécois sont pas-Québécois.
Ce ne sont pas les minarets qui menacent la suite des Suisses d’origine mais leur sous-natalité. Comme au Québec. À quand ici un référendum sur notre force de régénération ?
—–
J’ai fait un saut en Catalogne en revenant.
Els Segadors
La Catalogne triomphante
Retrouvera richesse et prospérité
C’en sera fini de ces gens
Si orgueilleux et arrogants
Refrain
Un bon coup de faux
Un bon coup de faux
Défenseurs de la terre
Un bon coup de faux
Faucheurs, l’heure est venue,
C’est le moment d’être vigilants
pour que lorsque viendra un autre juin
Aiguisons bien les outils
Que tremble l’ennemi
En voyant flotter notre étendard
Comme nous faisons tomber les épis d’or
Le temps venu nous ferons tomber nos chaînes
audio, you tube
Catalunya triomfant
Tornarà a ser rica i plena
Endarrera aquesta gent
Tan ufana i tan superba.
Refrain :
Bon cop de falç,
Bon cop de falç,
Defensors de la terra’
Bon cop de falç.
Ara és hora segadors,
Ara és hora d’estar alerta
Per quan vingui un altre juny
Esmolem ben bé les eines.
Que tremoli, l’enemic,
En veient la nostra ensenya,
Com fem caure espigues d’or,
Quan convé seguem cadenes.