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L’increvable question constitutionnelle, que les fédéralistes québécois espéraient avoir enterrée pour de bon, revient rapidement à l’avant-scène. Stephen Harper vient de lui donner un autre coup de pouce.

Le Québec détient présentement 24% des sièges au Parlement fédéral. Si le projet de loi C-56 est adopté, il fera passer le nombre total de sièges à la Chambre des communes de 308 à 330, mais laissera toujours à 75 les sièges du Québec. Le poids du Québec continuera à chuter. Mathématiquement, un parti politique fédéral pourra donc très bientôt gouverner le Canada sans faire élire de députés au Québec. Stephen Harper y parvient presque déjà avec une députation québécoise réduite en nombre, pour ne rien dire de sa qualité. Cette baisse du poids parlementaire du Québec à Ottawa est évidemment le reflet de la baisse du poids démographique du Québec au sein du Canada.

Inquiets, les députés de l’Assemblée nationale du Québec ont donc adopté à l’unanimité une motion demandant au gouvernement fédéral de surseoir à l’adoption de cette réforme. Il n’en fallait pas plus pour qu’un éditorial de La Presse, rédigé sur un ton d’une rare virulence, leur tombe dessus à bras raccourcis.

Arguments faibles

On y ressortait d’abord l’argument éculé selon lequel il faudrait plutôt s’occuper des «vraies affaires». Comme si la marginalisation croissante du Québec au sein du Canada, qui préoccupait jadis des fédéralistes québécois aussi incontestables que Robert Bourassa et Claude Ryan, n’était pas un réel souci, et comme s’il n’était pas possible de s’en occuper en même temps qu’on s’occupe de santé ou d’éducation. Mais à quoi sert monsieur Pelletier alors?

L’Accord de Charlottetown, massivement rejeté par les Québécois en 1992, prévoyait une garantie pour le Québec de maintenir une représentation minimale de 25% des sièges au Parlement fédéral. Le quotidien de la rue Saint-Jacques nous dit qu’il aurait fallu y penser à ce moment. Bref, le refus légitime et démocratique d’avoir entériné un mauvais accord il y a quinze ans nous enlèverait aujourd’hui voix au chapitre! On croit rêver.

La Presse a parfaitement raison de dire qu’il ne faut pas en vouloir à Stephen Harper ou aux méchants Anglais. Et c’est bien là le drame : cette minorisation programmée du Québec est en effet inscrite en toutes lettres dans la Constitution imposée au Québec en 1982 sans son accord et toujours pas signée. Le Canada anglais se dote progressivement d’institutions fédérales qui ne sont que le reflet du nouveau rapport de force qu’il exerce sur le Québec.

Logique du système

Si Stephen Harper faisait une exception pour le Québec, comme le suggère un éditorial dans Le Devoir cette fois, il récolterait la tempête au Canada anglais qui y verrait un traitement de faveur pour le Québec. Tout le Canada d’aujourd’hui est là : plaire au Québec, c’est courir des risques énormes au Canada, mais construire le genre de Canada que veut le reste du pays, c’est forcément réduire l’influence du Québec. C’est le système qui pose problème, pas des individus bons ou mauvais.

Dans un passage que j’ai relu pour en être bien sûr, La Presse intime le premier ministre Charest de défendre ses «convictions les plus profondes» ou de cesser de faire de la politique! Doit-on comprendre que La Presse prête au premier ministre du Québec la conviction qu’il est anodin que l’influence du Québec décline inéluctablement et que le seul comportement de sa part qui trouverait grâce à ses yeux serait de rester coi?

Oui, le Québec s’affaiblit pour des raisons démographiques qui ne sont la faute de personne. Mais il s’affaiblit aussi parce que les fédéralistes québécois d’aujourd’hui sont si inconditionnellement fédéralistes que le Canada anglais a compris depuis longtemps qu’il pouvait leur faire accepter n’importe quoi.

18 réponses à “S’effacer sans s’indigner”

  1. le 28 mai 2007 à 13:56 AntiPollution

    Bonjour M. Facal,
    J’ai moi aussi relu les textes des deux hommes d’Ottawa ces scribouilleurs bien payés de LaPresse et ce qu’ils écrivent pourraient aussi bien être écrit par Stéphane Dion et personne ne verrait la différence.

    Qu’André Pratte tombe à bras raccourci sur Mario Dumont et donne des ordres à Jean Charest sur la façon fédéralisante de se comporter me semble une grosse blague que seul LaPresse est capable.

    Mais lorsqu’il s’en prend au fait que le PQ a tout fait pour démolir Charlottetown qui garantissait 25% de sièges au Québec est encore plus risible, car le PQ prone l’indépendance du Québec où il sera sûr de toujours avoir 100% des sièges.

  2. le 28 mai 2007 à 14:11 Julien Fournier Dorion

    « On a les poings liés », nous diront-ils, avec raison. Regarderons-nous notre présence s’émietter indéfiniment ?
    Le déclin démographique du Québec est une réalité qui pourrait nous éclipser, certaines projections avançant une population de moins de six millions d’habitants en 2100 si rien ne change. De plus, historiquement parlant, le poids du Québec au sein du Canada, qui représentait 100% en 1763, est passé de 59% en 1841 à 25% en 1996 ; il pourrait toucher le fond du baril en 2100 avec 11%. Les remises en question du nombre de députés québécois au Parlement et du bilinguisme ne font que commencer. Parallèlement à cette chute, la dichotomie des surplus canadiens et des déficits québécois augmentera de façon exponentielle ; notre pouvoir économique s’amenuise déjà, l’universalité de l’accès à la santé et à l’éducation étant contestée par plusieurs depuis un certain temps.

    Votre billet, Monsieur Facal, est tout sauf impertinent. Il aborde les « vraies affaires », contrairement à ce que quelques personnes peuvent penser.

  3. le 28 mai 2007 à 14:31 H. Dufort

    Bonjour monsieur Facal,
    Je trouve toujours un peu navrant lorsque le Canada anglais déchire sa chemise face aux demandes du Québec, en particulier lorsqu’il est question de notre poids politique.

    Après tout, nous avons souffert d’une minorisation constante et d’un déficit démocratique érigé en “principe fondateur”.

    L’Acte d’Union de 1840 a donné autant de députés au Bas-Canada qu’au Haut-Canada (pourtant beaucoup moins populeux), jusqu’à ce que la tendance s’inverse, ce qui a donné les hauts cris du “Rep by pop!”. Tout cela, sur un fond de partage “équitable” de la dette du Haut-Canada.

    La création de provinces supplémentaires a réduit l’importance du Québec, en particulier lorsque l’on considère la population de certaines de ces provinces (l’Ile du Prince Édouard est aussi populeuse que l’île de Laval et a le même poids constitutionnel que le Québec!).

    Enfin, certains comtés dans le Canada anglais ont un poids disproportionné, en particulier les 4 comtés de l’IPE. La demande du Québec causerait (initialement, du moins) qu’une disproportion de 5%, donc moindre que celle de la Nouvelle-Écosse par exemple. Mais celle-ci irait en augmentant, à mesure que notre poids démographique diminue.

    Je ne suis pas de ceux qui croient que la prospérité économique passe obligatoirement par une augmentation de la population. Je crois que l’on pourrait viser une démographie stable, si l’on revoit notre manière de gérer les services et si nos mentalités changent pour que nous acceptions la réalité de “nos vieux”.

    Toutefois, il serait suicidaire de souscrire à cette philosophie si le Québec demeure à l’intérieur du Canada; tant que nous sommes une province, la seule manière de maintenir notre poids démographique (et donc politique) est la revanche des berceaux et-ou une immigration intégratrice. Deux outils qui nous échappent actuellement, ce qui n’arrange pas les choses!

    Je comprends que le fait de cristalliser le poids politique du Québec au sein du Canada fasse bondir les Canadiens hors-Québec. Imaginez un peu — un déficit démocratique qui avantage les “french canadians”, ce serait une première dans l’histoire du pays!

    Si j’étais cynique, je demanderais à Stephen Harper ce que vaut sa reconnaissance de la “Québécoise Nation” dans le contexte du poids politique du Québec! Après tout, si l’on reconnaît l’existence d’une nation, nous en faisons du même coup une richesse culturelle et nous héritons de la responsabilité de la protéger. Dans ce sens, sauver la nation québécoise équivaudrait à fixer sa “recette démographique” et à faire du territoire du Québec une espèce de “réserve culturelle”. Cette vision est déprimante car elle suppose un Québec moribond.

    Il reste donc deux avenues possibles: la souveraineté-association ou l’autonomie allairiste (deux approches qui se ressemblent beaucoup dans les faits, si on se fie aux définitions exactes). Peut-être que le dépôt du rapport Grenier sur le financement du camp du Non lors de la campagne référendaire du 1995 stimulera un réveil nationaliste au Québec. Après tout, ce n’est pas juste le PQ qui s’est fait entourlouper, c’est aussi l’ADQ, ne l’oublions pas! L’”équipe du changement” en 1995 était dirigée par des gens qui avaient des priorités sensiblement différentes (Parizeau était indépendantiste, Bouchard avait plutôt une tendance confédéraliste et Dumont était autonomiste avant tout) — mais ils ont réussi à mettre leurs différences de côté pour faire avancer un projet commun. Le fait que la “défaite référendaire” de 1995 soit en réalité un “échec référendaire” devrait rapprocher à nouveau ceux qui ont l’avenir du Québec à coeur.

  4. le 28 mai 2007 à 16:15 Ralf

    Tout le monde sait (si ce n’est pas le cas vous le savez maintenant) que le problème du Québec, c’est qui est autour du Québec. Et même avec l’indépendance, le problème reste présent. Donc il faut que le Québec redevienne propriétaire de ces territoires là. Deplus ça nous donnerait accès à plus de ressources. Le Québec serait capable d’en faire une excellente gestion pacifique. De ce que me souvient ça allait pas trop mal quand c’était les romains qui le faisait pour la Méditerranée. On pourrait s’en inspiré.

  5. le 28 mai 2007 à 16:36 H. Dufort

    @Ralf,
    j’aimerais être en mesure d’apprécier ton subtil humour sarcastique, mais j’en suis incapable.

  6. le 28 mai 2007 à 17:43 Michel Monette

    Cela vous étonne vraiment venant de La Presse ? Le Canada creuse sa propre tombe (politique il va sans dire) en marginalisant le Québec. C’est presque trop beau pour être vrai.

  7. le 29 mai 2007 à 7:52 nicole

    Un article de Vincent Marissal ce matin dans cette même “Presse” m’a renversé , surtout venant de lui.
    ….”Une refonte qui fera augmenter en 20014 le nombre de circonscriptions en Ontario, en alberta, en C.B……le québec garde un plancher de 75 sièges…….
    toujours M. Marissal qui parle d’un édito du Globe and Mail qui donne un aperçu du ton méprisant du ROC.
    “Quebec’s interests are well protected and will be
    further advanced if quebeckers opted to elect MPs
    who had a chance of governing instead of perpetually complaining that they were being humiliated by the rest of the canada”
    Se pourrait-il que le québec élisent des bloquistes non pas parce qu’ils souffrent du syndrome de persécution mais parce que les fédéralistes n’arrivent à les rejoindre.
    Le québec à déjà voté du “bon bord” massivement avec 74 libéraux sur 75 en 1980 et ça donné le
    rapatriement unilatéral de la constitution

    PLUS JAMAIS POUR MOI.

  8. le 29 mai 2007 à 8:00 nicole

    Une réflexion personnelle : Mme Marois et le parti mettent de coté un référendum mais se peut-il que ce qui se passe dans le Roc nous donne les arguments dont nous aurions besoin
    comme au temps des débats sur le français?
    Je souhaite que dans le programme que vous êtes en train de préparer avec M. Legault , il sera question de renforcer la loi 101 .

  9. le 29 mai 2007 à 8:31 Le Voyou du Bayou

    Ne soyez pas malhonnête M. Facal.

    Stephen Harper réussit à diriger le Canada sans faire élire de députés en Ontario. Pourquoi ramener le débat au fait que le Québec pourrait se retrouver isolé, en étant la seule province à ne pas avoir voté pour un gouvernement en place? À ce que je sache, les Maritimes et l’Ontario ont également été isolés lors du vote. Et l’Ontario, c’est 3 ou 4 millions d’habitants de plus que le Québec.

    Comment accorder de la crédibilité à des gens qui omettent d’aussi importants détails?

  10. le 29 mai 2007 à 9:51 nicole

    @ le Voyou de Bayou
    Le calcul est assez simple. Le québec forme une nation , de l’aveu de M. Harper lui-même .
    Ne voyez-vous pas de différence entre les autres provinces et le québec? L’histoire prouve que si le québec ne se défend pas par lui-même , ce n’est certes pas les autres provinces qui vont le défendre et le supporter, et ne pas s’en rendre compte c’est de l’aveuglement volontaire.
    Ce n’est pas un détail que de vouloir survivre.

  11. le 29 mai 2007 à 12:55 Lesdents

    Voyou de Bayou: ton propos est l’illustration que les souverainistes devraient perdre moins de temps et d’energie a parler de la constitution canadienne (et a toujours denoncer et deplorer), et un peu plus a parler du projet d’independance. Les occasions ne manquent pas de mettre en relief sa necessite …

    Quand M. Facal dit “C’est le système qui pose problème, pas des individus bons ou mauvais.”, je me suis presqu’ettouffe avec mon verre d’eau, tellement on est pas habitue a ca des souverainistes. On aurait aime qu’il elabore un peu plus la-dessus, M. Facal.

    Mais bon, M. Facal fait son travail de chroniqueur. J’ai hate de voir ce qu’il prepare pour Pauline Marois avec Francois Legault.

  12. le 29 mai 2007 à 15:02 brem

    Comment peut-on être contre le Reb by pop?
    Si le Québec a perdu son poids politique au sein du Canada, il n’a que lui même et la révolution tranquille à blâmer. À cesser de faire des bébés et à entretenir un climat économique plutôt défavorable à l’immigration, on ne s’est pas aidé.

  13. le 29 mai 2007 à 15:28 Lesdents

    @ Brem: On est tous d’accord avec le Rep by Pop. Mais il faut dire que probleme se poserait en d’autres termes si le Quebec etait independant. On ne parlerait que d’un probleme demographique ordinaire comme le vivent la plupart des societes occidentales. Ce serait relativement banal.

    Il s’agit plutot dans le cas du Quebec d’une crise politique qui s’ajoute au probleme demographique. Car ce qui est en jeu, c’est la capacite du peuple du Quebec (a supposer que vous en admettiez l’existence)de maitriser son destin (notamment en matiere d’immigration, d’economie et de natalite).

    Il est inquietant de voir combien les Quebecois francophones integrent le discours de la presse canadienne. Vos propos en sont un exemple. Qui voulez-vous “blamer” au Quebec pour notre situation demographique-qui en est responsable? Pourquoi le Quebec serait plus a “blamer” que les autres societes occidentales qui vivent le meme probleme? Certains semblent aimer l’auto-flagellation.

  14. le 29 mai 2007 à 17:45 Ralf

    En tout cas prions pour cette loi passe au PC et que ça mène vers une insatisfactions des québecois et québecoise, et le référendum se fasse, quite à faire une élection référendaire. Chus tanné d’attendre.

    Un point de négociation qui sera avantageux pour nous, la gestion de notre portion de la voix martime.

  15. le 30 mai 2007 à 12:00 Lesdents

    Ralf, vous revez si vous pensez qu’un affront de plus fera la difference. Rien ne suffit a convaincre les Quebecois de cesser d’encaisser les reculs.

  16. le 30 mai 2007 à 15:10 brem

    LesDents: Si on était indépendant, on aurait encore moins notre mot à dire sur l’économie nord-américaine. On serait représenté où? À l’ONU? À l’OTAN? Avec notre armée de tire-pois? :) L’indépendance, c’est pire que le rep by pop au sein du Canada, c’est l’isolement, la marginalisation d’un état face aux géants anglosaxons.

    Qu’on m’explique le plan de match d’un Québec indépendant. Qu’on m’explique où se feront les économies, les réels avantages, et peut-être deviendrais-je indépendantiste, mais pour le moment, je ne vois surtout qu’un caprice sans réel avantage.

    Par ailleurs, dois-je vous rappeller que l’immigration est de juridiction partagée avec le Québec? La natalité, ben si on prend des mesures adéquistes, ça devrait augmenter! :D

    Pour ce qui est de l’économie, présentement, on a un semblant de mot à dire sur notre monnaie canadienne. Le seul avantage que je verrais à devenir indépendant, c’Est qu’on utiliserait la monnaie américaine (beaucoup plus pratique, et toutes les républiques de bananes l’utilisent, pourquoi pas nous?).

    Quebec serait le prochain Porto Rico?

  17. le 31 mai 2007 à 7:43 Lesdents

    A Brem
    1. Je constate une fois de plus qu’au coeur de l’argumentaire de tout federaliste (sauf exception), il un complexe d’inferiorite latent qui se manifeste des qu’ils ouvrent la bouche (ref. vocabulaire de denigrement: “armée de tire-pois”, “Porto Rico”, “republiques de bananes”).
    2. Economie Nord-Americaine: si votre raisonnement etait valable, alors le Canada n’aurait pas davantage de raisons d’etre independant, puisqu’il est une quantite negligeable dans les organisations que vous mentionnez. Du reste, ce qui fait la richesse des Etats, ce n’est pas leur taille quand ils ont acces a un grand marche.
    3. Avantages de l’independance: regardez plus loin que le bout de votre nez et de votre petite existence, jetez un oeil a l’histoire et pensez a l’avenir que vous desirez pour votre peuple. Notre trajectoire (colonise hier, colonise aujourd’hui, colonise demain) ne se corrigera pas d’elle-meme. Meditez sur cette belle phrase dont l’auteur m’echappe: “Tous les colonisés du monde et de l’histoire se sont fait dire que leur affranchissement les conduirait à la ruine et au marasme social.”
    4. Natalite: on verra si l’ADQ peut y faire qqchose - je vais fort probablement voter pour eux a defaut de mieux. Si ca change qqchose, je serai le premier a m’en rejouir.
    5. Immigration: competence partagee, vous l’avez dit. Veuillez m’expliquer pourquoi le Quebec ne devrait la controler en entier.
    6. Monnaie: “semblant de mot a dire”. Ce n’est pas moi qui le dit. Cela resume a quel point nous sommes impuissants dans les institutions canadiennes - on pourrait dire la meme chose de la plupart des domaines de juridiction federale.
    Quant a savoir quelle serait la monnaie d’un Quebec souverain, je reconnais qu’il s’agit la de la principale faiblesse de l’argumentaire souverainiste (avec les questions militaires, territoriales, et les enjeux lies a la transition ). Je connais mal cette question precise et je ne suis pas qualifie pour y repondre.

  18. le 31 mai 2007 à 13:11 Lesdents

    Qst additionelle Brem: vous croyez que l’Islande (300 000 ames), la Suisse, le Danemark, le Luxembourg, l’Irlande, la Suede, la Norvege ou la Finlande en ont qqchose a foutre de l’ONU et de l’OTAN, avec leur PIB/hab a faire rougir la plupart des anciennes puissances coloniales?

    Tous ces pays sont petits. Le Canada est petit. Le Quebec serait petit. Qu’y a-t-il de mal la-dedans, a moins d’avoir des aspirations megalomanes? Le Quebec (ni le Canada d’ailleurs) ne definira jamais l’agenda politique et economique mondial. Et alors? Vous croyez qu’un individu americain a enormement plus d’emprise la dessus qu’un citoyen danois? Il n’y a rien de deshonorant a ne pas etre americain, francais, britannique chinois ou indien.

    Les petits pays font ce qu’ils ont a faire, font des alliances, signent des traites, parfois font la guerre au cote des grands (avec des fusils a pois, comme vous dites). C’est precisement ce que le Canada fait en Afghanistan. Rien n’interdit de penser que le Quebec pourrait jouer un role semblable a celui d’autre pays de taille comparable.