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Remonter la pente

C’est ce soir que Pauline Marois prend la direction du Parti québécois. Le meilleur service que les péquistes pourraient lui rendre serait d’avoir des attentes réalistes.

Le Parti québécois perd continuellement du terrain depuis 1994. Après le départ de Jacques Parizeau, trois chefs consécutifs n’ont pas réussi à stopper l’érosion.

Demandez à un militant péquiste de vous expliquer cette dégringolade. Habituellement, il vous dira que les chefs ne parlent pas assez de souveraineté ou qu’ils sont trop ceci ou trop cela. Pour eux, le chef est toujours la cause première des déboires.

Ces critiques contiennent parfois leur part de vérité, mais elles passent à côté de l’essentiel. Le fond de l’affaire est que, dans un contexte où un référendum à brève échéance est très peu probable, le Parti québécois apparaît de moins en moins pertinent à un nombre croissant de Québécois.

Les miracles n’existent pas en politique. Le vrai défi de Pauline Marois sera de stopper la glissade et de refaire du Parti québécois une formation dans laquelle les Québécois verront des solutions réalistes à leurs problèmes concrets.

                                         Dose de réalisme

Le PQ ne doit évidemment pas renier ses convictions et se laisser porter par les vents dominants. Après tout, quand les souverainistes entreprirent leur longue marche, ils tenaient tous dans une seule pièce. Il s’agit simplement de se donner une stratégie qui part de la situation telle qu’elle est.

Un parti politique doit bien sûr dessiner une vision d’avenir et convaincre la population de son bien-fondé, mais encore faut-il que son offre politique fasse écho aux attentes de la population.

C’est la clé principale de la montée de l’ADQ : ses propositions sont souvent simplistes et démagogiques, mais voici un parti qui a le mérite de se demander continuellement ce qui préoccupe les Québécois.

Pauline Marois dispose de peu de temps devant elle, mais cela pourrait devenir un avantage en la dispensant de devoir traverser un de ces congrès d’orientation dans lesquels le réalisme est souvent la première victime à tomber au champ d’honneur. Elle ne doit non plus rien à personne et n’a rien à perdre.

Essentiellement, le redressement du Parti québécois implique de se reconnecter sur le réel sur les questions du référendum et de ses orientations économiques et sociales.

Le référendum de 1995 avait été rendu possible par une victoire électorale avec 45% du vote l’année d’avant. Ce score de 1994 était le résultat d’une lutte à deux et non à trois, et l’aboutissement aussi d’un exceptionnel crescendo : Meech en 1990, Bélanger-Campeau en 1991, Charlottetown en 1992, et percée fulgurante du Bloc québécois en 1993. Rien de tel dans les cartes cette fois-ci.

Évidemment, la marge de manoeuvre que madame Marois semble en bonne voie de réussir à se donner sur la tenue du référendum ne la dispensera pas de devoir présenter aux péquistes un plan crédible de promotion de la souveraineté.

Du temps où il était puissant, le PQ fut aussi, sur toutes les autres questions, une coalition suffisamment souple et pragmatique pour permettre à des gens de diverses sensibilités de cohabiter. Il doit le redevenir. S’ouvrir et s’ajuster ne veut pas dire se renier.

                                       Rien n’est éternel

Chose certaine, les péquistes ne devraient surtout pas sous-estimer le danger qui les guette. Quand le PQ vola le deuxième rang à l’Union nationale au début des années 70, celle-ci ne s’en releva jamais et mourut peu de temps après.

Cette obligation pour un parti politique d’être pertinent est d’autant plus vitale dans un système politique conçu pour ne porter que deux grands partis qui alternent au pouvoir, et qui est terriblement cruel pour les tiers partis.

La division actuelle de l’électorat en trois blocs presque égaux est probablement temporaire : à un moment donné, les Québécois voudront un gouvernement majoritaire et pourraient en conclure qu’il y a un parti de trop au Québec.

136 réponses à “Remonter la pente”

  1. le 27 juin 2007 à 13:46 AntiPollution

    Les opinions des uns et des autres voyagent tellement vite qu’il se peut qu’ici comme à Ottawa, il y ait pour un bon bout de temps morcellement entre 3 partis politiques.

    Pour commencer, il va falloir préparer Mme Marois à faire face aux critiques concernant les coupures budgétaires, des mises à la retraite des infirmières suivant les coupures des transferts fédéraux, de cette fameuse toilette silencieuse de 800,000$ qui en fait a coûté qu’entre 500$ et 900$ etc.

    Puis, faire accepter à ce peuple que le Parti Québécois peut avoir des gens de droite avec des ministres de l’industrie et du commerce et d’autres de la gauche pronant une redistribution de la richesse tout en pronant l’indépendance du Québec.

  2. le 27 juin 2007 à 14:46 grumpy

    M. Facal: Bon, d’ abord, pourquoi la souveranite obligatoire? Est ce si necessaire?

    Antipollution: ministres de droite pour creer la richesse, ministres de gauche pour la redistribution, et l’independance. Tout en meme temps. Ca sonne bien au parti communiste sovietique. Et la bonen phrase – « faire accepter ce peuple »….encore une fois, c’est le parti qui detient la verite – pas le peuple????

    Plutot -que le peuple fasse accepter au PQ que la souveranite n’ est pas necessaire – et qu’ on peut relancer l’ economie, l’ education et la sante en partant des besoins, pas en mettant l’ ideologie du parti avant la realite.

  3. le 27 juin 2007 à 14:50 Christian

    à un moment donné, les Québécois voudront un gouvernement majoritaire et pourraient en conclure qu’il y a un parti de trop au Québec. JF

    L’électorat connais bien ça le gouvernement majoritaire d’avril 2003 à mars 2007 et il a eu son lot de problèmes merdiques. Donc, encore le m……. ce n’est pas pour bientôt. Quoique vous pouvez rêver.
    L’ère du gouv minoritaire c’est maintenant, espérons qu’elle durera un bout. Jusqu’à, disons, mars 2010.
    ch

  4. le 27 juin 2007 à 15:06 grumpy

    L’ une des strategies de PQ c’ est d’ inventer des associations qui ont l’ air civique -pour donner la sensation que c’est un mouvement de masse – mais c’est toujours PQ en arriere – je parle des « conseils de la souveranite », la Societe Saint Jean Baptiste, le Bloc Quebecois,etc.

    Il y a quelques mois, j’ ai participe a un debat organise par un « conseil de la souveranite ».
    Lors de cette rencontre, je voulais leur poser la question: pourquoi la souveranite? – mais tout le monde a contourner la question – pour finalement me dire que le but du conseil n’ est pas debattre sur la necessite de la souveranite – mais comment arriver au but.
    Alors, parmi les militant PQ cette question ne se pose meme pas.

    Alors, cette nouvelle strategie – Pauline Marois et comp – d’oublier l’ agenda referendaire pour l’ instant – parce que le peuple ne le veut pas – c’est toute simplement une facon de remonter dans les sondages – sans avoir aucunement l’ intention d’ ecouter vraiment le peuple.
    Pour l’ instant , il semble non seulement que le peuple ne veut pas de referendum – ce que le PQ a compris – mais aussi il ne veut non plus la souveranite! – ce que le PQ semble ne pas vouloir comprendre. Encore une fois,comme en 1995 question double – reponse simple. PQ a voulu cette fois ci retenir une seule face de la monnaie.

  5. le 27 juin 2007 à 15:22 lucboivin

    Le PQ est comme le parti communiste, pas reformable.

  6. le 27 juin 2007 à 15:50 AntiPollution

    C’est parce qu’elle écoutait le peuple que la justice américaine laissait les Noirs se faire lyncher sans qu’elle intervienne.

    Si le gouvernement écoutait toujours le peuple, le Canada pratiquerait depuis les années ’60 la peine de mort.

    Pourquoi le peuple des Tangui a t-il le droit d’essayer de me convaincre, de me faire accepter son point de vue et que moi je n’aurai pas ce même droit?

  7. le 27 juin 2007 à 17:11 Denise Lavoie

    Pourquoi faire la souveraineté? Pour gérer nos propres affaires et cesser d’en confier la gestion à nos voisins, principalement les Ontariens et de plus en plus les Albertains. Nous sommes différents de par la langue, la culture et l’histoire, entre autres. Présentement, une bonne partie de nos impôts vont grossir les coffres du gouvernement fédéral qui choisit de les dépenser à sa façon. Comme notre poids démographique est de moins en moins important au Canada, notre opinion compte de moins en moins. Quand nos besoins sont semblables, ça va. Mais quand nos besoins diffèrent alors il ne faut pas compter sur nos voisins pour s’occuper de nos besoins au détriment des leurs. C’est logique non? Toute la question de l’indépendance est là. Sommes-nous suffisamment naïfs pour croire que le reste du Canada va continuer longtemps à nous écouter, croyons-nous au miracle ou sommes-nous prêts à assumer nos choix, les meilleurs comme les moins bons. Dans la vraie vie, ça s’appelle être adulte. En passant, j’ai passé toute ma carrière à travailler avec des anglophones de partout au Canada. Mon expérience m’a fait comprendre que ce qu’ils veulent, c’est le territoire du Québec, point. Si les francophones pouvaient disparaître, ils en seraient très contents (certains ne se sont pas gênés pour me le dire clairement). Disparaître, c’est ce qui est d’ailleurs arrivé aux francophones d’Ottawa dans les trente dernières années. N’essayez pas de parler français à Ottawa, on vous regarde comme si vous étiez un extra-terrestre. Comme m’a dit un chauffeur de taxi d’Ottawa pour m’expliquer pourquoi il n’y avait pas de chauffeurs francophones dans sa compagnie (Blue Line): Canada is an english country and Ottawa is an english city. Le Nation bilding canadien (One nation, one language) ne fait pas de place aux Québécois en général ni aux francophones en particulier. En passant, confiez-vous la gestion de vos affaires à votre voisin, si sympathique qu’il soit. Notre avenir et l’avenir de nos enfants en dépendent.

  8. le 27 juin 2007 à 17:48 grumpy

    Pour MMe Denise Lavoie
    1.J’ ai voyage souvent a Ottawa – je m’ adresse aux gens en anglais par defaut – et a m agrande surprise, si ils voient que mon auto a un numero de Quebec, ils me parlent en francais! Il y a pas de francophobie la bas – c’est seulement dans notre tete. Je parle souvent en Colombie Britanique avec mes cousins – ils se sentent bien, et ils n’ ont la moindre peur d’ une instabilite economique due a un eventuel referendum, pas de peur
    2. Si on parle de la survie de la langue, il semble que le status actuel du Quebec est suffisant.
    3.Les souverainistes utilisent souvent l’ argument  » limiter le pouvoir de depense du federal » ou  » pourqoui payer dexu impots ». Mais, c’est le gouvernement provincial qui chargent 7,5% le TVQ apres le tps, (equivalent a 7.95%) sur le prix net, c’est le Quebec qui a les impots les plus eleves – et on a quoi en retour? Des autoroutes mauvais, un system de sante en derive, une education loose… un etat bureaucratique avec une enorme pouvoir de depense – iresponsable en plus. Le vrai enemi du Quebec c’est un Quebec etatiste et revanchard – qui utilise a l’ extreme la haine contre les anglophones.
    Alors, ce beau projet – que les quebecois sont tous les habitants de Quebec, peu importe la langue et l’ origine…. c;est des paroles….
    Et la vraie raison de l’ independence c’est le desir de se revancher contre les anglophones…une histoire de 1000 ans…

  9. le 27 juin 2007 à 17:51 grumpy

    Bref
    Si on pense « individu » – on fait un choix, si on pense « colectivite » on en fait une autre.Un etat quebecois independent – ca m’ interesse pas si certains individus sont privilegie par rapport aux autres. Un projet souveraniste fonde sur la haine anti-anglaise…non merci.
    Le passe c’est le passe.

  10. le 27 juin 2007 à 17:59 lucboivin

    Ca c’est le vieux discours péquiste…la désinformation:tout va très bien, nous somme riche au Québec, la réalitée c’est que le québec est pauvre, le québec est une des provinces les plus pauvres du canada, la preuve? c’est le québec qui reçoit le plus de péréquation au canada.
    Péréquation=bien-être du canada. Nous devrions dire merci aux riches albertains et ontariens pour le deux milliards que québec vient de recevoir du fédéral.
    45% de la population ne paient pas d’impôt au québec etc…
    Vous devriez lire l’excellent livre d’Alain Dubuc « Éloge de la richesse » Tout est la….!
    Un ancien péquiste qui a perdu la foi et il semblerait que je ne suis pas le seul d’après les dernières élections…?
    lucboivin

  11. le 27 juin 2007 à 18:00 TheEggman

    Ce que le PQ doit comprendre, c’est que les Québécois ont toujours un certain sentiment d’appartenance au Canada et c’est normal, après tout le Québec est toujours dans le Canada. Tous les symboles du Canada sont aussi pratiquement d’origine québécoise, la feuille d’érable, le castor, l’hymne national et même le noms Canada et Canadiens.

    Ce sentiment est même assez fort dans la mesure où lorsque l’on pose la question « Voulez-vous que le Québec se sépare du Canada ? », le Oui ne fait guère mieux qu’environs 30% depuis une trentaine d’années. C’est d’ailleurs pourquoi il y a toujours eu une association ou un partenariat d’inscrits dans la question.

    Le problème aussi, c’est que plus l’option progresse, plus le PQ se radicalise. Combien est-ce que le Oui aurait fait en 95 avec la question de 1980 ? Peu d’analystes se posent la question. À mon sens, le PQ n’aurait jamais dû s’éloigner de son idée d’origine, soit la souveraineté-association. Le PQ a laissé un terrain vacant et c’est l’ADQ qui s’en est accaparé d’une certaine manière avec l’autonomisme. Maintenant, ça va être très difficile pour le PQ d’y revenir.

  12. le 27 juin 2007 à 18:37 Jacques Proulx

    Démagogie vous dites pour l’ADQ M.Facal
    Définition:
    « Politique par laquelle on flatte, excite les passions populaires pour accroître sa popularité. »

    Comme si le PQ dès son arriver avait pas été demagogique.Il c’est servi juste de ça au début avec l’aide des artistes chansonniers pour excité les passions et encore aujourd’hui avec Pauline en pensant quelle va réveillé les « baby-boomers »avec le nationaliste.
    Chose que le PQ avait oubliée avec le temps.
    Mais Pauline à un passé pas très reluisant sûr tout les points que le monde se souvient encore…Et vous risquez fort bien de voir sortir les squelettes de l’armoire comme avec Boisclair.

    Comme a déjà dit Pauline ça prend quelqu’un d’inataquable.elle n’est pas inattaquable la madame.

  13. le 27 juin 2007 à 19:08 Zach Gebello

    « Rien n’est éternel » (Joseph Facal)

    Exactement la formule parfaite pour jetter la dernière pelleté de terre sur le cercueil du PQ. Le faire mourir bien mort et pour toujours.

    C’est cette même formule qui a servie de discours pendant sa lente descente dans la fausse, en 1996, l’orsqu’il s’est mis à douter de sa raison d’être.

    Selon votre avis, ce sont les chefs du PQ qu’une majorité des membres blâment pour cet état de fait, et qu’ainsi ils passeraient à côté de l’essentiel. Mais comment donc celà serait-il possible, autrement que parce-que justement ces chefs ont cessés de représenter cet essentiel?

    « Les miracles n’existent pas en politique »
    « Dose de réalisme »
    (Joseph Facal)

    Vous croyez vraiment que le miracle de la stupéfiante victoire de l’ADQ est dûe a une campagne réaliste et assise sur des solutions bien réalistes à des problèmes bien concrets?
    Sûrement pas, puisque vous dites que ses propositions sont simplistes et démagogiques!

    Et pourtant, l’ADQ a fait mieux, beaucoup mieux que le PQ!

    L’ADQ n’a pas cherché une politique qui ferait écho aux attente de la population, mais s’est trouvé une « niche » qui ferait écho à un bon 33% de cette population qui lui permettrait de devenir l’opposition officielle.

    Ça, c’est du réalisme.

    Il a fait « rêver » ce 33%.

    Vous connaissez bien mal les humains, M. Facal, si vous croyez qu’ils sont sur Terre pour êtres « réalistes »!

    La seule chose dont ils veulent réalisée c’est leur rêve.

    La « niche » du PQ était la route vers la réalisation du rêve d’indépendance d’un peuple. Ce peuple, il n’est pas la population du Québec mais une bonne majorité. Et c’est en 1996, en niant la spécificité de ce peuple par un pluralisme identitaire provoqué par une panique et un manque de confiance en son « essentiel » que le PQ a littérallement étouffé, réprimé, sa base en faisant ainsi évapporer son rêve dans un discours devenu purement « réaliste » « utilitaire » « technique ».

    Vous terminez votre texte par un rappel de la mort innévitable tout en martelant votre conviction profonde que rien n’est éternel.

    Vous croyez vraiment que c’est le message qu’ont besoin d’entendre les Québécois afin de « remonter la pente »?

    Le Québec, petite copie de la république Française, laïque, ne croyant plus en rien mais ouverte à « héberger » toutes les croyances des « autres », sans identité propre mais ouverte à héberger et reconnaître et promouvoir c’elles des autres, en autant qu’ils le fassent en français parce-que c’est ce que nous sommes « avant tout », même si les Acadiens, Français, Belges, Haitiens, etc… le sont aussi…mais eux c’est pas « avant tout »…

    Ce Québec copié sur un autre état outre-mer ne fait rêver personne ici. Cette république à l’image de la France qui se veut « tout le monde » pour représenter une « majorité » et donc un pouvoir majoritaire, ne fait plus rêver.
    C’est même devenu un « bad trip ».

    Et vous croyez, M. Facal, que c’est avec votre réalisme économique que vous allez faire rêver les gens? Les convaincre?

    Si l’économie était un facteur à ce point déterminant chez M. Tout-Le-Monde, M. Facal, l’administration Bush n’aurait pas eu besoin du recours aux mensonges pour convaincre du bien-fondé de sa guerre pour les ressources énergétiques. Le peuple n’aurait pas suivi avec la réalité et le concret.

    Si le PQ ne peut plus retrouver son pouvoir de faire rêver, c’est lui qui mourra et non le peuple.

    Le peuple, lui, est éternel.

  14. le 27 juin 2007 à 20:43 Hubert

    «Et la vraie raison de l’ independence c’est le desir de se revancher contre les anglophones…une histoire de 1000 ans…»

    N’est-ce pas un peu simpliste ?

  15. le 27 juin 2007 à 21:16 grumpy

    Hubert

    Ma reponse – simpliste – est une replique a mme Denise Lavoie. Regarde bien ses arguments.
    Est ce que’ on peut faire mieux?

    M. Facal – « remonter la pente » – pourquoi devrait-on s’ attendre que c’est elle le Messiah qui va ressusciter le mort?
    L. Bouchard et M. Landry ne l’ ont pas fait. La population quebecoise d’ aujourd’ hui est bien differente de celle d’ il y a 12 ans. En 1995 on parler pas beaucoup de mondialisation, Windows 95 etait au debut, l’ internet etait pas assez repandu. Les generations changent,les aspirations et les problmeme aussi. PQ propose la meme chose depuis toujours: l’ independance. N’ avez pas l’ impression que PQ s’ adresse aujourd’ hui a un peuple immaginaire??

  16. le 27 juin 2007 à 21:51 grumpy

    Tout argument economique pour la separation du Quebec ne fonctionne devient nulle si on pense a l’Ontario ou Alberta. Pourquoi ces provinces n’ ont pas de desirs de separations? Ils etaient certainement plus avantages que le Quebec de ne plus payer les taxes federales. Et pourquoi personne de ces provinces ne se plaignent que « Les Quebecois s’ ocupent de leurs affaires », si on pense que la pluspart des premieres ministres canadiens sont des Quebecois par naissance et education??

    Ah, oui, j; avais oublie – ils ne sont pas « de vrais Quebecois » – ni Trudeau, ni Chretien, ni Mulroney, ni Paul Martin…

    Alors, ca reste une seule raison pour l’ independance – la nationalite et la langue. Comme les immigrants au Quebec – qu’ ils parlent francais ou anglais – il s sont toujours contre la separation…ca ne reste quoi comme raison de separation?
    Une reve, une revanche historique d’un peuple conquis, abandonne par la France et soumis pour un certains temps aux regles des autres…
    Presentement, on y a le droit de parler la langue, d’ avoir son code civil, d’avoir le propre gouvernement pour lui payer l’ impot…

    Besoin de separation? Un territoire aussi vaste et peu peuple comme celui du Canada – Quebec inlcus – se gere plus facilement par une federation. Souvenez vous de la crise du verglas de 1997 – l’ armee federale a intervenu pour aider la population – le moment ou l’ Etat quebecois n’ etait pas capable. Quant une province est en besoin – economique, ecologique, umanitaire…les autres peuvent l’ aider facilement. Alors?C’est pas meilleure la cooperation? On est tous ici – immigrants anglophones, francophones, et d’autres langues et couleurs – on est venu ici pour chercher le bonheur, on a quitte nos pays d’ origine pour fuir la persecution, la guerre, la misere… C’est pas le teritoire des uns plus que des autres.

  17. le 28 juin 2007 à 10:31 Alexandre Grant

    … je suis tellement tanné d’entendre parler de la toilette de la ministre Marois, de la mise à la retraite des infirmières ….

    Comme si c’est la ministre Marois qui s’est assise un matin et a commandée la dite toilette silencieuse … c’est pas de même que ça marche. Le rénovation des buildings du gouvernement ne relève quand même pas de la ministre, mais d’un organisme qui a des normes …

    Et j’aimerais bien remonté dans le temps et assister au débat à l’Assemblée nationale et dans les commissions parlementaires (et dans les médiocres d’information) pour entendre ce qu’avaient à dire les députés libéraux et LE député adéquiste sur le sujet …

    Le ‘piqu’ n’a pas forcé la mise à la retraite de personne …

    La mémoire est une faculté que nous n’avons pas au Québec !

  18. le 28 juin 2007 à 10:37 Lesdents

    @ Grumpy et autres federalistes de centre-droit: copie d’un commentaire que j’ai publie ailleurs et qui repond a la plupart des lieux communs que vous evoquez (je n’oserait pas les qualifier d’arguments).

    1. L’independance est compatible avec un agenda politique de centre-droit. Je suis souverainiste et de centre-droit. Je pense que l’independence va forcer le Quebec a faire des choix gagnants en termes de politiques publiques (des politiques plus liberales et moins interventionnistes), au lieu de depenser plus que ce qu’il a pour se tourner vers Ottawa et crier famine.

    2. Un Etat, c’est moins pire que deux. Le gvt de Quebec est en concurrence avec le gvt d’Ottawa pour savoir qui prendra le plus de place dans nos vies. Cela est couteux (ref: scandale des commandites, subventions massives dans la culture, dedoublements en sante, education, infrastructures, developpement economique, environnement, etc…). Sans compter les couts des chevauchements et ds dedoublements, du manque de coherence dans les politiques publiques et du cout des frictions politiques. Parizeau: “Nous ne pouvons pas indéfiniment vivre dans un climat d’affrontement, de coups fourrés, de manoeuvres destinées à neutraliser l’adversaire.” Cela est couteux et je suis tanne de payer pour ca.

    3. Le cout de l’incertitude politique. 40 ans a ne pas accoucher, ca coute cher. On s’enligne sur un autre 40 ans. On a paye 10 fois le cout de la souverainete du fait de nos hesitations.

    4. Reduire la taille de l’Etat a Quebec: l’exercice est en grande partie futile si le gouvernment d’Ottawa augmente proprotionellement les depenses publiques et percoit davantage d’impots. C’est ce qui se produit en ce moment (voyez les offres d’emploi au gvt federal…). Tout ce que ca donne, c’est que les Quebecois perdent collectivement le controle sur leur destin, et que notre fonction publique et le centre decisionnel se deplace de plus en plus vers Ottawa. Aussi, beaucoup de decisions a impact economique sont prises, de plus en plus, dans l’interet du coeur economique du Canada: l’Ontario. Ca n’ira pas en s’ameliorant.

    5. Prenez en consideration les depenses publiques absurdes engagees a grands frais, attribuables directement a notre statut provincial. Le CHUM anglophone par exemple, qui perpetuera la segregation linguistique pour les decennies a venir, coutera des sommes disproportionnes a l’ensemble des contribuable pour defrayer les couts d’une institution censee defrayer les besoin de la minorite anglophone du Quebec. Celle-ci aura un meilleur hopital que les francophones, aux frais des contribuables. Pour un argumentaire complet: http://www.unseulchu.org/. Le bilinguisme institutionnalise, le deoublement des reseaux scolaires et des reseaux hospitaliers est extremement couteux.

    6. La sociale-democratie, parlons-en. Pourquoi croyez-vous que le Quebec fait les choix qu’il fait? Il y a plusieurs causes, mais la principale a mon avis c’est que la question du statut du Quebec bousille l’echiquier politique, et que les centrales syndicales sont les allies du PQ. Le PQ lorsqu’il prend le pouvoir retourne en quelque sorte l’ascenseur a ces groupes d’interets, un peu comme les liberaux avec la classe d’affaires. Je fais l’hypothese que dans un Quebec independent, l’echiquier se tasserait a droite, puisqu’un paquet de pequistes de centre-droit comme moi quitteraient le navire, et que la droite (ADQ, liberaux) ne serait plus divise entre deux partis. L’extreme gauche et la gauche syndicale (celle qui abuse au detriment de l’interet public) est en fait marginale au Quebec, et surrepresentee dans les institutions. Aussi, je pense que beaucoup de nos politiques publiques couteuses tiennent a l’ideologie. A cette idee que le “modele Quebecois” est en quelque sort une partie importante de notre identite. Je pense qu’une fois notre securite identitaire garantie par l’independence, ces vaches sacrees perdraient de leur importance.

    7. Prenez l’histoire en consideration. Je serais surement federaliste comme vous si on ne nous avait pas impose notre systeme juridique en 1763, ampute du septieme de notre territoire en 1949 (le Labrador), impose une constitution en 1982, si le federal ne nommait pas les juges et le chef de l’Etat, si il n’avait le controle sur les traites applicables au Quebec et s’il ne prelevait pas la moitie des impots et s’il ne votait pas la moitie des lois. Ce sont des symptomes graves de notre alienation. Cette alienation, elle a de graves consequences economiques: le manque d’estime de nous-memes, le manque d’ambition, cette apathie qui caracterise trop d’entre nous. On a besoin d’un remede de cheval identitaire: il n’y a pas de demie-mesure possible ici.

  19. le 28 juin 2007 à 11:20 lucboivin

    lucboivin

    Bienvenue au Québeckistan…!

    Depuis plus de 30 ans, la menace de l’option « séparatiste »,objectif #1 du PQ, maintient un climat d’incertitude qui nuit au développement et à l’économie du Québec. Nombre d’entreprises ou leurs sièges sociaux ont déjà quitté pour s’installer ailleurs. D’autres investisseurs boudent le Québec. Justifier de faire l’indépendance passe par la transparence, la vulgarisation comparative des avantages et les inconvénients, une expertise réelle démontrant les finances avant et après pour prouver comment les citoyens amélioreraient leur vie sur les plans économiques, sociaux et culturels, non pas seulement sur le plan patriotique.
    Le retrait et l’évitement des investisseurs avant et suivant un référendum :
     Ralentissement de l’économie;
     Pertes d’emplois, combien?
     Baisse des revenus de l’état;
    Vulnérabilité du Québec et précarité de ses finances:
     Le Québec est endetté de 123 G$ soit plus de 44% de son PIB. Quel serait son nouveau taux d’endettement avec sa part de la dette fédérale soit 23.5% de >

  20. le 28 juin 2007 à 11:23 lucboivin

    Suite…

    Le Québec est endetté de 123 G$ soit plus de 44% de son PIB. Quel serait son nouveau taux d’endettement avec sa part de la dette fédérale soit 23.5% de >

  21. le 28 juin 2007 à 11:23 lucboivin

    Le Québec est endetté de 123 G$ soit plus de 44% de son PIB. Quel serait son nouveau taux d’endettement avec sa part de la dette fédérale soit 23.5% de >

  22. le 28 juin 2007 à 11:47 Lesdents

    Luc, je partage votre avis sur l’incertitude, et pourtant je suis souverainiste. Le Quebec est divise et nul n’a le pouvoir de changer cette situation. Que proposez-vous pour mettre fin a l’incertitude? Exterminer les souverainistes?

    Quant aux analyses couts-benefices, elles ont leurs limites. Si les specialistes sont incapable de prevoir les depassements de couts sur les chantiers de construction, comment voulez-vous prevoir les effets de l’independance? Quant a la dette federale, on peut fort bien la laisser payer par le Canada anglais, comme vous le suggerez implicitement, mais cela est tout a fait irresponsable. Tout autant que de faire payer la facture de nos exces (services publics) par le Canada.

  23. le 28 juin 2007 à 11:57 Hubert

    J’aurais une question à poser à Luc: si le Québec était, disons, aussi prospère que l’Alberta, auriez-vous un quelconque problème avec l’idée de la souveraineté ?

    En un mot: les arguments économiques (dont je ne veux évidemment pas ici nier l’importance) sont-ils les seuls à réellement vous empêcher d’adhérer à cette idée ?

  24. le 28 juin 2007 à 12:01 Zach Gebello

    Excellente analyse et synthèse économie-identité, Lesdents.

    Voilà comment une dose de réalisme pourvue d’une essentielle touche de sensibilité peut faire percevoir le contexte avec une lucidité qui est autre chose qu’un simple slogan.

    Souhaitons que Mme Maroist est toujours à l’écoute de son peuple.

    (J’écris Marois avec son « t » Parisien, pour lui rappeller qu’il disparraissait déjà vers 1710 avec Charles, un des fils à l’ancêtre Guillaume)

  25. le 28 juin 2007 à 12:11 lucboivin

    J’ai de la difficulté à faire passer la suite de mon texte…je fais une autre tentative…

    « Quel serait son nouveau taux d’endettement avec sa part de la dette fédérale soit 23.5% de >

  26. le 28 juin 2007 à 12:13 lucboivin

    Ca ne marche pas…on oublie ca….Bye !

  27. le 28 juin 2007 à 15:54 AntiPollution

    Un économiste de réputation mondiale a écrit il y a quelques semaines que si le Québec vendait Hydro-Québec on se débarrasserait de la dette au complet.

    Il ne faut pas oublier que le Québec a des biens lui appartenant, que ceux-ci ont une valeur (comme Hydro-Québec). Ce sont nos actifs. Autre chose à ne jamais oublier, c’est que nous avons aussi 23.5% des actifs fédéraux du reste du Canada. i.e. ambassades, aéroports, ports, nous pourrions même réclamer le remboursement de l’achat en 1869 des territoires du Nord-Ouest car c’est avec l’argent du Québec de l’Ontario, du N.-B. et de la N.É que le fédéral a racheté ces territoires qui forme aujourdhui l’Alberta, la Saskachewan et les territoires restants. Et le Labrador qu’on nous a volé en 1929 ?

  28. le 28 juin 2007 à 16:27 grumpy

    MMe Marois – vient d’ annoncer qu’ elle ne tiendra pas de referendum si le peuple ne le veut pas. Encore une strategie – assez hypocrites, d’ ailleurs – de contourner la vraie question. C’est pas le referendum qui est en cause, mais la souverainite. « Le peuple ne veut pas de referendum » – dit MMe Marois – au lieu de comprendre « le peuple ne veut pas la separation ».
    On confond intentionellement le but avec les moyens.Comme en 1995 avec la question double: voulez vous qu’ on se separe et on reste canadien???
    Probablement MMe MArois va proposer bientot une referendum sur l’ oportunite de faire une referendum.

  29. le 28 juin 2007 à 16:44 lucboivin

    ….quel serait son nouveau taux d’endettement avec sa part de la dette fédérale soit 23.5% DE*500 G$=118 G$ =241 milliards?
    -Quel décote de crédit (Moody’s) subirait le Québec et quelles conséquences sur les taux d’intérêts sur la dette du Québec (123G$ à 7% coûtent déjà 8.6G$, 3e dépense annuellement, qu’en serait-il avec 241 G$ à des taux d’intérêts plus élevé?
    Exclusion du Québec de l’ALENA
    Baisse du PIB et chômage accru,
    L’éventuel refus du Canada de l’usage de la monnaie Canadienne,
    Coûts de création d’une monnaie Québécoise,
    Incertitude quand à la valeur internationale d’une monnaie Québécoise,
    Gel des actifs des Québécois par le Gouvernement du Québec pour limiter la fuite des capitaux,
    Rapatriement au Québec des fonctions et obligations sous gouverne fédérale, (organismes et ministères) augmentant les charges financières du Québec etc et ma liste est encore longue…j’arrête ici je ne veux pas squater le blog de M.Facal.

  30. le 28 juin 2007 à 16:55 AntiPollution

    Madame Marois a raison car on ne peut pas faire l’indépendance du Québec si ce « peuple » est bourré de Tangui. Mais, quel « peuple » a voter contre la « séparation » en 1995 ? Car les francophones on voté à 60% pour la « séparation ».

    L’indépendance est une question de fierté. Pas de la peur de perdre les Rocheuses ou les pensions de vieillesse ou des pétrodollars que les pétrovoleuses nous retournent en petites quantités via la péréquation!

    Le Québec est depuis le début la plus riche des 5 provinces les plus pauvres, ça ne date pas d’hier.

    Et faites le calcul par capita quand vous parlerez de péréquation et vous verrez que per capita, le Québec recoit moins que la majotité des autres provinces.

  31. le 28 juin 2007 à 17:34 grumpy

    antipollution:
    On peut toujours justifier l’ independance en regardant dans les poches d’ Ottawa. Regardons dans nos poches. Que’ est qu’ il arrive avec l’ argent qui est consomme par les ministeres, les municipalites et d’ autres organismes d’ etat – Quebecois ?

    En parlant du peuple, est ce que les francophones sont « plus egaux » ques les autres? Au lieu de blamer les anglophones et les immigrants pour le NON, comme tu veux insinuer, vois d’abord que 40% des francophones ont aussi choisi NON. Sont-ils moins patriotes? Moins quebecois?

    Donc, l’ argument Parizeau est toujours en vigueur pour vous.On perd a cause des autres, jamais a cause de nous…

    Pourtant, le gouverment PQ-ist a depense beaucoup d’ argent pour le referendums – l’ argent publique aussi. L’ argent des toutes les contribuables. Et ne me dites pas que le Canada devrait rester les bras croises – un divorce ca concerne les deux parties, pas seulement une.

  32. le 28 juin 2007 à 18:27 AntiPollution

    Donc, si je vous ai bien compris, les 60 % de francophones qui ont voté OUI mais qui n’ont pas le droit de se considérer comme peuple sont moins égaux que les 40% des autres qui ont voté NON, mais, qui, eux ont le droit de parler du « peuple qui ne veut pas la séparation”.

    M. Parizeau n’a jamais parlé ni blamé les Anglophones le soir du référendum, mais je suis totalement en accord avec ce qu’il a déclaré :
    « c’est vrai qu’on a été battu…au fond par deux choses….l’argent…pis DES votes ethniques. »
    DES votes ethniques, pas l’argent ET le vote ethnique.

    Ce soir là, M.Parizeau faisait référence au Love-In de Montréal où Option Canada et le Conseil de l’Unité Canadienne ont paquetés et nolisés autobus et avions de l’Ontario et d’ailleurs pour nous faire dire qu’ils aiment beaucoup notre territoire mais pas nécessairement les Québécois qui y vivent.

    M. Parizeau faisait aussi référence à Immigration Canada qui comme par hasard a livrer des dizaines de milliers de certificats de citoyenneté violant même ses propres lois, car tout nouveau immigrant était sous probation pour au moins un an avant qu’on lui livre ce fameux certificat, alors qu’ils ont été acceptés seulement après un mois de leur demande et de la date du référendum.

  33. le 28 juin 2007 à 18:42 Zach Gebello

    « En parlant du peuple, est ce que les francophones sont “plus egaux” ques les autres? Au lieu de blamer les anglophones et les immigrants pour le NON, comme tu veux insinuer, vois d’abord que 40% des francophones ont aussi choisi NON. Sont-ils moins patriotes? Moins quebecois? » (grumpy)

    Exact, Grumpy.
    Ce qui prouve que le peuple n’est pas « francophone avant tous » comme l’affirme Mme Marois.

    Les Écossais désire leur indépendance autant que les Irlandais et ces deux peuples parlent majoritairement l’anglais.
    Il y a aussi des anglophones, au Québec, qui sont indépendantistes.

    La faute majeure du PQ fut d’associer les indépendantistes et maintenant souverainistes au peuple francophone. C’est pourquoi aujourd’hui ils dépolitisent et dénaturent la fête du peuple qui est en fait la fête des Canadiens Français.

    Car ils ont associés Canadien à Anglais. Or c’est, comme les Écossais et Irlandais, du régime Britannique que l’on souhaite la séparation et non des Canadiens dont nous sommes et serons toujours.

    Ainsi le PQ entretient l’illusion que le Canada est un pays indépendant. Or, il est toujours une colonie du Royaume Uni. Une colonie Britannique.

    Le 40% de francophones qui a voté contre le référendum a voté contre la perte de son identité et non contre son indépendance.

  34. le 28 juin 2007 à 20:13 n.payne

    Si l’électorat conclut qu’il y a un parti de trop, serait-ce le PLQ, parti de pouvoir centenaire qui dispose de l’applui indéfectible de 95% des anglophones contre vents et marrées ? Probablement pas. L’ADQ, avec ses idées de centre-dtroite à la mode et son nationalisme de repli remarquablement en phase avec la seconde déprime post-référendaire que nous traversons ? On peut en douter à court terme.

    Reste le PQ; Perdu quelque part entre la réalité et son incapacité spectaculaire à faire des choix stratégiques éclairés depuis une décennie, c’est lui qui risque le plus de descendre encore.

    À cet égard, Monsieur Facal, vous-même proposez des solutions — allant à peu près dans le sens de ce que mme Marois suggère en ce moment — fondées sur une lecture éminemment contestable de la donne actuelle. À mon humble avis, bien sûr.

    D’abord, la supposée dégelée du PQ aux dernières élections et son fameux  » plus-bas-niveau-historique-depuis-mille-neuf-cent-quelque-chose « , et ce parcequ’il  » proposait-un-référendum-dont-la-population-ne-veut-pas « .

    Tous ces trémollos et ce drame pour une défaite pourtant presque automatique. Pourquoi le PQ aurait-il, contrairement à tous les autres partis au Québec depuis au moins un siècle, une chance réelle et forte de prendre, ou reprendre, le pouvoir à chaque mandat ? Alors que, invariablement depuis des lustres, les gouvernements — même les pires — sont installés pour deux mandats consécutifs, le PQ, après un référendum haut en émotions, huit années de pouvoir houleuses et finalement la sortie en 2003, allait triompher cette année ? Un analyste le moindrement compétent pouvait-il vraiment croire à ce genre d’invraisemblance ?

    Non. Le PQ a fait à-peu-près le même score que les deux autres partis, avec un jeune et nouveau chef quelque peu mal aimé, et une promesse ferme de référendum à court terme, alors que le terrain de l’idée indépendantiste est laissé en friche depuis plus de dix ans. Dans le contexte que j’évoque ci-haut, et à l’heure où le débat gauche-droite prend le pas sur le débat Canada-Québec pendant que la social-démocratie du PQ n’a pas tellement la cote, je n’arrive pas à voir ce qu’il y a de si surprenant et dramatique dans ce résultat, qui au contraire me semble même plutôt honorable. Imaginez, on promettait même un référendum en cas de gouvernement minoritaire !

    Venons-en maintenant justement à ce fameux référendum-qui-fait-peur-au-monde. Pouvez-vous me citer un seul moment où la population a majoritairemant réclamé un référendum sur l’indépendance ? Ce n’est jamais arrivé. On chantait cette même rengaine en 1995 et avant, et pourtant les électeurs ont voté massivement, à plus de 90% me semble-t-il.

    Aussi, si l’électorat est majoritairement contre un référendum, est-ce à dire qu’il est contre l’indépendance dans les mêmes proportions ? Bien sûr que non. Il pourrait parfaitement se révéler majoritairement souverainiste, tout en pensant qu’il est préférable de ne pas faire de référendum à cet instant, chaque camp ne voulant pas donner à l’autre l’occasion de gagner.

    Il est tout-à-fait normal qu’un référendum, sur n’importe quel sujet qui ne fait pas l’objet d’un consensus, qui ne rallie pas une immense majorité, suscite son lot considérable d’appréhensions et de réticences.

    Ultimement, depuis quand, en démocratie, est-on tenu de ne pas poser une question tout à fait légitime par le biais d’un référendum sous prétexte que les sondages disent ceci ou celà ? À ce compte-là, va-t-on cesser de faire des élections chaque fois que la population — cela arrive souvent — se montre majoritairement indisposée par cette perspective ?

    Abordons maintenant un autre de vos arguments, Monsieur Facal. Vous évoquez  » l’exceptionnel crescendo  » qui a précédé la consultation de 95, un peu comme un concours de circonstances ayant permis au PQ d’aller de l’avant. On arrive ici à un autre passage particulièrement fragile de votre analyse. En effet, oubliez vous que lorsque Jacques Parizeau est devenu chef du PQ dans les années 80, la morosité et l’improbabilité de l’indépendance étaient à leur comble ? Le PQ s’est pourtant donné des objectifs résolument indépendantistes. Puis s’est initié le crescendo dont vous parlez, et Parizeau, après une défaite électorale, a pu proposer un référendum pour 95.
    En bref, on peut difficilement prétendre que la détermination indépendantiste du PQ ne fut pas un élément essentiel dans la suite des événements entre 88 et 95. Non, ce crescendo, ces  » conditions gagnantes « , n’étaient pas tombés du ciel.

    Ce que nous montre aussi cette période, tout en faisant ressortir un aspect potentiellement incongru de la vision que j’appellerai ici Facal-Marois pour la commodité, c’est que c’est dans l’opposition qu’on a les coudées franches pour préparer le terrain et construire sa crédibilité. Penser prendre le pouvoir sur la foi d’aucun engagement précis — souverainiste ou autre d’ailleurs — et vouloir gouverner ensuite en faisant la  » promotion du projet « , me semble particulièrement discutable.  » Pensée magique  » est l’expression qui me vient ici à l’esprit. Mais ça aurait pu être  » fausse représentation « …

    Enfin, évoquer le contexte inusité du gouvernement minoritaire à trois partis pour justifier une mise-au-rancart de la démarche référendaire, c’est-à-dire dépouiller le PQ de son seul moyen reconnu à ce jour de faire l’indépendance, m’apparaît jusque ici bien mal justifié. À mois que ce soit pour proposer une autre façon de faire, concrète s’entend, mais rien en ce moment ne laisse présager une telle chose.

    C’est donc dire que dans un contexte où il se dit extraordinairement menacé de disparition, le PQ décide de s’enlever la seule chose qui lui est exclusive et qui lui garantit un certain plancher d’appuis. Comme geste de sans-dessein, c’est difficile à battre.

    Et on brandit le spectre, comme vous le faites M. Facal, de la mort de l’Union Nationale. Choisir cet exemple alors qu’un des deux adversaires actuels, l’ADQ, ressemble justement beaucoup plus à l’Union Nationale que le PQ, a quelque chose de de drôle, vous en conviendrez.

    D’ailleurs, comment pouvez vous affirmer si péremptoirement que le régime à trois partis ne peut durer ? Il y a au moins trois partis au fédéral depuis des années, et ils ont survécu pour la plupart malgré de nombreux gouvernements majoritaires. Le PQ, lui, à l’Assemblée Nationale, a un atout inestimable qui ne trouve pas d’équivalent dans les cartons des partis fédéraux : Il porte un projet d’envergure qu’il est le seul à proposer, qui rallie une bonne partie de l’électorat — un gros tiers dans le plus creux des creux de vague — et vous vous voulez qu’il se dispense de prendre les moyens de le mettre en oeuvre ?

    Non, je ne suis pas membre de ce parti. Je ne suis pas un pur-et-dur en chemise careautée. Mais je me désole que ce parti se propose de se muter en ADQ plus compétente et veuille se servir de mes aspirations indépendantistes pour prendre le pouvoir, pour ensuite offrir en spectacle le ratatinement de l’option.

    Ce n’est pas ce que j’attends de cette formation politique. Si ce parti a peur de ce qu’il a été, ou s’il n’est pas capable de se renouveler sans y laisser l’essentiel, qu’il disparaisse. Et je vous concède qu’il est bel et bien menacé de disparition, mais seulement s’il se prend pour un autre.

  35. le 28 juin 2007 à 20:39 Alexandre

    Avec la disparition du spectre référendaire pour au moins 5-10-15 ans, je ne suis pas certain que le traditionnel bi-partisme sera de mise. En excluant le duel transcendant sur la souveraineté, la libre expression des différentes positions sur l’échiquier gauche-droite sera beaucoup plus intéressant.

    Au sein même du PQ, le débat gauche-droite devra prendre le dessus et on saura où la majorité campe. Maintenant qu’il n’aura pas à se faire le défenseur du fédéralisme, le PLQ pourra rester au centre-droit ou se déplacer selon qu’il croit que l’humeur de la population est plus à gauche ou à droite. Reste l’ADQ qui lui est clairement à droite et ne peut pas vraiment changer de camp.

    Enfin, on pourra s’attaquer à la gestion de la province et y mettre toute notre énergie!

  36. le 28 juin 2007 à 21:00 jcpomerleau

    Pourquoi l indépendance.Pour améliorer la productivité POLITIQUE et ÉCONOMIQUE du Québec.Pour comprendre comment on relève ce défi il faut prendre l exemple sur les pays de l Europe du Nord qui sont au top de la liste des pays les plus performants au monde en terme de productivité malgré leurs haut taux de taxation et de syndicalisation. Au sortir des années quatre vingt ces pays ont entrepris des réformes majeurs pour remttre leur productivités sur les rails. Deux conditions leur ont permis leurs réussites remarquable: L indépendance (cohérence du processus décisionnel) et une culture de consensus entre les acteurs (gouvernement; patronat et syndicat). Aucune de ces réussites n auraitent été possible si ces pays avaient été enfermer dans un fédéralisme de tutel. L exemple est là, à nous de la suivre. Pour les provincialiste qui coient en la politique de la mendicité je vous suggère de faire une étude comparative entre Terre Neuve te l Islande.L un a choisit d ëtre une province en mëme temps que l autre a choisit d ëtre un pays. Le résultat est clair, vaut mieux ëtre un pays qu une province.

  37. le 28 juin 2007 à 21:54 Zach Gebello

    « Enfin, on pourra s’attaquer à la gestion de la province et y mettre toute notre énergie! » (Alexandre)

    Nous sommes déjà passé par là.

    C’est justement en mettant toute notre énergie à la gestion de la province que nous-nous sommes rendu à l’évidence qu’elle était impossible sans l’indépendance.

    La conclusion sera la même.

    On peut recommencer encore, jusqu’à ce qu’on oublie encore, et qu’on recommence encore, et encore…

    Toute l’énergie est gaspillée à cet entêtement.

  38. le 29 juin 2007 à 6:52 Jacques Proulx

    Soyons logiques pour 5 cents.
    Pauline a dit en entrevue à la télé hier. » La nouvelle chef du Parti québécois est prête à diriger le Québec pendant un, deux et même trois mandats sans tenir de référendum sur la souveraineté.Entre-temps, un gouvernement péquiste dirigé par Pauline Marois continuera de défendre les intérêts du Québec pour occuper notre place et réclamer nos pouvoirs. Alors, on va faire progresser le Québec dans le sens de ses intérêts, ce que le PQ a toujours bien fait, a-t-elle fait valoir. »
    Donc, c’est à croire quelle va prendre l’intérêt des Québecois et négocier plus de pouvoir avec Ottawa.Car si elle réussi c’est comme se tirer dans le pied, car la vocation première du PQ c’est de faire la souverainté.Si elle obtient un peu plus de pouvoir d’Ottawa, le peuple va dire pas nécessaire de se séparer.La preuve on continue on obtient toujours plus de pouvoir sans se séparer
    C’est carrément de l’HYPOCRISIE de sa part.Elle ment au peuple Québecois la petite madame en disant ça.J’espère que les Québecois n’embarqueront dans cette odieuse menterie et cette manipulation.
    Dans se cas n’importe quel parti peut demander au peuple de se séparer.C’est ILLOGIQUE de pensé comme le PQ pense en se moment.
    Si tout ce quel a dit est vrai c’est la preuve formelle que Pauline c’est le pouvoir qui l’intéresse.Dans deux et même trois mandats la petite madame seras plus là.HYPOCRISIE

    C’est sans compté dans 2 et 3 mandats ça veut pas dire qu’elle va élire son parti à la tête à chaque fois.Donc ça peut être très long.HYPOCRISIE

    Elle se sert des Québecois pour prouver qu’une femme peut prendre le pouvoir au Québec et marquer l’histoire du Québec.

  39. le 29 juin 2007 à 7:20 Jacques Proulx

    Plus simple encore.
    Vous mettez de côté la raison d’être du PQ qui est la souveraineté pour promouvoir Pauline au pouvoir pour qu’elle marque l’histoire du Québec.
    Je ne crois pas que c’est nécessaire, car l’histoire du Québec est assez marquée comme c’est là.

    J’espère que le peuple Québecois n’embarquera pas dans cette infâme stratégie.
    Tromper les Québecois se serait trahir leur confiance…
    De rester un 3iem parti en attendant que la cause soit prête aurait été plus juste.Si ça presse pas de faire l’indépendance pourquoi ça presse de prendre le pouvoir?Car même comme 3iem parti vous pouvez faire l’ouvrage quand même pour préparer le bon moment.Non!
    C’est le pouvoir à tout pris qui intéresse Pauline?

  40. le 29 juin 2007 à 7:52 Johanne

    «Essentiellement, le redressement du Parti québécois implique de se reconnecter sur le réel…»

    Neuroscience et marketing politique
    Published Wednesday, April 26, 2006 by Benoit Duverneuil
    D’après un billet de Neuromarketing, une étude américaine vient d’être menée pour analyser les réactions du cerveau chez un élécteurs partisan en les comparant à celle d’un électeur indécis. Quand on sait à quel point la participation des « swinger voters » a été décisive lors des dernières élections présidentielles, on comprendra pourquoi un tel engouement sur le sujet.
    Les résultats de l’étude suscite l’interrogation. Si l’on peut analyser les réactions du cerveau et ce qui le stimule, il n’y a qu’un pas pour transfomer le marketing politique en véritable outil de manipulation.
    Pour preuve, voici ce que Drew Westen de l’Université d’Emory nous apprend au sujet des élécteurs partisans :
    “We did not see any increased activation of the parts of the brain normally engaged during reasoning,” said Drew Westen, director of clinical psychology at Emory University.
    The study points to a total lack of reason in political decision-making.
    Lire l’article complet: http://www.neurosciencemarketing.com/blog/articles/the-neuroscience-of-political-marketing.htm

  41. le 29 juin 2007 à 7:55 Lesdents

    @ Grumpy: “Le peuple ne veut pas de referendum” – dit MMe Marois – au lieu de comprendre “le peuple ne veut pas la separation”.

    Bon, Grumpy a regle la question – on voit qu’il ne fait pas dans la nuance. Des centaines de sondages et plusieurs referendums pour en finir par ce simple resume de l’ame quebecoise. C’est tres typiquement adequiste (je suis moi-meme adequiste et j’en ai assez de ces adequistes pour qui les lieux communs tiennent lieu d’argument, et pour qui Jeff Fillion et Stephane Gendron sont des maitres a penser).

    @ Luc: chacun des points que vous enumerez sont pertinents. Je pense que les souverainistes aurait interet a discuter davantage de l’enjeu de la monnaie, en particulier. Par contre, votre scenario est pessimiste. Vous devrez m’expliquer pourquoi le Quebec serait necessairement exclu de l’ALENA et pourquoi le chomage augmenterait. Voyez les reflexions des IPSO au sujet des questions economiques: http://www.cam.org/~ipso/ancien%20site/doc/souv10.html. Voyez aussi l’entente signee par l’eminent Mario Dumont en 1995: http://www.ncf.ca/ip/newspaper/ledroit/services/en3. Y aurait-il un specialiste du droit international public qui pourrait nous confirmer ici qu’il y a un principe de droit international qui accorde automatiquement le droit aux etats secessionnistes d’adherer aux traites de l’Etat dont ils faisait partie? D’une facon ou d’une autre, le droit international public est difficile a mettre en oeuvre et tres politique. Il est donc vrai, je crois, que l’adhesion du Quebec a l’ALENA ne serait pas automatique. Mais voyez vous quelque raison, outre l’amertume du Canada, qui pourrait faire en sorte que les USA ou le Mexique voudraient exclure le Quebec? Quel serait l’objectif vise par une telle exclusion?

  42. le 29 juin 2007 à 8:13 Johanne

    «Essentiellement, le redressement du Parti québécois implique de se reconnecter sur le réel…»

    …notre moderne aversion au risque et notre obsession de la catastrophe ont sans doute à voir avec deux phénomènes.`

    Le premier, ce sont, bien entendu, les médias, friands d’événements, et de révélations, jouent comme amplificateurs des risques éprouvés.

    Le second est le retrait du politique.
    Autrefois mû par une logique d’accroissement -plus de démocratie, plus de puissance, plus d’Histoire- le politique devient un art du moins : moins de tensions, moins d’incertitude pour l’avenir, moins d’insécurité, moins de conséquences de la mondialisation inévitable moins de perturbation. Moins à payer pour le prix de notre puissance. Les nouveaux risques qui nous préoccupent tant, à tort ou à raison, présentent des caractéristiques :
    http://www.huyghe.fr/actu_309.htm

  43. le 29 juin 2007 à 8:22 Zach Gebello

    « Alors, on va faire progresser le Québec dans le sens de ses intérêts, ce que le PQ a toujours bien fait, a-t-elle fait valoir. » (P. Marois)

    Et elle a raison. Le PQ, depuis 1996, n’a jamais rien investi dans la promotion de l’indépendance et la promotion culturelle-historique et identitaire. Ce ne fut que de la gestion de province et du quêtage au fédéral pour plus de pouvoir (innutilement biensûr).

    Les moins naïfs d’entre-nous le savions depuis longtemps, biensûr, mais cette fois le chef (la cheffe) l’avoue ouvertement:

    « Mais contrairement à ce que stipule le programme du PQ, il n’est pas question qu’un gouvernement Marois engage des fonds publics pour promouvoir la souveraineté. C’est aux militants du PQ et du Bloc québécois ainsi qu’à l’ensemble du mouvement souverainiste de faire le travail. «Il me semble qu’on a assez de pain sur la planche pour faire ce travail-là nous-mêmes», a-t-elle affirmé. »
    http://www.ledevoir.com/2007/06/29/148968.html

    C’est tout de même ahurrissant! Quand on pense aux investissements du fédéral côté identité nationale! Lorsqu’on vote Libéral et qu’on gagne nos élections, on s’attend à ce que le choix de la majorité soit servit! Or, comment se fait-il que lorsqu’on gagne une élection d’un parti indépendantiste, on a pas droit à aucun investissement en faveur de notre option politique? C’est comme si on avait pas gagné!

    Les nationalistes, indépendantistes, Canadiens Français, Québécois, bref, ceux qui savent encore qui ils sont, ne sont pas des bourreaux pour leurs chefs, mais bien au contraire ils sont trahis par leurs chefs.

    Et la trahison atteint son paroxisme avec Marois.

    Pente à remonter?!

  44. le 29 juin 2007 à 8:47 Johanne

    Invités à parler de la relation journalistes/blogueurs devant un parterre d’hommes (il y avait très peu de femmes) d’affaires, ils ont commencé par les banalités habituelles jusqu’à ce qu’Esther Dyson leur demande à qui incombait la responsabilité de
    nous bien informer.

    Pour Winer,
    « Ce sont les individus qui ont la responsabilité de s’informer. La société y a renoncé au siècle dernier. Les « big medias » se sont retirés de
    manière unilatérale. La preuve: il n’y a plus rien à voir sur les journaux télévisés. »

    Gillmor a regretté qu’on ne forme pas les enfants au scepticisme.

    C’est alors que Winer que je trouve d’une arrogance effarante (mais avec qui il m’arrive d’être d’accord… c’est énervant ça) a conclu en disant: « C’est ça. Je veux la cacophonie et le chaos. Ça nous offre une chance de forger notre propre opinion. »

    http://pisani.blog.lemonde.fr/pisani/2006/05/blogueurs_et_jo.html

  45. le 29 juin 2007 à 8:53 AntiPollution

    De la sémantique :
    Aurais-je droit à vos éloges si je remplacais l’expression « peuple québécois francophone », par le seul peuple Québécois ayant droit de cité qui est le « peuple autochtone canadien-francais » ?

    Pour ce qui est de Mme Marois et des ses déclarations sur les référendums : décidément les journalistes souffrent d’un blocage intellectuel tenace qui déteint sur plusieurs. Elle a seulement dit qu’elle est prête à attendre 2-3 mandats « S’IL LE FAUT » et que c’est le peuple qui va lui dire quand. Puisque que je fais parti de ce peuple je lui dis que je veux un référendum maintenant ( now ) .

    Pour ce qui est de la monnaie, M. Jacques Parizeau en fin diplomate avait justement prévu de garder la momnaie canadienne « le temps qu’il faut » afin d’éviter les coups fourrés des forces anti-québécoises.

    La tentation des fédés est de toujours nous faire peur avec la dépréciation du dollar. Pourtant demandez aux exportateurs canadiens s’ils préférent en ce moment une devise forte comme elle est présentement à une devise faible ?

  46. le 29 juin 2007 à 9:26 grumpy

    Antipollution
    – peuple autochtone Canadien francais ???????? – est qu’ il y a de grade de comparaison pour le mot « autochtone » – pourrais je dire: je suis plus autochtone que toi – je suis le plus autochtone – je suis tres autochtone??
    COmment on peut considerer l’ immigration francaise des siecles 16-17 des autochtones??
    - depreciation du dollar – hi hi – quel dollar? le dollar quebecois?

    Vous confondez l’ inflation galopante – qui est un phenomeme typique de crise politique ou economique – et qui va suivre a l’ independance – avec la depreciation legere qui arrive de temps en temps. Mopi j’ ai vecu des periode d’ inflation dans un autre pays, je vous dis que c’est pas drole.
    Un depreciation de 10-15 % ca va, mais quand tu fini l’ annee avec une monnais 10 fois plus faible (1000%) c’est pas drole!

  47. le 29 juin 2007 à 9:37 Lesdents

    http://www.cam.org/~ipso/ancien%20site/doc/souv.html

    Desole, mon lien des ipso ne fonctionnait pas. Je pense que celui-ci fonctionne. Belle reflexion pour ceux qui font une obsession des questions economiques.

    A ceux-la, etes-vous si incompetents que vous craignez de perdre votre gagne-pain? Ca me fait penser a ces gens qui n’osent pas quitter un emploi qu’ils detestent parce qu’ils ont peur que la transition soit trop difficile… qu’ils ont peur des risques qu’un changement de carriere suppose. Moi j’apelle ca des lopettes. Et j’appelle ca un manque d’ambition et de confiance en soi. J’appelle ca des gens qui n’ont pas le courage de se prendre en main, d’aller au bout de leurs reves et de se realiser. Des gens sans dignite.

    Or, la dignite et l’accomplissement, pour un peuple, c’est l’atteinte de la souverainete. Ou du moins d’un statut d’autonomie par lui-meme determine (agir par soi). Or, le Quebec n’a jamais de lui-meme decide de son statut politique. Il lui a toujours ete dicte par d’autres peuples.

    Tous les peuples aspirent a l’autodetermination. Seuls ceux qui n’ont pas cette option (parce que trop petits, trop faibles ou trop domines) n’envisagent pas l’independance.

  48. le 29 juin 2007 à 10:58 lucboivin

    Je m’excuse M. Facal de prendre un peut d’espace sur votre blogue, je sais ce n’est pas très intéressant ce que j’ai à dire…
    L’ALENA serait à RE-négocier…

     » Perte des garanties de l’assurance dépôt Canadienne sur les placements faits au Québec ;
    • Transfert d’actifs Desjardins et autres institutions financières Québécoises vers des Banques à charte Canadiennes;
     Gel des actifs des Québécois par le Gouvernement du Québec pour limiter la fuite des capitaux;
    • Conséquences économiques des fuites de capitaux avant le gel;
    • Exode d’un certain nombre de québécois avec leurs capitaux pour conserver leur citoyenneté Canadienne et protéger leurs actifs;
    • Perte subséquente de main d’œuvre compétente;
    • Perte des revenus fiscaux directs (Taxes et impôt) et indirects (ralentissements économiques);
    • Baisse de la valeur marchande des propriétés (offre supérieure à la demande), mise en réserve foncière et/ou expropriations par l’état;
     Rapatriement au Québec des fonctions et obligations sous gouverne fédérale, (organismes et ministères) augmentant les charges financières du Québec ;
    • Rivalités entre fonctionnaires fédéraux Québécois rapatriés et les fonctionnaires provinciaux pour un nombre moindre d’emplois au total;
     Perte des transferts fédéraux de Péréquation, le Québec recevant plus que ce qu’il contribue (5.48G$ soit 48% au national);
    • Difficultés voire impossibilité de maintenir les coûteux programmes sociaux tels Éducation, Santé, RRQ, CPE, **, Congés parentaux etc.., ;
    Mésententes avec les peuples Autochtones du Québec qui tiennent au Canada :
     Conditions troubles pour des négociations concluantes égard aux droits et traités;
     Contestations (partition) dans les zones territoriales Autochtones, entraînant des crises majeures de la gestion et l’exploitation des ressources naturelles et hydrauliques au Québec;
    Perturbations du climat social :
     Déchirures entre régions souverainistes et fédéralistes donnant lieu à une polarisation (partition) dans certaines régions du Québec;
     Éloignements et éclatements pour certaines familles;
     Insécurité et morosité au sein du monde du travail menacé de pertes d’emplois et dans les relations du travail en général;
     Explosion de la criminalité (économique et sociale) due aux perturbations ;
     Suspension des droits civils par l’état pour contrôler le désordre public;
    Avec une marge de manœuvre déficitaire, où l’état trouverait t’il l’espace financier pour investir dans des solutions économiques en années aussi cruciales devant tant de défis pour le Québec incluant entre autre la sortie massive du marché des « Boomers » , la concurrence internationale, l’éducation, l’environnement etc.? Les pertes de capitaux n’auraient-elle pas pour résultat que l’état serait dans l’obligation de prendre en charge une certaine part de l’industrie et du commerce pour éviter les fermetures et soutenir l’économie? À quoi ressemble une telle prise de contrôle en monopoles d’état, si ce n’est à un régime socialiste outrancier?
    Nul ne peut prévoir le niveau de gravité qu’atteindra chacun de ces facteurs comme personne ne peut affirmer que ces choses ne se produiront pas, pourtant, le budget souverainiste de l’an un, se disant transparent, en faisait abstraction totale, certains minimisant les faits en parlant de quelques perturbations. Nos acquis (prospérité, liberté de vie et d’expression, paix, filet social complet) seraient hautement risqués par un jet de dés sur la table du casino « séparatiste ». Alors, pour quels avantages miser sur la souveraineté considérant ce que le Québec pourrait devenir en enrichissant son alliance constitutionnelle avec tout le potentiel que recèle un Canada d’ouverture, ce qui s’est déjà révélé avec les Conservateurs à Ottawa.
    Si d’autres jeunes pays ont accédé à l’indépendance, fuyaient-ils une qualité de vie aussi enviable qu’au Québec? Et pourquoi sont-ils majoritairement en train de se rallier à l’Union Européenne? L’indépendance n’est-elle pas plus liée à la prospérité qu’à un statut nationaliste? L’endettement et la faiblesse économique d’un pays ne le mettent-elle pas à genoux devant ses créanciers, donc encore plus dépendant et moins souverain?
    L’option souverainiste ne sera abordable que lorsque ces questions seront répondues de façon satisfaisante avec preuves à l’appuie. Peu importe ce qu’il a à promettre si ce n’est de répondre à ces questions. Un retour en arrière ne sera pas possible au lendemain d’un référendum « dit gagnant avec 50%+1 des votes au lieu de 50%+1 des électeurs inscrits », soit un résultat litigieux et source de graves conflits. »

  49. le 29 juin 2007 à 11:04 Zach Gebello

    Grumpy, vas donc dire à Ghislain Picard, Grand Chef Amérindien, qu’il n’est pas autochtone parce-qu’il a un nom Canadien Français.

    À moins que tu ne sois raciste?

  50. le 29 juin 2007 à 11:09 AntiPollution

    M. Facal,
    Pour remonter la pente de l’indépendance du Québec, il va falloir à tout prix que la prochaine fois …. :

    « Le club des démocrates
    Lucien Bouchard Le Devoir 10 février 1996
    La lettre de Pierre Elliott Trudeau remâche des arguments poussiéreux, mais elle éclaire, en 1996, les dangereux sentiers que ses successeurs sont tentés d’emprunter.

    « Je cite un fédéraliste objectif: «La journaliste, Chantale Hébert, a démontré que les haut-fonctionnaires du ministère de l’Immigration étaient au courant des efforts d’accélération des demandes de citoyenneté et que ces efforts étaient si importants que les fonctionnaires, qui sont normalement récalcitrants à faire du temps supplémentaire, ont dû, durant cette période de pointe, travailler la nuit et les fins de semaine.
    Hébert a poussé plus loin sa recherche comparative et a découvert qu’Ottawa, contrairement à ses affirmations, a systématiquement réduit le temps d’attente requis pour devenir un nouveau Canadien de huit mois à un mois pour au moins 14 000 partisans du NON potentiels dans les mois qui ont précédé le référendum de 1995.
    Tout cela prouve une chose: Parizeau avait raison.» Peter Scowen, le 9 mai 1996.

    Donc contrairement à ses propres lois le fédéral a donné la citoyenneté canadienne seulement un mois après la demande. » Texte cité par Manon Berthelet, AGQ#17007, 4.4.01

  51. le 29 juin 2007 à 11:13 Zach Gebello

    « L’option souverainiste ne sera abordable que lorsque ces questions seront répondues de façon satisfaisante avec preuves à l’appuie. »(Luc Boivin)

    Vous voulez dire, M. Boivin, que vous n’avez pas cherché à savoir vous-même?

    Pourtant, il vous suffit simplement de prendre l’information sur les pays comparables au Québec et juger par vous même. Ces informations sont sur le Web. Vous avez un problème de paresse chronique?

    Vous verrez. Ces pays ont fait le bon choix avec l’indépendance.

  52. le 29 juin 2007 à 11:20 AntiPollution

    Lucboivin,

    J’aimerai moi aussi me procurer le livre des Contes du Bonhomme Sept-Heures fédéraliste que tu cites abondamment. Je n’aurais jamais imaginé que des contes pour enfants devenus adultes puissent encore faire peur.

  53. le 29 juin 2007 à 12:30 Zach Gebello

    « Lucboivin,
    J’aimerai moi aussi me procurer le livre des Contes du Bonhomme Sept-Heures fédéraliste que tu cites abondamment. » (Antipollution)

    L’accoutumance à la dépendance, Antipollution. Voilà le problème de M. Boivin.
    C’est pourquoi il demande aux autres de faire à sa place et dépend du fédéral pour réfléchir à sa place. Le fédéral est son B.S. « C’est là qui est l’argent » (Sénateur Jean Lapointe).

    Les fédéralistes-B.S. qui attendent leur chèque de perrequation.

    « Les Anglais vont le faire pour nous, ils le font mieux que nous, poux-quoi l’faire nous-même? ».

  54. le 29 juin 2007 à 12:42 vindictater

    Tres interessant votre discussion, Luc Boivin et grumpy font partis du bloc des 40% qui sont impossible a convaincre selon moi. Le fait est que la peur et l’indécision ne mene nulle part dans la vie. Les arguments mentionnés plus haut en faveur de l’indépendance sont irréfutables a long terme. Oui, il va y avoir de la turbulence au début mais ca va passer, si les souvrainistes ont bien acceptés leur défaite, les fédéralistes en tres grande majorité vont se rallier apres une victoire du Oui. Personnelement, je crois que le gouvernement du Québec doit commencer par dégager un exédent d’au moins 3 milliards par an pendant les prochaines années pour donner confiance au peuple. La dette aussi doit etre abaissée substencielement, tu n’achetes pas une maison quand t’es endetté pis que t’as de la misere a joindre les 2 bouts.

  55. le 29 juin 2007 à 13:03 Jacques Proulx

    Zach Gebello

    J’ai une question pour toi et tous les indépendantistes.On peux-tu ce fier sûr l’Irlande pour avoir des informations sur l’indépendance comme pays de référence?

  56. le 29 juin 2007 à 13:43 AntiPollution

    Oui, Monsieur Proulx vouz pouvez, si vous le voulez, vous fier à l’Irlande comme pays de référence. Mais il y a aussi la Suède et la Finlande ( ou la Norvège ) qui un jour se sont séparés en négociant de bonne foi. Mais eux n’avaient pas de Trudeau, ni de Jean Chrétien, ni de Stéphane Dion, ni de Jean Lafleur, ni de Jean Breault, ni de Chuck Guité, ni de Jean Charest dans les jambes.

  57. le 29 juin 2007 à 15:20 patrick

    @ Vindictater,

    Je suis daccord avec vous pour ce qui est de dégager une marge de manoeuvre mais se sera maintenant impossible dans l’avenir (sans hausser les taxes ou en coupant drastiquement en santé et en éducation. Avec le dernier budget, la stratégie fédéraliste repose maintenant sur la pauvreté du Québec, plus le Québec est pauvre et plus le fédéralisme est justifiable.

    C’est uniquement pour cette raison que j’étais contre les baisses d’impôt de Charest parce que l’État vient de s’appauvrir. Pour boucler le budget (comme le dernier) il a fallu vendre des actifs, ça va mal dans ce temps là! quand on sait que les dépenses vont augmenter substentiellement au cours des prochaines années, nous serons très loin de dégager des marges de manoeuvres, on va donc devoir compter davantage sur le fédéral.

    J’espère que M. Facal va nous sortir des idées pour refaire notre économie et nos finances publiques et que Pauline va les acheter. Ma plus grande crainte c’est sa déclaration de la semaine dernière lorsqu’elle a dit qu’elle voulait se rapprocher de Québec solidaire, j’espère vraiment que c’était pas sérieux.

  58. le 29 juin 2007 à 16:30 Alexandre

    @Vindicater
    « Tres interessant votre discussion, Luc Boivin et grumpy font partis du bloc des 40% qui sont impossible a convaincre selon moi. Le fait est que la peur et l’indécision ne mene nulle part dans la vie. »

    Est-ce que nécessairement, les 40% de francophones fédéralistes ne sont que peureux et indécis? Il y en a peut-être. Mais quand même, on ne peut pas penser que certains font une analyse objective et en arrivent à la conclusion que le fédéralisme est préférable pour eux?

    Au bout du compte, Robert Bourassa me semble le plus près de la meilleur solution à envisager, une indépendance culturelle avec un fédéralisme économique.

  59. le 29 juin 2007 à 22:41 grumpy

    Bon, un explication est necessaire.
    Je ne fais pas partie des 40% francophones qui diraient NON a tout prix. Pas non plus je dirais NON a cause de la peur…
    En realite, je fais partie du « vote ethnique ». Et il y a quelques bonnes raisons pour lesquels un immigrant de premiere generation (ceux de deuxieme generation etant des autochtones, si je comprends bine, selon certains…) ne votera pas OUI.
    1.L’ immigration provient d’ habitudes des pays pauvres, en crise economique et politique, ou meme en guerre. Les gens qui fuitent connaissent bien ce quoi une transition economique ou une generation de sacrifice. L’ idee de quitter son pays est simple: j’ ai vecu assez d’ instabilite dans mon pays, et je veux avoir mieux. Au moins pour mes enfants.
    Une fois arrive au QUebec, un immigrant apprend qu’ un parti important(PQ) propose la separation. Le projet souverainiste semble tres rose – car il est propose par des reveurs, mais qui n’ont pas passe des famines, des inflations galopante, des guerres etc. Pratiquement, le projet du OUI c’est de plonger le Quebec dans l’ instabilite (Meme MMe MArois l’ a reconnu, dans un moment de lucidite). Eh bien, a tout cela, un immigrant va dire « NON, merci. » Et si jamais le OUI gagne, il va faire ses bagages.On a quitte notre pays d’ origine a cause des experiments sociaux comme le communisme, l’ islamisme feroce etc, pour quoi s’embarquer dans un projet fantesiste des autres?
    2. Le projet du PQ est base avant tout sur le fait francophone. (Si le Quebec etait anglophone, on etait bien dans notre peau, il y avait pas de projet souveraniste). Je comprends leur idee, et leur desir de se proteger contre le danger anglophone (personelement, je ne vois pas de danger), ainsi que leur soif de se revancher historiquement pour des humiliation du passe. Mais est ce que un immigrant peut embarquer dans cela? Est ce que pourrait etre sa cause?
    3. M. Facal – et d’ autre fils d’ immigrants – qui sont nes ailleurs, mais ils ont grandi ici – ils ont ete eduques ici et le systeme d’ education anti-anglophone a reussi a les connecter a une cause etrangere de leur parents par exemple. Ils n’ ont pas vecu la misere dans leur pays d’ origine, et ils esperent – legitimement – de construire un pays, qui soit le leur.
    4. SI on avait un projet de pays interessant, fonde sur la realite, si le Quebec etait le plus avangardiste des provinces, et le Canada serait une freine dans son developpement, et en plus, le projet souverainiste etait ouvert a tout le Quebecois, peu importe leur origine, oui, alors, on etait pour.C’est le cas de la Slovenie, qui etait le plus developpe pays des Ex-Yugoslavie, et pour laquelle la separation etait meme necessaire pour survivre economiquement, culturellement etc. Est ce que c’est ca la situation au Quebec? Non. On a toujours besoin des autres, de leur ressources economiques, des leur petrole, de leur dollar, le ALENA et meme OTAN…Et pour finir avec un illusion – Personne n’ exclura le QUebec de ALENA et OTAN ….parce que le Quebec n’ en est pas membre! Il faut etre membre d’ abord pour etre exclu, n’ est ce pas?
    Le Quebec independant aura besoin d’abord d’ etre reconnu, apres cela, associe a ONU, et demander et remplir les conditions pour etre admis a OTAN et ALENA – ca prend l’ accord de tous les pays membre….it is not a piece ok cake!

  60. le 29 juin 2007 à 23:31 vindictater

    Mais le Québec est la province la plus avancée au niveau social et culturel, pas économiquement mais c’est a cause de son instabilitée politique et de son fait francais. Cette instabilitée serait déja chose du passé si le référendum de 1995 aurait été gagné. Pis a ce que je sache ca parle en anglais en Ecosse pis on parle quand meme d’indépendance. Coudonc nous autres les Québecois on est tu des chiens,on a pas le meme droit que les autres nations d’avoir notre pays. Le projet souvrainiste est ouvert a tout les habitants du territoire pas seulement les « pures laines ». J’aimerais ca avoir un peu plus de confiance du « vote ethnique », si 60% du peuple fondateur croit qu’il a raison c’est peut-etre vrai. C’est pas parce qu’ils parlent anglais que la vérité sort obligatoirement de leur bouche.

  61. le 30 juin 2007 à 7:03 Johanne

    Comme le disait l’article sur la meuroscience et le marketing politque, je m’aperçois bien que ce sont les émotions davantage que la raison qui motivent les électeurs.
    A voir comment chacun se renvoie la balle ici, je me dis que les tavernes n’auraient jamais dû être abolies.
    Ce n’est plus seulement de savoir si l’ilôt francophone va survivre dans l’océan anglophone américain. Le sentiment que tout ira bien si nous survivons comme espèce les 50 ou 500 prochaines années pourrait devenir une donnée régulière de notre psychologie et motivation.

  62. le 30 juin 2007 à 9:05 Zach Gebello

    « En realite, je fais partie du “vote ethnique”. Et il y a quelques bonnes raisons pour lesquels un immigrant de premiere generation (ceux de deuxieme generation etant des autochtones, si je comprends bine, selon certains…) »(Grumpy)

    Eh bein non, tu comprends pas.

    Pour être un autochtone Canadien Français, tu dois porter un nom de famille (père ou mère) qui était présent au Canada ou Nouvelle France avant 1760.

  63. le 30 juin 2007 à 12:18 AntiPollution

    Je vous cites deux paragraphes du plus récent texte de quelq’un qui a vu couler beaucoup d’eau sous les ponts, Louis Bernard sur son blog.

    J’espèrs que M. Bernard ne m’en voudra
    pas :

    « • Le Québec, après quatre cents ans d’efforts, deviendra un pays français, définitivement et irrévocablement – ce qu’il n’est pas à l’heure actuelle. Assuré de son identité française, il pourra, avec plus de confiance, mettre en valeur sa propre diversité : nations autochtones, minorités anglaise et communautés culturelles.

    • Le Québec deviendra pleinement responsable de lui-même faisant toutes ses lois et percevant tous ses impôts. Par contre, aucun argent ne viendra plus du gouvernement fédéral ou des autres provinces. Donc, nous serons pleinement responsables de ce qui nous arrive, de nos succès comme de nos échecs. Ce changement aura des répercussions psychologiques considérables : il faut voir l’importance qu’a, dans tous les pays, la fierté nationale. Ceux qui pourraient en douter n’ont qu’à se référer au cas de l’Irlande, pays de quatre millions d’habitants, qui, en quelques années, est passé de la position de queue à la position de tête des pays d’Europe.  »

    Pour lire ses excellentes opinions cliquez sur le lien suivant : http://www.louibernard.org/blogue/

  64. le 30 juin 2007 à 12:22 AntiPollution

    Mille excuses: j’ai mal écris le lien vers le blog de Louis Bernard
    celui ci devrait être le bon :
    http://www.louisbernard.org/blogue/

  65. le 30 juin 2007 à 12:50 Zach Gebello

    « Le Québec, après quatre cents ans d’efforts, deviendra un pays français, définitivement et irrévocablement – ce qu’il n’est pas à l’heure actuelle. Assuré de son identité française, il pourra, avec plus de confiance, mettre en valeur sa propre diversité : nations autochtones, minorités anglaise et communautés culturelles. » (Louis Bernard)

    Ni queue ni tête.

    Le Québec n’existe pas depuis 400 ans.

    La diversité du Québec n’est pas limitée aux nations autochtones, minorité anglaise et communautés culturelles.

    À moins, biensûr, que M. Bernard considère les Canadiens Français comme faisant partie des nations autochtones ou partie des communautés culturelles.

    Chose certaine, il nous ommet complètement dans sa description du Québec. Seul le pays (l’État)est français et a une identité. Aucune mention du peuple.

    N’est-ce pas tout-à-fait burlesque?

    Biensûr, si on passe sa vie à regarder l’eau passer sous les ponts…

  66. le 30 juin 2007 à 13:48 AntiPollution

    Je crois que M. Bernard ne perd pas son temps à faire de la sémantique sur les notions de peuple, ou de peuple autochtone québécois-francais. S’il parle de Québécois, il fait référence à tous les peuples vivant sur le territoire du Québec. Et cette référence y inclut ceux qui se disent autochtones canadiens-francais sans statut.

  67. le 30 juin 2007 à 13:55 Zach Gebello

    « S’il parle de Québécois, il fait référence à tous les peuples vivant sur le territoire du Québec. Et cette référence y inclut ceux qui se disent autochtones canadiens-francais sans statut. » (Antipollution)

    Antipollution, nous avons le même texte sous les yeux, hein?

    Pourquoi essayez-vous d’y ajoutter ce qui y n’est pas?

    Hon…j’ai fait bobo à votre héro?

  68. le 30 juin 2007 à 15:01 AntiPollution

    Le nerf sciatique : je savais que j’allais toucher une corde sensible en écrivant « Et cette référence y inclut ceux qui se disent autochtones canadiens-francais sans statut »

    Autochtones canadiens-francais : « Pour être un autochtone Canadien Français, tu dois porter un nom de famille (père ou mère) qui était présent au Canada ou Nouvelle France avant 1760″.(Zach)

    Mais pour ceux qui s’interessent à savoir qui nous sommes, lisez justement l’article de Louis
    Bernard intitulé comme par hasard « Qui sommes nous »
    http://www.louisbernard.org/blogue/index.php?id=11

  69. le 30 juin 2007 à 16:05 vindictater

    @ Zach
    Fait que si je comprend bien, un américain de Virginie qui a le nom de famille Smith est un autochtone américain-anglais.

  70. le 30 juin 2007 à 16:55 Zach Gebello

    « Fait que si je comprend bien, un américain de Virginie qui a le nom de famille Smith est un autochtone américain-anglais. » (Vindictater)

    Ce Smith, avant l’indépendance des USA, ne se disait pas Américain. Les Américains désignaient seulement les Amérindiens.
    Seuls les Espagnols se sont désignés Américains.

    Les État-Uniens étaient les mêmes Britanniques qui ont placés les Amérindiens en réserves et non pas intégrés le pays et se mêler avec eux.

    Nous étions Canadiens dès les débuts, bien avant la conquête et bien avant la création du pays Canada.

    Nous sommes donc des autochtones du pays Canada.

  71. le 30 juin 2007 à 17:02 Zach Gebello

    Nous sommes arrivés, nous nous sommes intégrés comme groupe, avec les autres groupes, avons partager le territoire comme les autres, à l’instar de toutes les autres nations Amérindiennes qui se sont joints avant et après.

  72. le 30 juin 2007 à 18:43 lucboivin

    Le dollar québécois vaudrait 73 cents US, derrière le dollar des Maritimes.

    Allez lire ceci, très intéressant.
    http://www.lapresseaffaires.com/article/20070630/LAINFORMER/70628174/5891/LAINFORMER01

  73. le 30 juin 2007 à 19:47 grumpy

    1760? C’est tres relatif. Pourquoi pas 1500? Ou 1990?
    C’est quoi un autochtone, en fait? C’est relatif. Ca depend qui fait la definition. Si ca existe « des premieres nations », qui evidemment ne comprennent pas les canadiens francais, que sont-ils les canadiens francais? Des « deuxieme nations »? Et les canadiens anglais? Et les immigrants ?
    La realite c’ est que la France a occupe ce teritoire il y 400 ans, apres l’ a perdu en faveur des anglais. Apres ils sont arrive d’ autres. C’est tres arbitraire de limiter a une annee en particulier la notion de autochtone. En Amerique en general il n’ y a que des immigrants, ou descendents d’ immigrants.

  74. le 30 juin 2007 à 19:48 grumpy

    …a part des peuples pre-colombiens,dont l’ origine est peu connu.

  75. le 30 juin 2007 à 20:21 Zach Gebello

    Grumpy, 1760 ne veut rien dire pour toi?
    Tu devrais étudier un peu plus l’histoire du Canada si le sujet t’intéresses.

    Un autochtone est quelqu’un, ou un peuple, qui vivait sur le territoire avant que celui-ci ne devienne un pays.

    La Nouvelle-France n’est pas un pays mais une colonie française et dont les sujets sont Français. Le système était saingnorial alors l’élite se disait toujours Française. Mais deux peuples sont nés de l’alliance et la cohabitation des peuples autochtones et Français; ce sont les Métis et les Canadiens. Deux peuples qui ne se considéraient plus comme Français mais de souche du territoire que les Amérindiens leurs avaient nommé « Canada », « Québec », etc…

    Donc, des peuples du territoire des Amérindiens et non de la Nouvelle France.

  76. le 30 juin 2007 à 20:50 Jacques Proulx

    AntiPollution

    Je ne vois pas d’avantage pour le moment à moins que je sois passé à côté de quelque chose.

    Je me suis renseigné sur internet et les 4 Pays « Irlande, Suède, Finlande, Norvège »
    On tous au moins 2 langues officielles sauf la Suède.
    De plus, ils sont divisés en plusieurs provinces « chaque Pays ».
    Les 4 Pays ont des gros problèmes avec leur langue officielle, car il se forme des petits groupes décidant qui sont des immigrés avec leur langue.

    Donc si je regarde le Canada il y a 2 langues officielles et aucun problème à part les séparatistes qui disent qu’il y en a.
    On a des provinces comme eux dans le Canada.
    Notre économie se porte aussi bien qu’eux sinon mieux.
    C’est quoi de plus qu’il vous faut pour être satisfait?
    Si ça te tente, j’ai fait un court résumé de toutes les situations de ces Pays »les avantages et les désavantages »

  77. le 30 juin 2007 à 21:02 Zach Gebello

    « Donc si je regarde le Canada il y a 2 langues officielles et aucun problème à part les séparatistes qui disent qu’il y en a. » (Jacques Proulx)

    Pas mal pathétique comme commentaire, hein?

    Aucune conscience des autochtones.

    Même si aujourd’hui-même ils sont dans les médias avec leurs revendications.

    Aucun problème, qu’il dit!

    Et sans doute cette personne se dit Canadien!

    Pathétique!

  78. le 30 juin 2007 à 21:05 grumpy

    Franchement, le 1760 ne me dit rien. Oui, 1763 me dit quelque chose. Mais aucun pays n’ y est emerge. C’est un transfer de colonies – de la France a L’ Angleterre – la naissance de la province du Quebec…une unite administrative dans l’ empire britannique. Pourquoi definir la notion d’ autochtone a partir de dela?
    Pour quoi on ne prend pas en consideration 1600 par exemple? Avant l’ arrive des francais?
    Moi, je vois ici l’ effort d’un population de se justifier, de chercher une legitimite, pour s’ appelle une « nation » – distincte de celle francaise. Ok, d’ accord. Et puis?
    Ou, prenons une autre date importante – la naissance du Canada – 1867 ou la repatriation de la constitution – 1982….on pourrait definir les autochtones canadiens a partir de dela….
    L’ histoire c’ est toujours l’ histoire des vainquers…

  79. le 30 juin 2007 à 21:23 Jacques Proulx

    Zach Gebello

    C’est quoi ton problème avec les autochtones.Pourquoi tu grimpe sur tes grands cheveaux.Soit plus clair!

  80. le 30 juin 2007 à 22:58 jcpomerleau

    (Jacques Proulx)Pour votre information:

    Revenus par capita des pays d Europe du Nord

    Danemark : 1993 (26 130$); 2005 (40650$)
    Finlande : 1993 (16 165$); 2005 (32790$)
    Islande : 1993 (22300$); 2005 (38620$)
    Norvège : 1993 (24000$); 2005 (52030$)
    Suède : 1993 (21200$); 2005 (35770$)

    (En comparaison le revenu par habitant au Québec est d’environ 34 000$ Can.Et celui du Canada égale celui de l Islande 38 000 US)
    Source: L’Europe du Nord contemporaine, de 1900 à nos jours
    François Charles Mougel
    Édition Ellipses
    Si vous voulez savoir le gain que peut procurer le levier de la souveraineté, comparez Terre Neuve et l Islande, l un a choisit d ëtre une province l autre d ëtre un pays à peu près en mëme temps. Les pays d Europes du Nord sont les plus performant au monde si on combine performance économique te politique sociales et ils ont sensiblement des profils qui ressemble à ceux du Québec. Pouquoi ils performent: parce qu ils controlent TOUS leurs leviers de développement, cela s appelle la souveraineté.

  81. le 30 juin 2007 à 23:03 jcpomerleau

    Autre info pour faire le débat. Le gain net du Québec dans la fédération est de 2,1 milliards (http://www.statcan.ca/francais/freepub/11-010-XIB/00207/feature_f.htm
    Et si on en sort on épargne 2,5 milliards (minimum) en couts de dédoublement. Bref il n y a rien à gagner de pratiquer une politique de la mendicité. Et tout à perdre (les leviers de notre productivité), à commencer par la dignité.

  82. le 30 juin 2007 à 23:07 jcpomerleau

    L Accord du libre échange sera caduque pour le Canada si Ottawa ne peut garantir la libre circulation des biens services capitauc et personnes entre ces partis (Ontario vers les maritimes). Le dollars canadien sera notre monaies pour le moment. Il n y a qu une province qui compte:l Ontario, et elle nous vend 6 millird de plus que nous lui vendons.

  83. le 01 juil 2007 à 8:22 Jacques Proulx

    jcpomerleau

    Si le classement des pays en fonction de leurs performances peut être un exercice utile et intéressant, il peut aussi induire en erreur, notamment parce que les indicateurs ne rendent pas compte de toute la réalité.

    Le PIB est un parfait exemple des confusions que peut engendrer l’interprétation des tableaux de classement. Il constitue, certes, une mesure relativement directe de la production et donne une idée du niveau de prospérité atteint par un pays, à un moment donné de son histoire et comparativement à ses concurrents. Mais il doit être manié avec précaution.
    Prenons le PIB par habitant au Luxembourg. Depuis plusieurs années, c’est de très loin le plus élevé de l’OCDE, même par rapport aux États-Unis. Selon les statisticiens, cet écart est en partie dû aux 90 000 travailleurs frontaliers qui viennent chaque jour d’Allemagne, de France, de Belgique et des Pays-Bas, travailler au Luxembourg, souvent dans le secteur lucratif des services financiers. Or, dans les chiffres, ils ne font pas partie de la population luxembourgeoise. Si c’était le cas, le PIB par habitant serait moindre, tout en restant parmi les plus élevés de l’OCDE.
    Pour comparer les revenus entre pays, il faut tenir compte des écarts de pouvoir d’achat. Tout voyageur sait que la valeur de 100 dollars US diffère selon le pays où l’on se trouve. Ainsi, si l’on mesure le PIB par habitant au Japon en se basant sur la valeur de marché actuelle du dollar, aux taux de changes normaux, il figure parmi les dix pays les plus riches de l’OCDE. Mais si l’on tient compte des parités de pouvoir d’achat, il passe au 16e rang.
    Quant à l’Irlande, elle n’a cessé de progresser dans le classement basé sur le PIB par habitant depuis 1999, et elle fait désormais partie des cinq pays de l’OCDE les mieux classés. Plusieurs facteurs expliquent cette évolution remarquable, notamment un afflux d’investissements étrangers dans des activités à forte valeur ajoutée. Mais, comme une partie des profits et des recettes générés par ces entrées d’investissements (et de main-d’oeuvre étrangère) revient vers les pays d’origine, l’on peut se demander si le PIB par habitant reflète correctement la richesse réelle de l’Irlande.
    Le Revenu national brut (RNB) prend en compte ces flux entrants et sortants. Dans de nombreux pays, ils tendent à s’équilibrer, de sorte que le PIB et le RNB ne diffèrent guère. Mais en Irlande, les sorties de bénéfices et de revenus, effectuées essentiellement par les grandes entreprises multinationales qui y sont implantées, excèdent de très loin les rapatriements de revenus. Ainsi, dans un classement établi en fonction du RNB, l’Irlande se retrouverait au 17e rang. En d’autres termes, alors que les revenus par habitant sont élevés en Irlande, le RNB indique qu’il en subsiste moins dans le pays que ne le laisserait penser le PIB. À titre de comparaison, s’agissant du RNB, le Japon est en 13e position, du fait des importants flux financiers nets provenant des entreprises et des travailleurs implantés à l’étranger.

  84. le 01 juil 2007 à 9:22 Jacques Proulx

    jcpomerleau

    Juste faire face à la mondialisation c’est déjà tout un défi.
    Prend juste l’exemple du bois d’oeuvre avec les États-Unis.Parce que pour eux on devenait une menace ils nous ont intenté des procès à plus finir qui à coûté des centaines de millions pour finir par céder et leur donné un parti raison.Le Québec dans ça à subit ça pire crise forestière.Et ce n’est que le début avec les États-Unis, car ils ont commencé à grincer des dents sur beaucoup d’autres produits.

    Ça durer des années.Présentement les États-Unis sont en train d’acheter nos meilleurs entreprises.Faire face à la mondialisation les entreprise sont rendu qu’il ferme leur porte pour aller dans d’autres pays faire la production, car c’est moins dispendieux.
    Tu crois sincèrement que le Québec seul va être assez puissant pour faire face à la mondialisation.
    Notre seul vrai richesse c’est l’eau « Hydro Québec »aussitôt qu’on veut agir avec ça on se fait barrer le chemin par les environnementalistes où les autochtones.D’ailleurs avec les autochtones les problèmes sont pas réglés encore avec leurs territoires et leurs revendications.

    Ce comparer avec d’autres pays ça sonne faux, car on a pas la même façon de vivre.Notre mentalité et notre façon de vivre peut-être complètement différent.

    C’est comme un gars qui se fait construire une maison en campagne de 200,000$ et s’il faisait construire la même à Montréal vaudrait 400,000$
    Le gars qui la fait construire en campagne as-tu l’impression d’avoir une maison de 400,000$?

    En fin de compte, on n’est des chialeux qui en veulent toujours plus.Avec les années de déstabilisation que le Québec subirait parce que de la « turbulence » il y en aurait ça changerait pas grand chose sinon rempirer notre situation actuelle.

    De toute manière Pauline là compris avec ses dernière déclarations.C’est comme changer 4 vingt-cinq sous pour une piastre.

  85. le 01 juil 2007 à 9:41 grumpy

    Franchement, comparer le Quebec d’ aujourd’ hui – qui est une province canadienne – avec des pays nordiques en Europe – et d’ ici conclure le besoin de l’ independence…c’est un argument qui ne tiene d’ aucune logique.
    Pourquoi choisir ces 4 pays nordiques – qui sont d’ ailleurs tres civilises – en plus d’ etre des pays de longues tradition protestantes,et des monarchies consitutionelles?
    Allons regarder les pays qui dans les dernieres annees ont choisi de se separer: Les ex-yugoslaves, les ex-sovietiques…savoir comment ils se debrouiilent presentement, comment ils ont fait la transition, comment ca marche avec leur monnaie, comment c’etait fait le partage du puvoir, les problemes du teritoire, des minorites, des langues etc etc.
    Le Quebec aura-t-il des disputes teritoriales avec le CAnada? AVec les premieres nations?(ou les vrais autochtones?) Y aura-t-il des disputes linguistiques? Problemes de partage de la dette es des actifs? Pourquoi le Canada accepterait-il que sa monnaire sert comme monnaie au Quebec? Quel sera la forme de gouvernement (republique? quel sorte? monarchie? jamachirie?sultanat?)

    C’est beau de se comparer avec les meilleurs…mais allons voir quels sont les problemes pour y arriver.

  86. le 01 juil 2007 à 9:49 grumpy

    Et oui, une autre petite chose: Si environ 80% de la population d’ un futur Quebec independent veut garder la citoyennite canadienne??? On aura l’ air d’ un pays occupe!

  87. le 01 juil 2007 à 13:47 Johanne

    Quand nous nous définirons comme une bio-région ayant établi ses besoins et ayant résolu d’utiliser les énergies renouvelables pour les combler, notre communauté francophone, ayant reconu la relation cohérente existant entre nature et culture, verra se révéler sa distinction qu’il conservera même dans ses relations globales et internationales.
    Notre auto-détermination relève de la nature et de la culture imbriquées qui nous distinguent.

  88. le 01 juil 2007 à 13:48 Johanne

    qu’elle conservera

  89. le 01 juil 2007 à 16:18 grumpy

    Resume des arguments pour l’ independance, rencontre sur ce forum a date:
    1.Argument ethnico – linguistique: (ZAch Gebello et comp)Les vrais canadiens francophones sont ceux d’avant 1763. Donc, ceux qui sont venus ici apres, il ne sont pas. Alors c’est la volonte des vrais autochtones canadiens francais qui compte -donc si ceux-ci sont majoritairement pour OUI, c’est ca qui compte. C’est pas la majorite des aujourd’ hui qui donne l’ heure juste au Quebec.
    Point faible du raissonement: aucun canadien francophone autochtone (dans l’ interpretation de 1763)n’est plus vivant aujourd’ hui….Ca reste alors que la majorites de 60% des francophones a dit OUI, et les francophone sont majoritaires, alors si la majorite de la majorite a vote OUI, c’est OUI. Malheureusement, dans la mathematique, 60% de 80% font moins de 50%…
    2.Argument economique (JC Pomerleau) – si 4 pays nordiques sont independents, et ils vont bien en general, c’est parce que ils sont independants. Alors, si le Quebec devient independant, on va aller bien nous autres aussi.
    Point faible: choissisons 4 autres pays independants au hasard, le resultat dera different.
    3. Argument bio-culturel (Johanne). La nature au Quebec est francophone! (et biensur autochtone). Alors, des que tu depasse la frontiere du Quebec, la nature devient anglophone.
    Point faible: Que faire avec le Labrador? Est ce que les arbres et les animaux la-bas sont anglophone maintenant, et ils etaient francophone avant? Ou il sont bilingues?

  90. le 01 juil 2007 à 16:47 vindictater

    Grumpy, tu viendras pas me dire que c’est normal que le « vote ethnique » est de 80 % pour le Non alors que le peuple fondateur vote a 60 % pour le Oui. Il y a un lien de confiance qui ne se fait pas ici, on n’est pas des caves non plus. Si tu penses qu’on vote pour se venger des Anglais t’es dans le champs. Meme indépendant, le Québec sera un des principales partenaires économique de ces memes Anglais. C’est pas la guerre qu’on veut c’est simplement la dignité d’avoir notre pays comme les autres nations.
    Les fédéralistes sont malhonnetes de dire qu’on n’est pas économiquement capable de soutenir un pays. Quand tu parles de traités comme l’ALENA ou l’OTAN, ils concernent la géographie de l’Amérique du Nord et de l’Atlantique Nord, pourquoi les autres pays de ces régions ce priveraient d’un partenaire qui les a bien servis. Je peux comprendre ton désir d’avoir une vie paisible sans turbulences politiques et économiques mais certaines décisions, meme douloureuses doivent etre prises. Cette décision est nécessaire pour le long terme, « the big picture ».

  91. le 01 juil 2007 à 16:58 AntiPollution

    Grumpy, pour ceux qui voudront garder la double citoyenneté pourront le faire comme Stéphane Dion ou M.Facal lui-même. Mais, il y a des pays où on refuse ce privilège et c’est leur droit. Si le Québec pour toutes sortes de raisons croit qu’il serait mieux de refuser ce privilège ce sera aussi son droit le plus strict.

    Vous avez surement mal compris les idées de Zach sur la nation autochtone canadienne-francaise.

    Un groupe d’individus du Lac St-Jean s’inspirant des travaux de Mme Russell Aurore Bouchard veut faire reconnaitre par le Québec et par le fédéral les Métis francophones du Québec comme peuple autochtone canadiens-francais.
    Ils pensent qu’en incluant les 40% de québécois qui ont un ancêtre qui était ici avant 1760, qu’ ils pourront mieux faire concurrence aux Indiens avec statuts.
    Ces individus n’ont pas digéré la Paix des Braves signée par Bernard Landry en 2001. Depuis, certains d’entres eux mènent une guéguerre contre le mouvement souverainiste et Louis Bernard.

    Une chose est certaine, les fédéralistes se servent et se serviront de la question autochtones pour nous mettre des bâtons dans les roues. Il semble que René Levesque aurait dit sur son lit de mort que le Québec ne deviendrait jamais indépendant tant et aussi longtemps qu’on n’aurait pas réglé la question Indienne.

  92. le 01 juil 2007 à 17:34 grumpy

    OUI, Je comprends le desir d’ avoir un pays. Je comprends aussi que pour « the big picture » on a besoin de faire des efforts et des sacrifice.

    C’est qui est plate est que mon pays d’ origine a connu environ 3 generation de sacrifice…pour un future bien commun – qui n’ est pas encore venu.
    Les communistes ont massacre une entiere generation pour remplacer – en 1947 – l’ elite d’ un pays democratique avec un appareil d’ etat fidel. Tout cela, par ce que « le bine commun » – l’ avenir communiste – etait considere plus important que l’ individu. APres l achute du communisme, d’ autres sacrifice ont ete fait pour reinstaurer la democratie et refaire l’ economie detruite. On y est pas encore arrive.

    Ici, au Quebec, on reve aux yeux ouverts de faire un pays, et on est pret – en theorie – d’ en faire des sacrifices. Le truc est qu’ on peut pas prevoir l’ ampleur de ces sacrifices. On connait pas ni l’ eventuelle reaction du CANADA, et, plus grave que ca, la reaction de notre propre population a une crise economique plus longue que prevue.
    Voila pourquoi un 50% plus 1 vote – c’est pas suffisant pour en faire un pays. C’est suffisant pour prendre une decision – oui – mais c’ est pas suffisant pour batir un pays. La moitie de la population, celle que n’ apas voulu faire l’ independance – va decrocher au moindre effort, a la premiere crise majeure. Ceux qui ont cru en Pere Noel – comme la madame qui pense que les arbres et les animaux d’ ici sont francophones – vont se decourager aussi. Les jeunes inflamees par la propaganda PQ-iste, pret a faire un pays maintenant, vont rester bouche bee quand ils vont voir qu’ il faut travailler, pas fumer de la marijuana et jouer sur l’ ordi.

    Est ce que les gens qui veulent la stabilite, et batir un avenir pour leur enfants, sont pret a assumer qu’ ils seront une generation de sacrifice?? C’est ca la question.

  93. le 01 juil 2007 à 18:53 Zach Gebello

    « Les communistes ont massacre une entiere generation pour remplacer – en 1947 – l’ elite d’ un pays democratique avec un appareil d’ etat fidel. Tout cela, par ce que “le bine commun” – l’ avenir communiste – etait considere plus important que l’ individu. » (Grumpy)

    Et tu ne t’es pas battu pour l’indépendance de ton pays? Tu as accepté la domination communiste?

  94. le 01 juil 2007 à 21:52 grumpy

    Facile a parler.
    En 1947 le pays en cause, la Roumanie, a ete occupe completement par l’ armee sovietique. (suite a l’ entente Yalta 1945, les americains et les britaniques n’ ont pas intervenu). A ce moment-la, l’ arme roumaine, la classe politique etc – etait des gens fidels a la democratie, a la maison royale – etant des personnes eduques a Londre, Berlin, Paris.
    LEs communistes (avec l’ aide de l’ armee russe) ont arrete tout le monde qui s’ opposait – proprietaire d eterrain, des entreprises, militaires de carrieres, professeurs, ecrivains, etc – et ils les ont envoye en prison.
    La raison – « la re-education » – les convaincre sur la superiorite du communisme.
    Ils les ont remplacer avec des personnes eduques en grand vitesse, par les sovietiques.
    Moi, je me suis ne en 1968 – en plein regime communiste – et j’ ai ete eduque dans ce regime. Ca veut dire ZERO education sur la democratie ou la liberte….beaucoup d’ enseignement technique et scientifique…
    En 1989 j’ avais 21 ans, j’ ai participe au mouvement anti-communiste – mais ce qui a suivi a ete aussi triste. Un regime politique avec des apparences democratiques – mais avec un niveau tres eleve de corruption et de bureaucratie. Biensur, la population n’ etait pas mentalement preparer pour prendre soin d’ elle meme – 45 ans c’ etait le parti qui avait toujours raison, le parti qui savait quoi et quand et comment.

    Maintenant – pour revenir a la question: le probleme n’ etait pas l’ independence de mon pays, c’etait le regime politique, qui interdissait la liberte et l’ initiative individuelle. Un individu, pour tout regime absolutiste, ca ne compte pas.(voir le film ANTZ)

    Revenant au Quebec – comme les souveranistes d’ aujourd’ hui sont un amalgame des courants – nationalistes moderes, socialistes, communistes, liberaux, conservateurs, ecologistes etc – et les raisons sont aussi diverses – et vous pouvez compter parmi d’ autre raisons la haine contre les immigrants, la revanche contre les anglais, l’ anti-capitalisme, l’ antiamericanisme etc, vous pouvez comprendre pourquoi on est tres retenu devat un projet comme cela. Tout simplement, on veut pas d’autres experiments avec notre vie, c’est tout.

    C’etait completement different si le Quebec etait deja independant et stable lemoment de notre arivee. Il n’ y aura aucun probleme. C’ est pas l’ independance du Quebec que nous fait peur, c’est l’ incertitude et l’instabilite.
    Et croyez moi, chaque fois qu’ une election provinciale se prepare, on pense : est ce que l’ economie v atomber, est ce que le marche immobilier va chuter? Est qu’ on va demenager en Ontario, Alberta ou en Colombie Britannique? C’est pas parce qu’ on aime le reste du Canada plus que Quebec, mais au moins la-bas il n’ y pas de probleme de separation, instabilite etc.
    Maintenant, j’ espere que vous allez comprendre mieux comment je pense – et aussi d’ autre comme moi. Probablement pas tous.

  95. le 02 juil 2007 à 12:11 Johanne

    La suprématie sur les autres espèces et la nature que l’humain s’est attribuée jusqu’à maintenant pour les conformer à ses désirs, parce que doté, lui, des cadeaux de l’évolution tels que la conscience et le langage, ne tient plus la route.
    L’humain s’harmonise avec la nature et dans une diversité inhérente «non uniformisable», ou bien il périt. Il n’est pas question ici d’idéologie mais de nécessité car sa survie en dépend.

    En fait, nous n’avons plus le loisir d’être aussi dupes pour accepter, en votant pour des leaders charismatiques, qu’on nous promette l’immortalité moyennant la conformité. Les illusions peuvent nous servir face à notre propre finalité mais pas face à celle de la race, voire de la planète.

  96. le 02 juil 2007 à 12:34 AntiPollution

    Franchement Grumpy, tu ne connais absolument rien du Québec politique. Déjà avant 1976, des gens comme toi nous ont fait ce genre de propagande politique assortie de terrorisme économique. Jean Chrétien et ses amis de l’époque ont bien essayé de faire passer les souverainistes pour des communissssssses, mais en 1976, le PQ a été élu quand même, malgré toutes les campagagnes de peurs dont tu t’inspires 40 ans plus tard.
    Gilberte Côté-Marcier a menée un peu avant ces élections de 1976, une campagne de prière afin que le PQ ne soit pas élu, car les bérêts blanc de Vers Demain croyaient (à tort) que les souverainistes étaient des communisssssses.
    Le PQ a été élu et le Québec n’est pas devenu communissssss pour autant.

  97. le 02 juil 2007 à 13:28 grumpy

    Antipollution:
    Je connais malheureusement beaucoup sur le communistes…Ils ont l’ ahbitude de rester caches longtemps sur d’ autres etiquettes, comme « progressiste, ecologiste, anti-americains, etc ». Ca ne rien avoir avec l’ histoire du Quebec.
    Dis moi, mon cher, quand le Quebec deviendra souverain, le parti au pouvoir sera sans doute, le PQ, n’ est ce pas? Et les parti « anti-souverainiste » vont biensur etre classe comme anti-nationale, anti-patriote…donc quasi-ilegales, n’ est ce pas? Donc le seul parti patriotique au Quebec c’ est le PQ…avec un tel raisonement, c’est evident que la social democratie du PQ va devenir rapidement « marxiste ».
    Les communistes ne tient pas a leur nom officiel, ils peuvent porter n’ importe quel nom.
    Mais on les reconnais avec des actes comme « nationalisation des entreprises strategiques, controle de l’ etat sur l’ economie, decouragement de l’ opposition, l apre-valorisation du collectif « le peuple » par rapport a l’ individu, etc.
    Le mouvement independentiste au Quebec a commence dans les annees de la guerre froide – avec la sympathie de Fidel Castro, Brejnev etc, et en utilisant des ex-comunistes – comme Gilles Duceppe.

  98. le 02 juil 2007 à 14:00 AntiPollution

    Grumpy,
    Se pourrait-il que les plus dangereux communisssss viennent d’anciens pays communisssss?

    Les mouvements indépendantistes n’ont pas commencés seulement à partir des années ’60 mais bien avant: peut-être en 1760 ? Ou en 1837-1838 ?

    Il y a eu une forte pressions indépendantistes dans tous les pays colonisés dans les années 1960 pour se décoloniser comme en Afrique, comme en Asie comme en Amérique du Sud, comme au Canada.

    Mais, les pays Baltes n’auraient jamais accédés à leur indépendance, ni la Georgie, ni l’Ukraine, ni les autres pays de l’ex Union Soviétique avec des peureux qui croient encore au Bonhomme Sept-heure.
    Si ton pays d’origine la Roumanie a perdu son indépendance aux mains des soviétiques en 1947, revenches-toi sur les soviétiques et non sur les québécois souverainistes.

  99. le 02 juil 2007 à 14:40 Zach Gebello

    « C’est pas parce qu’ on aime le reste du Canada plus que Quebec, mais au moins la-bas il n’ y pas de probleme de separation, instabilite etc. » (Grumpy)

    Et pourtant, en 1947, vous pouviez vous dire la même chose et souhaiter la stabilité en Union Soviétique. Vous n’aviez qu’à passer de l’autre côté. Pourquoi alors les Soviets ont dû vous « rééduquer »?

    Qu’est-ce que vous croyez que le fédéral se force à faire avec sa propagande?

    C’est pas différent ici, mon cher.

    On obtient pas la liberté en fuyant, Grumpy.
    Ce que vous avez fuie vous rattrappe ici, car c’est le même monde, les mêmes empires, les mêmes acteurs qui vous ont enfermés et tenté de vous « rééduquer » dans votre pays d’origine.

    En 1947, les Britanniques et Américains ont laissés Staline vous conquérir et vous dominer. Ce sont les mêmes qui sont à Ottawa en ce moment. La population de l’État d’Israel allait bon train et les sionistes étaient à la tête des goulags de Staline (lui-même juif) forçant les déportations des juifs vers Israel (ce qui fut la technique utilisée en Allemagne Nazi) dans le but ultime de la reconnaissance officielle pat l’Onu en 1948. Ce sont les mêmes à Ottawa aujourd’hui.

    Vous n’avez pas bien choisi votre pays, M. Grumpy.

    Vous auriez dû choisir la Finlande ou … en fait ces criminels sont partout.

    Vous avez le choix, M. Grumpy: Tenir tête ou vous laisser rééduquer par le conquérant.

    Nous on a fait notre choix.

  100. le 02 juil 2007 à 15:13 Jacques Proulx

    L’histoire c’est l’histoire du passé aujourd’hui on est en 2007 où une majorité ne veulent pas la souverainté.Arrêté de nous l’imposer ça passe pas…

    Auriez-vous aimé mieux qu’on appartienne aux Américains?
    Car c’est les Britanniques qui les ont chassés du Québec.

    C’est grâce à la France si les Anglais n’ont pas été chassés du Canada?

    1775

    Les Américains (avec à leur tête Montgomery et Arnold) décident de rallier les Canadiens par la force à leur lutte pour l’indépendance. Ils commencent l’invasion de la province de Québec : toute la région de Montréal passe entre leurs mains. L’année suivante, ils échouent dans leur tentative de prendre la ville de Québec, puis des renforts Britanniques arrivent en grand nombre, ce qui force les Américains à retraiter à l’extérieur de la colonie.

    1778
    La France annonce officiellement qu’elle soutient les colonies américaines dans leur guerre pour l’indépendance. Son appui matériel, financier et militaire augmente considérablement leur chance de vaincre l’Angleterre. Le marquis de La Fayette est déjà en Amérique depuis un an et il mène des batailles importantes. La victoire est finalement acquise en 1781 et le traité de Versailles, qui procure l’indépendance aux États-Unis, est signé en 1783. L’intervention de la France soulève de grands espoirs parmi toute la population canadienne qui se croit sur le point d’être débarrassée des Anglais ; mais ce sera pour les Canadiens français une amère déception de constater que la mère patrie a définitivement renoncé au Canada.

  101. le 02 juil 2007 à 15:16 Jacques Proulx

    On peut pas réécrire l’histoire du Québec ni du Canada.
    Il y a des problèmes beaucoup plus important à réglé au Québec que c’est sempiternel chicane.

  102. le 02 juil 2007 à 15:32 Zach Gebello

    « Auriez-vous aimé mieux qu’on appartienne aux Américains? » (Jacques Proulx)

    Absolument!

    « On peut pas réécrire l’histoire du Québec ni du Canada. » (Jacques Proulx)

    Mais mon pauvre vieux, si tu fais partie des morts, nous on fait partie des vivants.

    L’histoire, on continue de l’écrire et de la vivre.

    Reposes en paix.

  103. le 02 juil 2007 à 15:37 Jacques Proulx

    Zach Gebello
    C’est plutôt toi qui sort d’outretombe.Pour vouloir refaire l’histoire?

  104. le 02 juil 2007 à 15:39 Jacques Proulx

    Si tu vie avec le passé tu as un gros problème?

  105. le 02 juil 2007 à 15:49 Jacques Proulx

    Zach Gebello
    À moins que tu sois un Génie et que te construise une machine pour reculer dans le temps pour que tu refasses le passé.
    Jusqu’où tu es prêt à reculé pour faire avancé la cause indépendantiste.Car du moins le temps que tu recules on t’aura pas ici.

  106. le 02 juil 2007 à 16:04 Zach Gebello

    Tu fais de la projection, mon cher M. Proulx.

    Les indépendantistes vivent au présent en étant conscients qu’ils ont le potentiel de faire l’histoire et non de la subir.

    C’est toi qui est prisonnier du passé. Tu dis toi-même que tu ne peux pas le changer. Tu es esclave d’un passé que tu crois permanent.

    Tu est une tombe. Un mort.

    Nous on va en avant, vers la vie.

    Nous sommes dans l’acte.

    Toi t’es un « has been ».

  107. le 02 juil 2007 à 16:29 AntiPollution

    Un vent de libération venant de Zach, je n’en crois pas mes orteils, je veux dire mes oreilles.
    Merci pour cette conversion à lucboivin, Jacques Proulx, Grumpy et autres. Elle était là, mais je ne la voyait pas. Bienvenue Zach dans notre espace de liberté et j’espères qu’un jour un Bernard Landry pourra signer avec le peuple Métis une autre Paix des Braves qui fera le bonheur des tiens.

  108. le 02 juil 2007 à 16:44 Jacques Proulx

    Zach Gebello
    C’est vous autres qui relevé le passé pas moi réveilles-toi en plus.C’est pas le parti Québecois qui dit que les Québecois connaissent pas le passé?
    Tu vie pas présentement car tu dis que tu va vers la vie.Donc tu viens outretombe!

  109. le 02 juil 2007 à 16:59 Zach Gebello

    « …et j’espères qu’un jour un Bernard Landry pourra signer avec le peuple Métis une autre Paix des Braves qui fera le bonheur des tiens. »(Antipollution)

    Faudrait qu’il reconnaisse leur existence avant.
    Mais je doute que le PQ soit jamais de la partie, il ne reconnaît même pas son propre peuple.

    « Des francophones avant tout ».

    Vous savez, il y a des Amérindiens qui sont francophones. Des Métis qui sont francophones. Des Inuits qui sont francophones. Et sont tous au Québec.

    Pourtant, ils ne sont pas du peuple « francophone ». Ils sont Abénakis, Cries, Hurons, ou Métis ou Innuits, avant tout.

    Malheureusement, nous sommes les Canadiens.
    Et pour se distancier du Canada des anglais, on nous a suggéré de renier notre nom et de l’abandonner au Britannique pour s’en donner un nouveau; « Québécois ».

    Très joli tout çà, mais nous ne sommes pas seuls au Québec. Dans notre empressement à se renommer pour se différencier de l’Anglais, nous avons oublié les autres peuples avec lesquels nous partageons le territoire. Nous n’avions pas plus le droit ou la légitimité de se proclâmer « Québécois » qu’un parti politique de se proclâmer « Parti Québécois » ou que les Britanniques de se proclâmer « Canadiens ».

    Nous sommes couppables du même péché que les Britanniques. De la même arrogance. Du même mensonge.

    C’est l’essence de la défaite des indépendantistes et du PQ.

  110. le 02 juil 2007 à 17:03 Zach Gebello

    « C’est vous autres qui relevé le passé pas moi réveilles-toi en plus.C’est pas le parti Québecois qui dit que les Québecois connaissent pas le passé?
    Tu vie pas présentement car tu dis que tu va vers la vie.Donc tu viens outretombe! » (Jacques Proulx)

    M. Proulx, votre discours devient incompréhensible et vous en perdez votre français.

    Allez hanter chez les Anglais. L’Halloween leur appartient.

  111. le 02 juil 2007 à 17:36 AntiPollution

    Je m’en doutais bien que c’était incroyable cette soudaine conversion.
    Mille excuses pour avoir cru un moment à cette parole : « Les indépendantistes vivent au présent en étant conscients qu’ils ont le potentiel de faire l’histoire et non de la subir. » (Zach)

  112. le 02 juil 2007 à 18:06 Jacques Proulx

    Zach Gebello

    Et toi tu appartiens à qui?
    Tu en fume du maudit bon si tu me comprend pas.

  113. le 02 juil 2007 à 18:11 Zach Gebello

    « Je m’en doutais bien que c’était incroyable cette soudaine conversion. » (Antipollution)

    Je ne mêle pas politique et religion, M. Antipollution.

  114. le 02 juil 2007 à 18:14 Zach Gebello

    « Et toi tu appartiens à qui? » (Jacques Proulx)

    M. Proulx, si vous avez un maître, moi je ne suis la bête domestique de personne.

  115. le 02 juil 2007 à 18:49 Jacques Proulx

    Zach Gebello
    As-tu une couille de coincée, car je te comprends pas.
    Plus incohérent que toi j’ai rarement vue ça.

  116. le 02 juil 2007 à 19:40 Zach Gebello

    « As-tu une couille de coincée, car je te comprends pas. »(Jacques Proulx)

    C’est pas à cet endroit qu’on doit mettre sa tête pour entendre les gens parler, M. Proulx.

    Je le répète; la communication ne se fait pas par la région du nerf sciatique.

  117. le 02 juil 2007 à 21:45 grumpy

    Ouf, ca degenere bien votre conversation.

    Brievement – les plus dangereux communistes – oui, ils vient des certains pays – c’est vrai. Mais la masse de manoeuvre – les naifs qui confond la droite avec la gauche – ils sont d’ ici. Parce que ils n’ ont jamais vecu le communisme et ils en manquent.Parce que le communisme theorique est tres beau et atrayant – le seul point faible est qu’ il faut eliminer tout les gens qui pense differement.
    Comparer la « propaganda canadienne » avec celle sovietique – c’est comme comparer le Mont Royal avec l’ Everest. Un chose que Canada n’ a jamais fait – ils n’ ont pas torture ou emprisonne personne. Ils soutient leur idee – comme vous soutenez les votres. Ils peuvent aussi bien dire que vous faites la ppopaganda.
    En 1947 et 42 ans apres, TOUTES les journaux, le TV, les radios, les bibliotheques ont ete dans les mains des communistes. Il n’ y a pas eu acces a l’ information, ou la liberte des s’ exprimer. Qui osait de faire differement payait avec sa vie ou sa liberte.
    Il n’ y avait non plus le droit de libre circulation. On pourrait pas immigrer ou meme voyager a l’ exterieur des pays communistes.

    J’ ai bien choisi mon pays d’immigration. Je suis immigre au Canada, parmi d’ autres raison pour le bilinguisme et la facilite d’ intergation. J’ aime la vie au Quebec en general, mais pour moi le Quebec est seulement la belle province, pas un etat. Je comprends et j’ accepte le patriotisme local, c’ est normale jusqu’ un certain point.

    Mais le probleme est mal pose – vous n’ etes pas sous l’ occupation etrangere! Vous etes un minorite dans un etat federal,democratique, vous avez vos droit a l’ autonomie, a vos institutions, a votre langue…Vous avez meme le droit de vous separer, si vous le voulez et vous croyez que c’ est bon pour vous. Mais je vois que vous ne respectez pas votre propre choix. Aucun souveraniste ne veut accepter les resultats des deux referendums – vous meme – les Quebecois – vous avez dit deux fois NON a la separation. Meme en 1995, c’etait un NON, pas un presque OUI.

  118. le 02 juil 2007 à 21:48 grumpy

    Et un dernier mot: si vous continuez a vous parler de cette facon, et vous vous adressez des injuries, ce n’ est pas un debat, et j’arrete

  119. le 02 juil 2007 à 22:23 vindictater

    Si tu veux donner dans la comparaison Grumpy,alors compare pas des pommes et des oranges.Il y a une différence entre changer de systeme(passer du capitalisme au communisme) et devenir un pays souverain, ca n’implique pas du tout les memes perturbations. Je sais pas pourquoi tu as peur qu’on devienne communiste, mais ce n’est vraiment pas le cas. Le Québec a certaines politiques plus a gauche mais c’est seulement pour assurer une meilleure répartition de la richesse. Nationaliser certain secteur d’activité c’est efficace quand c’est bien ciblé, Hydro-Québec, SAQ et lotto-Québec sont d’excellentes vaches a lait pour le gouvernement. Le but c’est d’éviter les extremes comme le capitalisme a outrance des USA ou le communisme comme l’ex URSS. Pis si tu penses que le PQ va toujours etre au pouvoir dans un Québec souverain tu oublies que la politique est un des sports national des Québecois.

  120. le 03 juil 2007 à 6:38 Lesdents

    Grumpy: « J’ ai bien choisi mon pays d’immigration. Je suis immigre au Canada, parmi d’ autres raison pour le bilinguisme et la facilite d’ intergation.

    Grumpy: bien candidement, vous venez de mettre le doigt sur l’un des problemes fondamentaux du Quebec. Lorsqu’on y immigre, on vient au Canada. Voyez-vous, les Quebecois aimeraient legitimement que ceux qu’ils accueillent souhaitent partager le vecu quebecois, l’avenir quebecois, l’histoire quebecoise, la culture quebecoise, la langue francaise, les projets quebecois. Et non leur equivalents canadien-anglais. Voir le texte de Christian Rioux a ce sujet: http://www.vigile.net/article3362.html.

  121. le 03 juil 2007 à 8:53 Johanne

    Ce n’est pas un débat auquel nous prenons part sur ce blogue.
    Nous sommes une belle illustration de la «terror management theory», qui veut que nous ayons tendance à être acceptants de ceux qui nous valident dans notre estime de soi et dans nos croyances (notre foi en…), ces deux buffers contre l’angoisse de la réalité de notre propre mort, et qui veut que nous nous montrions hostiles envers ceux qui sont différents et font chanceler nos buffers.
    Quand notre propre finalité nous est rappelée (9/11)(PQ 3ème parti), l’un ou l’autre ou nos deux buffers s’activent, toujours au détriment de ceux qui les challengent.
    Le rappel de notre finalité entraîne une montée du nationalisme qui accepte les similaires et dénigre les différents qui portent atteinte à nos buffers.
    Ou alors un débat n’est possibe qu’entre gens du même avis,

  122. le 03 juil 2007 à 9:21 Lesdents

    Johanne. Plus je vous lis, plus j’ai l’impression que vous en fumez du bon!!

    J’aimerais savoir ou se trouve le « denigrement » ou l’ »hostilite » dans ce que j’ecris. Je ne me reconnais pas dans vos propos.

  123. le 03 juil 2007 à 13:59 Zach Gebello

    « Comparer la “propaganda canadienne” avec celle sovietique – c’est comme comparer le Mont Royal avec l’ Everest. Un chose que Canada n’ a jamais fait – ils n’ ont pas torture ou emprisonne personne. » (Grumpy)

    Vous prouvez mon point en démontrant ainsi votre ignorance de l’histoire du Canada.

    C’est le travail de propagande canadian.

    Oui, le Canada a emprisonné, tué, massacré, pendu, et continue de le faire.

    Le Canada ne vous a certainement pas parlé d’Octobre 70, de Riel, ou l’attaque sur le parlement à Montréal où on a brûlé 25,000 livres et achives (comme les Nazis en 39), l’enfermement des Amérindiens dans des réserves (ils y sont toujours), la tentative de génocide culturelle des Canadiens Français, la stérélisation forcée des amérindiennes et handicappés mentaux (eugénisme), etc…etc…

    C’est le même monde. Les mêmes Britanniques qui se sont entendu avec les soviets pour envahir votre pays. Ces soviets qui sont en fait les banquiers de Wall Street et qui dînnent avec Harper.

    Vous avez fuit pour allez dans le pays imaginaire. Le pluss meilleur pays au monde.
    Bienvenue au pays des merveilles et du faire semblant.

  124. le 03 juil 2007 à 23:32 grumpy

    Quod erat demonstrandum
    LEs dernieres repliques de Zach et Lesdents demontrent que le projet souveraniste est base sur la haine et la revanche. Comme j’ avais dit au debut. Merci de mes confirmer
    C’est sur que je connais pas l’ histoire canadienne et quebecoise …comme vous. Par exemple, je sais qu’ en 1970 en octobre, la crise a ete provoque par le FLQ. Terroristes pour les uns, patriotes bien sur pour vous. Et biensur que les massacres des amerindiens avant 1763 fait par les colons francais, ca ne compte pas, parce que juste ce qui c’est passe apres 1763 compte, n’ est ce pas?
    Et biensur, les immigrants ne sont pas a cote de vous et de votre projet…comment ils pourraient l’ etre? Thank God, que vous, les revanchistes ne formez pas la majorite de la population au Quebec.
    Parce que pour l’ instant la majorite des Canadiens et des Quebecois ne sont pas animes par la haine et la revanche. Et ils en ont assez de votre projet.
    Quel que soit l’ avenir du Quebec, vous ne pouvez pas construire rien basees sur la haine et la revanche. Un pays se construit avec une vision, avec du travail serieux et de l’ amour. Que vous allez faire (supposons qu’ un jour le Quebec devient independent) – quand vous n’ aurez personne a blamer? Pour le moment, c’est facile – c’est le federal ou les immigrants qui sont responsables de vos malheurs – mais si vous devenez independants – vous allez blamer qui quand vous allez etre en crise?

  125. le 04 juil 2007 à 8:41 AntiPollution

    M. Facal,
    Je crois qu’il est temps pour vous de nous publier un nouveau billet.

  126. le 04 juil 2007 à 8:58 Zach Gebello

    « Et biensur que les massacres des amerindiens avant 1763 fait par les colons francais, ca ne compte pas » (Grumpy)

    Quels massacres? Vous avez des références?

    La revanche? La haine?

    Vous avez quelque-chose à vous faire oublier, vous.

    Vous fuyez lâchement votre pays pour venir dire aux Canadiens-Québécois qu’ils n’ont pas droit à leur pays! Que s’ils aspirent à une nationalité et une indépendance, ce ne peut être que par la haine des autres.

    Et ce, tout en nous racontant comment les maudits soviets ont envahis le vôtre avec l’assentiment de l’Empire Britannique et des USA!

    Désolé, M. Grumpy, mais vous ne serez toujours qu’un immigrant ici.

  127. le 04 juil 2007 à 10:11 Lesdents

    « Les dernieres repliques de Zach et Lesdents demontrent que le projet souveraniste est base sur la haine et la revanche. »

    Ou est la haine et la revanche dans ce que j’ecris? Accusations gratuites et tres graves! Je suis profondement insulte et je ne sais pas ou vous allez chercher ca.

    Se pourrait-il que ce soit par hasard parce que mes propos sous-entendent que je suis d’avis que le Quebec ne devrait pas copier le modele d’integration canadien fonde sur le communautarisme et le multiculturalisme? Serait-ce parce que j’estime que nos Chartes, en particulier la canadienne, donne une place trop grande a la liberte de religion? Je pense que lorsqu’on choisit d’accueillir, comme le Quebec le fait, il faut aussi integrer (a commencer par la langue)-ce que le Quebec ne fait pas. C’est dans l’interet tant de la societe d’accueil que des nouveaux arrivants.

    Avec respect, une telle position se defend tout-a-fait, est n’est pas fonde sur la haine ou la revanche. Vous dites n’importe quoi, s’il m’est permis de vous dire cela sans me faire traiter de raciste.

  128. le 04 juil 2007 à 10:19 Lesdents

    Grumpy: Que vous allez faire (supposons qu’ un jour le Quebec devient independent) – quand vous n’ aurez personne a blamer?

    Commentaire interessant. Voila l’une des raisons principales pour faire l’independance. L’idee de responsabilite.

    Je ne blame pas les immigrants. D’aucune facon. Les choix que les immigrants font de s’integrer en anglais (voir les stats de l’OLF a ce sujet), d’adherer a la culture canadienne plutot qu’a la quebecoise, de refuser l’independance, ce n’est que le resultat de la betise des Quebecois eux-memes. De leur refus de se donner un pays et des politiques d’integration fortes, qui tiennent compte de leur statut de minoritaires.. Grumpy, je ne vous blame pas de faire les choxi que vous faites, comme la plupart des immigrants. Vous vous rangez du cote du vainqueur, du plus fort, c’est tout a fait normal – vous etes un etre rationnel. Personne ne demande aux nouveaux arrivants d’etre plus loyaux envers le Quebec que les Quebecois eux-memes.

  129. le 04 juil 2007 à 18:08 grumpy

    « Oui, le Canada a emprisonné, tué, massacré, pendu, et continue de le faire. » – Zach.

    Vous continuer a vous affirmer la superiorite en matiere d’ histoire canadienne et quebecoise, et tout le monde d’ ici prend soin de sous-ligner mon ingnorance en matiere d’ histoire locale.
    Mais, si le Canada etait toujours le gros mechant loup, comment se fait qu’ autant de Quebecois sont federalistes et autonomistes, pas souveranistes? En plus de se declarer meme fiers d’ etre canadiens? (dans le sens moderne de citoyens canadiens – pas dans le sens exclusiviste de Zach)
    Il semble que ces citoyens ne connaissent pas plus que moi l’ histoire! Ah, j’ ai oublie -probablement ils sont pas des « vrais » canadiens francais, ou des vrais patriotes!

    Un autre argument interessant pour le rejet du referendum par les 40% des francophones – ils voulait pas perdre leur identite canadienne francaise, ils voulait pas s’ appeller Quebecois!
    CA c’est fort! Donc la lutte se donne entre les canadiens francais et les quebecois! Et les immigrant sont avec les autochtones!
    C’est beau la vie, tu apprends toujours quelque chose!

  130. le 04 juil 2007 à 18:14 grumpy

    By the way, ceci est ma derniere intervention dans ce forum. Encore une fois, je vois que c’est difficile a dialoguer avec certains personnes – qui se disent souveranistes – parce que c’est pas un dialogue – ils n’ ont jamais rien a apprendre, ils tiennent toujours des lecons, ils detienent la verite ultime.
    Chaque personne qui s’ opose est « traiteur ou ignorant ou malvolent – ou pire – « anglais! »

  131. le 04 juil 2007 à 19:24 Zach Gebello

    Comme vous en écrivez des choses plutôt que nous donner vos références à vos prétendus massacres des Amérindiens par les Canadiens Français.

    Une autre chose que vous aurez à vous faire oublier, M. Grumpy?

    Vous n’avez donc aucune honte à laisser vos compatriotes roumains faire tout le travail difficile au pays?
    Vous y retournerez quand ils auront tout fait à votre place, c’est çà?

    Pas étonnant que vous ayez tant de haine envers les nationaux d’ici qui se battent pour leur dignité.

  132. le 05 juil 2007 à 9:03 Lesdents

    Grumpy, vous n’avez pas justifie vos accusations graves a mon endroit(Pas plus que Johanne). Depuis le bete discours de Jacques Parizeau en 1995, il est si facile de vomir sur les independantistes. Surtout si en plus on est immigrant et federaliste: vous avez le beau role. Nul besoin de vous justifier cher ami. Ceux qui ont detruit la reputation de Parizeau et d’Yves Michaud n’ont jamais eu a se justifier non plus, et n’auront jamais a le faire.
    Ecoutez la belle chanson de Loco Locass sur le sujet: « La censure pour l’echafaud », que vous connaissez sans doute deja. http://www.youtube.com/watch?v=4jhKEKoeH2I.

    Grumpy: « Il semble que ces citoyens ne connaissent pas plus que moi l’ histoire! ». Je ne sais pas pour Zach, mais je pense que vous en connaissez probablement pas mal plus que la tres grande majorite des Quebecois. Sur la connaissance des Quebecois de leur histoire: http://www.vigile.net/article7424.html.

    Nul ici ne pretend detenir la verite, contrairement a ce que vous dites. Mais sont certainement plus credibles ceux qui appuient leur propos par des sources ou des arguments, plutot que par des lieux communs mille fois entendus…

  133. le 05 juil 2007 à 9:43 Joseph Facal

    Comment voulez-vous, cher Antipollution, que je publie un billet là-dessus ? Pour arbitrer ? Pour dire qui a tort et qui a raison ? Disons qu’il y a, de part et d’autre, des arguments valables et d’autres qui le sont moins. C’est sûr aussi que les arguments rationnels pour ou contre la souveraineté ne font pas le tour de la question. Au bout du compte, il y a, ultimement, un choix émotif, un choix du coeur, pour le Québec ou le Canada. On ne pourra jamais démontrer rationnellement, par A+B, la supériorité d’une thèse sur l’autre. Moi, je trouve juste que les arguments pour la souveraineté sont plus convaincants. Ce qui m’agace un peu, c’est de voir les fédéralistes se draper souvent dans une apparence de rationalité et dépeindre la souveraineté comme un projet purement émotif, alors qu’il y a aussi beaucoup d’émotivité dans l’adhésion de la majorité des immigrants au Canada…ce qui est compréhensible puisque c’est le pays qui leur a donné une seconde chance et qu’ils ont fréquemment quitté des pays qui étaient des catastrophes. Je trouve aussi très faible l’argument qui prétend qu’il faut renoncer à la souveraineté sous prétexte que c’est pire ailleurs…comme s’il y avait quelque part une échelle objective du malheur des peuples qui fait qu’au delà d’un certain seuil, vos aspirations deviennent légitimes. Non, chaque peuple choisit en fonction de sa situation et de sa lecture de son histoire et de ses intérêts. Retournez sur ma page de garde, j’ouvre ce matin un nouveau chantier : le pacifisme et l’Afghanistan.

  134. le 05 juil 2007 à 10:32 Zach Gebello

    « Je ne sais pas pour Zach, mais je pense que vous en connaissez probablement pas mal plus que la tres grande majorite des Quebecois. Sur la connaissance des Quebecois de leur histoire: http://www.vigile.net/article7424.html » (Lesdents)

    « Mais le problème au Québec, c’est que l’on n’a pas tendance à tenir un débat sur le niveau de connaissance comme tel. On est plus enclin à parler du contenu des cours, à savoir s’ils reflètent bien l’histoire collective. » Le reste du Canada n’a pas la même attitude, dit M. Jedwab. « Les Canadiens sont davantages préoccupés par le niveau de connaissance qu’ils ont de leur histoire »

    Intéressant comme il prend soin d’éviter de nommer les Québécois mais précise que le « reste du Canada » est peuplé de « Canadiens ».

    Jack Jedwab, directeur général l’Association d’études canadiennes, ancien directeur du Congrès juif canadien au Québec, Institut Bronfman, HISTORICA, Minutes du Patrimoine, scandale des commandites…

    Ouais, il va nous la conter notre histoire, lui!

  135. le 05 juil 2007 à 10:54 Lesdents

    Zach, j’ai le meme scepticisme vis-a-vis des activites et de la credibilite de l’AEC que vous. Cette association semble etre en voie de devenir ces derniers temps une reference qui s’impose dans les medias. Mr. Jedwab est evidemment investi d’une mission, elle aussi evidente. Cependant, ses conclusions vous surprennent-elles? Pas moi.

    C’est le regard candide qu’il pose sur le sondage qui m’etonne: Mais le problème au Québec, c’est que l’on n’a pas tendance à tenir un débat sur le niveau de connaissance comme tel. On est plus enclin à parler du contenu des cours, à savoir s’ils reflètent bien l’histoire collective. » … « Les Canadiens sont davantages préoccupés par le niveau de connaissance qu’ils ont de leur histoire » vs Les quebecois.

    Pourquoi donc, dit M. Jedwab avec un air faussement surpris?

    A mon humble avis, il y a des theses concurrentes sur l’interpretation de l’histoire au Quebec. Grossierement, ces theses servent differents projets politiques, l’un canadien, l’autre quebecois. Chaque camp souhaite que sa conception de l’histoire soit retenue pour servir son projet. Ainsi, tant que la question du statut politique du Quebec n’aura pas ete reglee dans un sens ou dans l’autre, on continuera de se tirailler sur la conception de l’histoire qu’il convient adopter. Et ce sont les eleves Quebecois qui en font les frais, reforme par dessus reforme. C’est cela vivre dans un Etat au statut et au destin ambigu, qui ne sais pas d’ou il vient ni ou il veut aller.

  136. le 05 juil 2007 à 12:30 Zach Gebello

    « Les Canadiens sont davantages préoccupés par le niveau de connaissance qu’ils ont de leur histoire » (Lesdents)

    Biensûr, puisque leur histoire leur est contée de leur point de vue. Ne reste que le niveau.

    Tandisqu’au Québec, nous ne sommes pas le sujet principal. Il n’y a donc pas d’intérêt.

    C’est évident que les immigrants se verront présenté la version Historica.
    Ils en ont même fait un jeu qui promeu l’idée que le Canada ne peut se concevoir que par une guerre de conquête. Autrement-dit que les Britanniques ont gagnés à un jeu dont les règles étaient les mêmes pour tous. La légitimation du colonialisme, quoi.

    C’est ici:
    http://historycanadagame.com/forum/