Refuser le masochisme
1 juin 2009 par Joseph Facal
L’accusation de xénophobie ou, pire, de racisme, est probablement aujourd’hui la plus grave de toutes. On la lance pourtant avec une grande légèreté.
Par exemple, si vous exprimez votre opposition au voile islamique dans nos institutions publiques, il se trouvera toujours quelqu’un pour vous lancer que vous flirtez avec l’«islamophobie».
Une chose est pourtant frappante : jamais ou presque, ces gens ne s’interrogent à voix haute sur le fait qu’il n’existe, dans le monde arabo-musulman, aucun régime politique, absolument aucun qui pourrait être qualifié de démocratique au sens que nous donnons à ce terme ici. Pas un seul.
Je ne dis évidemment pas que les démocraties occidentales sont parfaites. Mais nos entorses à la démocratie sont épisodiques, et la culture démocratique est profondément enracinée chez nos concitoyens et dans nos institutions. Dans le monde arabo-musulman, même les régimes les moins répressifs, comme celui de la Tunisie, sont autoritaires selon nos standards.
Aucun de ces régimes n’a réussi à construire une économie moderne. Aucun. Les inégalités sociales y sont terrifiantes. La corruption est généralisée. La presse libre n’existe pas. Des tribunaux indépendants du pouvoir politique sont une vue de l’esprit. L’opposition politique n’est tolérée que sous haute surveillance et si elle n’est pas une menace pour le régime. Les élections y sont un simulacre de démocratie.
Dans des pays comme l’Égypte, les concessions faites par le pouvoir en place sont une façon de faire baisser les tensions, et donc d’assurer la pérennité du régime, plutôt que le début d’une longue marche vers la démocratie.
Il va de soi que les peuples arabes sont théoriquement aussi aptes à la démocratie que nous. Mais leurs élites n’ont pas élevé les niveaux d’éducation et de culture civique à des seuils qui rendent possible la démocratie authentique. Découragés, les vrais démocrates arabo-musulmans ont souvent choisi l’exil en Occident.
Le politologue Hamadi Redissi avance même qu’il y aurait une incompatibilité fondamentale entre la démocratie et une conception stricte de l’islam. Cette dernière n’accepte ni l’égalité de tous les citoyens, ni la liberté de conscience, ni la neutralité des institutions politiques, qui sont trois piliers fondamentaux de la démocratie.
Une culture démocratique, dit-il, ne pourra fleurir que là où la laïcité aura progressé au point d’avoir réussi à cantonner la religion dans la sphère privée et les lieux de culte. La démocratie sera aussi impossible tant que les dirigeants religieux auront plus de légitimité que les dirigeants politiques. Or, en Occident, ce même processus a pris des siècles.
La corruption et l’insensibilité des régimes en place ont aussi laissé le champ social aux mains des islamistes. Souvent, ce sont ces derniers qui prennent charge de fournir aux plus pauvres des médicaments ou des biens de première nécessité. S’il y avait donc des élections vraiment libres, devinez qui risquerait de les gagner ? Et si les islamistes prennent le pouvoir, ces élections libres seraient évidemment les dernières. Terrible dilemme.
Morale de cette histoire : nos sociétés occidentales sont bien imparfaites, mais quand on les compare, on en conclut sans peine que nous n’avons aucune raison sérieuse de macérer dans le masochisme, ni de nous sentir coupables de vouloir fonder des règles collectives sur nos valeurs.
41 réponses à “Refuser le masochisme”
M. Facal,
Il y a une inexactitude significative dans votre texte : Vous dites qu’AUCUN régime politique dans le monde arabo pourrait être qualifié de démocratique.
C’est faux.
Le Liban est un pays arabe qui a le malheur d’être placé géographiquement depuis 60 ans (61 pour être exacts) dans une situation analogue à celle de la Pologne en 1939. Et pourtant, jusqu’en 1975, le Liban était appelé `la Suisse du Moyen Orient`, tellement son système bancaire était développé. Les chrétiens et les musulmans avaient trouvé un `modus vivendi` facilité par le niveau de vie relatif élevé des deux communautés. Après, ça s’est compliqué, mais pour des raisons externes. Malgré cela, malgré avoir vécu une guerre civile, malgré l’interférence continue d’Israël et de la Sirie, ainsi que des USA, de la France et de l’Iran, et malgré avoir subi des bombardements sauvages et des invasions brutales, le pays jouit, encore aujourd’hui, d’une certaine forme de démocratie.
Par ailleurs, il est vrai que les régimes du monde arabe sont particulièrement répressifs et haïssables, mais encore faut-il rappeler que dans beaucoup de cas ces régimes survivent grâce à l’aide visible et invisible des américains et d’autres pays occidentaux, qui les protègent pour pouvoir garder une mainmise sur leurs ressources pétrolières et gazières, ainsi que pour faire contre-poids à l’Iran pour faire plaisir à Israël. Sans cette aide (souvent militaire) ces régimes auraient été renversés depuis longtemps. Je pense qu’il est pertinent de le dire.
La Turqie et le Pakistan (peut-être un peu moins, mais plus que les autres) sont démocratique.
Ryhad, Arabie Saoudite. 1981
Bell Canada, partenaire de AT&T et de Erikson afin d’y installer un réseau téléphonique.
Accord du roi Fahd afin d’intégrer aux intersections routiers , notre système de feux de circulation télémétrique.
1982,l’année de tous les dangers.
Les jeunes conducteurs saoudiens se soulèvent et défient le modèle des infidèles en accélérant aux feux rouges…
Compétition nationale anarchique de stocked cars
et martyrs de Mercedes.
Lapidation publique de brillants occidentaux, producteurs d’alcool par fermentation de raisins Sun-Maid.
Aucun recours,aucun secours.
Saoudite Arabie : Tout doit être juste et rien n’est cruel.
Insérer le Turquie dans l`Europe alors qu`elle est en pleine ré-islamisation est une grave erreur géopolitique.
Recep Erdogan (Siirt le 12 dec 1997) : « “Notre démocratie est uniquement le train dans lequel nous montons jusqu’à ce que nous ayons atteint notre objectif. Les mosquées sont nos casernes, les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques et les croyants nos soldats »
Le multiculturalisme autoroute de l`islamisation!
Boumédiennes (l’ONU, 1974) : « Un jour des millions d’habitants quitteront l’Hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord et ils ne viendront pas en ami. Parce qu’ils viendront pour le conquérir. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. Grâce à vos lois démocratiques nous vous envahirons, grâce à nos lois islamiques, nous vous conquerrons. »
Le problème est en fait de dire que le concept de la démocratie libérale est en effet peu présent dans le Moyen-Orient. Soit dit, l’Iran ou la Syrie (des régimes ouvertement anti-Américains) ne sont pas plus démocratiques que l’Égypte qui a un gouvernement pro-Américain. Je dois aussi dire que ces trois pays ont une fiche assez pitoyable en matière des droits de l’homme. Pour le Liban, je dois dire que le problème réside en fait que certaines puissances (États-Unis, France, Syrie, Arabie Saoudite, Iran) financent des groupes et des milices d’allégeance religieuse qui font en quelque sorte une guerre de clans entre eux tout en étant mieux équipés que le gouvernement central. Bien entendu, il existe une grosse animosité au cours des dernières années entre Chrétiens (Maronites, Orthodoxes) et Musulmans (Sunnites ou Chiites).
Je considère à mon avis qu’il existe quatre types de régime politique dans le Moyen-Orient.
-Des régimes qui sont relativement démocratiques avec des élections qui sont très libres pour les standards du Moyen-Orient (Turquie, Israel).
-Des régimes qui ont certains éléments démocratiques (en particulier des élections) mais qui ont des problèmes importants (surtout dans le cadre de la sécurité intérieure) sur divers paliers et cela a un fort impact sur la vie politique (Liban, Maroc, Pakistan, Irak).
-Des régimes qui ont un processus »électoral », mais avec seulement certains partis qui y sont admis. Ces pays sont généralement contrôlés par un parti politique ou un leader qui a un pouvoir très fort (Tunisie, Syrie, Égypte, Iran, Algérie)
-Des régimes auquel le gouvernement est entre les mains d’un cercle très restreint de personnes qui ont un pouvoir quasi-illimité (Arabie Saoudite).
GI
Le Liban n`est pas une démocratie ou plutot une parodie de démocratie. Les chiites sont des communautaristes religieux qui prennent leur ordres en Iran. Les sunnites regardent a Damas,les druzes et les chétiens maronites font ce qu`ils peuvent pour survivre. Beaucoup de chrétiens quittent parceque ils ne voient aucun avenir dans ce pays.
Un patchwork de communautés méfiante les une envers les autres toujours au bord de la guerre civile et religieuse.
La légende selon laquelle les régimes arabes sont soutenus par les américains a vécu. Ils sont plutot le « produit » de la culture moyen-orientale – despotisme religieux – familial et finalement politique. Voir l`excellent livre – The closed circle – de David Pryce-Jones -. Les USA aident financierement l`Égypte et le Pakistan mais les islamistes seraient encore bien pire pour les populations que les dictateurs actuels.
@Michel:
Je vois que vous êtes l’un des fervents de la théorie de Samuel Huntington du choc des civilisations. Cette théorie a du vrai, sauf que je crois qu’on peut davantage se faire une idée de pays par ses habitants et non par son gouvernement.
Je crois que la Turquie n’entera pas à moyen terme dans l’Union Européenne car plusieurs pays Européens comme l’Allemagne n’aiment pas beaucoup l’immigration de travailleurs invités venant en particulier de pays comme la Turquie. Soit dit, selon mes amis allemands, les Turcs en Allemagne ne sont pas le meilleur exemple en terme d’intégration réussie.
Mon père fait parti de ses exilés comme vous le dites, venu ici dans les années soixante, comme plein d’égyptien à cette époque. Ils sont tous francophones, tous *chrétien*, tous mariés à des québécoises du fin fond du québec (joliette, drummond, quebec, etc), bref, ils sont intégré et vous le savez même qu’ils sont votre voisin en banlieu.
Et je peux vous garantir, ils sont tous contre le voile islamique qui pour eux, représente un peu les bourreaux qu’ils ont fuit qui viens les rejoindres.
Suis-je raciste, si être raciste veux dire que je suis contre le port de voile, alors j’accepte volontié l’étiquette.
Il me semble que votre conclusion prend la partie pour le tout. Vous concluez que, puisqu’il n’y a pas de réelle démocratie dans le monde arabe (concept qu’il vous faudrait définir, bien qu’on pourrait s’entendre), la tradition du port du voile q
[Désolé du doublon]
Il me semble que votre conclusion prend la partie pour le tout. Vous concluez que, puisqu’il n’y a pas de réelle démocratie dans le monde arabe (concept qu’il vous faudrait définir, bien qu’on pourrait s’entendre), la tradition du port du voile qui y existe est moins valable que la non-tradition du port du voile qui est présente en Occident. Mais comme nous sommes en démocratie, et qu’il n’y a pas consensus sur la question (et qu’il reste à prouver que la volonté d’interdiction est majoritaire), votre raisonnement ne fonctionne pas. La question n’est pas de se positionner entre « Occident » et « Monde arabe ». Si vous penchez du côté démocratique, vous préférerez emmener des arguments plutôt que de dire que vous êtes systématiquement contre tout ce qui peut être relié de près ou de loin au monde arabe.
@Michel
J’admets ne pas avoir lu le livre – The closed circle – de David Pryce-Jones. Par contre, il me semble que la théorie selon laquelle les régimes actuels dans les pays musulmans sont le « produit » de leur culture ne tient pas la route. Il me semble que l’islamisme radical est un phénomène qui allait en s’estompant jusqu’à il y a vingt ans et qui reprend aujourd’hui pour des tas de raisons.
L’Iran par exemple, avait un régime laïc plus ou moins démocratique après la guerre, mais en 1953, lorsque le gouvernement de Mohammad Mossadegh nationalisa les ressources pétrolières, il fut illico renversé par la CIA (Opération Ajax). Cela mena d’abord à la dictature du Shah et ensuite, par réaction, au régime actuel des ayatollahs.
En 1967, l’Égypte était gouverné par Gamal Abdel Nasser, qui s’autoproclamait nationaliste, panarabiste et socialiste. Il s’agissait certainement d’un dictateur, mais ses idées, qui se propageaient rapidement partout dans le monde arabe, ne reconnaissaient presque aucun rôle à la religion. Depuis, l’Egypte a basculé dans le camp des américains, et Moubarak ne base plus son pouvoir sur aucune idéologie. S’il n’était pas si bien armé par ses protecteurs, il aurait déjà été destitué par les Frères Musulmans, qui eux, ont pu récupérer la carte nationaliste.
Saddam, les islamistes il les mettait en prison ou pire… Aujourd’hui en Iraq, les groupes islamistes religieux, sunnites et chiites, ont beaucoup plus de pouvoir qu’auparavant. Il n’est plus qu’une question de temps avant qu’il y ait une ou plusieurs républiques islamiques en Iraq.
Se pourrait-il que les occidentaux, et les américains en particulier, en se mêlant de la politique intérieure d’autres pays, donc en jouant aux apprentis sorciers, aient aidé à la création de monstres?
La religion a toujours jouée et joue encore un role central dans cette partie du monde et dans les communautés musulmanes. Le juriste francais Raymond Charles notait déja dans son livre « L`ame musulmane » vers 1950 – le musulman « homo religiosus » et l`orientaliste Bernard Lewis a toujours dit que les Occidentaux ne comprenaient pas que la religion est le « facteur central » dans la prise de décision dans le monde musulman.
Ce monde baigne encore dans « l`obscurantisme ».
Si on compare a notre monde transformé par « les Lumieres » au 18 eme siecle. Avec l`islam dites adieu a Diderot, a Rousseau, a Montesquieu, a Locke, a Voltaire, ect et a la démocratie.
Ceci peut déja ce voir par l`application du « délit de blaspheme » contre l`islam avec des gens menacés de mort pour leur déclarations et opinions en Occident. Un incroyable retour en arriere au noirceurs du Moyen-Age. (Theo Van Gogh assassiné par un islamiste a Amsterdam- Menacés -Redecker en France – L`Affaire des caricatures, Charlie Hebdo, Ayan Hirsi Ali,ect)
«Le point central de la pensée des Lumieres, c`est la critique des tutelles extérieures et l`affirmation de l`autonomie (refusée par l`islam classique). Un mouvement d`émancipation, d`abord, qui implique que c`est au sujet humain de prendre en main son destin, politique ou individuel. Ce n`est plus la tradition, ce sont les hommes qui doivent poser la loi et l`assumer; le peuple est souverain. (contraire de l`islam ou les imams et mollahs sont gardiens de la charia – la loi d`Allah au-dessus des lois humaines)
La volonté du peuple est inaliénable, elle ne peut etre confiée que provisoirement, et le monarque lui-meme est responsable devant le peuple. Ce rejet de tutelle entraine en meme temps le désenchantement du monde. L`univers tout entier obéit aux lois de la nature (Galilée et Newton), le surnaturel n« y a plus de place ailleurs que dans la foi qui devient affaire privés (l`islam refuse ceci -la foi est publique et politique).
Des l`instant ou on vit dans un monde entierement naturel, qui n`est plus soumis a des forces magiques, les sciences peuvent naitres: sciences de la nature mais aussi anthropologie, sociologie, psychologie, histoire. Tout devient objet de connaissance, il n`y a plus de tabou interdisant de connaitre les choses. Les hommes s`ouvrent su la diversité de l`univers: ouverture géographique, avec une curiosité croissante pour les moeurs des autres et ouverture historique.
Tous ces principes essentiels de notre modernité ont été inventés et mis en place a l`époque des Lumieres.»
Tzvetan Todorov – Les Lumieres un mouvement d`émancipation.
L`islam classique c`est le contraire de tout cela.
la charia – loi islamique proclame la supériorité du musulman sur le non-musulman – de l`homme sur la femme et du maitre sur l`esclave. Le Coran est présenté comme « parole divine inaliénable et applicable partout et en tout lieu et meme ici au Québec. Donc – charia – polygamie – la permission divine de battre sa femme – la loi du talion (vengeance sur l`innocent)- le voile islamique – refus des lois non-islamiques – le hallal et le haram.
L`islam c`est la religion, la communauté, la tribu, le clan et la famille avant l`individu qui n`a pas d`autonomie propre sauf a suivre ces balises et celui qui ose en sortir subit les réprésailles de la communautée.
Meme en Occident une partie de ces communautés se ferme volontairement pour se soustraire aux lois des impies. Le probleme central de l`islam est et demeure sa religion. A chaque fois qu`un homme politique essai de changer les choses il est soumis au jugement des oulémas et des religieux. Il doit toujours se justifier devant eux. Nasser était détesté par les Freres musulmans (pas assez islamique a leur gout et il a du les réprimer pour protéger sa vie), le Shah d`Iran a certe commis des erreurs mais ce sont les religieux et les marchands qui refusaient les changements et la mollahcratie regne aujourd`hui.
Sadate a essayer de faire la paix avec Israel et d`améliorer le sort de la femme musulmane il a payer de sa vie ses accrocs aux « prescriptions divines ».
Meme au Maroc et en Tunisie des régimes plus « éclairé et tolérant » les dirigeants rencontre de grandes résistances a leur réformes toujours des milieux religieux et conservateurs. Certains de ces fanatiques religieux ont meme immigré au Québec. Par exemple la mouvance islamiste marocaine (le bel Agir)- du Cheik Yassine a déja des mosquées a Montréal, a Québec, a Sherbrooke et a Gatineau. En quoi une idéologie qui admire la « révolution islamique » iranienne peut-elle servir le Québec????????????????????????
Michel cite ceci: Boumédiennes (l’ONU, 1974) : « Un jour des millions d’habitants quitteront l’Hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord et ils ne viendront pas en ami. Parce qu’ils viendront pour le conquérir. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. Grâce à vos lois démocratiques nous vous envahirons, grâce à nos lois islamiques, nous vous conquerrons. »
Je ne connais pas Boumédiennes mais je suis estomaqué par la véracité de ce propos tenu il y a 35 ans.Ils sont en voie de réussir.
Je ne pose pas la question qui est mieux que qui. Quel régime est meilleur que l’autre. La vie m’a fait naître ici ainsi donc, j’ai été élevé dans cette société. Est-ce que le hyène se pose la question; comment vie le léopard? Cependant, si le léopard va dans les plates-bandes du hyène, je crois bien qu’il se fera remettre à sa place. Par contre, il est vrai que le plus faible prend son trou plus souvent qu’autrement.
Je crois que nous aurons à mettre les pieds à terre si nous voulons maintenir en vie la société que nous avons créée tel quel est.
Imposer une démocratie par la force comme en Irak ou en Afghanistan c’est comme violer un fillette de 8 ans.
Encore faut-il savoir ce que veut dire démocratie. Élections libres sans le pouvoir de l’argent comme au USA ? Élections truquées ? Refus par la « communauté internationale » d’accepter le résultats des élections comme en Algérie et en Palestine (hezbollah)il n’y a pas si longtemps ?
Refus d’accepter tous les partis politiques qui veulent présenter des candidats comme en Israel ?
Évidemment que peu de gens parlent contre les régimes arabo-musulmans, parce que des milliers d’autres s’en chargent allégrement.
L’Iran n’est pas un pays arabe et voyez le résultat après que le Shah ait voulut moderniser trop rapidement son pays.
J’invite tous les lecteurs à aller voir le site « www.thethirdjihad.com ». Musulmans modérés inclus. Vous ne verrez plus jamais l’islam radical de la même façon. Notre société moderne, contemporaine est en péril. Informez-vous s.v.p. Merci Mr. Facal d’éveiller la population.
Comme le disent certains intervenants, l’Occident (Etats-Unis, Grande-Bretagne et France surtout) a largement contribué au maintien de dictatures qui faisait son affaire, dans le monde musulman comme ailleurs.
Mais l’Amérique latine a eu à souffrir plus encore de l’impérialisme occidental (surtout américain, bien sûr) et pourtant, aujourd’hui, presque tous les pays d’Amérique latine ont fait des pas de géant vers la démocratie telle que nous l’entendons. Mais ces pays sont catholiques…
Pour les paranos….Voici que même Obama s’écrase. Notre civilisation est perdue!
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/06/02/obama-les-etats-unis-sont-l-un-des-plus-grands-pays-musulmans_1201506_3222.html
Droits civiques pour l’enfant à naître…
Muslim Demographics sur you tube.
http://www.youtube.com/watch?v=6-3X5hIFXYU
Aussi demographic crash via google.
@Richard Sauvé:
Pour l’Amérique Latine, le concept de démocratisation a fait des pas de géants depuis le début des années 90. Bien que ça soit pas parfait, des pays comme l’Argentine, le Brésil ou le Chili ont compris qu’un démocratie multipartisme peut fonctionner. Cependant, doit-on dire par hasard que ce sont les pays anti-américains (comme le Vénézuela) qui sont fort probablement ceux se dirigeant plus vers une quasi-dictature à moyen terme? Et cela avec le genre de personne qui ferme des chaînes de télé lorsqu’ils disent des choses que le président n’aime pas.
En fait, sans vouloir vexer personne, je ne crois pas qu’il existe beaucoup de pays dans le Monde Arabe ou Musulman qui ont une vision de démocratie libérale. Soit dit, même des pays qui sont peu influencés par des puissances extérieures depuis plusieurs années (Syrie, Iran, Soudan) ne sont pas trop des modèle de démocratie »libre » et de droit de l’homme. Aussi, le problème réside que l’opposition dans plusieurs pays (Égypte, Turquie, Irak, Algérie, Liban) est davantage un élément qui cherche à complètement changer les fondements la société et de l’état du pays en question et cela en particulier avec une plateforme Islamique qui considère la religion et l’état comme un et cela bien entendu avec des conséquences importantes sur les communautés non-musulmanes dans ces pays (en particulier en Égypte et au Liban où les Chrétiens sont très importants en nombre).
Je connais peu la Malésie, mais je crois qu’ils ont un système démocratique avec des élections aux 5 ans et l’Islam est la religion principale du pays.
Cependant, il y a peu ou pas d’intégristes islamique en Malésie.
Je dirais que la Bosnie aussi semble démocratique. Encore là, ce n’est pas un pays rempli d’intégristes.
Il est à noté que ces deux pays ne sont pas Arabes non plus.
Les gens, parce qu’ils votent, croient qu’ils vivent en démocratie !!!
La démocratie n’existe pas. Le système des Partis n’est aucunement démocratique.
La démocratie c’est de la frime.
{{Voici des extraits d`une analyse psychologique et sociologique du juriste francais Raymond Charles.}} Cette analyse réalisée en Afrique du Nord dans les années cinquante a le mérite d`une grande qualité d`observation et d`analyse même si elle peut être crue et dure quelquefois. Le mérite de cette analyse est de poser en toute clarté le grave problème de l`Islam, celui d`une coexistence entre le profane et le sacré.
Le rôle du collectif demeure prépondérant dans l`Islam: la subordination de l`individu a l`Oumma, celle du droit a l`ijma (consensus des docteurs de la foi).
L`attrait du Jihad (guerre sainte) persiste dans la conscience musulmane qui caresse cet idéal d`une conquête du monde infidèle. Rien d`étonnant a ce que cette institution ait conservé son prestige, puisqu`elle permet a l`appétit de rapine de se déchaîner son de pieux prétexte, et aux miséreux d`obtenir de l`or et des femmes. On sait que mourir dans Jihad doit être l`espoir suprême de tout bon musulman car un tel sacrifice assure l`accès immédiat aux joies du Paradis: aussi, dans leurs crises de xénophobie les croyants se laissent-ils aller avec entrain a cette oeuvre pie que constitue la massacre ou l`assassinat individuel de non-musulmans.
La notion de liberté individuelle n`existe pas comme celle que l`on connaît en Occident. On pourrait définir la notion de liberté du musulman comme “ l`indépendance de l`homme vis a vis ses semblables, dans les limites des lois édictées par le Coran”. Le problème qu`elle implique est donc social.
L`affectivité native se rehausse chez le musulman de la conviction que sa qualité d`élue appelé a être le témoin, le combattant et peut-être le martyr d`Allah lui confère une supériorité sur tout les autres hommes inféodés a d`autres dieux. Un tel préjugé, indéracinable est l`envers du scepticisme de l`Occidental incompréhensible pour l`Oriental convaincu que l`Occident est un abîme d`impiété, d`immoralité et de scandale.
Tout abandon de l`Oumma sera sévèrement réprimé, l`apostasie (abandon de la religion musulmane) entraînant la peine de mort avec confiscation des biens.
La démocratie musulmane? – La parité politique des citoyens musulmans ne peut que se référer au statut commun octroyé par Allah, une telle égalité politique se trouvera sans cesse a osciller entre une pure revendication idéale, et l`acceptation résignée de régimes autocratiques soumis a la loi de la nécessité.
Nul régime n`est donc aussi peu démocratique (au sens occidental) que l`Islam: nos structures législatives et politiques, nos formations sociales sont rêveries interdites qui bafoueraient l`idéal sacré. La société islamique est réglée par des lois d`émanation divine tandis que les autres sociétés le sont par des lois d`émanations humaines.
Pour le musulman le Dar el Islam ( zone ou l`islam domine) est synonyme de Dar al Adl (terre de justice). L`obédience aux lois coraniques (charia) instituant les droits de Allah aura priorité sur les droits de l`homme. Cette notion de statut de justice sans cesse prôné marque toute la psychologie des peuples musulmans et c`est la une opposition irréductible avec nos systèmes occidentaux. En islam ce ne sont pas les moeurs qui font la loi mais la loi qui fait les moeurs.
La charia dont l`étude constitue la science du fiqh est un fouillis qui a pour fin de régler jusqu`a l`infime détail, l`existence du croyant au sein de l`oumma.
Les musulmans vivants en Occident devront subir douloureusement deux tensions opposées: un rappel tyrannique de conformisme et un attrait pour la liberté intellectuelle, ce fruit savoureux mais défendu.
C`est donc chez le musulman une conviction intuitive qu`au maintien global de la loi musulmane (charia) est lié le sort même de l`Islam.
En fait, le pouvoir et l`autorité intimement mêlés, se sont souvent, en Islam, concentré sur la tête du plus fort. De la cette tendance populaire a révérer la puissance. La bonté, la pitié apparaissent en terre d`Islam comme des preuves de faiblesse ou d`incapacité et la bienveillance, la générosité ne suffisent pas a gagner le musulman si elle ne s`appui pas sur la supériorité matérielle, indice de la faveur divine
Oui la démocratie existe, mais elle n’est pas ce faux semblant que l’on voit au États Unis qui vivent sous le règne du parti unique sans le savoir: Il sont passe de We the people a We the lobby sans le voir. d’État appartient a un cartel prive (comme la FED qui leur tient lieu de Banque centrale). Ce sont ces puissants groupe d’intérêt qui dicte la politique de l’État.Les États Unis ont bombarder plus de 20 pays différents ce qui a occasionné de 10 a 20 millions de morts sous le prétexte d’exporter leur démocratie de façade. La démocratie ne s’exporte pas:
La démocratie de façade ne s’exporte pas comme une bicyclette:
La démocratie de façade ne s’exporte pas:
http://www.humanite.fr/La-democratie-ne-s-exporte-pas-comme-la-bicyclette
En fait la dernier chose au monde que les américains veulent c’est qu’une véritables démocratie s’installe dans les États, car il se ferait bouter dehors. C’est pourquoi ils ont organisé autant de coup d’État contre les democrate naissante et qu’ils soutiennent la majorité des 50 dictateurs dans le monde. Ne pas confondre régime autoritaire qui ont un appui populaire avec un dictateur.
Aristote a le premier designer le peuple comme étant l’État organique. La démocratie désigne uniquement l’adhésion populaire a un régime, peu importe le régime. C’est le cas a Cuba, c’est le cas en Chine. Aucun de ces deux régime ne tiendrait 24 heures si un vaste mouvement populaire décidait de le faire basculer.
l’État n arrive pas a un stade optimal par décret mais plutôt par un long investissement dans son édification.A condition qu il ne soit pas constamment déstabiliser par des forces extérieurs, ce qui est le cas au Moyen Orient.
En ce qui concerne le Moyen Orient, La politique sioniste de d’Israël est la cause principale de l’islamisation de la région: Cet État a systematiquement refuser de négocier de bonne fois avec les arabes laics (OlP, Liban
Message à Michel: excellents extraits d’analyse de Raymond Charles. Pourriez-vous s.v.p. nous donner la référence bibliographique de ce que vous avez écrit? cela est si pertinent. Merci!
Mike
L`ame musulmane
Auteur: Raymond Charles
Conseiller a la Cour d`Appel de Paris
Bibliotheque Arabo-Berbere
Edition Eddif – 1997 – ISBN-9981-09-006-9
Flammarion, 1958 -
Nos sociétés occidentales communistes ou démocratiques en promouvant l’éducation de la femme au delà du niveau secondaire et en rémunérant son travail ont abouti à la sous-fécondité qu’elles connaissent, à la stagnation ou au déclin démographique, à un mur économique et à la menace d’envahissement migratoire dérangeant.
Je ne m’en plains pas, je pense que c’est un pas de fait pour la maîtrise des gaz à effets de serre et un autre pour une limite de la population mondiale à environ 9 milliards d’humains sur terre vers 2050. Globalement, l’Islam nous imite en dé-fécondité selon Emmanuel Tood.
Inutile de macérer dans le masochisme mais il nous faut trouver localement une formule de régénération à la hauteur de nos ambitions. Rien ne nous empêche de chercher là ou le secret se trouve, s’il ne se trouve pas dans Le code pour une éthique globale de Rodrigue Tremblay, pour découvrir des valeurs plus appropriées sur lesquelles fonder des règles collectives appropriées.
@ MV:
Le hasard fait que je connais très bien le Venezuela, pour y avoir séjourné à plusieurs reprises (pas dans des hôtels cinq étoiles au centre ville) au cours des quinze dernières années, pendant plusieurs semaines à la fois.
CHAVEZ est tout un personnage : Il a le goût de la provocation et il ne s’entoure pas toujours des meilleurs conseillers. Cependant, ce qu’il faut comprendre est que plus de la moitié de la population l’adore exactement pour la même raison que la classe moyenne-élevée l’abhorre : Il a introduit des programmes sociaux pour tous, à même de la nationalisation des ressources naturelles, et d’un système d’imposition efficace et de la répression d’une bonne partie de la corruption.
Selon les économistes à la mode (comme certains LUCIDES…), en appliquant une telle recette pendant dix ans le Venezuela devrait être un pays en faillite: C’est le contraire qui est vrai, il y a des chantiers partout, de nouvelles entreprises surgissent tous les jours et surtout son économie commence à se diversifier (pas seulement le pétrole et le tourisme). Certes, le pays a encore beaucoup de problèmes, dont notamment la délinquance, et il n’y a pas de doute que la flambée du prix du pétrole a joué un rôle primordial. Cependant, le pays partait de loin et je doute fort qu’un politicien traditionnel aurait pu accomplir un tel exploit.
Est-il un dictateur ou un quasi dictateur? Non. Même si ça lui tentait, ce qui reste à démontrer, il n’en a en pas besoin : Une bonne partie de l’opposition est tout simplement pitoyable : Des golpistes, des extrémistes de droite, des affairistes nostalgiques, des gens qui ne veulent pas payer les impôts (qui entre parenthèses sont bien plus bas qu’au Québec).
Parlons maintenant de la chaine de télévision à qui le gouvernement vénézuélien n`a pas renouvelé le permis lorsqu’il est arrivé à échéance. J’ai vu avec mes propres yeux des émissions où l’on faisait L’APOLOGIE DES CASSEURS aux manifestations anti-gouvernementales. J’ai vu avec mes propres yeux des `journalistes` prononcer des commentaires sur Chavez et son gouvernement par rapport auxquels les propos de JEFF FILLION sont des discours d’enfant de chœur.
Aujourd’hui au Venezuela il y a encore plein de chaines de télévision qui critiquent ouvertement le gouvernement, souvent assez durement, et personne ne les dérange. En fait, la seule chaine nationale ouvertement pro-Chavez est celle du gouvernement. Il me semble qu’une telle situation est drôlement meilleure de la situation italienne ou 95% des chaines de télévision appartiennent personnellement à Berlusconi ou sont contrôlées par Berlusconi en tant que premier ministre. L`Italie est-elle une dictature?
MV, il ne faut pas croire aveuglement à tout ce que l’on lit dans le Journal de Montreal et dans la Presse….
@jcpomerleau:
Pour les États-Unis, il y existe deux partis qui proposent essentiellement la même chose et sont fort probablement aussi dictés par les lobbys.
Pour les pays à parti unique, le concept est plus compliqué pour déterminer leur »succès » relatif.
-Un appareil important de sécurité nationale et en particulier de police sécrète afin de vérifier et de contrôler les indésirables.
-Un contrôle quasi-total des médias et un culte de la personnalité important dans la plupart de ces états. Cuba et la Corée du Nord en est un bon exemple, la Chine moins.
-Soit que le pays en question finir par faire des réformes qui sont souvent économiques comme cela a été fait en Chine.
En tout respect je ne placerait pas Cuba avec la Corée du Nord qui est diriger par crack pot.
Castro est un dirigeant qui a soustrait sous État a l’influence américaine. La puissance impérial ne l a pas pris et depuis a permis a des groupes terroristes d’utiliser son territoire pour mener des action contre le gouvernement et la population de Cuba. Les US abrite présentement un terroriste qui a fait sauter un avion tuant plus de 70 personnes.
http://www.legrandsoir.info/article8673.html
La CIA a fait des centaines de complots pour assassiner le Chef de l’État Cubain. Dans le contexte il faut comprendre qu’il n y a pas grand marge de manœuvre a Cuba pour les opposants qui fraternise avec les américains; simple a comprendre.
Ce qu’il faut retenir peut importe les régimes c’est de savoir qui contrôle l’État au profit de qui (Aristote). A Cuba malgré les difficulté Fidel a rester fidèle a son peuple, et n en a jamais eu peur.
@GI:
Pour le Vénézuela, le principal problème réside selon moi dans une criminalité qui est partout dans la société comme vous mentionnez (avec raison) qui a augmenté depuis l’arrivée de Chavez et une corruption qui est endémique et du manque d’opposition sérieuse à Chavez. Soyons clairs, Chavez est davantage un populiste qu’un socialiste qui ressemble plus à Mario Dumont ou à Ross Perot qu’à Lénine ou Trotsky avec son pseudo-programme »Bolivarien » qui n’a rien à voir avec Bolivar. Soit dit, bien que j’admire Bolivar, il peut être considéré lui-même comme un despote. Cependant, quasiment n’importe qui aurait pu faire des réformes semblables avec la montée des prix du pétrole et les revenus astronomiques subséquents. Pensez aux pays du Golfe et à l’Arabie Saoudite qui a des programmes sociaux et l’État Providence depuis les années 70 à cause de ces petro-dollars. Cela fait même qu’un »autochtone » (qui sont souvent en minorité dans ces pays) en question peut vivre très bien en faisant pas grand chose et en ayant des serveurs et des domestiques qui sont des travailleurs immigrés venant principalement du Subcontinent Indien ou des Philippines. Cependant, cela cause un autre problème qui est celui qu’un jeune »autochtone » va avoir aucune motivation à faire des études car l’état va quasiment lui donner à cause de ces pétro-dollars.
Aussi, Chavez n’est pas très très bon en matières de relations internationales, car au lieu de se mettre allié avec des pays voisins comme le Brésil, l’Argentine et le Chili, il se met ami-ami avec des régimes en phase terminale comme le régime Castriste à Cuba, la Syrie et le régime Iranien qui est même décrié de l’intérieur de ce pays en question. Même, Lula l’a dit, Chavez est quelqu’un d’imprévisible et qui est mal entourné.
Un exemple classique de ces derniers temps, l’une journée il va considérer Obama comme son ami et l’autre journée il va le décrier comme étant un sosie de Bush fils.
Pour revenir aux Lucides, croyez-vous qu’un état sans pétro-dollars pourrait avoir de tels programmes sociaux sans risquer une faillite totale?
Pour la dictature, je crois que Chavez aime le pouvoir et voudrais le garder longtemps. Juste à voir son projet de constitution qui a été refusé démontre ses idéos. Plusieurs ex-proches de Chavez (dont l’ancien ministre de la défense) étaient d’ailleurs contre cette constitution.
-La réélection du président à perpétuité (bien que cela soit SEULEMENT pour le cas du poste de président et non pour les autres postes).
-Le contrôle direct du président des gouverneurs et des maires (qui sont élus pour le peuple) par l’exécutif présidentiel.
-Augmenter le mandat présidentiel de 6 à 7 ans.
@jcpomerleau:
Bien simple, si tu fait pas comme Fidel et ses ti-namis, tu es marginalisé en ayant considéré comme un élément anti-révolutionnaire.
Fidel était d’abord un nationaliste (un peu comme Trudeau qui était lui aussi considéré comme un communiste par certains Américains) qui s’est ensuite vendu à l’URSS comme que Batista était proche des Américains. Après le glanost en URSS, au lieu de s’adapter et de faire comme l’URSS en faisant des réformes, il a continué à vivre dans un communiste orthodoxe. Par contre, lorsqu’il savait que le sucre vendu au tarif préférentiel à l’URSS n’allait plus passer lors de l’écroulement de l’URSS, il a commencé à paniquer et il a fait entrer le pays en période spéciale, où il existe la classe des gens qui étaient rationnés et qui en réalité crevaient de faim (et avaient leurs salaires en Pesos Nationales) et ceux qui pouvaient se procurer des biens importés (et qui travaillent surtout dans le domaine du tourisme) parce qu’ils avaient leurs salaires en Dollars US (qui sont devenus les Pesos Convertibles). Donc, cela fait qu’un médecin fait moins qu’un caddie de golf (et le serveur du grand hôtel ou le chauffeur de taxi est un ex-médécin, un ingénieur ou un professeur d’université).
Par contre, avec tout cela comment croyez-vous que Fidel et Raul ont de l’argent dans leurs comptes en Suisse?
@MV
J’insiste, il y a une différence majeure entre glaner quelques articles dans les médias et connaître un pays pour y avoir séjourné. On peut ou pas approuver des politiques d’un leader mais encore faut-il avoir une vision globale des faits. La meilleure façon de se faire manipuler est de se concentrer sur les quelques éléments extraits de leur contexte que les portes-parole des quelques gouvernements et des quelques multinationales les plus puissants de la planète font relayer par les agences de presse et ensuite par les médias « mainstream ».
Pour pouvoir accomplir ce qu’il a accompli, Chavez a dû reprendre le contrôle de PDVSA, qui était devenu un état dans l’état, rouvrir les contrats avec les pétrolières pour faire passer le pourcentage de l’état vénézuélien de quelques points de pourcentage à 50% ou plus, se battre avec une petite élite corrompue qui avait (et a encore en partie) le contrôle des médias, et surtout affronter tout ce que Bush lui a lancé dans les pattes (dont un coup d’état).
Si j’avais été Vénézuelien j’aurais voté contre les changements constitutionnels, mais de là à parler de grands dangers pour la démocratie il ne faut pas exagérer. En France, le président de la république peut être réélu indéfiniment, et dans les pays europeens il y a rarement des limites au nombre d’années que quelqu’un peut être premier ministre (ex. Kohl, Berlusconi, Thatcher, Blair, etc.), ici même Trudeau, Chrétien, Duplessis pour ne nommer que ceux là ont fait plus que deux mandats, et personne n’a jamais crié au meurtre (á tort d’ailleurs).
Pour ce qui est de la politique extérieure, j’admets qu’au début Chavez était difficile à suivre. Aujourd’hui cependant, il me semble clair qu’il est en bonne voie d’atteindre son objectif : Devenir le leader de l’Amérique latine. Cuba, la Bolivie, l’Équateur et le Nicaragua sont dans son giron immédiat. Il a passé proche d’attirer le Mexique et probablement il avait réussi s’il n’y avait pas eu autant de fraudes lors de la dernière élection. Plusieurs pays comme l’Argentine, le Paraguay, l’Uruguay sans être ouvertement pro-Chavez ont été arrachés de l’orbite des U.S.A., et ses relations avec le Brésil ne sont pas aussi mauvaises que vous semblez l’entendre. Il ne faut pas oublier non plus que Lula ne dispose pas d’une majorité parlementaire solide et qu’il y a un contentieux sur le gaz naturel entre le Brésil et la Bolivie (Chavez s’est bien évidemment rangé avec la Bolivie). Au Chili, le parti socialiste n’est plus que l’ombre de ce qu’il avait été á l’époque d’Allende et de plus la droite est encore assez forte pour pouvoir empêcher le procès des tortionnaires de l’époque Pinochet. Malgré cela, les relations entre le Chili et le Venezuela sont correctes, sans plus.
Enfin, pour comparer Chavez à Mario Dumont ou à Ross Perot, il ne faut quand même pas charrier! Mario jappe beaucoup, à propos de tout et n’importe quoi, mais au pouvoir il ne mordrait que les gens sur le Bien-être et peut être certaines catégories de fonctionnaires (les plus faibles, bien entendu).
Peu importe le régime, la seul question fondamentale en géopolitique porte sur la fonctionnalité de l’État. Compte tenue de l’hostilité des États Unis a son égard Cuba a réussit a rendre son État fonctionnel a 3 niveaux d’importances pour un pays en développement: La sécurité publique; la santé et l’éducation. Ce sont des acquis que beaucoup de pays environnant peuvent leur envier et qui sont indispensables pour atteindre un autre niveau de développement.
Le Venezuela, qui vivait de la rente de son pétrole depuis longtemps n’a pas réussit a développer ces acquis; le rattrapage se fait grâce a Cuba qui lui fournit 15 000 médecins et autant de professeurs en échange de pétrole.Mais on est loin d’une révolution a la cubaine.
En fait il y a 2 États au Venezuela: Celui que Chavez veut voir naître (démocratie participative en structurant les mouvement populaire qui y trouve leurs comptes); et cela ne se réalise pas par des décrets. Et l’autre État, celui qui défend le statu quo qui nourrit depuis longtemps un réseau de clients. Le tout dans une culture ambiante de corruption généraliser hériter de longue date. Ce qui rend l’État peu fonctionnel a court terme. D’où un le problème de le plus grave de Chavez (outre l’hostilité américaine): La sécurité publique.
@Jcpomerleau:
Le problème réside que Chavez est seul à bord à cause que les partis d’opposition ont boycottés les dernières élections parlementaires ce qui fait que Chavez est sans opposition sérieuse (et je crois que les gens du Vénézuela sont relativement divisés sur certaines politiques de Chavez) Or, il y a aussi la culture de corruption qui est extrêmement présente dans la vie quotidienne dans ce pays en question et qui reste bon temps, mal temps.
Sans doute, le Vénézuela est parmi les pays les plus criminalisés de la planète et en particulier du fait que la criminalité est dans plusieurs secteurs de la société.
Aussi, le narcotrafic est fort probablement la deuxième source de revenus au Vénézuela après le pétrole. Or, une source d’argent venant du sous-monde apporte son lot de criminalité surtout que la drogue n’est pas destinée à un marché intérieur mais extérieur. Donc, chacun veut faire sa part du gâteau avec cette mine d’or.
@GI:
Pour les limites de termes, il était curieux que le premier arrangement constitutionnel envelait seulement des limites de termes au président et non aux gouverneurs et aux autres politiciens de l’appareil exécutif des états et des villes. Or, notre système (parlementaire) n’a pas de limites de termes sur aucune position sur les trois paliers gouvernementaux car l’exécutif (qui est dans le législatif) est décidé par les rouages (membres et exécutif) du parti en question et non par les électeurs. Soit dit, je mettrais un limite de 8 ans pour tout premier ministre, préfet de Municipalité régionale ou maire et je ne suis pas le seul à penser cela.
Juste une petite parenthèse, comparez l’usage de la télévision par Chavez et celle que certains leaders politiques »populistes » (comme Réal Caouette l’a fait dans les années 60) ont fait chez nous. Vous verrez que cela est drôlement semblable et démontre le caractère extraordinaire du média télévisuel. En dernier mot, l’ironie du sort est que Chavez veut fort probablement jouer le rôle du chef hégémonique (soit celui souvent joué par les États-Unis et l’ex-URSS) en Amérique Latine.
@jcpomerleau
Désolé de vous contredire, mais c’est Cuba qui est à la remorque du Venezuela et non pas l’inverse.
Castro a fait d’excellentes choses (alphabétisation, éducation, santé) pendant ses premières années au pouvoir, mais au fur et à mesure que les années ont passé, il est devenu de plus en plus autoritaire. Pendant l’époque ou l’URSS le soutenait, il n’a pas hésité à envoyer ses jeunes se faire zigouiller en Angola, à coffrer les paysans qui vendaient leur produits à des individus plutôt qu’à l’état, et à `reformer` les homosexuels. On était loin de la démocratie participative….
Les cubains ont accepté la situation, mais beaucoup l’ont fait par nationalisme et non pas par foi dans le régime : Encore plus de Castro, ils avaient peur de voir revenir les américains, avec les mafiosi de Miami. Cette crainte est toujours là, car les américains, avec l’embargo et autres mesures discriminatoires, ont tout fait pour la garder vivante. Sans le vouloir, ils ont rendu un grand service à Castro.
Bref, Cuba a survécu comme pays communiste grâce au nationalisme et non pas grâce au communisme. N’empêche que, avant que Chavez ne vienne les secourir, le pays était exsangue : Plus d’électricité, plus de pétrole, presque plus de nourriture. Avoir des médecins ce n`est pas très payant dans ce temps-là. Mais au delà des belles déclarations, il y a eu un prix en termes de souveraineté à payer: Le Venezuela a désormais un mot à dire sur tout ce qui se passe à Cuba. C’est un prix inférieur à celui demandè par les amèricains, mais ce n`est pas gratuit.
GI
Vous avez vu juste: « Les cubains ont accepté la situation, mais beaucoup l’ont fait par nationalisme et non pas par foi dans le régime »
Ce nationalisme découle d’une longue lutte contre l’Espagne. Et est consolider par une caractéristique géopolitique: Cuba est une Ile avec une population assez nombreuse pour avoir une culture riche qui donne a cet État une cohésion nationale.
Et en 1959, Castro a été pousse petit a petit vers le regime communistes suite a la réaction américaine au changement de régime.
Peu importe le régime la première mission politique des dirigeant est d’assurer la fonctionnalité de l’État.
C’est bien beau avoir de bons médecins, mais lorsqu’il y a des hôpitaux vétustes et pas de médicaments avec un salaire de crève faim, le médecin moyen va être bien tenté à conduire un taxi ou travailler comme serveur dans un hôtel pour avoir des pourboires.
Castro était d’abord un nationaliste qui est devenu à la solde de l’URSS. Ce régime est en réalité en phase terminale depuis 1991 et vit en majorité à cause des devises étrangères qu’apportent le tourisme. Tout de même, Cuba et le Vénézuela sont le jour et nuit. En fait, le Vénézuela joue le même rôle que l’URSS avant 1991, soit de faire du troc en échange de quelque chose d’autre comme avec le sucre Cubain qui s’échangeait contre de l’essence, de l’équipement militaire et de la machinerie soviétique. Le plus ironique est que Cuba s’est presque totalement débarrassé de ses Lada et ses Volga pour des voitures Européennes, Sud-Coréennes ou Japonaises par manque relatif de pièces. Et la plupart de leurs autobus urbains sont des reliques de l’ex-CTCUM (devenu la STCUM puis la STM) et de l’ancienne Société de Transport de Longueuil avec plus en plus d’autobus de fabrication chinoise.
Bonjour M.Facal aujourd’hui(5 juin 2009) avait lieu votre conférence conjointe avec M.Weinstock dans mon cégep. J’ai adoré votre partie et je vous remercie beaucoup de votre participation! Nous, étudiants, avons beaucoup apprécié et avons soulevé quelques débats à la suite de celui-ci. Je n’ai pas remarqué votre présence pour la conférence de Sami Aoun et Jean-Robert Armogathe… Si vous y étiez vous avez surement noté pourquoi la démocratie ne peut s’installer au Moyen-Orient: l’islam doit se « déjuridiser » et se »dépolitiser ». Lorsque le prophète est mort subitement, aucune indication face à l’administration politique n’a été indiqué, donc de 632 à 1924 ils ont vécu dans un empire(ottoman),le genre de régime qui associa la religion à l’État durant si longtemps que les musulmans ne savent plus faire la différence entre les affaires civiles et les affaires religieuses, qu’ils ne savent critiquer la légitimité d’un régime. De plus pour eux foi et loi sont synonyme ce pourquoi le régime théocratique de l’Iran paraît pour beaucoup comme fort légitime. Selon une vrai lecture de l’islam tous les musulmans sont frères(égalité), chacun a droit à sa propre interprétation du Coran(liberté de conscience). Il ne manque que la neutralité des institutions pour la plupart des états islamiques(ces trois conditions sont remplis par la Turquie laique depuis Kemal et pourtant on ne peut parler de réelle democratie) En résumé, pour que ces pays vivent de la démocratie un jour, l’islam devra se repenser dans celle-ci Et les citoyens devront être conscientisés par l’élite arabe, comme Sami Aoun!
C’est intéressant tous ces débats,surtout sur Hugo Chavez. Pour ce qui est de la démocratie,existe t’il un pays qui le soit vraiment ? Par contre,si on regarde beaucoup de ces pays,surtout au Moyen-Orient ce qu’on sait c’est que plusieurs politiciens de pays souvent très riches profitent du chaos qui existe dans ces pays pour les exploiter. Dick Cheney possède plusieurs compagnies de pétrole dont certaines en Iran et je peux même ajouter qu’il fait des partenariats avec des groupes extremistes qui sont qualifiés comme des terroristes selon les politiques étrangères de Bush. Alors,quand Bush veut intervenir en Irak est-ce vraiment pour en faire une grande démocratie ou pour leur voler leurs ressources ? Je pense que poser la question c’est en quelque sorte y répondre. Pour ce qui est des valeurs comme le respect de la femme,il est vrai que cela n’a jamais vraiment été très mise en valeur dans la plupart des religions et pas seulement l’islam. Ensuite,à propos de l’islamophobie je suis entièrement d’accord c’est un terme qu’on utilise à outrance tout comme l’antisémitisme. On peut très bien être contre les politique d’israël sans nécéssairement être antisémite. l’exemple de Noam Chomsky est très bon pour illustrer mon propos. À mon avis,il manque d’intellectuels qui osent dire les choses de façons critiques et aussi approfondies. Aux États-Unis,on compte sur les doigts d’une main les réalisateurs qui expriment vraiment un point de vue qui montre quelles sont les inégalités qui existent encore beaucoup dans ce pays. On peut dire la même chose des commentateurs politiques, devinez pourquoi les jeunes se tournent vers des émissions comme « Daily Show » ou Bill Maher c’est parce qu’ils y trouvent un point de vue qui est plus proche du leur. D’ailleurs,Bill Maher a fait un excellent film sur la religion et comment elle utilise la croyance spirituelle pour enlever l’esprit rationnel aux gens. Il explique aussi que plusieurs personnes profitent de la naïveté des gens pour les exploiter monétairement. Enfin,lorsque l’on croit trop à quelque chose presque de façon aveugle on oublie son sens critique et je crois que c’est sur cette chose que Bill Maher a le plus raison dans son film et c’est pour cette raison qu’il faut avoir extrêmement de prudence avec les intégristes. Certains principes de la religion ne sont plus actuelles parce qu’ils correspondaient à une réalité qui était vrai à l’époque de ces écrits et qui n’est plus vrai aujourd’hui. Les valeurs de respect,d’entraide,de solidarité et d’équité peuvent se trouver dans plusieurs autres choses que la religion. Si les gens ont besoin de la religion pour trouver ces principes et valeurs qui sont fondamentales selon moi,je suis d’accord mais à condition aussi de reconnaitre quels sont les mauvais côtés qui existent dans chaque croyances religieuses. Il faut accepter aussi que les choses doivent progresser,mais si une institution ou une organisation refuse de s’adapter aux nouvelles valeurs qui existent dans une société celle-ci finie par disparaître. À mon avis,c’est cette particularité qui explique le phénomène des fondamentalistes,parce qu’ils ont peur de voir leur religion disparaitre ils se radicalisent et c’est ce qui fait que nos avons les situations de violences extrêmes qui existent dans plusieurs pays et même chez nous. Voilà ou je rejoins monsieur Facal,si on ne mets pas de règles et ont expliquent pas aux gens quels sont les extrêmes mais aussi quels sont les valeurs auxquelles nous tenons c’est sûr que l’équilibre social est dur à atteindre. Finalement,je me demande peut-on croire à une sorte d’existence spirituelle sans obligatoirement se rattacher à une religion particulière ? Selon moi,c’est effectivement possible mais il semble que selon certains il faut absolument adhérer à une religion spécifique pour avoir le droit de croire en dieu et c’est ce qui selon moi empêche souvent la possibilité de discussion entre les gens qui ont des croyances différentes. Je pourrais continuer encore longtemps sur le sujet et j’aimerais si possible que ceux qui s’en sentent capables m’amènent leurs réponses ou leur opinion sur les interrogations et réflexions que j’ai faits sur le sujet. Finalement,je pense que même une allégeance politique peut devenir une religion quand on y croit trop ardemment.
Vous dites qu’un parti politique peut devenir une religion. Vous avez en fait parfaitement raison. Par exemple, vous avez seulement le quasi-culte de l’actuel président actuel qui va parfois carrément trop loin. Soit dit, même le Canadien de Montréal est considéré comme une religion selon certains sociologues reconnus.