Réapprendre à marcher
11 juin 2009 par Joseph Facal
Pauline Marois dévoile donc sa stratégie en faveur de la souveraineté. Le PQ, voyez-vous, a été créé pour cela.
On devine évidemment ce qu’en penseront les fédéralistes. Plus important est de voir l’accueil qui lui sera fait chez les souverainistes.
Ce n’est pas simple. Pas simple du tout. Mettez-vous un instant dans ses souliers.
D’un côté, si elle ne donne pas à boire et à manger aux militants souverainistes, ils lui rendront la vie impossible ou resteront chez eux.
D’un autre côté, la souveraineté piétine à 42% (ou 40 ou 44, peu importe) depuis longtemps, et seul un illuminé peut croire qu’elle est faisable à court terme. Jacques Parizeau fut certes un grand leader, mais il avait jadis bénéficié d’un alignement des astres exceptionnels. Rien de tel aujourd’hui.
C’est moins compliqué du côté des libéraux provinciaux. Que voulez-vous, tous les partis n’ont pas la chance d’être dirigés par un «Grand Bâtisseur» entré vivant dans les manuels d’histoire.
En gros, la stratégie de madame Marois est que le Québec s’affirme au maximum dans le cadre politique actuel. Tout gain supplémentaire renforcera le Québec. Tout blocage illustrera les limites du régime fédéral. C’est de bonne guerre.
Madame Marois fera évidemment face à deux objections.
La première est : si Ottawa dit non, vous faites quoi ? Stephen Harper n’a rien à gagner au Québec, et Michael Ignatieff est un trudeauiste impénitent. De toute façon, le Canada anglais est désormais convaincu que nous n’aurons pas le courage de faire la souveraineté en cas de blocage.
C’est aussi la conclusion à laquelle Nicolas Sarkozy est parvenu. Dur de leur donner entièrement tort.
La deuxième objection sera de dire que si la souveraineté demeure l’objectif ultime, ces revendications de nouveaux pouvoirs sont des astuces conçues pour susciter artificiellement une crise politique.
Cet argument serait évidemment plus convaincant si Jean Charest avait lui-même la moindre crédibilité en matière constitutionnelle. Entre le PLQ de Robert Bourassa et celui d’aujourd’hui, une mutation génétique s’est produite : le PLQ est devenu un clone du PLC.
Chose sûre, les souverainistes qui n’aimeront pas l’approche de madame Marois n’ont pas nécessairement mieux à proposer. Promettre un référendum coûte que coûte, mais sans y croire soi-même, c’est ce que le PQ a fait à l’élection de 2007. Les Québécois n’aiment pas qu’on les prenne pour des idiots, et vous font payer le prix.
Si le passé est porteur d’une leçon, c’est qu’on ne peut pas sérieusement envisager de tenir un référendum si on n’a pas remporté une élection avec autour de 45% du vote, en demandant, explicitement et sans aucune ambigüité possible, un tel mandat. À l’élection de 1994, le taux de participation avait aussi été de 81,58 %. La barre est haute, très haute.
Au moins, les souverainistes sortent de leur longue négation du réel et recommencent à bouger. Personne n’a jamais dit que ce serait facile. Depuis le temps, si une solution simple existait pour transformer une idée minoritaire en une idée majoritaire, elle se serait naturellement imposée.
Évidemment, les fédéralistes québécois, eux, ont leur solution toute trouvée : faire croire qu’il n’y a pas de vrai problème, et laisser le Québec devenir rapidement une grosse Acadie. Ils sont mal placés pour rigoler.
37 réponses à “Réapprendre à marcher”

C’est vrai que les fédéralistes sont passé maîtres du négationisme.
Faut pas se passer d’une bonne crise pour faire avancer les choses. Remercions les américains pour nous en avoir procurée au moins une.
Si de ce côté-ci de la frontière il nous faut en provoquer une pour faire bouger le dinausore, provoquons-là.
Si les fédéralistes sont passés maîtres en négationisme, les souverainistes sont passés maîtres en manipulation. On a affaire ici au pompier-pyromane.
@ M. Laplante
Il y a une différence entre manipuler les gens et convaincre les gens pour les rallier à son idée LÉGITIME. De toute façon peu importe le plan qu’on vous proposera vous serez contre. Alors faites comme Charest : rien. Et laissons nous nous diriger par du monde qui ne nous connaissent pas et qui n’ont jamais mis le pied chez nous!
Et avant de traiter les gens de pompiers-pyromanes, regardez vous donc dans votre miroir du statu quo, il n’est pas mur, il n’est pas prêt, il ne sait pas … : Non, il est pourrit et il brule!
Et il y en qui croyait que seuls les souverainistes avaient les intérêts du Québec à coeur…Eh bien, on est servit! Il faut créer une crise pour pouvoir faire passer l’idée de l’indépendance que sinon, pas plus de 35-40% de la population ne voudrait.
Quelle idéologie simpliste!
Vous nous dites dans le fond, qu’une crise qu’elle soit économique, sociale ou constitutionnelle est sexy?? Que c’est bon pour votre image de souverainiste?
On croirait entendre une mauvaise ministre conservateur.
Alors vivons notre minorisation et attendons notre louisianisation les bras croisés. Laissons-nous nous faire diriger par le ROC. C’est eux qui savent ce qui est bon pour nous, après tout!
« Alors vivons notre minorisation et attendons notre louisianisation les bras croisés. Laissons-nous nous faire diriger par le ROC. C’est eux qui savent ce qui est bon pour nous, après tout! »
Toujours du pessimisme au cube, les souverainistes ont un intérêt électoral évident à toujours exagérer la menace de disparition. Ils ont un intérêt à blâmer le ROC pour la piètre qualité du français enseigné dans NOS écoles.
Pour ceux qui ont vécu à Montréal dans les années soixante, difficile de suivre l’alarmisme linguistique des souverainistes quand on a connu la totale domination de l’anglais de l’époque. Quand on voit au dernier recensement que seulement 7 % de la population Montréalaise ne parle que l’anglais alors que Montréal a déjà été une ville majoritairement anglophone, difficile de croire que le loup est à la porte.
Et si louisianisation il y avait, ce que je conteste vivement, qui dit qu’une bonne crise et une sécession unilatérale du Canada ne provoquerait pas une situation bien pire ? Qui dit que ce grand remous ne causerait pas un déclin économique et démographique suivi indubitablement par un déclin du fait français ? Juste de soulever cette possibilité est, aux yeux de nombreux souverainistes, synonyme de brandir la terreur et la peur afin d’asujettir le bon peuple. Syndrome du persécuté oblige.
Les francophones quittent volontairement l’île de Mtl en grand nombre encouragé par un étalement urbain pas beau pas cher nourri par l’industrie du bungalow et sont remplacés par des immigrants.Qu’attendons-nous pour renverser cette tendance qui serait, au niveau démographique et linguistique, infiniment plus positif pour le statut du français qu’une longue période de « turbulences » provoqué par une sécession arrachée par la peau des dents avec une crise inventée de toutes pièces.
Comme société, il y a a peine une génération, on classifiait les Juifs comme protestants pour les empêcher d’entrer dans nos écoles, les Italiens étaient envoyés systématiquement chez les catholiques irlandais pour les mêmes raisons. Le taux de francisation des immigrants est 5 fois ce qu’il était voila 30 ans, le dire est faire preuve de « jovialisme » ou encore de « négationisme »??
M. Facal, votre cynisme de la grosse Acadie n’est pas à la hauteur de votre esprit critique. Arrêtez de croire que les seules solutions à la préservation et l’épanouissement du fait français sont d’ordre constitutionnel, alors qu’il existe tellement de moyens déjà à notre disposition qui sont négligés.
Mme. Marois propose la `politique du salami`, soit couper une tranche de pouvoir au fédéral à la fois. Je suis d’accord que dans les circonstances c’est la seule approche qui a une chance d’avoir du succès, mais ce n’est pas suffisant. Le PQ doit comprendre deux autres choses :
a) Si la majorité des québécois ne sont pas nécessairement pour l’indépendance tout court, la majorité d’entre eux n’est pas fédéraliste, du moins dans le sens de Jean Charest. Elle veut davantage de pouvoirs pour le Québec.
b) Il n’est pas le seul parti qui n’est pas fédéraliste.
Avec cela à l’esprit, si j’étais Pauline Marois, je pousserais pour la REPRÉSENTATION PROPORTIONNELLE. Si elle réussissait à l’imposer, voici l’avantage pour le projet souverainiste :
Québec Solidaire à gauche et l’ADQ à droite récupéreraient la plus grande partie de ceux qui sont mal à l’aise dans le PQ, et qui créent continuellement des tensions dans un sens ou dans l’autre. Dans un environnement proportionnel, ces deux partis tourneraient probablement autour de 10% du vote, tandis que le PQ en garderait quand même 35 %. De plus, les verts récupéreraient 5 à 10 % du vote, ce qui ferait que le Parti libéral, qui est le seul parti à défendre vraiment le statu quo, serait condamné à rester à l’opposition très très longtemps.
Avec une bonne stratégie d’alliances de pouvoir, et en distribuant la responsabilité des différentes décisions sur les différents partis d’une coalition au pouvoir, il serait relativement facile de négocier avec le fédéral, en position de force, le rapatriement de pouvoirs.
Mais cela ne se fera pas, car elle aurait tout le caucus contre. Ses députés tiennent bien plus à leur poste qu’à la souveraineté, et même qu’au Québec en général.
La crise de Jean Charest – Le calme de Jacques Parizeau
La sagesse, la dignité, de questionner le souverainisme étatique historique
Lettre à M. Gilbert Lavoie – Le Soleil – Deux interprétations erronées. 2009 06 11
M. Lavoie,
Je salue votre texte mesuré concernant le discours de Monsieur Parizeau et la réaction de Jean Charest.
J’aimerais cependant attirer votre attention sur ce qui m’apparait être deux interprétations de faits erronées.
La première ne me semble pas être conforme à ce qu’a dit M. Parizeau. Vous écrivez :
« …l’option a perdu des plumes depuis 1995 chez les jeunes et les personnes âgées de 35 à 45 ans. C’est un constat qui va totalement à l’encontre du discours péquiste qui soutient encore que la souveraineté gagne en popularité chez les jeunes. »
Ce qu’a effectivement observé M. Parizeau à même un sondage fouillé du Bloc québécois sur nos intentions et sentiments, c’est que la tranche d’âge la moins favorable à la souveraineté est celle qui avait 20 ans lors du dernier référendum perdu ou « volé », comme l’a dit M. Parizeau. Or, les plus jeunes eux, comme les plus âgés, sont plus favorables. Ce qui change de l’époque de notre jeunesse. On ne peut donc dire comme vous le dites que M. Parizeau contredit ce que par ailleurs les péquistes disent.
La deuxième concerne votre interprétation de ce que voudrait une portion importante des souverainistes, dont les plus militants.
« Si on se fie aux commentaires de M. Parizeau, il est assez évident qu’une portion importante des souverainistes aimeraient voir Mme Marois s’engager plus avant sur l’avenue des référendums sectoriels. »
Je pense d’après ce que je sais, d’après ce qu’on trouve par exemple dans Vigile, d’après ce qu’a dit Monsieur Parizeau, que ce serait plutôt le contraire. La souveraineté sectorielle n’est qu’un succédané insatisfaisant à ce que souhaite voir défendu par le PQ de madame Marois cette portion importante des militants souverainistes dont s’est fait le porte-voix Monsieur Parizeau : ce « pourrait »… être utile… mais sans plus… si l’on veut provoquer une crise… Ce qu’il dit souhaiter, c’est autre chose… Comme quoi la manchette du Devoir est plutôt le contraire de ce qu’a dit M. Parizeau.
Ce qu’il préconise, c’est plutôt questionner plus à fond le souverainisme étatique historique en profitant pour ce faire des 2 ou 3 ans qui nous font, contre mauvaise fortune bon coeur, être dans l’opposition. C’est une habile façon de relativiser l’importance de cette souveraineté sectorielle afin de s’attaquer plutôt à la vraie question qui compte. À savoir : faire en sorte que les Québécois qui répudient majoritairement le Canada actuel ; qui pensent que la souveraineté de l’État du Québec est souhaitable ; qui pensent qu’elle est viable ; cessent de penser qu’elle ne se fera pas.
M. Parizeau n’a pas la solution, il salue cependant la volonté de madame Marois de rompre avec l’attentisme. Ce qui du reste énerve pas mal les canadianisateurs. Car, eux savent bien que le Canada actuel ne passe pas et que mis aux voix, il serait répudié. Ce pourquoi le Canada s’est imposé et s’impose toujours d’autorité et de force sans jamais s’être nommément et réciproquement soumis aux voix libres du peuple souverain du Québec. Quand ce fait est porté à l’attention des Québécois, Jean Charest pique une crise, mais c’est là plutôt un aveu de faiblesse que de force. En effet, un État fut-il celui du Canada ne peut, ne pourra s’imposer indéfiniment de force et d’autorité comme il aime le penser ou se le faire croire. Il faudra bien un jour que les Québécois se prononcent sur un État valide et légitime. Ce que redoute fort Jean Charest en crise… de CDPQ, de FIERs, des systèmes de santé à deux vitesses… et j’en passe.
En somme, si la crise de M. Charest avait quelqu’effet, comme enfoncer dans l’opinion publique québécoise la stratégie de la souveraineté sectorielle, M. Parizeau aurait involontairement, provoqué ce qu’il souhaite : c’est-à-dire, tout autre chose que la souveraineté sectorielle et tout autre chose que l’attentisme. Soit : trouver une voix nouvelle pour que s’exprime la volonté du peuple souverain du Québec qui répudie le Canada unilatéral actuel, cela, afin de fonder un État valide et légitime émanant nommément des voix du peuple souverain. Ce qui n’est pas le cas du Canada.
Le débat dans la mouvance souverainiste est maintenant bien engagé, hors l’attentisme et une souveraineté sectorielle insatisfaisante. Il pourra avoir cours dans les prochaines années peu importent les « crises » de nerfs de Jean Charest. Mieux, celles-là nous disent que nous sommes sur la bonne voie, la souveraineté sectorielle n’est pas la panacée, comme l’a avec raison observé Monsieur le 6 juin dernier, contrairement à ce que la manchette du Devoir a laissé entendre.
Salutations respectueuses,
Luc A.
le 11 juin 2009 , Tribune libre de Vigile Auteur : Luc Archambault
D’accord avec Michel David dans Le Devoir ce matin : Enfermez-le! Et j’ajouterais ça presse… Monsieur me fait penser à un paon qui déploie sa queue pour impressinner la galerie.
La coquetterie qui le conduit à dire n’importe quoi et à tirer à boulet rouge dans son propre camps à coups répétés doit cesser. Me semble qu’il devrait comprendre ça.
Mais pour le reste, il est normal que les peuples se gouvernenet en fonction de leurs intérêts propres. S’il est impensable de se lancer dans un référendum sur la souveraineté, au moins utilisons au maximum les outils de détermination dont nous disposons. On ne cesse de se dire différents. Montrons ce en quoi on est différent.
Qu’est-ce qu’on attend pour se donner une constitution? Qu’est-ce qu’on attend pour se donner un système de représentation original ? Qu’est-ce qu’on attend pour réformer le style de gouvernance décati hérité du British Empire ?
On est différent ? Pas besoin de crise pour que ça se comprenne. La crise, elle viendra bien toute seule de toutes façons.
À quelle place est donc rendue la foi et l’espoir d’avoir SON pays ? on dirait que plusieurs personnes se foutent totalement de l’avenir de cette-province qui-veut -devenir un pays, nous les plus de 65 ans, nous y avons cru longtemps, nous avons connu,nous avons suivi les René,Jacques’ etc etc qui ont travaillé fort à faire comprendre la nécessité de pouvoir avoir nos lois et nos réglements..mais on dirait que la ferveur séparatiste ne se réveille qu’une fois par année ,pour la fete de la St_Jean, toute la semaine, on crie à qui mieux=mieux , »Québec français » et toute l’année, le français est mal parlé, bafoué,malmené . …..pourtant la sauvegarde du français doit se faire toute l’année et on doit défendre la langue parlée et la langue écrite, mon Québec est français mais écrit et parlé en bon français, dehors le joual, dewors…
@Daveyy
Je ne sais pas sur quel planète vous vivez mais si vous regardez 2 secondes les statistiques démographiques Canadiennes, vous remarquerez que le poids démographique du PEUPLE QUÉBÉCOIS est en constante diminution. C’est un fait. Lorsque vos petits enfants représenterons 7% de la population canadienne et qu’ils devront envoyer 12 députés québécois à Ottawa on s’en reparlera. Et ce n’est pas être alarmiste, c’est de la lucidité.
Et je ne blâme pas le ROC pour quoi que ce soit qui a trai au peuple québécois. Ce qui arrive, c’est de NOTRE faute. C’est NOTRE immobilisme à NOUS Québécois. Quelles sont VOS solution, vous, M. Daveyy à part rester les bras croisés à attendre que le fruit soit mur, comme Jean Charest?
Moi, j’ai décidé de faire quelque chose pour l’avenir du Québec et des Québécois : militer pour la souveraineté du Québec. Il y a un risque à faire l’indépendance, oui, je vous le concède, c’est certain. Mais il y a également un risque à rester planter là à ne rien foutre, et ça, « c’est pas mon truc » comme dirait l’autre!
C’est bien sur…
À vous lire, les Libéraux et le Fédéral ont placé le Québec au bord du précipice.
Il ne reste qu’a Pauline Marois et au PQ à nous faire faire un pas en avant…
Avoir autant de foi envers un parti aussi déconnecté de la réalité des Québécois et rempli de « old timers » qui ne pensent qu’à leur rélection, c’est vraiment triste.
On doit pas sacrer ici hein, c’est pas beau…. Relisez le commentaire de Claude B et dites-moi que vous avez pas la moutarde qui monte au nez. Une chance qu’il est pas juge parce que sa pensée me semble plutôt primaire.
Le PQ? Déconnecté. Ses députés ? Des Old Timers qui ne pensent qu’à leur réélection… That’s it That’s all. Définitif, final.
Primaire? Non, pire. Mais y a pas de mots pour le dire. Résonner comme un tambour selon la rumeur peut-être, au lieu de raisonner au vu et au su de la situation telle qu’elle est.
Bonjour Monsieur Facal,
Je n’en doute pas, je suis un des illuminés dont vous parlez. Vous auriez pu aussi, j’imagine, évoquer le club très sélect des purs-et-durs, mais je vous reconnais le mérite d’être allé droit au but avec franchise, en utilisant un terme peu flatteur qu’on sous-entend souvent dans ces circonstances. Il est toujours désagréable, cela dit, de se voir accoler ce genre d’étiquette, et je note que, quand le PQ éloigne l’objectif indépendantiste, lui et ses supporteurs s’approprient cette manie et, ma foi, en font usage presque davantage que quiconque.
Ainsi, le club tend à s’agrandir, ces derniers temps.
Quoi qu’il en soit, selon les critères que vous posez ici, je dois porter le chapeau.
En effet, je n’admets pas cette litanie défaitiste que vous reprenez, que distribuent à tout vent certains analystes, et qui aurait dû rester là d’où elle vient : dans la bouche des adversaires de l’indépendance, ceux qu’on appelle pompeusement » fédéralistes « .
Je parle de cet argumentaire selon lequel l’option piétine, et qu’il soit impossible en ce moment de poser franchement la question aux Québécois , sous peine d’attraper la peste ou de provoquer la fin du monde. Les tenants de cette vision de grisaille, affirment souvent péremptoirement, comme vous le faites ici, que 1995 fut un moment touché d’une grâce quasiment surnaturelle, survenu de façon indiscutablement fortuite, qui permit à Parizeau de faire l’impensable, complètement par hasard. je caricature à peine.
Or, qu’en est-il au juste ? Faut-il vraiment être dramatiquement déraisonnable pour avoir une appréciation différente des choses ?
Premièrement, l’indépendance, comme les diverses marques de commerce qui lui sont généralement associées, récolte aujourd’hui, grosso-modo, le même appui dans les sondages qu’à l’époque. Je regrette, mais il faut être exagérément dépressif pour dire le contraire, ou bien travailler pour La Presse.
Au moindre coup de vent, ce score s’approche du 50%, s’il ne franchit pas carrément cette barre, comme c’est encore arrivé il y a moins de cinq ans. Chez les francophones, l’appui est constamment majoritaire, et on parle ici d’une majorité plus que substantielle.
D’autre part, avant d’en venir à 1995, peut-on prendre en considération que près de quinze années se sont écoulées depuis, et que ce n’est pas parceque le PQ semble les avoir passées dans la mélasse que les mentalités des québécois, elles, n’ont pas évolué, tout comme le contexte général ?
Un observateur consciencieux peut légitimement constater que l’indépendance ne fait plus peur comme on dit que ce fut le cas avant. La nationalité québécoise est plus sûre d’elle, nous rayonnons à l’international. Même Jean Charest est allé dire que le Québec a tout-à-fait les moyens de son indépendance. Cela témoigne, je pense, d’un changement que les apôtres de la peur péquiste mesurent mal.
Pour ce qui est du climat de 95, par quelle sorte d’imprudence en vient-on à ne voir ainsi que la moitié des choses ?
Premièrement, l’alignement des planètes dont vous parlez battait son plein en 1990, et s’est étiré jusque vers le refus référendaire de Charlottetown. En 1995, tout ça s’était passablement résorbé. On nous disait que Parizeau était casse-cou, qu’il avait tort de persister. Or, son gouvernement adopta une démarche, les commissions sur l’avenir du Québec auxquelles participèrent des dizaines de milliers de personnes, autrement plus positive que les crises qu’on essaie de nous vendre ces jours-ci — Pour le Québec, le Canada est une crise perpétuelle. A-t-on vraiment besoin d’en rajouter ? –.
Deuxièmement, le réalignement indépendantiste du PQ d’alors, depuis l’arrivée d’un nouveau chef qui avait refusé le » beau risque « , et gestes qui en ont résulté, peuvent-ils être dissociés du contexte de l’époque ?
La présence de cet épouvantail séparatiste n’a-t-elle pas eu quelque chose à voir dans l’escalade du débat et le braquage canadien ?
Si l’indépendance monte quand le Canada rebute, il est aussi vrai que le Canada s’embourbe quand l’indépendance est portée par des gens crédibles. Cette dynamique fonctionne dans les deux sens.
Même si c’est un cliché, je pense que le point de vue que vous étayez ici, ainsi que la posture péquiste actuelle, sont fondées sur la peur. Une peur, à mon sens, qui ne se justifie pas si on prend le temps de fouiller les lieux de fond en comble avant de se faire une idée.
L’attitude démissionnaire qui en résulte est nocive pour le Québec, autant que pour l’idée de l’indépendance, et il serait temps qu’on puisse en parler sans se faire traiter d’illuminé.
Ceci dit, j’apprécie, Monsieur Facal, votre vigoureuse contribution au débat public, tout comme je salue votre engagement politique, même si nous ne sommes pas toujours d’accord.
Cordialement, N.P.
Une bonne crise pour arriver à nos fins. Ça marche. Hitler l’a fait avec la Pologne, Johnson avec la Baie de Tonkin, Meech pour Bouchard, etc etc etc. Le plan Péquiste est simple. Nous retournons à la formule homardiste de Parizeau.
Une fédération est toujours, comme disent les anglais, « a work in progress ». Même chose pour le Québec. Pensez-vous qu’un Québec post-indépendence serait coullé dans le béton. La Réal Politik est réelle. Même indépendent, notre pérennité n’est pas garantie. Au contraire, nous seront 6 millions isolés en amérique avec aux moins 30 millions de « Canadians » en beau maudit contre nous. Bonne chance dans les négos.
Quand le PQ commence a nous offrir du réchauffé, c’est vraiement le temps de passer à autres choses. 30% de OUI ne fait pas un pays.
Dans le développement de tous les êtres humains, de tous les groupes, de tous les pays, il y a des périodes de calme, des périodes de tensions et des périodes de crises qui visent à trouver une solutions auxdites tensions. Pendant les périodes de calme, il ne se passe rien de spécial puis, arrivent les tensions qui s’accumulent et qui finissent pas déboucher sur une crise qui ramènera le calme par l’adoption de mesures appropriées. Si les mesures adoptées ne sont pas appropriées, le cycle recommencera: accumulation des tensions, nouvelle crise. C’est ainsi qu’une personne, un groupe ou un pays évolue de crise en crise. En Nouvelle-France, la première crise importante fut causée par l’invasion des anglais qui ont utilisé la violence pour prendre possession du pays. Bien entendu, les habitants de la N-F n’étaient pas contents de leur sort et des tensions se sont accumulées. Les anglais ont tenté différentes solutions mais qui n’étaient pas appropriées. C’est ainsi que le problème ne s’est jamais réglé et que le Canada vit des crises successives depuis ce temps parce que la majorité anglophone de ce pays a toujours refusé et refuse encore le dialogue avec la minorité. Les anglais disent: nous vous avons vaincus (par la violence), c’est nous les « boss », prenez ce qu’on vous donne, rien de plus. Les anglais se sont montrés incapables de dialogue, ils ne parlent que de guerre. C’est comme ca depuis leur arrivée sur le continent américain. Combien de commissions d’enquêtes sur les deux solitudes ont été laissées sur les tablettes? L’armée, ils l’utilisent mais leur jugement, niet! Trudeau est celui qui a recréé la crise de notre époque en refusant le dialogue avec le Québec tout en rapatriant unilatéralement la Constitution Canadienne. C’est lui le premier responsable de la crise actuelle: il pensait avoir réglé la situation mais il l’a plutôt envenimée. Voilà le gachis dont on essait de rendre les québécois francophones majoritairement indépendantistes, responsables. Le PQ ne crée par vraiment la crise, il ne fait que rappeler que Trudeau a mal fait son travail et que ceux qui le suivent continuent à faire aussi mal le leur. Les fédéralistes devraient savoir que nier un problème ne le règlera jamais. C’est ce que le P.Q. doit leur rappeler et il faudra le faire tant que les fédéralistes ne comprendront pas car ce sont eux les premiers responsables quoi qu’ils fassent pour essayer d’en mettre la responsabilité sur ceux (les québécois) qui ne demandent rien de plus que de vivre en paix. Alors, messieurs les fédéralistes, il n’en tient qu’à vous pour que le Canada et le Québec vivent en paix. Cessez votre job de gros bras…c’est vraiment dépassé comme moyen de solutionner une crise.
Le problème de la souveraineté c’est le PQ rien d’autre. Beaucoup d’indécis seraient porté vers la souveraineté mais ne veulent rien savoir du PQ et ses manigances.
@ Simon Robert
Je vous admire tout en étant d’avis contraire sur l’utilité de l’indépendance pour la survie du fait français au Canada. Autant que vous pouvez croire que l’indépendance servirait de bouclier protecteur pour notre langue, autant je peux croire tout à fait le contraire sans qu’aucun de nous puisse prouver hors de tout doute le bien fondé de nos croyances. Ce ne fait pas de moi ni un traître ni un colonisé, peut-être un réaliste qui a vécu à l’étranger et vu de près les méfaits du nationalisme trop revanchard.
Mon reproche envers le mouvement est surtout au niveau des attitudes et des perspectives. Aucune reconnaissance des avances depuis 40 ans, une lecture des plus pessimiste sur l’avenir, votre commentaire sur le 7 % et 12 députés en est une belle illustration. Un procès d’intentions auprès des autres canadiens, qui selon de nombreux souverainistes, se lèvent le matin afin de mieux planter le Québec ou pire encore, incapables de le faire eux-même, trouvent un québécois « roi-nègre » dont le seul but aurait été de « mettre le Québec à sa place » . C’est, à mon humble avis, fausser l’histoire à postiori afin de mieux justifier sa position radicale. Une attitude généralisée de persécutés qui détonne terriblement avec le dynamisme de la société québécoise, le rayonnement de sa culture et de son économie qui somme toute , vu avec un peu de perspective, a fait un bond prodigieux depuis 40 ans. Vous voyez un verre à moitié vide qui se vide, je vois le même verre qui se remplit.
Se pourrait-il que les solutions constitutionnelles soient un peu trop faciles ? Au lieu de réclamer le coffre d’outils à 1 000 $, que faisons-nous avec celui à 700 $ que nous avons déjà?
Exemple, la responsabilité pour la main d’oeuvre fut accordée au Québec depuis déjà bon nombre d’années. Est-ce que la gestion s’est améliorée ? Je n’en sais rien , mais on en entend plus parler. Est-ce que le transfert de la culture nous apportera des avantages concrets? Si les Plaines d’Abraham devenait un parc provincial au lieu de fédéral, est-ce que la pelouse serait mieux tondue ?
Vous me demandez sur quelle planète je vis, je me demande encore plus sur laquelle vous vivez. Chercher à trouver la discorde ne fait jamais une association durable. Vous dénoncez une situation qui semble satisfaire une bonne majorité de vos concitoyens et proposez une solution dont vous admettez le risque inhérent. Vous accusez vos concitoyens d’immobilisme, accusation des plus facile car l’être humain craint toujours le changement. Cependant depuis 40 ans votre option stagne. Peut-être que vos arguments sont beaucoup moins convainquants que vous le pensez.
Bonsoir M. Facal.
Je suis de la race de ceux qui croient encore que le cabinet de Monsieur Lévesque a précipité la tenue du seul referendum possédant une charge suffisante de nous affirmer haut et fort.
Je ne voulais pas d’une note de passage mais bien d’un gain historique.
Trop facile après 30 ans , me direz-vous de réciter un chapelet de regrets mais jamais le Québec n’a compté un si cohérent mouvement nationaliste comme celui mené par René Lévesque.
De quelle sorte d’indépendance nous attendons-nous lorsque Jacques Parizeau relance l’idée de miner les champs de compétence politiques fédéraux comme la mer éclabousse le chemin du littoral par de rares et éparses tempêtes?
Je suis de la race de ceux qui ont assumé.
Bonsoir M. Facal,
Vous dites:
«Chose sûre, les souverainistes qui n’aimeront pas l’approche de madame Marois n’ont pas nécessairement mieux à proposer. Promettre un référendum coûte que coûte, mais sans y croire soi-même, c’est ce que le PQ a fait à l’élection de 2007. Les Québécois n’aiment pas qu’on les prenne pour des idiots, et vous font payer le prix.»
En effet, les référendistes ne proposent pas grand chose de mieux, mais certaines personnes à l’extérieur du PQ s’activent. Je reproduis ici un commentaire que j’ai laissé sur le blogue de Jonathan Valois
«À mon avis, cette démarche [le plan Marois] est un pis-aller. Non pas que je suis de ceux qui veulent tout ou rien, mais je pense que le PQ devrait se présenter devant l’électorat avec un programme indépendantiste. Je m’explique.
Il reste 3 ans pour mobiliser autour de l’indépendance, pour remettre en question l’ambiguïté causée par l’obligation de gérer une province à l’intérieur du Canada tout en tentant de l’en extirper.
Imaginons que le PQ (seul ou coalisé avec d’autres partis) propose aux électeurs de mettre en marche le pays s’il atteint 50% + 1 des voix lors d’une élection ayant pour centre l’indépendance du Québec. Je vois plusieurs avantages à cette approche: 1) mobilisation des militants comme jamais, 2) l’indépendance est débattue ouvertement ce qui provoque une diffusion de l’idée, 3) la majorité atteinte dans le cadre d’une élection ne peut être évaluée selon les principes de la loi sur la clarté qui exige une majorité qualifiée.
Si la démarche réussit, le projet de pays est mis en marche, si elle échoue un projet de gouvernance souverainiste peut être mis de l’avant : mise sur pied d’institutions, d’une constitution interne, rapatriement de certains pouvoirs (par le biais de référendums sectoriels au besoin). Il suffit de s’appuyer sur ce qui rallie une majorité de la population, légitimant la démarche même si elle n’était pas au cœur de l’élection. La mobilisation construite autour du projet de pays lors de l’élection pourrait s’amplifier sous la gouvernance souverainiste, le momentum ou la crise se construisant pour la prochaine élection portant sur l’indépendance.
Ce projet initié par un groupe d’indépendantistes, les Porteurs du pays, mérite d’être débattu. Pour plus de détails, voir le Projet de pacte à cette adresse: http://www.riqblogue.org/ »
@Daveyy
Les arguments en faveur de l’indépendance ne sont pas moins convaincants qu’avant. C’est l’ensemble de la population qui est s’endormie dans le confort et l’indifférence et qui n’est plus réceptive aux idéologies politiques, autant les fédéralistes que les souverainistes. Le taux de participation aux élections est éloquent à cet égard. Les campagnes électorales ne sont plus ces tribunes où l’on pouvait débattre d’idées, ce n’est qu’une avalanche de clips télévisés de 15 secondes qui ne permettent pas d’expliquer quoi que ce soit. On utilise ces clips pour dépeindre les adversaires, les barbouiller, les dénigrer et souvent pour répandre des faussetés qui font vendre des copies, comme la déformation des propos de Parizeau qui mis dans leur contexte, ne correspondent pas aux manchettes des journaux.
C’est également le résultat dévastateur de l’égocentrisme collectif alimenté par le seul appât du gain rapide et sans efforts où on ne se donne plus le temps de penser, d’analyser avant de se faire une idée.
J’ai entendu des horreurs pendant les campagnes électorales. Pour qui allez-vous voter madame ? Hum pour celui qui a les plus beaux yeux…
Comprenez-vous ce que je veux dire: ce ne sont pas les options politiques qui sont dépassées, ce sont plutôt les gens qui ne s’intéressent plus qu’à leur confort et ce, dans l’indifférence générale de ce qui arrivera à leur peuple.
Quant à ceux qui blâment constamment Parizeau, dites-vous que ce Monsieur est à l’origine de plusieurs institutions dont tous les partis peuvent bénéficier aujourd’hui, et par voie de conséquence le peuple: la Caisse de dépôt et de placements (quand elle est bien gérée), le Société générale de financement, la Régie des rentes du Québec et j’en passe. Alors avant de juger trop sévèrement le Monsieur, réétudiez votre histoire avec attention (ce que les gens en font plus) et adaptez votre jugement aux vraies apports de ces gens. Et il n’y a pas que des Péquistes dans ce club, il y a eu aussi Jean Lesage, Robert Bourassa dans une certaine mesure. Quant à celui qui s’est auto-proclamé « Grand bâtisseur », voulez-vous bien me dire de quoi il parle au juste ? Le seul projet d’envergure qu’il a inauguré depuis 2003 ewt la Grande Bibliothèque de Montréal qui avait été initiée par le gouvernement du Parti québécois à la fin des années 90. Je ne pense pas que l’effritement du parc du Mont Orford figure au palmarès des grands projets pour le Québec, au contraire, c’est de la destruction pure et simple destinée à récompenser les amis du régime en place.
Si le PQ veut recentrer son action sur ce qui a été à l’origine de sa fondation, c’est bien certain que l’idée sera bien reçue par les militants.
Il s’agit maintenant au PQ d’adapter le projet à la nouvelle réalité du siècle. L’idée elle-même n’est pas dépassée. Quel peuple au monde ne rêve pas de pouvoir se diriger lui-même. C’est très légitime et c’est NORMAL. C’est même urgent maintenant car notre poids démographique est en constante régression au Canada. Ceux qui pensent que non n’ont pas lu les mêmes statistiques que moi.
Ceux qui ont peur de l’indépendance ne se sont pas encore rendu compte que la majorité des peuples du monde sont déjà indépendants et fiers de l’être. L’indépendance n’est pas une anomalie mais plutôt le contraire. Les Tchêques et les Slovaques ont réalisé leur indépendance et s’administrent selon leurs objectifs communs en parfaite harmonie et font maintenant partie de l’Europe des 27 de plein gré, j’ai bien dit de plein gré et non par la contrainte, la peur ou le chantage. Ici, la peur provoquée par les fédéralistes a fait son oeuvre, malheureusement. Et ces peurs sont alimentées par un chantage éhonté: perdre vos pensions de vieillesse, perdre nos services en tout genre. Ce n’est pas vrai. Les mêmes services seraient rendus par notre gouvernement national avec autant de qualité.
Pendant la campagne référendaire de 1995 j’avais entendu une personne âgée dire que si le Québec devenait indépendant, il ne pourrait plus aller voir sa famille à Sudbury. Je ne sais pas qui lui a mis cette idée en tête mais nous voyons bien que le spectre de la peur fonctionne à plein régime chez les fédéralistes. À ce que je sache, je peux aller visiter ma parenté aux États-Unis n’importe quand et ce, sans aucun problème. Il suffit de présenter un document appelé Passeport et je peux faire le tour du monde si j’en ai envie.
Cessons d’avoir peur et l’indépendance se fera en toute tranquilité. Il suffit d’étayer tous les avantages à devenir un État souverain pour que se dissipent les craintes non-fondées véhiculées par les adversaires acharnés et rétrogrades de ce beau projet.
@Daveyy
Tout d’abord, merci de respecter mon opinion. Je tâche d’en faire autant, même sur des sujets aussi chauds, disons.
Je crois par contre que vous connaissez mal votre peuple. Êtes-vous resté trop longtemps à l’étranger comme le Michael? Le nationalisme québécois n’en n’est PAS un revanchard. Il en est un d’affirmation et de libération. C’est normal que les nations s’AFFIRMENT par rapport aux autres sinon elles seraient toutes pareilles. Le nationalisme canadian est-il revenchard face aux États-Unis? C’est 2 poids 2 mesures votre truc!
Il faut pas charrier! Pour vous n’importe quel souverainiste serait-il radical car il a une interprétation RÉALISTE des statistiques démographiques canadiennes!? Que le verre soit à moitié vide ou à moitié plein, mon but c’est de le remplir jusqu’au bord, comme n’importe quel pays normal. Avoir tous les pouvoirs et moyens de gérer les choses à notre manière. Pourquoi l’Espagne ne laisse-elle pas gérer ses politiques et son budget par le Portugal? Tout simplement car ce sont 2 nations différentes. En passant, leur nationalisme est-il revanchard, eux?
Faut que vous compreniez que la souveraineté du Québec, ce n’est pas une solution constitutionnelle. Je me fiche complètement d’un transfert de ci ou un arrangement de ça.
«Est-ce que le transfert de la culture nous apportera des avantages concrets?» Moi, je connais aucun pays qui laisserais gérer sa culture et sa langue pas son voisin. Allez dire aux Bulgares qu’ils devraient laisser le gouvernement Russe gérer leur culture. Vous savez, la souveraineté c’est une question de RESPONSABILITÉ collective! Oui, on est quelque chose comme un grand peuple! Il s’agit de se lever!
Pour ma part, je suis persuadé que deux pays indépendants s’entendraient mieux qu’un pays qui cherche (de façon parfois pas très subtile) à marginaliser une nation en son sein.
Et la souveraineté (faut pas être devin pour dire ça) ça va complètement changer les dynamiques.
Et qui a dit qu’un projet d’indépendance était facile à réaliser? Si c’était le cas, ce serait déjà réglé depuis longtemps.
P-e que mes arguments ne sont pas si bons. Je tâcherai tout simplement d’en trouver de meilleurs! Qui sait, p-e que je vous convaincrai pour « la prochaine fois »?
@AlainQC
@Simon Robert
Indirectement dans vos derniers commentaires, vous parlez tous les deux de l’importance de l’argumentaire indépendantiste pour mobiliser la population pour la cause. Je vous donne raison, cet aspect est essentiel. Il nous faut faire un effort supplémentaire.
À mon avis, les causes de la paralysie actuelle du mouvement indépendantiste ne résident pas dans la pertinence ou non du « message ». Ce serait plutôt un manque de confiance envers les messagers et leurs stratégies.
Les chiffres dévoilés par Jacques Parizeau lors du colloque des IPSO montrent que nous en sommes au même point que 1995 pour l’appui au pays (49 % pour le pays indépendant et 49,7 % à la question du référendum de 1995), que 56,6 % de la population considère l’indépendance réalisable et 60 % légitime (une tranche de la population qui se rallierait volontiers à une courte majorité, par respect pour le processus démocratique). Par contre, seulement 34 % considère qu’elle se réalisera !!!
Qu’est-ce qui explique cet écart ?
Une multitude de facteurs, sans doute, mais avouons qu’il est difficile de ne pas y voir une baisse de la confiance de la population envers un mouvement qui jongle depuis toujours entre gouvernance provinciale et indépendance politique et qui module sa stratégie pour atteindre l’un ou l’autre de ces deux objectifs contradictoires selon les circonstances. Une chatte n’y retrouverait pas ces petits !
Il faut une clarification de l’objectif et la mise sur pied d’une stratégie cohérente pour l’atteinte de cet objectif. Le débat doit être ouvert ! Pour ma part, j’appuie l’élection décisionnelle (voir mon dernier commentaire). Il existe assurément d’autres démarches qui mérite d’être discutées.
@ Gilles,
Cher Gilles,
Vous trouvez mon esprit primaire et c’est votre droit mais expliquez moi donc, mis à part l’accession à la souveraineté du québec, ce que le PQ actuel pourrait faire de mieux que ce qu’il fait actuellement.
Ce que j’ai écrit s’adresse tout autant aux Libéraux. Mon point c’est simplement que bien que je sois pour, l’accession à la souveraineté ne pourra pas se faire tant que nous n’aurons pas, à la direction de ce futur pays, un gouvernement responsable, dynamique et performant.
Vous tous, blâmez le Fédéral pour tous nos maux mais j’aimerais vous rappeller que ce qui vas vraiment mal au québec c’est la santé, l’éducation, les finances, l’entretien du réseau routier et j’en passe. Tous des champs de compétences PROVINCIALES…
Alors allez y, rappatriez en d’autres compétences qu’on se SCRAP bien comme il faut…
On est pas encore assez endetté…
Un jour, quelqu’un tirera bien la plug.
A AlainQc et Simon Robert,
vos arguments sont très rationnels et convainquants, bravo. Cependant, ne vous attendez pas à convaincre les fédéralistes purs et durs car les arguments qu’ils apportent sont fondés sur la peur donc, très subjectifs.
A Casimir,
votre proposition est intéressante mais lorsque vous parlez de l’obtention de 50% + 1 pour la mettre en marche, est-ce que ce pourcentage réfèrerait à l’ensemble de la population ou au nombre de ceux qui aurait voté ou encore, s’agit-il de 50% + 1 des comtés?
Pour ma part, je crois que pour mettre la mesure en marche, il suffit d’obtenir une majorité simple des comtés comme ce fut le cas lorsque la Constitution de Trudeau a été rapatriée. Par la suite cependant, une fois qu’un projet de pays aura été adopté, ce sera la responsabilité du gouvernement de convaincre les citoyens de l’adopter à 50% + 1 de ceux qui se seront prévalu de leur droit de vote.
A Daveyy,
c’est pas parce que vous vous vous sépareriez par esprit revanchard qu’il en est ainsi pour tous les gens. S.V.P., n’attribuez pas vos faiblesses, vos défauts aux autres. La très grande majorité des indépendantistes, pour ne pas dire tous, veulent leur indépendance pour eux-mêmes i.e. leur propre peuple et non contre les autres i.e. le peuple canadian. C’est normalement dans le même esprit que lorsque les enfants devenus majeurs quittent le foyer paternel: ils ne le font pas pour se venger d’avoir élevés et contrôlés par leurs parents, ils le font tout simplement pour assumer leur propre vie, leur autonomie. Alors, s.v.p., cessez vos arguments dépassés, vous n’en paraitrez que plus réfléchi.
corrections:
a Daveyy: » c’est pas parce que vous vous sépareriez… »(il y avait un vous de trop); et, « d’avoir été élevés… »(il manquait été).
« C’est également le résultat dévastateur de l’égocentrisme collectif alimenté par le seul appât du gain rapide et sans efforts où on ne se donne plus le temps de penser, d’analyser avant de se faire une idée. » AlainQC
Là je suis totalement en accord, bien que cette phrase peut tout aussi bien s’appliquer au Canada, à la France, en fait à tout pays industrialisé. Rien d’originalement québécois.
« Les Tchêques et les Slovaques ont réalisé leur indépendance et s’administrent selon leurs objectifs communs en parfaite harmonie » AlainQc
Et pour chaque Tchècoslovaquie il y a deux Bosnie, deux Irlandes, deux Pakistan est et ouest, deux Sri Lanka, deux Georgie, deux Kossovo etc.
« Il suffit d’étayer tous les avantages à devenir un État souverain pour que se dissipent les craintes non-fondées véhiculées par les adversaires acharnés et rétrogrades de ce beau projet. »AlainQc
Et si vous aviez tort, être contre le projet souverainiste pour mieux défendre le fait français en Amérique n’a rien de rétrograde, on se dispute sur les moyens mais pas sur le but.
@SimonRobert
Je crois que vous êtes trop susceptible , je n’ai pas accusé votre mouvement d’être plus revanchard que les autres, j’ai dit que tout nationalisme contient une graine de revange qu’il faut bien limiter. Avancez que le nationalisme québécois, ou canadien si vous préférez, ne contient aucun élément revanchard est absurde.
Pensez-vous vraiment que l’Espagne contrôle tout sur son territoire? Les Espagnols paient des taxes européennes qui sont contrôlées par le parlement européen. Les normes de travail, l’immigration, la circulation des biens et services, tous contrôlé à Bruxelles et non à Madrid.
C’est pas moi qu’il faut convaicre, c’est le 66% des Québécois qui ne sont pas favorables à l’indépendance. Ça fait 40 ans que les souverainistes nous martèlent avec plus ou moins les mêmes arguments, sans que leur option ne monte dans la faveur populaire. En réponse, ils blâment la presse, les traîtres, les Elvis Gratton, le big business, l’argent, les ethniques etc sans jamais se poser des questions sur leur propre projet. La souveraineté serait bonne parce qu’elle est bonne et ceux qui n’y croient pas seraient déficients.
Je ne saisis pas très bien le commentaire de Daveyy quand il dit que «tout nationalisme contient une graine de revange qu’il faut bien limiter».
Ok allons-y. Montrez nous comment le sentiment patriotique des américains par exemple, contient une graine de revange.
Et aussi comment le sentiment nationaliste canadian, contient une graine de revange.
Et surtout, pourquoi il serait illégitime pour les Québécois de vouloir assumer la pleine souveraineté des moyens propres à l’épanouissement de la nation qu’ils composent.
Et pendant qu’on y est, vous pourriez aussi, je serais tenté de dire, surtout, nous expliquer en quoi le comportement des québécois fédéralistes échappe à la théorie des minorités psychologiques décrits par Lewin dans sa théorie du champs social.
J’ai hâte de lire votre réponse Daveyy.
Petit Robert:
Nationalisme:exaltation du sentiment national; atttachement passionné à la nation à laquelle on appartient, accompagné parfois de xénophobie et d’une volonté d’isolement
Patriotisme: amour de la patrie; désir, volonté de se dévouer, de se sacrifier pour la défendre, en particulier contre les attaques armées.
Le nationalisme est revendicateur, nous vs les autres, on cherche à se protéger : ex américain le protectionisme économique qui a toujours existé et même avec l’ALENA nous y sommes soumis (ex. bois d’oeuvre); ex canadien: la tendance à mépriser les Américains et la culture populaire américaine qui prévaut dans l’intelligentia du ROC. Ex québécois , les sketch sur les anglo-canadiens au Bye Bye et la tendance à se considérer supérieur qu’eux , sutout dans les milieux artistiques.
« Et surtout, pourquoi il serait illégitime pour les Québécois de vouloir assumer la pleine souveraineté des moyens propres à l’épanouissement de la nation qu’ils composent. »
Il n’y a absolument rien d’illégitime. Cependant et à moins que je me trompe fatalement, le but avoué du mouvement est d’abord et avant tout la protection et l’épanouissement du fait français. La souveraineté n’étant qu’un outil pour ce faire et non une fin en soi.
Ce que je dis est que cet outil unique et non-renouvelable comprend un risque énorme dont le résultat net pourrait être le dépérissement du fait français au Québec. Je crois que les Québécois comprennent très bien les enjeux et malgré les attraits évidents de la souveraineté, ils sont prêts à accepter l’appartenance au Canada comme compromis honorable et surtout garant d’un avenir culturel plus sécuritaire que de se plonger dans une aventure extrèmement divisive et risquer « le tout pour le tout » avec des conséquences imprévisibles.
L’erreur du mouvement souverainiste est de nier la sagesse de son propre peuple en l’accusant d’immobilisme, d’égocentrisme, de bêtise, de traîtrise et tout ce que vous voulez. Son projet n’a pas changé d’un iota en 40 ans et l’appui populaire non plus. Incapables de convaincre le peuple de les suivre, on voudrait faire passer le projet par des « astuces », qui selon moi, frisent l’illégitimité.
S’il existait un large consensus dans la société québécoise que l’indépendance était la meilleure façon d’assurer notre épanouissement, je serais le premier à me rallier à la cause.
Bonjour,
……….. « M. Facal, votre cynisme de la grosse Acadie n’est pas à la hauteur de votre esprit critique.
Arrêtez de croire que les seules solutions à la préservation et l’épanouissement du fait français sont d’ordre constitutionnel, alors qu’il existe tellement de moyens déjà à notre disposition qui sont négligés.»
Moi j’attends de vous lire sur ces « tellement » nombreux moyens à « votre » disposition. Expliquez-nous?
***
À ClaudeB :
les fédéralistes sur ce blogue élèvent de plus en plus leur niveau de discussions et de respect… faites donc comme eux, ils sont des exemples à suivre!
Moi en tous les cas, j’ai vu un gros changement avec les mois….et années et ceci de part et autre!
En parlant des Libéraux du québec : vous avez raison de dire qu’ils ont placé le Québec au bord du précipice.
- De 2003 à 2009, ce fut un désastre complet : nommez-moi un seul dossier où le québec à avancé depuis 2003, à part les infrastructures ; qu’ils avaient gelés pendant 4 ans!
J’en connaît peu dans mon entourage qui en sont fiers : vous, l’êtes-vous, après ces 6 longues années?
… « Avoir autant de foi envers un parti aussi déconnecté de la réalité des Québécois et rempli de “old timers” qui ne pensent qu’à leur réélection….» ClaudeB
Franchement, «c’est très très pauvre» comme affirmation.
Quant aux “old timers”, j’aimerais bien que vous souteniez ce fait avec des statistiques : je suis curieux de les connaître.
De plus, sous-entendez-vous que les plus âgés autant à l’assemblée nationale que sur ce blogue soient trop vieux ; et qu’arrivés à un certain âge, ils perdent tout bon sens, puisque « inaptes »?
***
À Simon, René et Alain et Gilles, vos réponses sont pleines de modération…
Vous avez raison d’être en désaccord avec l’affirmation : «tout nationalisme contient une graine de revange qu’il faut bien limiter».
Qu’est ce que veut dire « Graine de revange » ; et…. « qu’il faut bien limiter »? YY
Une explication serait appréciée.
***
……….. « Une bonne crise pour arriver à nos fins. Ça marche. Hitler l’a fait avec la Pologne, Johnson avec la Baie de Tonkin, Meech pour Bouchard, etc » YM
Quels exemples incroyables….
Je vais oublier la première si vous êtes d’accord : oui? ou NON?
Pour Meech, je croyais à l’instar de Mulroney que c’était Trudeau! C’est bien pour dire…
……..30% de OUI ne fait pas un pays.» YM
Pourquoi pas 20%, seulement, tant qu’à y être?
Pourtant avec une question beaucoup plus dure (et claire comme le souhaite les fédéralistes) on est exactenment au même % de la question molle posée en «MARS 1995» qui portait sur la « souveraineté-partenariat »!
Constat : la souveraineté souhaitée par le PI,
QS, une petite partie de l’ADQ et le PQ est donc en avance par rapport au printemps 1995!
Si vous avez besoin de chiffres ; et en plus, d’explications sur ce qu’a dit Parizeau, voici le 3 liens pour vous mettre au parfum :
1- Parizeau: il faut une crise politiquehttp://www.ledevoir.com/2009/06/10/254293.html?fe=6996&fp=67211&fr=153057
2- Tout le colloque des IPSO
http://www.vigile.net/Videos-du-Colloque-du-6-juin
3- Discours de Parizeau : IPSO
http://www.vigile.net/J-Parizeau-Discours-de-cloture-au
N.B. Je viens de me désabonner à GESCA, comme me le suggérait M. Pomerleau.
J’ai donc versé 100$ à Vigile : soit environ moins de la moitié de mon abonnement à LaPresse!
Chez Vigile, vous êtes sur un site indépendantiste qui publie les textes de Gesca, le Devoir, le JdeM et autres ; ainsi que les siens et ceux de tribune libre(très nombreux).
C’est donc un site très dangereux…
Vous pouvez même lire Joseph Facal, ex : sur « les 2 lièvres » et « Réapprendre à marcher »
http://www.vigile.net/_Facal-Joseph_
Bonne journée,
Jean-Renaud Dubois
Sainte-Adèle
«S’il existait un large consensus dans la société québécoise que l’indépendance était la meilleure façon d’assurer notre épanouissement, je serais le premier à me rallier à la cause.»
C’est comme ça qu’on fait du surplace Daveyy. Si les autres pensent comme ça, je vais penser comme ça. Vous êtes pas mûr pour être autonome. Et je trouve que l’essentiel de votre pensée est de l’ordre de la rationalisation. Qui fait partie de la panoplie de ce qu’on appelle un mécanisme de défense.
Il n’en tient qu’à vous de contribuer à ce que le nationalisme québécois (qui est à mon point de vue aux antipodes du nationalisme à caractère raciste) s’affirme de façon positive et saine.
Et je maintien que l’on peut établir un un lien direct entre la position des québécois qui sont fédéraliste, et la pensée de Kurt Lewin qui illustrait précisément ce type de position que vous adoptez, en décrivant ce qu’il appellait les minorités psychologiques dans sa grande théorie du champs social.
Cela dit je ne vous tient pas rigueur de vos positions. Et je ne cherche pasà faire le savant. Mais informez vous et vous pourriez bien être étonné de ce que vous découvrirez.
@ RenéP
Je vous remercie pour votre commentaire qui m’a fait réaliser que je n’avais pas exprimé clairement ma pensée. Lorsque je me réfère à l’élection décisionnelle, je veux dire une élection ou un parti (ou encore mieux, une coalition de partis) proposerait de déclarer l’indépendance du Québec s’il obtient la majorité des voix (50 % + 1). Bien entendu, il faudrait que le programme soit clairement indépendantiste et présenté comme tel.
Donc, j’aurai dû écrire « déclarer l’indépendance » plutôt que « mettre en marche le pays ».
En ce qui concerne les 50 % + 1, il est question des voix et non des sièges. Cette majorité serait calculée comme dans une élection normale ou un référendum soit sur la base des votants et non de la population dans son ensemble.
Bonne soirée monsieur RenéP !
Bonjour,
……. « M. Facal, votre cynisme de la grosse Acadie n’est pas à la hauteur de votre esprit critique. Arrêtez de croire que les seules solutions à la préservation et l’épanouissement du fait français sont d’ordre constitutionnel, alors qu’il existe tellement de moyens déjà à notre disposition qui sont négligés.» Dave
Moi j’attends de vous lire sur ces “tellement” nombreux moyens à notre disposition.
Je parie que vous allez nous parler de l’importance – de la qualité de la langue parlée et de la qualité de l’enseignement – sur laquelle nous sommes tous d’accord.
J’espère( mais je doute) que vous allez nous parler de la loi 101, que les fédéralistes et le Canada ont toujours combattue et combattent encore.
Et aussi du « renforcement » de celle-ci pour en assurer la préservation et l’épanouissement, puisque l’on la démantibule depuis 1982.
Et cela pourrait continuer avec la loi 104 devant la cour suprême.
Imaginez le comportement de Mme Veil, qui était contre la loi 101 – a-t-elle changé d’dées comme Clément Gignac sur la Commissions des valeurs mobilières? – advenant que le Québec perde?
Pauvre Québécois!
***
À ClaudeB :
les fédéralistes sur ce blogue élèvent de plus en plus leur niveau de discussions et de respect… je vous suggère de faire comme eux, ils sont des exemples à suivre!
Moi en tous les cas, j’ai vu un gros changement avec les mois, et années ; et ceci de part et d’autre!
En parlant des Libéraux du québec : vous avez raison de dire qu’ils ont placé le Québec au bord du précipice.
- De 2003 à 2009, ce fut un désastre complet : nommez-moi un seul dossier où le québec à avancé depuis 2003, à part les infrastructures (qu’ils avaient gelés pendant 4 ans) !
J’en connaîs peu (de fédéralistes) dans mon entourage qui en sont fiers :
vous, l’êtes-vous, après ces 6 longues années?
… « Avoir autant de foi envers un parti aussi déconnecté de la réalité des Québécois et rempli de “old timers” qui ne pensent qu’à leur réélection….» ClaudeB
Vous ne vous êtes pas trompé de parti par hasard?
L’erreur est humaine après tout!
Franchement, « c’est très très pauvre » comme affirmation.
Quant aux “old timers”, j’aimerais bien que vous souteniez ce fait avec des statistiques? Je suis curieux de les connaître.
De plus, sous-entendez-vous que les plus âgés autant à l’assemblée nationale que sur ce blogue soient trop vieux ; et qu’arrivés à un certain âge, ils perdent tout bon sens, puisque « inaptes »
***
À Simon, René et Alain et Gilles, vos réponses sont pleines de modération… Bravo!
Vous avez raison d’être surpris par l’affirmation : «tout nationalisme contient une graine de revange qu’il faut bien limiter».
D’où sort-il cela? et surtout pourquoi?)
Qu’est ce que veut dire “Graine de revange” ; et “qu’il faut bien limiter”? Davey
Une explication serait appréciée.
***
……….. « Une bonne crise pour arriver à nos fins. Ça marche. Hitler l’a fait avec la Pologne, Johnson avec la Baie de Tonkin, Meech pour Bouchard, etc » YM
Quels exemples incroyables….
Je vais oublier la première si vous êtes d’accord : oui? ou NON?
Pour Meech, je croyais à l’instar de Mulroney que c’était Trudeau, le fossoyeur! C’est bien pour dire…
……30% de OUI ne fait pas un pays.» YM
Pourquoi pas 20%, seulement, tant qu’à y être? En passant, le 34% ce ne sont pas ceux qui appuient ou non, mais bien ceux qui croient pas que cela va arriver:
méchante différence et tout à fait normale quand on pense à toute la grosse machine de propagande de la radio et la télé de la SRC et du canada anglais! Sans parler de GESCA qui est omniprésent à la radio et la télé de radio-canada!
C’est extraordinaire, dans ces circonstances que l’appui à l’indépendance(Pays souverain), se maintiennent depuis 15 ans!
Pas 40 ans, comme Davey veut nous le faire croire en disant :
«« Cependant depuis 40 ans votre option stagne. »».
WoW! Toujours la même enflure verbale…comme la comparaison avec Hitler, de YM.
La nouvelle Question posée :
Pourtant avec une question beaucoup plus dure (et claire enfin ) on est exactenment au même % de la question molle posée en «MARS 1995» qui portait sur la “souveraineté-partenariat”!
Constat : la souveraineté souhaitée par le PI,
QS, une petite partie de l’ADQ et le PQ est donc en avance par rapport au printemps 1995!
Si vous avez besoin de chiffres ; et en plus, d’explications sur ce qu’a dit Parizeau, voici le 3 liens pour vous mettre au parfum :
1- Parizeau: il faut une crise —.ledevoir.com/2009/06/10/254293.html?fe=6996&fp=67211&fr=153057
2- Tout le colloque des IPSO
—.vigile.net/Videos-du-Colloque-du-6-juin
3- Discours de Parizeau : IPSO
—.vigile.net/J-Parizeau-Discours-de-cloture-au
N.B. Je viens de me désabonner à GESCA, comme me le suggérait M. Pomerleau.
J’ai donc versé 100$ à Vigile : soit environ moins de la moitié de mon abonnement à LaPresse!
Chez Vigile, vous êtes sur un site indépendantiste qui publie les textes de Gesca, du Devoir, du JdeM et autres ; ainsi que les siens et ceux de tribune libre(très nombreux).
C’est donc un site très dangereux…
Vous pouvez même lire Joseph Facal, ex : sur “les 2 lièvres” et “Réapprendre à marcher”
http://www.vigile.net/_Facal-Joseph_
Bonne journée,
Jean-Renaud Dubois
Sainte-Adèle
M. Dubois, expliquez-moi pourquoi c’est correcte d’être abonné à Vigile et non La Presse. La comparaison avec Hitler était pour démontrer comment on utilise des crises pour des fins politiques. C’est tout. Vous sentez-vous visé?
Sérieusement.Je suis convaincu qu’il existe plusieurs façons de montrer que nous sommes de la culture québécoise. Faire un référendum coûte énormément cher et cet argent pourrait être utilisé à régler des problèmes beaucoup plus importants:décrochage scolaire,perte de vitesse du français,désastres écologiques et environnementaux,des écarts socioéconomiques de plus en plus grands entre les riches et les pauvres. Je suis un québécois et je suis très fier de l’être et vous savez quoi je n’ai pas besoin d’un pays pour être encore plus fier. JE M’EN FOUS QUE VOUS APPELLEZ ÇA DE LA RATIONALISATION. Ensuite,si les souverainistes doivent créer des crises pour que les gens embarquent dans leur projet,c’est qu’ils sont vraiment désespérés. En plus de leurs crises il faudra endurer les 5 années de turbulences de Mme Marois,dont certains ont tentés de la faire taire. Si le Canada se sépare,je suis convaincu que le Québec peut se diviser aussi même si aucun souverainiste accepte cet argument,il ne nient pas que c’est possible. Finalement,Jean Charest n,est pas le meilleur premier ministre du Québec mais pour le moment c’est le moins pire choix,alors en attente d’un meilleur choix c’est lui que nous devons reconnaitre. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut appuyer le moindre de ces gestes,on peut toujours manifester et montrer de mécontentement si nous ne sommes pas contents et s’il décident de politiques auxquelles nous ne sommes pas en accord.
Bonjour,
Comme vous dites si bien »Depuis le temps… »
… et après on ne rajoute généralement rien car tout est dit.
Vous nous manquerez, à nous Québécois Canadien Français des années d’avant.
Bonne Chance dans votre ailleur de ce tantôt.
Une fidèle lectrice et appréciatrice de votre luciditée.
by.
Mildred.
Il est vrai que certains politiciens sont déconnectés de la réalité mais je ne pense pas que ça soit unique au PQ. Je crois tout simplement qu’après toutes les tentatives de souveraineté du Québec,il est temps de trouver d’autres façons de prouver que nous sommes fiers d’être québécois. Également,l’idée de Marois n’est pas de faire la souveraineté c’est de demander le plus de compétences possibles au fédéral et éventuellement,ce n’est pas très précis dans son plan faire la souveraineté du Québec. Aussi,elle a ajouté qu’elle veut le faire quand les québécois seront près. Pour cela elle veut les préparer petit à petit,par étape mais je me demande une question:qu’est-ce qui arrive si les québécois n’en veulent pas de cette tactique? Certains militants(Gérald Larose,Parizeau) sont même prêts à utiliser des moyens qui sont dignes de la propagande pour arriver à leur fin et cette technique a même été dénoncé par des souverainistes. Le dernier référendum a laissé des souvenirs amers surtout avec cette déclaration sur les votes ethniques qui en passant n’a jamais été prouvée même si je suis convaincu que bon nombre des intervenants de ce blogue y croient ardemment.Il existe beaucoup de personnes des communautés « ethniques » comme vous les nommés qui sont souverainistes et il existe aussi beaucou de leurs enfants qui sont très fiers d’être québécois et qui n’ont pas envie de vivre la même vie que leurs parents. Sûrement qu’il devrait y en avoir plus et qu’il ya encore beaucoup de progressions à faire mais d’après moi ce n’est pas parce qu’on est contre la séparation du Québec qu’on est nécéssairement fédéraliste. Les moyens pour devenir un peuple dont nous serrons fiers doivent se trouver ensembles et c’est la démocratie qui choisira de la façon dont la population veut se diriger. je n’appuit pas forcément toutes les décisions qui ont été prises par de nombreux décideurs et cela autant du côté du PQ que du parti Libéral,d’après moi les deux se sont à près imités durant leur règne respectif au pouvoir. Mais il ne faut pas oublier une chose c’est le pouvoir du peuple,si les politiciens font des mauvaises décisions nous serrons làs pour leur dire et je crois fortement que la culture québécoise restera tant que les gens seront làs pour la faire vivre. Il est très important de défendre le français,l’éducation,de combattre les inégalités sociales,de protéger l,environnement mais comme je le dit encore je ne suis pas convaincu que la souveraineté est le meilleur moyen pour y arriver. L’histoire nous montre que plusieurs pays ont tentés cette option sans avoir nécéssairement les résultats escomptés,alors pourquoi s’acharné sur une solution dont nous ne sommes pas sûrs des impacts et aussi que de plus en plus de gens semblent laisser tomber. Vous me demandez si le Québec se sépare un jour,est-ce que je resterai et je réponds oui parce que ce jour là le Québec sera prêt et ont verra bien ce que ça donnera. Cependant,j’espère que ce « pays » ne serra pas un endroit divisée et que la plupart des gens serront heureux de ce choix,autrement je trouve qu’il serra difficile d’accepter de vivre dans un pays ou un grande partie de la population(la moitié)ne se reconnait pas dans cet endroit.