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Que faire ?

Je n’ai pas l’habitude de faire référence, dans mes billets, aux commentaires que je reçois. Quand je réagis, c’est habituellement dans la section réservée à ceux-ci. Je ferai toutefois une exception aujourd’hui.

Vous savez que je suis souverainiste. Or, dans mon billet de lundi, je déplorais que la fierté et le goût de la liberté, de l’effort, de l’excellence, de l’audace se portent si mal dans le Québec d’aujourd’hui. Voilà les seuls vrais obstacles à l’indépendance.

Un habitué de ce blogue, Gilles Laplante, fait remarquer que, depuis une quarantaine d’années, nous avons adopté toutes sortes de programmes, de lois et de règlements qui ont anesthésié ces qualités morales qu’un individu doit avoir pour envisager sérieusement de faire l’indépendance.

Nous avons, dit-il, mis en place de nombreux programmes collectifs d’assurance contre les risques. Or, faire l’indépendance, c’est justement faire un pari qui n’est pas écrit d’avance et qui comporte sa part d’incertitude.

Nous avons, dit-il, donné une telle place à l’État qu’il nous a déresponsabilisés et a amoindri en nous l’amour de la liberté. Or, faire l’indépendance, c’est justement prendre ses responsabilités et vouloir en assumer davantage au nom de la liberté.

Nous avons, dit-il, une fiscalité et des règlements qui découragent l’effort et l’audace… d’où un taux de création d’entreprises plus faible que dans le reste du Canada. Or, nous savons pertinemment que faire l’indépendance exigerait plus d’efforts que nous n’en avons jamais faits, même si je ne doute pas que nous en serions capables.

Soyons honnêtes : Gilles Laplante est loin d’avoir tort. Armés des meilleures intentions du monde, nous avons posé des gestes dont plusieurs ont fait réellement avancé le Québec. Ils correspondaient sans doute à ce qu’il fallait faire à ce moment. Et je ne propose aucunement de démanteler tout ça. Mais il est vrai que les accélérateurs d’hier sont devenus les freins d’aujourd’hui.

La loi 101 est sans doute le plus bel exemple. Cette loi essentielle a permis à notre langue de faire des progrès de géant. Par contre, elle a contribué à créer un faux sentiment de sécurité linguistique. Résultat : nous demeurons passifs et indifférents devant l’anglicisation galopante de la métropole du Québec.

Que faire ?, me demanderez-vous. Gilles Laplante me semble être un fédéraliste qui s’assume. La question concerne essentiellement ceux qui croient, comme moi, que l’indépendance vaut encore la peine.

La condition préalable à la souveraineté est que notre peuple retrouve le goût du mouvement, l’envie d’avancer collectivement. Sinon, lui parler d’indépendance, c’est comme faire écouter de la musique à un sourd.

Alors remettons le Québec en mouvement. Attaquons vigoureusement les problèmes concrets et immédiats du Québec : l’école, la santé, la productivité, les finances publiques. Mais ne le faisons pas pour y accroître encore plus la place de l’État et nous déresponsabiliser davantage, mais, au contraire, pour stimuler de nouveau la responsabilité individuelle, la fierté et l’initiative.

Un peu comme quelqu’un qui retrouve les bienfaits de l’exercice physique après des années d’oisiveté, peut-être que cela donnera éventuellement envie à notre peuple, un jour, de se reposer la question de son statut politique. L’appétit vient en mangeant, paraît-il. Si nous perdons des joueurs mécontents en route, on en gagnera de nouveaux ailleurs.

Résultat garanti ? Absolument pas, mais, dans la famille souverainiste, quelqu’un a-t-il quelque chose de mieux à proposer ?

93 réponses à “Que faire ?”

  1. le 11 août 2010 à 8:29 boisvert_85

    Et qui va leader le show?

  2. [...] This post was mentioned on Twitter by Morphème le bulletin, Les analystes. Les analystes said: Joseph Facal : Que faire ? http://bit.ly/bSDsrR [...]

  3. le 11 août 2010 à 9:00 pierre desbiens

    Excellent commentaire mr. Facal.Je suis en affaires, j’aime le risque. Je connais des hommes d’affaires. Et le pire c’est toute la paperasse, les impôts, les taxes, les règlements, le harcèlement bureaucratique de la part de la CSST et cie.Je suis persuadé que nous avons la fibre des affaires. Nous avons des hommes et des femmes d’affaires formidables. Nous pourrions faire plus et mieux.Nous pourrions créer des centaines de milliers d’emplois dans le privé si nous avions plus de liberté et étions moins harcelés par le gouvernement. Les fonctionnaires, qui ne connaissent rien aux affaires, prennent un malin plaisir à taper sur le monde des affaires. Pourtant, sans le secteur privé, nous serions comme le Zimbabwe. Toute notre culture, véhiculée par les artistes, les médias, les facultés de sciences humaines, les syndicats, les groupes de pressions, est anti-affaires et pro-socialiste.Avec une telle mentalité notre déclin va s’accentuer. Car ne nous y trompons pas: nous sommes en déclin économique: faible productivité, taux de chômage élevé, 360 000 assistés sociaux, impôts trop élevés, taxation lourde,etc.

  4. le 11 août 2010 à 9:00 Marc Tremblay

    Merci, M. Facal pour votre billet.

    Comme vous le savez, je suis de ceux qui croient que la souveraineté vaut toujours la peine.

    Vous avez mis le doigt sur l’essence du problème : développer chez les Québécois le goût de projets collectifs sera difficilement conciliable avec la croissance exponentielle de l’individualisme. Comment dépasser cela ? Je ne le sais pas plus que vous.

    Mais je sais qu’un virage s’impose et impérieusement.

    Par ailleurs, vous ne semblez pas croire que le PQ constitue un élément de réponse. Pourriez-vous développer ?

  5. le 11 août 2010 à 10:22 Eleonore

    N’est-ce pas ainsi dans bien des domaines de la vie moderne et occidentale ?

    Je ne suis pas très connaissance en politique moderne, mais je suis très observatrice du côté médico-social, n’a-t-on pas vécu un phénomène de déresponsabilisation collective avec la campagne de vaccination du H1N1 qui a couté des millions et des millions de $$$.

    Était-il question d’inviter les gens à mieux manger, à bouger plus, à avoir des habitudes de vie saine, bref à se prendre en main ? non il était question d’offrir une piqure miracle pour combattre une maladie fantoche et leur faire croire en la toute puissance de la médecine qui les prenait en charge…

    Ce n’est qu’un exemple, mais l’heure semble beaucoup à la déresponsabilisation que ce soit dans notre santé, dans l’éducation de nos enfants, etc, et sans doute dans nos choix de société.

    Et comme un lecteur le fait remarquer: l’individualisme gallopant fait également des ravages.

  6. le 11 août 2010 à 12:51 Victor Beauchesne

    Bravo M. Facal,

    Enfin un véritable souverainiste qui ne souffre pas du complexe de martyr, qui ne mesure pas le progrès en termes de l’expansion de l’état tout puissant. Il ne vous reste qu’à déchirer votre carte du PQ pour que vos actions correspondent à vos idées.

    Comme plusieurs , je ne suis que fédéraliste par défaut et non par conviction profonde que « big is beautiful«  ou par peur de perdre les Rocheuses. Ma principale objection au projet du PQ est qu’il repose beaucoup trop sur un sentiment d’injustice du ROC envers le Québec, sur un nationalisme réducteur, et qu’il n’a aucune chance de faire consensus. Son discours n’a guère changé depuis ses débuts mais notre société a beaucoup changé.

    Pour que l’indépendance rallie une majorité, il va falloir agir tout comme vous le dites si bien.

    Je ne crois pas que les Québécois soient des gauchistes naturels mais qu’une bonne majorité se méfie de l’état tout puissant. Notre ADN contient de fortes parts d’entrepreneurship et de débrouillardise individuelle qui ont été temporairement mis de côté durant la révolution tranquille afin de s’affranchir de la domination économique anglo-saxonne. À sa place nous avons érigé le  »modèle québécois » qui nous a bien servi le temps de prendre le contrôle de nos propres affaires. Maintenant que c’est chose faite, la bureaucratie, le corporatisme et le refus du changement se sont installés et sont devenus les dogmes de l’élite.

    Oui faisons confiance au peuple, bâtissons du solide et si l’indépendance s’avérait nécessaire, elle viendra du peuple et non de ceux qui se sont embourgeoisis.

    Vous seriez l’homme tout désigné pour devenir le porte-parole d’un renouveau.

  7. le 11 août 2010 à 13:44 Alexis Cossette-Trudel

    Bonjour,

    Voici le paradoxe:

    D’une part, l’individualisme croissant des Québécois rend les grands projets collectifs difficilement réalisables. D’autre part, les mesures collectives tuent l’esprit d’initiative inhérent à la démarche souverainiste.

    Seul celui qui aura résolu ce paradoxe et qui au même moment sera chef du mouvement souverainiste pourra faire advenir le pays.

  8. le 11 août 2010 à 15:09 Marc Tremblay

    Je connais des centaines de souverainistes, jeunes, d’âge moyen, plus vieux et même très vieux. Peu d’entre eux carburent au ressentiment ou à la victimisation.

    Pour bâtir ce pays, pas besoin d’être membre du PQ (je ne le suis plus depuis 1980 ), mais il faut vouloir bâtir un pays, pas contre les autres mais pour nous autres, et surtout résoudre notre paradoxe global, comme le dit M. Trudel.

    Mais pas besoin d’un messie,comme des lecteurs le souhaitent. On en a eu et cela n’a rien donné.

  9. le 11 août 2010 à 16:15 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M. Facal,

    Pourquoi voulez-vous que nous changions d’orientation dans la gestion de l’État Québécois — plus d’audace, plus de fierté et plus de liberté — alors que le PLQ qui a eu les 2 mains sur le volant de 2003 à 2007 — a été réélu 2 autres fois ?

    C’est dire, combien le peuple en est satisfait, même si on a perdu grâce à eux, 40 G$ à la CDPQ tout en augmentant notre dette de 50 G$ en 7 ans ! Après celle de plus de 20 G$ (1991 à 1994), ils peuvent bien se targuer de « parti de l’économie» !

    Ont-ils donc fait montre d’excellence et d’effort dans l’administration publique ?

    ***

    Pour ce qui est de la souveraineté : on ne doit plus en parler comme le souhaite les fédéralistes, puisqu’obsolète selon eux. À l’image, d’ailleurs de Gesca qui répète, et répète que la corruption est généralisée dans tous les partis pour mieux faire avaliser l’idée que tout autre parti au pouvoir ferait la même chose!

    Dans le fond c’est tout ce qu’ils désirent et au diable le reste : rentrons dans le rang et oublions nos ancêtres qui se sont battus pour conserver notre langue, notre culture et notre unicité en amérique ! Après tout l’autre Nation (ROC) est là pour nous protéger : faisons-leur confiance, jusqu’à en mourir.

    Donc adieu à la liberté, à la fierté et à l’audace !

    N.B. L’art de se tirer dans les pieds : des souverainistes fatigués parlent de risque de folklorisation ! Imaginez les fédéralistes parlant de folklorisation du fédéralisme ? Impossible, dites-vous…

    ***

    @Robert,

    Voici deux vidéos (chansons, musique et autre…) qui malheureusement(héhé) nous parle pas de Régis Labaume…mais seulement de liberté.. ; et un dernier sur nos ancêtres : les « Canadiens » ; puis les « Canadiens-français » ; puis maintenant les « Québécois ».

    http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/musique/dossiers/761/

    http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/musique/clips/4816/

    http://www.pch.gc.ca/pgm/ceem-cced/symbl/anthem-fra.cfm#a5

    Bonne journée,

  10. le 11 août 2010 à 17:43 Marc Tremblay

    Merci, Jean-Renaud pour vos mises au point.

    Les souverainistes ont le mérite de se remettre en question. Pas les soi-disant fédéralistes qui ne nous offrent que la résignation tranquille. Misère!

  11. le 11 août 2010 à 19:37 ldesbiens

    Que faire ? – Réduire l’État !

    Votre commentateur vous expose le problème, vous le décrit, l’explique et vous dites qu’il n’a pas tort et hop! votre esprit fuit la logique évidente, refuse de faire le pas suivant.

    Vous vous tournez à 360 degrés vers le collectivisme comme solution.

    C’est la tragédie des Lucides. Ils veulent une chose et son contraire. Un État énorme. Mais plus léger. Des individus indépendants dans une collectivité écrasante. Un État indépendant maternant des individus infantilisés.

  12. le 11 août 2010 à 20:16 RenéP.

    Bonjour à tous,

    Que faire? Pour remédier à la situation, il s’agit d’intervenir sur ce qui est le moteur même du fonctionnement du Québécois typique. Je veux bien croire que le Québécois moyen est devenu dépendant de son Gouvernement mais avant de dépendre du Gouvernement, il a développé une dépendance à la religion. Et comment la religion a « dirigé » ses fidèles québécois? par la peur. C’est la peur qui est la base même du fonctionnement du Québécois moyen et les politiciens le savent bien et c’est pourquoi, à chaque fois que le Québécois tente de se rebeller, on lui fait peur…et ca marche. L’Eglise a utilisé la peur, Trudeau a utilisé la peur, Jean Charest fait peur… Il faut donc guérir les Québécois de cette peur maladive parce que non raisonnée. Autant les Québécois ont su vaincre leur peur de l’Eglise et mettre la religion de côté parce qu’ils ont compris que la religion n’avait rien de raisonnable, autant ils cesseront d’avoir peur lorsqu’ils seront instruits correctement des enjeux politiques Canada-Québec et verront que l’attitude fédéraliste n’a rien de raisonnable à leur offrir et n’hésiteront pas à rejeter cette option. La motivation est ce qui détermine l’action, ne l’oublions pas:c’est parce qu’il a peur que le Québécois vote « fédéraliste » et ce sera parce qu’il n’aura plus peur qu’il votera pour ses intérêts i.e. son indépendance via l’indépendance de son pays. J’en suis profondément convaincu.

  13. le 12 août 2010 à 2:42 Nicolas.G

    Le principal problème de l’idée d’indépendance est que son leadership est profondément associée à une génération, celle des Parizeau, Bouchard, Landry, Larose, Curzi, Marois, Duceppe.

    Boisclair? Oups. Legault? Oups. Facal?…

    La souveraineté et ses promoteurs se sont donc accrochés aux idéaux des baby-boomers. Malheureusement, ceux-ci ne coïncident plus avec le virage nécessaire que doit prendre le Québec.

    Ce n’est pas grave pour Mme Marois, car dans quelques années le pouvoir lui tombera dans les mains tel un fruit mûr. Malheureusement, cela signifie aussi qu’elle ne voudra pas prendre le risque de se mettre à dos sa base militante (et votante, alors que 50% des gens ne voteront sans doute plus).

    Bref, le Québec ne pourra pas se redresser avant au moins 6 ans. À ce moment, la bombe démographique aura explosé…

  14. le 12 août 2010 à 6:32 Robert Lachance

    Merci pour les liens offerts, Jean-Renaud. Les deux premiers nous ramène à l’époque de Jean Ferrat et Félix Leclerc; je chante avec Claude Dubois « J’aurais aimé être un poète ».

    Félix nous rappelle la présence de l’armée à la côte de l’Île en 1970; je me souviens de la présence de soldats l’autre côté près des tours de la ligne de transmission électrique. Ça faisait impressionnant. Comme Jacques Dutron, j’y pense et puis j’oublie, c’est la vie, c’est la vie.

    Au troisième lien je constate qu’il y a des exceptions aux règles et j’admets que les poètes n’ont pas toujours raison: les paroles de notre hymne multireligieux confirme la règle. Je veux bien croire que Dieu existe si on m’avoue que c’est l’homme qui l’a créé à son image et non l’inverse. Ferions nous la souveraineté pour un hymne national laïque ?

    J’arrive à la question du jour fignolée au point de nous faire douter que « la fierté et le goût de la liberté, de l’effort, de l’excellence, de l’audace se portent si mal dans le Québec d’aujourd’hui ».

    On fait chacun pour soi, c’est d’actualité, on parle d’individualisme. Pour ma part, je délaisse mes favoris pour faire place à des talents moins classiques comme Mylène Farmer, Dégénération, et Luc de la Rochelière, Ma génération. Régis Labeaume écoute du Luc. Probablement plus souvent Cash city que Ma génération. Je vais explorer la production de la génération plus jeune.

    N’est-ce pas Jean Chrétien qui chantait avec Jean Lapointe:

    C’est dans les chansons qu’on apprend la vie
    Y a dans les chansons beaucoup de leçons

  15. le 12 août 2010 à 10:47 Gilles Laplante

    Monsieur Facal,
    Vous avez bien saisi l’essence de mon propos. Cependant, j’aimerais apporter quelques précisions sur mon orientation politique. Vous dites que je suis un fédéraliste qui s’assume, ce qui est le cas, mais aussi un fédéraliste par obligation. Si je suis fédéraliste, c’est que la classe politique québécoise n’a rien de mieux à me proposer.
    Dans les années 70, j’étais souverainiste, j’ai même cotisé à la caisse du PQ, mais j’ai réalisé au début des années 80 vers quoi le socialisme et les politiques de gauche nous conduiraient. Et nous y sommes. Pas question pour moi, dans ces conditions, de donner à des gens avec si peu visionnaire le mandat de créer un pays.
    Vous demandez que faire? Ici, je trouve insultant que vous sembliez m’exclure car étant fédéraliste, du moins pour l’instant, je suis aussi tout aussi québécois que vous et les solutions potentielles me toucheront aussi.
    - Redonnez plus de liberté au peuple.
    - Laissez les gens entreprenants créer des entreprises sans leur mettre des bâtons dans les roues par une surrèglementation.
    - Donnez nous un système fiscal qui favorise l’effort.
    Quand le peuple sera fier de lui-même et aura prouvé à la face du ROC qu’il est meilleur qu’eux, alors nous serons prêt pour la souveraineté.
    P.S. : si vous voulez d’autres suggestions : http://10for2010.ca/

  16. le 12 août 2010 à 11:28 Carole Chouinard

    Victor Beauchesne

    C’est malhonnête de dire que les souverainistes ont un « complexe de martyr ». C’est un cliché facile que trop de fédéralistes véhiculent afin de justifier leur propre résignation et nous l’enfoncer dans la gorge. La résignation est excellente pour votre option.

    Que nous éprouvions une saine colère face à ce qui nous semble indigeste de la part du Canada ne fait pas de nous des « martyrs » ni des « victimes ».

    De ne PAS éprouver de saine colère fait plutôt de vous des cocus contents, non?

    Moi, mon désir de souveraineté est avant tout basé sur du positif. Sur des valeurs primaires je dirais. De responsabilité, d’autonomie, de fierté, de confiance, de salutaire estime de soi nationale. Mais on ne peut occulter que notre histoire soit jalonnée de torts qui nous ont été faits par cette fédération et qui n’ont jamais été réparés. Vous en voulez une liste? Moi, quand je pense à ça, je ne suis pas bêtement rancunière et je ne vis pas dans le passé (autre cliché véhiculé par trop de fédéralistes). J’essaie juste de tirer du passé les leçons qui s’imposent. Les nations comme les individus doivent faire ça. Sinon l’expérience, ça sert à quoi?

    J’aimerais ajouter aussi, et là je ne m’adresse pas à vous particulièrement, que c’est bien beau de parler des « Québécois » qui semblent incapables de se donner un pays. Mais tout le monde oublie que si ce n’était du vote quasi monolithique des allophones, on l’AURAIT notre pays. Est-ce un sacrilège de le constater? Non, je ne suis pas en train de remettre en question de droit de vote des immigrants. Le vote de tous les Québécois a la même valeur démocratiquement parlant.

    Mais j’en ai marre qu’on parle des « Québécois » en les disant trop lâches pour se faire un pays sans qu’on fasse cette importante constatation. Car non les « Québécois » n’ont pas été trop lâches pour s’en faire un. Pour d’autres raisons que la lâcheté, par indifférence pour l’histoire de leur nation d’accueil, par attachement à la fédération qui leur a donné leur citoyenneté et leur passeport, les allophones en ont tout simplement décidé autrement.

    Dans notre démocratie québécoise, dans cette nation coincée dans la fédération infirme qui lui sert de pays officiel, nos minorités décident pour la majorité qui les accueille en mettant tout leur poids ou presque du même côté de la balance. Tant que les francophones ne se serreront pas un peu plus les coudes, il en sera ainsi.

    J’ajoute en terminant que je trouve le discours de certains fédéralistes très contradictoire. Ils nous traitent de dépendants de l’état alors que ce sont eux qui invoquent nos présumées incapacités (et la péréquation) pour rester accrochés aux mamelles de leur cher Canada.

    J’ai déjà eu des échanges là-dessus avec une fédéraliste qui gueulait contre les syndicats alors qu’elle était syndiquée (!) et qui me traitait de dépendante alors que je suis travailleuse autonome depuis 20 ans (après avoir lâché un emploi de fonctionnaire…).

    Allez comprendre.

    Vive le Québec libre!

  17. le 12 août 2010 à 13:19 RenéP.

    A Carole Chouinard,

    Bravo! pour la réponse faite à Victor Beauchesne. Il y a des gens,comme ce monsieur, qui semble incapables ou feignent de ne pas faire la différence entre « être une victime » et « jouer à la victime ».

    Etre une victime n’a rien de répréhensible: c’est la conséquence d’un geste, d’un fait, ex: avoir un accident.

    Jouer à la victime est répréhensible car il s’agit d’utiliser une situation pour attirer l’attention sur soi dans le but dans retirer un gain secondaire, ex: se servir d’une maladie réelle ou simulée pour qu’on s’occupe de vous.

    Le Québec a subi beaucoup d’attaques et a été exploité à multiple reprises par le Canada ou les Canadians. Il s’agit là de faits qui sont facilement démontrables. Se servir de ces faits pour démontrer que le Québec ferait mieux de se gouverner lui-même n’a pas pour but d’attirer l’attention du Canada mais au contraire, d’ éloigner celui-ci de ce qui nous concerne. On ne veut pas avoir l’attention du Canada, on veut qu’il nous fiche la paix.

    Par contre, lorsque les anglos-québécois se plaignent d’être maltraités au Québec, ce qui est faux et facile à démontrer, il s’agit pour eux de jouer à la victime afin d’attirer l’attention d’Ottawa ou du Gouvernement du Québec afin d’obtenir des gains secondaires. Ex: la défusion des municipalités de l’ouest de l’île de Montréal.
    Alors, monsieur Victor Beauchesne et tous les fédéralistes à qui le chapeau fait, cessez de jouer les victimes car vous n’en êtes pas.

  18. le 12 août 2010 à 14:15 Jacques Dalpe

    Bravo encore monsieur Facal

    C’est bien plaisant de voir comme vous avez le don de soulever des vrais débats, nous amener à nous poser les vraies questions. J’ai autant de plaisir à vous lire qu’à lire les commentaires que suscitent vos billets. C’est rafraîchissant et stimulant dans un monde où il y a tant d’occasions de se désoler et se déprimer. J’ai adoré, entre autre les derniers commentaires. Chacun apporte une dimension fort pertinente dans le débat.

    J’ai bien aimé entendre que nous avons une fibre d’entrepreneurs. Nous avons eu dans le passé une capacité de créer, innover, prendre des risques. C’est indéniable. Mais il faut être vigilants.

    Tous les partis politiques cherchent actuellement à cadrer, orienter, institutionaliser. Vous faites bien d’attirer notre attention sur ce piège qui risque de nous enlever ce qui a été notre plus grande force: le goût de la liberté, de la résistance et de l’inovation.

    En ce sens, je crois que le Printemps des idées au PQ a été une erreur. On voulait tracer un chemin trop rigide, nous imposer un carcan. Et c’est à ce moment où j’ai commencé à perdre de l’intérêt.

    Je me souviens que vous parliez alors de leçons à tirer de défaites cumulatives à des élections partielles alors que les ténors du parti vous rappelaient à l’ordre, à rallier le discour officiel d’alors. Ils ne parlaient pas de vouloir comprendre les messages des membres. Ils expliquaient plutôt les défaites comme la conséquence d’un message qu’ils n’avaient pas réussi à bien expliquer et donc à faire passer.

  19. le 12 août 2010 à 14:28 Carole Chouinard

    Gilles Laplante

    « Dans les années 70, j’étais souverainiste, j’ai même cotisé à la caisse du PQ, mais j’ai réalisé au début des années 80 vers quoi le socialisme et les politiques de gauche nous conduiraient. Et nous y sommes. Pas question pour moi, dans ces conditions, de donner à des gens avec si peu visionnaire le mandat de créer un pays. »

    J’aimerais que vous m’éclairiez.

    Vous avez cessé d’être souverainiste en voyant venir le « socialisme » (j’utilise votre terme pour ne pas alourdir inutilement le débat, mais vous comprendrez que je le trouve nettement exagéré).

    Donc, en quoi le fait d’être fédéraliste a-t-il empêché le « socialisme » d’advenir?

    Et en quoi le fait d’être souverain nous empêcherait d’élire un gouvernement plus à droite?

    Le statut de notre nation et son régime politique sont deux choses…

    Bien sûr qu’il faut élire le PQ, qui est social-démocrate, pour avoir un pays, mais rien ne nous empêche d’élire un parti plus à droite ensuite. Alors je m’explique mal en quoi le fait de demeurer une province vous semble nécessaire pour régler le « socialisme ». C’est une équation que je ne comprends pas.

    Une fois souverain, en plus, nous pourrions nous diviser justement en fonction de notre « gauchisme » et « droitisme » plutôt qu’en fonction de nos convictions sur le statut du Québec. Il serait plus facile alors d’espérer du changement non?

  20. le 12 août 2010 à 15:26 Victor Beauchesne

    Mme Chouinard,

    Je vais tenter de vous répondre dans l’ordre que vous m’avez écrit.

    Je ne dis pas que tous les souverainistes ont un complexe de martyr, je dis, et je crois que cela est indéniable, que le discours souverainiste traditionnel s’appuie trop sur le mythe de la nation martyrisée et je félicitais M. Facal de ne jamais l’invoquer. D’ailleurs, en lisant certaines réactions ici-même, il est apparent que les minorités sont souvent blâmées pour l’échec du référendum alors que la grande région de Québec, francophone à 98 %, a voté majoritairement NON. On pourrait facilement dire que c’est la faute des Québécois mais on dirait que les minorités sont plus coupables.

    Le dernier PM péquiste, B. Landry, clame haut et fort que le référendum fut  »volé ». Si ce n’est pas de jouer au martyr…

    Vous parlez du sentiment positif qui motive votre foi souverainiste mais énumérez seulement du négatif sur tous les torts qui nous ont été faits. Oui il y en a eu, indéniablement, mais sur la liste des nations qui ont souffert le plus, le Québec figure loin dans le peloton du bas. Un peu de perspective historique et comparative augmenterait la crédibilité de vos arguments.

    Personnellement je n’ai jamais, je répète jamais invoquer la péréquation comme argument. Tant que la souveraineté ne dégagera pas un consensus au sein de la société québécoise, elle n’a aucune chance de succès.

    M. RenéP. invoque les défusions comme un gain pour les minorités. Rappelez-vous qu’il faillait non seulement une majorité des votes mais une majorité des électeurs inscrits au rôle afin de déclencher une défusion. Autrement dit, tous ceux qui n’ont pas voté étaient automatiquement comptés dans le NON. Imaginez si on imposait cette règle pour la souveraineté, quand-même une affaire beaucoup plus importante qu’une simple défusion de banlieue. Et bien figurez-vous qu’avec 93,5 % de participation en 1995, cette formule aurait donné 46 % OUI et 54 % de NON.

  21. le 12 août 2010 à 16:09 Marc Tremblay

    Je trouve que Carole Chouinard est très articulée et ne se laisse pas démonter par les dépendantistes qui disent n’importe quoi. À titre d’exemple, en 95, la région de Québec a voté majoritairement pour le Oui. Le ministre de la Justice du temps et responsable de la région de Québec, Paul Bégin a été blâmé parce que le Oui n’a pas été aussi fort que dans les autres régions francophones.

    La ndry a affirmé que les dépendantistes, appuyés par le ROC et le Fédéral ont volé le référendum en 95. Au départ, les deux camps québécois étaient à égalité et pouvaient dépenser les mêmes montants. Mais à lui seul, le fédéral de Chrétien a dépensé deux fois plus que ce qui était autorisé au Québec. Une centaine de milliers de Canadiens se sont fait payer le voyage pour aller clamer qu’ils aimaient le Québedc…à genoux. Le Fédéral a court-circuité tout le processus d’acceptation des immigrants en permettant à près de 40 000 d’entre eux ( qui ne parlaient ni l’anglais ni le français )de voter au référendum. Alors lorsque Landry parle de vol, il ne joue pas au martyr ou à la victime, il dit la vérité.

    Voilà pouquoi, je ne crois plus dans un référendum, dont les règles seront bafoués par Ottawa, le ROC et les dépendantistes québécois. L’Assemblée nationale du Québec peut y pourvoir. C’est la seule instance en qui nous pouvons avoir confiance comme nation.

  22. le 12 août 2010 à 16:41 Carole Chouinard

    Monsieur Beauchesne

    « (…) le mythe de la nation martyrisée (…).

    Il n’y a pas de mythe de la nation martyrisée. Personne ne compare le Québec au Kosovo. Je regarde le Québec pour ce qu’il est. Cette fédération est bâtie sur des bases bancales. Un mariage forcé ne tourne jamais en mariage d’amour et de respect. Je ne joue pas à la victime en le constatant, c’est juste qu’à la lumière de ce passé garant de l’avenir, je n’espère simplement plus rien de cette fédération! Elle est là l’utopie, dans le fait d’espérer que les choses changent à mon avis.

    Je sais que la région de Québec a voté majoritairement non. Sans doute en voulait-elle encore au PQ d’avoir diminué les salaires dans la fonction publique dans les années 80? Je ne sais pas, je dis peut-être une bêtise. Il demeure que le vote francophone national est plus « normalement » divisé pour une démocratie, les francophones n’ont pas voté en bloc quasi monolithique pour l’une ou l’autre des options. On est d’accord là-dessus? Et le vote monolithique des immigrants a bien plus influencé le résultat que le vote d’une région. De toute manière, ce n’est pas un blâme, comme vous le prétendez, c’est une constatation.

    « Le dernier PM péquiste, B. Landry, clame haut et fort que le référendum fut »volé ». Si ce n’est pas de jouer au martyr… »

    Mais c’est vrai! De l’argent illégalement dépensé, des citoyennetés données en catastrophe à des immigrants ne parlant ni anglais ni français au détriment de la Loi sur l’immigration. Je sais pas ce qu’il vous faut pour l’admettre.

    « Vous parlez du sentiment positif qui motive votre foi souverainiste mais énumérez seulement du négatif sur tous les torts qui nous ont été faits. »

    Mais non. Je parle de responsabilité, de fierté, d’autonomie, d’estime de soi. Pour moi, tirer des leçons du passé, c’est aussi positif d’ailleurs. Je pourrais parler aussi de la mondialisation qui, selon Parizeau en qui j’ai entière confiance, est une raison de plus, et non de moins, pour devenir souverain.

    « Tant que la souveraineté ne dégagera pas un consensus au sein de la société québécoise, elle n’a aucune chance de succès. »

    Elle a besoin d’une majorité. C’est tout. Pas d’un consensus absolu. Et tant que le fédéralisme canadien ne se renouvellera pas en profondeur, le désir de souveraineté ne mourra pas et aura toutes les raisons de croître.

    « M. RenéP. invoque les défusions comme un gain pour les minorités. Rappelez-vous qu’il faillait non seulement une majorité des votes mais une majorité des électeurs inscrits au rôle afin de déclencher une défusion. Autrement dit, tous ceux qui n’ont pas voté étaient automatiquement comptés dans le NON. »

    Ne venez pas vous plaindre à une souverainiste des référendums sur les défusions voulues par un Charest électoraliste (c’est la seule promesse qu’il ait tenue et la seule qu’il n’aurait pas dû tenir!) et jetez plutôt un œil sur l’infâme Loi sur la « clarté » qui veut dicter les règles du jeu une fois la partie jouée…

  23. le 12 août 2010 à 16:42 Carole Chouinard

    Ah Marc, je ne vous avais pas lu.

    Ah oui? Le non de la région de Québec serait un mythe?

    Faudra que je fasse quelques petites recherches.

  24. le 12 août 2010 à 16:43 Carole Chouinard

    Ah vraiment, je suis désolée de ne pas avoir lu Marc avant de répondre à monsieur Beauchesne, je répète sensiblement les mêmes choses à quelques endroits…

  25. le 12 août 2010 à 18:45 Marc Tremblay

    Carole,le Oui l’a effectivement emporté dans la grande région de Québec, mais avec une courte majorité, la plus basse parmi tous les comtés francophones. Est-ce à cause de la présence massive de fonctionnaires ? Je ne le sais pas.

    Par curiosité, je viens de visionner sur Google une longue vidéo avec Bernard De Rome qui animait la soirée du référendum à Radio-Canada. D’abord, la remontée du Oui a débuté deux semaines avant que Parizeau nomme Bouchard comme négociateur en chef; ce dernier n’a fait que la consolider.

    Ensuite, les premiers résultats montraient une forte avance du Oui ( 56 % ). Les résultats provenaient principalement de l’est du Québec. à mesure qu’on se déplacait vers le centre et l’ouest, l’avance du Oui baissait mais se maintenait à 53 %. Dès que les résultats pour l’ouest de Montréal et l’Outaouais ont commencé à sortir, le Oui s’est mis à baisser. Résultat final : 50, 4% pour le Non, 49,6% pour le Oui.

    Même s’il allait contre la rectitude politique, Parizeau a eu raison de s’écrier que le vote ethnique avait fait perdre le référendum. Il a eu au moins la diplomatie.de ne pas parler du vote anglophone, ce qui était le cas.

  26. le 12 août 2010 à 19:22 Jean Claude Pomerleau

    Pour tout ceux qui pense que le débat sur la souveraineté stagne et tourne en rond autour d’arguments ressassés et convenus de part et d’autre. Voici une autre manière d’aborder le sujet du statut, présent et à venir, de l’État du Québec: L’argument statutaire, le seul argument qui compte en terme de realpolitik.

    http://www.vigile.net/Arguments-faibles-et-arguments

  27. le 12 août 2010 à 20:30 Carole Chouinard

    Marc Tremblay

    Alors cette manie de vouloir mettre une partie de la défaite sur le dos de Québec est d’autant plus ridicule. C’est pour ne pas affronter la réalité que les gens s’accrochent à ce détail?

    Quand Parizeau a dit ce qu’il a dit, ça a été jugé politiquement incorrect. C’est d’une absurdité totale de ne pas se rendre compte que c’est la réalité qui était « politiquement incorrecte », pas le simple fait de la constater. En fait je pense que ses détracteurs s’en rendaient compte et trouvaient la réalité tellement dérangeante qu’ils ont malhonnêtement détourné l’attention du vrai problème en hurlant au nationalisme ethnique. C’est en partie comme ça qu’ils tiennent les immigrants dans leur camp. Par la peur.

    Et ensuite, les gens se plaignent que les politiciens ont la langue de bois. Ils ne méritent que ça, merde, rien d’autre! Le Québec est passé à côté du pays et de Parizeau. C’est pas rien.

    Je me souviens tellement de ce soir où j’y ai cru pendant un moment. Ensuite, ce que j’ai ressenti ressemblait à une grosse peine d’amour. Quand j’ai passé l’Halloween avec mes filles alors toutes petites, je me suis peint la face en bleu avec une fleur de lys blanche. Je m’étais déguisée en pays. ;-) Ça va bien avec les fantômes en ce qui concerne notre nation… Oui. C’est ce qu’on a en ce moment. Un pays fantôme.

    Ça ne m’empêche pas de dormir, de manger, de rire, d’aimer et de vivre. Mais quand je m’arrête à y penser, je trouve ça triste.

  28. le 12 août 2010 à 20:35 Gilles Laplante

    Madame Chouinard,

    Le fait d’être fédéraliste n’a en rien empêché le socialisme de s’installer au Québec et ce n’est pas ce que j’ai prétendu. Ma réaction a été et demeure le statu quo jusqu’à ce que nos ‘élites’ fassent leur preuves. Je suis quelqu’un de rationnel, donc je ne me jette pas à l’eau avant d’être certain de savoir nager.
    Croyez-vous vraiment que des politiciens étatistes à tout crin vont pencher pour moins d’État parce que nous deviendrions souverains? Pensez vous vraiment que le peuple pourrait élire un parti de droite si un tel parti n’existe pas? Je crois qu’il faut commencer par le commencement et apprendre à nager.
    Moi, une équation que je ne comprends pas est en quoi devenir un pays règlera le socialisme.
    Je pense qu’il faut opérer le changement avant de se doter d’un pays. Il faut retrouver notre liberté, notre esprit d’initiative et notre estime de soi.

  29. le 12 août 2010 à 21:34 Jean-Renaud Dubois

    Bonsoir,

    @Marc et Mme Chouinard,

    Avant de revenir demain ou ?, à la chronique de M. facal, voici quelques réflexions, suite à vos échanges, ainsi que celles avec Victor et Gilles (excusez-moi tous les deux de vous tutoyer).

    Monsieur Parizeau était trop transparent — gaffeur même, selon l’éminente Lisiane Gagnon : autrement dit, il disait trop, selon elle, ce qu’il pensait !

    Selon les critères actuels c’est même devenu contre productif ! Vous comprenez pourquoi les politiciens maintenat en disent le moins possible ou l’enrobe : les Pratte, Dubuc et Gagnon aimaient tellement peu cela, qu’eux-mêmes y ont contribué pendant 10 ans – je veux dire à déformer la vérité !

    Exemple : « Ont a perdu au fond par quoi : « par l’argent et « DES » votes ethniques »
    que Gesca a rapporté par : « l’argent et « LE » vote ethnique. »

    C’est très grave lorsque nos élites (journalistes) ne vérifient même pas sur le fil de presse. Et ils ont eu 10 ans pour le vérifier !Ou bien c’est un manque de professionnalisme ou bien c’est de la manipulation… lequel doit-on choisir ?

    Voilà mon explication de sa déclaration – tellement dénoncée par le groupe Gesca (70% de la presse écrite au québec) – en se basant vraiment sur la phrase qu’il a prononcée et que le DGE a confirmé – puisqu’il a enquêté sur les « DES » (votes ethniques) : http://www.josephfacal.org/vive-la-catalogne-libre/ , le 19 déc 2009 à 18:14

    ***

    Mme Chouinard, vous avez très bien soulevé ce qui semble être des contradictions de Gilles : bravo Mme de les avoir mises en évidence.

    Il dit de plus à M.Facal : « je trouve insultant que vous sembliez m’exclure car étant fédéraliste du moins pour l’instant…… »

    Relisez-le bien, M. Laplante, il s’adresse, je pense, aux têtes souverainistes, ex : « Résultat garanti ? Absolument pas, mais, dans la famille souverainiste, quelqu’un a-t-il quelque chose de mieux à proposer ? »

    ***

    Tant qu’à l’insulte(de M. Beauchesne), vous devrez vous y habituer : « complexe de martyr », c’est de la petite bière à côté de mots dont il nous a déjà affublés. Entre autres : « racistes » ; spécialistes de la «pureté ethnique» ; etc…
    Vous voulez en voir un aperçu ? Voir le lien : http://www.josephfacal.org/vive-la-catalogne-libre/ : le 19 déc 2009 à 10:36

    Dernière remarque à Marc : vous avez raison pour la région de Québec. Mais… la Ville de Québec (Robert pourra le confirmer) a je pense voté contre.

    Bon, je retourne au match de Nadal et Anderson…

    Bonne soirée,

    JRD

  30. le 12 août 2010 à 21:58 Carole Chouinard

    Monsieur Laplante

    « Ma réaction a été et demeure le statu quo jusqu’à ce que nos ‘élites’ fassent leur preuves. Je suis quelqu’un de rationnel, donc je ne me jette pas à l’eau avant d’être certain de savoir nager. »

    Et l’élite du Canada, vous trouvez qu’elle a fait ses preuves? Que c’est un pays admirablement géré? Sans scandale? Sans gaspillage? Hum… S’il fallait que seuls les pays parfaits aient droit d’être souverains, il n’y en aurait pas un seul sur terre.

    « Croyez-vous vraiment que des politiciens étatistes à tout crin vont pencher pour moins d’État parce que nous deviendrions souverains? »

    Non mais pensez-vous qu’ils le font plus parce que nous ne le sommes pas? Vous prônez moins d’état mais voulez garder le palier fédéral? À votre place, je serais heureuse de m’en débarrasser…

    « Pensez vous vraiment que le peuple pourrait élire un parti de droite si un tel parti n’existe pas? Je crois qu’il faut commencer par le commencement et apprendre à nager. »

    Pour moi, la droite et la gauche n’existeront vraiment ici que lorsque le statut politique du Québec sera réglé.

    Pour ce qui est d’apprendre à nager, vous semblez faire partie de ceux qui souffrent du complexe national monsieur. On n’est pas plus cons qu’ailleurs, on n’est pas génétiquement inférieurs.

    « Je pense qu’il faut opérer le changement avant de se doter d’un pays. Il faut retrouver notre liberté, notre esprit d’initiative et notre estime de soi. »

    L’estime de soi, la liberté, l’initiative? Mon Dieu, on croirait lire un souverainiste…

    Comment voulez-vous qu’on la retrouve, notre estime de soi nationale, si on ne se retrousse pas les manches et on ne prend pas enfin toutes nos responsabilités?

    Moi, je sais nager…

  31. le 12 août 2010 à 22:37 Marc Tremblay

    Désolé Jean-Renaud, mais la ville de Québec n’est pas un comté; donc on ne peut pas savoir si le Oui ou le Non l’a emporté. Une partie de la Haute-ville ( Jean-Talon )a voté Non (51 %); une autre partie ( Limoilou et Taschereau) a voté Oui à 53 %. Mais les délimitations ne correspondent pas aux limites de la ville de Québec.

    De toutes façons, ce n’est pas important si on considère que l’agglomération a voté Oui, n’en déplaise aux dépendantistes.

  32. le 13 août 2010 à 10:23 Carole Chouinard

    Monsieur Facal

    Vous dites: « La condition préalable à la souveraineté est que notre peuple retrouve le goût du mouvement, l’envie d’avancer collectivement. Sinon, lui parler d’indépendance, c’est comme faire écouter de la musique à un sourd. »

    En 1995, le OUI était à 38%. Je ne sais plus à quel moment exactement, je pense que c’est quand Parizeau s’est engagé à faire un référendum. Vous avez vu le résultat? On a failli gagner. C’est toujours le OUI qui grimpe en campagne référendaire.

    Aujourd’hui, quand le OUI est à 42 ou 43% dans les sondages, plusieurs fédéralistes aiment comparer ce pourcentage avec celui du RÉSULTAT RÉFÉRENDAIRE. Et ils pavoisent en prétendant que l’option recule. Leur mauvaise foi fait honte à leur intelligence. Il faut comparer les sondages avec les sondages plutôt qu’avec un résultat de vote.

    Tout ça pour dire que je pense qu’à 42% dans les sondages, le OUI a progressé par rapport à 1995. Et je pense que les Québécois se rendent de plus en plus compte que la fédération ne se renouvellera jamais. Nous avons peut-être ce goût du mouvement que vous ne nous prêtez plus.

    Harper reconnaît supposément la nation mais non seulement il n’assortit cette reconnaissance de rien de concret, mais il persiste à vouloir une Commission des valeurs mobilières unique malgré le vote UNANIME de notre Assemblée Nationale. Pour le respect, on repassera. Pour ce qui est de permettre au Québec de réintégrer dignement la constitution, le fruit n’est pas mûr dixit Charest et les autres.

    Non il est pas mûr, le fruit. Il est carrément tombé de l’arbre en 1982 et a pourri.

    Pendant des années et des années, pour nous faire avaler l’affront du rapatriement unilatéral, les Chrétien et autres tapis canadiens ont répété sans relâche que « les Québécois sont tannés d’entendre parler de constitution ». Je pense que ce lavage de cerveaux a fait son oeuvre chez certains Québécois qui ont adopté ce discours. C’était un excellent moyen de nous faire nous résigner à un statut quo qui, sous ses allures devenues banales, a des effets négatifs un peu trop sournois pour qu’on s’en inquiète.

  33. le 13 août 2010 à 10:25 Joseph Facal

    Merci d’abord à Gilles Laplante pour son commentaire initial qui m’a beaucoup fait réfléchir et a donné naissance au présent billet.

    Il a cependant tort de se sentir insulté. Je ne l’«exclus» de rien du tout. C’est simplement que ma réflexion s’adresse en priorité aux souverainistes, puisque ce sont eux qui tâtonnent en ce moment, alors que les fédéralistes se posent moins la question du statut politique du Québec puisque, pour eux, par définition, cette question est peu, pas ou moins problématique.

    Marc Tremblay me demande si je pense que le PQ peut encore être l’instrument des changements que je souhaite. Évidemment, je voudrais pouvoir répondre oui, mais franchement, je ne sais pas. Au fond, la réponse est entre ses mains. Je vis d’espoir et j’attends, j’attends, j’attends…

    Salutations,
    JF

  34. le 13 août 2010 à 13:15 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    En premier lieu, je vous sens un peu fatigué – fais-je erreur de le penser – quand vous dites : « l’indépendance vaut.. encore la peine…» ?

    Mais même fatigué(?)vous êtes indispensable.

    Une chance qu’on vous a retrouvé quand vous avez dit : «…remettons le Québec en mouvement. Attaquons vigoureusement les problèmes concrets et immédiats du Québec : l’école, la santé, la productivité, les finances publiques… »

    Mais je vous ai de nouveau perdu quand vous répondez à Marc que : « vous ne savez pas si le PQ peut encore être l’instrument des changements…au fond, la réponse est entre ses mains. Je vis d’espoir et j’attends, j’attends, j’attends… ». À qui vous adressez-vous vraiment ? À Pauline Marois ?

    De plus, vous n’êtes pas, me semble-t-il, une personne à attendre…mais plutôt adepte de la fameuse phrase de John Kennedy : « Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous… », non?

    Tant qu’au réel changement, il passe essentiellement comme le souligne Parizeau par tous les instruments qu’un État doit detenir pour y parvenir. Donc par l’indépendance. Et cette indépendance n’est-elle pas un énorme changement portée par le PQ. Qui d’autres proposent d’aussi importants changements qui pressent? Le PLQ ?

    Pour le reste, à part l’éducation, c’est de la plomberie auquelle toutes les nations sont aux prises.

    ***

    Qui ne le serait pas (fatigué) avec cette chape de pessimisme – incompréhensif – qui plane depuis quelques temps : au plus grand plaisir des fédéralistes.

    Le pire c’est que l’on pense réveiller le peuple avec des questions existentielles comme : «l’indépendance se folklorise», véhiculée – non pas par les journalistes de Power – mais par le président du Parti Québécois, lui-même ! Et ce parti le paye pour donner des armes à nos adversaires. Ouah !

    Car quoi qu’en pense Valois, il aurait dû, je pense, faire sa sortie sur la nécessité flagrante et de plus en plus impérieuse que l’indépendance, qui passe par « l’identité québécoise », comme vous le soulignez si bien quand vous dites : « nous demeurons passifs et indifférents devant l’anglicisation galopante de la métropole du Québec. »

    …. « Si les élites souverainistes sont amollies par le confort… comment pourraient-elles insuffler… de la grandeur, à un peuple déjà terriblement indifférent à tout ce qui n’est pas du court terme et du quotidien ? » J. Facal

    Bang ! En pleine mâchoire.

    Ça semble être un résumé réaliste de la situation du moins pour nos dirigeants souverainistes ; mais au niveau des citoyens, on pourrait ajouter « la peur » – dont parle RenéP – qui colle jusqu’au plus profond des entrailles de très nombreux Canadiens-français, auquel le ROC a, dans le passé, usurpé le nom, et même l’hymne national. D’où peut-être leur attachement folklorique à un passé qui n’existe plus !

    Les « canayens » c’était nous, et les plus âgé(e)s rêvent encore aux « deux Nations fondatrices » – que Pierre Trudeau a mises aux orties – qu’il a remplacé par un multiculturalisme pour mieux banaliser « ce dégeulasse peuple de maîtres-chanteurs », disait-il en parlant des québécois !

    Que faire, dites-vous ?

    Ce sera le sujet de mon prochain commentaire, écrit en partie après le match de Nadal d’hier soir… Quel beau joueur, hein Joseph !

    À plus tard,

    JRD

  35. le 13 août 2010 à 14:25 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Petite correction :

    … « Car quoi qu’en pense Valois, il aurait dû, je pense, faire sa sortie sur la nécessité flagrante et de plus en plus impérieuse que l’indépendance passe par « l’identité québécoise », comme vous le soulignez si bien quand vous dites : « nous demeurons passifs et indifférents devant l’anglicisation galopante de la métropole du Québec. »

    Bonne journée,

  36. le 13 août 2010 à 19:34 Marc Tremblay

    Re-bonjour M. Facal,

    Je préfère des souverainistes qui tâtonnent à des soi-disants fédéralistes-des dépendantistes en fait- qui se sont tranquillement résignés parce que le Canada ne veut rien savoir.

    La réponse est entre mes mains, dit Joseph. Soit ! Je participe à ce blogue et à d’autres comme celui du Devoir, de La Presse (surtout Pratte), du Journal de Québec, j’écris aux quotidiens et je martèle toujours la même idée, soit la nécessité de nous assumer comme peuple.

    J’en parle avec ma famille, mes amis, mes voisins et même des inconnus que je croise dans les commerces. Je fais ma part, dans la mesure de mes moyens.

    La souveraineté n’est pas morte, loin de là. Et le PQ est le moteur du changement.De toutes façons, qui d’autres ?

    Je n’ai pas la plume de Joseph, ni son prestige et je ne dispose pas d’une chronique qui rejoint plus d’un million de Québécois.

    Comme le dit avec justesse Jean-Renaud, Joseph n’est pas du genre à attendre. Pourquoi ne profiterait-il pas de l’audience dont il dispose pour faire, lorsque l’occasion se présente, la promotion de la souveraineté ?

    Par ailleurs, je lis souvent des commentaires à l’effet que Mme Marois ne serait pas à la hauteur. Venant des dépendantistes, c’est normal et dirais-je de bonne guerre; mais venant de souverainistes, je m’étonne. Si c’est vrai, comment se fait-il qu’elle semble en plein contrôle de son parti ?
    À noter que Pratte qu’on ne peut accuser d’être crypto-souverainiste, a écrit cette semaine que les deux meilleurs ministres de la santé que le Québec a connu ont été Pauline Marois et Philippe Couillard. C’est un bel hommage. Et vous Joseph, qu’en pensez-vous ?

  37. le 14 août 2010 à 8:25 Jocelyn Roy

    Que faire? En parler… en attendant que le feu se rallume.

    Simpliste me direz-vous? Il faut tout simplement s’approprier les outils pour convaincre la majorité que l’indépendance leur sera bénéfique. S’ils tiennent à leur langue et leur culture.

    Et ce projet, à mon avis, doit être associé à un projet de société, à un renouvellement du « vivre ensemble ». S’agit de le définir. Ce n’est pas en parlant de projet collectif d’indpendance couplé à l’individualisme prôné par notre droite politique que nous y parviendront. C’est un paradoxe qui nous éloigne de notre projet.

    Et puis, il y aura une circonstance particulière qui ramènera l’idée dans les débats publics. L’élection d’un gouvernement conservateur arrogant et majoritaire pourrait rallumer la braise…

    Autrement, si vous me proposez l’indépendance du Québec et que vous faites la promotion des idées « libertariennes », vous m’éloignez de mon rêve. Car mon Québec, c’est celui de Raymond Lévesque, là où il n’y a plus de misère. Est-ce utopique?

  38. le 14 août 2010 à 8:46 Marc Tremblay

    Dans mon texte du 13 aôût, je commence par m’adresser directement à M. Facal et puis, je cesse de le faire. J’ai probablement fait un « flat » mental. Je m’en excuse.

    À Jocelyn Roy,

    Je suis d’accord avec vous pour lutter contre la misère. Mais il ne faut pas oublier que la pauvreté n’est pas que financière.

  39. le 14 août 2010 à 13:40 Gilles Laplante

    Monsieur Facal,
    Rassurez-vous, j’en suis revenu mais j’aurais peut-être préféré que vous fassiez appel aux bonnes volontés, ce qui n’aurait exclus personne.
    Ceci étant dit, et comme je ne crois pas être un fédéraliste borné et incohérent, contrairement à ce que certains des intervenants semblent croire, j’essaye seulement de vous donner des pistes de solutions à votre problème.
    Comme je m’y attendais, ces souverainistes proposent les mêmes approches qui n’ont pas marchées depuis 40 ans et vont faire de la souveraineté le sujet de l’heure de leurs descendants dans 40 ans. Ces gens n’ont pas encore compris que ce n’est pas en se frottant le dos mutuellement qu’ils vont arriver à leur but.
    La souveraineté se fera pas tant que vous n’aurez pas réussit à convaincre des fédéralistes comme moi de vous appuyer, et ça ne se fera pas par des insultes pour commencer. Comme tous vos beaux discours n’ont pas réussit à convaincre, j’essayais tout simplement de leur suggérer de commencer à poser des gestes. Mais il me semble que ce soit peine perdue, plutôt que de faire un examen de conscience on continu à penser avoir la bonne attitude.

  40. le 14 août 2010 à 14:21 Carole Chouinard

    Gilles Laplante

    Et votre fédération, peut-elle poser d’autres gestes que les commandites, la Loi sur la clarté, la fausse reconnaissance de la nation, le désir de tout centrer à Toronto souvent au détriment du Québec et des provinces canadiennes?

    Le Canada centralise tout comme s’il était un pays unitaire, ce qui est indigne d’une fédération.

    Connaissez-vous Jane Jacobs? Elle a prédit il y a plusieurs années que si le Québec ne devenait pas souverain, Montréal perdrait beaucoup au profit de Toronto.

    Moi je n’ai plus envie de me faire bouffer la laine sur le dos.

  41. le 14 août 2010 à 14:59 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Des insultes, dites-vous M. Laplante ?

    De la part de qui ? Où cela ?

    Par contre, peut-être vous ai-je mal interprété, et que vous parliez de celles de certains fédéralistes ?

    Comme d’ailleurs, à l’inverse, vous avez mal interprété M.Facal ; qui vous a vraiment mis sur la « carte » mercredi dernier.

    En tout cas, jen suis fier pour vous! Je vous suggère sérieusement de demander au JdeM de faire une copie plastifiée de l’article.

    JRD

  42. le 14 août 2010 à 17:31 Marc Tremblay

    Allo ?

    Y a t’il vraiment des fédéralistes au Québec ? Parce qu’ils ont renonçé à changer le Canada, ils préfèrent demeurer dans la dépendance, d’où le terme « dépendantistes ».

    Je m’ennuie des Mulroney, Ryan et Bourassa qui essayaient vraiment de changer le Canada.

  43. le 15 août 2010 à 10:36 Gilles Laplante

    Madame Chouinard,
    Vous utilisez les inepties d’un gouvernement pour justifier celles d’un autre. Ça vous mènera nulle part.
    Vous croyez la prédiction de madame Jacobs parce que ça vous arrange mais croyez-vous en la mienne? Pensez-vous que la souveraineté va empècher la descente aux enfers de Montréal?

    Monsieur Dubois,
    Pour les insultes, vous n’avez qu’à lire les sites séparatistes. Comme madame Chouinard, vous justifiez vos travers par ceux de certains fédéralistes. Pour ce qui est de la « carte » mercredi dernier, pourriez-vous avoir l’amabilité de m’expliquer.

  44. le 15 août 2010 à 11:55 Carole Chouinard

    Monsieur Laplante

    Je ne justifie absolument pas les inepties de l’un par celles de l’autre.

    Et je ne « justifie pas mes travers par ceux de certains fédéralistes ».

    Pour ce qui est de madame Jacobs, la situation de Montréal lui donne raison. Dans un Québec souverain, Montréal ne perdrait pas tout au profit de Toronto.

  45. le 15 août 2010 à 11:57 Carole Chouinard

    Monsieur Laplante,

    Comme le Québec souverain ne fait pas votre affaire, pourquoi ne parlez-vous pas de ce qui pourrait améliorer cette fédération infirme et boîteuse à laquelle vous tenez?

    Ne vous rendez-vous pas compte que toutes les belles promesses du camp du non ne se sont concrétisées que par des commandites bon sang? Et je ne vois guère de critique à ce sujet…

    Ce pays ne nous respecte pas et ça, ça m’écoeure souverainement.

  46. le 15 août 2010 à 13:42 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    ……. « Monsieur Dubois : Pour les insultes, vous n’avez qu’à lire les sites séparatistes. Comme madame Chouinard, vous justifiez vos travers par ceux de certains fédéralistes. Pour ce qui est de la « carte » mercredi dernier, pourriez-vous avoir l’amabilité de m’expliquer. »

    Votre commentaire me déçoit grandement et est très loin – au niveau de la forme – du langage que vous teniez pour passer à l’histoire sur le JdeM.

    Comme ça, vous vous adressiez à nous les « séparatisss » (du Chrétien tout craché)!
    Donc, c’est nous qui insultons en plus d’avoir des travers?

    Et sur quel blogue : sur le site de Joseph Facal. Ben, ça alors!

    Ne pensez-vous pas que j’ai trop de travers pour répondre à votre demande d’information ou argumenter avec vous ?

    *
    …..« Pensez-vous que la souveraineté va empècher la descente aux enfers de Montréal? » G. Lapalnte.

    Je n’ai pas le temps d’argumenter, mais la réponse est OUI et est la portée de chacun d’entre-nous. Faut-il au moins y réfléchir et voir combien elle est d’une d’une évidence éblouissante! Quand vous cherchez une solution pour votre entreprise, vous trouvez n’est-ce pas? Et dans ce cas-ci c’est encore plus facile, puisqu’elle coule de source. Alors…

    *
    Mais, qu’est ce que je ne ferais pas pour que vos enfants soient fiers de leur père grâce au « séparatisss » Joseph Facal. C’est bien pour dire…

    Ça s’appelle communément un « vélox » : appelez au JdeM pour vous informer du coût et du temps de préparation, si cela se fait encore.

    Bonne journée,

    JRD

    N.B.Solution pour ne plus recevoir d’insultes : fréquentez notre site.

  47. le 15 août 2010 à 15:41 Marc Tremblay

    Carole Chouinard a posé la bonne question, celle qui n’obtient jamais de réponse des dépendantistes:  » Pourquoi ne parlez-vous pas de ce qui pourrait améliorer cette fédération…à laquelle vous tenez ?  »

    Ils n’ont pas de réponse, c’est pourquoi ils insultent les autres. Dommage, car le débat n’avance pas.

  48. le 15 août 2010 à 18:56 Gilles

    À mon humble avis, monsieur Laplante n’est pas un fédéraliste borné, il n’est pas fédéraliste, il est simplement lucidiste…

    Ses arguments n’ont rien à voir avec la question Constitutionnelle. D’ailleurs remarquez que ses critiques s’adressent au type de société que nous constituons.

    Il ne manque pas pourtant d’analyses qui ont fait ressortir ce trait particulier de notre société qui incline vers des solutions collectives plutôt que de se mouler à la mentalité anglo-saxonne qui est fondamentalement individualiste.

    Il me semble que ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre que sans tout ce qui a été mis en place depuis les cinquante dernières années nous serions dans une position pire peut-être que celle qui prévalait aux années de la grande noirceur.

    Est-ce que des ajustements doivent être faits ? Sans aucun doute. Mais en quoi au juste cela rend-il désuète ou caduque l’idée de Souveraineté? Faudrait qu’on m’explique j’ai de la misère à suivre.

    Foion de ces arguments simplistes voulant que puisque l’État joue un rôle important dans la trajectoire de la Nation, ça ramollirait les désirs d’autonomie du peuple. L’État joue un rôle indispensable sans lequel ce serait le bordel total.

    Parlant de bordel, la dernière patente fédérale à propos des valeurs mobilières c’est génial j’imagine ? Alors que tout le milieu de la finance, privé, d’affaire et même le très liberal ministre des finance du Québec crie au meurtre?

    C’est ça le Canada, un rouleau compresseur carburant à l’unitarisme. Un niveleur des différences tout en prétendant à l’assymétrie. Et ce n’est que la pointe de vous savez quoi. Moi j’ai pas envie de vivre dans un pays comme ça.

    Lucidiste, et …dépendantiste, monsieur Laplante ne semble pas savoir, ou pouvoir, ou vouloir mettre dans sa balance, l’idée même du sain désir de se mettre à l’oeuvre et risquer le défi de la Souveraineté. Tout en affirmant le contraire et en accusant les autres de sa propre déconvenue… C’est pas de sa faute, c’et la faute aux séparatisses. Ha bon!

    C’est pas moi,
    c’est ma soeur,
    qu’a brisé la machine à vapeur.
    Boite à outils pi pom pi pom,
    Boite à outils pi pom pi pom…..

  49. le 15 août 2010 à 19:36 Michel Laurence

    Que faire ?

    Rejoindre le R.I.N. !

    Le Rassemblement pour l’indépendance nationale (R.I.N.) est un mouvement citoyen. Le R.I.N. n’est pas un parti politique. Le R.I.N. ne se transformera pas en parti politique. La mission du R.I.N. est de rassembler les indépendantistes de la société civile québécoise pour travailler à l’indépendance du Québec. Un mouvement citoyen assez puissant pour forcer n’importe quel gouvernement de l’Assemblée nationale à engager un processus menant à l’avènement du pays du Québec: un pays démocratique, pacifique, laïque, écologique, un pays qui reconnait l’égalité entre les femmes et les hommes, un pays dont la seule langue officielle sera le français, un pays libre de ses choix politiques, économiques, juridiques et sociaux, libre de ses alliances et pleinement maître de son destin.

    http://bit.ly/99MMPL

    Bienvenue au R.I.N.
    Michel Laurence
    Président provisoire du R.I.N.

  50. le 15 août 2010 à 19:41 Gilles Laplante

    Monsieur Dubois,

    Vous n’avez toujours pas répondu. Qu’est-ce que j’ai à voir avec le JdeM? Ça doit être important, je suppose. N’étant pas de Montréal, je n’y ai pas accès.

    Monsieur Facal,

    Vous n’êtes vraiment pas chanceux. Vous avez demandé des suggestions à vos collègues souverainistes et ils vous ont ressassés les mêmes mantras qu’on entend depuis plus de 30 ans.

  51. le 15 août 2010 à 20:15 Jean-Renaud Dubois

    Bonsoir M.Facal,

    À partir de la prémisse, que «bloguer» est pour moi, une façon de réfléchir, comme pour chacun d’entre-nous, et apporter à l’occasion des idées(?!?), je vais donc tenter, tant bien que mal, de répondre à votre interrogation : « Que faire ? »

    Elle sera en deux parties : voici la première…l’autre demain peut-être, si pas trop tard.

    *

    M.Facal, en supposant que la question s’adresse aux dirigeants souverainistes, je vous ferai remarquer que je ne comprends pas, puisque vous y avez déjà répondu, et à plusieurs reprises, il me semble : chroniques, livres et commissions.

    On vous a écouté au PQ, puisque :
    - «l’identité québécoise» devient prioritaire.
    - le SPQ libre a perdu son statut.
    - votre proposition sur les Cégeps en français a été retenue.
    - On parle maintenant de richesse…
    - votre position claire contre le « manifeste pour un Québec pluraliste (style multiculturiste).
    - Contre l’écrasemnt de Bouchard-Taylor.
    - Etc…

    C’est déjà beaucoup, non? Alors vous attendez quoi d’autres ? Dites-lui clairement ce qu’il reste à faire, pour que vous vous n’attendiez plus ; elle vous lit, vous écoute…

    …« Comment voulez-vous qu’on la retrouve, notre estime de soi nationale, si on ne se retrousse pas les manches et on ne prend pas enfin  » toutes nos responsabilités?  » » C. Chouinard.

    Voilà, c’est ce que je vous suggère de lui dire, ainsi vous n’aurez plus à attendre et nous non plus ; elle fera la promotion durant les 2 prochaines années du volet Pays… : on peut travailler fort tout en mangeant de la gomme, non?
    Et du même coup réveiller les québécois qui ont peur d’affronter au autre échec. C’est peut-être le seul obstacle qui reste mais comment guérit-on un peuple en dépression ?

    ***

    À tous : «Que faire ?»

    - Pour « l’Éducation » et la Santé », j’ai souvent donné mon opinion que je ne répéterai pas. Elle est différente de celle de M.Facal sur plusieurs facettes.

    Pour moi, « « Fierté », « efficacité » et « excellence » », se marie difficilement avec un système à deux vitesses, qui ne peut qu’empirer (ex : éducation au secondaire Publ.) puisque désertée par les élites et aussi par les enfants de ceux qui administrent ce même public.

    - Pour les finances publiques, ça ne passera certainement pas à partir des solutions simplistes des « libertariens », genre cowboy américain — on connaît maintenant les résultats de ces excès : les pauvres qui financent les riches au USA ; et au Québec une déréglementation qui a coûté 40 G$ à notre CDPQ. Après 7 longues années d’immobilisme déconstructeur, le PLQ aussi, vous a enfin écouté un peu, non? Et, oublions l’astuce du 1/3 vs 2/3 des libéraux, digne « d’économie » 101 pour les enfants.

    Mais je suis prêt à des hausses raisonnables et modulées des coûts de services à condition que l’on n’augmente pas trop les frais d’éducation « post secondaire ». L’éducation doit être la priorité absolue!

    LA « Solution » passe par un retour aux commandes du PQ – le vrai « parti de l’économie » – dont vous fûtes un éminent membre, M.Facal.

    A-t-on besoin de rappeler – je sais, faudrait pas le dire – l’énorme endettement laissé par le PLQ : 20 G$ en 4 ans (1991 à 1995) et 50 G$ en 7 ans (2003 à 2010). Un « petit recul » pour les québécois de 110 milliards de $, en incluant notre Grosse Caisse. Qui va encore nettoyer les écuries de Josias ?

    ***

    Je n’ai pas l’intention de faire de la pédagogie pour convaincre nos amis fédéralistes : ils sont aussi convaincus de leur point de vue que nous.
    Et à ceux, parmi ces derniers, qui nous demandent de les convaincre (ouin, ouin..) ; et qui nous disent que nous démontrons rien de rien !

    À ceux-là je dis : Merde prenez vous en main (pensez à John Fidférald…) ; et lisez … au moins… :
    - du Facal & Pratte : je parie que vous ne les avez pas lus.
    - du Jacques Parizeau surtout : « Hier, aujourd’hui et demain ».
    - du Jean-François Lisée (souvent cité par Robert).
    - du Louis Bernard : « les principaux changements
    qui marqueront la différence entre le Québec-province et le Québec- pays. » http://www.louisbernard.org/blogue/index.php?id=17
    - du François Legault : cherchez et vous trouverez, même le budget prévisionnel de Québec-Pays.
    - du Ryan et du Bourassa comme le suggère Marc.

    Nous, nous consommons bien, à l’année, du « CBC du ROC » ; du SRC, en anglais et en français –et cela, autant à la radio qu’à la TV ! Alors…

    JRD

    Oui, j’avais du temps à perdre : Boite à outils pi pom pi pom. Bonsoir Gilles…

  52. le 15 août 2010 à 20:56 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Vous êtes impatient en plus! Vous-êtes sûr que vous êtes en affaires M. Laplante?

    Rélisez-vous : pour la délicatesse on repassera !

    Vous disiez : « Monsieur Dubois, Pour les insultes, vous n’avez qu’à lire les sites séparatistes. Comme madame Chouinard, vous justifiez vos travers par ceux de certains fédéralistes. Pour ce qui est de la « carte » mercredi dernier, pourriez-vous avoir l’amabilité de m’expliquer. » G.Laplante

    *

    Après m’être fait engueulé, vous me demandiez une information (un service). Je vous suggérais gentiment d’appeler au JdeM (ou au JdeQ) pour leur demander de faire une copie de l’article du 11 août 2010 de Joseph Facal (Publié dans Journal de Montréal et Journal de Québec) où on reproduit votre opinion sur lequel Joseph s’est basée pour faire son article : « Que Faire? »

    Évidemment il faut payer ; mais ce sera un souvenir pour vos enfants et petits enfants disais-je.

    Bon…

    JRD

  53. le 15 août 2010 à 22:00 Jean Claude Pomerleau

    Que faire ?

    Prendre acte que nous sommes dans un changement de paradigme depuis que Mme Marois a écarté le réfrendisme pour le remplacer par une gouvernance souverainiste.

    Ce changement découle de 2 constats incontournables:

    UN : Le choix démocratique majoritaire de la souveraineté ne mène pas nécessairement à un changement de statut ; cela dépend si le rapport de force est favorable au moment de passé à l’acte; il faut donc bâtir rapport de force.

    DEUX. L’État est le déterminant de la politique. C’est donc à partir de l’État que l’on bâti le rapport de force.

    Le Plan Marois qui vise a refonder l’État du Québec, augmenter sa potentialité pour le placer dans un rapport de force favorable, découle donc de ces 2 constats. Reste à savoir si la direction politique du plan sera à la hauteur.(d’où l’hésitation de M Facal peut être ?)

    Si la volonté politique (déterminante) est au rendez vous, ce plan suppose une deuxième Révolution tranquille (évoquée par M Facal dans un interview aux Franc Tireurs).

    M Parizeau disait que la Première révolution tranquille a été le fait d’une demie douzaine de personnes déterminées; ce petit nombre leur assurait une cohésion stratégique. La présence de M Facal dans ce nouveau noyau dure conduisant ce plan me réconforterait au plus haut point.

    La situation est mûre: Selon toute vraisemblance le PLQ va perdre le pouvoir discrédité, possiblement avant terme; ce sera alors au PQ de jouer.

    M Facal, prenez acte du changement de paradigme, on vous attends pour démarrer la deuxième Révolution tranquille. La première a donner naissance à un mouvement souverainiste de masse, la deuxième nous rapproche du point de rupture, sans grand risque.

  54. le 15 août 2010 à 22:53 Gilles

    Monsieur Parizeau a raison Jean-Claude. La force est dans la locomotion pas dans le nombre. C’est une vérité acceptée en psychologie dynamique.

    D’ailleurs l’histoire nous en a donné de multiples exemples : 12 apôtres, quelques centaines de Barbudos etc.

    Bonne fin de soirée Jean-Renaud.

  55. le 15 août 2010 à 22:56 Marc Tremblay

    Joseph a écrit que Gilles Laplante est un fédéraliste qui s’assumme. C’était gentil mais l’autre ne l’a même pas apprécié.

    Pour ma part je ne crois pas que M. Laplante est un fédéraliste, mais qu’il est plutôt un dépendantiste qui ne propose rien pour améliorer le Canada, tant pour le Québec que pour le ROC

    Il ne s’assume pas non plus, choisissant d’insulter tout le monde qui ne pense pas comme lui. Dommage ! Pourtant, il avait une belle occasion d’enrichir le débat, mais il ne l’a pas saisi.

  56. le 16 août 2010 à 14:43 Victor Beauchesne

    M. Facal soulève des points intéressants et essaye d’inciter les souverainistes à l’action concrète.

    Le débat qui suit ses commentaires est révélateur. Un gros blâme sur les fédéralistes , ces grands empêcheurs de tourner en rond qui avec leurs alliés aussi prévisibles que dangereux que sont Gesca, les minorités et la plupart des économistes.

    Si les Québécois ne répondent plus à l’appel de la souveraineté ce n’est aucunement parce que le projet ne répond plus aux aspirations d’aujourd’hui, ni parce que le discours de ses chefs n’a guère changé depuis 40 ans mais plutôt parce que nous serions « résignés«  à un Canada archi-centraliseur qui ne veut que notre disparition collective.

    Si 93% des résidents du Grand Montréal parlent français, le taux le plus élevé depuis plus de 150 ans, comment peut-on clamer que la souveraineté est le dernier rempart contre «  l’anglicisation galopante«  pour ensuite accuser les fédéralistes de répandre la peur pour garder les Québécois à leur place ?

  57. le 16 août 2010 à 16:23 Marc Tremblay

    Il n’y a plus de fédéralistes au Québec. Un vrai fédéraliste serait celui qui travaillerait à faire en sorte que le Québec adhère à cette Constitution.

    Mais ils ont tous baissé les bras, car ils pensent probablement avec raison que le ROC ne fera plus rien pour accommoder le Québec.

    Leur opinion est donc tributaire de l’opinion du ROC. C’est en ce sens qu’ils sont des dépendantistes.

    Parailleurs, 40 % des Québécois désirent la souveraineté; 40 %, le statu-quo. Plus divisé que cela comme peuple, tu meurs.

  58. le 16 août 2010 à 17:35 Gilles Laplante

    Monsieur Dubois,

    Vous auriez dû lire la chronique de monsieur Facal dans le JdeM et vous auriez constaté qu’il ne m’identifie pas, il ne l’aurait certainement pas fait sans me consulter. Dans ces conditions, que ferais-je d’une copie plastifiée? Ne répondez pas, je n’en ai rien à cirer.

    « Monsieur Dubois, Pour les insultes, vous n’avez qu’à lire les sites séparatistes. »
    En quoi est-ce insultant? D’autant plus que je ne conteste pas que sur les sites fédéralistes, ce n’est pas plus reluisant.

    Monsieur Tremblay,

    Je ne suis pas un fédéraliste militant parce que je suis pour le statut quo jusqu’à ce que vous, les souverainistes, fassiez la démonstration que vous êtes capables d’administrer une province. Vous avez, à date, démontré votre incapacité et vous justifiez cette incapacité en accusant le reste du Canada. C’est une réaction un peu puérile tout comme ce terme de dépendantiste. Arrêtez de vous gargariser de mots et retroussez vos manches que diable. Je ne demande qu’à vous appuyer dans votre diminution de l’État.

  59. le 16 août 2010 à 19:04 Carole Chouinard

    Gilles Laplante

    Le Canada, côté administration, a sa part de scandales et de dépenses injustifiées. En voulez-vous une liste? Et pourtant, vous ne remettez pas en question son droit d’être souverain…

    Non je ne « justifie » pas ce qui va mal au Québec par ce qui va mal au Canada, simplement ce qui m’épate, c’est qu’on demande au Québec d’être parfait pour pouvoir être souverain, mais on ne le demande pas au Canada.

  60. le 16 août 2010 à 19:05 Carole Chouinard

    La fonction publique fédérale est très lourde aussi. Savez-vous combien on paie de fonctionnaires au ministère de la Santé du Canada?

    On a plein de ministères en double…

    Et vous parlez d’alléger l’état? Moi je commencerais par éliminer complètement un palier. :-D

  61. le 17 août 2010 à 8:40 Victor Beauchesne

    « Il n’y a plus de fédéralistes au Québec. Un vrai fédéraliste serait celui qui travaillerait à faire en sorte que le Québec adhère à cette Constitution.«  M. Tremblay

    Depuis quand doit on se définir selon le seul critère de notre opinion la constitutionnelle ? Comme si pour la majorité des gens, l’adhésion du Québec à la constitution était une question de vie ou de mort, une priorité sine qua non ? Il y a bien d’autre choses qui sont très prioritaires et qui n’ont nullement besoin de la signature du Québec pour se régler.

    Vous insistez que les fédéralistes aient en priorité une option constitutionnelle pour contrer la priorité numéro un des souverainistes qui est évidemment constitutionnelle. Pensez-vous sérieusement que le 60 % plus ou moins de Québécois qui est toujours favorable au lien canadien se lève à chaque matin en broyant du noir sur la question constitutionnelle ?

    Je crois que c’est ce qui sépare fédéralistes et souverainistes le plus , c-à-d notre non fixation constitutionnelle vs votre priorité absolue. Pour les fédéralistes ce n’est pas une priorité, pour les souverainistes c’est presque la seule priorité.

  62. le 17 août 2010 à 9:24 Marc Tremblay

    Monsieur Laplante,

    Vous dites, en substance que le PQ n’a pas démontré qu’il savait administrer le Québec. Est-ce que le PLQ a mieux fait ?

    Vous trouvez puéril le terme dépendantiste. Dans le même veine, vous parler des sites séparatistes… La paille ou la poutre ?

  63. le 17 août 2010 à 9:29 Marc Tremblay

    Monsieur Laplante,

    Joseph Facal ne vous a pas identifié dans le Journal, mais il l’a fait sur son blogue. Pour vos dossiers, vous n’avez qu’à imprimer cet article.

    D’ailleurs, dans le Journal, il donne des indices sur votre identité.

  64. le 17 août 2010 à 9:37 Carole Chouinard

    Victor Beauchesne

    « Pensez-vous sérieusement que le 60 % plus ou moins de Québécois qui est toujours favorable au lien canadien se lève à chaque matin en broyant du noir sur la question constitutionnelle ? »

    Vous souvenez-vous combien de fois les ténors fédéralistes, Chrétien et Charest en tête, ont répété que les Québécois étaient tannés d’entendre parler de constitution et voulaient parler des « vraies » affaires?

    Comme si le rapatriement unilatéral et le statut du Québec au sein de cette parodie de fédération n’en étaient pas!

    Bravo, vous avez en plein l’attitude que souhaite votre camp, c’est-à-dire que vous banalisez une situation grave, vous avalez les couleuvres sans broncher, vous étalez une résignation face à un statut quo pourtant néfaste pour le Québec.

    Avez-vous reçu une médaille?

  65. le 17 août 2010 à 9:51 Victor Beauchesne

    Mettre en perspective ne signifie pas banaliser, situation grave dites vous, vraiment à comparer avec quoi au juste ? La Pologne était dans une situation grave en 1939, le Québec en 2010 , pas si sûr.

    Mais c’est votre droit absolu de considérer que nous vivons une situation grave qui ne peut se résoudre que par la souveraineté. C’est légitime comme argument, l’idée d’indépendance est noble. Va falloir cependant que vous convainquiez la majorité du bien fondé de vos arguments sans toujours répondre que les fédéralistes n’ont rien à offrir en échange. Je ne crois pas qu’en criant au loup de plus en plus fort aidera votre cause mais je défendrai votre droit de le dire.

    respectueusement,

  66. le 17 août 2010 à 10:22 Victor Beauchesne

    Autre chose Mme Chouinard,

    Ce n’est pas tous les fédéralistes qui s’identifient aux Charest Chrétien et cie. pas plus que tous les souverainistes s’identifient aux Larose, Khadir etc.

  67. le 17 août 2010 à 10:54 Carole Chouinard

    Victor Beauchesne

    Vous ne vous identifiez pas à Chrétien, mais vous tenez le même discours qui banalise le statut du Québec et le rapatriement unilatéral. Quoi de mieux que de banaliser une situation pour nous la faire accepter n’est-ce pas? Que ça ne vous empêche pas de dormir, c’est une chose. De vous y résigner, c’en est une autre.

    Pourquoi comparer le Québec avec la Pologne? Je parle du statut du Québec dans le Canada, ne partons pas pour le Kosovo S.V.P.!

  68. le 17 août 2010 à 11:18 Carole Chouinard

    J’ajoute que je ne fais pas que répondre que les fédéralistes n’ont rien à offrir en échange.

    Mais ça fait partie du débat de vous faire remarquer que les promesses de respect de votre camp n’ont accouché de rien de concret à part des affronts supplémentaires comme la Loi sur la clarté et les commandites.

  69. le 17 août 2010 à 17:13 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    « 2ième partie, et fin.

    ……… « Que faire ? La question concerne essentiellement ceux qui croient, comme moi, que l’indépendance vaut encore la peine. Résultat garanti ? Absolument pas, mais, dans la famille souverainiste, quelqu’un a-t-il quelque chose de mieux à proposer ? » J.F.

    Mon commentaire marathon, s’adresse aux souverainistes et le féminin a été mis de côté à l’occasion – excusez-moi.

    Voici quelques « suggestions autres »… certaines ont déjà été mentionnées sur ce blogue en réponse à la chronique de M.Facal.

    1) Ne pas écouter les sirènes de la « folklorisation » ; mais plutôt – durant les 2 prochaines années – faire enfin le travail de terrain, pour lequel, en partie, nos député(e)s souverainistes ont été élu(e)s. J’aurais beaucoup à dire à ce sujet qui vise bien sûr nos députés élus ; et aussi les 80 représentants Non élus (qu’ils devraient nommer au plus sacrant) ; sinon, au moins les exécutifs de ces comtés.

    - Que ces représentants élus ou non-élus écrivent dans le journaux est excellent ; mais ça vaut pas le contact personnel, comme le fait, Marc.

    2) Faire appel au membres, par courriel (on est à l’ère informatique), ou par écrit, pour leur soumettre ou se prononcer sur des propositions de stratégies dans leurs milieux respectifs – autrement dit les mettre dans le coup – ne pourrait qu’être bénéfique !
    Le font-ils? Non !

    - Comme citoyen (qui a déjà été membre), m’a-t-on déjà demandé mon avis ? M’a-t-on déjà fait parvenir de la documentation pour ce faire ? Non !
    - M’a-t-on déjà demandé de l’aide non financière ? Non!

    3) L’argent est le nerf de la guerre (dit-on) et les Libéraux, très prêts de l’entreprise privé, ont démontré que l’équation argent = votes, n’est plus à faire. C’est une réalité vieille comme le monde!

    - Comme l’argent est à lié directement aux résultats électoraux, j’ai donc décidé de prendre ma carte de membres et contribuer 400$ (- 300$ de remb.) à la caisse du PQ.

    - Présentement le PLQ amasse environ les 2/3 des dons, toutes caisses confondues. Pourtant, ils ont été élus avec un appui de seulement 40% des citoyens qui ont votés. Les payeurs de taxes sont donc, sans le savoir, au service principalement des Libéraux.

    4) À ce sujet, « une prise de position » bien orchestrée par Conf. de Presse, serait d’annoncer « haut et fort » que le PQ à partir de demain matin, refuse tous les dons aux dessus de 500$ : il faut être congruent avec ses idées. L’ont-ils fait ? Non.
    N.B. 80% des dons au PQ proviennent de dons de moins de 500$ ; alors, on doit privilégier cette avenue et faire du marketting pour augmenter le nombre de donateurs.

    5) « Attaquons vigoureusement les problèmes concrets et immédiats du Québec : l’éducation, la langue, l’identité, la santé, les finances publiques (J.F) ; tout en….parlant de Pays…liant «l’immédiat» à l’indispensable prise en main de « Toutes nos responsabilités ».

    6) « L’Éducation », doit être la priorité absolue et je suis heureux que Mme Beauchamp soit la nouvelle ministre. Elle ne peut faire pire que Reid, Fournier et Courchesne qui ont laissé aller durant 7 ans une réforme désastreuse implantée sous le PQ ; et qu’ils ont empiré sous plusieurs autres aspects, que je n’ai pas besoin de mentionner, n’est-ce pas?

    - À l’instar, un peu, de l’Ontario — qui ne finance pas le privé : niet — je propose qu’en 2014, on diminue de 20% (sur 4ans) notre aide au privé tout en exigeant d’eux, d’augmenter l’accessibilité (moins d’écrémage) et plus, de rétention d’élèves en difficulté et de francisation des immigrants, etc…» ; de plus, cette diminution ferait grand plaisir à ceux qui veulent « moins d’État ».

    7) « La « Nouvelle École Publique » » : voilà un autre «projet de société» que le PQ doit lancer absolument. Quel est-il ?

    - Une école « vivante », « dynamique » où « l’excellence » est reine et qui devra compétitionner l’école privée, non pas sur les « notes » (c’est impossible), mais sur la préparation à la vie pour en faire des êtres plus autonomes et imaginatifs et solidaires!
    COMMENT ?
    Par :
    — un horaire où l’école ferme à « 5 hres » tout comme les garderies et… les école privées.
    — un ajout, donc d’une heure supplémentaire consacrée : Aux activités sportives et culturelles (intra mural, ou inter-scolaire) ; OU à l’étude ; OU à la reprise de devoirs non-faits ; etc…

    8) Quant aux Cégeps en français, je suis d’accord avec M. Facal.

    9) Sans parler des cours d’Histoire, dénoncés par l’association québécoise des profs. d’Histoire.

    10) Revoir bien sûr, la catastrophe que sont « les cours ECR » ; rejeter l’idée d’un Québec pluraliste, « style muticulturaliste » proposé par « Le Manifeste pour un Québec pluraliste », dont plusieurs membres qui en sont les promoteurs (ex : Daniel Weinstock) faisaient partie des 15 conseillers de Bouchard-Taylor ; qu’y avait été nommés par B-T après avoir été entérinés par le PLQ.
    Si tu veux savoir le résultat d’une commission : vérifie sa composition. Tout est là !

    Enfin espérer que nos amis fédéralistes s’ouvrent les yeux… en venant à Montréal et,
    « cessent de demeurer passifs et indifférents devant l’anglicisation galopante de la métropole du Québec. »J.F.

    Sept ans de « déconstruction » par un PLQ « Naufrageur », ça va bien faire! Même Jean Lesage et Robert Bourassa se retournent dans leur tombe en pensant à leur parti (PLQ) dont l’arbre ne produit plus aucun fruit. Quelle honte disent-ils!

    En effet ! Mais pourquoi en être surpris : on l’a expédié d’Ottawa pour remettre le Québec à sa place et il (Charest) y réussit au delà de toutes leurs espérances. Alors…

    Pour Conclure ce roman (rire…) :

    Malgré le formidable « exposure Libéral » pendant 7 ans, et un ROC omniprésent ; malgré tout cela, les souverainistes détiennent – selon Crop (avec la moitié des Verts) plus de 50% des voix (soit : 40% + 8% + 3,5%).

    Rappelez-vous mars 1995 (dixit Mme Chouinard) : les sondages montraient des chiffres décourageants avec une question proposant un partenariat…

    Maintenant depuis 2007 (vérifiez) avec la bonne question :
    -
    « Voulez-vous que le Québec devienne un Pays »,
    -
    nous obtenons sensiblement les mêmes appuis qu’en 1995, sinon plus !

    Alors du courage et continuons, nous progressons.

    Fini le temps où les souverainistes se déchiraient ; et avec le « pouvoir retrouvé » et la promotion de Québec Pays (enfin), la souveraineté ne peut que faire flèche de tout bois !

    Il me semble, que c’est une dernière chance que l’on se donne avant de disparaître dans l’indifférence.

    Bonne journée,

    JRD

  70. le 17 août 2010 à 17:29 Marc Tremblay

    Bravo Jean-Renaud,

    Vous ne manquez pas d’idées. Elles sont toutes « concrétisables ».

    Vous parlez toutefois des fédéralistes, alors que vous savez qu’il n’en existe plus un %&*+% au Québec. Vous semblez ne pas aimer le terme « dépendantistes ». Soit! En avez-vous un autre à proposer ?

  71. le 17 août 2010 à 19:15 Marc Tremblay

    Carole Chouinard,

    Vous parlez des fédéralistes alors qu’ils n’en sont pas. Vous trouvez le terme dépendantiste péjoratif ? Bien. Mais il reflète bien ce qu’ils sont, non ?

    Peut-être ai-je tort d’insister pour utiliser ce terme. Un autre pourrait être plus approprié mais je n’en ai pas trouvé. Désolé !

  72. le 17 août 2010 à 20:29 Carole Chouinard

    Marc

    Mais oui, quelqu’un qui prône l’appartenance à cette fédération est un fédéraliste. Pourquoi dites-vous qu’ils n’en sont pas?

  73. le 17 août 2010 à 20:46 Jean-Renaud Dubois

    Bonsoir,

    @M. Laplante,

    Même si vous n’en avez rien à cirer, dites-vous — j’en profite pour m’excuser, puisque j’ai erré!

    Je suis abonné au Devoir, et je ne savais donc pas qu’il y avait une différence entre la chronique sur ce blogue et celle « Publié dans Journal de Montréal et Journal de Québec » : (qui est confirmé en bas de sa chronique). Est-ce le cas (la différence) ?

    ***

    Merci Marc : je m’en prends de moins en moins au fédéralistes depuis quelques temps, et je tente comme toi et plusieurs autres, je pense, de construire.

    D’apporter aussi à l’occasion, comme aujourd’hui, des idées – à ma mesure bien sûre – même si un peu présomptueux.

    Mais très peu de personnes lisent nos commentaires (15 ou 20 peut-être). Dans le fond, on écrit un peu aussi à soi-même, non?

    ….. « Vous semblez ne pas aimer le terme « dépendantistes », dites-vous.

    Je ne comprends pas cette remarque. Si vous retourniez en arrière (sur ce blogue) vous verriez que je l’ai déjà employé.

    Ça c’est pas adonné, faut croire.

    Bonne soirée,

    JRD

  74. le 18 août 2010 à 8:38 Marc Tremblay

    Jean-Renaud,

    Il n’y a plus de fédéralistes au Québec. C’est pourquoi je ne peux plus appeller fédéralistes ces résignés tranquilles. Vous me comprenez ?

    C’est comme le terme séparatiste que nos adversaires utilisent. Il n’est pas du tout approprié.

    On devrait peut-être les appeler « partisans du statu-quo ».

  75. le 18 août 2010 à 8:50 Marc Tremblay

    Victor Beauchesne dit que peu de Québécois se préoccupent de la question constitutionnelle. Je ne suis pas de ce nombre et je connais plein de gens qui pensent comme moi.

    J’ai des amis en Europe et ils n’en reviennent lorsque je leur rappelle que l’A.N. du Québec n’a pas approuvé la Constitution de 1982, mais qu’elle s’applique quand même à la nation québécoise. C’est inconcevable pour eux.

  76. le 18 août 2010 à 13:45 Victor Beauchesne

    M. Tremblay connaît beaucoup de souverainistes, beaucoup de jeunes souverainistes et beaucoup de gens qui se préoccupent de l’absence de la signature du Québec.

    Par contre, sondage après sondage,parmi tant d’autres sujets, la présence d’algues bleues dans nos lacs préoccupent beaucoup plus la population. Sans nier les propos de M. Tremblay, cela devient une question de perspective ou de priorité.

  77. le 18 août 2010 à 16:33 Carole Chouinard

    Moi je connais beaucoup de Québécois capables de marcher et mâcher de la gomme en même temps. On peut se préoccuper à la fois des algues bleues et du statut du Québec…

  78. le 20 août 2010 à 7:31 Robert Lachance

    Dans mon commentaire précédent, j’ai pris trop personnel et à coeur le point d’interrogation dans le titre. La réponse était fournie dans ces deux paragraphes:

    La condition préalable à la souveraineté est que notre peuple retrouve le goût du mouvement, l’envie d’avancer collectivement. Sinon, lui parler d’indépendance, c’est comme faire écouter de la musique à un sourd.

    Alors remettons le Québec en mouvement. Attaquons vigoureusement les problèmes concrets et immédiats du Québec : l’école, la santé, la productivité, les finances publiques. Mais ne le faisons pas pour y accroître encore plus la place de l’État et nous déresponsabiliser davantage, mais, au contraire, pour stimuler de nouveau la responsabilité individuelle, la fierté et l’initiative.

    Les champs de problèmes concrets et immédiats mentionnés ci-dessus sont bien choisis mais si vous me connaissez, vous savez que j’aurais vu avant tout une préoccupation pour notre force de travail et notre force d’engendrement

    À Québec, nous entrons dans le déclin de la première et nous sommes depuis 35 ans terriblement en perte dans la deuxième. Côté travail, il faudra être sérieusement plus productif en moins d’heures et côté loisirs drôlement plus reproductif en moins de couples ou une formule à trouver.

    Je sais, depuis Trudeau, l’État n’a pas sa place dans les chambres à coucher. Trudeau ici n’est pas le nom d’une personne ni d’un aéroport mais d’un iceberg politique qui a mis légalement à mal notre force de régénération vers 1970.

  79. le 21 août 2010 à 6:58 Robert Lachance

    Réponse à Jean-Renaud Dubois.

    Ailleurs ici Jean-Renaud, je demandais à Marc Tremblay si vous n’avez pas été trop impulsif en adressant au PQ la contribution à la souveraineté dont vous parlez ici plus haut.

    À l’émission La période de questions le 16 août dernier, RDI, Durivage recevait Marisal. J’ai écouté pour m’instruire sur l’encore pertinence du Bloc à Ottawa. Marisal a rappelé qu’au départ, dans le livre de Bouchard, le Bloc ne devait y être que le temps nécessaire. René Lévesque n’était pas pour la création du Bloc: cette députation fait partie du dédoublement de services dont la souveraineté veut nous débarrasser.

    La persistance du Bloc se justifierait s’il prenait le leadership, devenait pan canadien, allait chercher des alliés en prévision de négociations dans des provinces insatisfaites ou ambitieuses pour qu’on nous accorde notre souveraineté. Durivage et Marisal n’en ont pas parlé.

    Nous manquons de travailleurs diplômés au Québec. Au moment opportun, je serais pour un premier rapatriement de talent, de connaissances et d’expériences d’Ottawa. Concentrons nos forces. Ne nous laissons pas trop distraire par la présence du sexe ou de Dieu dans nos écoles. Ça n’a pas réussi longtemps à Camil Samson.

    Quand on était rien qu’une tite gang de chum (c’était avant la loi 101) et qu’on voulait avoir du fun avec une balle ou une rondelle, on se désignait deux chefs, les deux plus grands, meilleurs ou habituels. Ceux-ci nous divisaient en deux groupes selon leur appréciation, en visant une victoire. On formait deux équipes qui se livraient une lutte amicale mais réelle. C’est ainsi qu’on apprenait à jouer. Les meilleurs allaient plus tard aller affronter la paroisse voisine qui perdait si ses participants ne s’étaient pas entraînés de la même façon.

    En prévisions de la prochaine élection provinciale, je créerais une confrontation amicale entre le PQ et le PI: les blancs contre les bleus. Des experts croient à la concurrence comme source de dynamisme et de perfectionnement. Que seraient les autos américaines si la concurrence japonnaise ne s’était pas interposée ? Des minounes !

    Les Bloquistes pourraient se rallier au P.I. ou au PQ. Imaginez le populaire Gilles Duceppe à la tête du P.I… (écrit ainsi, ça sonne plus comme pays que pi). Parce que ce ne serait qu’une préparation et pour s’amuser, quelqu’un d’autre que Mme Marois pourrait jouer le rôle de chef du PQ.

    J’ai cru comprendre que la principale différence entre le PQ et le P.I. m’apparaît le recours au référendum plutôt qu’à une élection référendaire pour le pays. Un brasseur pourrait vous vanter les mérites d’un processus continue sur un processus aux 15 ans et plus. C’est sûr qu’il y a aussi une différence au nombre de membres entre le PQ et le P.I., je dirais 30 mille contre 81 en 2009.

    Vous allez me dire que les souverainistes vont se déchirer, se diviser en mous et durs. Il y a une réponse toute prête à ça. Un bon stratège ne dévoile pas sa stratégie. Voyez comment Jean Charest nous mène en bateau alors qu’on a retenu ses services comme chauffeur d’autobus pour nous faire traverser une crise financière qui sévissait ailleurs. Bon, cette dernière a endommagé sérieusement nos économies en passant parce que le gouvernement a été ambitieux outre mesure et que le monde est cupide et petit avec la globalisation.

    C’est cynique de contribuer à un parti politique parce qu’on sait que 75 % du don va être payé par les adversaires et les indifférents et qu’un 400 $ ne nous en coûtera finalement que 100. Je ne détestais pas les Cyniques dans les années 60 et aux Bye Bye.

    Tout compte fait, je crois que mon 400 $ au P.I. aura plus d’impact sur la souveraineté du Québec que votre 400 $ au PQ.

  80. le 21 août 2010 à 9:04 Marc Tremblay

    Robert Lachance vient de me convaincre de la grande pertinence du Bloc. D’ailleurs les Québécois votent pour ce parti depuis 20 ans, indépendamment de ce qu’en pensaient Bouchard à l’époque. D’ailleurs, lui a t’on demandé ce qu’il en pense aujourd’hui ?

    Jacques Parizeau qui a participé à l’hommage rendu récemment à Gilles Duceppe a donné son appui tacite à la présence du Bloc.

    De plus, je crois que je vais pour la première fois en depuis longtemps envoyer une contribution au PQ. Le tout grâce à Robert Lachance.

    Quant à Pauline Marois, elle semble bien en selle et ne subit aucune contestation de la part de son caucus.

  81. le 21 août 2010 à 12:13 Robert Lachance

    À selle Marc, beaucoup dépend de la mouture de ta monture. Comme disait l’Autre, j’ai confiance, que l’on continue. Vous connaissez comme tout le monde la suite.

    Beaucoup dépend de la selle dont on parle. Pour bien rire, vous pigez celle à laquelle je pense. Pour la suite du français en Amérique, vous « pognez » ce que je veux dire.

    Redevenons moins sérieux ! C’est Jacques Parizeau qui m’apprenait récemment que:

    Quant à l’idée que l’indépendance du Québec est celle d’une génération et qu’elle disparaîtra avec elle, notons que des 51 députés actuels du Parti Québécois, 34, donc les deux tiers ont été élus pour la première fois soit en 2007, soit en 2008… Comme chaque fois, le bloc québécois devra démontrer à quel point ses députés défendent les intérêts du Québec. Jacques Parizeau, page 16

    Merci Monsieur !

    J’attends du PQ ou du P.I. une carte de « Gens du pays, c’est à ton tour, … à mon prochain anniversaire de naissance. C’est un minimum qui ne coûte pas les yeux de la tête et je connais un moyen qui fait « craque aux filles » rassembleur dont notre télévision communautaire à Québec dans le temps n’a pas voulu. J’en demeure handicapé dans l’accès de notre couple à la bourgeoisie. Je prends pas ça personnel.

    Tout compte fait, il n’y a pas d’urgence au bordel, je me donne un temps de réflexion comme faisait Claude Ryan. Alors, compte tenu de votre commentaire, je mets à l’études 200 $ au P.I., 200 $ au PQ. Une bourse peut-être ?

    Je me réserve la pertinence de réduire ces contributions envisagées au profit de Québec solidaire s’il s’engage à me faire parvenir une carte de bonne fête à mon prochain anniversaire à chaque année « no question asked ». Un genre de signal que l’on me compte encore parmi nous. Les chiffres ont leur raison que la raison seule n’a pas. « Tient toé ». Il me faudra alors avoir recours à mon logiciel d’aide au choix pour vous enrichir d’un siècle ou deux de lumière.

    Je suis heureux de pouvoir vous écrire ceci du fond de mieux qu’une prison, pour faire transparent et dramatiser, l’époque étant ce qu’elle est.

  82. le 21 août 2010 à 14:43 Marc Tremblay

    Je ne vois pas la pertinence de diviser le vote le vote souverainiste et de faire gagner le PLQ comme en 2008.

    Le PI est une molécule et QS un parti qui ne propose rien pour créer la richesse, bien que j’aime le franc-parler d’Amir.

    Il faut noter que le Parti québécois compte un nombre de jeunes députés, beaucoup plus que le PLQ. Rafraîchissant, n’est-ce pas ?

  83. le 21 août 2010 à 15:36 Carole Chouinard

    C’est ridicule de diviser le vote souverainiste.

    Que peut QS comme petit parti marginal dans une « province »?

    Que peut faire un petit parti indépendantiste? Rien.

    Que les vrais souverainistes se lèvent et poussent dans le Q du PQ!

    Et quand le pays sera fait, alors on se divisera en fonction de la droite et de la gauche… D’ici là, on joue le jeu de Charest et des fédéralistes.

  84. le 21 août 2010 à 15:39 Carole Chouinard

    On joue le jeu des fédéralistes si on se divise, je veux dire… c’était clair j’imagine.

  85. le 21 août 2010 à 17:14 Robert Lachance

    Les nerfs, les nerfs si je peux m’exprimer ainsi !

    Je ne vois pas moi non plus la pertinence de diviser le vote souverainiste.

    Nous serions en période de recrutement, pas de concertation. Les fédéralistes peuvent rigoler un temps. Je suis soumis au secret stratégique, je ne vous en écrit pas plus.

    Le P.I., c’était pour gagner contre Jean-Renaud. 32 000 / 80 = 3200/8 = 400. Chaque fois que quelqu’un deviendra membre du P.i. à partir de maintenant, Jean-Renaud devra en recruter 400 pour le PQ pour me vaincre.

    S’il accepte le défi naturellement. C’est pas beau ça !

    SVP, aidez-le ! Le jeu en vaut la chandelle.

  86. le 21 août 2010 à 17:28 Marc Tremblay

    Oui, Carole, c’était très clair.

    J’ignore pourquoi vous parlez des fédéralistes
    (comme R. Lachance)alors qu’ils n’en sont pas. Ce sont des unatiriens qui laissent le Canada se construire sans que le Québec ait son mot à dire.

    Un peu comme des agneaux qui se laissent tondre.

  87. le 21 août 2010 à 20:14 Marc Tremblay

    Bien oui, Carole, c’était très clair.

    En passant, je ne veux pas être indiscret, mais pourquoi vous parlez des fédéralistes ? Ils n’ont pourtant de fédéralistes que le nom.

    Ce sont des unitariens qui ne croient aucunement au renouvellement du Canada.

  88. le 21 août 2010 à 20:31 Marc Tremblay

    Excusez-moi, Carole,je vous ai envoyé deux fois le même message. Je croyais que le premier n’avait pas été envoyé.

  89. le 21 août 2010 à 21:51 Marc Tremblay

    C’est quoi cette histoire de secret stratégique ? Assez particulier; un peu comme quelqu’un qui dirait à un autre qu’il a un secret mais qu’il ne peut pas en parler.

    Et c’est quoi cette histoire de jeu avec Jean-Renaud ? Il me semble qu,il y a des choses plus sérieuses à faire. M’enfin…

  90. le 22 août 2010 à 12:43 Robert Lachance

    Ouais Carole,

    pourquoi parler des fédéralistes (comme R. Lachance) alors qu’ils n’en sont pas ? Marc Tremblay

    Avant de vous répondre.

    Les unitariens sont d’après Wikipedia des membres « d’un christianisme où Dieu est UN mais ne se distingue pas en trois personnes (le Père, le Fils, et le Saint Esprit). Pour cette doctrine, Jésus est l’homme qui est le plus près de Dieu, du divin. Quant au Saint Esprit, il est : dans le Père, en Jésus, son fils privilégié mais son fils comme nous tous, dans tous ceux qui servent Dieu et l’humanité. »

    Fallait être au courant. C’est transparent, je vois rien.

    Marc, c’est normal pour les dépendantistes, ils sont majoritaires. Pour ce qu’on nomme ROC et que je nommerais plutôt CSQ, Canada sans le Québec, la majorité avant la minorité. Le premier nom qu’on trouve pour désigner une chose n’est pas toujours le meilleur. À ce titre, le français est en bonne position.

    Les majoritaires construisent leur pays à leurs préférences. C’est ça la souveraineté: pour le plus grand bien du plus grand nombre, les majoritaires s’imposent aux minoritaires. Ou l’inverse s’ils sont plus maso que sado: des agneaux qui contre beaucoup de sécurité et de nourriture se laissent tondre. Merci à Régis et à Rapaille. À Québec, notre 300 mille $ n’est pas totalement perdu.

    J’ai à vous proposer un autre nom pour fédéralistes. Vous êtes prêts ! Interdépendantistes. Je n’ai pas écrit indépendantistes. Pas encore ! Laissons les dépendantistes, s’il en vient encore sur ce blogue, ce que je souhaite, écrire s’ils se voient comme des interdépendantistes.

    Je les entends dire:

    - C’est quoi ça un interdépendantiste ?

    - Un interdépendantistes, c’est soit un indépendantiste qui s’ouvre les yeux, soit un fédéralistes qui en fait autant.

    Secret stratégique

    Il n’y a pas de secret ou si, comme dans le secret de la Caramilk. S’il y avait un secret, Rona l’aurait. Marisal en aurait parlé à Durivage.

    Jean-Renaud

    La régénération commence par le jeu. C’est pas nécessaire de dire tout de suite toutes les « vraies affaires ». Merci Carole.

  91. le 22 août 2010 à 13:26 Marc Tremblay

    Un indépendantiste qui s’ouvre les yeux ? J’en suis un comme la plupart de ceux que je connais, car nous proposons également l’association.
    Un fédéraliste qui s’ouvre les yeux ( comme Ryan, Léon Dion, Mulroney, il n’y en a plus.Ils sont tous résignés.

  92. le 22 août 2010 à 17:58 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Bravo Robert, pour vos commentaires récents, que je viens juste de lire – Marc avait bien raison de vous féliciter. J’aime beaucoup vous lire : vous êtes généreux de votre temps (recherches) et pertinent, tout en ayant une plume vivante.
    De plus, votre humour est rafraîchissant…

    On semble vous trouver à l’occasion énigmatique (mystérieux), un peu comme Paulo Coelho, dans : « Sur les bords de la rivière Piedra ». (vous l’avez lu?). D’ailleurs vous faites un travail de moine (recherches démographiques), à l’image de ceux du monastère de Piedra, non?

    Par contre j’ai un peu beaucoup de difficultés avec le lien – peut-être que je ne l’ai pas compris – que vous établissez entre les deux phrases ci-dessous de M. Facal, pour affirmer que le PQ a actuellement le monopole de la souveraineté du Québec :

    « Comment déplacer la montagne quand on s’est soi-même perché à son sommet parce qu’elle offre la plus belle vue en ville ? » J. Facal
    ET
    « Qu’elle soit privée ou publique, une organisation qui n’affronte pas de compétition parce qu’elle détient un monopole, dont la clientèle n’a pas la possibilité d’aller ailleurs, n’aura pas d’incitation forte à s’améliorer. » J.Facal

    Un peu tiré par les cheveux, Robert, de se servir de ces 2 phrases (de sujets différents ; de Joseph, en plus) pour renforcer votre argumentation afin de souhaiter une compétition entre souverainistes.

    Sans oublier la comparaison entre les voituriers (2 puissances) et le PQ vs le PI (un puissance et un minuscule poux) ; au point de dire : « Je me demande si Jean-Renaud n’a pas agit trop impulsivement en adressant son 400 $ au PQ.

    Robert, je vous laisse contribuer au « PI », si vous êtes sérieux et si c’est votre choix.

    Quant à moi, ma contribution et celle peut-être de deux autres s’officialiseront, dès que le PQ annoncera qu’il refuse tous les dons de plus de 500$ ; faut bien être cohérent avec ses idées, et surtout (héhé) avec ses foulards blancs, non?

    En réalité, le seul point que je ne comprends vraiment pas (si vous parliez sérieusement, ce que je doute) c’est : votre référence à la page 16, du livre de Jacques Parizeau, « La Souveraineté du Québec », « Hier, Aujourd’hui et Demain », paru en 2009.
    Il me semble que vous sortez une phrase de son texte, pour faire dire le contraire de ce qu’il a dit, non? Relisez au complet son «introduction», Robert.

    Bon…

    « La question référendaire, pour être plus claire, pourrait maintenant se lire: Est-il trop tard, en 2013 disons, pour que le Québec devienne un pays ? » R.Lachance

    Ouais, bonne interrogation…

    JRD

  93. le 22 août 2010 à 20:04 Robert Lachance

    Merci pour vos bons mots Jean-Renaud.

    D’abord un avertissement. Concernant la contribution à un ou plusieurs partis politiques, j’aimerais inviter à la prudence les personnes qui gagnent moins de 20 000 $ par année. Le ministre des finances rembourse en crédits d’impôt. Si vous n’avez pas d’impôt à payer, il ne rembourse pas. Une personne sur deux ou proche ne paie pas d’impôts.

    Si vous jouissez d’un ou une conjointe, le transfert à celui ou celle-ci est possible. Je n’ai pas souvenir d’un avertissement à cette prudence au P.I. Je n’ai pas été voir au PQ ou chez Québec solidaire.

    Je n’ai pas lu Paulo Coelho, connais pas. Côté moine, je fais plus de vinification maison que de fromage, de prière ou de lecture si j’exclus me relire. Je suis un peu bourgeois malgré tout.

    Je n’ai pas vu depuis des décennies les échelles de salaires en éducation, santé et fonction publique mais j’imagine que les membres du PQ que j’ai estimé à 30 mille gagnent annuellement en moyenne plus de 50 mille $. Ce sont de petits bourgeois. Ils sont sur la montagne quand on compare aux gens qui ne paient pas d’impôts.

    D’accord, un peu tiré par les cheveux l’éloge à la concurrence.

    Je suis assez fantaisiste dans ma générosité en contribution aux partis politiques; j’ai un faible pour notre régénération. Après leurs défaites, j’ai déjà donné à Marc Bellemare au municipal et à l’ADQ au provincial parce qu’ils étaient avant-gardistes en cette matière par rapport au PQ ou au Parti libéral. Je vais aller relire le programme du P.I. et comparer avec le PQ et QS. J’envisage aussi miser tiers, tiers, tiers mais l’impact ne serait pas le même.

    Pour la phrase de Jacques Parizeau « Comme chaque fois, le Bloc québécois devra démontrer à quel point ses députés défendent les intérêts du Québec », je la prend dans deux sens: il devra être là, la preuve de son utilité n’est plus à faire ou il devra démontrer que son utilité est toujours présente. Jacques Parizeau a déjà été moins nuancé…

    Quand j’écris claire au sujet de la question, je pense à orienter le débat sur notre dégénération depuis 40 ans et la supériorité de la souveraineté sur le fédéralisme dans notre régénération si on la veut.