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Les péquistes se réuniront en fin de semaine. Clarifions la question centrale qui les confrontera.

Un francophone sur deux veut la souveraineté du Québec. L’idée reste puissante et n’en est pas à son premier creux de vague. Ceux qui y croient n’ont donc aucune raison valable d’y renoncer, d’autant que le Québec perd rapidement du pouvoir au sein du Canada.

Mais croire que la souveraineté serait bénéfique ne veut pas dire qu’elle soit faisable à court terme. Que faire alors du référendum tant qu’une majorité ne veut pas de la souveraineté ?

                                                             Dilemmes

Théoriquement, quatre positions sont possibles, si on exclut bien sûr l’élection référendaire que le PQ a écartée il y a plus de trente ans et sur laquelle il ne reviendra pas.

a) Prendre l’engagement que vous tiendrez obligatoirement un référendum en cas de victoire électorale. C’est ce que disait André Boisclair en 2007. Dans l’état actuel des choses, à moins d’être suicidaire, c’est prendre un engagement que vous savez  que vous ne tiendrez pas.

b) Prendre l’engagement que vous tiendrez un référendum seulement si vous gagnez l’élection avec un pourcentage du vote qui rende la chose crédible : autour, disons, des 45% recueillis en 1994. C’est ce que propose Denis Monière.  Pour l’avenir prévisible, cela revient à admettre, sans le dire, que vous ne ferez pas de référendum.

                                                       Comme en 1981

c) Prendre l’engagement que vous ne tiendrez pas de référendum dans le prochain mandat. C’est ce que fit René Lévesque en 1981. Vous vous concentrez alors sur une gouvernance provinciale et sur la promotion de la souveraineté jusqu’à ce qu’elle soit majoritaire.

Pour tenir un référendum, il faudrait ensuite en obtenir le mandat lors d’une élection portant explicitement là-dessus.  Irréprochable au plan démocratique, mais possiblement démobilisant et, bien sûr, turbulences garanties chez les militants.

d) Dire que vous ne tiendrez pas nécessairement de référendum, mais que vous ne l’excluez pas  si une occasion se présente. C’est ce vers quoi semble vouloir se diriger le PQ.

Sur le fond, c’est identique à ce que Lucien Bouchard appelait les «conditions gagnantes» et  que Bernard Landry appelait l’«assurance morale» : ne tenir un référendum que si vous pensez avoir une chance raisonnable de gagner. La seule différence est que vous dites vouloir travailler plus fort pour y parvenir.

                                                               Pas évident

Ce scénario n’est pas non plus sans difficultés. Tant que la possibilité d’un référendum demeure, le gouvernement se retrouve coincé entre des militants qui se soucient davantage du référendum que de la gouvernance, et une population qui se soucie plus de la gouvernance que du référendum.

Chaque initiative gouvernementale est vue comme une «astuce» pour mousser l’option. Des réformes nécessaires sont mises de côté pour ne pas mécontenter les électeurs. Et tous les groupes organisés vous font chanter en monnayant leur appui à la souveraineté.

Plus pervers encore, chaque fois qu’un gouvernement péquiste  gouverne correctement dans un cadre provincial, il illustre, par définition, que le fédéralisme est «flexible» et que la souveraineté n’est donc pas «indispensable».

Tant que la souveraineté ne sera pas majoritaire, ces dilemmes se poseront. Quatre options : faites vos jeux.

50 réponses à “PQ : quatre possibilités”

  1. le 12 mar 2008 à 15:11 marilou

    Les personnes du PQ veulent-ils vraiment faire la séparation, l’indépendance,la souveraineté-?—- Depuis plus de quarante ans que l’on attend,, que notre coeur et notre esprit sont sollicités .Notre patience est mise à l’épreuve et notre foi en un parti sauveur de -la-nation se détériore .—– Nous en venons à nous souhaiter un statu-quo,un time-out,une pause -café,un délai, pour que toutes les forces vives de ce pays-en-devenir se rallient et cachent leur couteaux,Ce qui fait peur au PQ c’est la trop grande diversité de pensées,et les personnes trop nombreuses qui veulent toutes être LE Chef,,Mettez-vous d’accord et acceptez-donc les personnes de bonne foi qui veulent vraiment avoir un pays,pas pour le fun mais pour le bien des Québecois,René à vers les années 1960 avec la révolution tranguille,, démontré le comment du pourquoi d’un référendum et le peuple n’en a pas voulu, pourquoi?..et il faut penser à attirer les gens d’autres nations pour nous aider à combler les besoins criants de ce Québec,autant en natalité, en travailleurs,en technique,etc etc, si nous ne trouvons pas ici ce que nous avons besoin , nous allons le chercher à la place qu’il se trouve et nous cherchons à le garder près de nous,pas en faisant du racisme,de l’intolérance,mais avec amitié et compréhension,merci,—,Bienvenue à tous ceux qui veulent nous aider à faire un pays, mais sans guerre ,sans révolution armée, ,sans bagarres.—– comme nous l’avons fait lors de la révolution tranquille de 1960,,, ——— les meurtres gratuits commis par le FLQ,nous n’en voulons pas,–merci.—

  2. le 12 mar 2008 à 16:16 Matou

    Dire qu’un québécois sur deux désire la souveraineté sonne étrangement dans mes oreilles. J’ai de la difficulté à croire qu’à la question voulez-vous que le Québec se sépare du Canada pour devenir un État souverain, 50 % des gens diront OUI. Un 50 50 pourrait survenir avec une question plus vague, comme celle de 80 ou de 95, mais je crois que si l’on veut accéder à la souveraineté on doit s’ouvrir les yeux et réaliser que le Québec c’est beaucoup que la faculté des sciences sociales de l’UQAM et le Saguenay-Lac-St-Jean. Le mouvement souverainiste québécois n’est pas dans un état glorieux comme tentent de nous le faire croire plusieurs. La langue va me brûler, mais VLB avait peut-être raison (Ouch), le Québec n’a jamais été aussi loin de l’indépendance qu’aujourd’hui.

  3. le 12 mar 2008 à 16:22 zapotec

    Comme le Hockey.. on se fait un quatre de sept?

  4. le 12 mar 2008 à 16:25 Simon Robert

    En effet ce n’est pas évident! Mais c’est normal que le PQ soit un parti difficile à contrôler car ce parti veut faire l’indépendance de façon démocratique. Il faut comprendre que les luttes politiques c’est DIFFICILE! Si vous cherchez la facilité, optez pour le statu quo, vous allez dormir sur vos deux oreilles!

    Au PQ il y a autant de chefs que de militants :) mais je proposerais que les articles du PQ soient quelque chose comme :
    1) Le PQ veut faire l’indépendance du Québec de façon démocratique (afin de clarifier la position idéologique, donc pas pseudo-autonomisme-nationalisme provincial)
    2) Lors de la prochaine campagne, il s’engagera à exécuter une gouvernance souverainiste en fonction de promouvoir l’idée de souveraineté.
    3) Lorsque la population et le parti seront prêts, le gouvernement consultera alors le peuple sur l’idée de souveraineté.

    Ce n’est peut-être pas parfait mais de cette façon tout le monde serait gagnant.
    Ce serait clair, flexible et réaliste, non?

  5. le 12 mar 2008 à 16:43 daveyy

    Aucune de vos quatres options ne débouchera à la souveraineté de votre vivant et vous le savez très bien, le ton de votre papier est très révélateur. Ces options ont toutes été essayées sans succès.

    Et s’il existait une autre option, beaucoup plus porteuse mais ô comment dérangeante pour le statu quo du modèle québécois sclérosé.

    Et si on se mettait à créer de la richesse, à bâtir une économie solide qui attirerait autant les investissements que les immigrants, qui eux seraient naturellement séduits par le fait français puisqu’il serait symbole de réussite économique. Devenons le moteur économique du Canada et le reste suivra facilement. Mais pour ce faire, il va falloir changer de paradigme et remettre en question tous les outils de la révolution tranquille.

    Ces outils qui nous ont si bien servis pour se sortir de la grande noirceur et de s’affranchir comme peuple ont maintenant un sérieux besoin de modernisation.

    Monopoles d’état, corporatisme syndical, bureaucratie excessive, syndrome de l’état providence, tous ces concepts doivent être revus dans le but de dynamiser notre économie. L’Irlande en est un exemple intéressant, dans moins de 25 ans elle s’est haussée du dernier au premier rang en Europe pour le PNB per capita. Elle attire des immigrants, même la langue irlandaise qui avait presque disparue, connaît un regain intéressant.

    Si nous pouvions harnacher l’énergie incroyable qui sera gaspillée dans les scénarios souverainistes que vous avez si bien décrits, et que de votre aveu tacite , sont voués d’avance à l’échec, alors là nous serions un peuple beaucoup plus uni avec un plan de match rassembleur.

    C’est peut-être un rève, mais continuer dans la stagnation économique actuelle, perdre du poids démographique et faire perdurer la déchirure souverainiste/fédéraliste n’est plus une solution intéressante pour personne, encore moins pour nos jeunes qui sont de plus en plus scolarisés, polyglottes et ambitieux. En plus nous avons tout ce qu’il faut pour réussir. Système scolaire complet, maîtrise de la haute technologie dans plusieurs secteurs à potentiel élevé, énergie propre et abondante, proximité de gros marchés, je pourrais continuer longtemps.

  6. le 12 mar 2008 à 17:12 AntiPollution

    L’erreur de 1981. Nous avons fait une erreur en 1981, c’était de vouloir gouverner une province en pleine crise économique. À ne jamais refaire.

    Je crois sérieusement qu’il va falloir revenir à l’élection référendaire un jour ou l’autre : un vote pour le PQ est un vote pour l’indépendance.
    Je suis prêt à attendre.

  7. le 12 mar 2008 à 17:32 Lesdents

    À mon avis, il faut privilégier l’option c), à quelques nuances près.

    Raison : Ayons donc l’honnêteté d’admettre qu’on est à des années-lumières de l’objectif, et qu’il faudra faire beaucoup de « gouvernance indépendantiste », courageuse et controversée, avant d’en arriver au point où il sera possible d’envisager de tenir un référendum. Or une politique courageuse doit reposer sur un appui fort de la population, et en particulier de l’électorat francophone, qui est trop divisé en ce moment. Sans renoncer au référendum, je doute que cela ne soit possible. En fait, en mettant au programme un engagement clair à ne pas tenir de référendum sur la souveraineté, on pourrait facilement se permettre beaucoup plus d’audace sur d’autres questions, et ce sans perdre l’appui de l’électorat francophone.

    Première nuance. M. Facal, vous dites « Vous vous concentrez alors sur une gouvernance provinciale et sur la promotion de la souveraineté jusqu’à ce qu’elle soit majoritaire. ». Vous savez fort bien, en disant cela, que le premier membre de la phrase prendra le dessus sur le second. Ayons donc l’honnêteté d’admettre que l’on a pas l’intention de promouvoir la souveraineté – vous et moi savons que quand Pauline Marois tiendra les rennes du pouvoir, la « promotion de la souveraineté » prendra le bord. De toute façon, c’est quoi ça « promouvoir la souveraineté »? Faire de la propagande? Non, il faut cesser d’essayer de convaincre les Québécois d’opter pour la souveraineté. Il faut changer leur situation objective grâce au levier que nous donne le pouvoir provincial, et là seulement les opinions évolueront dans le sens que nous souhaitons. Je rejoins sans doute Davey là-dessus : c’est en devenant plus forts (au culturel d’abord, et économique de façon accessoire) que les Québécois voudront aller vers l’indépendance tout naturellement. Là où je suis en désaccord avec lui toutefois, et sans discuter du mérite des recettes économiques assez vagues qu’il propose, c’est que je pense que c’est d’abord en renforçant le Québec français qu’on aboutit naturellement à l’indépendance. L’expérience des 60 dernières années nous l’a prouvé, me semble-t-il.

    Seconde nuance. Une telle approche n’est pas nécessairement « démobilisante ». Pour tout dire, de toute façon, les indépendantistes sont déjà complètement démobilisés. Ils sont rendus ailleurs : le PQ n’est plus que l’ombre de lui-même. Il n’y a donc rien à perdre de ce côté. Proposez aux indépendantistes une vraie politique nationaliste (notamment une politique démographique ne reposant pas seulement sur l’immigration) et des gestes forts en faveur de la francisation (et non des mesures mi-figue mi-raisin) et vous rallierez mêmes les plus purs et durs d’entre eux. Les anciens membres reviendront au PQ par centaines. Proposez-leur des substituts adéquats à la souveraineté, et vous verrez qu’ils seront patients et qu’ils lâcheront le morceau sur le référendum. Tout ce que ceux-ci demandent, c’est qu’on cesse d’être sur la défensive, d’encaisser les reculs et de ne pas poser de gestes pour se rapprocher de l’objectif. Ils veulent sentir que leur chef peut faire trembler l’adversaire, intimider Ottawa au moins minimalement – or on pas vu ça depuis Parizeau. Et ils ne sont pas prêts à donner carte blanche au chef, convaincus, avec raison, que ceux-ci se défilent trop souvent de leurs responsabilités à l’égard du Québec français.

  8. le 12 mar 2008 à 20:07 jean jacques

    Voila qu’ il y a un cinquieme option, la bonne, que M. Facal l’a deja mentionne au final:

    « Plus pervers encore, chaque fois qu’un gouvernement péquiste gouverne correctement dans un cadre provincial, il illustre, par définition, que le fédéralisme est «flexible» et que la souveraineté n’est donc pas «indispensable» ».

    LA conclusion est parfaite. Au revoir!

  9. le 12 mar 2008 à 20:38 Mario Asselin

    Je crois que M./Mme Antipollution va devoir s’expliquer un peu…

    L’erreur aurait été de «vouloir gouverner une province en pleine crise économique»?

    L’idée serait de ne vouloir être à la tête du gouvernement que lorsqu’il n’y a pas de décisions difficiles à prendre?

    Suis-je le seul à trouver que c’est «ordinaire» comme façon de voir les choses?

    C’est dans les moments de crises et d’adversité qu’on reconnaît souvent la valeur des hommes et des femmes politiques. Qui a dit «qu’à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire»?

    Je comprends de ce que vous voulez dire qu’en élection référendaire, au moment où nous aurions le goût de changer de gouvernement (suivant le «principe de l’alternance»), il y aurait lieu de «profiter» de la situation pour passer l’indépendance dans la gorge des électeurs…

    J’ai voté «oui» au deux derniers référendums organisés par des gouvernements du P.Q. et je peux vous dire qu’avec des arguments comme ceux-ci, je ne serais pas du côté de ceux qui confiraient la destinée de notre collectivité à un parti politique affichant d’aussi pauvres valeurs démocratiques.

    J’espère avoir mal compris ce plaidoyer…

  10. le 12 mar 2008 à 20:43 sylvain barrette

    Je crois que le fait de ne pas fixer d’échéancier pour la tenue d’un référendum est tout à fait acceptable. Connaissez-vous un fédéraliste qui reproche aux élites fédéralistes de ne pas fixer d’échéancier pour la révision du texte constitutionnel de 1982? Pourtant, s’il y un point sur lequel il y a unanimité au Québec, c’est bien celui du refus de signer la constitution. Pas moins de cent pour cent des premiers ministres du Québec ont refusé de signer ce texte depuis un quart de siècle.

    Si Pierre Trudeau n’a pas été capable de convaincre et s’il a choisi le geste unilatéral pour imposer son option, c’est peut-être parce que son option était indéfendable. Si aujourd’hui Stéphane Dion ou n’importe quel autre chef fédéraliste cautionne le geste unilatéral de Pierre Trudeau, ça en dit long sur leur foi en la démocratie.
    Si les fédéralistes à Ottawa ne s’engagent pas à ne plus imposer la constitution canadienne au Québec aussi longtemps qu’il ne l,aura pas signé, si à Québec ou à Ottawa les fédéralistes refusent même d’évoquer un calendrier pour réparer l’erreur constitutionnelle de 82, qu’on se le dise, il n’y a que ceux qui ont le courage de ne pas imposer leur option de façon anti-démocratique en maintenant leur engagement à tenir un référendum sur leur option qui méritent notre appui. Point n’est besoin en plus de fixer un échéancier.

    Sylvain Barrette

  11. le 12 mar 2008 à 20:58 jcpomerleau

    (daveyy)Je me surprend à être en grande partie d’accord avec vous. Un gouvernement qui se donnerait une stratégie d’état et poserait des actes d’état (Comme durant la Révolution tranquille) pour nous sortir du corset du fédéralisme, pas à pas, pourrait recevoir à chaque étape l’appui d’une majorité de québécois (es)pour que le Québec reprenne en main son développement (plus des deux tiers des électeurs ont voté pour, au moin, une large autonomie lors des dernières élections).On finirait de reculer (sclérose)sans attendre le grand soir pour avancer. Mais pour cela cela nous prend un leadership d’état et pour le moment il fait défaut, d’où la démobilisation. Le Plan de M Larose (que je commente ici:http://www.ledevoir.com/2008/01/18/172217.html) nous donne des bonnes indications à cet effet.Dans mon commentaire je souligne que le Référendum n’est pas le seul mode d’accession à la souveraineté; il y a aussi l’élection décisionnelle (qui fut utiliser pour la nationalisation de l’électricité en 1962)qui est exécutoire dans le parlementarisme britannique. Je m’étonne que M Facal nous enferme dans ce choix référendaire qui n’est pas jouable tant qu Ottawa ne signera pas un Protocole, sous supervision de l’ONU, s’engageant à en respecter le processus et le résultats. Dans une rencontre du SPQ hier j’ai pris le micro pour condamner cette fixation référendaire et j’ai été battu au vote. C’est dire comment cette fixation référendaire est tenace.

  12. le 13 mar 2008 à 0:25 Claude Alexandre

    J’étais là dans les années soixante parmi les disciples de René Lévesque, applaudissant la Souverainté-Association. Il y avait là l’excitation débridée d’un idéal pour changer bien des facettes de la société et de prendre en main notre destinée parce qu’elle était à Toronto.
    Je suis toujours nationaliste, mais beaucoup des changements rêvés ont eu lieu. Le Québec des années 50 et 60 qui a donné naissance au mouvement n’est plus. C’est un Québec qui a beaucoup changé.

    C’était le Nous, la nation qui nous motivait. Le Nous a changé. C’est la nation qui est au coeur du nationalisme. Son identité est en mutation et pour réussir ce nouveau Nous, il faudra y accorder beaucoup d’énergie et d’enthousiasme. Beaucoup plus qu’au referendum et aux frontières. Le referendum n’est qu’un outil artificiel pour clôturer politiquement un territoire. À quoi sert un territoire à une nation faible. Dirigeons notre énergie vers la construction et la solidification de la nation, vers la fierté nationale qui deviendra un attrait pour les nouveaux arrivants, vers la valorisation de ceux qui créeront la richesse, ce fameux mieux-être dont, individuellement, nous rêvons tous. Voilà ce qui est rassembleur. Le reste n’est que structurite.

    Le PQ d’aujourd’hui est si loin de celui de René Lévesque. Je doute que ce PQ que j’observe, qui se perd en stratégies et en petits pouvoirs, soit habile à bien gérer un nouveau pays, à rassembler une majorité de Québécois et surtout à réaliser cette indépendance. Son alliance trop prononcée vers la gauche et les syndicats lui aliène tous ces entrepreneurs et bâtisseurs du Québec plus à droite, plus lucides, mais qui croient eux aussi en cette nation québécoise forte et attrayante, qui voteraient pour l’indépendance si un autre parti la proposait. Je suis de ceux-là. Je ne voterai pas PQ parce qu’il a oublié d’écouter et qu’il veut se faire un pays qui ne ressemble pas à celui dont je rêve. En fait, à cette nation qui m’habite.

  13. le 13 mar 2008 à 4:03 Adam

    J’ai une question pour M. Facal. Vous dites un francophone sur deux veut la souverainete du Quebec. Je serai bien content de savoir votre definition de francophone, et connaitre votre source.

    Est-ce qu’un Maghrebin, ou un Vietnamien qui parle le francais, meme si celui-ci est nee dans son pays d’origine, est un francophone.

    Je sais bien que la representante officielle en matiere d’immigration de l’adq, pense le contraire (La Madame fait meme une distinction avec les francais de France…Il faut le faire), peu etonnant etant donne le niveau de betise qui peut sortir de la bouche de ces fanfarons autonomiste.

    Donc Monsieur Facal rassure moi, et montrez moi votre source, parce que sachant que la majorite (Une vrai majorite pas juste 51%) des Francais, Algeriens, Marocains, Tunisiens Ivoiriens, etc… parlant un francais bien superieur a celui des membres de l’adq, sont en generals bien opposes a la souverainete du quebec, sachant que meme aupres de l’electorat francophone de souche (peut-etre que vous parliez de ce type uniquement) cette question restent bien souvent un casse-tete, votre chiffre de 50 % semble bien genereux.

    Quant a vos option Mr. Facal, je dirais tout simplement bof…Si jamais un jour il y a un referendum gagnant, ce que je doute, est-ce que l’on permettra aux autochtones qui vivent dans leur reserve au Nord du Quebec de rester au Canada. Il me semble que ce qui est valable pour l’un devrait l’etre pour l’autre non ? En plus eux ils auraient une majorite clair, comme 90 %. Et si jamais il y a une majorite forte qui veut retourner au Canada est-ce qu’on permettra un retour en arriere avec un autre referendum, et puis un autre..et encore un autre. Je fabule peut-etre, mais il me semble que la plupart des souverainistes ne s’y interessent pas beaucoup.

    Je rejoins les propos de Claude Alexandre si son  »Nous », inclus les nouveaux, et vieux arrivants. Inclure signifie entre autre avoir les meme chance a l’emploi..ce qui n’est certainement pas le cas.

  14. le 13 mar 2008 à 9:11 vindictater

    C’est sur les chiffres sont implaccables présentement, l’option du OUI n’est pas assez haute dans les sondages pour favoriser la tenu d’un référendum. Les purs et durs ont eu leur bonbon a la derniere élection, la promesse de tenir un référendum dans le premier mandat, le résultat parle de lui-meme. Partons du fait qu’un bon gouvernement fait a coup sur deux mandats au Québec, le PQ se doit d’adopter une approche par étape qui menerait a la tenu d’un référendum dans le deuxieme mandat. Il faut mettre la table avec des actions qui favorise la fierté nationale et la confiance économique de la population envers son futur pays. Trois éléments importants selon moi.
    - La création d’un surplus budgétaire substenciel (2 a 3 milliards par an), je sais c’est pas facile mais comment voulez-vous convaincre les indécis avec un gouvernement qui tire le diable par la queue en situation de croissance économique et de chomage a son plus bas niveau en 30 ans.

    - Cessez de dévlopper de nouvelles infrastructures pour ce concentrer a réparer celles déja existantes. L’apparence est un excellent outil de marketing ainsi les gens seront plus portés a faire le saut si ils voient leur environement en bon état.

    - Il faut fouetter la fierté nationale, quel autre meilleur moyen que d’avoir notre équipe nationale de hockey pour les évenements internationaux. Les Gallois et les Ecossais ont déja ce privilege avec leurs équipes de soccer et de rugby alors pourquoi pas nous. Imaginez la mer de drapeau québecois en cas de médaille d’or, Dieu sait qu’on a le potentiel de gagner contre n’importe qui.

  15. le 13 mar 2008 à 10:07 AntiPollution

    M./Madame Mario Asselin, ;-)
    1980 : référendum perdu mais emprunts massifs pour payer l’épicerie
    1980 : décembre, premiers signaux de la récession économique
    1981 : décembre; résolution selon laquelle un gouvernement du Parti québécois devra enclencher le processus d’accession à l’indépendance sur la base d’une majorité de sièges obtenue lors d’une prochaine victoire électorale. René Lévesque s’objecte
    1981-1982 : récession économique : Renérendum de février
    1981 : 13 avril élection du PQ + intérêts élevés + emprunts pour payer l’épicerie
    1981 : novembre, nuit des Longs Couteaux ou la trahison
    1982 : rapatriement de la constitution contre la volonté du Québec
    1982-1983 : coupures de 25% des transferts fédéraux pour punir le Québec d’avoir voté OUI.
    1983 : coupures étalé sur 3 mois de 20% des salaires des syndiqués et fonctionnaires par PQ.
    1984 : 8 juillet 1984 Congrès national
    8 au 10 juin: IXe Congrès national (Palais des congrès de Montréal): « Souveraineté, un monde neuf ». Adoption de la résolution « Un vote pour le parti Québécois sera un vote pour la souveraineté du Québec » malgré l’opposition de René Lévesque
    1984-1987 : 22 novembre 1984 Démissions ministérielles
    Cinq ministres du Cabinet de René Lévesque suivent le geste de Pierre De Bellefeuille. Il s’agit de Jacques Parizeau, Camille Laurin, Jacques Léonard, Gilbert Paquette et Denise Leblanc , en nov.1984 au tour de Louise Harel

    19 janvier 1985 Congrès extraordinaire
    Les déléguées et délégués révisent l’article 1 du programme adopté lors du neuvième congrès en mars 1984. Devant cette situation, 495 délégués, avec à leur tête les ministres « orthodoxes » refusent d’entériner cette résolution et quittent le Congrès.

    20 juin 1985 Démission de René Lévesque
    René Lévesque remet sa démission comme président du Parti Québécois.

    29 septembre 1985 Pierre-Marc Johnson président
    Pierre-Marc Johnson est élu président du Parti Québécois avec 58,7% des suffrages exprimés. L’affirmation nationale (à l’intérieur du Canada) remplace le beau risque.

    3 octobre 1985 Pierre-Marc Johnson Premier ministre.
    René Lévesque démissionne comme premier ministre. Pierre-Marc Johnson lui succède comme PM du Québec.

    2 décembre 1985 Élection générale au Québec avec Johnson
    Le Parti Québécois perd le pouvoir après deux mandats.

    Pendant tout ce temps, le Québec était en crise économique, voilà pourquoi, M./Mme Asselin ;-)
    il ne faut pas refaire l’erreur de prendre le pouvoir quand ce n’est pas le temps.

  16. le 13 mar 2008 à 10:19 ymdelisle

    D’accord avec Daveyy. Bien dit. La démocratie a parlé deux fois. 50% veulent l’indépendence…. pas certain. Avec une question clair je suis certain que le résultat serait plus près des 30%. Nous sommes dans une nouvelle grande noirceur. Nous sommes un 4X4 pris dans la boue etil est temps de passer à autres choses.

  17. le 13 mar 2008 à 10:50 AntiPollution

    ymdelisle et daveyy, pas sûr que la démocratie a parlée deux fois. Est-ce que la démocratie parle lorsqu’il y a campagne de peur, comme avant et pendant le référendum de 1980 ?

    Personne n’a fait d’enquête exaustive en 1980 pour savoir s’il avait été volé comme en 1995.
    Pourquoi, parce que personne n’aurait osé penser que les fédéralistes pouvaient descendre aussi bas.

  18. le 13 mar 2008 à 11:10 zapotec

    Est-ce democratique de parler « d’association’ ou « d’entente » dans la question (lorsque rien n’est fait en realite). Faites un dernier referendum et poser la question « Voulez-vous que le Quebec Soit un pays independant? ». Apres on prend le resultat et on l’accepte. Apprendre a gagner c’est bien mais apprendre a perdre est une tout autre chose.

  19. le 13 mar 2008 à 12:12 Mathieu D

    « Et si on se mettait à créer de la richesse, à bâtir une économie solide qui attirerait autant les investissements que les immigrants, qui eux seraient naturellement séduits par le fait français puisqu’il serait symbole de réussite économique. Devenons le moteur économique du Canada et le reste suivra facilement. »

    Présentez-vous en politique avec un tel discours, mon cher Davey, et je vote pour vous sans réserve!

    Je suis d’ailleurs surpris du nombre de commentateurs sur ce blogue qui, comme moi, se sentent rejoint par votre commentaire (au moins en partie) et par celui de Claude Alexandre.

    Lesdents, par exemple, dit : « C’est en devenant plus forts (au culturel d’abord, et économique de façon accessoire) que les Québécois voudront aller vers l’indépendance tout naturellement. » On pourrait débattre longtemps sur la forme, mais je crois que lui et moi sommes d’accord sur le fond. La préséance du culturel sur l’économique (ou l’inverse) pour « devenir plus fort » est une question d’idéologie ou de croyance selon moi.

    Pour le reste, je trouve cette vision rafraîchissante et rassembleuse, elle tranche avec le sempiternel débat souverainiste – fédéraliste. Il y a quelque part où l’on se rejoint.


    Dans le même ordre d’idée, je suis bien déçu de l’ADQ, qui semble bien loin du parti inspirant, porteur d’une vision nouvelle pour lequel j’ai cru voté il y a un an. Le parti semble avoir sombré dans un conservatisme déprimant… Mon vote est maintenant ouvert au 3 partis

  20. le 13 mar 2008 à 12:46 Joseph Facal

    Un pot-pourri de réactions à quelques commentaires.

    1) Je n’enferme personne dans la mécanique référendaire. C’est le PQ qui doit décider ce qu’il fait de la mécanique dans laquelle il s’est lui-même placé.

    2) Lisez comme il faut : je ne dis pas que l’option c) est «nécessairement» démobilisante. Je dis «possiblement». On ne peut savoir d’avance.

    3) Ceux qui soulèvent encore la «clarté» de la question de 1995 devraient lire mon dernier livre (avec A.Pratte). J’en traite longuement.

    4) Les «francophones» sont ceux qui se définissent eux-mêmes ainsi. Moi, par exemple, je suis un francophone dont le français n’est pas la langue maternelle.

    5) J’accueille toujours avec intérêt et ouverture les commentaires des fédéralistes. Mais ici, exceptionnellement, ils n’ont pas grande pertinence car la question en discussion est de savoir ce que les souverainistes devraient faire. Leur demander de renoncer à leurs convictions n’a ni plus ni moins de sens que de demander aux fédéralistes de renoncer aux leurs.

  21. le 13 mar 2008 à 13:10 Mathieu D

    « J’accueille toujours avec intérêt et ouverture les commentaires des fédéralistes. Mais ici, exceptionnellement, ils n’ont pas grande pertinence car la question en discussion est de savoir ce que les souverainistes devraient faire. Leur demander de renoncer à leurs convictions n’a ni plus ni moins de sens que de demander aux fédéralistes de renoncer aux leurs. » -Joseph Facal

    Je n’insisterai donc pas davantage, quoique je n’aspire pas à faire renoncer qui que ce soit à ses convictions. Il me semble toutefois pertinent de chercher un cadre d’analyse différent, qui permettrait de résoudre un problème qui n’a pas d’issus dans la façon dont vous vous y prenez actuellement (celui d’essayer de convaincre une majorité claire d’accéder à l’indépendance). Les commentaires de fédéraliste tel Davey ou autres non-péquistes tel Claude Alexandre me semblent pertinents à cet égard.

    « Nous ne pouvons pas résoudre nos problèmes avec les habitudes de pensées qui les ont créées. » – Albert Einstein

  22. le 13 mar 2008 à 14:15 Adam

    Je ne m’attendais pas a une telle reaction de votre part M. Facal. Vous m’en voyiez decu. Le PQ demande a diriger les Quebecois dans leur ensemble ou bien juste les souverainistes convaincus ? Si le PQ ne devait mener ses batailles politiques uniquement sur la base de ces membres cela ferait longtemps que la premiere option aurait ete choisie.

    De plus si je serais souverainiste je ne limiterai certainement pas la question aux membre de ma tribu, mais je ferai tout en sorte pour la partager et proceder a un dialogue avec les recalcitrants. Ce que vous avez fait jusqu’a tout dernierement.

    Concernant votre definition de francophone elle est bien creuse et ne mene pas bien loin lorsque viens le temps de se trouver un boulot.
    Il serait bon d’entendre, de la part d’un intellectuel et souverainiste comme vous, quelques mots concernant cette fameuse definition de francophone si souvent galvaudee, et qui a la fin ne veut plus rien dire. Car si un francophone, est celui qui se definit ainsi, libre a moi de definir quiconque d’anglophone. Je croyais que nous avions la meme definition de francophone Mr. Facal, il serait bien de preciser par souci de justesse.

    De plus vous ne fournissez pas de source concernant  »la puissante idee souverainiste » soutenue par  »un francophone sur deux », ce qui me semble etre une exageration.

    Au plaisir de vous lire prochainement

  23. le 13 mar 2008 à 15:04 Richard Sauvé

    Je vous propose une cinquième option, et c’en est une qui était sérieusement considérée dans les débuts du mouvement indépendantiste: que l’option souverainiste ne soit plus défendue par le parti Québécois, mais par un mouvement, qui ne présenterait donc pas de candidats aux élections, mais dont les membres pourraient appartenir à n’importe quel parti politique.

    Je pense que si l’indépendance du Québec se produit un jour, ce ne sera pas par un vote de 51 % sur une question plus ou moins claire: ce sera plutôt le résultat d’une grande volonté populaire, à la suite de changements radicaux qui se seront produits dans nos rapports avec le reste du Canada.

    Tant que le Canada restera un pays vivable pour les francophones du Québec, le statut du Québec restera sans doute inchangé. Aussi bien que le parti Québécois se contente d’être un parti de centre gauche ordinaire, et laisse un mouvement extérieur à lui la charge de pousser la cause, jusqu’à ce que vienne le bon moment… s’il vient un jour.

  24. le 13 mar 2008 à 16:22 daveyy

    Selon le distionnaire et l’usage normal en français international (notre langue officielle jusqu’à nouvel ordre) un francophone est celui ou celle qui parle habituellement le français, au moins dans certaines circonstances de la communication, comme langue première ou seconde. Selon cette définition, 95,7% des Québécois seraient francophones, c’est le nombre qui parlaient français en 2006.

    Si comme M. Facal maintient, 50% des francophones appuyeraient la « souveraineté » je crois qu’il est dans le champ avec ses statistiques. Même si sa définition était retenue, comment sait-il qui se « définit comme francophone » à moins de sonner à toutes les portes du Québec ?

    Je suis très encouragé par les réactions positives de toutes parts sur mon premier commentaire plaidant pour une ouverture rassembleuse du mouvement souverainiste, jusqu’à ce que M. Facal dise que l’avenir du mouvement souverainiste n’appartient qu’au souverainistes. Surtout que je n’ai jamais demandé à qui que se soit de renoncer à ses convictions. Je trouve ses commentaires involontairement insultantes et surtout nuisibles à sa propre cause. Je m’explique.

    Si le mouvement plafonne à 40%, comment aller chercher le pourcentage qui manque si ce n’est pas parmi le 60% qui sont contre! Si M. Facal pense qu’en se réunissant avec les seuls convaincus à faire de la stratégie pour aller chercher les autres, le résultat risque fort de ressembler aux résultats des 30 dernières années. C-à-d de passer de référendum, à étapisme, à affirmation nationale, à conditions gagnantes, à 1000 jours avant la souveraineté etc. etc. pour aboutir à une conversation nationale , et bien cette conversation va se faire entre une minorité d’au plus 40% de la population.

    Je ne suis pas un fédéraliste convaicu de la supériorié innée du fédéralisme. Je ne suis pas un amoureux des rocheuse, ni de la « police montée ». C’est beaucoup plus par sens de realpolitik en constatant qu’un nouveau pays sans véritable consensus général mettrait toutes les chances contre lui. Une très faible minorité en faveur, et surtout s’il sagit d’un projet d’association en plus, serait un boulet que le nouveau régime trainerait dans ses négos avec le ROC, sa propre minotité, ses autochtones et en plus encouragerait un mouvement irrédentiste voulant fractinner son territoire. Ajouter à toute cette belle bouillie des « années de turbulences » économiques inhérentes et normales à ce genre de projet et vous avez un risque très fort de dérapage qui risquerait d’affaiblir le Québec pour au moins une génération.

    Face à un projet souvent perçu comme défensif, revanchard et de vision très gauchisante, avec des perspectives de réussites très faibles, ne serait-il pas plus porteur de réussir la souveraineté à long terme que de rassembler toute la population à ériger une société dynamique et plus prospère.

    Si oser rêver d’en finir avec le clivage qui dure depuis 1979 et qui ne débouchera à peu près jamais, si oser rêver à un futur exicitant pour nos plus jeunes, nos minotités, nos autochtones, si cela veut dire de ne plus se mêler des affaires des souverainistes traditionnels , alors faites vos lits chers concitoyens souverainistes, mais vous allez devoir coucher dedans.

  25. le 13 mar 2008 à 16:57 René P.

    @ M.Facal

    Je propose une cinquième possibilité qui consiste à reporter sur les épaules des fédéralistes la responsabilité de mettre la table afin de régler le problème constitutionnel dans l’intérêt commun des peuples fondateurs du Canada soient les francais et les anglais ainsi que les peuples natifs que sont les amérindiens en faisant en sorte cependant que ces derniers n’aient pas à se mêler du contentieux anglais-francais.
    Etant donné que les fédéralistes se sont mêlés des affaires internes du Québec lors des referendum, étant donné que ce sont eux qui ont fait échoué toutes les possibilités d’entente pour faire une place au Québec à l’intérieur du Canada, c’est à eux maintenant de jouer et de nous dire ce qu’ils proposent pour régler la question comme les oblige à faire la Cour Suprême en les contraignant à négocier.
    Le PQ n’a donc qu’à proposer au peuple, lors d’une prochaine élection, de s’engager à négocier avec le fédéral afin d’en arriver à une entente qui fera en sorte que le Québec, étant un peuple, ait toutes les garanties qui vont lui permettre d’avoir tous les contrôles nécessaires à son épanouissement. Ce qui sera à négocier dans le détails n’a pas à être mentionné davantage que P.E.Trudeau l’a fait lorsqu’il a dit qu’un oui voudrait dire un non et un non un oui.Ce sera là une question de stratégie à choisir par le P.Q. Quant à savoir comment le peuple sera impliqué dans cette démarche, ce sera au fédéral de le décider pour les Canadians et au Québec de le décider pour les québécois. Et s’il n’y a pas d’entente, le Canada saura que « sa » Cour Suprême a dit que le Québec aura la possibilité de se séparer. Comme le parti libéral n’a rien à proposer aux québécois pour régler les problèmes constitutionnels et comme les québécois sont tannés non pas d’avoir des referendum mais que les problèmes constitutionnels ne se règlent pas, ils devraient voter logiquement pour le PQ.

  26. le 13 mar 2008 à 17:23 vindictater

    @ Davey

    Bon sang Davey t’es pas capable de comprendre c’est quoi un francophone sans vérifier dans le dictionnaire,
    vraiment pas fort. Tu prends les Québecois de souche, tu additionnes les immigrants qui vivent en francais a la maison et aussi les autochtones qui vivent en francais a la maison et ca te donne la population francophone du Québec. Pas besoin de sonner a toutes les portes, il y a une chose qu’on appel le recensement qui te donne ce genre d’information.

  27. le 13 mar 2008 à 18:24 Adam

    @ vindictater

    Je ne sais pas si vous etes conscient mais votre definition de francophone est differente de celle du dictionnaire. On n’a pas besoin de parler en francais a la maison pour etre francophone. Si c’est le cas, je vous pris de m’expliquer en quoi cette difference affecte, negativement la langue francaise.

    Ca fait trois personnes qui donnent une definition differente de ce qu’est un francophone sur ce blogue et ca ne m’etonne pas.

    C’est pour cela que j’ai demande a M. Facal de me donner une definition precise comme celle de Davey . Pour une majorite qui a tendance a se croire minorite les francais et les belges ne sont pas francophones (On se demande bien qui l’est). C’est pour cela qu’il est important de bien definir ce terme, et aussi important de s’attaquer a ce non sens qui est d’exclure tout francophone d’Afrique, d’Europe ou d’Asie.
    J’aimerais entendre un politicien ou mieux encore un leader souverainiste ardent defenseur de la langue affirmer que tout ces nouveaux et vieux arrivants francophones contribuent a l’economie et a la culture Quebecoise. Que parce ces derniers parlent une autre langue a la maison, ne constitue pas une menace pour le francais, mais au contraire un enrichissement. Malheureusement ce qu’on entend dernierement c’est des rethoriques a deux sous de la par de nos politiciens et elites qui sont incapables de parler vrai.

    J’avais confiance que M. Facal n’etait pas de ces intellectuels qui prennent la langue de bois lorsque viens le temps de parler de ces sujets chauds.
    Alors M. Facal, pardonnez de mettre trompez.

    @ Renee
    Si Tartuffe etait souverainiste il n’aurait pas trouve mieux. Bravo Monsieur Renee. Merci de nous rappeler que les federalistes se sont meles des affaires internes du Quebec. Un federaliste ne sera donc par definition qu’un etranger, n’est-ce pas ? Alors en ce 13 mars 2008 M. Renee je vous fait une annonce qui va vous faire grincer les dents, c’est-a-dire que bon nombre de Quebecois sont federalistes. Je vous prie de vous calmer car le plus dure reste a venir. Les Amerindiens ne sont pas des citoyens de deuxieme zone, alors quand ils s’opposent a ce qui est fait politiquement au Quebec, ils ne se melent pas, en fait ils protegent leur interets mais surtout leurs droits, ne vous en deplaise. Vous vous croyez bien malin en portant les responsabilites sur le dos des  »federalistes » et pouvoir sortir gagnant-gagnant d’un possible litige constitutionnel. Pour engager une discussion et aboutir a un accord, il faudrait avant tout avoir un desir de par et d’autre de reussite, mais en lisant votre texte M. Renee, le seule desir present est celui de revanche. Alors a tous les Tartuffe de ce monde bonne peche, mais il vous faudra trouver un meilleur hamecon.

  28. le 13 mar 2008 à 19:42 ymdelisle

    @antipollution
    Laissez-moi tranquille avec votre « référendum volé ». Pourquoi le PQ n’a-t-il jamais posé une question limpide comme, « Voulez-vous que le Québec soit un pays indépendent du Canada? » Point à la ligne. Les deux questions étaient claire comme de la boue. Chaque sondage qui pose une question limpide et clair revient avec un verdict qui oscillent entre 30-40%. Notre évolution c’est fait comme suit: français, canadien, québecois, séparatiste,indépendentiste, souverainiste, conversationiste. Nous avons le contrôle de nos taxes, notre éducation, notre santé, notre immigration, notre formation professionelle, nous faisons parti du G8 (indirectement) etc etc etc. Nous avons plus de pouvoirs et de richesse que bien de pays indépendents. En plus, nous recevons des fonds du ROC pour arrondir nos fins de mois. Le Canada n’est pas l’ogre que les nationalites nous décrivent. J’en ai rat-le-bol de la « Question Nationale », Il est temps de passer a autre chose.

  29. le 14 mar 2008 à 7:38 Joseph Facal

    En 1995, 49,5% des voteurs ont appuyé le oui. Comme il y a au Québec environ 80% de gens classés «francophones» selon les définitions usuelles de Statistique Canada, on peut en déduire qu’environ 60% de ces derniers ont voté oui. Ça s’appelle une règle de trois. Appliquez le même raisonnement au taux d’appui actuel (entre 40 et 45% selon les moments) à la question de 1995, et cela donne environ 50% d’appuis chez les francophones. Refuser d’admettre même cela commence à rassembler à de la mauvaise foi combinée à du radotage. Désolé.

  30. le 14 mar 2008 à 8:34 robnic

    S.V.P Lisez le commentaire de DAVEYY; tout est dit avec clarté. Et surtout, si vrai. Oublions toutes ces manigences de – lorsque le peuple sera prêt, etc, etc.

  31. le 14 mar 2008 à 9:37 Mathieu D

    Le débat sur le pourcentage de francophone en faveur de la souveraineté est « à côté de la track ». Que ce soit 40%, 50% ou 60% des francophones qui appuient la souveraineté, ça n’a pas tellement d’importance. En appliquant une règle de trois, cela fait au mieux 3 millions sur 7 millions de Québécois… et c’est insuffisant.

    Tant que « la question en discussion est de savoir ce que les souverainistes devraient faire », tel que le propose M. Facal, vous aurez une jolie conversation de famille, hermétique. Il serait fort étonnant que vous en resortiez avec un plan rassembleur, mais telle n’est peut-être pas votre intention.

    Ne croyez-vous pas que « rassembler toute la population à ériger une société dynamique et plus prospère » est beaucoup plus porteur pour réussir la souveraineté à long terme, comme le souligne Davey? Que « C’est en devenant plus forts (…) que les Québécois voudront aller vers l’indépendance tout naturellement » comme le propose Lesdents?

    En préparant vos munitions en famille, vous entretenez une lutte à finir souverainiste-fédéraliste qui paralyse le Québec depuis trop longtemps (vous pourrez prétexter, avec raison, que certains fédéralistes font la même chose et c’est tout aussi déplorable). Les proportions d’appui à la « cause » ne changeront pas de cette façon.

    J’ai quitté la « famille souverainiste » assez jeune. Pourtant, ne voyez-vous pas que nous ne sommes pas si loin? Ouvrez-vous les yeux, bon sang! Pourquoi ne cherchez-vous pas un nouveau cadre de réflexion plus ouvert et rassembleur? Dans l’état actuel des choses, votre projet ne fait pas de sens pour 4 millions de Québécois.

    « Les individus ne résistent pas au changement, ils résistent à l’idée d’être changés. » (Richard Beckhard)


    Par ailleurs, il est très impoli de s’imposer lorsque l’on n’est pas invité. Alors je vous laisse en famille. À une prochaine, je l’espère…

  32. le 14 mar 2008 à 9:52 daveyy

    @ vindicater

    J’ai devant moi la page du dernier recensement 2006 qui classifie la langue comme suit: 1. langue maternelle 2. connaissance des langues officielles et 3. langue parlée le plus souvent à la maison

    Question: un francophone marié avec une allo ou anglo qui parle français mais qui entre eux à la maison se parlent dans une autre langue c’est quoi au juste? Dans votre définition et celle de M. Facal, ce sont des exclus.

    La définition de M. Facal est celle des Québécois de souche pure laine avec quelques exceptions notables et bien publiques. C’est ce que Parizeau définissait comme le NOUS dans son beau discours, NOUS avons voté oui, NOUS avons été battus par le vote ethnique etc etc.

    C’est tristement révélateur du mouvement souverainiste qui se veut le porte-étendard des « de souche » et qui tourne en rond depuis 25 ans.

    Si on appliquait la règle de trois aux résultats de la vraie question, la seule qui compte: Voulez-vous que le Québec devienne un pays indépendant du Canada? Le résultat: même les
    Québécois de souche sont majoritairement contre.
    Alors on continue ce débat stérile, on ne peut même pas s’entendre sur une définition de francophone. OK OK M. Facal, faut faire preuve de bonne foi: une majorité de Québécois de souche ont appuyé un projet de souveraineté association en 1995, projet qui incluait la garantie de conserver l’armée, la devise et le passeport canadiens. Est-ce une preuve que le mouvement est en pleine santé, tirez vos propres conclusions.

    Le dictionnaire français ne compte plus au Québec, bientôt Mme Marois va faire enseigner le « français standard québécois  » à nos enfants. Triste.

  33. le 14 mar 2008 à 10:06 AntiPollution

    À propos des référendums volés :
    Un rappel de l’Histoire :

    Le club des démocrates
    Lucien Bouchard Le Devoir 10 février 1996
    La lettre de Pierre Elliott Trudeau remâche des arguments poussiéreux, mais elle éclaire, en 1996, les dangereux sentiers que ses successeurs sont tentés d’emprunter.

    « Je cite un fédéraliste objectif: «La journaliste, Chantale Hébert, a démontré que les haut-fonctionnaires du ministère de l’Immigration étaient au courant des efforts d’accélération des demandes de citoyenneté et que ces efforts étaient si importants que les fonctionnaires, qui sont normalement récalcitrants à faire du temps supplémentaire, ont dû, durant cette période de pointe, travailler la nuit et les fins de semaine.
    Hébert a poussé plus loin sa recherche comparative et a découvert qu’Ottawa, contrairement à ses affirmations, a systématiquement réduit le temps d’attente requis pour devenir un nouveau Canadien de huit mois à un mois pour au moins 14 000 partisans du NON potentiels dans les mois qui ont précédé le référendum de 1995.
    Tout cela prouve une chose: Parizeau avait raison.» Peter Scowen, le 9 mai 1996.

    Donc contrairement à ses propres lois le fédéral a donné la citoyenneté canadienne seulement un mois après la demande. » Texte cité par Manon Berthelet, AGQ#17007, 4.4.01 »

  34. le 14 mar 2008 à 10:09 René P.

    @ Adam

    Si j’interprète bien votre réaction, vous ne trouvez pas cela drôle de subir le même traitement que vous, les fédéralistes, avez imposé aux québécois. C’est bien compréhensible car les québécois aussi n’ont pas du tout apprécié les manoeuvres inacceptables voir malhonnêtes et anti-démocratiques utilisées par les fédéralistes pour arriver à leurs fins. Vous appelez cela de la revanche? Mais non, ce n’est pas de la revanche, c’est seulement qu’à la guerre, il faut avoir au moins les mêmes armes que ses adversaires. Ceci étant dit, ce craignez pas trop car les québécois étant moins mesquins que les fédéralistes, sauront conserver une certaine éthique comportementale (ce que n’ont pas fait les fédéralistes, n’est-ce-pas?).
    Vous dites que bon nombre de québécois sont fédéralistes. Vous devriez savoir que JAMAIS le peuple québécois n’a donné son consentement pour entrer dans le Canada.Le Canada a été imposé au québécois. Le jour où on demandera aux québécois: »acceptez-vous que le Québec fasse parti du Canada selon les conditions actuelles » et que ceux-ci répondront « oui » à 50% + 1, vous pourrez affirmer que les québécois sont majoritairement fédéralistes. Pour le moment, rien n’indique qu’une majorité accepte le statu quo.
    Pour ce qui est des amérindiens, je n’ai jamais suggéré qu’ils étaient des citoyens de deux deuxième zone(d’autant plus que je possède moi-même 12.5% de sang amérindien). e que j’ai dit, et que vous n’avez pas compris, est que les amérindiens ne devront pas être utilisés par les anglais contre les francais comme cela fut le cas dans les négociations constitutionnelles antérieures. Ce fut une bassesse de la part du fédéral de tenter de diviser de cette facon les francais et les amérindiens. En tant que québécois et en tant qu’amérindien, j’ai trouvé cela dégoûtant et cela me suffit pour être anti-fédéraliste.
    Encore une fois, je vois qu’il est très difficile pour un fédéraliste d’oser regarder ses agissements passés.

  35. le 14 mar 2008 à 10:32 ymdelisle

    @ M. Facal.
    Vous jouez avec les mots, les stats et l’ethnie.
    1) En 95, 49.5% des gens ont voté oui, c’est vraie. Mais, sur une question tordue.
    2) De dire que 60% de 80% des votes équivaut à 50% des francophones étire le ‘lastique un peu trop. On ne fait pas un pays avec ça.
    3) Que faites vous des Québecois qui ne sont pas de souche (comme vous). Leur vote ne compte pas?

    La destinée du Québec doit se faire par tous les Québecois, pas seulement les Québecois de souche et francophones. N’oubliez pas que le Québec moderne fût construit également par des anglophones et allophones. Mon épouse est anglophone, et ses racines Québecoises sont beaucoup plus profondes que les votres. De dire qu’elle ne fait pas parti du 60% de 80% qui égale le 50% qui a raison est un peu insultant. Le nationalisme Québecois n’a jamais été inclusif et votre argument statistique le démontre bien.

  36. le 14 mar 2008 à 10:34 René P.

    A Daveyy

    Vous proposez de créer la richesse, etc,etc,. Je veux bien mais si vous regardez la réalité du développement du Canada depuis ses débuts, vous allez reconnaître que les anglais se sont toujours servis de facon prioritaire sur le plan économique. Les affaires, c’étaient leurs affaires. Les « canayens » (francais) n’ont jamais été considérés comme « capables » à ce niveau. C’est pourquoi, considérant ce fait, la seule facon pour le Québec de s’émanciper sur tous les plans, y compris le plan économique, est de se séparer du Canada. Vous, vous proposez le statut quo i.e. garder la charrue avant les boeufs. Si on veut de développer, il nous faut d’abord exister, être un pays.

  37. le 14 mar 2008 à 11:24 daveyy

    @ antipollution

    « Donc contrairement à ses propres lois le fédéral a donné la citoyenneté canadienne seulement un mois après la demande »

    Faux, faux, archi-faux! Le fédéral a été coupable de réduire le long temps d’attente de ceux qui avaient déjà pleinement droit à la citoyenneté canadienne. Personne qui n’en avait pas droit ne l’a reçue. C’est peut-être difficile à accepter mais aucune loi ne fut brisée. Grosse nuance.

    @ René P.

    Encore une fois vous proposez des solutions à de vieux problèmes, regardez donc le futur au lieu de radoter sur les méchants anglais qui ont fait la vie dure aux canayens. Une maudite grosse anglaise de chez Eaton avec ça? Euh, Eaton a fait faillite voilà 25 ans et s’appelle Les Ailes de la Mode maintenant.

    On a voté deux fois pour rester dans le Canada, ou aviez-vous déjà oublié 1980 et 1995 ? Je ne propose pas le statu quo, je propose un Québec fort, prospère et dynamique. La souveraineté viendra tout naturellement si elle est dans notre intérêt collectif et ne sera pas divisive. Le PQ propose un Québec divisé en deux, avec une économie socialisante moribonde et encourage le repli identitaire pour des motifs électoraux évidents. Il est temps de casser le moule, le statu quo c’est le modèle québécois sclérosé, incapable d’accepter le moindre changement. C’est trop facile de blâmer les autres, faudrait commencer par nous-mêmes.

  38. le 14 mar 2008 à 11:34 AntiPollution

    Daveyy, prouves-moi que c’est faux, si tu es capable.
    La conclusion n’est pas de moi; relis l’article.

    Ta parole vaut-elle plus que Reed Scowen, un ex-député libéral anglophone ou celle de Chantal Hébert ?

  39. le 14 mar 2008 à 12:02 Richard Sauvé

    Essayons au moins de dissiper la confusion à propos du terme « francophone ».

    Au Québec et au Canada, nous avons adopté la définition de monsieur Facal: personne qui se sert du français plus que de toute autre langue. Presque toujours, cette personne pense en français, tandis qu’un anglophone pense en anglais, et un allophone dans une langue qui n’est ni le français, ni l’anglais.

    Dans beaucoup de pays « francophones » (selon la définition canadienne), dont la France elle-même, je crois bien, le terme « francophone » est beaucoup moins étroit: il décrit une personne qui parle français. Il peut maîtriser d’autres langues mieux encore, penser dans une autre langue, utiliser le plus souvent une autre langue: c’est quand même un francophone. Voilà le francophone auquel Daveyy fait allusion.

    Comme nous vivons au Canada, nous devrions admettre la définition de monsieur Facal. Dire que ceux qui n’ont pas le français pour première langue d’usage ne sont pas des francophones ne signifie pas qu’on les méprise. Si Daveyy parvient à faire admettre la définition qui a cours en France et dans les pays africains, il nous faudra trouver un autre terme pour décrire ceux qui considèrent le français comme leur langue première.

  40. le 14 mar 2008 à 12:53 freddd40

    Permettez moi de vous rendre mes hommages les plus sincères, Mr Facal. Très peu sont aussi passionné que vous à la connaissance et votre savoir faire en tant que communicateur est tout simplement remarquale, je vous en remercie.
    D’abord, je dois avouer que la quatrième position possible du PQ, soit de ne prendre aucun engagement formelle mais de bien tâter l’opinion populaire, me semble être le choix le plus sage et le plus raisonnable qui soit.
    Mais comment s’informer réellement de l’opinion d’un peuple? En se référant à quelques sondages excercés sur seulement 630 personnes réparties dans notre si vaste province?
    Ridicule.
    Je crois que tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas un renouvellement concret des membres du parti , les gens ne voudront d’aucune manière la réélection majoritaire du PQ. Un rajeunissement concret est de mise. La compétance ne vient pas nécéssairement avec l’âge: la passion peut accélérer ce processus.
    Ainsi, si la population désire être souverain, il manifestera son intention et ce, non pas au téléphone dans le confort de son foyer douillet, mais bien dans les rues ou les assemblées prônant leurs désirs d’indépendances.

    Mes hommages à vous.

  41. le 14 mar 2008 à 14:45 René P.

    A Daveyy

    1-Que cela vous plaise ou non, on ne peut effacer le passé et dire « on recommence tout » car pour aller quelque part, il faut savoir d’où l’on vient. La question est; Pourquoi cela choque tant les fédéralistes qu’on leur rappelle le passé? La réponse est: parce qu’ils ne l’ont pas et ne veulent pas l’assumer. Quand les fédéralistes reconnaîtront ce qu’ils ont été, alors et alors seulement, ils pourront s’ouvrir au peuple québécois. C’est dommage que cela vous irrite mais vous êtes les seuls à pouvoir y remédier.
    2- On a pas voté deux fois pour rester dans le Canada,on n’a pas pu voter librement car le fédéral a perturbé les référendum de facon anti-démocratique.
    3- Il est faux de dire que le PQ propose un Québec divisé en deux: encore là, ce sont les fédéralistes qui ont parlé de partition. S.V.P., soyez honnête.
    4- Quant à dire que le Québec est incapable d’accepter le moindre changement,je vous réfère au Canadians d’Ottawa et des provinces anglaises qui se sont montrés incapables d’accepter le moindre changement à la constitution canadienne et pour être certains qu’il n,y en aurait pas de changement, ils ont établis une procédure qui rend cette constitution inchangeable. S.V.P., ne faites pas semblan d’ignorer cela.

  42. le 14 mar 2008 à 18:50 Réjean

    Tout ce verbiage pour rien. Après 40 ans
    de séparatisme on est rendu à la conver-
    sation nationale. Je prédis que dans 40
    ans nous serons au chuchottement national.

    P.S. Quand Pauline Marois a dit qu’elle
    voulait faire des gestes de souve-
    raineté j’ai pensé tout de suite
    qu’elle voulait installer une
    vieille pancarte du OUI affichant
    le dollar canadien sur un des
    balcons de son château.

  43. le 14 mar 2008 à 21:14 ymdelisle

    @René P
    1)Il n’est pas question d’effacer le passé. Il est question de bien le comprendre. Le passé, tel q’écrit par les Lionel Groulx de ce monde, est un très biasée. Nous pourrions en discuter longtemps. Mais, à la fin, nous devons comprendre que beaucoup de nos problèmes étaient ‘made in Québec’ par les Québecois. Duplessis et la grande noirceur c’était quoi?
    2) Dire que le Fédéral ne nous a pas permis de voter librement est absurde. Il n’y a pas un pays qui a l’ouverture d’esprit pour tolérer les frasques indépendentistes comme le Canada l’a fait depuis 40 ans. Parlez-ens aux Corses, aux Catalans ou encore aux Basques. J’ai vécu des tentatives de blocage de votes, par le OUI en 80 et 95, dans des régions fédéralistes. Il y a eux des milliers de votes cancellés. Les photocopieuses dans les écoles se faisaient aller pour le OUI. Les syndicats avaient du personnlle payé qui travaillaient pour le OUI. Alors, ne faite pas les vierges offensées.
    3) Quand on parle de partition, comme le dit le vieux dicton anglais, « What’s good for the goose is good for the gander », Si le Canada est divisible, le Québec aussi. Regarder les Balkans comme exemple. C’est comique de voir des gens qui se battent pour se séparé, refuser le même droit aux autres.
    4)De dire que le ROC refuse les changements est mentir. Regarder les pouvoirs que le Québec avait il y a 60 ans et comparer avec les pouvoirs que nous avons aujourd’hui. Nous avons plus de pouvoirs, libertés et richesses que la grande majorité des pays indépendents. Retourner lire votre histoire, particulièrement le chapitre sur la conférence de Victoria. C’est le Québec qui a renier le changement. Votre attachement à « la cause » démontre justement votre incapacité de voir d’autres solutions. C’est ça l’immobilisme.

  44. le 14 mar 2008 à 23:51 Olivier

    - je coche b) -

    La question centrale? Je serais très curieux de savoir où se situent les Québécois sur ce que je considère comme LA question:

    Croyez-vous que la nation Québécoise survivra, disons 100 ans, dans le contexte Canadien?

    Si oui, vous êtes probablement fédéraliste.

    Si non, vous pouvez avoir une ou plusieurs des réactions suivantes:

    1. Indifférence:

    Non, pis je m’en sacre, ils savent pas se brancher, tous des incapables sauf maman.

    2. Compromis:

    Non, mais je crois qu’on peut modifier le fédéralisme canadien pour avoir plus de contrôle sur notre destinée.

    3. Attendre:

    Non, mais on peut attendre se la situation se déteriore un peu plus avant d’agir. On a d’autre problèmes plus urgents à régler d’abord: la santé, l’économie, etc.

    4. Souverainisme:

    Non et le contexte canadien est et demereura une menace pour la survie du Québec.

    5. Agnostisme:

    Mon opinion est que je n’ai pas d’opinion.

    Intuitivement, je pense qu’un certain nombre de Québécois est (4), mais que le choc des deux échecs référendaires les a rendus (1).

    En d’autres termes, faire du découpage de pointes de tartes de votes souverainistes entre francophones, immigrants, régions, … c’est insuffisant pour savoir ce que les Québécois veulent vraiment.

    Ce que le PQ devrait faire? Commencer dès maintenant à responsabiliser le peuple:

    Primo:

    -Le mettre devant un constat d’échec du « rêve de bilinguisme » de Trudeau, toutes les communautés francophones canadiennes hors Québec vieillissent ou disparaissent.

    -Le Québec perd des pouvoirs au fédéral, notre poids démographique dans le Canada diminue.

    -Le français recule à Montréal et dans sa banlieue

    -Comme ailleurs en occident, la natalité est pas forte forte.

    en d’autres mots, nous disparaissons à petit feu

    Deuxio:

    Trouver des Québécois prêts à dire « on record » qu’ils s’en sacrent que le Québec disparaisse.

    Personne, bien sûr.

    Tertio:

    Vous voulez que vos petits-enfants soient Québécois? Votez OUI.

    Bon je sais que mon raisonnement est plein de trous, amusez-vous à les remplir si ça vous chante!

    Oli

  45. le 15 mar 2008 à 5:06 Adam

    @ Richard Sauve
    Merci de vouloir dissiper la confusion, mais apres avoir lu votre commentaire je me sens encore plus confus, car votre definition est differente de celle de Dr. Facal. (Je viens de lire que vous avez un doctorat en sociologie). Le fait de penser en francais pour etre francophone est carrement absurde, pour la simple et bonne raison que ce c’est pas demontrable, a moins que la personne ne parle que le francais. Alors chaque personne peut decider qui est francophone et qui ne l’est pas. Si cette notion n’avait pas d’incidence dramatique je ne m’en plaindrai pas.
    De plus le Canada et les canadiens en generale qui vivent dans les provinces anglophones ne font pas la distinction entre les francophones de Saint-Gregoire et ceux de Puy du Fou.

    Deuxiemement, faire une separation entre ceux qui parle un francais different, c’est-a-dire le francais international, celui parle a Paris, Dakar, et Hanoi est difficilement acceptable etant donne les interminables discussions sur cette soi disant langue menacee. Moi aussi je penserai que la langue francaise est en peril, si tout immigrant venant de France ou d’ailleurs parlait en fait une autre langue.

    Est-ce que la distinction est belle et bien linguistique ou purement ethnique ? Je serai d’accord pour faire une distinction entre ceux parlant le joual et ceux parlant le francais international si cette distinction n’etait pas utilise comme nauseabonde excuse pour bon nombre d’employeur de refuser de la main d’oeuvre  »etrangere ». Ce n’est pas moi qui le dit, les politiciens ne font que le repeter depuis des decennies, dernierement avec la brillante representante en matiere d’immigration de l’ADQ, et les dernieres statistiques Canada qui donne un taux de chomage des immigrants Maghrebins (parlant deja un francais au moins aussi bon que celui la populace) d’un facteur de 5.

    Vous pouvez me trouver pointilleux, mais je ne suis pas en train de theoriser, et la linguistique ne m’interesse pas beaucoup. La confusion entourant ce terme releve d’une maniere inquietante les derapages qui surgissent lorsque une majorite (ou plutot les politiciens et intellectuels) n’a reellement jamais pense plus de 5 minutes a la porte de leur acte et de quel maniere un simple mot pouvait cache une dimension qui malheureusement se revele tragique pour bon nombre de personne.

    Car il faut s’entendre de quel francais l’on est en train de parle, la langue francaise, ou plus precisement le francais parle par les quebecois de souche. Si c’est le cas, alors il faut changer le discours politique. Ce n’est pas le francais qui est menace, c’est le joual.

    Ne pas donner un emploi parce qu’une personne parle un francais different du notre est une tragedie, car les effets collateraux se repercutent sur la famille, qui voit un etre cher humilie et meprise, et sur la societe en generale qui perd argent et epanouissement, intellectuel et culturel, car ces gens tombent bien souvent dans un repli de soi-meme.

    Pour terminer ce commentaire je voudrais dire qu’une langue doit sa survie selon moi en grande partie a son epanouissement culturel. En vous faisant defenseur Dr. Facal, d’une segregation implicite des autres francophones de la province, en negligeant les quebecois qui ne sont pas de souche, vous vous faites complice d’une politique discriminatoire qui pense oeuvrer pour la survie d’une langue mais qui en fait la porte a l’isolement. Quand la majorite des quebecois de souche comprendront que le fait francais en Amerique passe par l’integration totale (donc par l’emploi) des immigrants alors le francais aura une chance de survivre et meme d’y attirer encore plus d’adepte. Une langue n’est pas attractive a coup de loi, mais grace a sa litterature et donc au message humaniste qu’elle porte.

    Je vous aurai cru plus sensible aux problemes rencontres par bon nombre de francophone venu au Quebec, etant donne votre bagage culturel. Je suis decu de voir que meme avec vous, le politique prend le dessus sur l’ethique. Chassez le naturel il revient au galop.

    @Renee
    Je suis en accord avec Davey et YmDelisle et donc sur ce point nul besoin
    de revenir longuement.Vous ne comprennez tout simplement pas que je ne soutiens pas et ne justifie pas les procedures non ethique de la part de certains  »federaliste ».

    Ce que vous oubliez c’est que les souverainistes sont loin d’etre blanc comme neige. Vous n’avez pas le monopole de la vertu et votre temoignage sur les amerindiens me laisse bien indifferent. Avant le referendum M. Parizeau avait fait pieds et mains pour s’attirer les votes des amerindiens. Ce qui s’est reveles etre un echec deplorable. Aujourd’hui les souverainistes qui ne trouvent comme explication que la manipulation des federalistes montrent leur chauvinisme et leur grande valeur republicaine en refusant d’admettre que les Amerindiens sont aussi capable d’analyse et d’opinion.

    Je laisse les autres lecteurs juger de la qualite de vos propos.

  46. le 15 mar 2008 à 11:14 Rodrigue Guimont, Bas-St-Laurent

    Qui dit francophone ne dit pas nécessairement francophile. Il y a parfois tout un monde entre travailler, vivre, besogner en français et aimer, respecter, choisir la culture française. Il se trouve même des francophones-francophobes déguisés en francophiles… c’est peu dire…

    ¬¬¬¬¬¬¬¬¬¬¬

    Le présent sujet de dispute (au sens scolastique) tourne en rond, chacun restant sur ses assisses… comme dans votre livre d’ailleurs : « Qui a raison? Lettres sur l’avenir du Québec ».

    Vous dites, M. Facal, que théoriquement il existe quatre positions pour réaliser la souveraineté du Québec, quatre options seulement ? Lorsque vous jouez aux échecs, annoncez-vous à votre opposant vos prochains coups?

    Permettez-moi de vous citer, un seul paragraphe qui résume bien à mon avis les vagues de fond souterraines pour contrer l’indépendance de la nation québécoise (p. 206 Qui a raison, lettres sur l’avenir du Québec):

    « Il n’y a pas de statu quo. Il y a une évolution rapide vers un régime politique canadien de moins en moins fédéral. Depuis les années Trudeau, les mandarins fédéraux ont poursuivi une stratégie de reconfiguration radicale du régime politique canadien qui vise simultanément à adapter l’État canadien à la mondialisation et à contrer le nationalisme québécois. Pour moi, cette stratégie entraîne un déclin probablement irréversible de l’esprit, des principes et des pratiques du fédéralisme canadien, et l’émergence d’un système politique de plus en plus unitaire, bâti autour d’un gouvernement central de plus en plus prépondérant. Comme je l’ai écrit ailleurs, on a tué le fédéralisme canadien pour sauver l’unité canadienne ».

    Nous n’en sommes même plus aux Pères de la Confédération avec ces «Tripeux des Rocheuses»!

  47. le 15 mar 2008 à 12:22 Daveyy

    Et qui dit francophile ne dit pas nécessairement francophone.

    M. René, les référenda répétitifs divisent le Québec en deux grands camps. Ça divise même les familles.

    Vous dites que le Canada est incapable de changement, et bien c’est faire une interprétation faussée. Je vous cite un exemple, il y a environ 15 ans, le gouvernement québécois voulait à tout prix prendre les pouvoirs sur la formation et la main d’oeuvre jusqu’alors réservés au fédéral. Ce fut fait. Est-ce que cela a amélioré quoi que ce soit? Je ne pourrais vous dire. Est-ce que la population est mieux servie? J’en sais rien. On moins on en parle plus!

    Vous accusez le Canada d’avoir accordé la citoyenneté illégalement pour voter non en citant des délais raccourcis d’un mois. Vous parlez à travers votre chapeau. Ça prend un minimum de trois ans de résidence au Canada pour obtenir la citoyenneté. Je vous mets au défi de me citer un seul cas qui ne rencontrait pas cette exigence. Votre insistance démontre encore une fois un complexe de persécution injustifié par les faits.
    C’est comme si nous avions souffert plus que tous les autres peuples et que tous nos malheurs étaient uniquement la faute des autres. L’histoire est importante, mais elle doit être mise en perspective.

    Ici même sur ce blogue, il y en a plusieurs qui tentent de nous convaincre du bien fondé de la souveraineté avec l’ultime argument de destruction massive, celui qui nous ferait disparaître d’ici 100 ans sans la souveraineté. J’espère que ça ne vous fait pas trop pleurer. De 1608 à 1763, nous fûmes une simple colonie de l’empire français. Suivirent, colonie de l’empire britannique, colonie semi-autonome, gouvernement responsable, province du Canada. Nous avons survécu pendant 400 ans sans jamais connaître la souveraineté et nous n’avons jamais été si forts, si sûrs de nous , si ouvert au reste du monde, si attrayant pour ges gens de partout sur la planète. Tout à coup nous serions menacés de disparaître parce que les langues maternelle française sont à 50% sur l’île de Montréal! Alors que 96% de la population parle le français, svp les peureux rentrez chez vous, ça presse. Avez-vous oublié que Montréal a déjà été majoritairement peuplée d’anglophones ? Vous qui me dites connaître votre histoire.

    Et oui, personne ne maintient que le fédéralisme est parfait, que les Québécois n’ont pas eu à subir des épreuves. Mais de grâce, un peu de perspective, un peu moins de complexe de disparition et peu plus d’optimisme ne ferait pas tort à votre cause. À toujours crier au loup…

  48. le 15 mar 2008 à 14:54 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M. Facal,

    Je n’ai pas encore lu votre livre…mais ça ne saurait tarder!

    PQ: quatre possibilités.
    *
    Je n’ai même pas lu les commentaires, seulement votre chronique ; mais je vais le faire après ce « post ».
    *
    Entre temps notre famille — nationaliste de pères et d mères en fils et en filles depuis toujours, et dans laquelle un député libéral a trouvé place, c’est bien pour dire — vous a trouvé remarquable à TLM et vous envoie plein de fleurs pour votre prestation.
    C’était presque la première fois depuis 13 ans que l’on avait droit (à deux contre un), à la promotion de la souveraineté…. grâce à vous.

    Je souhaite de bons débats au PQ en fin de semaine ; mais avant de répondre à votre question je vous ferai remarquer que le nouveau slogan de Pauline, si c’est officiel……..est ridicule.
    Pouquoi faire simple quand on peut faire compliqué : Qu’en j’y pense, « Conversation nationale ».
    Quand tu veux faire un pays, ton seul slogan crédible, devrait être obligatoirement relié à ton objectif ultime, non?
    *
    Quelque chose comme : « Parlons de souveraineté » ou « Parlons de Pays ».
    *
    Pourtant en marketting on nous l’apprend dès le premier cours.

    Et oui, je suis critiqueux », je le reconnais.

    *********
    Pour me limiter à vos choix, je vais donc me rallier à votre 4e, même s’il est plein de pièges…comme vous le soulignez.

    De toute façon, quelque soit le choix proposé, il sera toujours facile à Tsun Tzu de trouver une parade. Quand tu as juste…. rien à proposer et…. que le « non » est si simple à employer.
    *
    Si j’avais à faire une proposition à faire, je me retournerais vers la base de ce que les d’Allemagne, Bourgault et Parizeau ont toujours défendu : l’Indépendance, point.
    *
    Et pour cela, je mettrais l’accent, dans l’avenir, sur ce que le PQ depuis Lévesque n’a jamais fait : faire de l’action politique basé sur le thème : « Parlons de PAYS ».
    *
    Ici je rappellerai la célèbre phrase de René Lévesque : « Combien en est-il de par le monde qui ont refusé pareille chance d’acquérir paisiblement et démocratiquement, les pleins pouvoirs sur eux-mêmes? »

    Pour conclure, auraient-ils le courage de faire de l’action politique en plus d’ocuper les banquettes de députés d’opposition? C’est pourtant une occasion unique…..
    *
    « Prendre ses affaires en mains » et « ne pas laisser l’administration de sa maison à son voisin » est…. et sera… toujours d’actualité. Il en va de la survie de ce petit Pays Gaulois(2%) en Amérique.
    Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage! Quand on veut dénigrer un projet de pays, on dit que c’est dépassé! On dit, par manque d’arguments que ceux qui le portent sont revanchards, tournés vers le passé et repliés sur eux-même. Quel simplisme et quel mépris!
    *
    Je le répète, Quand tu as juste…. rien à proposer et…. que le « non » à tout, est si simple à employer, alors tu t’en sers ad vitam aeternam : impossible de se tromper….quand tu fais rien!

  49. le 15 mar 2008 à 16:48 Richard Sauvé

    @ Adam: je vous remercie de votre réponse, mais je trouve que votre argumentation embrasse trop de choses à la fois: est-il nécessaire de distinguer les différentes formes de français parlées au Québec, par les « de souche » et par les autres ? D’autre part, la discrimination au travail qui semble être exercée contre les immigrants, maghrébins en particulier, doit certes être combattue, mais nous ne pouvons discuter de tous les problèmes d’une société en même temps, si nous voulons arriver quelque part.

    J’ai écrit qu’un francophone, dans le sens qu’on donne chez nous à ce mot, pense en français. Bien sûr, quand on est polyglotte, on peut penser dans chaque langue qu’on maîtrise. J’aurais dû être plus précis: le francophone est celui qui pense en français quand il est tout seul, sans interlocuteur devant lui!

    Je voudrais aussi revenir sur la proposition que j’ai faite dans ma première intervention: que le parti Québécois abandonne la promotion de la souveraineté pour la confier à un mouvement non partisan, qui pourrait rassembler des gens de tous partis politiques. Après réflexion, j’admets que cette stratégie serait insensée dans notre contexte, parce que le parti Libéral du Québec se définit depuis trop longtemps comme fédéraliste, et aurait grand mal à tolérer en son sein des membres qui s’afficheraient ouvertement comme souverainistes, même si le parti Québécois faisait son bout de chemin en abandonnant son article 1.

    En fait, avant même que le parti Québécois ne soit fondé, le parti Libéral avait déjà annoncé son opposition radicale à l’idée de la souveraineté du Québec, en faisant savoir à René Lévesque, au fameux congrès où il était venu proposer la souveraineté-association, il y a plus de quarante ans, qu’il n’était plus le bienvenu dans ce parti.

    Mon idée n’était pas bonne.

  50. le 15 mar 2008 à 17:27 René P.

    A ymdelisle

    1- Vous dites qu’il ne s’agit pas d’effacer le passé mais de bien le comprendre. Si je comprend bien, je dois comprendre que la facon dont les anglais ont traité les francais de ce pays par le passé est tout à fait acceptable:lois interdisant le francais en Ontario, Manitoba,etc.,pas d’emploi dans la fonction publique pour les framncophones qui ne parlaient pas anglais même si plus de 80% de la population québécois était francaise (pourtant les anglais uniliongues pouvaient travailler au Québec dans connaître un seul mot de francais),etc. Comme vous voyez, je ne vous parle pas de Lionel Groulx.
    2-Lorsque le fédéral a fait le coup « des pensions de vieillesse qui ne seraient plus versées aux personnes âgées » c’est démocratique selon vous? Ca ou le mettre un fusil sur la temps c’est pareil= c’est leur enlever leur possibilité de vivre. Et que penser du coup de la Brink, et du passeporyt,etc…
    3- Ne comparez pas l’ouest de Montréal au territoire québécois. La province de Québec appartient au peuple du Québec et non au Canada.L’ouest de Montréal appartient au Québec et non aux citoyens (qu’ils soient anglophones ou autres).
    4-Fondamentalement, le Québec n’avait pas de pouvoir il y a 60 ans et il n’en n’a pas plus aujourd’hui. Il y a 60 ans c’est le Conseil Privé de Londres qui décidait pour lui et aujourd’hui, c’est Ottawa qui décide pour lui.Je vous donne raison sur le point que je ne vois pas d’autre solution que l’indépendance du Québec car c’est la seule légitime et raisonnable:se gouverner nous-mêmes comme le font les autres peuples de la terre qui sont en mesure de le faire.

    A Adam

    Prétendez-vous que le Fédéral et les provinces anglaises ont mieux réussi auprès des amérindiens?

    A Daveyy
    1-C’est pas parce que des opinions diffèrent qu’il ne faut pas faire de référendum. Ilmy a aussi la guerre en Afganistan qui divise, il y a aussi la polution qui divise l’ouest et l’est du pays,etc…
    2-Comme en Angleterre, les anglais sont des conservateurs:ils en sont encore avec la monarchie,c’est tout un changement ca au 21e siècle que d’être soumis à la monarchie.Faites-moi rire avec la capacité de changement des anglais.
    3-je n’ai pas parlé de citoyenneté illégale.Précisez.
    4-Partout au Canada les francophones disparaissent. Vous ne voyez pas ca?Etes-vous un citoyen canadien? Si oui, vous n’êtes pas dans la réalité.Pour ce qui est d’essayer de vous convcaincre, rassurez-vous, je sais qu’on ne peut convaincre un fédéraliste parce que un fédéraliste convaincu est incapable de changer parce que c’est comme ca.S’il y avait moins de fédéralistes au Québec, le Québec évoluerait beaucoup plus rapidement. Bonne réflexion!