Percer le rocher
16 avril 2008 par Joseph Facal
Certaines des réactions au rapport Montmarquette sur la tarification des services publics, dont je suis l’un des signataires, illustrent l’ampleur du travail qui reste à faire avant de prendre ce virage pourtant indispensable.
Passons rapidement sur les réactions les plus loufoques. Monsieur Charles Tanguay, porte-parole de l’Union des Consommateurs, s’est empressé de pourfendre le rapport tout en avouant ne pas l’avoir lu. Dieu merci, dans la vraie vie, le ridicule ne tue que la crédibilité, pas les personnes.
Dès que des hausses de tarifs sont proposées, il s’en trouve pour dire qu’on paie déjà bien assez d’impôts au Québec.
Justement, si nos impôts sont lourds, c’est en partie parce qu’ils servent à financer des services insuffisamment tarifés. Si on payait un prix plus réaliste à chaque fois que l’on consomme un service à la carte, on pourrait alléger les impôts. Il ne s’agit donc pas d’alourdir le fardeau global, mais de revoir le dosage entre impôts et tarifs.
Saine gestion ?
Dès que des hausses sont proposées, des citoyens se dépêcheront de dire qu’il faut d’abord que le gouvernement cesse de gaspiller. Les amateurs de lignes ouvertes ont toujours leur liste prête : les voyages des députés, les repas au restaurant des fonctionnaires et les «limousines» des ministres.
Qu’il y ait des abus par-ci par-là, sans doute. Mais entre les milliards que coûtent les services publics et les économies à faire en resserrant la gestion, il y a quelques zéros de différence.
Dès que des hausses sont proposées, il s’en trouve pour dire qu’Hydro-Québec fait bien assez de profits comme ça. Allo, la Lune ? Hydro-Québec n’est pas une entreprise privée. Ses dirigeants ne mettent pas les profits dans leurs poches. Une partie des profits finance les opérations d’Hydro-Québec et une autre partie retourne au gouvernement pour financer nos hôpitaux et nos écoles. Devoir encore expliquer cela en 2008…enfin, vous devinez ce que je ressens.
Nid-de-poule
Fournir un service coûte plus cher au gouvernement d’année en année à cause de l’inflation et des hausses de salaire des employés. Si les tarifs et les impôts sont gelés, il faut forcément couper dans la qualité du service offert. Voyez nos routes et nos universités. Que la qualité ait un prix est encore mal compris.
Enfin, quand une ressource semble gratuite, on la gaspille forcément. En moyenne, un Québécois consomme huit fois plus d’eau qu’un Danois. Nous nous disons soucieux de l’environnement. Rassurez-vous, je n’aurai pas l’outrecuidance de suggérer que nous sommes des grands parleurs, petits faiseurs. C’est toujours le voisin qui gaspille, jamais nous, n’est-ce pas ?
Tôt ou tard
Toutes ces évidences, la gauche moderne les a comprises depuis longtemps. La droite aussi. La gauche paléolithique, elle, toujours généreuse quand il s’agit de dépenser l’argent des autres, propose de faire encore plus de ce qui ne marche pas.
Évidemment, rien ne changera tant que nous aurons un gouvernement minoritaire. Après, il faudra beaucoup de courage. Bien sûr, plus nous attendrons, plus la bouchée sera grosse à avaler. Mais ces changements surviendront tôt ou tard. Inévitablement. Qu’ils plaisent ou pas.
Petit à petit, le ruisseau finit effectivement par percer le rocher.
On trouvera le rapport sur le site Internet du ministère des Finances du Québec sous le titre «Mieux tarifer pour mieux vivre ensemble : rapport du Groupe de travail sur la tarification dans les services publics».
50 réponses à “Percer le rocher”

Je suis surpris d’apprendre que ” un Québécois consomme huit fois plus d’eau qu’un Danois ” moi qui a lavé qu’une seule fois mon automobile.
Pardonnez l’ajout :Je suis surpris d’apprendre que ” un Québécois consomme huit fois plus d’eau qu’un Danois ” moi qui a lavé qu’une seule fois EN DIX ANS mon automobile.
,,,ce que je trouve un peu triste pour certains étudiants est leur façon de voir la vie sous l’angle du ” tout-de-suite,” il y en a qui ne pensent pas que ,justement, les cours à l’ université sont un placement pour leur vie future,ils ont LA Chance de pouvoir s’Instruire et ils ne la voit pas de la me^me manière qu’Une personne qui ne peut pas aller s’instruire à cause de sa position familiale et/ou financière. c’est comme ,nous qui avons mis de l’Argent dans nos reer,rea,ou autre fonds de pension pour nos années de retraites, il y en aussi qui n’ont aucun fond de pension et qui vont devoir travailler jusqu’à leur 70 ans , Les étudiants qui vont avoir , quasiment,certain une bonne vie de travail soit comme médecin, avocat,notaire, psy,ou n’importe quelle ,profession qui exige ou demande un bon diplo^me ,vont gagner plus en 10 ans ce que leurs parents/grands-parents ont gagné durant toute leur vie de travail acharné et ardu, Les gens qui ont commencé à travailler à 14 ans, normes des années 1940-1950-1960- ont tous aidés à ba^tir le Québec et ils ont bien mérités ce que l’État leur redonne ce qu’Ils ont donnés,Les étudiants d’aujourd’hui ont tous eu l’éducation gratuite,des soins médicaux gratuits, etc etc ,et quand ‘ils vont voir ce qu’ils coutent au reste de la population , qui paient des taxes, des impots, de toutes sortes, peut-être vont-ils voir qu’ils sont chanceux et choyés de pouvoir étudier à bas prix,eh oui !! et..si chaque personne mets du sien,nous allons pouvoir faire de cette province ,un Pays, –il va falloir faire des sacrifices, pareillement comme les parents et grands-parents ont fait pour vous donner une bonne base en éducation ,en santé. Chacun son tour, de faire des sacrifices, en ce moment, moi, j’en fais pour aider ma mère , alzheimer, ,90 ans, à demeurer dans sa maison, j’ai pris ma retraite, après 50 ans de travail . pour venir rester chez elle et nous devons nous battre pour avoir des soins adéquats,les aidants- naturels sont les oubliés du système de santé , regardez le travail de Chloé Ste-Marie.—- Les gens de ma génération vont vieillir comme vous tous,et demandez-vous si vous allez être prêt à donner de votre temps 24h/24, et 7j/7 ,et cela va s’ aggraver avec le temps,Une vie n’est pas fait seulement de bonheur et de plaisirs sensuels et factices,il faut y mettre de l’ amour des autres qui nous entoure , ce que je fais pour ma mère elle l’a fait quand j’étais jeune enfant .bonne journée,
Bonjour M. Facal,
Je partage une grande majorité de votre rapport que vous avez co-signé. Je n’ai pas lu le rapport au complet, par contre, vous faites plusieurs constats intéressants.
En effet, il est primordial d’installer des compteurs d’eau et de hausser les frais de scolarité et par conséquent d’hausser les bourses attribués aux étudiants n’ayant pas le revenu familial nécessaire à leurs études supérieurs.
Par contre, j’aimerais comprendre votre résonnement sur les postes de payage. Vous proposer des postes sur simplement pour le grand Montréal. Pourquoi ne pas aller plus loin et de proposer des postes sur les autoroutes ( la 20, la 40, la 30). En fait, pour avoir voyagé aux états-Unis, cela coûte un dollar pour une voiture et le montant est plus élevé pour les camions lourds. L’argent récupéré par le ministère des transports pourrait servir à autre chose.
J’ose espérer que vous allez faire partie des gens qui vont vouloir remettre de l’ordre dans le modèle Québécois. Nous n’avons aucune justice sociale au Québec. Notre modèle de gouvernance est encore basé sur les mêmes principes depuis 40 ans. Je me souviens d’une phrase de Jean Charest en 2002. Il faut réinventer le Québec, soit faire l’évolution tranquille..!
L’Institut Fraser propose la Flat Tax ( taux unique) de 15% et une déclaration de revenu du type carte postale de seulement 10 lignes qui ferait sauver selon eux 18 milliards par années en pertes de temps et d’argent aux contribuables.
Q’en pensez-vous?
re–Pour aider le gouvernement présent et futur, il ne faudrait pas exagéré nos demandes en ressources naturelles; eau, électricité, bois, poissons, etc etc, oui ce sont des ressources renouvelables, mais pour combien de temps,? Les coupes-à- blancs,; dans nos belles forets, les pentes de ski,les condos -à-flanc de nos belles montagnes ne profitent pas à tout le monde, les cours d’eau et les rivières et les lacs sont pollués par tous les moteurs des vacanciers, les motos-neiges polluent par le bruit et par leur moteur, idem pour les 4 roues,,on aura beau crier sur tous les tons ,si nous ne faisons rien , aujourd’hui, en ce moment,combien de temps notre environnement va être encore supportable, Hydro-Québec retourne une bonne partie de ce que l’on paie,,,il faudrait obliger chaque municipalité à poser un compteur d ‘eau à chaque domicile,et notre place de villégiature à adoptée un règlement pour protégé les berges des cours d’eau, il n’y plus le droit de couper, tondre le bords des cours d,eau pour les protéger contre les algues bleues , ce n,est qu’un début mais c’ est un bon pas pour la protection de notre environnement,ce ne sont parfois que des petites actions innocentes mais tout ensemble ,on va pouvoir faire quelque chose pour l’avenir, et L ‘avenir c,est demain et il y a tellement de choses à changer, à améliorer,à batir, à refaire,à redéfinir, qu’on se demande par quel coté que les gens du gouvernement vont commencer,sans enlever les droits acquis de la population, ,naturellement,,merci
Moi, où je ressens des réactions négatives vis-à-vis le système d’utilisateur/payeur, c’est quand, par exemple, je pense à des situations où les gens qui fréquentent des bibliothèques ou vont sur la piste cyclable, recevront leur compte d’utilisateur !!!
Normand,
en ce qui concerne les péages sur les pistes cyclables, ça existe déja! Croyez-le ou non! Je me rapelle avoir déjà eu à payer un permis d’utilisation dans la région de Lobtinière pour utiliser la piste. Ça coûtait 10$ pour la saison… Sans oublier les permis divers qu’il faut payer pour fréquenter les sentiers pédestres, les pistes de skis de fond, les pistes de raquettes. Autrement dit, on applique déjà le principe de l’utilisateur-payeur dans le domaine du loisir, au moins partiellement.
Par contre, comme vous je pense que cela a quelque chose d’absurde dans le contexte où à ma connaissance, il n’y a pas péages routiers automobiles au Québec, alors qu’on connaît le coût des externalités induites par ce moyen de transport (même si l’on feint que ca n’existe pas). S’il y a une chose qui doit être taxée à mort, c’est bien l’automobile. En plus, on ne produit ni pétrole ni automobiles au Québec, alors on a tout intérêt à développer d’autres moyens de transport…
Mais entre vous et moi, le problème c’est que les routes du Québec sont “gratuites”, et que la circulation automobile dans les zones urbaines l’est aussi… et non le fait qu’il y ait tarification au moins partielle pour l’utilisation des infrastructures de sport et de vélo.
Va-t-on réussir à ne pas parler de la question nationale cette fois? :)
Monsieur Facal, je partage votre point de vue. Malheureusement je ne pense pas que votre rapport sera mis en action, ni même sérieusement examiné. De ce que j’entends ou je lis, je vois que à peu près personne n’a compris qu’avec des tarifs justes pour la consommation des services, les impôts sur le revenu pourraient baisser. On ne veut rien savoir ! Il faudra une crise épouvantable pour que l’opinion publique change. Un peu comme des fumeurs cessent de fumer le jour où le médecin diagnostique un début de cancer du poumon.
D’accord avec vous M. Facal. Le Québec est un pays mythique. Nous nous disons écolos, mais nous avons les pires statistiques au niveau récupération et consomation d’énergie. Nous nous disons ouvert sur le monde, mais nous avons nos Hérouxville et nos régions. Nous nous disons généreux, mais nous avons le plus bas niveau de dons de charité en amérique. Etc etc etc. Nous sommes un adolescent qui sait tout, mais qui a encore beaucoup à apprendre. Il veut son indépendence(son apart a lui) mais il n’en a pas les moyens. Mais quand ses parents lui demandent de payer une pension pour couvrir une portion de ses frais d’hébergement, il fait une crise. Nous voulons le beurre et l’argent du beurre. Un changement s’impose. Mais, ce n’est pas le PQ qui le fera, car ils appartiennent aux syndicats et aux nationalistes réactionnaires. L’ADQ n’a pas la profondeur. Les Libéraux sont la seule option, mais ils devront arrêter de se plier aux groupuscules et prendre des décisions difficiles. Comme toute crise d’adolescence, le pire est encore à venir, mais une fois passé…….
Il est certain qu’une hausse des tarifs pour baisser les impôts ne sera jamais populaire pour la majorité des Québécois. Au Québec aux environs de 50% de la population paie moins de 500$ d’impôt par an. Pour eux des hausses de tarif associés à des baisses d’impôt représente un passif. En fait ça devient intéressant lorsque les salaires sont supérieurs à la majorité, soit plus de 50000$/an, environ 15% de la population.
Baisser les impôts en augmentant les tarifs revient à dire au plus petit qu’il devra payer des baisses d’impôt pour son notaire, son avocat, son dentiste et son médecin.
À mon avis, pour qu’un tel projet attire un peu la sympatie de la majorité, on ne devrait pas baisser les impôts mais plutôt investir pour l’avenir (réduction de la dette, réinvestissement en santé, éducation, infrastructure). De cette façon la majorité y trouverait son compte. Une famille Québécoise (2 enfants) avec un revenu de 70000$/an ne paie pas suffisament d’impôt pour rentabiliser des hausses de tarifs (garderies, éducation, santé, et surtout électricité.
Il faut dire que si nous consommons beaucoup d’électricité au Québec c’est parce que nous chauffons en grande partie à l’électricité, ce qui est unique au monde. De hausser les tarifs d’électricité au cours du marché actuel, ça voudrait dire pour plusieurs foyers, des investissements importants pour se chauffer d’une façon plus économique comme le deviendrait le gaz naturel à ce moment là.
Je suis pour une hausse des tarifs mais à conditions que se soit pour l’avenir du Québec et non pas pour payer du luxe à 15% de la population.
Arnold
Totalement d’accord avec vous Arnold.
Salut je suis appelé facal allemand a de Buenos Aires argentin et veut le saluer pour avoir le même nom de famille que je suis un honneur pour ma part(action) le même puisque cela (il) n’est pas ainsi commun le nom de famille facal ici dans mon pays
Chauffer à l’électricité est le comble du non sens économique. C’est ce que n’importe quel économiste condamne comme étant un gaspillage d’énergie. Le gaz naturel et même le mazout sont beaucoup plus efficaces du point de vue calorifique.
Malheureusement au Québec nous sommes devenus prisonniers de cette forme de chauffage qui nécessite très peu d’investissements individuels ( des plinthes électriques ne coûte presque rien vs des fournaises et conduits) mais l’électricité coûte très cher à la collectivité ( coût de constuction des barrages, effets environnementaux, lignes de transports etc.) qui sont tous camouflés dans les “profits ” d’Hydro-Québec. Il n’y a jamais eu de véritable débat sur ce sujet, le tout étant une des vaches sacrées intouchables ici.
Regardez tous les comparatifs entre l’Hydro-Québec et des services publics ailleurs et on arrive souvent en dernier ou vers la fin du peloton. Ensuite regardez les conditions de travail des employés d’Hydro-Québec et vous comprendrez pourquoi. Semaine de 4 jours, rentes généreuses indexées, salaires de 10-40% de plus qu’ailleurs, taux de roulement du personnel inexistant (qui quitterait un manne pareille) une culture généralisée de rond de cuir sans aucune connexion avec la clientèle captive et voilà une “fierté nationale ” qui est intouchable au nom de la collectivité qui se fait royalement avoir en croyant à une bonne affaire. Tout ça parce que le “privé” est démonisé et inpensable. Pourtant d’autre services publics encouragent la concurrence et oblige les acteurs à innover pour rester en vie, je pense au téléphone, au portables, à la télé câble etc.
Nous Québécois avons un outil économique incroyable en l’H-Q et nous la laissons végéter comme la fonction publique. Il serait temps d’y mettre de l’ordre et d’exiger un retour sur notre investissement.
Monsieur Facal,
Le rapport Montmarquette et vous-même posez d’excellentes questions qui valent la peine qu’on en débatte sérieusement. À mon sens, la gratuité a sa place à certains endroits, pas à d’autres. Seulement voilà, pour faire la part des uns et des autres, il faut un vrai débat, ce qui requiert qu’on ne démonise pas, par principe, toute discussion sur une tarification des services. Vous semez sur une terre qui n’est pas encore tout à fait fertile mais, nécessité fait loi, elle le sera avant longtemps, c’est-à-dire, espérons-le, avant qu’il soit trop tard.
Ceci dit, certains cas semblent évidents, même si votre évidence, la mienne et celle de chaque citoyen peuvent diverger. Les bibliothèques publiques sont des investissements de masse dans la culture, l’intelligence et l’information; ça doit rester gratuit. Les pistes cyclables sont des investissements dans le transport urbain et la santé publique; ça doit aussi rester gratuit (même si, cher Lesdents, un tarif de 10$ par an, qui donne droit d’accès à l’entièreté du magnifique réseau de la Route Verte, n’a rien d’un scandale).
L’éducation supérieure est un investissement qu’une société consacre à son propre avenir. Il est normal qu’elle contribue. Elle est aussi un investissement que l’individu consacre au sien; il est normal qu’il investisse de ses deniers. La question est de savoir: où est le juste équilibre? Il est tout à fait plausible qu’il se trouve dans des frais de scolarité plus élevés que ce qu’ils sont maintenant.
Les tarifs d’électricité doivent-ils être majorés? Oui, parce que chaque kilowatt que nous gaspillons est une soustraction à notre richesse collective. Veuillez considérer, cher Arnold, que les coûts des combustibles fossiles sont sur la pente ascendante et que ça ne fait que commencer. On peut sans problème hausser les coûts de l’électricité tant et aussi longtemps que ce type d’énergie demeurera compétitif avec le mazout et même le gaz. Il y a une marge considérable. En très peu de temps, cela donnera des maisons mieux isolées, parce que les propriétaires auront intérêt à s’en occuper; des logements qui ne seront plus inutilement surchauffés; des appareils électroménagers aux standards européens, c’est-à-dire plus coûteux à l’achat mais beaucoup moins énergivores que ceux que nous avons la négligence de continuer à utiliser. Et quand tout ça aura été fait, nous aurons les moyens de mieux soutenir les nécessiteux qui requièrent vraiment de l’être. Et nos surplus, plus abondants, pourront utilement, selon la conjoncture du moment et la stratégie du gouvernement en place, attirer des entreprises qui créeront de l’emploi ou être vendus au prix fort à nos voisins.
Dans un tout autre ordre d’idées, vous me permettrez, monsieur Facal, une suggestion relative aux règles du jeu. Le nombre maximal d’interventions, fixé à 50, n’est pas une mauvaise idée, mais il devrait être accompagné par une exigence de longueur minimale pour chaque intervention. Le site de RDS lui-même, qui ne s’adresse pas exclusivement aux intellos, impose un minimum de 1000 caractères par intervention. Je n’en demande pas tant sur votre site, mais le fait est que de très nombreuses interventions sont très courtes, et inspirées davantage par un désir compulsif d’expression que par une réflexion prolongée (pardonnez-moi, AntiPollution, mais je pense aussi à vos deux interventions de ce matin). Il m’est arrivé quelquefois, et je suis sûr de ne pas être le seul, d’avoir pris le temps de penser avec soin à ce que je voulais exprimer, pour m’apercevoir un peu trop tard que j’étais 51e sur une liste où plusieurs intervenants avaient contribué 3 lignes à 5 reprises (bon, OK, j’exagère, mais je sais que vous comprenez). Votre blogue est trop intéressant pour qu’il devienne une course. Et un tel aménagement donnerait une nouvelle vie à d’anciens billets qui valent bien la peine que l’on continue à discuter.
Jean-Pierre
Bonjour,
Quelques points en vrac.
À Antipollution,
Eh oui, huit fois plus que les Danois et, si ce genre de statistiques vous intéresse, trois fois plus que les Allemands. Vous trouverez les références bibliographiques exactes dans le rapport.
Je suis contre la «flat tax» albertaine pour des raisons a) pratiques et b) philosophiques.
a) L’Alberta peut se le permettre à cause de son exceptionnelle richesse et, notamment, du fait qu’elle n’a plus de dette. Si le Québec faisait cela, il en résulterait un énorme manque à gagner dans les revenus fiscaux du gouvernement qui se traduirait en coupures de services draconiennes…à moins de fixer le taux d’imposition a un niveau très élevé, ce qui nous ramène à la case de départ. Vous savez sans doute qu’au Québec, il y a à peine 2% des gens qui déclarent des revenus de plus de 100 000 $ par année.
b) Au plan philosophique, je n’ai pas de problèmes avec le fait que les riches paient en impôts une plus grande proportion de leurs revenus…tant qu’on n’exagère pas bien sûr.
À StéphaneLac,
Lisez bien, nous proposons aussi que les nouvelles routes aient des péages.
À Normand Ajoindre,
Il ne faudrait pas introduire l’utilisateur-payeur partout. Seulement où cela ferait du sens. Dans les bibliothèques et sur les pistes cyclables, non bien sûr. La tarification vise à encourager les «bons» comportements et à décourager les «mauvais» comportements en utilisant le bon niveau de tarification pour envoyer un signal de prix. Or, on veut, c’est du moins mon cas, encourager la lecture et le sport, non ?
Salutations à German Facal de Buenos Aires. Je ne sais pas pour lui, mais en ce qui me concerne, nos souches familiales se trouvent en Espagne, en Galice plus précisément (nord-ouest). Mon grand-père a quitté l’Espagne pour l’Uruguay au début du siècle dernier.
@Jean-Pierre Garneau.
?
Hydro-Québec n’est pas une entreprise privée. Ses dirigeants ne mettent pas les profits dans leurs poches. Une partie des profits finance les opérations d’Hydro-Québec et une autre partie retourne au gouvernement pour financer nos hôpitaux et nos écoles. Devoir encore expliquer cela en 2008…enfin, vous devinez ce que je ressens.Joseph Facal
Il faudrait voir ce que nous ressentons aussi.
Nous prendre pour des crétins, en détournant l’argent nette de nos revenus vers la santé et l’ éducation, via la boite appelée Hydro Québec, au lieu d’augmenter les impots sur la paie, on pourrait dire qu’il y a la des politiciens lâches. C’est une forme d’extorsion et un détournement que nous devrions combattre en justice.
ch
Christian, Nous payons déja des taxes exhorbitantes, mais passons. Ceux qui payent le plus d’hydro, c’est ceux qui l’utilise le plus, alors c’est quoi le problème.
Je dois dire que je suis exaspéré de tout les dénigreurs de l’automobile. Je vis dans une ville “moyenne” et oublié ca le transport en commun. Cher,inefficace et incroyablement lent. Le territoire est juste trop grand à déservir pour la population. Je n’ai rien contre l’idée d’imposer une tarification à Montréal où le transport en commun y est beaucoup plus pratique à cause de la densité de population, mais en région, c’est autre chose.
L’utilisateur payeur…Il y a quelque chose que j’ai entendu qui se fait dans d’autres grandes villes du monde qui m’a beaucoup plu. Une tarification à l’entrée de la ville proportionnelle au nombre de personne dans l’auto. Par exemple, 10$ seul, 5 dollars à 2 et gratuit à 3. J’ai vraiment trouvé ca génial et ca touche directement au but.
J’ai aussi un bémol pour tous les discours prônant l’augmentation des tarifs d’électricité. Je suis jeune, je n’ai pas connu les débuts d’Hydro-Québec mais le Québec ne se serait pas endetté pour la construction des grands barrages? Est-ce que présentement avec des tarifs plus bas, nous ne ferions pas que toucher le fruit de nos investissements passés et de notre grand (très grand) endettement? M’enfin comme je vous l’ai dit je suis jeune et je peux me tromper.
M.Facal, quand vous dites qu’on devrait augmenter les tarifs un peu partout afin de faire payer les utilisateurs et ainsi baisser les impôts je suis 100% d’accord en théorie. Mais je doute que les baisses d’impôts se fassent aussi rapidement que les hausses de tarifs. C’est comme pour le baril de pétrole, l’augmentation suit la bourse mais la baisse se fait toujours attendre, il y a toujours rigidité à la baisse.Pouvez-vous me démontrer qu’implanter des tarifs ne feraient pas baisser le pouvoir d’achat et ne servirait pas à renflouer les coffres de l’État? Je suis jeune mais il me semble qu’un gouvernement avec une nouvelle marge de manœuvre a davantage tendance à créer de nouveaux services qu’à baisser les impôts.
À Jean-Pierre Garneau,
Je réfléchis rapidement à votre suggestion d’une longueur minimale dans les interventions afin de «forcer» une réflexion le moindrement articulée. Je vous reviens d’ici peu. Je comprends l’idée. Comme nous limitons le nombre total d’interventions à 50 pour ne pas finir par radoter, il serait dommage que des interventions qui ne visent qu’à dire «youhou, j’existe» aient pour effet d’épuiser rapidement la banque de commentaires. Merci beaucoup, j’apprends tous les jours.
À Francis D,
Il faut que les hausses de tarifs et les baisses d’impôt soient synchronisées dans le temps pour qu’effectivement, le gouvernement n’ait pas la tentation de se servir des nouvelles entrées d’argent pour recommencer à dépenser. Complexe, mais parfaitement faisable. Par ailleurs, évidemment, le Québec sera toujours un endroit qui fera une plus grande place à l’automobile qu’en Europe à cause de nos distances. Mais aux États-Unis, les distances sont aussi grandes et il y a des péages sur les autoroutes, non ? Et il y en avait aussi au Québec jadis…avant votre naissance. Cela dit, cessez de vous excuser d’être jeune, ce n’est pas un défaut et le temps se chargera de toute façon de veiller à ce que vous le soyez de moins en moins.
P.S. Ne soyez pas trop dur avec AntiPollution, Jean-Pierre. Habituellement, il est dans l’esprit du jeu, non ?
Bonjour M. Facal,
Le rapport Montmarquette nous apprends qu’on devrait facturer 651$ de plus par Québécois pour payer la vraie valeur des services. Fort bien, mais on oublie de dire qu’un famille québécoise paie en moyenne 5600$ de plus d’impôts que le reste du Canada. On devrait pouvoir retrouver nos billes, mais ce n’est pas le cas.
En parlant d’impôts, est-ce que je me trompe, mais il n’y a que nous qui sommes obligés de produire 2 rapports d’impôts?
Le gouvernement a empoché le fond d’indemnisation de la SAAQ et aujourd’hui, il faudrait hausser les tarifs pour renflouer la société d’état. J’en ai rien à cirer que ce soit les péquistes qu’ils l’ait fait. Le gouvernement, c’est le gouvernement.
Vous parlez des nids-de-poules, mais on construit encore des routes qu’on a plus les moyens d’entretenir et on croirait qu’on fait exprès pour mal faire l’entretien. Dans mon quartier l’année dernière, il a fallu 12 cols bleus, 4 véhicules, et 3 sorties en autant de jours pour “réparer” environ 100 mètres carrés de rue. Ce printemps, les fissures sont réapparues; faut dire qu’on mis l’asphalte alors qu’il y avait de l’eau dans les trous….
Le gouvernement a créé des entités gouvernementales à répétition: commission sur le déséquilibre fiscal (chicane fédérale provinciale; où reçois-je un service?); Commission des grand organismes (sert à donner du support à d’autres organismes gouvernementaux?!!); Agence des équipements roulants (gestion du parc automobile du gouvernement, mais les entités gouvernementales ne sont pas obligées de faire affaire avec elle?!)
Le secrétariat à l’allègement réglementaire et administratif (ça se passe de commentaires!).
J’ai déjà travaillé dans une entreprise où au mois de mars, on recevait les commandes des ministères pour “vider les budgets sinon on se fait couper”. Hallo la gestion efficace (Navrante histoire vraie malheureusement).
Le vrai problème, c’est que gouvernement du Québec est enlisé dans sa propre structure qui s’effondre sous son propre poids.
Et on veut nous faire croire qu’en donnant plus d’argent au gouvernement, les problèmes seront réglés. Laissez moi rire (jaune).
Qu’on cesse de nous culpabiliser en sortant des statistiques sur les danois, les allemands, et tous les autres. On peut toujours trouver mieux ou pire. D’ailleurs, en parlant des allemands, la Ville de Munich intervient depuis près de cent ans pour gérer la production agricole sur les montagnes avoisinantes. C’est quoi le rapport?
L’eau potable provient des nappes aquifères issues des montagnes et on s’est rendu compte que laisser l’agriculture faire comme bon lui semble dégradait la qualité de leurs eaux. On a donc limité l’élevage dans ces secteurs. L’eau est d’une qualité irréprochable, sans traitement (hé oui, pas de chlore ni fluor). Nous autres, on a laissé se polluer les nappes aquifères et maintenant on est pris pour traiter et on veut nous refiler la facture. Mais qu’est-ce que je dis? Je paye déjà des taxes pour l’eau. C’est l’incurie de nos dirigeants qui est le principal problème.
Les bas tarifs d’électricité ont été voulus pour se doter d’un avantage concurrentiel afin de développer notre économie. Mais on la vend à rabais aux alumineries qui se contentent de faire des lingots (avec notre aluminium) qu’on envoit transformer ailleurs. Soit que je leur facturerais le même prix que l’ensemble des québécois, et elles seraient encore gagnantes, soit que je les obligerais à faire de la transformation ici. Bref, on finance le développement économique ailleurs….Incurie, dis-je.
Les québécois sont assez éduqués pour comprendre le principe de la tarification des services utilisés versus l’imposition des revenus. Il y aurait peut-être effectivement un avantage, mais comme je l’ai écrit précédemment, il faut que le gouvernement devienne plus responsable et que les gestionnaires gouvernementaux soient imputables de leurs actions. Comment se fait-il qu’on accorde des bonus aux dirigeants de la Caisse de Dépôts et Placements, alors qu’ils se sont faits prendre comme des débutants avec les PCAA?
Pour terminer, si les services étaient des services. Mais trop souvent, ce ne sont que des obligations que les gouvernements (fédéral, provincial, municipal) ont créé, et on veut nous les facturer selon le principe de l’utilisateur-payeur. Mais quand on est forcé, il est où le service? Actuellement, j’essaie de monter une petite entreprise agricole et comme la terre que j’ai acheté a commencé à prendre de la valeur à cause de MES efforts, on a augmenté le compte de taxes, mais pour les services, c’est zéro pointé; je suis en territoire agricole. Merci mille fois….
le 18 avr 2008 à 13:31 Joseph Facal
À Jean-Pierre Garneau,
Je réfléchis rapidement à votre suggestion d’une longueur minimale dans les interventions afin de «forcer» une réflexion le moindrement articulée. Je vous reviens d’ici peu. Je comprends l’idée.
C’est bien dommage, mais comme vous le dites rien n’est gratuit dans la vie monsieur Facal.
Quand on impose des conditions de la sorte, inévitablement ce n’est plus du commentaire, c’est de la consultation.
Dans ce cas, je propose la politique de la Radiocan pour laisser un commentaire, soit 75$ par intervenant. Sinon pas de commentaries. Voilà l’idée, juste et équilibré.
Quant au rapport… Évidemment il y a eu un oubli énorme, il n’y a pas eu de forums public comme à la commission Bouchard-Taylor et donc voici que nous discutons de toutes sortes de propositions idiotes, sans lendemain. Incluant la hausse des tarifs d’électricité, malgré que le gouvernement du Québec ait déjà encaissé 7 milliards depuis 2002 de l’HQ et qu’il de vient d’accorder un joli 4 cent le kwh à Alcoa pour 40 ans, semble-t-il.
Non mais, nous on les lis les états financier du gouvernement, de l’HQ , des universités, des hopitaux, et les stats de l’imposition (voire extorsion) en impots et taxes du Québec. Vous n’allez pas croire qu’on viens ici lire et des fois écrire, avec ce baggage d’expérience et de connaissances, pour faire voir, n’est-ce pas monsieur Facal ?
Bonnnes discussions, quand même…
sp
Après avoir passé les derniers jours à parcourir votre rapport, il me semble qu’un constat général émerge de façon accablante… Les québécois dorment au gaz! Toutes ces réflexions existentielles pour le peuple québécois n’accouchent jamais. Nous sommes incapables de débattre de manière constructive (on n’a qu’à penser à l’émission « Il va y avoir du Sport », un des seuls lieux de véritable débat au Québec, qui vient d’être retirée par manque d’auditoire).
En me répétant que le Québec avait besoin d’un véritable électrochoc pour relancer les véritables débats de société, une idée folle m’est venue en tête…
Si les politiciens sont trop apeurés pour prendre des décisions difficiles et si le peuple est trop paresseux pour débattre des véritables enjeux, pourquoi ne pas tenir un référendum sur ces questions essentielles que personne n’ose amener sur la table. Pourquoi pas?? Les québécois, les champions des référendums… il me semble que ce serait dans la logique des choses. Cette idée, aussi farfelue qu’elle puisse paraître, aurait néanmoins des avantages tangibles. Cette plateforme garantirait des débats sociétaux à la grandeur du Québec sans que les partis politqiques n’aient à se mouiller. Une fois le vote terminé les gouvernements auraient alors l’autorité morale d’apporter les réformes qui posséderaient alors une légitimité démocratique à l’épreuve des critiques des partis de l’opposition.
Bref, pourquoi n’oserait-on pas être un peu plus créatif en politique. Cette solution originale pourrait potentiellement nous sortir de l’impasse actuelle qui nous condamne à l’immobilisme.
Dit moi ce que vous en pensez…
la suite sur: http://einsteinmoietcie.blogspot.com/
@ EtienneL,
Vous êtes bien utopiste si vous croyez que les gouvernants actuels (fédéral et provincial) sont je vous cites:
”trop apeurés pour prendre des décisions difficiles et si le peuple est trop paresseux pour débattre des véritables enjeux…”
Pourquoi pensz-vous que Charest monte dans l’opinion publique? C’est parce qu’il applique une politique de statut quo. Après un peu plus de 10 ans au PLQ, le petit conservateur devient peu à peu similaire avec Bourassa. Au Québec nous sommes dans une société divisée ce qui fait en sorte qu’électoralement n’est payant que le statut quo.
Peu importe le sujet d’un référendum, on est toujours plus près dans l’opinion publique du 50/50. Dailleurs ce qui fait l’unanimité ou presque est exploité à outrance, à un point tel que dans certains cas le citron n’a plus de jus.
Je pense entre autre à l’avortement (choix de la femme), à la peine de mort et à l’égalité entre les hommes et les femmes. Sans être l’unanimité chaque fois qu’une voix se lève contre ça, la majorité parle de valeures québécoises et le débat est clos.
Les débats reliés aux finances publiques ressort sur un débat qui ne finira que part la souveraineté ou quand les francophones seront moins de 60% de la population. Tout ce qui touche à l’État ou à son fonctionnement a une incidence sur l’avenir du Québec et par le fait même sur la direction à prendre entre le fédéralisme ou la souveraineté. Pour faire la souveraineté ça prend une sécurité sociale et des finances publiques saines. Une marge de manoeuvre est nécessaire. Du côté fédéraliste plus on se prive de revenus (en baisse d’impôt par exemple, ce qui a un double avantage: 1. On devient plus dépendant d’Ottawa et de son fédéralisme d’ouverture 2. il faut l’avouer, ça fait toujours plaisir individuellement. Autre chose qui favorise le fédéralisme c’est que plus le Québec s’endette à long terme et plus les pertes de revenus vont faire mal à chaque année.
Voilà pourquoi c’est impossible de s’entendre sur les finances publiques.
Arnold Schwartz
Arnold Schwartz,
D’accord avec vous sur l’ambiguité des Québecois. Mais, quand vous dites, “Les débats reliés aux finances publiques ressort sur un débat qui ne finira que par la souveraineté ou quand les francophones seront moins de 60% de la population”, j’ai un gros problème. La souverainté n’est pas la panacée. Si vous pensez que le dette du Québec fait dur maintenant, attendez l’après- indépendence. Dire que seulement les francophones ont les intérets du Québec a coeur approche la xénophobie. Dire que le Québec s’enlise parce que Ottawa réduit les impôts démontre jusqu’a quel point nous sommes ignorants, comme peuple, des principes économiques de base. Et on revient aux rapport Montmarquette qui est plein de bon sens mais qui tombe sur des oreilles de sourd.
Bon, vous me direz que si je suis fatigué, c’est parce que je ne dors pas la nuit ;-) mais que voulez-vous, votre rapport fait partie de ces choses qui perturbent mon sommeil….
Votre rapport masque le vrai problème, c’est à dire l’incapacité du gouvernement du Québec à contrôler ses dépenses. Depuis que le gouvernement libéral est au pouvoir, on sent un véritable vent de panique concernant les finances de l’état. Le plus pathétique à ce sujet était M. Audet, ministre des finances. Je me souviens lorsqu’il y avait eu une flambée des prix de l’essence, voilà trois ou quatre ans, M. Audet avait fait une sortie pour venir dire aux contribuables que les tarifs de l’essence allaient faire augmenter sensiblement les frais de l’état. Bref que le gouvernement était aussi pogné que les contribuables. On aurait presque eu le goût de pleurer avec lui….
Alors ma solution, c’est de réduire la taille et les interventions de l’état dans toutes nos entreprises, notre société et nos vies. Et dire que votre rapport suggère de créer une Régie de l’eau (Encore des dépenses, des fonctionnaires dont nous devrons payer le salaire et la retraite, et des complications “administratives” inévitables. Misère!
Personnellement, je ne peux repousser indéfiniment le balancement de mes revenus et dépenses, en me créant une dette à long terme qui augmente d’année en année. C’est pourtant ce que le gouvernement a fait depuis le début des années 1980 et nous voici maintenant au prise avec une dette montrueuse qui gruge une bonne partie de nos revenus d’impôts, taxes et tarifs.
Et ces services dont on me dit que j’ai oublié qu’ils ne sont pas gratuits (ce qui est faux; la majorité des gens le savent; un faux mythe déboulonné pour reprendre la pensée du rapport), au moins s’ils étaient efficaces. La preuve, sur le portail du gouvernement, allez dans recherche et tapez Rapport Montmarquette et vous ne le trouverez pas. C’est un blogue privé qui m’a finalement permis de le retrouver.
Ym delisle,
vos généralisations hâtives sont un peu gênantes:
“Dire que le Québec s’enlise parce que Ottawa réduit les impôts démontre jusqu’a quel point nous sommes ignorants, comme peuple, des principes économiques de base.”
Vous pouvez bien vous dire ignorant vous-même si l’auto-flagellation vous aide à surmonter vos complexes, mais tâchez de laisser “le peuple” dans son ensemble en dehors de tout ça…
Bonjour, je crois que les hausses de tarifs qui touchent l’ensemble de la population comme l’électricité et l’eau sont souhaitables pour les raisons que vous avez expliqué. Il faut faire attention pour celles qui sont ciblées, comme les frais de garderie. Dans le cas du péage des autoroutes, les gens voient directement le lien entre le luxe d’avoir une voiture et financer les routes, ce qui est vrai à mon avis. Cependant, est-ce la même équation du côté des garderies? Avoir des enfants est-il un luxe à tel point que ce doit être les parents qui doivent payer la plus grosse facture? En attendant d’avoir une vrai politique familiale au Québec, je crois sincérement que les couples qui font le choix de ne pas avoir d’enfants, beignent dans le confort. Ce sont ces couples qui doivent payer le plus gros de la facture.
M. Les Dents. Je ne voulait pas attaquer M Schwartz directement, alors j’ai généralisé la réponse. Je suis très très au courant des principes économiques, mais à lire et entendre les commentaires du “peuple” depuis quelques années, je me pose des questions. J’ai appris à faire des “généralisations hâtives” en écoutant mes amis séparatistes au fil des ans. Je vais faire des efforts pour me corriger.
@ ymdelisle,
vous devriez faire des efforts pour lire aussi, à moins que votre commentaire ne soit que de la mauvaise foi ou encore de la petite propagande de peur du fédéraliste à court d’arguments. Je vous laisse le bénéfice du doute! Je vous suggère avant d’aller plus loin de relire mon commentaire précédent, de relire votre réponse et par la suite de poursuivre à partir d’ici:
Je n’ai jamais dit que le fédéral qui baisse les taxes ou impôts est négatif économiquement. Quand je parle du petit conservateur je parle des antécédents de Jean Charest (si vous n’aviez pas compris). Quand je dis que les baisses de revenu du gouvernement QUÉBÉCOIS (et non pas FÉDÉRAL)nuisent à l’équilibre budgétaire, il faut bien comprendre le contexte actuel avec les hausses de coûts en santé et le vieillissement de la population. Le fait de se priver volontairement de revenus au Québec alors que l’on sait que nous avons dans un avenir rapproché des investissments à faire, c’est tout simplement se rendre dépendant d’Ottawa pour financer ces hausses de coûts(santé, infrastructure et éducation). De cette façon le fédéral nous fait un chèque (avec notre argent) et il peut se vanter d’être la solution pour tous nos problèmes.
Vous parlez de la hausse de la dette après l’indépendance (une demi-vérité digne des animateurs démagogues comme on en entend tellement) mais il n’y aurait pas juste la dette qui augmenterait, les revenus de l’État aussi (en conservant ce que l’on paie à Ottawa). Si nous avons une dette au fédéral, il vient aussi avec la dette, des actifs (port, aéroport). Tout ce qui appartient au fédéral à l’intérieur du Canada nous appartient aussi à 25% (si nous avons 25% de la dette). Avec une part de la dette vient du moins à peu près la même part des actifs. J’avoue qu’il faudra quand même négocié mais une chose sûre nous ne ramasserons pas uniquement la m…. du fédéral.
Lorsque vous dîtes que mes propos frisent la xénéphobie, je ressent la petite tendance des fédéraliste à vouloir coller au méchant séparatiste l’étiquette du borner, fermer aux autres nations, raciste etc.
Peut-être que je me trompe et que vous n’avez tout simplement pas réfléchi sur le pourquoi de mes propos? Je vais alors vous clarifiez ma position sur ce que vous interprêtez comme ”à tendance xénophobe”.
La fin du débat sur la souveraineté arrivera soit le jour où nous deviendrons souverain (et je ne dis pas que c’est la fin de tous les problèmes avec la souveraineté mais se serait bel et bien la fin du débat (j’espère que vous comprenez pourquoi!) ou bien le jour où les francophones seront sous les 60% et je m’explique:
Les faits:
Présentement entre 50% et 60% des francophones sont souverainistes et environ 95% des anglophones et allophones sont fédéralistes. La journée où les francophones ne représenteront plus que 60% de la population totale ça fait un poids négligeable de souverainiste, alors il n’y aurait plus de vrai débat, une grande majorité sera fédéraliste. Si ce n’est pas encore tout à fait clair et bien voici une hypothèse.
Imaginez le Québec avec une population de 8 millions d’habitants dans quelques années.
40% d’anglophones et d’allophones soit 3,2 millions, pour 60% de francophones soit 4,8 millions. Dans le contexte qu’il y a encore 50% de souverainistes chez les francophones (si la décroissance se poursuit) et 5% de souverainistes chez les anglophones et allophones (dans le contexte où le nombre de souverainiste demeure stable à 5%) on arrive à la situation suivante: 2,56 millions de de souverainistes soit 32% donc une minorité qui ne permettrait pas et ce définitivement la tenue d’un référendum sur la souveraineté, donc victoire du fédéralisme.
Et c’est pour toutes ces raisons que Charest n’a aucun intérêt à augmenter ses revenus directement chez le contribuable Québécois, parcque la valeur politique du chèque du fédéral est bien plus gagnante dans une stratégie du supposé fédéralisme asymétrique, d’ouverture, de pas de chicane constitutionnel et tous les autres adjectifs que l’on invente à chaque jour.
Arnold
Arnold, d’ou viennent vos statistiques?
Bonjour M Facal; Oui, j’ai bien dormi cette nuit, merci de vous en inquiéter….
Pour terminer mes interventions en regard de la tarifications des services de l’état, j’aimerais aborder ce que j’appellerai le coté obscur de la FARCE (pardonnez-moi le jeu de mots facile, mais tellement tentant).
D’abord, précisions qu’il est difficile de parler du coté déviant du gouvernement, sans pointer un ou des groupes précis et donner des exemples concrets. J’ai plusieurs exemples en tête, mais comme je ne voudrais pas vous causer préjudice, je vais donc parler en termes généraux.
De tout temps, on a découvert des scandales dans la gestion des fonds de l’état; donc rien de bien nouveau sous le soleil (l’époque de Duplessis, le ménage tenté par René Lévesque, etc. Je ne veux pas revenir sur l’Histoire). Mais dans les faits, depuis quelques années, le gouvernement a institué en système “légal” une pratique douteuse dans l’adjudication de ses mandats et de ceux des villes du Québec.
L’attribution des mandats se fait selon une procédure (grille d’évaluation) qui fait que le gestionnaire peut bien donner le mandat (quelle que soit sa taille) à qui il veut. Même qu’il est fort mal vu de demander des explications(comme le contribuable qui trouvait que la prime de séparation d’un ex dg d’un ville était trop généreuse, l’a appris à ses dépends récemment; je sais ce n’est pas un exemple pertinent, mais le principe est le même). En bref, les contrats de l’état ne sont pas attribué au mérite, mais selon des considérations politiques, pour ne pas dire frauduleuses.
Vous me direz que je m’écarte du sujet. Au contraire, dès le début, j’ai déclaré que le vrai problème était les dépenses de l’état et non la tarification des services, dont plusieurs ne sont que des obligations que le gouvernement nous crée et dont l’utilité est souvent on ne peut plus douteuse. Les nombreuses sociétés d’état ne servent souvent que de “positions” pour les amis des partis, et ils sont nombreux….
Voilà l’essence de mon propos: nous sommes de plus en plus mal servi par cette structure déviante qui ne remplit plus son rôle fondamental d’équité et de justice entre les citoyens. En fait, on peut se demander si elle l’a déjà fait…Si certains croient encore que le fait de mettre un “x” une fois aux quatre ans sur un bulletin de vote, nous assure d’une démocratie vivante, personnellement je n’y crois plus.
Voilà, il ne reste de moi qu’un contribuable (fatigué), puisque c’est la seule fonction que cet état me reconnait encore….
Le débat sur la tarification (mur à mur et sans nuances)ne peut se faire sans la définition d’une stratégie d’état d’envergure au préalable. Notamment en matière de politique familiale (nataliste, oui ou non) et de développement économique( exemple, l’éducation en Finlande est gratuite et l’effort en R.D. est considérablement plus important qu’ici.)Et cela donne des résultats. Ces choix d’allocation de ressources s’inscrivent dans une stratégie d’état d’envergure, or de quelle état parle t on: d’un demi état de province annexée au Canada ou d’un état optimal (Pays d’Europe du Nord). Or l’Institut Économique de Montréal est incapable de cadrer le débat en ces termes pour raisons de confinement idéologique (Fédéraliste et droite gaga). Mais vous vous pouvez le faire. Nous sortir de ce cloisonnement provincialiste gauche droite pour élargir le champ du possible. Pourquoi ne pas nous faire une mise à jour des états financiers d’un Québec souverain de M Legault qui date de 2005. Pas mal plus stimulant.
@ ymdelisle,
vous n’avez qu’à vous référez aux sondages de CROP et Léger & Léger depuis les 10 dernières années pour valider mes stats.
L’appui chez les anglophones et allophones est toujours resté stable et chez les francophones à chaque sondage ça varie entre 50% et 60%.
La souveraineté ça va avec la langue française, il faut quand même se dire les vrais choses. En 2003 un sondage Léger & Léger donnait 35% d’appui à la souveraineté chez Les enfants d’immigrants (âgés entre 18 et 34 ans) (loi 101)qui ont appris le français et qui en ont fait leur langue usuelle (travail et maison).
La souveraineté passe par le français, c’est aussi pour ça que Charest ne fait rien pour arrêter la dégringolade du français parlé à la maison et au travail.
Ne me dites pas que vous n’avez jamais vu de sondage sur l’appui à la souveraineté en fonction de la langue parlée?
Vous n’étiez vraiment pas au courant que chez les francophones l’appui varie entre 50% et 60% et chez les anglophones et les allophones c’est à peine 5%?
Vivez-vous au Québec?
Arnold
Ym Delisle,
j’apprécie votre mise au point, même si votre généralisation concernait le peuple dans son ensemble et non seulement vos amis souverainistes…
Quoi qu’il en soi, je remarque que dans bien des fédéralistes se cache une idée assez négative du Québec et de ses habitants. Ces fédéralistes aiment le Québec, bien sûr, mais n’ont pas une très haute idée de leur patrie. Ce qui explique peut-être pourquoi bien des fédéralistes ont une curieuse façon de raisonner quand ils constatent un problème dans les politiques publiques. Ils y voient d’abord et avant tout un travers du Québec ou des Québécois plutôt qu’un travers des politiques publiques. C’est ainsi que l’auto-dénigrement tient lieu d’argument employé à critiquer l’action publique. Je me trompe?
Quoi qu’il en soit, les illustrations de ce que je viens de dire abondent sur ce blogue. Et Ym delisle nous en a donné le meilleur exemple. Il y en aurait tant d’autres!
Arnold,
quand vous dites
“La souveraineté passe par le français, c’est aussi pour ça que Charest ne fait rien pour arrêter la dégringolade du français parlé à la maison et au travail.”
Vous mettez le doigt en plein sur le problème à mon avis. Je pense qu’il faudrait ajouter que le PLQ a intérêt à affaiblir le français, non seulement dans l’optique d’un référendum, mais aussi des élections. Le PLQ a un intérêt objectif, au plan électoral, à favoriser le déclin du français. Du moins tant que ce genre de politique ne provoque pas de ressac important dans l’électorat francophone…
À moins de croire aux contes de fées, il serait surprenant que le PLQ agisse contre ses intérêts… À moins qu’il y soit forcé par la pression populaire.
Je suis convaincu que l’augmentation des coûts de l’électricité parce que c’est intelligent* d’aller dans ce sens-là, est responsable de la fermeture (déménagement) de manufactures au Québec. Pensez-y deux minutes, pourquoi venir s’installer dans un pays froid où les coûts de chauffage sont élevés quand on peut aller au Mexique et au sude de la Chine, ou en Inde. Sans parler de l’électricité pour faire tourner les moteurs, car, nous parlons bien ici de manufactures. N’oublions pas aussi que l’augmentation du coût de l’électricité est responsable de l’augmentation du coût du gaz naturel et propane (qui n’ont rien à voir directement avec le marché du baril de pétrole). Il s’agit donc d’autres augmentations de coûts pour l’industrie manufacturière.
Je trouve regrettable de voir la fermeture de ces manufactures car il s’agit de centaines d’emplois perdus, plus des centaines d’emplois indirects, et aussi parce qu’un grand nombre de ceux-ci devaient être occupés par des gens spécialisés qui avaient développé des compétences au fil bien souvent de toute une vie(expérience). On ne parle pas de postes “d’homme à tout faire” dans les industries de la confection, du plastique ou de la vitre (pour ne parler que des trois dernières dont on vient d’annoncer la fermeture).
* Un cerveau cartésien en viendra rapidement à dire qu’il est avantageux d’augmenter le coût de l’électricité quand le coût de l’huile augmente mondialement et sachant que les gens ne pourront pas arrêter de se chauffer ni d’employer leurs appareils electroménagers. Autrement dit, sachant que nous sommes des utilisateurs captifs.
Mais, nous, les utilisateurs captifs, comment allons-nous payer nos factures d’électricité si les manufactures s’en vont avec nos emplois ?
Venez à notre secours, les lucides et les cartésiens, amenez les gouvernements à nous engager comme fonctionnaires. Nous n’auront plus besoin des manufactures et nous recevront des belles pensions à notre retraite.
Le Québec est grand, dans beaucoup d’endroits isolés, il n’y a pas d’immeuble abritant des services gouvernementaux. Allons construire ces immeubles et, nous, que l’on nous engage comme fonctionnaires. Je suis prêt.
@Arnold
La souveraineté est actuellement à 35% dans les sondages. Les francophones sont 81% du Québec, donc la règle de trois donne 43% des francos pour la souveraineté. Le PQ est à 30 % et si on compte le 4% de QS comme souverainiste, ça donne 34 %. C’est loin de votre 60% !
Faut vraiment croire à une immense théorie de complot pour trouver un dessin maléfique pour contrer le mouvement souverainiste.
@Lesdents
“Ce qui explique peut-être pourquoi bien des fédéralistes ont une curieuse façon de raisonner quand ils constatent un problème dans les politiques publiques. Ils y voient d’abord et avant tout un travers du Québec ou des Québécois plutôt qu’un travers des politiques publiques”
Substituer souverainistes à fédéralistes et Canada et Canadiens à Québec et Québécois et vous venez de mettre le doigt sur un immense bobo. C’est bien beau blâmer le “fédéral” pour tous nos problèmes….
Vous accusez les fédéralistes de toujours dénigrer le Québec, mais vous faites exactenet cela envers le Canada et en plus, vous détournez toutes les discussions, peu importe le sujet, en argumentaire souverainiste. Ça ressemble un peu à une fixation.
Cher «contribuable fatigué»,
1) Vous lisez trop vite…ou vous parler sans lire, car il est bien dit dans le rapport qu’une nouvelle politique de tarification est indissociable d’une révision de l’impôt, à la baisse évidemment.
2) Encore une fois, si vous lisiez, vous verriez que le rapport évoque aussi la vente à rabais de l’électricité aux alumineries. Eh oui…vous tirez trop vite…encore.
3) Non, on ne dit nulle part qu’il faudrait tarifer comme au Canada. Nous avons simplement chiffré l’écart de tarification globale entre le Québec et le reste du Canada. Décidément, avez-vous…lu le rapport ? On peut se questionner.
4) Il y a sans doute erreur sur la personne. Je ne me suis jamais intéressé à votre sommeil.
Salutations.
@ Daveyy,
À 43% quand c’est un creux historique, ça signifie quand même que le reste du temps aux alentours de 40% on va chercher 50% du vote francophone.
Quand je parle de 50%-60% de souverainiste chez les francophones, il ne faut pas se fier uniquement à la dernière année mais il faut basé sur un peu plus long que ça pour avoir une certaine tendance significative. Il faut juger au moins sur une période de 5 à 10 ans.
N’oubliez pas que lorsque Boisclair est devenu chef, l’appui à la souveraineté était aux alentours de 45% au total, soit 55% chez les francophones, c’est quand même pas un passé lointain.
Le résultat des élections ne confirme en rien tout ceci parce que bien des souverainistes ont votés pour l’ADQ, les verts, les QS et sans compté tous ceux qui n’ont pas votés (près de 30% de la population n’a pas voté).
Plutôt que d’essayer d’interprêter mes chiffres, expliquez-moi donc dans le contexte de notre dette énorme, du vieillissement de la population, des crises dans les secteurs manufacturiers, forestiers et agricoles; pourquoi le PLQ se prive de revenu et d’une marge de manoeuvre pour les finances publiques? Il reste combien 400MM en réserve? (”des peanuts”. De plus il refuse le rapport sur le financement en santé, le rapport Montmarquette, en fait il fait tout ce que quelqu’un de sensé ne ferait pas soit: se priver de revenus lorsqu’on prévoit une hausse des dépenses. Quel peut bien être le but de tout cela?
Quel autre source de revenu lui reste-il?
(parlez-moi pas d’hydro-Québec qui vient de se faire presser le citron aussi).
Dites-moi ce que fait le PLQ pour s’assurer une pérénité des services (santé, éducation)?
À moins que vous soyez un des ces utopistes fédéralistes qui croit que tant que l’on reste dans le Canada ces problèmes là vont se régler tout seul. Est-ce le cas?
Arnold
À devey,
Je ne me sens pas visé par votre commentaire : j’imagine qu’il m’a été adressé par erreur. Je fais quand même cette mise au point.
1- Je ne suis pas de ces souverainistes qui « blâment » le gouvernement fédéral. Mes convictions sont fondées sur des raisons qui ont peu à voir avec la saveur du jour à Ottawa. D’ailleurs, si vous aviez été sur ce blogue depuis plus longtemps, vous auriez remarqué que je m’en suis déjà pris à certains souverainistes sur ce blogue qui tentent de vendre l’indépendance en opposant les politiques publiques canadiennes et québécoises et en se fondant sur des clichés (ex : le Québec est à gauche et pacifiste, le Canada à droite et militariste)
2- Je ne suis pas de ces souverainistes qui dénigrent le Canada. Je ne pense pas que ce pays devrait être celui des Québécois, voilà tout.
3- Je ne détourne pas les sujets sauf quand le thème de l’indépendance est pertinent dans le débat, ou lorsqu’une perspective nationaliste peut à mon avis apporter un éclairage différent sur une question donnée. Je rappelle qu’ici mon premier commentaire n’évoquait que le thème du texte de Facal pris dans son sens strict. Sauf erreur, c’est YM delisle, un ardent fédéraliste, qui a détourné le sujet ici en commençant, comme il est de bon ton de le faire, à dire des généralités irréfléchies sur le Québec, en empruntant un style très « radio parlée » qui masque mal une certaine forme de mépris de ses concitoyens :
«Nous nous disons ouvert sur le monde, mais nous avons nos Hérouxville et nos régions. Nous nous disons généreux, mais nous avons le plus bas niveau de dons de charité en amérique. Etc etc etc. Nous sommes un adolescent qui sait tout, mais qui a encore beaucoup à apprendre. Il veut son indépendence(son apart a lui) mais il n’en a pas les moyens. Mais quand ses parents lui demandent de payer une pension pour couvrir une portion de ses frais d’hébergement, il fait une crise. Nous voulons le beurre et l’argent du beurre. »
Là-dessus, je lui répondrais qu’il peut bien s’inclure dans ce « nous », mais que je ne me sens pas visé. J’ajoute que je trouve la référence à Hérouxville et aux régions particulièrement gratuite. Néanmoins, quand on tient des propos aussi grossiers, il ne faut pas s’attendre à ce que ce soit sans réplique.
Le Québec-bashing, surtout quand il vient des Québécois eux-mêmes, je me demande bien à quoi ça sert. Est-on capable de faire une critique sociale plus solide du Québec que ces lieux communs répétés à tort et à travers par les médias? Les Québécois ayant une piètre estime d’eux-mêmes ne sont-ils pas déjà assez nombreux? A-t-on besoin d’en ajouter?
@ Les dents. Le problème des séparatistes est qu’ils ne peuvent accepter la critique. Critiquer les mythes Québecois ce n’est pas du Québec-bashing. Ce que j’ai dit est vraie. Alors si je suis votre logique, M. Facal et le rapport Montmarquette font du Québec-bashing aussi? Sachez M Les dents, que je suis nationaliste est que je n’ai jamais eu peur de m’affirmer comme Québecois francophone de très vieille souche. Mais, je ne suis pas séparatiste car je ne crois pas que l’indépendence est la solution. Nous avons le même objectif de voir à la survie de notre nation, mais nous ne ne sommes pas sur la même longeur d’onde pour la solution. Le Canada, même avec des erreurs de parcours, ne nous a pas empêcher de nous épanouir. Nous sommes un des peuples les plus libre au monde. Mais nous devons arrêter d’avoir une philosophie de “you’re either with me or against me”. Ce qui me déçois c’est de me faire dire que j’ai du mépris pour mes concitoyens parceque j’ose critiquer certains mythes. C’est vraie, je n’y vais pas par le dos de la cuillère et si certaines personnes s’en offusquent je m’en excuse.
Bonjour M. Facal,
content de voir une réplique de votre part, mais pour ce qui est de lire ce que les autres ont écrit, vous n’êtes pas en position de me faire la morale.
J’ai justement affirmer que la tarification versus l’imposition des revenus pourrait être intéressante SI le gouvernement devenait responsable.
Bien content d’apprendre que le comité s’est penché sur les tarifs aux alumineries; mais ce que j’ai dénoncé c’est ce que le gouvernement à fait…
Quand à la tarification “comme au Canada” je n’ai jamais dis ça!? J’ai simplement évoquer le fait que l’on paie plus d’impôts que dans le ROC, en contrepartie de l’affirmation selon laquelle on tarife 651 $ de moins que dans le ROC (ne déformez pas le sens de mes paroles SVP).
Finalement, l’essentiel de mon propos a été davantage de dénoncer l’inçapacité du gouvernement de contrôler ses dépenses et sa propension à crééer des agences dont on ne peut plus se débarrasser (Le problème n’est donc pas de tarifier ou d’imposer adéquatement, mais de vivre selon nos moyens). M’avez-vous lu (et surtout compris)?
Effectivement, les parlementaires semblent peu se soucier des conditions de vie de leur concitoyens… qui sont de plus en plus fatigués….
A daveyy,
Plutôt que d’essayer de démontrer seulement le plus bas taux d’appui possible à la souveraineté chez les francophones québécois, pourquoi n’essayez-vous pas de démontrer en même temps le taux encore plus bas d’appui au statu quo constitutionnel fédéral chez les mêmes francophones québécois? Ce serait beaucoup plus objectif, complet et éclairant.
A ymdelisle
Vous dites à Les dents:”être nationaliste mais non séparatiste par que là n’est pas la solution. Nous avons le même objectif de voir à la survie de notre nation.”
Mais elle est où la solution? Cela fait des décennies que le Québec n’a pas de place dans le Canada. Plusieurs tentatives de discussions constitutionnelles ont été faites sans aucun résultat. Maintenant, il est reconnu qu’il est pratiquement impossible de changer la constitution à cause de son mode d’amendement et, en plus, les politiciens fédéralistes passent leur temps à dire que “le fruit n’est pas mûr”. Il est très clair qu’il n’y a aucune autre volonté politique au Canada anglais que celle d’anéantir notre nation en laissant l’assimilation faire son oeuvre. Ou vous êtes un collaborateur (conscient ou non) ou vous êtes un grand naif. Qu’il ne vous en déplaise.
@lesdents
Je vous dois mes excuses, effectivement vous n’êtes pas de ces souverainistes qui exagèrent et qui dénigrent le Canada, vos propos sont réfléchis et je respecte votre opinion tout en ne la partageant pas.
Ceci étant dit, vous comprendrez une touche d’impatience quand certains de vos co-souverainistes poussent leur argumentaire à des limites ridicules.
@Arnold
Jouez avec les chiffres tant que vous voulez, le seul test qui compte est celui du vote. Même le PQ n’ose même plus parler de ce vote tellement la souveraineté n’intéresse plus grand monde. Alors, on se reparlera quand cela deviendra une possibilité concrète et non un rêve d’une minorité qui s’amenuise.
@ RenéP
Vous fabulez encore en voulant parler de constitution, ça n’intéresse plus grande monde. Vous faites de l’hyperbole avec votre commentaire : “Canada anglais que celle d’anéantir notre nation” vous tombez dans le vieux piège de la victimisation et de la persécution, ça résonne plus avec la même intensité qu’en 1970, faudrait peut-être changer de rôles. Allez demander aux Algonquins de l’Abitibi c’est qui les anéantisseurs, demandez aux Tibétains ou aux Tcétchènes. Et surtout svp lassez-nous de vos accusations de collaborateurs.
Ce sont les régimes souverainistes qui ont le plus provoqué le déclin de l’influence du Québec au Canada en provoquant des référendums très déchirants qui étaient perdus d’avance et qui ont affaibli le Québec. Alors avant de pointer du doigt les fédéralistes, faites dont votre propre examen de conscience.
Bonjour M.Facal,
Je dirais à quelques-uns de cesser de s’excuser tout le temps pour leur emportement verbal, c’est trop facile…
J’en profite pour encourager les souverainistes à exprimer leurs points de vues et ne pas se laisser intimider par tous les qualificatifs désagréables dont on les qualifient.
M.Facal, après avoir lu votre “dernier livre” (Pratte compris) je vous encourage à faire comme pour votre «Rapport» : c’est-à-dire de suggérer à vos blogeurs de le lire pour mieux vous connaître tous les deux, tout en appréciant les 2 visions que vous et M.Pratte véhiculez.
Ils ne changeront probablement pas d’idées sur l’avenir du Québec, mais ils vont peut-être commencer à voir, que vouloir un Pays ne signifie pas radoter, n’être pas ouvert aux autres et encore moins retourner au passé ; mais c’est plutôt… une voie lumineuse vers l’Avenir! La seule SOLUTION et la seule voie Porteuse…
N.B.
Si Gesca voulait faire preuve de moins de partisanerie, Imaginons simplement la possibilité que LaPresse laisse la moitié de son éditorial à la vision souverainiste…… À vous par exemple!
Croyez-vous qu’ André Pratte qui a fait équipe avec vous pour produire “ce livre” pourrait vous rendre la pareille en vous invitant à partager La Page Éditoriale ; mettons une fois par semaine (si peu) par exemple?
Messieurs les fédéralistes sur ce blogue, êtes-vous prêts à appuyer cette idée?
Bonne semaine,
Bonjour M.Facal,
Même si je ne suis pas de gauche, je me permets (?) afin de favoriser un meilleur débat sur votre Rapport, de donner un lien sur les opinions de Léopold Lauzon sur les idées-chocs qui, selon lui, pourraient faire avancer le Québec.
Hier à “Chatette” à la SRC j’ai entendu M.Lauzon en parler.
Je viens de trouver le lien :
http://www.journalmetro.com/paroles/article/40934
Bonne lecture,