Pensées saupoudrées
17 mai 2007 par Joseph Facal
Bonjour,
Juste un petit mot d’abord pour vous dire que je lis tous les commentaires qu’on me fait parvenir sans exception. Je n’ai aucun problème - j’espère que vous l’avez compris - avec les opinons contraires aux miennes, même lorsqu’elles sont exprimées de façon virile et mordante, en autant qu’elles respectent les «règles du jeu» que j’ai fixées. Jusqu’ici, il me semble que c’est plutôt bien parti.
Bélanger a parfaitement raison selon moi. Le PQ semble vouloir reprendre contact avec la réalité et ne plus se comporter comme un club privé qui ne s’intéresse qu’à lui-même. Mais il est trop tôt pour savoir combien de temps dureront ces bonnes résolutions. J’ai appris depuis longtemps qu’il faut se méfier des eaux dormantes, surtout en politique et encore plus dans ce parti. Dans le passé, chaque chef a eu droit à des périodes d’accalmie pendant lesquelles certains militants, disons plus «turbulents», prenaient le maquis et se tenaient tranquilles pour un certain temps, pour ensuite ressortir du bois et redonner du matériel comique aux journalistes. On verra.
La grosse différence cette fois-ci, est que le PQ, désormais troisième parti, ne bénéficie plus automatiquement de l’effet d’alternance qui vient avec le statut d’opposition officielle. Notre système électoral, avec ses qualités et ses défauts, est conçu pour ne «porter» que deux grands partis et des petits partis marginaux. Si le PQ ne se ressaisit pas, notamment en montrant un minimum de discipline, il se pourrait que les Québécois se fatiguent pour de bon des psychodrames péquistes et lui infligent un nouveau désaveu dont il pourrait ne pas se remettre. Il n’est écrit nulle part que les partis politiques doivent être éternels.
Serge veut savoir ce que je pense des baisses d’impôts. Il faut souhaiter évidemment des baisses d’impôts, mais à moyen terme seulement. Dans l’immédiat, le gouvernement du Québec a si peu de marge de manoeuvre qu’il faudrait faire des coupures de services assez draconnienes pour avoir des baisses d’impôts notables. La meilleure preuve en est l’incapacité de Jean Charest d’honorer sa promesse de 2003 de baisser les impôts. Bref, à court terme, c’est un luxe que nous n’avons pas les moyens de nous payer, sauf évidemment pour des baisses d’impôts insignifiantes. Vous noterez d’ailleurs que Jean Charest promet maintenant de baisser les impôts…avec l’argent qui vient d’Ottawa, pas des coffres de Québec.
Je ne suis pas d’accord avec Jaropro, je le dis en tout respect, qui trouve «autoritaire» l’attitude de madame Marois de lier son arrivée à des positions claires. C’est exactement le contraire. En votant pour elle, on sait très exactement ce qu’on achète. Libre à d’autres de se présenter contre elle s’ils privilégient d’autres orientations. Les difficultés d’André Boisclair sont justement la plus parfaite illustration de ce qui arrive quand un chef est menotté par un programme sur lequel il n’a pas eu de mot à dire, ce qui l’oblige ensuite à faire le funambule entre les voeux des militants et ceux de la population.
C’est cette position parfaitement intenable, pour répondre à La Plume souverainiste, qui rendait prévisible l’échec d’André Boisclair, en plus bien sûr de considérations davantage reliées à sa personne, mais sur lesquelles je ne souhaite pas m’étendre parce que tout a été dit là-dessus et que cet homme mérite, malgré tout, estime et respect.
50 réponses à “Pensées saupoudrées”

Bonjour Mr Facal,
Vous ouvrez une porte qui m’est difficile de ne pas enfoncer : “il faudrait faire des coupures de services assez draconnienes pour avoir des baisses d’impôts notables”
Pourquoi pas ? Comment se fait-il qu’aucune formation politique ne réfléchisse dans cette direction ? Il me semble que l’électorat serait mûr pour justement des coupures dans des programmes marginaux qui desservent une minorité et engouffrent des sommes importantes.
Je ne comprends pas pourquoi le discours politique est menotté dans une approche de “toujours plus”. On le voit de plus en plus, la situation fiscale future est désastreuse pour les jeunes. De l’autre côté, on note aussi que le niveau de taxation est tel qu’il freine la croissance économique.
Les coupures de programmes me semblent la voie évidente. Mais celle qui semble être populaire c’est encore de plus de plus, augmentons les impôts!
Je ne comprends pas.
Bonjour M. Facal,
Il est de plus en plus évident qu’il y a actuellement une génération de jeunes qui veut “passer” son tour et ne pas vouloir payer sa part d’impôt et de taxes. Cette nouvelle droite québécoise est la même qui ne comprend pas un bulletin scolaire avec des lettres, alors il est dificile pour elle de comprendre que l’endettement actuel du Québec a été fait pour se donner des infrastrutures ( écoles, CGEP, universités, routes et autoroutes, hôpitaux etc. ) que des gouvernements ont faits pour elle.
S’il n’y avait pas eut de ces hôpitaux gratuits, combien de mères de ces mêmes jeunes auraient préférés se faire avorter au lieu de leurs donner naissances.
Cher AntiPollution, cette génération de jeunes qui voudraient selon vous passer son tour n’existe que dans votre imaginaire rose bonbon. Je suis prêt à payer des impôts, mais pour des services dont j’ai besoin, et des services efficaces. Or, présentement, force est de constater que ce n’est pas toujours le cas. Si tout était parfait d’ailleurs, on n’aurait plus besoin de rien changer, n’est-ce pas?
Pour votre information, les bulletins présentement, n’ont ni des chiffres, ni des lettres, mais des “attestations d’atteintes d’objectifs”. Flous, il va s’en dire.
Vous faites mélodramatique avec votre spectre d’avortements si les mères n’ont pas accès à des services gratuits. D’ailleurs, vous parlez à travers votre chapeau car avant l’instauration du système de santé gratuit, les mères donnaient plus souvent qu’autrement leurs enfants en adoption. Eh oui, l’aspect culturel de l’époque n’était pas à négliger.
Pour ce qui est des infrastructures autoroutières, suffit de regarder ce qui se passe avec nos routes et viaduc pour se rendre compte qu’on a manqué à notre devoir d’entretien de ces infrastructures. Et ce sont les gouvernements libéraux et péquistes qui en sont responsables.
Ça me chagrine qu’on soit taxé d’extrêmiste, d’apôtre de la déchéance dès qu’on soutiens des idées dites de droite.
Vous le dites vous-même, M. Facal, la droite n’a pas le monopole de la vertu.
la gauche n’a pas le monopole de la vertu… lapsus…
Antipollution,
Votre message est méprisant et (surtout) erroné. Merci brem pour une réponse simple et appréciée.
Je pense qu’avant de couper partout sans savoir quel résultat on obtiendra par la suite est ridicule et irresponsable, on devrait plutôt revoir la façon de faire. Le problème n’est pas à mon avis un gaspille de fonctionnaire mais plutôt une façon de faire inefficace.
Exemple:
- l’aide au plus démunis: on pourrait éliminer les divers programme d’aide (aide sociale, régie des rentes, rapatrier les cotisations d’assurance emploi, salaire minimum) et remplacer le tout par le revenu minimum garanti.
- le code du travail: modifier afin d’inclure la compétence comme facteur à considérer et non seulement l’ancienneté.
- Fiscalité: baisser les impôts substantiellement en majorant les taxes (T.V.Q., taxes municipale, taxe d’eau,les biens de luxe pourraient être surtaxer, etc.)
Hydro-Québec: tarif graduel plus accentué.
À mon avis, on ne sauvera pas de milliards uniquement avec des coupures et une saine gestion, regardez le désastre que fût le gouvernement Harris en Ontario. Il faut repenser le Québec.
Patrick
Merci Brem d’essayer de nous entourlouper !
Le bulletin scolaire chiffré est de retour
Le Soleil - 9 mai 2007
La mise en place de la réforme scolaire a mené au remplacement des pourcentages dans les bulletins par des lettres, au grand dam de nombreux parents. …
Vincent Marissal: Les ingrédients de Mario, la recette de Stephen
Cyberpresse - 10 mai 2007
C’est particulièrement vrai pour ce changement de cap soudain du gouvernement Charest sur la question des bulletins scolaires chiffrés dès septembre. …
André Pratte: Message reçu
Cyberpresse - 10 mai 2007
… notamment la tenue d’une consultation publique sur les conditions de vie des aînés et le retour, dans nos écoles, des bulletins chiffrés. …
Charest picore dans le buffet adéquiste
Le Devoir (Abonnement) - 9 mai 2007
Ainsi, dès la prochaine rentrée scolaire, les bulletins des écoliers seront «chiffrés», comme
@Patrick
“Je pense qu’avant de couper partout sans savoir quel résultat on obtiendra par la suite est ridicule et irresponsable”
Il est impossible de savoir exactement quel résultat on obtiendra surtout dans des réformes de l’état. Aucun état n’est exactement comme le nôtre, nos politiques et lois sont uniques. Dans ce contexte, il faut prendre certains risques sinon c’est l’immobilisme. Oui, quelque fois il faut ajuster le tir et clairement, prudence s’impose dans la réforme.
Quand tu t’enlignes dans le mur à 100 kmh, c’est un peu risqué de braquer à gauche… mais au moins tu évites le mur.
Je pense quand même qu’il faut cesser de vendre de la peur (si on coupe l’état s’effondre) et avoir le courage de l’excellence.
La question du “comment” fait définitivement partie de la solution mais il faut quand même sérieusement sortir du dogme de “plus d’état”, au plus vite.
AntiPollution: j’ignore ce que vous essayez de faire. Merci de nous citer les journaux.
@ Icarus,
C’est justement les politiques de couper massivement dans les programmes de l’État et de baisser les impôts de façon drastique n’ont pas fonctionnés en Ontario, pourquoi faire la même erreur?
Aussi bien réinventé au complet la façon de faire plutôt que de faire les mêmes erreurs qu’ailleurs.
Quand je dis qu’on ne sait pas ce que ça donne (politiquement parlant, est-ce vendeur?) J’en doute fort.
Je veux dire qu’il n’y a rien là dedans pour faire embarquer la population, on peut trouver des centaines d’études et de mises en place de ces modèles économiques qui ont tournés à la catastrophe. Lorsque toutes ces idées seront sur la place publique elle ne ralieront pas l’ensemble des Québécois, il faut donc des concepts plus avant-gardiste et progressiste comme à l’époque de la révolution tranquille, il faut rassembler une majorité de Québécois derrières le nouveau modèle économique québécois.
Les baisses d’impôt massives et les coupures radicales aux programmes sociaux ont réussies dans un pays, l’Irlande. Par contre les comparatifs avec la situation actuelle du Québec de la situation en Irlande à l’époque n’ont pas grand chose de similaire.
Pourquoi ne pas s’inspirer des États où le modèle ressemblait davantage au Québec et qui ont faits des changements qui se sont traduits par une réussite économique et politique (norvège, suède, etc.).
Moi le discour simpliste de l’ADQ avec abolition des commissions scolaires (ça fonctionne pas au Nouveau-Brunswick), 100$/sem/enfant pour que les BS restent chez eux, les classes séparés (garçon/fille) ça ne me branche pas du tout, il n’y a pas de révolution là-dedans ce n’est qu’un retour en arrière. Si vous voulez faire accepter des changements majeurs à la majorité de la population, il faut une contrepartie, ces arguments Adéquiste comme contrepartie ne vaudront plus grand chose lorsque vous augmenterez les tarifs d’électricité, lorsqu’il y aura des tickets modérateurs, des riches qui se font soignés plus rapidement et qui paieront moins d’impôt.
Il faut toujours gardé à l’esprit que pour faire des changements il faut être élu, si ce que l’on propose est le meilleur pour l’État mais inacceptable pour une grande partie de la population, ces changements ne se feront jamais.
Le concept de coupure radicales dans les programmes sociaux et de baissent d’impôt majeures ne rencontrent que l’appui d’entre 20% et 30% de la population, insuffisant pour que ça deviennent réalité.
J’entends souvent des fédéralistes dire la souveraineté à 40% ou même 45% d’appui n’a plus sa raison d’être et ces mêmes personnes défendent des concepts qui souvent rallient moins de 30% de la population.
Désolé de vous décevoir, mais si ce que vous souhaitez c’est l’alternative baisse d’impôt et coupures des programmes sociaux sans une contrepartie à ces mesures, je crois sincèrement que ça n’arrivera pas avant des décennies. Comme je vous dis, pour faire de tel changement il faut être élu et avec de telle propositions vous n’aurez jamais une majorité pour gouverner.
M. Facal,
J’aurais bien aimé que vous répondiez plus en détail à la critique que certains (dont moi) vous ont faite. À savoir qu’il y a quelque chose d’opportuniste à l’idée que l’essentiel, en politique, consiste à “écouter le peuple”. Juste un exemple extrême: si le peuple veut du racisme institutionnalisé, allez-vous lui en donner ou au contraire chercher à gagner des gens à une position d’égalité des chances ? Exemple moins extrême: si le peuple veut cette chose aberrante proposée par Mario Dumont, une constitution “qui s’inspire de nos valeurs religieuses”, allez-vous vous mettre à défendre cette idée ou allez-vous continuer à défendre les valeurs de la révolution tranquille ? Vous voyez le problème (et je n’ai même pas mentionné la question nationale). Si les gens choisissent l’ADQ, ce sera triste, mais certainement pas une raison pour abandonner nos principes - à moins, justement, de ne vouloir que le pouvoir. On a beau être vendu à l’argument du vote stratégique (Québec Solidaire ne gagnera jamais, alors au moins votons PQ, c’est déjà mieux que le PLQ ou l’ADQ), il y a quand même une distinction entre voter utile et voter contre ses principes.
@unquebecoiserrant,
je ne veux pas répondre à la place de monsieur Facal, mais votre question m’interpelle. Je vous en poserai une autre, en retour: «Selon vous, est-ce que c’est le parti ou le peuple qui a la plus grande vertu, le meilleur sens moral?» La réponse n’est pas aussi évidente que vous pourriez le croire.
Vous avez tout compris, Unquebecoiserrant.
Il ne vous répondra pas.
Il dicte le message et vous le commentez. Mais vous ne pouvez pas poser de questions. Il contrôle le discours.
Il fera ce qu’une majorité voudra.
La loi du marché.
Brem a écrit : “Pour votre information, les bulletins présentement, n’ont ni des chiffres, ni des lettres, mais des “attestations d’atteintes d’objectifs”. Flous, il va s’en dire.”
Et un autre de renchérir : le 17 mai 2007 à 14:52 (Redz)
Antipollution,
Votre message est méprisant et (surtout) erroné. Merci brem pour une réponse “simple et appréciée”.
Et AntiPollution défait une de vos “vérités”
“Le bulletin scolaire chiffré est de retour
Le Soleil - 9 mai 2007
La mise en place de la réforme scolaire a mené au remplacement des pourcentages dans les bulletins par des lettres, au grand dam de nombreux parents.” …
Etc.
AntiPollution: ma compagne est professeure. Je sais de quoi je parle. Les journalistes sont souvent paresseux et erronés.
@unquebecoiserrant
Cette question doit évidemment être retenue puisqu’elle dirigera intrinsèquement notre réorientation.
À mon avis, l’idée n’est pas de renier nos convictions, mais bien de suivre l’évolution des préoccupations de la société. Devons-nous parler d’opportunisme lorsque, soudainement, tous les partis politiques québécois accordent une place grandissante à la protection de l’environnement? N’est-ce pas plutôt un désir de répondre aux nouvelles réalités qui inquiètent la population?
Certes, la ligne est mince entre les deux interprétations, les organisations politiques pouvant effectivement préférer les propositions « payantes » - mais aberrantes - aux résolutions qui respectent fidèlement leur profondeur.
Brem :
Page 11 de votre plate-forme adéquiste :”ADOPTER UN BULLETIN UNIVERSEL ET CHIFFRÉ.
Faire adopter un bulletin universel, explicatif et chiffré.”
Je crois aussi que ce n’est pas seulement les journalistes qui sont paresseux et erronnés.
AntiPollution: pourquoi me citez vous le contenu de la plate-forme adéquiste?
Vous me semblez confus. Enfin, vous me confondez.
Monsieur Facal,
Ecouter les préoccupations du peuple, d’accord. Mais aussi exercer un certain leadership,
nous accordons notre confiance aux élus et attendons
d’eux une certaine autorité politique.Parler ”haut
et fort” en notre nom pour défendre certaines valeurs en lesquelles nous croyons.Ne rien laisser passer qui va à l’encontre de notre souveraineté et
de notre liberté.Je trouve frustrant à certains moments d’être obligée de le demander, un bon leader
doit se lever debout souvent pour et avec son peuple.Tout ce qui porte atteinte à notre dignité de québécois, des fois j’aimerais ça entendre un de mes élus leur répondre avec convictions, se faire respecter.J’apprends beaucoup de vos écrits, merci!
Bonjour M.Facal,
J’ai une question à vous poser, selon vous, pensez-vous que le moyen de redresser les finances publiques au Québec serait d’adopter l’atitude “utilisateur-payeur”. Je m’explique.
Par exemple, réinstaurer des péages à l’entrée des ponts de l’île de Montréal. Ces revenus pouraient servir à entretnir les routes et à financer le transport en commun.
Dans le domaine de la santé, instaurer un ticket modérateur de 20$ ou 50$ pour chaque visite chez le médecin. Ces fonds pouraient être réinvestis dans le système de santé.
Dans le système d’éducation, indexer les frais de scolarité au taux d’inflation (qui est selon moi, le vrai gel des frais de scolarité). Ce qui permettrait aux universités d’avoir un plus grand coussin pour investir dans leurs infrastructures qui tombent en ruine.
Ces mesures combinées avec un augmentation de l’exportation d’hydro-électricité chez nos voisins ontariens et américains, pourront-elles redresser les finances publiques québécoises sans trop diminuer les services?
Merci de votre attention
A court terme, couper dans les impôts, c’est pas fort comme programme.
Je suis d’accord avec Monsieur Facal. Il faut une marge de manoeuvre au gouvernement. Ceci peut être réalisé en augmentant les revenus et coupants les dépenses et non l’inverse.
Ce que je souhaite voir du tandem ADQ et PLQ (alors que je vote PQ)
1- Éliminer l’assurance médicament qui augmente chaque année
2- Péages sur toutes les routes. Aucune raison de subventionner le transport routier plus que le train ou autre mode de transport. (Il faut également réparer le système à court terme et à moyen terme)
3- Réduire la dette
4- Utiliser le modèle britannique de santé et utiliser le privée dans la santé.
5- Ticket modérateur dans les hôpitaux
6- Abolir la Régie du logement et mettre des subventions aux logements avec les ressources conservées.
7- Rendre l’hypothèque déductible d’impôt
8- Augmenter les taxes sur l’essence et augmenter les services de transport en commun.
9- Indexer les frais de scolarité
10- Taxer la deuxième voiture dans les ménages
11- Développer l’éolien par une société publique
12- Augmenter les tarifs d’électricité pour favoriser l’exportation
13- Permettre aux citoyens de produire de l’électricité propre et de la vendre à Hydro-Québec
14- Éliminer les sacs en plastique pour des sacs biodégradables
15- Consigne de 100$ sur les ordinateurs et de 50$ sur les ipods (comme les batteries de voitures)
16- Taxer le fast-food
17- Indiquer les OGM sur les aliments
18- Implanter une taxe environnemental sur les billets d’avion pour le reboisement des forets québécoises
19- Développer le réseau SEPAQ et non le vendre
Content de voir que ces idees commencent a faire leur chemin. Je suis d’accord avec vous sur plusieurs points (1,2 - pas toutes les routes toutefois: c’est pratiquement infaisable - on devrait s’inspirer du congestion charge de Londres 4;5;6- mais contre les subventions au logement: l’aide directe est preferable; 8;9;10;12;13-il faut defaire le monopole d’HQ;14-une taxe serait preferable; 15; 16; 17). Il faut creer des incitatifs par la taxation et non prohiber les comportements. Par contre, si l’Etat preleve a toutes ces sources, il doit moins prelever par l’impot direct.
C’est interessant de voir comment a l’heure actuelle, les environnementalistes et les “lucides” se rejoignent.
Les idées les plus simplistes ont, hélas, la vie la plus longue. Pour ma part, je préfère de loin payer mon niveau d’impôt actuel (assez élevé merci) que de devoir payer davantage sur le marché (45 millions d’Américains n’ont pas d’assurance maladie, le coût de l’enseignement supérieur y est beaucoup plus élevé qu’ici…). Mais il y a autre chose de beaucoup plus essentiel : les services publics ne sont pas des marchandises que l’on s’achète au Wal-Mart. Malheureusement, cette dimension « autre » qu’apporte l’État n’est pas bien comprise. On s’entête à vouloir comparer, pour ainsi dire, des pommes et des oranges.
Pour ma part, je n’ai rien contre l’entreprise privée, bien au contraire, mais je crois tout aussi fermement que les marchés privés ne doivent pas dicter nos choix de société. L’intervention intelligente de l’État est une bonne chose, le fait de se donner collectivement des services publics aussi. La dette publique ? Un moyen parmi d’autres qu’il faudrait bien cesser de dramatiser tels des collégiens remettant à leur professeur un travail bourré de lieux communs.
@ Humanitaire
je ne suis pas d’accord avec certaines de vos suggestions , et j’ai la nette impression que chacun voit la situation avec sa loupe personnelle mais nous ne sommes pas tous égaux ; et que 40% des québécois ne paient pas d’impôt non par choix mais bien, parce qu’ils sont PAUVRES .
vos suggestions no.1: Éliminer l’assurance médicament : elle n’a pas été créée pour les gens riches mais bien pour aider les moins fortunés à se prémunir d’une assurance à un coût abordable.
5- Ticket modérateur dans les hopitaux: Qui va payer encore ce ticket modérateur ? Les pauvres car les autres auront une assurance pour défrayer ce montant.
6- Abolir la régie du logement . A qui sert la régie du logement? Pas aux propriétaires c’est certain car c’est eux qui veulent faire abolir cette régie.
12- Augmenter les tarifs d’électricité pour favoriser l’exportation. Une augmentation des tarifs favorisent les plus riches puisque cette augmentation n’a pas le même poids pour tous. Personnellement je vois une modulation des tarifs : un taux pour les industries. Un taux pour les propriétés unifamiliales et duplex. Un taux pour les autres . Je favorise aussi que les surplus de profits d’hydro qui dépassent x% pourraient être investis en environnement ou en logement sociaux.
7 - Rendre l’hypothèque déductible d’impôt !!! pour favoriser les propriétaires??? alors qu’un majorité sont encore locataires.???
Bonjour Monsieur Facal,
Pourquoi le Québec n’imiterait-pas la Suède, petit pays de 9 millions de pop., pays très social-démocrate, qui a un des fardeaux fiscals le plus lourd au monde mais qui enlevé presque tous les impôts et autres irritants monétaires pour ses entreprises ?
De plus ce petit pays fabrique des avions de combat pour sa propre armée (Saab) ainsi que des autos : Saab et Volvo
Comment la Suède en est arrivée là ?
Parce qu’elle est indépendante, point !
Le “service public”. quelle est votre defnition du service public, M. Monette? Le pont que les balieusards prennent pour venir a Montreal, c’est un service public ca? Les garderies? Le logement, c’est un service public aussi? L’electricite, le gaz, les telecommunications?
Le marche a ses imperfections et ses vices, mais il y a d’autres facons de respondre a ces imperfections que de tout placer dans la categorie du service public (et donc monopole d’Etat).
Soyons serieux: le cout que l’on paie pour des biens a une incidence sur la consommation qu’on en fait. Le gaspillage d’electricite en grande partie attribuable a son cout derisoire. Si l’electricite etait plus chere, les gens predraient des mesures preventives pour eviter de payer trop.
C’est amusant de voir combien c’est souvent la gauche “solidaire” qui tient le plus a preserver des “acquis”, qu’importe le cout environnemental.
@Humanitaire, belle liste. Ca me donne le goût d’investir 5 minutes pour y répondre.
1- L’assurance médicament est possiblement la mesure la plus juste (en termes d’accessibilité) du système de santé. Même pas besoin de faire du lichage pour passer en premier!
2- Les péages sont une infrastructure peu utile pour taxes les automobiles, on accomplit le même objectif en augmentant les permis. Le moyen doit être simple aussi (simple = peu de fonctionnaires)
3- Réduire la dette, amen!
4- Le privé existe déja dans la santé, les riches se font déja soigner aux USA il y a déja deux vitesses. En plus, on exploite même pas les medecins convnablement! Trouvez vous un chirurgien qui trouve qu’il opère assez. Ils sont tous plafonés dans les quotas de la RAMQ. Le privé permet de livrer plus de services avec les mêmes ressources.
5- Ticket modérateur dans les hôpitaux, super!
6- Abolir la Régie. L’abolition de tout tribunal de fonctionnaires est une mesure qui me sourit. On pourrait prendre le maigre 16 millions $ pour l’ajouter aux programmes sociaux (pas de nouveaux programmes, juste plus sur le chèque).
7- Définitivement contre. Cela serait favoriser l’investissement dans l’immobilier qui est typiquement un véhicule qui bouge pas plus rapidement que l’inflation (donc peu performant)
8- On pourra augmenter les frais sur les automobilistes dès qu’on nous retourne l’argent volé par les autres contribuables (2,1 milliards $ de ponctions)
11- Développer l’éolien, oui, mais pas par l’état. Au plus un PPP, idéalement un modèle de royautées comme l’Alberta. Le privé développe mieux l’exploitation des ressources et il amène souvent son propre capital.
18- Non, moins de taxes d’avions = plus de touristes = plus de cash dans l’économie = plus d’argent dans nos poches pour gérer nos problèmes environnementaux.
9, 10, 12, 13, 14, 15, 16, 17 : bonnes idées.
Attention aussi à la réthorique style Nicole qui voudrait ne rien faire pour épargner les pauvres. Les pauvres s’ils ne peuvent plus vivre dans le nouveau modèle, on ajuste simplement leurs prestations. Il y a tellement de moyens de les aider, l’immobilisme n’en est pas un.
@ Icarus
Je n’ai pas parlé d’immobiliste il me semble,j’ai soulevé simplement 5 points avec lesquels j’étais en désacord sur 19 .
Je vous cite” Attention aussi à la rhétorique style nicole qui voudrait ne rien faire pour épargne les pauvres. Les pauvres s’ils ne peuvent plus vivre dans le nouveau modèle , on ajuste simplement leurs prestations.”
Je vous cite sur votre blogue” Arrêtez donc de détruire toutes les réformes au nom des pauvres. Les pauvres s’ils ne peuvent plus se loger , cela sera le problème des programmes sociaux”
Votre opinion sur la pauvreté est assez claire il me semble.
1er mai 2007 : hausse de 25 sous/heure du salaire minimum. Compte tenu de la hausse du coût de la vie de 2006-( 1.7% ) les salairiés au salaire minimum ont vu la valeur réelle de leur salaire augmentée d’un maigre 12 sous /heure, soit 250$/an. pour 40 heures..
320.$ /semaine est-ce normal en 2007?
Le salaire minimum sur une période de 29 ans , suite à plusieurs années sans augmentation du salaire minimum a perdu 22% de sa valeur.
Si ces personnes ne peuvent plus se loger ,se nourrir , se chauffer où trouveront-ils la fierté de continuer à vivre . Le suicide chez les personnes en difficulté financière augmente dangereusement .
Ces pauvres aussi ont les mêmes droits , et devront payer les mêmes augmentations auquelles vous faites référence . Sommes-nous égoistes à ce point qu’il faut balancer du revers de la main nos responsabilités face à nos concitoyens?
J’ose espérer que non!!!!!!!!!
@Nicole,
Il semble que ma position sur la pauvreté n’est pas si claire finalement.
Je ne prêche pas l’abandon des pauvres ! Je dis plutôt que nous avons déja une institution pour s’en occuper, laissons la faire. Je vais vous citer la phrase qui suit directement celle que vous me donnez de mon blog :
“L’effet bénéfique global des profits et de la réduction de consommation (et donc pollution) d’énergie compensera largement les coûts infligés aux programmes sociaux. Les profits augmentés d’Hydro pourraient servir partiellement à payer ces coûts.”
Le jour où vous demanderez d’augmenter les budgets sociaux pour compenser la hausse des coûts de l’énergie, vous me retrouverez dans votre camp!
L’immobilisme c’est la fusion de deux débats qui ne sont pas reliés (coûts de l’énergie et les pauvres; tickets modérateurs et les pauvres).
« Vous noterez d’ailleurs que Jean Charest promet maintenant de baisser les impôts…avec l’argent qui vient d’Ottawa, pas des coffres de Québec. ( M Facal )»
Nous regardons le même budget et ses effets, mais sa mécanique et son évolution nous apparaît différente.
A mon tour de noter qu’à la fin du mandat des libéraux, en février dernier, Monique Jérôme-Forget avait commenté que 3,8 milliards de réductions avaient été consenties depuis avril 2003, selon les promesses. Il s’est avéré, selon un article de Claude Picher du 21 février dernier, que seulement 1,437 millions de «vraies» baisses d’impôt ont été consenties durant ces quatre ans.
Donc… Pour un gouvernement dont les finances très sont fragiles, semble-t-il, ces baisses sont tout de même étonnantes. Encore plus étonnant si, pour vérifier l’état précaire sans marge de manœuvre, l’on regarde du coté des dépenses de programme et on constate, quand même, des augmentations de 6% l’an aux vaches sacrées étatiques, la santé et l’éducation. Voyez… Quelque chose ne concorde pas, quelqu’un essaie de nous faire le truc du cha-cha inversé, à propos de fragilité et marge de manœuvre mince. La réponse… On a trouvé. Elle se trouve dans cette citation, d’un article de Michel Girard du même jour, la presse affaire page S2…
« (…) Revenons maintenant sur le fardeau fiscal des particuliers. À comparer aux impôts et taxes qu’ils versaient à la fin de l’année financière 2002-2003, les Québécois versent actuellement 2,5 milliards de plus en impôt provincial et 1,7 milliard de plus en taxes à la consommation. Pour les particuliers seulement, la facture fiscale québécoise s’est donc appréciée de 4,2 milliards au cours des quatre dernières années. (Michel Girard)(…) »
Dites-moi M Facal si j’ai bien compris. Actuellement les particulier paient plus d’impôts et taxes qu’en avril 2003 et donc sont plus pauvres de 2,763 milliards. Le ministère du Revenu lui, s’est engraissé d’autant. Alors, c’est quoi ce truc ?
Oui aux augmentations cachées et non aux baisses ?
À cause quelle marge de manœuvre mince ?
Pour quelles coupures de services draconiennes, en cas de baisses d’impôt ?…
Mais… Qui a encaissé et bénéficié de cette hausse des revenus de 2,753 milliards ?
Donc… Quand l’étranglement fiscal progressif du québécois va-t-il cesser ? À la pauvreté ou au décès ?…
Ne vous étonnez plus la prochaine fois que les médias vous diront que ce n’est plus les deux tiers, mais les trois quarts des infirmières et médecins formés et diplômés de McGill qui sont partis exercer leur profession en Ontario ou au NB.
Vous saurez pourquoi, non ?
sp
@Serge,
j’ai déjà proposé un crédit d’impôts dégressif sur 5 ans pour les diplômés universitaires. 100% la première année, 80% la seconde, et ainsi de suite. Mais uniquement lorsqu’ils pratiquent en territoire québécois.
On peut supposer qu’une telle mesure serait globalement rentable. La fuite des cerveaux coûte plus cher que ce genre d’arrangement; surtout dans le domaine de la santé.
Toutefois, pour conserver nos médecins et nos infirmières, il faut que chacun soit moins surmené. Gérer un plus grand nombre de “têtes” coûte plus cher à l’état, mais si l’on ajuste ces coûts en soustrayant l’absentéisme et les jours perdus en maladie ou burn-out, je crois que nous sommes gagnants.
Il est à noter que l’ouverture de cliniques privées impose une pression supplémentaire à notre système, puisque nous sommes en situation de pénurie de personnel. S’il n’y avait pas cette pénurie, la médecine à deux vitesses serait beaucoup moins problématique.
On ne conservera pas nos professionnels de la santé en les endettant, puis en les sous-payant et en les surmenant. Ils ne sont pas plus fous que les autres travailleurs, qui profitent de la mobilité de la main-d’oeuvre issue de notre marché du travail libre (comparé à l’Europe continentale) pour trouver un emploi satisfaisant. On ne peut quand même pas les enchaîner à leur bureau.
@ Serge,
”Actuellement les particulier paient plus d’impôts et taxes qu’en avril 2003 et donc sont plus pauvres de 2,763 milliards.”
Vous confondez beaucoupe de choses, le fait que les gens paient plus d’impôt c’est tout simplement parce que les payeurs d’impôt sont plus riches qu’ils étaient en 2003 et plus nombreux.
Au Québec (je n’ai pas le chiffre exact) mais c’est quelquechose comme 30% de la population qui paie 66% de l’impôt et une grosse partie des hausses viennent du fait qu’il y a plus de contribuables dans la catégorie 84000$/an et + à 24% d’impôt et ces mêmes contribuables ont vu leurs revenus augmentés.
Ce que je trouve le plus particulier au Québec c’est que ceux qui se plaignent le plus du niveau d’impôt se sont ceux qui gagnent aux alentours de 30000$/an alors qu’avec près de 70% de la population qui paient des impôts, ils ne paient en fait que 33% de tout les impôts perçus.
@ Lesdents
Voilà qui devient intéressant. La première question à se poser est celle de la distinction entre ce qui doit relever du public et ce qui est franchement de l’ordre du marché. Cette distinction ne doit pas se faire en fonction du coût, mais plutôt des critères et des valeurs qui la sous-tendent. Autrement dit, il faudrait cesser de voir un choix économique là où il y a un essentiellement un choix politique. Par exemple, je ne suis pas fermé à l’instauration de péages (bien au contraire d’ailleurs), mais l’État ne pourrait-il pas le prendre à sa charge ? En revanche, je ne crois pas que le ticket modérateur dans le système de santé soit un bon choix. Il y a sûrement d’autres façons d’en améliorer le fonctionnement (voir mon billet sur la récente conférence de Claude Castonguay).
Une fois le choix fait de considérer en tout ou en partie la santé, l’éducation, les transports en commun, et tout autre choix que veut se donner une collectivité qui valorise le bien commun, comme relevant du public plutôt que du privé, rien n’empêche de s’assurer que les fonds affectés aux services publics découlant de ces choix sont bien gérés. Encore là, nous sommes prompts à dénoncer les coûts négatifs des services publics, pourtant il se perd considérablement plus d’argent dans le privé (je serais d’ailleurs curieux de connaître le chiffre cumulé des pertes annuelles dans le privé, pour le Québec seulement). Beau paradoxe, n’est-ce pas !
@H. Dufort:
Vous demandez “Selon vous, est-ce que c’est le parti ou le peuple qui a la plus grande vertu, le meilleur sens moral?” En principe, la réponse est “ni l’un ni l’autre”. Il ne s’agit pas de savoir qui est le plus vertueux a priori. Le rôle du parti, et de tous les citoyens, est de chercher à déterminer ce qui est juste, ce qui est efficace, etc., dans la mesure de ses moyens, par la discussion, l’argumentation, le recours aux faits et aux valeurs.
En bout de ligne, ce sont les urnes qui tranchent de ce qu’on va faire ou pas (sinon c’est la dictature). Mais les urnes ne sont pas une garantie que la décision est la meilleure: l’exemple le plus frappant est évidemment 1933 (Nazis: 44%, Sociaux-Démocrates: 18%). Évidemment nous sommes loin de là, mais ça doit nous rappeller que la démocratie est seulement le moins pire moyen de faire un choix, pas un critère de vérité ou de justice.
Le triste état de la politique au Québec est qu’il n’y a plus de réflexion. Les souverainistes et les fédéralistes répètent les mêmes choses depuis des lustres (”vous allez perdre vos pensions”, “il y a trop de chevauchement administratifs”) et les adéquistes lancent des slogans creux quand ça n’est pas des insultes (”go-gauche syndicalo-péquisse !”). Alors que dans les années 70 il y avait une vraie réflexion, là on n’en a plus. Au lieu de faire une étude de marché, les péquistes devraient faire ce qui normalement serait la chose évidente pour tout le monde: évaluer leurs idées, en débattre, etc. (Comme nous le faisons en ce moment ici.)
@ Michel Monette,
Un exemple de ce que vous dites:
Les frais administratifs (bureaucratie) du privé en santé (USA) sont de l’ordre de 15% des coûts de la facture, au Québec 5% des frais vont à l’administration (bureaucratie).
Un exemple simple de nos problème de débats: le système de santé. Au lieu de se lancer des insultes (”système à deux vitesses”, “gogauche”), on devrait se demander ce que les économistes (et pas juste ceux de l’institut économique de Montréal) disent, et comparer les différents pays et provinces. Quand on regarde l’analyse économique des assurances santé (problème de la sélection averse, adverse selection) et les constats tirés sur le système de santé des USA (par exemple par Paul Krugman: http://www.nybooks.com/articles/18802) on se dit qu’il y a une chose à éviter à tout prix: un système presqu’entièrement privé. Or ici, on se fout de tout ça. On y va avec des arguments faibles ou des insultes (”notre système est pourri” alors que c’est clairement faux comparativement, ou “la classe moyenne est tannée de payer des taxes”, comme si mieux valait payer des primes d’assurance que des taxes, ou “ça va créer un système à deux vitesses”, comme si c’était le nombre de vitesses qui comptait plutôt que leur niveau).
@ Serge
«Ne vous étonnez plus la prochaine fois que les médias vous diront que ce n’est plus les deux tiers, mais les trois quarts des infirmières et médecins formés et diplômés de McGill qui sont partis exercer leur profession en Ontario ou au NB.»
Est-ce un quizz ?
Parce que les salaires sont plus élevés qu’ici et que les conditions dans lesquelles elles travaillent sont meilleures ? Le niveau d’impôt n’est pas le seul facteur, non plus que le principal d’ailleurs, du choix d’aller travailler ailleurs.
Question à tous,
On parle beaucoup d’impôt mais qu’en pensons-nous vraiment?
Quel serait les niveaux d’impôts et les tranches que vous jugeriez acceptables pour une personne célibataire?
Mes choix:
Revenu minimum garanti:
15000$/année
15000$-25000$ 0%-10% graduel
25001$-40000$ 10%-15% graduel
40001$ et plus 20%
Je compenserais le revenu minimum garanti par l’abolition de tous les programmes sociaux relatifs: aide sociale, assurance-emploi, assurance médicaments, régie des rentes, pension de vieillesse etc. et pour compenser le manque à gagner en impôt j’augmenterais les taxes à la consommation.
@ Icarus
Je vous cite: ” Je dis plutôt que nous avons déjà une institution pour s’en occuper laissons
la faire. ” Parlez-vous du ministère des affaires sociales ?Si oui, moi, je parlais des personnes qui travaillent au salaire minimum,soit 8.00$/h. pour un salaire 320.00$ /semaine. et ces gens n’ont pas de privilège puisqu’ils sont des travailleurs.
Pour moi, ces personnes sont aussi pauvres que les assistés sociaux et ne peuvent faire aucune économie d’énergie car ils habitent souvent des logements mal isolés . La seule économie possible pour eux c’est sur la nourriture et, il est vrai que des organismes leur fournissent de la nourriture mais ce n’est pas dans cette société que j’espère vivre. Ces personnes ont eu trois augmentations des coûts d’hydro depuis 2 ans et personne n’est venu les aider. Les hausses de toute sorte touchent beaucoup plus ces personnes qu’une personne qui gagne 100,000.$
Un fossé s’est installé et quand va-t-on stopper cette descente vers le néant des pauvres.
Hydro vient d’augmenter ses profits de 28% pour un seul trimestre et vous pensez que le gouvernement va mettre cet argent pour les programmes sociaux. Je ne rêve pas en couleur car les programmes sociaux sont au dernier rang dans la liste des priorités des gouvernements puisque électoralement les pauvres sont silencieux .
Je sais que le québec doit augmenter sa richesse. Si on s’y mettait tous ensembles, en épargnant les moins bien nantis pour une meilleure justice sociale.
Les pétrolières font des profits records et vous en avez pas parlé, ce sont eux les vrais pollueurs et c’est à eux de payer pour cette pollution .
M. Facal,
Nous débattons beaucoup de gauche, de droite, de réforme constitutionnelle, d’affirmation nationale etc.
Mais le programme sur lequel vous travaillez en compagnie de M. Legault est celui du P.Q. parti souverainiste qui ne renonce pas à la souveraineté.
Je suis en accord avec ces affirmations mais quelques problèmes vont survenir pour la souveraineté suivant ces recommandations de rapatrier plus de pouvoir.
Tous ces points relève en total ou en partie de la compétence fédérale et la majorité d’entre eux nécessitent même l’ouverture de la constitution.
Pour avoir une seule chance d’arriver à ces fins (légalement parlant) il faudrait un gouvernement péquiste majoritaire (parce que je ne crois en rien à la volonté de l’ADQ de travailler avec le PQ, il faut voir tous les bâtons dans les roues depuis la reprise des travaux). En plus d’avoir une majorité à l’assemblée nationale, il faut que les autres premier ministre des autres provinces veulent ouvrir la constitution.
Le défi que tous voient si simple est bien plus grand.
Que promettre au Québécois comme Province (façon de gouverner) et que promettre aux autres provinces pour ouvrir la constitution?
Pour avoir un gouvernement péquiste majoritaire il va peut-être avoir un 1er gouvernement minoritaire suite à la montée de l’ADQ?
Si on attend tout ce temps, on aura peut-être un référendum dans 10 ou 15 ans et à cette époque le Québec sera dans quelle position mondialement et comment sera le fédéralisme? L’individualisme aura raison de la souveraineté si on ne se regroupe pas comme nation.
Je trouve vraiment que les souverainistes ont oubliés comment le mouvement est né. Il n’est pas né de quelques mesures électoralistes dérisoires (plus d’impôt, moins d’impôt) mais bien de la révolution tranquille.
Si nous voulons vraiment ce pays, ce n’est pas ça qui va le créer. Il nous faut faire une seconde révolution, redéfinir le modèle Québécois de A @ Z (justice sociale, économie, justice, sécurité, langues, éducation etc.). La révolution tranquille a servi à sortir le Québec de la grande noirceur, ce n’est plus la grande noirceur, maintenant il faut illuminé le monde, faire du Québec un État plus performant voir un des meilleurs au monde.
Le temps n’est plus aux solutions simplicistes et a la pensée magique, le temps est à la révolution (encore tranquille j’imagine) mais nécessaire. Faire du Québec un modèle rassembleur innovateur et unique, voilà à mon avis comment ne pas perdre le concept de souveraineté, être les meilleurs mais encore plus important: différent.
Une idee comme ca:
Pour accomplir un geste fondateur du pays du Quebec, devrait-on accorder la citoyennete quebecoise a toute personne domiciliee sur le territoire du Quebec au lendemian d’un OUI? (en prevoyant des exceptions - securite nationale par exemple - et une procedure acceleree d’acces a la citoyennete)?
En plus, ca convainquerait p-e certains membres des communautes culturelles a voter pour le OUI!
Je commence a parler la langue de bois sans m’en rendre compte. J’aurais du dire “nouveaux arrivants”, quoiqu’au Canada et au Quebec, on les encourage plutot a s’integrer a leurs communautes culturelles respectives qu’a la societe d’accueil…
Je vais vous faire mon coming out M. Facal. Je ne vous connaissais pas avant votre «apparition» aux Francs tireurs. Vous avez abordez la social-démocratie et les mouvements de la gauche au Qc. Très enrichissant. Le coming out, il est là : j’avais plein de préjugés à votre égard, en raison d’une certaine radio…
Je vais revenir vous lire, et non la section commentaire. Excuser, mais les petites chicanes, genre 110% ne m’intéressent pas!
@ Nicole
augmenter les tariffs d’électricité favorise les riches? Les riches qui ont des mannoirs ou “petit château” sont ceux qui sont favorisés. Ils peuvent chauffer leur “cabane” pour un prix ridicule! En plus, ce sont eux qui ont un spa extérieur chauffé pour l’hiver avec une chute d’eau qui nécessite une pompe, etc.
M. Facal,
à mon avis, le Québec doit s’attaquer au secteur de la santé avec vigueur. Cc’est le poste budgétaire qui gruge presque la moitié de nos taxes et une économie de 5% dans ce secteur serait tellement significatif. L’Europe et ces différents modèles avec secteur public et privé cohabitant me semble tout indiqué pour nous qui sommes effrayé (avec raison à mon avis) du modèle américain. Insertion d’un ticket modérateur pour responsabiliser les gens, place intelligence au privé, réorganisation du travail et des conventions collectives pour un maximum de flexibilité. N’est-ce pas la voie à emprunter pour obtenir plus de succès?
…Antipollution étant un admirateur de la Suède…la Suède, pourrait nous servir de modèle sur au moins un point. L’école suédoise apprend très jeune à ses citoyens que certaines maladies nécessitent l’attention d’un médecin, mais que d’autre comme une grippe, se guérissent facilement, il suffit seulement de bien s’hydrater et de se reposer. Genre de détail qui fait une grande différence au bout du compte!
J’suis d’accord sur l,ensemble dese idées que vous présentées. Je vais vous crire quelques mots pour balancer le tout….
@ Icarus
#1 L’assurance médicament explose en coûts. De plus, je pense que nous consommons en moyenne beaucoup plus de médicament que les autres sociétés. Ce n’est pas viable à long terme et amène à une sur consommation. Ça me rappelle ma belle mère qui allait à la clinique pour avoir une prescription de sirop contre le rhume pour pouvoir le réclamer à ses assurances. $60 payé par le publique pour sauver 6$. Ça amène des comportements indécents.
#2 Je pense qu’une taxe sur les permis n’est pas une bonne idée car, si on veut changer le comportement des individus (adopter un autre forme de transport), il faut leur donner un moyen de “sauver” de l’argent. De plus, aujourd’hui les péages sont automatiques et ce font par puce électronique (exemple Londres et Singapore). Tu y insère ta carte de crédit et tu roules. Très fonctionnel.
#7 Pour l’investissement en immobilier, n’est-il pas ridicule qu’une compagnie qui fait des investissements en immobilier puisse déduire les coûts du capital et non les individus? Je trouve ça injuste. De plus, la déduction fiscale augmenterait les personnes qui achèteraient une propriété, réduisant ainsi la pression sur le marcher locatif. Par exemple, je n’ai actuellement aucun incitatif à quitte mon 4 1/2 au centre ville de Montréal à $500 par mois. La régie me protège contre mon proprio et à long terme j’économise davantage, j’ai moins de trouble que d’acheter un condo au prix actuel.
#11 votre argument est davantage idéologique que factuel. A ce jour, Hydro-Québec fournit l’électricité la moins dispendieuse en Amérique du Nord et presque au monde. Je pense qu’elle serait bien placée pour développer cette expertise et richesse pour créer des profits, payer la dette et assurer une part équitable dans les coûts d’amortissement du système de transport de l’électricité.
#18. Là, c’est moi qui a une rhétorique idéologique. Quand je fais ma “trace” écologique, plus de 50% de mon CO2 annuel proviens de mes déplacements aéronautique. La pollution atmosphérique des avions est terrible et devra être adressée un jour.
Bonjour,
Il est vrai que des baisses d’impôts sont toujours souhaitable pour une population, mais comme vous l’avez spécifié, l’argent utilisé à ces fins provient des coffres fédéraux, ce qui nous suggère un seul constat: nous ne pouvons nous le permettre par nous même. Alors, un problème se pose: qu’arrivera t-il si l’entente fédéral-provincial, le règlement financier temporaire du déséquilibre fiscal qui donne les moyens à l’exécutif de procéder aux dites baisses d’impôts, n’est pas renouvelé? Le gouvernement n’aura pas d’autre choix que de hausser les impôts pour revenir au niveau actuel pour arriver a remplir ses obligations. Il me semble donc que cette initiative libérale fait preuve d’un certain manque de sérieux et d’une tangente électoraliste certaine.
Ne serait-il pas plus sage d’investir les sommes en question dans le système d’éducation pour empêcher une hausse des frais de scolarité, qui sont dans les circonstances injustifiables ?
Je suis contre le ticket modérateur. On ne fera pas payer les gens à faible revenus, on ne fera pas payer les personnes agées, les assistés sociaux, les handicapés, … Les riches s’en foutront, il restera encore la classe moyenne qui, par ses taxes finance une bonne partie du système et là on devra payer encore plus. Aussi bien augmenter les impôts de la classe moyenne, ça reviendra au même.
Pour ceux que ca gène qu’on aie une baisse d’impôts à partir de l’argent du fédéral, je n’ai aucun problème avec ça. Si ce n’était pas renouvelé, … et alors! Quand il n’y en aura plus, on relèvera les impôts. En attendant, on profitera peut-être d’une baisse pour quelques années.
Il va falloir comprendre un jour que ce sont toujours les mêmes qui paient et qu’ils en ont plus qu’assez!
[…] question à Joseph Facal 20 05 2007 L’autre jour, je me suis permis d’intervenir sur le blogue de Joseph Facal. J’y ai posé la question suivante : sur quelle base déterminer ce qui doit relever de […]