Ouvrir les fenêtres
10 mai 2007 par Joseph Facal
Inutile de dire que je ne peux répondre individuellement à toutes ces réactions. Mais le blogueur débutant que je suis vous remercie du ton respectueux de l’immense majorité des commentaires, même de ceux qui expriment des avis contraires aux miens. Une idée revient continuellement dans vos commentaires : ce parti change et se rebranche sur le réel ou sa glissade se poursuivra inexorablement. Comme le note Michael, il est ironique – je dirais cruellement ironique- que le parti qui, pendant longtemps, a été le parti du changement social (le vrai changement, pas le bavardage de salon sur le changement, mais celui des vraies réformes) a lui-même aujourd’hui autant de peine à changer.
S.Éthier fournit la clé, je crois, pour comprendre ces blocages : quand le peuple ne se comporte pas comme le PQ le souhaite, trop de militants péquistes, je le dis en tout respect, s’imaginent que c’est le peuple qui n’a pas compris. Or, peut-être est-ce simplement que, comme le programme est élaboré en vase clos, entre gens déjà convaincus et qui pensent pareil sur l’essentiel, il n’arrive pas à faire réellement écho aux désirs, aux attentes et aux frustrations des Québécois. Il faudrait plutôt faire l’inverse : comprendre qui sont, que veulent les Québécois en 2007, et bâtir ensuite un programme qui serait une réponse à leurs aspirations. Bref, ouvrir les fenêtres pour laisser entre l’air frais. Puis, dans la relation avec le peuple, comprendre une fois pour toutes (je crois que c’est Clément Laberge qui le disait) que la séduction superficielle, le marketing subtil et la mise en scène, pour incontournables qu’ils soient dans le monde d’aujourd’hui, ne remplaceront jamais le travail de conviction sur le fond des choses, qui prend du temps et pour lequel il n’y a pas de raccourci. Gros contrat, mais incontournable.
Note à Luc Lang : même à l’ère de la mondialisation, a) le nombre de pays souverains à travers le monde continue à augmenter plutôt qu’à diminuer, b) les pays qui se regroupent dans de grands ensembles ne renoncent jamais à leur souveraineté et, bien sûr, c) nous attendons encore de trouver un seul exemple d’un peuple devenu souverain qui le regrette et veut revenir en arrière. Merci enfin à Stéphane Z. de m’enseigner les bonnes manières.
34 réponses à “Ouvrir les fenêtres”
Il est bien évident que dans tous ces commentaires, répondre personnellement est une épine dans le pied! Mais personnellement, j’ai toujours apprécié vos commentaires et analyses. Si je peux y réagir, même sans réponse directe ou indirecte, c’est d’un plaisir… !
Maintenant, croyez-vous que le parti peut réellement se rebrancher sur le réel? J’entends souvent les gens dire (et je le crois un peu) que c’est ce que l’on appelle la « vieille garde » qui empêche le mouvement d’évoluer. Tous ces gens qui croient que les premières idées, celles qui gravitaient autour de Lévesque, sont les meilleures.
Je n’ai pas la prétention de dire que je puisse connaître ou comprendre la profondeur du parti, ni même la pensée des gens qui le composent au fond (… ni même de la réelle existence de cette « vieille garde»)… Mais si effectivement c’est une part du problème, est-ce que le changement ne passe pas par un renouvellement extrême du membership? Non pas celui qui dit « je paye ma carte 5 $ », mais du membership qui milite et s’implique dans les ramifications les plus importantes du PQ?
Bonjour M. Facal,
Tout d’abord merci et bravo pour votre blogue! :)
Dans votre texto, vous dites qu’il faudrait plutôt faire l’inverse : comprendre qui sont, que veulent les Québécois en 2007, et bâtir ensuite un programme en conséquence.
Cependant, en tant que souverainiste, nous avons un problème : à ce que je sache, la souveraineté n’est malheureusement pas l’option souhaitée par une majorité de Québécois. Si on veut demeurer un parti souverainiste, il faut d’une certaine façon leur suggérer un chemin différent de ce que le majorité des Québécois désirent.
Alors quelques questions : Comment vendre la souveraineté à une population? Comment faire pencher la balance sans attendre un scandale des commandites ou un après-Meech? Devra-t-on attendre que Mario Dumont se fasse dire «non» par le fédéral à une nouvelle négociation constitutionnelle ou même à un rejet d’une réforme?
Cordialement.
Simon Robert, Laval
Renouveler le membership, oui, bien sûr, mais cela ne veut pas dire que les plus anciens doivent partir. Aucune génération n’est de, toute façon, assez nombreuse pour faire seule la souveraineté. On peut bien penser ce qu’on veut de ceux que vous appelez la «vieille garde» , mais c’est aussi aux jeunes de faire leur place,…comme eux le firent jadis. Pour ce qui est de partir du quotidien des gens, je faisais surtout référence aux questions économiques et sociales et, bien sûr, à la nécesité de montrer aussi en quoi la souveraineté peut avoir un impact positif dans la vie quotidienne des gens. Les Québécois veulent-ils de nouveau jouer dans le grand film canadien des années 90 ? Possible, je ne sais pas. Mais je sais une chose : s’il y avait un raccourci pour parvenir à la souveraineté, nous l’aurions trouvé depuis le temps que nous le cherchons. Mes excuses si j’ai manqué de clarté.
Respirons un bon coup, aérons ces pièces trop longtemps tenues fermées, à l’abri des regards indiscrets des autres…Oui, quelle bonne idée monsieur Facal! Il y a une conception de la vie fort répandue chez les partisans péquistes qui doit être revue, véritable repoussoir chez plus d’un Québécois et je parle ici du Tout-à-l’État. L’État a certes un rôle de jouer, mais est-ce normal que les têtes d’affiche lui octroient une telle détermination dans la vie des gens que la moindre velléité de laisser au secteur privé, au milieu communautaire ou aux groupes bénévoles un tant soit peu de responsabilités, est vue comme une hérésie?
À revoir dès que possible. Les citoyens ne jurent pas par une intervention de l’État tout azimut. Un tel discours répétitif tombe à plat.
En réponse à votre réponse… Je ne peux qu’approuver!
Aussi je crois que le raccourcis, même si il existe, ne serai pas préférable… Il sera bien plus satisfaisant d’avoir fait la souveraineté d’un plein combat que par un petit détour. C’est comme d’essayer de profiter d’une ferveur après un scandale des commandite ou un échec de lac Meech… C’est bien beau, mais les gens qui y croient après un scandale n’est pas assez. En réponse à Simon Robert je dirais qu’il faut, pour faire pencher la balance, transmettre la passion du pays… C’est une entreprise d’évangélisation, si je peux me permettre, qu’il nous faut! Il faut faire comprendre les bien faits du projet en tout temps et non seulement après un scandale. En clair, il nous faut des passionné qui peuvent partager leur passion. (Oui, je sais, il y en à déjà, dans « l’élite », mais il faut plus de passionnés au projet souverainiste dans le reste des gens!)
Pour continuer la réflexion de Simon, qui affirme : « Cependant, en tant que souverainiste, nous avons un problème : à ce que je sache, la souveraineté n’est malheureusement pas l’option souhaitée par une majorité de Québécois. »
C’est justement pour cela qu’il faut que le PQ parle d’autre chose que de souveraineté. Pour survivre, le PQ ne peut plus se contenter d’imaginer qu’il fera l’union des souverainistes, car justement dans la nouvelle donne politique, les gens ne votent tout simplement plus sur la question souveraineté-fédéralisme.
Regardons la réalité en face: la polarisation sur la question nationale est terminée.
L’espoir du PQ réside dans une redéfinition de son combat et de son alignement: il doit pouvoir envoyer aux électeurs le message qu’il est disposé à faire avancer la cause du Québec à l’intérieur du Canada, et que la souveraineté n’est qu’un moyen de dernier recours qui ne sera utilisé que si une majorité claire de la population le souhaite.
Illusoire? Pas du tout.
Au contraire, cette stratégie qui voit la souveraineté comme la ‘carte dans la manche’ de dernier recours fut celle qui correspond au tempérament modéré et prudent des Québécois ». Malgré leurs différences, c’est la recette qui fit le succès de Daniel Johnson père, Robert Bourassa, René Lévesque et Lucien Bouchard.
Tous ces chefs ont été capables d’obtenir des résultats en unissant non seulement les indépendentistes, mais aussi la plupart des NATIONALISTES québécois non-indépendentistes.
Le PQ doit absolument redécouvrir les autres aspects du combat pour l’identité québécoise: en se cantonnant dans le souverainisme, il en est venu à oublier le nationalisme !
Le succès de Mario Dumont est à cet égard clair. Le PQ doit:
-présenter des outils pour relancer l’économie des régions afin d’y conserver les jeunes
-relancer la réflexion sur la langue française et son statut
-réaffirmer les valeurs québécoises dans le contexte du multiculturalisme constitutionnalisé d’Ottawa (notamment à l’aide d’une constitution)
-se battre pour un contrôle accrû de sa politique d’immigration
-présenter un plan sérieux de redressement démographique
-proposer une refonte de l’éducation primaire et secondaire (l’enseignement de l’histoire, du français, del’anglais langue seconde ainsi que le bilan de la réforme devraient être l’objet de vigoureux débats)
-ne pas avoir peur de briser les tabous en abandonnant des positions archaïques telles le gel des frais de scolarité et des tarifs d’électricité, ou le rejet total des PPP
Les exemples abondent…
Avec un chef prêt à faire entre le PQ dans le XXIe siècle, ce parti a encore une chance de survivre. Avec un peu de chance, il deviendrait ainsi un équivalent nationaliste (et très modérément souverainiste) de la gauche britannique ou scandinave.
J’ai bien peur que toutes les autres options mèneront davantage au scénario ‘Union Nationale’: une prochaine élection avec un PQ se battant déséspérément pour obtenir 20%, suivie d’une marginalisation à plus ou moins brève échéance.
Le P.Q. DOIT pour survivre entrer dans la modernité. Cesser les solutions mur à mur, accepter qu’entre l’extrême droite et l’extrême gauche il y a un large évantail centriste ancré dans la logique plutôt que l’idéologique, dans lequel un nombre de plus en plus grand de Québécois se retrouvent.
Le P.Q. doit accepter qu’il n’a pas la vérité infuse et que chacune de ses propositions doit être branchée sur la volonté du peuple. Exit les fusions municipales passées au baillon. Exit les dogmes tel que le gel des frais de scolarité sans solution à la crise que vivent les université. Exit le référendum le 4 octobre 2009 entre 12h00 et 16h48…
Je voterais pour un chef ouvert d’esprit qui saura où il veut aller tout en sachant écouter la volonté du peuple et des membres du parti!
Je voterais pour des propositions logiques, fussent-elles de droite, pour que mon parti ne soit plus jamais taxé de vivre la tête dans les nuages!
Bien d’accord avec Hubert et David. Mais j’ajouterais cependant un autre détail: le PQ ne doit pas avoir peur de faire ces réformes en affirmant haut et fort que si les purs et durs et la gogauche du PQ ne veulent pas participer à la modernisation du PQ, et bien ils sont libres d’aller grossir les rangs des autres partis.
Le PQ doit en finir avec les repoussoirs ridicules que sont ces groupes de militants avec des agendas radicaux qui le rongent de l’intérieur.
Pour un vote que ces idiots amènent au PQ, le parti en perd une bonne dizaine à l’ADQ. J’en ai marre! Faut que le prochain chef mette ses culottes et leur dise: ‘Vous ne nous intimiderez pas, et vous n’allez pas tuer notre parti ! Partez si vous le voulez, ou bien fermez-la.’
Bonjour M. Facal,
D’abord merci d’exprimer publiquement votre vision de l’avenir du Québec et du PQ. Vous apportez clarté et lucidité (sans mauvais jeu de mots) au débat.
À la lumière de tous ces commentaires et des vôtres, on comprend vite que le PQ a besoin de se rebrancher sur les valeurs et les priorités du peuple. C’est ce qui a fait défaut au PQ depuis 1995 et ce qui a fait le succès de Mario Dumont au dernier suffrage. Cela semble être le constat de la majorité. Une fois cette prémisse admise, cessons d’en déblatérer et parlons-en de ces changements! On le sait maintenant qu’il faut se renouveler. Je suis tanné d’entendre tous les Péquistes le crier sur tous les toits et ne rien suggérer.
M. Facal vous avez probablement une tonne d’idées à proposer. Quels changements de cap feraient «entrer le PQ dans le 21e siècle»? Que contient un programme-social-démocrate-modernisé-proche-des-
préoccupations-des-Québécois? En éducation? En santé? En environnement? Sur la fiscalité? En économie? Et la souveraineté on en fait quoi?
C’est vrai il faut ouvrir les fenêtres. Tout le monde est d’accord mais on prend quoi dehors une fois qu’on les a ouvertes? C’est facile de proclamer des généralités mais il y a des choix à faire. Quels seront-ils?
Merci de me lire.
M. Facal, quelle est votre position sur l’entente de l’Approche Commune avec les Innus?
Oui, il faut que le PQ ouvre les fenêtres… et avec Joseph Facal comme chef. Monsieur Facal, vous êtes le chef tout indiqué pour procéder aux changements que le PQ doit faire s’il veut redevenir un parti digne de ce nom. Monsieur Facal, si vous sautez dans la course, je prends ma carte du PQ et m’engage à faire le plus de membre possible. J’ai pourtant voté pour l’ADQ aux dernières élections… non pas parce que je suis moins souverainiste qu’avant, mais parce que je n’en peux plus de la minorité socialiste (bruyante) qui sévit au PQ (Laviolette, Dubuc, Richard). Vous savez, ces gens qui placent les intérêts syndicaux (loi 142, accréditations syndicales) avant les intérêts du parti et de la cause souverainiste.
Monsieur Facal, le système parlementaire québécois n’est pas fait pour 3 partis… on le voit bien. Et vous êtes celui dont le PQ a besoin pour faire revenir les souverainistes de l’ADQ au PQ et ainsi faire que ce soit l’ADQ qui redevienne un tiers parti.
Un plaisir de vous lire sur la Toile, M. Facal.
L’envie m’a pris de dire que, si « je me souviens » bien, René Lévesque incitait – et insistait – auprès des membres du Parti et auprès de ses représentants pour qu’ils se retrouvent de manière continue sur le terrain, à discuter avec les Québécois de leurs réalités et de la cause de l’indépendance et de là, à chercher à les persuader de la nécessité de la réaliser. Je crois qu’il y a eu de grosses lacunes de ce côté-là, avec les années, sinon le Parti aurait évolué avec les Québécois et serait demeuré représentatif de ses aspirations, parce que les rencontres sur le terrain auraient agi dans les deux sens : le Parti se serait renouvelé graduellement, et les Québécois auraient trouvé à s’y reconnaître. La nécessité d’ouvrir les fenêtres se fait sentir moins cruellement lorsque la circulation d’air est maintenue de façon constante. Il me semble également qu’il faudrait trouver à faire la promotion de l’indépendance à partir d’arguments positifs, i.e. reposant sur notre affirmation, plutôt que des arguments négatifs, i.e. contre le Canada ou le gouvernement fédéral. Non que ces arguments négatifs aient à être niés, mais on doit admettre que de ne s’en tenir qu’à eux s’apparente au contrepied systématique de l’adolescent en réaction contre ses parents. Qu’on soit passé par là faisait partie du processus, mais n’est-on pas rendu ailleurs?
@M. Facal, j’ai une question, sur quelques blogues ont vous nommes comme possible chef du PQ. D’où vient cette engouement pour vous? Ce n’est pas personnel, mais je veux comprendre pourquoi on vous nommes, là. D’où par le bal pour vous nommer? Vous n’êtes pas dans les possibles candidats..des médias, mais certains vous lancent la perche. Merci, je comprends qu’il peut être difficile pour vous de répondre.
Il ne faut surtout pas oublier que traditionellement, les chefs du parti ont tous été plutôt au centre, centre-droit, alors que le programme lui à toujours été plus à gauche. Qu’il y ait des membres beaucoup plus à gauche ou beaucoup plus à gauche n’a jamais empêché Jacques Parizeau de rester sur le chemin de sa seule idée, la souveraineté. Apparament c’était beaucoup trop difficile à gérer pour ses successeurs, dommage.
Le prochain chef devra avoir le courage de vivre avec ces différents courants, être à leur écoute, mais demeurer concentré sur l’objectif principal. Avoir un projet de pays et le réaliser, PEUT IMPORTE LE MOYEN!
À Folliculaire,
Si Joseph fait parti des candidats potentiels c’est que plusieurs personnes, comme moi, ont pu travailler en sa compagnie dans le parti et nous lui reconnaissons la plupart des qualités recherchées pour notre prochain chef. Cependant cela demande beaucoup plus qu’une liste de qualité pour se lancer dans la course… parlez-en à François Legault!
Une nouvelle course au leadership. Assisterons-nous à un débat d’idées? Et non pas une régurgitation du programme, comme lors de la dernière course…
Si nous avons de vrais débats, sur la dette, la gestion des finances publiques, l’éducation, la souveraineté, le développement économique etc.
Si oui, Dieu existe.
Sinon, le PQ sera mis sur une liste des partis politiques en voie de disparition.
À David Pagé,
Je suis d’accord avec vous. Il n’est pas mauvais d’avoir un chef qui tire le parti dans une direction un peu plus « lucide », parce que la tendance « solidaire » fait déjà le poids. Le PQ a besoin d’un banquier social-démocrate, en quelque sorte. Si monsieur Facal faisait partie de la course, son meilleur gage de réussite serait peut-être de se trouver un lieutenant qui soit un peu plus à gauche, en plus de quelques stratèges de haut calibre, dont Jean-François Lisée et Daniel Turp. J’ajouterais au noyau de cette équipe de rêve, Diane Lemieux, qui est excellente communicatrice et qui a la répartie rapide. Il faut absolument qu’une équipe bien équilibrée et cohérente se présente pour réformer le parti; un chef seul, isolé, n’y arriverait pas.
Je vous invite, en outre, à considérer l’idée d’organiser un huis-clos rassemblant tous les candidats inscrits à la course à la direction, en compagnie d’un « arbitre », juste avant la course. Cela, afin de s’entendre sur des valeurs communes et pour discuter en privé de questions qui pourraient porter préjudice au PQ s’ils sont étalés dans les médias. Les détails se trouvent dans mon blogue.
Bonjour Monsieur Facal,
Je dois avouer bien candidement que je n’ai pas toujours été d’accord avec certaines de vos prises de positions surtout concernant les droits de scolarité étant moi-même un étudiant et surtout un militant actif dans le mouvement étudiant. Par contre, je dois vous reconnaître d’excellente qualité de débateur. Vous n’avez pas votre pareille pour mettre quelqu’un en boîte dans une entrevue ou un débat. Votre retour en politique active est d’une extrême nécessité tant pour l’état québécois que pour le Parti Québécois.
Pour en revenir aux idées et projets véhiculés par le Parti Québécois, je crois que depuis la dernière décennie, la fixation a trop été mise sur la forme (référendum) plutôt que sur le fond des choses (Indépendance). Je suis bien désolé de l’apprendre à certains ténors péquistes mais d’entendre parler de référendum, c’est loin de me motiver et de me mobiliser. Par contre, entendre parler d’indépendance et de pays, cela vient toucher bien davantage mon imaginaire et ma fibre nationaliste. J’ai également beaucoup de difficulté avec le mot «souveraineté» que je trouve d’une demi-mesure et qui camoufle un projet grandiose et surtout une quête importante, celle de l’indépendance d’un peuple, d’une nation. Je préfère nettement l’utilisation du vrai mot et non d’une demi-mesure qui ne résonne pas autant dans mes oreilles que ce mot qu’est «Indépendance».
En plus de recentrer sur discours sur le fond (indépendance) le Parti Québécois doit également stimuler la fierté québécoise, nos grandes réalisations et nos fleurons tels qu’Hydro-Québec. Tant que l’affirme le manifeste que vous avez cosigné avec Lucien Bouchard et également véhiculé par d’autres, il est important qu’on relance de manière massive le développement hydroélectrique au Québec tant pour la consommation domestique que pour l’exportation massive vers l’Ontario et le nord-est américain. De plus, malgré que j’ai longtemps été contre, je crois que les tarifs d’électricités devront être majorés d’une manière importante pour forcer les citoyens et citoyennes à se responsabiliser sur l’économie d’énergie mais également pour s’attaquer au défi démographique et surtout à la dette québécoise. Mieux vaut le faire maintenant que d’avoir à subir des problèmes autrement plus grands dans une ou deux décennies.
En matière d’éducation, la catastrophe de l’Ilot voyageur à l’UQAM est plus que déplorable, sans compter la cannibalisation de nos universités qui se concurrencent entre elle. La construction d’un campus de l’Université de Sherbrooke à Longueuil, la possible construction d’un campus de l’université Laval dans Lanaudière et la présence d’un campus de l’Université du Québec à Rimouski dans la vile de Lévis sont des gaspillages de fond publics éhontés. Si on a un réseau d’université, c’est pour favoriser l’accessibilité aux études universitaires dans chacune des régions du Québec et non pour voir la cannibalisation actuelle. Une sérieuse réforme s’impose dans la gestion de nos universités et ce réseau me semble nettement trop décentralisé. Il n’y a pas de vision d’ensemble, les universités font tous bande à part et tire la couverte dans une direction et une autre. Comme dans le réseau des cégeps, une certaine centralisation sera nécessaire. Ce n’est pas seulement un problème de sous-financement (en grande partie du à la réduction des transferts fédéraux en éducation) mais également un problème de leadership selon moi.
Je pourrais continuer de m’étendre plus longuement sur certaines réformes que le Parti Québécois doit inclure à son agenda politique mais il y a déjà amplement matière à débat avec ce que je viens d’énoncer.
Tous conviennent qu’il y a plusieurs problèmes dans ce Parti. Quant à moi, et bien que je me considère de centre-gauche, j’ai complètement décroché des positions interventionistes et fonctioralistes du PQ ces dernières années. Inutile d’épiloguer mais il suffit de constater que Mario Dumont a su rejoindre une grande partie de la population avec des positions simplistes.
J’ai, par contre, encore plus de difficulté avec cette position du Parti qui est d’annoncer d’avance la date du prochain référendum. Comment peut-on être aussi incrédule devant l’adversaire pour annoncer à l’avance notre plan de match ? Le PQ a été assez chanceux d’avoir eu Jean Chrétien en face. Celui-ci qui croyait connaitre le Québec ne s’est jamais vraiment préoccupé de se préparer ( outre que de donner des contrats de commandites à ses amis ), ce qui a donné le champs libre aux tenants du Oui . Mais croyez-vous vraiment que la partie sera plus facile avec un autre genre d’interlocuteurs ? Pense-t-on vraiment au PQ que parce que le monsieur en face s’appelle Harper que la partie sera plus facile ? La politique est dure, très dure mais faire une bataille pour un pays est encore plus dure. Cela, la population l’a mieux compris que le PQ. ( la preuve en est que, en général on concoit que le 50% plus 1 serait difficile à gérer )
Encore là, Mario Dumont a su ralllier les nationnalistes en laissant toutes les portes ouvertes.
Enfin, faire un pays demande de la passion. Je ne doute pas des convictions de tous les candidats passés et à venir comme chef des souverainistes mais il faut un vrai chef d’orchestre pour mener ces débats.
Ainsi, ces dernières années, je me suis demandé ou étaient les vrais moteurs de l’identité québécoise ( les artistes ). Ils sont chez eux et se disent fatigués. Vraiment ?
La plomberie ( le comment ), c’est important, oui. Mais le pourquoi, l’est encore plus.
Que le PQ cesse ces introspections de qui est plus indépendantistes que qui et serre les rangs derrière un chef qui aura les mains libres pour poser les gestes en temps et lieu. Et qu’il se trouve un chef inspiré et inspirant. Celui qui a cette étoffe en ce moment est Pierre Curzi. Qu’on l’entoure de compétence ( comme René Levesque ) Et qu’on le laisse avancer.
Il y a une maxime qui dit… on ne peut tirer sur une fleur pour qu’elle pousse plus vite. Au parti Québécois, quand la fleur ne pousse pas assez vite, on donne un coup de pied sur le pot.
Bonjour M. Facal,
Juste un peu d’humour en ce début de samedi :
-Comment ouvrir les fenêtres sans laisser pénétrer les mouches ?
À mon avis, la candidature et l’élection de M. Facal à la chefferie du PQ, ça serait le seul vrai signal pour montrer que le Parti Québécois est prêt à se réformer et à « moderniser » sa vision politique en fonction de ce que sont les Québécois(e)s aujourd’hui.
Direction ou vision politique que n’a pas l’ADQ lorsqu’elle affirme qu’elle veut régler la dette mais qu’elle empêche les hausses de tarifs à la SAAQ pour des raisons électoralistes.
J’avoue ne pas comprendre votre point de vue M. Facal. Voulez-vous dire que le peuple a toujours raison ? Je ne pas pourquoi un parti devrait souscrire à cette vue. Il ne s’agit pas de mettre au point une nouvelle sorte de boisson gazeuse qui plaira au maximum de gens. Il s’agit de défendre les idées qui nous tiennent à coeur. Si la majorité des gens sont contre la justice sociale et la souveraineté, eh bien soit, il faut accepter la défaite, mais continuer à défendre nos idées jusqu’à la prochaine fois. La démocratie, c’est accepter le verdict des urnes et le respect des droits. Ça n’est pas de penser que, quand 50%+1 des gens pensent que la terre est plate, la terre est automatiquement plate. Peut-être nos idées sont-elles stupides ou erronnées; mais ça n’a rien à voir avec le nombre de personnes qui pensent comme nous, et tout à voir avec les raisons pour lesquelles on les défends et les objections qu’on peut leur faire. Au départ l’ADQ était à quelque chose comme 5%; avait-elle pour autant tort et as-t-elle aujourd’hui raison ? Faire de la politique comme des boissons gazeuses est la pire chose que le PQ puisse faire: il donnera l’impression d’un parti opportuniste qui ne recherche qu’une chose, le pouvoir – et ça, il y en a déjà trop, ici comme ailleurs.
Bonjour monsieur Facal,
Je suis d’accord avec « unquebecoiserrant ».
Le Parti Québécois ne doit pas changer sur le fond mais plutôt sur la forme. Les piètres résultats du 26 mars sont dus à une mauvaise campagne ainsi qu’à une mauvaise pré campagne. On dit qu’André Boisclair a fait une bonne campagne, c’est parce qu’il a surpris bien du monde; nous nous attendions tellement à ce qu’il ne soit pas à la hauteur, dans ses communications avec l’électorat québécois, que finalement l’on déclare : « il a fait une bonne campagne ».
Lorsque nous analysons les résultats nous nous rendons compte qu’une grande proportion des souverainistes n’a pas voté pour lui. Il fallait changer de chef et par le fait même les stratèges qui l’entourent. Mais il ne faut pas changer le programme.
Je crois que Michel Gauthier, lors de l’annonce de son retrait de la vie politique active, a bien expliqué le résultat décevant. Ce qu’il a dit essentiellement c’est :
« Si l’on veut que j’aille en Italie, qu’on me parle de l’Italie et non du type d’avion (référendum ou consultation populaire) et de l’heure probable de son départ. Non, il faut me parler de l’Italie, me convaincre pourquoi je dois m’y rendre, par la suite le moyen de transport ne sera qu’un accessoire. »
Il faut revenir à la base. C’est bien beau de dire « Non je ne joue plus dans ce film des années 90 » mais il faut expliquer pourquoi, parce qu’il y a bien des électeurs qui n’étaient pas là en 90 ou qui ne s’en souviennent plus.
L’indépendance du Québec est, selon moi, facile à vendre. Toutefois il faut convaincre le Peuple en donnant un cours d’histoire politique du Québec. Selon moi les raisons ne manquent pas. Pour n’en citer que quelques une : la charte de Victoria, la nuit des longs couteaux, Meech, accord de Charlottetown, etc. Il faut que des Pauline Marois, des Jacques Parizeau, des Bernard Landry, des Joseph Facal, des Gilles Duceppe, des Louise Harel, des François Legault, des Guy Richer, des Bernard Drainville disent au Peuple Québécois, et sans attendre la prochaine campagne électorale, pourquoi ils sont indépendantistes.
Une fois que nous aurons notre pays, les Québécois et Québécoises pourront décider s’ils veulent un gouvernement qui est un peu, moyennement ou beaucoup à gauche, au centre et même à droite.
Marcel Coulombe
Québec
http://www.cyberpresse.ca/article/20070513/CPACTUALITES/70513027/1019/CPACTUALITES
C’est drole, comme independantiste de centre-droit, je lis ca pis ca m’enleve toute envie de voter pour le PQ…
Qst 1 pour vous tous: Pourquoi les gens qui sont les plus prompts a taper sur les purs et durs sont aussi ceux qui les premiers disent refuser de « flirter » avec l’autonomisme ou de « rejouer dans le film du beau risque »?
Madame Marois nous dit essentiellement: votez pour nous, mais nous ne vous donnerons ni l’autonomie, ni l’independance… Nous n’essaierons meme pas. Mais nous vous donnerons en revanche un solide filet social finance a meme la dette.
Qst 2: Comment le PQ aurait-il la legitimite de tenir le referendum s’il n’ose pas en parler pendant la campagne electorale?
Je lui laisse le benefice du doute: elle a encore plusieurs mois pour me convaincre que ne rien faire sur le front de la question nationale (tout en criant « souverainete! souverainete! » sur tous les toits) est la meilleure avenue pour le Quebec.
Un independantiste pur et dur qui trouve que l’autonomie (ou au moins tenter de provoquer le changement) vaut mieux que rien du tout.
Je viens tout juste de découvrir ce blogue et j’en suis surpris! Félicitations pour l’initiative Joseph Facal et longue vie à ce blogue!
@ Lesdents,
Vous auriez dû écouté sa candidature aujourd’hui et les commentaires de M. Legault, il parle de moderniser l’État et M. Legault (qui je sais être dans les mêmes concepts économique de M. Facal) s’est dit ravi des entretien qu’il a eu avec Mme Marois sur la réforme de la sociale-démocratie.
L’ennui, c’est que comme bien d’autres, je ne suis pas social-democrate…
Mme Marois propose l’incertitude. Elle propose la recette parfaite pour le declin du Quebec. Dans toutes les capitales economiques du monde, au lendemain de son election, les investisseurs et les specialistes de la gestion des risques recevront un beau memo disant: « Un gouvernement souverainiste elu a Quebec. Pourrait faire un referendum dans les prochaines annees. Investissement risque. »
Sa position sort la question nationale de l’aactualite. Avez-vous remarque que la question du statut du Quebec n’a jamais autant etet hors de l’agenda politique qu’entre 1996 et 2003?
Mais je n’ai aucun doute qu’elle continuera a aller queter sa pitance a Ottawa (perequation) pour financer ses exces de generosite et resdistribuer la richesse qui n’est pas la sienne. Les souverainistes sont bons pour ca. Mais ils disent en meme temps que le Quebec est assez prospere pour etre independant.
Il faut choisir il me semble: soit on pense qu’on peut faire l’independance et on le propose aux Quebecois. Ou alors on y renonce et on propose autre chose
@Lesdents,
»L’ennui, c’est que comme bien d’autres, je ne suis pas social-democrate… »
Et bien c’est quoi votre option? Êtes-vous contre les propositions des lucides dont M. Facal? Je trouve que l’argument de l’incertitude politique est complètement dépassée (la mondialisation de l’économie ça ne vous dit rien? Même les pays les plus instables de la planète voit leur économie se développer). Vous avez les mêmes vieilles idées que P.E. Trudeau. La menace terroriste dans le monde est bien plus destructeur que la formation d’un état laïc.
Les « lucides » ne vont pas assez loin a mon avis. Par ailleurs, si vous vous imaginez que Mme Marois fera les reformes dont le Quebec a besoin, je pense que vous vous trompez. Elle n’a pas la determination, est eprise des programmes universels et sera elue avec l’appui massif des centrales syndicales. Ce n’est qu’a contrecoeur, devant l’Etat pitoyable des finances publiques, et par pur electoralisme, qu’elle tient le discours qu’elle tient aujourd’hui. Le PQ est devenu clienteliste.
Quant a l’incertitude, ca fait plus de 30 ans qu’on branle dans le manche. Sur quoi croyez-vous que les banques se basent pour accorder des prets? Les agences de credit se fondent sur une appreciation des risques, dont les risques politiques font partie. Bluffer pendant 4 ans, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour notre economie. Il faut savoir ce que l’on veut.
Bonjour,
Tentez s.v.p. de vour faire inviter ou engager par TQS à l’émission matinale « l’Avocat du Diable » pour contrer la propagande anti-souverainistes et anti-PQ de l’animateur principal.
Personellement, ma crainte n’est pas de confier les rênes du gouvernement à madame Marois qui a toutes les compétences pour gouverner. Mon angoisse, c’est qu’elle a le coeur à gauche quand les joutes se corsent. À la dernière course au leadership, selon la Presse, elle avait négocier, avec les syndicats pour revenir sur l’article 45 (qui stimule la sous-traitance au Québec, donc l’entreprise, et qui a été décrié par les syndicats, encore une fois, sans raison. Tout porte à croire que dans les « crunchs », la vision syndicale du Québec va prédominer, encore une fois, sous la bannière de la « sociale-démocratie » à la québécoise… Voilà un exemple, mais prenons les CPE, peut-il y avoir le développement de services de garde au Québec hors CPE, soit par le privé? Est-il possible d’envisager que les coûts de garderie soient augmenter à 10 $ ou 15 $ pour améliorer le financement du réseau?
Le salaire minimum sera t-il élevé à 10 $ (ou plus, pourquoi pas) dans quelques années, comme ce qu’à fait l’Ontario tout récemment?
Et pourquoi pas imposer la semaine de quatre jours aux entreprises, pour s’assurer que les employés aillant des jeunes enfants « puissent avoir une meilleure qualité de vie », comme cela avait proposé par M. Landry à l’époque.
Il y a beaucoup de cela chez Madame Marois qui inquiète, une volonté indéniable de se placer à gauche de l’échiquier et de mettre en branle des mesures plaisantes aux syndicats pour gagner leur appui « traditionnel ».
Et bien la réalité de la dernière élection devrait forcer une réflexion plus plus pointue d’où le Québec se situe maintenant.
M. Facal;
Merci d’avoir répondu à une des 3 questions que j’avais posé lors de votre commentaire du 8 mai dernier.
Je reprend une question ou plutôt une affirmation d’un amateur de blogue: Pourquoi le mouvement souverainiste monte-il (sondages) alors qu’en tant normal, ce chiffre ressemble au résultat du vote référendaire de 1980?
Merci de me lire.
Luc Lang,
Québec
@ Mathilde V.
Je crois personnellement que si M. Legault est satisfait des entretiens qu’il a eu avec Mme Marois, c’est que la gaugauche n’est pas présente dans l’avenir.
Peut-être verrons-nous ici la suite d’une tendance débuté en Europe avec Merkel et Blair.
@Patrick,
l’ère de Blair vient tout juste de se terminer et déjà son successeur, Gordon Brown, vient de rétablir l’ancien nom du parti (le « New Labour » redevient le « Labour ») et l’ancien logo du parti. Le Labour est en train de revenir à ses anciennes orientations travaillistes.
Le niveau de popularité du parti est au plus bas; en Écosse, cette déconfiture deu Labour a même profité au SNP, jeune parti indépendantiste. L’Écosse n’a pas la moitié de la marge de manoeuvre politique du Québec, mais l’idée même du SNP fait peur aux unionistes.
Bref, on est en droit de se demander ce qui a « tué » le Labour: est-ce l’obstination de Blair à se lancer dans des guerres impopulaires pour rétablir une partie de la fierté militaire britannique (n’oublions pas qu’il admire Margaret Thatcher), est-ce la simple usure du pouvoir, est-ce l’échec des politiques de centre-droite qui ont été appliquées de manière incohérente par un parti qui tentait de « protéger sa gauche » tout en « visant à droite »?
Toujour est-il que le « cas » du New Labour représente actuellement un avertissement sérieux aux nombreux partis qui, dans les démocraties occidentales, tentent de se recentrer du côté lucide-réformateur. Arriveront-ils à « livrer la marchandise »?
Il est curieux que cela ait fonctionné dans certains pays du nord de l’Europe (on pense par exemple à la Suède et à son principe dit du « triangle d’or »)… alors que les pays du bloc anglo-saxons n’y arrivent pas.
Se pourrait-il que le parlementarisme du modèle britannique ait pour effet de cristalliser les oppositions idéologiques en deux blocs immuables, représentés par un parti social-démocrate et par un parti conservateur? Et si un parti tente de sortir de sa « niche écologique », il y soit irrésistiblement attiré, comme tiré par un élastique? Et si la création d’un second axe idéologique (basé sur la question constitutionnelle) ne soit pas suffisante pour assurer, à long terme, la présence de nouvelles niches écologiques pour les partis occupant la scène politique du Québec?
Si tel est le cas, on peut se demander quelles seraient les conséquences possibles sur l’équilibre politique du Québec. La coexistence de deux partis sociaux-démocrates issus du même moule, de 1973 à 2003, et l’absence de véritables partis conservateurs pendant cette période de 30 ans, serait-elle une « aberration » dans le modèle parlementaire à la britannique, au Québec?
On devrait peut-être s’en inquiéter…