Obama et nous
12 novembre 2008 par Joseph Facal
La victoire de Barack Obama a amené son lot de comparaisons cruelles avec la morosité de la politique chez nous.
Cette comparaison est injuste, mais pour des raisons qui n’apparaissent pas à première vue.
Le charisme d’Obama est indéniable. Mais le charisme n’opère jamais dans le vide. Il est la capacité d’un homme exceptionnel à réactiver des sentiments qui sont déjà présents dans le peuple. Le charisme ne crée rien. Il ramène à la surface ce qui était déjà là.
L’idéalisme américain, qui n’était jamais disparu, n’attendait que l’allumette qui l’embraserait de nouveau. Or, cet idéalisme trouve sa source dans les valeurs fondatrices des États-Unis et dans sa riche histoire depuis.
Au fond, que disait Obama ? Que le rêve des Pères fondateurs américains était encore possible si le peuple acceptait de le suivre. Sa force fut de trouver les mots et le ton pour rendre convaincant cet appel. Mais il y avait, aux États-Unis, un puissant réservoir historique de héros, d’épisodes glorieux, de symboles largement partagés dans lesquels Obama pouvait puiser pour inspirer.
Voilà la différence essentielle entre les États-Unis et nous.
Le Canada fut fondé par des gens qui s’enfuirent des colonies américaines parce qu’ils rejetaient cet idéalisme fondateur et voulaient demeurer fidèles à la Couronne britannique. Eux-mêmes voyaient leur Canada essentiellement comme un arrangement pratique.
Comparez nos textes fondateurs. La Constitution américaine exalte «la vie, la liberté et la poursuite du bonheur». Celle du Canada valorise «la paix, l’ordre et le bon gouvernement» : de bonnes choses, certes, mais qui n’ont pas la même capacité à inspirer. Or, les conditions de naissance des sociétés les accompagnent ensuite pendant des siècles, même quand l’ignorance de l’histoire fait qu’on ne s’en rend plus compte.
Obama peut aussi évoquer des figures historiques immenses : Washington, Lincoln, Roosevelt. Rien de tel au Canada : un McDonald ou un Laurier n’ont pas un dixième de cette puissance d’inspiration.
Le cas du Québec, lui, est encore plus frappant.
L’acte fondateur de notre conscience historique, pour ce qu’il nous en reste, est une défaite : 1760. Notre naissance fut un traumatisme qui nous marque encore.
Ensuite, toutes les dates qui nous servent de repères historiques sont, sans exception, des moments douloureux dans la conscience des Québécois francophones : 1760, 1837, 1840, Louis Riel, la Conscription, 1980, 1982 et 1995.
Logiquement, on préfère donc oublier le passé plutôt que le célébrer. On déguise alors cette amnésie volontaire en «regard-tourné-vers-l’avenir», en faisant passer ceux qui nous la rappellent pour des masochistes ou des nostalgiques. Ou alors on réécrit l’histoire.
Nos grandes figures ont toutes une dimension tragique. Ultimement, René Lévesque perdit son combat. Maurice Richard ne comprit jamais qu’il était plus qu’un joueur de hockey. Trudeau frappa à coups redoublés sur son propre peuple.
Bref, un leader charismatique, chez nous, aurait beaucoup de peine à connecter notre peuple sur une mythologie fondatrice véritablement inspirante, car il y en a si peu.
Si les Québécois fuient à ce point les «chicanes», c’est qu’elles se sont toujours soldées par des défaites. Alors nous intériorisons la fuite en la déguisant en gros bon sens.
39 réponses à “Obama et nous”

M. Facal, quel coup de 2×4 derrière la têtece matin! Vous êtes en forme! Je suis d’accord avec vous sur plusieurs points. Cependant, je crois qu’on néglige beaucoup l’histoire des Patriotes de 1837-1838. Oui, oui, je sais les «patriotes» ont mauvaise presse ces jours-ci mais ils étaient beaucoup plus qu’une bande de fous à la ceinture fléchés qui, finalement, se sont fait pendre. Nos livres d’écoles n’y consacrent que 2-3 pages. Ce n’est pas assez! Ils devraient être une source d’inspiration pour tous les Québécois, néo ou pas.
Également, je trouve dommage que collectivement, nous nous cherchions encore un sauveur qui nous indiquera le chemin. Je sais par contre que c’est bel et bien ça que ça prendra pour faire l’indépendance car un peuple qui n’est pas inspiré par ses leaders ne se lèvera pas du jour au lendemain. Malgré tout, je crois toujours qu’il y a au Québec une majorité latente de Québécois qui sont prêt à prendre en main leur avenir collectif.
«Char échaudé craint l’eau froide…»
Encore une fois, vos observations sont très pertinentes même si elles m’attristent.
J’aimerais ça, moi aussi, avoir des héros à citer, des faits glorieux à célébrer. Je n’en ai pas…
Avons-nous vraiment d’autre choix que de nous projeter vers l’avenir ? en se disant : oublions tout ça ! on va faire mieux la prochaine fois !
J’appelle ça de la persévérance, de la tenacité.
Au lieu de baisser les bras une fois pour toutes et de se ranger dans le camp de l’opposant, on continue de croire qu’il nous sera possible, un jour, de s’affirmer et d’être enfin rois et maitres chez nous !
Quel coup de 2 x 4 en effet! Je suis encore sonnée de cette lecture de notre portrait collectif.
Voici enfin démystifiés à mes yeux l’immobilisme, la démotivation, le je-m’en-foutisme, la médiocrité, le pépérisme, l’aplat-ventrisme, l’aveuglement volontaire, l’alzeimer généralisé (perte de mémoire allant jusqu’à la perte d’identité), le déni viscéral, la détermination à réinventer le bouton à quatre trous (genre la réforme scolaire), le syndrome de Stockholm autant que le syndrome de la femme battue, et j’en passe, bref tout ce qui caractérise notre peuple en quête de lui-même.
Mais oui on en a des héros, des histoires, un passé glorieux! Mais ils ont tous été oubliés, d’abord parce qu’ils étaient souvent à contre courant de leur époque, qu’ils avaient leurs défauts, qu’ils ne font pas consensus.
La série De Remarquables Oubliés de Radio-Canada (disponible sur Internet) en est plein de ces héros oubliés. Et pourquoi ils ont été oubliés? D’abord parce qu’ils ne répondait pas à l’idéologie dominante d’alors et de maintenant. Ces héros présentent sous un mauvais jour la mentalité de notre élite. De plus, les héros que l’histoire a retenu ont eu leur histoire tellement déformé qu’ils n’ont pas aucune mesure avec ce qu’ils étaient vraiment.
Je pense que nos manuels scolaires devraient parler plus des gens qui ont vécu à cette époque, il nous faut glorifier nos héros comme les américains le font. Il faut aussi retenir ces héros qui dans leur esprit de tolérance, comme Salomon Juneau avec les indiens, ont vécu en avance de leur temps. Ou Marie de l’Incarnation qui avant d’être une religieuse cloitrée était une redoutable femme d’affaires. Et j’en passe…
[...] Tiré de ce texte. [...]
Napoléon Bonaparte et Adolf Hitler avaient du charisme pour que autant de gens de leur époque les suivent aveuglément dans leurs conquêtes serviles, que fera Barack Obama?. Le pantin de service !
Je suis d’accord ave TheMan… il faut apprendre à glorifier nos héros… puisque leur victoire s’est faite dans l’ombre… Des héros de persévérance, de courage dans l’adversité… des visionnaires qui ont donné leur vie pour les causes humaines qu’ils défendaient (je pense aux religieuses, entre autres), des réussites peut-être pas flamboyantes… mais des victoires quand même. Même quand on finit pendu, on a quand même gagné de s’être battu jusqu’à la mort… Même si nos combats se sont souvent soldés par des échecs, il reste que notre peuple, enfermé dans un écrin religieux au coeur de l’Amérique, a développé, dans cette espèce de cocon, des qualités particulières qu’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le monde entier.
Je ne prétends pas que nous n’avons pas, dans l’ombre, des gens qui ont fait de grandes choses, à commencer par réussir à tenir le coup dans l’adversité. Mais justement parce qu’ils ne sont ni connus ni célébrés, ils ne peuvent, par définition, servir d’inspiration et de point de ralliement symboliques. Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas.
Bonjour,
Nous venons seulement de redécouvrir Notre premier Héros (dans le temps et la grandeur) : Samuel de Champlain!
Et bizarrement, ce sont les États-Uniens, qui ont renforcé son image. Comme d’habitude, si ça vient d’ailleurs, on peut y croire…
Eh, misère!
Un autre héros, que l’on oublie trop facilement, c’est Nous. Après évidemment les Nations autochtones!
Ce 2% de canadiens, puis de canadiens-français, devenus Québécois, qui tentent encore de survivre malgré le Canada et malgré les fédéralistes Québécois(1982)!
***
L’éducation ouvre toutes les portes ; nous permet de savoir d’où l’on vient ; contribue donc à mieux savoir où l’on va!
Sans oublier surtout que cela nous amène à mieux réfléchir…comprendre ; et prendre confiance en nous.
En lisant votre Curriculum — en particulier votre doctorat en sociologie de l’Université de Paris-Sorbonne — nous sommes en position de mieux comprendre les raisons de l’excellence de vos analyses fines sur la société américaine et québécoise.
L’éducation et la famille sont et seront toujours les piliers essentiels à l’avenir de tout peuple.
Merci pour ce texte,
Jean-Renaud Dubois
J’ai lu votre texte ce midi dans le Journal de Québec.
Ce soir, je n’ai pas résisté à la tentation de partager mon plaisir avec 5 de mes amis.
Bien sûr, je garde à l’esprit qu’on peut toujours démontrer une chose et son contraire.
Les québécois se définissent sans doute aussi avec un certains nombre de succès. Il me vient à l’esprit:
Bombardier,
Robert Lepage,
Hydro, les grands barrages,
Les lignes de transport d’électricité,
nos politiques de support aux familes,
Nos organisations syndicales et leurs clauses et système anti-discrimination,
La place des femmes,
Notre système de santé, d’éducation,
Notre culture environnementale,
Notre cinéma, littérature, tv,
Héma-Québec,
Nos lois de protection du consommateur, anti-scabs,
équité salariale, financement des partis politiques, protection de la langue française,etc
Notre philosophie de partage social.
Je ne suis pas en train d’essayer de contredire la fin de votre texte; je tente simplement d’en présenter un pendant sans perdre de vue l’impact dévastateur des grands rendez-vous ratés de notre histoire.
Finalement, il me semble que nos succès actuels complètent le tableau en réussissant à me donner confiance pour réussir un jour une grande affirmation qui marquera notre destin collectif.
Bonjour M. Facal,
Les états-unis ont été vainqueurs à cause de nous
Ce sont les français et des québécois qui ont permit la libération des USA
Le vrai envahisseur des plaines étaient William Howe, pas Wolfe, et ce même William Howe va envahir 3 villes américains exactement ce qu’il a fait à Québec
(Boston 1775, NY 1776 et Philadelphie 1777)
Selon le journal de « Baby, Tachereau et Jenkins » en 1776 pas moins de 747 québécois ont soutenus les américains au Québec, en particulier Clément Gosselin
qui fréquentait Lafayette
2 régiments québécois serviront les USA jusqu’à la victoire (le Congrès Own Regiment de Moses Hazen et celui de James Livingston)1st Canadian Regiment et le 2nd Canadian Regiment
Les bombes utilisés contre les envahisseurs dans Québec en 1777 ont été fournit par le québécois Pélissier des forges du Saint-Maurice
Les québécois sont le premier peuple s’être battu pour la libération des USA dès 1775
Et c’était 2 ans avant que Lafayette arrive…en 1777
Dans l’ouest ce sont des montréalais dont le père gibaud qui aide Clark à libérer l’illinois…patrie d’Obama
Le British-Canada est né à Yorktown en 1781
dans la défaite
Là où nous avons battu John Simcoe le fondateur de l’ontario
Sur la mer Louis-Philippe de Vaudreuil, le fils d’un québécois, protégait Washington à Boston en 1782
Ce fils de Québécois était l’amiral en chef de la marine française de Louis XVI
Alors oui, on est fier en tant que Québécois d’avoir libéré les américains.
Le symbôle de l’amérique c’est son amitié avec la France, la statue de La Liberté.
Au Congrès américain il y a DEUX portraits sur le mur du fond, Washington à gauche, Lafayette à droite…
Qu’est-ce qu’on attend pour célébrer notre victoire ?
Les anglais ? ont les as battus en amérique.
1841. Les leaders politiques du Parti Patriote sont en exil ou en prison. La population francophone est habitée par un sentiment de défaite, un pessimisme profond. Les Anglo-conservateurs du Bas-Canada ont gagné sur toute la ligne.
1849. Ces Anglo-Conservateurs lancent des pierres au représentant de Londres, Lord Elgin et font flamber l’édifice du Parlement lors d’une émeute. Les journaux « loyalistes » crient que la « French Domination » qu’ils ont combattu en 1837-38 vient d’être instituée par Londres avec l’adoption de la doctrine de la responsabilité ministérielle.
L’obtention du gouvernement responsable en 1848 c’est un repère historique positif, non? et Louis-Hyppolite Lafontaine, c’est un vainqueur, non?
Petite erreur: Louis-Hippolyte La Fontaine.
Monsieur Facal, que vous filtrez bien la réalité!!
Je suis un expatrié québécois, qui vit aux É.-U.
depuis 1985. Je ne vois que trop bien les choix
qui sont faits ici. De plus, parmi mes ancêtres,
il y a des volontaires qui ont participé à la
Guerre d’Indépendance avec La Fayette. Étienne
est beaucoup plus dans le mille que vous. Les
faits historiques qu’il rapporte sont négligés
au Québec (et au Canada) mais ils sont bien réels!!
Il a fallu que je m’installe ici, pour que change
du tout au tout, mes références historiques, en ce
qui a trait au « Fait Français » en Am╬rique du Nord.
Une étude assidue des grandes explorations par NOS
Coureurs des Bois, et de NOS activités militaires
pendant la Guerre de Sept Ans, sur ce continent,
remettrait les pendules à l’heure. NOUS n’avons pas
perdu en 1760/61, nous avons été abandonné par la
France de Louis XV. Mercantilisme oblige, la mélasse
anntillaise se vendait mieux que les peaux de castor.
Et la propagande des « quelques arpents de neige » de
monsieur Voltaire ne nous certainement pas aidé. Il
Ne faut pas oublier qu’il avait vécu en Angleterre.
Alors, à la solde de qui, le François Arouet?
Afin de vous refaire une conscience historique plus
juste, je recommande de lire la saga « Bas-de-Cuir »
en six volumes de James Fenimore Cooper. Le fameux
« Dernier des Mohicans » en fait partie. On y découvre
un grand GAGNANT: le Marquis de Montcalm; on le voit
à l’oeuvre, donnant volée sur volée aux habits-rouges!
Claude Jodoin Ing.,
Boca Raton FL.
Petite erreur: il y a cinq (5) volumes dans « Bas-de-Cuir » et non pas six. Pas grave, celui qui compte pour nous, c’est le « Dernier de Mohicans ». … Doit être lu aussi: « En canot sur les chemins du Roy » de Jean Raspail. C’est du pur « Grands Explorateurs Français du Mississipi ». … Faudrait pas oublier Charles de Salaberry, le VAINQUEUR de la bataille de Châteauguay. Et il y en a d’autres. Bonne journée,
Claude Jodoin Ing.,
Boca Raton FL
@Etienne
Moi je verrais plus les modèles suivants tiré la série De remarquables oubliés :
Salomon Juneau de Repentigny, fondateur de Milwaukee, voyageur, intermédiaire avec les indiens et les métis de l’Illinois. Il s’est marié avec un métis et ils ont vécu une histoire d’amour comme on en a pas vu beaucoup dans l’histoire. Une rue de 50 pieds a été nommé à son honneur dans le parc industriel de Repentigny.
Antoine Robidoux du clan Robidoux de St-Louis, alors majoritairement canadienne-française. Cette famille a fait la pluie et le beau temps dans l’ouest pendant plusieurs décennies dans le commerce du castor. Lewis et Clark, les deux explorateurs, ont en fait profité de l’expérience et des conseils des employés de ce clan pour explorer l’ouest, qui n’était pas si sauvage que cela…
François-Xavier Aubry, du nord de Louiseville. Alter-ego de Kit Carson dont il était de grand ami. Négociant, explorateur, faisant de l’import-export en Californie. Il est devenu très riche mais est mort dans une bagarre à 29 ans.
Emma Albani : La Céline Dion du 19e siècle. Vedette qui fit plusieurs fois le tour du monde et qui était la chanteuse préférée de la reine Victoria.
Joseph-Elzéar Bernier : Capitaine de la marine marchande qui a exploré le grand nord canadien.
Agathe de Repentigny : Une femme d’affaire de la Nouvelle France
Et j’en passe…
@Simon Robert. D’accord avec vous. Sauf que…..Nous devrions parler de la vraie histoire de la Rébellion de 1837-38. Elle c’est fait dans le Haut et le Bas Canada pour l’obtention d’un gouvernement responsable. Les Patriotes du Bas Canada n’ont pas combattu pour un Québec souverain, commes les « Lionel-Groulxeux » le laissent sous-entendre. Le Québec n’éxistait pas dans la conscience du peuple. Ils étaient Canadiens. By the way, des Anglos d’ici étaient impliqués dans la rébellion.
@ Claude Jodoin
Je ne suis pas d’accord avec vous au sujet de la guerre de 7 ans. La France n’a pas abandonné la Nouvelle-France, il faut prendre en considération les différences géographiques entre la France et l’Angleterre. La premiere faisant partie du continent européen, était beaucoup plus vulnérable au niveau de ses frontieres et devait ainsi consacrer plus de ressources a son armée terrestre. L’Angleterre, isolée sur son ile avait beau jeu de dévlopper une marine tres puissante qui pouvait revitailler efficacement ses colonies et meme faire des blocus et de la piraterie contre l’ennemi. Selon moi c’est cette différence fondamentale qui scellée le sort de l’Amérique du Nord. Quand a Montcalm bien qu’il a remporté de nombreuses batailles en Amérique, sa décision de sortir de sa forteresse pour affronter Wolf de front fut une erreur critique qui a fait basculer Québec dans les mains de la couronne britannique.
Bonjour,
Vous avez raison de souligner que « pour le peuple », le Québec n’a pas de grands Héros, à part Champlain dont j’ai parlé plus tôt…
Pourquoi? Tout simplement, parce que notre histoire ne nous a pas été enseignée adéquatement. Imaginez, il n’y pas longtemps notre plus grand héros était Dollard!
Quand on lit Étienne, Renaud, Claude, The Man et autres, on s’aperçoit que notre riche histoire à été banalisée! Et on continue de le faire avec de suspectes nominations au CSLF tels que : Jocelyn Létourneau (qui veut en histoire, effacer les dates !) et Sylvia Martin-Laforge, qui est contre la loi 101. « ELLE EST » directrice du Québec Community Group Network (QCGN) !!!
Cette banalisation de notre histoire et cette catastrophique réforme de l’éducation ont été dénoncées dernièrement, par l’historien André Champagne qui mentionne même, qu’il est d’accord avec M.Facal, au sujet de la réforme.
Voici un bref aperçu de ce qu’il en disait, mercredi le 29 octobre :
……. »….. » L’enseignement ne peut pas être que ludique, il faut aussi travailler pour apprendre. C’est de l’hérésie! La réforme va faire un tort irréparable à la société québécoise « , André Champagne est professeur d’histoire à Brébeuf et chroniqueur à Radio-Canada.
Pour l’entrevue complète, voici le lien : http://www.radio-canada.ca/radio/christiane/modele-document.asp?docnumero=67063&numero=1880
À Étienne, Renaud, Claude et The Man et autres, merci pour vos contributions : j’ai appris…
Bonne semaine,
Voici un billet original et fort convaincant. Alors bien sûr, certain ne seront pas d’accord mais après tout, le but d’un blogue n’est-il de faire réfléchir plutôt que d’essayer d’imposer une vérité? De ce point de vue, l’objectif est atteint!
Correction,
..« Et on continue de le faire avec de suspectes nominations au CSLF tels que : »
Lire : telles que :
N.B.
CSLF = Conseil Supérieur de la langue Française,
Barack Obama, je ne connais pas personnellement. Par médias interposés, on tombe en médiacratie: au Canada, terre de nos aïeux et du spacial bras canadien, les politiciens se sont donnés Radio-Canada et Télé-Québec, après que des marchands aient amené ici la télévision pour l’ajouter aux journaux et à la radio à leur force de frappe.
C’est rapide, drôle et facile de faire un rapprochement auditif entre médiacratie et médiocres assis mais substantiellement insoutenable. Il faut être prétentieux pour songer arrêter l’Histoire. Remarquez la majuscule.
En gouvernance, La majorité sera toujours dépendante d’une minorité sauf quand elle a le courage d’une révolution. Restera toujours à trouver la meilleure formule. La démocratie, telle que mise de l’avant par une minorité des États-Unis au dernier quart du 18e siècle a fait son temps dans Walden Two, un roman utopique du psychologue américain controversé B. F. Skinner, publié en 1948.
J’ai cru entendre que la campagne d’Obama dont le financement est connu se monte à un demi-milliard, cinq fois plus que celui de celle de son adversaire. Il y aurait beaucoup de monde ordinaire qui aurait la foi en Internet, l’espérance qu’une Amérique meilleure est possible et la charité d’y investir généreusement. Il y a cependant aussi l’autre monde pour qui la liberté de commerce est la seule valeur. Pourquoi s’encombrer d’égalité et de fraternité ? Lequel des deux mondes domine ?
P.S La France est statistiquement La Mecque du nomadisme touristique.
Eh oui, le charisme d’Obama, l’emotion de la foule qui applaudit, la larme de Jesse Jackson, l’idealisme americain, les heros historiques, l’etat d’ame du Quebec, l’ignorance de Palin, les bijoux de Marois, l’opportunime de Charest, la reaction demagogique de Dumont, la mechancete de JR dans Dallas, oups… bref, on nous offre une fusion de tele-roman et de tele-realite
Il faut mettre l’accent sur la forme, evaluer le style, analyser les slogans, discuter de la personalite, se rejouire des luttes internes, se scandaliser du dernier potin, plutot que de se concentrer sur les enjeux de societes ou en profiter pour discuter des engagments, projets concrets et plateforme de chaque parti.
entre temps,
Selon l’AIE une crise energetique se pointe a l’horizon, hors une explosion du prix du petrole aurait des repercutions grave, une fortune seraient syphoner hors du Quebec ce qui aurait des repercution sur l’agriculture, le transport, l’inflation, la balance commerciale, l’economie, les finances publiques la qualite de vie. Le prix a payer pour notre inaction et tete-d’autruchisme face a notre dependance au petrole rique d’etre élevé.
Certains enjeux ne requiert pas de gros budgets mais que de l’attention et du courage politique; les lois tardent a s’adapter aux nouvelles technologies; confindetialite et vie privee ne sont pas assuree adequatment, l’usage potentielle de machine a scrutin lors d’election est une aberation et une invitation a l’abu, le genie genetique se fait dans un vide juridique qui permet a Monsanto d’utiliser la population humaine comme cobaye (sans etiquetage en plus) et de poluer les genes naturel et de clamer des droits sur les etres vivants contamines. On a pas besoin d’un budget recurant de 2 milliards pour faire des lois qui protege les gens et dissuadent les abus.
Pour ce qui est de la crise economique on nous la presente comme une autre recession alors que c’est loins d’etre le cas, et on nous propose des mesures rechaufees.
Monsieur,
« Le Canada fut fondé par des gens qui s’enfuirent des colonies américaines ». Le Canada fut d’abord une colonie française pendant 150 ans… Mon ancêtre paternel y arriva avec sa fiancée en 1655 ! Étudiez la biographie des pères fondateurs de la Confédération. En dehors des « Canadiens » dans le sens historique, c’est-à-dire des Canadiens-français comme Cartier, Langevin, Taché, tous les autres étaient nés dans les îles britanniques, sauf Charles Tupper, né en Nouvelle-Écosse.
Dire que l’acte fondateur de notre conscience historique est la défaite de 1760, l’année du 400e anniversaire de la fondation de Québec… Vous voulez parler de la défaite des plaines d’Abraham de 1759. En 1760, il y eut une seule bataille, celle de Ste-Foy, livrée et gagnée en avril par l’armée française, les milices canadiennes et les « sauvages » ! Ce qui entraîna la capitulation fut l’arrivée en mai 1760 à Québec d’une flotte anglaise qui scellait à toute fins pratiques l’issue de la guerre et amena la capitulation. Et puis ce n’est qu’en 1763 que le Canada fut cédé à l’Angleterre. Il aurait pu en être autrement. Au terme de la guerre de Sept Ans, tout ce qui avait été conquis ne fut pas nécessairement cédé, tout ce qui fut cédé n’avait pas nécessairement été préalablement conquis.
L’acte de Québec de 1774 fut autrement fondateur. C’est lui qui en allouant à la « province de Québec » des territoires que les colons américains pensaient avoir conquis, déclencha la guerre d’indépendance des Etats-Unis, ce qui allait donner au continent nord-américain sa configuration géo-polique moderne!
La Confédération 1867 fut aussi un acte fondateur, faisant dire à l’abbé Groulx que « l’État français recevait alors sa plus haute consécration » (Lionel Groulx, Pour bâtir, L’action nationale, 1953). L’assimilation était auparavant beaucoup plus menançante. Le développement industriel favorisé par la Confédération a permis aux Québécois des zones rurales de venir travailler à Montréal plutôt que d’émigrer en masse aux Etats-Unis, ce qui allait donner un élan de vigueur à la langue française à Montréal.
Une de mes tantes est allée s’établir aux Etats-Unis il y a près de 80 ans et j’ai encore des contacts avec ses descendants. Je n’envie ni leur statut ni leur citoyenneté. Pensez: faire partie d’un peuple qui à deux reprises, a choisi George W. Bush pour être le chef de son gouvernement…. J’ai moi-même vécu aux Etats-Unis, à New-York pendant une année et j’en suis revenu, par choix. Ma carrière de consultant m’a aussi amené à voyager dans des dizaines de pays. Je préfère de loin, de très loin, avoir pu y être entré comme citoyen canadien, que comme citoyen américain.
Des mythologies fondatrices : en voici une que même les Américains nous envient, celles des voyageurs dits alors « canadiens », c’est-à-dire francophones et Iroquois qui traversaient le continent dans leurs grands canots, amenant la compagnie du Nord-Ouest à s’établir jusque sur la côte du Pacifique. Sans eux, le Canada dans sa forme actuelle n’existerait pas.
Je salue l’arrivée de Barack Obama comme président des Etats-Unis. Je crois comme bien d’autres que l’enthousiasme que suscite son élection est largement amplifié par l’énorme déception que furent les années Georges W. C’est dangereux un grand pays. Ça permet l’émergence de grands hommes mais cela peut aussi donner énormément de pouvoir à des médiocres.
À YM delisle, qui s’imagine que les Rébellions de 1937-38 ne visaient pas l’indépendance du Bas-Canada:
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_d‘ind%C3%A9pendance_du_Bas-Canada
Que l’étiquette ait changé importe peu. Que le nom de notre peuple (canadien) ait été usurpé come bien d’autres symboles importe peu. Que les indépendantistes se soient faits des alliés stratégiques au Haut Canada ne change rien à l’affaire:
Les indépendantistes du Québec sont les héritiers de ceux qui ont lutté, il est vrai, pour le gouvernement responsable, mais aussi pour l’indépendance. Prétendre le contraire, c’est prendre l’accessoire pour l’essentiel.
D’ailleurs j’en profite pour souligner que les racines de notre mouvement étaient, dès le départ, républicaines, inclusives, progressistes dans le sens noble du terme, en plus d’être soucieuses des droits des minorités, comme en témoigne la déclaration d’indépendance du bas-canada.
http://www.republiquelibre.org/cousture/NELSON.HTM
Il est est de même aujourd’hui, comme en témoigne l’avant-projet de loi sur la souveraineté de Jacques Parizeau.
http://www.independance-quebec.com/partiquebecois/projet_loi.html
Oui, Obama a impressionné parce qu’il incarne le renouveau dont les Américains ont besoin en ce moment. Ce renouveau découle essentiellement du marasme économique dont voudraient bien se sortir les Américains. Ce renouveau s’appuie strictement sur la menace de perdre un niveau de vie intéressant, et non sur ce qui fait l’essence d’un peuple. En fait, aujourd’hui, en Occident, toute l’évolution est liée à l’argent, à la puissance économique, et non à l’histoire et à la capacité d’analyse de notre évolution sociale.
Au Québec, après les belles années de prise de conscience de ce que nous sommes comme peuple (les années Lévesque), nous avons sombré dans le moule du « prêt à porter », de la quête de la richesse instantanée, ce qui nous détourne de notre conscience collective en tant que peuple. Pourquoi les jeunes ne sont-ils pas intéressés par l’histoire, leur histoire ? Parce qu’il y a maintenant un culte, celui du profit, où les questions d’identité semblent inutiles aux yeux de « ceux qui veulent réussir ». Pour réussir dans la vie, il n’y a pas que l’argent et l’opulence, il y a surtout la connaissance et le jugement, ce qui ne semble pas être attirant pour l’instant car toute la société a malheureusement basé sa « réussite » sur le « paraître », en évacuant le plus important qui fait qu’une nation existe. C’est le même phénomène en France, en Allemange, en Espagne et ailleurs, c’est dommage car l’uniformisation ainsi créée fait perdre aux différents peuples ce qui les distingue les uns des autres. Je ne voudrais pas d’une planète où d’un pays à l’autre, on retrouverait des McDo partout, symbole d’une culture médiocre élevée au rang de la réussite sociale. Mais j’ai bien peur que nous en soyons là, hélas.
Agréable cet aspect de l’histoire et les diverses interprétations que l’on note des moments charnières de la petite histoire du Québec et du Canada. Chacun possède son interprétation.
Vous avez cependant omis un tribun qui soulevait encore les foules il y a quelques années et qui aurait pu vendre des réfrigérateurs aux Inuits : Lucien Bouchard. Quelle verve, quelle puissance dans la parole!
Je l’ai connu entre 1982 et 1984. À cette époque, Me Bouchard était associé principal dans l’un des plus grands cabinets d’avocats du Saguenay Lac-Saint-Jean. Il n’était dépassé que par le cabinet de Me Michel Cain (Cain, Lamarre, Wells, Lachance et associés.) qui devait, lors de la nomination de Me Bouchard à la diplomatie canadienne, fusionner pour ne former que le cabinet que nous connaissons aujourd’hui.
Bien que je fusse en désaccord avec les idées qu’il prônait, je levais mon chapeau sur la facilité qu’il avait à soulever les foules et à faire partager sa vision de l’avenir qu’il souhaitait pour le Québec. M. Bouchard possédait une vision, comme Trudeau, Lévesque, Diefenbaker, Laurier, Mercier, Macdonald avant lui. Après avoir guidé son «peuple» dans le désert, il l’a, pour ainsi dire, abandonné, sans boussole, sans eau, presque aveugle, sans vision. M. Bouchard avait proposé une vision et puis, à son départ, la plaine désertique sans fin, la toundra, la famine. Triste pour ceux qui croyaient en lui. Moi, je n’y croyais pas.
je veut bien croire que le monsieur Obama a du charisme ..
mais de la à quasiment s’évanouir quand une personne en parle ou de voir des femme comme denise bombardier en perde leur latin et fasse presque une folle d’elle à bazzo.tv tellement elle en beurrait épais ça en deviens quasiment pathétique.. on se croirait au belle années du jeune elvis!!
en passant m. facal je vous est ajouté a mon agrégateur RSS http://www.radoteur.com :)
Bonjour Monsieur Facal,
Je ne suis pas inquiet pour Obama. Il tient dans sa main assez de bonnes cartes pour connaître le succès: aptitudes, connaissances(dont comment rallier les gens), discipline (suivre son agenda), habilités particulières pour la communication et capacités particulières pour l’effort et l’attention (force intellectuelle). Son parcours témoigne de son succès. De toutes ces forces émane un charisme nécessairement.
Personnellement, toutes les belles choses qu’il a évoquées concernant les fondateurs de son pays ne m’impressionnent pas plus que cela. Les USA pour moi représentent les grandeurs et misères de l’homme. La guerre de sécession, les pénitenciers surchargés, le racisme, les ghettos, les guerres, Guantánamo, leurs combats d’antan contre les autochtones, leur pseudo protectionnisme qui oblige nombre d’industries canadiennes à donner presque leurs produits, récemment l’incurie de leurs financiers qui entraîne le monde entier dans la tourmente. Non, je n’ai pas le goût d’entendre parler de Davy Crocket. Mentionnons, en contre-partie, les beaux gestes pour l’humanité: les fondations pour aider les démunis, Jerry Lewis, le père des téléthons, les prix Nobel, les institutions du savoir qui aident les hommes dans leur marche vers la lumière, beaucoup d’initiatives reliées à l’aide humanitaire, la liberté qui protège contre les sectes et dictateurs.
Je n’ai pas l’intention d’aller à la bibliothèque et comparer des écrits des pères fondateurs et analyser « la vie, la liberté et la poursuite du bonheur », « la paix, l’ordre et le bon gouvernement » ou « oublier le passé plutôt que le célébrer » avec « regard-tourné-vers-l’avenir » ou faire l’étude des « grandes figures à dimension tragique ».
Ce que je veux expliquer à mes enfants, c’est de faire comme Obama. Avoir des buts dans la vie (incluant le bonheur), connaître ses valeurs, acquérir des connaissances, développer son sens de l’effort, se discipliner et cheminer en fonction de son plan de vie (et de carrière), apprendre à connaître le plaisir et les vraies conditions du bonheur, incluant la générosité envers autrui.
Quand Obama parle à la foule, il s’adresse à l’intelligence des gens et aussi à leur coeur. Il se devait d’être « sentimental ». Certains courront à la bibliothèque lire des livres sur les « grandes figures à dimension tragique », d’autres iront chercher des connaissances pour mieux connaître la nature humaine et pour se préparer suite à leur « regard-tourné-vers-l’avenir ». Chacun est libre dans le choix de ses décisions.
Apparentés à Obama, nous retrouvons chez nous beaucoup de politiciens (Définition de Wikipédia:quelqu’un qui ne vit que de ses fonctions politiques et fait preuve d’une grande habileté dans les intrigues de la vie politique) et d’autres personnes dédiées à une cause. Il est donc normal que ceux-ci incitent les gens à s’inspirer du passé. Comme Obama, ils pourront alors les rejoindre sentimentalement et ce point d’appui permettra à leur levier d’avoir de l’effet. Obama est un bel exemple pour les politiciens. L’objectif du politicien est de gagner le plus de gens à sa cause (à voter pour lui), Obama a démontré son succès de ce côté.
Mais, beaucoup de gens du peuple n’opteront pas pour ce principe de faire en sorte d’être animés par des situations du passé ou des interprétations de situations. Les pères fondateurs quand ils se sont exprimés sur les plans et devis du nouveau pays, ils étaient beaucoup plus préoccupés par la réalité qui les confrontait et que par le passé.
Une grande Église ici que je ne nommerai pas est prise dans un cul de sac parce qu’elle ne s’en tient qu’à un livre écrit au temps où on ne savait pas que la terre tournait autour du soleil.
Au début de sa vie, le jeune garçon apprend à mystifier son père. Plus tard, il se cherchera d’autres héros, comme Maurice Richard, par exemple. Le politicien qui prend de l’ascendance en ce sens aura le vent dans les voiles, comme ça a été le cas pour Parizeau et Bouchard. Mais est-ce nécessaire d’avoir des personnages comme dans la mythologie (pour employer une de vos expressions) ? Qu’attendons-nous des politiciens ? Ils sont un peu comme des joueurs de hockey. Bien jouer, gagner; parfois ils font des erreurs; parfois ils doivent quitter; parfois il faut les changer. Bien sûr… le fameux temple de la renommée … le passé encore!
Remarque en passant: le mythe est à la base de la mythologie
A notre sujet: Nous….(en anglais)
Someone in Pakistan had advertised in a newspaper an offer of a reward to anyone who killed a Canadian – any Canadian.
An Australian wrote the following editorial to help define what a Canadian is, so they would know one when they found one.
A Canadian can be English, or French, or Italian, Irish, German, Spanish, Polish, Russian or Greek. A Canadian can be Mexican, African, Indian, Chinese, Japanese, Korean, Australian, Iranian, Asian, Arab, Pakistani or Afghan.
A Canadian may also be a Cree, Métis, Mohawk, Blackfoot, Sioux, or one of the many other tribes known as native Canadians. A Canadian’s religious beliefs range from Christian, Jewish, Buddhist, Muslim, Hindu or none. In fact, there are more Muslims in Canada than in Afghanistan. The key difference is that in Canada they are free to worship as each of them chooses. Whether they have a religion or no religion, each Canadian ultimately answers only to God, not to the government, or to armed thugs claiming to speak for the government and for God.
A Canadian lives in one of the most prosperous lands in the history of the world. The root of that prosperity can be found in the Charter of Rights and Freedoms which recognize the right of each person to the pursuit of happiness.
A Canadian is generous and Canadians have helped out just about every other nation in the world in their time of need, never asking a thing in return. Canadians welcome the best of everything, the best products, the best books, the best music, the best food, the best services and the best minds.
But they also welcome the least – the oppressed, the outcast and the rejected.
These are the people who built Canada. You can try to kill a Canadian if you must as other blood-thirsty tyrants in the world have tried but in doing so you could just be killing a relative or a neighbour. This is because Canadians are not a particular people from a particular place. They are the embodiment of the human spirit of freedom. Everyone who holds to that spirit, everywhere, can be a Canadian.
Beau, n’ est ce pas? Et ca aide a comprendre un peu le debat d’identite…
Bonjour Madame,
Mme Marois, s’est mal défendue dites-vous?
Admettez
rbien défen
Vous Quelle
Vous allez en décevoir plusieurs avec votre analyse sur le « snobisme » : eux qui tenaient tant à le paraître…
Vous leur avez fissuré leur miroir!
Ils sont tellement fachés contre vous, et ont fait une recherche tellement poussée que le miroir s’est brisée…
^quipour démontrer que vous re
à être se croya Sxêtes êtes pa cha
@Monsieur Brun :
@ Jean Jacques
Pouvez-vous donnez le lien de votre article s.v.p. ?
M. Facal,j’aime bien le titre de votre billet Obama et nous…
Je suis d’avis que son élection est le résultat des 8 années de Bush, n’est-ce pas que plus de la moitié des américains se levaient la nuit pour l’haïr ?
De toute facon, la loi l’obligait à quitter son poste, contrairement à ici. Les astres étaient pour une fois bien alignés pour du gros changement.
Question : pourquoi ne pas vous avoir porté candidat pour le PQ ?
Félicitations, Monsieur Facal,
Au jourd’hui, dans le journal de Montréal, on parle des 25 personnalités québécoises les plus influentes en politique. On vous met au 11ième rang.
Voici ce qu’on dit de vous:
« Ex-ministre péquiste et chroniqueur au Journal de Montréal
Ex-politicien et chroniqueur, Monsieur Facal demeure sous les projecteurs de l’actualité. Commentateur recherché, coqueluche des médias, il a l’avantage d’avoir les idées claires. Acteur politique, journaliste et universitaire, il bâtit tranquillement une solide crédibilité auprès de la population. Certains observateurs s’attendent à son retour dans l’arène politique. «
Je pensais justement à ça, Normand.
Le sujet au départ est bien choisi. J’ai appris de l’histoire rare des commentaires et autres choses.
En matière d’oekoumènisme, j’ai pas écrit oecuménisme, de viabilité pour des humains en un lieu de la terre, le territoire du Québec ne se compare pas favorablement et de très loin aux États-Unis: température froide, terres basses rares et accès au transport par la mer distant. Les immigrants de l’Europe ont franchi le mur de la langue pour venir s’y établir quand les esclaves n’ont plus suffit, nouvelle économie et alphabétisation favorisant. J’ai lu dans Géopolitique et avenir du Québec d’un autre Joseph, Joseph René Marcel Sauvé. contexte géopolitique.
Si je peux me permettre, une grenouille de souche ou par choix ne doit pas se prendre pour un âne ou un éléphant mais mettons au plus un phoque d’Alaska et se déguiser en castor. Il faut savoir déplacer sa flotte une fois que le courant démographique a changé à moins de pouvoir compter sur de fort vents imprévus.
Obama est certes une inspiration pour de nombreux peuples. Toutefois, je ne suis pas d’accord que nôtre histoire celle du Québec et du Canada ne renferme pas d’héros importants. Trudeau,même s’ils n’était pas aimé de tous, a tout de même contribué à la création de la charte des droits et libertés du Canada. Même si moi-même je ne suis pas en accord avec toutes les valeurs qui sont présentes dans celles-ci, il faut quand même admettre qu’elle a permis à de nombreux citoyens dont les femmes,les homosexuels et les groupes sociaux défavorisés a avoir de meilleures conditions de vies et aussi à recevoir un traitement égalitaire peu importe leur allégeance religieuse,leur sexe ou leur statut social. Il s’agit quand même d’une avancée remarquable. Mais comme toute bonne action politique, cette constitution était à double tranchant et c’est ce que l’histoire nous a fit réaliser avec des événements comme la « crise » des accommodements religieux. On veut bien vivre et laisser vivre mais cela doit se faire dans le respect des libertés de chacun. Bref, si une demande d’accommodement mets en péril la liberté d’un autre individu ou d’une société celle-ci devrait être refusée. Jean Chrétien a aussi fait un geste important lorsqu’il a refusé d’aller à la guerre en Irak et je penses sincèrement que cela aurait été une grossière erreur pour le Canada si nous avions participé à cette guerre d’agression. Au Québec, je crois que René Lévesque a joué un rôle très important et cela même si nous avons perdus les deux référendums qui étaient sensés nous donner l’indépendance et l’autonomie en tant que peuple parce que ce grand personnage nous a permis de reconnaître quelles étaient la valeurs qui sont à la base de nôtre société et qui font de nous un peuple différent du reste du Canada et cela indépendamment du fait que l’on fasses partie du Canada ou non.
Bref, peut-être que ces « héros » ne sont pas comparables à Barack Obama. Mais au-lieu de chercher un sosie d’Obama on pourrait s’inspirer de plusieurs de ses projets et idées pour faire en sorte que l’on vivent dans un monde plus juste. En effet cela ferait qu’il y aurrait moins d’inégalités et que le respect de la démocratie serrait une valeur primordiale plutôt que la dictature économique qui semble s’imposer dans de nombreux pays. Cette doctrine du libre-marché sans entraves à la Reagan ou Bush est très néfaste pour tous les individus et surtout ceux qui vivent dans des conditions sociales difficiles et c’est ce que j’espère que cette crise économique nous amènera à réaliser.
Alors, au-lieu de considérer cette crise comme une condamnation, nous devrions la considérer une change de réformer le capitalisme et de l’humaniser. Nous devons rendre ce système plus égalitaire pour tous et chacun afin qu’il puisse être bénéfique pour tous et non seulement une petite minorité qui a toujours exploité les autres de tous les temps et à travers toutes époques.
Pour ce qui est de Pauline Marois,je trouve dommage les commentaires que lui font certains sur son image. Je dirais que que tout bon politicien, elle a fait ses bons et ses mauvais coups. Par contre,le problème c’est que ses mauvaises actions ont eu un impact très dure sur le Québec et sur les programmes sociaux qui semblaient être à la base des valeurs prépondérantes du Québec et aux quelles ont devraient tenir plutôt que toujours vouloir les rejeter parce que supposément elles coûtent trop chères. L’ADQ, se passe de commentaires sauf que je suis d’accord ave eux par rapport au ours de religion qui selon est réellement une erreur stratégique du parti Libéral. Et le parti Libéral est un choix de dépit à cause de la pauvreté de deux options que nous avons en tant que citoyen du Québec et non pour la qualité de ce gouvernement et les réalisations qu’ils ont accomplis parce que soyons honnêtes ils n’ont pas faits grands-chose pendant les 5 ans pendant lesquels ils ont été au pouvoir.
Monsieur Fécal,
Comme toujours, votre pensée de l’heure est tout sauf désarticulée, hihi…
J’ai écrit plus haut, correction en moins :
« Si je peux me permettre, une grenouille de souche ou par choix ne doit pas se prendre pour un âne ou un éléphant mais mettons au plus un phoque d’Alaska, c’est-à-dire un genre de castor errant. »
J’ai terminé ce matin la lecture de Joseph Facal, André Pratte: qui a raison ? : lettres sur l’avenir du Québec, 1e trimestre 2008. je me permets d’ajouter à ce qui précède par souci de clarté:
« Ça vaut tu la peine,
de quitter ceux qu’on aime,
pour aller faire danser,
des ballons sur son nez ? »
Michel Rivard a posé cette question, Félix Leclerc l’a appuyé (secondé). Il y a pire ou mieux que la politique, c’est selon, il y a la chanson. La nôtre est en vedette à l’Hôtel de ville de Québec sous le pinceau de Benoît Simard pour quelques jours.
- Le français, c’est pas facile !
André Pratte est bon en castor !