Nos étranges voisins
1 septembre 2009 par Joseph Facal
L’Irak et l’Afghanistan sont des bourbiers dont Barack Obama a hérité de George W. Bush. C’est la réforme de la santé qui est sa première initiative personnelle majeure, et elle est très mal partie.
Jusqu’à maintenant, plus le président explique ses intentions, plus l’inquiétude se répand, et plus ses opposants relèvent la tête.
Les compagnies pharmaceutiques et les assureurs privés, comme ils le font depuis un siècle, brandissent avec succès leurs thèmes classiques du Big Brother étatique, des impôts qui augmenteront et de la perte de la liberté de choisir son médecin.
Divisés jusqu’ici entre des pragmatiques à la John McCain et des idéologues à la Rush Limbaugh, les républicains viennent de trouver la cause qui leur redonne unité et envie de se battre.
Il n’est pourtant aucunement question d’importer aux États-Unis un système à la canadienne, dont ne veut pas une majorité d’Américains, mais seulement de s’assurer que les 46 millions d’entre eux qui n’ont aucune protection contre les risques économiques liés à la maladie aient une couverture minimale, publique ou privée.
Ce sont maintenant les démocrates qui sont divisés. L’aile gauche du parti trouve que le président met trop d’eau dans son vin. Les élus dont la réélection n’est pas automatique entendent très distinctement les inquiétudes de leurs électeurs. Or, dans le système politique américain, le président ne peut pas punir un élu de son camp qui le lâche aussi aisément qu’au Canada.
Tout cela paraît irrationnel aux yeux de ceux qui regardent toujours les autres à travers leurs propres lunettes, et qui ne réalisent pas à quel point l’histoire forge les attitudes collectives.
D’un certain point de vue, la Révolution américaine de 1776 a fait naître non pas un pays, mais deux : les États-Unis et le Canada moderne.
Les treize colonies américaines se sont révoltées contre un pouvoir royal britannique jugé tyrannique. Quand ils dessinèrent le pays qu’ils voulaient, les fondateurs des États-Unis posèrent donc, dès le départ, l’État comme une menace potentielle à la liberté des individus, présumés les meilleurs juges de ce qui est bon pour eux.
Ils construisirent donc un système où le citoyen est doté de larges pouvoirs légaux protégés par les tribunaux et la Constitution. Brandir aujourd’hui le spectre d’un État omnipotent et tyrannique, c’est toucher quelque chose de très profond dans la culture américaine. Pour le meilleur ou pour le pire.
Les colons qui refusaient cette vision des choses s’enfuirent et vinrent ici. La tutelle coloniale de Londres leur semblait préférable aux périls du chacun pour soi. Ils y retrouvèrent des francophones qui n’avaient, eux non plus, jamais entretenu d’animosité fondamentale envers la couronne française.
Logiquement, ils construisirent une société où l’État allait jouer un rôle beaucoup plus prédominant. Cela a donné le Canada que nous connaissons. Pour le meilleur ou pour le pire. Le passé ne nous quitte jamais vraiment.
Chose sûre, le reste de l’Occident a aujourd’hui tout intérêt à ce que le président américain ne se casse pas les dents. La santé est ce qui mine le plus les finances publiques des États-Unis et son dynamisme économique, et donc, par extension, son leadership dans le monde.
33 réponses à “Nos étranges voisins”
L’Américain moyen ne comprend pas le sens du plan de santé de Barack Obama.
On crie au meurtre sans vraiment savoir ce que ça implique.
Une amie de Californie me disait que tout le Mexique allait venir se faire soigner gratuitement en Californie, et que les impôts doubleraient, juste pour défrayer les coûts additionnels de cette mesure….
Mauvais effort de communication ?
Est-ce qu’en s’opposant de plus en plus farouchement à la proposition d’Obama, l’électorat américain serait plus attaché à la liberté que l’électorat canadien, l’électorat québécois en particulier ?
Je crois que oui.
Ici, on aime se comparer aux U.S.A. On prend sa carte de crédit de notre assurance-maladie, on la serre et on se rassure : on se dit qu’au moins « nous-autres, icitte, on est protégé ».Cela cache et flatte un certain anti-américanisme. En fait, comme nous aimons moins la liberté que nos voisins américains, on aime se rassurer de la gratuité universelle de notre système.
Deux choses :1) notre système est de moins en moins gratuit.2) Le serait-il comme nous rêvons, à quoi pourrait-il servir, si le service (gratuit) n’est pas rendu ?
Nous nous consolons de bien peu. Mais nous nous privons de beaucoup…ici, au Québec, en 2009.
En lisant votre texte, cela m’a rappelé certains gauchistes québécois qui traitent l’ADQ et le parti Conservateur d’extrême droite. Franchement, le parti Conservateur n’est pas plus à droite que le parti démocrate et l’ADQ n’est même pas comparable au parti républicain. Pour les Québécois, imaginer un gouvernement qui ne remplirait que le minimum de ses fonctions soit assurer l’ordre social, le développement économique et un peu de redistribution de la richesse, n’est tout simplement pas possible.
Au Québec le gouvernement doit jouer des rôles comme :
- Décider à notre place ce qui est bon en culture (les citoyens ne sont pas capables de choisir leur produits culturelles, reléguons cela à la SODEC)
- S’occuper de l’approvisionnement en alcool et spiritueux (le privé n’est pas capable de faire ça au Québec)
- distribuer des cotas en agriculture et subventionné des élevages non rentables et polluant (Argentans ainsi de beaucoup le prix au consommateur et provenant des contribuables)
- déterminer des prix plafonds et des prix planché dans plusieurs domaines de manière à dérégler l’économie et créer des pénurie ou des surplus. (loyer en autre),
- subventionné directement les entreprises en utilisant l’argent des impôts payés par les contribuables. (Au Québec, baisser les impôts des entreprises et les laisser s’affronter avec la concurrence n’est pas imaginable, le gouvernement doit choisir qui va gagner)
- intervenir sur les prix de l’énergie et ainsi diminuer grandement l’efficacité générale ce qui fait de nous les plus grands gaspilleurs d’électricité sur la planète.
-s’occuper de vos enfants de 6 mois à 18 ans. (Au Québec, élevé son enfant c’est la responsabilité de l’état. Combiner les budgets des CPE, cheque de garde parentale, crédit d’impôts pour enfant, DPJ, ajouter les campagnes de pub sur l’alcool, la vitesse, le jeux etc.)
-etc. etc. etc.
On regarde parfois les américains comme des arriérés dans tous les débats gauches-droite mais en même temps on se plaint de l’immobilisme québécois. Ils ont peut-être raison à un moment donner quand ils refusent de laisser l’état décidé pour eux…
ps Les Américains méprisent les institutions gouvernementales alors ils éliminent les structures du gouvernement
Les Québécois méprisent les institutions gouvernementales et la classe politique (les sondages le démontre) mais on est tellement maternée qu’on choisit toujours le gouvernement pour régler les problèmes…
Qui est le plus logique des deux?
@Francois Aubin:
La notion (tout à fait légitime) de l’Américain moyen est d’avoir un pouvoir de démocratie directe qui est plus élévé qu’au Canada. L’Américain moyen a aussi tendance à vouloir être un contribuable responsable, quant à savoir qu’il n’accepte que le gouvernement dépense n’importe quoi, n’importe quand.
Les Québécois ne comprennent pas en fait qu’Obama est très mal perçu par une grande majorité d’Américains pour diverses raisons et il commence sérieusement à faire comme Jimmy Carter. Peut être qu’il a de bonnes intentions, mais c’est un junior que essaie de régler trop de choses qui sont souvent fait tout croche. Ma prédiction est que les Démocrates vont se faire laver en 2010 (comme en 1994) et que l’élection présidentielle de 2012 va avoir un troisième parti fort comme en 1992.
-D’abord, le fait que le Congrès (Démocrate depuis 2006) est incapable à être géré et à fonctionner de manière convenable. Pourtant, c’est lui (et pas Obama) qui »signe » les chèques depuis déjà presque quatre ans.
-Aussi, le fait qu’Obama perd son temps avec des trucs peu importants. Pourquoi doit-il plaire à un universitaire noir de Boston en faisant un »sommet de la bière » parce qu’il y a eu une erreur sur la personne? Un autre élément est la rencontre de Bill Clinton avec Kim Jong-Il. Or, Kim Jong-Il est pire que Staline, Hitler et Mao combinés. Pour Kim Jong-Il le fait d’avoir eu la visite de Clinton est une véritable victoire. Aussi, il est étrange de voir que les prisonnières se sont fait arrêter parce qu’elles tournaient un documentaire pour la chaîne de télé de Al Gore.
-Le fait aussi qu’il tente de faire des commissions d’enquêtes sur les pratiques de la CIA. Or, cela va encore se transformer (comme d’habitude aux É-U) en cirque partisan.
-On parle beaucoup du fait que Bush a laissé qui a été soutenu par le congrès Démocrate depuis 2006. Mais, une chose qu’un ne réalise pas est qu’Obama à dépensé plus dans ses 8 mois au pouvoir que Bush a dépensé durant ses huit ans. Les déficits au Canada ont l’air d’absolument rien comparé à cela. Les problèmes quant aux déficit ne font que commencer:
-La cote de crédit du gouvernement va baisser (voir la situation en Californie).
-Il va y avoir une période d’importante inflation est une montée brusque des taux d’intérêts.
@Garamond:
Les immigrants illégaux sont le problème numéro un en Californie car ils ont des services payés par l’État tout en étant dans la zone grise en matière du contribuable. À avoir vu ce problème de mes yeux, je crois qu’il est vrai de dire cela.
À vrai dire, ce problème a amené que chaque budget en Californie amène une crise qui devient un enfer législatif à chaque année.
M.Facal,
1. Depuis quelques années, je dis à tout le monde que peu importe votre destination politique, si vous vous lancer dans une course à quelque part, je serai avec vous, souverainneté ou pas.
2. Selon moi, vous critiquez vertement les québécoises et québécois en de nombreuses occasions, capable d’assez subtilement (quoiqu’à peine!) leur dire en pleine face qu’ils sont franchement fainéants à tous points de vue (un défaut terrible, soit dit en passant). Les gens vous lisent beaucoup, vous leurs présentez un visage horrifiant de leur immobilisme et de leur incapacité à réagir, et pourtant les gens vous aiment. Vous frappez et on vous remercie. Vous devez virer fou lorsque vous constatez que vos textes « punch » restent au point mort, sans écho (à part ici). Moi, en tous cas, je trouve ça irréel!
3. Vous répétez constamment, texte après texte, que la situation est urgente, qu’il faut absolument réagir dès maintenant, tout le monde est d’accord, et puis pout-pout-pout, on tourne la page. C’est hallucinant!
4. Pouvez-vous nous dire, pour vrai, sans tourner autour du pot, mais plutôt direct, droit dans les yeux, ce que vous pensez des gens du Québec et de leur façon de gérer leur avenir?
5. Et nous dire, aussi, le taux d’évolution de notre petite société à nous au cours des 10 prochaines années comparativement à l’évolution des autres sociétés face auxquelles nous sommes, qu’on le veuille ou non, en féroce compétition (compétition que l’on perd constamment, soit dit en passant)?
6. Suis-je le seul à trouver que vous parlez dans le vide? (Et ça même et surtout si je suis un fan!) Est-ce que les leaders forts que l’on pourrait avoir ne veulent surtout pas diriger une telle masse inconsciente? Pensez-vous que nous pourrions avoir des leaders beaucoup plus solides si nous étions nous-mêmes capables d’action concrètes afin d’améliorer le sort de nos enfants?
Art!
Déboulonnons le mythe voulant que le système de santé américain ne vaille pas de la marde! Je vais vous donner des chiffres sortant tout droit du site d’information Antagoniste.net. Tout d’un coup qu’on découvrirait que peut-être que Natasha Richardson serait encore en vie, si elle avait eu son accident de ski aux États-Unis! Ooooooh! Quelle honte se serait pour la dictature socialisto-bolchévique du Culbecistan!
Voici le pourcentage de la population dans le groupe d’âge à risque qui a subi un examen de dépistage du cancer!
Cancer colorectal (Coloscopie/Sigmoïdoscopie) : 5,0% au Canada contre 29,4% aux États-Unis.
Cancer de la prostate (PSA test) : 16,4% au Canada contre 54,2% aux États-Unis.
Cancer du sein (mammographie) : 72,3% au Canada contre 88,6% aux États-Unis.
Cancer du col de l’utérus (PAP test) : 88,2% au Canada contre 96,2% aux États-Unis.
Voici le taux de rémission des 3 principaux types de cancer dans les pays industrialisés!
Cancer colorectal : 59,6% aux États-Unis, 57,0% au Canada, 59,5% au Japon, 52,6% en Allemagne, 58,3% en France, 54,5% en Suède et 43,5% au Royaume-Uni.
Cancer de la prostate : 91,9% aux États-Unis, 85,1% au Canada, 50,4% au Japon, 76,4% en Allemagne, 73,7% en France, 66,0% en Suède et 51,1% au Royaume-Uni.
Cancer du sein : 83,9% aux États-Unis, 82,5% au Canada, 81,6% au Japon, 75,5% en Allemagne, 79,8% en France, 82,0% en Suède et 69,7% au Royaume-Uni.
Voici la proportion de la population affligée par une maladie chronique et qui bénéficie d’un traitement!
Asthme : 78,8% aux États-Unis contre 80,3% au Canada.
Emphysème : 73,1% aux États-Unis contre 53,0% au Canada.
Diabète : 83,9% aux États-Unis contre 80,3% au Canada.
Haute pression : 88,3% aux États-Unis contre 84,1% au Canada.
Maladies du cœur : 69,6% aux États-Unis contre 67,2% au Canada.
Maladies coronariennes : 94,8% aux États-Unis contre 88,9% au Canada.
Crise d’angine : 61,0% aux États-Unis contre 74,6% au Canada.
Voici quelques chiffres sur l’utilisation des statines dans le traitement de l’hypercholestérolémie!
Hypercholestérolémie diagnostiquée et non-traitée : 44% aux États-Unis, 77% au Royaume-Uni, 74% en Allemagne, 64% en France et 83% en Italie.
Décès causés par le non-traitement (par 100 000 personnes) : 80 aux États-Unis, 128 au Royaume-Uni, 126 en Allemagne, 133 en France et 226 en Italie.
Voici quelques chiffres sur l’utilisation d’appareils d’imagerie par Résonance Magnétique Nucléaire (RMN)!
Nombre d’appareils RMN par million d’habitants : 26,5 aux États-Unis contre 6,2 au Canada.
Nombre d’examens RMN par million d’habitants : 83 200 aux États-Unis contre 25 500 au Canada.
Heures d’utilisation hebdomadaires d’un appareil RMN : 70,0 aux États-Unis contre 66,0 au Canada.
Voici maintenant la même chose pour les appareils d’imagerie par tomographie numérisée (TN)!
Nombre d’appareils TN par million d’habitants : 33,9 aux États-Unis contre 12,0 au Canada.
Nombre d’examens TN par million d’habitants : 172 500 aux États-Unis contre 87 300 au Canada.
Heures d’utilisation hebdomadaires d’un appareil TN : 57,6 aux États-Unis contre 57,0 au Canada.
En passant, si les Américains n’avaient pas les moyens de payer pour leurs soins de santé, l’offre de service ne serait pas aussi abondante. Pas mal pour un système de santé dont personne n’aurait accès et qui devrait être de la marde, n’est-ce pas?
Publié dans l’anonymat le plus complet juste avant le congé pascal, le rapport Salois sur la performance du système de santé québécois contient quelques chiffres très intéressants!
Délai supérieur à 6 jours pour obtenir un rendez-vous avec un médecin : 20,3% aux États-Unis, 29,5% au Canada et 45,4% au Québec.
Délai supérieur à 2 heures pour voir un médecin à l’urgence : 30,9% aux États-Unis, 46,4% au Canada et 59,9% au Québec.
Notez que les ratios de médecins de famille et de médecins spécialistes par habitant sont plus élevés au Québec qu’au Canada! Les omnipraticiens québécois sont ceux qui travaillent le moins au Canada : 46h/semaine au Québec contre 49h/semaine au Canada.
Aux États-Unis, on paye pour avoir des soins de santé, mais en retour, on a droit à un service de bien meilleure qualité.
Délai supérieur à 4 semaines pour voir un spécialiste : 23% aux États-Unis contre 57% au Canada.
Délai supérieur à 4 semaines pour une chirurgie élective : 42% aux États-Unis contre 82% au Canada.
Temps d’attente pour une chirurgie au genou : 5 semaines aux États-Unis contre 20 semaines au Canada.
Voici également d’autres chiffres intéressants!
Âge moyen des hôpitaux et des infrastructures : 9 ans aux États-Unis contre 40 ans au Canada.
Nombre de médecins par million d’habitants : 2400 aux États-Unis contre 2100 au Canada.
Nombre d’infirmières par million d’habitants : 10 500 aux États-Unis contre 8800 au Canada.
Nombre de médecins et d’infirmières par patient : 5,3 aux États-Unis contre 4,3 au Canada.
Nombre de chirurgies par million d’habitants : 89 900 aux États-Unis contre 44 700 au Canada.
Aux États-Unis, on fait 2 fois plus de chirurgies par habitant qu’au Canada et pourtant, les délais d’attente sont plus courts au pays de l’Oncle Sam.
Le système de santé américain est donc supérieur au système de santé canadien et, par extension, au système de santé québécois, puisque le Québec a copié son système de santé merdique sur celui tout aussi merdique du KKKanada.
Dire l’expression «les maudits Américains et leur système de santé qui ne vaut pas de la marde», alors qu’on a tout à apprendre d’eux, sauf peut-être en ce qui concerne l’accès à un traitement pour l’asthme et pour les crises d’angine, les seuls domaines où le Canada les bat, c’est faire preuve d’anti-américanisme primaire. On voit , donc, que, pour nos médias, sauver des vies ne leur importe peu. Ce qu’ils veulent, en bons gau-gauchistes aveugles, c’est avoir raison.
Le système de santé américain n’est pas parfait, c’est un quasi-monopole privé, alors que moi, quand il est question de santé, je préfère un système mixte public-privé, entre autres parce qu’on a le choix de notre assurance-santé (publique ou privée) et qu’un système mixte assure, selon moi, une meilleure accessibilité des soins de santé, soins qui sont de meilleure qualité, que dans un système complètement public ou complètement privé. Malgré tout, si j’en juge par la comparaison chiffrée que nous venons de faire, le système de santé américain est le moins pire des systèmes.
http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/04/pour-en-finir-avec-le-cas-natasha.html
Page after Page of Reasons to Hate Obamacare
Here are just a few very good reasons to hate Obamacare:
• Page 22: Mandates audits of all employers that self-insure!
• Page 29: Admission: your health care will be rationed!
• Page 30: A government committee will decide what treatments and benefits you get (and, unlike an insurer, there will be no appeals process)
• Page 42: The “Health Choices Commissioner” will decide health benefits for you. You will have no choice. None.
• Page 50: All non-US citizens, illegal or not, will be provided with free healthcare services.
• Page 58: Every person will be issued a National ID Healthcard.
• Page 59: The federal government will have direct, real-time access to all individual bank accounts for electronic funds transfer.
• Page 65: Taxpayers will subsidize all union retiree and community organizer health plans (read: SEIU, UAW and ACORN)
• Page 72: All private healthcare plans must conform to government rules to participate in a Healthcare Exchange.
• Page 84: All private healthcare plans must participate in the Healthcare Exchange (i.e., total government control of private plans)
• Page 91: Government mandates linguistic infrastructure for services; translation: illegal aliens
• Page 95: The Government will pay ACORN and Americorps to sign up individuals for Government-run Health Care plan.
• Page 102: Those eligible for Medicaid will be automatically enrolled: you have no choice in the matter.
• Page 124: No company can sue the government for price-fixing. No “judicial review” is permitted against the government monopoly. Put simply, private insurers will be crushed.
• Page 127: The AMA sold doctors out: the government will set wages.
• Page 145: An employer MUST auto-enroll employees into the government-run public plan. No alternatives.
• Page 126: Employers MUST pay healthcare bills for part-time employees AND their families.
• Page 149: Any employer with a payroll of $400K or more, who does not offer the public option, pays an 8% tax on payroll
• Page 150: Any employer with a payroll of $250K-400K or more, who does not offer the public option, pays a 2 to 6% tax on payroll
• Page 167: Any individual who doesnt’ have acceptable healthcare (according to the government) will be taxed 2.5% of income.
• Page 170: Any NON-RESIDENT alien is exempt from individual taxes (Americans will pay for them).
• Page 195: Officers and employees of Government Healthcare Bureaucracy will have access to ALL American financial and personal records.
• Page 203: “The tax imposed under this section shall not be treated as tax.” Yes, it really says that.• Page 239: Bill will reduce physician services for Medicaid. Seniors and the poor most affected.”
• Page 241: Doctors: no matter what speciality you have, you’ll all be paid the same (thanks, AMA!)
• Page 253: Government sets value of doctors’ time, their professional judgment, etc.
• Page 265: Government mandates and controls productivity for private healthcare industries.
• Page 268: Government regulates rental and purchase of power-driven wheelchairs.
• Page 272: Cancer patients: welcome to the wonderful world of rationing!
• Page 280: Hospitals will be penalized for what the government deems preventable re-admissions.
• Page 298: Doctors: if you treat a patient during an initial admission that results in a readmission, you will be penalized by the government.
• Page 317: Doctors: you are now prohibited for owning and investing in healthcare companies!
• Page 318: Prohibition on hospital expansion. Hospitals cannot expand without government approval.
• Page 321: Hospital expansion hinges on “community” input: in other words, yet another payoff for ACORN.
• Page 335: Government mandates establishment of outcome-based measures: i.e., rationing.
• Page 341: Government has authority to disqualify Medicare Advantage Plans, HMOs, etc.
• Page 354: Government will restrict enrollment of SPECIAL NEEDS individuals.
• Page 379: More bureaucracy: Telehealth Advisory Committee (healthcare by phone).
• Page 425: More bureaucracy: Advance Care Planning Consult: Senior Citizens, assisted suicide, euthanasia?
• Page 425: Government will instruct and consult regarding living wills, durable powers of attorney, etc. Mandatory. Appears to lock in estate taxes ahead of time.
• Page 425: Goverment provides approved list of end-of-life resources, guiding you in death.
• Page 427: Government mandates program that orders end-of-life treatment; government dictates how your life ends.
• Page 429: Advance Care Planning Consult will be used to dictate treatment as patient’s health deteriorates. This can include an ORDER for end-of-life plans. An ORDER from the GOVERNMENT.
• Page 430: Government will decide what level of treatments you may have at end-of-life.
• Page 469: Community-based Home Medical Services: more payoffs for ACORN.
• Page 472: Payments to Community-based organizations: more payoffs for ACORN.
• Page 489: Government will cover marriage and family therapy. Government intervenes in your marriage.
• Page 494: Government will cover mental health services: defining, creating and rationing those services.
A tip of my hat to my friend, Ben Cerruti, for providing this look at the Obamanation called Obamacare. Write, email, fax or call your Senators and your Representative and tell them to vote NO!
http://canadafreepress.com/index.php/article/13158
Dans notre merveilleux système de santé, voici comment on traite les humains et comment on traite les animaux:
CT scan: 4,8 semaines pour les humains contre
Je ne sais pas ce qui s’est passé avec mon dernier commentaire, mais, si c’est une farce, elle n’est vraiment pas drôle.
Alors, lisez ça par vous-mêmes: http://www.antagoniste.net/?p=6182
Pour certains, les systèmes de santé socialistes sont préférables aux régimes privés parce que dans un système universel de santé, tous les gens ont un accès équitable à des soins de qualité sans égard à leur condition. Vraiment? Déclaration d’Ezekiel J. Emanuel, le conseiller du président Obama pour la réforme du système de santé américain:
«Services provided to individuals who are irreversibly prevented from being or becoming participating citizens are not basic and should not be guaranteed. An obvious example is not guaranteeing health services to patients with dementia. […]
Unlike allocation by sex or race, allocation by age is not invidious discrimination; every person lives through different life stages rather than being a single age. Treating 65-year-olds differently because of stereotypes or falsehoods would be ageist; treating them differently because they have already had more life-years is not.»
http://www.antagoniste.net/?p=6215
Pour plusieurs, les compagnies d’assurance santé privées font une grande partie de leur argent en refusant de payer pour les soins de leurs clients.
Selon une étude du Congrès américain, les compagnies WellPoint, Assurant et UnitedHealth Group économisent annuellement en moyenne 60 millions de dollars en annulant des polices d’assurance (à cause de fausses déclarations). Cette somme représente un maigre 0,88% des profits réalisés par ces trois géants de l’assurance santé aux États-Unis.
Voilà qui remet les choses en perspective. Une compagnie d’assurance ne peut se permettre de refuser tout le monde sans quoi elle perdra sa réputation et ses clients iront voir son compétiteur.
http://energycommerce.house.gov/Press_111/20090616/rescission_supplemental.pdf#page=7
Dans un régime de santé privé, les méchants capitalistes profitent du malheur des gens pour les exploiter et faire d’énormes bénéfices. C’est du moins une idée reçue qui circule abondamment au Québec.
Aux États-Unis, les compagnies d’assurance santé ont dégagé un profit moyen de 2,2% en 2008. Du côté des hôpitaux privés, le profit s’est élevé à 2,4%.
À titre indicatif, les secteurs des télécommunications et de l’internet aux États-Unis ont enregistré des profits respectifs de 20,4% et 19,4% durant la même période.
Dans les faits, les assureurs et les hôpitaux privés comptent parmi les secteurs les moins profitables de l’économie américaine. L’industrie de l’assurance-maladie se classe en 35e position alors que celle des établissements hospitaliers arrive en 34e position (sur 53).
http://www.antagoniste.net/?p=6277
Aux États-Unis, les gens sans assurance reçoivent environ 60% moins de soins que les gens avec une assurance. Avant de vous imaginer que cette situation est inacceptable, considérez ceci: les gens sans assurance ont un taux de mortalité équivalent aux gens qui sont assurés. Je vous rappelle que c’est aux États-Unis qu’on observe les meilleurs taux de rémission suite au diagnostic d’un cancer.
Autres statistiques intéressantes, voici le pourcentage de la population dans le groupe d’âge à risque, qui a subi un examen de dépistage du cancer aux États-Unis et au Canada:
Cancer de la prostate (Test PSA): 52% avec assurance, 31% sans assurance et 16% régime universel.
Cancer du sein (Mammographie): 80% avec assurance, 65% sans assurance et 65% régime universel.
Cancer du col de l’utérus (Test PAP): 92% avec assurance, 80% sans assurance et 80% régime universel.
Aux États-Unis, les gens avec une assurance sont beaucoup plus nombreux à passer un test de dépistage que les gens sans assurance, mais les gens sans assurance sont dépistés dans la même proportion que les Canadiens (sauf pour le cancer de la prostate). Résultat final: la proportion de la population qui a subi un examen de dépistage est plus élevée aux États-Unis qu’au Canada.
Donc, même si la distribution des soins de santé est plus inégalitaire aux États-Unis qu’au Canada, globalement l’ensemble de la population américaine reçoit des soins de meilleure qualité que les Canadiens.
Mais pour une raison que je peux difficilement expliquer, les gens ont peur d’un système de santé à 2 vitesses. Il semble que les Canadiens préfèrent vivre pauvrement dans une société égalitaire plutôt que de vivre richement dans une société inégalitaire. Du coup, on préfère un système de santé merdique, mais égalitaire à un système efficace, mais inégalitaire.
http://www.antagoniste.net/?p=6251
Aux États-Unis, les gens sans assurance ont 1,6 fois plus de chance de mourir dans les 5 années qui suivent le diagnostic d’un cancer que les gens qui ont une assurance privée. Mais avant de tirer une conclusion hâtive, vous devez savoir ceci: les gens qui sont assurés par le gouvernement via le programme « Medicaid » (un programme pour les gens défavorisés), ont aussi 1,6 fois plus de chance de mourir dans les 5 années qui suivent le diagnostic d’un cancer.
L’analyse des statistiques relatives au cancer du sein et colorectal, deux tumeurs pour lesquelles la rémission est fortement influencée par un diagnostic précoce et par la qualité du traitement, nous en apprend beaucoup l’efficacité du régime public.
Taux de rémission du cancer du sein:
Caucasiennes: 89% assurance privée, 76% sans assurance et 76% Médicaid.
Afro-américaines: 81% assurance privée, 65% sans assurance et 63% Médicaid.
Hispaniques: 86% assurance privée, 83% sans assurance et 76% Médicaid.
Taux de rémission du cancer colorectal:
Caucasiens: 66% assurance privée, 50% sans assurance et 46% Médicaid.
Afro-américains: 60% assurance privée, 41% sans assurance et 41% Médicaid.
Hispaniques: 63% assurance privée, 57% sans assurance et 53% Médicaid.
Alors, qui ici voudrait délaisser son assurance privée pour être systématiquement couvert par le gouvernement ?
Il semble bien qu’il soit préférable d’être un « laissé-pour-compte » que d’être pris en charge par le gouvernement (surtout si vous appartenez à une minorité). Une autre preuve de l’incompétence des politiciens quand il est question de gérer efficacement les programmes publics.
P.S. Pour les gens qui se questionnent sur le niveau financement du régime public Medicaid, les débours s’élèvent à plus de 4 100$ US/personne. Au Québec, le système de santé est financé à hauteur de 2 815$ US/personne.
http://www.antagoniste.net/?p=6308
La prochaine fois que vous entendrez ou que vous lirez un «ti-Joe Connaissant» affirmant que la privatisation du système de santé aux États-Unis entraîne une réduction de l’espérance de vie, dites-lui qu’il est complètement dans l’erreur et parlez-lui cette étude:
«Life expectancy in the United States fares poorly in international comparisons, primarily because of high mortality rates above age 50. Its low ranking is often blamed on a poor performance by the health care system rather than on behavioral or social factors. This paper presents evidence on the relative performance of the US health care system using death avoidance as the sole criterion. We find that, by standards of OECD countries, the US does well in terms of screening for cancer, survival rates from cancer, survival rates after heart attacks and strokes, and medication of individuals with high levels of blood pressure or cholesterol. We consider in greater depth mortality from prostate cancer and breast cancer, diseases for which effective methods of identification and treatment have been developed and where behavioral factors do not play a dominant role. We show that the US has had significantly faster declines in mortality from these two diseases than comparison countries. We conclude that the low longevity ranking of the United States is not likely to be a result of a poorly functioning health care system.»
http://papers.nber.org/papers/w15213
@Jean-Luc Proulx,
Merci pour vos liens. Reste à dire que selon une étude récente, plus de 85% des Américains sont satisfaits de leurs soins de santé. Pourtant, nous avons un système de santé pourri et qui coûte un bras au contribuable en plus. Au États-Unis, si un hôpital ne répond à certaines normes, on le ferme tout simplement (comme cela s’est passé à un hôpital de Long Beach en Californie).
Je me demande quel est ce taux de satisfaction au Québec ou au Canada?
Il est faux de prétendre que le secteur privé s’oppose à Obama sur la réforme de la santé.
Il y a 2 semaines, on a appris que Barack Obama avait négocié, dans le secret le plus complet, une entente avec le puissant lobby pharmaceutique pour que ce dernier fasse la promotion de son plan de réforme. Le mémo secret a été coulé dans les médias:
http://www.huffingtonpost.com/2009/08/13/internal-memo-confirms-bi_n_258285.html
Et ce n’est pas tout.
Lors de la dernière campagne présidentielle, qui a reçu le plus d’argent des lobbies pharmaceutiques?
Nul autre que Barack Obama.
Obama a reçu 3 fois plus d’argent que McCain des pharmaceutiques. Au global, 67% des dons du lobby pharmaceutique a été fait au parti démocrate contre seulement 33% au GOP.
http://www.opensecrets.org/pres08/select.php?ind=H04
Le plan de santé d’Obama, comme c’est toujours le cas avec les interventions du gouvernement, ne vise qu’à faire plaisir à ses intérêts corporatistes.
De plus, ce n’est pas 46 millions d’Américains qui n’ont pas d’assurance-maladie. De ce nombre, il y a de nombreux immigrants illégaux, de gens capables de se payer une assurance mais qui décident de ne pas le faire et de gens admissibles au medicare qui ne sont pas inscrits.
En fait, c’est seulement 8,5 millions d’Américains n’ont pas d’assurance pour des raisons économiques.
http://articles.latimes.com/2004/aug/29/opinion/oe-gratzer29
Est-il logique de vouloir mettre en place une réforme bureaucratique monstrueuse coûtant 1 billion de dollars pour assurer 8,5 millions d’Américains (ça représente une dépense de plus de 100 000$ par Américains sans assurance).
Mais il y a encore pire.
Les gens sans assurance gagneraient-ils vraiment quelque chose à être assuré par le gouvernement ?
Les gens sans assurance ont exactement la même probabilité de mourir d’un cancer que les Américains assurés par le « medicare ». Si l’on regarde les minorités (hispanique et afro-américain), les gens sans assurance ont de meilleures chances de survie que les gens assurés par le régime public medicare (cancer colorectal et du sein).
Pour les gens qui se questionnent sur le niveau financement du régime public Medicare, les débours s’élèvent à plus de 4 100$ US/personne. Au Québec, le système de santé est financé à hauteur de 2 815$ US/personne.
http://www.antagoniste.net/?p=6308
Dans les faits, le rationnement imposé par un régime public représente un obstacle plus difficile à surmonter que les difficultés financières pour recevoir des soins.
Si les soins de santé sont si coûteux aux É.-U., c’est précisément à cause de l’intervention du gouvernement. Par exemple, en Californie le gouvernement oblige les assureurs privés à couvrir les traitements de massothérapie et d’acuponcture.
Être opposé à la réforme d’Obama n’a rien d’idéologique, c’est du gros bon sens.
Ce que nous Québécois ignorons souvent c’est que le gouvernement fédéral américain est une immense bureaucratie inefficace que de nombreux américains craignent, pas seulement pour de raisons idéologiques, mais juste parce que ce gouvernement est immense et constitue une des plus grosses bureaucraties de notre planète.
Qu’il veuille se substituer à l’autre immense bureaucratie qu’est devenue l’industrie des soins de santé aux USA effraient beaucoup de gens et c’est normal.
M. Obama doit lutter contre ces perceptions et doit composer avec cette immense industrie privée qui va tout faire pour ne pas disparaître. Ce sera une tâche colossale et je lui souhaite bonne chance.
@ MV.
Que dire, aussi, de cette splendide gaffe du bon docteur Barack Obama qui dit que pour prévenir le cancer de la prostate, il suffit d’aller passer une coloscopie, hein?
Wow! Il est très fort.
Petite précision: la coloscopie, c’est plutôt pour le cancer du côlon!
Pour le dépistage du cancer de la prostate, on fait appel (entre autres) le plus souvent au simple toucher rectal et au dosage de la PSA (antigène spécifique de la prostate).
http://hotair.com/archives/2009/08/14/obamateurism-of-the-day-97/
Non mais, quel imbécile! Il faut quand même le faire!
Dire qu’il veut s’occuper de la santé des Américains!
C’est au mérite de M.Facal d’acceuillir les explications et précisions de Jean-Luc Proulx.Et chapeau à Proulx.
À partir du fait que le Québec n’est pas sous-équipé en personnel médical,une réforme est possible,cela peut se tourner aussi vite que sur un 10 cents, en 12 mois, et non pas en 12 ans.
Ça prend 10 cents de volonté.Aussi bien dire que notre système socialo n’a aucune volonté de se réformer.
Je me fiche pas mal des déboires d’Obama, mais ce que je n’aime pas c’est entendre que nous serions mieux ici avec un système privé.
Mais Monsieur Proulx, expliquez-moi donc pourquoi une personne qui a plus d’argent avec une assurance privée aurait plus le droit de vivre que quelqu’un sans couverture ou qui a Medicaid? N’est-ce pas cela le vrai débat?
Ah! Pis! Mourrez-donc bande de cave! La journée où vous serrez ruiné par votre cancer, votre accouchement ou votre accident de voiture, on s’en reparlera.
Anyway, je passerai même la modération, tellement ce blogue pu l’unanimité.
@Banville:
Une très grande majorité d’Américains ont une assurance. Soit qu’elle est accessible par leur employeur, leur lieu d’enseignement ou leur syndicat.
Ceux qui sont pour un système public seront problablement les premiers à éviter l’hôpital le plus possible pour ne pas être plus malade.
Il existe deux catégories de gens qui sont pas assurés aux États-Unis.
-Ceux qui le veulent pas par pur choix (ex: je suis jeune et j’en ai pas besoin)
-La minorité infirme (1% de la population américaine) de gens qui ne peuvent pas avoir de soins. Pour le reste, y’a le Medicare et le Medicaid qui est accesible même aux illégaux.
Bien, l’idée est de dire qu’avec notre population qui vieillit et le fait que le nombre de contribuables va diminuer, une réforme en santé va être inévitable d’ici 5-10 ans. L’autre problème est aussi de dire est que notre système de santé essoufle le contribuable qui fait que notre société décourage les gens à travailler plus, tout en encouragent l’évasion fiscale et fait que notre.
Au délà de tout les éléments que la gauche nous dit, le privé existe déjà en santé chez nous.
Soit dit, rien d’empêcherait d’avoir une assurance maladie (comme en France ou en Suisse) qui couvrirait des soins médicaux au privé.
Personnellement, je n’ai rien contre une plus grande présence du privé en santé. Cependant, si les gens veulent utiliser les soins privés, qu’ils payent la totalité des soins et qu’on ne facture pas les honoraires à la RAMQ. Cela pourrait mener à l’idée d’avoir des soins uniquement public mais selon deux modes d’utilisation. Le mode conventionnel comme c’est le cas actuellement, et le mode rapide ou l’usagé paye la totalité du cout de son hospitalisation en échange de soins rapides. On pourrait enfin utiliser notre équipement ultra perfectionné à pleine capacité. Le problème du réseau c’est le manque de financement chronique et non pas le manque de personnel pour effectué les opérations. Le surplus d’argent amener par le nouveau procédé permettrait d’éliminer rapidement les listes d’attentes du conventionnel et améliorerait les soins pour tous. On pourrait augmenter les salaires des gens du réseau de la santé et faciliter le recrutement supplémentaire. Au final, on pourrait augmenter le nombre total d’opération et l’effet direct serait l’élimination des listes d’attente et l’amélioration de la qualité. Que ceux qui veulent payer payent!
@ Banville:
Pour une raison que je peux difficilement expliquer, il semble que les gens préfèrent vivre pauvrement dans une société égalitaire plutôt que de vivre richement dans une société inégalitaire.
Ce phénomène est aussi observable dans les débats sur la privatisation du système de santé. À chaque fois qu’on aborde cet enjeu, un « bien-pensant » arrive toujours à la rescousse en brandissant le spectre du système à 2 vitesses.
Les gens ne voient pas qu’une certaine privatisation du réseau de santé pourrait réduire leur temps d’attente, ils sont plutôt obnubilés par le fait que certaines personnes risquent d’être traitées plus rapidement qu’eux.
Du coup, on préfère un système de santé merdique mais égalitaire à un système efficace mais inégalitaire.
M. Facal,
même si je pense que vous êtes une personne de droite, je vous lis parce que je trouve que vous apportez des faits et des éléments relatifs aux problématiques que vous couvrez qui sont pertinents. Le fait que je sois souvent en désaccord avec vous sur les conclusions à en tirer découle de points de depart différents et non pas d’un manque de compréhension de la complexité des problématiques couvertes.
En particulier, je crois que certains domaines, comme la santé, l’éducation, la justice, devraient être gérés selon des critères choisis démocratiquement par l’ensemble des citoyens selon un projet de société cohérent.
Je crois aussi que dans une société riche comme le Québec, certains droits, comme le droit au travail, le droit à un revenu décent, le droit au logement, le droit de parole et d’association devraient avoir préséance sur le sacrosaint droit à entreprendre. Ce dernier droit est d’ailleurs souvent interprété par certains comme le droit à exploiter son prochain, le droit à externaliser les coûts sociaux et environmentaux pour maximiser ses profits, le droit à refuser ses obligations de bon citoyen corporatif, sous prétexte que tout ceci serait supposement plus efficace d’un point de vue économique (ce qui est faux, d’ailleurs).
Eh bien, vous vous partez de postulats différents, et par conséquent vous arrivez à des conclusions différentes. En d’autre mots, nous nous entendons sur les paramètres à considérer, mais pas sur les poids qu’ils doivent avoir.
Malheureusement on ne peut dire la même chose de beaucoup de participants à ce blog, qui choisissent visiblement d’ignorer la complexité des problématiques couvertes et de prendre en considération seulement les paramètres (voire le paramètre) qui font leur affaire.
Je suis désolé, mais ce n’est pas sérieux. Cela a pris 2000 ans pour développer des règles de vie commune dans une société, on ne va pas revenir à la loi de la jungle sous prétexte que certains croient, très souvent à tort, qu’ils seraient avantagés si ces règles étaient abolies. Thatcher, Reagan et leurs émules dans les différents pays ont fait assez de dégâts au cours des trente dernières années. Vivement le retour du balancier!
@GI:
Un professeur de sociologie m’a déjà dit qu’on devrait considérer l’État comme une famille. Cependant, lorsqu’une famille ne prend pas ses responsabilités (tant sociales qu’économiques), il y a bien entendu des conséquences. C’est justement de dire que chaque personne doit prendre certaines responsabilités, pour éviter certaines conséquences. Par exemple, si une personne n’est pas productive ou ne fait pas sa part dans la famille, il y a bien entendu des conséquences associés à ce geste. Lorsque je vois des gens qui s’attendent de tout à l’état sans vouloir faire leur part, je crois que cela est même de dire qu’une situation semblable serait néfaste pour toute famille. Sauf que le hic est le suivant du par qu’il impossible à l’individu de se divorcer avec l’état lorsque 50% des familles sont séparées.
Le problème vient justement qu’au Québec (et au Canada), on vit dans une société socialisante depuis plus de 40 ans qui n’en rien à voir avec la droite que beaucoup de Québécois détestent pour une raison curieusement sans fondement. Avant environ 7-8 ans passées, le problème principal de la politique au Québec venait principalement du manque de diversité politique où qu’on avait un parti de centre et un autre de centre-gauche.
Je comprends la portée de votre argument mais le problème principal vient en fait qu’une société »riche » se doit d’avoir des paramètres pour assurer le maintien de la richesse tout en sachant que l’argent ne pousse malheureusement pas dans les arbres. Le problème vient justement qu’avec un nombre bien trop bas de contribuables (moins de 50% de la population au Québec paie des impôts avec des gens qui font plus de 100K qui paient 50%), le Québec se dirige carrément tout droit vers un mur. Le débat n’est pas uniquement économique car le gouvernement contrôle de plus en plus notre vie quotidienne en laissant de moins en moins à l’individu le droit de prendre ses propres décisions.
Quant à l’élément des entreprises que vous parlez, il faut comprendre que la majorité des entreprises sont des PME. Or, il est faux de vouloir diaboliser toute démarche d’entreprenariat car cela démontre à qu’une personne peut réussir dans notre société en trouvant une opportunité à combler. C’est visiblement ce qui est la différence fondamentale de notre système par rapport celui des états communistes et fascistes où l’état reigne roi et maître tant dans la vie quotidienne sociale et économique des gens.
@David:
Au juste, le problème se fait qu’avec le monopole public de la santé, l’état peut s’offrir le service minimal sous peine qu’il n’existe quasiment aucune alternative ou compétition.
Cela est un peu le même problème qu’avec le transport en commun à Los Angeles au cours des années 70-80. La société régionale de transports (RTA) offrait un service public qui coûtait peu cher à l’usager mais qui était suffisamment médiocre pour effrayer plusieurs personnes qui ont décidé de prendre leur voiture. Alors, lorsqu’un certain seuil critique a été atteint vers les années 80, la société offrait un service carrément minimal, mal organisé avec des autobus malpropres. Bien entendu, il y avait toujours une petite majorité de gens qui n’avaient autre choix de prendre cela sauf qu’il existait des alternatives si on compare cela à notre système de santé auquel il n’en tout simplement existe pas.
La comparaison avec le système de santé est de dire que sans d’autres alternatives ou réelle compétition, le système public peut offrir un service de plus en plus médiocre sans que personne ne dise carrément rien sous peine que c’est un véritable monopole. Un peu comme si McDonald’s serait le seul mandaté par l’état à vendre des hamburgers ou que Future Shop serait le seul fournisseur légal d’ordinateurs au pays.
Par contre, regardez les vétérinaires ou les dentistes. C’est carrément le jour et la nuit.
Un système de santé parfait n’a jamais existé et n’existera jamais. Nos systèmes, qu’ils soient américain, canadien ou autres souffrent tous du même problème, le manque d’éfficacité et l’incompétence administrative. Peter Drucker disait, « Il n’y a rien de plus inutile que de faire un travail efficace pour quelque chose qui ne devrait pas être fait ». Ou encore, voici une définition de la démence, « Faire les choses de la manière qu’elles ont toujours été faite, et espérer un résultat différent ». Nous voulons améliorer nos systèmes sans faire de changement. Eh bien, au Québec nous devrons faire des changements majeurs vis-a-vis notre vision de l’état providence. Nous devons prendre plus de responsabilités individuelles.
En passant, j’ai un probléme avec la gestion par statistiques.
@MV
Contrairement à d’autres vous écrivez décemment et vous êtes articulé, mais vos arguments sont désespérément superficiels.
En premier lieu, je n’ai pas diabolise la liberté d’entreprendre. Je juste dit que d’autres libertés doivent avoir préséance.
Deuxièmement, on peut toujours trouver de bonnes raisons pour ne pas vouloir se soumettre aux règles de vie en société parce qu’on est plus fort, on est plus riche, ou plus important. C’est la même logique que ceux qui resquillent dans les queues…soit de trouver toujours de bonnes raisons pour justifier son égoïsme.
Troisièmement, il n’y a pas de doute que l’on peut accuser, souvent avec raison, l’état de tous les maux. L’état c’est qui? Ce sont les gouvernements, composés d’individus (les politiciens et les bureaucrates) représentant en théorie les intérêts de toute la population, et en pratique les leurs (les bureaucrates)
et de ceux qui financent leur campagnes électorales (les politiciens). Mais la solution ce n’est pas d’introduire le secteur privé dans les domaines traditionnellement de l’apanage de l’état (santé, éducation, justice, police, pompiers, etc.), parce que le privé a encore moins à cœur les intérêts de la population dans son ensemble. La solution est d’introduire davantage de démocratie (checks and balances, représentation proportionnelle, décentralisation des décisions, etc.) de façon a mieux pouvoir contrôler les contrôleurs.
Quatrièmement, traiter quelqu’un qui apporte des arguments différents d’être communiste, fasciste ou autre -iste dénote un manque d’arguments plus solides.
Désolé.
Merci à tous pour cet excellent débat. Je ne pensais franchement pas que cela «décollerait» à ce point.
C’est tellement intéressant que j’ai, vous l’avez sans doute remarqué, fait une entorse à la règle limitant les interventions à cinq par personne dans le cas de Jean-Luc Proulx, qui apportait une argumentation qui peut déplaire, mais qui valait la peine d’être entendue.
Merci à Art pour ses bons mots à mon endroit.
Il me demande si j’ai le sentiment de parler dans le vide. Oui, mon cher, tous les jours…
Pourquoi alors est-ce que je continue ? Ouf ! Par conviction, sens du devoir, je ne sais pas trop.
Je ne serais juste pas capable de m’occuper de mes «petites affaires» et de jouir tout seul de l’accumulation de biens matériels (bien que je n’aie rien contre).
Vous me demandez si, très franchement, je ne considère pas les Québécois comme des «fainéants».
Réponse : non…pour deux raisons.
1) Je m’interdis de généraliser sur tout un peuple. Il y a toutes sortes de Québécois, comme il y a toutes sortes de Japonais.
Mais il est vrai que toute notre société, pour un tas de raisons, est très en-dessous de ce que son potentiel permettrait.
2) Plutôt que fainéants, je nous trouve surtout mal organisés et infantilisés par l’État (qui, comme toute création humaine, a du bon et du mauvais en fonction de l’usage qu’on en fait).
Saviez-vous que, statistiquement, il y a quelques pays où l’on travaille moins d’heures qu’ici et qui sont cependant plus propères que nous ?
Diverses raisons à cela : productivité, RD, éducation, valeurs collectives, lois, etc.
Enfin, vaste sujet, je sors bientôt un livre là-dessus.
Salutations à tous.
M. Facal,
Est-ce le livre en question que vous avez publié chez Boréal?