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Mieux qu’une victoire morale

Au fond, les souverainistes ne pouvaient rêver d’un meilleur scénario que celui de lundi soir.

Les libéraux remportent certes l’élection, mais la crise économique transformera les deux prochaines années en calvaire. Si vous enlevez de leurs soixante et six députés le futur président de l’Assemblée nationale et les deux vice-présidents, leur marge de manœuvre parlementaire sera de zéro. Et il est loin d’être évident que Jean Charest restera en poste encore très longtemps.

Pauline Marois, elle, a porté un coup fatal à plusieurs des reproches injustes dont on l’accable depuis des années. Elle s’est montrée combative, dynamique, excellente lors du débat, et tout le contraire de l’image évoquée dans cette stupide note interne coulée aux médias.                                                                     

Historiquement, le seul chef du Parti Québécois à n’avoir jamais eu de sérieux problèmes avec ses militants fut Jacques Parizeau. Parce qu’il s’appuyait sur eux au lieu de les craindre, et que ceux-ci ne doutaient pas qu’il plaçait la souveraineté en tête de ses priorités.

Si madame Marois suit la recette, elle restera solidement en selle et pourra surmonter les inévitables coches mal taillées. Elle pourra non seulement aspirer à la prise du pouvoir, mais il ne lui est pas interdit d’espérer tenir un référendum.

Évidemment, restons calmes pour le moment. Jacques Parizeau avait réussi, par un effort herculéen, à tenir le référendum de 1995 après avoir remporté l’élection de l’année précédente avec 45% du vote. Le PQ est donc encore très loin du compte. Mais pourquoi faudrait-il que les souverainistes boudent leur plaisir, eux qui n’ont guère croulé sous les bonnes nouvelles ces dernières années ?

La débâcle de l’ADQ, si elle est une perte pour le débat démocratique, aura aussi comme conséquence de clarifier radicalement la question nationale. Il n’y aura plus d’illusion d’une quelconque troisième voie. C’est pays ou province, et rien d’autre.                                                                             

Si les souverainistes veulent avancer, ils tireront cependant des leçons du passé et éviteront trois pièges.

D’abord, s’imaginer que l’usure des libéraux leur redonnera le pouvoir par simple alternance. Peut-être, mais ce serait pour se retrouver piégés entre les militants du parti et la population qui a cru voter pour un «bon gouvernement». Un vieux film qui finit toujours mal.

Ensuite, il ne faut pas s’enfermer de nouveau dans les discussions byzantines sur le comment de la souveraineté plutôt que son pourquoi, ou s’embarquer dans la définition déchirante d’un projet de société détaillé pour l’après-souveraineté. Le Québec souverain, s’il advient, sera une démocratie qui choisira librement d’être gouvernée tantôt plus à gauche ou plus à droite. Et il reste encore un Québécois sur huit à convaincre.

Enfin, il ne faut pas non plus interpréter de travers la belle victoire d’Amir Khadir, dont la formation fait 4% à la grandeur du Québec et n’existe plus dès qu’on s’éloigne de plus de cinq kilomètres de l’UQAM.

Si le PQ commettait la funeste erreur de se déporter trop vers la gauche, il perdrait alors des appuis dans les régions, rétrécirait une coalition qui ne peut triompher que si elle redevient la plus large possible, et abandonnerait le centre à un PLQ qui sait depuis un siècle que c’est là que loge la majorité au Québec.

50 réponses à “Mieux qu’une victoire morale”

  1. le 10 déc 2008 à 11:25 Simon Robert

    Je ne suis pas adéquiste, je suis souverainiste, mais j’éviterais d’enterrer l’ADQ aussi rapidement. On ne sait plus combien de fois on a fait le coup à des formations politiques qui sont finalement revenues en force.

    Regardez la popularité que le PQ avait pendant la dernière course à la chefferie. Tout le monde ou presque avait son candidat préféré, même parmi les non-péquiste. Et il risque fort d’y avoir une course à la direction de l’ADQ cette année.

    Qu’on le veuille ou non, le débat souverainiste-fédéraliste n’est (malheureusement) pas sur le radar de beaucoup de gens. C’est encore le bon vieux spectre gauche-droite qui prime dans l’isoloir. Et des gens plutôt à droite il y en a quand même pas mal.

  2. le 10 déc 2008 à 12:31 lcque

    Monsieur Facal,

    Encore votre matraque sur QS!!..
    Vous savez très bien que QS existe déjà un peu dans les
    centres urbains de Québec, de Hull..
    Vous savez surtout que le vote de QS serait supérieur à 4% si notre système électoral était dé-bipolarisé.
    QS obtient également ce score relativement faible parce qu’un certain establishment politique, médiatique, économique le veut bien. Vous en faites partie, il serait honnête que vous l’admettiez.

    (je suis pourtant péquiste dans l’âme)..

    lcque

  3. le 10 déc 2008 à 12:53 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Probablement que vous avez rédigé votre chronique d’aujourd’hui après avoir écouté l’allocution de Pauline Marois à la fin de la journée des élections. La fébrilité est communicative.

    Madame Marois était tellement heureuse et soulagée qu’elle avait oublié de ne pas tout dire ce qui lui passait par la tête. Elle a dû, le lendemain revenir sur certains aspects pour « dissiper » les possibles malentendus concernant ses prédispositions à l’aube des travaux des élus au service de la population. Elle était plus sobre et a insisté sur ses intentions d’aider et d’être constructive pour le bien des Québécois. Parce que la veille, le fond de sa pensée sur la stratégie de nuire aux libéraux avait un peu trop transpiré.

    Vous avez raison de dire que les prochaines années seront un calvaire pour le parti au pouvoir. C’est une des raisons qui explique que Madame Marois était si joyeuse durant son allocution le soir du 8.

    On entendra beaucoup parler du phénomène de l’abstention, pas seulement parce qu’on vient d’établir un record mais parce que celui-ci est devenu une réalité en évolution et que les experts voudront en mesurer toutes les implications.

    Que penser des candidats qui font des promesses électorales (comme le gel des tarifs de l’électricité) tout en sachant bien qu’ils ne l’obtiendront pas le pouvoir ?

    À entendre Madame Marois ce soir-là du 8, c’est bien évident qu’elle savait que son parti ne serait pas porté au pouvoir et, deuxièmement, par l’expression de son bonheur exalté, c’est bien évident qu’elle savait que celui-ci n’était pas du calibre pour faire face au calvaire en question.

    Je terminerai en revenant sur le surprenant taux d’abstention. Je me l’explique par le fait que, comme jamais, les candidats se sont porté des coups bas durant la campagne. Cela n’est jamais rassurant car, ainsi, pouvons-nous obtenir des preuves que ces candidats usent du mensonge. Ils perdent ainsi beaucoup de crédibilité. Et c’est pour cette raison que je n’ai pas de peine du tout que Mario Dumont quitte la scène.

    Vous savez, d’une part la politique c’est sérieux, mais d’autre part, certaines personnes pour qui l’intégrité est une de leur valeur importante ne se sentiront pas bien en présence de gens malhonnêtes. Ils préféreront les éviter.

  4. le 10 déc 2008 à 13:07 Joseph Facal

    Je n’ai, mon cher Icque, aucune animosité personnelle contre QS dont je salue la générosité et l’idéalisme. Je suis simplement contre ses idées et je regarde froidement les chiffres. Au total, QS a obtenu 21 000 votes de moins qu’en 2007. La faute du mode de scrutin ? Le PQ et l’ADQ ont pourtant percé et grandi avec le même mode de scrutin. Enfin…

    Je ne sais pas si l’ADQ survivra ou pas, mais cela me semble extraordinairement difficile sans Mario. Mais il est vrai qu’un demi million de personnes ont voté pour lui et qu’il y a un «marché» au Québec pour les thèmes de l’ADQ : famille, identité, prudence fiscale, etc. Moi-même, j’ai souvent tenu des propos positifs à son sujet. Cet électorat ne disparaîtra pas et va se chercher une maison. On verra.

    Non, mon cher Normand, je n’ai pas écouté madame Marois. Je pense tout seul, comme un grand. Beaucoup de vrai dans vos propos, comme d’habitude.

    Salutations.

  5. le 10 déc 2008 à 13:30 Mathieu D

    Alors bravo pour cette victoire « mieux que morale », amis souverainistes. Célébrez, mais ne perdez quand même pas trop votre lucidité dans cette période de réjouissances : je vous rappelle que cela fait un bon bout de temps que l’appui à la souveraineté stagne autours de 35%. Je suis un des Québécois sur 8 à convaincre de l’urgence de faire un pays et cela prendra bien plus que les arguments répétés ad nauseam pour me convaincre. Ce n’est pas parce que nous ne comprenons pas ce que ça veut dire, s-o-u-v-e-r-a-i-n-e-t-é, que nous n’appuyons plus « la cause » voyez-vous… Mais je suis désolé, je ne veux pas briser la fête!

    Et ne dansez pas trop vite sur la tombe de l’ADQ. Peut-être était-ce une formidable dégelée lundi soir, mais c’est aussi une mine de nouvelles opportunités pour ce parti, s’il choisit un bon leader qui sait bien s’entourer. Il a le champ libre à droite, et dans un contexte de gouvernement majoritaire, il aura le temps nécessaire pour ajouter un peu de profondeur à ses idées et pour mieux les vendre. À condition qu’il ne présente pas Stéphane Gendron comme chef…

    Quant à QS, je suis bien d’accord avec M. Facal. Bravo à Amir Kadhir, mais ses idées farfelues ne risquent pas trop de prendre racine à l’extérieur du plateau. Vivement une gauche plus pragmatique.

    Finalement, aux souverainistes qui blâment constamment la Corporation du Pouvoir maléfique et la « médiacratie fédéraliste » pour les déboires de la gauche et de la souveraineté, je trouve pourtant que vous avez de nombreux appuis dans les médias. Claude Charron est le seul éditorialiste à TVA et il n’a pas grand contre-poids dans ce média. S’en est même vraiment pathétique. Plusieurs chroniqueurs ouvertement souverainistes de gauche, incluant le propriétaire de ce blogue, s’expriment librement dans Le Journal de Québécor, qui n’est pas spécialement reconnu pour ses prises de position fédéralistes. Quant à La Presse, si on fait exception des 2 pages éditoriales clairement Libérales et fédéralistes, je ne trouve pas les Lagacés, Foglia, Tremblay, Marissal, Ouimet et autres chroniqueurs très virulents à propos de la gauche ou de la souveraineté. Au contraire. De mon point de vue, c’est plutôt la droite qui a très mauvaise presse au Québec.

  6. le 10 déc 2008 à 15:46 daveyy

    Bon enfin une victoire morale « mieux » que les autres. Le vote souverainiste qui était 38 % en octobre aux élections fédérales vient de passer à 35% lundi soir et voilà que la souveraineté a encore triomphé et le Grand Soir approche. Chacun a droit à ses rêves ! Seul un souverainiste peut se réjouir de deux années de calvaire économique parce que cela pourrait aider la Cause !

    Les nouvelles ont été tellement mauvaises pour le mouvement souverainiste depuis quelques années, je peux sympatiser avec le triomphalisme de Mme Marois après sa bonne performance durant la campagne. Elle a pleinement mérité son moment de gloire. Mais entre un 35% d’appuis dans une élection sans enjeux, et surtout sans l’enjeu de l’indépendance, et l’imminence de la souveraineté il y a tout un mur à franchir.

    M. Facal a raison que le PQ doit parler du pourquoi et non du comment de la souveraineté, mais avant de se faire élire PM elle devra s’expliquer d’avantage, ce sera son talon d’Achille.

  7. le 10 déc 2008 à 16:52 jcpomerleau

    Nous ne sommes plus en 70 pour se réjouir avec une victoire morale. Il s’agit en fait d’une défaite dont les conséquences seront dramatiques. Charest et sa clique d’affairistes vont continuer a squatter notre État a leurs profits et au détriment du bien publique pendant 4 ans (On pourrait énumérer une longue liste de cas graves qui vont s allonger). Au bout du parcours le Québec sera grandement perdant comme il l’a été après 9 ans de pouvoir libéral en 1994 (vous savez le PQ a été piégé par ce trou de 6 milliards de déficit des liberaux.).

    Après 4 longues années, l’État du Québec aura perdu de sa potentialité. Et les petits partis seront encourages par la médiacratie fédéraliste.

    Ce qui m amène a QS. Dans la vrai vie,Québec Solidaire est d’abord solidaire de Charest, c est ce que j ai dis a M Khadir quand je l ais croisé. C’est ce parti qui a permis aux libéraux d’atteindre sa majorité qui lui permettra de poursuivre son œuvre d’anglisisation de Mtl (dans 4 ans 200 000 nouveaux arrivant qui vont voter a 90% libéral et dont la majorité ne sera pas francises.)et de dépouillement de notre état. méchant résultats pour un parti qui se dit souverainistes. L’enjeu de cette élection
    c’était le contrôle de l’État et Qs a permis a Charest de le contrôler majoritairement. Le reste c’est de la littérature

    Il n y a pas de victoire moral; il y a une défaite majeure! Dont nous aurons a payer le prix.

    Et pour ce qui est de la fixation Référendaire, pourquoi s’enfermer dans cette logique que veut que ce soit le seul mode d accession a la souveraineté.

    Le pays il n’est pas devant nous, il est sous nos pieds, et il glisse.

  8. le 10 déc 2008 à 18:52 Le contribuable fatigué

    Si le PQ veut élargir sa base électorale et faire l’indépendance, il lui faut trois choses:

    -Définir ce que sera le pays du Québec; curieusement, on discute toujours de l’échec d’un référendum et de l’effet qu’aura cette défaite sur le chef, le parti et le pouvoir, mais jamais de ce qui se passera si le OUI l’emporte. Pourtant, tout le monde sait que l’inconnu fait peur; si on profite des 4 prochaines années pour dire ce que sera ce pays, les gens apprendrons à ne pas le craindre.

    -Perdre son étiquette de parti gauchisant, et se positionner davantage en tant que parti de centre, ouvert aux actions plus « libérales » en regard de l’économie. Une fois pour toute, faire le ménage avec la question de la santé. C’est notre grand talon d’Achille budgétaire; il faut trouver une solution pour transférer une partie de la dépense vers le privé; tôt ou tard nous devrons le faire, sinon l’implosion nous guette.

    -Mettre l’écologie et la protection de l’environnement à l’avant garde de nos préoccupations. Il faut trouver la combinaison adéquate entre le libéralisme économique et la protection de nos systèmes de survie québécois d’abord et planétaires ensuite. Un truc comme Rabaska aux dépends des terres agricoles est un suicide environnemental. La nouvelle économie qui pourrait potentiellement émerger de la crise actuelle devrait reposer sur le développement durable.

  9. le 10 déc 2008 à 22:14 brem

    Je crois au contraire qu’il faille expliquer la façon dont on a l’intention de faire la souveraineté. Détailler un plan à moyen terme de l’après-référendum est aussi nécessaire pour rassembler le plus de québécois possibles. La souveraineté sans plan, je suis désolé, mais je n’embarquerai jamais, et je connais plusieurs « fédéralistes mous » comme moi qui ne feront jamais le saut chez les « souverainistes convaincus » à moins d’un méchant bon plan, et surtout, un plan qui est économiquement viable et avantageux pour le Québec.

    Si la souveraineté est pour faire reculer le Québec de 10 ans, non merci.

    J’irai en Alberta et je paierai des cours de français à mes enfants avec mes copieux profits! (je blague ici…)

    brem

  10. le 10 déc 2008 à 22:15 Alain G

    Bonjour M. Facal,

    Il me semble que les conditions étaient bonnes pour permettre au PQ de prendre le pouvoir lors de cette élection : un Premier ministre considéré comme étant opportunistes, l’effondrement de l’ADQ, la mise-en-veilleuse du référendum, la bonne performance de Mme Marois au débat, le psychodrame à Ottawa, etc, etc, etc.

    Et pourtant, le PQ ne fait pas mieux que 35%.

    Je ne trouve pas grand chose de réjouissant pour les souverainistes dans le résultat de lundi soir, au contraire.

  11. le 10 déc 2008 à 22:33 jcpomerleau

    Le secret de la victoire des libéraux: Le vote par anticpation (a lire pour comprendre la game):

    http://www.vigile.net/Comment-les-Liberaux-aussi

  12. le 10 déc 2008 à 23:11 vindictater

    D’abord donnons a César ce qui revient a César, merci et bravo a Jean Charest pour cette paria de démocratie, des élections en plein mois de décembre apres 1 an et demie de mandat qui résulte en un taux de participation de 57% (un record), quel grand démocrate.

    Pour ce qui est du « mieux qu’une victoire morale » du PQ, on va repasser. Malgré le score de 51 députés, Mme Marois échoue dans sa mission de bloquer une majorité libérale. Elle perd des comptés tres prennable comme Dubuc, Gaspé, les Iles-de-la-Madeleine et est incappable de faire le moindre gain sur l’ile de Laval. De plus, plusieurs libéraux sont restés a la maison en voyant les sondages tres favorables, une prime a l’urne qui va au PQ c’est du jamais vu et ca ne se reproduira pas. Je ne crois pas que Mme Marois est la chef qui va nous ammener a la terre promise, elle a eu droit a sa chance mais je crois qu’elle représente trop la veille garde et elle traine beaucoup de décisions politiques plutot mitigé.

    @ Mathieu D

    Tout le monde sait que « le journal de Montréal » a un penchant souvrainiste en employant des gens comme Joseph Facal et Bernard Landry mais je n’ai jamais lu une ligne qui me disait noir sur blanc d’élire un gouvernement péquiste majoritaire. Tout le contraire de « La Presse » qui élection apres élection sans égard a la performance du gouvernement nous recommande toujours la meme chose sans aucune subtilité « Libéral Majoritaire ». Crisse, André Pratte a meme trouvé le moyen de nous pondre un éditorial qui défendait la décision de Charest de déclancher des élections dont personne ne voulait. Y’a quand meme des limites a etre vendu c’est simplement ce qu’on dénonce ici.

  13. le 11 déc 2008 à 4:07 Roger Bon Temps

    Encore du  »bashing contre la gauche et le QS »

    Plus je vous lis plus je vois l’opportuniste et de moins en moins le prétendu intellectuel en vous. Contrefaite, cette réputation se résume à une simple diction à la  »françeuse » qui impressionne encore la galerie du superficiel.

    Tout comme Roquentin dans La Nausée, est-ce la révolution de votre conscience affligée par l’angoisse qui vous fait citer Sartres chez Bazoo? Ou tout simplement que ça donnait un air intellectuel à vos propos? J’ai peine à croire que vous ayez lu ce roman avec l’émotion et le contexte de votre citation. D’ailleur Sartres l’avait intitulé Mélancholia, Gallimard lui a imposé La Nausée comme titre.

    D’une tritesse, d’une désolation.

  14. le 11 déc 2008 à 8:23 Robert JY

    @ jcpomerleau,

    Dans Plaidoyer pour les citoyens, 1996, il me semble que Maître Guy Bertrand écrivait qu’il y avait trois façons de réaliser la souveraineté: un référendum gagnant, un vote majoritaire à l’Assemblée nationale et une insurrection. Je découvre ce matin qu’il a écrit en 2007 Guide d’accès à l’indépendance: pour la survie du Québec français. J’ai hâte de lire.

    Étant donné l’évolution démographique, économique et politique dans l’ouest, je me demande si maître Bertrand envisage que nous pourrions accéder à l’indépendance en s’arrangeant pour être mis à la porte par le ROC.

    @ Le contribuable fatigué, M. Facal ou tout venant,

    Avez-vous goûté au Guy Bertrand 2007 ?

  15. le 11 déc 2008 à 9:56 Vicki Fragasso-Marquis

    Pour moi, le grand perdant reste le taux de participation. Je ne comprends simplement pas comment moins de 44% de la population a pu bouder son devoir de citoyen. Il faisait froid, certes, nous n’en voulions pas d’élections, d’accord… Mais il reste qu’il y en avait, malgré toutes nos contestations… On se retrouve avec des résultats dont presque 50% de la population n’ont pas pris part, c’est inquiétant.

    Peu importe le résultat de Québec solidaire, je trouve que le Parti Québécois a bien mal paru en étant le seul parti à ne pas le féliciter. Même Mario Dumont, qui n’allait pas très bien lundi soir, a félicité l’entrée d’Amir Khadir à l’Assemblée nationale. Pourtant, n’est-ce pas le Parti Québécois qui récoltait des miettes de votes dans les années 60-70? Bon, c’était certainement plus élevé, allez-vous me dire. Mais pourquoi faut-il toujours être méfiants des nouveaux partis? Nous ne sommes pas le premier pays à qui cela arrive.

    Par ailleurs, Roger Bon Temps, je ne suis pas d’accord avec vous. Je trouve que M. Facal, à Bazzo.tv, sait trouver une certaine neutralité. On ne peut pas nier ses convictions, mais je trouve qu’il sait mieux le faire que, par exemple, Marie Grégoire. Loin de moi l’idée d’insulter Mme Grégoire, mais je trouve qu’elle a de la difficulté à s’éloigner de ses idées personnelles, lorsqu’on la compare aux deux « ex », Jean-Pierre Charbonneau et Liza Frulla.

  16. le 11 déc 2008 à 10:21 RenéP.

    A daveyy

    « Le vote souverainiste qui était de 38% en octobre aux élections fédérales vient de passer à 35% lundi soir et voilà que la souveraineté a encore triomphé. »… »Chacun a droit à ses rêves ».

    En combinant les comtés fédéraux au Qc et les comtés provinciaux du Qc (75+125) il y a exactement 200 députés pour représenter les québécois aux deux niveaux de gouvernement. La ventilation des options est la suivante:

    Souverainistes: 51 PQ + 1 QS + 49 BQ = 101

    Fédéralistes: 66 PLQ + 14 PLC + 10 PCC
    + 1 NPD + 1 IND. = 92

    Autonomistes: 7 ADQ = 7

    Total: = 200

    Selon vous, daveyy, où sont les plus grands rêveurs? Quelle option est la plus faible et recoit le moins de support des québécois? Qui sont les chialeux? Qui sont ceux qui retardent le plus l’évolution du Québec? Alors, qui sont les plus nombreux, les fédéralistes ou les souverainistes? Est-ce que le souverainisme est mort, comme se plaisent à le dire les fédéralistes ou si c’est le fédéralisme qui est gravement malade, sur le point de rendre l’âme? Et ces chiffres touchent l’ensemble des citoyens du Québec. Imaginez ce que ca représente si on ne considère que les francophones. Alors, elle est où votre objectivité?

  17. le 11 déc 2008 à 10:23 ymdelisle

    Arrêtons de villipender M. Charest pour avoir déclenché des élections aniticipés en décembre. Le PQ aurait fait la même chose si ils croyaient que la victoire était possible. Rappelons-nous des « conditions gagnantes ». Comme disent les anglais, « What’s good for the goose is good for the gander ».

    Seul le PQ peut prendre un résultat médiocre et le « spinner » en victoire. 65% des électeurs ont voté contre le PQ, un des pire résultat depuis sa fondation, et ils crient à la victoire? Incroyable!!!

  18. le 11 déc 2008 à 10:51 Jean Dextras

    Est-ce que l’administrateur de votre blog pourrait s’arranger pour que quand on veut imprimer votre récent sujet, les quatre précédents ne se trouve aussi `à être imprimés.

  19. le 11 déc 2008 à 11:23 daveyy

    @ RenéP

    J’aime beaucoup votre calcul, ça démontre une sorte de pensée magique. Pensez-vous vraiment que l’indépendance du Québec sera faite avec une simple majorité de députés? Le PQ reçoit un peu plus que le tiers des votes et vous jubilez et déclarez que le »fédéralisme est gravement malade » Si la souveraineté recevait 65% des votes et je la déclarais gravement malade, vous seriez le premier à vilipender ma mauvaise foi.

    Je n’ai jamais dit que le souverainisme était mort, je vois qu’il fait du sur place depuis des années. Je me rappelle les « 1000 jours avant la souveraineté  » de Landry, les « conditions gagnantes » de Bouchard, la « cage à homards » de Parizeau et maintenant la « conversation nationale » de Mme Marois. Si j’étais souverainiste je fulminerais et je m’arrangerais pour congédier tous les carrièristes du PQ et du Bloc.

    « Imaginez ce que ca représente si on ne considère que les francophones. Alors, elle est où votre objectivité? »

    Cette phrase me porte à croire que vous considérez qu’un vote francophone ait plus de valeur qu’un autre, pas très objectif , non?

  20. le 11 déc 2008 à 12:40 vindictater

    @ ymdelisle

    Mais c’est quoi cette partisanerie aveugle? A ce que je sache les péquistes ne se genent pas pour critiquer les mauvaises décisions de leur représentants ou chef alors pourquoi essayer de défendre l’indéfendable. Etes-vous capable d’avoir le moindre reproche envers les libéraux ou Jean Charest, parce qu’a mon avis votre crédibilité en sortirait gagnante.

  21. le 11 déc 2008 à 13:33 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Je n’ai pas le temps d’en dire plus, mais je ne crois pas que c’est une grande victoire comme les fédéralistes le font remarquer à juste titre…En réalité c’est une défaite! Il faut bien appeler un chat…un chat, non?

    Je crois plutôt que les sondages étaient plus juste que la réalité… J’y reviendrai.

    ***

    @Jean Dextras,

    Vous avez peut-être raison sur ce point(je ne l’ai jamais expérimenté), mais vous devez savoir aussi qu’il ne faut pas mettre trop de ponctuations dans nos commentaires, sinon le système Word Press le refuse.

    Je vous suggère donc de « copier » (avec la souris) le texte de M.Facal et de le trnsférer(« coller ») sur un logiciel de traitement de texte : exemple word.

    Vous pouvez aussi créer dans le dossier brouillon de Outlook, un répertoire(Facal) où vous pourrez y transférer tous les textes de M.Facal.

    C’est ce que je fais.

    Une simple suggestion…

    Bonne journée,

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

  22. le 11 déc 2008 à 16:17 Danny Chamberland

    Le BQ n’a pas fait campagne sur l’indépendance aux dernières élections fédérales et le PQ a remisé son obligation de tenir un référendum sur cette question. Si l’idée d’indépendance n’est pas morte, disons qu’elle est en convalescence.

    Et même pour un fédéraliste québécois, il n’est pas évident de toujours voter pour le même parti à chaque élection, car il y a d’autres enjeux en question. Mais peut-être que l’inverse est aussi vrai… au fond, seuls les sondages concernant directement cette question donnent une bonne idée de la faveur envers l’indépendance qui se situe depuis un bon bout de temps entre 35% et 40% environ.

  23. le 11 déc 2008 à 16:27 RenéP.

    a daveyy,

    Non, je ne pense pas que la souveraineté du Québec va se faire avec une simple majorité de députés même si Ottawa a fait le rapatriement de la constitution malgré le vote « contre » de la très grande majorité et des députés et de la totalité des partis de l’Assemblée Nationale.
    Je désirais seulement vous inviter à regarder du côté fédéral car vous y voyez que du positif alors que vous voyez surtout du négatif du côté souverainiste. De là mon interrogation quant à votre objectivité.

    Vous dites que la souveraineté fait du surplace. Mais est-ce que vous croyez le le fédéralisme fait du progrès au Québec? L’analyse objective exige de regarder des deux côtés avant de juger.

    Pour ce qui est de la valeur des votes,bien quelle soit la même en théorie, dans la pratique, c’est bien connu que J.Charest défend davantage les intérêts des anglophones que ceux des francophones. D’ailleurs, pourriez-vous nous donner la représentation en % des anglos et des groupes ethniques qui sont membres du PLQ et du PLC en rapport avec le % des francophones? Ce serait intéressant de voir ces chiffres.

  24. le 11 déc 2008 à 17:26 Mathieu D

    @ Vindictater : « Tout le monde sait que “le journal de Montréal” a un penchant souvrainiste en employant des gens comme Joseph Facal et Bernard Landry mais je n’ai jamais lu une ligne qui me disait noir sur blanc d’élire un gouvernement péquiste majoritaire. »

    Joseph Facal et Bernard Landry n’ont jamais caché leur engagement pour la Cause ni leur appui au PQ : prétendre à l’impartialité politique de leurs commentaires serait un grotesque mensonge qui, de toute façon, ne duperait personne.

    Quant à lui, André Pratte, éditorialiste en chef à La Presse, s’affiche ouvertement fédéraliste et il appui presque invariablement le Parti Libéral. Cela s’inscrit dans la ligne éditoriale du journal qui, dans la tradition de nombreux autres quotidiens américains (NY Times, Washington Post, etc.), prend position au moment d’aller aux urnes.

    Et c’est très bien ainsi. J’ai un profond respect pour messieurs Facal, Landry et Pratte et pour leurs opinions malgré leur partialité. De toute façon, je ne crois pas vraiment à la neutralité journalistique, et encore moins à celle des analystes. Je préfère nettement les voir exprimer franchement leur conviction que d’avoir à la deviner alors qu’elle est implicite, dissimulée hypocritement dans leurs analyses prétendument « neutres et objectives ».

    Mon deuxième point, c’est le manque d’équilibre des forces dans les opinions droite / gauche. Pour un Claude Picher exprimant un angle d’analyse de droite, il y a tellement de Patrick Lagacé, Pierre Foglia, Michèle Ouimet, Vincent Marissal, etc. Cela sans compter les journalistes qui, au Québec, traitent généralement l’information de façon favorable aux idées et partis de gauche et réservent un traitement nettement défavorable aux idées et partis de droite (admettez-le…) Je ne le dis pas pour justifier les performances exécrables des partis de droite (ADQ, PCC), mais je crois qu’on bénéficierait tous d’un meilleur équilibre dans les positions exprimées. Avouez qu’il n’y a pas beaucoup d’analyses articulées de la droite dans les médias francophones. Je n’aurais pas de problème avec un Claude Charron franchement souverainiste et gauchiste à TVA s’il y avait parfois aussi un fédéraliste de droite invité à argumenter pour étoffer un point de vue différent. Ce serait rafraîchissant, il me semble. Vous ne trouvez pas…?

    —–
    Dernier élément : vous pourrez toujours essayer de me démontrer le contraire, mais je ne crois pas que la ligne éditoriale fédéraliste de Gesca soit si déterminante que cela le jour du vote. De plus, vous ne me convaincrez certainement pas que le traitement médiatique réservé aux représentants souverainistes soit injuste et défavorable en ces terres canadiennes-françaises. Pauline Marois n’est certainement pas pire souffre-douleur que ne l’ont été Jean Charest ou Mario Dumont.

    Si je puis me permettre, amis souverainistes, concentrez-vous plutôt sur le projet que vous avez à proposer et sur vos solutions face au désastre économique et démographique dans lequel se dirige tout droit le Québec plutôt que de chercher à attribuer les blâmes. C’est aussi ce que devrait faire l’ADQ qui, by the way, aura beaucoup de pain sur la planche.

  25. le 11 déc 2008 à 18:04 daveyy

    @RenéP.

    Je trouve que la constitution de 1982 est une grosse tache noire pour le Canada, mais je ne suis pas encore prêt à jeter le bébé avec l’eau du bain. le Canada n’est pas parfait, tout comme un Québec ondépendant ne le serait pas non plus. Pourquoi me demandez-vous si le fédéralisme fait du progrès en réponse à mon constat du surplace du souverainisme ?

    Nous sommes au Canada, à l’encontre des autres Canadiens, seuls les Québécois ont voté pour y demeurer, et ce deux fois. Les souverainistes veulent nous sortir du Canada depuis 40 ans et font du surplace. Objectivement, le fédéralisme n’a pas besoin de progresser autant que le souverainisme.

    Il y a 7,7% d’anglophones au Québec. Si Charest défendait leurs intérêts au détriment des francophones comme vous semblez dire, il n’aurait jamais été élu, même minoritaire. Alors jouez avec les chiffres tant que vous voulez, ça ne vous rapprochera pas plus du « grand soir ».

  26. le 11 déc 2008 à 23:07 ymdelisle

    M. Vindicateur…..partisanerie aveugle?. Voyons donc. Quand les Libéraux gaffe je le dis. Dire que le PQ est de la même trempe que le PLQ n’est pas de la partisanerie….c’est dire les faits. Au Québec nous souffrons de partisanerie à grande échelle. C’est le « nous » against the world. Si une petite critique nous ai fait nous déchirons nos chemises collectivement. Par contre, nous critiquons les autres impunément.

  27. le 11 déc 2008 à 23:32 Roger Bon Temps

    Marois, première femme chef de parti et de l’opposition officielle au Québec. Amir Khadir comme un vent neuf à l’assemblé nationale.

     »Il se passe quelque chose. »

    C’est ce que je retiens de l’éditorial BazzoTv de Dany Laferrière précédé d’une critique éclairée du dernier livre de Jean Ziegler et d’un entretient sur la capitalisme avec John Saul interrompu par un commentaire insignifiant et tout à fait déconnecté du monde et accompagné du silence éloquent de Marissal, la prime Desmarais va-t-elle lui être refusée?

    Oui il se passe quelque chose, le monde change, le citoyen change.

     »Le monde change Danton , le monde change, regardez. » (Mirabeau, avant la chûte de la bastille en 1789)

  28. le 12 déc 2008 à 0:17 GYG

    M. Facal,
    Vous soulignez que le PQ ne prenne pas pour acquis que le « pouvoir » lui tombe dans les mains conséquemment à une déconfiture appréhendée d’un gouvernement libéral. Il y aurait donc de la pédagogie à faire sur le fond, sur le pourquoi de la souveraineté, sur les motivations fondamentales. Pour une nation, un peuple, assumer son avenir, c’est une affaire de raison, mais c’est aussi une affaire de coeur, de fierté, de respect.
    L’exemple de la Norvège est séduisant; l’histoire de ce peuple l’a conduit à se reconnaître comme une nation distincte, et son parlement a décidé unilatéralement de se dissocier du royaume de la Suède, il y a à peine 100 ans; des gouvernements tantôt conservateur, mais bien plus souvent sociaux-démocrates dirigent ce petit pays qui a su développer une économie forte et relever les défis de leur indépendance en tissant des liens respectueux avec leurs voisins. L’avènement d’un sentiment national fort a pavé la voie.
    Une des bonnes nouvelles du 8 décembre, c’est de constater les nouvelles figures dans l’équipe de Mme Marois, on peut espérer un discours renouvellé et recentré sur ce qui unit le mouvement souverainiste, en évitant les égarements idéologiques porteurs de divisions; les querelles byzantines ne sont pas exclusivement sur le comment! Décrier la funeste droite, honnir la sinistre gauche, lancer des anathèmes dans tous les azimuts , rien de tout cela fait progresser; c’est le pragmatisme qui doit guider l’accession à la souveraineté. Qui peut le mieux promouvoir nos intérêts, comme peuple, comme nation?

  29. le 12 déc 2008 à 12:34 RenéP.

    A daveyy,

    vous écrivez: »Je trouve que la constitution du Canada est une grosse tache noire pour le Canada… »
    Mais voyons, c’est plus qu’une grosse tache noire, c’est la négation totale de l’existence du peuple québécois. Telle que la constitution du Canada est écrite présentement, elle assure à 100% la disparition du francais du Canada (incluant le Québec) dans moins d’un siècle. Et pour vous, ce n’est qu’une grosse tache noire?Vous justifiez cette « grosse tache noire » en disant que le Canada,comme le Québec, n’est pas parfait. Eh bien, cher daveyy, si l’on compare la facon dont le Québec a toujours traité sa minorité anglophone avec la facon dont le Canada a toujours traité sa minorité francophone, le Canada est moins que parfait, il est totalement odieux alors que le Québec, lui, sans être parfait, est d’une générosité exemplaire.

    Vous me demandez pourquoi je vous demande si le fédéralisme fait du progrès en rapport avec le fait que vous constatez que le souverainisme fait du surplace. La raison est que j’aurais aimé que vous indiquiez en quoi le Canada a fait des efforts pour faire en sorte que le Québec ait une place confortable dans le Canada et que les québécois ait reconnu ces efforts. Autrement dit, si les québécois ne sont pas plus souverainistes qu’avant, ils ne sont pas non plus davantage fédéralistes. Contrairement à ce que vous dites, les québécois n’ont pas voté deux fois pour rester dans le Canada, ils ont tout simplement refusé d’en sortir en espérant que le Canada ferait une place comfortable au Québec en son sein, ce qui, il va sans dire, ne s’est pas fait. Et comme vous pensez que le fédéralisme n’a pas à progresser autant que le souverainisme, nous ne sommes pas à la veille de recevoir des offres de la part du Canada.
    Vous dites que si Charest avait été élu en défendant les intérêts des anglophones, il n’aurait jamais été élu. Et bien, c’est pourtant ce qui est arrivé. Charest défend les intérêts de la majorité du Canada qui est anglaise et les anglophones du Québec votent majoritairement pour lui alors que les francophones votent majoritairement contre lui. Si ca vous intéresse, allez voir l’article de monsieur Noël à ce sujet sur le site de Vigile.net. Vous pouvez faire confiance à ce site, il est beaucoup plus objectif que « La Presse » et « The Gazette ».

  30. le 12 déc 2008 à 13:05 daveyy

    « le Canada est moins que parfait, il est totalement odieux alors que le Québec, lui, sans être parfait, est d’une générosité exemplaire. »

    Belle légende urbaine promulguée par les souverainstes depuis 40 ans. Vous accusez indirectement la majorité des Québécois qui ont voté deux fois pour le Canada de stupidité, encore une fois seuls les souverainistes savent ce qui est bien pour nous.

    « Vous pouvez faire confiance à ce site, il est beaucoup plus objectif que “La Presse” et “The Gazette”. RenéP

    « Ce site entend participer à cette grande VEILLE, à ce « travail » historique par lequel le peuple québécois s’achemine vers son indépendance politique » raison d’être affiché sur le site de vigile

    Aussi bien dire que Custer aurait dû faire plus confiance à Sitting Bull!

    Franchement votre acharnement contre tout ce qui n’est pas souverainiste vous aveugle au point de diaboliser vos adversaires et de sanctifier votre cause. Autrefois on appelait cela une croyance religieuse qui laissée libre se transforme en dogmatisme. On a rejeté le catholicisme pour le remplacer par le souverainisme.

    Sur la longue et triste liste des peuples opprimés de notre planète, je ne vois pas les Québécois. Au contraire, il y a une énorme liste d’attente pour venir ici et jouir de notre niveau de vie et de nos libertés.

  31. le 12 déc 2008 à 14:51 ClaudeB

    @Mathieu D

    Excellent texte, particulièrement la fin, et qui résume assez bien ma pensée.

    —-

    Proposez moi un projet souverainiste bien monté, réalisable, crédible et clair et je vote pour demain matin. Le problème c’est justement qu’il ne sagit pas seulement de vouloir un pays mais il faut aussi pouvoir se le payer et vivre avec après.

    La critique principale que j’adresse au PQ comme aux souverainistes (à part le fait que le PQ couche avec les syndicats, au propre comme au figuré) c’est justement de simplement vouloir être indépendant et puis après, on verra.

    Les québécois doivent avoir inventés la pensée magique. Abracadabra et on a plus aucun problème, on vote oui et on deviens subitement souverain. En parallèle, nous ne sommes pas prêts à accepter les conséquences de nos rêves.

    Si je souhaite démarrer ma propre entreprise, pour pouvoir être indépendant et avoir le contrôle de ma destinée, je dois absolument monter un plan d’affaire concret qui démontrera aux institutions financières ou investisseurs, le sérieux de l’affaire et le potentiel de succes à long terme de l’entreprise. J’aurai ensuite l’obligation de réussir si je ne veux pas finir à la soupe populaire avec ma famille, quitte à travailler 90 heures par semaine.

    C’est vrai, même pour la plus simple des entreprise, pourquoi cela ne s’appliquerait il pas à la fondation d’un pays?

    De plus, nous sommes soumis à une évaluation comptable des banques qui financent la dette de la province et qui décident, ultimement, du taux d’intérèt qu’ils nous accordent. Demandez donc à Mme Marois pourquoi elle devait tant couper dans le personnel de la santé à l’époque. C’était pour éviter une décote de notre crédit, ce qui aurait probablement été beaucoup plus difficile à vivre que le manque d’infirmières actuel.

    Dites vous bien, messieurs et mesdames les souverainistes, que si les banques ne nous prêtent pas ou à un taux d’intérêt trop élevé, nous ne l’aurons jamais notre pays, que vous soyez d’accords ou pas.

    La seule façon de devenir souverains, c’est d’avoir un plan d’action et de pouvoir démontrer au reste du monde que ce serait une erreur que de ne pas le faire. Et pour y arriver, il ne suffit pas seulement de scander « on veux un pays, on veux un pays… »

    Faisons collectivement en sorte que les banques se mettent à genoux devant nous, pour nous financer, plutôt que l’inverse.

    Je n’arrive pas à croire que vous ne constatiez pas à quel point notre situation au Québec est absurde. Des viaducs qui tombent sur la tête des gens, des routes en lambeaux, un système de santé plus malade que les gens qu’il soigne, un système d’éducation qui nivelle par le bas, un demi million de personnes qui vivent de l’argent de l’état à vie et de génération en génération.

    Et j’en passe des meilleures.

    Hey la gang!!! On paye, pour ça, plus cher que tous nos voisins. Pourquoi est-ce qu’on en a pas pour notre argent? Ouest-ce qu’elle va l’argent?

    Je vous le répète, quoi que le PQ vous dise et même si nous votions à 99% pour la souveraineté, avec une situation comme celle dans laquelle nous nous trouvons, ça ne se produira pas tant que nous n’aurons pas remis le train sur ses rails, fait le ménage à fond au sein du gouvernement, des ministères, des syndicats, dans le BS et que nous n’aurons pas réussi à éliminer une bonne partie de notre énorme dette.

    Ce n’est pas parce que je veux à tout prix une Ferrari que je pourrai m’en payer une… Je ne pourrai m’en payer une que lorsque j’aurai l’argent pour la payer ou une banque qui aura la certitude que je pourrai la rembourser.

    C’est peut être plate à lire, mais c’est comme ça que ça marche…

  32. le 12 déc 2008 à 16:34 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    Excusez-moi de faire un commentaire sur votre chronique précédente : « Compétence, vous dites ? ».
    Je reviendrai sur la présente plus tard.

    L’histoire rappellera que Jean Charest — de 2003 à 2008 — aura été le plus mauvais de tous les premiers ministres de l’histoire du Québec ; puisqu’il aura réussi à désorganiser et déconstruire le Québec.
    La seule question que les historiens auront à débattre ce ne sera pas sur le « COMMENT » — puisque c’est clair — mais sur le « POURQUOI »?

    Si les fédéralistes sur ce blogue tiennent à ce que je démontre le « comment », je me ferai un devoir de le faire ; mais je crois qu’ils le connaissent très bien à l’instar de ceux qui sont un peu politisé, au Qubec! Ils doivent bien être 57%.

    ***
    En 2003, Jean Charest avait « toutes » les cartes en main — ses adversaire étant divisés, en plus — pour lancer le Québec sur la voie de la prospérité économique tant attendue par les québécois de toutes allégeances!

    Son règne jusqu’ici, a été un désastre complet et, si ce ne fut du clivage « sur la question nationale », il aurait reçu son 4% dès 2007.

    Mais que voulez-vous … Il fut donc reporté au pouvoir pour 3 raisons :
    -
    1- par la faiblesse de ses adversaires, surtout du PQ.
    -
    2- par les purs et durs fédéralistes — canadiens-français.
    -
    3- par, « surtout », la clientèle exclusive (près de 90%) des Anglos et Allos québécois ; qui donne environ de 20 à 25 comtés garantis à vie, au PLQ.

    Et cette tache rouge (sur la carte) s’étend…et s’étendra inexorablement sur toute l’île et vers les rives nord et sud (c’est déjà en marche accéléré..) ; et cela, jusqu’à la minorisation de notre langue et de l’avenir de cette petite Nation gauloise en Amérique!
    Pour moi ce dernier critère (l’avenir de notre langue) est le point central pour lequel je suis devenu souverainiste en 1982 ; ce qui va de pair avec l’essentielle économie!

    *
    Résultats :
    Alors que le PLQ avait UN PLAN(encore!), « supporté : par 5 grands experts » ; « supporté par les médias, spécialement la SRC et (Gesca: 7 quotidiens) », et surtout avec « deux mains sur le volant pendant 4 ans », le Québec n’a fait que reculer « au niveau économique » ; « au niveau Santé ; « au niveau de l’éducation » ; « au niveau « des ponts et chaussées » ; « au niveau de l’intégration des immigrants » et enfin « au niveau de la langue, de la culture et de l’indentité. »
    *
    Suite à cela — de 2007 à 2008 — Charest(Sun Tsu, son livre de chevet) a fait « la Mouche du Coche » (je vous laisse le soin des moyens pour y arriver), tout en laissant tomber pour la frime, ses vieux vêtements!

    Qui doit porter l’ultime responsabilité de cette désorganisation civile(défusions), alors qu’à Toronto on aurait jamais eu le cynisme de défusionner pour de basses raisons électorales? Un chef d’état, Jean Charest?
    Où était donc le bien commun dans cette décision si irresponsable pour le Québec?

    Qui doit assumer la déconstruction du Québec pendant le premier mandat et le laisser faire du dernier?

    C’est certainement la faute aux méchants séparatistes (ok, je me moque là! )
    Mais l’inverse est tellement employé!

    On doit quand même donner, ce qui revient à Jean Charest. Je vais donc terminer d’une façon positive en mentionnant la seule grande décision prise en près de 6 ans (fin 2007) soit : investir dans les infrastructures.
    Mais avait-il vraiment le choix après avoir geler (pendant 4 ans) tous budgets des ministères excepté : « La Santé » et « l’éducation » ; et que les chaussées étaient dans un état lamentable et que les viaducs tombaient?

    Mon prochain commentaire portera sur la supposée égalité des chances dans cette dernière campagne électorale.

    Bonne journée,

  33. le 12 déc 2008 à 18:32 Serge Williams

    Questions:
    On blague ou on blogue ?

    Que se passera-t-il si le non l’emporte ?
    Peut-on être assuré que la Constitution ne sera pas rapatriée unilatéralement ?
    Qui a mis sa tête en jeu?
    C’est qui le prochain ? Daveyy ? ;)
    Peut-on être assuré que le processus référendaire voté à l’Assemblée Nationale ne sera pas bulldozé par YOW?

    Si Meech était trop, c’est quoi assez ?

    Si 35% des électeurs ont voté pour le PQ signifie que 65% ont voté contre, est-ce que le 29% de québécois qui se disent fédéralistes(Pratte 11déc08) signifie que 71% sont souverainistes ?

    Les chiffres ne trompent pas . ou ?

    Est-ce que mentionner que 80% des Afro-Américains ont voté Obama est une mention raciste ?

    Est-ce que Guy Lafleur était heureux en 1985 ?

    Suis-je le seul séparatisss à en avoir plein le dos des scandeurs de pays ?

    Quelle proportion de la population lit les éditoriaux?
    Quelle proportion lit les titres ?
    Quelle proportion regarde les photos ?
    Qui embauche les titreurs ?
    Qui embauche les metteurs en page ?
    Qui embauche l’embaucheur ?

    C’est quoi le « poids Média »
    Comment ça que Charest doublait toujours les autres ?

    Quand présentera-t-on Don Cherry à Guy Bertrand ?
    Qui veut être là ?

    On blague ou on blogue ?
    Serge Williams

  34. le 12 déc 2008 à 20:14 ymdelisle

    @GYG. Bon texte et bon plaidoyer. Je suis en accord avec le fond mais en désaccord avec les moyens à prendre pour notre survit. Jusqu’a avis contraire, le Canada a bien servit nos intérêts. Nous avons le contrôle de notre destiné comme peuple. Nous sommes riches. Nous faisons parti du G-7, via Ottawa. Nous avons une culture riche et en pleine ébullition. Nous avons le contrôle sur nos institutions prioritaires comme la santé, la culture et l’éducation. Nous avons un contrôle sur qui sera majoritaire ou non à Ottawa.

  35. le 13 déc 2008 à 11:33 RenéP.

    A daveyy,

    vous prenez un bout de phrase en le soustrayant de son contexte…ce qui n’est pas très honnête. Ce qu’il fallait comprendre est que, relativement au traitement de sa minorité de 2e langue officielle(puisque vous avez besoin de précision), le Canada s’est comporté de facon odieuse (depuis le début de la « confédération » en passant des lois pour éliminer le francais des écoles,etc…)alors que le Québec s’est comporté de facon exemplaire(en respectant et favorisant le développement) des institutions anglophones et ce, depuis toujours. Avant de dire que c’est une légendre urbaine, vous devriez apprendre votre histoire du Canada. Comme beaucoup de fédéralistes, vous n’aimez pas vous rappeler des mauvais coups faits par le passé: vous préférez nier la réalité.
    Vous citez: »Ce site entend participer à cette grande veille,à ce travail historique par lequel le peuple québécois s’achemine vers son indépendance politique ». Et puis après? Est-ce que cela signifie qu’il n’est pas objectif. Au moins, ce site est transparent, il affiche ses couleurs et permet la publication d’articles venant de La Presse et The Gazette, ce que ces derniers ne font pas. Et que dire du gouvernement canadien qui dit une chose et fait son contraire,ex: reconnaissance du peuple québécois en apparence mais dans les faits étouffe toute expression de la part de celui-ci,etc…A moins que vous soyez volontairement aveugle, il y a plein d’exemples comme ca.Croyez vous que les québécois peuvent faire confiance à ce gouvernement qui ne cherche qu’à les tromper?

    « On a rejeté le catholicisme pour le remplacer par le souverainisme ». Je crois plutôt qu’on a rejeté le catholicisme à cause de ses abus envers le peuple et c’est pour la même raison qu’on rejette l’establisment canadian. Et ca, ca s’appelle la libération. Libre du joug de la religion, libre du joug anglo-saxon. Comment peut-on reprocher à des gens de vouloir de libérer de l’oppression? Maintenant, si vous vous aimez ca souffrir, et bien, je respecte votre choix de demeurer esclave, de souffrir. C’est plutôt bizarre comme attitude mais ca ne me surprend pas.

  36. le 13 déc 2008 à 12:08 RenéP.

    A daveyy,

    j’oubliais, au sujet de cette longue liste d’attente des immigrants qui souhaitent venir au Canada, je vous suggère de lire un article en rapport avec les immigrants qui viennent au Canada. Peut-être est-ce la raison pour laquelle le Canada est si recherché;

    http://www.pointbasculecanada.ca/spip.php?article466

  37. le 13 déc 2008 à 16:13 Amandine

    Le prochain défi de Québec solidaire sera de se faire entendre dans les régions. C’est possible. Parions que dans 4 ans ils auront amélioré leur score au niveau national. Et il y 5 ans, M Facal n’aurait jamais prédit qu’un candidat d’un parti de gauche serait élu!

    D’autre part, les grandes propositions de ce parti n’ont rien à voir avec quelque forme de communisme et me semblent réalistes.

  38. le 13 déc 2008 à 17:09 Daveyy

    @RenéP

    La légende urbaine colportée ici est que nous sommes plus gentils, plus équitables, plus ouverts, plus généreux, plus écologiques, etc. etc. qu’ailleurs et surtout et encore plus que les méchants anglo-saxons du Canada. C’est exagéré et n’a aucune base factuelle véridique.

    Ensuite vous me citez un site internet comme référence objective dans le débat alors que ce site est voué exclusivement à l’indépendance du Québec.

    Pensez-vous que les riches marchands anglais et écossais du 19 ième siècle ont eu à demander la permission à quelque Canadien-français que se soit quand ils fondèrent McGill, ou construisirent leurs hôpitaux ? Il n’y avait pas de comportement à avoir fut-il exemplaire ou pas. Vous parlez comme si l’histoire du Québec n’a commencée qu’àprès la deuxième guerre mondiale et que nous leur accordions un traitement de faveur depuis toujours. On en avait même pas les moyens de le faire à l’époque. Alors svp ne me faites pas de leçons d’histoire.

    Je suis le premier à reconnaître les mauvais coups que nous avons subis dans notre histoire mais pas au point de s’auto glorifier comme étant la société la plus vertueuse sur la planète, chose courante chez les souverainistes.

    En quoi la reconnaissance de la nation québécoise vous fait souffrir. Gilles Duceppe ne lâchait pas Herper en chambre et l’a défié de la reconnaître. Sa surprise fut si grande qu’il a voté pour! Svp revenez-en, c’est votre gars qui s’est fait déculotté.

    Vous dites des conneries sur les médias. La Presse et la Gazette ont des opinions éditoriales fédéralistes mais ont de nombreux chroniqueurs qui expriment des points de vue souverainistes. Pis après, ça existe partout, le NY Times est démocrate, Le Figaro anti-socialiste, Le Guadian est pro-Labour.

    Vous tombez dans le piège de confondre les intérêts des Québécois avec ceux des souverainistes. Aucun gouvernement fédéral ne peut longtemps avoir la confiance de ceux qui veulent sa disparition, sur quelle planète vivez-vous encore? Vous voyez de la souffrance chez ceux qui ne partagent pas la vôtre. Le joug anglo-saxon que vous voyez dans votre soupe est un discours des années soixante, je vous suggère de travailler sur l’avenir.

    Vous vous demandez pourquoi les nouveaux québécois ne sont pas souverainistes, regardez dans un mirroir et essayez de vous mettre à leur place. Ils ne nous voient pas comme des martyrs, eux. Ils aiment ça ici et veulent, aussitôt arrivé, faire venir toute leur famille. Ils votent avec leurs pieds.

  39. le 14 déc 2008 à 7:56 Robert JY

    « Avez-vous goûté au Guy Bertrand 2007 ? »

    Le Guy Bertrand 2007 est essentiellement un plaidoyer qui « nous ramène au véritable motif justifiant le projet d’indépendance nationale pour les Québécois, à savoir la survie du Québec français ».

    Sans pays, le français en Amérique ne fera certainement pas deux siècles. Un peut-être. Ce serait une perte pour le patrimoine mondial. Le Canada doit donc favoriser l’émergence d’un État du Québec indépendant s’il veut contribuer à la conservation du patrimoine mondial.

    Cré Guy ! Quel stratège ! Nous Québécois devons faire notre part en la parlant bien et en nous alliant à la francophonie. Excusez le cré, Guy, qui n’est pas dans le dictionnaire courant.

    La langue est l’instrument qui forme les êtres les peuples, les pays. Pour survivre en Amérique, elle doit être préservée par une loi. La charte de la langue française, la loi 101, ne suffit plus à arrêter la menace de l’anglais au Québec et du multiculturalisme canadien comme modèle d’intégration des immigrants.

    C’est là que je suis rendu. Pardon, c’est là où j’en suis, après avoir lu 100 pages et la table des matières. Il en reste 160.

    M. Bertrand ne s’enferme pas dans le bizantisme du comment mais va droit au pourquoi, la survie de la langue, la première des trois valeurs québécoises mises de l’avant par le parti libéral: prédominance du français, égalité, laïcité.

    Guy Bertrand ne mise pas sur l’insurrection comme moyen d’accès à l’indépendance. Vote majoritaire à l’Assemblée Nationale ? On dirait qu’il n’a pas exclus un référendum canadien. Ça donnerait une raison d’être au Bloc.

    Je blogue M. Williams. C’est une excellente idée un débat Don Cherry Guy Bertrand mais dans quelle langue ? J’y serais.

  40. le 15 déc 2008 à 0:24 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M Facal,

    Au départ, j’estime que le PQ, même s’il a retrouvé son poste d’opposition officielle, l’a obtenu un peu par défaut : grâce à l’écrasement de l’ADQ, qui obtenu 16,35% d’appui contre près de 31% en 2007.
    Avec 35% du vote, le PQ a recueilli un soutien plus important qu’en 2003 et 2007, et c’est encourageant ; mais si on regarde le portrait complet…. le PQ a dépassé le résultat de 2007, de « 6,8% » ; mais, celui des libéraux l’a dépassé de « 9% » !

    Je mentionne en passant, que selon moi, le vote des «châteaux forts à vie» du PLQ sont dûs essentiellement au fait que les Allos-québécois sont reconnaissant au Canada de les avoir accueillis ; et qu’il n’était pas question pour eux, comme pour les autochtones — est-ce moins vrai aujourd’hui? — de s’associer à des « loosers » ; et ceci sans oublier tous les différents « Congrès » allophones qui s’empressent de les intégrer et de leur indiquer la seule voie à suivre : parlez en à Giuseppe Marinoni(le fameux cycliste) ; qui en 1995 déclarait à la SRC combien il était difficile d’aller à contre courant de sa communauté.

    *
    « L’Argent » :
    La victoire du PLQ de lundi dernier — en oubliant les faiblesses financières et organisatrices des opposants — en est une d’opportunisme éhonté qui immobilisera le parlement durant près de 3 mois, et qui renforce encore une fois le cynisme des citoyens envers la politique!

    C’est encore une fois aussi, la victoire de :
    ………………………..« L’argent et « des » votes ethniques! »
    Monsieur a toujours eu raison : l’argent a toujours été le nerf de la guerre! Et si, cette magnifique machine du PLQ(de 10 millions), est en plus appuyée par Gesca (7 grands quotidiens) en joint venture avec la SRC, l’élite financière et le milieu des affaires qui donnent des 1 à 3 milles$, via les chefs et les cadres d’entreprises ( eux savent bien faire les choses, s’en se faire prendre, contrairement à ces innocents du PQ), alors c’est le bonheur total…
    *
    « Les Communications » :
    Certains ont le front de nous vendre l’équilibre des chances pour les 3 principaux partis. En plus les journalistes seraient coupables de bien des choses, selon plusieurs ; et qu’ils devraient indiquer leur allégeance ; même que Gesca ne serait plus fédéraliste ou si peu : on croit rêver en lisant la liste de noms pour le démontrer!
    Comme si les deux pages importantes (l’édito + la droite de l’édito) et le forum n’était pas l’empreinte parfaite de Power! Pour le reste à chacun de juger…

    Imaginez si l’ADQ avait reçu plus du double du poids médias rapport au PLQ …
    Quelle dénonciation, tous les médias et en particulier Gesca et la SRC, en auraient fait! Pourtant l’ADQ (l’opposition officielle) à reçu en visibilité moins de la moitié du PLQ.
    Est-ce normal qu’aucun journaliste qui voit le tout sous ses yeux, à tous les jours pendant 30 jours, (« Influence communication »), ne dénonce cet accroc à la démocratie!

    Le seul qui l’a clairement dénoncé (devant un interviewer éberlué), c’est Clinton Archibal, Professeur «d’Éthique» à l’université St-Paul à Ottawa qui était dimanche dernier à  » Pourquoi pas dimanche  » ; il a été le premier au Québec à dénoncer officiellement cet incroyable poids médias qui a accordé selon lui durant la campagne le double de visibilité au PLQ par rapport aux autres partis!
    Pourquoi nos fameux journalistes ne font-ils pas leur travail et ne dénoncent pas ce déficit démocratique? Qu’en pensez-vous Monsieur Facal?
    -
    Est-ce du même ordre ce « silence » du Devoir dans le cas de John Parisella, conseiller personnele de Charest, Chroniqueur au Devoir et … membre du CA du même Devoir? Où est passé l’éthique?
    Tous les québécois devraient se faire un devoir d’écouter M. Archibald,
    Lien : http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia%3Dhttp://www.radio-canada.ca/Medianet/2008/CBF/PourquoiPasDimanche200812070911.asx
    *
    « le vote par anticipation » :
    Nouveauté : cinq journées supplémentaires pour exercer votre droit de vote au bureau de votre directeur du scrutin ou à son bureau secondaire.
    En 2007 c’était 2 jours seulement ; pourquoi 5 jours cette année? Serait-ce la clé pour gagner des élections? J’espère que non!
    N.B.
    Est-ce normal que 674 569 électrices et électeurs ont exercé leur droit de vote par anticipation, entre le 28 et le 4 décembre, alors que deux sondages sont sortis après le 4 décembre?
    Je vous laisse réfléchir sur ce sujet…

    Bonne semaine,

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

  41. le 15 déc 2008 à 14:43 vindictater

    @ Mathieu D

    Je sais qu’il y a plusieurs quotidiens qui avant une élection donnent leur avis sur le choix qu’ils préconisent. Par exemple, le NY Times appuis toujours le démocrate (depuis Eisenhower) dans une présidentielle tandis que leur rival tabloid le NY Post fait de meme avec le candidat républicain. Le fait que cela existe et que c’est devenu une sorte de tradition n’explique en rien le ridicule de la situation. Le choix dicté par l’éditorial n’en est pas un puisqu’il est guidé exclusivement sur l’opinion du magnat propriétaire de la boite (exemple Paul Desmarais ou Rupert Murdoch). Peu importe la conjoncture, la performance du gouvernemet ou les personnalités en place la ligne est déja toute tracé. Je ne sais pas pour vous mais personnelement je m’attend toujours a un minimum de rigueur, d’objectivité et d’indépendance de la part des journalistes influents. N’est-ce pas la des qualitées essentielles voir meme la raison d’etre de la presse en général. Vous acceptez et meme cautionnez ceux qui avec leur argent ont acquis les moyens d’influencer le destin politique des peuples.

    C’est en effet difficile de mesurer l’influence réelle dans la boite de scrutin de l’éditorial de Gesca la veille d’une élection mais rappelez-vous qu’il y a toujours des gens qui pensent que si c’est écrit dans le journal et bien cela doit etre vrai. Enfin je trouve votre dernier paragraphe pas mal hautain voir moralisateur. Comme si c’était impossible de faire deux choses en meme temps, depuis quand la critique et l’attribution de blame empeche la recherche de solutions.

  42. le 16 déc 2008 à 11:08 ClaudeB

    @Vindictater

    « Comme si c’était impossible de faire deux choses en meme temps, depuis quand la critique et l’attribution de blame empeche la recherche de solutions. »

    Mais c’est exactement ça qu’ils font nos politiciens!!! Ils se critiquent et se blament constamment sans JAMAIS chercher de solutions…!!!

    C’est justement ça que nous décrions dans l’espoir qu’éventuellement une nouvelle génération de politiciens voit le jour, suite à la lecture de blogues comme celui-ci par exemple.

    Croyez vous sérieusement que nos élus actuels, des Jean Charest ou des Paulines Marois, se préoccupent de ce qui s’écrit ici?
    Si oui, n’oubliez pas de saluer le père Noël de ma part.

  43. le 16 déc 2008 à 14:17 Mathieu D

    @ Vindictater

    C’est vrai que Gesca impose probablement une ligne éditoriale fédéraliste à ses journaux (oui, oui, 7 grands quotidiens…). Est-ce que André Pratte est manipulé par son patron ou a-t-il été embauché pour la proximité de ses idées avec la ligne éditoriale? Seulement lui pourrait répondre, mais ses textes sont suffisamment fouillés et rigoureusement appuyés pour me laisser présumer de son honnêteté intellectuelle, et cela me suffit. Le même raisonnement s’applique à Joseph Facal ou à Bernard Landry, ou à n’importe quel analyste ou chroniqueur ou éditorialiste. Ce qui m’importe, c’est la rigueur, la qualité et l’honnêteté des analyses. Et j’aime bien lire plusieurs analyses différentes d’une même réalité, pourvu qu’elles soient bien étoffées et crédibles. Cela élargit l’esprit. Ce qui m’amène à l’équilibre des médias.

    Il est vrai que, selon la firme Influence Communication, le poids média accordé au PLQ était plus important pendant la campagne – mais pas le double de visibilité des autres partis comme l’affirmait Jean-Renaud Dubois (45% PLQ; 33% PQ; 17% ADQ). Le poids média, selon cette firme, c’est « la proportion de l’espace qu’ont occupé les principales nouvelles en comparaison avec la totalité des nouvelles (…) » Le poids média nous renseigne sans doute sur la qualité des stratèges de chaque parti, ceux qui ont su faire « spinner » leurs nouvelles mieux que les autres. Conclusion : le PLQ a d’excellents stratèges, l’ADQ en a de médiocres.

    Ce dont cette analyse quantitative ne parle pas, c’est de la qualité du poids média. En effet, on ne traite ni du ton de la couverture, ni des arguments. Par exemple, on pourrait figurer que le 17% de l’espace média consacré à l’ADQ était généralement défavorable à ce parti tandis que le 33% du poids média du PQ y était plutôt favorable. Je me demande, par exemple, si les éditoriaux anti-PLQ de Claude Charron diffusés à heure de grande écoute à TVA sont comptabilisés dans le poids média du PLQ…

    Le ton de la couverture médiatique au Québec me semble généralement favorable aux idées de gauche et défavorables aux idées de droite. La mixité de la santé, la tarification des services et la diminution des dépenses de l’État sont habituellement traitées en hérésie. Quel serait le poids média des analyses de la droite dans les médias francophones? De la gauche? De la couverture favorable à la souveraineté? Je n’ai pas la réponse, mais si je m’intéresse au point de vue souverainiste, je n’ai aucune difficulté à trouver plusieurs chroniqueurs favorables à la Cause dans les grands médias.

    Finalement, cher Vindictater, mon dernier paragraphe n’avait rien de condescendant, au contraire. Je crois sincèrement que le PQ et l’ADQ ont devant eux une formidable opportunité de redéfinir leur projet respectif et d’appuyer leurs solutions au déclin démographique et économique inévitable du Québec. Ils ont 4 ans pour nous parler de ce qu’on ne veut pas entendre et de l’importance d’agir.

    Je suis tanné qu’on me dise qu’il n’y a pas de problème, que tout va bien chez nous et qu’au pire, nous n’aurons qu’à taxer les riches ou à s’endetter davantage pour financer notre modèle québécois. Je suis tanné qu’on me dise qu’on avance alors qu’on recule. Je suis tanné de la politique partisane qui cherche davantage à descendre l’autre plutôt qu’à exposer un plan étoffé et cohérent pour l’avenir. Je suis tanné du délire de persécution souverainiste et de la théorie du complot médiatique fédéraliste dirigé par le machiavélique Paul Desmarais destiné à tous nous maintenir sous le joug du persécuteur anglo-saxon. De toute façon, se plaindre ne fera gagner aucun vote au PQ. Je suis tanné d’être cynique et orphelin politique, j’aimerais mieux participer. Mais qu’on m’aide, bordel.

  44. le 16 déc 2008 à 16:03 jcpomerleau

    Médiacratie 101: Ce terme s’applique aux médias de masses aux services des interets financiers et politiques d’une elite.

    C’est le cas de Gesca-La Presse. Le mythe veut que seul les éditorialistes prennent parties, cela est faux. Tous le journaux du Groupe a tous les niveaux concourent a nous vendre les intérêts politiques et financier de Paul Desmarais:Le choix des sujets du  »pupitre », l’angle, et surtout les titres (qui conditionnent les indécis). Tout je vous dis. De plus Gesca a une entente secrète avec Radio Canada qui permet au plume Gesca de prendre les ondes publiques quand sans que les animateur de la SRC peuvent s y opposer.

    Dernièrement: Vous êtes vous demandez pourquoi la brigade Gesca était en mission pour sauver le soldat Harper contre la Coalition, dont la proposition représentait clairement un gain majeur pour le Québec. Pour défendre les intérêts de Desmarais qui coïncide avec ceux de Harper.

    Arrêtons d’être naïf. Desmarais n’a rien a foutre de l’intérêt du Québec. Il est plutot la pour le contrecarre et destructurer notre État. il serait temps qu’on lui réponde qu’on a rien a foutre des intérêts du Seigneur de Sagar. en arrêtant d’acheter ces torchons de propagandes, surtout si vous êtes souverinistes. Allo.

  45. le 16 déc 2008 à 16:43 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    Voici un texte, seulement à titre informatif, qui démontre « un peu » le fameux joint-venture ainsi que la loi du silence qui plombe le Québec.
    Ce matin après avoir entendu à radio-canada trois journalistes de Gesca (Pratte, Cousineau et Boisvert), je me suis demandé s’il ne serait pas plus simple que la SRC(entreprise d’État), accueille dans ses murs, Gesca(entreprise privée)!
    La nouvelle entité porterait le nom de :
    « GESCA-SRC ». Ce serait plus simple et surtout plus transparent, non?

    ***
    J’y reviens encore : pourquoi les journalistes ne dénoncent-ils pas ce déficit démocratique sans précédent au Québec?
    ..ADQ (Oppo…officielle)= 17% de poids médias!
    ..PLQ (Gouv. minoritaire)= 45% de poids médias!
    *
    En effet, pas un mot alors que tous les médias — sans exception — se sont..TUS!
    Excepté, il est vrai, Clinton Archibald : spécialiste en Éthique, qui à dit clairement que PLQ avait eu le double de visibilité (pas moi).

    Même les chefs des trois partis n’ont osé aborder le sujet. Pourquoi? Eux, je peux les comprendre un peu…
    Mais les journalistes n’avaient aucune excuse!
    Cette chose inimaginable n’aurait pu se passer au Canada-anglais sans soulever un énorme scandale.

    Je sais que je me répète mais c’est quand même incroyable! De quoi ont-ils peur?
    De perdent leur job? Peut-être! Moi en tous les cas je ne vois pas d’autres raisons.

    À MOINS QUE :
    La crainte soit le commencement de la sagesse!
    Depuis la mise à la porte de 2 journalistes de Québécor — parce qu’ils avaient osé reproduire les recherches du « Journal Le Québécois » — ils se tiennent les fesses encore plus serrées… Sinon, il pourrait leur arriver la même chose.
    En plus d’avoir été congédiés ils avaient été menacés de poursuite par les avocats de Jean Charest, s’ils ne filaient pas doux….

    La crainte c’est vraiment le commencement de la sagesse et plus tu es sage et surtout jeune….plus tu te TAIS ; surtout après les quelques autres exemples suivants :

    *
    - André Pratte, dont le papa avait travaillé chez Power, avait osé s’en prendre au grand(!) Paul ; il a donc été suspendu pendant 6 mois par La Presse en 1994 : « Anne-Marie Gingras, Médias et démocratie », “le grand malentendu”, PUQ, 1999, page 91 ».
    Pour le récompenser de sa soumission on l’a nommé, « éditorialiste en chef ». Il avait compris, lui…
    Lien : http://www.vigile.net/Les-liberaux-de-Jean-Charest-et-la

    *
    - Rappelez-vous le cas de Normand Lester qui a été renvoyé de la SRC : il avait osé écrire : « Le livre Noir du Canada Anglais ». Il n’avait pas fait acte de contrition, lui!

    *
    - Rappelez vous aussi le cas de Parenteau renvoyé pour ne pas avoir compris qu’il se devait d’écouter ses patrons, sinon… Il ne s’était pas soumis, lui non plus!

    *
    - Rappelez-vous Robin Philpot « Référendum volé », il n’avait pourtant peu d’audition à la Radio de la SRC : mais Gesca s’était vengé en le descendant en flamme lors de l’élection de 2007 : 12 articles du sérail de Gesca(papier + cyberpresse) en 18 heures!, sur son « supposé négationnisme » : Rwanda!

    *
    - Rappelez vous Patrick Bougeois(3 avril 2008) invité à l’émission de Christine Charette à la SRC, pour parler de son livre « Québec Bashing » : l’animatrice avait eu recours à Marc Laurendeau pour le contrer… 2 contre 1, c’est plus facile et cela donne moins de temps à l’invité : habile, non?
    Lui aussi à reçu des lettres de menaces des avocats de Charest…Mais il semble que ces menaces aient fait choux blanc!
    Lien : http://www.radio-canada.ca/radio/christiane/modele-document.asp?docnumero=54932&numero=1880

    *
    - Encore Philpot avec son livre : « Derrière l’État Desmarais : POWER ». Il n’a pas été invité à l’émission ; mais fut remplacé par Michel Nadeau — un bon ami d’Hélène Desmarais — pour critiquer SON livre! Wouah!
    L’avez-vous vu à la télé de la SRC lors du lancement de son livre? A-t-il été invité à «tous le monde en parle»? Mais non, voyons, c’est la loi du silence!
    Lien : http://www.radio-canada.ca/radio/christiane/modele-document.asp?docnumero=66568&numero=1880

    *
    - Croyez-vous que M. Bourgeois — qui vient de publier La Nébuleuse: Un portrait décapant de Jean Charest — va être invité encore à la SRC ou à d’autres postes de télé?
    On verra bien! Mais pas à date.
    Lien : http://www.ameriquebec.net/actualites/2008/11/24-la-nebuleuse-un-portrait-decapant-de-jean-charest.qc

    *
    Je me suis procuré au cours des années, les livres : « Le livre noir du canada anglais » ; « Référendum volé » ; « les secrets d’option Canada » ; « Facal et André Pratte: qui a raison » ; « le Nous » ; « Ces riches qui ne paient pas d’impôt: Brigitte Alepin, CA, M.Fisc.(les gens très à droite vont adorer) ».
    Il me reste à acheter : « Québec bashing » ; « La Nébuleuse » ; « Derrière l’État Desmarais : POWER ».

    Moi qui supporte « La grosse Presse » depuis 25 ans ; je peux vous dire que cela déplace un peu le mal de place ; de lire ces horribles livres(!!!)
    Je vous les conseille quand même, pour équilibrer un peu les informations à sens presque unique de Gesca et de la SRC(unité nationale)!

    Bonne lecture,

  46. le 16 déc 2008 à 16:49 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    Voici un texte, seulement à titre informatif, qui démontre « un peu » le fameux joint-venture ainsi que la loi du silence qui plombe le Québec.
    Ce matin après avoir entendu à radio-canada trois journalistes de Gesca (Pratte, Cousineau et Boisvert), je me suis demandé s’il ne serait pas plus simple que la SRC(entreprise d’État), accueille dans ses murs, Gesca(entreprise privée)!
    La nouvelle entité porterait le nom de :
    « GESCA-SRC ». Ce serait plus simple et surtout plus transparent, non?

    ***
    J’y reviens encore : pourquoi les journalistes ne dénoncent-ils pas ce déficit démocratique sans précédent au Québec?
    ..ADQ (Oppo…officielle)= 17% de poids médias!
    ..PLQ (Gouv. minoritaire)= 45% de poids médias!
    *
    En effet, pas un mot alors que tous les médias — sans exception — se sont..TUS!
    Excepté, il est vrai, Clinton Archibald : spécialiste en Éthique, qui à dit clairement que PLQ avait eu le double de visibilité (pas moi).

    Même les chefs des trois partis n’ont osé aborder le sujet. Pourquoi? Eux, je peux les comprendre un peu…
    Mais les journalistes n’avaient aucune excuse!
    Cette chose inimaginable n’aurait pu se passer au Canada-anglais sans soulever un énorme scandale.

    Je sais que je me répète mais c’est quand même incroyable! De quoi ont-ils peur?
    De perdent leur job? Peut-être! Moi en tous les cas je ne vois pas d’autres raisons.

    À MOINS QUE :
    La crainte soit le commencement de la sagesse!
    Depuis la mise à la porte de 2 journalistes de Québécor — parce qu’ils avaient osé reproduire les recherches du « Journal Le Québécois » — ils se tiennent les fesses encore plus serrées… Sinon, il pourrait leur arriver la même chose.
    En plus d’avoir été congédiés ils avaient été menacés de poursuite par les avocats de Jean Charest, s’ils ne filaient pas doux….

    La crainte c’est vraiment le commencement de la sagesse et plus tu es sage et surtout jeune….plus tu te TAIS ; surtout après les quelques autres exemples suivants :

    *
    - André Pratte, dont le papa avait travaillé chez Power, avait osé s’en prendre au grand(!) Paul ; il a donc été suspendu pendant 6 mois par La Presse en 1994 : « Anne-Marie Gingras, Médias et démocratie », “le grand malentendu”, PUQ, 1999, page 91 ».
    Pour le récompenser de sa soumission on l’a nommé, « éditorialiste en chef ». Il avait compris, lui…
    .vigile.net/Les-liberaux-de-Jean-Charest-et-la

    *
    - Rappelez-vous le cas de Normand Lester qui a été renvoyé de la SRC : il avait osé écrire : « Le livre Noir du Canada Anglais ». Il n’avait pas fait acte de contrition, lui!

    *
    - Rappelez vous aussi le cas de Parenteau renvoyé pour ne pas avoir compris qu’il se devait d’écouter ses patrons, sinon… Il ne s’était pas soumis, lui non plus!

    *
    - Rappelez-vous Robin Philpot « Référendum volé », il n’avait pourtant peu d’audition à la Radio de la SRC : mais Gesca s’était vengé en le descendant en flamme lors de l’élection de 2007 : 12 articles du sérail de Gesca(papier + cyberpresse) en 18 heures!, sur son « supposé négationnisme » : Rwanda!

    *
    - Rappelez vous Patrick Bougeois(3 avril 2008) invité à l’émission de Christine Charette à la SRC, pour parler de son livre « Québec Bashing » : l’animatrice avait eu recours à Marc Laurendeau pour le contrer… 2 contre 1, c’est plus facile et cela donne moins de temps à l’invité : habile, non?
    Lui aussi à reçu des lettres de menaces des avocats de Charest…Mais il semble que ces menaces aient fait choux blanc!
    .radio-canada.ca/radio/christiane/modele-document.asp?docnumero=54932&numero=1880

    *
    - Encore Philpot avec son livre : « Derrière l’État Desmarais : POWER ». Il n’a pas été invité à l’émission ; mais fut remplacé par Michel Nadeau — un bon ami d’Hélène Desmarais — pour critiquer SON livre! Wouah!
    L’avez-vous vu à la télé de la SRC lors du lancement de son livre? A-t-il été invité à «tous le monde en parle»? Mais non, voyons, c’est la loi du silence!
    .radio-canada.ca/radio/christiane/modele-document.asp?docnumero=66568&numero=1880

    *
    - Croyez-vous que M. Bourgeois — qui vient de publier La Nébuleuse: Un portrait décapant de Jean Charest — va être invité encore à la SRC ou à d’autres postes de télé?
    On verra bien! Mais pas à date.
    Lien : .ameriquebec.net/actualites/2008/11/24-la-nebuleuse-un-portrait-decapant-de-jean-charest.qc

    *
    Je me suis procuré au cours des années, les livres : « Le livre noir du canada anglais » ; « Référendum volé » ; « les secrets d’option Canada » ; « Facal et André Pratte: qui a raison » ; « le Nous » ; « Ces riches qui ne paient pas d’impôt: Brigitte Alepin, CA, M.Fisc.(les gens très à droite vont adorer) ».
    Il me reste à acheter : « Québec bashing » ; « La Nébuleuse » ; « Derrière l’État Desmarais : POWER ».

    Moi qui supporte « La grosse Presse » depuis 25 ans ; je peux vous dire que cela déplace un peu le mal de place ; de lire ces horribles livres(!!!)
    Je vous les conseille quand même, pour équilibrer un peu les informations à sens presque unique de Gesca et de la SRC(unité nationale)!

    Bonne lecture,

    N.B J’ai retiré des liens, les 3 w : WordPress.

  47. le 17 déc 2008 à 11:11 jcpomerleau

    (Jean-Renaud Dubois) Si vous avez l’intérêt du Québec a cœur, arrêtez de nourrir la bête Gesca-La Presse, 25 ans a voter, jour après jour pour Paul Desmarais, pour lui payer un Chateau digne de Louis XV1, c’est bien assez.

    Gardez votre argent pour autre choses, comme de soutenir le site http://WWW.Vigile.net. Un source d’information pas mal plus près des intérêt véritables du Québec. Tout le monde peut y être un collaborateur occasionnel et être publié si le texte est suffisamment soigné.C’est ce que je fais; j’y ai même une page d’auteur:

    http://www.vigile.net/_Pomerleau-Jean-Claude_

  48. le 17 déc 2008 à 12:48 GYG

    M. Charest ne voulait pas trois paires de mains sur le volant. Réalisera-t-il que dans son autobus il y a un autre volant dont le conducteur n’a pas la même direction ni la même destination? (Ni, au fait, le plein contrôle sur ce volant!…) Que fera-t-il? Saura-t-il mettre la main sur le volant fédéral pour que les deux aillent dans la même direction? Lors de son discours de « victoire »il a fait référence à la place du Québec dans le monde. Je souhaite qu’il nous révèle sa pensée sur cet aspect!

  49. le 17 déc 2008 à 21:45 ÉgalitéSocial

    Bonjour à tous,tout d’abord à part pour les blogueurs de Mr.Facal,il est vrai que la souveraineté n’est pas une priorité du Québec récemment. C’est le cas depuis plusieurs années et je pense que c’est une bonne chose,je sais je vais me faire lancer des roches et des insultes,à cause que j’ai l’air d’un mouton noir parmi une mer de souverainistes. Mais je vais quand même m’aventurer et exprimer mon point de vue:pendant que l’on débat de souveraineté ou d’autonomie est-ce que cela règle les problèmes de pauvreté,les problèmes du système de santé ou d’éducation ou les problèmes de nôtre chère économie?? Je ne crois pas,tous ce qu’on fait c’est tourner en rond et s’obstiner pour un oui ou pour un non qui de toute façon ne créera pas une grande différence. Nous nous démarquons déjà du reste du Canada et cela sur plusieurs points et nous avons réussit à le faire en restant au Canada, alors personellement je ne vois pas l’utilité de nous séparer du Canada. Je sais que les autres blogueurs trouverons des milliers de raisons pour tenter de me convaincre que j’ai tort mais malheureusement je trouve que la plupart des projets du genre ont échoués et on divisé de nombreux pays et dans certains cas cela est même allé jusqu’à la guerre civile. Vous croyez que les québécois sont plus pacifiques que les autres pays et que si séparation il advenait aucune violence ne se produirait,j’ai hâte de voir ça. Aussi,j’ai vu des souverainistes très partisans dont le seul but était de fouttre le désordre,avez vous envie que ce genre de personnes soient à la tête de vôtre pays? Je parle bien sûr de ces Jeunes Patriotes qui sont convaincus d’être des purs et durs mais ils ne se rendent pas compte qu’ils font reculer le débat plutôt que de le faire avancer. Ensuite,parlons de nôtre cher Falardeau pour qui le Canada est une dictature,oui monsieur Haïti-Québec=même combat(j’espère que vous avez compris que j’étais sarcastique). Ce que je trouve dommage c’est que le seul souverainiste crédible à avoir été élu est ridiculisé par Monsieur Facal,on sait pourquoi à cause qu’il trouve que le parti QS a des positions trop à gauche. Pourtant,n’est pas le but de la politique créer un choc des idées et ensuite faire avancer les problèmes sociaux grâce à cet échange. Peut-être suis-je idéaliste,ou peut-être que je vis dans un autre monde que vous,mais il me semble que le projet de souveraineté est loin d’être clair et je crois que c’est pour cette raison que de nombreuses personnes ne sont pas prêtes à embarquer dedans.

  50. le 17 déc 2008 à 21:54 ÉgalitéSocial

    Ah,oui et que dire de cette gang d’indépendantistes indépendants à la Victor-Lévi Beaulieu,ne se rendent-ils pas compte qu’ils nuisent au mouvement plutôt que l’aider à aboutir. Sérieusement,virez-moi tous ces troubles fêtes au plus vite. Finalement,pourquoi parlez de souveraineté à l’heure actuelle,la priorité de l’heure n’est t’elle pas l’ÉCONOMIE!! Je crois que si le PQ s’aventure sur ce terrain il va perdre et d’à plomb. À propos des calculs par rapport au nombre de députés, il ne faut pas oublié que le bloc et le PQ ont faits leurs campagne respectives presque sans parler de souveraineté,alors peut-être vraiment exprimer leur victoire comme étant une victoire pour la souveraineté? Je ne pense pas, aussi je ne suis pas un fan de André Pratte mais je sais reconnaître qu’il a raison et il dit vrai,et sur ce point je dois admettre qu’il s’est bien exprimé.Pour ce qui est de la durée du poste de Charest,je crois que l’histoire parlera mais notons qu’avec toutes les coupures que le gouvernement Bouchard lui a laissé,il s’en est quand même tiré pas trop pire!!