L’orphelinat
6 septembre 2010 par Joseph Facal
On annonçait la semaine dernière la naissance d’un carrefour de rassemblement à l’intention de ceux qui partagent une sensibilité de droite, intitulé le Réseau Liberté Québec.
Je ne connais pas personnellement les gens associés à cette initiative et je n’en savais rien jusqu’à l’annonce. À première vue, leur libéralisme économique semble assez musclé. On verra les suites mais, historiquement, les Québécois n’ont jamais fait bon accueil aux propositions de chambardements.
L’événement est cependant révélateur. Au Québec, pendant longtemps, seuls les gens d’affaires et quelques animateurs de radio tenaient un discours de droite, généralement dépourvu de subtilité. L’Institut économique de Montréal était la seule institution qui travaillait à lui donner une respectabilité intellectuelle. Dans les milieux sophistiqués, l’homme de droite était l’équivalent politique du pédophile. L’air du temps est décidément en train de changer.
Les plus ébranlés seront évidemment ceux qui croyaient à ce mythe d’un Québec résolument plus à gauche que le reste du Canada. Les sondages montrent plutôt que, si les Québécois sont plus ouverts que les Canadiens sur des questions comme l’homosexualité ou les armes à feu, ils ont une sensibilité similaire pour ce qui est de la fiscalité ou du rôle du secteur privé, à l’exception peut-être des Albertains. Décomplexée, notre droite locale sort maintenant du placard, mais elle avait toujours été là.
Il faut dire que la gauche québécoise avait réussi l’extraordinaire tour de force de diaboliser des idées qui sont pourtant monnaie courante, depuis des lunes, dans des pays européens régulièrement gouvernés à gauche, comme la médecine privée, des exigences de performance dans le secteur public ou un vote secret pour se syndiquer.
Deux raisons expliquent la soudaine visibilité d’un courant de pensée qui était là depuis longtemps. Pour l’essentiel, le «modèle» québécois est issu d’une philosophie social-démocrate maintenue en place, depuis quarante ans, à la fois par les gouvernements péquistes et libéraux.
Ce modèle nous a globalement bien servis, mais il craque aujourd’hui de partout. Libéraux et péquistes ne l’admettent pourtant que du bout des lèvres. Règle générale, un politicien de carrière, dont les convictions seront ondoyantes parce qu’il veut durer, ne voudra pas trop brasser la soupe. Le mouvement syndical, lui, n’admet rien du tout, car il sait qu’il ferait forcément les frais de toute révision sérieuse.
Cet immense décalage entre la réalité vécue par nos concitoyens, la politique partisane et les discours corporatistes crée un espace pour les gens porteurs d’un autre message. Le discours n’est pas nouveau, il est juste davantage écouté.
Le passage du temps fait aussi entrer en scène de nouvelles générations qui ne sont pas sensibles à ce récit enchanté et mythique qui présente la Révolution tranquille comme un âge d’or dont les fruits doivent être vénérés inconditionnellement. Je rencontre quotidiennement des jeunes qui en ont soupé de se faire dire qu’ils n’aiment pas le Québec ou qu’ils manquent de compassion parce qu’ils ne se reconnaissent pas dans le genre de rectitude politique qui prévaut chez nous depuis si longtemps.
Tous les jours, le Québec se remplit un peu plus d’orphelins politiques qui ne demanderaient sans doute pas mieux que de se trouver une maison pour leur sensibilité. En attendant, ils cherchent.
82 réponses à “L’orphelinat”
M. Facal,
Le grand problème avec le discours de votre droite c’est qu’il colle très peu avec la réalité des 30 dernières années, surtout à la lumière de la dernière crise économique. Jamais depuis le début du XXe siècle le pouvoir des syndicats n’a été aussi faible dans le monde occidental. Jamais la règlementation financière et économique n’a été aussi faible. Jamais le commerce international n’a été aussi libre qu’aujourd’hui.
Depuis plus de 15 ans nous coupons les programmes sociaux de tout acabit et le problème de la dette demeure entier. Les PPP ne fonctionne pas, c’est bien documenté; vous revenez de l’Espagne, qui se sert des PPP comme d’un moyen de cacher sa véritable dette. Les privatisations massives des biens publics, tels que les chemins de fer au Royaume-Uni, ont bien souvent fini par coûter plus cher à l’État que s’ils les avaient gardés sous leur giron.
La privatisation à outrance de biens communs mène souvent au résultat de pile je gagne face tu perds. La logique de destruction créatrice est impossible pour des biens qui sont essentiels et uniques, comme par exemple la distribution d’électricité. Par exemple si Hydro-Québec était mal gérée par le privée, le Québec devrait nécessairement éponger ses dettes et reprendre le contrôle de la société. La logique du marché est pervertie par cette garantie implicite.
De plus, comment croire encore en le laissez-faire pour organiser la vie économique d’une nation? Pendant la bulle immobilière aux États-Unis et ailleurs, le nombre de maisons construites et le prix de celles-ci ont été gonflés pendant des anneés, drainant ainsi les ressources qui auraient pu être mieux allouées ailleurs. L’Espagne, Dubaï, l’Irlande et les pays de la Baltique, tous supposément des modèles d’économie libérale, sont maintenant tous au bord du gouffre financier après avoir vécu dans bulle illusoire.
La vérité est que la droite économique est au pouvoir depuis près de 30 ans dans la plupart des pays occidentaux. Depuis 30 ans, le salaire de 90% de la population occidentale n’a pas avancé et effectue parfois même des reculs. Le taux d’endettement a explosé beaucoup plus pour les ménages que pour les états. Il nous faut évidemment une solution, mais pas la vôtre M. Facal.
Vous dites que «pendant longtemps, seuls les gens d’affaires et quelques animateurs de radio tenaient un discours de droite, généralement dépourvu de subtilité.» J’imagine que vous faites allusion aux subtils de l’Institut économique de Montréal et de leurs rejetons dont le subtil Maxime Bernier, la subtile Elgrably, le non moins subtil Kelly Gagnon.
Vous dites «Les plus ébranlés seront évidemment ceux qui croyaient à ce mythe d’un Québec résolument plus à gauche que le reste du Canada.» Je ne suis pas ébranlé par cette affirmation, parce que c’est une affirmation et pas une démonstration. Mais je continue de penser qu’a plusieurs titres et sur plusieurs sujets les Québécois sont beaucoup plus favorables à des positions plus à gauche que dans le (reste du…) Canada.
Vous ajoutez que «Pour l’essentiel, le «modèle» québécois est issu d’une philosophie social-démocrate maintenue en place, depuis quarante ans, à la fois par les gouvernements péquistes et libéraux.» J’aimerais bien que vous nous disiez pourquoi cette pensée politique a été adoptée si fortement et maintenue par les gouvernements québécois successifs, si cela n’était pas une réponse aux besoins de notre société.
Doit-on croire (ou craindre) que vous souhaiteriez la privatisation de la Caisse, Hydro, le démantèlement de la SAAQ et le retour au privé dans l’assurance automobile, l’abolition de la RRQ (envoye donc). Et surtout Hydro qui vous dérange c’est bien connu.
Ce modèle «nous a globalement bien servis, mais il craque aujourd’hui de partout.» dites-vous…. Et puis «Le passage du temps fait aussi entrer en scène de nouvelles générations qui ne sont pas sensibles à ce récit enchanté et mythique qui présente la Révolution tranquille comme un âge d’or dont les fruits doivent être vénérés inconditionnellement.».
Je pense que vous auriez pu décemment ajouter que ces nouvelles générations ne savent rien de la trajectoire sociale qui a fait que notre société a évoluée vers des orientations politiques porteuse d’égalité sociale. C’est ça la genèse de la révolution tranquille Joseph.
La désinvolture avec laquelle on voudrait donner aux «jeunes générations» le droit pratiquement inconditionnel de brader sans sourciller nos institutions a de quoi faire frémir. Ils sont insensibles et ignorants, et insensibles largement parce qu’ignorants d’ailleurs.
Faire table rase du passé pour construire le futur, c’est une façon de voir les choses. Mais il n’est pas certain que ce soit la meilleure. De toute façon on est présentement gouverné par des menteurs des voleurs, des tricheurs et des manipulateurs déguisés en démocrates. L’être par des aventuriers dans un avenir prochain ne m’étonnerait pas. Surtout avec la tangente que prends le discours de droite qui s‘affirme. Et comme la droite de la droite va reprendre le pouvoir aux USA et bientôt au Canada, on est pas sorti de l’auberge.
Bonjour,
Voilà deux textes celui de M.Facal et de M. LeMarin qui lancent le débat…
Ça va être intéresssant et je vois déjà des flamèches dans l’air.
Bonne journée,
N.B. Je vais retourner sur la question précédente, , plus importante, puisqu’elle débouche sur la « primordiale » Éducation.
Écoutez Christiane Charette à la SRC :
« Et si l’état de l’éducation des jeunes garçons pouvait être comparée à celle des éléphants? Le psychologue Égide Royer se sert de cette analyse pour informer sur la situation alarmante qui fait que de nombreux petits garçons éprouvent des difficultés complexes à l’école. »
Bonjour M. Facal,
Bien qu’on puisse approuver certaines idées de la droite comme son protectionnisme identitaire, il faudrait se garder de pousser l’individualisme à l’extrême, qui nous inciterait à accorder le libre choix par exemple en matière linguistique. On sait que partout où la loi de l’offre et de la demande fut appliquée en matière de langue, le français fut rapidement déclassé par la simple loi du nombre.
La langue n’est qu’un exemple, on pourrait citer d’autres cas où le lien social est remise en cause par les idées de droite.
Comment donc ne pas jeter le bébé identitaire (qui relève du lien social) avec les eaux usées du bain soixante-huitard?
Cordialement,
Une autre chose à ajouter:
Je trouve bien déplacé que vous, M. Facal, appelez à la division du vote alors que la dernière chose dont le Québec a besoin c’est d’une division de plus à travers laquelle la corruption libérale va s’infiltrer. Trouvons enfin un moyen de faire consensus et d’en finir avec ce Québec post-moderne des années 2000, sans histoire, sans identité, sans destin. Ça c’est une tâche pour une droite moderne, pas un espèce de parti réformiste du Québec. C’est ce qui mobilisera une nouvelle génération et non votre discours de démission de l’État québécois face aux problèmes dont nous faisons face. Non l’interventionnisme n’est pas la solution à tout, mais la démission n’est la solution à rien.
Les années Charest ont eu pour conséquence de miner notre confiance en ce que nous pouvons faire collectivement. Ce sont les années du chacun pour soit, du lobby étroit, de l’influence occulte, de la soumission à l’ordre canadien. Ce sera la tâche du prochain gouvernement de réparer notre confiance en nous-mêmes. Nous avons déjà fait de grands pas ensemble et nous ne pouvons jamais oublier que nous pouvons faire mieux.
M lemarin:
Malheureusement je n’ai pas autant de culture que vous. Pourriez-vous s’il-vous-plaît préciser certains détails?
Par exemple, vous dites: « Jamais la règlementation financière et économique n’a été aussi faible. »
Pourriez-vous donner des exemples de règles qui ont été abandonnées? Personnellement, je croyais que les règles et les lois s’accumulaient avec le temps. De quelle façon les règles et les lois sont-elles abandonnées? Y a-t-il une date de péremption des lois ou doit-on spécifiquement voter pour l’élimination des lois?
Et comment le peuple ordinaire peut-il se tenir au courant des déréglementations? Il me semble que c’est un aspect extrêmement important de la démocratie que de connaître l’évolution des lois et règlements…
J’aurais bien d’autres questions pour vous, mais ça attendra.
Et si quelqu’un d’autre veut répondre à la place de M lemarin, qu’il ne se gêne pas!
Vous avez raison. Le socialisme ou étatisme québécois est mort. C’est un modèle à la veille de s’effondrer. Les Québécois se font laver le cerveau depuis 1960 par les gauchistes libéraux et péquistes. Nous avons une dette de 223 milliards (5e État le plus endette au monde après la Grèce). Nous sommes au service de l’État. L’esclavage n’est pas loin.Je suis membre du Parti conservateur au fédéral et de l’ADQ au provincial. Pourtant je suis indépendandiste ! Mais jamais je ne voudrai d’un pays du Québec gouverné par des gauchistes alliés aux syndicaleux. Une note: un récent sondage nous apprenait que 60 % des Québécois étaient en faveur de la peine de mort. Le mythe du Québécois à gauche doit être déboulonné.Si nous avions des médias moins gauchistes, le droite pourrait s’exprimer et balayer les vieux partis. En attendant, je salue le nouveau regroupement de droite.
Mme Jeanne:
Pour un cas canadien, on peut penser à la déréglementation du marché de l’électricité, qui s’est soldée par un échec retentissant, comme en Californie d’ailleurs.
Aux États-Unis, il y a eu toute une vague de déréglementation depuis les années 70. On a mis la hache dans des lois provenant des années 30, comme la loi Glass-Steagal (abolie en 99) qui limitait les activités des banques. On a également aboli une série de réglements sur les produits dérivés ou sur les taux de capitalisation des banques. Une des actions les plus connues de cette tendance a été annoncée par une pile de règles coupées à la tronçonneuse: http://bit.ly/aZg4Gn
Mais ce qui s’est surtout produit au cours de 30 dernières années c’est qu’on a renoncé à créer de nouvelles règles à mesure que les marchés se développaient. On a développé une foi inébranlable en les marchés, qui devaient se corriger d’eux-mêmes. Sans même parler de fraude, ça nous a donné les PCAA, les hypothèques à risque et des marchés financiers de plus en plus opaques et complexes. J’en sais quelque chose, c’est mon travail.
Bonjour M. Facal.
Votre texte, comme celui de bien des tenants de la « droite », semble poser le débat « gauche-droite » en des termes presque strictement temporels. Pour plusieurs, Social-démocratie = Révolution tranquille = 1960, et « Lucidité » = Droite = 2010. Comme s’il s’agissait d’un débat entre deux époques. Comme si les idées sociales-démocrates étaient figées dans le temps et que le discours n’avait pas bougé d’un cran depuis l’élection de Jean Lesage…
Il s’agit d’une stratégie un peu mesquine que de cloisonner les idées « sociales-démocrates » dans un espace temps, histoire de faire passer le tout comme un discours dépassé.
Comme vous le dites, les idées de droite ont toujours été présentes. Est-il réellement davantage écouté ? J’en doute. Le RLQ n’est absolument pas la première tentative visant à donner un plus grand « exposure » à ce discours. Et si les essais précédent ont échoués, que ces idées de droite n’ont pas su convaincre les québécois suffisamment pour se transformer ultimement en votes pour des partis de droite, c’est peut-être simplement que ce discours est également dépassé. Ramenons le débat en 2010 et cessons, s’il-vous-plait, de constamment utiliser « Révolution tranquille » et « sociale-démocratie » comme des synonymes afin de donner des airs de modernité au discours de droite.
Chers Gilles et Lemarin,
Prenez donc une grande respiration et une petite camomille pour vous calmer…
Si vous lisez mon texte dans le calme (je vous fais la fleur de penser que vous en êtes encore capables)vous verrez que mon but n’est pas de louanger les gens à l’origine de cette initiative, mais D’EXPLIQUER pourquoi elle survient maintenant. COMPRENDRE avant de grimper aux rideaux…Ça demande évidemment un minimum de maîtrise de soi.
Que cela me plaise ou pas, vous plaise ou pas est une autre paire de manches. Où ai-je dit que tout était mauvais dans ce qui a été fait ici depuis 40 ans ? En fait, je dis exactement le contraire…mais pour cela, il faudrait que vous redescendiez un peu de vos rideaux.
Quant aux remarques (de Gilles) sur les jeunes d’aujourd’hui, qui seraient dépourvus de reconnaissance,etc., je me demande comment vous réagissiez quand vous entendiez cela à l’endroit de votre génération il y a quelques décennies…car c’est toujours comme ça.
Lemarin, lui, me reproche d’encourager la division du vote (?!) N’importe quoi, absolument n’importe quoi. Ces gens disent qu’ils ne VEULENT PAS lancer un parti. Où allez-vous avec vos skis ? C’est une drôle de conception de la démocratie que de vouloir seulement que circulent NOS idées, non ?
Et qui prétend que le discours de ces gens est nouveau ? Je dis même CLAIREMENT qu’il ne l’est pas, c’est seulement qu’il est aujourd’hui davantage écouté, sans doute parce qu’il y a de plus en plus de gens TRÈS TRÈS agacés par des attitudes comme celles-là.
Enfin, cher JWPL, allez voir un peu les réflexions en cours chez les sociaux-démocrates européens et comparaissez cela à celles d’ici. Vous me direz ensuite qui est en avance…
D’accord cher Joseph : Aoum……. Aoum………
Je préfère la Valériane à la Camomille si vous permettez.
Ce que je dis, c’est que l’on entennd très souvent et en divers milieux, dire que les jeunes d’aujourd’hui ne se sentent pas concernés par les débats qui ont eu cours depuis plusieurs décennies.
Vous allez quand même pas dire que c’est un argument qui justifie en soi, qu’on jette par dessus bord tout le cheminement sociétal qui a été parcouru depuis des décennies.
Hier soir j’ai écouté l’émission Enquête animée par Christopher Hall sur la chaîne Historia, l’émission qui portait sur Jacques Pariseau.
Je met au défi n’importe qui d’écouter avec attention ce qui a été mis en lumière dans cette émission et de conclure que ces batailles n’étaient pas vitales et nécessaires pour notre collectivité. Et ça a produit le fait que le Québec s’est doté par la force de sa cohésion, formellement contre le racisme déclaré des ténors anglos de l’époque, du président du Canadien National à Judy Lamarsh ministre fédérale le syndicat financier des Bank etc, d’institutions qui font justement aujourd’hui la force du Québec. La Caisse de dépôt, Hydro, la régie des Rentes,etc.
Ces jeunes d’aujourd’hui dont on se réclame, pour dire qu’ils sont prêts à jeter ça par dessus bord qui déclarent péremptoirement que tout ça n’a aucune importance, que c’est dépassé, que c’est ringard, pensez-vous qu’ils soient vraiment conscient de tous ces faits? Penses-vous qu’ils se prononcent en toute connaissance de cause ? Ce n’est pas l’impression que j’ai. Mais c’est l’ambiance qui s’installe et dans laquelle nous baignons.
C’est un capital dont nous disposons Joseph, et je ne crois pas que c’est en bradant nos institutions que l’on construit le Québec de demain. Or, on peut tous constater que l’essentiel des idées dites de droite qui montent, s’appuient précisément sur la dénégation de la valeur des gestes posés dans le cours de notre histoire, au profit de nouveaux lendemains qui chantent quand on se sera débarassé des reliques du passé…
Je conviens que certaines de nos institutions puissent voire doivent être réformées. Et je suis prêt à admettre la part d’enchantement qui se trouve dans le récit de la Révolution tranquille. Mais j’en reconnais les fruits et je les vénères. Tous nous en profitons, même sans le savoir.
Mais j’ai entendu aussi maintes fois et encore récemment, des propos tenus sur les ondes par des professeurs «émérites» rattachés à l’Institut économique de Montréal, et j’ai lu des textes écrits par notamment une jeune oie rattachée à cette même institution, dont j’avoue que la subtilité m’échappe…
En tout respect et en toute amitié Joseph, montrez moi que j’ai tort… Je suis capable de l’admettre.
Dites-moi, qui prend vraiment au sérieux ceux qui disent que tout a été mal fait depuis 40 ans ? Cela dit, ne blâmons pas les jeunes de ne pas être très sensibles à des combats qui furent livrés par leurs grands-parents. Jusqu’à un certain point, c’est un peu normal, non ? Je conçois cependant que c’est parfois un peu dur à encaisser.
Je suis d’accord avec le texte de monsieur Facal. Quand je vois ce que nos gouvernments, PLQ et PQ, ont fait de l’éducation et de la santé, je n’ai pas le goût de débattre de la gauche ou de la droite. Je me dis qu’il est urgent que d’autres idées apparaissent sur la place publique. L’incompétence à résoudre les problèmes est bien démontrée par nos deux partis poliques, Libéraux et Péquistes.
M. Facal,
J’ai été peut-être un peu fort avec l’argument sur la division du vote. Pour le reste je m’en tiens à ce que j’ai dit. Je n’ai absolument pas peur de vos idées et je ne cherche pas à les museler. Je veux simplement en débattre directement avec vous. Je vous respecte et je ne crois pas vous avoir insulté. Je ne peux toutefois pas m’empêcher de déplorer que vous cautionniez un groupe aux idées aussi étroites et prônant un programme que je juge réductionniste (pas dans le sens de réduction de l’État).
Le sens de mon propos est que nous sommes d’ores et déjà en train de démanteler le « modèle » québécois. Nous le faisons depuis près de 30 ans et depuis 15 ans assez intensivement. Ce que vous proposez c’est d’accélérer le processus de libéralisation, pas de rompre avec une tendance sociale-démocrate. Il n’y a en effet rien de révolutionnaire dans ce que vous proposez, c’est tout droit tiré de l’idéologie au pouvoir depuis 30 ans. Ce que je vous dis c’est que les soi-disant bienfaits de votre approche sont très discutables du point de vue économique, sans même parler de leur impact social. Les véritables orphelins sont ceux qui ne se rendent bien compte que ce qu’on leur dit depuis 30 ans sur la création de la richesse ne bénéficie qu’à une infime proportion de la population (moins de 10% selon la plupart des études).
Avant que vous ne me traitiez de gauchiste radical sachez que j’ai fait l’école de commerce, que je travaille dans la haute finance, que je n’ai absolument rien contre le monde des affaires ou l’argent en tant que tel. J’ai vécu la crise économique d’un terminal Bloomberg. Ce que je constate c’est que le diagnostic de la droite économique n’a pas changé un iota depuis cette crise, il s’est à vrai dire radicalisé. En vous associant au mouvement libertarien vous participez à cette radicalisation, ce que je déplore. La dernière chose dont le Québec a besoin c’est d’encore plus de polarisation, qui ne saurait que nuire à la défense de nos intérêts nationaux.
Vous dites «ne blâmons pas les jeunes de ne pas être très sensibles à des combats qui furent livrés par leurs grands-parents». L’enseignement de l’histoire n’a t-il pas été négligé depuis 40 ans, y compris par les gouvernements du PQ? Je ne vous le reproche pas personnellement mais c’est ce qu’on dit constamment depuis des années.
Remarquez que je ne sais pas si cela changerais grand chose : regardez on enseigne toujours le français et c’est rendu que les futurs enseignants trichent pour être admis à enseigner.
Juste en éducation, il y a un énorme chantier à mettre en œuvre et, espérons-le, par des gens plus sérieux que ceux qui dirigent et orientent le MEQ/MELS actuellement. Et que cela soit fait en douceur pour une fois. Tout n’est pas à jeter. Quoique dans le cas de l’éducation et du MELS… peut-être…
Pour ce qu est de la gauche et de la droite c’est un peu la même chose dès qu’on oublie que la gauche et la droite ce sont tout d’abord des directions et non des fins en soit, et ne parlons pas des extrémistes, ils font assez de torts qu’ils se discréditent. Sinon on succombe aux idéologies et aux dogmes.
Ce qui a été fascinant durant la dite révolution tranquille (sans entrer dans les détails) c’est que cela à commencé justement par une remise en question des idéologies et des dogmes. Par une libération des esprits en somme.
Malheureusement les esprits se sont refermés trop tôt, les idées se sont figées, les idéologies sont revenues en force, inévitablement car derrières elles se cachent les intérêts, les intérêts qui sont d’autant plus fort qu’on fait semblant de ne pas les voir. De gauche ou de droite, c’est le même mal.
« Cet immense décalage entre la réalité vécue par nos concitoyens, la politique partisane et les discours corporatistes crée un espace pour les gens porteurs d’un autre message. Le discours n’est pas nouveau, il est juste davantage écouté.« J. Facal
Et pour avoir dit cela les gauchistes de salon lui tombent dessus comme s’il s’agissait d’un Ghengis Khan de la droite ultra libertaire. Ils démontrent clairement, par leur réactions excessives, jusqu’où l’immobilisme et le corporatisme sont ancrés dans les moeurs politiques du Québec.
Bravo M. Facal pour votre courage et votre clairvoyance.
M. Facal,
Vous avez tenté d’expliquer ce phénomène, pas de le justifier.
Par contre, certains de vos propos semblaient sympathiques au RLQ, ce qui est correct.
Votre chronique a le mérite de susciter un débat qui doit être fait.
Mais votre réaction quelque peu épidermique aux propos de certains blogueurs m’a étonné. Que voulez-vous ? Vous m’avez habitué à plus de flegme. M’enfin.
Je ne crois pas toutefois que ce RLQ ira bien loin
Cher Lemarin,
Selon vous, nous démantèlerions le modèle social d’ici depuis 30 ans, puis en plus accéléré depuis 15 ans ?
Mais où étais-je depuis 30 ans ? Je n’ai rien vu de cela. Mais de quoi parlez-vous exactement ?
Évidemment, si pour vous, le SPQ libre, Québec solidaire, Léo-Paul Lauzon et ceux qui pensent un peu comme ça sont des références politiques sérieuses…alors là, tout s’explique.
Salut Victor…
On dit que l’excessif est ce qui dépasse la mesure.
«les gauchistes de salon»
«Ghengis Khan de la droite ultra libertaire»
«réactions excessives»
Ah ouais!
Beaucoup de sucre dans votre café Victor ce matin. C’est pas un peu excessif?
Il y a me semble-t-il une différence entre une discussion animée, et une autre pleine d’animosité vous pensez pas?
Je ne vois rien dans nos propos, ni de la part de Joseph ni des autres, m’incluant, qui soit excessif. Tranché peut-être mais excessif, n’est-ce pas excessif d’affirmer cela…?
Et même je dirais qu’il flotte dans ce blogue d’une façon générale, une certaine forme de «camaraderie» et de respect qu’on ne trouve pas ailleurs.
Peut-être que vous avez raison. Mais en toute sincérité je pense que vous vous trompez.
M.Facal,
Je n’ai pas vu non plus le modèle de développement québécois être démantelé depui 30 ans.
Par contre,les discours du SPQ Libre, de Québec solidaire et de Lauzon valent bien ceux de l’Institut économique de Montréal et autres Fraser.
Je pense q
ne vous sentez pas trop visé M. Tremblay, par contre je vous invite à relire les propos de lemarin
C’est qu’au Québec on donne plus facilement une tribune aux Lauzon, SPQ, Amir Khadir etc et on diabolise l’IEM trop facilement sans jamais débattre de ses idées.
Ce que M. Facal annonce, c’est que la droite a elle aussi droit de se faire entendre autant que la gauche.
Bon on me traite de sale gauchiste à la Léo-Paul Lauzon et Québec Solidaire maintenant. C’est à croire que la droite économique se sent persécutée par des personnages tout à fait marginaux dans le paysage médiatique. Leur présence médiatique est sensiblement la même sinon moindre que celle de ces radicaux libertariens. Je ne les prends pas plus au sérieux que je prends l’IEDM au sérieux. Les deux représentent des intérêts étroits et ne laissent aucune place au dialogue. Leurs conclusions sont écrites d’avance dans les deux cas, tout comme votre conclusion que je suis un gogauchiste. Rien dans mes propos ne le justifie, je crois seulement qu’il y a une place pour le privé dans l’économie, mais une pour l’État également.
Des faits: Au Canada, de 1995 à 2008, les dépenses gouvernementales sont passées de 48,5% du PIB à 39,7% (http://bit.ly/c8WGxQ). Ce n’est peut-être pas un démantèlement en règle, mais c’est une nette régression. Les dépenses du Fédéral sont maintenant les plus basses proportionnellement depuis Diefenbaker (http://bit.ly/d0qBYm). Alors ne me faites pas croire que j’invente des histoires.
Au Québec, à l’exception des garderies à 5$ (j’ai d’ailleurs des réserves vis-à-vis ce programme), nommez-moi un seul programme social d’envergure (nécessitant d’importantes dépenses) créé de mon vivant, soit les 25 dernières années. Il y a eu de l’interventionnisme déplacé, des réformes mal conçues, des crédits d’impôts aux entreprises, etc. Mais pas de programmes sociaux: on a coupé ou laissé stagner les dépenses en éducation et en santé, coupé dans le BS, la DPJ, etc. Au mieux, on a fait couler un peu de béton.
Si vous êtes intéressés par la progression fulgurante des revenus du 1% des plus riches, allez voir Emmanuel Saez (prix John Bates Clark): http://bit.ly/c89szr . De grâce, ne me dites pas que je suis mal informé.
À la place on commence à faire monter les frais de l’ensemble des services gouvernementaux sans faire sensiblement diminuer le fardeau fiscal de la moyenne des gens. En plus, on voit bien à quel point notre gouvernement actuel ne dépense pas l’argent des contribuables dans leur intérêt. C’est ça qui nous rend tous fous de rage. Nous avons besoin d’un gouvernement intègre et responsable plus que tout autre chose.
M. Facal,
Je suis entièrement d’accord avec vous pour ce qui est de la différence entre les questionnements auxquels se portent les sociaux-démocrates européens (particulièrement en Scandinavie) et les québécois réclamés sociaux-démocrates. Je suis un peu mal à l’aise avec le terme « en avance », mais bon, c’est un autre débat !
Par votre commentaire vous rejoignez un peu le miens. Est-ce possible d’avoir une pensée sociale-démocrate, héritière de la Révolution tranquille, oui, mais qui sait également s’en distancer, sans pour autant embrasser les idées généralement véhiculées par les acteurs derrière la formation du RLQ ? Bref, il existe un discours de « gauche » autre que celui des syndicats et des défendeurs à-tout-prix de l’héritage des années 60-70. Ce pourquoi il serait important, un jour, de faire référence aux idées sociales-démocrates indépendamment des événements de la Révolution tranquille.
Les défendeurs du statu quo n’ont pas (ou plutôt, ne devraient pas avoir) le monopole du discours qui se situe à gauche du RLQ sur le cadran politique… Bref, sortons les idéaux sociaux-démocrates de la Révolution tranquille sans pour autant en renier ses valeurs !
En sortant du mythe, on pourra peut-être rejoindre le niveau de pragmatisme des sociaux-démocrates européens.
Jean-William Laliberté
J’ai lu et relu les poropos de lemarin, M. Beauchesne. Je les ai trouvé plein de bon sens et assez nuancé.Étonnant pour un homme qui travaille dans la haute finance.
Je ne suis pas de la gauche car pour la libre entreprise. Mais je peux quand même remettre en question ces tenant de la droite tout azimut.
Dernière petite observation M. Facal: pour un homme qui vient tout juste de faire paraître un plaidoyer pour la souveraineté, il est tout à fait étonnant que vous n’ayez pas noté la flagrante réappropriation de l’expression <>. Je ne crois pas que ce soit une coïncidence.
l’expression « Québec libre »
Bonjour monsieur Facal,
Le fait que j’ai l’impression que ce débat va-au-délà de la «gauche» ou de la «droite» comme vous l’avez vu dans divers systèmes politiques en Europe. Personnellement, je ne crois absolument plus au concept de «gauche» et «droite» qui date du 18ème siècle, tout comme le fait que j’ai une méfiance envers les socialistes peu importe qu’ils soient de «gauche» ou de «droite». Oh oui, ceci va probablement me faire probablement m’attirer toutes les insultes ici, mais je suis un «méchant» libertarien sauf que j’ai beaucoup plus de respect pour vous pour votre franchise que beaucoup de gens dans la classe politique.
Pour revenir à cela, je comprends visiblement que certaines personnes sont incapables de comprendre qu’il doit absolument y avoir une diversité d’opinions dans une société donnée pour assurer son plein épanouissement. Depuis plusieurs années, on voit un certain consensus au Québec qui est celui de vouloir utiliser un état franchement centralisateur comme source et solution de tous les problèmes et cela de voir des gens qui font critiquer n’importe qui ou n’importe quel groupe qui ne va pas selon ce «pattern».
D’une manière pratique cela donne au fait que l’état Québécois est franchement centralisé au maximum (tant au niveau de l’éducation que la santé) et cela avec le fait que beaucoup de gens sont incapables de comprendre la différence entre le libre marché ou le corporatiste, où que l’état subventionne carrément tout ce qui bouge et n’importe qui peut faire du lobbying (et j’exagère à peine). Tout comme le fait que chaque programme se doit d’être sous une notion d’être mur-à-mur. Or, vous notez bien aussi que beaucoup de pays d’Europe occidentale ont libéralisé des domaines qui seraient considérés comme «intouchables» au Québec comme le commerce de l’alcool ou le transports en commun, avec aussi le fait qu’on pourrait aussi libéraliser les drogues et la prostitution.
Un élément qui revient beaucoup est le fait fallacieux d’associer le «libre marché» et la crise financière. Or, si on regarde le fait des organismes étatiques comme Fannie Mae et Freddie Mac, on voit en effet (et cela avec de concert avec la Fed et certaines lois qui ont des conséquences inattendues) que le fait que l’état garantissaient les prêts ont en quelque sorte amené une déresponsabilisation des banques. Reste aussi qu’on pourrait ajouter la banque centrale comme pyromane comme responsable de la crise.
Sur ce, je dois dire une chose qui va peut-être vous choquer, le fait de vouloir mettre la «liberté» va en effet contre de l’usurpation de ce terme par des gens qui veulent une indépendance étatique tout en étant peu clairs sur une de liberté individuelle, d’un refus total d’un état jacobin et dirigiste et aussi même de décentralisation comme dans le modèle Suisse. En fait, je dois dire que le problème vient que lorsque le nationalisme, et celui particulièrement qui va peu à peu vers le fait que l’individu devient peu à peu un corolaire de la nation au nom des intérêts suprêmes de la nation. Or, il est ironique que dans cette mesure de nationalisme, Trudeau et Parizeau avaient une vision identique, sauf le lieu de la capitale nationale. Malgré que Trudeau était le grand ennemi des nationalistes Québécois, les deux étaient carrément identiques à`mon avis!
Soit dit, je veux absolument partager cet article explicatif sur les réelles causes de la crise de l’électricité en Californie. On réalise du fait que c’est beaucoup moins simple en profondeur qu’un simple échec d’un pseudo-libre marché comme certaines personnes mentionnent.
http://minarchiste.wordpress.com/2009/10/16/la-crise-de-lelectricite-californienne-de-2000-2001-lechec-du-marche/
@ M. Gilles
Je ne vous connais pas personnellement, et c’est très bien ainsi. Vos commentaires ringards et insignifiants sur la jeunesse puent la gérontocratie à plein nez. Quand votre génération a fait tomber les structures basées sur l’Église, qui tenait le Québec par le porte-monnaie, il y a une quantité innombrable de gens qui serait montée sur leurs grands chevaux (ou dans les rideaux) pour vous traiter « d’insensible et d’ignorants ». Vous, vous faites la même chose. Vous êtes un vieux (je suppose) complètement braqué sur vos « gains » du passé et attendez l’appel pour le dernier train.
Et bien pendant que vous souhaitez que les jeunes vous foutes la paix et payent les impôts de vos visites chez le médecin, certains jeunes font l’inverse et se questionnent, s’énervent même un peu. S’énervent de payer pour des dettes, pour un maison qui est payée à 32% (la dette du Québec équivaut à 68% du PIB) pour une partie d’inutilités et des vaches sacrées qui font plus de fumier que de lait.
Si la privatisation vous fait peur, et bien pas moi. Je veux le savoir. Prouvez moi que c’est mauvais, je serai contre, prouvez moi que c’est bon, je serai pour. Au lieu d’user de vocabulaire de dompteur de caniche pour traiter les jeunes qui se font varloper dans un système qui se fout (la politique du blogue m’empêche d’user du mot unique qui convient ici) d’eux, qui réoriente des budgets d’une école secondaire vers des hôpitaux inefficaces, user donc de vos derniers jours pour améliorer le sort des autres en réfléchissant et en vous joignant à ces jeunes qui se questionnent.
Lorsque j’entends (ou je lis) des vieux croulants traiter les jeunes de tous les noms sans donner la moindre explication de leurs points de vue, ni respecter le fait même que les jeunes, eux, commencent ce que vous avez peut-être fait, soit, se construire une société, je me dis que les jeunes ont probablement raison de fuir les idées bloquées dans le temps de structures quasi-soviétiques que quelques vieux défendent sans aucune structure intellectuelle autre qu’en usant d’épithète insultantes.
M. Vaillancourt, je ne suis pas un apôtre du statu quo non plus. Il faut être aveugle pour ne pas voir de distorsions dans les systèmes de santé et d’éducation. Rien dans ce que je dis n’empêche une refonte des commissions scolaires, ou une décentralisation du système de santé. Ce que je dis c’est qu’on ne peut pas honnêtement blâmer les syndicats et l’État pour tous les problèmes de notre économie.
Bon pour Fannie et Freddie maintenant, vraiment une belle excuse encore une fois. Voyons ce que l’enquête officielle a dit: http://economix.blogs.nytimes.com/2010/08/26/an-autopsy-of-fannie-mae-and-freddie-mac/
La vérité c’est que c’est la partie non-réglementée qui a fait la différence.
Le marché de l’électricité (et du gaz) en Californie, c’est l’autre gigantesque scandale de Enron, un marché manipulé à l’excès: http://www.ferc.gov/industries/electric/indus-act/wec/enron/summary-findings.pdf
Évidemment, on peut toujours dire que ça aurait été mieux si le marché avait été encore plus libre, mais on disait la même chose du communisme.
Finalement, je trouve que s’approprier le concept de Liberté à des fins essentiellement matérialistes démontre une conception très étroite de celle-ci. La seule mention détaillée de « liberté individuelle » et du « droit de choisir » c’est un soutien au nouveau réseau SunTV News et une invitation à « défier l’ordre médiatique ». Je m’attendrais à plus d’un groupe qui se réclame de la « liberté ». Les Québécois savent ce que veut dire « Québec libre » et c’est beaucoup plus que ça.
Qu’on me propose quelque chose à me mettre sous la dent et je verrai. Je ne vois pas personne se faire museler ici, les idées de droite comme de gauche circulent mieux que jamais à mon avis, notamment sur Internet. Personne ne m’émeuvera en me disant que les idées de droite ne sont pas d’ores et déjà bien répandues et mises en pratique au Québec. Puis-je vous rappeler que nous avons vécu presque la totalité des 15 dernières années sous la gouverne de deux anciens ministres conservateurs?
Personnellement, je me considère comme faisant partie de l’école Autrichienne d’économie (ok, vous allez probablement que c’est une théorie de «crackpot»), donc autant dire que la logique de cette crise vient autant du crédit facile que de certaines lois qui étaient très difficiles à refuser un prêt. Vous allez probablement me citer du Krugman ou de Stiglitz, tout en ne réalisant pas que beaucoup de gens ont sous-estimé le pouvoir des organismes étatiques comme Fannie Mae, Freddie Mac ou la Fed lorsque tout allait bien. En fait, en ce moment, je suppose qu’on commence à réaliser que les plans de relance nous font amener à la situation comme au Japon au cours des 20 dernières années.
«Puis-je vous rappeler que nous avons vécu presque la totalité des 15 dernières années sous la gouverne de deux anciens ministres conservateurs?»
À part le libre échange et une décentralisation de pouvoirs, trouvez-moi quelque chose que le PC sous Mulroney a fait différemment des Libéraux.
Je ne considère pas le PC (du moins avant la fusion) comme un parti «conservateur» même que dans les Maritimes le PC était plus à «gauche» économiquement que les Libéraux. À vrai dire, si on considère 95% des décisions du PLQ sous Charest autant dire que celles-ci n’ont absolument rien de «conservatrices» sinon que l’on nous sert la même chose depuis 30 ans autant au PQ qu’au PLQ lorsque c’est un mélange de corporatisme et de socialisme.
Est-ce que c’est vraiment «conservateur» de financer les programmes in-vitro ou bien de subventionner tel ou tel groupe dont les péquistes et les libéraux sont pareils à ce sujet pour financer divers organismes corporatistes ou le Québec Inc? Ou d’avoir des politiques dont le Québec n’a même pas les moyens d’avoir tout en faisant certains programmes comme le gel des frais de scolarité (sous Bouchard) dont leur seul but était d’acheter des clientèles.
«Finalement, je trouve que s’approprier le concept de Liberté à des fins essentiellement matérialistes démontre une conception très étroite de celle-ci. La seule mention détaillée de « liberté individuelle » et du « droit de choisir » c’est un soutien au nouveau réseau SunTV News et une invitation à « défier l’ordre médiatique ». Je m’attendrais à plus d’un groupe qui se réclame de la « liberté ». Les Québécois savent ce que veut dire « Québec libre » et c’est beaucoup plus que ça.»
À mon avis, le problème vient que la notion du «Québec Libre» est carrément un faux prémisse.
Or, pour moi, le pacte de fer du mouvement indépendantiste au mouvement nationaliste et corporatiste Québécois (comme avec les centrales syndicales qui sont carrément un état dans l’état) est force de comprendre que la question nationale est uniquement vue en fonction des bienfaits de la nation, quitte à que cela donne un aspect collectiviste (pour ne pas dire constructiviste) à la société. Cela peut sembler étrange en disant cela, mais le problème vient que pour moi, nombre d’indépendantistes Québécois veulent en fait faire carrément une indépendance à l’Africaine qui est celle que cela ne serait pas nécessairement porteur de plus de libertés pour le commun des mortels. Or, si tu fais l’indépendance d’un état uniquement pour avoir le même état centralisateur, dirigiste et jacobin tout en ayant un discours nationaliste qui frise parfois la démagogie avec une logique teintée d’un certain mysticisme qui est parfois peu rationnel en son sens, autant dire que cela veut pas grand chose.
En fait, Martin Masse qui a écrit un livre sur la question nationale d’un point de vue libéral classique vers 1994 a été rapidement contraint à comprendre que le projet indépendantiste actuel n’est aucunement porteur de plus de libertés. Pour montrer l’ironie du sort, tout ce qui ne fonctionne pas au gouvernement fédéral (registre des armes de chasse, CRTC), on voit un type du PQ qui veut simplement le retourner à sa «nation».
http://www.quebecoislibre.org/DIR230895.htm
Pour moi, la liberté c’est d’abord d’être maître chez soi, y compris du fait que tout comportement qui ne nuit à autrui devrait être décriminalisé, tout le fait qu’on devrait avoir un état limité et décentralisé au maximum. Si c’est matérialiste d’être pour la légalisation des drogues, la non-violence ou la réduction des forces armées, je vous recommande de lire sur la théorie libertarienne quitte à ce qu’il s’agit d’une théorie très ouverte pour se faire une idée politique hors des théories statiques. Soit dit, le problème avec les opposants de Sun TV, c’est qu’ils ne réalisent pas qu’ils sont très contradictoires en ne réalisant pas que la liberté d’expression n’est pas une rue à sens unique mais bien un carrefour d’opinion.
Sur ce M. Facal, je me demande, d’un point de vue politique et cela hors de la question nationale, êtes-vous davantage un social-démocrate «lucide» à la Tony Blair ou bien un libéral dans le sens Européen?
«Je ne vous connais pas personnellement, et c’est très bien ainsi. Vos commentaires ringards et insignifiants sur la jeunesse puent la gérontocratie à plein nez.» écrit Sébastien rodrigue Privé.
je retire mon avant dernier paragraphe du 7 septembre à 11h 39.
je dois être naïf en plus d’être puant ringard et gérontocrate…
« Ces jeunes d’aujourd’hui dont on se réclame, pour dire qu’ils sont prêts à jeter ça par dessus bord qui déclarent péremptoirement que tout ça n’a aucune importance, que c’est dépassé, que c’est ringard, pensez-vous qu’ils soient vraiment conscient de tous ces faits? Penses-vous qu’ils se prononcent en toute connaissance de cause ? Ce n’est pas l’impression que j’ai. Mais c’est l’ambiance qui s’installe et dans laquelle nous baignons.« Gilles
Mais que Sebastien a dont raison de vous semoncer !
La révolution tranquille, que vous semblez béatifier dans tous ces aspects, a fait exactement ce que vous reprochez aux jeunes d’aujourd’hui, c-à-d jeter par dessus bord l’ancien régime et cela dans un très court laps de temps.
Je voudrais signaler à un nouveau venu sur ce blogue (M. Sébastien rodrigue Privé ) que les insultes et les attaques personnelles ne sont guère de mise ici. Elle n’apportent rien et en plus elles ne sont pas très conviviales.
Par contre, j’ai bien apprécié vos propos sur les jeunes. Je trouve qu’ils ne sont ni pires ni mieux que les jeunes des générations précédentes.
À M. Vaillancourt,
Bien d’accord avec vous que les grands syndicats sont un «état dans l’état». Sauf que les grandes entreprises le sont également. À ne pas oublier.
=> Sebastien Rodrigue-Prive
Il est bien vieux ce jeune homme. Il me rappelle les gauchistes des années 1980 (environ, car ils n’ont pas tant changé que cela) mais sous la forme droitiste ou ‘âgiste’, mais sûrement victimaire (les médias et leur pop psycho à 30¢ ont bien travaillé).
« … les jeunes qui se font varloper… ». Ce ne sont pas les jeunes qui se font varlopés quand cela va mal (peu importe la cause), c’est toujours ceux qui ont le moins de moyens de se défendre. Quand les papetières ont fermées massivement dans la région de Trois Rivières, ce sont des hommes dans la cinquantaine, pour une grande part, qui ont perdus leur emploi, et souvent leur maison, avec peu de possibilités d’en trouver un autre avec toutes les conséquences qui s’en suivent. Et ce sont les syndiqués jeunes et vieux de la fonction publique qui ont refusés de se solidariser avec eux, même si les syndiqués du privé avaient débrayé massivement à travers tout le Québec pour protester contre l’emprisonnement des chefs syndicaux (ceux-ci étaient bien content d’avoir contraint le gouvernement à le faire) suite aux grèves illégales du premier front commun.
Comme quoi rien n’est simple, sauf aux extrêmes!
Bonjour Monsieur Facal,
Les partis de la gauche ont été élus suite à leurs programmes électoraux comprenant des mesures significatives pour le bien-être des gens. Les valeurs à la base de ces systèmes ou programmes qui ont été implantés gravitent autour des besoins des gens, et plus particulièrement pour les plus démunis dans la société. Il ne faut pas être surpris que ces mesures les aient aidés à prendre et à reprendre le pouvoir.
Tout le monde est d’accord pour que les besoins des gens visés dans ces programmes soient rencontrés le plus possible, mais un grand nombre n’aime pas l’idée que la société paie pour tout le monde.
Alors, pour les gouvernements de la gauche, leur mission est d’identifier les besoins des gens et d’en prendre la responsabilité. Le meilleur exemple que je peux donner, c’est cette situation dans l’ancien temps où une personne qui ne pouvait se trouver du travail (à cause de ses limites) acceptait de travailler chez un particulier comme aide familiale pour une rémunération dont la majeure partie consistait dans le logé/nourri. La gauche, pour répondre au besoin de ces gens démunis a inventé l’aide-sociale. Toujours dans l’ancien temps, beaucoup de gens s’impliquaient dans les loisirs, exemple l’entretien de la patinoire du quartier. La gauche a vu à ce que ce soit des travailleurs rémunérés qui assument ces tâches. Les gens payaient le médecin, la gauche a conçu un programme pour ça.
Ça a commencé pour aider l’orphelin, la veuve, le chômeur, le malade, l’accidenté, et ça continue avec des sous-catégories.
Ainsi, maintenant, on ne prépare pas le déjeuner pour notre enfant, le système veut qu’il déjeune à l’école, y a des responsables pour ça. La jeune étudiante sort tard le soir, elle “tombe” enceinte, pas de problème, des instances ont vu à faire construire des maisons à logement spécifiquement pour elles. Logement avec téléphone, le câble etc. Et on organise même des cours spéciaux pour que ces étudiantes puissent terminer leur secondaire. On paie même la gardienne et le taxi. On aidera même dans la reproduction assistée. Madame nature ne veut pas la fécondation dans certaines circonstances? Nous avons des spécialistes qui sauront contourner le problème. Des problèmes congénitaux ? nous avons des budgets pour ça.
Pourquoi des gens n’aimeraient pas l’idée de ces programmes sociaux ? Ne sont-ils pas avantageux pour les gens qui en bénéficient ?
Est-ce que l’argent manque ? De plus, n’est-ce pas une façon de créer de l’emploi ?
Au départ, tous les pays démocratiques ne sont pas tous sur le bord de la faillite; par contre un certain consensus a été admis par les différents économistes dans le monde.
«Tous les pays démocratiques qui ont un fort déficit ont le même symptôme, des politiciens qui ont surendetté l’État pour gagner la faveur populaire et satisfaire les groupes d’intérêts, sans voir les conséquences économiques à moyen long terme.»
Qui sont-ils : les PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce et l’Espagne), tous proches, la France, l’Angleterre, les États-Unis, par contre d’autres pays s’en sortent bien, les pays nordiques de l’Europe tels que la Suède, la Finlande, l’Allemagne s’en sortent bien aussi, car tous ont eu de la rigueur budgétaire.
Quand vous créez un déficit, ce n’est que de l’impôt reporté.
Le Québec malheureusement fait partie des pays qui ont sérieusement manqué de rigueur budgétaire.
Voici certains constats :
Nous sommes en déficit structurel depuis plus de onze ans (en éliminant les magouilles comptables), ce qui veut dire qu’on dépense plus que les revenus, nous avons cumulé une dette publique de 220 milliards pour seulement 7,8 millions d’habitants.
Nous avons dépensé plus de 228 milliards de services qu’on n’avait pas les moyens (100 milliards de mauvaises dettes et 128 milliards de péréquations depuis 28 ans).
Nous avons un déficit actuariel de plus de 83 milliards juste pour les fonds de pension de la fonction publique, ce qui veut dire qu’il nous manque plus de 83 milliards pour satisfaire des promesses insoutenables économiquement. Imaginez, on n’est même pas capable de payer les comptes courants sans faire de déficit, imaginez une telle facture.
Nous avons le deuxième plus important problème démographique au monde, nous sommes 24 ans en avance par rapport à l’Europe, en 2026, dans moins de 16 ans, nous serons 2 travailleurs par retraité, on n’arrive même pas à équilibrer les budgets avec 4 travailleurs, imaginez avec 2 travailleurs, pour l’OCDE leur creux démographique sera en 2050.
Nous sommes en déficit structurel et nous n’avons même eu de crise immobilière, relativement simple nous avons vécu au-dessus de nos moyens pendant des décennies.
Des entreprises privées (source de la richesse) ont de plus en plus de difficulté à compétitionner avec les entreprises de proximité (Provinces, États), pour de multiples raisons : coût de la masse salariale trop élevé, lourdeurs réglementaires, etc. … malheureusement les investissements privés et les exportations diminuent chaque année, donc moins de richesses à distribuer.
Rigueurs budgétaires :
Malheureusement peu utilisées au Québec, nos politiciens ont préféré rester au pouvoir en achetant des votes et sans voir les conséquences économiques.
Au départ, l’État ne crée aucune richesse il ne fait que la redistribuer, les pays qui s’en sortent, ont un élément commun : un État extrêmement efficace, très décentralisé, qui insère de la concurrence du privé dans tous les services de l’État, élimine les monopoles d’État.
M. Facal donne l’exemple de la mixité dans la santé; dans le monde entier on sait que tout monopole, peu importe qu’il soit privé ou public, devient de plus en plus lourd, de plus en plus cher et de plus en plus inefficace.
Que fait-on? On insère de la concurrence du privé pour inciter le service public d’être plus efficace, ce n’est pas une recette magique c’est une réalité : santé, éducation, transport,… en créant de la concurrence, on crée un environnement comparatif, donc on crée de l’imputabilité.
En Europe, les travailleurs non syndiqués des 47 pays membres du Conseil de l’Europe n’ont aucune obligation d’adhérer à un syndicat ni de payer des cotisations syndicales à des fins autres que de négociation, donc pas de formule Rand.
Donc, si certains pays s’en sortent mieux que d’autres, revenez au paradigme de base énoncé au début de ce commentaire, et vous allez comprendre pourquoi le Québec est dans cette fâcheuse situation.
M. Vaillancourt,
Vous me demandez si la pensée de Blair et du New Labour serait une façon à peu près convenable de me situer idéologiquement. Oui…jusqu’à l’Irak.
Il y avait là un équilibre entre le progressisme et le réalisme qui me semblait sage et fécond. Évidemment, cela déplaît aux puristes de tous les bords, mais ça…
Salutations
Mon commentaire a fait réagir, c’était mon troisième, curieux, comment il faut parfois utiliser de gros mots pour se faire remarquer. C’est probablement une technique de communication vieille comme le monde.
@ Gilles
Merci de retirer ce paragraphe. Moi, j’ai pris une grande bouffée d’air suite à ce retrait. En me relisant, je me disais : « Bout de caltore, j’étais donc ben fâché ! ».
Je dois avouer que j’étais dans un état second, de colère. Mais reste que, un débat sain, gauche-droite, jeunes et moins jeunes, aura lieu. Il faudra, comme toujours, trouver un juste équilibre entre tout ça avec un seul et unique objectif : la qualité de vie, rien d’autre. Bien entendu des phénomènes inexplicables comme la solitude extrême des personnes âgées, les conditions plus que dégradantes de certains « parking à vieux » m’horripile, mais le taux de décrochage des jeunes, les coûts démesurés qu’engendreront le remboursement de la dette publique, sont aussi des questionnement importants. N’oublions pas, que l’un va avec l’autre, ce sont des vases communicants (quelle expression insipide). Un système d’éducation pourrie, entraîne des travailleurs de mauvaises qualité (syndiqués ou non) et un rendement moindre, donc des revenus de moins pour les services gouvernementaux de base.
Au sujet de la privatisation, le gros problème reste une idée préconçue que les Québécois ne peuvent devenir propriétaire de ces mêmes entreprises, mais que des étrangers. Mais si les employés de la SAQ devenaient eux-mêmes propriétaires de leurs magasins. Que les employés d’Hydro-Québec rachetaient leur compagnie, ou que les citoyens québécois se faisaient distribuer leur juste part en actions de cette même compagnie. Les Québécois s’enrichiraient, prendrait peut-être un goût plus intéressant pour leur enrichissement individuel ET collectif. S’enrichir ne veut pas dire se foutre de l’autre. Il y a des solutions, faut les trouver, les mettre de l’avant. Mais de rester coincer dans les victoires d’hier, puisqu’elles en sont, au lieu de continuer de s’améliorer, ça je ne l’accepte pas.
J’insiste, il faut me prouver que c’est bon ou mauvais, sinon, j’attends et je cherche des solutions.
@M. Victor Beauchesne
Merci, mais je tente de signer un traité de paix, ou de non-agression avec M. Gilles.
@M. Marc Tremblay
Désolé pour les insultes, mais reste que les propos, maintenant retirés, de M. Gilles, étaient tout aussi insultants. J’ai répondu simplement par la bouche de mon… clavier. Un jeune a répondu.
@M. Paul Gagnon :
je vous cite : « Il est bien vieux ce jeune homme. » De qui parlez-vous au juste ?
Au sujet des travailleurs qui se font tout aussi varloper, c’est bien vrai. Mais je crois que sur ce blogue, bien des gens défendent ces mêmes travailleurs de plus de 50 ans, et bien peu défendent les jeunes. Alors, j’ai pris le flambeau des jeunes. Cependant, respecter X ne veut pas dire se foutre de Y.
Premier petit exercice mental sur la privatisation: qu’arriverait-il si Hydro-Québec faisait faillite? Après tout, n’est-ce pas la beauté du capitalisme de faire des gagnants et des perdants? Qu’arriverait-il?Laisserions-nous la compagnie privée délester des activités moins profitables, comme la distribution d’électricité sur la Côte-Nord? Le gouvernement ne devrait-il pas à tout prix intervenir, offrir des garanties?
Deuxième exercice mental: Que vaut la SAQ si on lui ôte son monopole sur plusieurs produits? Mais encore, devrions-nous laisser un monopole à une compagnie privée?
Troisième petit exercice mental: Admettons que nous privatisions le pont Laviolette (Trois-Rivières). Étant donné que c’est le seul pont enjambant le Saint-Laurent dans cette ville, laisserions nous une compagnie privée dicter les frais de passage? Qu’arriverait-il si le pont était mal géré, laisserions-nous la compagnie faire faillite ou permetterions-nous de gonfler ses tarifs, quitte à diminuer les échanges économiques entre les deux rives?
Enfin, pourquoi l’idée que le privé est nécessairement mieux géré que le public est-elle devenue un axiome dans certains cercles?
@lemarin
« Enfin, pourquoi l’idée que le privé est nécessairement mieux géré que le public est-elle devenue un axiome dans certains cercles? »
Voilà longtemps que je me pose cette même question! Pour plusieurs, la poursuite du profit signifie inévitablement efficacité supérieure. Bien entendu, cet axiome ne peut être vrai que dans le monde imaginaire de la concurrence parfaite illustrée par un beau graphique avec des lignes droites parfaites…
Même sur ce blog on retrouve d’aussi belles inepties. quebecdroite affirme : « Au départ, l’État ne crée aucune richesse il ne fait que la redistribuer ».
Ah bon ? L’État ne fait qu’imprimer des chèques ? Les routes, les écoles, les hôpitaux, les barrages d’Hydro… tout ca ce n’est ni richesse ni engin de création de richesse ? Un investissement serait donc fondamentalement « bon » si privé, mais nul si public?
Malheureusement, un débat sérieux est difficile quand certaines parties prennent pour vérités naturelles des hypothèses aussi farfelues.
@jwlp
Quand nous disons que l’État ne crée pas de richesse, c’est dans le sens que les revenus que l’État provienne de l’impôt, ce sont les gens qui crée la richesse n’ont l’État, enlevé l’impôt et les taxes et l’État n’a pas de revenu.
Une chance que l’État dépense pour des biens réels, tels que des écoles, des autoroutes,… car à quoi sert d’avoir des impôts ?, à moins qu’on veuille générer que de mauvaise dette.
À titre indicatif :
Déficits cumulés = Dette nette – Actifs non financiers = 96 Milliards
Représentent la dette nette du gouvernement moins ses actifs non financiers.
Cette dette est évaluée à 96 milliards de dollars et il s’agit d’une mauvaise dette. En effet, cette dette n’a pas été utilisée pour financer des actifs.
Elle résulte de déficits accumulés à partir de dépenses « d’épicerie ».
@quebecdroite
Les taxes sont les revenus de l’État au même titre que les revenus d’une entreprise proviennent des versements en argent des consommateurs. C’est un flux de ressources. La différence est que l’un est obligatoire (les taxes), l’autre de l’est pas (on choisi ce qu’on consomme). Au final l’État offre des services au même titre qu’une entreprise offre aussi des services et des biens. La méthode de paiement est différente, c’est tout. Donc l’État peut créer de la richesse tout comme des individus peuvent le faire car, jusqu’à preuve du contraire, l’État est une masse d’individus !
Imaginez un fonds mutuel de x personnes qui décident d’y cotiser pour investir. Vous direz que ce fonds permet de créer de la richesse, non? Pourquoi lorsque l’ensemble de la population cotise à un fonds (obligatoire, par paiements de taxes), soit l’État, qui investit dans une multitude de programmes, la logique ne tiendrait plus?
Quand à la dette, vous oubliez qu’il existe aussi une dette privée (immense)… Mais elle ne semble jamais faire l’objet de critiques. C’est privé donc c’est bien j’imagine ?
Sébastien :
Les propos que j’ai retirés sont les suivants : «Et même je dirais qu’il flotte dans ce blogue d’une façon générale, une certaine forme de «camaraderie» et de respect qu’on ne trouve pas ailleurs.» Ça vous soulage ça Sébastien? Est-ce cela qui dans votre esprit vous a ouvert la porte à proférer des injures à mon endroit ?
Cela dit je vois que vous semblez retrouver vos esprits. Mais ce n’est pas suffisant. Je trouve inacceptable que vous vous permettiez de traiter quelqu’un personnellement de, «ringard», de «gérontocrate puant», «un vieux (je suppose)» dites-vous, «complètement braqué sur vos « gains » du passé et le pire, «attendez l’appel pour le dernier train.etc.» Là-dessus ce que j’attends Sébastien, ce sont vos excuses…
Je ne pense pas que ce sont des propos que j’ai tenus, ni dans la lettre ni dans l’esprit à aucun moment, s’adresant à vous ou à quiconque d’autre.
Ici nous constituons une sorte de communauté virtuelle. Nous sommes quasiment un groupe partagenat dans un espace public, une boite de verre en fait, avec une unité de lieux et de temps, pouvant s’interpeller les uns les autres, de personne à personne, de personne à groupe et pratiquement de groupe à personne. Cq sui est une définition de ce qu’est un groupe.
On a pas besoin d’être tous d’accord et c’est le cas, je dirais même que c’est l’essence même de cet espace qui est un lieu d’échange de partage de discussions et de confrontations d’idées.
Mais on est pas dans un blogue poubelle comme on serait dans une radio poubelle. Et on doit se respecter en tant que personne. Je ne vous ai jamais attribué quelqu’épithète que ce soit. Et je m’attends à la même chose de vous à l’avenir. Cela même si certains de mes propos vous font frémir, et même si certains de vos propos me font frémir je ne tomberai pas dans ce piège à con.
Je paie des taxes et des impôts mon jeune ami… Et tant que je vais payer des taxes et des impôts je vais avoir le droit d’apprécier la situaton comme elle l’est, avec ma lorgnette, comme vous le faites avec la vôtre.
Vous dites dans votre dernier commentaire : «N’oublions pas, que l’un va avec l’autre, ce sont des vases communicants (quelle expression insipide). »
Il n’y a rien d’insipide là-dedans Sébastien. Votre propre corps est un immense organisme composé de vases communicants. Ça s’appelle L’homéostasie et c’est le principe qui maintien l’équilibre entre toutes les organes vitaux de votre organisme.
Idem pour les propos tenus sur ce blogue de qualité et qui j’espère le restera.
Bonjour,
Relativement nouveau ici et pas très connaisseur en politique, je me permets toutefois un premier commentaire (et tant pis si je « pars mal »):
L’objet de « L’orphelinat » me semble être l’évocation d’un sentiment de « vide » dans l’offre politique actuelle au Québec pour un nombre grandissant de personnes qui auraient peut-être le goût, si leur « demande » (au sens économique) était entendue ou saisie, de participer aux affaires et débats de l’état. Ce papier ne me semble pas du tout proposer l’ouverture d’un débat gauche-droite ou présenter une critique des décisions prises au Québec depuis quelques décennies.
Pourtant, à peu près personne, si j’ai bien lu, ne parle du sujet véritable dont traite l’article de M.Facal (si je l’ai bien compris). Ici, dans le blogue, on parle de ceci, de cela, des jeunes, des vieux, mais je ne lis pas beaucoup de choses sur ce « vide » qui me semble, à moi aussi, bien présent au sein des professionnels qui m’entourent. Les nombreux messages, quoiqu’intéressants, passent selon moi à côté des propos de M.Facal dans cet article. Un propos que l’on entend rarement d’ailleurs. Il me semble qu’il y avait là matière à discussion, non? La gauche, la droite, on lit ça tout le temps! Pas que ce ne soit pas important, non non, mais la porte était ouverte à une autre discussion, me semble-t-il.
Ceci étant dit, et malgré cela, j’apprécie apprendre de vos textes. Merci aux personnes qui nous permettent, aux non-initiés comme moi, de tenter d’en apprendre davantage et de favoriser la compréhension des événements et décisions qui nous affectent. Je tenterai d’être un participant intéressant… même si vous êtes un peu intimidants vu d’ici!
Bonjour,
Bravo monsieur Facal,
Il y a eu des flammèches : tant mieux, il y en avait qui s’ennuyaient.
Même si le sujet de votre chronique est très très loin de l’actualité québécoise ; et même si vous vous défendez que l’on vous interprète mal — un peu à tort — il en reste que vous faites réellement une « FLEUR» au RLQ, qui en est ravi.
Je sais qu’ils ont applaudi à cette promotion indirecte pour la réunion de ce nouveau mouvement en octobre prochain.
Lien :
http://www.cyberpresse.ca/place-publique/quen-pensez-vous/201009/02/01-4311914-de-la-place-pour-le-rlq-
mouvement-de-droite-vos-commentaires.php
Comme je vous l’avais fait remarquer dernièrement : ils allaient revenir après les vacances… Ils sont là.
Quelques remarques :
La première sur M.Beauchesne, qui est égal à lui-même : lire, pour le confirmer, ces propres excès, dans le passé, sur le respect envers les autres, de plus : « gauchistes de salon » ça ne se dit pas dans la cuisine ; et encore moins dans le « salon »… Je vais m’arrêter là et me retenir pour ne pas rappeler des mots qui ne se disent pas, ainsi que vos affirmations genre « très » cowboy américain…
La deuxième à Gilles,
….. « Et même je dirais qu’il flotte dans ce blogue d’une façon générale, une certaine forme de «camaraderie» et de respect qu’on ne trouve pas ailleurs. » Gilles
Oui, il flottait jusqu’à ce que un Monsieur, appuyé par Victor, pète une coche. Il s’est relu et s’est excusé… c’est déjà beaucoup mieux qu’avec certains, non?
La troisième et au même soit à M. Rodrigue-Privé :
- Comparaison intergénérationnelle pour le moins inappropriée (boiteuse) quand « votre génération a fait tomber les structures basées sur l’Église, dites-vous » ; de plus elle ne les tenait pas par le porte-monnaie, mais par la crainte de dieu, et «Surtout» par l’obligation faite aux femmes de procréer au péril de leur vie: parlez-en à votre grand-mère.
- « j’ai pris une grande bouffée d’air suite à ce retrait », dites-vous. Tant mieux si vous aviez besoin vous aussi de camomille. Mais vous auriez dû bien relire monsieur Gilles à propos de son avant-dernier paragraphe du 7 sept à 11, 39 : à ne pas mélanger avec son avant-dernier paragraphe du 06 sept 2010 à 10:21. Qu’en pensez-vous?
Bon, je vais retourner à la très intéressante Mme Pelka…
JRD
@Gilles
Snif… vous me faites presque pleurer.
Comment pouvez-vous acceptez de traiter une partie de la population sans vous même acceptez de vivre avec des commentaires de même type ? Moi qui croyais avoir à jaser avec un homme sage, qui reconnaissait avoir peut-être dépassé les bornes, ou à tout le moins généralisé.
Puisque les injures de groupe sont tolérés, je reste convaincu que « (Les jeunes) sont insensibles et ignorants, et insensibles largement parce qu’ignorants d’ailleurs. » est injurieux et déplacé, je ne retire pas mes paroles, mais quitte ce site ou on tolère les injures envers les jeunes.
Je vous laisse déblatérer sur le dos des plus jeunes sur ce blogue, illusionné par votre « grand » combat d’hier.
Moi, je me tourne vers demain, vers ceux qui veulent discuter et tenter de trouver des solutions. M. Facal cherche des solutions, il a un biais légèrement de droite, bien. Certains ont des biais plus à gauche, très bien aussi. Mais insulter les jeunes, ça je ne digère toujours pas.
Pourquoi la mixité ?
Puisque les groupes d’intérêts font tout pour ne pas avoir de la concurrence, ils empêchent systématiquement toutes réformes aux dépens du bien-être du peuple.
Dans le monde entier, nous avons de la mixité dans les services, pour une raison fondamentale.
Si l’on veut réduire le poids de l’État et augmenter son efficacité, il y a un mantra que vous devez retenir.
Concurence » Efficacité » Imputabilité.
Tant aussi longtemps, qu’il n’y a pas de concurrence, on ne pourra pas les comparer, et ils le savent très bien !
On a plus de 67 milliards de dépenses et l’état est incapable de savoir, si elle est bien dépensée.
On l’a constatée dernièrement par les remarques acerbes du vérificateur sur les méthodes douteuses d’allocations des contrats du ministère des Transports et des subventions des FIER.
Je vous invite à lire les conclusions du: Le Québec face à ses défis – fascicule 2
http://consultations.finances.gouv.qc.ca/media/pdf/le-quebec-face-a-ses-defis-fascicule-2.pdf
1) Le système de santé québécois n’encourage pas la performance, p.38.
2) L’étalonnage d’Hydro-Québec : des résultats décevants, p. 47.
3) Les évaluations sont trop peu nombreuses. Quand elles sont effectuées, elles n’ont pas d’application budgétaire, p51.
4) Il n’y a pas de véritable encouragement à la performance, ce qui est pourtant essentiel lorsque les gestionnaires sont placés dans une situation où la concurrence ne fournit pas l’émulation nécessaire, p 51.
5) Il y a encore plus grave : la mauvaise gestion et les déficits qui en résultent ne font l’objet d’aucune sanction, même si la loi prévoit explicitement le respect de l’équilibre, p60.
6) La mauvaise gestion n’est pas vraiment considérée comme répréhensible, puisque l’État n’en tire aucune conséquence pratique pour ce qui est du financement ou du fonctionnement de l’organisme déficitaire, p 60.
7) La récompense ou la sanction lors de l’exercice de budgétisation, il existe peu ou pas de liens entre la budgétisation et la performance, p61
M. Facal,
Tout comme vous,j’ai bien apprécié Tony Blair qui, bien que travailliste, a été capable de diriger son gouvernement en se situant au centre de l’échiquier.
Tout comme vous j’ai décroché -de même que les Britanniques- avec la guerre en Irak.
Difficile de comprendre le dérapage de Blair dans ce dossier.
En réponse au commentaire de Denis Lavigne,
Bel effort de compréhension pour ramener la conversation à ce que vous avez identifié comme étant le coeur du sujet, l’existence d’un espace que vous renommé « vide ». Ce coeur du sujet serait exposé dans ces deux paragraphes:
Je suis d’accord avec M. Facal quand il affirme que le discours n’est pas nouveau. Johanne Marcotte, la porte-parole de Réseau Liberté-Québec (RLQ), est bien connu pour sa production L’illusion tranquille et pour avoir été pour L’ADQ membre du Comité Castonguay sur la santé. Je lis fréquemment ses articles et leurs commentaires sur son blogue mais je n’ai pas recommencé à l’écouter sur RadioEgo. Éric Duhaime a été conseiller de Mario Dumont dans les 90. Je suis son blogue régulièrement. Le discours est plus écouté parce que beaucoup plus exposé par ces volontaires dynamiques et généreux sur des radios appropriées.
Le RLQ est la pointe d’un glacier, d’une génération à la fois gâtée et écrasée par les deux précédentes, question de rang et de poids démographique; j’aurais vu Liberté écrit Libarté, comme lors de la marche des X sur l’Agora. Il touche une clientèle dont l’espérance de vie est de 20 ans plus élevé que celle des électeurs des partis dominants.
Il est instructif de visiter le site du RLQ; une chose me frappe, la fleur de lys sur leur « boule de pétanque » est aussi grosse que celle que le Parti Indépendantiste, bigénérationnel avec une majeure en jeunesse, expose sur son site. J’apprend ensuite que l’équité intergénérationnelle sera l’un de leurs sujets de préoccupation, un sujet qui ne fait pas le quotidien des médias majeurs plus ouverts à l’exposition de scandales démoralisants.
Quelqu’un faisait remarquer que, sur ce blogue, on débat virilement, mais aussi avec une certaine civilité. J’aimerais que ça continue. Évitez svp les attaques personnelles et les quasi-insultes…ça vous évitera de devoir vous excuser un peu plus loin. Ok, les amis ?
»Que vaut la SAQ si on lui ôte son monopole sur plusieurs produits? Mais encore, devrions-nous laisser un monopole à une compagnie privée? » Lemarin
Réponse : rien, le monopole SAQ est complètement indéfendable et illustre très bien l’inutilité de cette société. Les taxes prélevées sur l’alcool peuvent très bien être prélevées par l’entreprise privée ( comme c’est le cas pour le tabac) mais les coûts exorbitants de la SAQ ( exemple: les commis caissiers gagnent 40 à 60% de plus que leurs équivalents dans l’industrie du commerce de détail).
La vente et la distribution de produits de consommation courante, tel le vin, peuvent être réalisées à moindre coût et en toute libre concurrence, tout comme pour les produits alimentaires. Il n’y a aucune justification de continuer ce monopole mais les politiciens ont peur d’en parler dû principalement aux idées reçues de la gauche québécois voulant que ce soit un secteur »névralgique » !
En France, en Italie, en Allemagne, au Royaume Uni, les produits alcoolisés sont distribués et vendus comme tout autre produit de consommation, mais au Québec, parler de privatiser la SAQ équivaut à vouloir partir une autre guerre au Proche Orient, pourquoi ?
voir ci haut para 2
les coûts exorbitants de la SAQ ne seraeint plus à la charge du contribuable québécois. La SAQ a beau affiché des profits faramineux, elle cache des coûts d’exploitation disproportionnés et indéfendable, mais les Québécois gobent tout ça parce qu’elle construits des magasins luxueux avec notre argent, entre autre.
M. Beauchesne,
Quelques petits commentaires. On s’entend sur le fait que la SAQ extrait une portion du surplus des consommateurs en raison de sa position de monopole. Je ne conteste pas non plus le fait que le privé pourrait très bien s’occuper de la vente d’alcool. Je concède qu’il y a probablement une partie d’inefficacité à la SAQ, mais je ne crois pas que personne pour la quantifier ou la comparer au secteur privé.
Là où je ne vous suis plus c’est dans votre argumentaire sur la nécessité de la privatisation de la SAQ. Premièrement, vous notez que les Québécois ne semblent pas favorables à la privatisation. Pourquoi? Je ne crois pas qu’ils ne savent pas qu’ils paient un peu trop cher leur vin. Peut-être alors sont-ils satisfaits du service de la SAQ, de l’expérience en tant que client, de l’expertise et de la courtoisie du personnel? Je ne crois pas non plus que personne ne croit que c’est un secteur « névralgique », mais personne ne voit non plus l’urgence de bouger.
Deuxièmement, vous négligez l’envers de la médaille, c’est à dire la pression supérieure qu’une force monopsoniste comme la SAQ a sur ses fournisseurs pour obtenir de meilleurs prix.
Troisièmement, je ne comprends pas du tout l’obssession à réduire à tout prix les salaires des employés de l’État. Soit, certains font un peu plus que dans le privé. Mais ils payent des taxes, achètent leur épicerie et font tourner l’économie comme tout le monde. Si on donnait ces emplois par pur copinage ou si on protège des incompétents c’est une autre histoire, mais qui a-t-il d’indécent à payer des salaires décents? Devrait-on, par la même logique, envoyer les centres d’appel gouvernementaux en Inde parce que ça coûte « moins cher »? Qu’est-ce qui motive ce ressentiment envers le salaire des autres, surtout quand personne ne devient vraiment riche en travaillant pour le gouvernement? Puis-je souligner que d’autres entreprises, notamment Costco, paient des salaires comparables pour limiter le roulement d’employés? Quelle genre de société veut-on ici, une société de winners et de losers au salaire minimum?
Dernier point: si la SAQ ne vaut rien sans son monopole, il s’en suit qu’on n’obtiendra qu’une fraction de ce que l’on y a investi en la privatisant et en lui enlevant son monopole. Ne serait-ce pas là jeter de l’argent par les fenêtres? Je ne vois pas en quoi la SAQ est un tel boulet pour les Québécois si elle continue à générer des profits pour payer ses investissements, aussi pharaoniques soient-ils.
Pour la SAQ, ce n’est pas une privatisation en tant que telle qui est la solution mais bien une libéralisation et de décartellisation totale du marché des alcools comme cela est dans plusieurs juridictions dans le monde.
Or, n’importe quel commerce (dépanneur, supermarché, boutique d’alimentation, magasin d’alcool) pourrait vendre l’alcool qu’il vaut à l’image des supermarchés et des dépanneurs qui vendent déjà le vin et la bière. Je m’excuse mais le fait que l’alcool est étatisé est carrément un truc rétrograde qui vient de l’époque de la prohibition, qui n’a absolument pas fonctionné. La libéralisation des alcools est donc une question de principe tout comme qu’on devrait légaliser la marijuana car les forces de l’ordre devraient avoir d’autre choses à faire.
Pour les employés du secteur public, qui croyez-vous paye les salaires de ces mêmes employés à la base?
»Quelle genre de société veut-on ici, une société de winners et de losers au salaire minimum? »
Pour moi une société de losers est une société où l’emploi de rêve est celui de travailler au gouvernement ou d’avoir un emploi auquel notre but est de courir auprès des subventions, et j’exagère à peine en disant cela en voyant certaines entreprises ou groupes corporatistes dans divers domaines qui sont preneurs d’un véritable BS de luxe.
Malheureusement, au lieu d’encourager les gens à entreprendre car il existe nombre de gens qui ont de bonnes idées, on décourage carrément l’entrepreneuriat avec des fonds d’une vieille mentalité catholique qui n’a pas changé que c’est mauvais d’être riche. Ironiquement, on ne peut mettre cela complètement sur le dos de la religion, car la Bavière est traditionnellement catholique et elle est relativement prospère.
Quels emplois de rêve au gouvernement provincial? Je ne vois personne qui devient infirmière, enseignant ou préposé aux bénéficiaires parce que c’est payé disproportionnellement bien. Pourtant, c’est le genre d’emplois qui sont les plus communs. Oui il y a des postes redondants et de la bureaucratie inutile. Oui, certains syndicats ont abusé de leur position, comme les cols bleus par exemple. Mais je connais autant d’exemples de hauts fonctionnaires ou même de petits cadres (comme des directeurs d’école) qui seraient beaucoup mieux rémunérés à tâche égale dans le privé.
Je ne suis pas un fanatique des subventions non plus, mais je ne crois pas qu’il faut les rejeter d’un bloc. Ce n’est pas juste du « BS de luxe » de favoriser la recherche et développement ou d’essayer de créer une masse critique dans une industrie donnée. Ce qui ne veut pas dire non plus de subventionner ad vitam eternam des lobbys étroits qui ne participent pas à l’enrichissement de la société.
Comme je l’ai mentionné plus tôt je n’ai absolument pas peur de l’argent et je n’ai rien à gagner personnellement dans ce débât. Mais j’aimerais qu’on arrête de montrer du doigt un groupe ou un autre pour expliquer tous nos problèmes. C’est ce que j’entrevois et que je dénonce dans la rhétorique du RLQ.
Je suis assez d’accord avec M. Facal. Il y a la droite orpheline peut-être, mais je préciserais aussi une autre sorte d’orphelins qui se manifestent de plus en plus : ceux de l’identité nationale (qui entrecoupe peut-être plus la droite orpheline). Ceux-ci avait perdu leur parent en 95, mais en retrouvent. En fait, sur les plateaux de télé et de radio, rares étaient les intellectuels qui répondaient au fantasme interculturel de Bouchard ou de Taylor. Puis il y a eu Bock-Côté, Christian Rioux après, et vous M. Facal qui semblez s’être joint à eux. Je crois que nous devons miser sur ces orphelins pour l’avenir. L’histoire, la reconnaissance du labeur de nos ancêtres et l’enracinement sont, je crois, les seules véritables éléments durables chez un peuple. Si on trouve cela trop démodé, il faut savoir accepter l’effacement. Pour qu’une gauche ou qu’une droite fonctionne, cela prend du patriotisme.
« lemarin – le 07 sept 2010 à 13:13
Au Québec, à l’exception des garderies à 5$ (j’ai d’ailleurs des réserves vis-à-vis ce programme), nommez-moi un seul programme social d’envergure (nécessitant d’importantes dépenses) créé de mon vivant, soit les 25 dernières années.
Il y a eu de l’interventionnisme déplacé, des réformes mal conçues, des crédits d’impôts aux entreprises, etc. Mais pas de programmes sociaux: on a coupé ou laissé stagner les dépenses en éducation et en santé, coupé dans le BS, la DPJ, etc. Au mieux, on a fait couler un peu de béton.
1- Les garderies étatiques, CPE de la CSN, qui paient 45,000 $ un gardienne de bébé et 100,000 $ la directrice, en sont rendus à 7 $ par jour. Donc, subventionnés par les impôts des célibataires inclus, à quelque 40 $ par jour le bébé. Soit, 1,9 milliad par année, pour la moitié des bébés seulement.
Créé de votre vivant…
2- Le BES parental. Pour 89,000 bébés le coût est près de 2 milliards en 2009. Soit près de 20,115 $ le bébé.
3- Le BES médicament. Autre programme qui atteint maintenant quelques 2,2 milliards. Qui ne devait coûter que quelques 189 millions l’an.
Pardonnez moi de ne pas avoir plus de temps libre pour vous contredire sur les hausses des dépenses en santé et éducation. Elles ont toutes augmentées.
En tout dans votre citation, vous ne racontez que des salades rigolotes.
CH
En supposant Christian que monsieur lemarin ne raconte que des salades rigolotes, il serait intéressant que vous noius décriviez la société idéale, telle que vous la concevez, en partant des exemples que vous donnez en appui à votre intervention.
@Christian
Bon, je concède pour les #2 et #3, oubli de ma part. Quoique le #2 n’est pas à strictement parler un programme social, c’est un programme fiscal de transferts, des non-parents aux parents.
Quant aux données sur la santé et l’éducation. Évidemment que les dépenses ont augmenté, mais ce qui importe ultimement c’est quelle proportion du PIB on y consacre. Après avoir fouillé voici ce que je trouve:
1. Les dépenses en santé au Canada viennent tout juste de retrouver leur niveau de 1994, à un peu plus de 10,5% du PIB (mieux que les USA à 16%) et ce malgré le vieillissement de la population. Elles étaient tombées à 9% à la fin des années 90. Le Québec dépense exactement la même proportion de son PIB en santé que l’Ontario, soit 12,7% (2009). Ces chiffres incluent les dépenses privées qui forment une proportion grandissante des dépenses. Donc oui j’ai tort.
http://secure.cihi.ca/cihiweb/products/National_health_expenditure_trends_1975_to_2009_en.pdf
2. Pour les dépenses en éducation par contre, le Québec a fait fondre ses dépenses de 9,3 à 7,4% du PIB entre 1981 et 2002. Je vous concède donc un point sur deux.
http://www.mels.gouv.qc.ca/STAT/indic03/indic03F/if03102.pdf
Je ne vois pas pourquoi vous dites que c’est « les CPE de la CSN », on pourrait aussi dire les CPE de Tomassi ça ne serait pas plus éclairant. Je n’ai aucune idée de la véracité de vos chiffres, mais je sais qu’il y a des choses qui me font plus rager dans la vie que des éducatrices faisant 45000$ par année pour garder une bordée d’enfants. Sauf qu’en visitant le site internet du ministère, je viens de voir que le salaire maximal d’une éducatrice (après avoir gravi 10 échelons salariaux) c’est 18$/h, soit environ 36000$ par année. C’est pas le Klondike.
http://www.educationalenfance.gouv.qc.ca/remuneration-avantages-sociaux.asp
Dans notre système électoral bipartite – dans lequel les deux formations politiques sont prisonniers des lobbies commerciaux, d’un financement gargantuesque et de la formulation de promesses plus ou moins utiles pour gagner les votes – peut-on dire que les citoyens qui ont un penchant vers la gauche (approche collectiviste) ou la droite (approche individualiste) sont tous orphelins?
Les deux porte-parole du RLQ sont tous deux d’anciens militants de l’ADQ. Lorsqu’ils ont réalisé que les résultats de l’élection de 2007 n’étaient que circonstanciels et que les membres de leur parti se comportaient comme une bande d’amateurs (course à la chefferie), ils ont décidé de quitter le navire au lieu d’investir leurs énergies à reconstruire leur parti qui avait, malgré tout, de bonnes bases (associations de circonscription, bureau national, programme politique, etc). Ils sont donc devenus orphelins par choix.
Madame Marcotte et Monsieur Duhaime savent très bien, comme leur rappelait Mario Dumont lors d’une récente entrevue à la radio, qu’il faut compter au moins 10 ans avant de fonder un parti politique qui peut faire sa place sur l’échiquier politique. À mon avis, ce n’est pas leur ambition.
Je crois plutôt que les deux individus veulent se servir de ce réseau pour accroître leur popularité et ainsi participer aux débats politiques à travers les média d’information qui leur témoigneront une certaine sympathie. On le voit déjà d’ailleurs: l’un est devenu le disciple d’un Pierre-Karl Péladeau qui semble vouloir devenir le Rudolph Murdoch québécois et l’autre semble adorer parler au micro d’une radio-poubelle attentive. Et ça peut devenir lucratif. Engagement politique vous dites, vraiment?
La seule façon que ce réseau peut influencer les débats politiques c’est en réussissant d’infiltrer les deux grandes formations politiques lors des assemblées d’investiture. C’est la stratégie qui a été adoptée par le Tea Party américain et ça commence à porter fruit.
Autrement, bloguer pour Quebecor ou jouer l’enragée sur les ondes radiophoniques n’est que de la propagande qui, finalement, permet aux chambres de commerce de faire passer leur message (privatisation des services publics, affaiblissement des syndicats) par des individus qui se prétendent citoyens.
@lemarin
vous dites :« Troisièmement, je ne comprends pas du tout l’obssession à réduire à tout prix les salaires des employés de l’État. Soit, certains font un peu plus que dans le privé. Mais ils payent des taxes, achètent leur épicerie et font tourner l’économie comme tout le monde. Si on donnait ces emplois par pur copinage ou si on protège des incompétents c’est une autre histoire, mais qui a-t-il d’indécent à payer des salaires décents?«
Il existe dans les sociétés dites industrialisées différents marchés, dont le marché de l’emploi. Ce marché existe ici au Québec. Pourquoi une société d’état, un monopole en plus, doit-elle forcément se situer en dehors du marché de l’emploi pour le seul fait de faire partie du gouvernement ?
Si vous aviez votre propre entreprise, je crois que vous essaierez de rémunérer vos employés selon leur valeur sur le marché. Ce que vous dites implicitement en parlant de « salaires décents« c’est que tous ceux qui travaillent dans le secteur du commerce du détail ont des salaires « indécents« et que la SAQ ne fait que donner le ton en versant des salaires de beaucoup supérieurs . Il y a quelque chose de complètement tordu dans votre logique.
En suivant cette même logique, pourquoi pas légiférer un salaire minimum de 40 ou 50 k $ p.a. tant qu’à y être ? La réponse facile est que comme société nous n’en avons pas les moyens, pas plus que nous avons les moyens de surpayer les employés de l’état, tels les commis de la SAQ. Qu’une entreprise privée paie plus cher ses employés que le marché, elle doit le justifier à ses actionnaires et c’est son argent. Moi je suis actionnaire de la SAQ et je trouve qu’elle gaspille mon argent.
Je préfère de beaucoup payer les commis des salaires de commis et mettre le surplus pour revaloriser la rémunération des professeurs, qui jouent un rôle pas mal plus important dans la société que des commis au détail et qui méritent eux des salaires « décents« .
M. Beauchesne, je ne crois pas que vous compreniez mon argument, qui est en somme: la SAQ n’est pas un boulet pour le contribuable Québécois. Je ne dis pas non plus que l’État devrait commencer à semer de l’argent aux quatre vents ou d’imposer un salaire uniforme à tous les Québécois.
Ce que je prétends c’est que les salaires en tant que tel n’ont rien de particulièrement révoltant: les employés de la SAQ sont en général plus courtois, qualifiés que la moyenne des commis et je ne crois pas qu’ils se tournent les pouces non plus. De surcroît, ils indirectement l’État; je crois que la population serait beaucoup plus enragée contre la SAQ s’ils n’étaient pas irréprochables. Je mentionnais plus loin que d’autres compagnies comme Costco paient des salaires plus élevés que le marché pour obtenir des avantages comparables. Je ne crois pas d’ailleurs que la SAQ (ou le reste du gouvernement en général) distord le marché de l’emploi au point de le rendre complètement injuste.
La deuxième partie de mon argument c’était que de privatiser la SAQ n’apporterait pas grand chose aux finances publiques québécoises, que sa vente se ferait probablement à perte si on lui enlevait son monopole (et je crois qu’il serait inadmissible d’accorder un monopole au privé). Donc ça ne changera rien au salaire du professeur ou du médecin.
Évidemment, si le constat changerait si la SAQ faisait des pertes depuis des années ou si les prix de l’alcool créaient un marché noir d’envergure. Il n’en est rien pour l’instant, alors pourquoi rager autant? Je suis convaincu que vous pouvez une cible plus juteuse.
Votre analyse est très juste et effectivement, il y a de plus en plus d’orphelins. Les grandes réalisations de la révolution tranquille battent de l’aile. L’état québecois qui a été percu comme le protecteur de la réalité du peuple québecois, ne correspond plus à la vision que bien des québecois se font de leur liberté. Mais où sont les alternatives. Les libéraux n’ont que très peu à proposer, le parti québecois vit dans le passé empêtré dans une ideologie nationalo-syndicale qui nous amène vraiment rien de neuf et l’ADQ est incapable de gérer son propre parti.
Que faire ? Face à ce vide profond qui nous donne que très peu de choix, je resterai chez nous aux prochaines élections à réflechir…
Commentaire en réponse à M. Roy
Le cas de Régis Labeaume serait l’exception qui confirme l’observation de M. Dumont, si l’on retient les partis municipaux. En 2005, il était le premier choix comme remplaçant du maire L’Allier mais n’a pas été retenu par le RMQ, le troisième candidat se ralliant au deuxième lors de l’investiture.
On connaît la suite: Mme Boucher a vaincu ce deuxième choix. Elle est décédée en août 2007. En quelque mois, Régis Labeaume a réussi à se faire élire. Deux ans plus tard, il se fait réélire avec 25 sur 27 de ses candidats.
D’accord, sa formation n’est pas un parti mais une équipe regroupant en bonne partie des indépendants et d’ex-candidats RMQ et ACQ.
Il y a aussi le parcours de Duplessis qui est parvenu au pouvoir en moins de 10 ans en alliant le parti conservateur dont il était chef à L’Action libérale nationale, un groupe de libéraux qui se sont dissociés du parti libéral d’alors. Il avait dénoncé Taschereau au point de le faire démissionner.
Maurice Duplessis, Wikipédia
Tout espoir n’est pas perdu pour la prochaine élection provinciale. Marois réussira-t-elle à obtenir la démission de Charest ? Le Bloc se retirera-t-il du Canada ? Le P.I. fera-t-il compétition au PQ ?
Une chose est certaine, le droit de vote dès la naissance, ce ne sera pas en force pour cette fois-là. Il me faudra trouver une astuce palliative.
Je ne crois pas que Mme Marois obtiendra la démission de M. Charest. La frondre contre ce dernier viendra de son propre parti, comme c’est toujours le cas.
Le Bloc devrait se maintenir et penser autrement relève de la pensée magique plutôt que d’une analyse radicale.
Le PI ne peut aucunement faire compétition au PQ; peut-être QS.
«Face à ce vide profond qui nous donne que très peu de choix», dites-vous Daniel, «je resterai chez nous aux prochaines élections à réflechir».
je peux comprendre votre désaroi, mais n’est-ce pas là justement un ingrédient qui participe, et puissamment, à la déliquescence de notre démocratie ?
Je me sens parfaitement à l’aise de critiquer les politiques du gouvernement auxquelles je n’adhère pas, précisément parce que je participe.
Je me permet amicalement de vous renvoyer au texte de Jose Saramango. Bien qu’il pense que le fait de voter représente une forme de renonciation, il n’en pense pas moins, (c’est en tout cas mon interprétation), que si le pouvoir est usurpé, cela est justement en partie par l’inertie des peuples.
Voter et trouver en participant, un moyen de réinventer la démocratie. S’abstenir c’est accepter ce qui est.
http://www.monde-diplomatique.fr/2004/08/SARAMAGO/11481
La pire erreur à faire est ne pas exercer son droit de vote.
Il me semble qu’il y a assez de parti pour avoir l’embarras du choix.
Lorsqu’on vote selon ses convictions, on ne s’en fait pas même si le parti qu’on appuie est ultra-marginal.
« En démocratie, les pauvres sont rois parce qu’ils sont en plus grand nombre, et parce que la volonté du plus grand nombre a force de loi. » -Aristote.
Ah!oui… Soyons sérieux.
Vous avez tous bien raison. Il faut participer. Mais en pratique, c’est autre chose. Quand les joueurs dans l’arène politique servent mal la majorité et que la direction générale des choses ne nous appelle plus. Il est peut-être préférable de dire non à cette ‘game’.
Cela n’empêche pas de participer autrement par la discussion, en particpant à des groupes de pression et même en bloguant…
On croit à tort au Québec que l’état québecois à travers ses immenses institutions est l,instrument de progrès qui nous aidera à nous procurer un bien-être à tous les niveaux. C’est un relent du passé. L’action communautaire , locale et individuelle est souvent plus efficace et dans mon cas beaucoup plus satisfaisante.
Et c’est peut-être aujourd’hui la véritable démocratie.
Bonjour,
@Daniel,
Mais où sont les alternatives, dites-vous : mais « une nouvelle droite » ou le PI ou QS, sûrement pas ce PQ qui « …. vit dans le passé empêtré dans une ideologie nationalo-syndicale »
….. « Que faire ? Face à ce vide profond qui nous donne que très peu de choix, je resterai chez nous aux prochaines élections à réflechir…» Daniel
Je ne comprends pas moi aussi que vous renonciez déjà, puisqu’il reste deux ans.
Ne désespérez pas, vous voyez bien qu’ils proposent l’enrechissement par le développement accéléré du gaz de schiste… c’est pas très peu, ça !
Faut pas se décourager et être positif :
- n’ont-ils pas baissé les impôts de 5 milliards ?
- n’ont-ils pas priorisé la Santé et l’Éducation tel que promis en 2003 ?
- n’ont-ils pas été super-actif, puisque les plans étaient prêts en 2003, en ouvrant en 2008, notre CHUM au 6000 St-Denis ?
- n’ont-ils pas modifié en 2003-2004 les règles du jeu pour rendre plus efficace notre CDPQ ?
- n’ont-ils pas laissé le libre marché jouer que seulement, hélas, jusqu’en 2008 ?
- n’ont-ils pas augmenté la fierté de notre langue et culture en ne coupant pas dans ces programmes, ni celui de l’immigration ?
*
- ils ont même tenu tête à Harper qui voulait que le 400ème soit la fondation du Canada !?
- ils ont même fait en sorte de savourer le fruit que l’on disait pourtant pas mûr !
*
- ils ont dit en 2008, avec raison, que le Québec devait pour s’en sortir n’avoir qu’un seul chauffeur au volant : le meilleur ?
- ils nous ont fait le plaisir d’enfin remplir les trous d’autruches en investissant 30 G$ : recette de Duplessis qui copinait, lui, avec les petits entrepreneurs (Lucia Ferretti) !
Vous dites qu’ils ne proposent rien !
N’est-ce pas plutôt le signe d’un « parti de l’Économie » où l’excellence des presque 8 années au pouvoir va dans le même sens que la solidarité des centres communautaires ?
Bonne fin de semaine,
JRD
Gilles
En supposant Christian que monsieur lemarin ne raconte que des salades rigolotes, il serait intéressant que vous noius décriviez la société idéale, telle que vous la concevez,
Merci de l’invitation, professeur.
Mais je ne suis plus étudiant, depuis un bon bout. Je facture maintenant pour mon opinion.
Bonne semaine.
CH
Je ne suis pas professeur Christian. Et il n’y a pas de condescendance dans mon propos. Pas du tout. Nous sommes dans un espace public d’échange n’est-ce pas…
Quand on pense que quelqu’un se trompe, bien entendu on peut l’exprimer. Mais faire une démonstration du contraire me semble être un argument plus fort. C’est tout.
Équité intergénérationnelle
On apprend ce matin que pour le RLQ, Pierre Simard et Éric Duhaime se partageront le domaine politique de l’équité intergénérationnelle. J’espère qu’ils inclueront dans leurs objets d’études l’exercice du droit de vote dès la naissance: les moins de 18 ans l’ont constitutionnellement mais un règlement leur en enlève l’exercice. Les 1 535 399 personnes de moins de 18 ans, forment 19,81 % de la population du Québec.
Le règlement pourrait permettre au père et à la mère d’exercer un droit de vote par enfant. La mesure ferait baisser la moyenne d’âge des électeurs de 48 à quelque chose qui pourrait tomber à 40 ans. Je suis convaincu que moins d’électeurs resteraient chez eux s’ils avaient le devoir de penser à l’avenir de leurs enfants lors d’une campagne électorale.
Vous ne pouvez pas être contre cette idée, Gilles et Marc !
Christian et Jocelyn ?
Je ne sais pas quoi penser Robert. Il me semble que ceux qui ont le droit de voter doivent être ceux qui sont capables d’être responsables de leur geste. Ce que manifestement le bébé naissant n’est pas.
Cela pourrait faire gonfler le nombre de votes. Mais est-ce bien le vrai problème ?
M. lemarin
»les employés de la SAQ sont en général plus courtois, qualifiés que la moyenne des commis et je ne crois pas qu’ils se tournent les pouces non plus »
belle généralisation, ça doit être pour cela qu’ils méritent 40-60 % plus de rémunération. Et l’étude publiée dans un quotidien l’an passé qui démontrait que plus de 50 % des employés de la SAQ ne pouvait répondre correctement à des questions de base sur les vins.
»La deuxième partie de mon argument c’était que de privatiser la SAQ n’apporterait pas grand chose aux finances publiques québécoises, que sa vente se ferait probablement à perte si on lui enlevait son monopole (et je crois qu’il serait inadmissible d’accorder un monopole au privé). Donc ça ne changera rien au salaire du professeur ou du médecin. »
La vente par le privé des produits alcoolisés rapporteraient plus au gouvernement qu’actuellement. Les coûts de ventes/mktg/distribution de la SAQ sont de loin supérieurs aux autres commerces de distribution de bien de consommation. Ces coûts sont actuellement masqués par les profits de la SAQ dû à son monopole. Je ne suis pas du tout pour un monopole privé pas plus qu’on donnerait un monopole à Métro sur la vente des pommes de terre.
Dans un système de libre marché comme le nôtre il faut avoir de vraies bonnes raisons pour garder un monopole ( qui fut créé pour contrôler la ventes des »liqueurs » considérées alors comme dangereuses, et selon moi il y en a pas.
Autres que ses actifs tangibles ( bâtisses, camions, stocks) la SAQ n’a aucune valeur intrinsèque.
Bravo pour Costco, mais à ce que je sache, elle n’a pas de monopole et doit justifier ses conditions par des résultats.
le 07 sept 2010 à 6:38 Joseph Facal
« Chers Gilles et Lemarin,
Prenez donc une grande respiration et une petite camomille pour vous calmer… »
C’est incroyable… Tout ce que peut faire une année de citoyenneté Euro, à un hispanophone de culture américaine.
Après avoir estomaqué les filles, en juillet, avec un premier billet de politesse envers ses lecteurs, notice de son absence du blogue et signé de ses initiales par surcroît, voici le coup de la « petite camomille ».
Décidément, Jos Facal est à maturité. Le progrès depuis juin 2009 est stupéfiant.
Gilles le 09 sept 2010 à 18:22
« En supposant Christian que monsieur lemarin ne raconte que des salades rigolotes, il serait intéressant que vous noius décriviez la société idéale… »
Gilles, Gilles, Gilles !…
Je ne vous reconnais plus. C’est bien dommage. Maintenant vous participez à transformer un fil de commentaires de blogue, sur un sujet précis, en un forum de Politiquebec.
Puis, comme un novice, vous n’avez rien vu de la pelure de banane que le directeur associé à la finance, CH, a jetée à vos pieds. Vous faites le pas en répliquant et PAFF, sur le dos. Eh eh eh, hi hi hi !… Elle est vraiment rigolotte, celle-là.
Mais… Que vous est-il arrivé pour causer cette transformation ?…
Depuis le temps ou vous signiez toujours vos commentaires par… « Un citoyen tenace et souriant…», qu’est-ce que la vie vous a fait ?
Vérifions un peu le «supposant», s’il y a ou non salade.
lemarin – le 07 sept 2010 à 13:13
« créé de mon vivant
Mais pas de programmes sociaux: on a coupé ou laissé stagner les dépenses en éducation et en santé, coupé dans le BS, la DPJ, etc. »
————–
lemarin le 09 sept 2010 à 23:05
« @Christian
Bon, je concède pour les #2 et #3, oubli de ma part.
Quant aux données sur la santé et l’éducation. Évidemment que les dépenses ont augmenté… »
Comment avez-vous fait, Gilles, à 18:22, pour ne pas deviner que l’intimé allait plaider coupable à des propos abrutissants, à 23:05 ?
Quoi d’autre !…
Quelqu’un peut réveiller le juriste de garde ? Lui dire qu’il faut demander à l’alias « quebecdroite » de signer ses commentaires. Ou bien les effacer.
Cela… Afin d’éviter que les lecteurs se fassent piéger par le vol, par copier coller, de textes d’auteurs à leur insu. Étant donné qu’on ne peut pas identifier combien de personnes utilisent à leur compte cet alias « quebecdroite » et ces textes copier coller. Pas de signature = pas de commentaire pour les alias, s’il vous plait ! Merci.
SP
À M. Beauchesne,
« La vente par le privé des produits alcoolisés rapporteraient plus au gouvernement qu’actuellement. »
Laissez moi en douter. Sur un chiffre d’affaire de 2.5 milliards l’an dernier, la SAQ a dégagé des profits de 867 millions. Vous m’opposerez certainement que ces profits sont dus à la situation de monopole de la SAQ. C’est probablement vrai en partie, mais en partie seulement. Ils ont quand même vendu du vin et réduit leur coûts d’exploitation de 19.4% à 18.8% cette année.
Maintenant que verseront-ils à leur unique actionnaire en dividendes cette année? 867 millions de dollars soit 100% de leur bénéfices. Qu’aurait versé le privé au gouvernement s’il avait fait 867 millions de dollars cette année? 259 millions…
Je doute sérieusement du fait que le gain d’efficacité économique que l’on prête à l’entreprise privé soit à même de générer les profits de 3 milliards de dollars nécessaire au versement de 867 millions dans les coffres de l’État au taus d’imposition actuel.
.jpm
Référence SAQ : http://www.saq.com/webapp/wcs/stores/servlet/GeneralContentView?page=/ng/nous-la-saq/communiques-z/com-11-06-10&langId=-2&storeId=10001&catalogId=10001
@Serge:
Belle oeuvre d’art que ce découpage de mes propos, merveilleuse façon d’élever le niveau du débat. Je crois bien que la politique en est là: question de marquer des points et de les répartir de part et d’autre, les idées sous-jacentes n’ont que peu d’importance. C’est bien la mère de tous ces orphelins dont parle M. Facal.
Est-ce la solution Gilles, pas le problème.
Non ! Enfin, pas toute la solution.
- À quel problème ?
- La régénération du QSC, du Québec sans le Canada, nouvel acronyme que je propose en remplacement de ROC, pour mieux nommer de part et d’autre, le QSC et le CSQ. Faudra s’y habituer. On pourra y mettre un siècle.
Si la suite d’un vote responsable est une décision irresponsable, il n’y a pas de problème à faire voter les bébés. Par exemple, Jean Charest a décidé à la demande de Régis Labeaume d’ouvrir la porte à un emprunt de 175 millions dans un projet de divertissement alors que notre problème de croissance économique est depuis 1989 une question de régénération démographique. je dirais que ce pilote d’autobus est mal éclairé par nos fonctionnaires, nos visionnaires ou nos actionnaires.
- Comme je viens d’expliquer, ne prennez pas ça personnel, M. Charest, à votre place j’aurais fait la même chose, passez la patate chaude à M. Harper.
Aujourd’hui, M. Harper passe la patate aux hommes d’affaires. Jacques Attali a écrit qu’ils étaient cupides. Il est sévère. Nous n’aurons pas de mon vivant utile un nouvel amphithéâtre, que je devienne ou non le premier président du Québec.
Serge ?
«Mais… Que vous est-il arrivé pour causer cette transformation ?…
Depuis le temps ou vous signiez toujours vos commentaires par… « Un citoyen tenace et souriant…», qu’est-ce que la vie vous a fait ? »
Quessé ça Serge? Voyons donc je n’ai jamais signé : Un citoyen tenace et souriant ???!!!
Gilles
Je ne sais pas si l’on peut dire que la droite qui s’installe ici se décline comme celle que décrit Raffaele Simone ?!
«Ce régime s’appuie sur une droite anonyme et diffuse associée au grand capital national et international, plus proche des milieux financiers qu’industriels, puissante dans les médias, intéressée à l’expansion de la consommation et du divertissement qui lui semblent la véritable mission de la modernité, décidée à réduire le contrôle de l’Etat et les services publics, rétive à la lenteur de la prise de décision démocratique, méprisant la vie intellectuelle et la recherche, développant une idéologie de la réussite individuelle, cherchant à museler son opposition, violente à l’égard des minorités, populiste au sens où elle contourne la démocratie au nom de ce que « veut le peuple ».
En Italie, l’administration Berlusconi incarne cette droite jusqu’à la caricature. En France, depuis le fameux dîner du Fouquet’s [au soir de l’élection de Nicolas Sarkozy], et aujourd’hui avec l’affaire Bettencourt, le gouvernement a montré plusieurs fois ses accointances avec le monde des affaires et des médias, le président Sarkozy a fait scandale par son omniprésence à la télévision et son train de vie de star. Sa politique me semble exemplaire de cette droite nouvelle refusant d’imposer comme d’effrayer les plus riches, voulant diminuer les services publics et flirtant avec le populisme et certaines thèses d’extrême droite.»
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/09/12/pourquoi-l-europe-s-enracine-a-droite_1409667_823448.html
Comme certains sont allergiques à Vigile, je donne ci-haut le lien original de l’article…