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L’imposture

Il faut lire de toute urgence l’étude faite par Joëlle Quérin du contenu réel du cours Éthique et culture religieuse. On peut la télécharger en allant à : http://irq.qc.ca/storage/etudes/IRQEtude5.pdf.

Je dis «réel» car, depuis des années, il y a fausse représentation. Citant les textes des concepteurs du cours, Joëlle Quérin montre ce que nous sommes plusieurs à dire depuis des années : que ce «cours» ne vise pas à instruire, mais à endoctriner.

Endoctriner à quoi ? Au multiculturalisme à la canadienne, bien sûr, c’est à dire à l’idée qu’il faut transformer la manière de penser et d’agir de la majorité pour l’adapter aux minorités qui pourront, pour l’essentiel, conserver les manières de penser et de vivre de leurs pays d’origine.

Quand ma famille et moi sommes arrivés au Québec, en provenance de l’Uruguay, en 1970, il allait de soi que c’était à nous de nous adapter. Simple question de respect : le peuple québécois nous ouvrait les bras, alors qu’il n’était pas obligé de le faire. C’était avant que le multiculturalisme devienne l’idéologie dominante au Canada.

Depuis, il est toujours autant question de respecter l’autre, mais le respect a changé de camp : c’est désormais à la majorité, au nom du respect des minorités, de s’abstenir de poser ses valeurs à elles comme fondement de nos règles de vie.

Les promoteurs de ce cours disent qu’il vise à former de bons citoyens, ouverts aux autres cultures et respectueux des différences. Qui pourrait bien être contre ça ?

C’est ici qu’il y a fausse représentation. Pour eux, le «bon» citoyen n’est pas celui qui connaît, respecte… et décide ensuite si cela lui convient ou pas. Non, le bon citoyen est celui qui doit nécessairement accepter.

Autrement dit, savoir ce que sont et d’où viennent le voile islamique ou le poignard sikh pour ensuite décider qu’on n’en veut pas chez nous, n’est même pas envisagé. Ce serait être contre «l’ouverture», contre le «respect», contre la «démocratie».

Acceptation rime désormais avec soumission. Le Québec est conçu comme une terre vierge ou presque, où le nouvel arrivant peut, avec des contraintes minimales, reproduire des modes de vie qui reposent souvent sur des valeurs dont l’Occident a choisi de s’extraire depuis des centaines d’années.

Il n’est jamais sérieusement envisagé que le petit Tremblay est porteur d’une culture et de valeurs que le petit Singh ou le petit Abdallah pourraient trouver belles et adopter. Ben voyons, ce serait une imposition «autoritaire» et «frileuse». Spectaculaire renversement : depuis des siècles, on pensait plutôt que c’était aux nouveaux arrivants de faire le gros du chemin.

Si on veut sérieusement enseigner l’histoire des religions, on le fait dans un cours d’histoire donné par un historien de métier. Si on veut enseigner la réflexion éthique, il existe une discipline millénaire qui s’en occupe : la philosophie.

Autrement dit, si vous enlevez du cours ECR tout ce qui devrait normalement trouver sa place dans une école québécoise réconciliée avec le bon sens, que reste-t-il ? Les fantasmes idéologiques de gens qui veulent s’assurer que les enfants ne verront plus jamais le monde comme leurs parents.

20 réponses à “L’imposture”

  1. le 14 déc 2009 à 9:57 Gilles

    Avec des propos comme ça vous allez faire «tilter» le clergé Joseph!

    En effet, ce cours n’est qu’un fantasme, un délire de la rectitude politique, découlant directement de la Charte de l’infâme Trudeau.

    Les situations qu’elle met en scène commencent à faire la démonstration que ça aussi c’était du délire. S’y accrocher équivaut à ingurgiter une dose massive de cigüe intellectuelle.

    je suis d’avis que la question qui se pose maintenant, c’est de savoir comment se débarasser de cette horreur qui, goutte à goutte, nous tue ?

  2. le 14 déc 2009 à 11:48 epsilon

    Vous savez ce qui me rassure, c’est que d’ici à ce que j’aille des enfants et qu’ils soient en age d’avoir ce cours, il n’existera pas.

    Je suis moi même fils d’immigrant et je peux vous dire que l’expérience de mon père est sensiblement la même que vous. Mais aux grands contraire des immigrants d’aujourd’hui, lui est venu ici pour adopter notre nos valeurs plutôt que d’importer les siennes.

    Demandez-vous pas pourquoi le gouv. du québec préfère les brésiliens maintenant: catholique, latin, travaillant et capable d’apprendre le français. Le taux d’intégration est nettement supérieur à la population venant du Mahgreb, même si celle-ci est francophone.

  3. le 14 déc 2009 à 12:25 JPB

    Le Ministère de l’Éducation n’est pas une démocratie . Si c’était le cas, il y a longtemps qu’un vote sur la ‘’Réforme Scolaire’’ aurait été fait permettant à la population de se prononcer sur sa pertinence .
    Alors, le cours d’Éthique et Culture Religieuse….

    J’ai pris la peine de lire le rapport de l’IRQ il y a quelques minutes mais ce n’est qu’une confirmation de ce que je savais déjà . Un travail de sape à long terme nous amenant à ‘’accepter’’ , collectivement , le fait que les nouveaux venus n’ont pas à s’intégrer à notre société .
    Car cette société a tout faux !
    Ses valeurs ne sont pas universelles. Et ceux qui viennent s’installer ici ont le bon goût de nous imposer des accommodements qui viennent nous éclairer sur le reste du monde . A nous de laisser de côté notre identité pour enfin embrasser la réalité hassido-islamo-indo-sikhs… car enfin, où est le problème avec les immigrants chinois et japonais? N’ont-ils pas une culture à nous imposer?

    Nous avons un sérieux problème d’intégration. Une personne émigre parce qu’elle aime les valeurs du pays choisi et veut les faire sienne . Si je vais m’établir en Arabie Saoudite, c’est que j’aime l’Islam intégriste, les keffiehs et le fait que mes femmes restent à la maison. Si je viens au Québec, ça veut dire que je partage ou veut partager l’identité québécoise – du moins ce qu’elle a de meilleure. Et c’est pourquoi nous devrions valoriser l’immigration de ceux qui nous ressemblent plutôt que d’accepter des accommodements sans fin et un déni de nos valeurs par ceux là même que l’on accueille.

    Mais nous avons aussi un sérieux problème d’identité… nous sommes plus que le sirop d’érable et le Minuit Chrétien ! Et je le dis tout en étant un fédéraliste convaincu et un athée militant . Nos ancêtres ont conquis un continent et ne l’ont perdu que parce que leurs élites manquaient d’ambition. Leur foi et leur raison les ont menés sur tous les continents pour évangéliser et explorer et y apporter un peu de civilisation ( oui , la civilisation , celle de la médecine, de l’hygiène, du droit commun , de la science et des arts et ce malgré tous les défauts de leur siècle ) . Ce n’est pas rien mais c’est occulté dans notre enseignement.

    Si nous pouvions mettre aux votes , comme le font les Suisses , certains projets …
    Hélas, nous serions alors plus démocrates que nos dirigeants…

    Jean Pierre Banville

  4. le 14 déc 2009 à 16:07 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Des perceptions différentes peuvent nous amener à confondre causes avec conséquences.

    Concernant l’immigrant et son intégration, beaucoup d’aspects peuvent être abordés et des notions, exprimées. Il y a l’immigrant et les gens du pays d’accueil. Le bon citoyen, celui qui respecte ou celui qui accepte ?

    Se sentir obligé devant celui qui nous accueille ? Pas nécessairement. Des raisons nous y invitent. Mais d’autres peuvent amener le nouvel arrivant à s’y abstenir. Par exemple, imaginez que celui-ci, (surtout s’il est préoccupé par l’avenir de ses jeunes enfants), est convaincu que certaines valeurs des gens de son nouveau pays représentent une menace pour les siennes. Cela ne l’aidera pas dans son processus.

    Quand ce genre de menaces n’est pas ressentie, c’est beaucoup plus facile. Comme les réfugiés du Salvador qui sont arrivés au Québec en 1981. Ces catholiques qui ont été aidés à leur arrivée par des organisations du diocèse et leurs paroissiens (catholiques), bien sûr, ne ressentaient pas des menaces … Être accueillis à bras ouverts et aidés ainsi par des catholiques comme eux (les valeurs), ne pouvaient que favoriser leur confiance (prévenir les perceptions de menaces) et les disposer favorablement devant les invitations à l’intégration.

    Autre point de vue: le principe du ghetto. Définition: « Par extension, le terme s’est appliqué à partir du début du XXième siècle à tout quartier dans lequel se concentre une minorité ethnique, culturelle, ou religieuse, en général défavorisée. Le terme a alors une connotation péjorative de difficulté de vivre et de ségrégation sociale dans un environnement urbain généralement dégradé. » Faisons abstraction des termes « défavorisée », « difficulté de vivre » et de « environnement urbain généralement dégradé ». Parce que cet individu, qui se sent menacé dans ses valeurs, trouvera dans le ghetto (passons par dessus la connotation péjorative. Peut-être qu’un jour connaîtrons-nous un terme pour désigner un « ghetto » comme il en existe à Montréal chez des gens non-démunis), a) de l’approbation, b) du réconfort et c) des ressources.

  5. le 14 déc 2009 à 16:36 Pierre-Olivier Bastien-Dionne

    Excellent billet M. Facal. Ce cours-là relève davantage de l’engineering social que d’un appel à l’éducation et à la tolérance. Le but caché est de nier le passé catholique des Québécois, et de mettre toutes les religions sur un même pied d’égalité. Le but inavoué est de dociliser les enfants pour les rendre plus tolérants envers le traitement favorable envers les minorités, les immigrants et les autochtones. Je me sens comme dans 1984 où on efface d’un coup tout notre passé. Sans histoire un peuple n’a pas d’identité. C’est une maneuvre insidieuse pour manipuler la jeunesse plus facilement. C’est une façon lâche de mieux faire accepter des accomodements raisonnables, ou irraisonnables, en évitant de faire face au problème de l’intégration des immigrants.

  6. le 14 déc 2009 à 16:45 Gilles

    Normand vous dites : «Par exemple, imaginez que celui-ci, (surtout s’il est préoccupé par l’avenir de ses jeunes enfants), est convaincu que certaines valeurs des gens de son nouveau pays représentent une menace pour les siennes. Cela ne l’aidera pas dans son processus.»…

    Ben puisque vivre ici est un choix délibéré, pourquoi vient-il ici pour vivre en dehors de ce qui se passe ici ?

    je trouve que votre logique souffre d’anémie Normand : A Roma, viviamo come i Romani. N’est-ce pas?

  7. le 14 déc 2009 à 17:09 Normand ajoindre

    Gilles, vous me demandez pourquoi certains émigrent ici sans vouloir s’intégrer à la culture d’ici ?

    Parce qu’ils apprécient les avantages de la démocratie (droits de la personne), la carte soleil, la qualité de vie, la stabilité politique (la paix), etc …

    Ils s’intègrent tous. Ceux qui voudront éviter la culture d’ici, savaient avant de venir qu’une grande communauté partageant les mêmes valeurs qu’eux étaient déjà établis ici (si vous saviez tout ce qu’ils se sont dit dans leurs échanges de e-mail !!!).

    Gilles, j’espère qu’il n’est pas nécessaire que je nomme certaines de ces communautés. Ni que j’élabore sur les avantages qu’ils retrouvent dans leur nouveau pays ?

  8. le 14 déc 2009 à 17:55 RenéP.

    Bonjour,

    Le Gouvernement du Québec, en collaboration avec celui du Canada, veut de toute évidence faire disparaître ce qui est la nature profonde du peuple Québécois de facon à ce que ce dernier devienne tout excepté un ce qu’il a toujours été i.e. un vrai « canayen ». Cependant, il est a prévoir que le gouvernement pourrait voir les gens des différentes ethnies se tourner contre lui car depuis la Commission Bouchard-Tayler, les émigrants sont de plus en plus pointés du doigt pour leur manque de gratitude envers le peuple Québécois. En effet, bien qu’ils soient bien accueillis par les Québécois, une majorité d’immigrants s’associent aux anglophones pour nous faire disparaître. Tous les immigrants ne sont pas des ingrats mais malheureusement, comme on ne peut identifier facilement ceux qui le sont ou non, tous en subiront les conséquences. Ce que fait le Gouvernement Charest est très grave car il sème la violence, il provoque les Québécois à se soulever contre les immigrants. Ouvrez vos yeux et vos oreilles, observer autour de vous et vous verrez qu’il y a des immigrants de plus en plus coincés entre les pressions des anglos et celles des francophones.Et plus le temps passe, plus la tension va augmenter jusqu’à ce que la crise éclate. Ce ne sont pas les indépendantistes qui fomentent cette crise à venir, ce sont les fédéralistes. Cependant, des immigrés qui se sont bien adaptés au Québec et qui montrent leur gratitude comme vous le faites monsieur Facal, pourraient jouer un important rôle d’appaisement de la tension en informant les citoyens des diverses ethnies des enjeux Québec-Canada de facon à ce qu’ils cessent de se laisser utiliser par les anglos pour agir à l’encontre des intérêts des Québecois et donc, de leurs propres intérêts. Ce serait un grand bien pour les Québécois si vous reveniez en politique monsieur Facal.

  9. le 14 déc 2009 à 18:56 Gilles

    Normand je n’ai jamais vu une pièce de monnaie avec un seul côté… Mais il est néanmoins évident que certains groupes immigrants vivent de cette façon. Et je ne vois pas de bonne raison pour ne pas remettre les pendules à l’heure. Ce fut jusqu’à présent notre erreur que de ne pas le faire.

    En passant Normand, pensez à tous ces québécois venus d’ailleurs, pleinement intégrés qui ont fait leur marque ici, et qui sans oublier leurs origines, ont saisi à pleine main leur nouvelle identité. Ce qui fait qu’en bout de ligne, le rappel de leurs origine ne fait sourciller personne.

    Et je ne pense pas seulementà notre hôte ici, il y en a plein de ces québécois, dont jamais on ne mettrait en doute leur appartenance à notre peuple.

    Mais pour ça il a fallu qu’eux ou leurs parents leur permettent de vivre normalement comme on vit ici. À Rome on vit comme les romains. Ou bedon on cherche un ailleur meilleur.

  10. le 14 déc 2009 à 19:15 ymdelisle

    « je suis d’avis que la question qui se pose maintenant, c’est de savoir comment se débarasser de cette horreur qui, goutte à goutte, nous tue ? »

    « Le but inavoué est de dociliser les enfants pour les rendre plus tolérants envers le traitement favorable envers les minorités, les immigrants et les autochtones. »

    « En effet, bien qu’ils soient bien accueillis par les Québécois, une majorité d’immigrants s’associent aux anglophones pour nous faire disparaître. »

    « Ce que fait le Gouvernement Charest est très grave car il sème la violence, il provoque les Québécois à se soulever contre les immigrants »

    Quatres exemples qui démontrent jusqu’à quel point nos « dites valeurs Québecoises » ne sont pas si bonnes que ça.

    Nous avons la mémoire très très courte. Il n’y a pas si longtemps, nos écoles refusaient d’admettre des non-catholiques non-francophones. Nous leur disions d’aller à la PSPGM. Aujourd’hui nous contrôlons notre immigration.Nous avons décidé de laisser entrer seulement ceux qui parlait français, sans se soucier d’ou ils viennent. Nous avons des problèmes d’intégration, comme tous les pays qui reçoivent beaucoup d’immigrants. Mais….c’est la faute du Canada,des anglos-saxons, de Trudeau, de la charte des droits, du MEQ, de Charest, de…(ajoutez svp). Mais nous devrions reconnaître que le problème est « made in Québec ». Indépendent ou non, nous aurions le même problème. Sommes-nous aussi accueillant que nous disons l’être? Nous valorisons la protection de « nos valeurs », mais nous refusons le même droit aux autres. Nous défendons notre religion, mais nos églises sont vide et l’âge moyen de nos prêtres dépasse la soixantaine. Nous voulons une société laïque, mais nous voulons que nos enfants apprennent la religion catholique. Nous avons un taux de natalité qui ne permets pas la survie de notre culture, mais nous disons non à l’immigration. Nous devons nous regarder sérieusement dans le mirroir avant de blâmer qui que se soit.

    Les commentaires que je lis semble dire que pour être considéré comme bien intégré, l’immigrant doit supporter « la cause ». Un bon immigrant est un immigrant souverainiste, comme M. Facal.

  11. le 14 déc 2009 à 22:04 Jean Claude Pomerleau

    Il semble bien que le tabou sur le débat de l’immigration que les nouveaux curé du multiculturalisme ont réussi à imposer depuis trop longtemps déjà a maintenant basculé. Fini la culpabilisation du nous qui venait avec le tabou. Mais pas toute à fait. Aujourd’hui dans Le Devoir j’ai fais un commentaire, suite à un texte d’opinion d’un castreur de débat, et je fus censuré. Méchant journal d’idée.

    Le débat ne porte pas sur l’immigration oui ou non. Mais bien sur nos capacités d’accueillir convenablement l’immigration et du type d’immigration qu’il convient de sélectionner pour une intégration plus harmonieuse à nos valeurs.

    Compte tenue de notre situation de demie État annexé pouvons nous soutenir l’accueil d’un nombre 3 fois plus important que la France (en %).

    Ce sont là quelques question que soulève M Jacques Noel dans une série de textes qui déboulonne les mythes sur l’immigration chiffre à l’appui:

    http://www.vigile.net/_Noel-Jacques_

  12. le 15 déc 2009 à 9:31 Gilles

    Il n’y a pas si longtemps delisle, les juifs étaient interdits de fréquenter McGill.

    Il n’y a pas si longtemps delisle, le Canada refusait aux bateaux chargés de juifs, d’accoster au Canada.

    Il n’y a pas si longtemps delisle, les japonais étaient mis dans des camps de concentration, in Canada.

    Valeurs canadiennes…

    Continuer de chercher. Comme il est écrit dans l’Évangile : cherchez, vous trouverez.

  13. le 15 déc 2009 à 12:17 ymdelisle

    Gilles, vous avez totalement raison. Le ROC a les mêmes problèmes que nous et la même triste histoire que nous. McGill est au Québec. Lionel Groulx l’anti-sémite était au Québec. Nous avions des camps d’italiens dans les Laurentides. Nous avons fait les mêmes conneries. Allez faire un petit tour à Toronto et vous aurez les mêmes constatations qu’à Montréal. Les valeurs canadiennes sont égalements les valeurs québecoises et vice versa. Le ROC n’est pas parfait, loins de là. Le Québec n’est pas parfait non plus. Comme il est écrit dans l’Évangile: aime ton prochain.

  14. le 15 déc 2009 à 15:27 RenéP.

    A ymdelisle,

    « Comme il est écrit dans l’Évangile: aime ton prochain ».

    Il est aussi écrit que Jésus est venu pour libérer l’homme de l’esclavage. Il faudrait que les anglos lisent la Bible et cessent d’empêcher les Québécois de se libérer. Est-ce que les anglos lisent la Bible? Si oui et s’ils nous aiment tant, il me semble qu’ils devraient suivre les commandements: Aime ton prochain comme toi-même = si tu aimes la liberté, lui aussi. Si tu aimes que ton peuple soit libre, tu devrais vouloir que les autres peuples soient libres aussi. Comme on dit dans le bas du fleuve: »Pense-y mon homme! » Joyeux Noël! Merry Chrismas! Feliz Navidad!

  15. le 15 déc 2009 à 16:28 Jean-Pierre

    Voici un peu d’où ça part (trouvé sur le site de l’UQAM) :

    http://www.uqam.ca/entrevues/entrevue.php?id=633

    L ‘ e f f e t s c i e n c e s
    h u m a i n e s

    « Selon Micheline Milot, c’est dans la durée que les sciences humaines et sociales font sentir leur impact. Réputée pour être l’une des premières théoriciennes de la laïcité au Québec, la sociologue a siégé à la Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables et a participé au long processus de réflexion ayant conduit à la création du programme d’éthique et de culture religieuse, maintenant enseigné dans les écoles du Québec. «J’ai commencé à parler de la nécessité d’un enseignement culturel des religions en 1982, quand j’étais étudiante à la maîtrise», se rappelle-t-elle.

    Depuis, Micheline Milot a complété des études de terrain auprès de milliers de parents, d’enfants et d’enseignants sur des questions religieuses. Elle est aussi une fine observatrice des nouvelles dynamiques sociales dues à l’immigration. Or, malgré l’importance qu’elle accorde à l’enseignement des cultures religieuses, ses années de recherche lui ont fait comprendre que la connaissance de la religion de l’autre ne suffit pas toujours pour engendrer la tolérance. «Il importe de situer le programme d’éthique et de culture religieuse dans le cadre d’une éducation à la citoyenneté pour que les jeunes ayant des convictions religieuses différentes apprennent à vivre ensemble.» C’est cette approche qui a été adoptée par le ministère québécois de l’Éducation. »

  16. le 15 déc 2009 à 16:35 ymdelisle

    ReneP. Nous sommes des esclaves??. Nous ne sommes pas libre? Les anglos nous empêchent d’être libre? Ouache. Comme disent les maudits anglais….what drugs are you on, I want some?

  17. le 15 déc 2009 à 19:47 Gilles

    Delisle vous écrivez : «Lionel Groulx l’anti-sémite était au Québec» Puis «Nous avions des camps d’italiens dans les Laurentides. Nous avons fait les mêmes conneries»

    Pour le chanoine, ça dépend comment on le lit. Je vous laisse votre jugement vous êtes sans doute un expert pour affirmer une telle chose. Il y a dans son oeuvre des passages qui portent à penser qu’il était antisémite, d’autres où il donnait les juifs en exemple de peuple solidaire à suivre par les canadiens-français.

    Quant au reste, les camps, c’étaient des patentes essentiellement fédérales. Alors je vous conseille une petite gêne sur le «nous» à ce propos s’il vous plaît.

    McGill le moins qu’on puisse dire c’est qu’à cette époque ce n’était pas une institution vraiment en syntonie avec la société québécoise. Et ce n’est pas au Québec que l’institution a puisée son inspiration mais dans les réflexes fédéraux anglo saxons de type Britanique que j’ai cité tantôt. Oui, dans le contexte de la guerre de 39/45.

    Il n’y a pas beaucoup de rapport entre cette discussion et le sujet du cours sur l’étude de madame Quérin dont nous devrions parler.

    Selon elle, et je souscris à son analyse rigoureuse, il s’agit à toutes fins utile d’un modelage de la pensée des enfants, selon le moule bien pensant du multiculturalisme.

    Cette théorie bat de l’aile partout dans le monde, même là d’où elle origine, tant on se rend compte que cela ne favorise pas l’intégration mais la ségrégation permanente des uns par rapport aux autres. Ce qui ne fait pas des enfants forts.

    Parce que je pense qu’il y a une méprise qui s’installe graduellement avec l’approche multiculturelle. Dans le contexte de ce cours, ce ne sont pas les conniassances qui priment mais l’attitude.

    Accueillir un immigrant pour qu’il s’intègre est certainement louable. Mais si le résultat de la formation c’est que cela incline le nouvel arrivant à rester cramponné sur sa culture d’origine qui est magnifiée au point où il n’a pas à s’adapter, tout le monde sera perdant en bout de ligne, eux et nous. Eux en marge de nous, et nous en marge d’eux.

  18. le 16 déc 2009 à 10:32 ymdelisle

    Bon article de Luc Bégin dans La Presse de ce matin sur l’étude de Joëlle Quérin. À lire.

  19. le 16 déc 2009 à 11:04 ymdelisle

    Gilles, je suis d’accord avec vous que les immigrants doivent s’intégré et je suis d’accord avec vous qu’ils ne doivent pas se « cramponner sur la culture d’origine ». Mais, je crois que nos attentes sont un peu trop élevés en croyant que les immigrants s’intègreront dès leurs arrivés. L’intégration se fera vraiement avec leurs enfants.

    Je ne crois pas que le cours d’éthique soit si mauvais que ça. Un sociologue américain, dont le nom m’échappe, disait que la connaissance des autres cultures nous aident à mieux connaître la notre. Autrement dit, une personne qui ne connaît aucune autre culture que la sienne, ne peu prétendre comprendre sa culture.

    En ce qui concerne le « modelage de la pensée », vous devez admettre que les nationalistes ont fait un bon travail dans nos écoles pour pousser la doctrine nationaliste, particulièrement au niveau de l’histoire.

    Alors, pour cité l’évangile de nouveau, « que celui qui n’a jamais péché lance la première pierre ».

  20. le 16 déc 2009 à 14:33 Gilles

    C’est un principe de base en effet que c’est par la connaissance que l’on peut réduire les préjugés qui sont sans fondement. Là dessus je vous l’accorde sans peine delisle. vous avez raison de le souligner.

    Mais il faut aussi tenir compte du fait que parfois les préjugés peuvent aussi être renforcés lorsque le la connaissance les révèles avec plus d’ampleur.

    Je trouve inutile votre tasse de vinaigre sur le travail fait dans les écoles pour soit disant «pousser la doctrine nationaliste».

    Comment voulez vous enseigner l’histoire d’un peuple sans valoriser ses hauts faits ? comment faire ça sans que n’en découle par voie de conséquence un sentiment de fierté légitime ? Quel pays dans le monde (nommez-les s’il vous plaît) enseigne son histoire à ses enfants, sans magnifier les vertus du peuple qui le constitue ? Et sans mettre en lumière les avatars qu’il a subi dans son évolution ?

    Comment vous faites ça delisle expliquez moi je suis tout ouïe… Dans un pays normal on appelle ça le patriotisme. Parce que c’est ici et que ça parle de nous et de nos ancêtres ce serait caca?

    Vous allez quand même pas penser que dans les cours d’écoles du Québec on va allumer des feux de joie pour célébrer la bataille de Trafalgar, la guerre des Boers, la pendaison de Riel et celle des patriotes de 1837. Quand même !

    J’ai lu tantôt dans Le Devoir le texte des quatre professeurs dénonçant l’étude de madame Quéron. Offusqués qu’ils sont les pauvres petits. Humiliés peut-être aussi de s’apercevoir qu’on voit bien leurs fesses glabres rougies de honte, et qui les cachent mal par leur argumentation indigente.

    Un de leurs arguments massue ( j’ai bien dit l’un) savez-vous ce que c’est delisle ? : «…l’étude rédigée par madame Joëlle Quérin, une étudiante appartenant à l’Institut de recherche sur le Québec, un think thank nationaliste privé, proche du Mouvement national des Québécois». Ah ah ah ah! Donc sa démonstration est fausse bien entendu.

    En lisant ça j’ai tout de suite pensé à Bernard Blier, en fait au titre de l’un de ses films désopilants dont je me suis délecté dans le passé. Son titre au film ? «c’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule» et j’ai trouvé que ça allait très bien à messieurs Larouche Leroux Proulx et Rousseau.

    Donc madame n’est pas crédible. Dommage pour elle. Si au moins elle appartenait à l’Institut économique de Montréal. Alors là, tout ce qui jaillirait de son cerveau serait illumination divine.

    La trahison des clercs ça fait bien partie de notre histoire. Mes profs d’histoire me l’avaient enseigné.