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Dans Le Devoir de lundi, un article affirme péremptoirement que l’accessibilité aux études universitaires est actuellement menacée de toutes parts, notamment par la récente hausse des droits de scolarité et par toute hausse future.

On laisserait passer une telle ineptie si l’un des trois signataires de cet article n’était nul autre que Guy Rocher, l’un des plus éminents sociologues québécois des quarante dernières années.

Monsieur Rocher a-t-il vraiment lu ce qu’il signait ? A-t-il seulement pris connaissance de la masse d’études disponibles qui établissent hors de tout doute qu’il n’y a pas de lien démontrable entre la fréquentation de l’université et les droits de scolarité en vigueur au Québec et ailleurs au Canada ?

                                                                Les faits

Si un tel homme véhicule ces faussetés, on peut faire avaler n’importe quoi au commun des mortels. Surtout si on lui dit que cela vient des pages d’un quotidien qui regarde les autres de haut, sans prendre la pleine mesure de ce qu’il est devenu.

La dernière hausse substantielle des droits de scolarité au Québec remonte au début des années 90.  Ils avaient alors triplé sur quatre ans. La fréquentation universitaire continua à augmenter. On observa le même phénomène en Ontario.

Le Québec a des droits de scolarité plus de deux fois inférieurs à la moyenne canadienne. Pourtant, la fréquentation des universités québécoises est dans la moyenne canadienne. Où est le lien ?

Qui a les droits les plus élevés au Canada ? La Nouvelle-Écosse. Et le taux de fréquentation le plus élevé ? La Nouvelle-Écosse. Où est le lien ?

                                                             Les parents

S’il n’y a pas de lien entre la fréquentation universitaire et les droits de scolarité, tant qu’ils restent dans les ordres de grandeur que l’on voit au Canada, c’est tout simplement parce que les vrais facteurs qui déterminent l’accès à l’université sont le revenu des parents, la valorisation de l’éducation dans le foyer familial, et les notes obtenues aux niveaux inférieurs.  

Au Québec, malgré nos droits si bas, un enfant dont les parents gagnent plus de 100 000 $ par an a plus de deux fois plus de chances de fréquenter l’université que celui dont les parents gagnent moins de 25 000 $. Si les hausses des droits ne freinent pas la fréquentation universitaire, c’est parce que la majorité des enfants issus des milieux pauvres ne se rend même pas jusqu’aux portes de l’université.

                                                                  Injustice

Autrement dit, des droits de scolarité ridiculement bas reviennent à faire subventionner l’éducation universitaire d’enfants issus, pour la plupart, des milieux aisés, par les travailleurs à revenus modestes, dont les enfants auront proportionnellement moins de chances d’accéder à l’université.

Des pauvres qui subventionnent des riches, c’est une curieuse conception de la justice sociale, non ?

Il est vrai qu’un jeune issu d’un milieu pauvre et qui est déjà l’université pourrait être affecté par une hausse trop brutale des droits. La solution est de lui donner davantage d’aide financière sous forme de bourse, plutôt que de maintenir des droits bas pour tous qui affament tout le réseau et perpétuent une vaste supercherie.    

Les grands hommes ne sont pas à l’abri des grandes bêtises.

50 réponses à “L’éternel recommencement”

  1. le 11 avr 2008 à 8:07 Claude Capistran

    «Nous vivons dans une culture de la gratuité. Les Québécois ne connaissent pas le coût réel des services qu’ils consomment», observe l’ancien ministre péquiste Joseph Facal.»

    Premièrement, M.Facal, quand on vous prélève 30% de votre salaire en impôt, qu’on doit payer 250.00 par session d’étude par enfant en frais scolaires et qu’on paye encore 12% de taxes sur tout ce qu’on achète et que….. : OÙ EST LA GRATUITÉ?

    Il est plus facile de tenir le discours que vous tenez monsieur une fois que les services en question ont été utilisés et ne sont plus requis.

    Qu’on fasse payer équitablement tous ceux qui doivent payer (contribuables, industries, commerces, …), arrêter d’encourager l’évasion fiscale, la fraude et le gaspillage et on aura les services qu’on pourra se payer. Tous les services pour tout le monde ou que personne n’aie de services et qu’on nous donne notre argent. Voilà un vrai projet de société et non pas un projet d’égoistes rassasiés qui n’en ont plus rien à foutre des universités et des garderies.

  2. le 11 avr 2008 à 9:01 ymdelisle

    Je suis d’accord avec vous, M. Facal. Les frais, particulièrement ceux pour les universités, devraient être augmentés. Nous avons de bonnes universités qui ne peuvent plus attirer les meilleurs éléments car ils n’ont plus les moyens. Les universités anglophones s’en sortent un peu plus car ils ont une tradition plus développé de support financier par les anciens. J’ai fréquenté une université anglophone et depuis 32 ans, il n’y pas une année ou je n’ai pas contribué. Est-ce que les frais doivent être exhorbitant commme aux États-Unis? La réponse est non. Mais il y a un juste milieu. Certains gouvernements, dans le passé, ont utilisés le gel des frais de scolarité pour simplement acheter des votes. Ce genre de stratégie fonctionne à cour terme, mais a des effets néfastes à long termes. Si la qualité est la, les gens viendront. Mais, si nous appauvrissons nos universités, les gens iront ailleurs se faire instruire. La perte pour notre société sera immense……est déja immense.

  3. le 11 avr 2008 à 9:07 Mikalo

    On peut faire avaler n’importe quoi au commun des mortels dites-vous.
    Et comment. Dans un passé proche, on a nationalisé l’électricité avec l’argent des impôts et taxes et aussi des tarifs qui ont payé les emprunts pour la réalisation des installations et le développement.
    On a dit, énergie propre et tarif bas.
    Ce n’est plus vrai, le gouvernement via sa filiale Hydro-Québec a procédé à des hausses injustifiées parce que la filiale accumulait des profits.
    Et là une commission vient tout juste de recommander des augmentations et la ministre dit “Ona rien sur le radar. Alors pourquoi une commission?
    Et puis en regard de l’eau potable. Cette eau a une taxe, la taxe d’eau.
    Des corporations puisent l’eau du sous-sol du territoire québécois pour nous vendre cette eau, la transformer en produit de consommation ou l’exportation. Pas de redevance.
    Là, la commission en question suggère des tarifs selon l’utilisation chez le consommateur. On aurait pu s’attendre que l’on pense d’abord à aller chercher des redevances chez les profiteurs exploitants de notre eau.
    En effet on peut faire avaler n’importe quoi au citoyen.

  4. le 11 avr 2008 à 10:38 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Je comprends très bien votre point de vue avec vos explications pour appuyer ce que vous affirmez. Mon inspiration pour mon commentaire provient de deux corollaires présents dans votre billet assez percutants pour retenir mon attention:

    “Si un tel homme véhicule ces faussetés, on peut faire avaler n’importe quoi au commun des mortels.” (en parlant de ce Monsieur dont on reconnaît une certaine autorité)

    Et

    ” Les grands hommes ne sont pas à l’abri des grandes bêtises. ”

    Un paradoxe m’a toujours intrigué. Le bon sens, la logique n’a pas nécessairement préséance dans les processus décisionnelles et encore moins pour ce qui est des opinions.

    En démocratie, les décisions sont déterminées finalement par le plus grand nombre (la masse). Et le plus grand nombre dans la société, faut bien l’admettre, ce sont les ignorants. Cette idée n’est pas de moi, c’est Henri Beyle qui l’a écrite.
    Permettez-moi d’écrire mon propre corollaire : la personne qui gouverne ne doit pas s’attendre à plaire à tout le monde et ne doit pas avoir comme principe de ne décider que quand il y a consensus.

    J’admire les administrateurs et élus dans le gouvernement qui vont aller jusqu’à perdre de la popularité dans l’électorat pour prendre les meilleures décisions possibles pour le bien de la population.

    En démocratie, les plus grands adversaires du bien de la population quand on parle des dossiers du gouvernement, ce sont les ignorants. Après eux, viennent les communistes qui appliquent le principe de ne pas accepter ce qui ne favorisent pas d’abord les ignorants.

  5. le 11 avr 2008 à 10:49 Guillaume Lamy

    « [I]l n’y a pas de lien démontrable entre la fréquentation de l’université et les droits de scolarité en vigueur au Québec et ailleurs au Canada »
    Ah bon? Que dire de ces études ?
    Étude1
    http://www.iris-recherche.qc.ca/docs/frais_scolarite.pdf
    Étude2
    http://www.caut.ca/uploads/5-1declinaccessibilite.pdf
    Étude3
    http://www.caut.ca/uploads/4-1accessrefuse.pdf

    « Qui a les droits les plus élevés au Canada ? La Nouvelle-Écosse. Et le taux de fréquentation le plus élevé ? La Nouvelle-Écosse. Où est le lien ? »
    Réponse : pas de cégeps en Nouvelle-Écosse. Donc, plus de jeunes se tournent vers l’université qu’au Québec… Et il faut dire que les cégeps ont de très bas droits d’accès… Lorsqu’on observe le taux d’éducation postsecondaire plutôt qu’uniquement le taux de diplômation universitaire; on remarque que le Québec figure au sommet du palmarès mondial… Mais bon. Ça personne n’en parle…

    « Des pauvres qui subventionnent des riches, c’est une curieuse conception de la justice sociale, non ? »

    Contradiction. N’êtes-vous pas le premier à décrier que 60% des impôts soient payés par les même 15% (riches) de la population? De ce fait, ce sont majoritairement les riches, via les impôts, qui paient pour le système d’éducation qu’ils fréquentent tout aussi majoritairement. Pas les pauvres. Les pauvres ne paient pas d’impôts. Paient peu de taxes. Dire que les pauvres paient pour les riches est simplement faux.

    De plus, 60% des parents ne paient pas les études de leurs enfants. L’argument du revenu des parents doit être relativisé lorsqu’on défend une hausse des droits qui serait assumée par les parents… La réalité est qu’une hausse des droits signifie une hausse de l’endettement étudiant. Les étudiants seront les pourvoyeurs de l’État de demain. Rien ne sert de les obérer davantage. Ils paieront pour le choc démographique, pour la santé, pour la dette publique. Ils paieront pour tout et pour tous. Il faut tenir compte de ce fait quand on cherche à leur en faire payer encore plus par une hausse des droits universitaires.

    Amicalement,
    GL

  6. le 11 avr 2008 à 11:20 daveyy

    Et si les politiciens donnaient l’exemple en premier? Pourquoi avons-nous 125 députés alors qu’en Ontario ils en ont 107 avec 60% plus de population ? Donnez-nous l’exemple en faisant concorder les comptés provinciaux avec les fédéraux, résultat 75 députés pour une économie de 50 M $ p.a. en partant.

    Ensuite attaquons-nous à la Ville de Montréal avec ses petits maires d’arrondissement et leurs conseillers nombreux, tous sur le bras du contribuable.

    Une fois l’exemple donné, il sera beaucoup plus facile de convaincre les citoyens de faire ce que vous suggérez, c-à-d payer le vrai prix pour les biens et services.

    Expliquez-moi comment ce fait-il que la Nouvelle Écosse, une province pourtant “pauvre” combine les frais de scolarité les plus élevés au Canada avec le taux de de participation universitaire le plus élevé au Canada? Ça va à l’encontre de tout le discours gauchisant sur l’accès restreint que représenterait une augmentation des frais de scolarité.

    Si on payait le vrai prix notre électricité, la consommation réduirait et l’excédant généré pourrait être exporté au vrai gros prix en Ontario et en Nouvelle Angleterre.

    Si on complétait l’autoroute 30, le traffic Ontario-Maritimes n’aurait pas à passer sur l’île, ce qui aurait un effet bénéfique non seulement pour la circulation, mais pour l’environnement.

  7. le 11 avr 2008 à 12:08 François

    Bonjour M. Facal, Je dois vous avouer que j’apprécie beaucoup la contribution que vous apportez à la société Québecoise depuis des lunes. Mais cette fois-ci, je crois que vous déraillez un peu. Je vous suggère une petite lecture, “Pour une nouvelle narration du monde” de Riccardo Petrella. Vous y trouverez de brillantes idées.

  8. le 11 avr 2008 à 12:14 Richard Sauvé

    A monsieur Guillaume Lamy:

    Bien sûr, il n’existe pas de cégeps en Nouvelle-Ecosse. Il n’en existe dans aucune autre province que le Québec! Pourquoi alors les autres provinces du Canada ne peuvent-elles faire aussi bien, quant à la fréquentation scolaire post-secondaire, que la Nouvelle-Ecosse ?

  9. le 11 avr 2008 à 13:00 Adam

    Avoir trente fois plus de fonctionnaire dans le système d’éducation au Québec qu’au Danemark.
    Avoir des maires d’arrondissement qui dépensent des centaines de milliers de dollars dans des restos, et des compagnes de presses a des fins purement politiques.
    Le président de la STM se permet des déjeuners a 10 Euros dans un grand resto Parisien, 350 euros, la nuit pour l’hôtel. Il y amène bien sure d’autres copains fonctionnaires, car on le sait bien, ces gens la Monsieur (pour reprendre Brel), n’aiment pas la solitude. PRICELESS.
    Pour tout le reste il y master card, ou mieux encore le gentil contribuable, qui va se la fermer et payer.

    Je pense que ce débat est très représentatif de la société québécoise. Il y a des problèmes de financement des Universités. Ceci est un fait indéniable. Il y une bureaucratie monstrueuse pour tout les paliers de gouvernement ou de prise de décision, que se soit, municipale ou provinciale. Il ya aussi une sclerolisation puante de mauvaise foi, et qui n’a que des intérêts politiques. (voir l’article Yves Boivert dans la Presse de ce matin par exemple).

    Certains dénotent ces problèmes, (qui par ailleurs n’existent pas ou plutôt pas dans les même proportions en Ontario par exemple), mais tout le monde veut garder son petit pain, ces petits avantages. Les politiciens sont frileux, la population est frileuse, tout le monde veut garder ses avantages, alors plaignons nous tous en choeur a la place, au moins ça laissera penser qu’en on a en foutre.

    Le problème des frais de scolarités doit être réglé, mais en parallèle celui des fonctionnaires et de la manière que notre gouvernement et société fonctionnent. Mais il semble qu’au Quebec, on s’intéresse plus au Canadiens de Montreal qu’aux problèmes
    de société, qui parfois veulent dire que le pauvre petit fonctionnaire devra regarder sa ”game” sur un écran LCD de première génération et pas de dernière.

    Tout le monde parle de solidarité, les étudiants, les fonctionnaires, les députes,les syndicats mais je n’en connais pas beaucoup qui ont en fait preuve.

    Mais bon, j’ai peu d’espoir. Le jour ou un gouvernement voudra faire ces REFORMES il prendra le bord politiquement. Les syndicats et lobbys de fonctionnaire au Quebec est omnipresent.

  10. le 11 avr 2008 à 13:06 Adam

    J’ai mal taper, ce n’est pas 10 euros pour le sympathique president de la STM mais bien 20 Euros (28 dollars canadiens).
    Il est culotte le mec. Je me demande par ailleurs comment il a obtenu son poste ?
    Oups…je pose une question idiote. tout le monde sait bien que les processus de nomination dans la fonction publique ne sont que des Tartufferies.
    Pendant ce temps, augmentant le prix de la carte STM.
    J’en ai la nausee

  11. le 11 avr 2008 à 16:13 marilou

    Bonne idée de faire parvenir à chaque Québecois un état de compte annuel, comme cela chacun va pouvoir voir ce qu’il coute à l’état,et ce qu’il donne à l’état,,,avec la gratuité -à-la-socialisme que des gouvernements ont instauré, parfois à l’encontre du gros bon sens,et que certains des utilisateurs ont crûs que cela allait être en place pour le reste de leur vie, sans rien payer en surplus de leurs impôts. il va falloir faire comprendre que cela doit changer et qu’il faut que chacun de nous ,aide l’état à nous administré.En sachant qui s’occupe vraiment de tel et tel programme,comment cela est administré, géré,assumé et respecté, il sera plus facile de critiquer,et de juger si cela en vaut la peine,peût - être qu’il va falloir devenir plus raisonnable dans nos demandes et nos droits, et respecter l’état et ses représentants,,il faut essayer et voir si cela va changer notre perception de l’état-maman qui doit tout nous donner sans rien demander en retour,et un retour d’impot ,pour ceux qui ne payes rien,,??,merci,

  12. le 11 avr 2008 à 16:21 ymdelisle

    Des collèges, style Cégeps, existent au N-B, N-É, et en Ontario.

  13. le 11 avr 2008 à 16:23 Joseph Facal

    Quelques petits points :

    M. Capistran, votre propos montre essentiellement …que vous n’avez pas lu le rapport. Allez-y, vous verrez, c’est très bon…et c’est pas très long.

    M.Lamy, je connais parfaitement les études que vous mentionnez. Pardon à leurs auteurs, mais je les trouve très faibles. Je voudrais qu’on m’explique ce qu’il y a de si terrible à contracter une dette d’études alors que bien des jeunes ne semblent avoir aucun problème à contracter une dette de 25 000 $ pour un «beau char tout neuf», puis, sitôt sur le marché du travail, nombre d’entre eux se prendront une hypothèque de 175 000 $ sur une maison neuve. Allez faire un tour dans le 450. Question de choisir ses priorités.

    Mon cher François, je connais aussi les écrits de Riccardo Petrella. Toutes les sociétés ont besoin d’utopies. Il en faut, et je ne m’en moque pas. Il en faut des empêcheurs de tourner en rond. Mais une utopie ne fait pas un programme de gouvernement.

    Salutations à tous.

  14. le 11 avr 2008 à 16:27 ymdelisle

    Je crois ce que Marilou dit est qu’au Québec,nous avons inversé la fameuse déclaration de John Kennedy….Ask not what your country can do for you, but rather what you can do for your country.

  15. le 11 avr 2008 à 16:46 Guillaume Lamy

    Merci pour la réponse.
    Vous avez de bons arguments.

    L’endettement étudiant en vaut certainement la peine, puisque peu importe ce qu’on en dira : c’est avant tout l’étudiant qui bénéficie le plus de son éducation sur tous les axes.

    Cet argument est incompréhensible pour une certaines gauche obnubilée par le théorème bourdieusien de l’habitus où la liberté de choix n’existe pas (d’où leur penchant à vouloir protéger les gens d’eux-mêmes puisque considérés comme dépourvus d’une réelle liberté de conscience…)

    Vous avez raison. Rien de dramatique en l’endettement étudiant.

    Merci.
    À bientôt.

    GL

  16. le 11 avr 2008 à 17:38 Bingo

    C’est plate mais j’ai une critique sur votre rapport marquette. De sources sûrs, l’argent est très mal gérer à Hydro-Québec. Des millions de $ dépensés inutilement. Les employés touchent 3% de boni et les patrons 10% sans forcer, une aberration.

    Ils haussent les tarifs à tous les ans, et le gouvernements empochent. Et les déficits augmentent.

    Une réforme à l’interne s’imposent avant de me réclamer plus de taxes monsieur facal.

  17. le 11 avr 2008 à 18:46 jcpomerleau

    M Facal vous initier un débat qui a eue lieu il y a une quinzaine d’année dans les pays d’Europe du Nord.La question à laquelle ils devaient répondre faisait consensus au près de tous les acteurs politiques: Comment améliorer la productivité politique et économique sans abandonner les missions sociales. En fait comment faire évoluer la social démocratie vers la sociale économie. De vastes réformes ont été menées et ces pays, qui ont les mêmes caractéristiques que le Québec, sont maintenant les plus performant au monde en terme de création et répartition de richesse. De telles réformes majeures supposent des stratégies d’états d’envergures. La question qui se pose est de savoir si le Québec peut réunir les deux conditions qui ont permis, par exemple à la Suède de réduire sa bureaucratie d’un tiers et augmenter sa productivité de 4%. soit: Un état optimal et, un consensus avec les acteurs politiques et socio économiques. Et la réponse est non. La preuve Jean Charest est au pouvoir avec la complicité du démissionnaire M Dumont

  18. le 12 avr 2008 à 9:48 marilou

    Bonjour,en ce moment, nous pouvons lire une étude du CAA sur tout ce que nous coute annuellement notre auto, il est surprenant d’y trouver des corollaires avec ce que le gouvernement nous paie et ce que nous payons au gouvernement,—-en gros , si nous pouvons compter à la cenne près ce que l’on dépense pour notre auto, on peut y appliquer la me^me chose à nos budgets,et recevoir un état de compte va certainement nous y aider à voir clair dans les dépenses du gouvernement,et des nôtres,,,et voir aussi ce que l’on fait pour aider . / pour ce qui est des étudiants et de leurs endettements, s’ils ont choisi un métier qui va leur rapporter un meilleur salaire que celui ou celle qui n’a pas eu la chance de terminer leur secondaire/cegep/,—tous n’ont pas des parents fortunés–ils sont en mesure d’Aider le gouvernement dans les 10 ans =+ -= qui suivent, ex– — mes neveux et nièces qui ont fait l’université gagnent de meilleurs salaires qu’une autre qui n’a pas pu finir son dec en sciences sociales,parce qu’il lui a fallu aller travailler plus vite que prévu,,à cause du décès de son père,elle est coiffeuse,bon métier quand me^me mais moins ((reluisant)!??) que notaire, avocat, psychologue ,etc etc, mais elle ne se décourage pas, elle termine par cours du soir. elle va quand même pouvoir faire ce qu’elle veut, à plus long terme, mais, c’est la vie, il y en a qui n’ont pas grand chose à payer et qui trouvent que c’,est quand même cher et même si les parents leur paient leurs études, et il y en a qui n’ont pas les moyens de travailler et d ‘étudier en me^me temps, , tout est relatif dans la vraie vie, merci.bonne journée.

  19. le 12 avr 2008 à 10:04 RenéP.

    Monsieur Facal,

    je suis tout-à-fait d’accord avec le principe de “l’utilisateur-payeur” mais à la condition que celui-ci soit généralisé à tous les domaines d’activités et à tous les individus, groupes et organisations. Que l’étudiant universitaire investisse pour obtenir une formation qui lui permettra d’obtenir un emploi rémunérateur me paraît l’équivalent à l’entrepreneur qui investit pour développer une entreprise rentable. Les deux vont tirer un profit de leur investissement qui sera ainsi remboursé. Il ne m’apparaît pas justifié de demander à la population de payer, d’investir un montant d’argent pour une entreprise qui ne lui rapportera pas. Donc, jamais, un gouvernement ne devrait subventionner un individu ou une entreprise sans en retirer un profit en retour.

    Cependant, le gouvernement doit aider les étudiants qui n’ont pas les moyens financiers en leur prêtant l’argent nécessaire pour réaliser leurs études en échange d’un remboursement soit en argent, soit en temps travaillé de telle manière qu’il y aura équité autant pour l’individu que pour la société.

    Il peut (et non doit) en être ainsi pour les petites entreprises qui auraient besoins de prêts. Cependant, jamais le gouvernement doit aider gratuitement sous prétexte d’attirer des entreprises qui ne font que profiter de l’argent des contribuables. Fini les prêts sans intérêts, fini la vente à rabais d’électricité aux compagnies. Fini la puise d’eau sans redevances.
    C’est le système capitaliste qui est ainsi fait: une personne ou une entreprise se doit d’investir si elle veut faire des profits.

    Ce principe d’utilisateur-payeur n’empêche aucunement le gouvernement de mettre en place des systèmes d’assurances pour la santé, les accidents,etc…qui constituent des secours mutuels pour tous les individus et dont les coûts sont défrayés par les impôts prélevés auprès des citoyens en fonction de la capacité de payer de chacun. C’est l’aspect humanitaire qui vient équilibrer l’aspect capitaliste.

    A savoir si un parti politique aurait le courage d’agir en ce sens et risquer la désapprobation d’une partie de la population mais surtout celle de l’establisment, est une autre question.

  20. le 12 avr 2008 à 10:50 vindictater

    C’est un débat interessant que celui des frais de scolarité. Je n’ai pas étudié la question en profondeur mais il doit bien y avoir des avantages a avoir les frais les plus bas en Amérique du Nord. Qu’ils suivent la courbe de l’influation serait un bon début je crois.

  21. le 12 avr 2008 à 11:05 ymdelisle

    Justement M. Pomerleau, Charest a tenté de faire du changement et BLAM!. Les nationaleux et les syndicats sont montés aux barricades. C’est le PQ et sa “sociale démocratie” (style, l’achat de votes pour “la cause”) qui nous a mis dans le pétrin. Pour reprendre l’exemple de Marilou, le Québec est un gros VUS avec tous les bebelles, avec un gros moteur mais sans les moyens pour payer l’essence. Ce que M. Facal dit, je crois, est que les Québecois doivent payer un peu plus pour l’essence, les assurances et l’entretien afin de comprendre ce que coûte un gros VUS. Pour continuer avec l’analogie, la fonction publique Québecoise est un gros 4X4 pris dans la bouette.

  22. le 12 avr 2008 à 11:16 Joseph Facal

    Chers amis,

    Le rapport Montmarquette fait à peine 128 pages. Il se lit en à peine une heure. Un petit effort s’il vous plaît…plutôt que de s’en tenir aux compte-rendus journalistiques, généralement corrects mais forcément succints. En passant, quel est l’article le plus riche et le plus balancé sur le rapport jusqu’ici, pour ce qui est de résumer son esprit et son contenu ? R. Dutrisac dans Le Devoir d’hier, vendredi le 11. Mais même celui-là ne dispense pas de lire le rapport lui-même. Évidemment, dès ce matin, éditorialistes et chroniqueurs s’y mettent. Quant au rapport, il s’en va pour étude et discusssion approfondie en commission parlementaire où défileront les intervenants habituels. Bref, la rondelle est en jeu.

  23. le 12 avr 2008 à 13:15 Adam

    Bonjour Mr. Facal,
    Est-ce qu’il y aurait un lien internet pour se procurer le rapport ?
    Je ferai aussi la suggestion de fournir les rapports que vous traiter dans vos chroniques. Question de le lire et de ne pas parler a travers son chapeau.

  24. le 12 avr 2008 à 13:40 Stephane

    Monsieur Facal

    J’ai pas lu le rapport et je crois pas vraiment avoir besoin de le faire.Je suis un homme de 39 ans evoluant dans la construction et d’apres ce que je peut voir de l’evolution du capitalisme et de la richesse de l’etat et des individus c’est que j’aurais du avoir ete a l’universitee et etudier en droit ou economie. Pas que j’aime pas mon metier mais plutot parceque si on est pas pres de l’appareil politique et des “p’tits amis” les chances qu’on creve de faim bientot sont tres elevees.

    De ce que j’ai vu a date des comptes rendu de ce rapport et le truc des lucides ne laisse rien presager de bon pour la classe moyenne.Je crois plutot que bientot la classe moyenne sera de 80,000$ si ca continue.

    Je ne met aucunement en doute votre intelligence et votre honetetee mais y’as un truc qui m’agace au plus haut point. Pourquoi demander plus d’argent aux CONtribuables quand l’etat est pas foutu de faire les choses correctement? 125 deputes a Quebec? Y’en as trop faut reduire a 100. 105 CONseillers a Montreal? C’est de se foutre de la gueule du peuple ou quoi? Rien contre l’idee d’un poste de peage mais y’as un truc qui m’agace en maudit. On as enleve ces postes de peages et hausser le prix des plaques et des permis pour compenser,les liberaux et les pequistes ont fouilles dans cette caisse pour eponger des deficits ou pour faire des depenses et maintenant que la caisse est vide on nous dit faudrais mettre des postes de peages? Si le passe nous apprend une chose c’est que les politiciens feront surement la meme chose, prendre l’argent des peages pour autre chose que les routes.

    Autre aberration la caisse d’assurance emploi. Ok le provincial n’y peut rien parcontre le salarie moyen qui n’as pas eu droit aux prestations puisque coupees par Paul Martin doit vraiment se rejouir de savoir que Martin et ses amis peuvent avoir des abris fiscaux aux Bahamas et Iles Caimans.

    Pour terminer je suis un souverainiste convaincu depuis longtemps. Mais si vous voulez convaincre le reste du bien fonde de ce projet un conseil “METTEZ DE L’ORDRE DANS VOS FINANCES D’ETAT” et soyez logique. Comment demander au peuple de faire un effort quand on voit toutes les depenses grossieres de l’etat.

  25. le 12 avr 2008 à 14:57 jcpomerleau

    (ymdelisle

    Justement M. Pomerleau, Charest a tenté de faire du changement et BLAM!. Les nationaleux et les syndicats sont montés aux barricades. C’est le PQ et sa “sociale démocratie” (style, l’achat de votes pour “la cause”) qui nous a mis dans le pétrin. ). Vous avez mal lue mon post. Les pays d’Europe du Nord (dont la Suède) sont des états nations (des nationaleux) qui ont de haut taux de travailleurs syndiqués, ce qui ne les a pas empêcher de dégager un stratégie d’état d’envergure pour améliorer leurs productivités politiques et économiques puisqu’ils sont les performant au monde en termes de création et répartition de richesse. Comment ont ils fait pour réussir leurs réformes qui a fait passer la social démocratie à la sociale économie (ce que propose ce rapport). Les gouvernements ont réunis les principaux acteurs (Patronat et syndicats) pour se donner des objectifs et des moyens d’y parvenir. Exactement le contraire de ce que Charest a fait en prenant le pouvoir ( le braquage idéologique gauche droite est stérile à cet égard). Le consensus des acteurs n’est pas la seul condition pour réussir une réforme majeure. Il faut aussi que la stratégie d’état soit cohérente. Et tant que le Québec enverra 45 G à Ottawa pour qu’il envahisse toutes ses juridictions on devra oublier la cohérence dans le processus décisionnel.

  26. le 12 avr 2008 à 16:07 Jean-François Labonté

    Bonjour à tous,

    Le problème auquel s’attaque le rapport Montmarquette est, me semble-t-il, celui des allocations sous-optimales de ressources rares. Peu importe si nous sommes ou non d’accord avec le détail du diagnostique et des solutions proposées, le problème de fond demeure celui d’un usage collectif abusif et irraisonné de certains biens publics notamment l’eau potable, les ressources énergétiques et les réseaux routiers.
    Pour ce qui est des ressources en éducation supérieure et en santé, le problème de leur allocation optimale ne fait pas encore consensus parmi les experts. C’est un problème si complexe qu’il n’est pas permit d’avoir une opinion tranchée à ce sujet sans faire intervenir des considérations irrationnelles.
    Par contre, pour ce qui est des allocations d’eau potables et de l’électricité il nous est permis, me semble-t-il d’avoir une opinion tranchée. L’usage de ces biens fait au Québec l’objet d’un gaspillage éhonté. Nous sommes les plus grands consommateurs d’eau potable et d’électricité dans le monde. D’ailleurs, ces habitudes de consommation frappent tout européen qui visite nos terres.
    Or, cet usage abusif des ressources a un coup, et plus précisément un coup en opportunité. Les deniers publics invertis pour permettre cet usage récurant ne sont tout simplement pas investis ailleurs (services sociaux, service de la dette, etc.). Mais pourquoi gaspillons-nous autant? Parce que la structure institutionnelle de paiement de ces biens n’incite personne à en faire un usage raisonné. Je n’ai individuellement aucun n’avantage à économiser l’eau et l’électricité que je consomme si je peux refiler la facture à mes concitoyens. Je peux prendre deux bains par jour, laver ma voiture à chaque semaine, laver dans une immense cuve avec plusieurs cycles de rinçage une simple paire de bas, éclairer la devanture de ma maison toute la nuit, surchauffer mes appartements, etc. Ces actes seront avantageux pour moi que dans la mesure où je refile une bonne partie de la facture à mes concitoyens. En économie on appelle cela des « externalités ». Le problème avec les situations qui permettent la création de ces externalités est que les personnes, en faisant des choix qui servent leurs propres intérêts, se causent mutuellement un tort plus grand (coût en opportunité) que le profit qu’elles retirent individuellement, alors qu’elles pourraient avoir avantage à faire des choix contraires si on les y obligeait.
    Or, les arguments qu’on entend dans les médias pour contrer la portée politique de cette vérité (il y a un net consensus là-dessus dans le monde scientifique) est qu’une tarification qui limite la production des externalités est nécessairement au détriment des plus démunis. Or, ceci est clairement faux. Des mesures fiscales ciblées de toutes sortes permettraient de préserver le pouvoir d’acquisition de ces biens par les plus démunis. D’ailleurs, cela pourrait créer des opportunités supplémentaires pour ces derniers. Par exemple, si on estime que la consommation d’eau pour une famille de trois personnes coûte 500$ par année, alors l’État peut faire parvenir un chèque d’un montant équivalent (et même plus!) à une famille de même taille qui a un revenu de moins de 20 000$. Ce qui change pour cette famille est l’opportunité nouvelle de faire des économies. Elle sait qu’elle va recevoir un montant de 500$ peu importe sa consommation annuelle. Or, elle peut décider de modifier ses habitudes de consommation (prendre moins de bains et plus de douche, fermer les lumières avant de sortir, acquérir une pomme de douche à faible débit, etc.) afin de faire baisser sa facture annuelle de 100 ou 200$ - montant qu’elle allouera à l’achat d’autres biens.
    Ce que je trouve désopilant dans la réception négative du rapport Montmarquette est la manière dont nous justifions notre mode de vie – typiquement nord-américain – irresponsable et parfaitement égoïstes par des considérations morales à l’égard des plus démunis. J’ose espérer que je me trompe ici, et que nous ne sommes pas aussi hypocrites.

  27. le 12 avr 2008 à 16:41 Normand ajoindre

    Crevons les mythes. On peut faire avaler n’importe quoi au commun des mortels

    Arrêtons-nous à deux cas :

    Hydro-Québec

    Regardez un camion arborant le nom d’Hydro. Dans la plupart des cas, ce camion est tout brillant, il sort de chez le concessionnaire, il est neuf. L’Hydro n’hésite pas à dépenser car les chiffres de ses revenus nets sont trop élevés. Plus haut, Bingo écrit “Des millions de $ dépensés inutilement. Les employés touchent 3% de boni et les patrons 10% sans forcer, une aberration.”

    L’utilisateur payeur.

    Les calculs sont faciles à faire. On calcule le coût de ce qu’un utilisateur utilise, en tenant compte d’un certain barème pour tenir compte du prorata. Mais ce que l’on ne dit pas, c’est qu’un grand nombre de ces utilisateurs sont subventionnés (incluant crédit d’impôts ou les exemptions) suite à des programmes “spéciaux” mis sur pied pour des clientèles ou des circonstances dites “spéciales”. Voilà comment on détourne si facilement le principe d’équité qu’on veut véhiculer en utilisant la fameuse expression “utilisateur payeur” (que les communistes adorent).

    Ad nauseam

  28. le 12 avr 2008 à 16:56 Benoît Gagnon

    Personnellement, j’oeuvre dans le milieu universitaire. Et, je dois dire que je suis pour une hausse des frais de scolarité si l’argent sert à (1) relever le niveau des universités francophones et (2) réduire l’endettement des étudiants entreprenant des études universitaires par l’octroi de bourses plus généreuses.

    Par contre, là où je doute, c’est quand des investissements massifs sont faits dans les infrastructures. Je veux bien avouer que certains pavillons ont besoin de rénovations. Mais, l’ouverture de nouveaux pavillons dans un situation où les étudiants se feront de plus en plus rares est, à mon avis, un exemple de gestion à court terme.

  29. le 13 avr 2008 à 6:50 spiti

    Franchement Monsieur Facal.
    Je respecte votre opinion à savoir que les frais de scolarité doivent être dégelés. Cependant la moitié de votre argumentaire est bidon. Vous êtes docteur. Vous avez sûrement entendu ce refrain qu’on enseigne même au cégep : une corrélation n’est pas une causalité. Si les droits de scolarité en nouvelle-écosse sont les plus hauts et que la fréquentation l’est également, on ne peut absolument pas tirer de conclusion. Les frais de scolarité au Népal sont plus élevés qu’au Québec et personne ne va à l’université … C’est ridicule de baser une argumentation sur une logique pareille.
    Vous dites aussi que la fréquentation n’a pas été affectée lorsque les frais ont été augmentés il y a 15 ans. C’est vrai. Seulement encore ici, si vous aviez usé d’un peu de rigueur scientifique, vous auriez pu mettre un bémol et dire que la fréquentation aurait peut-être augmenté davantage si les frais étaient restés bas. Nous étions en crise économique et la fréquentation tend toujours à augmenter lors des récessions. Donnez-moi une étude qui identifie les variables indépendantes et je vais vous croire. Aussi, c’est vrai que les riches vont massivement à l’université contrairement aux pauvres. C’est justement une des raisons pour laquelle les riches paient plus d’impôt que les classes modestes. Je ne vois pas l’injustice à faire payer plus d’impôt à des riches qui bénéfient en retour d’une éducation à prix réduit.
    Je n’essaie pas ici de démontrer que des frais de scolarité bas entraînent une plus grande fréquentation scolaire. Seulement je dis que vos arguments sont malhonnêtes sur le plan scientifique et que vous semblez faire encore de la politique au lieu de chercher honnêtement et dans un soucis de vérité des réponses à nos problèmes sociaux
    C’est extrêmement dommage puisque la majorité des gens se laissent facilement bernés par les arguments futiles que vous présentez sous un couvercle de rigueur et d’honnêteté intellectuelle.

  30. le 13 avr 2008 à 8:49 Jean Lapointe

    Je n’ai pas dutout envie de lire le rapport que vous avez concocté monsieur Facal.

    Que vous parliez de “culture de gratuité” me suffit. Je sais que je ne serais pas d’accord avec vos propositions ou tout au moins avec l’esprit de ce rapport, ce qui est le principal.

    Tout comme monsieur Louis Lapointe je vous répliquerai ceci:

    «Quand des gens comme Montmarquette et Facal viennent dénoncer la culture de la gratuité qui est en fait une culture d’entraide, je trouve ça méprisant pour ce que nous sommes. Qu’on ne se le cache pas, c’est de notre héritage dont il est question dans le présent débat, pas seulement de la Révolution tranquille, mais également de toutes nos traditions de solidarité qui font que nous sommes encore là aujourd’hui, à nous battre pour notre indépendance. Si nous n’avions pas pratiqué l’entraide pendant toutes ces années, il n’y aurait plus personne qui parlerait français en Amérique du Nord aujourd’hui. Sans nos corvées et nos patentes, nous n’existerions plus. C’est aussi simple que ça !»

    J’espère bien que le mépris n’aura qu’un temps, surtout de votre part.

  31. le 13 avr 2008 à 8:53 Jean Lapointe

    J’ai oublié d’indiquer l’ endroit où j’ai puisé l’extrait qui précède, extrait tiré d’un texte de monsieur Louis Lapointe.

    Le voici cet endroit:

    http://www.vigile.net/Culture-de-partage-ou-de-gratuite

  32. le 13 avr 2008 à 9:35 Daveyy

    M. Lapointe

    Est-ce vraiment une culture d’entraide qui a comme effet d’encourager le gaspillage de ressources précieuses comme l’eau et l’électricité? Ce serait l’entraide qui fait de nous Québécois les plus gros consommateurs d’électricité et d’eau potable sur la planète?

    Vous prenez un point de vue très idéologique pour critiquer toute remise en question de nos politiques dites “sociales” sans adresser le résultat pratique de ces politiques, le gaspillage énorme dont la réduction pourrait facilement bénéficier aux démunis que vous voulez défendre à tout prix. Vous ne semblez même pas ouvert à en discuter intelligemment en condamnant d’avance et sans avoir lu le rapport pour des motifs d’idéologie.

    Vous démontrez par le fait même qu’une vache sacrée doit être adorée sans questionement, sinon cela devient du mépris! Avec des idées fixes comme ça, le terme immobilisme prend toute sa signification. Le clou de votre argumentaire c’est que si nous arrêtions de gaspiller allègrememnt notre électricité, alors là nous arrêterons de parler français.

  33. le 13 avr 2008 à 9:46 ymdelisle

    M. Benoit Gagnon, vous dites, “Et, je dois dire que je suis pour une hausse des frais de scolarité si l’argent sert à (1) relever le niveau des universités francophones”. Pourquoi faire cette distinction?

  34. le 13 avr 2008 à 10:22 Jean Lapointe

    A Deveyy,

    C’est un tout autre problème que vous soulevez mon cher monsieur ou ma chère madame.

    Je suis bien sûr favorable à ce que le gaspillage soit diminué mais pas aux dépens de l’entraide.

    J’adopte un point de vue idéologique c’est vrai. J’en suis conscient et je sais quelle est la doctrine que je défends.

    Qui peut prétendre ne pas avoir un point de vue idéologique? Tout le monde se réfère implicitement à une doctrine quelconque. Même ceux qui prétendent le contraire.

    Nous avons tous un point de vue idéologique mais, malheureusement, beaucoup de gens ignorent à quelle doctrine ils adhèrent parce qu’ils n’ y ont pas réfléchi. Ils se pensnet imbus de la vérité absolue. Et ils tombent alors dans le dogmatisme.

    Il n’y a aucun problème qui ne soit d’ordre purement technique .

    C’est du moins mon avis. Et cela m’ a pris beaucoup d’années pour y arriver.

  35. le 13 avr 2008 à 13:50 Daveyy

    Justement, l’idéologie dominante au Québec se dit d’entraide mais dans les faits elle produit souvent le contraire. Vous vous dites contre le gaspillage mais pas aux dépens des démunis, que proposez-vous alors ?

    C’est un fait connu et accepté par la plupart des gens de bonne foi que le prix influe beaucoup sur la consommation. Fixer le prix de l’électricité à sa vrai valeur réduitait la consommation, l’excédant généré pourrait être exporté à encore plus gros prix et l’argent généré pourrait emplement compenser les démunis de cette hausse et il en resterait pas mal plus dans les coffres de l’état pour financer d’autre programmes. C’est ça l’idée, même chose pou le frais de scolarité, il en resterait plus pour réinvestir dans nos universités qui sont actuellement cruellement privées de fonds.

    Moi j’appelle cela le gros bon sens, vous appelez cela du mépris et de l’idéologie de gros méchants capitalistes.

  36. le 13 avr 2008 à 16:18 ymdelisle

    M. Jean Lapointe, je lance l’idée que l’entraide Québecoise dont vous parlez est un mythe. Nous sommes accro à l’état providence. Nous avons remplacé l’église qui nous disait quoi et quand le faire par un gouvernement qui nous dit quoi et quand le faire. Nous croyons tellement à l’entraide que l’idée de partager avec les autres canadiens est répugnant pour certains. Nous croyons tellement à l’entraide culturelle que nous laissons nos concitoyens francophones dans les autres provinces (et états) à eux mêmes. Ce n’est pas l’entraide qui assure l’épanouissement d’une langue et sa culture…..c’est la richesse.

  37. le 13 avr 2008 à 16:26 Christian

    le 11 avr 2008 à 16:23 Joseph Facal
    M. Capistran, votre propos montre essentiellement …que vous n’avez pas lu le rapport. Allez-y, vous verrez, c’est très bon…et c’est pas très long.

    On a trouvé au carnet trois volontaires pour lire ce rapport. Deux directrices de la vérification et un consultant en gestion des ressources humaines. Bon… Il y a un souci…
    On ne le trouve pas en ligne. Vous le cachez où ce rapport, Joseph ?…
    À quelle adresse URL, s’il vous plait.

    Personnellement j’aimerais bien lire portion sur l’impôt Hydro Québec.
    Je paie en ce moment 17,6 cents le kwh. Et le gouvernement libéral a signé dernièrement un contrat à 4,0 cents le kwh avec l’étranger multimilliardaire Alcoa du pays de George Bush.
    J’aimerais bien voir ce que le rapport dit à ce propos…

    le 12 avr 2008 à 11:16 Joseph Facal
    Quant au rapport, il s’en va pour étude et discussion approfondie en commission parlementaire où défileront les intervenants habituels.

    C’est bien.
    Refilez-nous le URL du journal des débats de la commission parlementaire, quand vous l’aurez.
    Nous allons tous lire ça, les cocasseries des politiciens. À temp libre, aussitôt que disponible.
    J’espère que la député Méthé, dumontiste, sera de la commission. C’est notre «lutteuse» fiscalité favorite. Pour le sport, bien sûr.
    ch

  38. le 13 avr 2008 à 16:43 Adam

    C’est pas que je m’emmerde en ce dimanche nuageux mais j’aimerai bien le lire le rapport. Est-ce que quelqu’un l’a sur le net ?

  39. le 13 avr 2008 à 20:59 Frederic

    Afin d’empêcher les abus, l’emploi de la force ou de la fraude, dans les rapports sociaux et de mettre en place une force protectrice sous un contrôle objectif, la société humaine a besoin d’une institution qui est guidée par un code objectif et qui est responsable pour la protection des droits individuels. Ceci est la tâche fondamentale du gouvernement, et est la seule justification morale pour son existence.

    Depuis 40 ans, la taille du gouvernement s’est tellement accrue que ce dernier croit maintenant qu’il est de son devoir d’exercer son emprise sur tous les citoyens et sur toutes les entreprises pour le bien de tous. (Éducation santé, garderies). Voila le vrai problème.

    Le gouvernement doit se mêler de ses affaires et laisser les citoyens régler leurs problèmes et enlever les barrieres qui les empêchent augmenter leur richesse.

    Suite a une baisse massive d’impots (5% du revenu annuel pour tout le monde), le gouvernement doit cesser de subventionner et de réglementer les études et les établissements d’enseignement avec l’argent des autres. Le gouvernement doit se désengager du système de santé financé avec l’argent des autres. Le gouvernement doit abolir toutes les lois qui empêchent quiconque de se trouver du travail (exemple: abolir le salaire minimum et les règlement sur la construction cartes de compétence) Il doit abolir l’aide aux riches entreprises ainsi que l’aide sociale financé avec l’argent des autres, l’aide aux pauvres doit être volontaire. Abolir le conseil du statut de la femme et toutes les commissions inutiles. Réduire le nombre de députés.

    Les seules fonctions propres au gouvernement dont les pouvoirs doivent êtres extrêmement limités sont:
    (a) la résolution des disputes entre les individus, selon des lois objectives, après un échec en arbitrage privé et volontaire,
    (b) fournir une protection contre les criminels,
    (c) la sécurité des routes et de l’environnement.

  40. le 13 avr 2008 à 21:27 Le Rapport Montmarquette

    […] publié un commentaire sur le blogue de l’ex Ministre Joseph Facal. Cliquez ici pour voir mon commentaire. Aucun Commentaire, Commentaire ou […]

  41. le 14 avr 2008 à 8:27 AntiPollution

    @celui qui a comme nom Le rapport Montmarquette,
    vous usurpez un nom de rapport à votre profit.
    Comment vous faire confiance en vous ou en Michel Monette que vous citez ?

    Pour avoir lu le rapport, les co-signataires ont bien écrit qu’il fallait en premier augmenter la qualité des services offerts et ensuite baisser les impôts au fur et à mesure.

    Il est bien écrit aussi que des ajustements devraient se faire pour ne pas pénaliser les moins nantis.

    Pourquoi penser que le fait de savoir combien coûte un service offert par l’État est anti-social ?

  42. le 14 avr 2008 à 9:17 Francis B

    Ah, le gel des frais de scolarité, un autre bel exemple de cette so-so-so-solidarité dite «d’entraide », qui est en fait une solidarité « paye pour moi » qui m’exaspère tellement elle sent l’égoïsme hypocrite et l’ignorance de concepts économiques relativement simples à comprendre. Mais je vivrais très bien avec cette ignorance si elle n’était pas protégée par un entêtement idéologique qui refuse catégoriquement toute approche basée sur les concepts du capitalisme, qui, comme on le sait tous, est la source du mal. Mais bon, quand la dernière fois que l’on a entendu parler d’économie c’était durant un cours ennuyant de fin du secondaire, il ne faut pas trop espérer…

    Je suis plutôt d’avis toutefois qu’il y’a un lien entre la fréquentation universitaire et les frais de scolarité, seulement ce lien est faible. En terme économique, on dirait que la demande pour l’éducation est presque inélastique (si elle ne l’est pas totalement), c’est-à-dire qu’une modification des frais de scolarité n’entraînerait pas une très grande modification de la fréquentation et que cette dernière est donc surtout associé aux autres facteurs mentionnés par monsieur Facal.

    L’éducation répond également au principe économique qui dit que lorsque l’on maintient le prix d’un bien artificiellement bas, il s’en suit une sous-valorisation aux yeux des consommateurs (étudiants) qui, puisqu’ils ne voient pas le coût réel du bien en question, viendront à le gaspiller. Et c’est exactement ce qui se passe avec les très inutiles grèves étudiantes qui mettent des sessions en péril.

    Non mais entre vous et moi, on s’entend que si les étudiants tenaient vraiment à leur études ils auraient le derrière collé sur les bancs d’écoles au lieu de passer des semaines entière à manifester !? Mais non, ils ne payent pas, ils s’en foutent, ils gaspillent.

    Belle conséquence de cette culture de gratuité.

    En terminant, je précise que je suis étudiant universitaire (de l’autre coté de la colline, en bas de la côte, là où on applaudit les profs qui détruisent les portables et où le principe de grève étudiante est un concept extra-terrestre) et suis moi-même bien endetté, mais je serais prêt à l’être du double n’importe quand. À mes yeux, mon avenir vaut bien plus qu’une voiture neuve ou qu’un bungalow sur la rive-sud.

  43. le 14 avr 2008 à 9:48 Joseph Facal

    Avis à tous ceux que cela intéresse :

    Le nom officiel du Rapport Montmarquette est «Mieux tarifer pour mieux vivre ensemble : rapport du Groupe de travail sur la tarification dans les services publics». On le trouve sur le site internet du Ministère des Finances du Québec. Bonne lecture.

  44. le 14 avr 2008 à 10:09 AntiPollution

    L’adresse sur Internet est :

    http://www.gttsp.gouv.qc.ca/RapportFR_GTTSP.pdf

  45. le 14 avr 2008 à 17:19 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    Je viens de lire les commentaires et m’aperçois qu’on recherche le Rapport Montmarquette, Facal et Lachapelle.

    Antipollution à donné un lien sur le Rapport complet.

    Voici un autre lien qui donne 2 choix :
    http://www.gttsp.gouv.qc.ca/index.asp

    1- Le rapport complet en 314 pages.

    2- Seulement des extraits sur 14 pages.

    Bonne journée,

  46. le 14 avr 2008 à 19:49 vindictater

    Etant de confession centre-gauche, les grandes lignes de ce rapport m’apparessaient comme une autre conspiration de la méchante droite. Apres l’avoir lu je dois avouer qu’il comporte certains éléments interessants. J’aime bien l’idée de dépolitiser la tarification des services de l’état surtout en fait leur variation dans le temps. A moins de circonstances extraordinaires, les tarifs devraient suivre l’influation surtout qu’ils ne sont pas dans un contexte de compétition. Les gels de tarifs pour des raisons électorales doivent etre évités parce que c’est tout simplement irresponsable.

    Pour l’électricité, il faut déterminer la consommation de base nécessaire pour un ménage et seulement appliquer le prix du marché a la consommation exédentaire. Je crois qu’il est important de donné aux Québecois un prix préférentiel pour leur besoin de base. Quand aux entreprises il faut faire attention, l’électricité a bas prix est un avantage qu’on a sur les autres il faut bien l’utiliser pour attirer des investissements.

    Les péages routiers je suis contre, il y a déja bien assez de champs de taxation pour les automobilistes pourquoi en rajouter un autre. De plus cela a un effet pervers, regardez a Londres, depuis les droits d’entrés pour le centre-ville devinez les voitures qu’on retrouve “downtown” et oui juste des grosses bagnoles de riches.

    L’important je crois est d’éviter d’ajouter inutilement de la pression au bas de la pyramide pour ensuite soulager le haut avec des baisses d’impots. Apres tout le job d’un gouvernement c’est aussi de rétraicir l’écart entre riches et pauvres, a tout le moins d’égaliser les chances.

  47. le 14 avr 2008 à 20:36 Normand ajoindre

    Quelqu’un a dit plus haut:

    “Depuis 40 ans, la taille du gouvernement s’est tellement accrue que ce dernier croit maintenant qu’il est de son devoir d’exercer son emprise sur tous les citoyens et sur toutes les entreprises pour le bien de tous. (Éducation santé, garderies). Voila le vrai problème.”

    Ce n’est pas tout.

    Depuis quelques décennies, est venue s’ajouter dans l’administration gouvernementale une autre approche avec ses ses multes ajustements qui s’en sont suivis comportant multes répercussions dont un grand nombre incrontrôlable et inévaluable sur les plans de l’efficacité et des ressources requises. Je veux parler de l’ordinateur qui est entré dans tous les bureaux des administrateurs et des agents prestateurs de service.

    Allez dans un bureau gouvernemental (exemple : la CSST), épiez les employés discrètement, que verrez-vous ? Presque tous sont à leur clavier et font de la saisie. Cela n’a rien à voir avec la production ou la prestation de service. À côté du service au client, l’employé doit traiter son dossier à l’informatique. Ce dossier informatisé a été conçu par les programmeurs qui ont convaincu le gouvernement à complexifier ces dossiers. Le vendeur veut une plus grosse commande, alors il dit au gouvernement, “vous obtiendrai ainsi une information plus complète sur les opérations et, de plus, le contrôle de vos employés sera plus facile “. Alors le gouvernement achète. Le résultat est que l’employé passe autant de temps à l’ordi qu’à la prestation de service. De plus ces ordinateurs génèrent des tonnes de rapports qu’il faut classer. De plus, pour s’harmoniser avec les étapes de l’ordi, les procédures sont modifiées afin de tenir compte de ces nouveaux rapports et,là, entrent en jeu les incohérences dans le travail de l’employé et, voilà, les burnout. Bon, les congés de maladie commencent. En même temps, le syndrome de la tour de Babel s’installe. On ne fournit plus. Les gestionnaires ne savent plus où donner de la tête. Ayant besoin d’être aidés, ils créent de nouveaux postes, se trouvent des adjoints, et … ainsi de suite.

    Pendant ce temps, l’efficacité ne s’améliore pas, mais les coûts augmentent.

  48. le 15 avr 2008 à 9:09 Guy

    Monsieur,

    Je suis déçu qu’un intellectuel tel que vous ne réussisse pas à voir le dessous des frais de scolarité.

    Moi qui aime bien vous lire et suis plus que généralement d’accord avec vous, j’aimerais apporter le point suivant. Ce n’est pas la hausse des frais de scolarité qui nuit à l’accession de l’université, mais l’université nuit à l’accession à la vie réelle.

    Je suis diplômé universitaire, je gagne très bien ma vie. Je travaille depuis 8 ans et je suis bien implanté. Je ne regrette pas mes choix. Par contre, contrairement à tous mes amis dans la trentaine - qui eux ont choisi le CEGEP et des DEP et qui n’ont pas connu le sacrifice et le dénuement d’un étudiant universitaire - je n’ai pas de maison, pas de voiture neuve, pas de fond de pension, etc. Parce que je dois payer mes dettes d’études…

    Des dettes que je n’aurais pas si plus porté sur l’effort que mes camarades, je n’avais pas emprunté la voie universitaire.

    Quand j’entends Jean Charest dire que les étudiants doivent aussi faire un effort… Je suis enragé, parce que justement être à l’université c’est déjà un effort. Un DEC (2 ans), un bacc (3 ans) et une maîtrise (2 ans)…. 7 ans et 30 000 de dette et je suis justement de la génération des années 1990. 4285$ par an… Ne me dite pas qu’un étudiant s’endette pour vivre comme un roi.

    Ce n’est pas le coût de l’école, c’est le coût de la vie. Les prêts et bourse donne tout juste ce qu’il faut pour payer l’université, mais rien du tout pour l’appartement et la bouffe.

    Bref, à quoi bon étudier et s’endetter quand un chauffeur d’autobus dans la 40taine de la STM gagne plus que nous et sans aucune dette et en plus nous fait la moral du “devoir” de faire plus d’effort.

    Une société si elle à besoin de plombier, de soudeur, etc ne se développe pas sans intellectuel. Dans le schéma actuelle, on demande aux étudiants de sacrifier leur belles années à étudier et après ont leur dit puisque vous êtes endetté vous n’aurez pas de qualité de vie par la suite.

    Je plains beaucoup les étudiants et hausser les frais de scolarité et une solution stupide.

    La vrai vie d’un étudiant c’est:
    - vivre pauvrement durant les plus belles années de sa vie
    - vivre comme il peut en payant ses dettes les années qui suivent
    - après lorsque sa jeunesse, sa santé et le meilleur de lui l’ont quitté avec le temps essayer de vivre un peu.

    Voilà ce que propose Jean Charest et ce que vous appuyer présentement

  49. le 15 avr 2008 à 9:23 Jean Lapointe

    Je trouve que la CSN dit des choses très sensées à propos de ce rapport.

    Je me permets de vous y référer.

    http://www.csn.qc.ca/Communiques/CommAvril08/Comm10-04-08a.html

  50. le 15 avr 2008 à 11:01 ymdelisle

    @ Guy,

    J’ai payer pour mes études en travaillant et j’ai appris la valeur de mes diplômes. Contrairement à mes parents, j’ai les moyens de payer les études de ma fille et elle n’est pas éligible aux prêts et bourses. Elle paie pour son université car je veux qu’elle comprenne qu’il y a un prix à payer. Elle vient de finir sa deuxième année d’université et elle n’a pas de dettes. Pourquoi certaines personnes peuve-elle réussir et d’autres pas? Nos jeunes sont-ils gâtés?