Les vraies affaires
10 septembre 2008 par Joseph Facal
Dans une campagne électorale, il y a ce qui compte et ce qui ne compte pas.
On nous apprend que le candidat libéral dans Outremont fut successivement souverainiste, adéquiste, nommé par les conservateurs, avant de virer rouge. Et ça ne choque plus personne.
Une candidate conservatrice, elle, fait partie de l’Opus Dei. Deux pleines pages dans La Presse. Et alors ?
Stéphane Dion se dit «aussi nationaliste que Gilles Duceppe», ce que Justin Trudeau dû apprécier.
Et même Julie Couillard s’apprête à remonter à la surface.
Mais je vais vous dire une chose : tout cela n’a strictement aucune importance.
Écoutez plutôt ce que disent de cette campagne vos collègues de travail, vos amis, votre voisin, les membres de votre famille.
S’ils parlent d’économie ou de la personnalité des chefs, Harper va gagner.
S’ils parlent d’environnement ou de l’Afghanistan, les libéraux ont une chance.
Si les Québécois voient Bush derrière Harper, le Bloc gagnera son pari.
En politique, cela s’appelle contrôler l’agenda : chaque parti cherche à faire en sorte que les thèmes qui s’imposent dans la tête des électeurs comme les plus importants, comme ceux qui détermineront leur vote, soient les leurs.
Et ce travail de longue haleine a débuté depuis des mois…sans que vous vous en rendiez vraiment compte. Jusqu’ici, avantage Harper.
En passant, je suis curieux de voir le résultat final d’une campagne bloquiste axée sur les «valeurs québécoises», qui semble laisser sous-entendre que les «valeurs canadiennes» sont synonymes de «valeurs conservatrices», ce qui est évidemment très discutable.
Historiquement, la force du mouvement souverainiste fut pourtant d’être une coalition qui réussissait (difficilement, mais tout de même) à surmonter les clivages gauche-droite.
Dans des campagnes presque entièrement centrées sur les chefs et sur la télévision, il faut aussi que les gens éprouvent une relative confiance en celui qui dirige un parti avant qu’on songe à voter pour lui.
Ça ne veut pas dire l’aimer, ni croire tout ce qu’il dit : simplement qu’il ait l’air relativement préparé, sûr de lui, bien dans sa peau, «proche» de nous. Appelons cela la «zone de confort» de l’électeur face aux leaders.
Ici encore : avantage Harper. Depuis des mois, les conservateurs nous présentent leur chef comme un homme ferme, mais raisonnable, responsable et ouvert au dialogue. Le bon père de famille quoi.
Et ils ont réussi à dépeindre Stéphane Dion comme un professeur hautain, confus et condescendant. Faut dire qu’ils avaient un matériel de choix avec lequel travailler. Pour que la caricature de l’autre que vous cherchez à imposer fonctionne, il ne faut pas qu’elle soit trop éloignée de la réalité.
D’ailleurs, plus la télévision devient omniprésente et plus elle impose aux partis de créer une illusion de proximité entre leurs leaders et nous. Et plus cela rend improbable que des personnalités hors-normes et flamboyantes, comme jadis Trudeau père ou Parizeau, passent la rampe.
De nos jours, on les trouverait arrogants, déconnectés, «loin de nous». Ils n’auraient pas assez l’air d’être nos «amis». La télévision nivelle vers le bas.
Enfin, on ne le dira jamais assez : on ne vote jamais pour l’opposition, mais pour ou contre le gouvernement en place. C’est lui qui est en examen.
Or, les conservateurs ont bien des coches mal taillées, mais ne sont pas au pouvoir depuis assez longtemps pour avoir suscité haine ou lassitude chez la majorité, alors que le souvenir du long règne libéral est encore frais dans les mémoires.
Bref…
35 réponses à “Les vraies affaires”

Pour moi, les Conservateurs ont été bien assez longtemps au pouvoir pour que je souhaite les voir disparaître ou du moins, de ne pas être élus avec une confortable majorité.
Le gros handicap des Libéraux, c’est Dion; ils vont le dégommer en cinq secs le lendemain des élections mais il sera trop tard…
Quand au Bloc, je prédis la démission de Duceppe. Je verrais bien Paquette à sa place si le Bloc persiste et signe !
Il faudrait que le Bloc comprenne que «La souveraineté n’est ni à droite ni à gauche, elle est devant!». Pour «re-coller» tous les morceaux du spectre politique, le BQ doit parler de souveraineté et arrêter d’avoir peur de l’ombre de son option. Idem pour le PQ. Ils doivent mettre l’emphase sur l’identité québécoise, de langue et de culture. C’est ÇA, d’abord, un pays.
Et pour ce qui est des autres thèmes (gauche-droite), le Bloc devrait suivre la population du Québec et de l’Assemblée Nationale plutôt que de copier-coller le programme du NPD.
Moi j’en ai un peu contre les “analystes” qui expliquent à quel point un gouvernement majoritaire conservateur serait dangereux pour les valeurs canadiennes concernant le droit des femmes, la peine de mort, la religion etc. En écoutant ces “experts” il faudrait automatiquement voter contre les conservateurs si on est contre ces valeurs de droite morale qui serait poussées par l’Alberta.
Suis-je bête ou quand je vois une carte électorale, je vois 75 sièges au Québec et seulement 28 en Alberta? Je me dis qu’en élisant plus de 28 députés conservateurs au Québec, députés qui ne promettront jamais de glissecement vers la droite morale qui est loin d’être populaire au Québec, ces députés n’oseraient jamais re-ouvrir le débat de l’avortement par peur de se voir expulser du Québec au prochaine élection?
C’est évident que si une majorité des députés conservateurs viennent de l’Ouest, ils vont vouloir passer leur agenda. Mais en élisant des députés d’ici, qui veulent rien savoir de la droite morale, le Québec risque d’être représenté au gouvernement et justement ne pas avoir de cette droite morale? Sont pas bêtes les conservateurs, ils veulent rester au gouvernement et éviter un autre schisme avec le Québec.
Les Québécois et je crois les Canadiens en général, tiennent à garder certaines valeurs et il serait impossible pour un gouvernement qui souhaite sa ré-élection d’y toucher. Anyway, je crois pas que l’Opus Dei se présente au Québec!
@Francis D.
Ce que tu oublie, c’est la capacité d’un parti politique de faire suivre sa ligne de parti ie: vote comme tout le monde et ferme là.
La plupart des gens suivent leurs ordres, sauf quelques têtes fortes (ex: Pierre Paradis).
Le PCC n’est pas le PCC, c’est le reform party avec des pancartes bleu.
http://en.wikipedia.org/wiki/Conservative_Party_of_Canada#Ideology.2C_principles.2C_and_policies
Mais il est vrai que d’aller dire que chose bine est membre de l’opus dei ça change quoique ce soit.
@ Francis D.
Sans vouloir être démagogique, lorsqu’il s’agit de la droite sociale, la religion n’est pas loin. C’est ce que sont une partie des conservateurs, la droite sociale.
De dire que la religion n’a aucune importance en politique ou que l’opus dei est banal, alors que ses membres visent la sainteté et la promulgation de leur foi partout, ça me laisse perplexe sur la représentation de mes valeurs sociales.
http://www.opusdei.fr/art.php?p=12471
Justement si nous ne savons pas de quelle religion ils font partis, comment sait-on si nos représentants du Québec ne sont pas tous des prometteurs de la Foi et de la vertu religieuse?
Ce que je veux dire: Ce n’est pas parce que les députés conservateurs sont élus et nés au Québec, qu’ils ne peuvent pas avoir des valeurs de la droite sociale. La religion représente souvent une partie de nos valeurs. Comment choisir un député si on ne sait même pas comment il voterait sur des sujets aussi important que la peine de mort, l’avortement, la guerre, le terrorisme religieux.
Je suis d’accord qu’aucun député québécois ne voterait pour une loi contre l’avortement mais le danger ne vient pas d’un changement radical, mais bien des petits changements par la porte arrière, qui ouvre toute grande la porte avant pour les tribunaux. La tactique des conservateurs est d’ouvrir de petites brèches qui seront exploitées par le biais du système judiciaire.
Nous avons eu un bel exemple avec le projet de loi sur l’assassinat d’une femme enceinte qui aurait compté pour un double meurtre. Ça aurait ouvert tout grand la porte à la reconnaissance du fœtus comme être humain et le débat sur l’avortement est relancé devant les tribunaux cette fois.
En boni les conservateurs s’en lavent les mains parce que ça ne dépend plus des Communes mais bien des tribunaux. Imaginez: donnez une loi mal ficelée à des juges! Essayez d’imaginer jusqu’où ça va aller. Un gouvernement conservateur majoritaire pourrait faire avancer ses idées sociales sans que vos représentants du Québec n’aient à voter sur des questions cruciales.
Permettez-moi une question: Si un témoin de Jéhovah se présentait comme député, ne seriez-vous pas intéressé à savoir qu’est-ce qu’il pense des transfusions sanguines? Ou bien si un Musulman chiite se présentait, ne voudriez-vous pas savoir ce qu’il pense de la communauté sunnite? Et j’imagine des tonnes de question.
Et bien moi je veux le savoir si mon député fait partie de la droite catholique.
Arnold
Bonjour Monsieur Facal.
S’ils se détachent de la politique, ma foi, ils auront convenu comme la majorité de l’électorat américain qu’actuellement , une campagne électorale réside en une grossière caricature de ce qui fût auparavant un beau cirque démocratique.
Nous vivons l’ère du blanc et noir , du sans compromis et de l’indétectable et insidieux vent dans les voiles d’un doucereux extrémisme.
“Mon voisin n’est maintenant ni à gauche , ni à droite . Mon voisin est au centre … d’achats.”
- Richard Desjardins.
Vous passez un peu à coté de ce que je voulais dire, ou bien on est peut-être en désaccord.
Je ne crois pas qu’un parti, avec une forte base au Québec, puisse passer des lois dites de droite morale sans s’exposer à se faire “clearer” de la carte à la prochaine élection, ligne de parti ou pas. C’est bien beau ramener un, voir deux députés à l’ordre, mais lorsque ce sont des dizaines, c’est différent.
Je ne crois pas non plus qu’un député conservateur se ferait élire au Québec pour X raisons (économie, respect des compétences prov, etc etc…) et que tout d’un coup en mi-mandat, sa religion sort et il se décide à oublier ses électeurs pour disons, ré-ouvrir le débat sur l’avortement. Je trouve pas ça réaliste.
Je vous accorde que j’ai aussi peur d’une glissement vers des tendances religieuses comme vous Arnold. Cependant, je ne vois pas de député conservateur au Québec représentant quoi que ce soit de la droite morale. Je n’imagine tout simplement pas Maxime Bernier venir m’expliquer que le sexe avant le mariage, c’est mal.
@Epsilon
Le PQ et le BQ ne sont-ils pas nos “Reform Party” à nous? Notre nationalisme n’est-t-il pas notre religion? Les nationalistes, par définition, ne sont-ils pas conservateurs? Quand Duceppe parle de “nos valeurs Québecoises”, il parle pour qui? Quand Duceppe parle d’indépendence,(quand il en parle) est-ce-qu’il parle pour le 60% à 70% qui sont contre?
Je suis toujours surpris, au cours d’une campagne électorale, comment le raisonnement des gens devient tout à coup d’une rare ineptie. Que de sottises, de stupidités sont alors écrites en grand titre dans les journaux, du plus insignifiant au plus sérieux. C’est comme si on pensait qu’en période électorale, les gens deviennent des cons, de véritables débiles et qu’ils vont tous gober l’appât qu’on leur tend. La machine à fabriquer le consentement fonctionne alors à plein régime.
Les politiciens de même que les citoyens ne se gênent pas non plus pour s’en servir : voter pour Harper c’est voter pour Bush ; les conservateurs sont des extrémistes religieux, certains députés sont de l’Opus Dei; les conservateurs veulent enlever des droits aux femmes. Toutes des formules à l’emporte pièce. Je mentionne uniquement celles-là parce que ce sont celles que l’on entend le plus souvent et ce sont celles que je trouve les plus grossières : les gens sont à même de distinguer la fiction d’un livre ou d’un film, à la réalité. Les gens ne sont pas cons, enfin pas tous. Le Canada n’est pas un pays des âges extrêmes et les partis politiques savent très bien que prôner de telles valeurs les conduiraient à leur perte et ce, simplement parce que ces valeurs ne font pas parti de l’ethos canadien. Tous les partis sont mus par des idées qui les situent plus à gauche qu’à droite ou plus à droite qu’à gauche, mais cette distance demeure toujours près du centre. Tous les partis ont leurs extrémistes qui s’agitent de temps en temps lorsque la température de la marmite monte, mais le couvert est vite fermé.
Les inepties et les bêtises que l’on entend en période électorale viennent souvent de là.
Bonjour Monsieur Facal,
Autant le candidat (surtout le chef du parti) sera très préoccupé à peaufiner son image et sa stratégie pour qu’elles soient des plus avantageuses, autant son désir sera grand que le vent de la couverture médiatique (journalistes et chroniqueurs) lui soit favorable. Surfer sur une vague médiatique favorable est le rêve de tout candidat.
L’erreur d’un bon nombre d’entre eux, c’est qu’ils sous-estiment le degré d’intégrité des journalistes fiers de leur travail. On dit que les politiciens mentent souvent. Par ailleurs, les journalistes aguerris démasquent tout de suite les “tricheurs”. Les journalistes n’auraient pas choisi ce travail si la qualité de “véracité des faits” n’avait pas fait partie de leurs valeurs. Dans une situation, dans l’analyse de faits, l’incongruence et les arguments démagogiques n’échapperont jamais à ces journalistes-là.
Un candidat qui joue au bonhomme 7heures, qui verse dans l’intolérance vis-à-vis les gens qui affichent des valeurs religieuses, qui utilise l’analogie pour susciter la haine en utilisant des noms de personnages très impopulaires, oui, la stratégie de ce candidat sera vite repérée.
Un tel candidat qui démontre qu’il est un tricheur, mérite-t-il de bénéficier favorablement de la vague médiatique?
Grâce à la valeur des journalistes, nous constatons dans les journaux et TV que ce candidat opportuniste et maladroit connait un très mauvais début de campagne. Même d’anciens supporteurs de son orientation politique le renient comme on fait quand on découvre de la malhonnêteté chez une personne.
M Ajoindre, parlez-vous de M. Duceppe?
Harper a réalisé en moins de 2 ans la majorité des demandes du Québec résumées dans l’accord du Lac Meech siugné par Brian Mulroney, un autre premier ministre conservateur et Robert Bourassa, premier ministre du Québec fort de l’appui du PQ et de René Lévesque qui parlait du «beau risque».
Premièrement, la reconnaissance que le Québec forme au sein du Canada une société distincte a ét voté presqu’unanimenent aux communes et Duceppe a voté pour…
Deuxièmement, Le fédéral donnait un droit au gouvernement du Québec en ce qui concerne la sélection à l’étranger et au Canada des immigrants. C’edst chose faite…
Treoisièeemement, de limiter le pouvoir de dépenser du fédéral et de reconnaitre un certain déséquilibre fiscal. Or, le déséquilibre fisv
Wow très bon billet M. Facal, très belle mise en perspective, s’en est impressionnant de voir votre objectivité et votre analyse reposée.
En effet les Conservateurs ont l’air très à leur affaire et sont en confiance alors que les libéraux sont complètement désorganisé. Le bloc crie à gauche et à droite comme un malade (comme d’habitude) et se sert de fausseté, demi-vérité ou carrément de la démagogie pour se faire entrendre. Finalement le NPD reste silencieux mais a toujours sont petit catéchisme social-démocrate qui veut plus d’implication de l’état dans chaque sphère de notre vie.
Pour ce qui est des conservateurs, je suis totalement FrancisD (comme d’habitude sur le QL ;)), ils ne sont absolument pas une menace. La politique implique de diluer ses idées pour plaire à la population et donc le moralisme ne marche pas. Les gens du Québec semble croirent qu’ils ont un système unique et que le reste du Canada est une gang de conservateurs moralistes. La réalité est beaucoup plus que le Canada en entier est interventionniste et partage sensiblement les mêmes valeurs, tout commes les autres occidentaux d’ailleurs, dois-je rappeler que nous sommes tous d’origine européenne et que nos racines ont à peine 500 ans?. Les différences culturelles sont surtout régionales et donc complètement inoffensives à l’échelle d’un pays.
En autant qu’un parti désire réduire la taille de l’état et décentraliser, il aura (une partie de) mon appuis. Le rôle de l’état n’est pas de diriger la société mais simplement de punir les agressions.
A Fernand,
si vous croyez vraiment ce que vous avez écrit, c’est que vous êtes vraiment de ceux qui ne veulent pas voir la réalité des faits. Vous me faites penser au gars décrit par Yvon Deschamps qui disait quelque chose comme ceci:”j’ai un maudit bon patron, il me passe sa tondeuse neuve pour couper son gazon. Aie, y penses-tu? sa tondeuse neuve et gratuitement à part de ca!”.
@ Francis D. et Kevin,
Quand vous dîtes que la moral n’est pas vendeur et qu’il perderait leur électorat s’ils essayaient, alors pourquoi les défendez-vous? Ils ont bien essayé de passer un projet de loi qui aurait reconnu un meurtre sur un foetus.S’ils avaient été majoritaires, le projet aurait passé. Même André Arthur était daccord avec ça.
Il ne faut pas oublié non plus qu’ils ont essayé de renverser le mariage gai. Encore une fois s’ils avaient été majoritaire ça aurait passé.
Si je suis votre raisonnement, étant donné ce qu’ils ont essayé de faire, vous ne voteriez même pas pour les conservateurs.
Il serait temps que vous enleviez vos lunettes roses, les conservateurs veulent une morale de droite au Canada.
Ils se sont essayé même minoritaire, imaginez qu’est-ce qu’ils pourront faire une fois majoritaire.
Arnold
@ Arnold
Faut pas virer parano!!! Un gouvernement majoritaire c’est pas une dictature non plus!! Je vous rappelle que les conservateurs ne sont pas une seule et même personne, plusieurs ont des opinions divergents. Vous pensez qu’une fois majoritaire, ça vas être le free for all et qu’ils vont adopter plein de choses que la population ne veut pas.
Pour ce qui est du mariage gay je ne vois pas exactement ce à quoi vous faites allusion (pas en mémoire en ce moment en tout cas). Anyway je me demande ce que le gouvernement aurait à voir dans le mariage. Au civil, toute personne qui veut s’unir au civil avec une autre devrait en avoir le droit. Pour ce qui est de la position de l’église aux mariages religieux, c’est leur affaires, ils ont le droit de refuser de marier qui que ce soit parce que c’est une institution privée. Au pire… si 2 croyants veulent s’unir, ils n’ont qu’à aller au civil, je doute que Dieu s’intéresse au mariage catholique…
Maintenant la loi C-484 : je n’ai jamais compris l’intérêt. En fait il faut revenir aux bases : un meurtre est un meurtre. Tuer un homme, une femme, un noir, une femme enceinte ou un handicapé ça revient au même. Tuer une femme enceinte n’est pas plus grave (surtout si ce n’est pas apparent….), au même titre de que tuer un homme-hétérosexuel-blanc n’est pas moins grave. Au fait, le projet de loi n’était là que pour rendre les accusations plus graves sur une femme enceinte ce qui AURAIT PU mener à une interdiction de l’avortement.
Vous savez quoi? J’ai beaucoup plus peur d’un moron nationaliste à la limite du fasciste qui voudrait sacrer tous les “autres” en dehors du Québec et diriger la nation à sa façon, un vrai petit Staline qui a des racines marxistes…
@ Arnold,
Je ne défend pas les positions morales, je crois juste que la campagne de peur est irréaliste. J’ai l’impression que vous avez peur qu’un gouvernement majoritaire conservateur avec une forte base au Québec se foute complètement de ces députés et décide de passer seulement les positions extrémistes de petits députés de campagne Albertaine.
Vous citez un exemple récent sur la loi du “fœtus”, loi qui n’a pas été passée (je crois???) lorsque le parti conservateur possède sa base principale en Alberta. Moi je crois qu’avec une base aussi forte ou même plus au Québec, cela contre-balancerait cette droite morale qui nous fait tous un peu peur.
Je crois qu’une majorité de gens au Québec qui vont voter conservateurs à la prochaine élection ne le feront pas pour des positions morales. Je crois aussi que cela va se refléter dans le caucus. Le but des conservateurs n’est pas de se faire élire pour ensuite envoyer promener ses électeurs et finir avec une aussi mauvaise réputation au Québec que les Libéraux.
@ Francis D.
”
Vous citez un exemple récent sur la loi du “fœtus”, loi qui n’a pas été passée (je crois???)”
Justement ça n’a pas passé parce qu’ils étaient minoritaires, le bloc, le NPD et la majorité des libéraux à voter contre, chez les conservateurs à part Josée Verner, je ne me rappelle pas qui était contre ça, en tout cas mon député conservateur lui était pour. Selon votre raisonnement est-ce que les autres députés québécois conservateurs vous ont envoyé promener en votant pour? Soyez honnête dites plutôt que cette position vous convient, plutôt que de nier que certains députés québécois conservateurs étaient pour.
@ Kevin,
Après l’élection des conservateurs une des premières choses qu’ils ont fait, c’est un vote libre sur le mariage gai. Les conservateurs ont presque voté à l’unanimité contre. Ceci inclus les députés conservateurs Québécois.
En passant vous dîtes qu’on peut être à la fois fasciste et marxiste? Qui sont ces nationalistes qui vous font si peur? Qui veut mettre les ”autres” dehors et de quelle façon? Ça semble être vous qui faisiez une campagne de peur contre des chimères (être marxiste et fasciste à la fois, elle est vraiment bonne!)Il n’y a aucun fait récent à ma connaissance (à part avec le FLQ il y a 30 ans) qui rapporte que les nationalistes sont dangereux.
Ce que je rapporte des conservateurs se sont des faits et ça s’est produit il y a moins de 2 ans. Si vous voulez tomber dans l’histoire des dangereux politiquement, vous rappelez-vous d’un dénommé Lortie, qui par amour de son pays le Canada, est entré dans l’Assemblée nationale pour tuer René Lévesque qui était à son avis un nationaliste dangereux qui voulait détruire son pays?
Je ne dis pas que les conservateurs sont dangereux, je dis seulement que d’essayer de cacher ce qu’ils ont essayé de faire socialement dans les 2 dernières années c’est de la mauvaise foi.
Le projet de loi qui aurait reconnu l’existence du fœtus ouvrait la porte aux tribunaux pour remettre en question le droit à l’avortement, le droit à l’avortement existe uniquement parce que le fœtus n’est pas reconnu comme être humain, ce projet de loi remettait tout en question. Un projet de loi détourné pour endormir les plus naïfs de notre société.
Arnold
je ne vois absolument rien de mal à refaire un débat sur la peine de mort. à chaque fois qu’il y a un sondages populaire dans les média l’option de la peine de mort gagne à chaque fois haut la main!
faire une mise à jours serais interessant.
je n’ai absolument rien contre ouvrir un débat sur l’avortement car l’accès trop facile a ouvert la porte a toute sorte d’abus et l’avortement est entrain de devenir de plus en plus un moyen de contraception, je connais des femmes qui se sont fait avorter jusqu’à 6 fois!! sans bannir l’avortement je crois qu’il serais grand temps de faire une petite révision pour éviter du moins les abus de ce systeme et essayer de règlementer les comportements irresponsable de certain hommes et femmes qui ne se protège pas ou qui n’utilise pas de contraceptif
Tout d’abord,j’aimerais féliciter Arnold Swartz pour avoir le courage de ses opinions et surtout il semble réellement voir la réalité telle qu’elle est. À part Arnold,vous semblez penser que le gouvernement conservateur ne serra pas un danger s’il est majoritaire qu’il ne ressortira pas d’anciens débats au risque de choquer certains électeurs. La plupart du temps,dès qu’un gouvernement est au pouvoir et surtout s’il est majoritaire il fait ce qu’il veut. Les électeurs qu’ils soient d’accord ou non n’ont pas grand-chose à dire puisqu’ils ont voter pour lui. La démocratie nord-américaine aussi bonne soit-elle n’appelle pas l’opinion publique a se prononcer aussi souvent possible qu’elle le devrait et surtout lorsqu’il s’agit d’enjeux sociaux. Le principe de la ligne de partie est très vrai et même aussi,regarder ce qui arrivé à Thomas Mulcair quand il s’est opposé à monsieur Charest sur le mont Orford. N’oublions pas que Jean Charest vient de la même école de pensée que Stephen Harper. Les droits humains sont très importants et il est vrais que lorsque je vois des ultra-religieux se joindre au parti conservateur,je comprends que certaines personnes puissent se poser des questions sur leurs intentions.
L’époque où la religion contrôlait tout n’est si loin que ça,nous ne l’avons pas connu mais je suis sûr que nos grands-parents l’on connu et pourraient nous en dire quelques mots. Pour ce qui est des abus,je suis vraiment convaincu que ceux-ci représente une minorité parmi tous ceux qui utilisent ces droits parce qu’effectivement ils se trouvent dans une situation difficile. Si vous préférer que des femmes se fasse renverser dans des escaliers parce que le moyen le plus sécuritaire n’est plus accessible,c’est vôtre choix. Mais vous pourriez vous demander vers quelle genre de société cette mentalité va mener et surtout si c’est souhaitable. Pour ce qui est de la peine de mort quand on voit toutes les erreurs judiciaires qui ont étés posées en relation avec cette meure,je crois que je comprends les gens qui ont des doutes sur cette sentence. Je suis surpris que personne n’est encore parler du registre des armes à feu qui oui est un moyen coûteux mais au moins permet d’avoir un certain contrôle sur le genre d’individus qui a le droit d’avoir une arme ou non. On peut effectivement se demander ce que Kimveer Gill faissait avec une arme d’assault dans une ville comme Montréal et ce n’était sûrement pas pour chasser des orignaux.
M. Égalité Social, j’ai connu la religion qui contrôle tout. Si nous n’étions pas Catholiques, nous étions des méchants. Les immigrants non catholique n’étaient pas bienvenus dans nos écoles. Alors, ils étaient dirigés vers les protestants. Il a fallu la Loi 101 pour nous sauver de nous mêmes. Depuis, nous avons échangé une religion pour une autre. Nous avons maintenant la religion nationaliste. Si on n’est pas nationaliste on est anti-Québecois, donc un méchant. Cela veut dire q’un vote pour le parti Libéral ou Conservateur est un vote contre le Québec et ses “valeurs Québecoises”. Les partis fédéralistes sont des méchants et seul le Bloc peut travailler pour les “intérêts supérieurs” du Québec. Ouache!!! Nous souffrons de “group think” national. M. Facal, et les autres lucides, font des efforts pour nous sortir de ce “group think” négatif. La différence entre M. Facal et moi(et la majorité silencieuse) est la façon de le faire. Si je suis fédéraliste, suis-je un mauvais Québecois? Si je suis nationaliste, suis-je un mauvais Canadien?
Bonjour M.Facal,
Vous qui avez vanté le Bloc - dans vootre illet précédent - qu’auriez-vous choisi comme thème autre que celui axé sur les «valeurs québécoises»? Par simple curiosité.
-
Moi personnellement j’aurais été plus précis et clair :
Depuis 141 ans, le Québec Pays
est orphelin à Ottawa.
- Rappelez-vous 1982 -
Le Bloc a refusé mon thème sous prétexte que c’est trop clair (je blague, je n’ai jamais fait de politique). Par contre, la vérité est toujours bonne à dire. Orphelin parce que nos représentants sont soumis, même quand c’est vital pour notre Peuple. Mais ils ont préféré “Présent au Québec”
- La supposée confédération a toujours été au service du Canada-anglais depuis 1867 - même si on nous a fait croire que les 2 Nations étaient égales.
- En 1982 après la fameuse déclaration de Trudeau (1) : ” Nous mettons nos sièges en jeu pour du changement…..”. Quel arnaque ce fut!
75 députés fédéralistes (forcés par la ligne de parti) ont désavoué tous les députés de nos 2 partis à l’Assemblée Nationale.
On nous divise pour régner depuis 141 ans.
Vous n’êtes pas tanné de mourir…
1- Le thème “PAYS” rappellerait aux québécois que le Bloc est là, pour la souveraineté…
2- Le thème “Rappelez-vous 1982″, viendrait redire notre non-confiance envers nos députés québécois à Ottawa.
Même si on est pas bête comme disait un blogeur, le danger est toujours présent.
Pour savoir où l’on va, on doit se rappeler le passé : et de plus, le Québec n’a pas signé cette constitution Canadienne!
(1) Lien: collectionscanada.gc.ca/premiersministres/h4-4083-f.html
(2) lien : //faculty.marianopolis.edu/c.belanger/quebechistory/docs/patriate/7f.htm
CONCLUSION :
Si le Bloc québécois, avait existé lors du rapatriement de 1982, Trudeau n’aurait pu se targuer d’avoir l’appui de tous les députés du Québec à Ottawa pour mieux convaincre Londres…
-
Rien que pour ça, le Bloc doit être unanimement appuyé par les souverainistes et les fédéralistes éclairés.
S’il n’était pas là :
- Qui aurait posé les 200 questions qui ont mené au scandale de l’achat de l’âme d’une nation?
- Qui par son acharnement à permis de corriger un peu le déséquilibre fiscal?
- Qui a dénoncé si souvent l’incroyable rapt de la caisse de l’ssurance-emploi! 60 Milliards. Rien que ça…
- Qui à part le Bloc, dénonce depuis toujours l’envahissement de nos champs de compétences que Harper contrairement à sa promesse ne veut pas régler.
- Qui a demandé à plusieurs reprises que les organismes fédéraux au Québec soient soumis à la loi 101. Qui a refusé son appui à la protection de notre langue? Vous avez raison, les Libéraux et le PC.
- Qui a forcé par ses demandes répétées de reconnaître le Québec comme Nation? Même si elle est vide et “non inclusive” (machiavélique), elle permet à Charest d’être obligé d’employer le mot Nation, à l’occasion, pour nous faire croire qu’il veut le bien du Québec(zéro demande depuis 5 ans, le fruit n’est pas mûr).
Le moins québécois de tous nos premiers ministres depuis 1867. Il déconstruit le Québec depuis 2003…
Vous voulez 10 exemples!
-
À part le Bloc, aucun parti oeuvrant sur la scène fédérale ne veut et ne peut représenter le Québec à titre de nation.
A ymdelisle,
vous dites que nous, les québécois catholiques, avons changé une religion pour une autre, soit le nationalisme. Comme si les canadians n’étaient pas aussi nationalistes que les québécois. Si c’est correct pour les canadians d’être nationalistes, pourquoi ce serait mal pour les québécois? C’est quoi cette facon de certains fédéralistes québécois de TOUJOURS diminuer la valeur d’une idée ou d’une action parce qu’elle est faite par des québécois. Ouache!
De plus, pourquoi essayez-vous d’utiliser M.Facal pour vous justifier? Si M.Facal a déjà dit qu’il était contre la pensée qui voulait que seuls les indépendantistes possédaient la bonne option et que les fédéralistes étaient des méchants, il n’a jamais dit qu’il était d’accord avec les fédéralistes qui prônent le fédéralisme mais qui ne font rien, mais absolument rien pour protéger et faire avancer le peuple québécois.D’ailleurs, probablement qu’une majorité de québécois seraient favorable au fédéralisme si ce dernier inscrivait dans la constitution que le peuple québécois et le peuple canadian sont égaux en droit et doivent disposer de tous les moyens pour répondre à leurs besoins et assurer leur permanence. Je souhaite que M.Facal nous donne sa position à ce sujet.
A Jean-Renaud Dubois,
Bravo! très belle démonstration. C’est très clair et tellement vrai. Qu’en pensent les fédéralistes?
Il me semble que c’est une évidence que le Bloc à Ottawa est une nécessité pour la survivance du peuple québécois.
@RenéP
«…les fédéralistes qui prônent le fédéralisme mais qui ne font rien, mais absolument rien pour protéger et faire avancer le peuple québécois.»
On en a un superbe exemple encore ce matin avec l’édito d’André Pratte. Selon lui, il ne faudrait pas réclamer la souveraineté culturelle. Si ce n’est pas entraîtner la dépendance du peuple québécois envers le fédéral, c’est quoi?
« We have the cash. They follow the money », disait Sheila Copps.
C’est bien de le répéter une fois de temps en temps : l’indépendance, c’est le contraire de la dépendance.
Bonjour Monsieur Facal,
Dans les opinions que les gens expriment sur les partis et dans les débats suscités par la campagne, on revient souvent aux particularités résumées par les expressions “gauche” “droite” “centre droite”. Je trouve que cela est pertinent et j’invite tout le monde à se familiariser avec ces termes et à bien en comprendre le sens.
Toutes sortes de choses seront dites sur les candidats ou les partis, à partir de petits incidents de parcours à aller jusqu’à des abominabilités. Je m’intéresse beaucoup à cette stratégie dans les élections qui consiste à embrouiller, c’est à dire à amener l’électeur à avoir de la difficulté à comprendre, à tout démêler ça, à ne plus savoir quoi penser. Gilles Vigneault a dit dernièrement: “C’est bien beau, les grosses envolées lyriques, messieurs et mesdames les artistes, mais à force de dire n’importe quoi, les gens finissent par ne plus nous écouter… ”
Par contre, on sait que x % d’électeurs ont fait leur choix bien avant le début de la campagne. Ceux-ci ne seront donc pas vraiment influencés par ces feux d’artifice d’informations durant la campagne. Dans la majorité des cas, il est bien évident que nous nous retrouvons avec les concepts des pôles gauche/droite. Je parle de cet aspect parce que je pense que pour un grand nombre, c’est la pire erreur qu’ils puissent faire. Aveuglement ou manque de réflexion ?
Je lisais dans la section opinion d’un grand quotidien une lettre d’un ancien bénévole du PQ qui nous raconte pourquoi il avait adhéré au parti et pourquoi il l’a quitté après plusieurs années quand il eut compris un aspect très significatif pour lui. Il écrit:
“J’ai commencé à déchanter et à me poser des questions au sujet de l’engagement de la gauche quand, en 1982, jeune président de comté, j’ai vu la moitié de mon exécutif (constitué de peine et de misère) démissionner pour cause de conflit syndical avec le gouvernement (c’était la fameuse négo de la «coupure de 20%», où l’État tentait de rattraper les cadeaux consentis aux «amis» avant le référendum de 1980). Et la patrie, les amis, que je leur disais? Au diable la patrie, quand notre portefeuille est menacé, qu’on me répondait. Ce jour-là, j’ai commencé à perdre mes illusions au sujet de la sincérité de la gauche dans la lutte pour le pays.”
Ce témoignage a retenu mon attention parce qu’il supporte mon hypothèse à savoir que beaucoup d’électeurs se croient à la gauche quand ce n’est pas vraiment le cas. Ceux-ci devraient se réveiller et accepter qui ils sont vraiment.
Cela donne une belle jambe d’avancer des points de vue calqués sur la générosité, le partage mais, en nous examinant dans notre quotidien, sommes-nous bien cette personne ? Ce sont les plus belles valeurs, celles à la base de notre notre culture d’origine judéo-chrétienne !
Je pose de nouveau ma question, si nous analysons comment nous gérons notre compte de banque et si nous nous arrêtons sur nos projets à saveur matérialiste, est-ce bien nous ?
Les retraités du privé ne sont pas tous au courant que les fonctionnaires retraités (exemple, les professeurs) recoivent une pension de $60,000 X 35 ans X 2% = $56,000 par année, plus la RRQ. Si c’est ce que ça donne être à la gauche, restons-y ! Oui, les fonctionnaires sont payés par l’État et les syndicats voit à les avantager. Alors appuyons les partis de la gauche. C’est pour cette raison que tant de fonctionnaires et syndicats sont à la gauche.
L’erreur, ce qu’ils ne comprennent pas, pour un grand nombre, c’est que la raison principale pour laquelle la situation des fonctionnaires a été tant améliorée s’explique par la santé de l’économie qui a été favorisée par des partis à droite, ou centre droit.
Voilà comment nous nous retrouvons avec tant de gens à “gauche”. Ce n’est pas facile pour un de ceux là de se réveiller. Beaucoup d’entre eux opteraient plutôt pour l’autre pôle s’ils connaissaient toute l’histoire.
Le vrai “à gauche”, je le comprends qu’il ne soit pas en faveur des baisses d’impôt. Alors réveillez-vous si, vous, vous n’êtes pas d’accord avec ceux qui sont contre les baisses d’impôts !
A Normand ajoindre,
une correction à votre calcul: %60,000.00 X 35 ans X 2%= $42,000.00 (et non $56,000.00) par année. C’est encore un bon revenu à comparer avec la moyenne des revenus des rentiers québécois.
Cependant les cadres, qui ne sont pas syndiqués et qui gagnent au moins 10% de plus que les syndiqués ont un revenu de retraite encore plus avantageux, il va sans dire: $66,000.00 X 35 ans X 2%= $46,200.00 par année plus le RRQ.
Bonjour,
Normand, je ne veut pas répondre sur la tricherie et la mahonnêteté de Duceppe, vous avez le droit à votre opinion même si elle est tirée par les cheveux. Il y aurait trop de chose contraire à dire..
En général je m’abstiens de répondre à un commentaire — et encore moins si je le trouve pauvre! Mais une fois n’est pas coutume.
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Sans vouloir vous offusquer Normand Ajoindre, c’est une autre analogie gratuite…et en plus, simpliste et erronée (56 milles).
Savez-vous….je préfère l’analyse de Chantal Hébert qui voit deux idéologies s’affronter :
« Sur le fond, le NPD, le Bloc québécois et le Parti vert défendent les mêmes valeurs que le PLC.. et il y a le PC (pour les valeurs de droite)..»
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Je ne pense pas qu’être de centre ou de centre gauche est si catastrophique que cela, même si on est pour le syndicalisme, comme moi!
Mais pas n’importe lequel, comme les col bleus de Montréal : mais pour pour un syndicalisme efficace et productif à l’exemple des “pays nordiques”.
Et si être pour l’École Publique et pour la Santé Publique efficace et productive — et non pas écrémée ; et délestée de ses infirmières — me situe au centre gauche, alors cela me va.
À tous je suggère d’acheter le Devoir de samedi dernier ; il y a un excellent fascicule consacré à la santé.
La suite, plus tard…
Bonjour,
Suite du dernier numéro…
- Comment peut on faire un lien de cause à effet entre les revenus de retraite et la gauche?
- Comment pouvez-vous Normand, sortir des chiffres que vous n’avez même pas vérifiés, surtout si c’est à la base de votre argumentation?
Le calcul de la rente de retraite chez les profs n’est pas basé sur la dernière année d’enseignement, mais plutôt sur la moyenne des revenus annuels des 5 dernières années X 35 ans X 2% = rente de la CARRA.
Prenons le cas de rente idéale de votre exemple, où le prof. aurait enseigné pendant 35 ans et aurait eu des revenus moyens de 60 milles pour les 5 dernière années et serait à la retraite — au mieux à 58 ans :
1 - La CARRA lui verserait non pas 56 milles, mais 42 milles/année.
2 – La rente des enseignants n’est pas indexée depuis 1982. Donc la rente est gelée à vie.
3 - À 65 ans, la CARRA déduit de la rente de retraite, le même montant que le prof. reçoit de la RRQ, soit environ 9 à 10 milles dans notre cas.
Donc à 65 ans il verra sa rente de diminuer de 9 à 10,000$ ; soit des prestations de pension de la CARRA de 32 ou 33 milles par an.
4 - Si elle vit (la majorité sont des femmes) jusqu’à 82 ans (moyenne) sa prestation de la CARRA sera donc gelée pendant 24 ans.
N.B. Si cette même personne avait travaillé au privé cette coupe du même montant du RRQ ne s’appliquerait pas.
Conclusion:
cet exemple dont vous vous êtes servi, n’est pas la norme loin de là, puisque la majorité des enseignantes cessent le travail bien avant 35 ans ; souvent brûlées.
Ma soeur a fait 32 ans d’enseignement, et est à la retraite depuis 1995. Elle recevait une rente (régime RREGOP) de la CARRA de 31 300$ au départ et soustrait à 65 ans d’environ 8 milles donc, d’environ 23 300$ an pour toujours! Et elle avait 17 ans de scolarité. Elle ne connait pas les changements apportés au RRÉGOP depuis 1995.
N.B. Si tu n’enseigne pas 30 ans, tu es sujet à des pénalités très importantes (calcul comprenant l’âge et années d’enseignement ). Si elle avait enseigné 30 ans, ce qui serait au secondaire une longue carrière, elle aurait eu droit à son départ, non pas à 32 milles mais à environ 28 000$ (sur toute réserve).
J’imagine que les salaires ont augmenté depuis ce temps là! Mais je n’ai jamais envié le travail des enseignants surtout au public puisqu’on leur a laissé le petit lait et les enfants en difficultés d’apprentissage et de comportement.
Je serais très curieux de connaître les statistiques sur la moyenne d’années d’enseignement des profs.
Donc, d’une façon générale, on est très loin du pactole présenté par Normand…
Quant au sujet du bénévole péquiste c’est une opinion parmi d’autres ; et si elle n’est pas plus représentative que le calcul de la rente à la base de son argumentation, alors…
Pour ce qui est de son analyse sur le comportement du gouvernement lors de ces négociations de 1982, il a droit encore une fois à son opinion.
Faudrait que je fasse lire le texte de Normand à ma sœur… Non, je pense que ce serait un mauvais souvenir à lui rappeler!
juste une petite parenthèse : Mr. Facal vous aviez l’air tellement à boute lors de votre passage à bazzo.tv de voir luc merville et Mauricio Segura faire de la victimisation à outrance.
Pendant certain plan caméra votre l’expression de votre visage voulait tout dire !! je crois que vous vouliez vous exprimer mais votre cerveau vous dictait de faire attention car c’est un sujet assez brulant et faire tomber ce type de débat dans le délire est assez facile :)
est-ce que j’ai bien remarqué?
<p><p><p>Oui, Jeff, vous avez parfaitement raison, j’avais de la peine à me contenir. </p><br /><br />
<p>J’admets évidemment que la pauvreté et des perspectives d’avenir qui semblent bouchées peuvent générer de la frustration. Il n’y a pas d’émeutes à Outremont après tout. </p><br /><br />
<p>Mais la plupart des pauvres, aussi frustrés soient-ils, travaillent fort, défendent leur dignité dans le respect des lois, rêvent de voir leurs enfants devenir autre chose que des délinquants…et n’incendient pas des autos. </p><br /><br />
<p>Il y a une différence énorme, me semble-t-il, entre faire de la pauvreté une dimension d’un phénomène complexe qui en compte plusieurs…et en faire une explication unique et presque une justification. </p><br /><br />
<p>Je soupçonne en fait que les motivations des émeutiers étaient nombreuses et variables d’un individu à l’autre…comme dans toute explosion sociale : frustrations, certes, mais aussi défoulement, effet d’entraînement de la part du groupe, désir de provoquer, gòût de franchir un interdit, etc., et tout cela dans un contexte de crise généralisée de l’autorité traditionnelle, notamment au sein de la cellule familiale…quand il y a encore cellule. Vaste sujet…</p></p></p>
moi je bouillais devant le téléviseur à voir ces gens quasiment encenser des bandits et des délinquants. c’était quasiment irréel!
luke mervile sans bronché parlait de profilage racial et de bévue policière et que les communautés de Montréal nord faisaient donc pitié, que ce n’est pas de leur faute ci ils sont devenue des crottés. (les vandalistes)
Ce qu’il a oublié de dire c’est que le 5% des gang de rue donc il a fait mention les hang around et les famille muettes autour deux gonfle ce chiffre à + de 50% car les membres de gang de rue on des amis qui sont souvent tout aussi coupable par leur mutisme ou leur encouragement ou souvent leur simili-participation a des acte criminel. aussi la genre de petite fierté mal placé de connaitre un criminel. il y a aussi les pression violent que ces gang exercent sur leur entourage afin que personne en parlent..
Il y a aussi cette pseudo solidarité racial qui fait que aussitot qu’un membre de leur communauté est intercepté cela en devient du profilage racial même ci le jeune qui est vérifier est un criminel.. le gros drame c’est que plusieurs communauté de différente ethnies ne sont pas capable de s’auto critiqué et se défendent entre eux coute que coute même si ils sont sont dans le tord et que ceux qu’ils défendent sont des criminels endurcie qui ont choisie de leur propre grée cette vie!
Bonjour,
Correction à mon commentaire d’hier, sur la partie : indexation à la rente de retraite .
Après consultation (soeur et belle-soeur), il y a contrairement à ce que j’ai affirmé, une indexation à la rente de retraite des ex-enseignant(e)s par la CARRA. J’ai parlé à travers mon chapeau, j’ai généralisé en me basant sur les ce fameux 17 ans dont ils parlent si souvent!
Revoyons l’exemple de Normand pour un retraité qui a débuté sa carrière en 1972-1973 et l’a terminé en 2006-2007, soit 35 ans de travail.
Le calcul est celui-ci : 60 000$ (moy des 5 dernières années) X 35 ans X 2% = 42 000$
Années travaillées :
1972 - 1982 : 2% d’indexation (moyenne)
1982 - 1999 : 0% d’indexation
1999 - 2007 : 1% d’indexation (moyenne)dépendant du calcul du TAIR, jouxté à l’IPC : c’est conpliqué.
Selon mes consultées, le problème c’est que ces années non indexées vaudraient 2 milliards et que selon eux ils ont droit à cette indexation, puisqu’ils les ont cotisés(durant ces 17 ans).
Qu’est-ce qui tu en penses Normand? Si tu étais à leur place, est-ce que tu te battrais pour corriger cette injustice….selon eux?
Il n’y a jamais rien de simple…
Bonne journée et excusez-moi de mon erreur.
Réponse à Jean-Renaud:
Je ne demande pas mieux que des décisions soient prises qui rendent le plus de monde heureux possible.
Pourquoi n’a-t-on pas prévu une indexation à un taux plus intéressant. Est-ce relié aux modalités de cotisations à la caisse ? Est-ce relié aux négociations et les clauses reliées au salaire ? Est-ce reliées aux avantages consenties par le gouvernement re:REER qui aideront plus tard les retraités ?
Pour continuer avec votre exemple, le retraité qui reçoit une pension de $42,000 + RRQ pourra peut-être changer sa Honda Accord à tous les 3 ans, mais à cause de l’indexation qui est moins généreuse, peut-être ne pourra-t-il pas aller dans le sud à tous les ans.
Pour l’aider, nous devrions peut-être voter pour des partis plus à droite. Parce que les partis à gauche ne seront pas tellement préoccupés par son problème. Selon moi, le parti à gauche sera plus préoccupée par la secrétaire qui vient de prendre sa retraite à 60ans, qui gagnait $20/h et qui travaillait pour une compagnie qui n’avait pas de fonds de pension. Cette madame se sera rammassé un petit coussin REER, mais avec son salaire de $750/sem elle n’aura pas pu en prendre autant que la personne qui gagnait $60,000.
La secrétaire devrait voter plus à gauche (pour les programmes sociaux). La personne dans votre exemple, ça ne changera pas grand chose à gauche ou à droite dans son cas à cause de son âge. Elle, elle devrait plutôt penser en fonction de ses enfants. Faut-il favoriser l’économie ? Faut-il préserver le principe de récompenser les travailleurs plutôt que de faire l’applanissement par le bas? Voilà la question qu’elle devrait se poser dans la perspective de l’avenir pour ses enfants ou petits enfants.