Les pavés de l’enfer
14 mai 2009 par Joseph Facal
Comme vous connaissez le proverbe, vous savez évidemment de quoi est pavé l’enfer.
La Fédération des femmes du Québec s’oppose à ce que l’on interdise à des fonctionnaires, des enseignantes ou des employées d’hôpital de porter des signes religieux distinctifs. C’est le cas précis du foulard islamique, dit-elle, qui est à la base de sa prise de position.
Si vous avez l’habitude de lire ce que j’écris sur ces questions, vous devinez tout le mal que je pense des bonnes intentions de la FFQ. Mais décortiquons plutôt les arguments de cette organisation officiellement féministe.
La FFQ pense aider les femmes musulmanes à s’extirper de la pression que les intégristes font peser sur elles. Mais c’est exactement le résultat contraire qu’elle provoque. Le mari intégriste pourra désormais dire à sa femme : «fais comme je dis, épouse, tu vois bien qu’il n’y a plus de problème». Bravo la FFQ.
On torpille ainsi le courageux combat des femmes musulmanes qui disent non, puisqu’on renforce la pression que les intégristes pourront faire peser sur elles. Plus le port du foulard sera encouragé, plus elles se feront dire : «pourquoi ne suis-tu pas l’exemple de Taslima qui, elle, sait se conduire ?». Bravo la FFQ.
La FFQ répliquera qu’elle est aussi contre l’obligation faite aux femmes de porter le foulard. Mais elle n’a aucun moyen de contrôler ce qui se passe à la maison. Dans la fonction publique, oui. Dans les foyers où le père impose le foulard à sa fillette de huit ans, vous pensez vraiment que la mère ne subira pas de pressions ? Bravo la FFQ.
La FFQ dit vouloir encourager l’autonomie financière de ces femmes. Franchement, quelle autonomie financière réelle ont celles qui portent le foulard surtout pour s’acheter un répit ? Bravo la FFQ.
La FFQ dit craindre que l’interdiction du foulard ne «ghettoïse» davantage ces femmes. Elle ne comprend rien à la logique de l’intégrisme. Pensant que son ouverture sera vue comme un compromis acceptable, elle ne voit pas que chaque gain met la table pour la prochaine revendication intégriste. Après, ce seront les lieux de prière, les menus particuliers, les congés religieux, etc. Bravo la FFQ.
La FFQ dit prôner la neutralité de l’État. Mais y permettre les signes religieux, c’est faire de l’État non plus un acteur neutre, mais un promoteur actif de la diversité religieuse. La distinction entre l’apparence du fonctionnaire et les actes qu’il pose est abstraite. Le fonctionnaire incarne l’État, il EST l’État, au même titre qu’un enquêteur incarne l’ordre public, même s’il ne porte pas un uniforme de policier. Bravo la FFQ.
La FFQ dit que le fait de ne pas porter de signes religieux n’empêcherait pas quelqu’un de faire du prosélytisme. Vrai. Elle propose donc qu’on puisse désormais afficher son prosélytisme ouvertement…puisque le foulard EST un geste d’affirmation religieuse ! Bravo la FFQ.
La FFQ dit prôner l’intégration aux valeurs de notre société, mais recommande que les personnes qui incarnent concrètement l’État, suprême gardien de ces valeurs, puissent porter des symboles qui sont la négation même de celles-ci ! Bravo la FFQ.
Monumentale erreur de jugement. Immense déception. Profonde indignité. Bravo la FFQ.
30 réponses à “Les pavés de l’enfer”
Décidément, trop de tissus sur les femmes c’est comme pas assez.
Votre collègue Richard Martineau a écrit un papier très intéressant sur le sujet. Il cite 5 ou 6 écrivaines canadiennes féministes menacées de mort qui sont étrangement tous contre le voile. Je ne suis pas certain, mais je crois que la FFQ a le mandat de se battre pour l’égalité et éliminer la violence faites aux femmes. Ils préfèrent se battre contre les mini jupes alors qu’ils ne compromettent ni l’égalité, ni la sécurité mais que de vrais féministes soient menacées de mort pour un combat pour l’égalité et la liberté, ce n’est pas grave. Bravo la FFQ
Merci M. Facal d’avoir le courage de cette opinion. Je sais que vous n’êtes pas généralement poltron, mais je sais aussi, par expérience, que ce sujet peut attirer les accusations les plus basses.
…
Ce voile est un ghetto ambulant, par lequel ces personnes affirment leur choix d’une identité religieuse au delà d’une identité citoyenne. Une identité qui charrie avec elle plusieurs notions rétrogrades, liberticides, misogynes et sectaires.
Il affirme la soumission de la femme à l’homme. Mais, tout comme les interdits alimentaires, les heures de prière et autres pratiques, il affirme leur soumission commune à la loi de Dieu. Il affirme du même coup leur désir de se ségréguer des koufars incroyants, et leur conviction de faire partie d’une classe supérieure à celle des infidèles.
Si nous ne pouvons rien pour empêcher des individus d’adopter de telles vues (c’est là leur droit individuel), c’est pourtant une grave erreur que de laisser de telles visions sectaires marquer l’espace public commun.
-D’une part, les officiers de l’état n’ont pas à afficher, dans leurs fonctions, leurs identités idéologiques. Au service de l’état, c’est ce dernier qu’ils représentent. Et ce n’est pas brimer leurs droits individuels que de leur demander de laisser leur sectarisme au vestiaire.
-Et d’une autre, de cette manière nous laissons les intégristes banaliser le fait, ce qui les aide ensuite à faire avancer les réformes à leur programme. À petits pas, la charia prend droit de cité.
L’espace public commun – de la fonction publique aux écoles – doit être le lieu où se rencontrent des citoyens égaux, se devant un respect réciproque, sans considération de castes ou de sectes.
Avec ce retour du religieux auquel nous assistons, ce sont de plus en plus des fidèles et infidèles, femmes vertueuses et immorales, qui se rencontrent, avec tout ce que cela comporte de méfiance et de mépris réciproque.
Comme dans le bon vieux temps…
Et ce qui est le plus grave, c’est que nous laissons aller.
Tout en confondant allègrement la liberté de conscience et le devoir d’adhérer à un contrat social démocratique, nous n’osons plus affirmer le caractère laïque de notre société.
Nous l’avons pourtant fait lorsqu’il s’agissait de dire à nos propres curés de se retirer de nos vies. Nous le faisons encore, lorsqu’un Mgr. Turcotte décide de nous faire la morale. Mais là, semblerait que c’est différent…
Sanglot de l’homme blanc, quand tu nous tient…
Quelle est la meilleure méthode d’intégration, la pression ou le laisser faire?
L’intégration est une affaire de générations pas d’années. Plus on tape, plus l’étranger fait un front commun avec les siens pour protéger sa culture. Alors que si on laisse faire, l’étranger baisse la garde et en moins de trois générations l’intégration est totale.
Je regarde les photos de mes arrières-grands parents, juif orthodoxe selon les critères d’aujourd’hui. Maintenant la religion et la culture juive de nos arrières-grand parents n’est qu’un bien lointain souvenir pour ma génération. Un siècle de tolérance a fait que nous nous sommes intégrés alors que 19 siècles de pressions ont fait le contraire en renforçant la cohésion sociale.
L’intégration ne peu se faire qu’en douceur.
Les féministes ne sont pas toutes d’accord quant à l’attitude à adopter vis-à-vis du voile, et je comprends le dilemme dans lequel elles se trouvent. Vos arguments ont du poids, monsieur Facal, mais l’argument en faveur de la tolérance (ne pas décourager les femmes voilées qui veulent occuper un emploi) a aussi du poids. Je ne sais vraiment pas ce que nous devrions faire. En tout cas, observons bien dans les prochaines années comment la situation évolue dans les différents pays d’immigration, selon le choix que chacun aura fait (tolérance ou non), et quand l’expérience aura démontré quelle attitude donne les meilleurs résultats, adoptons celle-là, si nous ne l’avons pas déjà fait.
Il faut dire que nous avons la chance, en Amérique du Nord, d’avoir une immigration variée, où aucun groupe ethnique ne jouit d’un poids trop grand par rapport aux autres. Les Français, par exemple, n’ont pas ce privilège, aussi risquent-ils d’éprouver de gros problèmes s’il s’avère qu’ils n’ont pas choisi la bonne attitude.
Muslim Demographics sur you tube.
http://www.youtube.com/watch?v=6-3X5hIFXYU
Aussi demographic crash via google.
Bonjour Mr Facal,
Vous laissez un lien vraiment inquiétant sur votre blogue http://www.josephfacal.org/les-paves-de-lenfer/#comment-4812 … d’une propagande sûrement de l’extrême droite qui rappel une veille série télé : les envahisseurs http://www.youtube.com/watch?v=6-3X5hIFXYU
Un peu de rigueur Mr Facal.
Bonne journée
SDB
Ces organismes sont contre les minijupes mais pour le voile? Coudonc, c’est juste du tissu après tout!
Il est souvent très délicat de savoir quelle direction prendre dans le domaine des symboles religieux.
Par contre, si on parle d’un emploi public qui demande particulièrement un contact avec le public (enseignant, fonctionnaire ou député), je crois qu’aucun symbole religieux visible devrait être accepté dans la logique où l’individu représente l’état et que l’état ne cautionne aucune religion en particulier. En fait, voit-t-on beaucoup de chrétiens se promener avec une croix qui pèse dix livres sur leur cou?
N’oublions pas que ces gens doivent savoir qu’ils vivent dans un pays dont qui est relativement areligieux et cela en particulier pour son administration gouvernementale et politique (et cela particulièrement à nos voisins du sud lorsque nos leaders politiques parlent peu de leurs croyances religieuses). De surcroît, il existe des pays à majorité musulmane (comme la Turquie) où le port de symboles religieux sont aussi un débat de société.
Bonjour Monsieur Facal,
Au gouvernement, il y a même un homme qui va travailler en robe. Avec tous les règlements (lois) portant sur la discrimination, les droits de la personne et les droits et libertés, pensez-vous qu’on serait capable de l’en empêcher ? Voilà l’os dans le boudin, le « légal » !
Le port de signes ostentatoires religieux au travail et à l’école ne pourra être empêché que quand il y aura législation à cet effet.
LES SIGNES OSTENTATOIRES RELIGIEUX DOIVENT ÊTRE BANNIS DES MILIEUX DE TRAVAIL ET D’ÉDUCATION CAR ILS REPRÉSENTENT UNE AGRESSION OU UNE INTIMIDATION À L’ENDROIT DE LA PERSONNE HORS DE LA « CONGRÉGATION » CONCERNÉE. CETTE INSISTANCE, CETTE IMPORTANCE À AFFICHER SA DIFFÉRENCE SOUS-ENTEND SON REJET D’UNE CERTAINE MANIÈRE DE L’AUTRE, ATTITUDE TOUT-À-FAIT À L’ENCONTRE DU PRINCIPE DE LIBERTÉ-ÉGALITÉ-FRATERNITÉ SUR LEQUEL SONT ÉCHAFAUDÉES TOUTES LES CHARTES SUR LES DROITS DES PERSONNES VIVANT DANS DES PAYS LIBRES (i.e. HORS DES DICTATURES).
Quand cet aspect sera bien expliqué par les sociologues et les psychologues, les législateurs passeront la loi qui s’impose.
«Plus le port du foulard sera encouragé, plus elles se feront dire : «pourquoi ne suis-tu pas l’exemple de Taslima qui, elle, sait se conduire ?».»
Petite précision: L’auteure musulmane Taslima Nasreen est menacée de mort au Pakistan exactement parce qu’elle s’oppose au voile islamique.
Pour le reste, voici comment Djemila Benhabib, l’auteure du livre Ma vie à contre-Coran, prend la «trahison» de la FFQ envers le combat des femmes: http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/05/le-femi-fascisme-est-il-un-synonyme-de.html
Bonjour,
Je propose qu’on dise dorénavant LA QUEBEC.
Les femmes en conflit avec l’homme en elle ont pris le dessus pour ravager tout ce qui est féminité et tout ce qui est masculanité.
Il ne restera que les malades névrotiques qui auront le pouvoir absolu… pour avoir l’argent bien sur… faire profiter les avocats… recruter les incompétentes et les incompétens… se venger des vertus des hommes et des femmes compétents et imposants naturellement.
Continuer avec le dénivèllement vers le bas, encourager les femmes féministes pour que la mafia politico-financière ait les coudées franches.
Michele Boulva, director of the Catholic Organization for Life and Family, (COLF), an organization formed by the Canadian Conference of Catholic Bishops, issued a statement in the lead-up to the March for Life.
In the last 40 years since abortion was legalized in Canada, she said, « We have collectively descended into an unresolved ethical schizophrenia where doctors employ their powers to save tiny premature babies in intensive care units while ending the lives of even more developed babies in the womb.
« We shut our eyes to the reality that while some mothers marvel at 4-dimensional ultrasound pictures of their unborn babies and follow their weekly development on pregnancy websites, others are told those same unborn babies are not yet human, do not have a right to life, and can be eliminated.
« We chant that abortion is a woman’s right, but we ignore the witness of countless women who testify that abortion has ruined their lives. »
« Now more than ever, » she continued, « we need to reopen the public debate in Parliament, in the media, and in our communities. »
Boulva says that speaking up for life « means not only engaging in verbal and written debate and contacting Members of Parliament, but becoming a visible and united front. »
« This is why the Catholic Organization for Life and Family would like to strongly encourage all Canadians who believe in ending the juridical void in Canada over abortion to join in the National March for Life in Ottawa on May 14, 2009. »
http://www.lifesitenews.com/ldn/2009/may/09051303.html
Personnellement je suis de l’avis que la position de la FFQ est une position de compromis, voire de compromission, et je ne la partage pas. Je trouve néanmoins que ses dirigeantes sont de bonne foi et que, même si elles se trompent, elles ont vraiment à cœur l’intérêt des femmes et surtout de celles qui sont les plus vulnérables.
Par contre, je n’ aime pas du tout la façon dont vous, Pauline Marois, Richard Martineau et d’autres abordez ce débat.
Pourquoi parler seulement du hijab?
La kippa n’est-il pas un symbole religieux? Et pourtant personne n’en parle, même si le statut de la femme chez de nombreuses communautés juives n’est certainement pas mieux respecté que chez les musulmans. Et les crucifix? Il en a partout : À l’assemblée nationale, dans les écoles et au cou de nombreux fonctionnaires. Et pourtant l’église est loin d’être un modèle d’organisation progressiste, entre autres en ce qui a trait au statut de la femme.
Les grands principes doivent s’appliquer à tout le monde de la même façon. Si tout ce que vous voulez est que l’état soit fort avec les faibles et faible avec les forts, je regrette de devoir vous annoncer que votre ton moralisateur sonne un peu faux.
Le voile n’existait presque pas il y a de cela 30 ans dans les pays comme l’Égypte et le maroc. Aujourd’hui, dans ces pays, si tu ne le porte pas, c’est que tu n’est « des nôtres » ie catholique, copte, juive ou encore pire athée.
Ma famille qui habite l’Égypte ne comprennent toujours pas pourquoi cette radicalisation.
Et pourquoi diable personne ne prend en exemple la Turquie qui est un pays musulman mais qui interdit au employé de l’état de porté le voile. Eux c’est encore plus que ça, ce sont aussi les femmes des soldats et des députés! Faut le faire pour un pays à 98% musulman.
Il faut qu’on arrête d’avoir peur d’être traité de raciste. Le hijab n’est pas islamique, être un bon musulman ne requiert aucunement ce symbole de soumissions.
@GI
Le kippa n’est pas un symbole de soumission, dans plusieurs pays musulman, les femmes sont ostracisé si elle ne porte pas le hijab.
Au dernière nouvelle, j’ai jamais entendu parlé d’un juif se faire lapider pour s’être présenté au travail sans une kippa.
Comment peut-on apprendre la tolérance des gens des autres religions, si on ne leur permet pas de manifester leur appartenance?
Franchement, penses-tu que le public n’est pas capable de faire la distinction entre l’État et la personne?
Penses-tu qu’un prof qui porte une croix représente l’opinion de l’État. Vraiment? Moi, je sais que l’État ne prône aucune religion. Alors je sais que le fonctionnaire voilé ne communique pas que l’État est pour l’Islam.
Me semble c’est évident.
Si un symbole ou une pratique pose problème, qu’on le confronte. Mais qu’on essaie de respecter la liberté. Personne ne s’est jamais plaint d’une croix ou d’un turban, d’après ce que je sache.
La Fédération des femmes du Québec (FFQ) ne fait pas toujours dans la dentelle quant à ses convictions de vouloir « sortir » les femmes de leur rôle d’assouvissement. Cependant, concernant le débat qui nous agite, je crois que ce qui dérange le plus n’est pas seulement le hijab, pas plus que le kippa dans la communauté juive. Ce qui dérange, c’est l’impression de l’envahissement progressif et insidieux d’une communauté qui voudrait imposer ses règles à son pays d’adoption. Le hijab dérange parce que maintenant nous en voyons beaucoup contrairement aux Juifs qui sont malgré tout restés relativement discrets. On n’a pas senti chez cette communauté la volonté d’imposer ses règles aux autres. Concernant les musulmans, ce qui nous obsède, c’est l’impression que nous avons qu’ils veulent un jour « islamiser » toutes leurs communautés d’adoption, comme ce qui est ressenti en France et qui est véhiculé par le Front national.
Ici, à une autre époque, on ne voyait pas comme une menace d’invasion les groupes de religieuses avec leur cornette et leur longue tunique noire. On les percevait surtout comme des personnes dévouées à l’éducation et aux soins hospitaliers. Autrement dit, elles assumaient un rôle de bienfaitrices dans notre société et elles faisaient partie du même courant de pensée que l’ensemble de la société d’alors.
Donc, les uniformes (scolaires, militaires ou autres) sont à mon avis très secondaires et ne font que dévier le vrai débat. Cette crainte représente un réflexe de défense d’une société en mal de se reproduire elle-même et incapables d’assurer sa propre sécurité en votant NON à deux référendums.
Les tissus sont très symboliques et marquent une appartenance à un groupe ou à un autre. Si ce groupe est perçu comme menaçant (pour toutes les raisons énumérées précédemment), on fait dévier le débat en martelant que ce sont les femmes qui sont une fois de plus victimes d’ostracisme.
Je trouve bien dommage que notre société ne fasse qu’effleurer les vraies questions en s’attardant uniquement à ce qui défraie les manchettes.
Désolé les amis, mais toutes les autorités religieuses (surtout des religions monothéistes) souhaitent imposer leur valeurs aux communautés, qu’elles soient d’accueil ou non, au sein desquelles elles évoluent. Malheureusement, les autorités religieuses réussissent pratiquement partout dans le monde a influencer la législation, de façon totale dans certains pays, de façon partielle dans d’autres. Cela veut dire que même ceux qui ne croient pas à leur valeurs y sont néanmoins soumis.
Il faut donc comprendre que les signes religieux, qu’ils aient un rapport avec le statut de la femme ou non, ne sont pas aussi innocents qu’ils en ont l’air. Leur but est, pour ainsi dire, de «marquer un territoire». La laïcité, dont les racines remontent a la révolution française, est justement d’éviter donner aux autorités religieuses une caution de l’état à leur efforts de «lobbyisme».
Je vous encourage à lire l’excellent editorial dans le Voir de Josée Legault » au-dela du voile » (http://www.voir.ca/blogs/jose_legault/archive/2009/05/13/au-del-224-du-voile.aspx) car il me semble qu’elle est la seule qui a véritablement compris les véritables enjeux de ce débat, sans se faire distraire par toute sorte de considérations partisanes non-avouées.
À rome on fait comme les romains. C’est simple , efficace et ça enlève les zones grise et les demandes farfelue.
NOTRE religion c’est NOTRE héritage et NOTRE histoire nous avons droit de garder NOS valeurs et NOTRE religion ou NOUS voulons chez NOUS. Ce n’est pas à un étranger de nous dicter quoi faire chez NOUS!!( même si je suis agnostique à forte tendance athée)Si tu n’est pas heureux en occident retourne dans ton pays de cul et criss moi la paix!
GI vous ne voyez pas tout ces minis groupuscules qui prennent du pouvoir en grignotant tout ce qu’ils peuvent? à chaque jours ils sont plus fort et à chaque fois ils revendiquent quelques chose de plus?
prenons du recul et observons ce qui se passe en Europe! Les gaies, les noirs , les feminazi, les juifs, les islamistes (Je parles des groupes de pressions et non des individus) sont entrain de nous détruire à petit feux en revendiquant n’importe quelle niaiserie et droit au nom de la liberté et de la religion. Ça en deviens d’un ridicule..
Il n’y a quand même pas si longtemps, les femmes qui se présentaient dans une église catholique au Québec devaient porter un foulard sur la tête.
Puis ce signe de soumission a disparu.
Je me demande bien comment ces groupes de femmes réagiraient si Ouellette demandait aux femmes qui se présentent à l’église remettent le foulard en signe de soumission.
Bon, pendant que l’on entretient le peuple avec toutes ces conneries de religiosité et des chicanes de femmes, il doit bien se passer des choses au Québec….intéressantes.
À Rome on fait comme les romains… C’est vrai qu’il est simple et charmant comme principe. Et puis, il n’y a pas que Jeff qui le reprend, même si d’autres sont plus habiles et articulés.
Poussons-le encore un tout petit peu avec d’autres villes: prenons par exemple comme modèle Ryiad, où la police religieuse fouette tous ceux qui ne se conforment pas à leurs critères. C’est un beau modèle, non? Prenons maintenant Jerusalem…Ce cas est déjà plus ambigu : c’est la tradition juive imposée avec les armes et qui a duré 60 ans qui prime, ou la tradition arabe qui a duré beaucoup plus longtemps qui devrait primer? Bref, continuons… Kandahar maintenant. Les talibans font de tout pour que nous appliquions ce sain principe là-bas, mais nenni…nous sommes là pour leur apprendre à bien traiter les femmes, comme dirait la ministre St-Pierre (est-elle naïve ou elle fait semblant celle-là?). Passons.
En Afrique comme les Africains. Oups, mais les missionnaires ne sont pas allés là pour les imposer leurs valeurs, en même temps que les négriers d’ailleurs? L’appliquaient-ils nos arrière-arrière-grands-pères ce fameux principe?
Enfin, prenons un cas simple et familier: À Montréal comme les Montréalais. Uhmmm…c’est bien connu qu’avant l’arrivée des immigrants les Montréalais étaient tous blancs, francophones et catholiques! Ou je me trompe?
Avec quel culot allons nous dire aux autres qu’ils doivent appliquer un certain principe, si nous ne l’avons jamais appliqué nous-mêmes?
Il me semble que si nous ne voulons pas appliquer la loi du plus fort, qui est visiblement un déni de démocratie, la seule solution est d’enlever à TOUTES les religions les privilèges et passe-droits, INCLUANT la religion catholique.
Vraiment il y a des gens qui parlent pour parler.Un tel MIKALO a écrit ci-haut:
»Il y a quand meme pas si longtemps, les femmes qui se présentaient dans une église catholique au Québec dévaient porter un foulard sur la tete. Puis ce signe de soumission a disparu. »
Cela n’est pas vrai! Premierement, on ne se couvrait pas la tete nécéssairement avec un foulard. On pouvait porter un chapeau ou n’importe quelle autre chose. Et ce n’était pas un signe de soumission mais une facon d’exprimer le respect.
Les hommes, de leur part,pour etre respectueux devaient se découvrir la tete en entrant a l’église.
Encore aujourd’hui, en hiver, on peut voir des femmes qui gardent leurs chapeux sur la tete pendant la messe. Les hommes, au contraire, enlevent les siens meme s’ils sont chauves et il fait froid.
Dans le monde catholique, ici et ailleurs, se couvrir ou se découvrit n’entrainait pas de la soumission, c’était seulement des différentes facons d’exprimer le respect.
Est-ce que MIKALO dirait que les hommes juifs sont des »soumis » parce qu’ils ont l’obligation de se couvrir la tete en entrant dans les synagogues?
J’ai trouvé bien rigolo la réaction de maria-teresa qui est la preuve vivante d’une personne qui a bien appris à se soumettre aux directives aux procédures de toutes les conneries des religiosités….et pour finir veut entraîner sur les tares des autres religions…….pitoyable.
En principe, le fait de porter un voile ne m’offusque pas. Ma mère et mes tantes ont porté des carrés de soie. des femmes le font encore par coquetterie et finalement, un foulard est en soi, dans mon esprit, un objet neutre.
Sauf quand on affirme sérieusement que le grand machin qui trône dans les cieux veut et exige que les femmes soient voilées.
Il a pas le même nom que celui qui ne voulait pas que je mange de la viande le vendredi mais il semble qu’il agisse selon les mêmes principes.
je ne vois pas l’heure où l’on se débarassera des religions. Pas de la spiritualité, de la religion et de son cortège de bureaucraties de merde et de tous ces sbires qui tiennent absolument à ce que les gens vivent comme dans leur délire ils prétendent que c’est la volonté de Dieu. Comme si un Dieu avait le temps de s’occuper de ces idioties.
voyons donc, si Dieu voulait que les femmes soient voilées, il les feraient naître avec un voile incorporé au crâne n’est-ce pas!
Et à force de compromissions nos propres femmes jouent le jeu de ces olibrius qui seraient mieux dans un asile psychiatrique qu’en liberté à sévir sous le regard mou et imbécile de la FFQ…
Le problème vient en fait que Montréal (les immigrants sont généralement marginaux hors des principales grandes villes au Québec et ailleurs au Canada) va se réveiller un jour dans quelques temps avec la même situation qu’en France, qui est synonyme de ghettoïsation. Le problème est qu’aucun des principaux partis politiques qui sont à l’Assemblée Nationale du Québec (sauf l’ADQ qui l’a fait bien maladroitement) n’a une position véritablement claire et cohérente à ce sujet. Le PLQ et le PQ proposent en réalité la même chose pour aller chercher le vote des communautés culturelles à Montréal soit le multiculturalisme (pour le PLQ) ou l’interculturalisme (pour le PQ)qui reposent en réalité sur exactement le même concept.
Tout de même, ne me dites pas que les événements survenus l’année dernière à Montréal-Nord ne sont qu’une simple accident de parcours car cela a véritablement commencé comme cela dans les cités des grandes villes françaises il y a 20-25 ans.
Cependant, si je (comme catholique croyant mais peu pratiquant), va vivre à Riyad ou à Lahore, je vais bien entendu suivre les mœurs et coutumes du pays ou de la région en question. Par contre, lorsque les immigrants arrivent au Canada (et même plusieurs nationalistes Québécois ont une position semblable avec le concept d’interculturalisme), ils peuvent faire grosso modo ce qu’ils veulent au nom de leur religion ou coutumes de leur pays ou culture d’origine et notre gouvernement (tant fédéral que provincial) accepte et encourage en plus cela au nom d’une pseudo-diversité. En fait, c’est en réalité le choix personnel de ces mêmes individus de venir enrichir notre pays ce qui est parfaitement viable à la base sur plusieurs niveaux.
Bonjour M. Facal,
Voici un article intéressant de Christian Rioux journaliste du Devoir à Paris. (Vendredi 15 mai 2009)
C’est un son de cloche additionnel sur la sortie de la FFQ, quant au port du hidjab.
Permettez-moi de l’adresser à tous vos blogeurs.
Bonne lecture,
***
Récemment à Montréal, j’ai été frappé par le nombre femmes voilées qu’on y voit. J’arrivais pourtant de Paris, qui est l’une des premières villes musulmanes d’Europe. La France abrite en effet la plus grande communauté musulmane du continent européen. Comment expliquer qu’au grand marché de la Place des Fêtes, dans un arrondissement populaire de Paris, on ne voit pas plus de femmes voilées qu’au marché Jean-Talon de Montréal ?
L’an dernier, j’avais constaté la même chose aux Pays-Bas. Dix ans plus tôt, j’y avais à peine remarqué quelques femmes voilées. Aujourd’hui, elles sont partout. Avec pour conséquence que le pays vit une crise profonde et qu’il est aux prises avec une extrême droite parmi les plus radicales en Europe.
S’il y a si peu de voiles en France, c’est probablement à cause de l’opinion publique. Les Français, et cela comprend des millions de Maghrébins, sont réticents à l’affichage des convictions religieuses dans le domaine public. Résultat, le voile, qui est pourtant autorisé dans tous les lieux publics, se fait discret et les minorités religieuses respectent sans trop rechigner cette règle non écrite.
On sait par ailleurs que la France a choisi en 2004 d’interdire le port du voile à l’école et de tout signe religieux ostentatoire. Le débat avait été virulent. Comme d’autres, je m’étais alors opposé à une mesure qui me semblait trop radicale. Trois ans plus tard, je dois cependant admettre que cette loi approuvée par une majorité d’enseignants a réglé le problème. Elle n’a évidemment pas intégré les immigrants d’un coup de baguette magique. Mais précisons que les problèmes des banlieues françaises ne revêtent jamais un caractère religieux.
La loi a mis fin à l’escalade intégriste. À l’époque, certaines familles allaient jusqu’à réclamer l’exclusion de leur fille des cours d’éducation physique et de sciences naturelles. Ce débat est clos. La première année d’application de la loi, à peine 639 familles ont protesté. Le problème a été réglé par la discussion dans l’immense majorité des cas. En 2005, on ne recensait plus qu’une douzaine de cas litigieux. Les musulmans n’ont pas quitté l’enseignement public ni fondé de nouvelles écoles privées comme je le craignais. L’infime minorité d’intégristes concernée s’est simplement pliée à la volonté de la majorité.
Au fond, cette loi fait aujourd’hui l’affaire de l’écrasante majorité des musulmanes qui ne portent pas le voile. Sans oublier celles à qui on aurait voulu l’imposer. La loi fait d’ailleurs des petits, notamment en Belgique, où de nombreuses écoles interdisent le voile. Malgré une tradition juridique très différente, le Conseil d’État belge affirmait récemment que l’interdiction du voile ne contredisait nullement le principe d’égalité et de fraternité.
La France interdit aussi aux employés de l’État le port de signes religieux ostentatoires. Contrairement à la précédente, cette règle n’a jamais fait débat. Je ne connais pas un Français qui ne considère pas qu’un État laïque doit être neutre dans ses gestes comme dans sa représentation. Les Français ne sont d’ailleurs pas les seuls à penser ainsi puisque plusieurs länder allemands ainsi que de nombreuses écoles belges et suisses interdisent aussi le port de signes religieux aux enseignants.
Servir l’État implique en effet des devoirs qui posent nécessairement certaines limites aux droits de l’individu. Au Québec, cela implique par exemple l’obligation de parler français. On présume aussi qu’un policier n’a pas le droit d’afficher ses convictions politiques sans retenue. Les fonctionnaires doivent avoir une tenue et un langage corrects. Pourquoi ces devoirs ne comprendraient-ils pas l’obligation de demeurer discret sur ses convictions religieuses ?
Ce devoir de réserve est particulièrement important dans l’administration de la justice. Imagine-t-on un juge portant la kippa qui condamne une femme voilée, ou une policière voilée arrêtant un jeune juif ? L’école est un lieu tout aussi délicat. C’est d’ailleurs la Cour européenne des droits de l’homme, pas vraiment du genre laïciste, qui affirmait en 2004 : « Aussi semble-t-il difficile de concilier le port du foulard islamique avec le message de tolérance, de respect d’autrui et surtout d’égalité et de non-discrimination que dans une démocratie, tout enseignant doit transmettre à ses élèves ».
Il est stupéfiant de constater à quel point la Fédération des femmes du Québec, qui vient de se prononcer pour le port du voile par les employés de l’État, refuse de se poser ces questions. Obnubilée par la seule religion des droits, érigés en absolu, la FFQ va jusqu’à renier ses propres convictions féministes en refusant même d’admettre que le voile islamique est un symbole d’oppression des femmes. Il n’y a pas le moindre mot là-dessus dans le communiqué qu’elle a émis le 9 mai dernier !
Ce faisant, la FFQ défend la vision d’une société multiculturelle de type néerlandais ou britannique, où la laïcité de l’État et l’égalité entre les hommes et les femmes doivent s’effacer devant l’expression des particularismes religieux. L’expérience montre pourtant que cette façon d’agir encourage au contraire l’expression de ces particularismes.
Faudra-t-il attendre de ressembler aux Pays-Bas pour le comprendre ?
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N.B.
En espérant que Christine Saint-Pierre — qui s’était tu pendant plusieurs jours(pour mieux sentir le vent?) avant de prendre position en faveur du hidjab — change son fusil d’épaule!
Jean-Renaud Dubois
Sainte-Adèle
Je m’élèverai toujours contre l’affichage de signes religieux. Au Québec, nous invitons des gens d’autres cultures à nous rejoindre pour une vie meilleure. Il faudrait qu’ils s’engagent à s’intégrer à notre façon de vivre en société AVANT de quitter leur pays. Et s’ils ne respectent pas leur engagement, qu’on les renvoie chez eux. Voir une femme voilée m’agresse. Nous n’avons pas à tolérer ça en public, ni au travail, ni à l’école. Pour permettre à ces femmes d’intégrer le marché du travail? Mon oeil! Comme si c’était nous qui les empêchaient de travailler. Elles n’ont qu’à retirer leur voile, et elles trouveront de l’emploi. Elles s’auto-excluent de la société et mettent de la pression pour que nous nous laissions envahir par leur religion. Ils l’ont dit: un jour, bientôt, le Québec sera musulman. Je me battrai contre ça jusqu’à la fin de mes jours!
SaintePaix
Relisez-vous Messieurs. En quoi êtes-vous si différents des hommes religieux que vous dénoncez lorsque vous traitez les femmes comme des mineures et d’éternelles victimes, incapables de prendre des décisions éclairées? Pourquoi ne pas former un mouvement semblable à celui des Femmes du Québec pour discuter entre vous de vos propres peurs? Dont celle d’être envahis par une horde de barbus qui vous enlèveraient vos femmes innocentes.
Le Québec deviendra mature quand il sera à la hauteur de ses convictions. Pas de religion à l’état ou la fonction publique?
Parfait!
Que le crucifix disparaisse de l’assemblée nationale. Le Québec est comme un enfant qui ne comprend pas ce qu’est la cohérence. On se fait croire que le crucifix doit rester là comme un signe de notre culture. La culture change. Toujours.
LA journée que le Québec ne se laissera plus dominer par la religion, le crucifix ira dans un musée.
Pas de religion dans le public. C’est si simple pourtant. La loi de l’humain prime sur celle des dieux que l’humain s’invente.
@ Lucie…..
Avec tout ce débat, la réponse est dans votre texte, (incapables de prendre des décisions).
Et typique du discours rétrograde, vous tentez sans réussir de mettre la faute sur l’autre sexe.
Le fait d’écrire démontre bien sur, que l’argumentaire du masculin vous fait réaliser qu’effectivement vous êtes incapables de prendre des décisions….et si vous suggérez ….eh bien en voici une suggestion….arrivées au bout du chemin il y a un écriteau qui est « Fin de la route », il s’agit juste de virez de bord.