Les nouvelles règles du jeu
17 septembre 2007 par Joseph Facal
Vous avez tous et toutes été témoins des dérapages survenus lors de la discussion initiée par mon billet intitulé «Nous». Et ce n’était pas la première fois. Cela m’a forcé à édicter de nouvelles règles du jeu que voici. Elles sont évidemment discutables, mais ce sont les miennes. C’est comme ça et c’est tout.
•1. J’ai d’abord coupé l’accès à mon site à certaines personnes. Inutile de me rappeler que ce n’est pas une mesure à toute épreuve, je le sais. Inutile aussi de vous dire de qui il s’agit. Vous vous en apercevrez bien assez vite.
•2. J’ai aussi effacé certains commentaires dont le ton ou le contenu m’apparaissaient déplacés. N’ayant pas que cela à faire de mes journées, il est possible que j’aie effacé, dans une certaine précipitation, quelques commentaires qui n’étaient pas si répréhensibles que cela. Toutes mes excuses si vous êtes de ceux-là. Quand on passe l’aspirateur, il peut arriver que l’on aspire accidentellement d’innocentes créatures.
•3. Désormais, après une cinquantaine de commentaires, je fermerai la possibilité d’en faire parvenir d’autres, à moins d’une situation exceptionnelle dont je serai le seul juge. Je remarque qu’après ce nombre – tantôt un peu plus, tantôt un peu moins -, les redites commencent, le dialogue de sourds s’installe, les procès d’intention s’accumulent, les esprits s’échauffent, et la discussion n’a généralement plus rien à voir avec le thème de départ. Si je note qu’avant la cinquantaine, le radotage s’est déjà installé ou que l’air est déjà pollué, je fermerai aussitôt les commentaires.
•4. Chaque personne ne pourra faire plus de cinq commentaires. Je serai sans pitié là-dessus. «Ni oubli, ni pardon !» comme disait le comte de Monte-Cristo. Ramassez-vous et dites ce que vous avez à dire en une ou deux fois, puis, si vous le souhaitez, rectifiez le tir ou commentez les propos d’autrui une ou deux autres fois. That’s it that’s all. Quelqu’un faisait remarquer l’autre jour que 84% des commentaires sur mon billet «Nous» étaient le fait de…six personnes. Si vous voulez «chatter», il existe des lieux pour cela.
Voilà. Pour le moment, je garde en réserve des mesures plus «lourdes» comme l’inscription obligatoire ou la mise en attente de modération de tous les commentaires.
Par ailleurs, je note que l’anonymat donne à certaines personnes (je dis bien «certaines», pas toutes) le «courage» de dire des choses qu’elles n’oseraient sans doute pas dire si elles devaient signer de leur vrai nom, mais bon…
Comprenons-nous bien : ceci n’est pas l’équivalent d’une autoroute publique. Vos impôts et taxes ne financent pas ce site. Veuillez donc le considérer comme un sentier de campagne privé qu’il me fait plaisir de vous permettre d’utiliser…à condition que vous n’y laissiez pas traîner vos papiers sales et vos névroses. Si vous avez des obsessions particulières que vous tenez absolument à partager avec le reste de l’univers, rien ne vous interdit de créer votre propre site.
J’espère que les choses sont désormais claires. Je veux bien jouer le jeu, mais je n’ai pas besoin de ceci à tout prix, et ma patience n’est pas une ressource énergétique éternellement renouvelable.
