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Les nouveaux Acadiens

À Ottawa, libéraux et conservateurs préparent ensemble un grand coup.
 
Ils veulent ajouter 30 sièges au parlement fédéral : 18 en Ontario, 7 en Colombie-britannique et 5 en Alberta. Comme le Québec aurait désormais 75 sièges sur 338 et non plus sur 308, notre part de la députation fédérale chuterait à 22,19 %. 
 
Stephen Harper gouverne déjà le Canada avec une députation québécoise minimale, pour ne rien dire de sa qualité encore plus minimale.

Avec la réforme envisagée, il pourrait obtenir la majorité qu’il cherche sans devoir s’astreindre à recruter quelques corps chauds dans la Belle province, idéalement avec la puissance intellectuelle d’une bougie pour ne pas trop le déranger, afin d’occuper les banquettes conservatrices et faire quorum.
 
Évidemment, mettez-vous à la place du Canada anglais. Dans une démocratie représentative, il n’est que logique que la composition du parlement reflète l’évolution démographique.

Ah, mais c’est que nous, Québécois, sommes une nation, non ? Notre cas est particulier, direz-vous.
 
Ne me faites pas rire s’il vous plaît. Il n’y a que nous qui croyons cela.

À l’ouest de la rivière des Outaouais, nous sommes vus comme une minorité ethnique au même titre que les Italo-Canadiens de Toronto, avec la sympathie en moins.
 
Remarquez, ce n’est pas nouveau. Ils n’y ont JAMAIS cru.

Entre l’Acte d’Union de 1840 et la Confédération de 1867, le parlement du Canada-Uni était composé à parts égales de députés issus des deux nations, puisqu’il était le résultat de la fusion du Bas-Canada et du Haut-Canada.

Or, dès 1853, George Brown, le leader des Clear Grits du Haut-Canada, les ancêtres de l’actuel PLC, réclamait la représentation proportionnelle, le Rep by pop. Il n’y avait qu’une nation, disait-il.  
 
Avant cela, dès 1838, dans une lettre à son ami Berthelot, Louis-Hyppolite Lafontaine expliquait que, si les francophones du Bas-Canada ne contrôlaient pas leurs institutions politiques, nous deviendrions à coup sûr des Acadiens.

Nous partons de plus haut, mais c’est bel et bien la pente sur laquelle nous sommes engagés.
 
Les francophones ne contrôlent plus désormais que le parlement de Québec, dont les compétences sont locales, comme le dit si joliment l’article 91 de la Constitution de 1867.

Elles seront d’ailleurs de plus en plus locales. Mondialisation oblige, le vrai pouvoir continuera à se concentrer à Ottawa, où le French Power de jadis est une espèce en voie d’extinction rapide.

Il y aura quelques concessions occasionnelles quand les indigènes s’énerveront.
 
Lafontaine avait plus de 150 ans d’avance. Le Québec d’aujourd’hui s’acadianise à vitesse grand V, dans l’indifférence générale et en sifflotant le petit refrain multiculturaliste politiquement correct.

Si ça nous chante, nous pourrons continuer à voter pour le Bloc jusqu’en 3147 après Jésus-Christ. Ottawa nous laissera les nids-de-poule, les décrocheurs du secondaire et les couloirs des hôpitaux.
 
Mais où avais-je la tête ? Nous sommes nationalistes quand ce n’est pas trop forçant. Halak ou Price ? That is the real question !

Wilfrid Laurier avait raison : nos concitoyens ont, pour la plupart, plus de sentiments que d’opinions.

Pardonnez-moi de vous avoir dérangé avec ces niaiseries.

55 réponses à “Les nouveaux Acadiens”

  1. le 28 avr 2010 à 20:20 Nicolas.G

    M. Facal, où diable est partie la volonté de vaincre des québécois, le désir de survivre malgré l’adversité? Cette émotion qui a animé les japonais, les irlandais et israéliens à bâtir une nation fière et prospère.

    Elle semble être disparue avec l’arrivée de la péréquation. Peut-être que Félix Leclerc avait raison, ce qui peut tuer un homme peut aussi tuer un peuple.

    Vous allez aussi me trouver méchant, mais je ne vois pas l’utilité que vous avez de supporter le Parti Québécois. Il ne semble pas démontrer sa volonté de changer grand chose, excepté les chaises de ministres.

    Je vous laisse. Canadiens 1 : Washington 0.

  2. le 28 avr 2010 à 23:16 Louis Philippe

    M. Facal,
    vous résumez en partie la source du problème lorsque vous dites: «Si ça nous chante, nous pourrons continuer à voter pour le Bloc jusqu’en 3147 après Jésus-Christ. Ottawa nous laissera les nids-de-poule, les décrocheurs du secondaire et les couloirs des hôpitaux.»

    Supposons qu’on décide finalement d’ajouter 10 sièges pour le Québec lors de la prochaine réforme. Et bien, le Québec n’obtiendrait pas plus de représentativité au sein du gouvernement fédéral pour autant, si ces 10 sièges sont occupés par des députés du Bloc. Vous voyez ce que je veux dire? Qu’on soit souverainiste ou non, il faut reconnaître que c’est surtout à force d’élire des députés bloquistes à Ottawa que nous nous excluons volontairement du gouvernement fédéral.

  3. le 29 avr 2010 à 5:24 Michel Marceau

    Bonjour

    A lire sur l’Espagne.

    http://eco.rue89.com/2010/04/28/apres-la-grece-lespagne-le-graphique-qui-fait-peur-149373

  4. le 29 avr 2010 à 5:34 Michel Marceau

    Pour demeurer dans le domaine du Hockey Réjean Tremblay écrivait voici quelques jours que l’on regarde toujours la moitié de la partie. On ne regarde que ce que font les nôtres. En toute logique le Canada a deux choix faire une confédération ou tous les peuples auront un pouvoir égal ou une fédérations ou la majorité aura le gros bout du bâton. On ne cède jamais le pouvoir par plaisir, on le fait sous la contrainte. Et le ROC n’est pas proche de se transformer en Confédération en accordant autant de pouvoir au Québec et aux peuples autochtones qui sont sans aucun doute des nations.

  5. le 29 avr 2010 à 9:52 Marc Tremblay

    Je m’interroge sur cerains commentaires publiés sur votre blogue. D’abord Nicolas.G affirme qu’il ne voit pas l’utilité de supporter le PQ, ce dernier ne désirant que le pouvoir, selon lui. Je pense au contraire que le PQ a sa raison d’être car il désire que le Québec devienne un pays. Le PLQ pour sa part n’a pas de projet, sauf de s’opposer à la souveraineté, même si celà revient à défendre le statu-quo, exactement comme R. Bourassa a fait.

    Il y a également l’affirmation de Louis Philippe, à l’effet que le Québec s’exclut du pouvoir fédéral en envoyant à répétition une majorité de Bloquistes à Ottawa. Je pense plutôt que le Québec a perdu beaucoup en élisant pendant de nombreuses années des députés fédéralistes à Ottawa.

  6. le 29 avr 2010 à 10:25 RenéP.

    Bonjour monsieur Facal,

    ca fait déjà un bon moment que nous nous « acadienisons » et bientôt, nous serons rendus à l’étape de la « louisianisation ». Et pendant que cela se produit, nous avons un certain nombre de québécois, beaucoup trop de québécois, qui perdent les pédales parce que le CH, qui ne représente en rien l’identité québécoise, a battu Washington, qui constitue autant un melting pot que le CH. Or, la majorité identitaire au Québec est encore (mais pour peu de temps?) de culture francophone donc, représentative de ce que nous sommes et ces mêmes québécois qui perdent la tête pour le CH non représentatif n’ont pas le courage de se battre pour défendre leur culture majoritaire dont ils font partie. Cela leur fait plaisir que le CH, qu’ils considèrent faussement franco-québécois, gagne sur tout autre club anglophone de la LNH. Mais cela n’est que fiction: il n’y a pas de club francophone dans la LNH, il n’y a que des clubs homogènes qui ne représentent que le sport organisé. Si ces québécois veulent vraiment gagner au plan de leur identité culturelle, ils doivent se battre pour se libérer de la domination de la culture anglophone sur la culture francophone et faire l’indépendance du Québec. La vraie victoire est là. Cessons de nous bercer d’illusions! Comme vous dites monsieur Facal, nous sommes nationalistes quand ce n’est pas trop forcant et, j’ajouterais, quand ce n’est pas significatif. Pauvres québécois qui pensent « OUI » mais qui ne le disent pas de peur d’être rejetés. Ah quel manque d’affirmation de soi!

  7. le 29 avr 2010 à 11:53 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Les gens qui ont élu les députés du Bloc à Ottawa croient vraiment que c’est la façon d’avoir les meilleurs représentants du Québec (les intérêts des québécois). Par ailleurs, le chef de ce parti l’a encore dit récemment, le point 1 à l’agenda du Bloc est la séparation du Québec.

    Les partis fédéralistes avaient invité les québécois à voter plutôt pour un parti qui aurait du pouvoir à Ottawa. Les québécois trouvent logique que ce soit le Bloc, comme il le proclame, qui soit le parti tout indiqué pour leurs intérêts. Résultat: le parti au pouvoir constate qu’il est rejeté par les québécois.

    Comment Gilles Duceppe explique les inconvénients qui s’ensuivent aux québécois ? Dans sa tournée de promotion dans les autres provinces, il a expliqué aux gens que « À mon avis, la souveraineté serait préférable non seulement pour le Québec, mais aussi pour le Canada, laissant ce pays libre de façonner son avenir exactement comme il le souhaite. » Donc, si le le parti au pouvoir aide moins le québec, cela est normal puisque l’avenir des québécois est dans la souveraineté. De plus, si le parti au pouvoir aide moins les québécois, cela amènera ceux-ci à comprendre mieux l’importance de la séparation. Même que tout ce qui peut favoriser le québec bashing aide dans le sens du point 1 du Bloc. Donc, pour les séparatistes, la mauvaise nouvelle (notre part de la députation fédérale qui chuterait à 22,19 %) est en fait un bien. Seuls ceux qui, au fond, ne voit pas dans la séparation l’option la plus avantageuse pour les québécois ressentiront une forte contrarité. De plus en plus de gens comprendront Lucien Bouchard qui a dit (permettez-moi, de traduire en langage populaire) « Wow! Cette idée peut-être pas réaliste sur le plan de la faisabilité commence à nous coûter pas mal cher. On serait peut-être mieux d’envisager d’autres avenues… »

  8. le 29 avr 2010 à 12:02 Victor Beauchesne

    Je crois que M. Facal a tout à fait raison dans ce qu’il dit, sauffff…

    ….mettons les choses en perspective, le gouvernement fédéral est assez lointain et ne s’occupe pas beaucoup des choses qui touchent vraiment à la vie des citoyens. La santé, l’éducation, les routes, les infrastructures sont toutes de juridiction provinciale. Examinez vos propres rapports d’impôts et cela devrait vous le confirmer.

    Personnellement je paie 40 % plus d’impôt au Québec qu’à Ottawa et quand j’achète n’importe quoi j’envoie 58% plus de taxe de vente à Québec qu’à Ottawa (TPS 5 %, TVQ 7,9%). De toute façon, la plupart des responsabilités du fédéral resteraient conjointes dans le projet de souveraineté-association du PQ, je pense à la devise, l’armée, le passeport, la libre circulation des personnes et des biens etc.

    Du point de vue québécois, je me réjouis de la part déclinante de notre députation fédérale, car l’effet pervers sera d’accélérer la non pertinence de ce parlement auprès des québécois et d’augmenter la pertinence de l’Assemblée nationale. D’ailleurs, l’élection d’une forte députation bloquiste en est le signe avant coureur. Ça fait 20 ans que le Bloc existe, ils n’ont jamais eu et n’auront jamais de ministres ni de vrais décideurs et pourtant les gens semblent relativement satisfaits du rendement de ses députés. Difficile de trouver mieux comme preuve de non pertinence du parlement fédéral, en plus ils auront tous de belles rentes indéxées à vie.

    À quoi sert réellement un ministre fédéral quand le PM décide de tout. Autrefois le député/ministre Jean Chrétien pouvait faire construire le centre fiscal canadien dans son conté de Shawinigan, le ministre Debané un centre maritime à Rimouski, un Lyodd Axeworthy a transféré la monnaie royale à Winnipeg etc.

    Mais les jours du « Big Government«  fédéral sont comptés. Le Canada se décentralise de plus en plus, il y aura de plus en plus de « opting out«  pour le Québec qui se reconnaîtra de moins en moins dans le parlement fédéral. Le ROC se structurera à sa façon et n’osera pas bousculer le Québec dans des directions impopulaires ici.

    M. Facal dit que le vrai pouvoir se concentre à Ottawa dû à la mondialisation, moi j’avance le contraire. Les pouvoirs locaux seront de plus en plus importants justement en réaction à une mondialisation perçue de plus en plus comme étant contraire aux intérêts des citoyens.

    Mais pour répondre directement à la vraie question de M. Facal: Halak.

  9. le 29 avr 2010 à 12:48 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Bravo !

    Vous vous êtes vraiment surpassé.

    À vous seul, vous faites plus que tous les député(e)s séparatistes!

    *

    Évidemment, « des canadiens-français » (lire canadiens en premier) vont tordre votre excellente analyse, pour lui faire dire ce qui les arrange…

    Ils sont tellement enfermés dans leur bulle (comme Halak) qu’ils n’ont pas encore compris, hélas — après tant de décennies — que des députés(e)s fédéralistes à Ottawa, ne peuvent qu’être au service exclusif du Canada-anglais comme le démontre le passé (depuis 250 ans), et en particulier le rapatriement de 1982 par Pierre Elliot !

    Ils sont donc, de ce fait, ouverts, semble-t-il, l’acadiennisation de « leur » p r o v i n c e de Québec !

    La question qui tue : en sont-ils conscients ? That is the real question !

    C’est quand même extra-ordinaire que ce soit un un québécois de jeune souche qui nous rappelle « l’histoire » ; et qui brasse son peuple !!

    *
    Le pain et les jeux : hier, Barcelone 1 ; Milan 0

    Bonne journée,

    N.B.

    « Combien en est-il de par le monde qui ont refusé pareille chance d’acquérir paisiblement et démocratiquement, les pleins pouvoirs sur eux-mêmes? » René Lévesque

  10. le 29 avr 2010 à 13:06 Nicolas.G

    @Marc Tremblay

    Je ne suis plus souverainiste, mais je ne m’oppose pas à une plus grande autonomie du Québec. Mon interrogation se situe à un autre niveau: comment est-ce que les choses changeront pour le mieux si le PQ prend le pouvoir?

    À ce que je sache, le PQ est plus ou moins un rassemblement des forces de gauche qui n’ont pas hésité à se débarrasser de ceux qui n’acceptent pas le dogme socio-syndicaliste. – voir Boisclair, Legault et ce pauvre M. Facal, exilé en Espagne :)

    Est-ce que je divague complètement lorsque je me demande si ceux qui seraient au pouvoir du pays du Québec n’hésiteraient pas à imposer leur vision à la majorité de la population?

    Désolé, mais je crois que le Québec a besoin d’une réduction de la taille de l’état et d’un plan « lucide » de création de richesse, pas d’autres expériences socialistes.

    Bref, je me suis tourné vers le seul parti qui propose un plan de centre-droit. Je comprend que cela ne corresponde pas à l’idée de nombreuses personnes, mais j’ai encore droit à mon vote.

  11. le 29 avr 2010 à 16:33 Gilles

    Il n’y a que nous qui croyons cela dit Joseph. Voilà, c’est ça. Il n’y a que certains d’entre nous qui croient ça. Et il y en a même qui devant l’évidence ne pensent qu’à essuyer leurs lunettes.

    Ainsi «nous nous excluons volontairement du gouvernement fédéral.» dit louis Philippe.

    Moi je vois ça plutôt comme Marc Tremblay. On en a eu des députés fédéralistes, libéraux et progressistes conservateurs depuis 1867. Pis on est rendu où Louis Philippe après cette belle participation au gouvernement ?

    On est rendu au moment où des ministres conservateurs bien actuels et siégeant aujourd’hui au Conseil des ministre du gouvernement fédéral en place disent des conneries.

    Par exemple Christian Paradis qui s’oppose à ce que le bilinguisme soit nécessaire pour siéger à la Cour suprême. Parce que dit-il cela empêcherait un unilingue francophone de pouvoir être nommé à la couir Suprême…… Non mais franchement! J’ai tu le droit de dire ici que c’est un os… de gros con ? !

    Et pour la vraie question ce n’est ni Halak ni Price selon moi : C’est le hasard. La suite le dira. Bonne chance les…HABS.

  12. le 29 avr 2010 à 17:34 Robert Lachance

    Go Habs Go !

    Vous nous déportez !
    Je vous suis là, donc je suis
    un combat se doit

  13. le 29 avr 2010 à 18:17 Marc Tremblay

    Deux commentaires : un pour jean-René Dubois, l’autre pour Nicolas.G.
    M. Dubois,
    Je suis toujours agaçé lorsqu’on traite les souverainistes de séparatistes. Surtout cela vient de quelque qui me semble souverainiste. Je suis souverainiste de longue date et je n’ai jamais été pour la séparation, mais plutôt pour une union d’égal à égal avec le Canada anglais.

    M. Nicolas.G,

    Vous affirmez ne plus être souverainiste, Je me demande bien pourquoi vous l’avez été et pourquoi vous ne l’êtes plus. Est-ce que c’est parce que selon vous, les péquistes et les bloquistes sont trop à gauche ?

    Vous affirmez ne pas être opposé à plus d’autonomie pour le Québec, la deuxième nation au Canada; j’aurais aimé vous voir écrire que vous favorisez plus d’autonomie pour le Québec.

    Je suis souverainiste tout en pour une diminution de la taille de l’État, tant au Fédéral qu’à Québec. Je suis pour la création de la richesse qui doit passer par les individus. C’est d’ailleurs ce qui était écrit dans le document du gouvernement du Québec Bâtir le Québec en 1982, qui affirmait en introduction que l’individu était le moteur du développement économique. Il était aussi écrit que l’État devai accompagner les individus et non agir à leur place.

    Mais je suis pour que la société l’État prenne soin des démunies, des exclus, des handicapés etc… On ne peut s’en remettre à la charité des gens pour aider ces personnes, car notre société est devenue beaucoup trop individualiste.

    Le PQ est une coalition de gens de tous les horizons politiques. Il n’est pas à la merci des socio-syndicalistes. Pourquoi pensez-vous que Mme Marois a dissous le SPQLibre ? Serait-ce selon vous que du marketing politique ? Elle a pourtant joué gros en s’attaquant au SPQLibre, car ses membres sont des militants très actifs ( ceux qui travaillent aux élections). Mme Marois a gagné son pari car les membres du SPQLibre sont demeurés au sein du parti.

    Enfin, je suis d’accord avec vous qu’un PQ au pouvoir ne changerait guère la donne pour le Québec tant que ne voterons pas pour la souveraineté. Pour terminer, M. Facal ne s’est pas exilé en Espagne tout comme il n’a pas été mis à la porte du PQ. Il a choisi d’aller passer un an là-bas, entre autres, pour écrire des essais et pour que son épouse, originaire du Lac St-Jean et ses enfants apprennent l’espagnol.

  14. le 29 avr 2010 à 22:30 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    @Marc Tremblay

    Du calme mon cher Marco : je sais, je sais, votre prénom est Marc ; faites-moi donc le plaisir de m’appeler Jean-Renaud… Merci !

    Bienvenue sur ce blogue ; j’espère que nous aurons le plaisir de vous lire plus souvent.

    Peut-être, y êtes-vous depuis plusieurs mois puisque j’ai dû m’absenter de septembre à janvier ?

    Pour ce qui est de M.Facal, il est assez grand pour se défendre ; nous savons tous qu’il aurait remis ce Nicolas G à sa place.
    Le traiter de « Pauvre Facal », faut le faire. Wow ! Il semble que nous aurons pas ce plaisir puisque vous l’avez fait à sa place. Mais sait-on jamais…

    *
    Pour ce qui est du mot « séparatiste » c’était pour me moquer des fédéralistes et en particulier de Jean Chrétien qui l’employait, pensant NOUS blesser :
    manque de classe donc ; un peu comme Nicolas G qui se permet de dire « Est-ce que je divague complètement lorsque je me demande si ceux qui seraient au pouvoir du pays du Québec n’hésiteraient pas à imposer leur vision à la majorité de la population? »

    Quel manque de sérieux (mépris ?) de nous dire une telle énormité surtout sur le blogue d’un fier souverainiste, qu’il vise de plein fouet !

    C’est vrai que comme dit souvent Joseph : c’est plus facile de dire n’importe quoi, sous un pseudonyme… C’est permis ici (le pseudo). Mais…

    ***

    Les libertariens style « cowboy américain » devraient réfléchir UN PEU…

    Quelles sont les nations, qui années après années, performent le mieux depuis plus de 15 ans ?
    Toujours les mêmes : celles dont l’État est plus présent et responsable – syndicats compris : vous ne les connaissez-pas ?

    Cherchez et vous trouverez !

    Bonne soirée,

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

  15. le 30 avr 2010 à 0:39 Nicolas.G

    Toutes mes excuses pour ces propos mal compris sur M. Facal. Il s’agissait d’une petite boutade qui n’avait aucun objectif d’insulte (raison du petit smiley à côté). Je sais très bien que M. Facal n’a pas été « exilé ».

    Cela dit, je reste sur mes positions. Je crois que le Québec doit prendre le virage de la diminution de la taille de l’état, sans pour autant perdre de vue qu’il faut assurer des services justes à la population. Cela ne peut être fait que par une augmentation de l’efficacité et de la compétitivité des services publics.

    Pour cela, j’encourage l’apparition d’un secteur privé qui pourra concurrencer le système public, de manière à forcer les gestionnaires publics à devenir efficaces ou à perdre leur emplois. Désolé, mais je ne vois pas pourquoi je devrais payer plus cher que le prix du marché pour des services publics. Sinon, payez-moi les avantages sociaux des employés de l’état.

    Or, je n’ai pas l’impression que le PQ ait envie de changer le système québécois comme les pays européens l’ont fait avec les leurs.

    Je n’ai pas entendu de plan pour diminuer la dette du Québec. Pas de plan pour changer les fondements de notre système de santé ou d’éducation. Bref, tous les signes pointent vers le maintien du statu quo en cas de victoire du PQ. On semble attendre que le PLQ plante à cause des scandales et on prend sa place sans avoir à rien faire.

    En somme, je n’ai pas envie de payer pour un système inefficace qui ne fait que demander à la population de payer plus cher pour financer des services non compétitifs.

    Si c’est le genre de pays qu’on me propose, aussi bien rester au Canada. Voila.

    @M. Dubois
    Éclairez-moi svp, car je suis à peu près certain que ces nations dont vous parlez ont eu à faire des changements dans leur systèmes publics au cours de ces 15 dernières années.

  16. le 30 avr 2010 à 8:03 pierre desbiens

    Et nous apprenons ce matin qu’une grande mosquée sera construite à Montréal dans un ancien couvent catholique. Voilà un signe de notre déclin tant moral, qu’économique et politique. Bientôt, l’île de Montréal échappera à notre contrôle et deviendra un bastion fédéraliste. Les nationalistes québécois seront concentrés en région. En plus d’être minoritaires au niveau fédéral, nous deviendront dans 50 ans une minorité à l’intérieur même du Québec. Nous allons disparaîtrent de l’Histoire par notre faute. Par craindre de perdre les paiements de péréquations, nous préférons rester à l’intérieur de cette fédération sans âme.Nous aurons beau voter pour le Bloc, nous serons une voix de plus en plus faible à Ottawa.

  17. le 30 avr 2010 à 9:40 Marc Tremblay

    Encore deux commentaires : un pour Jean-René Dubois,l’autre pour Nicolas.G

    Bonjour Jean-René,

    Comme ca, vous habitez la belle région de Ste-Adèle. J’y suis déjà allé pour mon travail. Mais pas en été. Il paraît que les mouches sont si grosses qu’on voit leurs numéros sur les ailes (Hi, Hi!) J’apprécie votre message. Ca ne fait pas longtemps que j’écris sur le blogue de Joseph Facal, mais je correspond avec lui depuis assez longtemps et nous nous nous rejoignons sur la plupart des sujets. Selon moi, c’est une personne d’envergure qui est devenue mon mentor politique. Le dernier avait été M. Lévesque.

    Bien que Nicolas.G soutient avoir fait une boutade en qualifiant M. Facal d’exilé, il a quand même écrit qu’il avait été mis à la porte du PQ, ce qui est inexact. Et il ne revient pas là-dessus dans on dernier message. Mais vous avez raison, je n’avais pas à défendre M. Facal car comme vous le dites, il peut le faire lui-même.

    J’admire M. Facal pour plusieurs raisons; ce qui m’impressionne le plus, c’est la raison qu’il donne pour justifier le fait qu’il soit pour la souveraineté. Il n’invoque pas de raisons économiques mais plutôt la dignité, la fierté d’une nation qui a à s’assumer.

    Concernant le qualificatif  » séparatiste « , je sais par expérience que les gens qui traitent les souverainistes sont des fédéralistes purs et durs. Je n’avais pas saisi que vous vouliez vous moquer des Jean Chrétien et autres gens de son acabit.

    Savez-vous, Jean-René qu’au printemps 1970, le PQ récemment fondé talonnait le PLQ dans les sondages, à un point tel que l’écart entre les deux partis se situait dans la marge d’erreur. C’en était trop pour les Trudeau et cie. Ils ont organisé le coup de la Brink’s pour faire peur aux citoyens.Cela a fonctionné. ( Voir l’article dans le Devoir d’hier à ce sujet ). Les Québécois ont eu peur. Les fédéralistes ont refait le même coup 25 ans plus tard avec la fameuse marche de l’amour la veille du référendum de 1995. Je connais plusieurs personnes qui allaient voter oui et qui ont changé d’idée suite à cette manifestation. Il est pourtant faux que le Roc nous aime, à moins qu’on soit à genoux et c’est normal puisqu’on a été conquis; en fait le ROC nous méprise.

    Pour revenir au rôle de l’État, je suis bien conscient que les pays qui réussissent le mieux sont les pays scandinaves : l’état est présent et responsable et le taux de syndicalisation est assez élevé. Je suis d’accord avec cela et je pense que tous les travailleurs devraient être syndiqués. Je considère quand même que nous avons trop d’état. D’une part, contrairement aux pays scandinaves, nous avons trop de paliers de gouvernement avec des administrations omnipotentes et qui nous taxent. Le Fédéral, Québec, les municipalités et les commissions scolaires. Au Québec, prenons seulement les ministères de l’Éducation et de la Santé qui sont dotés de structures centrales et régionales qui ne donnent pas de services à la population. Cette bureaucratie et ces nombreux paliers de gouvernement n’existent pas dans les pays scandinaves.

    À Nicolas. G,

    J’avoue que je ne comprend pas votre position. Vous préférez faire partie du Canada au lieu de travailler à élire un gouvernement qui serait à droite et qui nous libérerait de la tutelle d’Ottawa et du ROC.

    Par ailleurs, je ne suis pas contre l’entreprise privée, au contraire. Mais si le développement d’un système privé en santé produit sur la situation au niveau de l’éducation, je ne marche plus. Je suis pour l’école privée; ce que je n’admet pas, c’est qu’elle fait de l’écremage, ne prenant que les meilleurs. En santé, un systèm privé aboutierait à une médecine à deux vitesses. Les gens à revenus moyens, faibles et les assistés sociaux continueraient d’attendre des heures pour recevoir les services pendant que les mieux nantis auraient un service de premier ordre. Je pense qu’on ne doit pas jouer avec la santé pour des considérations économiques.

    Marc Tremblay, Québec

  18. le 30 avr 2010 à 10:41 Victor Beauchesne

    « C’en était trop pour les Trudeau et cie. Ils ont organisé le coup de la Brink’s pour faire peur aux citoyens.Cela a fonctionné. ( Voir l’article dans le Devoir d’hier à ce sujet ). Les Québécois ont eu peur. Les fédéralistes ont refait le même coup 25 ans plus tard avec la fameuse marche de l’amour la veille du référendum de 1995. Je connais plusieurs personnes qui allaient voter oui et qui ont changé d’idée suite à cette manifestation.«  Marc Tremblay

    Je peux vous affirmer tout le contraire, personnellement je connais plusieurs personnes qui ont voté OUI suite à la marche de l’amour, pourtant elles étaient toutes prêtes à voter NON.

    Admettons que le coup de la Brinks a fait la différence, c-à-d qu’au moins 10 % de l’électorat et peut-être beaucoup plus aurait perdu le goût de l’indépendance à cause de ça ? On peut conclure que la foi indépendantiste tenait à pas grand chose. Idem pour la marche de l’amour.

    Le ROC nous méprise, dites-vous, je crois que vous confondez les souverainistes avec le peuple québécois tout entier. Oui le ROC méprise les souverainistes.

  19. le 30 avr 2010 à 12:16 Marc Tremblay

    M. Beauchemin,

    Je le répète, j’ai connu plusieurs personnes ( la plupart d’âge mûr, mais peu politisés qui voulaient voter OUI en 1995 et qui ont changé d’avis suite à cette marche de l’amour.

    Le coup de la Brink’s a fait peur à beaucoup de Québécois. Je ne dirais pas que la foi souverainiste ne tenait pas à grand chose, c’est juste que beaucoup de gens ont eu peur.

    Le ROC méprise les Québécois, je le maintien. Je suis allé assez souvent dans le ROC pour savoir qu’ils nous considèrent comme des enfants gâtés qui veulent tout, comme dirait Maxime Bernier.

    Je ne confond pas les souverainistes avec la nation québécoise. Le Roc méprise les Québécois , sauf que leurs élites accueillent les souverainistes avec respect bien qu’ils sont contre la souveraineté.

    En fait, ma perception est que le ROC méprise les Québécois et n’accepte pas qu’ils reconnaissent avoir été vaincus. Le ROC, selon ma perception,a plus peur des souverainistes qu’il les méprise. La raison est simple: ils ont peur qu’on gagne à long terme.

    Le problème au Québec, c’est que nous sommes divisés comme peuple et ca fait l’affaire du ROC et du Fédéral.

  20. le 30 avr 2010 à 12:34 Marc Tremblay

    J’aimerais ajouter à l’intention de M. Beauchemin que la nation québécoise a toujours été colonisée. Dans toutes les colonies, le conquérant a toujours su coopter (rallier à cause) une partie de la population.

    En fait, il y aurait lieu que les Québécois se branchent une fois pour toutes : accepter leur statut de minoritaires ou de colonisés à l’intérieur du Canada. Ca aurait le mérite d’être clair. Dauf qu’on en pas là. La moitié des Québécois francophones (cela inclut les immigrants parlant français) veulent la souveraineté et l’autre moitié croit que c’est à l’intérieur du Canada que le Québec va se développer. Je ne partae pas cette dernière vision des choses.

    Marc Tremblay

  21. le 30 avr 2010 à 15:15 Victor Beauchesne

    Difficile de savoir comment vous répondre M. Tremblay. J’ai vraiment beaucoup de difficulté avec votre thème du Québec grand martyre de l’histoire.

    Je ne peux que vous recommander quelques voyages dans des pays qui ont vraiment souffert de colonisation afin que vous puissiez revoir notre histoire avec un peu plus en perspective.

    Moi qui croyait que nous nous étions déjà branché deux fois sur la question de l’indépendance est un peu fatigué d’entendre qu’il faille encore le faire. Fatigué aussi d’entendre que les « conquérants«  nous cooptent alors que se sont les seuls souverainistes qui ont décidé de la question, des règles et du timing des deux référendums. Combien de pays colonisés ont eu l’opportunité de voter librement de leur sort ?

    Il y a une espèce de supériorité morale condescendante dans de tels propos qui émanent trop souvent du camp souverainiste. Ça se résume en nous avons raison et ceux qui ne comprennent toujours pas sont soit des imbéciles ou des colonisés ou pire des collaborateurs. Et en plus ceux qui voudraient nous suivre se font épeurer ou influencer de façon outrancière.

    Je crois que vous faites très peu confiance en notre peuple et ce manque de confiance mine horriblement votre crédibilité. Ne cherchez pas à blâmer les immigrants, les fédéralistes ou les autres Canadiens pour les déboires du mouvement souverainiste. La clé est plutôt dans votre attitude envers vos adversaires.

    Le respect est défaillant. Je peux respecter l’idéal d’un Québec souverain qui est un projet très noble en soi. Le peuple québécois n’est pas rendu là, peut-être qu’un jour les circonstances feront qu’il le sera. Mais pourquoi qu’un souverainiste ne peut pas respecter l’idéal du Canada qui inclut un Québec moderne, prospère et français et accepter que ceux qui y croient ne sont pas imbéciles ?

  22. le 30 avr 2010 à 16:18 Gilles

    Il y a bien des façons de souffrir de la colonisation cher Beauchesne. Ce ne sont pas les plaies qui saignent qui font nécessairement le plus mal. Ni le plus de mal.

  23. le 30 avr 2010 à 16:57 Marc Tremblay

    M Beauchesne,
    Je n’ai jamais écrit que le Québec était un grand martyr de l’histoire. Comme disait René Lévesque, le Canada, c’est pas le goulag. Mais c’est un fait historique que le Québec a été colonisé.

    Vous parlez de condescendance. Pourtant c’est ce dont vous faites preuve en m’invitant à visiter des pays qui ont vécu le colonialisme. J’ai effectivement vécu près d’un an au Mexique ( colonisé par l’Espagne); j’ai passé deux hivers au Maroc (colonisé par la France) 3 mois à plusieurs reprises à Cuba (colonisé par l’Espagne) et j’ai constaté les ravages du colonialisme.

    Vous affirmez que ce sont les souverainistes qui ont tout décidé lors des derniers référendums. Pourtant le ROC a bafoué les règles du jeu, surtout en 1995, alors que les fédéralistes ont dépensé plusieurs dizaines de millions de dollars en toute illégalité avec les lois québécoises. Et que pensez-vous de la loi sur la clarté qui permettrait au Fédéral d’avoir son mot à dire sur le contenu d’une question référendaire et qui ne respecte pas la règle du 50 % plus un ?

    Je crois fermement que l’option fédéraliste ( même celle qui prône le statu-quo) est noble et légitime. Par contre, j’ai tellement vu de fédéralistes et de Candiens anglais soutenir que les souverainistes étaient des traîtres.

    Contrairement à ce que vous affirmez, je ne pense pas que les fédéralistes comme vous sont des imbéciles ou des colonisés. Ils pensent, à tort selon moi que la nation québécoise peut se développer à l’intérieur du statu quo fédéral. Mais je respecte leur opinion. Et je ne manque pas de confiance dans le peuple québécois. Je n’aurais pas travaillé durant près de 40 ans pour faire du Québec un État souverain si je n’avais pas eu la conviction que les Québécois pouvaient s’assumer sans la tutelle du Fédéral.

    Par ailleurs, je trouve déplorable les accusations personnelles comme  » vous minez horriblement votre crédibilité  » alors que je ne n’ai rien de tel concernant votre fédéralisme.

    Et je ne blâme nullement les immigrants ( je n’ai rien écrit de tel), les fédéralistes et les autres Canadiens pour les insuccès du mouvement souverainiste. Mais je ne suis pas imbécile; comme je vous l’ai mentionné, les fédéralistes n’ont pas respecté les règles du jeu lors du dernier référendum, notamment en accordant la citoyenneté à plus de 25 000 immigrants en moins de trois semaines, à condition qu’ils votent NON, alors que normalement ca prend deux ans pour devenir citoyens canadiens. Et que pensez-vous du coup de la Brink’s ? et de la manifestation de l’amour (sic)qui a été financé en contravention avec les lois du Québec ?

    Enfin, je croirai à un Canada incluant le Québec le jour où nous serons reconnus comme une nation francophone et distincte du ROC. Vous avez quand même remarqué que l’ouverture des Jeux olympiques à Vancouver ne laissait pas transparaître qu’il y a une nation francophone au Canda. Et que dire des jugements successifs de la Cour suprême qui ont invalidé des pans entiers de la loi 101 ! Le Roc n’a rien à cirer des droits collectifs des Québécois, puisque son identité anglophone n’est pas menacé.

    Je veux bien croire à un idéal canadien qui tiendrait compte que le Québec est un état moderne, prospère et francophone. Aprè 40 ans, j’attend toujours qu’on me démontre que le Canada est une fédération multinationale qui tient compte du Québec. J’aimerais tellement y croire mais le passé m’en empêche. Avoir la foi dans un Canada idéal n’est pas le fruit de l’imbécilité, mais ca demeure un acte de foi.

    Personnellement, je pense que le Québec est une société refroidie, comme le prédisait le chercheur Kimon Valaskakis il y a plus de 40 ans. Ca me désole. Je constate que tant que nous seons confortable, nous serons indifférent quant à notre avenir comme la seule collectivité francophone en Amérique du Nord.

  24. le 30 avr 2010 à 18:10 Victor Beauchesne

    Cher M. Tremblay,

    Je m’excuse auprès de vous car je me rends compte en relisant mon texte que vous avez raison d’être offusqué de mes propos. Sachez que le « vous«  que j’utilisais faisait surtout référence aux souverainistes en général et pas à Marc Tremblay en particulier. Ce n’était pas mon intention de porter des accusations personnelles et si vous les avez interprétées comme telles, c’est totalement de ma faute.

    Enfin, ma frustration face aux centaines de billets souverainistes accusatoires et revanchards a débordé ici. Pourtant, M. Facal est le souverainiste que je respecte le plus et les échanges ici sont respectueux pour la plupart.

    Voilà pour la forme, pour le fond votre interprétation de l’histoire est correcte, je n’ai rien à dire.

    Votre affirmation sur l’octroi de la citoyenneté des immigrants par contre est totalement fausse.
    Aucun immigrant n’ayant pas droit à sa citoyenneté ne l’a reçue. Il y avait un backlog bureaucratique qui a été réduit avant le référendum. Aucune condition de vote n’a jamais été imposée à qui que ce soit. Imaginez pour un instant la situation contraire, où le fédéral sachant que le gros des immigrants pris dans le backlog bureaucratique étaient favorables au OUI et refuserait de le réduire ?

    Moi je pense que vu la division presque moitié-moitié du peuple à ce sujet, le projet comporte des risques d’échec inacceptables. Les deux référendums perdus ont énormément affaibli le Québec et un troisième pourrait être fatal. Réussir un lancement de nouveau pays requiert un consensus qui n’existe pas actuellement et qui n’existait pas plus en 1995, quoique vous pensez du respect des règles, règles émises uniquement par les souverainistes, soit dit en passant.

    Je n’ai pas été impressionné par le coup de la Brinks et encore moins par le love-in, pas plus que je l’avais été pour les commissions ambulantes de la souveraineté qui avaient parcouru le Québec aux frais des contribuables, ni des études Lehir, ni des milliers de votes NON annulés par les scrutateurs zélés souverainistes du West Island.

    Si le 60 000 colons français sont rendus 7,5 M aujourd’hui avec la 22 e économie du monde et que nous attirons des immigrants de partout, moi je n’ai pas perdu confiance car pendant notre 400 ans d’histoire nous n’avons jamais connu une varie souveraineté.

  25. le 30 avr 2010 à 21:22 Marc Tremblay

    Je suis content que nous nous soyions réconciliés. Cela augure bien pour nos futurs échanges.

    Mais vous pourriez nuancer au lieu de dire que je profère des faussetés.Je n’ai jamais dit que des immigrants sont devenus citoyens canadiens illégallement. J’ai seulement dit que le Fédéral a accéléré le processus pour que ces immigrants puissent voter au référendum. On ne peut pas ignorer que les immigrants de fraîche date sont reconnaissants envers le fédéral qui est le seul gouvernement qui peut leur accorder cette citoyenneté. Il est normal qu’ils aient voté NON.

    Mais vous ne pouvez pas ignorer que le Fédéral et les fédéralistes ont bafoué la loi québécoise sur les référendums.

    Je suis d’accord avec vous qu’on a pas besoin d’un autre référendum.

    Concernant le coup de la Brink’s qui ne vous a pas impressionné, vous êtes en mesure de savoir que c’est ce qui a empêché René Lévesque de prendre le pouvoir en 1970.

    Le Fédéral a dépensé des millions de dollars pour contrer les souverainistes; il est difficile de reprocher aux souverainistes d’avoir fait de même pour mousser leur option.

    Tout comme vous, je n’ai pas apprécié le zèle des officiels souverainistes qui ont annulé beaucoup trop de votes dans le West Island. Par contre, je trouve déplorable que des citoyens du Québec votent à presque 100 % contre la souveraineté du Québec alors que plus de 60 % des francophones ont voté OUI. Ce n’est pas un bel exemple d’intégration (sic).

  26. le 01 mai 2010 à 5:56 Le contribuable fatigué

    J’adore toutes ces discussions sur les mérites ou les dysfonctionnements respectifs du fédéralisme ou de la souveraineté, ainsi que sur les conséquences pour le Québec de rester ou des sortir du Canada.

    Mais votre question, M. Facal, sur la représentation politique du Québec au sein de la confédération, me semble pointer plutôt sur une sous-question bien plus inquiétante. Avec quelle légitimité un gouvernement minoritaire peut-il prétendre modifier la représentation électorale au sein du Canada actuellement?

    Ce gouvernement Harper, comme d’ailleurs celui de Charest au Québec, ne me semble exister qu’en raison de la désorganisation de l’opposition, pourtant majoritaire. Comment cela se peut-il?

    Et je dirai, M. Facal que la vraie question est maintenant: les Canadiens pourront-ils l’emporter sur les Pingouins? J’y trouve un certain parrallèle avec la souveraineté: c’est davantage les joueurs québécois des adversaires que les immigrants du Canadien qui empêcheront la venue de la Coupe Stanley à Montréal ou de la souveraineté au Québec….

  27. le 01 mai 2010 à 6:08 Joseph Facal

    Merci pour la civilité générale des échanges qui m’évite de devoir faire la police moi-même…ce dont j’ai horreur.

    L’existence du Bloc peut s’apprécier de diverses manières, mais elle ne change rien à deux faits de base : a) le déclin du poids politique du Québec au sein du Canada, nonbstant la couleur politique de ses représentants, et b) la négation irrémédiable, par le reste du Canada, du caractère national du Québec.

    Il est aussi frappant de constater qu’à la différence de ce que l’on voyait pendant les années Bourassa, les fédéralistes québécois s’accommodent désormais du Canada tel qu’il est. Je prends acte.

  28. le 01 mai 2010 à 9:12 Marc Tremblay

    M. Facal,

    J’essaie de vous imiter et de ne pas personnaliser les échanges avec les gens qui interviennent sur votre blogue. Mais j’ai encore du chemin à faire pour égaler votre sens de la diplomatie. J’ai parfois des réactions épidermiques face à certains propos ou termes utilisés par d’aucuns. Je suis conscient qu’exprimer mes sentiments ne fait pas toujours avancer le débat et risque de braquer l’autre. Quoique…

    Ainsi, je trouve déplorable qu’on emploie le terme Confédération pour désigner le Canada alors que c’est une fédération qui s’éloigne inexorablement du fédéralisme pour devenir un pays unitaire comme la France et l’Italie. Ce n’est par hasard que la Ligue du Nord en Italie est qualifiée de fédéraliste, ce que le gouvernement italien et la majorité de la population refusent.

    Je sursaute aussi lorsque des gens ne reconnaissent pas que le ROC, indépendamment des discours des chefs de partis fédéraux, nie que le Québec est une nation. J’ai de la misère à comprendre cette négation de la réalité.

    Enfin, M. Facal, permettez-moi de nuancer vos propos concernant les années Bourassa. Il est vrai que les fédéralistes québécois voulaient réformer le fédéralisme, d’où le Rapport Allaire qui a néanmoins été rejeté par Bourassa. Ainsi, l’aile nationaliste du PLQ s’est dissoute pour aller fonder l’ADQ. Car, Robert Bourassa, en choissisant le statu-quo, préférait s’accommoder du Canada tel qu’il était plutôt que de proposer la souveraineté.

  29. le 01 mai 2010 à 9:18 Gilles

    Que reste-t-il de nationaliste monsieur Tremblay, dans la frange libérale qui est devenue l’ADQ ?

  30. le 01 mai 2010 à 10:21 Marc Tremblay

    Gilles,

    Il a été démontré que la moitié de l’électorat adéquiste a voté Oui au dernier référendum. Maintenant, avec Gérard Delteil comme chef, j’ignore s’il reste encore des nationalistes dans ce parti qui se cherche ( un Messie en fait )et qui récolte moins de 10 % d’intentions de vote.

  31. le 01 mai 2010 à 11:00 Nicolas.G

    @M. Tremblay

    Je suis né dans les années 80. Je n’ai pas connu le référendum de 80 et j’étais trop jeune pour voter en 95. Comme la plupart des gens autours de moi, je croyais alors à un Québec indépendant à cette époque.

    Cependant, avec le temps j’ai réalisé que cette guerre entre deux cultures n’avait pas de raison d’être. Je pense que nous avons plus en commun avec le ROC que ce qui nous différencie. Nous partageons des idéaux de prospérité économique, d’un système public efficace et du maintien de nos valeurs morales.

    Je crois que le Québec mérite plus d’autonomie dans ses choix de société, mais je pense que ces concessions peuvent être ralliées ensemble par les francophones et anglophones du Québec dans un nationalisme bilingue.

    Or, le choix de société que les deux grands partis nous proposent sont complètement à l’opposé: une séparation du Québec qui n’inclut pas la volonté des anglophones VS un statu quo dans lequel les québécois sont soumis au gouvernement central.

    Bref, je crois à un nationalisme inclusif au Québec, par lequel les francophones réussiront à obtenir les outils nécessaires à la préservation de leur culture avec l’appui des communautés anglophones. Cela ne requiert pas l’indépendance, juste beaucoup de diplomatie.

  32. le 01 mai 2010 à 12:14 Marc Tremblay

    Nicolas.G,

    Mais il ne s’agit pas d’une guerre entre deux cultures, mais de l’assujetissement d’une culture minoritaire à une majoritaire. Et nous n’avons pas plus de points communs avec le ROC qu’avec le reste des pays occidentaux. Essayons ensemble d’identifier un pays qui est en désaccord avec la prospérité économique, un système public efficace et la préservation des valeurs morales.

    En fait, le seul aspect que nous avons avec le Canada réside dans nos échanges économiques, quoi que nous commerçons davantage avec les É.U. qu’avec le ROC. Nous pourrions être un grand pays si le ROC et le Fédéral reconnaissaient que le Canada est une fédération multinationale.

    Et c’est quoi un nationalisme bilingue ? Cela veut-il dire que le français et l’anglais doivent être sur le même pied au Québec. Mais ce serait oublier, comme disait René Lévesque, que mettre sur le même pied les deux langues au Québec, c’est mettre les deux pieds sur la même langue.

    Avez-vous remarqué, Nicolas que la politique d’immigration du Québec vise à attirer des immigrants francophones et à franciser ceux qui ne le sont pas. Aucun lobby anglophone n’a contesté cette politique.

    Par ailleurs, je n’avais vu l’ombre du bout de la queue d’une volonté des souverainistes d’exclure les anglophones du Québec dans la construction d’un Québec souverain. Le PQ et Le Bloc n’ont jamais proposé de fermer les institutions anglophones au Québec, qu’elles soient scolaires, dans le domaine de la santé ou médiatiques.

    Avec tout le respect que je dois à vos opinions, je ne crois pas que la communauté anglophone ait le moindre désir de préserver la culture francophone du Québec. Ils n’ont pas d’intérêts pour cela, car leur seul intérêt est la préservation de la langue et des institutions anglophones et il est très légitime qu’ils aient cette opinion.

  33. le 01 mai 2010 à 12:57 Gilles

    Un exemple idoine de ce que dit Marc nous est présenté avec la loi Godin.

    Dans le plus haut tribunal du pays, il ne serait pas nécessaire que les juges, ils sont 9, comprennent les deux langues officielles de l’administration fédérale dont cette Cour relève.

    Un argument de ceux qui s’opposent à la loi, c’est que cela empêcherait un unilingue francophone d’accéder à ces hautes fonctions.

    Et cet argument qui est à sa face même fallacieux je présume que vous en conviendrez, est soutenu par des Sénateurs francophones en plus.

    il faut être capable de comprendre me semble-t-il du moins, que c’est l’inverse et l’exact contraire Nicolas de ce en quoi vous dites croire, à savoir que « les francophones réussiront à obtenir les outils nécessaires à la préservation de leur culture avec l’appui des communautés anglophones»

    Parce que l’argument des anglophones lui, est celui que cela empêcherait un unilingue anglophone exceptionnel d’avoir accès à la cour Suprême.

    Bref, dans les deux cas, nous sommes perdants. Et toutes les raisons font que les francophones sont dévalorisés.

    Parce que d’une part il est inconcevable qu’un juge unilingue francophone soit nommé à la cour Suprême, et d’autre part, parce que l’égalité pourtant officielle des deux langues dans les institutions fédérales est nié par l’argument des anglophones.

    Ce qui veut dire que la seule préoccupation des anglophones est bien de préserver la langue et les institutions anglosaxonnes comme le soumet Marc.

  34. le 01 mai 2010 à 17:13 Marc Tremblay

    Décidément, M. Facal, votre article sur les nouveaux Acadiens suscite beaucoup de commentaires. Et ca ne semble pas vouloir cesser. Vous avez touché un point très sensible.

    Je ne verse pas dans la rectitude politique, en ce sens que jamais je ne défendrai les fédéralistes qui prônent le statu-quo pas plus que je justifierai les insultes de certains souverainistes à l’égard des fédéralistes. J’ai été souverainiste toute ma vie et cela ne changera jamais, à moins que le ROC nous reconnaisse comme nation et qu’il accepte que nous avons besoin de pouvoirs spéciaux pour nous assumer, ce qui ne se produira jamais. Il n’y a pas dans le ROC un Vaclas Havel, pourtant président de la Tchécoslovaquie, qui a su convaincre ses concitoyens (les Tchèques majoritaires ) d’accepter la souveraineté de la Slovaquie.

    À mes amis souverainistes et à mes adversaires (mais non ennemis) fédéralistes adeptes du statu-quo, je recommande, si ce n’est déjà fait, de prendre connaissance de deux films importants. Le premier est LE CONFORT ET L’INDIFFÉRENCE de Denys Arcand tourné lors du référendum de 1980. C’est à ce moment qu’Arcand a commencé à perdre ses illusions quant à la volonté des Québécois de s’assumer. Lorsqu’on pense que le peuple a refusé, non pas de faire la souveraineté, mais de donner à son gouvernement le mandat de négocier avec le ROC la souverainté assortie du maintien des liens économiques avec le ROC; et l’accord résultant des négociations devait être soumis pour approbation par les Québécois lors d’un autre référendum. Il y en a qui ont dit que la question n’était pas claire; d’autres ont dit que les Québécois ont dit non par peur de l’inconnu. Personne n’a dit que les Québécois étaient trop attachés au Canada pour suivre le gouvernement Lévesque dans cette voie. Pourtant M. Lévesque leur offrait une ceinture et des bretelles. L’autre film est 1837 de Pierre Falardeau. Oublions ses Elvis Gratton, ses sacres et ses insultes à l’égard des fédéralistes. Ne retenons que 1837 ne faisait que reconstituer des faits historiques. À cette époque, bien des Québécois voulaient un gouvernement responsable libéré de la tutelle britannique et ce que l’on sait moins,(petite parenthèse) c’est qu’il y avait un mouvement semblable en Ontario composé de descendants des Anglais. Les deux mouvements ont été réprimés dans le sang par l’Angleterre.

    D’ailleurs Lucien Bouchard a déjà dit que lorsque nous avons voulu nous assumer en 1837, l’Angleterre nous a envoyé l’armée.

    Pour ceux qui sont capables de passer par dessus la vulgarité, la violence verbale, les propos déplacés et les insultes de Pierre Falardeau, je recommande d’aller sur Google et de taper LE TEMPS DES BOUFFONS. Il s’agit d’une véritable pièce d’anthologie de colonisés québécois. C’est tordant.

    Ce n’est pas un hasard qu’aucun cinéaste n’a réalisé de films défendant le fédéralisme du statu-quo.

    Pour terminer, j’invite tous les gens curieux intellectuellement à lire l’ouvrage d’Albert Memmi, un Juif Tunisien, écrit il y a 50 ans et qui s’intitule PORTRAIT DU COLONISÉ ET DU COLONISATEUR. Il ne parle pas du Québec mais nous pouvons nous reconnaître dans cette oeuvre magistrale. Une de ses thèses traite de la symbiose entre le colonisateur et le colonisé et il affirme que la richesse du premier s’explique par la pauvreté du second. Bonne lecture aux intéressés.

  35. le 01 mai 2010 à 19:37 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Dans la hargne qui irradie du dépit des victimes du pays qui leur a été volé, une place importante est occupée par cette notion que le reste du Canada rejette la nation québécoise (nous, les québécois) et que, conséquemment, les inconvénients dont nous souffrons ne pourront être éliminés tant que la souveraineté ne se réalisera. Les partisans de la sourenaineté focusent sur ces inconvénients et ils en ressentent des sentiments si chargés d’émotions de peines et de révolte qu’il ne leur reste plus d’énergie pour porter attention à ceux-là qui évoquent les problèmes et les coûts endémiques qui découleraient de la séparation a) pendant la transition et b) par la suite, dans la nouvelle réalité, incluant la multitude d’ententes avec d’autres pays fournisseurs de services pour la monnaie, la sécurité (armée et marine), la protection des frontières contre les envahisseurs de l’immigration clandestine, du terrorisme et la défense de nos ressources au nord. N’oublions pas que nos pays voisins ont des exigences concernant ces aspects de la sécurité. Présentement, c’est le Canada qui voit à ces questions avec eux. À noter qu’après la création du nouveau pays, les interlocuteurs à ce chapitre seraient encore plus nombreux !!! Cette réalité de l’expectative des inconvénients après le Jour1 peut être peu présente parmi les préoccupations de ceux qui rêvent d’avoir leur pays enfin. Pauline Marois s’est déjà fait reprocher de faire allusion à cette réalité (elle n’en parle plus maintenant).

    Mais, au départ, le plus aberrant, c’est le fait que la plupart des inconvénients dont nous souffrons présentement (la santé, la dénatalité, les dissolutions de famille, le décrochage scolaire, la criminalité dont la drogue, la fraude commerciale et financière, la dégénérescence des valeurs culturelles c-à-d le culte de la médiocrité dont le manque d’ambition des jeunes et le langage parlé qui se dégrade au point que les allophones préfèrent adopter l’autre) relèvent des juridictions de notre gouvernement du Québec actuel. La vraie cause qui empêche le développement de la qualité de la nation et de travailler pour que le québécois connaisse une meilleure situation est la rivalité des partis politiques et l’abstention des élus (ou leur incompétence) à vouloir travailler dans le sens du bien du peuple. Mettre ça sur le dos du Canada anglais, c’est une tromperie, un faux-fuyant ou une autre stratégie de parti dans la rivalité en question. Tout québécois devrait se révolter devant un tel traquenard, une telle manipulation ! Mais, que voulez-vous, avec tant de naïveté, tant d’ignorance. Cela me fait penser aux pays communistes crés pour enlever l’argent aux rois (tzar) et la donner aux prolétaires. Résultats: tous ces dirigeants communistes se sont retrouvés dans des positions de « pacha » et le peuple faisait la queue à l’épicerie pour en ressortir avec des aliments racornis. Quant à nous, pour encore longtemps, une chose est sure: la rivalité des candidats au pouvoir !

  36. le 01 mai 2010 à 19:58 Robert Lachance

    Wilfrid Laurier avait raison : nos concitoyens ont, pour la plupart, plus de sentiments que d’opinions.

    Pour commencer, Je me corrige:

    Go Habs Go !
    Allez Montréal.
    Au long.

    Vous nous situez !
    Je suis ça et ça et ça
    On va s’en sortir

  37. le 01 mai 2010 à 21:43 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    …. « L’existence du Bloc…(…) …ne change rien à deux faits de base :
    a) le déclin du poids politique du Québec au sein du Canada, nonbstant la couleur politique de ses représentants, et
    b) la négation irrémédiable, par le reste du Canada, du caractère national du Québec. » J. Facal

    Je pense — même si cela ne paraît pas trop à lire nos amis fédéralistes — que votre pertinente analyse, ainsi que votre dernier commentaire (du 01 mai 2010 à 6:08) va faire lentement son chemin : après tout, si un québécois nommé Facal a compris que la seule alternative était la souveraineté ; qu’espérez d’autres que la lumière les éclaire ?

    Entre temps, Il semble assez clair que Stephen Harper met en application tout ce qu’il a dit sur l’obligation de remettre le Québec à sa place : on l’a bien vu avec Maxime Bernier et ses ministres québécois ; sans oublier comme le dit Gilles, les sénateurs conservateurs, tel Pierre-Hugues Boisvenu.

    À propos dee la cour qui penche toujours (ex. loi 104 etc.) est-ce .. Mme L’Heureux-Dubé, va-t-elle le convaincre ? Je ne le crois pas, puisqu’elle a le défaut d’être francophone…

    Ce n’est qu’un début (l’attaque) si l’on se base sur « ses » écrits passés : le fond d’un homme revient à la surface, le pouvoir en main !

    Dans son cas, le fond remonte lentement…

    Voici sa position(son fond), tirée du livre  » biographie Stephen Harper And the Future of Canada (McClelland & Stewart) » de William Johnson.

    Position, tirée de l’analyse du livre de Johnson par Pierre Dubuc dont nous a fait part Louis Corneillier Le Devoir, samedi 8 juillet 2006.

    Conclusion de Corneillier :

    « Comment expliquer, alors, la relative popularité d’un semblable adversaire du Québec au Québec même? Serions-nous trop sensibles au dernier chanteur de pomme venu, comme le suggérait Michel David il y a quelques mois? Avec Le Vrai Visage de Stephen Harper , Pierre Dubuc fait le pari qu’en découvrant l’obsédé militaire, le compagnon de route des fondamentalistes religieux, l’homme de main des pétrolières, l’ami des possédants et le penseur anti-Québec derrière la nouvelle façade de respectabilité du chef conservateur, les Québécois reviendront à la raison et au combat. On se le souhaite. »

    http://jmt-sociologue.uqac.ca/www/actualite/2006_
    07_22_dubuc_pierre/vrai_visage_Harper.html

    http://www.ledevoir.com/politique/canada/107332/le-
    chanteur-de-pomme

    Bonne soirée,

  38. le 01 mai 2010 à 22:05 Jean-Renaud Dubois

    OUPS ! Erreur texte précédent

    Bonjour,

    …. « L’existence du Bloc…(…) …ne change rien à deux faits de base :
    a) le déclin du poids politique du Québec au sein du Canada, nonbstant la couleur politique de ses représentants, et
    b) la négation irrémédiable, par le reste du Canada, du caractère national du Québec. » J. Facal

    Je pense — même si cela ne paraît pas trop à lire nos amis fédéralistes — que votre pertinente analyse, ainsi que votre dernier commentaire (du 01 mai 2010 à 6:08) va faire lentement son chemin : après tout, si un brillant québécois comme vous a compris que «la seule alternative» était la souveraineté ; qu’espérez d’autres que la lumière les éclaire ?

    Entre temps, Il semble assez clair que Stephen Harper met en application, lentement, ses positions passés envers le Québec : on l’a bien vu avec Maxime Bernier, et ses ministres québécois (sur la Cour) ; sans oublier comme le dit Gilles, les sénateurs conservateurs, tel Pierre-Hugues Boisvenu. Et Demers que va-t-il faire?

    À propos de la cour qui penche toujours (ex. loi 104 etc. et le bilinguisme) est-ce que Mme L’Heureux-Dubé, va le convaincre ?

    Je ne le crois pas, puisqu’elle a le défaut d’être francophone…

    Ce n’est qu’un début (l’attaque) si l’on se base sur « ses » écrits passés : le fond d’un homme revient à la surface, le pouvoir en main, non?

    Dans son cas, le fond remonte déjà !

    ***

    Voici sa position(son fond), tirée du livre » biographie Stephen Harper And the Future of Canada (McClelland & Stewart) » de William Johnson.

    Position, tirée de l’analyse du livre de Johnson par Pierre Dubuc dont nous a fait part Louis Corneillier Le Devoir, samedi 8 juillet 2006.

    Conclusion de Corneillier :

    « Comment expliquer, alors, la relative popularité d’un semblable adversaire du Québec au Québec même? Serions-nous trop sensibles au dernier chanteur de pomme venu, comme le suggérait Michel David il y a quelques mois? Avec Le Vrai Visage de Stephen Harper , Pierre Dubuc fait le pari qu’en découvrant l’obsédé militaire, le compagnon de route des fondamentalistes religieux, l’homme de main des pétrolières, l’ami des possédants et le penseur anti-Québec derrière la nouvelle façade de respectabilité du chef conservateur, les Québécois reviendront à la raison et au combat. On se le souhaite. »

    http://jmt-sociologue.uqac.ca/www/actualite/2006_
    07_22_dubuc_pierre/vrai_visage_Harper.html

    http://www.ledevoir.com/politique/canada/107332/le-
    chanteur-de-pomme

    Bonne soirée,

  39. le 01 mai 2010 à 22:56 Gilles

    «les problèmes et les coûts endémiques qui découleraient de la séparation a) pendant la transition et b) par la suite, dans la nouvelle réalité, incluant la multitude d’ententes avec d’autres pays fournisseurs de services pour la monnaie, la sécurité (armée et marine), la protection des frontières contre les envahisseurs de l’immigration clandestine, du terrorisme et la défense de nos ressources au nord. »

    Si je comprend bien personne au Québec n’est capable de faire face à ce ssujets, à moins de faire partie d’un gouvernement fédéral ?

    Quant aux «inconvénients dont nous souffrons présentement (la santé, la dénatalité, les dissolutions de famille, le décrochage scolaire, la criminalité dont la drogue, la fraude commerciale et financière, la dégénérescence des valeurs culturelles c-à-d le culte de la médiocrité dont le manque d’ambition des jeunes et le langage parlé qui se dégrade au point que les allophones préfèrent adopter l’autre) relèvent des juridictions de notre gouvernement du Québec actuel. »

    Quel est le rapport avec la souveraineté ? Voyons Normand, soyez sérieux…

  40. le 01 mai 2010 à 23:04 Marc Tremblay

    Normand ajoindre développe une argumentation en plusieurs points. Les Québécois seraient hargneux contre le ROC parce qu’ils ont été conquis. Je ne partage pas cette opinion en tant que souverainiste. Si j’avais de la hargne, elle serait plutôt dirigée contre les élites francophones qui nient cette réalité. Ensuite, il soutient que le ROC rejète la nation québécoise (ce qui est vrai) et que par conséquent tous nos malheurs découleraient de ce rejet. Je ne crois pas à cette théorie, car nous sommes en tant que Québécois responsables de ce qui nous arrive.

    Ce monsieur dit qu’un Québec souverain aurait à assumer ses responsabilités comme état souverain, un rôle qui est actuellement assumé par Le Fédéral; que veut-il dire au juste ? que l’argent que le Fédéral consacre à ces responsabilités lui tombe du ciel. Non, il provient des poches des contribuables du ROC et du Québec. D’ailleurs, un Québec souverain ferait des économies substantielles en ne participant aux dépenses militaires du Canada qui s’élèvent à plus de 20 milliards de dollars et dont la plus grande partie va pour faire la guerre en Afghanistan. Le québec n’aurait plus à financer l’exploitation pétrolière dans l’ouest, entre autres, ainsi que les milliards consacrés à l’industrie automobile en Ontario.

    Il est vrai par ailleurs que les maux qui affligent le Québec relèvent de sa juridiction, comme l’affirme Normand. Mais peut-on agir efficacement lorsque la moitié de ton budget (impôts et taxes ) sont administrés par le Fédéral qui lui a ses priorités qui ne sont pas nécessairement celles du Québec ? Ce n’est pas être naïf ou ignorant que de reconnaître cet état de fait.

    Pour terminer, Laurier qui avait été souverainiste avant d’être un ardent fédéraliste aurait dit que ses concitoyens ( parlaient-il seulement des Québécois ou de l’ensemble des Canadiens ? Je l’ignore, mais il était le PM du Canada. Il est devenu Sir Wilfid Laurier par la suite. Durham, pour sa part disait que les Canadiens n’avaient pas d’histoire. Le Québec bashing ne date pas d’hier.

  41. le 02 mai 2010 à 10:09 Marc Tremblay

    M. Facal,

    Puisqu’il y plusieurs Québécois qui cherchent un parti qui va mieux répondre à leurs préoccupations que le fait le PLQ et qui trouvent trop extrémiste l’ADQ qui veut démanterler l’État, ils peuvent regarder du côté du PQ. Sans renoncer à la souveraineté (qu’il n’imposerait jamais aux Québécois), ni à la social-démocratie, qui est quand un un gage de la solidarité des mieux nantis envers les démunis, le PQ a démontré qu’il savait s’adapter.

    Par exemple, le colloque sur la création de la richesse que le PQ a tenu et qui a mené à la dissolution du SPQ Libre. D’ailleurs, depuis quand mettre l’accent sur la recherche individuelle de la richesse est-elle une idée de droite, comme d’aucuns ont prétendu ? De toutes manières, tout en considérant qu’il est important qu’une nation ait des projets collectifs, il est indéniable que les iniatives individuelles sont le moteur du développement économique.

    Pauline Marois a joué gros en voulant faire adopter cette position et elle a réussi.

    Mme Marois a organisé un colloque sur l’identité qui a mené à des positions qui n’ont pas fait pas fait l’affaire des intégristes musulmans et laïques et de plusieurs chroniqueurs de la presse. La position du PQ ressemble à celle que vient d’adopter par la voie législative la Belgique et qui sera suivie par la France et vraisemblablement plusieurs pays occidentaux : déambuler en public le visage masqué sera contraire à la loi, sauf lors de carnavals et autres fêtes comme l’Halloween, par exemple.

    Et en fin de semaine, le PQ se penche sur la réduction de la bureaucratie et du nombre de paliers décisionnels.Il semble qu’on traitera du problème des doubles structures, notamment dans le réseau de la santé et de l’éducation, ce que le PLQ n’a pas osé aborder.

    Ce n’est pas une idée de droite ou de gauche que de vouloir réduire la bureaucratie, c’est seulement une idée pleine de bon sens. Mme Marois soutient ( et je la crois) que le PQ ne renie pas la social-démocratie, mais qu’il est possible de faire mieux avec les ressources dont nous disposons.

    Qui aurait pensé que ce parti pourrait se renouveler et adapter ses orientations aux problématiques des anées 2000 ? Personnellement, je ne pensais pas que Mme Marois oserait. Je croyais qu’elle se contenterait de surfer sur l’impopularité du PLQ. Au contraire, elle n’hésite pas à remettre en question certains pseudo-dogmes.

  42. le 02 mai 2010 à 10:45 Victor Beauchesne

    « Mais peut-on agir efficacement lorsque la moitié de ton budget (impôts et taxes) sont administrés par le Fédéral qui lui a ses priorités qui ne sont pas nécessairement celles du Québec ?«  M.Tremblay

    Je vous répète ce que j’ai écris ci-haut:

    Personnellement je paie 40 % plus d’impôt au Québec qu’à Ottawa et quand j’achète n’importe quoi j’envoie 58% plus de taxe de vente à Québec qu’à Ottawa (TPS 5 %, TVQ 7,9%). De toute façon, la plupart des responsabilités du fédéral resteraient conjointes dans le projet de souveraineté-association du PQ, je pense à la devise, l’armée, le passeport, la libre circulation des personnes et des biens etc.

    Pour les dépenses militaires, le programme du PQ maintiendrait toutes nos alliances actuelles, pensez-vous qu’une armée québécoise coûterait moins cher que la part de 20 % de l’armée canadienne ? Ou est-ce que nous serions la 22 e économie avec la 122 e armée ? Avez-vous oublié que le Bloc avait voté pour notre participation en Afghanistan ? Facile de dire que maintenant que cela va de mal en pire, nous québécois ne serions pas allé.

    Ce sont les questions difficiles à répondre qui sont souvent évacuées du discours souverainiste qui m’inquiètent le plus. Quant un fédéraliste les soulèvent il se fait accuser d’agent provocateur, mais les souverainistes n’osent jamais en parler.

    Je soulève ces questions dans le contexte d’un vote serré, car avec un Oui à 55-60 % tout ira beaucoup mieux. Voulez-vous des exemples:

    Les frontières: les souverainistes invoquent « le droit international«  pour défendre l’intégrité territoriale du Québec. Et si l’armée canadienne occupait une partie du territoire ? Le droit international ne compte aucun soldat. Quoi faire si les nations autochtones votaient leur appartenance au Canada ? Des réponses très floues, en fait les souverainistes nous répondent ,avec raison, que les autochtones ont été mieux traités au Québec qu’au Canada, mais ça ne répond pas à la question.

    La réaction hostile du ROC dans le cas d’un vote serré et ambiguë: la déconfiture de la Yougoslavie est le cas extrême du génie sorti de la bouteille. Invoquer des scénarios cauchemardesques est défendu au Québec car on nous rassure que tout baignerait dans l’huile et que le Canada y verrait son avantage. Même Mme Marois fut fustigée par son propre parti après avoir admis qu’il y aurait quelques turbulences. Si ceux qui pensent que les gens au ROC haïssent les Québécois et veulent les mettre à leur place, imaginez pour un instant leur réaction face à une déclaration unilatérale d’indépendance fondée sur un oui à l’arraché et une moitié des Québécois qui réclameraient l’aide du Canada ? En parler n’est pas l’équivalent de répandre la peur, mais plutôt de peser les risques et de préparer des scénarios possibles. Ceux qui pensent que le référendum de 1995 fut volé ne s’imaginent pas ce qui aurait pu arriver si le Oui l’avait emporté de justesse. Imaginez des manifs de 100 000 et plus à Montréal à tous les jours. Comment un gouvernement fédéral constitué de 25% de députés du Québec pourrait négocier quoi que ce soit ? Pensez-vous pour un instant qu’en 1995 un Jean Chrétien, député de Shawinigan et PM du Canada aurait eu une caution morale du ROC pour négocier avec Jacques Parizeau ? Il y aurait une crise profonde au ROC suivi par une instabilité politique, un scénario East et West Pakistan. Pas un scénario susceptible de promouvoir une transition sans heurts. Mais impossible d’en parler, on nous sert le fameux : avec un Oui, tout devient possible.

    La devise: garder le dollar canadien sans représentation au sein du gouvernement canadien est une forme de dépendance qui nie le principe de la souveraineté. Louise Beaudoin avait même avancé que le Canada ne pourrait refuser le passeport aux Québécois devenus indépendants.

    Les souverainistes ont le droit de proposer et de travailler pour que les Québécois changent d’idée face à leur option, mais aucun fédéraliste n’a le droit de promouvoir le Canada sans être accuser de favoriser le statu quo constitutionnel, M. Facal lui-même en a pris acte ci-haut. Comme si le Canada n’avait jamais changé et était incapable de changer. Encore une forme de supériorité morale. Le Bloc voudrait que le Canada garantisse 25 % des sièges au Québec alors qu’au référendum de Charlettown il rejetait exactement cette clause. Quand tu prônes la disparition du Canada, t’es mal placé pour y suggérer des réformes en attendant sa disparition.

  43. le 02 mai 2010 à 11:53 Marc Tremblay

    M Beauchesne,

    Il est normal qu’on pait plus d’impôts et de taxes au Québec parce que le gouvernement du Québec fournit les services de première ligne, en santé, en services sociaux, en éducation, en soutien aux démunis, en transport et j’en passe.

    Il est correct que le PQ propose la souveraineté-association au ROC dans la mesure où ce dernier est d’accord. Et le Boc a effectivement pour l’intervention du Canada en Afghanistan; par la suite, il a exhorté Ottawa de mettre l’accent sur la reconstruction plutôt que sur la guerre. De toutes façons, les Québécois, qui ont toujours appuyé les missions de paix du Canada se sont toujours opposés au missions de guerre. La baisse de popularité du Bloc n’est pas étangère au fait qu’il n’a pas tenu compte de la position historique des Québécois.

    Je suis d’accord avec vous que ca prendrait un vote de plus de 55 % pour en arriver à une nouvelle entente avec le ROC.

    Il est certain qu’un éventuel vote québécois favorable à la souveraineté entraînerait bien des turbulences. Il faudrait voir il n’y a que les Québécois qui souhaiteraient que les turbulences soit de faible intensité et de brève durée. Après tout, à qui l’Ontario vendrait les 100 000 automobiles que les Québécois lui achètent?

    Je peux me tromper, mais je pense que le ROC fonctionnerait mieux sans le Québec et vice-versa. Je ne pense pas que les souverainistes sont pour la disparition du Canada; ils sont plutôt pour une entente d’égal à égal entre les deux nations. Je ne pense pas non plus que le ROC déteste les Québécois, car il les méprise, ce qui est pire.

    Et le Bloc ne s’est pas opposé spécifiquement à la clause de Charlottetown qui garantissait 25 % des sièges au Québec au Parlement du Canada. Le Bloc s’opposait à l’ensemble de l’Accord, surtout parce qu’il consacrait la maimise du Canada dans les champs de compétence du Québec.

    Je ne comprend pas votre référence aux propos de Joseph Facal qui a pris acte que les fédéralistes préfèrent le statu-quo à toute autre position et que le ROC est immuable et intraitable face au Québec. Ce n’est pas se penser supérieur que d’admettre cette double réalité; c’est plutôt être réaliste. LE ROC va peut-être accepter de changer s’il est acculé au pied du mur ( avec un référendum significatif.

  44. le 02 mai 2010 à 18:16 Gilles

    À propos de l’armée victor, vous partez du principe que le Québec devrait conserver une implication dans lea alliances militaires que le Canada a conclu. Peut-être. Mais peut-être pas non plus. Il y a d’autres modèles. Comme celui de la suisse par exemple.

    Qu’est-ce qui empêcherait un Québec indépendant d’avoir une approche neutraliste ? Si c’est bon pout pitou pourquoi ne serait-ce pas bon pour minou? On est pas plus caves que les Suisses.

    Je trouve curieux victor que vous n’évoquiez pas un scénario ou tout le monde respire par le nez. Pourquoi faudrait-il qu’il y ait nécessairement une montée de violence après l’Indépendance du Québec.

    Est-ce que tous les anglo sont des énergumènes prêts à verser du sang pour un principe de gouvernance qui s’accorde avec la réalité sociologique ? je pense que non. Et il y a des exemples récents où des pays ont été créés après un divorce à l’amiable.

    Les Stastny se sont sauvés de la Yougoslavie. Aujourd’hui Peter est député et représente son pays dans le Parlement Européen. Et personne n’est mort.

    Qu’est-ce qui empêcherait le Canada de prendre acte calmement de la décision des Québécois de revoir un pacte qui n’a jamais été accepté ? pourquoi les fédéralistes évoquent-ils toujours des scénarios catastrophe ? Pourquoi?

    Je suis d’avis que c’est par manque de créativité que l’on arrive pas à trouver une solution à ce problème irrésolu et qui continuera de se poser tant qu’il ne sera pas résolu à la satisfaction de nous les Québécois.

    Et pour ce faire on a besoin de tous les québécois incluant les fédéralistes. Ben oui vous aussi Victor. Il suffit d’adopter une position pro-Québec au lieu de pro-Canada. Essayez pour voir. Parce que le Canada est mal à l’aise tout autant que nous dans la situation actuelle.

    Et je suis d’avis que ce sont ceux parmi les fédéralistes qui combattent l’idée de Souveraineté, qui font que la situation stagne.

  45. le 02 mai 2010 à 20:20 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M. Facal,

    Excusez-moi si je ne parle pas de hockey (victoirede 2 à 1 : l’incroyable va-t-il se répéter?), mais plutôt de tennis :
    Aujourd’hui ou demain ce sera la Finale toute espagnole à Rome: Nadal vs Ferrer. Ça devrait remonter un peu le moral du peuple…

    @Marc Tremblay
    Vous dites : « Je suis d’accord avec vous que ca prendrait un vote de plus de 55 % pour en arriver à une nouvelle entente avec le ROC. »

    55% est souhaitable, mais la règle autant à l’entrée – Terre-Neuve – qu’à la sortie (plus rare) est mondialement reconnue! Votre affirmation contrarirait même Jean Charest : pour lui 50% + un c’est la démocratie!

    ***

    @M. Beauchesne, le monsieur qui emploie ou endosse des épithètes inacpeptables qu’il dirige contre les souverainistes en les accusant d’être entre autres des adeptes de la « pureté raciale » ou « pureté ethnique ». ; sans oublier : « leur ton moralisateur condescendant qui agace… » dit-il !

    Ne vous offusquez donc pas, si je prends le temps, à l’occasion de vous taper gentiment sur les doigts en rectifiant vos dires — comme :

    *
    1- « Quant à l’achat d’une nation avec les commandites, si 560 000 $ (de mémoire le montant dépensé en trop) peut acheter une nation on va arrêter le débat svp, non ? » Beauchesne

    Une petite(!?!) erreur d’au moins un milliard, seulement ! Et, vous voulez que l’on balai ce fait en dessous du tapis… en plus ?

    *
    2- « Les commissions de la souveraineté qui ont fait le tour du Québec aux frais des contribuables n’ont pas été comptabilisés, mais ça on n’en parle jamais »

    Elle bien bonne! Le peuple savait ce qu’il faisait en élisant le PQ et il avait le droit de le faire et c’était démocratique — contrairement au fonds secret(UC) du fédéral qui lui a servi illégalement !
    De plus, on ne peut pas sans rire, affirmer que ce qui est bon pour minou ne l’est pas pour pitou !
    À moins que M.Beauchesne se voile les yeux pour ne pas voir l’omniprésence du « chiffon rouge » du Dollorama (dixit Mario Roy, laPresse, 2002)

    *
    3- Pour ce qui est de l’impôt — moi qui fait plusieurs « déclarations de revenus » — M. Beauchesne devrait cesser de se donner continuellement en référence pour justifier ses dires : c’est beaucoup plus complexe comme le soulignait M. Tremblay. Le 20% dont il parle est plus ou moins vrai — en déduction à la source — mais c’est tout le reste qui importe, soit les services supplémentaires que l’on reçoit en retour . Je suis d’accord que les impôts sont toujours trop élevés. En passant au USA, plus de 50% de la population ne paye plus d’impôt au fédéral. Trop pauvre!

    *
    4- « on aime mieux se réconforter avec le mythe du référendum volé. » Victor Beauchesne

    Allez donc lire ce que déclarait l’ancien DGE du Québec dans Vive la Catalogne libre ? – 16 décembre 2009 par Joseph Facal.

    Un extrait, le 19 déc 2009 à 16:48 Jean-Renaud Dubois
    « Très peu ont entendu parler des recherches du DGE à ce sujet, puisque Power et Gesca (avec ses 7 quotidiens, dont LaPresse) se sont tus, évidemment, à ce sujet.

    Ils ont même été jusqu’à manipuler l’opinion publique en rapportant la phrase suivante : «l’argent» et « LE VOTE » ethnique» au lieu de la vraie déclaration de Parizeau : « L’ARGENT et « DES » votes ethniques. Quel professionnalisme! Poutant c’était simple de vérifier sur le fil de presse, non? Ils n’ont donc aucune excuse. Manipulation encore…

    COMBIEN de votes ?

    En effet, à cause de ce silence des journalistes de Power (Pratte, Dubuc et Gagnon en particulier), très peu savent ce que le DGE a déclaré suite à une recherche qu’il a effectuée après le référendum en faisant une comparaison entre « la liste électorale informatisée » et le régime d’assurance maladie du Québec (RAMQ). »

    Pierre F. Côté (DGE) a découvert que 300 000 électeurs n’étaient pas inscrits comme assurés à la RAMQ. Pourquoi ?

    *
    5- « Mais c’est surtout le ton moralisateur condescendant qui agace le plus………. (…) … » M. Beauchesne

    Peut-on faire une démonstration d’un lien possible entre les « dons de 3 000$ regroupés » pour obtenir des contrats, sans de faire accuser par Victor d’être partisan, condescendant et moralisateur ! (20 avr 2010 à 20:28)

    ***

    Enfin, pour répondre à toutes vos inquiétudes, à vous et Normand, je vous suggère de lire aussi d’autres sources que Gesca qui contrôle 70% de la presse écrite, et est en convergeance cachée avec la SRC (entreprise privée qui a un lien évident avec une entreprise publique – sans parler des émissions « laPresse télé ») ; contrairement à Québécor qui a au moins la l’honnêteté de le faire à visière levée, elle !

    D’autres sources comme par exemple M. Facal au Jde Montréal ; ou le minuscule et indépendant Devoir ; ou mieux encore, le livre « La souveraineté du Québec » « hier, aujourd’hui et demain » de Jacques Parizeau.

    Je sais, je sais, la vie est dure…d’être obligé de le lire pour calmer vos inquiétudes.

    Bonne fin de semaine,

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

  46. le 02 mai 2010 à 21:19 Marc Tremblay

    Jean-René,

    Je dois dire que je suis impressionné par vos connaissances sur l’histoire du dernier référendum.

    J’ai fait de l’inflation verbale en affirmant que ca prendrait 55 % de Oui au référendum. M. Beauchesne allait jusqu’à 60 %. Je suis pour le seul principe démocratique existant, à l’effet que 50% +1 est la règle de la majorité En fait, je pense qu’un vote de 55 % ou plus serait encore mieux. Il serait plus convaincant mais nullement nécessaire. Sinon, ce serait la tyrannie de la minorité, ce qui est inacceptable et anti démocratique.

    Les Russes ont dominé plusieurs pays de l’est européen à compter de 1917; à cela se sont ajoutés d’autres pays suite à l’Accord de Yalta et la fin de la Seconde guerre mondiale.

    Mais lorsqu’il y a eu des référendums dans ces pays visant à sortir de la domination russe, plusieurs nations ont voté Oui à 90 %. On ne peut espérer de telles majorités « soviétiques ». Mais cela illustre ce que cela peut faire lorsque des nations sont unies et non divisées comme l’est la nation québécoise.

    Changement de sujet : je suis conscient que j’étais hor propos, mais vous ne m’avez pas répondu sur les mouches dans votre région.

  47. le 02 mai 2010 à 21:22 Victor Beauchesne

    @Gilles
    « vous partez du principe que le Québec devrait conserver une implication dans lea alliances militaires que le Canada a conclu. Peut-être. Mais peut-être pas non plus. Il y a d’autres modèles. Comme celui de la suisse par exemple« 

    C’est pas mon principle, c’est dans le programme du PQ. Si on veut la Suisse comme modèle d’un Québec indépendant, qu’on le dise svp.

     »Pourquoi faudrait-il qu’il y ait nécessairement une montée de violence après l’Indépendance du Québec. »

    Je ne dis pas ça, il se peut très bien que tout le monde respire effectivement par le nez, mais si ce n’est pas le cas, comme en Bosnie par exemple , on fait quoi ? Il n’y a rien de garanti, mais à éouter les souverainistes, seuls les scénarios optimistes sont possible. Actuellement il est défendu de parler de scénarios disons moins favorable èa l’indépendance.

     »Et il y a des exemples récents où des pays ont été créés après un divorce à l’amiable.  »

    Oui, tout à fait, mais pour chaque Slovaquie il y a une Bosnie, pour chaque Ukraine, il y a une Irlande ou une Algérie, qui aurait pu prédire ?

     »Les Stastny se sont sauvés de la Yougoslavie. Aujourd’hui Peter est député et représente son pays dans le Parlement Européen. Et personne n’est mort.  » Il y a eu plus de 60 000 morts en Yougoslavie, mais les Stasny sont des Slovaques eux pas de comparaison possible.

     »Qu’est-ce qui empêcherait le Canada de prendre acte calmement de la décision des Québécois de revoir un pacte qui n’a jamais été accepté ? pourquoi les fédéralistes évoquent-ils toujours des scénarios catastrophe ? Pourquoi? »

    Ce serait à souhaiter évidemment. Mais si le contraire se produisait, vous pouvez garantir la réaction, moi non. Donc je voudrais que mes dirigeants aient au moins songer à quoi faire dans des circonstances pareilles avant d’envoyer mes garçons au front chargé en blancs.

    « Et je suis d’avis que ce sont ceux parmi les fédéralistes qui combattent l’idée de Souveraineté, qui font que la situation stagne. »

    Et là vous avez tout à fait raison. Que font les souverainistes pour conavaincre ceux qui sont réfractaires ? Ils les affublent de tous les insultes possibles: traîtres, vendus, collabos, roi nègres, colonisés, etc etc . Comme si nous étions incapables d’évaluer une situation et de tirer nos propres conclusions.

    Un petit secret mon cher Gilles, on peut être très très pro-Québec sans être souverainiste.

    @ M. Dubois

    Revenez-en du référendum volé. Pensez à l’avenir, vous allez faire quoi pour convaincre vos concitoyens de la justesse de votre cause au lieu de les insulter, de leur remettre votre déception dans la face ?

    Si vous pensez que Gesca détient le monopole de la vérité et que c’est elle qui vous empêche de réaliser votre rêve, faites quelque chose au lieu de vous en plaindre, mettez votre argent là ou vous pensez que ça compte. Moi je n’ai rein à foutre de Gesca.

    Si votre cause était si juste, si convaicante, les Québécois l’appuieraient sans équivoque, peu importe ce que dit Gesca ou qui que se soit. C’est trop facile de blâmer les autres pour nos propres erreurs. Vous allez me faire un débat de chiffres sur qui a dépensé le plus en 1995 comme si cela était la principale cause de votre défaite. D’accord, mais n’attendez-vous pas à convertir autres que les convertis. C’est un discours de loser déçu. Changez de stratégie, ouvrez le débat, amenez de nouveaux arguments au lieu de radoter sur Lord Durham et les patriotes de 1837, psst nous sommes en 2010. Falardeau vous réconforte peut-être mais il n’amène aucun nouveau dans votre camp, il ne fait que donner bonne conscience à ceux qui se voient encore victimes du Canada.

    Question:

    Est-ce que Guy Laliberté, Robert Lepage, Guy Godin, Daniel Langlois, Céline Dion, François Lemaire, Laurent Beaudoin, Jacques Lamarre etc etc se sont déjà plaints d’être victimes du Canada ?

  48. le 02 mai 2010 à 23:01 Gilles

    Vous dites Victor « Que font les souverainistes pour conavaincre ceux qui sont réfractaires ? Ils les affublent de tous les insultes possibles: traîtres, vendus, collabos, roi nègres, colonisés, etc etc .»

    Avez-vous lu ça ici ? On en parle régulièrement quelqu’un vous a insulté ?

    Secret pour secret cher Victor, j’en ai un aussi pour vous : On ne peut pas être très pro Québec sans que ça paraisse Victor. Et dans vos propos ça ne parait pas beaucoup parce que vous n’envisagez pas à ma connaissance la simple idée que ça puisse être favorable au Québec que de disposer de sa souveraineté politique.

    Pour le reste, si on avance et se gouverne constamment en fonction du fait que le pire peut se produire, on envisage pas les choses de la même façon que quand au contraire on envisage les choses d’une façon positive ou favorable ou optimiste.

    Nous ne sommes plus en 1885, Riel est mort et nous vivons dans une société de droit. Il y a eu deux référendums que nous souverainistes avons perdus. Est-ce qu’il y a eu des émeutes du saccage et du sang versé Victor…? Et pourtant la défaite fut amère. Alors quoi, les fédéralistes canadian qui se torchent (enfin ceux qui le font) avec la Charte et le reste ne seraient pas capables de se contenir ? Fair play et flegme au menu…

    Les risques de violence puis-je vous faire remarquer ont depuis toujours été une menace brandie par ceux qui sont contre l’Indépendance du Québec. L’idée de la partition c’est pas une idée des souverainistes Victor, c’est une idée des angryphones du west island.

    Et envoyer l’armée au Québec, c’est une idée qui vient d’Ottawa.

  49. le 02 mai 2010 à 23:17 Marc Tremblay

    Selon moi, en disant non aux deux référendums, les Québécois n’ont pas défait les souverainistes.Ils se sont infligés à eux-mêmes une défaite en se privant d’un rapport de force qui aurait pu amener le ROC à accepter une relation d’égal à égal entre les deux nations.

  50. le 03 mai 2010 à 6:05 Robert Lachance

    Changez de stratégie, ouvrez le débat, amenez de nouveaux arguments au lieu de radoter sur Lord Durham et les patriotes de 1837, psst nous sommes en 2010. Victor Beauchesne

    Excellente idée !

    Le Canada devrait remettre en question les modalités de sa continuité Québec/ROC en fonction de la survie de l’humanité envisagée pour un siècle. Le principal obstacle retenu est le réchauffement de la planète, le deuxième, le ralentissement de la croissance démographique mondiale et l’atteinte d’un plateau vers 2058 à 10 ou 9 milliards.

    Brièvement

    Le ROC, avec l’exploitation de ses sables bitumineux, détient une réserve mondiale de pétrole. Il doit en garder pour les siècles suivants. Ce pétrole deviendra de plus en plus payant au rythme de sa rareté. Nous serions ouverts à nous passer de péréquation et d’automobiles de l’Ontario.

    Le Québec se charge de ralentissement de la croissance de la population mondiale en établissant des liens diplomatiques, financiers, migratoires nomades, commerciaux et éducatifs avec Haïti et l’Afrique francophone. Nous sommes des experts en dégénération.

    Autre exemple de Mes Aïeux, le Canadien de Montréal.


    Concrètement, remplacement d’ici 10 ans disons de la députation fédérale par un ministre à Québec du ROC et du ROM (reste du monde). Je vous y verrais M. Facal.

  51. le 03 mai 2010 à 17:10 Marc Tremblay

    Je suis devenu souverainiste à l’âge de 14 ans. Si les Québécois optent pour la souveraineté, je ne pense pas qu’il y ait risque de violence, sauf de la part de certains extémistes anglophones et québécois francophones qui se sentent davantage Canadiens que Québécois.

    Il est vrai que les victoires du Non lors des deux référendums n’ont pas entraîné de violence. Les Québécois ont toujours été pacifiques et même pacifistes, à l’exception de l’intermède du FLQ qui a fait long feu. Les Québécois se sont détournés de ce mouvement dès l’instauration de la Loi sur les mesures de guerre et surtout après la mort de Pierre Laporte.

    Lors de la crise de la conscription en 1917, les Québécois se sont révoltés. A Québec,il y a eu des manifestations et la police « provinciale » a refuser de mâter la foule en colère. Les autorités ont fait appel à des troupes ontariennes qui ont tué à la mitrailleuse 4 personnes et en ont blessé 70 autres.

    Lors de la Seconde guerre mondiale, il y a eu une autre crise de la conscription. Il y a eu un référendum et le ROC a voté massivement pour la conscription tandis que le Québec en faisait autant en votant contre (71 %). Le Fédéral a même emprisonné le maire de Montréal qui s’opposait à la conscription durant la durée de la guerre. Et la police fédérale a couru après les conscrits qui refusaient de participer à la guerre.

    Le conquérant anglais et les fédéralistes québécois ont toujours utilisé la violence pour parvenir à leurs fins. Même en 1995, la manifestation de dizaines de milliers de citoyens du ROC qu’on a appelé une marche de l’amour était une manoeuvre d’intimidation, voire de violence psychologique pour faire peur. Tout comme le coup de la Brink’s. Il n’est pas mauvais de nous rappeler de l’histoire.

    Après un éventuel référendum positif sur la souveraineté, le ROC et le Fédéral et certains fédéralistes québécois pourraient menacer de recourir à la violence. Je pense qu’ils y penseraient à deux fois car cette menace pourrait causer un ressac chez la majorité francophone et augmenter l’appui à la souveraineté.

    Enfin la Loi sur la clarté constitue une forme de violence psychologique, en exigeant une majorité de plus de 50 % +1, ce qui va à l’encontre de tous les principes démocratiques, et en donnant au ROC le droit de se prononcer sur la question référendaire.

    Que fait-on du droit à l’autodétermination des peuples ? D’ailleurs, pas besoin d’être reconnue comme une nation colonisée pour revendiquer le droit à l’autonomie.

    A noter que tout ce que je viens d’écrire ci-dessus ne relève pas d’un ressentiment de ma part envers le ROC. Je souhaite la souveraineté pour des raisons de dignité et du désir que les Québécois s’assument tout en se libérant de la dépendance envers le ROC.

  52. le 03 mai 2010 à 17:24 Gilles

    Il y a aussi un autre type de violence. Par exemple la façon dont la Loi 101 a été charcutée.

    Écoutez ici ce document d’archives où l’on entend le docteur Laurin expliquer les conséquences d’une enième rebuffade infligée par la Supreme Court of canada.

    C’est à la fois émouvant et instructif :
    http://archives.radio-canada.ca/politique/langue_culture/clips/7527/

  53. le 05 mai 2010 à 19:58 Marc Tremblay

    Monsieur Facal,

    Vous n’avez pas mentionné qu’entre 1840 et 1867, le Haut-Canada comportait une population beaucoup plus importante que celle du Bas-Canada (francophones ). Le nombre de députés provenant des deux nations était égal. Mais en préparation de la Constitution de 1867, le Haut-Canada (anglophone ) réclamait une représentation proportionnelle en fonction de la population des deux populations. Pour les anglophones, il n’y avait plus qu’une nation. Ce fut le début de la minorisation des francophones et ca va continue.

  54. le 05 mai 2010 à 20:07 Marc Tremblay

    M. Facal,

    Je veux rectifier mon dernier message. Je devais écrire que le Haut-Canada réclamait une représentation proportionnelle en fonction du nombre de personnes dans les deux territoires.

    Enfin, mon dernier mot aurait dû être continuer.

    Excusez-la.

  55. le 11 mai 2010 à 13:01 Robert Lachance

    Si ça nous chante, nous pourrons continuer à voter pour le Bloc jusqu’en 3147 après Jésus-Christ. Ottawa nous laissera les nids-de-poule, les décrocheurs du secondaire et les couloirs des hôpitaux. Vous-même.

    3147 ?

    Je me soucie du long terme.

    Cette date ne me dit rien.

    Hubert Reeves laisse à d’autres l’après 2403.