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Les mouches

Traduit en français, mon proverbe espagnol favori donne à peu près ceci: dans une bouche fermée, les mouches n’entrent pas. Autrement dit, se taire est le plus sûr moyen de ne pas dire de niaiseries.

Prenez les commentaires des derniers jours sur la langue française à la suite de la publication du dernier recensement. Sans exception, tous les fédéralistes y ont vu de bonnes nouvelles et tous les souverainistes y ont vu de mauvaises nouvelles.

Ce n’est évidemment pas un hasard. La langue est le coeur de l’identité québécoise, et la protection de cette identité est la principale raison de vouloir faire du Québec un pays.

Dans cette avalanche de chiffres, la vraie question est de savoir s’il y avait plus de bonnes ou de mauvaises nouvelles.

                                                            Bon et mauvais

Le nombre d’allophones qui parlent désormais le français à la maison a augmenté et les transferts linguistiques vers l’anglais ont baissé. Une incontestable bonne nouvelle. Les efforts n’ont pas été vains.

Par contre, au total, le pourcentage de gens au Québec dont le français est la langue la plus souvent parlée à la maison a baissé. Ce recul du français est certes léger, mais en sommes-nous rendus au point de considérer comme un progrès le fait de reculer «légèrement»?

Sur l’île de Montréal, le pourcentage de gens qui parlent le plus souvent le français à la maison a baissé de plus de deux points en à peine cinq ans. J’ai de la peine à y voir une bonne nouvelle, à moins, ici encore, de se réjouir que ce ne soit pas pire.

                                                                 Déclin

Dans le reste du Canada, il y a 400 000 personnes qui déclarent le français comme langue maternelle, mais qui ne l’utilisent plus à la maison. Cela porte un nom: assimilation. Les jovialistes ont au moins eu la décence de ne pas tordre les chiffres dans leur cas.

Pour tout le Canada, le pourcentage de gens qui parlent le français à la maison continue de baisser. Nous étions un sur quatre en 1971. Nous ne sommes qu’un peu plus d’un sur cinq aujourd’hui.

Quand votre poids démographique baisse, votre influence politique baisse aussi. Inévitablement. Comment, ça ne vous réjouit pas? Que vous êtes grognon et frileux!

                                                                 Recul

Bref, à des degrés très différents d’intensité, le français recule au Canada, recule au Québec, et recule à Montréal. Au Québec en particulier, tout n’est évidemment pas noir, surtout si on compare la situation du français aujourd’hui à celle d’il y a trente ans.

Mais en toute honnêteté, on voit mal comment il peut être possible, au total, de dire que les bonnes nouvelles l’emportent sur les mauvaises.

Il faut cependant être cohérent: on ne peut, d’un côté, vouloir plus d’immigrants et, de l’autre, déplorer que leur arrivée fasse reculer le français.

Quant aux deux ministres du gouvernement du Québec qui sont venus nous dire qu’il n’y avait là que des bonnes nouvelles, elles avaient des mouches plein la bouche.

39 réponses à “Les mouches”

  1. le 14 déc 2007 à 8:53 Arnold Schwartz

    Dans tous ceux qui disent que le français n’est pas menaçé, il y a quand même une part de ces gens qui n’affirment tout simplement pas ce qu’ils pensent. Je connais personnellement plusieurs francophones, qui en publique disent qu’il n’y a pas le feu en la demeure et que des problèmes plus sérieux que la langue devrait occuper la place publique. À savoir s’ils ont raison là n’est pas la question,car en privé ils ne se gênent pas pour associer les problèmes du peuple Québécois au fait francophone. Sans le crier sur les toits, ils espèrent pour leurs enfants un Québec anglophone qu’ils pensent plus viable pour l’avenir. Pour eux le statut quo nous mène vers l’abandon progressif du français, c’est pour cette raison qu’ils diront toujours qu’il n’y a pas de problèmes.

    Arnold

  2. le 14 déc 2007 à 9:07 Simon Robert

    De l’assimilation de francophones? Au Canada? Bien voyons donc!

    J’écoutais la semaine dernière, à la radio, un fonctionnaire de Statistique Canada. Il semblait, lui, préférer le terme «transferts linguistiques». Comment nommer «un chat», «un chien»!?

    Mais je crois qu’il faut faire attention quand on dit que le français recule à Montréal. Oui, on nous accueille plus souvent en anglais dans des établissements et on voit de plus en plus d’affiches publicitaires dans la langue de Shakespeare. Mais dans ce sondage, on parle de langue parlée à la maison. Ça ne veut pas dire que tout ces gens qui parlent grecs, italien, espagnol ou russe à la maison ne sont pas francophones ou francophiles. Quand je me met dans la peau de ces Québécois, je trouve que c’est un peu insultant. M. Facal, si parliez espagnol à vos enfants à la maison, il me semble qu’on devrait tout de même vous considérer comme francophone, non?

    Mais concernant tout ce «zigonnage» identitaire et linguistique, plus on en parle, plus je trouve ça ridicule et profondément dé-bi-li-tant! Assumons notre culture et notre langue et faisons l’indépendance! Donnons-nous un pays! On sait tous que ça ne règlera pas tout! On aura quand même des problèmes comme n’importe quel pays normal, mais on aura au moins, collectivement, les moyens politiques pour affronter ces défis! Et les choses seront alors claires, nettes et précise pour nous tous!

  3. le 14 déc 2007 à 14:33 Richard Sauvé

    Je l’ai déjà écrit et je le répète: une bonne moitié des Québécois “pure-laine”, qui constituent tout de même le coeur de ce qu’on peut appeler le peuple québécois, une bonne moitié donc, ne veulent pas entendre parler d’indépendance. Les souverainistes disaient souvent dans les années 80: “nous étions une poignée en 1960, et maintenant nous sommes entre 40 et 50%. Eh bien, force est de constater que le mouvement a complètement cessé de gagner du terrain. Il vaudrait mieux abandonner cette idée.

    Le Québec est une province de plus en plus pauvre, et les Québécois en sont bien conscients, bien qu’il leur répugne de l’admettre. Il est vrai que l’assimilation nous guette à long terme, mais les gens ne sont pas prêts à se détacher du train canadien pour courir de grands risques économiques. Robert Bourassa avait raison, en somme.

  4. le 14 déc 2007 à 16:45 jean claude pomerleau

    Je vous invite à lire un Mémoire présenté à la Commission qui nous donne une perspective géopolitique de la question de la langue. Une raeté que vous ne lirez jamais dans la médiacratie:http://www.vigile.net/Etat-naturel-vs-Etat-arbitraire

  5. le 14 déc 2007 à 16:57 jean claude pomerleau

    (Richard Sauvé) Votre point de vue est assez troublant, vous nous dite que le meilleur scénario c est de consentir à disparaître tranquillement.Sont-ce là les effets d’une longue exposition au colonialisme. Je vais vous poser une question simple: Les pays d’Europe du Nord sont les plus performant au monde en matière de création et de répartition de richesses, le Québec a les mêmes caractéristiques géopolitiques, que lui manque t il pour performer comme eux.
    A titre de simple citoyen, je me suis interessé à cette comparaison et j’ai commis quelques textes d’opinion qui sont édité ici:http://www.vigile.net/_Pomerleau-Jean-Claude_

    Il s’agit d’opinions partant de considérations géopolitiques (tout tourne autour de l’état). Je compare le demie état du Québec province avec des états souverains (Optimal).

  6. le 14 déc 2007 à 17:40 Richard Sauvé

    Jean-Claude Pomerleau, je ne suis pas aussi optimiste que vous: il n’est pas certain que notre peuple soit capable de faire aussi bien que les Scandinaves. Trop de Québécois sont indisciplinés, paresseux, contents d’eux-mêmes. Voyez seulement la “kalité d’la lang”, comme dit monsieur Facal.

    Toutefois, il reste possible que ce soit vous qui ayez raison. Mais comme disait, je crois, Pierre Bourgault: “Ce n’est pas d’avoir raison qui compte, c’est de gagner les batailles.”

    Or, je ne vois pas comment on va convaincre une majorité de Québécois de s’engager dans l’aventure de fonder un nouveau pays, alors que, je le répète, nous devenons de plus en plus pauvres chaque année, et que notre population vieillit. On peut rester au Canada et parier que l’assimilation n’arrivera pas. Ou croire qu’elle arrivera, mais se trouver trop faibles pour prendre les mesures qu’il faut pour l’éviter.

  7. le 14 déc 2007 à 17:45 Simon Robert

    @Richard Sauvé
    Vous dites qu’il y a un risque économique. Si de “l’autre côté” ils ne veulent PAS qu’on se sépare, c’est pas parcequ’ils aiment nos beaux yeux et qu’on est fin. C’est parceque c’est PAYANT! On nous volle nos impôts et ils nous en redonnent une partie en tirant sur la laisse! Tout ça en attendant qu’on soit devenu une minuscule minime minorité insignifiante de la population canadienne.

    Écoutez, même si vous aviez raison, même s’il y avait des coûts économique à se séparer, comprenez qu’il y a d’autres coûts à rester dans ce pays. Ces coûts, ils sont politique, sociaux, et culturels. Alors, moi je dit OUI. Oui à la responsabilité collective du peuple Québécois, oui à sa pleine et entière liberté, oui à sa pleine et entière RESPONSABILITÉ et au bout du compte… oui au risque!

  8. le 14 déc 2007 à 18:36 jean claude pomerleau

    M Ricard Sauvé, sachez bien que j’ai beaucoup de respect pour vous et tout ceux qui partage vos inquiétudes qui sont de deux ordres:Concernant les pays d’Europe du Nord, eux aussi ont connu leurs inquiétudes avant leurs souverainetés. L’Islande avait perdu la quart de sa population au moment ou il a choisit la souveraineté.Depuis il ont connu un développement remarquable (niveau de vie supérieur au Québec). À la même époque Terre Neuve qui a choisit d’être une province perd annuellement 1 % de sa population; et pratique encore une politique de la mendicité envers Ottawa malgré ses richesses. Et la Norvège qui tremblait dans ses culottes avant de faire le choix de la souveraineté a depuis mis en place une stratégie d’exploitation de ses richesses pétrolière qui lui rapporte une prise de 70% (alors que la province de l Alberta tire 50%), ce qui lui vaut un fond pétrolier de plus de 300 milliards. Ils ont arrêter de trembler depuis. Je pourrais vous soulignez le cas la performance remarquable de la Finlande dans le domaine de la foresterie (3 compagnies dans le top dix mondiale, alors que le Canada n en a aucune. Au moment ou se termine le Sommet forestier au Québec sur un constat désolant: On attend des nouvelle d Ottawa on se rend compte de l Importance d avoir tous ces leviers en un lieu de décision: C est cela un état optimal. Vos deuxième sujet d’inquiètude concerne la marche à suivre pour récupérer nos leviers d Ottawa, j’ espère avoir l occasion de revenir sur le projet de Constitution du Québec qui nous en trace la voie.

  9. le 14 déc 2007 à 21:04 La blogueuse du PQ

    M. Facal, il est difficile en effet d’y voir globalement une bonne nouvelle, mais oui, comme vous dites, quelques données sont loin d’être désolantes.

    Cependant, oui je crois possible d’espérer plus d’immigrants tout en souhaitant conserver la langue. Ça s’appelle l’intégration, et dans ce domaine, seul un gouvernement francophile y parviendra.

    Cela dit, merci pour votre billet pertinent et nuancé.

    **

    M.Robert, votre dernier paragraphe, c’est exactement ça…

  10. le 14 déc 2007 à 23:10 Denis Lalande

    Relevons-nous!!!

    Recul du français au Canada. Montréal perd sa majorité francophone. Quelle belle une pour les canadians n’ayant jamais cru au bilinguisme. Quant à nous francophones du Québec, on le voit bien, notre langue glisse lentement vers l’océan anglophone. Après toutes les luttes que nos ancêtres ont déployées pour ne pas sombrer, la descente semble bien amorcée.

    Nous les nouveaux Québécois dépersonnalisés
    Nous taisons notre histoire aux étrangers
    Nous ne voulons surtout pas vous importuner
    Prenez ma place, je vais me tasser

    On oublie notre idéal
    On ne veut plus en parler
    On regarde ailleurs
    On se sent coupable un peu

    Relevons-nous, ne laissons pas avorter le rêve de nos ancêtres. Donnons-nous ce pays si naturel. Le pays, c’est le français aussi, c’est surtout le français, le pays! Profitons du fait que notre langue demeure un atout comme seul état francophone en terre d’Amérique. Notre différence fera augmenter notre importance comme pays. Prenons conscience de cette valeur. N’arrête-t-on pas. La victoire s’obtient à tous les jours pour ceux qui croient en soi et en une cause. Ne brisons pas la suite logique de notre devenir collectif . Libérons-nous. On ne peut pas se contenter de rester toujours une petite province enfermée dans le Canada! Ouvrons-nous. Ne pensons plus aux plaines d’Abraham. Montcalm et Wolf sont morts au champ d’honneur. Pas nous, même si nous avons déjà perdu des batailles. Le passage dans la défaite nous a préparé pour la victoire. On a toujours le droit et le devoir de se relever quand on veut continuer à vivre. Il ne faut pas arrêter si près du but. Levons-nous. Ouvrons-nous sur le monde comme n’importe quelle nation. Nous avons un rôle essentielle à jouer avec elles. Nous n’avons pas le droit de passer à l’histoire comme un peuple qui a reculé devant son destin. La souveraineté pour sauver notre langue! Le français pour dire qui nous sommes! Tentons le tout pour le tout avant de ne plus faire le poids linguistique, c’est maintenant ou jamais.

    Denis Lalande
    Nominingue

  11. le 15 déc 2007 à 15:23 Richard Sauvé

    @Jean-Claude Pomerleau:

    Moi aussi, j’ai beaucoup de respect pour vous, et comme je l’ai écrit, il est possible que je me trompe et que vous ayez raison. Mais la vraie question est: Même en admettant que la souveraineté du Québec soit le meilleur choix possible, comment convaincre une majorité de citoyens d’y adhérer ? Dans tous les pays où cette décision a été prise démocratiquement, on a simplement posé une question claire (là-dessus, Stéphane Dion a parfaitement raison) à laquelle le peuple a répondu OUI. Pourquoi a-t-on fait deux référendums chez nous avec chaque fois des questions confuses ? Evidemment parce qu’avec une question claire, la majorité du NON aurait été écrasante!

    @Simon Robert:

    Je suis sûr que les souverainistes intelligents ne sont pas fiers de vous. Nous recevons plus d’argent du reste du Canada que nous en donnons par nos impôts et nos taxes, car nous sommes une province pauvre qui bénéficie de la péréquation. Beaucoup de Québécois aiment croire le contraire, et le répètent comme vous le faites parce qu’ils sont incapables de faire face à la dure réalité.

    On peut admettre, en revanche, que si le Québec était pleinement souverain, et capable de prendre toutes les décisions le concernant, il s’en tirerait mieux, même avec moins d’argent. C’est le point de vue de monsieur Pomerleau, et il se défend.

  12. le 15 déc 2007 à 17:53 Christian

    le 14 déc 2007 à 21:04 La blogueuse du PQ
    Cependant, oui je crois possible d’espérer plus d’immigrants tout en souhaitant conserver la langue. Ça s’appelle l’intégration, et dans ce domaine, seul un gouvernement francophile y parviendra.

    Le souhaiter est une marque du PQ, qui a échoué. Combien de temps encore, 5 10 20 30 ans, voulez-vous l’essayer ?
    Un gouvernment francophile ? Avec un parti politique composé de bilingues, à la canadian ? Comme de 1994 à 2003 ?
    C’est très très drôle, vous savez !…

  13. le 15 déc 2007 à 17:59 Jos Bleau

    Voici, à l’exception du Québec et du N.-B., le % de ceux qui utilisent le français à la maison, selon le dernier recensement (2006) de Statistique Canada.

    Terre-Neuve-et-Labrador 0,1%
    Île-du-Prince-Édouard 2,0%
    Nouvelle-Écosse 1,9%
    Ontario 2,4%
    Manitoba 1,7%
    Saskatchewan 0,4%
    Alberta 0,6%
    Colombie-Britannique 0,4%
    Territoire du Yukon ! 1,8%
    Territoires du Nord-Ouest 1,1%
    Nunavut 0,7%

    Juste encore au cas où il y en aurait qui n’ont pas encore compris …

  14. le 15 déc 2007 à 18:14 Robert Léger

    À messieurs Pomerleau et Sauvé,

    Je fréquente quelques blogs où plusieurs participants s’affrontent dans des dialogues de sourds, l’insulte y remplacant rapidement toute autre forme d’argumentation. Comme ça fait du bien d’être témoin de vos échanges intelligents et respectueux. On a même, à vous lire, l’impression que le débat progresse au lieu de s’enliser. Plaisir assez rare par les temps qui courent…

  15. le 15 déc 2007 à 20:28 Adam

    J’ai une question a poser aux JC Pomerleau et compagnie, defenseurs de la langue francaise.
    Premierement je me presente, j’ai vecu au Quebec pendant 20 ans, je suis nee en Afrique, mais ma langue preferee est le francais, mais je maitrise 3 autres langues dont l’anglais. J’ai un amour feroce pour cette langue qui est a mon humble avis sublime, et qui nous permet de rentrer en contact avec des auteurs qui auront marques des hommes et femmes de toutes cultures et horizons.

    Ma question est la suivante : est ce que vous avez proteste quand les gouvernements de l’education pequistes et liberaux ont decides de developper un recueil de texte incluant dictionnaires et manuels scolaires pour les ecoles elementaires et secondaires au Quebec. Pratique sournoise qui en apparence se voulait comme protectrice de cette langue que l’on aime tous, mais qui en realite ne se voulait profitable que pour certaines maisons d’editions et ami de politiciens pour se faire de l’argent sur le dos du quebecois moyens. Cette mesure en effet, se veut tres efficace quand il est question d’assimiler les quebecois car elle cree une barriere entre les quebecois qui parlent francais et le reste de la planete francophone. Il se trouve que l’Ivoirien qui apprend le francais a Abidjan ou le Vietnamien a Hanoi le font sur la meme base. Il est clair que le breton, le marseillais, le gaspesien ont des differences culturels qui devraient etre preserver, toutefois il est necessaire pour garder une langue francaise forte et internationale, d’avoir une entente commune.

    Malheureusement, les gouvernements quebecois on jugeait bon de faire passer leur interets avant celui de la langue, et de jeter le blame sur les anglophones, qui ne sont pas blancs comme neiges, il faut l’admettre, mais qui n’ont pas imposer au peuple quebecois d’apprendre un francais a partir de livre qui ne font que l’isoler de la francophonie, seul rempart et ce meme en cas d’independance a une protection de notre langue et culture.

    Ce n’est pas en forcant les gens a parler le francais a la maison que l’on en fait des francophones. Personnelement je n’ai jamais parle francais a la maison avec ma famille, ce qui ne m’a empecher de gagner des prix de litterature et de poesie durant l’ecole elementaire et secondaire.

    Les quebecois gagneraient a tenter de faire une reflexion independante de celle des partis politiques, car malheureusement ces derniers se sont montres beaucoup plus manipulateur que protecteur de la langue.
    Il n’y a de solution facile, et il n’y aura pas de solution sans l’aide des autres francophones de la planete, qui ont autant a coeur cette langue que vous, mais qui malgre cela se trouve souvent rejetede cette societe.

    Amicalement,

    P.S. Pardon pour les fautes d’accents.

  16. le 15 déc 2007 à 21:48 Simon Robert

    @Richard Sauvé
    Tout d’abord, merci pour vos subtiles insultes à demi-voilé. Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas rancunié.

    Mais bon, vous dites “Nous recevons plus d’argent du reste du Canada que nous en donnons par nos impôts et nos taxes”. Alors est-ce donc une SI bonne raison pour demeurer dans ce Canada qui nous minorise de plus en plus jusqu’à l’insignifiance? Voulez-vous vraiment vivre sur le bras de votre voisin? Est-ce une bonne raison pour se laisser gérer NOS impôts selon LEURS besoins? L’indépendance, c’est le contraire de la dépendance. C’est une question de fierté!

  17. le 15 déc 2007 à 22:37 Arnold Schwartz

    @ Richard Sauvé,

    Il est pas aussi évident que vous le dîtes que le Québec aurait moins d’argent en étant souverain. Le fait est, que le fédéral dépense notre argent. Ce n’est pas comme si on ne payait rien au fédéral et qu’à chaque année, Ottawa nous envoyait un chèque. Rien ne certifie que l’argent est dépensée efficacement bien au contraire avec l’argent dépensé partout (armée, GRC, scandale ici et là, registre des armes à feu etc. La barre n’est pas très haute pour faire mieux.
    Le Québec envoi peut-être moins d’argent par capita que la Saskatchewan, mais il paie quand même une part beaucoup plus importante des dépenses fédérales que la Saskatchewan.

    Le budget de l’an un de M. Legault démontre bien que les sommes sont importantes comparé aux dépenses supplémentaires à assumer. En 2005-2006, c’était 41MM de dollars qu’on envoyait à Ottawa, pour recevoir pas tout à fait 10MM en péréquation. Ça fait quand même 30MM net pour les nouvelles dépenses.

    Dépenserons-nous autant que le fédéral? Je pense pas qu’un Québec souverain irait faire la guerre en Afganistan dans un proche avenir.

    Il n’y a pas que la dette fédéral à se partager mais aussi des actifs dans lequel le Québec à contribuer: les surplus à l’assurance-emploi, les infrastructures, l’armée. Le 25MM investi récemment dans l’armée, il y a de l’argent du Québec aussi, pas juste l’Alberta qui paie pour ça.

    Vous pouvez peut-être dire que le budget de l’an 1 est hypothétique, mais de sous-entendre (voir ci-dessous) que le fédéral dépensent tout efficacement et que l’on ne pourra pas faire mieux, même si on élimine des dédoublements et des programmes inutiles. Croyez-vous que les Québécois sont des incompétents?

    Si c’est le cas, ne serait-il pas mieux d’ouvrir la constitution et de céder toutes nos compétences au fédéral, pour que la province soit mieux gérer?

    ”Je suis sûr que les souverainistes intelligents ne sont pas fiers de vous. Nous recevons plus d’argent du reste du Canada que nous en donnons par nos impôts et nos taxes, car nous sommes une province pauvre qui bénéficie de la péréquation. Beaucoup de Québécois aiment croire le contraire, et le répètent comme vous le faites parce qu’ils sont incapables de faire face à la dure réalité.

    Arnold Schwartz

    P.S. désolé M. Facal pour ce texte hors sujet.

  18. le 15 déc 2007 à 22:46 jcpomerleau

    Une question d’importance pour savoir ce qui arrivera sans transfère du fédéral: Le gain réel du Québec dans la fédération selon une des rare étude de STATCAN qui couvre l’ensemble des échanges est de 2, 1 milliards (2004) ce qui fait 281 $ par personne. Si le Québec sort de la fédération (confédération ou indépendance) on épargne 2,5 milliards en coûts de dédoublement. Et on gagne une récupération de près de 50 milliards de nos taxes pour faire notre propre développement à partir d un centre de décision: cohérence stratégique et l ensemble des leviers politique et économiques = le statut d’état optimal. Le lien de STATCAN:http://www.statcan.ca/francais/freepub/11-010-XIB/00207/feature_f.htm

    Depuis 400 ans que nous cheminons instinctivement en tant que peuple vers un état optimal. Durant ce parcours on a été annexé par les armes (1759) et on veut nous assimiler avec le temps. Avec la tentative avorté des Patriotes,on aura mis 200 ans avant de se reprendre le contrôle de ce demie état de province. Ceux qui ont mis la Révolution tranquille en marche étaient tous fédéralistes, mais en consolidant un état et une identité (Le canadien français est devenu québécois) il ont mis en marche une dynamique qui vise le plein état (souveraineté). On a pensé que cela serait simple, on fait une campagne référendaire et au bout de 30 jour de mitraille total on espère qu tout le monde a compris le projet. On se donne un pays avec un coup de crayon on sinon on est mort. Ce ne sera pas si simple. Le peuple vivre cette angoisse et ne veut pas sauter dans le chaos promis par le fédéralistes, d autant plus qu’on nous annonce une autonomie possible. C est là que Mme Marois arrive avec un projet de Constitution du Québec. La seul a proposer de faire progresser le Québec avec un acte d état clair.

  19. le 16 déc 2007 à 17:02 Richard Sauvé

    @JC Pomerleau:

    Même en admettant la maigre différence promise par l’étude que vous citez, il est bien difficile de dire si un Québec indépendant administrerait mieux son argent. Voyez comme nous avons négligé nos viaducs, nos routes, parce qu’il était électoralement plus rentable de faire des dépenses qui “paraissaient”.

    Mais comme je vous l’ai dit, la vraie question est de convaincre les Québécois qu’ils pourront bien se débrouiller économiquement. Or, ceux-ci sont très frileux à ce propos, les deux premiers référendums l’ont démontré, si besoin était.

    @a Simon Robert:

    Pardonnez-moi si je vous ai insulté, mais vous le méritiez. Si vous êtes intelligent, alors c’est l’honnêteté intellectuelle qui vous fait défaut. Je vois d’ailleurs que vous avez abandonné cet argument de l’argent québécois “qui s’en va à Ottawa”.

    J’aime beaucoup mieux votre nouvel argument. Mais encore une fois, ce n’est pas moi qu’il faut convaincre, mais une majorité de Québécois.

    A propos, avez-vous vu le documentaire de Manuel Foglia sur Pierre Bourgault, qui vient de passer à Télé-Québec ces derniers jours ? Ce qui m’a le plus frappé, c’est le passage où on voit Bourgault discourir sur “la liberté que nous donnerait l’indépendance, la liberté, mais pas la sécurité”, devant un René Lévesque découragé, la tête dans ses mains ? Je ne vois que deux interprétations à la réaction de Lévesque:

    René Lévesque croit que pour gagner le référendum, il est nécessaire de mentir aux Québécois sur les risques économiques de l’indépendance, et que Bourgault agit stupidement en leur disant la vérité.

    Ou bien René Lévesque n’a jamais eu l’intention de faire l’indépendance: tout ce qu’il voulait, c’est bluffer et obtenir un meilleur arrangement constitutionnel. Dans ce cas, il se disait que Bourgault effrayait les Québécois pour rien.

    Celà dit, la survie du peuple québécois est en effet en danger, si nous demeurons au Canada encore un siècle. Mais beaucoup de Québécois préfèrent courir ce risque plutôt que celui d’un appauvrissement marqué.

  20. le 16 déc 2007 à 17:37 Adam

    Certains souverainistes (Je dis bien certains..nuance) sont atteint d’un syndrome que l’on pourrait qualifier de ”mendiant aggressif”. Ils ont une idees en tete pour laquelle la fin justifie les moyens, et ce peu importe le probleme, sa solution est irrevocablement la souverainete. Lorsque vous partagez leur opinion concernant certains problemes tel la qualite de la langue et les moyens pour la preserver etant donne la situation geopolitique, ils demontrent leur bonne foi par leur deniement totale de certains problemes qui sont propres a l’ideologie grotesque selon laquelle le Quebec n’est pas libre financierement et constitutionnellement.

    Quand je vous mentionne le probleme (voir commentaire precedent) par rapport a l’isolement linguistique par lequelle notre propre gouvernement nous fait subir, bien plus dommageable a long terme que le musulman qui a une maitrise excellente du francais, mais parle ourdou chez lui, les pathetiques promoteurs de la langue francaise nous reviennent avec des debats dignent d’une cours d’ecole.

    Il est temps pour la majorite des quebecois de s’unir et d’arreter de se battre uniquement sur un front qui n’a jusqu’a maintenant ete incapable de trouver consensus. Cette demarche est tout simplement debile. A force de se concentrer sur la souverainete des problemes comme celui que je mentionne sont oublier et negliger et vous inviter dans le debat politique des demagogues incapables de faire abstraction de la situation presente.

    A ceux qui tiennent a la souverainete a tout prix, demontre votre bonne foi, en vous faisant defenseurs de la langue francaise contre les politiques corrompus au Quebec qui utilisent les themes identitaire a tout vas, en nous enfoncant de plus en plus dans une assimilation certaine, et ceux sans l’aide de quiconque, mais de notre incapacite a faire face a un probleme pour lequelle les solutions sont gerables interieurement.

  21. le 17 déc 2007 à 12:17 Arnold Schwartz

    Certains fédéralistes (Je dis bien certains..nuance) sont atteint d’un syndrome que l’on pourrait qualifier de ”mendiant passif”. Ils ont une idees en tete pour laquelle la fin justifie les moyens, et ce peu importe le probleme, sa solution est irrevocablement le statut quo (ou bien des énonçés sans fondement comme le Québec est une nation au ……canada uni).

    Arnold

  22. le 17 déc 2007 à 13:42 Richard Sauvé

    En passant, je veux réagir aux statistiques données par Jos Bleau, un peu plus haut, sur le pourcentage de gens parlant français à la maison, dans les autres provinces.

    L’assimilation est en effet galopante dans le reste du Canada, sauf peut-être au Nouveau-Brunswick, où les Acadiens résistent beaucoup mieux (bien qu’ils perdent peu à peu du terrain, eux aussi).

    Là-dessus, il faut donner un point aux souverainistes: c’est l’un des grands mensonges des fédéralistes à la Trudeau d’avoir toujours prétendu:

    1) que la politique de bilinguisme “coast to coast” permettrait de préserver le français dans les provinces anglaises;

    2) que la présence du Québec dans le Canada aiderait les minorités francophones à rester en vie.

    L’attrait de l’anglais en Amérique du Nord est tel qu’il n’y a rien à faire, à long terme, pour les minorités francophones. Même le Québec risque de succomber un jour. A vous, messieurs les souverainistes, de convaincre les Québécois que les risques économiques valent bien la chandelle de l’indépendance! Je vous ferai remarquer que le parti Québécois ne parle plus guère sérieusement d’indépendance, ou de souveraineté, depuis un bon bout de temps. Et vous savez bien pourquoi: parler trop de souveraineté fait perdre des points dans les sondages, sauf en cas de grave crise, comme lors du rejet de Meech.

  23. le 17 déc 2007 à 15:29 daveyy

    M. Facal,

    Lorsque vous dites “le français recule au Canada, recule au Québec, et recule à Montréal. Au Québec en particulier, tout n’est évidemment pas noir, surtout si on compare la situation du français aujourd’hui à celle d’il y a trente ans.”

    Cela semble contradictoire, surtout quand vous parlez du Québec. Si la situation du français s’est améliorée au Québec depuis trente ans, et je partage cette opinion, comment alors prétendre qu’il recule en s’améliorant ?

    Si 91% des habitants du grand Montréal parlent le français versus 86% il y a à peine 5 ans, si les allophones adoptent le français en nombre croissant, qu’est-ce qui justifie l’alarmisme quand on voit le pourcentage de langue maternelle française fléchir ?

    Mmme Marois déclare qu’aucune baisse n’est acceptable. Logiquement la seule façon d’empêcher une baisse serait de stopper l’immigration de tous les non francophones, est-ce réaliste, souhaitable? Est-il réaliste d’exiger la francisation des PME de 25-50 employés? Combien en avons-nous, ça prendrait combien d’inspecteurs, ça rapporterait quoi au juste? Peut-être que les commissions scolaires inutiles ( selon M. Dumont) pourraient être mise à contribution?

    En fait le but de mon intervention est de ramener le côté pratique d’une question qui soulève d’énormes passions. Le fond de commerce du mouvement souverainiste est la protection de la langue française. Si la menace est exagérée, qui en profite le plus? L’inverse s’applique aussi pour le PLQ, si la menace est minimisée…Avec les mêmes chiffres on arrive à des conclusions fort différentes.

  24. le 17 déc 2007 à 15:44 Adam

    @ Arnold

    Ca aurait ete bien rigolo de repondre de la maniere que vous l’avez faites dans votre dernier commentaire… si on avait 8-9 ans, mais je vous suppose bien plus reflechi que cela. Alors repondez au probleme que je mentionne.

    On aviez vous conscience ?

    Si oui, qu’en pensez-vous ?

    Je souhaite elever le debat au dela de la fameuse dualite federaliste-souverainiste. Si pour vous la politique se limite a tenter d’obtenir une souverainte du Quebec, ou pas, alors ne me repondez pas, je m’avoue vaincu par votre analyse tres pousse.

    Sinon je suis persuade que nous avons tout les deux a coeur la langue, alors dites nous ce que vous en pense ?

    Si vous n’en avez jamais entendu parler, il me fera plaisir de vous fournir des articles.

    Et vous Mr. Facal, que pensez-vous de cette isolation linguistique que nous fait subir nos differents gouvernements (pequiste et liberale) et qui nous mene irremediablement vers une assimilation qui pour le moment semble certaine ?

  25. le 17 déc 2007 à 17:58 Simon Robert

    @M. Sauvé
    Tout est une question de légitimité, M. Sauvé. À mon avis, le gouvernement fédéral n’a aucunement la légitimité de dépenser MES impôts selon SES besoins.

    Mon exemple est p-e farfelu mais bon… Imaginez un instant que le gouvernement canadien décidait d’annexer le Canada avec les États-Unis. Il n’est pas nécessaire d’être anti-américain pour dire que vous n’accorderiez pas de légitimité au nouveau gouvernement central.
    Mainteant, ce dernier fait des transfert de péréquation. Pourquoi? Pas parce qu’on est gentil ou pour nos beaux yeux. C’est pour pour prendre notre trou et convaincre nos concitoyens que le gouvernement central est rempli de bonté et de bonnes intentions.

    Historiquement, le Québec est un pays que l’on a annexé au Canada. “Ça s’est déroulé il y a près de 250 ans!” me dirat-on. Peut-être! Sommes-nous encore annexés? Aux dernières nouvelles : oui. Ça c’est sans parler de la non légitimité constitutionnelle actuelle.

    Bref, je suis de l’école de pensée où “… la liberté ce n’est pas la sécurité. Le statu-quo ça c’est la sécurité!”

  26. le 17 déc 2007 à 19:06 vindictater

    On aura beau retourner les chiffres de tous les cotés, la constation évidente c’est que le francais recule partout au Canada. Les fédéralistes qui se targuent de leur beau grand pays bilingue qu’est le Canada ne peuvent nier la tendance lourde qui s’offre a nos yeux. Si le francais recule statistiquement alors il recule politiquement ainsi notre pouvoir d’influence a Ottawa diminue. Le statut quo ici n’est pas une option, le pari de la souvrainté est la seule issus possible a cette érosion de notre poids politique. Encore une fois, la peur, l’immobilisme, le laisser aller et la résignation ne mene nulle part dans la vie. Qui ne risque rien n’a rien enfin les proverbes sont nombreux pour illustrer le nécessaire de la démarche souvrainiste. Attaquer la question sur n’importe quel angle (économie, langue, culture, fierté, etc.) et malgré les risques que cela comporte la souvrainté donne a notre petit peuple les outils nécessaires pour assurer sa survie. Malheureusement tant que les fédéralistes vont concentrer leur énergie a nous mettre des batons dans les roues et a promouvoir le statut quo alors la tendance va poursuivre sa descente. Sortez de votre dogme, avouez votre erreur d’analyse, cessez de penser a la valeur de votre maison et aidez nous a batir notre pays.

  27. le 17 déc 2007 à 20:18 jcpomerleau

    (M Richeard Sauvé) Le Québec exporte 3 fois plus que le Japon, ce qui est cruciale pour son niveau de vie. Qui dit exportation dit voies de commercialisations: Les décisions prisent par Ottawa ont eues pour effet de destructurer ses voies de commercialisations: Emplacement de l’aéroport de Mirabel imposé par Ottawa; sous développement de tous les ports en eux profonde du St Laurent;Axe routier vers les US (60 milliards de commerce) déficients,Ottawa prévilégie l axe Montréal Windsor (6 milliars de commerce), TGV vers New York (oublier cela dit Ottawa)encore là cela doit passer par Windsor. Toutes ces décisions ont pour effet de destructurer nos voies de commercialisations.Les infrastrucures dépendent aussi en partie de décisions prise à Ottawa (la 30). Bref on a pas le contrôle sur des décision qui sont prisent dans l intérêt d Ottawa et non du Québec. C est cela l annexion. Au sujet de la Bourse de Mtl et de Mirable:http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=482

  28. le 17 déc 2007 à 22:40 Arnold Schwartz

    @ Adam,

    Pour respecter les règles du blogue de M. Facal, ceci sera mon dernier commentaire sur le sujet, j’essayerai d’être précis sur ma vision de la perte du français au Québec.

  29. le 17 déc 2007 à 22:40 Arnold Schwartz

    ”Quand je vous mentionne le problème (voir commentaire précédent) par rapport à l’isolement linguistique par lequelle notre propre gouvernement nous fait subir, bien plus dommageable a long terme que le musulman qui a une maitrise excellente du francais,”

    Je ne suis pas certain que l’achat par le gouvernement de dictionnaires autres que ceux que mentionnez dans votre 1er billet, aient un impact significatif sur l’évolution de la langue française au Québec. Je ne crois pas que l’isolement des autres communautés francophones du monde soit relié à un favoritisme, voir une politique d’achat protectionniste gouvernementale. La mondialisation (au sens de la culture américaine) y est pour beaucoup plus. Le peu d’intérêt pour la culture francophone hors Québec par rapport à la culture anglophone et surtout américaine ont un impact certain sur la transformation de la langue.

    Tout ce que je crois c’est que le français au Québec va s’angliciser tout comme le français en France qui compte déjà plusieurs termes anglophones. Les créoles, les acadiens et cajuns ont modifiés aussi la langue, parce qu’immergé dans un contexte minoritaire.

    C’est pour ça qu’en tant que souverainiste, je suis d’accord qu’il y a d’autres moyens de préserver la langue que la souveraineté du Québec. Cependant je suis persuadé que le meilleur moyen à court terme est la souveraineté. Pour ce qui est de débattre d’idées pour faire rayonner la langue partout sur la planète, je suis d’accord pour voguer à l’unisson, encore faut-il que les exigences soient plus élevées que le statut quo. Mon commentaire précédent n’était pas du sarcasme d’un enfant de 8 ou 9 ans, je voulais seulement que vous blâmiez uniquement les souverainistes pour le manque d’ouverture, mais l’opposé est tout aussi vrai. J’ai la conviction que chez plusieurs fédéralistes, le statut quo ou le slogan politique demeure la seule solution envisageable et acceptable. Certains Québécois francophones souhaitent une forme d’assimilation tranquille, qui passe par le statut quo, qui fait présentement bien les choses. Ces derniers n’hésitent pas à convaincre des nationalistes mous que le français n’est pas menacé et qu’un francophone qui n’apprend pas l’anglais très jeune, ça hypothèque son avenir. Pourquoi un enfant devrait-il être presque bilingue à 8 ou 9 ans? Le but est de plonger les enfants encore plus jeunes dans la culture anglo-américaine. Encore une façon d’accélérer l’assimilation. Une année d’immersion à l’âge de 15 ou 16 ans ferait très bien le travail pour les besoins futurs (université, travail). Au moins à cet âge on a une meilleure base en français qu’à 6 ans (début de l’apprentissage de l’anglais à l’école).
    Où sont-elles ces solutions miracles autres que le statut quo?

    Si vous avez vécu 20 ans au Québec, peut-être vous rappelez-vous qu’est-ce qui s’est passé suite au 1er référendum? Les ventes en musique, théâtre et cinéma québécois on chutés de 80% en faveur de la culture américaine. Voilà ce qui se passe quand le nationalisme diminue au Québec. Les Québécois rejètent tout ce qu’ils ont en commun au niveau de la langue et culture. À chaque fois une vague d’individualisme ou un rejet des projets communs s’en suit.

    Je pense qu’avant que les Québécois se préoccupent vraiment de la langue française internationale, ils devront d’abord se préoccuper de leur propre identité linguistique.

    Arnold

  30. le 18 déc 2007 à 13:06 Mathieu D

    « La langue est le cœur de l’identité québécoise, et la protection de cette identité est la principale raison de vouloir faire du Québec un pays. » - Joseph Facal

    Si c’est vrai, et je crois que ce l’est, alors la souveraineté est un moyen de protection de notre identité française. Or, pour choisir un moyen aussi risquée, il faut que la menace perçue soit passablement importante et avoir l’assurance qu’aucune solution moins risquée n’existe pour contrer cette menace. Ou encore que les bénéfices anticipés de la souveraineté dépasse largement la seule protection de l’identité (mais là, il faut avoir la foi : on entre tranquillement dans la croyance idéologique).

    Pas étonnant que ceux pour qui la souveraineté est un acte de foi aient avantage à amplifier la menace pour alimenter la peur et légitimer la cause : « certains Québécois francophones souhaitent une forme d’assimilation tranquille qui passe par le statut quo »; « le pari de la souveraineté est la seule issus possible a cette érosion de notre poids politique »; « notre langue glisse lentement vers l’océan anglophone », etc.

    Quant à eux, les défenseurs du Canada bilingue et multiculturel coast to coast ont également intérêt à minimiser une menace qui me semble pourtant réelle.

    Là où je veux en venir, c’est que pris comme des croyances idéologiques, ces deux options ne sont que des filtres mentaux qui laissent seulement passer l’information qui légitiment la cause choisie. Ce sont de ces idéologies que découlent différentes interprétations d’une même réalité qui s’affrontent. Cela ne mène à rien et ne convainc personne, ni d’un côté, ni de l’autre. Un peu comme une guerre de religions.

    Cela dit, je respecte et j’apprécie beaucoup l’honnêteté et le caractère pragmatique de l’analyse de M. Facal : « la vraie question est de savoir s’il y avait plus de bonnes ou de mauvaises nouvelles ». M. Facal croit qu’il y a davantage de mauvaises nouvelles. Je n’en suis pas tout à fait convaincu, pour différentes raisons. Je conçois tout de même qu’il existe une menace à long terme et qu’il serait sage de s’en préoccuper.

    PS : Je remarque un point convergent de toutes les interventions souverainistes jusqu’ici : on oppose souveraineté à immobilisme. Ne pas être souverainiste reviendrait par défaut à défendre l’immobilisme. Qui voudrait défendre l’immobilisme alors que le développement et le progrès sont des aspirations humaines normales et légitimes ? La souveraineté représenterait-elle la seule possibilité d’évolution, de développement ou de progrès de notre peuple?

    C’est plutôt faible comme raccourci…

  31. le 18 déc 2007 à 13:27 vindictater

    @ Mathieu D

    C’est bien beau tes constations mais il me semble que les 50 dernieres années de politique québecoises et canadiennes ont explorés les avenues différentes de la souvrainté et regarde le résultat, glissement de l’influence politique québecoises a Ottawa et déménagement du centre économique de Montréal a Toronto. Meme René Lévesque s’y est risqué avec son beau risque et c’était quoi le résultat déja… ah oui c’est vrai un beau coup de poignard dans le dos. Combien de gouvernement fédéraliste vont passé a Québec pour te convaincre qu’on est dans un cul de sac. Toi aussi tu attend la récolte du fruit mur, tu vas attendre longtemps mon ami. Parfait alors si vous ne représentez pas l’immobilisme alors vous proposez quoi qui a pas été essayé, on attend encore.

  32. le 18 déc 2007 à 13:45 Richard Sauvé

    Ceci est mon sixième commentaire, je crois. Vite, glissons-le rapidement, peut-être aurai-je la chance que personne ne s’en aperçoive!

    @ jcpomerleau:

    Le Québec exporte trois fois plus que le Japon, dites-vous ? Difficile à croire. Une rapide recherche sur google me donne 70 milliards d’exportations pour le Québec en 2005, contre 615 milliards environ pour le Japon (dollars canadiens, dans les deux cas).

    Remarquez que c’est déjà très bien, d’exporter neuf fois moins que le Japon, avec une population seize fois moins nombreuse. Mais pourquoi exagérer comme vous le faites ?

    Mirabel fut une horreur: on avait énormément surestimé les besoins futurs de Montréal. Si on en avait vraiment eu besoin, c’est plutôt dans la région de Drummondville qu’il aurait fallu le construire, semble-t-il, mais comme on n’en avait pas besoin, le gouvernement Trudeau aurait mieux fait de s’abstenir!

    La voie maritime du Saint-Laurent a grandement nui au port de Montréal, bien sûr. Aurait-elle été creusée si le Québec avait été souverain ? Ce qui est certain, c’est que les Etats-Unis auraient beaucoup insisté, non pour les beaux yeux de Toronto (pour parler comme monsieur Robert), mais pour alimenter leurs cités des Grands Lacs (Détroit, Chicago…).

    @ Simon Robert:

    Nous n’avons pas été annexés au Canada: nous ETIONS le Canada! Nous avons été conquis, à un jeu que la France jouait avec l’Angleterre, et qu’elle a perdu.

    Quant à la raison pour laquelle les Canadiens anglais veulent nous garder, ce n’est pas pour nos beaux yeux, en effet: ils ne nous aiment pas autant qu’ils le disaient, le 30 octobre 1995 (notez qu’ils sont loin de nous hair comme se haissent Juifs et Arabes, Serbes et Croates, Tamouls et Cingalais, et la liste est malheureusement longue).

    Sans nous détester, ils ne tiennent guère à nous, pas plus que nous ne tenons à eux. Mais ils tiennent au TERRITOIRE du Québec, parce que sans lui, leur Canada serait amputé et pire, coupé en deux, comme le Pakistan l’était avant l’indépendance du Bengladesh. Aussi sont-ils prêts à nous entretenir un peu, financièrement, pour que le Canada reste uni. Ne nous plaignons pas: Dans d’autres pays, la somme que la majorité est prête à investir pour faire se tenir tranquille la minorité est plutôt dépensée dans le domaine militaire!

    Bon. Je me tais jusqu’au prochain billet de monsieur Facal. Promis!

  33. le 18 déc 2007 à 15:14 Lesdents

    Quelques questions pour ceux qui pensent qu’on peut se payer le luxe de l’immobilisme sur la question du français, qui disent que ceux qui font des propositions pour redresser la situation du français sont des alarmistes, et qui aiment tellement en appeler au calme alors que personne ne s’énerve.

    1. J’ai déjà souligné ailleurs que le poids politique des francophones (langue parlée à la maison) décline au Canada, au Québec et à Montréal. Certains nous disent que cela n’est pas très grave, qu’il faut être modéré (il semble que certains pensent que la modération est en soi une vertu), qu’il faut insister avant tout sur les chiffres relatifs à la connaissance déclarée du français. Sur une note légère, j’aimerais savoir s’il serait possible de fixer dès maintenant des seuils sous lesquels il nous sera permis de commencer à adopter des mesures fortes en faveur du français ? Quand les francophones (langue parlée à la maison) auront glissé sous la barre des 15% au Canada, est-ce qu’il y aura suffisamment urgence? Faudra-t-il attendre de rejoindre la barre des 10% ? Au Québec, attendrons-nous que la proportion passe sous les 75% ? Pourrait-on fixer ces seuils dès maintenant, sachant que nous les atteindrons tôt ou tard si nous ne faisons rien? Il me semble que cela nous éviterais des débats inutiles dans l’avenir.

    2. Je remarque que plusieurs soutiennent qu’il y aurait un lien entre la santé économique du Québec francophone et l’intégration en français des immigrants. Ils nous disent essentiellement qu’il s’agirait de s’attaquer aux problèmes économiques du Québec pour régler le problème du recul du français. Je pense qu’il y a une bonne dose de pensée magique là-dedans, et qui sert surtout à éviter d’agir au plan des politiques linguistiques. Autrement dit, je pense que la « gestion linguistique » et les politiques économiques sont deux secteurs distincts de l’action gouvernementale, et qu’on ne peut prétendre apporter de solutions au problème de la langue en s’attaquant aux problèmes économiques. Je serais surpris que l’on puisse voir une corrélation claire ou une relation causale entre d’une part le PIB/Hab, le taux de chômage ou l’IDH et d’autre part l’intégration linguistique et culturelle des immigrants au Québec. Il serait en effet tout-à-fait possible d’adopter des mesures visant à solidifier l’économie du Québec tout en favorisant le recul du français – c’est d’ailleurs la politique de nos gouvernements fédéraux et provinciaux. En disant cela, je ne suis pas en train de dire que je suis contre l’idée de nous donner un économie forte, mais j’essaie de montrer qu’il s’agit d’une fausse solution aux problèmes linguistiques. En fait je pense que cette proposition de solution vise surtout à maquiller l’inaction au plan de la « gestion linguistique ». Veuillez m’expliquer pourquoi j’ai tort.

    3. Plusieurs disent qu’il suffirait d’être fiers de notre langue et de notre identité pour favoriser l’intégration des nouveaux arrivants (et d’être exigeants au plan de la qualité). D’abord, je pense qu’on est ici encore en plein dans la pensée magique. Etre fier, ce n’est pas une proposition applicable au plan des politiques publiques : il s’agit plus selon moi d’une diversion visant à justifier l’immobilisme. Ensuite, je remarque que cette proposition porte en elle un reproche à la majorité francophone du Québec. Leur reproche-t-on de répondre en anglais à l’unilingue anglais qui me demande son chemin ? Leur reproche-t-on de fréquenter des restaurants où le service en français n’est pas offert ? Leur reproche-t-on de changer de niveau de langue en fonction des circonstances ? Leur reproche leur parlers régionaux, leurs anglicismes, leurs accents? Leur reproche-t-on de ne pas parler correctement le français, de ne pas soigner la qualité de leur langue écrite ? Quoiqu’il en soit, je trouve qu’on essaie ici de placer sur les épaules des Québécois un fardeau trop lourd pour eux, un fardeau qui d’ailleurs serait trop lourd pour n’importe quel peuple. En effet, n’est-il pas normal qu’il y ait des parlers régionaux, que tous n’aient pas la même maîtrise de la langue, que nous ayons notre joual alors que les anglais ont leur cockney ? En disant cela, je ne dis pas qu’il faut renoncer à faire des efforts au plan de la qualité, mais je dis qu’on se fourvoie en s’imaginant régler le problème du recul du français en s’attaquant au problème de la qualité et de la fierté. S’il y a relation causale entre qualité et fierté, c’est probablement dans l’autre sens qu’il faut la voir. Veuillez m’expliquer pourquoi j’ai tort.

    4. Finalement, je remarque que les seules propositions qui soient dans l’espace public en ce moment et visant à faire progresser le français au Canada et au Québec viennent des souverainistes (cégep bilingue à dominante francophone, francisation des entreprises de moins de 50 employés, citoyenneté québécoise, Constitution du Québec…). Je remarque en outre que les fédéralistes dénoncent tous l’ensemble de ces projets (p-ê à l’exception du Cégep bilingue, sur lequel je n’ai rien vu). Pourquoi en est-il ainsi ? Qu’attendent nos fédéralistes (qui se disent préoccupés par le sort du français) pour proposer quelque chose ? Mathieu et Davey, en particulier, j’aimerais vous lire. Montrez-nous que vous savez non seulement élaborer des critiques et en appeler au calme, mais qu’en plus, de vos esprits jaillissent les idées! En passant, avant de me critiquer sur ce que je n’ai pas dit, je répète que je rejette l’idée de mettre l’accent avant tout sur l’approche bureaucratique (politiques francisation des entreprises, affichage) – je pense plutôt qu’il faut adopter des mesures ayant pour effet secondaire de faire progresser le français et l’intégration (citoyenneté qc, fusion partielle des réseaux de santé et d’éducation anglo et franco, constitution, cégep bilingue, mettre fin aux pratiques de bilinguisme institutionnel du gouvernement du Québec…), quitte à provoquer des conflits avec Ottawa et quitte à susciter l’opposition des membres radicaux de certaines communautés culturelles. Autrement dit, je pense que l’OQLF (Office qc de la langue française) ne devrait pas être nécessaire dans un Québec vraiment français qui s’assume comme tel.

  34. le 18 déc 2007 à 15:19 jcpomerleau

    Juste une précision sur les exportations du Québec: J aurais due préciser que j’exprimais un pourcentage 32% pour le Québec et 11% pour le Japon; ce qui fait 3 fois plue ne terme de pourcentage. Sur Mirabel il faut écouter J P L’Allier qui vous résume le tout en 2 minutes avec Christianne Charette: http://www.radio-canada.ca/radio/christiane/modele-document.asp?docnumero=43611&numero=1880

  35. le 18 déc 2007 à 17:45 Serge

    La pauvreté de la langue ou des Québécois ?… Qui sait !…

    le 14 déc 2007 à 17:40 Richard Sauvé
    Or, je ne vois pas comment on va convaincre une majorité de Québécois de s’engager dans l’aventure de fonder un nouveau pays, alors que, je le répète, nous devenons de plus en plus pauvres chaque année, et que notre population vieillit. On peut rester au Canada et parier que l’assimilation n’arrivera pas. Ou croire qu’elle arrivera, mais se trouver trop faibles pour prendre les mesures qu’il faut pour l’éviter.

    Fonder un nouveau pays c’est une aventure ? Ah bon !… Comme aller à la pêche avec l’Association des pêcheurs au doré de Sainte-Dorothée, dirais Gilles Vaillancourt. Drôle de façon de voir l’avenir de la nation québécoise.

    Vous devenez de plus en plus pauvre chaque année ? Hé ben !… Quelle catastrophe !. Peut-être devriez-vous immigrer au Kosovo, là où l’aide de l’ONU vous apportera trois repas par jour.

    Dommage que ce genre d’abrutissement généraliste n’est pas le domaine de glisse de Joseph, pour donner une réplique à Richard. Alors, entre Lavallois essayons de lui donner un «coup de main», à la pelle.

    Si vous permettez, je vais passer les détails sur le budget de Monique, la progression des revenus de 2003 à 2007, pour ne pas paraître trop snobinard et sarcastique, en démolissant la thèse de la pauvreté. Allons plutôt directement aux archives du Carnet, l’étude publiée le 201104 qui indique que l’économie du Québec se classe devant Hong Kong et le Japon à 28 044 $ US PPA. Voici le bout…

    Québec Économique 201104
    Selon une étude réalisée par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) et rendue publique hier, le Québec occupe le 37e rang mondial pour ce qui est de la taille de son économie, derrière la Grèce (36e), la Suisse (35e), l’Autriche (34e) et la Suède (31e), mais devant le Portugal (40e), la Norvège (42e) et le Danemark (44e). Le Canada obtient pour sa part la 11e place.
    Le PIB du Québec s’est ainsi établi l’année dernière à 210 milliards de dollars américains PPA, soit 20,8 % du PIB canadien. Quant au PIB par habitant du Québec pour 2003, il atteint 28 044 $ US PPA, tout juste devant Hong Kong et le Japon et derrière la Suède, qui affichent des écarts inférieurs à 0,5 %. Le Québec occupe ainsi la 16e position. Le Luxembourg prend la tête du palmarès, suivi des États-Unis, de la Norvège, de l’Irlande et du Canada, en cinquième place grâce à un résultat de 31 887 $ US PPA.
    En ce qui concerne les échanges de biens, le Québec a exporté en 2003 sur les marchés étrangers pour 46 milliards US au taux de change courant, soit 25,3 % de son PIB. Il se classe ainsi au 36e rang mondial parmi les exportateurs, alors que le Canada est huitième.
    De plus, les importations du Québec, de 45 milliards US en 2003, représentent 25,1 % du PIB, ce qui lui vaut le titre de 32e importateur (le Canada est encore huitième).
    L’ISQ a réalisé cette étude en tenant compte de 50 indicateurs dans 235 pays et territoires. Et la parité de pouvoir d’achat évite les distorsions dues aux taux de change, lorsqu’il y a comparaison internationale en dollars US, puisqu’elle tient compte des différences entre les niveaux de prix des économies de chaque pays.
    Le QUÉBEC dans le monde.
    Produit intérieur brut (PIB)1 par habitant, en dollars US
    États-Unis: 37 808$
    G7: 32 005$
    Canada: 31 887$
    Royaume-Uni: 29 057$
    France: 28 691$
    Québec: 28 044$
    Japon: 27 989$
    Italie: 26 452$
    Allemagne: 26 401$
    Mexique: 9 317$
    (1) Aux pris du marché en parité de pouvoir d’achat (PPA)
    Source: Institut de la statistique du Québec
    Mailloux, Robert
    Le Centre de commerce mondial de Montréal

    Dites-moi que tout ça c’est de la foutaise, Richard. Et que vous savez de quoi vous parlez en matière de pauvreté.

    Êtes-vous absolument certain que vous n’êtes pas tout confus, Richard ? Que vous ne confondez pas entre un citoyen pauvre, ce qui semble être votre cas, et un état pauvre ? Il n’y a que quatre probabilités/possibilités, vous savez. Sinon… Affichez votre étude qui démontre vos affirmations, l’état de pauvreté. S’il vous plaît…

    J’aimerais bien que quelqu’un nous explique comment des pauvres peuvent soutenir un gouvernement dont le budget de l’éducation, de 11 milliards, comprend des salaires de 260,000 $ pour une recteur et 285,000 $ le vice-recteur et 160,000 $ l’enseignant à l’Ude M. En plus de la santé à 22 milliards, dont les omnis atteindront bientôt 242,000$ l’an chacun et des médecins spécialistes à 420,000 $ l’an chacun.

    le 15 déc 2007 à 15:23 Richard Sauvé
    Nous recevons plus d’argent du reste du Canada que nous en donnons par nos impôts et nos taxes, car nous sommes une province pauvre qui bénéficie de la péréquation.

    Bien sûr. Regardez-ça…
    En haut c’est «nous» devenons pauvre et ici c’est nous somme «une province» et pauvre. Et moi, mon Audi Quattro argentée chaussée de Pirellis bouffeurs de banc de neige, je l’ai trouvée dans une boîte de Spécial K provenant de Moisson Montréal. Tiens…

    Peut importe si le PIB de l’habitant québécois est classé devant le Japon, l’Italie, l’Allemagne et le Mexique, nous sommes pauvres. Peut importe si les revenus du ministère des finances se situent à 61 fabuleux milliards, nous somme pauvres.
    Peut importe si les paradis fiscaux du Québec, les FTQ CSN CSD et autres néocommunistes encaissent quelques 1,2 milliard l’an, libre d’impôt, nous sommes pauvres.
    Peut importe si le monopole d’état soviétique luxueux, Loto Québec, a atteint le niveau galactique de 4 milliards de revenus, nous sommes pauvres.

    Expliquez-moi ça, cette pauvreté, Richard. Et je promets de ne plus croire que vous essayez de m’abrutir, par la propagande généraliste. En plus…

    Évitons les erreurs. Les collègues du carnet sont des arrogants athés de la fiscalité qui ne croient rien, sans preuves. Afin qu’il n’y ait pas de malentendu et que ceux qui veulent répliquer, puissent agir ainsi. Allez…

    - Pouvez-vous afficher la source et ou les textes qui supportent votre affirmation de plus d’argent de la péréquation ?
    - Pouvez-vous afficher vos calculs à l’effet que dans le montant de péréquation que reçoit le gouvernement du Québec, aucune partie de ce montant ne provient des 42 milliards que le gouvernement Ottawaien récolte en impôts, taxes, droits et douanes, au Québec ?
    - Pouvez-vous chiffrer la part de la péréquation dans le budget du Québec, Richard ?
    Merci
    sp

    Ps : Au passage, permettez que je salue le général Pomerleau et le remercie pour le lien vers l’article du major René, que nous avions tous raté. Nos meilleurs vœux des Joyeuses Fêtes au Général et au Major, ainsi qu’à vos familles. Ainsi qu’à tous les anciens du forum du CSQ, le groupe de Robert Bertrand et votre éditeur publiciste, Bernard Frappier, bien sûr. Joyeux Noël et Bonne et prospère année 2008 !…

  36. le 18 déc 2007 à 18:39 Lesdents

    Sur le sujet qui nous intéresse, l’avocat Julius Grey, que je n’affectionne pas particulièrement, tient pourtant plus de propos lucides par ligne dans sa récente chronique que plusieurs Québécois francophones qui écrivent sur ce blogue.

    J’en suggère donc la lecture, en espérant que l’anglophone, du fait de son appartenance à la minorité la plus prestigieuse du Québec, saura plus facilement ouvrir les yeux de nos bons canadiens-français que je ne saurais le faire.

    http://www.canoe.com/infos/chroniques/juliusgrey/archives/2007/12/20071217-101401.html

  37. le 18 déc 2007 à 19:18 René.P

    Le Québec est parfaitement capable de vivre par ses propres moyens. Lorsqu’il y eut l’union du bas et du haut Canada, le Québec (bas Canada) avait un surplus budgétaire et le haut Canada (l’Ontario) avait un déficit. Les dirigeants du H-Canada ont donc utilisé le surplus québécois pour diminuer la dette de l’ontario et ont développé cette province depuis de temps et par la suite, l’Ontario a toujours été favorisée par le Fédéral…et c’est pourquoi,entre autres motifs, le Québec doit se séparer pour se développer sans se faire exploiter.

    Quant à la diminution de la baisse de l’usage de la langue francaise même au Québec, c’est dû au transfert linguistique des immigrants vers l’anglais plutôt que vers le francais,bien évidemment et non à cause de l’immigration d’anglophones ou à cause de la faible natalité francophone bien que cette dernière cause puisse avoir un certain effet. C’est pourquoi la proposition du PQ relative à l’obtention de la citoyenneté des immigrants est tout-à-fait justifiée. Ce n’est pas être raciste que d’inclure les immigrants avec NOUS les francophones plutôt que de les laisser s’intégrer aux anglais de manière ingrate. Et, en passant, n’ayons pas peur de dire Nous parce que ce Nous représente la réalité du Québec: un Nous accueillant mais non naif:venez les immigrants mais pas pour grossir le groupe de ceux qui nous ont toujours combattus.

  38. le 19 déc 2007 à 18:29 Mathieu D

    @Lesdents
    Nos discussions démontrent bien le dictons : c’est pas parce qu’on parle qu’on se comprend. Je veux bien essayer de vous répondre à nouveau…

    1. La force d’attraction de l’anglais est plus grande que celle du français, il est probable que la proportion de Canadien s’exprimant en français continue de diminuer. Je suis entièrement d’accord là-dessus : le poids démographique des francophones diminue. Pourrait-il en être autrement ? Personnellement, je ne m’oppose pas nécessairement à « des mesures fortes en faveur du français ». Reste à voir si les avantages anticipés de telles mesures seront supérieurs à leurs inconvénients. Ça dépend des mesures en question.

    Une de mes craintes : nous souhaitons attirer plus d’immigrants qualifiés. En augmentant les mesures « répressives » pour eux, le Québec devient un endroit moins attrayant… Cela ne veut pas dire que certaines mesures contraignantes ne sont pas nécessaires. Tout ce que je dis, c’est que le fameux : « ils iront ailleurs s’ils ne sont pas content » est une mauvaise réponse.

    2. Concernant l’argument de la santé économique… Je ne prétends pas un lien direct entre la santé économique du Québec francophone et l’intégration en français des immigrants. Mon opinion est simple, de l’ordre du Gros Bon Sens (horreur, le GBS!) : un peuple prospère a plus de poids politique qu’un peuple pauvre. Sous-entendu de cette croyance : un peuple prospère est plus autonome qu’un peuple pauvre. Veuillez m’expliquer pourquoi j’ai tort.

    3. Concernant l’argument de la fierté… Là encore, je NE PENSE PAS que la protection de notre langue et de notre identité repose sur la fierté des Québécois… On s’entend là-dessus : c’est de la pure pensée magique. Cependant, la force d’une identité repose en partie sur un sentiment de fierté. Comment nous identifions-nous lorsque nous voyageons ? Quels sont nos symboles ? Nos forces ? Notre culture ? Quelles raisons avons-nous d’être fiers ? Et à quoi bon se mobiliser dans une lutte pour la sauvegarde d’une identité si nous n’en sommes pas fiers ? Mais je ne crois pas que nous soyons en désaccord là-dessus.

    4.Vous dites que vous aimeriez lire mes propositions visant à faire progresser le français… Je ne sais pas à quoi vous vous attendez au juste, mais je n’ai absolument aucune prétention! Je suis observateur intéressé et je vote aux 4 ans, mais là s’arrête mon implication politique. Je lis ce blogue et j’y réagi, parfois en me trompant (parfois pas). S’il me vient des propositions géniales, vous serez le premier à qui j’en parle, promis !

    Blague à part, j’avoue ne pas assez bien connaître les propositions dont vous parlez pour les commenter (pour le moment). Spontanément, l’idée des Cégeps bilingues à prédominance francophone me plaît. Ma principale critique, je l’ai dit plus tôt : les avantages anticipés seront-ils supérieurs aux inconvénients ? Je suis également préoccupé par les enjeux économiques de ces propositions et par le respect des droits des minorités.

  39. le 19 déc 2007 à 19:42 Daveyy

    Lesdents

    Vous soulevez plusieurs questions des plus intéressantes et vous nous demandez de répondre avec nos solutions. Permettez-moi d’y répondre point par point.

    1. Le poids politique du français langue maternelle qui décline au Canada, au Québec et à Montréal.

    Au sein du Canada, c’est inexorable car la démographie de l’Ouest canadien et de l’Ontario combiné, dépasse largement celle du Québec. Pourquoi, principalement parce que l’économie de ces régions est beaucoup plus vigoureuse que la nôtre et attire des immigrants, non seulement de l’étranger, mais aussi du Québec et des provinces. La Colombie Britannique avec environ 50% de la population du Québec attire bon an mal an, 30 % plus d’immigrants que le Québec. L’Ontario, avec 150% de notre population attire 4 fois plus d’immigrants que nous. Ceux qui voudraient réduire notre immigration pour protéger le ratio de francophones au Québec oublient souvent que cela nous condamnerait à un déclin démographique encore plus rapide face au ROC.

    Au sein du Québec, malgré un léger fléchissement, le ratio de francophones est demeuré relativement stable depuis une centaine d’années.

    À Montréal, les alarmistes réduisent l’argumentaire à la seule ville de Montréal et non à la région métropolitaine. Or nous savons que depuis une dizaine d’années environ 20 000 personnes p.a. quittent l’île pour s’établir en banlieue là ou les logements sont plus abordables. Ces pertes sont compensées par l’arrivée d’immigrants qui n’ont pas le français comme langue maternelle pour la plupart. La proportion de francophones dans la région métropolitaine est elle aussi relativement stable ( env. 65%) et ce malgré l’arrivée de nombreux immigrants non francophones.

    Quand vous parlez de fixer la barre à un certain niveau avant de mettre en place des mesures fortes de protection, d’abord faudrait savoir pourquoi il y aurait urgence et qu’est ce que vous entendez par « mesures fortes ».

    Si on compare le statu du français et des francophones au Québec et aussi au Canada par rapport à ce qu’il était au début de la confédération, deux évidences me viennent à l’esprit. En 1867 le pourcentage de francophones au Canada était beaucoup plus élevé qu’aujourd’hui, je n’ai pas accès au pourcentage exact mais je me sens confortable avec cet énoncé. Aussi, le statu social, économique et culturel des francophones et de leur langue était celui d’un inféodé face à l’anglais et aux anglophones. Je me demande pourquoi il serait urgent d’assurer un certain ratio alors que le statu et l’épanouissement des francophones s’est amélioré considérablement en même temps que son ratio déclinait. Pendant près de 40 ans au 19 ième siècle Montréal était peuplée majoritairement par des anglophones.

    2. Tout comme les provinces prospères attirent les immigrants, celles dont l’économie ne fait pas leur poids démographique à l’intérieur du Canada ( et c’est le cas du Québec, PNB 20,8 % du Canada, population 23,3 %) subissent l’émigration. Donc avoir une économie qui est relativement faible va toujours contribuer à l’affaiblissement démographique et donc directement au poids politique des francophones.

    La meilleure façon d’intégrer les immigrants au français est par le travail pour les parents et l’école pour les enfants. Les gens vont apprendre la langue qui leur fera gagner leur vie. Ce qui est inquiétant au Québec c’est le taux très élevé de chômage parmi les immigrants. Bien qu’il est tout à fait normal que ce taux soit plus élevé que le taux de la population entière, rien ne justifie que le chômage parmi les immigrants au Québec soit le double de celui qui règne au ROC. Ce n’est nullement de la pensée magique pour camoufler quoi que ce soit. Ce n’est pas toute la solution non plus mais vous semblez rejeter du revers de la main l’importance qu’a le milieu de travail pour l’intégration d’un immigrant. Vous dites que la politique actuelle des gouvernements c’est de favoriser le déclin du français tout en solidifiant l’économie. C’est votre opinion mais elle n’est pas appuyée par les faits.

    3. Qualité et fierté. Je suis d’accord avec vous et j’ajouterais qu’on n’attire pas les mouches avec du vinaigre et qu’individuellement les francophones ont encore du chemin à faire. Le français est une langue internationale qui a un certain attrait pour tout immigrant alors que le joual ne mène pas plus loin que Trois Pistoles.

    4. Les débats de langue et d’identité soulèvent des passions qui dans l’histoire humaine ont souvent été source de friction, d’animosité et parfois même de guerres. Les lois linguistiques touchent l’être humain dans son for intérieur et affectent sa liberté d’expression. Elles doivent être utilisées avec sagesse et parcimonie dans des cas très définis.

    Vous faites une analyse plutôt négative de l’évolution de notre société et cherchez des méthodes à remédier à une situation qui est moins périlleuse que vous ne la dépeigniez. Vous voyez un verre à moitié vide en train de se vider alors que j’en vois un à moitié plein en train de s’emplir. Vous reprochez aux non souverainistes d’être avare de moyens collectifs d’encourager l’évolution et la protection de notre héritage culturel alors que nous trouvons que le français a beaucoup progressé depuis 30 ans. « if its not broken, don’t fix it » .

    Objectivement, les souverainistes n’ont aucun intérêt à faire un constat positif sur l’évolution du français, ce serait admettre que leur projet est dépassé. Incapables de rallier la population à leur cause, ils cherchent plus souvent à provoquer un ressac qui leur serait bénéfique électoralement. En quoi priver un citoyen canadien de son droit de vote s’il vient ici, ne serait-ce que temporairement, améliorerait le sort du français? Au contraire, ce serait une autre mesure qui empêcherait nos employeurs de recruter des gens pour leurs opérations pancanadiennes. Trop souvent les souverainistes confondent les intérêts supérieurs du Québec avec leurs propres intérêts politiques.

    Tout cela ne veut pas dire que la vigilance n’est pas de rigueur, mais l’alarmisme est de mauvais conseil.