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Le chroniqueur politique Michel David écrivait l’autre jour que j’avais dû avoir un choc en lisant le cahier des propositions étudiées lors du dernier Conseil national du PQ.

Puissamment déconnectées du réel, nombre d’entre elles, disait-il, semblaient avoir été rédigées par des militants de Québec solidaire.

Disons que ce choc ne fut rien en comparaison de celui ressenti devant la sagesse et le réalisme dont firent preuve les militants péquistes en fin de semaine.

                                                            Lucidité

Évidemment, une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais pour le moment, Madame Marois a une emprise sur son parti comme aucun chef péquiste depuis Jacques Parizeau.

Il faut dire que les militants ont encore en tête le naufrage des dernières élections. Au-delà des déboires personnels d’André Boisclair, prendre l’engagement de tenir un référendum auquel ni les militants ni le chef ne croyaient eux-mêmes était une insulte à l’intelligence.

Beaucoup plus révélateur de la nouvelle emprise de Madame Marois fut la relative facilité du virage vers le réalisme économique et social. Il n’est pas complété, mais semble en bonne voie.

Dans les partis motivés essentiellement par la conquête du pouvoir, les virages idéologiques sont chose aisée. Au début des années 90, les libéraux de Robert Bourassa étaient passés en une fin de semaine de quasi-souverainistes à fédéralistes.

Dans les partis où les idées jouent un plus grand rôle, les militants ont fréquemment l’impression que s’ajuster à de nouvelles réalités, c’est un peu se trahir.

                                                              Nuisance

À plus forte raison quand un groupuscule comme le SPQ Libre, dont la visibilité médiatique n’a aucune commune mesure avec son poids numérique, travaille activement à dépeindre comme des idées de «droite» des évidences acceptées par les gauches responsables partout ailleurs en Occident.

Je cherche encore quel profit le PQ espère tirer de laisser vivre en son sein une cellule pseudo-progressiste, véritable repoussoir pour ceux qui regardent les choses de l’extérieur, dont la raison d’être avouée est moins de faire avancer les idées du PQ dans la société que celles des syndicats au sein du PQ.

René Lévesque avait indiscutablement le cœur à gauche, mais avait toujours pris soin de  maintenir le PQ à une saine distance des groupes d’intérêt organisés. Ce qui n’a pas empêché des syndicalistes éminents, comme Guy Chevrette ou Robert Dean, d’y jouer des rôles importants pendant de longues années.

                                                           Deux tendances

À des degrés divers, les trois principaux partis convergent maintenant autour de la priorité à accorder à la prospérité économique comme condition de base de la vraie solidarité. Ils s’entendent aussi sur des questions comme la fiscalité des entreprises ou la perversité d’un gel prolongé des tarifs. Il faut évidemment s’en réjouir.

Par contre, au même moment, l’affaiblissement du poids démographique du Québec au sein du Canada fait rapidement chuter notre influence politique. Pour l’avenir prévisible, ni les souverainistes ni les fédéralistes québécois sont assez forts pour stopper ce déclin. Le Canada de demain se dessinera donc de plus en plus à Toronto et à Calgary.

50 réponses à “Les hirondelles péquistes”

  1. le 19 mar 2008 à 12:25 Normand ajoindre

    Monsieur Facal, vous terminez votre chronique d’aujourd’hui avec ces dernières conclusions:

    « Par contre, au même moment, l’affaiblissement du poids démographique du Québec au sein du Canada fait rapidement chuter notre influence politique.

    Pour l’avenir prévisible, ni les souverainistes ni les fédéralistes québécois ne sont assez forts pour stopper ce déclin.

    Le Canada de demain se dessinera donc de plus en plus à Toronto et à Calgary.  »

    Vous avez raison.

    Dans vos études, posez-vous la question, « à partir de quand Montréal a-t-il commencé à perdre des sièges sociaux et à connaître une croissance (natalité et industrie) inférieure à celle de Toronto ? »

    Voilà un des maux que nous, les québécois, nous devons subir depuis l’arrivée du mouvement séparatiste.

    Toute la population du Québec doit en subir les inconvénients et c’est à cause de vous, les séparatistes.

    Je continue à vous lire. Je vous souhaite beaucoup de force sur les plans de votre rigueur et de votre honnêteté intéllectuelles.

    Normand

    c.c. André Pratte

  2. le 19 mar 2008 à 13:41 Joseph Facal

    Mon cher Normand, le déplacement progressif du centre de gravité économique vers l’ouest canadien est un phénomène en marche depuis plus d’un siècle. C’est principalement le résultat du déclin relatif des vieux secteurs industriels au profit des nouvelles technologies à haute valeur ajoutée et du secteur des services. On observe le même phénomène, de l’est vers l’ouest, aux USA. Il n’y a non plus aucune corrélation entre les taux de croissance de l’économie québécoise et la couleur du parti au pouvoir. Les cycles de la conjoncture économique sont largement indépendants des cycles politiques. La littérature là-dessus remplirait une bibliothèque. Meilleure chance la prochaine fois.

  3. le 19 mar 2008 à 13:45 daveyy

    M. Facal,

    Votre chronique est de la musique aux oreilles de tous ceux qui veulent que le Québec progresse et reprenne sa place d’honneur. Stopper l’hémoragie démographique doit nécessairement commencer par la création d’une économie forte et dynamique.

    Quand le PQ arrête de nous inonder d’idées sur comment réussir la souveraineté/panacée , et bien c’est un grand jour pour le Québec. Enfin nous pouvons avoir des vrais débats politiques sans se camper dans l’argumentaire futile du oui ou du non.

    Probablement que le SPQ et autres groupuscules se réfugieront dans le camp des rêveurs de Québec Solidaire, augmentant d’un seul coup la cote populaire de QS de 4 à 4,5% , rien de quoi s’énerver ni faire élire un seul député.

  4. le 19 mar 2008 à 13:52 AntiPollution

    Normand kékechose, vous semblez oublié que le déclin de Montréal et de sièges sociaux sont dûs à des anglosphones incapables de seulement penser vivre dans une société ou la prédominence du francais existerait. Je pense ici à la Sun Life qui a déménagé son siège social à « Taranta » et a Cadbury. Comme la nature a horreur du vide, les francophones ont prit leurs places dans le temps de le dire.

    J’avais un oncle anglophone de Montréal qui avait tellement le cerveau lavé par toutes sortes de sornettes de de balivernes qu’il a déménagé sa femme dans une ville très loyaliste du Nouveau-Brunswick croyant que si le PQ prenait le pouvoir ( nous étions alors en 1975) les péquistes=communistes allaient envahir et réquisitionner sa maison de Mount Royal pour y vivre à 15 ou vingt personnes comme en Russie bolchévique. Mon oncle est décédé là-bas, ma tante est retourné vivre à Montréal un peu avant le rédérendum de 1995. Peut-être pour voter NON !!?
    …………………
    M. Facal, il est permis au PQ d’avoir des regroupements comme le SPQ-libre. Pourquoi ne pas vous regroupez pour faire contrepoids à ce groupuscule ?

  5. le 19 mar 2008 à 15:03 TheMan

    Le Québec est depuis trop longtemps polarisé entre les options souverainistes et fédéralistes. L’alternance du pouvoir entre ces deux forces a été brisée avec la popularité de l’ADQ, et le Parti Québécois devait se réajuster vers le centre.

    Les francophones ne se reconnaissent plus dans ce parti. Il le trouve trop à gauche, trop technocrate et trop proche des syndicats et des corporations pour apporter des solutions aux problèmes dont fait face le Québec. Bien sûr, le PQ fait un effort pour se rapprocher des gens, mais la question que les gens se posent est : est-ce suffisant?

    Dites que je fais un discours de droite, mais le problème est que le statu quo prédomine partout, en Santé, en Éducation, etc. Les changements et réformes apportés ne font qu’alourdir la structure administrative. Trop de gens profitent du système tel qu’il est. Dès que l’on cherche à changer l’ordre des choses, c’est la levée de boucliers chez les syndicats ou les corporations professionnelles.

    Le pire dans tout cela, c’est que l’administration publique récompense la mauvaise gestion. Un hôpital veut avoir plus de fonds, ils laissent pourrir la situation et quand cela va très mal, ils reçoivent plus de fonds pour « solutionner » leurs problèmes, ce qu’ils évitent de faire. Difficile de prouver de l’incompétence ou de la mauvaise gestion, on n’a qu’à blâmer le manque de médecins et d’infirmières.

    C’est cette situation qui a amené la popularité de Mario Dumont, les gens de la majorité voyait en lui quelqu’un qui au moins cherchait, maladroitement peut-être, à changer les choses. Mais Mario Dumont me déçoit, tout comme Jean Charest et Pauline Marois. Je me pose sérieusement la question vers qui va aller mon vote.

    Je suis un père de famille avec de jeunes enfants. Je vois les problèmes de notre société mais je ne vois pas beaucoup de gens chercher à les solutionner. Je me demande dans quelle société que mes enfants vont vivre. Cela m’inquiète de voir que l’on ne pense pas à eux et à ce que l’on va leur léguer.

    ……………………..

    @Extrémistes fédéralistes ou souverainistes : Revenez sur terre. J’ai deux garçons de moins de 4 ans qui lorsqu’ils se chicanent ont des arguments plus intelligents que ceux que vous amenez.

  6. le 19 mar 2008 à 15:40 AntiPollution

    The man, il y a autant d’extrémistes chez les autonomistes adéquistes qu’il peut en avoir chez les autres.
    Des preuves : pensez à MisterPi et à l’Antisouverainiste et n’essayez pas de me faire croire que vous ne les connaissez pas.

  7. le 19 mar 2008 à 16:28 TheMan

    @AntiPollution

    « …pensez à MisterPi et à l’Antisouverainiste et n’essayez pas de me faire croire que vous ne les connaissez pas. »

    Dans ce commentaire, vous semblez m’accuser d’être un extrémiste, ou un adéquiste parce que j’ai donné honnêtement mon opinion…

    Je ne connais ni MisterPi ni Antisouverainiste, si c’est ce que vous voulez savoir.

    D’autres commentaires constructifs?

  8. le 19 mar 2008 à 23:58 Olivier

    TheMan,

    Je suis d’accord avec vous sur le fond, mais je ne vous suis plus dans vos conclusions.

    S’en prendre à l’inefficacité administrative d’organisations, qu’elles soient publiques ou privées, je ne crois pas que ça ait une place particuière dans l’échiquier politique. C’est simplement du pragmatisme et de la lucidité.

    Un homme comme Mario Dumont, qui embrasse des théories économiques farfelues véhiculées par des groupes comme l’Institut Économique de Montréal, ne m’apparaît pas du tout comme un sain gestionnaire.

    Par exemple:

    http://www.ledevoir.com/2006/06/21/112121.html

    Par contre, M Charest et Mme Marois ne sont pas des zélotes de la privatisation au point où ils fermeraient les commissions scolaires.

    Ne soyons pas cyniques, nos dirigeants vont toujours nous « décevoir » un peu. Mais ne les jetons pas aux poubelles au premier faux-pas.

    Oli

  9. le 20 mar 2008 à 9:08 Albert Champagne

    Je pense que le déclin des Québécois francophones est irréversible. Ni le parti libéral ni les péquistes n’ont eu de véritables politiques familiales. Trop tard maintenant.

  10. le 20 mar 2008 à 9:49 freddd40

    D’après mon humble avis, la démographie du peuple québecois n’a aucun impact sur l’accroissement annuel du nombre de siège sociaux possible qui peuvent s’implanter sur le territoire québecois. Une quantité importante d’emplois sont perdues içi parce que les la majorité des hauts dirigeants veulent tous simplement accroître leurs profits trimestriels en exploitant d’autres nègres dans certains autres pays où les droits de l’homme sont exploités.
    L’aspect démographique est de toute manière réglé avec les hausses d’immigrations qui se succèdent sporiadiquement; chose tout à fait légitime et nécessaire à l’épanouissement de d’autres peuples un peu moins prévilégiés que nous.
    De plus, si le coeur de l’économie canadienne se déplace maintenant, et de plus en plus, vers l’ouest du pays, nous devons peut-être nous questionner de l’ardeur et de la rigueur que nous mettons quotidiennement dans notre travail. Les québecois ne sont pas instinctivement des meneurs d’entreprises, dû à notre passée où la majorité des hommes du passée travaillaient comme simple main-d’oeuvre. Notre expertise dans ce domaine s’amméliore, bien sûr, mais nous sommes encore dans un processus d’apprentissage dans ce domaine et je doute fort que le moment et le contexte internationnal, et même national à l’échelle du Canada, nous permettent encore l’opportunité de jouer ou d’apprendre de nos erreurs.
    De plus, tout les programmes sociaux, que je remets partiellement en doute, nous place dans une position quasi enfantile devant le gouvernement, de sorte qu’un certains nombres d’individu n’ont pas la pression individuelle de survie et l’instinct de réussite inconditionnelle afin d’être totallement indépendant dans la vie social, içi au Québec. Nombre de partis prônent et penchent vers ces programmes sociaux qui apportent un plus grand soutient aux démunis qui,sauf à quelques rares exceptions, maternisent la plupart d’entre nous. Comment compétitionner avec des sociétés qui semblent plus mature, alors que nous, sommes constament sous la l’emprise d’un gouvernement qui nous garde constament dans l’immaturité économique, comme une mère dispanssant du salaire de son enfant, afin d’élever la qualité de vie de toute la famille.

  11. le 20 mar 2008 à 9:50 freddd40

    D’après mon humble avis, la démographie du peuple québecois n’a aucun impact sur l’accroissement annuel du nombre de siège sociaux possible qui peuvent s’implanter sur le territoire québecois. Une quantité importante d’emplois sont perdues içi parce que les la majorité des hauts dirigeants veulent tous simplement accroître leurs profits trimestriels en exploitant d’autres nègres dans certains autres pays où les droits de l’homme sont exploités.
    L’aspect démographique est de toute manière réglé avec les hausses d’immigrations qui se succèdent sporiadiquement; chose tout à fait légitime et nécessaire à l’épanouissement de d’autres peuples un peu moins prévilégiés que nous.
    De plus, si le coeur de l’économie canadienne se déplace maintenant, et de plus en plus, vers l’ouest du pays, nous devons peut-être nous questionner de l’ardeur et de la rigueur que nous mettons quotidiennement dans notre travail. Les québecois ne sont pas instinctivement des meneurs d’entreprises, dû à notre passée où la majorité des hommes du passée travaillaient comme simple main-d’oeuvre. Notre expertise dans ce domaine s’amméliore, bien sûr, mais nous sommes encore dans un processus d’apprentissage dans ce domaine et je doute fort que le moment et le contexte internationnal, et même national à l’échelle du Canada, nous permettent encore l’opportunité de jouer ou d’apprendre de nos erreurs.
    De plus, tout les programmes sociaux, que je remets partiellement en doute, nous place dans une position quasi enfantile devant le gouvernement, de sorte qu’un certains nombres d’individu n’ont pas la pression individuelle de survie et l’instinct de réussite inconditionnelle afin d’être totallement indépendant dans la vie social, içi au Québec. Nombre de partis prônent et penchent vers ces programmes sociaux qui apportent un plus grand soutient aux démunis qui,sauf à quelques rares exceptions, maternisent la plupart d’entre nous. Comment compétitionner avec des sociétés qui semblent plus mature, alors que nous, sommes constament sous la l’emprise d’un gouvernement qui nous garde constament dans l’immaturité économique, comme une mère dispanssant du salaire de son enfant, afin, d’élever la qualité de vie de toute la famille.

  12. le 20 mar 2008 à 9:51 freddd40

    dsl. pour le double envoie, problème techn.

  13. le 20 mar 2008 à 10:00 freddd40

    HA oui, j’oubliais, et notre richesse propre à nous dans tous ça? L’eau?

  14. le 20 mar 2008 à 10:10 zapotec

    @Joseph Facal.

    J’aimerais un reponse honnete. Je suis au courant du deplacement vers l’ouest de l’economie (meme aux USA). Mais le demenagement de plusieurs anglophones a-t-il precipite (ou accelere) ce deplacement?

  15. le 20 mar 2008 à 12:02 ymdelisle

    M. Facal, vous avez raison, comme Alain Dubuc entre autres, de dire que la création de richesse est la voie à suivre. Notre langue, notre culture, et notre société sera garantit par la richesse car les pays pauvre n’ont pas le luxe de se payer une culture forte. Regardez la culture Américaine. L’indépendence ne changera rien a notre abilité de protéger notre culture. Au contraire, nous serons affaiblit car nous serons un petit peuple isolé dans une mer anglo. Que nous l’admettions ou non, le Canada nous donne une protection additionelle. Passer des lois, construire des murs, s’isoler du pouvoir nord-américain, mépriser les « maudits anglais », et vivre dans le passé n’apportera rien de concret. Même indépendent, le pouvoir économique sera à New York, Tokyo, Toronto, et Beijing. Nous avons plus de chances faisant parti d’un pays membre du G-8 que d’un petit pays membre de rien. Je suis pragmatique et je reconnais que mon peuple a plus de chances de survi a long terme en étant Canadien. Oui Oui, il y a eu des erreurs et gaffes dans notre histoire. Mais, nous sommes encore la et notre culture s’épanouit. Si on se compare avec d’autres minorités, nous avons tous les pouvoirs nécessaires pour assurer notre avenir. Quand je parle de peuple, j’inclus les Acadiens et autres francophones hors-Québec, que nos amis séparatistes ont tendences à oublier. Je trouve dommage d’entendre les séparatistes dire que nous (Québecois) sommes le seul peuple francophone d’amérique. Ça démontre comment nous nous sommes renfermé.

  16. le 20 mar 2008 à 14:17 AntiPollution

    @Extrémistes fédéralistes ou souverainistes -TheMan

    Ce n’est pas moi qui a écrit @Extrémistes fédéralistes ou souverainistes mais vous. Ce n’est pas moi qui vous accuse mais vous-même!
    ….
    L’indépendance est avant tout une question de fierté et d’Économie.

  17. le 20 mar 2008 à 15:18 ymdelisle

    @antipollution.
    L’indépendence est certe une question de fierté. Mais économique…pas certain. Allez pas me dire que le Québec pourra négocier avec force vis-a-vis un Canada en colère et des USA qui ne savent même pas qu’on existe. Que 6 millions de francos iront dicté la langue et la sociale démocratie aux americans.

  18. le 20 mar 2008 à 15:47 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    Les hirondelles ne font pas le printemps, dites-vous.
    La situation au PQ me rejouit et le soleil printanier est enfin à nos portes ; tous les espoirs sont donc permis. Je crois que ce virage vers le réalisme économique, qui sous-entend productivité et souplesse, arrive à point donné!
    Mais regardons en arrière pour voir ce qui s’est passé depuis que le PLQ a pris le pouvoir en 2003.
    *
    En entendant le fameux «slogan» du PLQ : « Nous sommes prêts », les Québécois en 2003 se sont dit, après 8 ans de règne péquiste, passons à autre chose…..et il était temps! Mais, pour mieux nous convaincre qu’ils détenaient la pierre philosophale, ils ont succombé à la tentation de Tsun Tzu, promettre, s’il le faut le Pérou….. vous vous rappelez?
    Je ne citerai pas toutes les promesses, parce que la liste serait trop longue…..
    *
    5 ans plus tard, force est de constater que l’on nous a menti (fausse représentation), dès le lancement de la campagne de 2003 ; et qu’aucun des objectifs fixés n’ont été atteints, ou si peu… et que la dette Gouv. du Québec est rendu à 145 milliards +.
    Répétons un mensonge 1000 fois, appuyé par 5 experts très, très crédibles selon Charest …. et il devient vérité, comme Bush en Irak ; sans parler des cliniques ouvertes 24/7/7 semaine……; des hôpitaux ultra-performants dès le lendemain matin du scrutin …..; des sociétés d’États fermés, combien? Etc.
    *
    Ils ont eu plus de 4 ans pour appliquer leur médecine…dans le style Mike Harris.
    Pourquoi cela n’a pas fonctionné? 5 ans bientôt …….doit-on élire Mario?
    *
    Que faire maintenant et en attendant?
    Continuer, je pense, pour les 2 prochaines années à « encadrer » le gouvernement actuel, puisque depuis un an cette recette semble l’empêcher de commettre trop de gaffes ; vous vous rappelez toutes « celles » des 4 premières années.
    Et, ils en font plein encore, par leur manque de transparence, leurs cachotteries et leurs mensonges (Couillard, Charest, Saint-Pierre: dans l’ordre ou le désordre) .
    Je sais, je sais vous allez dire que j’ai oublié de dire que c’est un gouvernement de la « consultationite aigüe », mais que voulez-vous…..C’est plus facile, non? Pas pour nous, mais..pour eux. Pensez à la Mouche du Coche.
    *
    Entre temps, les deux autres partis, et surtout l’opposition officielle, vont prendre de l’expérience. Tant mieux. Et plus l’opposition est forte, meilleur est le gouvernement ; du moins espérons-le!

    *********

    Je conclus ce « post » sur 4 constats ou remarques :

    1 – Je suis de votre avis sur le SPQ libre : depuis trop longtemps…
    -
    Je suis content aussi que les idées de votre comité sur la tarification et la fiscalité aient reçu si bon accueil : allègement de la fiscalité des entreprises, efficacité accrue de l’État, productivité, etc. Pour ce qui est des tarifs, il faut rappeler ici que la modération et une augmentaion lente des coûts de ces services devrait être privilégié, puisque 35% des familles ont des revenus d’environ 40 milles$(2×20milles).

    2 – Le Manifeste « Parlons de Pays », je l’attends depuis mes 18 ans….
    C’est sûr que SI vous aviez une chronique parallèle à celle de M.Pratte dans la page Éditoriale de LaPresse, la partie serait « un peu » plus équitable, non?
    Cela permettrait de faire comme lui, de la politique partisane ; donc de véhiculer les idées de ce Manifeste :« Parlons de Pays».
    *
    Après votre dernier rapprochement ; on ne sait jamais…. Ce n’est peut-être qu’une question de semaine….Ils augmenteraient leur tirage de 50 milles d’un coup ……Vous n’y croyez pas……..vous pensez que Power ne serait pas d’accord…….qu’il tient plutôt à véhiculer en exclusivité sa pensée fédéraliste….. Ouin!, j’avais oublié…….. Bon, passons à autres choses alors.

    3 – Je me permets pour informer vos bloqueurs, de répéter ici, textuellement(radio-SRC), la motion proposée par l’exécutif du PQ et expliqué par Marois avant d’être adoptée par les membres :
    ……« On suspend l’obligation de tenir un référendum dans la 1ère partie d’un premier mandat d’un gouvernement du PQ ; mais elle ne dit pas que l’on va s’empêcher d’en tenir un, si on juge pertinent de le faire ».

    4 – Une excellente nouvelle pour terminer : les sondeurs de Crop depuis 9 mois pose une  » NOUVELLE QUESTION « , soit : « Est-ce que vous voulez que le Québec devienne un Pays Souverain? Donc, Out le partenariat, enfin!

    Regardez et lisez bien ces sondages et vous verrez que l’appui à la Souveraineté — sans partenariat — est passé en 9 mois de 32% au plus bas, à 41% aujourd’hui.
    Vous comprenez maintenant le «pourquoi» de cette descente brusque des 6 derniers mois, dont aucun journaliste (à moins que je me trompe) n’a parlé, mais a permis à certains de penser que ce sujet était bien mort! Bizarre, ce silence, non?
    *
    Donc faisons là au plus vite et passons à d’autres choses, pour le plus grand bien des Québécois et des Canadiens…….

    Lien : http://www.quebecpolitique.com/blog/?

    N.B. informations de Crop : *Le sondage CROP des 19-29 avril 2007 portait sur la question référendaire de 1995 (souveraineté assortie d’une offre de partenariat avec le reste du Canada ou «souveraineté-partenariat»). Cette question fut remplacée à partir de mai 2007 par celle portant sur la souveraineté sans offre de partenariat (texte, sur le site).

  19. le 20 mar 2008 à 16:22 René P.

    Relatif à Normand

    Une fois de plus, un fédéraliste qui ne veut pas voir la réalité et préfère blâmer les souverainistes alors qu’il devrait plutôt les rejoindre car ce ne sera que dans l’union de ses membres que le peuple du Québec sera fort. Mais, comme c’est souvent le cas, c’est plus facile de s’associer au plus puissant que de se battre. Heureusement, ceux qui se tiennent debout voient plus loin.

    A ymdelisle

    -la peur paralysante est contraire à l’action:c’est dommage ce manque de confiance en vous…

    -comme modèle, il y a mieux que le peuple américain. D’ailleurs si les Canadians ne se fusionnent pas au peuple américain c’est sans doute qu’ils se considèrent différents car si non, le Canada et les USA ne formant qu’un seul pays, ils seraient bien plus puissants…comme vous dites.

    -nous,les québécois, ne recherchont pas la puissance, nous voulons seulement être nous-mêmes:ni inférieurs ni supérieurs aux autres, égaux. Comme cela devrait être le cas pour tous les peuples.

  20. le 20 mar 2008 à 19:16 ymdelisle

    @ReneP
    Justement dans le Québec d’aujourd’hui il faut avoir le courage de dire la vérité. Cette vérité est que le projet indépendentiste n’a plus sa raison d’être. Mais quand on est contre, on se fait traiter de con, de vendu, de colonisé, de maudit anglais, de peureux, etc etc etc. Regarder ce qui est arrivé à Michel Tremblay quand il a osé mettre en doute la souverainté. Alors, ReneP, je ne suis pas membre de la tribu nationaliste qui ne fait que vivre dans le passé. Je suis un nationalist qui n’a jamais eu peur de dire qu’il est Québecois et qui n’a jamais eu peur des maudits anglais et qui n’a jamais eu peur de dire qu’il aime le Canada.

  21. le 20 mar 2008 à 21:54 Lesdents

    C’est drôle, le sujet que les fédéralistes trouvent si stupide et dépassé revient encore une fois sur le tapis… Désolé les gars, les indépendantistes n’ont pas plus l’intention de lâcher le morceau que vous. On est donc tous condamnés à tirer chacun la couverture de notre côté jusqu’à la fin des temps… Comme jeune, je trouve cela extrêmement enthousiasmant pour l’avenir! Vous aurez compris que ceci est de l’ironie.

    Avant de terminer, je voudrais simplement inviter ymdelisle à la réflexion.

    1. L’autoflagellation, on le sait, est à la mode chez nous. Quant il dit que nous sommes renfermés (ne soutenant que les Québécois ne souçient peu du sort des francophones hors-Québec), j’imagine que le « nous » en question exclut la personne qui parle?

    2. Il donne pour exemple la culture américaine afin de démontrer l’idée selon laquelle prospérité déboucherait nécessairement sur une plus grande vitalité culturelle. Disons que l’analogie, sur le plan culturel, entre la première puissance mondiale et la nation minoritaire d’Amérique du Nord est assez boiteuse…

    3. J’invite ymdelisle, qui fait grand cas de l’appartenance du Canada au G-8, à adhérer à l’organisation http://www.unitednorthamerica.org/index.htm. Ceci serait plus cohérent que de défendre l’unité canadienne. Car si, suivant le raisonnement de ymdelisle, la souveraineté du Québec nous éloignerait des centres de décision, cela est aussi vrai, me semble-t-il de la souveraineté du Canada. Pourquoi le Canada a-t-il besoin d’être indépendant, compte tenu notamment de sa parenté avec le pays voisin? Ne serait-il pas préférable d’appartenir à la première puissance du monde, de sorte que nous (les Canadiens dans ce cas) puissions valablement assurer nos intérêts économiques et politiques à Washington plutôt qu’à Ottawa? Lisez, sur un thème connexe, The Patriot Game, de Peter Brimelow http://en.wikipedia.org/wiki/The_Patriot_Game_(book).

    4. J’aimerais savoir sur quoi ymdelisle se base pour dire que le projet indépendantiste « n’a plus sa raison d’être », puisque ceci sous-entend qu’elle a déjà eu sa raison d’être. Je voudrais savoir quand elle a cessé d’avoir sa raison d’être, et pourquoi.

  22. le 20 mar 2008 à 22:49 ymdelisle

    @lesdents
    1)Oui, le nous m’exclut. J’ai fait mes études universitaires hors-Québec et je voyage par affaires régulièrement dans le ROC. Je suis très conscient du fait français dans le reste du Canada et je parle ma langue partout. Je n’ai pas de honte ni la peur de m’affirmer….anywhere in North America. Et oui, je suis fière d’être Canadien aussi.

    2)La richesse est la route vers la survit. Nous pouvons passer les lois que nous voulons, mais la Realpolitik est que c’est le dollar (c.a.d. l’économie) qui nous mêne. Lisez Galbraith. Les cultures fortes furent tous créé pas des pays riches. Quand on vivote, on a pas le luxe de se payer des artistes. Dans tous les cours de Sociologie 101, on parle de Maslowe.

    3)Selon votre argument, il est encore plus important et probable que le Québec devienne un état américain. C’est pas contradictoire pour quelqu’un qui veut l’indépendence. Que vous le vouliez ou non, le Canada nous aide à nous épanouir. Disons que les Français du Canada on beaucoup mieux survecu que les Français des States. Pourquoi?

    4) Dans les années 60, nous avions (et j’inclus le Canada) besoin d’un bon coup de peid au derrière pour nous sortir de notre grande noirceur. Cette grande noirceur était largement notre propre création d’ailleurs. Le mouvement indépendentiste était la bottine, si on peu dire. Le réveil du Québec c’est fait. Le réveil du Canada c’est fait. Dans les années 60 nous faisions parti d’un mouvement mondiale. Tous les pays de l’occident on vecu des changements majeurs. Nous avons voté deux fois pour l’indépendence et avons eu deux rejets. Le projet séparatiste avance tellement que le PQ renonce au référendum. Le PQ renonce à la sociale démocratie. Dans la région de « La Capitale Nationale » c’est les Conservateurs qui ont gagné. Le flambeau séparatiste est maintenu par des illuminés comme VLB et Falardeau. Alors, mon jeune, c’est ça la perte de pertinence.

  23. le 21 mar 2008 à 0:37 Jean-Renaud Dubois

    @ymdelisle

    Bonjour et bienvenue sur ce blogue,

    ……..« ….Mais quand on est contre, on se fait traiter de con, de vendu, de colonisé, de maudit anglais, de peureux…….. » dites-vous.

    Je me permets aux noms des blogeurs sur ce site de vous rassurer immédiatement à ce sujet…….Ce n’est pas le style ici.

    **********

    En parlant de style, lors de la dernière chronique, vous avez écrit cette phrase suivante :
    ………..« La destinée du Québec doit se faire par tous les Québecois, pas seulement les Québecois de souche et francophones.
    N’oubliez pas que le Québec moderne fût construit également par des anglophones et allophones. Mon épouse est anglophone, et ses racines Québecoises sont beaucoup plus profondes que les votres. De dire qu’elle ne fait pas parti du 60% de 80% qui égale le 50% qui a raison est un peu insultant. Le nationalisme Québecois n’a jamais été inclusif et votre argument statistique le démontre bien. »

    Deux questions pour mieux nous éclairer sur vos votre propos….

    1- Vous croyez donc qu’au dernier référendum, tous ceux qui ont construit le québec moderne n’ont pas pu s’exprimer en toute démocratie, quant à leur destinée?

    2- …..« faire partie du 50% qui a « raison »……». Qu’est ce « qui a raison » veut exprimer exactement dans cette phrase. Vous l’avez lu dans le texte de M.Facal? Expliquez SVP.

    3- Quant à votre épouse(anglophone) ou la mienne ( qui s’appelle Fyfe ) en quoi est-ce insultant pour nos deux femmes — la vôtre en occurence semblerait-il — que M. Facal mentionne comme mise en situation de son argumentation, qu’environ 50% des francophones (selon les chiffres et les regroupements fournis par Crop: anglos + allos et francos, voir lien du site de Crop, plus bas) appuient cette vision actuellement….? On peut chipoter sur les chiffres (5 de plus ou 5 de moins) mais en quoi a-t-il insulté votre femme?

    Mathieu D vous a donné une partie de l’explication ; moi je vous donne l’autre. J’espère qu’elle vous satisfera.

    Conclusion :
    M.Facal, je pense et il me corrigera si j’ai erré, tout en se reconnaissant Québécois francophone, sait pertinemment, qu’il n’est ni anglophone de souche ; ni francophone de souche ; il va se donner du temps et ça va venir vite…… Qu’en pensez-vous M. Delisle?

    …….. « J’en ai rat-le-bol de la “Question Nationale”, Il est temps de passer a autre chose.» dites-vous.
    Vous n’êtes pas chanceux, parce que ce site discute justement de la question nationale……Mais vous verrez qu’avec le temps vous aller l’apprécier… surtout que les discussions sont modérées.
    Lien : http://www.quebecpolitique.com/blog/?

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte Adèle

    N.B. Pour vous encourager M.Delisle à revenir sur ce site, je vous souligne que toute ma famille ; frères, soeurs et nombreux enfants sont presque tous souverainistes…Plus du tiers sont universitaires, bilingues et ouverts sur le monde: c’est bien pour dire…
    Alors, au plaisir de vous lire..

  24. le 21 mar 2008 à 9:21 Daveyy

    Encore un débat sur la pertinence du projet souverainiste alors que les souverainistes eux-même n’en parlent à peine plus, faute de popularité.

    Je constate qu’il y a des nombreux souverainistes sur ce blogue qui en fument du bon. On est même rendu à proclamer que 42% des Québécois appuyent la souveraineté sans association. C’est une grosse nouvelle celle là! Si c’est vrai, alors pourquoi le PQ laisse tomber le référendum? Pourquoi on nous parle toujours de « souveraineté » quand ce devrait alors s’appeler « indépendance » ?

    Je maintiens que l’indépendance du Québec, si jamais elle se faisait, est un projet beaucoup trop important pour laisser un simple parti comme le PQ la réaliser. Pour réussir, ça prendrait un consensus beaucoup plus important que les seuls supporteurs du PQ peuvent générer.

    L’image actuelle que dégage le PQ ne correspond plus du tout à celle que souhaite la vaste majorité des Québécois. Les Falardeau, Larose, Michaud, VLB, Parizeau, Landry, Marois, Malavoy, Richard, Carbonneau et cie qui sont encore les porte étendards du mouvement, nous proposent collectivement un projet qui essentiellement s’addresse au problèmes des années 70 porteur d’un Québec très à gauche, très corporatiste et surtout pas très dynamique économiquement. Ce parti ne pourra jamais dégager un consensus sur son projet et ce n’est sutout pas à en parler plus (conversation nationale) qu’il y arrivera.

    Le jour viendra peut-être quand les intérêts supérieurs des Québécois seraient mieux défendus dans un pays indépendant, c’est pourquoi je respecte les souverainistes et la légitimité du projet. Ce que je reproche aux souverainistes c’est de confondre les intérêts du mouvement avec ceux du Québec en entier.

    Nous avons créé une « industrie de la souveraineté » au Québec et c’est devenu nécessaire de la maintenir pour conserver les jobs. Exemple, que ferait un Gérald Larose dans un Québec indépendant? Ou les 54 députés bloquistes, est-ce qu’on garantirait leurs jobs à Québec? Déjà avec 125 députés, ils sont trop nombreux. Enfin vous voyez ce que je veux illustrer.

  25. le 21 mar 2008 à 10:48 Joseph Facal

    Je remercie Jean-Renaud de noter, à l’intention de YM Delisle et de tous les autres, que dans ce site, on essaie de ne pas se lancer trop de bêtises par la tête (on ne réussit pas toujours, mais on essaie fort), ce qui n’exclut évidemment ni la passion ni la vigueur.

    De toute façon, quand ça dérape, je ferme les commentaires, et quand je repère un pollueur systématique (je crois qu’on dit un «troll», non ?), on lui coupe l’accès.

    Pour le reste, je réitère nos règles de base : cinq commentaires par personne par billet, pas d’attaques personnelles, et pas de niaiseries racistes, antisémites, etc. Tous les commentaires sont lus, sans exception.

  26. le 21 mar 2008 à 11:40 ymdelisle

    Je mérite la giffle. Je suis allé un peu fort.

  27. le 21 mar 2008 à 13:30 Super Q

    Monsieur Facal?

    Il est vraiment temps pour vous de revenir en politique active… Des cerveaux comme vous, nous les voulons au pouvoir!… et rien d’autre!…

    Merci Monsieur Facal!

  28. le 21 mar 2008 à 18:27 Normand ajoindre

    D’abord,

    Suis-je le seul à avoir vu des vitrines de magasins placardées sur la rue Ste-Catherine au début des années 80 ?

    Propos principal:

    Aujourd’hui à RDI, les députés Bachand et Malavoy se sont exprimé sur les mesures possibles à l’endroit des entreprises dans la perspective d’y améliorer la présence du français. Monsieur Bachand prone une déamrche plus douce tandis que Madame Malavoy se montre intransigeante et s’affiche plutôt pour des mesures radicales.

    Moi, je suis tout à fait d’accord pour la protection de la langue française mais je pense qu’il ne faut pas perdre de vue le fait que les sociétés qui considèrent la possibilité de venir s’établir au Canada, auront plus de chances de faire trnasférer leurs spécialistes anglophones (ingénieurs, chercheurs ou autres) dans une province où ils seront moins brimés, eux et leurs enfants, sur le plan de la langue. Alors, pour quel coin de pays l’entreprise optera-t-elle ? Voilà une des force d’attracion de l’Ontario. Les « commissaires industriels » en Ontario, doivent sûrement rappeler cette réalité aux sociétés qui font de la prospection, la difficulté de recruter les spécialistes qui augmente à cause de l’incidence « concessions à faire » sur les plans des communications et de la scolarisation des enfants.

    Après tout, si les entreprises vont s’établir ailleurs, ce n’est pas parce que les gens n’aiment pas le Québec. L’été, c’est plein de voitures à Montréal avec des plaques immatriculées USA. On adore le Québec. Que ce soit pour les attraits pittoresques, la gastronomie réputée, la gentillesse des gens, les belles québécoises, etc, etc.

  29. le 22 mar 2008 à 17:10 ymdelisle

    M Dubois,

    Merci pour vos commentaires. Voici mes clarifications:

    Les insultes que j’ai mentionné ne sont pas venues sur ce bloque.Vous avez raison de dire que le niveau de discussion est, et doit rester, respecteux. Je vais faire des efforts de l’être, et si je dérape, qu’on me le dise. Les insultes sont venues au fil des ans dans mes discussions avec des indépendentistes…des purs et durs du genre ‘You’re either with me or against me’. Regardez VLB est son commentaire récent sur Richler.

    Sur vos points spécifiques.
    1) Oui nous avons tous eu le droit de voter et à deux reprises la population à dit non. Mais, combien de fois devrons-nous dire non. Ce n’est pas l’indépendence qui me fait peur, c’est la Balkanisation du débat.

    2)Quand je disait ‘ le 50% qui a raison’ ce que je voulais dire est que nous avons créé une religion indépendentiste (pour remplacer l’autre???) et qui ose la contredire se voie mis à l’indexe. Michel Tremblay me viens à l’esprit. Ce qui me choque des commentaires qui disent que 60% des Québecois francophones votent pour le Oui c’est que ça porte l’argument sur une base ethnique. Ce qui m’amene à la question de mon épouse anglophone.

    3)Le Nous, quand j’en parle avec mes amis indépendentiste, veut dire Québecois de souche francophone. J’ai peut être tort, mais les anglophones qui ont des racines au Québec depuis le 18é siecle ne sont pas considéré par les purs et durs comme des Québecois de souche. Pourtant ils ont aidé à construire le Québec. Comme exemple frappant, regarder la Rébellion de 1837. C’était une rébellion du Haut et du Bas Canada. Il y avait des anglais au Bas Canada qui ont combattu avec les français pour obtenir un gouvernement responsable. Pourtant, on nous fait accroire que la rébellion de 1837 était un combat des Québecois (bien que le terme Québecois n’existait pas en 1837) pour l’indépendence. La nouvelle histoire du Québec exclut les apports positifs de la communauté anglophone au développement du Québec et ne retient que le négatif. Alors quand je dit que le commentaire du 50% de francophones qui appuient le Oui est insultant, je dit que nous ne devrions pas construire le Québec moderne sur une base linguistique/ethnique. De dire que 60% des francophones qui representent 80% de la population ont voté Oui, et perdu, est un synonyme du fameux commentaire de M. Parizeau. Mon voeu est d’avoir tort.

  30. le 23 mar 2008 à 12:16 René P.

    A ymdelisle

    Sur quoi vous basez-vous pour dire que le projet indépendantiste n’a plus sa raison d’être? Ce serait comme dire à de jeunes adultes que, de nos jours, quitter la maison parentale pour aller s’établir et vivre de facon autonome n’a plus sa raison d’être. Mais pourquoi l’autonomie, soit individuelle soit collective, n’aurait plus sa raison d’être aujourd’hui? C’est plustôt le contraire, plus on évolue, plus on devient un individu autonome. Les peuples ou les individus dépendants sont ceux qui sont déficients sur le plan des ressources. L’autonomie atteste de sa maturité, de ses ressources physiques et intellectuelles, de sa capacité d’exister par soi-même. Dans l’histoire humaine et des sociétés, jamais l’indépendance, l’autonomie n’a été autant actuelle.

  31. le 23 mar 2008 à 12:17 easter

    Depuis plus de 30 ans, la menace de l’option « séparatiste »,objectif #1 du PQ, maintient un climat d’incertitude qui nuit au développement et à l’économie du Québec. Nombre d’entreprises ou leurs sièges sociaux ont déjà quitté pour s’installer ailleurs. D’autres investisseurs boudent le Québec. Justifier de faire l’indépendance passe par la transparence, la vulgarisation comparative des avantages et les inconvénients, une expertise réelle démontrant les finances avant et après pour prouver comment les citoyens amélioreraient leur vie sur les plans économiques, sociaux et culturels, non pas seulement sur le plan patriotique. Les souverainistes tentent d’entraîner les Québécois dans un giron émotif pour obtenir un contrat en blanc mais les Québécois ont aussi une raison et des questions.

  32. le 23 mar 2008 à 12:30 easter

    @ René p

    Indépendance=

    Gel des actifs des Québécois Vulnérabilité du Québec et précarité de ses finances:
    Le Québec est endetté de 126 G$ soit plus de 44% de son PIB. Quel serait son nouveau taux d’endettement avec sa part de la dette fédérale soit 23.5% de >

  33. le 23 mar 2008 à 12:33 easter

    $500 G$ = 118 G$ = 241 milliards?
     Quelle décote de crédit (Moody’s) subirait le Québec et quelles conséquences sur les taux d’intérêts sur la dette du Québec ($123 G$ à 7% coûtent déjà 8.6 G$(3ième dépense) annuellement, qu’en serait-il avec 241 G$ à un taux d’intérêts plus élevé?

  34. le 23 mar 2008 à 13:57 RenéP.

    Encore une fois, quand on n’a pas d’argument pour en réfuter un autre, on utilise la peur de la catastrophe. Vous savez très bien que le Québec est dans une situation économique bien plus favorable que beaucoup d’autres peuples qui ont accédé à leur indépendance et qui s’en portent mieux. La dette du Québec se compare favorablement avec plusieurs pays importants. Quant à la partie de la dette du Canada qui reviendrait au Québec, c’est à voir car vous savez très bien que du point de vue du développement, le Canada ne s’est pas gêné pour développer plutôt la partie anglaise du Canada avec de l’argent qui venait du Québec. Il se pourrait peut-être que advenant l’indépendance du Québec, ce soit le Canada qui soit en dette envers le Québec. Pouvez-vous prouver le contraire? C’est peut-être pour cela que les fédéralistes auraient peur que le Québec devienne autonome.

  35. le 23 mar 2008 à 16:53 Christian

    easter le 23 mar 2008 à 12:17 easter
    Depuis plus de 30 ans, la menace de l’option « séparatiste »,objectif #1 du PQ, maintient un climat d’incertitude qui nuit au développement et à l’économie du Québec. …
    Les souverainistes tentent d’entraîner les Québécois dans un giron émotif pour obtenir un contrat en blanc mais les Québécois ont aussi une raison et des questions.

    Encore un alias d’éducation étrangère qui s’informe. C’est le point de vue typique de la forme de pensée anglo-saxon canadian. On appelle ça de la propagande d’abrutissement, motivée par un complexe de supériorité, depuis plus de 30 ans.

    Si vous ne comprenez pas qu’il y a d’autres variables plus importantes que «menace», «incertitude» «développement économique» «entrainer» «giron» «contrat», dans la proposition de fonder un pays qui correspond aux caractéristiques d’une nation de langue et de culture française, c’est peine perdure. On ne peut pas vous aider.

    Puisque, toutes vos questions financières ne sont que de la spéculation de l’avenir, pour éviter les fondations de l’identité et de l’appartenance, démontrant ainsi une intolérance aigue à l’incertitude. On ne peut pas vous aider.

    Tiens… Qu’est-ce 241 g de dette face à la possibilité qu’offre l’avenir ?… À la fondation d’un pays du Québec ?… Des cacahouètes cher ami. Des cacahouètes, voilà !…
    ch

  36. le 23 mar 2008 à 17:31 easter

    Comme vous savez très bien, M. Facal, le québec est une des provinces les plus pauvres du canada, même derrière terre-neuve, (PIB) c’est le québec qui reçoit le plus de péréquation (bien-être social) au canada.

    Nous devrions dire merci à l’ontarion et à l’alberta. Je paye déjà 50% d’impôt + 13% de taxe, qu’est-ce que ce serait avec l’indépendance ? Non merci, pas pour moi. Juste a y penser j’en ai des frissons, je suis terrifié, d’ailleurs je songe sérieusement à quitter, à fuir le québec. Trop d’impôt…!

  37. le 23 mar 2008 à 19:17 jack

    easter,
    si la tendance se maintient, ton Ontario va être s’ul BS beto (va lire ton GM, ca fait une semaine qu’ils nous en parlent)

  38. le 23 mar 2008 à 22:55 ymdelisle

    @RenéP
    Le projet indépendentiste n’a plus sa raison d’être car les objectifs visé par la révolution tranquille ont été atteints, et même dépassés. Aujourd’hui, les nations tentent de se rapprocher car ils reconnaissent qu’il doivent le faire pour survivre. Pour reprendre votre analogie de l’adolescent, je dirai que le Québec manque de maturité et n’a pas encore les moyens financier pour quitter le bercail. Disons qu’il a encore des prêts étudiants a payer et qu’il est encore très sensible à la critique. Quand il aura atteint la maturité et les sous nécessaire pour quitter le foyer, why not. Je ne comprends pas vos commentaires à l’effet que le Canada ne s’est pas gêné pour developper la partie anglaise avec de l’argent du Québec. J’aimerais avoir des exemples svp. Je vous en donne 2 ou 3 ou c’est l’inverse. C’est C.D. Howe qui a fait construire le complexe hydraulique du Saguenay (et Alcan). Canadair (par la suite Bombardier) a été financé par Ottawa. La péréquation…ça viens d’ou?. De dire que l’investissement au Canada est fait sur une base linguistique/ethnique démontre notre manque de maturité collective. De dire que le Québec donne plus aux autres Provinces qu’il n’en reçoit et faux. Et même si c’était le cas, j’en serais fière, car cela démontrerait notre capacité de partager notre richesse…..un signe de maturité, quoi?

  39. le 24 mar 2008 à 0:12 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Je vous avais demandé, M.Delisle, une explication ; et posé 2 questions sur des parties de votre texte que je ne comprenais pas, exemples :

    1- …..« faire partie du 50% qui « A RAISON ”…….» « a raison », veut dire quoi?

    2- …..« est-ce que vous croyez que les deux référendums ont été démocratiques ? »

    3- ……« mais en quoi M.Facal a-t-il insulté votre femme?

    Dans les trois cas vous avez expliqué et je vous en remercie. Cela m’a permis de mieux comprendre votre premier texte.
    Je n’aurais pas dû vous poser de questions, j’admets mon erreur puisque comme vous le dites si bien : « « J’en ai rat-le-bol de la “Question Nationale”, Il est temps de passer a autre chose.» J’aurais dû vous écouter…

    *******

    Changement de sujet:
    Je ne suis pas très fort pour les échanges personnels entre blogeurs. Chacun à son style, le mien — lorsque le sujet est sur le débat national — serait plutôt d’apporter des arguments sur le point de vue que je soutiens, pour que le Québec puisse devenir un Pays Souverain, au plutôt.
    *
    Depuis dix ans, la situation a condidérablement changé.
    Pendant qu’une minorité, maintenant, de «francos», très fédéralistes (25%), sont demeurés au PLQ ; la coalition du PQ, elle — droite, centre et gauche — a éclaté.
    C’est pourquoi la déprime s’est installée et que le PQ vient juste de freiner sa glissade qui a débuté après le référendum. Le déficit zéro après la catastrophique administration de Daniel Johnson n’a rien fait pour aider les choses.
    =
    On peut être « un pur et dur » fédéraliste et personne (même nos journalistes), n’osera les affubler de ce terme méprisant ; ainsi que leur dire…… qu’ils sont entrés en Religion. C’est bien pour dire…deux poids deux mesures!
    *
    Aux souverainistes : en 1987, j’étais découragé, mais surtout pas maintenant, bien au contraire.
    ……..Les souverainistes sont maintenant éparpillés à travers plusieurs partis — PI, QS, Verts, ADQ et PQ. Autrement dit ce projet de PAYS n’appartient plus au PQ ; et c’est une autre excellente nouvelle!
    ……..Pour les fédéralistes cet éclatement est bénéfique pour le moment et repousse la possibilité d’un référendum aux calendes…; et j’en suis fort aise.
    Je souhaite au PQ 5 ans dans l’opposition pour qu’ils puissent faire de l’action politique sur le terrain avec leur Manifeste « Parlons de Pays ». Ce terme est de mon cru…..J’espère que M. Facal va en faire la promotion, puisque c’est le seul «Thème» qui colle à l’objectif. Marketting 101.
    *
    CONCLUSION:
    Je n’ai pas l’intention de partir de discussion sur les vertus de BLV ni de Richler…Ainsi que sur l’échange Michel Tremblay…..Bernard Landry (ce fut assez stupide merci, de sa part) qu’ils règlent leur débats entre eux, cela ne m’intéresse pas ; pas plus d’ailleurs que sur les syndicalistes et leur Club SPQ libre, qui doit se retirer du PQ avant d’y être forcé par les membres. Sans oublier la Présidente qui devrait laisser sa place au plutôt, selon moi.
    Donc, retour au civique et non au corporatisme ; ni aux représentants du pouvoir privé, à la Power.
    *
    Le nouveau PQ, selon ce que j’en sais et voit — je ne suis pas un membre actif et ne le serai jamais — est il me semble, à l’image du Québec d’aujourd’hui avec des Legault, Bédard, Bergeron, Marois, Girard, Camille Bouchard, Pierre Cursi, Farouk Karim, Maka Kotto, Bernard Drainville, Alexis Wawanoloath etc. Et des gens actifs comme des Facal, Rébello, Lisée et autres.

  40. le 24 mar 2008 à 8:29 jcpomerleau

    Le débat gagnerait eu rigueur si on le sortait du « crampage » idéologique (fédéraliste- souverainiste)pour objectiver le débat. Un des premier argument en faveur du statu quo fédéralistes porte sur le gain que le Québec réalise dans ce système, et qu’il perdrait s’il en sortait. Permettez que je pète la baloune à l’effet que cette politique de la mendicité serve les intérëts supérieurs du Québec: Selon une des rares études de STACAN (1)portant Le gain réaliser par le Qc en tenant compte de l’ensemble des flux entre gouvernement dans la fédération, le Québec tire un avantage de 2,1 milliards (2004). Maintenant si le Qc en sort il épargne 2,5 milliards (minimum) en couts de dédoublement. Donc, il n’y a rien à perdre à sortir du fédéralisme. Mais au contraire tout à gagner: En gardant chez nous tous nos capacités financières (budget passe de 65 à 110 milliards) et nos pouvoirs on poserait les conditions de bases pour se donner une stratégie d’état (optimal)cohérente pour améliorer notre productivité politique et économique. Les pays d’Europe du Nord sont les plus performant au monde en terme de création et répartition de la richesse et ce qui explique leurs succès c’est que chacun de ces pays est un état optimal (géopolitique). Donc le Québec qui est un demi état de province a intérêt à cheminer vers l’état optimal. La question qui se pose est quelle stratégie et tactique faut il adopter pour y parvenir.À moins qu’il y en ais encore qui croit que ce système dysfonctionnel qu’est le fédéralisme soit la meilleur chose que l’on peut espérer comme peuple.
    (1)http://www.statcan.ca/francais/freepub/11-010-XIB/00207/feature_f.htm

  41. le 24 mar 2008 à 12:03 jack

    @delisle
    « Aujourd’hui, les nations tentent de se rapprocher car ils reconnaissent qu’il doivent le faire pour survivre. » Tu veux rire?

    Ton Canada vient tout juste de reconnaitre l’indépendance du Kosovo, un État hyperethnique.

    As-tu la télé chez toi? Voici quelques nations qui se sont séparés dernièrement

    La nation slovaque et la nation tchèque
    La nation russe et les nations baltes
    La nation russe et la nation ukrainienne (ton Canada a été le 2e au monde à reconnaitre les IKe)
    La nation russe et les nations turkomènes
    La nation russe et la nation moldave
    La nation serbe et la nation slovène
    La nation serbe et la nation croate
    La natione serbe et la nation bosniaque
    La nation serbe et la nation macédonienne

  42. le 24 mar 2008 à 12:08 jack

    @pomerleau

    L’étude en question nous imposait une facture de 8 milliards pour la dette. Il est loin d’être évident que la part de la dette canadienne qu’on hériterait (à condition qu’on daigne l’accepter…) serait le quart de la Canadienne, soit 120 milliards. En fait, en tenant compte des maigres actifs fédéraux au Québec ce serait plus dans les 60 milliards. A 6% de financement c’est donc moins de 4 milliards qu’on aurait à payer. Évidemment tu ne liras jamais ça sur le site de Gesca….

  43. le 24 mar 2008 à 13:00 EtienneL

    « À plus forte raison quand un groupuscule comme le SPQ Libre [...] travaille activement à dépeindre comme des idées de «droite» des évidences acceptées par les gauches responsables partout ailleurs en Occident. »

    Je trouve déplorable qu’il n’y ait pas suffisamment d’énergie mise dans la dénonciation du manque de cohérence de ces groupes idéologiques. Sans verser dans la théorie économique qui répugne une grande partie de l’électorat, je crois qu’il est assez simple d’illustrer notre situation actuelle en prenant l’image d’un ménage québécois:

    Dans notre maison qu’est le Québec, il y a deçà quelques décennies, nous avons fait le choix de se procurer certains services pour assurer une qualité de vie appréciable pour tous les membres de notre famille. Parmi ces choix familiaux, on retrouve:
    1- Un professeur gratuit pour les jeunes qui désirent s’instruire.
    2- Une gardienne pour s’occuper des enfants en plus jeune âge lorsque nous ne sommes pas à la maison.
    3- Un médecin de famille et des pansements pour tous ceux qui sont blessés.
    4- De l’argent de poche pour les étudiants et pour ceux qui inaptes au travail.
    5- Et enfin, un homme à tout faire attitré aux menus travaux, à l’entretien et aux ouvrages d’infrastructure de la maisonnée.

    À partir du moment où il n’est pratiquement plus possible de payer toutes ces personnes en 2008 étant donné notre situation financière précaire (causée par une augmentation incontournable du salaire de ces ressources et de la concurrence des familles voisines pour se les appropriées). Trois choix se présentent donc à nous.

    1- Se départir d’une de ces ressources ou d’une partie des services qu’ils nous offrent  (i.e. remettre en cause nos acquis sociaux)
    2- Faire appel à de nouvelles ressources à temps partiel qui nous promettent de faire la même chose pour moins cher (mais qui n’ont peut-être pas notre bien aussi à cœur qu’ils le prétendent)  (i.e. faire appel au privé et à la sous-traitance)
    3- Augmenter le salaire familial de manière raisonnable sans remettre en cause notre qualité de vie afin conserver nos acquis sociaux  (i.e. créer des richesses de manière durable et responsable pour faire face à ces coûts grandissants)

    À partir du moment où le PQ a fait le choix de ne pas remettre en cause les acquis sociaux et de rejeter l’apport du privé… la réponse m’apparaît extrêmement simple.

  44. le 24 mar 2008 à 13:35 jcpomerleau

    La question qui se pose est comment améliorer notre productivité économique sans abandonner les missions sociales. Est ce possible dans une économie ayant un haut taux de syndicalisation et de taxation de réaliser un tel gain de productivité. Oui. Les pays d’Europe du Nord qui ont les mêmes caractéristiques géopolitiques que le Québec y arrivent, pourquoi? Parce qu’ils ont réunis les conditions pour se donner une stratégie d’état cohérente: Un état optimal. Le Québec est annexé au Canada à qui il envois 45 G $ par années pour qu’il envahisse ses juridictions. Il en découle des couts inutiles et surtout un processus décisionnel complètement dysfonctionnel. C’est ce carcan qui empêche le Québec de mettre en place une vaste réforme de l’état pour le rendre plus performant. La Suède a mis en place une telle réforme qui lui a permis de réduire sa bureaucratie de 30% et de réaliser un gain de productivité de 4% (énorme, il n’y serait pas parvenu s’il avait été un état sous tutelle d’un autre état à qui il aurait envoyer 50% de ses taxes. Pas compliqué à comprendre, à condition de sortir de l’horizon provincial.

  45. le 24 mar 2008 à 14:08 daveyy

    Encore la « faute du fédéral » M. JC Pomerleau. Comme si la Suède ne faisait pas partie de l’UE à laquelle elle envoit des taxes. Mais non, la souveraineté, voyez-vous, est une espèce de baguette magique, on a qu’à voter OUI et tout devient facile, tout devient possible. (paroles de Lucien Bouchard c. 1995)

    Notre voisin compte 330 millions d’habitants, c’est 44 fois notre taille et il achète à lui seul 60% de nos exportations. Pouvez-vouz me nommer un seul « pays d’Europe du Nord qui ont les mêmes caractéristiques géopolitiques que le Québec »?

    En parlant des coûts inutiles et de processus décisionnel dysfonctionnel, évidemment qu’on ne peut rien faire en attendant la souveraineté à part chialer contre le fédéral. Pas fort comme argumentaire.

    Je vous en propose un : qu’on la fasse la réforme de la bureaucratie, qu’on se la donne la stratégie d’état cohérente. Qu’on s’enrichisse, qu’on réduise notre dette, qu’on augmente la productivité de nos entreprises. Quand il nous restera plus rien à faire dans nos domaines de compétences , alors là on pourra chialer contre le fédéral et lui mettre de la pression, on a bien plus de chance d’y arriver en donnant l’exemple qu’en chialant pour chialer. Et si cela ne marche toujours pas et bien on la fera la souveraineté, mais sur une base de nos forces et pas nos faiblesses.

    J’ai tellement hâte d’entendre des propos positifs et gagnants au lieu du discours tellement réducteur du PQ et les souverainistes des années 70 avec leur discours de « losers » victimes des complots étrangers voulant nous mettre à notre place.

    Regardez votre propre programme: l’armée, le passeport et la devise canadienne que vous nous avez proposé en 95, ça coûte combien ? Vous pensez que rapatrier 50% de nos taxes va être une panacée? Va quand-même falloir dépenser sur autre chose que des programmes de garderies à 7 $.

  46. le 24 mar 2008 à 15:03 jack

    @davey

    ben si y’a un secteur où l’on se fait fourrer c’est ben l’armée canadienne qui a envoyé 12 Québécois se faire tuer en Afghanistan alors qu’on nous a toujours dit que ca ne valait pas la peine de se battre pour l’indépendance de Québec.

    Dans le Rapport Legault on apprend qu’Ottawa dépensait 13 milliards pour l’armée mais seulement 1,9 milliard au Québec. On est loin du 3 milliards qu’on devrait avoir. y sont rendus à 18 milliards. As-tu idée de combien on se fait fourrer?

    Pareil avec les Indiens. On a seulement 9% des dépenses canadiennes

  47. le 24 mar 2008 à 15:03 RenéP.

    A ymdelisle

    L’objectif principal de la révolution tranquille était de devenir maître chez nous. Or, encore en 2008 comme par le passé, Ottawa continue à mettre sonmnez dans les dossiers qui relèvent de la compétence du Québec. Et vous prétendez que c’est dépassé que de vouloir nous gérer nous-mêmes? De plus, lorsque nous ne sommes pas d’accord avec Ottawa sur une question d’affaires extérieures, nous sommes obligés de nous la fermer(ex: la guerre en Afganistan)et de payer de nos sous pour aller tuer (les naifs disent reconstruire) des gens avec qui nous n’avons aucun rapport et tout cela, pourquoi, pour faire plaisir aux EUA.

    Les nations sentent le besoin de se rapprocher? Mais pourquoi donc le Canada ne cherche-t-il pas à se fusionner avec les EUA? Quand les autres le feront par nécessité, le Québec le fera probablement mais pour l’instant, chaque pays voit à défendre ses intérêts sans nécessairement s’isoler des autres. Mais évidemment, pour vous, le Québec est immature mais pas le Canada n’est-ce pas? Le Canada est tellement mature qu’il est incapable d’accepter que le peuple du Québec puisse se gouverner par lui-même. Le peuple Canadian est incapable d’accepter que le peuple Québécois soit son égal. Ca c’est de la maturité…
    Vous voulez des exemples démontrant que le Canada se développe aux dépens du Québec. En voici deux.
    Le premier remonte à l’union du Haut-Canada et du Bas-Canada. Le Haut (L’ontario) avait une dette et le Bas (Le Québec) avait un surplus financier. Eh bien, Le Haut-Canada a payé sa dette avec le surplus du Bas-Canada. Le deuxième exemple remonte à l’entrée de Terre-Neuve dans la Confédération Canadienne.Qui a payé pour décider T-N à entrer dans le Canada? Le Canada? Pas du tout. C’est Québec puisqu’on a enlevé à celui-ci et sans son consentement une partie de son territoire,le Labrador, pour le donner à Terre-Neuve. Tout au long de l’histoire canadienne, le développement du Canada-anglais a été privilégié par Ottawa (=l’Ontario) et ce qui constitue un manque de maturité n’est pas d’affirmet ce fait, c’est de refusé de le voir.
    Quant à la péréquation, c’est la partie compensatoire attribuée aux provinces pauvres en rapport aux investissements faites dans les provinces riches avec l’argent de l’ensemble des citoyens.
    Ceci étant, plus le Canada essaie de contrer le Québec dans son désir d’émancipation, plus il se fait mal à lui-même. Essayez d’étouffer quelqu’un et vous me direz s’il va vous aimer, collaborer, vous aider. C’est pourquoi il ne peut y avoir que de plus en plus d’indépendantistes au Québec. En tout cas, des fédéralistes en faveur du statu quo, il n’y en a pas beaucoup. Quant aux féréralistes qui sont pour une réforme constitutionnelle, il faut leur dire la vérité: Trudeau et ceux qui l’ont suivi sans réfléchir, ont tricoté la constitution (que le Québec n’a pas adoptée=donc politiquement, nous ne faisons pas partie du canada) de manière quIl est maintenant réalistement imposible de la changer. Donc, cher monsieur, le Québec n’a même pas le choix, il doit se séparer…tout ca, à cause de fédéralistes fanatiques anti-québécois.

  48. le 24 mar 2008 à 16:01 daveyy

    @ Jack

    Dans votre Québec indépendant, est-ce que nous ferions partie de l’ONU, de L’OTAN ? Aurions-nous une armée? Si votre réponse est non, allez changer le programme du PQ et du Bloc. Si votre réponse est oui, est-ce que nous participerions aux missions militaires sanctionnées par l’ONU avec nos alliés? Si votre réponse est non, voir la première réponse ou devenez membre du QS, si votre réponse est oui, allons-nous seulement choisir les missions faciles et sans risque, ou accepterions-nous notre part du fardeau?

    Faudrait-il déménager les océans Atlantique et Pacifique pour créer des bases de la marine au Québec? Vos commentaires sur la comptabilité des dépenses militaires sont plus que ridicules, ils frôlent la mauvaise foi.

    On serait encore désavantagés faute de notre juste part d’Indiens ! Wow, celle-là je ne l’avais pas encore entendue. Devrions-nous échanger des BS ( nous en avons le plus au Canada) pour des Indiens afin d’égaliser la comptabilité? Pas fort mon homme, pas fort.

  49. le 24 mar 2008 à 17:56 ymdelisle

    @renep
    Petite correction sur l’histoire du territoire Québecois. En 1867 le Québec c’est le sud, principalement la vallée du St-Laurent. La partie nord du Canada appartient à la Compagnie de la Baie d’Hudson. La côte nord du Labrador appartient à Terre Neuve depuis au moins 1763. Vers 1868 le Canada prends possession des territoires de la Cie de la Baie d’Hudson et commence à les redistribuer. Le Québec en 1898 est agrandit jusqu’a la Baie d’Hudson lui donnant ainsi l’Abitibi. En 1912, le Québec reçoit le territoire qui est aujourd’hui connu sous le nom de Nouveau-Québec. En 1927, le Conseil Privé de Londres tranche le différend qui persistait au niveau du Labrador en cédant le territoire qui ce draine dans l’Atlantique à Terre Neuve. Alors de dire que Terre Neuve a reçu un cadeau a son entré dans la Conféderation en 1948 et faux. De toute façon si on regarde le « deal » que nous avons avec le barrage Churchill on peu dire que la revanche est douce… Votre argument sur le Haut et le Bas Canada est vraie. Mais attention. Le Canada de 1841 n’avait rien a voir avec le Canada de 1867 et après. Il faut aussi comprendre que la richesse du Bas Canada avait été créée par la communauté d’affaires Anglophone. L’industrialisation du Québec ne c’est pas fait par notre Sainte mère l’eglise, nos nombreux notaires, et nos docteurs.

  50. le 24 mar 2008 à 19:02 jack

    daveyy

    Ben sur que le Québec ferait partie des NU, de l’OTAN, du Norad et tout le tralala mais on ne serait pas plus caves que les Danois, les Irlandais ou les Grecs. On n’enverrait pas nos boys de faire tuer sur des mines à Kandahar parce que le Newfie à Hillier se prend pour un cowboy du Texas.

    Quant aux Indiens, on recevait seulement 9% du budget de 7 milliards. En agriculture on ne recvait que 400 millions sur 5 milliards. Dans les pêches seulement 11%. Ca les colonisés n’en parlent jamais. Vous n’avez que la péréquation en bouche, jamais le portrait global.