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Les fausses victimes

La bêtise ou la mauvaise foi (vous choisirez) vous place toujours devant un dilemme. Si vous en parlez, vous lui donnez de l’importance. Si vous l’ignorez, elle risque de faire des petits.

Les Montréalais, on le sait, se sont longtemps moqués de Québec. Plus maintenant. Pendant que Québec embellit à tous les jours, Montréal enlaidit, s’enfonce dans la désorganisation et perd ses grands événements l’un après l’autre.

L’un des problèmes de la métropole est  évidemment que ses structures politiques garantissent presque la paralysie. Le projet de créer une seule ville sur l’île de Montréal était parfaitement défendable, mais il fut mené trop vite et mal expliqué.  Quand le gouvernement libéral se rendit compte qu’il ne pouvait revenir intégralement en arrière, il accoucha d’un compromis pire encore que ce qui existait avant les fusions.                                                                    

Invitée l’autre jour à commenter une situation qui la désole à juste titre, mon ancienne collègue Louise Harel opina que les dix-neuf arrondissements de la métropole avaient déjà trop de pouvoirs. Elle ajouta ne pas vouloir de changements qui produiraient des enclaves ethniques.

Il ne faudrait pas que Montréal, disait-elle, se retrouve avec «une ville italienne, une ville haïtienne, une ville anglophone, une ville arabe, une ville juive, etc.». Le bon sens quoi. Par politesse, elle s’empêcha de souligner que la métropole est déjà bien pourvue en enclaves ethniques, où l’intégration au Québec français se fait mal, voire pas du tout.

Il n’en fallait évidemment pas plus pour qu’une coalition de représentants autoproclamés des groupes ethnoculturels déchire une mercerie au complet d’indignation.                                                                  

Un porte-parole du Congrès italo-canadien a dit déplorer «de telles remarques qui nous blessent». «En 2009, ce n’est plus acceptable», ajouta-t-il.

L’imam Elmenyawi décréta, lui, qu’il fallait «mettre un frein immédiat à tout propos qui sème la division et le sectarisme dans notre société».

Des niaiseries évidemment. De tous les groupes ethnoculturels, les italo-québécois sont les plus parfaitement intégrés au Québec, et ils n’ont aucun motif sérieux de se plaindre.

Quant à nos concitoyens de confession musulmane, demandez-leur privément ce qu’ils pensent de ces religieux qui s’arrogent le droit de parler en leur nom, et dont la représentativité est proche du zéro.

En lui-même, l’incident est anecdotique. Mais les petites choses sont souvent pleines de grands enseignements. Celle-ci a ceci d’intéressant qu’elle illustre à merveille ce détestable procédé utilisé par tant de groupes minoritaires pour faire taire toute critique.                                                             

L’essence de cette méthode tient en trois mots prononcés justement par ces messieurs : blessure, sectarisme et 2009.

D’abord, en cette époque où chacun doit porter ses émotions en bandoulière, dites que vous avez été «blessé», qu’on vous a fait de la peine.

Ensuite, faites semblant de vous mettre du côté de la tolérance et de l’harmonie. Forcément, celui qui ne pense pas comme vous est un semeur d’intolérance et de sectarisme.

Enfin, dites : nous sommes en 2009. Évoquez la modernité. De cette façon, vous incarnez le progrès, et les autres sont nécessairement ceux qui veulent revenir en arrière.

La stratégie est maintenant bien rodée. Vous voulez que les médias parlent de vous ? Faites-vous passer pour une victime. Résultat garanti. Surtout quand la majorité a été conditionnée à culpabiliser.

44 réponses à “Les fausses victimes”

  1. le 19 mar 2009 à 9:28 AntiPollution

    Je crois reconnaître le travail de sape des spin doctors du Parti Libéral dans votre dénonciation. Un Vigneault ou un Gagnier ou un Parisella par exemple.

  2. le 19 mar 2009 à 9:58 daveyy

    M. Facal,

    Votre définition très juste de la manie qu’ont les minorités de faire appel à la victimisation s’applique intégralement au mouvement souverainiste.

    Oui il y a une paille dans l’oeil des groupes minoritaires, mais la poutre dans l’oeil du mouvement souverainiste vous ne la voyez pas.

    Disons que les minorités ont bien appris des souverainistes comment profiter de cette culpabilisation.

  3. le 19 mar 2009 à 10:32 Gilles Laplante

    daveyy,

    Vous m’enlevez les mots de la bouche. Monsieur Facal parle par expérience.

  4. le 19 mar 2009 à 11:55 ymdelisle

    Montréal n’est pas parfaite. Montréal est une grande ville et comme toutes les grandes villes de ce monde elle a des problèmes. D’accord avec vous que les fusions/défusions furent mal géré par le gouvernement. Montréal, particulièrement sous les Péquistes, a été trop longtemps considéré comme une région administrative comme les autres. Elle avait le même poids que la Gaspésie. Dans tous les pays, le même combat entre les régions et les villes ce fait. Le PLQ gagne ses élections avec Montréal et la prend pour acquise. Le PQ gagne ses élections avec les régions et l’oublie.

    D’accord avec Daveyy. Il est aussi ironique de voir comment un peuple qui se débat depuis toujours contre son assimilation aie de la difficulté à comprendre que des autres aient le même combat.

  5. le 19 mar 2009 à 12:11 Mathieu D

    Tout à fait d’accord avec vous, M. Facal. Votre argumentaire est très politiquement incorrect, mais il est juste. Le discours de la pauvre victime de l’intolérance de la majorité est utilisé à outrance et repris dans nos médias. C’est détestable et malsain.

    Tout comme Daveyy, je crois que certains de vos collègues souverainistes (pas tous, bien entendu) utilisent sensiblement le même stratagème de la victime minoritaire:

    1) D’abord se poser en victime : « depuis la conquête de 1790, nous sommes blessé et systématiquement opprimé par les anglais et par le gouvernement fédéral. Ses agissements récents en sont une autre preuve. »

    2) Ensuite, faire semblant de se mettre du côté de la tolérance et de l’harmonie : « il faut que le gouvernement fédéral cesse ce traitement injuste (insérer ici le thème souverainiste de l’heure : déséquilibre fiscal, agir à l’encontre des valeurs ou des intérêts du Québec, coupe dans le financement de la culture, etc.) » Forcément, celui qui ne pense pas comme vous est un semeur d’intolérance et de sectarisme.

    3) Enfin, évoquer la modernité : « cela n’a plus sa place en 1980″ (oups)

    Sans rancune.

  6. le 19 mar 2009 à 14:16 Christian Gagnon

    Bonjour,

    Sur le même sujet, j’invite Joseph et ses lecteurs à prendre connaissance du texte ci-dessous, en ligne sur la Toile depuis le 17 mars dernier:

    http://www.vigile.net/Ne-retractez-rien-madame-Harel

    Je précise que je ne suis pas nécessairement d’accord avec tous les commentaires que mon texte a suscités.

    Christian Gagnon

  7. le 19 mar 2009 à 18:52 Humaniste lucide

    En complément à ce texte de M. Facal, j’invite le lecteur à lire cette réflexion: http://cbergeron.wordpress.com/2008/08/12/les-emeutes-de-montreal-nord-quelques-observations/

    daveayy: Il semble que vous avez de la difficulté à faire la différence entre être une victime et se prétendre une victime.

    Est-ce que le démantellement de la Bourse de Montréal était une faveur que l’on a fait aux Québécois ?

    Est-ce que le démantellement de la loi 101 était une gentillesse faite par ceux qui étaient venus nous dire, à la veille du dernier référendum, qu’ils nous aimaient? Et que c’était pour notre bien ?

    Qu’on se le disent, que parmi les milliards qui vont bénéficié à relancer l’industrie automobile ontarienne, il y a le milliard que nous avons perdu en péréquation. Et ce milliard ne sera pas là pour aider notre industrie forestière.

    Factuellement, les Québécois et les Francophones, en particulier, sont et ont toujours été les victimes de la bigoterie et du racisme canadien. Si les fédéralistes se livrent autant aux révisionnistes et plaisent à dire que: l’histoire, ce n’est que de vieilles affaires sans importance. C’est que l’histoire de ce pays ne joue pas en faveur de leurs causes.

    Libre à vous de vous mettre dans une position de victime du fédéralisme, mais cessez vos projections ridicules. Les souverainistes ne font pas du chantage pour obtenir plus d’Ottawa, ils ne veulent qu’un pays.

    Cela fait plus de 25 ans que votre pays vous a dit qu’il n’en avait rien à foutre de vos attentes et revendications. La Canada est devenue une fédération et votre véritable choix, en tant que fédéraliste québécois s’est résumé à : Swallow or spit !

    Ce n’est pas parce que l’on refuse de voir que l’on a une bite dans le cul, que l’on ne se fait pas enculer…

    Si autant de fédéraliste sont accrochés aux lèvres de Monique ‘la sacoche’ Jérôme-forget, c’est qu’ils savent qu’inconsciemment la relance économique de la province, passera UNIQUEMENT que par une initiative québécoise. Il serait grand temps que nos Elvis Grattons réalisent qu’ils ne redeviennent que et uniquement que des Québécois, pendant les périodes de crise.

    ymdelisle: Intégration veut dire dans une large mesure assimilation.

    Je suis également Montréalais et jamais on ne me vendra l’idée que d’être fier de ses racines doit rimer avec émeutes. En fait la préservation de ces racines n’a rien avoir avec le discours qui vise à victimiser les immigrants. La crise de Montréal-Nord est majoritairement attribuable au fait qu’une partie de sa population est incapable de faire la différence entre notre force policière et la police d’un état policier. Pour eux, toutes interventions policières est du harcèlement. Point !

    Varda, dans une entrevue, a elle-même avoué être terrifiée par la présence de policier. Alors regardons la réalité en face et arrêtons de culpabiliser sans raisons.

    J’ai vécu l’époque où un francophone pouvait se faire tabassé à St-Léonard juste pour avoir regardé une belle Italienne. Je ne souhaites pas que l’on reproduise encore une fois ce contexte d’intimidation et de violence sous une autre forme. Quelques fois, il serait bon que l’on apprenne de l’histoire que l’on cesse de répéter ,génération après génération, les mêmes erreurs.

    En passant, ce n’est pas le PQ qui a désorganisé Montréal. Au contraire avait les fusions, la ville y aurait gagné une plus grandes cohésion. Remercier plutôt le maire Tremblay qui s’est fait élire avec une campagne sur la défusion et Jean Charest qui sabordé le travail du PQ.

  8. le 19 mar 2009 à 19:08 Daveyy

    @ humaniste: « what’s sauce for the goose is sauce for the gander »

    Merci d’illustrer de façon si éloquente le discours de victime colporté par de nombreux souverainistes d’un certain âge. Et que la vie devait être difficile dans votre jeune temps

    J’ai particulièrement aimé votre récit de tabassage pour avoir regardé les belles Italiennes, c’est la première fois que je l’entendais celle-là. Bravo, au moins vous ne radotez pas sur les « maudites grosses anglaises de chez Eaton » ou encore sur les « nègres blancs d’Amérique »

    Sur le liste des peuples opprimés de notre planète, pensez-vous que les Québécois sont toujours au palmares des pitoyables ? Et vous vous permettez de traiter d’Elvis Gratton tous ceux qui vous trouve un peu trop victimisant. Double bravo !

  9. le 19 mar 2009 à 19:31 MV

    @Daveyy

    Bien, en 2008, les Québécois ne sont aucunement un peuple opprimé. Allez voir les Kurdes ou les minorités Musulmanes, Mongoles ou Tibétaines dans la République Populaire de Chine pour un exemple frappant de véritable minorité opprimée. La France (pourtant un pays développée et démocratique) aussi fait pas mal honte à ce sujet avec les Basques, Bretons, Alsaciens et Corses auquel le gouvernement national français fait bien peu de mesures pour leur protection de leur culture et de leurs langues régionales et se fait même taper des doigts à ce sujet par l’Union Européenne.

    Pour les fusions, je crois que le mal est fait et je ne crois même pas que même les villes qui ont restées grosso modo intactes après les référendums (comme Gatineau, Québec, Sherbrooke, Saguenay ou Trois-Rivières) ont gagnées grand chose à se fusionner à part bien sûr d’attendre quatre fois plus longtemps qu’avant la fusion pour des services de base comme le déneigement par exemple. Par contre, est-ce les fusions ont vraiment fait sauver des coûts au gouvernement et aux contribuables? Je ne crois que non!

  10. le 19 mar 2009 à 19:33 MV

    Désolé, nous sommes en 2009. J’ai malheureusement seulement quelques mois de retard!

  11. le 19 mar 2009 à 21:08 Gilles

    Je n’aime pas beaucoup les commentaires du type nommé Daveyy. Il me donne l’impression d’être un genre de troll en service commandé faisant de l’urticaire au moindre soupçon de nationalisme québécois, ce qu’ailleurs, aux États-Unis ou au Canada on nommerait simplement patriotisme.

    L’analyse de monsieur Facal peutêtre prise comme politiquement correcte ou incorrecte, il n’en demeure pas moins qu’en effet on peut énoncer des propos comme ceux de Louise Harel avec laquelle je suis à l’aise personnellement, et être assuré que les lobbies etniques vont lui tomber dessus à bras raccourcis. C’est comme écrit dans le ciel.

    Mais il n’en demeure pas moins qu’on est ici au Québec, en 2009, et chez nous. Et cela dit avoir le droit de dire ce que n’importe qui ayant les yeux ouverts peut observer sans avoir besoin d’un doctorat en sociologie. Juste un peu de lucidité en observant l’évolution sociale.

  12. le 19 mar 2009 à 22:33 Daveyy

    « Factuellement, les Québécois et les Francophones, en particulier, sont et ont toujours été les victimes de la bigoterie et du racisme canadien. Si les fédéralistes » humaniste
    « La Canada est devenue une fédération et votre véritable choix, en tant que fédéraliste québécois s’est résumé à : Swallow or spit ! » humaniste

    « au moindre soupçon de nationalisme québécois, ce qu’ailleurs, aux États-Unis ou au Canada on nommerait simplement patriotisme. » Gilles

    Se dire toujours victime de quelqu’un d’autre est avouer sa propre incapacité de prendre ses propres responsabilités. C’est vrai pour certains groupes immigrants et c’est aussi vrai pour les souverainistes.

    Patriotisme n’est pas synonyme de victimisation.

  13. le 20 mar 2009 à 7:45 Garamond

    Bravo monsieur Facal !
    de Humaniste Lucide , je retiens : « Les souverainistes ne font pas du chantage pour obtenir plus d’Ottawa, ils ne veulent qu’un pays.»
    Quant à madame Harel, souhaitons qu’elle se présente à la mairie, et que Montréal soit de nouveau fusionné dès que le PQ aura repris le pouvoir.
    Le système d’arrondissament ne fonctionne tout simplement pas….

  14. le 20 mar 2009 à 12:15 M. Leroux

    Quel carnaval!L’essence même de la réalité québécoise est présente sur ce blog. Aussitôt que quelqu’un ôse dénoncé un problème relevant de la question ethnique, il est raciste, xénophobe, j’ai même déjà lu nazi à quelque reprises.Pourquoi cette attitude enfantine.Je sais que plusieurs fédéralistes jubilent à l’idée que les souverainistes québécois soient identifiés à des terroristes néo-nazis(Les écrits de PET,octobre 70,le lynchage post-référendum de 95,la commission Bouchard-Taylor,les écrits de Michael Ignatieff(lisez les)et plus récemment,la saga de la reconstitution de la bataille des plaines,etc.)J’en ai marre de toute cette démagogie.En plus de biaiser l’opinion publique,elle pousse de plus en plus le Parti Québécois dans le silence et la perte de son identité.Donc,pour conclure,lorsque quelqu’un,comme Mme.Harel,a le courage de dire tout haut ce que d’autre pensent tout bas,on devrait réfléchir un peu et ignorer la polution auditive de ceux qui n’ont rien de mieux à faire que d’envenimer le débat public.

  15. le 20 mar 2009 à 13:47 RenéP.

    Si l’on réfère au dictionnaire, une victime est une personne qui souffre,pâtit (des agissements d’autrui, ou de choses, d’événements néfastes).Une personne qui subit la haine, les tourments, les injustices de quelqu’un.

    A juste titre, monsieur Facal, vous avez intitulé votre article « Les Fausses victimes » car, en effet, les propos tenus par Madame Harel n’ont en rien fait de dommage ou blessé qui que ce soit et ceux qui s’en sont plaint, ont vraiment essayé de se faire passer pour des victimes dans l’espoir dans retiré un avantage.

    Evidemment il se trouve sur ce blog, des fédéralistes totalement aveuglés par la haine, le racisme, qui ne voient pas ou ne veulent pas voir la différence entre « être victime de » et « jouer à la victime ». Le cas que vous illustrez démontre bien qu’il s’agit d’individus ou de groupes d’individus qui se plaignent d’avoir été blessés alors que dans les faits, aucun coup ne leur a été porté, aucune blessure ne leur a été faite par madame Harel.
    Par contre, si l’on considère l’histoire du peuple québécois, on ne compte plus tous les coups bas qui nous ont été faits par les canadians, par certains fédéralistes québécois depuis le début de notre existence. Donc, nous avons souffert et souffrons encore de ces gestes posés par ces personnes. Nous avons été et sommes toujours victimes de ces gestes posés par ces personnes. Nous ne jouons pas à la victime puisque les faits démontrent que nous avons recu et recevons encore des coups de la part de ces personnes. S’il y a quelque chose de déshonorant à jouer à la victime (fausse victime), il n’y a rien de déshonorant à être une victime. Les juifs victimes de Hitler lors de la dernière guerre mondiale n’ont pas été déshonorés du fait du traitement qu’ils ont subit, c’est Hitler qui s’est déshonoré en agissant comme il l’a fait. Il en est ainsi pour NOUS, québécois:bien que NOUS soyons victimes de la répression hypocrite du ROC, NOUS conservons toute notre dignité et, ce sont ceux qui nous harcèlent constamment qui se déshonorent.

    Quant aux anglophones et anglophiles qui prétendent que les indépendantistes « jouent » la victimisation et qui insinuent, par le fait même qu’eux, ne jouent pas la victimisation, c’est facile à comprendre car ce sont eux qui, plus souvent qu’à leur tour, agressent les autres peuples. L’histoire de l’Empire Britannique est tapissée de ces agressions.

  16. le 20 mar 2009 à 14:44 Raman

    @ daveyy

    Comme à votre habitude, vous vous rendez coupable de raccourcis intellectuels assez débiles.

    La situation entre Mme. Harel et ces leaders ethniques auto-proclamés est la suivante :
    -Eux-mêmes se considèrent distincts ethniquement des Québécois de souche, et militent pour le maintient d’enclaves ethniques quasi-autonomes par rapport au grand Montréal.
    -Cependant, lorsque Mme. Harel mentionne l’existence des ces enclaves, ils la traitent de raciste, et soudainement disent «Quoi, ne sommes-nous pas des Québécois comme les autres?».
    (Un peu plus, et ils accusaient Mme. Harel de vouloir chasser tous les non pures laines hors de la ville…)

    Ceci est du deux poids deux mesures. Ce n’est qu’une tactique par laquelle ils utilisent la victimisation identitaire pour faire des gains politiques. Ce n’est qu’un façon de masquer leurs buts réels, en faisant taire tout discours qui le critique.

    Le discours nationaliste québécois, lui, n’a rien à voir avec ce genre de tactique.

    Lorsque les Québécois réclament un statut distinct, une forme d’autonomie par rapport au reste du Canada, ou même l’indépendance, ils ne demandent pas en même temps d’être traités comme des Canadiens ordinaires.
    De même, si un politicien canadien mentionne que le Québec réclame plus d’autonomie, personne ne le traitera de xénophobe, car il ne fera que constater un fait.

  17. le 20 mar 2009 à 16:28 MV

    Je ne crois pas que Mme Harel est raciste, mais je crois qu’elle peut parfois se mettre les pieds dans les plats en particulier avec son commentaire qu’elle avait fait sur la comparaison avec Westmount et la Rhodésie il y a quelques années vers 2001. Pour le racisme, il est vrai que les Québécois le sont au même point que tout le monde sur la terre comme des humains imparfaits. Je ne crois pas que la majorité des péquistes sont racistes, cependant il existe une infirme minorité comme dans tous les partis de gens ayant une tendance à avoir des idées plus directes que les autres et qui ont tendance à s’échapper. Pensez à M. Parizeau un soir d’octobre 1995, il a perdu carrément la face en disant qu’il a dit, et cela a même mis a dos de nombreux membres du PQ qui avait honte.

    À vrai dire, j’ai déjà véçu à l’étranger (en Allemagne) et j’ai été témoin de raciste là-bas à cause de mon allemand un peu  »cassé ». De te faire dire  »retourne chez toi » me fait réfléchir grandement en ce point. Même en France, j’ai été témoin d’une attitude aussi pitoyable à cause de l’accent.

    Pour revenir aux fusions, je me demande, est-ce que cela a fait sauver des coûts aux contribuables et aux gouvernements car cela a été fait à la grandeur du Québec dans toutes quasiment toutes les grandes villes et les villes moyennes?

  18. le 20 mar 2009 à 16:32 MV

    Soit dit, je crois que le concept de victimisation n’a pas sa place, donc j’appuie M. Facal dans son billet. C’est bien beau de chiâler, mais croyez que cela amène à l’histoire du type qui a crié au loup?

    En fait, c’est à chacun de voir pour soi-même avant de se considérer comme une victime.

  19. le 20 mar 2009 à 16:44 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Vous parlez de trois choses:

    - la vitalité de Montréal sur les plans du social et de l’économique

    - le phénomène des sous-nations (italiens, juifs, musulmans, anglophones, etc)

    - les victimes

    Les projets énergisants pour Montréal, sabotés. Pourquoi ?

    Vous dites « L’un des problèmes de la métropole est évidemment que ses structures politiques garantissent presque la paralysie ». Je vous réfère tout de suite à cet extrait d’une chronique de Stéphane Gendron: « Un simple exemple pour vous convaincre de cette folie devenue quasiment incurable: la région de Montréal. Il s’agit ici d’un cas clinique troublant d’obésité démocratique municipale. Nous avons, dans l’ordre et le désordre: les mairies d’arrondissement avec conseillers et maires; puis, le conseil de ville de Montréal, avec des conseillers et un maire; puis, la conférence régionale des élus de Montréal, avec maires et représentants des forces vives du milieu; puis, le conseil d’agglomération de Montréal, avec je ne sais trop quoi; puis, la Communauté métropolitaine de Montréal, avec je ne sais trop quoi encore. »

    Concernant les sous-nations, je vous invite à réfléchir sur le sens du point de vue de Daveyy et ymdelisle « Il est aussi ironique de voir comment un peuple qui se débat depuis toujours contre son assimilation aie de la difficulté à comprendre que des autres aient le même combat ».

    Concernant les victimes, ici il faut faire une distinction. Les victimes politiques et les victimes sociales. Toutes ces victimes, si elles réussissent à formuler et invoquer des principes, se constitueront en organisation avec budget et représentants. Dans la plupart des cas, elles obtiennent des subventions du gouvernement, dont ceux relevant de la « création d’emploi » des ministères de l’assurance-chômage et de l’aide social. Qu’il s’agisse de la ligue des détenus, des itinérants, des assistés-sociaux, des pauvres, etc.

    Dans les grandes philosophies qui s’affrontent et que nous retrouvons quand les contestataires, les revendicateurs, etc font leurs représentations, et participent à la paralysie de Montréal, et à d’autres missions de victimes, y compris celles rattachées à des valeurs de gens de sous-nations, les principales sont:

    - Si le Québec devenait souverain et que les us et coutumes traditionnels devenaient universels pour tous les québécois, et que l’homogénéité de la nation était atteinte, tout deviendrait plus simple à gérer.

    - Les riches ne pensent qu’aux profits. Ils veulent acquérir, transformer et, ainsi, priver les plus démunis. Bloquons leurs projets.

    - Les structures de la société tracent les lignes des modes de vie, mais la charte des Droits de l’homme et celle des Droits et Libertés permettent aux individus (quelle que soit leur sous-nation) de faire respecter leurs choix.

  20. le 20 mar 2009 à 17:35 Daveyy

    « Evidemment il se trouve sur ce blog, des fédéralistes totalement aveuglés par la haine, le racisme, qui ne voient pas ou ne veulent pas voir la différence entre “être victime de” et “jouer à la victime”.Nous ne jouons pas à la victime puisque les faits démontrent que nous avons recu et recevons encore des coups de la part de ces personnes. Les juifs victimes de Hitler lors de la dernière guerre mondiale n’ont pas été déshonorés du fait du traitement qu’ils ont subit, c’est Hitler qui s’est déshonoré en agissant comme il l’a fait. Il en est ainsi pour NOUS, québécois:bien que NOUS soyons victimes de la répression hypocrite du ROC, NOUS conservons toute notre dignité et, ce sont ceux qui nous harcèlent constamment qui se déshonorent.
    RenéP.

    Bon soyons logique d’abord, voici RenéP. qui maintient que les racistes haineux sur ce blog sont aveugles aux coups que les Québécois continuent de recevoir du ROC et dans la même phrase il ose faire une comparaison avec les juifs sous le régime de Hitler.

    M. Facal, est-ce que vous vous rendez compte de la signification de ces mots ? C’est l’insulte suprême à la mémoire des six millions de juifs qui ont péris sous sous les nazis.

    Et après de tels propos irresponsables et injurieux, on m’accuse d’exagérer le sentiment de victimisation de nombreux souverainistes ?

    Merci RenéP. d’illustrer avec beaucoup de clarté exactement ce que je disais.

    Quand on se compare aux victimes juives, là on joue à la victime.

    @Raman

    Je ne dis pas que Mme Harel est raciste, même pas qu’elle n’a pas raison de dénoncer une certaine forme de victimisation. Je dis simplement qu’il est ironique pour un personnage phare du mouvement souverainiste de déceler si facilement une victimisation facile chez d’autres groupes alors que son parti carbure sur la victimisation des Québécois par le Canada depuis 40 ans. Relisez mon tout premier commentaire, je suis totalement d’accord avec M. Facal, mais la paille dans l’oeil des groupes ethnoculturels ne cachent pas la poutre dans l’oeil des souverainistes  » perpétuelles victimes du ROC »

  21. le 20 mar 2009 à 18:09 RenéP.

    A Daveyy,

    je savais que le fait d’utiliser un exemple impliquant le peuple juif et le peuple québécois allait faire réagir. L’important dans ce que j’ai écrit ne réside pas dans ce qui est arrivé au peuple juif ou au peuple québécois. L’important est de faire la distinction entre ce qu’est une victime réelle et une pseudo-victime (i.e. une personne ou un groupe qui joue à la victime).

    Ceci étant, vous essayez de faire toute une esclandre parce que « j’ose faire une comparaison avec les juifs sous Hitler ». D’abord, je ne vois pas en quoi cela est raciste. En outre, je n’ai pas qualifié le degré d’horreur que Hitler a fait subir aux juifs à l’horreur que les anglo-britanniques ont fait subir aux québécois ainsi qu’aux acadiens et aux métis… Bien sûr, c’est horrible ce que Hitler a fait subir aux juifs mais, avouez que pour les canayens, se faire brûler leurs maisons, se faire déposséder, se faire tuer et ce, tout-à-fait gratuitement, ce n’était pas rien non plus.

    Franchement monsieur daveyy, cessez donc de jouer à la vierge offensée, personne ne vous prendra au sérieux.

  22. le 20 mar 2009 à 18:22 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour,

    Franchement M. Facal, le faites vous exprès pour vous faire des ennemis? D’ailleurs les premiers commentaires le démontrent clairement.

    Moi, je trouve très révélateur que l’on vous passe « à tabac », sans presque aborder le vrai fond(défusions catastrophiques), sous-jacent à ces dénonciations et manipulations habituelles par certains représentants de communautés ethniques.

    En effet, il n’y a rien là de nouveau! Ils ne font que continuer le combat de 1995 à partir de « leurs Congrès », et appuyés par les canadiens-français québécois.

    je trouve cela presque normal, puisque de plus en plus l’exemple vient de haut.

    Ne font-ils pas que reprendre les déshonorantes expressions de Sarko et de Jean Charest briefés 2 fois plutôt qu’une, à la sauce Power comme on l’a vu à Paris et à l’assemblée nationale?

    On a donc escamoté le fond, c’est-à-dire :
    …. « la désorganisation civile, totale », engendrée par des défusions partisanes. Le PLQ a un drôle de « sens de l’État », pour paraphraser Monique Jérôme-Forget.

    Pourtant, « Une île une ville », était un incontournable historique ; un rêve soutenu en plus par le grand public et par une très grande majorité de journalistes, en particulier ceux de Gesca!

    On doit absolument revenir à cet obligation de « Une île une Ville » L’dée est maintemant mûre.

    ***
    Cinq chroniques consécutives pour dénoncer l’évidence sur des sujets cruciaux, il faut vraiment être fait fort!
    Vous êtes bien le seul(presque) à vraiment rejeter la langue de bois, au détriment de sa carrière!

    Oui, fait fort, surtout au Québec, où l’aplaventrisme de cette Nation québécoise « francophone » — qui s’est prononcée clairement à 61% en 1995 pour se faire un Pays — est confirmé chaque fois que quelqu’un ose s’exprimer franchement!

    C’est pas politiquement correct. Mon oeil!

    Pire, on lui dit à cette nation, pour mieux la faire taire, qu’elle a la rage!

    On peut dire sans presque se tromper que ces canadiens-français — qui appuyent les dires de ces représentants de communautés ethniques, comme ils se nomment — ne s’aiment pas et se voudraient autres?

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

  23. le 20 mar 2009 à 21:18 MV

    @Normand ajoindre

    Vos questions m’ont fait grandement réfléchir pour une réflexion. Je vais répondre à la négative pour les trois.

    « - Si le Québec devenait souverain et que les us et coutumes traditionnels devenaient universels pour tous les québécois, et que l’homogénéité de la nation était atteinte, tout deviendrait plus simple à gérer. »

    Il est faux de penser cela car de nombreux pays souverains considérés comme centralisateurs (pensons à la France, à l’Italie ou aux Pays-Bas) ont des gros problèmes d’intégration d’immigrants malgré que le gouvernement de l’état en question démontre d’un certain sens un sens civique national très homogénisateur et relativement conformiste en son ensemble. Les émeutes de 2005 prouvent que le France vit une très grande crise à ce sujet.

     »- Les riches ne pensent qu’aux profits. Ils veulent acquérir, transformer et, ainsi, priver les plus démunis. Bloquons leurs projets. »

    Cela me fait rire car je crois que cette affirmation fait grandement penser à l’attitude quant à la richesse que le clergé avait chez les Canadiens-Français au début du 20ième siècle. Pourtant, est-ce que tout régime politique passe par l’exploitation de l’homme par l’homme ou l’exploitation de l’état (en réalité d’une petite clique) par l’homme? C’est un peu cru comme réflexion mais cela peut être véridique dans un certain sens….

     »- Les structures de la société tracent les lignes des modes de vie, mais la charte des Droits de l’homme et celle des Droits et Libertés permettent aux individus (quelle que soit leur sous-nation) de faire respecter leurs choix. »

    Est-ce que vous parlez ici d’une opposition constante entre de ces structures légales que vous mentionnez et les prétentues structures sociales? Donc, les droits de l’individus contre
    les droits d’une société?

  24. le 20 mar 2009 à 23:55 ymdelisle

    Mme. Harel ne veut pas que Montréal devienne une « ville anglophone ». Montréal était une ville anglophone jusqu’au début du 20é siecle. Ce n’est que vers 1918, que la population de Montréal devient majoritairement Francophone pour de bons. L’industrialisation du Canada c’est fait à partir de Montrèal et la main d’oeuvre, au grand déplaisir des curés, est venue de la campagne Québecoise. On ne pouvait plus diviser les terres. Montréal a été le centre économique et financier du Canada. Mais nos bons curés voulaient des notaires, des docteurs et d’autres curés. Mais, passons. C’est de la vieille histoire. Aujourd’hui nous formons des ingénieurs, des sociologues, des astronautes, des chercheurs, des gestionaires, etc etc etc. Nos entreprises (Rona, Transforce, PJC, Bombardier, Power Corp, Quebecor, Cogeco, etc) sont partout au Canada et à travers le monde. Au début du 20è siècle nous étions des cols bleus et minoritaires à Montréal. Au début du 21ième siècle nous sommes des cols blancs et majoritaires.

    Les grandes villes en Amérique du nord ne sont pas homogène. Toronto, Vancouver, New York, Boston, Miami, Los Angeles, pour en nommer que que six, ont tous leurs « enclaves » éthniques. Est ce que cela les affaiblis? Au lieu d’utiliser nos forces pour construire une ville qui se distingue des autres centres urbains du globe, nous trouvons le moyen de prendre nos forces et de les tourner en faiblesses. Seront-nous bientôt le plus grand Hérouxville d’Amérique?

    Avec un clin d’oeil à M. Facal, « Quant aux (insérer l’éthnie de votre choix: eg; anglos, francos, hispanic, noirs, chinois, etc), demandez-leur privément ce qu’ils pensent de ces (insérer le terme correspondant) qui s’arrogent le droit de parler en leur nom, et dont la représentativité est proche du zéro. »

    Nous devrions nous regarder dans le mirroir de temps en temps. Moi en premier.

  25. le 21 mar 2009 à 1:17 Humaniste lucide

    Davey: Vous êtes incapable de contester mes deux exemples, alors vous vous acharnez à taper sur le même clou même si j’avais fait la démonstration de mon point. En plus, vous avez l’effronterie d’accuser les nationalistes québécois de ne pas prendre nos responsabilités.

    Si ce point vous a échappé, laissez-moi vous éclairez. Devenir un peuple souverain implique que l’on prend TOUTES les responsabilités.

    Parlant de responsabilité, parlons donc des votres. Où sont les fédéralistes québécois, quand il est le moment de défendre les intérêts du Québec. La réaction habituelle se situe entre l’aplat-ventrisme et l’invisibilité, quand elle ne va pas dans le sens de la collaboration!

    MV: Il est vrai que la situation des Québécois n’est pas comparable au condition des minorités qui vous avez citez. Mais si voulez lisez les journaux canadiens, vous savez que les sentiments de l’anglo-canadien se situe entre le mépris et la haine viscérale.

    Voudriez-vous avoir des partenaires d’affaire qui entretiendraient de telles sentiments à votre endroit ?

    J’ignore qu’elles sont vos connaissances de l’histoire du Québec, mais si vous croyez que ces sentiments ont coïncidés avec la montée du nationalisme québécois de simple recherche vous permettront de démontrer le contraire.

    Les fusions ne permettent pas seulement des économies d’échelle (hautement contestable, je le reconnais d’avance), mais elles permettent à des villes trop petites de se doter de véritable stratégie d’urbanisme.

    Si vous prenez un jour, un autobus sur la rive sud de Montréal, vous deviendrez rapidement convaincu des bénéfices à moyen et long terme de l’urbanisme.

    De plus, elles favorisent le partenariat, là ou il y avait une compétition contre-productive, dans des domaines comme le développement économique et culturelle.

    Il est clair que les fusions ne sont pas une solution à tous les problèmes, mais elles permettent de favoriser une meilleure prise en main locale.

  26. le 21 mar 2009 à 1:51 Humaniste lucide

    ymdelisle

    citation :

    Les grandes villes en Amérique du nord ne sont pas homogène. Toronto, Vancouver, New York, Boston, Miami, Los Angeles, pour en nommer que que six, ont tous leurs « enclaves » éthniques. Est ce que cela les affaiblis?

    La réponse courte est : oui, car elles réduisent la cohésion sociale!

    L’explication sont dans les commentaires de ce sociologue qui a été un grand défenseur du multiculturalisme, qui a par la suite fait un virage de 180 degrés.

    http://www.hks.harvard.edu/news-events/publications/insight/democratic/robert-putnam

    Bien que la Presse a tenté de faire passé les gens d’Hérouxville pour une bande de cul-terreux arrièrés.La réalité est qu’ils étaient beaucoup plus aux courants des dangers qui nous guettent que les commissaires de la commission Bouchard-Tailors.

    Si vous en doutez, visitez ces trois sites:

    http://pointdebasculecanada.ca/

    http://www.bivouac-id.com/

    http://www.ripostelaique.com/

    Je me dégage de toute responsabilité pour les décrochements de mâchoire que la visite de ces sites pourraient entrainés…

  27. le 21 mar 2009 à 8:47 ymdelisle

    Humaniste dit: « MV: Il est vrai que la situation des Québécois n’est pas comparable au condition des minorités qui vous avez citez. Mais si voulez lisez les journaux canadiens, vous savez que les sentiments de l’anglo-canadien se situe entre le mépris et la haine viscérale. ». M Humaniste, je le répète, regardons-nous dans le mirroir. Ça fait longtemps qu’on dit que les « Canadians » sont des cons et qu’ils nous oppressent. Nous avons eu deux référendums pour se séparé et on parle d’en faire d’autres. Nous crachons sur leurs symboles. Nous prenons sans redonner. Falardeau et beaucoup de purs et durs démontrent leurs « mépris et leurs haine viscérale » du Canada régulièrement. Ils prônent même la violence. Nous ne sommes pas sans reproches.

  28. le 21 mar 2009 à 9:37 RenéP.

    A ymdelisle,

    plus je vous lis, plus il me semble que vous souffrez vraiment du syndrome de Stockolm i.e. du phénomène de l’identification à l’agresseur. Je ne vous dis pas cela pour vous en blâmer mais seulement parce que vous aussi, vous avez besoin de vous regarder dans le miroir, comme vous dites. Il m’apparaît clair que vous semblez être sous l’emprise d’une menace. Trouvez ce qui vous menace, qui vous fait peur et alors, vous vous sentirez libre, libéré et capable de voir la réalité telle qu’elle est. Ce n’est pas normal de croire que celui qui nous agresse est celui qui est correct, celui qui est dans son droit. Il vous faut apprendre à penser à défendre vos intérêts et laisser les autres défendre les leurs.

  29. le 21 mar 2009 à 9:58 Daveyy

    « Devenir un peuple souverain implique que l’on prend TOUTES les responsabilités. »

    Humaniste

    Vraiment.Alors pourquoi avez-vous proposé un projet de souveraineté qui incluait le passeport, la devise et l’armée d’un autre pays ?

    « Où sont les fédéralistes québécois, quand il est le moment de défendre les intérêts du Québec. La réaction habituelle se situe entre l’aplat-ventrisme et l’invisibilité, quand elle ne va pas dans le sens de la collaboration! »

    Humaniste

    Vous confondez l’intérêt supérieur du Québec avec celui du mouvement souverainiste. C’est le mouvement souverainiste qui a proposé et perdu deux référenda affaiblissant le Québec. Ce sont presque toujours les gouvernements fédéralistes à Québec qui ont réussi à récupérer plus de pouvoirs pour le Québec. Jean Lesage et Robert Bourassa étaient fédéralistes. Accuser les fédéralistes de collaboration est drôle. Est-ce que le Québec souverain que vous envisagez aura comme politique officielle de ne pas collaborer avec le Canada ? Si oui, ça sera difficile de gérer conjointement une devise, une armée, la libre circulation de personnes et du commerce.

    Quant à vos deux exemples canons, votre manitou de la finance , B. Landry a lui-même approuvé la fusion des bourses comme étant la meilleure décision pour le Québec.

    Quant à la loi 101, c’est une légende urbaine souverainiste qui veut qu’elle fut démantelée. Permettre l’affichage dans une autre langue obtient l’approbation d’une vaste majorité de Québécois et relève du simple bons sens. Inclure les Canadiens des autres provinces parmi ceux qui ont le droit à l’enseignement en anglais est une mesure correcte qui sans doute s’appliquerait dans un Québec souverain.L’inverse s’applique au Canada.

    « Pourtant, « Une île une ville », était un incontournable historique ; un rêve soutenu en plus par le grand public et par une très grande majorité de journalistes, en particulier ceux de Gesca! » JR Dubois

    Si c’était si incontournable, pourquoi ce n’a jamais fait partie du programme du PQ AVANT une élection. Le débat n’a jamais été fait correctement, les fusions furent imposées de force et le ressac a provoqué les défusions. Vous avez beau blâmer les défusions pour le gâchis d’aujourd’hui, et vous avez raison, mais le projet initial de fusion était tout aussi mal ficelé et impopulaire.

    Par exemple, une île une ville: Saint-Lambert banlieue dortoir de Mtl- 1 km du centre ville, Ste-Anne de Bellevue village agricole un peu banlieue- 28 km du centre ville, c’est quoi la logique autre qu’un beau slogan ?

  30. le 21 mar 2009 à 12:39 Jacques Denault

    LES FAITS SONT TÊTUS
    Chaque fois que le Québécois ose un tant soit peu redresser l’échine, v’la-tu-pas que parmi ses amis francophones, anglophones ou allophones, on le traite de raciste, de xénophobe, de vouloir faire de l’épuration ethnique, d’antisémite, de révisionniste, de buté, de paresseux, de gâté, d’anglophobe, d’alcoolique, de rebelle, d’indépendantiste, de séparatiste, de tribaliste, d’intransigeant, d’intolérant, d’extrémiste, de fasciste, de gauchiste, de terroriste, de pur et dur, de « mangeux de hot-dog », de profiteur, d’improductif, de dépensier, d’endetté, d’ignorant, de non-lucide, d’imbécile, d’irresponsable, de paresseux, de braillard, d’hédoniste, de stérile (il ne fait plus d’enfants)… Mettez-en…!
    Nos compatriotes anglophones n’ont-ils pas déjà qualifié d’ « Hitler » les leaders souverainistes Lucien Bouchard et Jacques Parizeau (1993). Cas isolés?
    À la mort de M. Camile Laurin,le 11 mars 1999, M. Galganov avait, sur les ondes de CIQC, rabaissé le père de la loi 101 au rang de « pourriture » (scummy) et exprimé l’idée que la vie de Camille Laurin n’avait aucune valeur et qu’il fallait se réjouir de sa mort.» Un autre cas isolé?
    Faut admettre que Falardeau n’a pas fait mieux à la mort de M. Claude Ryan. Comme quoi la méchanceté tout comme la bêtise humaine franchit aisément les barrières idéologiques et linguistiques qui séparent toutes les solitudes de ce monde.
    Vous en voulez encore.
    La loi 101 ? « IT’S A CROCK OF SHIT. » Voilà ce qu’en pense Don Donderi, professeur associé à l’Université McGill, en répondant ainsi à une demande d’entrevue sur la Loi 101, avant de raccrocher sans saluer. Traduction libre: « La Loi 101, c’est un tas de merde. » (Source : LA PRESSE, Louise Leduc, 26 août 2007.)
    Jan Wong dans The Globe and Mail, réagissant à la fusillade au collège Dawson, explique le geste du désespéré ainsi que deux autres fusillades, par la loi 101 qui empêche les immigrants de s’intégrer à la société québécoise. ( »Get under the desk » by Jan Wong, The Globe and Mail, September 16, 2006, retrieved September 20, 2006)
    Néanmoins, trente ans après son adoption pour le moins controversée, la loi 101 a toujours la cote au Québec. Un sondage SOM, publié dans La Presse de vendredi le 24 août 2007, indique que 80 % des Québécois estiment que cette loi promulguée pour promouvoir et protéger la langue française au travail, dans l’affichage et l’enseignement, a eu un impact positif sur la société québécoise dans son ensemble.
    Même chez les anglophones et les allophones, cinquante-six pour cent d’entre eux trouvent que l’adoption de la Charte de la langue française a eu un impact positif.
    Ce qui n’empêche pas d’irréductibles anglophones « opprimés » du Québec de la contester et de la gangrener depuis son adoption, non sans succès, grâce à une certaine sympathie, disons toute naturelle, de la part de certains juges unilingues anglophones de la Cour d’appelle du Québec et de la Cour suprême du Canada.
    C’est le pot de terre contre le pot de fer.
    Dans l’Actualité du 15 avril 2000, le journaliste Luc Chartrand pourfend ceux que René Lévesque appelait « les Rhodésiens » qui, à chaque occasion qui se présente, tentent de prouver que les habitants de cette « république de bananes » sont incapables de s’autogouverner. (http://archives.vigile.net/dossier-francophobie/1.html) Instructif.
    Chartrand cite entre autre un article intitulé « In Vieux Quebec, ethnic cleansing occurs by attrition », publié en mars 2000 dans le «Saturday Night Magazine», où l’auteur Daniel Sanger laisse entendre que la Ville de Québec poursuit d’une manière consciente ou non une certaine politique de nettoyage ethnique (and ethnic cleansing) à l’égard des immigrants – (http://www.veq.qc.ca/sanger.html)
    L’éditorialiste du Financial Post, Diane Francis, y ajoute son fiel : « Les Québécois sont une masse d’ignorants et d’imbéciles qui se laissent manipuler par une clique de quelques centaines de séparatistes qu’il suffirait d’éliminer pour rétablir la paix et l’harmonie au Canada. » (Cité par Normand Lester. Je n’ai pas trouvé la source originale.)
    Gérald Leblanc, vétéran du journalisme sportif au Québec, qui a parcouru le Canada de long en large pendant de nombreuses années, raconte dans La Presse du vendredi 22 septembre 2006, ses pérégrinations dans le Rest of Canada. Vous en apprendrez de vertes et de pas mûrs sur les sentiments xénophobes des Canadiens à l’égard des Québécois francophones. (http://www.vigile.net/Fin-de-la-recreation)
    Comme Luc Chartrand y fait allusion dans l’article précédent, il suffit que l’occasion se présente pour que le fond de mépris et de racisme de nos concitoyens Canadiens s’exprime spontanément y compris dans le sport.
    Commentant le traitement inéquitable de la plainte de Patrice Brisebois par la NHL, le journaliste sportif Bertrand Raymond écrie ceci: « Curieusement, aux yeux de la Ligue nationale (de hockey), on a l’impression que les athlètes francophones sont les seuls qu’on peut insulter sans passer pour des racistes. » (Propos racistes – Nous sommes aussi à blâmer – Bertrand Raymond, Le Journal de Montréal, 03/04/2007)
    Attaques vicieuses, méprisantes et racistes auxquelles nos athlètes francophones ont toujours préféré ne pas répondre. À tort selon Bertrand Raymond : « Nous n’avons pas suffisamment insisté pour qu’on nous respecte. Je parle surtout des joueurs qui, après avoir encaissé ce genre d’insultes, ont souvent tenté de minimiser les choses. Cela ne semblait jamais très grave à leurs yeux. Peut-être craignaient-ils d’être identifiés comme des braillards. »
    En 2002, Jonathan Kay, responsable des pages éditoriales du National Post, continue d’en ajouter même si la cour est pleine. Il explique ainsi le départ des Expos de Montréal: “SEPARATISM KILLED THE EXPOS.” (Jonathan Kay, National Post, Wednesday, October 23, 2002.)
    Pourquoi donc face à ces nombreuses attaques francophobes, le Gouvernement québécois n’a jamais répliqué avec véhémence. Les propos de Louise Harel sont du menu fretin comparés aux attaques injurieuses chroniques des leaders d’opinion dans les grands quotidiens du ROC à l’égard de la communauté québécoise francophone.
    Le seul citoyen canadien qui ait subi l’opprobre de l’Assemblée nationale, est un Québécois notoirement séparatiste, ennemi numéro 1 des grandes banques canadiennes et autres grandes institutions financières? On l’a affublé d’antisémitisme, mais plus tard les accusations se sont avérées totalement fausses.
    Commentant les propos de M. Michaud, voici comment l’historien Stéphane Stapinsky rectifie le tire en répondant à un article accusateur de Lysiane Gagnon (La Presse): « Ce dernier [M. Michaud] n’exprime pas en effet de ressentiment contre «la communauté juive du Québec» dans son ensemble ni ne professe une quelconque «banalisation de l’Holocauste» comme certains l’ont dit. Il dénonce toutefois certains groupes d’activistes juifs (comme B’nai Brith) qui se cachent malheureusement trop souvent derrière le paravent de l’Holocauste pour promouvoir des positions étroitement politiques et clore tout débat réel sur la politisation des rapports interethniques au Canada.
    Le point de vue critique que je viens d’énoncer est partagé, en Europe et aux États-Unis, par plusieurs intellectuels au sein même de la communauté juive. Vous trouverez ci-joint deux références trouvées sur Internet, que je ne commenterai pas davantage tant elles sont éloquentes. »
    Source : Réplique à Lysianne Gagnon, Vous avez dit: «pléthore de commentaires férocement antisémites»? Stéphane Stapinsky, Historien, 21.12.00, http://archives.vigile.net/00-12/stapinsky.html
    La cause n’a pas été réentendue.
    Peut-être après tout que certains anglophiles ont raison de pourfendre le victimisme des Québécois « pur laine ». Peut-être que le Québécois francophone porte bien ancré dans le subconscient de son histoire, qu’il ignore par ailleurs, les stigmates propres aux vaincus? Ce qui explique les propos virulents du ministre des affaires étrangères dans le gouvernement Chrétien, Pierre Pettigrew, qui, en bon citoyen québécois, a qualifié de « loosers » les cinq ex-premiers ministres péquistes du Québec. (« DES LOSERS! » CYBERPRESSE, jeudi 17 novembre 2005)
    Comble de l’esclave qui vole le fouet de son maître pour s’autoflageller, peut-être que cela explique aussi pourquoi c’est précisément un de nos cinq premiers ministres péquistes « loosers » qui a proposé la motion de blâme contre M. Michaud, adoptée à l’unanimité par l’ensemble des « loosers » de l’Assemblée nationale du Québec?
    L’autodénigrement national est-il une forme de misérabilisme ou de masochisme? Ou procède-t-il des deux à la fois? Il est probable que notre feu psychiatre national Camille Laurin, qui s’est longuement penché sur notre cas, aurait su nous répondre.
    « Car comment le tyran pourrait-il dominer l’homme libre et fier si dans sa liberté ne se trouvait [déjà] une tyrannie et dans sa fierté, un déshonneur? » (Khalil Gibran)
    Nous sommes à ce point tyrannique à l’égard des minorités de ce monde (sic), que « Même minoritaires, les anglophones du Québec peuvent parfaitement vivre dans leur langue maternelle, alors que l’inverse n’est pas aussi vrai pour les francophones de l’extérieur du Québec, démontre Statistique Canada. » comme le rapportait, le 12 février 2007, la journaliste Isabelle Maher dans le Journal de Montréal.
    (http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2007/12/20071212-064100.html )
    Toutefois, malgré les faits qui prouvent le contraire, les anglophones se sentent néanmoins menacés au Québec. Et trouvent des alliés dans le ROC. Et vous souhaiteriez que les Québécois francophones pour qui les faits et les chiffres prouvent leur lente et inexorable assimilation, ne se sentent pas menacés!
    On est souvent la victime réelle ou imaginaire de quelqu’un d’autre. Mais attention de ne pas confondre l’un et l’autre, au risque que le réel ne vous rattrape.
    À propos de notre xénophobie proverbiale (re-sic), voici un extrait d’une entrevue que Michael Adam, de la maison de sondages Environics Research, accordait à Jean Paré dans l’Actualité du 1er DÉCEMBRE 2003.
    Après avoir posé à 14 413 Canadiens et Américains 300 questions qui fouillent leurs valeurs fondamentales, Michael Adams répond à la question suivante de Jean Paré : « Vous dites que les Québécois sont les plus canadiens des Canadiens. C’est tout à fait contraire aux idées reçues au Canada anglais. »
    Réponse de Michael Adam : « Oui, sur le graphique, les Québécois (suivis de près par les Britanno-Colombiens) se situent déjà là où semble s’en aller l’ensemble de la société canadienne: idéalisme, individualisme, autonomie personnelle. Ce sont, de tous les Canadiens, ceux qui s’écartent le plus de la mentalité américaine.
    En fait, le Québec est la région la plus postmoderne de tout le continent. C’est celle qui compte le plus de familles non typiques, celle qui est la plus sceptique devant la pub, celle qui se démarque par son hédonisme, où le plaisir est vécu au quotidien, où la permissivité est la plus grande. Le pourcentage de gens qui croient encore au diable ou à l’enfer y est le plus bas.
    C’est aussi la province la moins xénophobe du pays après les provinces de l’Atlantique. »
    Fin de citation.
    Le 15 février 2003, nous étions 250 000 personnes dans les rues de Montréal, à manifester contre la guerre appréhendée contre l’Irak. Ils étaient plus de 50 000 à Québec. « C’est de loin, de très loin, la manifestation la plus importante qu’ait connue le Québec depuis des temps immémoriaux. Compte tenu de la population québécoise (7,5 millions d’habitants) et la présence de manifestations importantes dans plusieurs villes, les Québécois sont de tous les Occidentaux, ceux qui ont le plus massivement protesté contre la guerre en Irak. » (Source : Wikipedia)
    Et les seuls dans l’univers à l’avoir fait à -25°c !
    Une manifestation composée d’une foule disparate, de toutes les couleurs, de toutes les cultures (il y avait aussi des Américains) et de toute condition sociale. Cela faisait près de 40 ans que je n’avais manifesté dans les rues. Notre dénominateur commun à tous était notre indignation face aux mensonges de l’administration Bush. Cela n’avait aucun sens. Les dirigeants politiques américains manifestaient le plus grand mépris vis-à-vis l’humanité entière.
    Malheureusement les évènements qui ont suivi nous ont donné raison.
    Ce même jour, ils étaient à peine 5 000 manifestants à Toronto. En Alberta, ils manifestaient… en faveur de l’invasion. En mars 2009, cohérents avec leurs valeurs, les Albertains ont été les premiers sur la planète à s’empresser d’accueillir Bush quelques semaines à peine après son départ de la Maison Blanche.
    Autre pays, autres mœurs, autre quête de sens. Autre sensibilité.
    Il va de soi qu’il y a régulièrement des dérives langagières de chaque bord et qu’aucune des deux solitudes ne possède le monopole de la vertu. Loin s’en faut. Mais par delà le relativisme des jugements de valeurs de part et d’autre, les faits eux demeurent têtus, ce sont les francophones de l’Amérique du Nord et non les anglophones qui sont en voie de disparition. Ceci explique aussi cela.
    Pour conclure, je laisse au journaliste anglophone Ray Conlogue du Globe and Mail, le soin de nous expliquer son point de vue de la non-réaction des Québécois aux multiples agressions racistes et francophobes du Rest of Canada. (http://archives.vigile.net/ds-federation/docs/02-4-6-robitaille-racisme.html)
    Cordialment, Jacques Denault

  31. le 21 mar 2009 à 13:48 Normand ajoindre

    @ MV

    Suite à votre commentaire, permettez-moi de revenir sur les trois derniers paragraphes du mien.

    Concernant le premier où je parle d’homogénéité de la nation, bien sûr que c’est une idée utopique. Mais beaucoup de souverainistes y croient.

    Dans le deuxième, je parle de ces citoyens pour qui le développement économique, les projets d’initiatives industrielles ou commerciales, représentent un danger pour leur situation socio-économique personnelle si le gouvernement donne des subventions ou baisse les impôts. Pour eux, l’argent du gouvernement doit servir aux programmes sociaux tels que l’aide-sociale, les logements sociaux et les soins de santé.

    Dans le troisième, je mets en relief le fait que les projets sont stoppés par des individus (un seul peut réussir) qui revendiquent leur(s) droit(s) en se référant à un ou des articles d’une des chartes ou l’équivalent ( exemple: empêcher la construction d’un édifice en invoquant des principes d’un programme municipal relié au patrimoine ou monuments historiques).

    Voilà des explications à considérer pour comprendre la paralysie ou le tournage en rond. À cela, faut ajouter le syndrome de la tour de Babel qui entraîne cette situation où un gestionnaire peut toujours ne pas agir parce que c’est quelqu’un d’autre qui est responsable. Le texte de Stéphane Gendron est éloquent à ce chapitre « “Un simple exemple pour vous convaincre de cette folie devenue quasiment incurable: la région de Montréal. Il s’agit ici d’un cas clinique troublant d’obésité démocratique municipale. Nous avons, dans l’ordre et le désordre: les mairies d’arrondissement avec conseillers et maires; puis, le conseil de ville de Montréal, avec des conseillers et un maire; puis, la conférence régionale des élus de Montréal, avec maires et représentants des forces vives du milieu; puis, le conseil d’agglomération de Montréal, avec je ne sais trop quoi; puis, la Communauté métropolitaine de Montréal, avec je ne sais trop quoi encore.”

  32. le 21 mar 2009 à 18:25 Humaniste lucide

    A Daveyy

    citation:
     » Vraiment.Alors pourquoi avez-vous proposé un projet de souveraineté qui incluait le passeport, la devise et l’armée d’un autre pays ? »

    Un autre qui est incapable de lire une question de trois lignes …

    La question mentionnait UNE OFFRE de partenariat. Il est évident qu’en démontrant une volonté de négocier que nous voulions envoyé un signal au monde financier sur toute la planête.

    Il est curieux que vous teniez de ridiculiser cette démarche. Car pour Robert Bourassa, la gouvernance asymétrique cela semblait avoir beaucoup de sens !

    Citation:
     »Ce sont presque toujours les gouvernements fédéralistes à Québec qui ont réussi à récupérer plus de pouvoirs pour le Québec. Jean Lesage et Robert Bourassa étaient fédéralistes. »

    En fait, ce que vous considérez comme des gains est un aveu implicite à reconnaître que les fédéralistes québécois ont toujours été incapables à obtenir une répartition juste et équitable des pouvoirs.

    Ce ne sont pas des gains, mais simplement du contrôle de dommage que vous réussissez. Dans le contexte canadien, les gains et les pertes ne peuvent qu’être fédéraliste. Un souverainiste est par définition quelqu’un qui n’attend plus rien du Canada. Et comme toute démarche de négociation avec le fédéral, par un parti nationaliste, est invariablement dénoncé par ‘La Prêche’ comme de l’étapisme, il n’y a vraiment pas de quoi à ce pêter les bretelles, de ces supposés réussites.

    Citation:
    Quant à la loi 101, c’est une légende urbaine souverainiste qui veut qu’elle fut démantelée. Permettre l’affichage dans une autre langue obtient l’approbation d’une vaste majorité de Québécois et relève du simple bons sens. Inclure les Canadiens des autres provinces parmi ceux qui ont le droit à l’enseignement en anglais est une mesure correcte qui sans doute s’appliquerait dans un Québec souverain.L’inverse s’applique au Canada.

    Mais vous omettez judicieusement de parler de la méthode de contournement de la loi qui permettent aux immigrants d’envoyer leurs enfants dans un établissement anglophone. Il ne suffit que de vivre un an dans une autre province pour devenir officiellement anglophone, grace à la clause Canada. Que l’on ait ou non une véritable compréhension de l’anglais.

    Citation:
     » Ste-Anne de Bellevue village agricole un peu banlieue- 28 km du centre ville, c’est quoi la logique autre qu’un beau slogan ?  »

    Ste-Anne de Bellevue, un village agricole ! Démagogie quand tu nous tiens …

  33. le 21 mar 2009 à 18:37 Humaniste lucide

    A ymdelisle

    Citation:
     »Ça fait longtemps qu’on dit que les “Canadians” sont des cons et qu’ils nous oppressent. Nous avons eu deux référendums pour se séparé et on parle d’en faire d’autres. Nous crachons sur leurs symboles. Nous prenons sans redonner. Falardeau et beaucoup de purs et durs démontrent leurs “mépris et leurs haine viscérale” du Canada régulièrement. Ils prônent même la violence. Nous ne sommes pas sans reproches. »

    J’aimerais entendre votre explication pour justifier le comportement du Canada dans le dossier des Francophones Hors-Québec ?

    Saviez-vous que l’eugénisme était un concept qui est né dans l’ouest canadien? Et que beaucoup de femmes francophones avaient été stérilisés contre leurs grés …

    Quand j’écrivais que l’histoire de ce pays ne jouait pas en faveur des fédéralistes, ce n’était pas des mots en l’air.

  34. le 21 mar 2009 à 18:52 MV

    Pour l’offre de partenariat, je ne crois pas que cela fonctionnera dans la vraie vie. Si je me trompe pas, le dernier programme du PQ quant au futur constitionnel du Québec proposait des  »partenariats ». Pourtant, rien ne garantit que le Québec ne fera partie de l’ALÉNA ou d’autres organisations Nord-Américaines et rien ne garantit que ces partenariats seront acceptés par quiconque tant au gouvernement Canadien que Américain.

    Donc, autant dire que le PQ utilise cette clause pour aller chercher une proportion de la population qui s’y connaît peu ou s’intérésse peu à la politique qui croît qu’un OUI dans un référendum signifie un genre d’accord comme celui de Meech. Pourtant, je connais des gens qui ont voté OUI en 1995 en pensant que le Québec allait demeurer comme une province du Canada lorsque Parizeau a dit qu’une DUI serait possible. Cependant, est-ce qu’un OUI disons à 51% avec une DUI pourrait causer des troubles d’ordre civil auquel le gouvernement du Québec n’aurait pas assez de ressources pour intervenir. De plus qui intervient à ce moment pour assurer la sécurité?

    Pour cela, je vous invite à lire le Rêve de la terre promise de Marcel Côté. Je sais qu’il donne une opinion très noire sur l’indépendance du Québec, mais il fait une étude très poussée surtout du point de vue économique et fiscal et il fait grandement réflechir avec une certaine réflexion sur des questions qui sont restées sans réponses par le mouvement indépendendiste.

  35. le 21 mar 2009 à 19:13 MV

     »J’aimerais entendre votre explication pour justifier le comportement du Canada dans le dossier des Francophones Hors-Québec ?

    Saviez-vous que l’eugénisme était un concept qui est né dans l’ouest canadien? Et que beaucoup de femmes francophones avaient été stérilisés contre leurs grés …

    Quand j’écrivais que l’histoire de ce pays ne jouait pas en faveur des fédéralistes, ce n’était pas des mots en l’air. »

    Il est vrai que la situation des canadiens-français hors Québec n’a pas toujours été rose mais il est bien faux de considérer la situation comme une situation bipolaire car beaucoup d’autres groupes que les Canadiens Français n’ont pas été très bien traités que ça soit par exemple les Irlandais, les Juifs, les Écossais, les Allemands, les Ukrainiens et il arrivait souvent que ces groupes se détestent entre eux à cause de querelles ethniques qui avaient lieu dans leurs pays d’origine. Aussi, le progrès a été considérable au cours des 30 dernières années avec les francophones comme dans le domaine de l’éducation qui ont le plein contrôle sur leurs écoles et qui sont subventionnés par le gouvernement comme mentionné dans la constitution. Cependant, je vois que l’attitude de certains Québécois envers ces communautés n’est pas rose non plus en considérant ces communautés comme des ennemis plutôt que des alliés. Pensez par exemples aux propos de Lévesque ou de Falardeau à ce sujet qui rivalisent dans leur bas degré avec certains groupes extrémistes. Aussi, je suis originaire de l’Est Ontarien et il m’est arrivé de me faire traiter  »d’anglais » au Québec parce que j’avais une carte d’assurance-maladie de l’Ontario. Pourtant, ma famille est ici depuis le 17ème siècle et j’ai un accent qui pourrait se méprendre à quelqu’un habitant à Lachute, par exemple.

    Pour le programme d’eugénisme, disons que cette  »mode » excérable était populaire dans les années 20-30 dans beaucoup de pays dans le monde(environ une quarantaine de pays). Il me semble même que quelques intellectuels Canadiens-Français de l’époque trouvait que cela était une bonne solution pour stériliser certains groupes de personnes et même Émile Zola (l’auteur français) était pour cette idée. Curieusement, le dernier pays a avoir arrêté cette pratique est la Suède (pourtant un pays assez développé et ouvert) vers la fin des années 70.

    Soit dit, le concept est né au début des années 1900 aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

  36. le 22 mar 2009 à 10:30 Daveyy

    « Mais vous omettez judicieusement de parler de la méthode de contournement de la loi qui permettent aux immigrants d’envoyer leurs enfants dans un établissement anglophone. Il ne suffit que de vivre un an dans une autre province pour devenir officiellement anglophone, grace à la clause Canada. Que l’on ait ou non une véritable compréhension de l’anglais »

    Combien de cas réels existe-t-il ? Combien d’immigrants vont consciemment déménager deux fois juste pour pouvoir envoyer leurs enfants à l’école anglaise au Québec? Et c’est ça que vous entendez par « démantèlement de la loi 101″ . Essayer de trouver un argument un plus crédible svp.

    « La question mentionnait UNE OFFRE de partenariat. Il est évident qu’en démontrant une volonté de négocier que nous voulions envoyé(sic) un signal au monde financier sur toute la planête. »

    Merci de confirmer que c’était une offre juste bonne pour calmer les marchés financiers mais pas destinée à une conclusion avec le Canada. C’est ce que nous dénoncions durant la campagne référendaire en parlant de la cage à homards de M. Parizeau et pour lequel les souverainistes criaient injustice.

    Une négo bidon dont la raison d’être principale était de rassurer les Québécois sur la continuité du lien canadien, et vous accusez les fédéralistes de mauvaise foi !

    La prochaine fois, poser dont une question simple et honnête et vivez avec les conséquences.

    « En fait, ce que vous considérez comme des gains est un aveu implicite à reconnaître que les fédéralistes québécois ont toujours été incapables à obtenir une répartition juste et équitable des pouvoirs. »

    En fait je constate que les gouvernements fédéralistes ont mieux réussi que les gouvernements souverainistes à protéger et faire avancer les intérêts supérieurs du Québec. Que cela vous déplaise, mais les deux référenda perdus ont affaibli le Québec. Quand tu dois vivre avec un partenaire, une attitude de coopération et de respect mène invariablement à de meilleurs résultats qu’une attitude de confrontation et de chantage. Voues agissez comme un syndicat qui menace toujours de faire la grève mais qui est incapable de faire passer son vote de grève par les membres. Quand tu retournes à la table sans vote dr grève t’es mal placé pour négocier.

  37. le 22 mar 2009 à 10:42 RenéP.

    Monsieur Facal nous parle de fausses victimes relativement à la déclaration de madame Harel à l’effet qu’elle ne souhaitait pas que la ville de Montréal se divise en de multiples villes ethniques.
    Bien entendu, certains membres de ces ethnies ont vite cherché à exploiter cette déclaration pour jouer à la victime.

    Il en est ainsi également pour beaucoup de canadians. Parce qu’une bonne proportion du peuple québécois favorise l’indépendance de son territoire, comme cela est ce qu’il y a de plus normal telle que l’affirme la charte des nations unies, voilà qu’une majorité de canadians jouent aux victimes alors qu’on ne leur fait aucun mal en voulant être autonomes.
    Qu’un peuple désire se gouverner lui-même est quelque chose de positif. Vouloir empêcher ce peuple de se gouverner lui-même, est quelque chose de négatif.
    Les échanges qui se font sur ce site à ce propos laissent voir d’un côté, des gens positifs, constructifs qui manifestent de l’énergie à vouloir construire un pays et, de l’autre côté, des gens négatifs, démolisseurs qui veulent empêcher les premiers de réaliser leur projet. Comme les premiers ne veulent absolument rien enlever aux seconds, ces derniers ne sont pas justifiés de se comporter en victimes puis- qu’aucun mal ne leur est fait. Pourquoi disent-ils que les québécois veulent briser le Canada (ce qui est une position de victime) alors que ceux-ci veulent tout simplement se donner un pays, ce qui ne brise pas le Canada mais suppose seulement une redéfinition de celui-ci. Il faudrait que les canadians cessent de se comporter en victimes, ce qu’ils ne sont pas, et se montrent constructifs i.e. participent à l’émancipation du peuple québécois puisque de toute facon, ils vont continuer à vivre à son côté. De grâce, soyez positifs et cessez tout ce langage négatif, destructeur qui ne mène qu’à l’éloignement. Il y va de l’intérêt du peuple Canadian comme de celui du peuple Québécois. Ce n’est pas parce qu’il est préférable pour deux entités de cheminer de facon autonome, qu’elles doivent se faire la guerre, qu’elles doivent se rejeter l’une l’autre. C’est quoi ce repliement sur soi, cette haine de l’autre, cette détestation? Le peuple Canadian doit cesser de penser que « Hors le Canada, point de salut! ». Le Québec est un peuple, une nation selon les critères de l’ONU. Le Québec est viable de facon autonome (même Jean Charest l’a reconnu). Une majorité du peuple de souche du Québec désire se gouverner lui-même. Alors, en dehors du négativisme d’une majorité de canadians, il est où le problème? La haine, la détestation, le repliement sur soi, l’égocentrisme du Canada? Il est où le légendaire « english fairplay »? Come on!

  38. le 22 mar 2009 à 17:27 ymdelisle

    @ Humaniste. J’aimerais entendre votre explication pour justifier le comportement du Québec dans le dossier des Francophones Hors-Québec ? Que faisons-nous pour les aider? J’aimerais également entendre votre explication pour justifier le comportement de certains souverainistes dans le dossier des Anglophones/Allophones/Autresphones du Québec ? Pourquoi les xénophobes ne sont-ils pas vertement critiqués par le PQ?

    Il est vraie que certains « Canadians » au fil des ans n’ont pas été des très ouverts d’esprits. Il est également vraie que certains « Québecois » au fil des ans n’ont pas eu l’esprit ouvert. Le ROC est-il parfait? Non. Sommes-nous parfaits au Québec? Non.

    @ReneP. Nous nous gouvernons déja nous-mêmes. Nous sommes un des peuples les plus libres au monde. Parlez-ens à nos cousins de France qui sont Corses, Bretons, Guadaloupiens ou Maghrébins. Demandez aux Français si ils trouvent ça « normal » que les Corses veulent un pays? Ou encore, parlez-ens aux Catalans ou aux Basques. Alors attention quand vous dites que nous sommes un peuple « agressé ». Je ne me sens aucunement « sous l’emprise d’une menace ». Je n’ai pas peur des anglais.(voir….les autres)Ah, j’oubliais….je souffre du « Syndrome de Stockholm ».

    Mon Cher René, le plus que je vous lis le plus que je comprends l’article de M. Facal. Sans rancune.

  39. le 23 mar 2009 à 15:47 RenéP.

    A ymdelisle,

    ce sont les faits qui déterminent si nous sommes agressés ou pas. Jugez vous-même par les faits suivants:
    - 1759:attaque de la colonie Nouvelle-France pas l’armée Britannique,
    - 1837-1838:écrasement des Patriotes pat l’armée Britannique,
    -déportation des Aacadiens par les Britanniques,
    -lois empêchant l’enseignement du francais au Nouveau-Brunswick, en Ontario et dans l’ouest,
    -soustraction du Labrador pour le remettre à Terre-Neuve contre la volonté du Québec,
    -rapatriement de la Constitution du Canada modifiant unilatéralement les pouvoirs du Québec et contre la volonté unanime des partis à l’Assemblée nationale,
    -fraude commise par les fédéralistes lors du référendum de 1980,
    -vol par les fédéralistes du référendum de 1995,
    -etc…
    N’est-ce pas assez comme agressions? Si on se gouvernait nous-mêmes, comme vous le prétendez, les événements qui se sont produits depuis 1867 ne seraient pas arrivés.
    Enfin, vos comparaisons avec les Basques, Corses et autres n’ont rien à voir: ce n’est pas par ce que leur situation est pire, que la nôtre est bonne. Ce n’est pas par ce que c’est moins grave de se casser un doigt que de se casser une jambe, que c’est bon de se casser un doigt.
    Pour ce qui est du Syndrome de Stockolm, généralement, les gens ne font pas le lien entre le fait de vouloir défendre leur peau et le fait de défendre la position de leur(s) agresseur(s).Il s’agit d’un comportement inconscient. Si c’est conscient, il ne s’agit pas du syndrome de Stockolm. Evidemment, lorsque c’est inconscient, il est difficile pour celui qui en est atteint de le reconnaître, ca va de soi.
    Bien sûr, chacun comprend les chose selon sa propre subjectivité…

  40. le 23 mar 2009 à 18:02 MV

    @ René P:

    Il faut aussi voir les progrès accomplis au cours des dernières années et même si on ne peut réécrire l’histoire on peut améliorer notre futur. Si les populations francophones au Canada ont pu se développer autant dans les 40 dernières années, imaginez la suite dans 40 ans. Donc, l’idée de se faire voir comme d’éternelles victimes en 2009 n’est pas toujours une idée réaliste en son ensemble. C’est par parfait mais nous faisons la grande envie de pas mal de pays dans le monde.

    -Le français est protégé par de nombreuses lois au Québec qui sont parmis les plus strictes au monde.

    -De nombreuses entreprises Franco-Québécoises sont connues partout au monde comme Bombardier, le Cirque du Soleil et Hydro-Québec est parmi les compagnies d’électricité les plus rentables et les plus prospères au monde.

    -Les francophones ont un dégré d’éducation et de revenu relativement égal aux anglophones tant au Québec qu’ailleurs au Canada.

    -Montréal n’a jamais été aussi une ville aussi francophone que maintenant.

    -La majorité des immigrants du Québec ont une connaissance du français. Les Anglo-Québécois sont billingues à plus de 85%.

    -Les francophones hors-Québec peuvent avoir une éducation primaire et secondaire gratuite et en français et cela dans chaque province et territoire au Canada.

    Donc, au lieu de toujours voir le verre à moitié vide, commençons à regarder la situation en son ensemble. Pour le  »référendum volé » de 1995 (expression qui date seulement de seulement quelques années), il y a eu autant de fraude des deux côtés juste à voir l’histoire des bulletins réjétés dans Chomedey et Marguerite-Bourgeoys.

    Soit dit, je ne considère pas vraiment la période de la Nouvelle-France comme une période très prospère de notre histoire et soit dit que les français voulaient plus la Guadeloupe ou la Martinique que nous, étant considérés comme seulement  »quelques arpents de neige » avec quelques milliers de paysans venant du nord de la France. Soit dit, je me demande quoi serait-il arrivé à la Nouvelle-France si Montcalm s’aurait enfermé dans les fortifications de Québec?

    -Serons-nous un DOM-TOM français avec peu d’autonomie et toutes les décisions qui se prennent de Paris.

    -Aurons nous été vendus aux États-Unis par Napoléon lorsqu’il avait besoin d’argent pour financer ses conquêtes comme pour la Louisiane.

    -Aurons nous été envahis et engloutis par les Américains à cause de leur population grandement supérieure? Pourtant, c’était bien le rêve de Papineau et de nombreux patriotes.

  41. le 23 mar 2009 à 19:39 ymdelisle

    ReneP. Vous êtes un cas typique de fausses victimes. Un sondage récent confirme que les Québecois on peux d’intérêt envers, et de connaissance de, leur histoire.
    1759: Les anglais ont attaqués les français au Canada. C’était une des batailles de la Guerre de Sept Ans. Les français ont attaqués des colonies anglaises durant la même guerre. Les Américains l’ont appelé The French and Indian Wars. En passant, a Ticonderoga 4000 français ont battus 16,000 anglais.
    1837-38: Les anglais ont également écrasé les Patriotes du Haut Canada. MacKenzie et sa gang ont perdus plus d’hommes aux anglais que Papineau et sa gang. Ce n’était pas une guerre d’indépendence du Québec. Le Québec n’éxistait pas dans la conscience collective. C’était une demande pour un gouvernement responsable au Haut et Bas Canada. Beaucoup d’anglos au Bas-Canada on participé à cette rébellion.
    Regulation 18 en Ontario et d’autres conneries semblables. Vous avez raison. Mais, la revanche est venue avec la Loi 101.
    La constitution de 1982. Il était impossible pour un gouvernement souverainiste de devenir « un père de la Confédération ». Dois-je en dire plus?.
    Fraudes lors des référenda: Si vous pensez que seules les fédéralistes ont faits des conneries et que les séparatistes étaient purs et chastes, j’ai des actions de Nortel a vous vendre.

    Encore une fois ReneP, vous prouvez l’argument de M. Facal, à savoir que vous devez vous faire « ….passer pour une victime » pour faire vos arguments. Ou encore vous pourrez dire des niaiseries comme Michel Rivard à TLMEP. « Le Baby Duck..la 22e raison pourquoi je veux me séparer du Canada » Est-il une victime parce qu’il a but du Baby Duck? Maudit que le Canada est méchant.

  42. le 23 mar 2009 à 20:03 Normand ajoindre

    @ MV

    Vous avez raison d’être optimiste. Vous basez vos conclusions sur des faits. En regardant ce que nous avons accompli au Québec, nous comprenons que nous pouvons poursuivre et réaliser de bien belles choses. Faut avoir des rêves et mettre l’épaule à la roue. Depuis le début des années ‘70, beaucoup de gens s’apitoient sur leur sort parce qu’ils écoutent des partisans d’une autre allégeance dire que nous sommes encarcannés et qui essaient de nous faire croire que nous avons besoin d’un messie (la souveraineté) pour commencer à vivre.

    Les anglais ont apporté avec eux le sens de la vraie démocratie et du respect de la personne (même si l’hommerie demeurera toujours inextirpable). Si nous étions encore sous le régime français, nous habiterions dans une seigneurie sous la gouverne de ces petits rois. Pensons-y. Si les anglais n’étaient pas venus mettre fin au régime de ces petits rois, imaginez tous leurs rejetons et descendants qui, au fil des derniers siècles, se seraient incorporés dans des postes de la seigneurie et que nous aurions à faire vivre !!!

    L’avenir nous appartient, suivons l’exemple de ces québécois qui connaissent le succès et qui n’ont pas craint de croire en eux et … de réunir les conditions pour convertir leur rêve en projet fructueux !!!

  43. le 23 mar 2009 à 21:07 MV

    Cela me fait penser à ce fil du blogue du Québécois Libre (blogue libertarien) sur les différences entre le régime français et anglais:

    http://www.leblogueduql.org/2009/02/les-avantages-de-la-conqu%C3%AAte-de-la-nouvelle-france-par-la-grande-bretagne-selon-marcel-trudel.html#more

  44. le 23 mar 2009 à 21:45 Bruno

    Je veux revenir sur les declarations de l’imam Elmenyawi que vous avez rapporter. Ce n’est pas exactement d’eviter tout type de debats que les societes deviennent sectaires, tribales, divisees. Le but du dialogue n’est cetainement pas la division mais de s’unir a travers une tonne de points de vue differents et de vivre avec ensemble. Eviter les debats, c’est diviser les gens a la base, c’est installer une division constante, l’humain apprend de ces erreurs et cela s’applique aussi a comment vivre en societe. Les prejuges viennent precisement de la peur de l’inconnu. Mais bon je crois qu’on va encore devoir apprendre d’une autre erreur.