Les faiblesses du coeur
23 février 2009 par Joseph Facal
Il est louable de vouloir aider les gens frappés par la crise économique. Mais le cœur ne suffit pas : encore faut-il les aider de la bonne manière.
Le PQ propose de geler les tarifs de tous les services publics pour ne pas «accabler la classe moyenne et les plus démunis». Voyons cela de plus près.
Les Québécois ont payé l’an dernier 22,2 milliards en tarifs de toutes sortes : Hydro-Québec, garderies, frais de scolarité, assurance-médicaments, droits d’immatriculation, permis de chasse et pêche, et bien d’autres.
Il n’est pas déraisonnable en temps de crise de vouloir surseoir à telle ou telle hausse de tarif. Le moment ne se prête pas non plus à l’introduction de nouveaux tarifs.
Mais fallait-il geler TOUS les tarifs actuels ? Pourquoi ne pas avoir étudié chaque cas à la pièce ?
A-t-on fait des études pour mesurer l’impact de ce gel mur-à-mur sur les finances déjà très fragiles du gouvernement, ou sur sa capacité à fournir les services avec moins d’argent ? Et quelle est la durée anticipée de cette crise, et donc du gel ?
L’arithmétique est pourtant implacable : comme le coût pour fournir le service ne peut être gelé, un gel des tarifs condamne le gouvernement à s’endetter davantage, à se financer en haussant les impôts, ou à couper dans la qualité du service.
Pendant cette crise, la très grande majorité des Québécois conserveront leurs emplois, leurs revenus, leurs maisons. Ce sera mon cas. Pourquoi faut-il geler MES tarifs ? Pourquoi ne pas concentrer l’aide sur ceux qui seront touchés au lieu de gaspiller de précieuses ressources qui pourraient servir à la relance ?
La démonstration a été faite mille fois : on aide mieux les pauvres par des mesures fiscales ciblées sur eux que par des gels qui profitent surtout à ceux qui ont les moyens de surconsommer, qui sont évidemment les riches. Et plus le gel des tarifs est généralisé et long, plus il nous condamne à des hausses salées plus tard.
Les Québécois consomment déjà huit fois plus d’eau que les Danois. Le gel des frais de scolarité n’a aucun impact sur l’accessibilité et aggrave le retard de nos universités, qui est dramatique dans une économie du savoir. Un tarif de garderie uniforme profite aux riches qui pourraient contribuer davantage en fonction de leurs revenus.
Le progressisme n’est pas toujours là où on le pense. Il faut vivre dans le réel. Nous n’irons nulle part si nous ne commençons pas à tordre le cou à quelques tabous hérités d’une autre époque.
Un gel tous azimuts prive aussi l’État de précieuses ressources à un moment crucial. Réduire, par exemple, le nombre d’élèves par classe pour lutter contre le décrochage coûterait des dizaines de millions.
La crise aurait justement dû être une occasion pédagogique pour rappeler à nos concitoyens quelques vérités de base à cet égard. De toute façon, règle générale, nos tarifs sont déjà plus bas et ont moins augmenté qu’à peu près partout ailleurs.
En plus, comme un service public n’est JAMAIS gratuit en ce sens qu’il en coûte toujours quelque chose pour le produire, quand son tarif est trop bas ou gelé trop longtemps, on le paie en réalité via nos impôts …ou on le fait payer par quelqu’un d’autre.
C’est pour cela que là où les tarifs sont plus élevés, les impôts sont généralement plus bas et vice versa. Voilà des constats qui font largement consensus chez les gens qui ont étudié ces questions à fond, qu’ils soient de gauche ou de droite. Vous noterez que j’ai dit consensus, pas unanimité.
Qu’une crise requiert davantage de sensibilité politique qu’en temps normal, soit. Mais les principes de base de la saine gestion ne cessent pas pour autant d’exister. Le cœur et la tête peuvent très bien cohabiter.
23 réponses à “Les faiblesses du coeur”

D’accord avec vous M. Facal. Je n’ai pas de problème à payer des frais pour des services. J’ai un problème avec le fait que 40% des Québecois ne payent pas d’impôts. Nous conduisons une Rolls-Royce toute équipé mais nous n’avons pas les moyens d’y mettre de l’essence, de payer les assurances, et de la réparer en cas d’accident. Nous vivons au dessus de nos moyens et il est temps que nos citoyens prennent un cours d’Économie 101.
Si j’ai bien compris Mme Marois est pour un gel des tarifs pour la durée de la crise, après elle ouvre la porte au dégel de tous les tarifs.
En attendant, je serais pour le péage à l’entrée de l’Ile de Montréal et de Québec et sur toutes les autoroutes du Québec.
VOUS DITES: »Qu’une crise requiert davantage de sensibilité politique qu’en temps normal, soit. Mais les principes de base de la saine gestion ne cessent pas pour autant d’exister. » Peut on parler du pire scandale financier de l’histoire du Québec, qui sera la cause première de l’augmentation de toutes les tarifs et de la pertes des ristournes des 5 millions de membres sociétaire de Desjardins ! Peut on en parler. Voici les faits qui sont tous de sources ouvertes et publiques qu’aucuns journaliste n’a synthétisé.
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La Caisse de dépôt et placement du Québec est devenue une « victime consentante ».
[1] Voici comment la Caisse de dépôt et placement du Québec (la CDPQ) a aidé activement une petite entreprise de Toronto (Coventree Capital inc.) à produire et déverser sur le Québec la majorité des 33 milliards $ de papiers commerciaux adossés à des actifs (PCAA) nous infligeant des pertes sèches qui dépasseront les 10 milliards !
(http://www.vigile.net/Quebec-sink)
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Vous êtes un sapré sophiste Joseph. Tenez, vous écrivez par exemple «La démonstration a été faite mille fois : on aide mieux les pauvres par des mesures fiscales ciblées sur eux que par des gels qui profitent surtout à ceux qui ont les moyens de surconsommer, qui sont évidemment les riches»
C’est qui ça les riches Joseph ? Quand t’es pauvre au point où tu dois bénéficier de toutes les mesures fiscales, ça veut dire que tu tire le diable par la queue et que vraisemblablement tu mange pas à ta faim…
30% des gens qui travaillent ( au salaire minimum bien entendu) doivent recourir à des banques alimentaires pour réussir à joindre les deux bouts. C’est-à-dire manger trois fois par jour. comme les riches. Mais pas la même chose bien entendu.
Prenons les tarifs d’électricité. quel scandale, nos tarifs sont les plus bas en Amérique du Nord. C’est drôle, chez nous les thermostats sont à 16 degrés jour et nuit. Et notre fature d’électricité continue de grimper. Oui la maison est isolée. Mais c’est pas grave, on s’enrichit collectivement.
Avez vous fini de rire du monde avec vos théories économiques de …..? Qu’est-ce que ça veut dire au juste que nous nous enrichsissons collectivement, si individuellement on ne cesse de s’appauvrir?
C’est quoi cette maudite logique de droite ? Quels sont les dividendes de tout ce que nous avons payé pour construire le réseau d’électricité ? Réponse, les bas tarifs.
Avez vous frette chez vous Joseph ? Moi je connais des gens qui gèlent. C’est quoi votre solution aux gens qui gèlent dans leur maison à force d’économiser l’électricité? Hausser les tarifs pour «s’enrichir collectivement ?»
Surement pas les théories économiques à la con qui planent dans les universités comme des poltergeist dans un cercle d’initié!
Voici exactement les raisons qui justifient une enquête publique. Cette analyse de Me Pierre Cloutier a été qualidiee de « lumineuse et a lire impérativement » par M Yves Michaud, le Robin des banques (MEDAC):
Caisse de dépôt et placement : une véritable commission d’enquête publique s’impose
« À la lumière des éléments de preuve et des faits bruts que nous avons jusqu’à maintenant, il est raisonnable de réclamer une véritable commission d’enquête publique qui fera toute la lumière sur le comportement de certains initiés dans le dossier du papier commercial (PCAA ou papiers commerciaux adossés à des actifs) dont la Caisse de dépôt et placement s’est porté acquéreure pour un montant de 13,2 milliards$. Voici pourquoi. »
(http://www.vigile.net/Caisse-de-depot-et-placement-une)
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Et pourquoi une Commission parlementaire ne fera pas la job Du même auteur:Commission parlementaire ou commission d’enquête ?
(http://www.vigile.net/Commission-parlementaire-ou)
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Et qui devrait la présidé: M. Claude Béland serait le candidat idéal pour présider une commission d’enquête publique
[1] Le gouvernement Charest n’a pas le choix : devant l’ampleur du déficit appréhendé de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, il doit comprendre et réaliser que seule une commission d’enquête publique pourra faire toute la lumière sur ce désastre et faire les recommandations qui s’imposent, le tout en dehors des rivalités partisanes de l’Assemblée Nationale.
[2] Cette commission d’enquête publique devrait être composée de trois (3) membres, comme le fut la commission Cliche sur le saccage de la Baie James : un président, un commissaire « initié » et expert des marchés financiers et un commissaire « non initié » représentant les citoyens du Québec.
[3] La meilleure personne pour occuper le poste de président de cette commission d’enquête, la plus compétente, la plus respectueuse du droit et de l’éthique est sans contredit M. Claude Béland. Avocat, président du Mouvement Desjardins pendant 13 ans, il a été aussi Président du Fonds d’assurance du Barreau du Québec, vice-président de la Régie des rentes du Québec, président du comité directeur des États généraux sur la réforme des institutions démocratiques et est actuellement à la tête du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MEDAC).
(http://www.vigile.net/M-Claude-Beland-serait-le-candidat)
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Bonne lecture, a moins que les déboires du Canadiens soit plus important que les milliards évaporés
Il est incroyable de voir comment les gens absorbent les « informations » et montent aux barricades, sans même essayer d’user de ce dont le petit Jésus les a doté entre les deux oreilles.
D’abord la question du fait que 40% des québécois ne paient pas d’impôts. Oui c’est vrai, mais ils paient tout de même des taxes et des tarifs, et contribuent aux différents régimes gouvernementaux qui se multiplient à une vitesse grand V, sans qu’on s’interroge trop trop sur les réels « bénéficiaires » de ces programmes. Qui a fait le plus de fric avec l’Assurance Médicament? pas moi, pas vous, mais les multinationales de la pilule.
Ensuite, toute la question de la tarification des « services » de l’état cache deux choses fondamentales qui ne sont pas abordé par le rapport Montmarquette qu’on nous a ramené sur la table à l’occasion de la consultation prébudgétaire de Mme Jérome-Forget. D’ailleurs, sa question no 3 est tendancieuse que ça en est pathétique. No 1, est-ce que les « services » de l’état en sont vraiment? La réponse est non. Si j’admet que l’électricité est un véritable service, l’obligation de payer un permis, quel qu’il soit, est beaucoup moins claire. De même que les frais qu’on exige de plus en plus pour analyser un dossier, alors que l’analyse est obligatoire. ¨Ca sent davantage l’arnaque que la gouvernance. No 2, la véritable raison de l’envie du gouvernement de nous tarifer tous ses « services » est davantage dictée par l’incapacité actuelle du gouvernement à équilibrer son budget. En fait, le gouvernemente st une machine hors contrôle, dont l’implosion est prévue à plus ou moins loin terme. La ratio fonctionnaires/population est trop élevé si on le compare aux autres pays, voire même aux autres provinces.
Quant à la question de la CDPQ, il est bien clair que la pression exercée par les différents « clients » pour des rendements supérieurs à 8% ont poussé les dirigeants à mettre de coté la plus élémentaire prudence, ave cle résutlat qu’on connait. Une commission d’enquête ne nous ramenera pas l’argent perdu et nous en fera dépenser inutilement.
Allez sur le site du gouvernement et regardez la liste des sociétés d’état et demandez-voussi elles sont toutes utiles? Vous comprendrez alors mon point de vue. La fonction publique hors contrôle est notre Armagheddon.
Il ne faut pas oublier,selon Mme. Marois, que dans un Québec souverain il n’y aura pas de crise économique. Dans un Québec souverain il n’y aura pas de frais de services.
D’accord avec le contribuable fatigué. Je vous suggère l’éditorial de M. Pratte de ce matin.
« les gouvernements doivent investir massivement dans l’économie pour nous aider à sortir de la crise »
Ça on l’a lu et entendu ad nauseam. Notre gouvernement se prépare à investir massivement dans la construction et dans l’infrastructure (c’est bien, parce que tout tombe en ruine) quite à créer un immense déficit. Toutefois, il me semble que pour aider vraiment la population du Québec et tant qu’a faire un déficit, la solution la plus simple serait de couper drastiquement les impots, augmenter légèrement la taxe de vente et mettre en place une taxe de luxe pour que les riches payent vraiment leur part. Comme ça, c’est dans les poches des gens, pauvres comme riches que l’argent va s’en aller et pas dans les poches des promoteurs immobiliers et des contracteurs en construction.
Ensuite, pourquoi pas payer pour les services si on a de l’argent dans nos poches.
C’est invraisemblable, Faire un déficit pour investir massivement dans l’infrastructure pour aider l’économie. Quelqu’un comprend-il vraiment à quel point ça n’a aucun bon sens?
C’est dans nos poches que l’argent doit retourner pour que l’économie reprenne.
Imaginez un peu. Vous gagnez environ 30,000 par an et vous payez environ 9,000 d’impôt et un bon 3000 de taxes diverses. Il ne vous reste qu’environ 18,000 par an pour vivre. Si vous pouviez récupérer ce 9,000 dollars, quitte à payer environ 2000 de taxes de plus, il vous resterait quand même 7,000 d’argent net à dépenser ou à économiser.
Ça ne vous aiderait pas à traverser la crise ça?
Ce n’est que du gros bon sens mais il semble que c’est une notion qui manque gravement à nos politiciens.
À moins qu’il y ait d’autres raisons qu’aider les Québécois. Comme par exemple, aider les amis des politiciens…
Je refuse catégoriquement de payer pour des services pour lesquels je paye déja beaucoup.
Un payage sur les routes? On paie déja une taxe de 40% sur l’essence exactement pour ça. Ceux qui roulent paient (utilisateur payeur). Pourquoi payer plus? parce que tout tombe en ruine? Ou est allée l’argent qui devait servir à l’entretien?
On subventionne une quantité incroyable de groupes de pressions qui ne servent absolument à rien et qui mettent régulièrement des bâtons dans les roues de la machine étatique, la rendant totalement improductive.
Ces groupes ne représentent même pas 1% de la population mais nous coutent tellement cher.
On ne peux pas les couper voyons, ce serait aller à l’encontre des valeurs socialistes si précieuses de nos politiciens.
Ben voyons…
Que de gaspillage au sein du gouvernement. Tous ceux qui travaillent ou ont déja travaillés pour le gouvernement savent tres bien de quoi je parle.
Je serait vraiment curieux de savoir comment on pourrait économiser juste à couper dans le gaspillage.
Que faites vous lorsque vous êtes en crise financière vous? Vous coupez dans vos dépenses et vous économisez. VOUS ÉCONOMISEZ. Vous ne vous mettez surement pas à dépenser en fou pour charger au max votre carte de crédit. N’est-ce pas?
Si 41% des Québécois ne paient pas d’impôt, comment les aider avec des mesures fiscales ?
À moins que ces 41% soient tous des riches, connaissant plein d’échappatoires….
@claude B et Garamond. Il y a de bons cours d’Économie 101 à l’UQAM. Je vous suggère de vous y inscrire.
Être riche au Québec égale être de la classe moyenne. Malheureusement, tout le fardeaux des fameux programmes sociaux nous tombent dessus. Le problème est qu’au Québec, nous ne somme pas assez nombreux pour payer la note. Alors pour compenser, le Gouvernement doit taxer la classe moyenne au max. Le problème est que nous avons atteint la limite ou le Gouvernement peut taxer la classe moyenne. Le problème est que c’est le ROC qui paye une grosse tranche de nos services sociaux. Le problème est que nous payons pour nos mauvaises décisions. Le problème est que pour redistribuer la richesse il doit y avoir de la richesse.
La solution est-elle l’indépendence? La solution est-elle un virage vers la droite? La solution est-elle le statut-quo? Devrions-nous revoir notre système d’impôts? Devrions-nous imposer un impôt de base pour tous? (flat tax). Je n’ai pas le réponse magique comme Mme. Marois.
A ymdelisle,
« Le problème est que c’est le ROC qui paye une grosse tranche de nos services sociaux. »
Franchement, cette affirmation est gratuite. Pourriez-vous,svp, en faire la démonstration?
@ RenéP
Le Québec compte 24 % de la population du Canada mais seulement 20,5% de son économie et 15-17% des investissements de capitaux privés. Si vous pensez qu’avec ces chiffres vous pouvez faire mieux sans recevoir de péréquation, vous méritez le job de PDG de la Caisse de Dépôt, le poste est actuellement à combler.
ReneP. Le Québec recoit 7,2 $ milliards du 13 $ milliards en péréquation. Cependent, si nous enlevons les 2,7$ milliards collectés par le fédéral au Québec le transfert net est de 4,5 $ milliards. De plus, le fédéral a transféré 32$ milliards aux provinces, aux pro-rata de la paopulation, pour les programmes sociaux.
voir le lien:
http://www.asdeq.org/activites/comite-politiques-publiques/pdf/2008/jp-aubry-28jan08.pdf
Qu’est-ce que le Québec gagne d’être dans la fédération. La seule étude qui nous donne l’ensemble des échanges nous donne un chiffre: 2,1 milliards (2004). Soit 281 $ per capita:
(http://www.statcan.gc.ca/pub/11-010-x/00207/9586-fra.htm
Si nous sortons de la fédération on épargne 3 milliards en cout de dédoublements (étude Legault).
Conclusion. On a rien a gagner a pratiquer une politique de la mendicité envers le fédéral.Et tout a perdre. Entre autre la capicite d’avoir tous nos capacités d’agir qui est un prealable a une stratégie cohérente de développement. Sans compte la dignité (vous en reste il).
Case close
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Un cas qui va s’ouvrir demain: Les résultats de la Caisse.
Si vous voulez comprndre la game lisez docn les textes que je vous ai soumis. Un peu ardu, mais il porte sur le pire scandale financier de notre histoire et nous allons tous être affecté.
Les libéraux vont nous proposer une Commission parlementaire pour controler les dommages et fuirent leurs responsabilités.La mediacratie va reprendre avec un bruit infernal.
L’idéologie fédéraliste souverainiste doit être mis de cote et nous devons tous réagir comme québécois et se demander ou est l’interets supérieur du Québec. êtes vous capables de consentir cette effort d’avoir l’intelligence élémentaire de votre propre intérêt.
‘
La conclusion de mon texte:
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« 18] Jean Charest a ouvert toutes grandes les portes à une bande d’affairistes qui « squattent » notre État, à tous les niveaux, systématiquement, à leurs profits et au détriment du bien commun. Son intervention politique à la Caisse pour la détourner de sa mission première et la transformer en instrument financier en quête de rendement à tout prix, a donné le signal aux « jeunes loups affairistes » et sans loyauté du « nouveau » Québec inc. de l’ instrumentaliser au profit des officines de Toronto.
[19] N’en déplaise à Gesca-La Presse, en mission pour sauver le soldat Charest, celui-ci porte une responsabilité politique indéniable dans le pire scandale financier de notre histoire :
« La Caisse est allée trop loin et aujourd’hui on en paie le prix. Ce n’est pas très beau », a fait savoir hier au Soleil un membre du conseil d’administration du « bas de laine » des Québécois sous le couvert de l’anonymat. (…) « La gestion de rendement demandé par le gouvernement Charest a fait en sorte d’oublier le développement de l’économie québécoise. C’est une erreur. (…) « Nous pensons qu’il y a encore trop de politique à la Caisse. On nous a imposé Richard Guay alors que nous avions opté pour un autre candidat. La politique et l’économie, ça ne reste pas longtemps dans le même lit » (5)
[20] L’abandon de notre État à Jean Charest et ce Québec inc, devenu « Québec sink », indique que nous sommes dans un dangereux reflux de notre histoire : serions-nous passés de l’État Parizeau à l’État Desmarais ? Il y aurait un prix à payer. Et il devient de plus en plus évident qu’il sera lourd, très lourd.
[21] D’où l’urgence de reprendre en main notre État pour arrêter son saccage programmé par Charest. Quel but poursuit-il sinon de fragiliser cet État, de réduire sa capacité et de mettre en péril nos choix politiques futurs ? Il ne faut jamais oublier que cet État est le seul que nous n’aurons jamais et il est le seul sur les assises duquel nous fondons notre espoir d’exister dans la pérennité comme peuple et nation francophone en Amérique !
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Il est amusant de voir dans le même paragraphe que des tarifs sur l’eau permettent des économies au Danemark, mais que des bas tarifs sur l’éducation n’ont pas d’effets.
J’aimerais rappeler que les étudiants Danois de niveau Cegep/baccalauréat, en plus de ne payer aucun frais de scolarité reçoivent un salaire d’un peu plus de 1000$ canadien par mois.
Ce ne sera pas bon et profitable de geler tous les tarifs, il serait par contre raisonnable de demander à chaque citoyen-citoyenne du Québec de payer un peu pour tous les services,les soins etc autres qu’ils recoivent présentement, il y en a qui usent et abusent des services,—– un léger ticket modérateur serait aussi le bienvenu–,ce n’est pas toujours à la meme classe sociale(moyenne) de payer,—les gens qui sont sur l’aide sociale et qui travaillent au noir ont peut-etre des raisons de le faire mais en ce faisant ils »fourrent »le système social,au lieu de tout faire pour se chercher du travail,et/ou retourner à l’école, tout le monde peut le faire et doit le faire.,il faut que tout le monde mettent la main à la pate et que tout le monde pense à son voisin pour l’aider un peu,,— faut -il vraiment continuer à payer des hauts salaires à une certaine classe de personnes qui ont déjà
un bon salaire comme les industries automobiles (60-70$/h) au détriment des gens qui ont le salaire minimum,(9-10$/H) n’est-ce-pas trop demander à une classe et pas beaucoup à l’autre? une saine gestion des finances commence à la maison —et les gens qui n,ont que leur pension pour vivre doivent aussi payer le meme prix pour tout ce qu’ils ont besoin,mais personne ne vont les défendre car .ceux qui ne connaissent pas leur revenus disent qu’ils sont des gros gras, mais ce qu’ils ont ces gens -là, ils ont travaillé toute leur vie active pour se le payer, c’est compliqué et il ne faut pas mettre tout le monde dans le meme panier, merci
Chaque fois que vient la question des tarifs (et de leur hausse ou de leur gel), il me vient une question qui à chaque fois me hante et à laquelle je ne trouve pas de réponse structurée et plausible. Je vous supplie, Joseph, et tous les autres commentateurs, de m’apporter une réponse SVP.
La question la voici : « Si l’hydro-électricité est une ressource nationale, pourquoi est-ce qu’on paie plus cher que le prix coûtant l’électricité? »
La grand-mère de ma femme, qui a toujours vécu dans une ferme, nous rappelle à l’occasion que pendant la seconde guerre, et pendant les crises économiques, elle a toujours eu l’assiette bien garnie en qualité et en quantité : c’est un des avantages de la vie de fermière.
Pourquoi est-ce qu’on devrait payer plus cher l’électricité que ce qu’elle coûte à produire ?
D’autant plus qu’on nous répète ad nauseam que le Québec est l’Arabie Saoudite de l’hydro-électricité et de l’éol-electricité.
Est-ce là une taxe déguisée ? Alors plutôt que de laisser des vrais pauvres se geler et des faux riches laisser brûler inutilement les lumières, pourquoi ne pas vendre l’électricité au prix coûtant et reporter sur l’impôt sur le revenu la taxe qu’on cherche actuellement à prendre avec l’électricité ? Ne serait-ce pas là plus juste ?
Merci pour vos réponses !
@ymdelisle
C’est drôle, on dis exactement la même chose… Et je préfère me fier à mon gros bon sens qu’a des économistes d’université qui n’ont jamais créés ni gérés de PME. Merci quand même.
Ce sont probablement les mêmes économistes qui nous disent que dépenser plus que ce qu’on gagne est la meilleure façon de se sortir de la crise qu’on traverse…
Noubliez pas, chers lecteurs, que ce sont nos enfants qui devront payer la note et que ceux-ci seront plus bilingues et mobiles que notre génération ne l’est et que, par conséquent, ils risquent de ne pas se laisser tondre par notre gouvernement comme c’est notre cas aujourd’hui et choisiront, peut être, de travailler dans une province ou un pays mieux géré que ne l’est le Québec.
Je le répète, éliminez le gaspillage gouvernemental, éliminez les organismes et groupes de pression subventionnés, coupez dans les services administratifs superflus et vous découvrirez que nous sommes beaucoup plus riche que nous ne le pensons.
Quant aux employés gouvernementaux excédentaires mis à pieds, ils pourront toujours créer leur propre entreprise ou encore travailler pour les nouvelles entreprises créées par la disponibilité des ressources financières et pour répondre à de vrais besoins.
Cedric,
Parce que Hydro doit investir dans son infrastructure et planifier sa croissance. Cela ne peut se faire en vendent son électricité au prix coûtant. Nous payons les taux d’électricité les plus bas en amérique du nord. Nous gaspillons l’électricite de façon éhonté. Alors, parce que nous manquons de maturité collective, l’etat, comme bon parent, doit nous indiquer le droit chemin. Même constat pour les frais de services.
ymdelisle,
Alors pourquoi Hydro fait-elle chaque année des profits extraordinaires reversés au gouvernement ?
Pour investir dans l’infrastructure, je suis d’accord, il faudrait la payer prix coûtant+marge pour planification de croissance. Mais où le réseau se développe-t-il ? Je ne vois pas de réseau se développer.
Hydro regarde le développement de l’éolien comme une vache regarde passer le train…
Est-ce qu’Hydro est autre chose qu’un outil fiscal de taxation ?
@ Cédric
L’an passé, HQ a fait 25 % de ses profits avec ses exportations qui ne représentaient qu’environ 5% de son volume de ventes.
C’est simple à comprendre, chaque KW épargné au Québec est vendu beaucoup plus cher ailleurs et profite à tous les Québécois qui sont les actionnaires.
Chaque KW gaspillé, et sachez que des prix artificiellement bas que nous payons encourage le gaspillage, chaque KW gaspillé en fait un de moins vendu le gros prix ailleurs.
Considérant l’investissement requis pour produire notre électricité, les profits ne sont pas si extraordinaires.
….Nous payons les taux d’électricité les plus bas en amérique du nord….
ET alors ? Qu’y a-t-il de mal à cela ?
ça encourage le gaspillage et donc ça réduit le volume disponible à l’exportation qui est très très payant pour nous tous.
C’est un choix économiquement stupide que de se priver consciemment de gros profits pour encourager la surconsommation ici.