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Les éléphants

Plus on y pense, moins on voit comment la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables pourra dénouer ce noeud de vipères.

À moins qu’il ne récidive, tout a été dit sur la choquante condescendance des récents propos de Gérard Bouchard.

Le vrai problème, selon moi, c’est que les attentes à l’endroit de cette commission sont si divergentes qu’on se demande bien ce qui constituerait un succès.

                                                   On vise quoi?

Pour les uns, il faut simplement clarifier quels accommodements sont raisonnables et quels autres sont déraisonnables.

Pour les autres, Bouchard et Taylor doivent dresser une liste de valeurs communes qui ferait miraculeusement consensus, et à laquelle tous devraient se conformer indépendamment de leur religion.

Certains voient plutôt dans cet exercice une thérapie collective qui devrait guérir les francophones de leur supposée fermeture, afin que nous puissions tous en choeur chanter les louanges du multiculturalisme à la canadienne.

Pour le gouvernement Charest, le but premier de l’exercice était de se débarrasser d’une patate chaude. Quelqu’un a-t-il récemment vu ou entendu la ministre québécoise de l’Immigration?

D’autres pensent, comme moi, que les francophones du Québec accueillent avec une admirable générosité des étrangers depuis quatre cents ans. Ils n’ont pas de leçons d’ouverture et de tolérance à recevoir de quiconque, et leur inquiétude identitaire est compréhensible et justifiée.

Il y a certes de la xénophobie et du racisme au Québec, mais j’attends encore qu’on me montre une société ouverte à l’immigration où il y en a moins qu’ici.

Il faut en tout cas être puissamment naïf pour s’étonner que la question pointue des accommodements raisonnables entraîne dans son sillage des questions autrement plus lourdes comme le niveau d’immigration, la situation de la langue française ou le statut politique du Québec.

Les commissaires eux-mêmes ne s’entendront pas à moins de renier leurs positions passées. Mais à défaut de consensus sur tout, est-ce trop leur demander que de montrer au moins du doigt certains des éléphants qui trônent au beau milieu du salon, mais que personne n’ose nommer?

                                                 Faire l’autruche

Les immigrants qui venaient jadis d’Europe ou d’Amérique latine provenaient de pays dont les us et coutumes avaient beaucoup en commun avec ceux du Québec. Ces bassins de recrutement se sont taris maintenant que ces pays offrent aux leurs des raisons de rester chez eux.

Ce n’est pas diviser les immigrants en bons ou mauvais que de dire que le Québec reçoit aujourd’hui des gens qui viennent de pays ou règnent des croyances religieuses et des valeurs, notamment sur la place de la femme, très éloignées de celles des Québécois.

Des politiques d’intégration qui fonctionnaient jadis pour certaines communautés ne fonctionnent plus du tout aujourd’hui pour d’autres. On ne trouvera pas de solutions si on fait semblant que le problème n’existe pas.

Plusieurs communautés musulmanes sont aussi infiltrées par des activistes fondamentalistes animés par la haine de l’Occident. Intimidée, la majorité modérée ne les débusque pas. Où cela conduira-t-il ?

Mettez-vous enfin à la place de l’immigrant qui arrive à l’aéroport Trudeau. Le Québec lui dit: la langue officielle ici, c’est le français. Le Canada lui répond: non, ici, c’est un pays bilingue.

La philosophie québécoise lui demande d’adopter nos valeurs. La philosophie canadienne l’encourage à conserver sa culture d’origine. Mélangeant, vous dites?

Ici encore, il faudrait faire de l’aveuglement volontaire pour s’imaginer qu’on pourrait traiter de ces questions sans discuter de la place du Québec dans le Canada.

47 réponses à “Les éléphants”

  1. le 29 août 2007 à 11:43 Simon Robert

    C’est entre autre pour cette raison que je crois qu’on doit faire l’indépendance. Il faut que le Québec soit RESPONSABLE de son avenir, de toute ses politiques, de sa culture et de sa langue. Pourquoi laisser gérer ces choses, NOS choses si vitales par le voisin?

  2. le 29 août 2007 à 11:49 AntiPollution

    M. Facal, vous avex raison de soulever et d’affirmer que “Il y a certes de la xénophobie et du racisme au Québec, mais j’attends encore qu’on me montre une société ouverte à l’immigration où il y en a moins qu’ici.”

    Mais je crois qu’avec l’indépendance du Québec, l’immigrant saura qu’ici c’est en français que ça se passe.

  3. le 29 août 2007 à 13:48 Ben

    Merci de souligner que nous sommes l’un des peuples les plus accueillants de la planète. Au milieu de toute cette controverse, on a tendance à souvent oublier ce détail absolument capital.

  4. le 29 août 2007 à 14:12 YannM

    M. Facal,
    Je partage tout à fait vos craintes. Et j’ajoute ceci : à travers toutes les déclarations publiques de M. Bouchard jusqu’à présent, il transparaît une prémisse fort douteuse.
    M. Bouchard semble convaincu que l’identité québécoise, la définition de cette identité et, éventuellement, la guérison de celle-ci, doive être au centre de la réflexion. Or c’est là un faux pas méthodologique.

    L’identité est un concept difficilement saisissable. On sait quand et où elle se manifeste, plus ou moins. Mais bien malin qui saura la définir, la caractériser. Il s’agit plutôt d’un phénomène de l’ordre de la geistalt : quelque chose de mouvant, d’insaisissable. Ainsi, comme vous le dites vous-même, il est vain de penser que l’on pourrait «dresser une liste de valeurs communes qui ferait miraculeusement consensus».
    D’ailleurs, toute une école de pensée en anthropologie s’est évertuée à définir de telles identités culturelles : l’école américaine des Franz Boas et Margareth Mead. Et ils ont échoué, car l’exercice ne peut jamais dépasser l’interprétation bien personnelle de l’observateur.

    Déclarer que «la majorité se sent menacée dans son identité par celle des minorités», ou que «l’identité québécoise est immature», qu’elle «souffre de traumatismes ou d’insécurité», etc., est peut-être intéressant, voire peut-être très vrai. Mais est-ce utile dans le contexte du débat actuel?
    Cela s’apparente à de la psychanalyse : on fait des analyses très révélatrices, très stimulantes intellectuellement, mais on n’en guérit pas nécessairement pour autant.

    C’est pourquoi il faut plutôt insister sur le contrat social. Sur un projet de société apte à permettre la cohabitation et l’échange entre les individus et entre les sous-communautés.
    Le développement d’un sentiment d’identité plus fort, plus inclusif, suivra.

    En somme, je crois que M. Bouchard met la charrue devant les boeufs.

  5. le 29 août 2007 à 14:21 conservateur

    Joseph Facal
    “Mettez-vous enfin à la place de l’immigrant qui arrive à l’aéroport Trudeau. Le Québec lui dit: la langue officielle ici, c’est le français. Le Canada lui répond: non, ici, c’est un pays bilingue.”
    “La philosophie québécoise lui demande d’adopter nos valeurs. La philosophie canadienne l’encourage à conserver sa culture d’origine. Mélangeant, vous dites?”

    Pas du tout. Il n’ y a aucune contradiction. Le Canada est bilingue et multiculturel - et une des preuves c’ est que le Quebec peut conserver ses valeurs, son code civil et sa langue. L”ouverture canadienne s’ applique pas seulement a l’ egard des immigrants, mais aussi a l’ egard de la minorite quebecoise. Il faut cesser avec l’ arogance qu’ ici c’est autre chose que le Canada. Ici c’est un province canadienne - et ici on voit tres bien le multiculturalisme et le bilinguisme a l’ action.
    Si le Canada rennonce a son multiculturalisme et a son bilinguisme - ici on parlera anglais, et fini avec la nation quebecoise.

  6. le 29 août 2007 à 15:30 YannM

    Conservateur, vous mélangez plusieurs choses.

    1- Le Canada est un “état” bilingue. Pas une “société” bilingue. Cela veut dire qu’à l’intérieur de cet état, 2 langues officielles sont reconnues. Cela veut dire que, à l’intérieur de cet état, certaines régions sont anglophones (le ROC), d’autres francophones (le Québec), et certaines sont plus proprement bilingues (N-B).
    Cela ne veut pas dire que vous pouvez espérer vivre en français à Saskatoon, ou en anglais à Jonquière.

    2- La “société” québécoise, elle, est par une large majorité francophone. Ce qui fait du français la langue d’usage la plus démocratique, voire la plus logique.
    Pour cette raison, la seule langue officielle du Québec est le français. Seules quelques enclaves minoritaires persistent à se refuser à cette réalité et tentent d’imposer leur langue à la majorité, d’où la nécessité de lois linguistiques.

    3- Le multiculturalisme canadien n’est pas ce qui permet au Québec de demeurer francophone. l’affirmation de l’état (province) québécois et la volonté de sa société de s’auto-définir politiquement est ce qui permet au Québec de demeurer distinct, envers et contre la volonté d’assimilation canadienne (que vous représentez fort bien).

    4- Le multiculturalisme canadien, comme M. Facal le mentionnait, est ce qui permet à certaines minorités de nier la nécessité de s’intégrer à la société québécoise, ses lois, ses consensus sociaux et sa langue, pour faire valoir leurs particularismes (ethniques, religieux, linguistiques…) envers et contre cette dernière. Ceci, avec l’appui des cours de justice canadiennes.

    5- Les québécois ne rejettent pas le multiculturalisme au sens où ils essayeraient de rendre tous les individus exactement semblables, de leur faire manger de pâté chinois, de dire « tabarnak » et de rejeter complètement leurs langues et religions. Non, les Québécois préfèrent l’”interculturalisme”, où les individus peuvent continuer à faire valoir leurs origines et identités diverses, mais cherchent activement à former une nouvelle identité commune. Le multiculturalisme, lui, créé des ghettos, des enclaves.

    6- Enfin, je corrige une autre confusion que vous avez exprimé ailleurs : la société québécoise ne se veut pas “athée”, comme vous avez dit. Elle se veut “laïque”. C’est très, très, différent.

  7. le 29 août 2007 à 16:00 conservateur

    YanM
    Si tu est atentif, ton point 3 contredit ton point 4, et cela, parce que vou savez l’ habitude de voir toute loi ou action canadienne etant contre les quebecois.

    Ton point 4 devrait etre lu :4- Le multiculturalisme canadien, est ce qui permet à certaines minorités de nier la nécessité de s’intégrer à la société CANADIENNE (pas québécoise).La minorite quebecoise, comme tu le dit dans ton point 3, a choisi de s’auto-définir politiquement ce qui permet au Québec de demeurer distinct.
    Donc, le multiculturalisme canadien est un realite de l’ etat canadien, et le fait que la population francophone a le droit de s’ affrimer c’est une ilustration de la realite.

    Pourquoi vous appliquer pas votre “interculturalisme” dans la relation QUebec - le reste du Canada? VOus voulez vou sseparer du Canada, vous ne voulez pas vous melangez avec les autres, donc, comme minorite vous preferer rester “disticte”, mais a l’ interieur de votre province, vous voulez mettre les autres ethnies dans le “melting pot” quebecois! Vous appliques deux mesures differentes, selon le sujet.

    Et, finalement, par ce qu’ on a beaucoup parler des “valeurs” et “identite” quebecoise” - et vous avez critique M Michael Ph D pour son reductionisme - quelles en sont ces valeurs et qu’ est ce que l’ identite quebecoise? Pourriez vous me donner autre chose que la langue? (svp ne pas mentionner le desir de revanche, la haine, etc).

  8. le 29 août 2007 à 16:02 Mathieu D

    Le double discours auxquels sont confrontés les immigrants(bilinguisme VS nécéssité d’usage du français; multiculturalisme VS interculturalisme) est un problème spécifique au Québec, certes.

    Je me pose une question : d’autres provinces sont-elles aux prises avec des problèmes reliés au multiculturalisme “à la canadienne” ? Sont-elles également confrontées aux problèmes des accomodements jugés déraisonnables ? D’autres que nous rejettent-ils ce “multiculturalisme à la canadienne” ??

    Au fond, ma vraie interrogation : Si le multiculturalisme (le fait d’envourager la cohabitation de différentes cultures) semble causer problème au Québec, notamment avec l’obligation d’accomodements, cela devrait également causer des problèmes ailleurs, j’imagine…? Comment réagit-on ailleurs ?

  9. le 29 août 2007 à 16:41 conservateur

    Je reviens: Quelles sont les valeurs qui constituent l’ identite quebecoise?

  10. le 29 août 2007 à 16:44 YannM

    conservateur,

    Il n’y a pas de contradiction. Pas si on prend soin de distinguer les concepts que sont l’ «état» de la «société» ou la «nation».
    Or le Canada est un état : lui-même formé par la fédération de plusieurs autres états (nommés “provinces”). Et s’il existe peut-être aussi une société canadienne dans l’esprit de certains (en voie de développement, pourrait-on dire), peu de Québécois s’en réclament spontanément.

    En ce sens, contrairement à ce que vous semblez penser, les Québécois ne sont pas une minorité linguistique dans la société canadienne (comme le sont par exemple les Francophones des Prairies).
    -Le Québec est plutôt une société et une nation, dotée d’un état, et fédérée à l’intérieur du corps politique canadien. Le Québec est cela pour la simple raison qu’il se considère comme tel et défend cette définition à l’intérieur de la fédération, et à l’international. Et l’entente originelle qui a servi à fonder ce pays était basée sur ce principe, du moins de notre point de vue.

    Or, en tant que société douée d’un état, le Québec doit chercher à être fonctionnel sur le plan social et chercher à intégrer ses minorités à la majorité démocratique.

    Je dirais que c’est plutôt vous qui n’arrivez pas à percevoir l’existence de la société québécoise. C’est cette erreur qui vous fait mettre sur un pied d’égalité la société québécoise avec, par exemple, la communauté hongroise de Vancouver, ou le Chinatown de Calgary.

    Le Québec n’a pas à s’intégrer culturellement au reste du Canada. Le Québec n’a qu’à partager certains intérêts et certaines compétences légales et politiques avec le fédéral.
    Cela est très différent du besoin d’intégration d’un individu à sa société d’accueil.


    En ce qui a trait à la définition des valeurs québécoises, si vous avez lu ce que j’ai écrit plus haut et ailleurs, je ne cesse de dire qu’elles sont indéfinissables et qu’on ne peut fonder un discours rationnel sur une liste de telles valeurs. Ça ne m’apparaît pas très utile, en tout cas.

    Mon point est plutôt que nous devons créer une forme d’espace public qui favorisera l’intégration et la cohabitation afin d’éviter le morcellement de la société en ghettos sectaires et linguistiques.
    Cela passe par la laïcité, une langue commune et le respect des droits humains de tous par tous.
    Sinon, avec le multiculturalisme et l’insistance de certains à vivre dans la langue de leur choix, nous sommes entrain de nous créer une belle Tour de Babel.

  11. le 29 août 2007 à 20:37 Incommode « Nick’s Blog

    […] article répond en grande partie aux défis que soulève Joseph Facal sur son blogue aujourd’hui. Comme le dit Mme Jézéquel: “Face à la colère publique, il est temps de dépassionner les […]

  12. le 29 août 2007 à 21:36 maude levasseur

    Conservateur

    J’ai l’impression que tu ne sais rien de l’histoire du Québec. Alors comment on peut discuter intelligemment avec toi?…impossible.

    Incommode

    Je ne comprends pas vraiement ce que tu veux dire?…je trouve ça bin MALcommode de lire entre les lignes!…rire.

  13. le 29 août 2007 à 22:53 conservateur

    Maude
    Le vraie probleme c’est pas si Moi je connais l’histoire du Quebec, le probleme c’est que toi tu ne connais que l’ histoire du Quebec - apris a l’ ecole du PQ.

  14. le 29 août 2007 à 23:19 conservateur

    YannM
    1.Bon,finalement un group etnique est un nation si d’abord ce meme group se considere comme ca. Et si la facon de fonctionner en societe est differente du reste - par exemple le Code Civil du Quebec.DOnc une langue, un histoire commune, une forme specifique d’ organisation de la societe sont suffisantes pour definir une nation. Meme pas besoin d’ avoir un etat - faire partie d’ un etat ou le specifique de la nation est reconnu c’est suffisant.

    2.Mais - revenons au sujet: Un immigrant au Quebec est-il considere Quebecois?
    Par le fait d’ etre venu au Quebec comme resident permanent il semble que Oui. Par le fait qu’il ne partage pas les reves de separation et le desir ardue de sauver le francais par la loi 101, Non. Par le droit de vote oui. Par le fait de payer l’ impot provincial (qui est tellement gros d’ailleurs) Oui.Vous voyez,c’est pas simple.

  15. le 30 août 2007 à 8:54 Simon Robert

    Par «éléphant blancs» je crois que vous voulez dire : les intégriste. Justement, il y a deux types d’intégristes qui, à mes yeux, tombent royalement sur les nerfs des Québécois : les intégristes religieux, les intégristes francophobe à-la-Brent Tyler et cie.

    Car s’il y a bien certaine valeurs qui font consensus, ce sont bien :
    1)la laïcité de l’état, qui est malmené par les intégristes religieux
    2)l’égalité homme-femme, qui est malmené par ces mêmes intégristes religieux
    3)le français langue commune, qui est constamment attaqué par les intégristes francophobes

    Il faut que la commission définisse des dénominateurs communs de la société québécoise qui sont non-négociables!

  16. le 30 août 2007 à 16:21 Incommode

    Maude

    Mon commentaire est en fait un rétrolien, click sur le nom pour le reste, ça devrait alors être plus clair.

    P.S. Si c’était déjà fait et que ton commentaire reflétait ta réaction à l’entrée intégrale sur mon blogue, t’as raison, c’est vrai que je ne suis pas toujours très clair!

  17. le 31 août 2007 à 0:54 iFive

    Monsieur Facal,

    Vous soulevez un point tout à fait intéressant lorsque vous dites que les bassins d’immigrants ne sont plus les même qu’il y a quelques années. Comme vous le mentionnez, les techniques d’accueil et d’intégration qui fonctionnaient relativement bien avec les immigrants européens ou sud-américains semblent être désormais beaucoup moins efficaces.

    D’une certaines façon je crois que le débat actuel sur l’immigration peut être perçu de manière beaucoup plus large. Sur ce point, comme sur d’autres, notre société n’a pas su s’adapter, ou l’a fait un peu maladroitement, aux changements dans le monde qui l’entoure. Il m’apparaît évident que dans plusieurs autres sphères économiques et sociales, le Québec refuse tout simplement de changer ou d’innover tout simplement parce que le statu quo est la solution la moins risquée et qui plaie le plus à l’électeur moyen. Regarder les débats sur la place du privée en santé, sur les frais de scolarité, etc. Pourquoi ces acquis ne peuvent-ils pas être remis en question?

    La province paie déjà assez chère son innaction et son refus de changer. Les gens doivent réaliser dès maintenat qu’il y a bien plus que les gaz à effet de serre qui peuvent constituer un cadeau emploisonné pour les générations futures. Le débat actuel est donc sain en ce sens qu’il permettra peut-être de changer des choses avant qu’il ne soit trop tard. Ceci dit, je ne suis pas certain que la commission Bouchard-Taylor sera le catalyseur annoncé.

  18. le 01 sept 2007 à 20:21 jcpomerleau

    C est M Dumont qui a la solution: Le Québec doit se donner une Constitution avec un code de la citoyenneté québécoise; la Charte des droits qui existent déjà et une Charte de la laicité (d inspiration républicaine). C est la seul manière de règler tous ces problÇemes. Mais pourquoi les “Partte” à penser du fédéralisme sont contre cette idéée. Simplement parce que cette Consituion que se donnerait les québécois s opposerait en partie à celle que Trudeau nous a imposer avec son coup deforce (1982). Il y aurait donc une conflit de légitimité que les québécois devrait tranccher. Le débat de l indépendance ou l annexion se poserait à ce moment là dans toute son accuité en terme juridiquement clair.

  19. le 02 sept 2007 à 10:22 Dr Michael Laughrea MPhil PhD

    Le mythe du Québec francophone idyllique d’antan.

    Le Québec était:
    - 0,5% francophone en 1640 (300 Français, 60 000 Amérindiens).
    - 5% francophone en 1660 ( 3 000 Français, 60 000 Amérindiens)
    - 50% francophone en 1760 (60 000 Français, 60 000 Amérindiens- -600 000 dans le Canada entier)
    - 70% francophonie en 1860 (à vérifier)
    - 80% francophone en 1920 (à vérifier)
    - 90% francophone en 2 000.

    J’invite tous les spécialistes en histoire à compléter, nuancer et préciser cette liste. On verrait sans doute que la proportion de francophones (à part quelques soubresauts significatifs) a sans cesse augmenté au Québec.

    Ceux qui, à l’occasion du 400 ème anniversaire de Québec, rêveront avec nostalgie au temps de la Nouvelle-France, feraient bien de se rappeler que le Québec était très PEU francophone au temps de la Nouvelle-France, mais surtout allophone!

    Au moment où la loi 101 a été promulguée, le Québec était près d’un de ses sommets historiques en terme de proportion francophone de la population. Montréal s’anglicisait, certes (et à un rythme requérant une certaine forme de législation), mais le reste du Québec (par exemple les cantons de l’est, perdait massivement sa population anglophone). Il était vraiment bien inutile et mesquin d’obliger un immigrant venant d’Angleterre, d’Irlande, ou des USA à envoyer ses enfants à l’école française. Car sans aucun apport de l’immigration, les écoles pubiques primaires et secondaires anglophones du Québec sont EVIDEMMENT vouée à la disparition. Les promoteurs de la loi 101 le savait, et ils en sont fiers.

  20. le 02 sept 2007 à 11:16 jcpomerleau

    (Dr Michael Laughrea MPhil PhD) Ce qui permet à une minorité de résister à l assimilation ce sont les institutions (éducation et santé, etc.)que la majorité leur procure. À cet égrad la minorité anglophonne qui a des droits historiques au Québec(à ne pas confondre avec les immigrants)est la minorité la mieux pourvue sur la planète à cet égard. Dans aucun autre endroit dans le monde une minorité n est aussi bien traité.Comparez les université et les hopitaux que les anglophonnes ont au Québec avec ceux que les franco ontarien. Le taux d assimilation des franco canadien est directement en lien avec le fait d avoir ou de ne pas avoir ces institutions pour soutenir sa culture. C est curieux que l on a jamais fait la liste comparative de ces institutions et que l on continu à dénigré le Québec alorsmëme que son comportement vis à vis sa minorité est exemplaire. Les franco ontarien ne peuvent que rëver à ce que les anglo au Québec ont comme institution, mais ne l auront jamais.

  21. le 02 sept 2007 à 21:10 Michel Monette

    Il est malheureux que l’on fasse un débat sur la capacité des Québécois à tolérer les nouveaux arrivants, alors qu’il s’agit en fait d’un débat beaucoup plus fondamental sur la place de la religion dans l’espace public et sur la limite à ne pas dépasser. Les intégristes cathos, juifs ou musulmans doivent savoir qu’au Québec leur intolérance n’est pas tolérée. Je suis d’ailleurs sidéré de voir que ceux qui s’opposent à l’intégrisme passent pour des intolérants.

  22. le 03 sept 2007 à 10:22 vindictater

    Bravo docteur, votre nouvelle approche et votre changement de ton rendent votre opinion beaucoup plus saisissable. Pour ce qui est de vos arguments, bien honnetement je n’ai jamais vu de chiffre ou de
    prévision qui faisait état d’une menace pour l’anglais dans la région de Montréal. En région par contre c’est surement vrai mais les anglos ont les memes problemes que nous. Ils font moins d’enfants qu’auparavant et leur enfants migrent vers les grands centres. Meme si les immigrants pourraient aller a l’école anglaise cela ne changerait rien puisqu’ils s’établissent tres majoriterement dans la région de Montréal. Il y a aussi toutes ces familles anglophones qui ont déménagées en dehors du Québec devant la “menace” référendaire. Est-ce que ces personnes croient qu’une fois la victoire du oui acquise ont va les mettre dans dans des camps de concentration pis les forcer a manger de la soupe au pois. Il n’y a pas de défense contre la stupidité.

    Ce que j’aimerais que vous m’expliquiez docteur ce sont les chiffres completement ridicules d’appui a la souvrainté de la part des anglos du Québec. On parle ici d’un maigre 10 a 12 %, une véritable claque dans la face. On veut bien vous inclure dans la famille québecoise mais des que ca brasse un peu vous nous tournez le dos et vous brandissez le spectre de la partition. Il faut etre vraiment de mauvaise foi pour croire qu’une fois indépendant le Québec va s’acharner sur sa minorité anglophone pour l’assimiler.

  23. le 03 sept 2007 à 10:38 Dr Michael Laughrea MPhil PhD

    Vindictater: un Québec souverain signifie la disparition de toutes les stations (et relais de stations) d’état anglophones que l’on trouve présentement à Montréal, Québec, Thetford-Mines et je ne sais combien d’autres petites villes réparties à travers le Québec. Cela signifie la disparition des stations de TV d’état que l’on retrouve à Montréal, à Québec et peut-être ailleurs. Ajoutez à cela la disparition à terme de toutes les écoles primaires et secondaires anglophones du Québec.

    Compte tenu de ces faits (la liste pourrait s’allonger), vous devriez plutôt être renversé que 10% de la communauté anglophone soit souverainiste, si vraiment c’est le cas (je croirais plutôt que moins de 10% l’est).

    Vous devriez peut-être vous informer de la manière dont la minorité suédoise est traité en Finlande.

  24. le 03 sept 2007 à 14:09 maude levasseur

    M laughrea

    Les anglos qui ne sont pas intégrés vont partir et ça va être un bon débarras!…pour ceux qui vont rester ça changeras pas grand chose, ça fait rouler l’économie et personne ne vas s’en plaindre.

    Tes peurs sont injustifiés, si ce n’est que d’essayer de nous mépriser une fois de plus avec tout tes commentaires insipides.

  25. le 03 sept 2007 à 14:37 C. Perron, Boisbriand

    Au bon doc.

    Pour une fois que je suis d’accord avec le doc. Je crois qu’il y a beaucoup moins que 10% de souverainistes chez les Anglos-Québécois. Le problême avec nos fédéralistes québécois c’est qu’ils voudraient que ce soit la même chose chez les allophones, moins de 10%. Ils travaillent fort dans ce but.

    Si pour ce faire, ils doivent favoriser l’anglais pour que les allophones demeurent à moins de 10%. Eh bien, ça ne gène même pas nos fédéralistes québécois francophones. Ex; Le juge québécois francophone Dalphond lors du jugement en appel de la loi 104

    La parenté…La Bottine Souriante

  26. le 03 sept 2007 à 22:59 Lesdents

    M. Facal. J’aime votre conclusion.

    Evidemment les federalistes essaient ici de faire de la diversion. Le professeur de l’universite McGill, MPhil PhD, est evidemment en desaccord, puisqu il tient a ses privileges de minoritaire qui se conduit en majoritaire. Cela est normal et habituel.

    Vous avez vise en plein dans le mille.

  27. le 04 sept 2007 à 2:32 YannM

    Dr Michael Laughrea MPhil PhD,

    J. Parano décrit très bien le Québec que vous imaginez après l’indépendance.

    Le 4è Reich
    Courage !

  28. le 04 sept 2007 à 8:49 Dr Michael Laughrea MPhil PhD

    YannM: il est assez évident que dans un Québec indépendant et unilingue, il n’y aura pas de stations de radio et de TV répandues partout au Québec qui soient l’équivalent de la CBC .

    Il est tout aussi évident que, sans apport migratoire, les écoles primaires et secondaires anglophones vont éventuellement disparaitre. A 1.8 enfants par femme, vous obtenez une réduction des effectifs scolaires anglophones de 20% par génération, i.e. de 90% au bout de 10 générations (i.e. 10 000 enfants au lieu du 100 000 actuel).

    Votre sarcasme est entièrement gratuit, infantile et non approprié.

  29. le 04 sept 2007 à 9:23 C. Perron, Boisbriand

    Comme disparaissent les enfants francophones hors Québec. Ça ne semble pas vous troubler outre-mesure doc.

    Travaillez donc à inverser ce phénomène hors Québec.

    Un autre jour arrive en ville…Beau Dommage

  30. le 04 sept 2007 à 9:48 Dr Michael Laughrea MPhil PhD

    C. Perron: les immigrants canadiens hors Québec ont le droit, que je sache de choisir l’école française ou anglaise là où ces écoles existent dans leur quartier ou ville. Pas les immigrants canadiens au Québec.

    Quelle est votre solution? Une loi 102 en Ontario et ailleurs qui oblige un certain pourcentage d’immigrants à aller à l’école française.

    Les effectifs scolaires francophones diminuent hors Québec pour cause naturelle. Les effectifs scolaires anglophones diminuent au Québec pour cause législative. Toute une différence.

  31. le 04 sept 2007 à 10:32 Accent Grave

    Le Canada n’est pas un pays bilingue. C’est un pays anglo saxon dont l’une des provinces et territoires a choisi de conserver le français.

    Montréal est bilingue, pas le Canada.

    Accent Grave

  32. le 04 sept 2007 à 11:20 Simon Robert

    Doc. Laughrea, à vous entendre parler, dans un Québec indépendant, y aura-t-il aussi des éruption volcaniques, la peste bleu et une augmentation fulgurante de cas de cancer? Peut-être aussi une invasion de vampires et de zombies tant qu’à y être?

  33. le 04 sept 2007 à 11:21 C. Perron, Boisbriand

    Toute une différence. L’une et l’autre disparaissent. Allo différence!

    Par contre, j’aime bien votre phrase «Pas les immigrants canadiens au Québec» Vous admettez donc qu’il existe un peuple et un territoire québécois. Que ceux qui viennent d’ailleurs comme le Maroc, la Suisse, le Canadéa, le Mali etc…seraient des immigrants.

    Vous cheminez, vous cheminez doc. Faut pas lâcher. Je vous dédie…

    Le reel de Jos Cormier…La Bottine Souriante

  34. le 04 sept 2007 à 12:57 C. Perron, Boisbriand

    Je suis d’accord avec vous doc. Ce qui se produit au Canadéa anglophone alors que les élèves francophones diminuent comme peau de chagrin. Dans un Québec francophone, les élèves de langues anglaises au primaire et au secondaire vont diminuer comme peau de chagrin. Que la disparition se fasse par l’attrait de l’environnement de 300 millions d’individus ou par voie législative ne change pas le fait que l’un et l’autre vont disparaîtrent. Amen.

    Effectivement doc, le niveau des blogues ont tendances a baisser lorsque vous y intervenez par vos larmoyantes litanies sionistes et anti-séparatisssss. Et ce n’est pas…

    Un Hasard…Arianne Moffat

  35. le 04 sept 2007 à 14:24 C. Perron, Boisbriand

    à conservateur

    Amen!

    In mémoriam…Les Choristes

  36. le 04 sept 2007 à 14:28 C. Perron, Boisbriand

    Ça me surprendrait que le doc quitte, il adore la polémique et vous (conservateur) aussi.

    As If We Never Said Goodbye…Barbara Streasand

  37. le 04 sept 2007 à 15:00 maude levasseur

    Mr facal, je viens de prendre le temps de lire au complet votre texte et je trouve qu’il reflète bien la réalité, qu’il fait une bonne analyse de la situation, qu’il est modéré et plein de bon sens.

    YannM

    Tu n’es pas loin de la réalité avec ta caricature du 4e reich. Ce comportement date de l’ère trudeau ou il a provoqué(grc) la crise d’octobre pour faire peur aux québécois indépendantistes. Laughrea et conservateur en sont ces descendants, très peu subtil et revanchards dans leur propos. Des restants des «beaux dimanches»!…rire…disons des trolls pour être plus moderne.

  38. le 04 sept 2007 à 15:42 conservateur

    Doc:
    Voila la nouvelle strategie du PQ - Mme Marois, M Landry et le texte d’ ici de M Facal - que finalement MMe Maude Levasseur a reussi a le lire (!) - apres avoir intervenu contre tout et tous les enemis de la cause.
    Donc, les trois musquetaires du PQ chantent a l’ unisson - Reveillez vous, Quebecois! Il y a un grand danger, un mechant enemi parmi vous! Les anglophones et les immigrants vont saboter le francais! Soulevez vous - et venez avec nous en bataille!
    Les trois parlent de la meme chose - le danger du multiculturalisme, le danger de l’ anglais, et biensur, les seules a sauver la planete, le pays, le francais, sont eux!
    Et qui sont leurs partisans - suffit de voir les message sur notre blogue de mme Maude. Elle commence avec Tabarnak, osti, stupide anglais et immigrants, etc, et finalement- oui,” M. Facal, je reussie a lire votre texte, comme c’est beau!!”. First shot, then ask.
    Vaut-il la peine de continuer a y participer???

  39. le 04 sept 2007 à 16:17 C. Perron, Boisbriand

    conservateur

    Maude Levasseur signe au moins son nom.

    De plus, elle n’a jamais prononcée les sacres que vous lui attribuée. C’est quoi ce language? Vous vous êtes échappé j’espère.

    Rectifiez votre language, sinon je vais demander à M. Facal de vous expuler pour language outrancier. Retenez-vous bon Dieu. Calmez-vous et aller…

    Boire un p’tit coup…Lama

  40. le 04 sept 2007 à 16:30 YannM

    [NB- Pour ceux qui l’auraient peut-être manqué, le «4è Reich» de mon commentaire précédant était un lien vers un sketch de RBO sur YouTube. Il faut cliquer sur les mots en bleu.]


    Dr Michael Laughrea MPhil PhD

    Vous voulez qu’on me rappelle à l’ordre pour cause de sarcasme?
    Eh bien, on aura tout vu…

    J’ai répondu à d’autres de vos commentaires en présumant de votre bonne foi. Mais plus je vous lis, plus je vous vois débarquer avec vos «vérités indéniables» et votre mépris, plus je doute de cette bonne foi.

    Vos commentaires sur l’asphyxie programmée des écoles et chaînes de radio anglophones s’insèrent dans une pléthore d’insinuations malicieuses qui nous inondent chaque jour pour prédire qu’un Québec indépendant n’apportera que de la désolation à ses minorités, les Anglophones en tête.
    C’est du salissage, rien de mieux. Et c’est à cette peur irrationnelle que le sketch de RBO, « Le 4è Reich », répondait avec sarcasme. (Voudriez-vous aussi que RBO soit rappelé à l’ordre, pendant que nous y sommes? Pourquoi pas une plainte à l’ONU?)

    Que l’on prédise, comme vous le faites, la disparition des communautés anglophones par une lente asphyxie calculée, ou que l’on prédise un pogrom violent (ce qui se fait aussi), ce genre de discours alarmiste ne vise qu’à créer la peur des «méchants séparatiss» afin de couper court à toute reconnaissance des aspirations démocratiques québécoises.
    Entre vos «vérités» et celles de cet autre anglophone qui m’annonçait récemment un futur Kosovo au Québec (je n’invente pas), c’est du pareil au même.

    En attendant, ces cauchemars que vous entretenez vous empêchent de vous questionner sur les aspirations réelles des souverainistes. Vous substituez ainsi l’aspiration légitime d’un peuple à contrôler sa destinée politique par un désir xénophobe d’aplanir et de chasser toute différence culturelle et linguistique. Vous niez par le fait même la volonté et la capacité du peuple québécois de protéger les droits humains sur son territoire, ce qui fait bien votre affaire.

    Cela vous empêche aussi de réaliser à quel point, au nom du bilinguisme et du multiculturalisme, plusieurs communautés anglophones du Québec cherchent — et parviennent très bien en ce moment — à s’isoler culturellement de la majorité francophone. Bien mieux pour elles et pour vous d’exiger une offre égale de services à tous les niveaux «dans les deux langues» : ce qui revient à dire partout en Anglais (avec en prime tout ce que cela a d’effet d’entraînement chez les allophones.
    Le bilinguisme québécois que vous préconisez, ce n’est que pour les Francophones. Voilà un Québec «strictement réaliste», qui lui ne relève pas de prédictions apocalyptiques.

    Vous pouvez bien croire en cet apocalypse. Mais la réalité est qu’un «Québec 101» continuera d’accueillir et d’héberger des minorités linguistiques, comme partout ailleurs en Occident. Et même – Oui, oui! — des minorités anglophones, si ces dernières choisissent d’y demeurer (et ne s’enfuient pas en panique, comme vous leur conseilleriez).
    Mais, à l’opposé de ce qui existe en ce moment, une partie plus importante de ces minorités prendront peut-être conscience qu’il est absurde d’être entouré de 6 millions de francophones tout en continuant de ne regarder que des chaînes de TV anglaises, de n’envoyer leurs enfants qu’à l’école unilingue anglaise, et d’exiger d’être servi partout en Anglais : des dépanneurs jusqu’aux services publics. En somme, de continuer à nier le fait français.

    Imaginez l’horreur! -La minorité anglaise qui devrait reconnaître qu’elle vit parmi une majorité française et qu’elle doit concéder certains privilèges… Quel cauchemar!

  41. le 04 sept 2007 à 17:01 C. Perron, Boisbriand

    Le doc ne pouvait pas connaître RBO, il ne regarde pas la télé française.

    Le petit homme…Piaf

  42. le 04 sept 2007 à 17:38 jcpomerleau

    La position défensive du Québec en ce qui concerne sa culture tient au fait de sa position de minoritaire dans la fédération canadienne. Curieusement;l indépendance qui nous permettrait de consolider cette culture et de quitter ce position défensive. Ma conclusion est à l effet que cela signifierait moins de contraintes linguistiques pour sa minorité anglaise qui ont des droits historiques.Un Québec indépendant plus généreux envers sa minorité anglaise; You bet.

  43. le 04 sept 2007 à 17:54 vindictater

    Docteur allons-y dans l’ordre, l’argument de la disparition de la tv et de la radio de la cbc ne tient pas la route. De nos jours la grande majorité des familles recoivent leur télé du cable ou des satellites alors l’offre de programmation anglophone est plus qu’abondante. Si on peut avoir la cbc au Etats-Unis alors pourquoi on pourrait pas l’avoir dans un Québec souverain?

    Pour ce qui est des écoles, je peux comprendre vos craintes mais je vous suggere d’analyser la question sous un autre angle. Si on prend l’hypothese que le Québec devient indépendant, les immigrants qui choisiront le Québec comme terre d’acceuil ne seront plus confus a leur arrivée. Ils vont savoir que le Québec est un état francophone laique. Le choix d’éducation pour leur enfants se fera naturelement vers les écoles francaises. Devant cet état de fait la loi 101 ne requérira plus une aussi grande rigidité. Ainsi on pourra permettre un flux plus abondant d’entrés dans les écoles anglophones publiques.

    “think outside the box doctor”.

  44. le 04 sept 2007 à 19:16 Lesdents

    Dr Michael Laughrea MPhil PhD,

    vous etes pour la segregation linguistique. Cest larticle 23 de la charte canadienne. C,est ca le Canada. Me permettez vous de penser que ce systeme est malsain, et qu il n a servi qu a vainement ralentir l assimilation des francophones hors quebec, et a faciliter le developpement des institutions anglophones au Quebec / qst.

    JE reproduis ici l’argument federaliste que jai evoque ailleurs

    L’ARGUMENT DE L’INTERET PERSONNEL (1): Je suis un anglo-Quebecois et l’appartenance du Quebec au Canada me permet d’appartenir a la majorite. Dans un Quebec souverain, je serais un minoritaire et je perdrais possiblement des privileges que ma communaute a acquis du fait de sa domination historique de la majorite canadienne-francaise. Ainsi, il m’est possible de trouver un emploi a Montreal sans parler le francais, de frequenter uniquement des institutions anglaises de la maternelle a l’Universite; bref, de vivre en anglais. En plus, on me contruira bientot avec l’argent public un hopital meilleur que celui des francophones, meme si ma communaute forme moins de 20% de la population. J’ai un parti politique qui defend mes interets et qui prend le pouvoir en alternance, le PLQ. Je suis un citoyen privilegie dans le Quebec d’aujourd’hui, et j’ai une influence disproportionne sur les institutions compte tenu du poids demographique reel de ma communaute. Je ne veux pas perdre cela. Avec un peu de chance, le Quebec deviendra p-e une province bilingue dans 30 ans. Et comme le bilinguisme est une phase transitoire…

    Desole, je suis a letranger et le clavier que jutilise rend difficile la redaction.

  45. le 05 sept 2007 à 8:16 Dr Michael Laughrea MPhil PhD

    Vindicater: je croirais plutôt que la grande majorité des gens écoutent la radio par voie d’antenne. Perdre toutes les stations locales et relais anglophones de CBC du Québec serait une grande perte. De plus, il y a une minorité substantielle de gens (j’en suis) qui recoivent télé et radio par voie hertzienne classique.

  46. le 05 sept 2007 à 14:04 maude levasseur

    Et j’ajouterais que mon message parlait de conservateur, qui n’est pas à sa première offense avec ces propos sexistes dans son message du 4 sept à 13:56 !…pas très futé le bonhomme.

  47. le 07 sept 2007 à 7:35 Lucie

    COPIE D’UNE OPINION PARTAGÉE….

    Bouchard et Taylor au pays des grandes gueules Pierre Nepveu, Professeur et écrivain

    Édition du vendredi 07 septembre 2007
    Mots clés : accommodements raisonnables, Taylor, Bouchard, Québec (province)

    On assiste au Québec, depuis quelques semaines, à une campagne qui cherche à discréditer d’emblée, avant même qu’ils n’aient progressé dans leurs travaux, les commissaires Gérard Bouchard et Charles Taylor, nommés par le gouvernement du Québec pour étudier la question des accommodements raisonnables. Il est difficile de ne pas éprouver une certaine indignation devant de tels efforts qui visent à miner la crédibilité des commissaires et dont les arguments exploitent l’ignorance et les pires préjugés.

    Menée tambour battant par le chroniqueur Richard Martineau du Journal de Montréal, davantage réputé pour sa voix forte que pour sa pensée subtile, relayée avec la plus pure démagogie par le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, cette charge voudrait faire croire que les deux commissaires ont déjà des conclusions toutes faites sur la question et qu’ils se montreront incapables d’écouter la population, perchés qu’ils sont dans leur tour d’ivoire intellectuelle.

    Gérard Bouchard aurait manifesté d’emblée tout le mépris qu’il a pour le peuple en suggérant que la seule écoute de TVA et de TQS ne suffit sans doute pas à se faire une idée juste du problème des accommodements. Quant à Charles Taylor, honoré par la fondation Templeton, il en partagerait forcément les idées, et on pourrait soupçonner en lui un brin d’obscurantisme privilégiant la religion aux dépens de la science.

    Après tout, ne pourrait-on pas citer d’autres cas? En acceptant le prix Molson du Conseil des arts du Canada en 1985, le poète et militant Gaston Miron ne proclamait-il pas du même coup qu’il partageait toutes les idées de la famille Molson et qu’il était, au fond, un pur fédéraliste? On voudrait pleurer devant tant de bêtise, mais il faut surtout s’inquiéter du danger que de telles attaques représentent pour la démocratie québécoise.

    Il est sans doute significatif que les médias les plus prompts à discréditer MM. Bouchard et Taylor soient aussi ceux qui ont le plus contribué à susciter l’inquiétude et même l’hystérie au sujet des accommodements raisonnables, le sommet ayant probablement été atteint quand une entente de plein gré entre un propriétaire de cabane à sucre et un groupe de musulmans québécois désireux de goûter un peu à notre culture est devenue, par une véritable désinformation, une tentative de transformer nos cabanes à sucre en mosquées et de nous priver, qui sait, de nos fèves au lard au porc et de nos oreilles de Christ! Il est facile de constater que Gérard Bouchard savait de quoi il parlait quand il a implicitement critiqué certains médias.

    Mais sans doute, au-delà d’un certain fanatisme identitaire, voire du pur règlement de comptes, assiste-t-on aussi à une nouvelle manifestation de cette haine de l’intellectuel, toujours prête à resurgir dans notre belle et tolérante société? Ceux qui crient au loup connaissent-ils le moindrement le travail et les idées de ces deux hommes? Ont-ils lu leurs livres, assisté à leurs conférences ou à des tables rondes où ils intervenaient, toujours dans un esprit de dialogue et sans le moindre radicalisme?

    Toute l’oeuvre de Gérard Bouchard est un plaidoyer, sur un horizon souverainiste, pour la redéfinition d’une identité québécoise qui, sans renoncer à son héritage canadien-français, prendrait davantage en compte l’apport des Amérindiens, la contribution des Irlandais, des Juifs et autres immigrants venus au Québec depuis le XIXe siècle et nous ferait nous assumer pleinement comme une «francophonie nord-américaine».

    Quant à Charles Taylor, il est un des penseurs les plus importants à avoir expliqué la genèse de l’individualisme contemporain. Il s’est sans cesse interrogé sur la place que l’expérience religieuse pouvait encore occuper dans nos société modernes et, surtout, il n’a cessé de critiquer le libéralisme pur et dur qui ne reconnaît que des droits individuels. Taylor n’a ainsi jamais hésité, même devant des publics anglophones, à défendre le point de vue des droits collectifs sur lesquels s’appuie l’identité québécoise.

    Ces deux hommes, qui étaient, avec raison, restés admiratifs devant la brillante contribution à la réflexion sur l’identité et les accommodements fournie par les jeunes de l’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde, le 24 août dernier, doivent tomber de haut. Chose certaine, les attaques dont ils font l’objet discréditent surtout ceux qui les lancent. Il est très urgent de changer de ton et d’aller plus loin et un peu plus haut.