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	<title>Commentaires sur : Les deux aveugles</title>
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		<title>Par : Normand ajoindre</title>
		<link>http://www.josephfacal.org/les-deux-aveugles/comment-page-1/#comment-4094</link>
		<dc:creator>Normand ajoindre</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2009 22:38:46 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.josephfacal.org/les-deux-aveugles/#comment-4094</guid>
		<description>@ Cédric

Je suis d&#039;accord avec ce que Monsieur Facal explique.  Dans mon texte, j&#039;ai voulu apporter un point de vue supplémemtaire.  Il écrit &quot; Elle provient de la cupidité des spéculateurs et du somnambulisme de ceux chargés de les surveiller. L’eau du bain ne doit pas emporter pas le bébé.&quot;  J&#039;ai voulu partager mes perceptions et mettre en garde à ma façon sur le &quot;somnambulisme&quot;.   Voilà le lien, Monsieur Cédric.

La crise économique dont nous parlons a été engendrée principalement par deux situations en particulier: le papier commercial et le crédit accordé à des individus incapables par la suite de rencontrer leurs engagements, surtout lorsque les taux d&#039;intérêts ont été augmentés. Nous avons raison d&#039;être révoltés contre ces individus malhonnêtes ou incompétents qui sont responsables de ce marasme et des inconvénients qui font mal comme les pertes d&#039;emploi et la baisse de nos épargnes. 

Comment se fait-il que des individus en poste d&#039;autorité ne soient pas intervenus pour empêcher les pratiques insensées de ces organisations ou dénoncer ces systèmes basés sur des principes mauvais ou pernicieux ? 

Certains identifieront les coupables en parlant des spéculateurs.  Mais tous les gens d&#039;affaires sont des spéculateurs !!! Tous ceux qui, par exemple, entreprennent des projets d&#039;entreprise ou d&#039;habitation et prennent des risques le font pour un retour sur leur  investissement. Et le plus gros possible.

Dans les deux situations dont nous parlons, beaucoup d&#039;analystes avaient mis le monde en garde contre cette vague qui commençait à se transformer en tsunami.  Mais les gens en autorité n&#039;intervenaient pas.  Pourquoi? Parmi eux, qui pouvaient bien saisir toutes les explications livrées par les analystes éveillés ?   Ils ne possédaient pas assez de connaissances en économie et dans les systèmes de la finance pour comprendre les subtilités devant être analysées pour mesurer la menace certaine. Deuxièmement, beaucoup de gens en autorité ne bougeaient pas parce qu&#039;ils avaient des raisons de croire que la responsabilité d&#039;agir devait incomber à quelqu&#039;un d&#039;autre.  Dans un restaurant, on ne se penche pas pour ramasser une serviette de papier tombée par terre car on se dit qu&#039;il doit y avoir dans l&#039;établissement quelqu&#039;un d&#039;attitré pour cette tâche. 

Beaucoup de gens pensaient que la menace pouvait être limitée aux USA, sinon un grand nombre aurait convertit leurs investissement de fonds d&#039;actions en cpg garantis à la banque GNI 

Quant aux employés des institutions financières qui prêtaient à des clients pour l&#039;achat de maison sans que ceux-ci en aient réellement les moyens, ces petits employés ne faisaient que faire la saisie d&#039;information sur un clavier d&#039;ordinateur. Les pdg de ces banques, pourquoi auraient-ils manqué de confiance en ces logiciels confectionnés par des experts programmeurs et qui leur avaient coûté des fortunes ? 

Voyez-vous tous les aveugles ?   Il y a les aveugles à cause de leurs limites dans les connaissances requises et ceux qui ne bougent pas afin de ne pas s&#039;immiscer dans les tâches d&#039;un autre.  Finalement, ce qui nous rend aveugle à cause de son trop grand éblouissement parce que sa connaissance est totale, c&#039;est l&#039;ordinateur.  Vous obstineriez-vous avec un interlocuteur qui voit tout dans une boule de cristal ? 

C&#039;est pour cela que j&#039;ai parlé des organigrammes qui indiquent qui a le pouvoir, des descriptions de tâches qui délimitent les champs d&#039;actions et commandent le respect des expertises des autres, des ordinateurs qui inspirent l&#039;infaillibilité, la confiance et qui encadrent l&#039;employé qui, à partir de là, ne peut se servir autant de son propre jugement. 

J&#039;ai attaché de l&#039;importance à en parler parce que cette toile structurante prend de plus en plus d&#039;ampleur dans nos organisations. Selon moi c&#039;est à cause de cela en grande partie que nous tombons dans des somnambulismes, autant les administrateurs, les employés que la population.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Cédric</p>
<p>Je suis d&#8217;accord avec ce que Monsieur Facal explique.  Dans mon texte, j&#8217;ai voulu apporter un point de vue supplémemtaire.  Il écrit &nbsp;&raquo; Elle provient de la cupidité des spéculateurs et du somnambulisme de ceux chargés de les surveiller. L’eau du bain ne doit pas emporter pas le bébé.&nbsp;&raquo;  J&#8217;ai voulu partager mes perceptions et mettre en garde à ma façon sur le &laquo;&nbsp;somnambulisme&nbsp;&raquo;.   Voilà le lien, Monsieur Cédric.</p>
<p>La crise économique dont nous parlons a été engendrée principalement par deux situations en particulier: le papier commercial et le crédit accordé à des individus incapables par la suite de rencontrer leurs engagements, surtout lorsque les taux d&#8217;intérêts ont été augmentés. Nous avons raison d&#8217;être révoltés contre ces individus malhonnêtes ou incompétents qui sont responsables de ce marasme et des inconvénients qui font mal comme les pertes d&#8217;emploi et la baisse de nos épargnes. </p>
<p>Comment se fait-il que des individus en poste d&#8217;autorité ne soient pas intervenus pour empêcher les pratiques insensées de ces organisations ou dénoncer ces systèmes basés sur des principes mauvais ou pernicieux ? </p>
<p>Certains identifieront les coupables en parlant des spéculateurs.  Mais tous les gens d&#8217;affaires sont des spéculateurs !!! Tous ceux qui, par exemple, entreprennent des projets d&#8217;entreprise ou d&#8217;habitation et prennent des risques le font pour un retour sur leur  investissement. Et le plus gros possible.</p>
<p>Dans les deux situations dont nous parlons, beaucoup d&#8217;analystes avaient mis le monde en garde contre cette vague qui commençait à se transformer en tsunami.  Mais les gens en autorité n&#8217;intervenaient pas.  Pourquoi? Parmi eux, qui pouvaient bien saisir toutes les explications livrées par les analystes éveillés ?   Ils ne possédaient pas assez de connaissances en économie et dans les systèmes de la finance pour comprendre les subtilités devant être analysées pour mesurer la menace certaine. Deuxièmement, beaucoup de gens en autorité ne bougeaient pas parce qu&#8217;ils avaient des raisons de croire que la responsabilité d&#8217;agir devait incomber à quelqu&#8217;un d&#8217;autre.  Dans un restaurant, on ne se penche pas pour ramasser une serviette de papier tombée par terre car on se dit qu&#8217;il doit y avoir dans l&#8217;établissement quelqu&#8217;un d&#8217;attitré pour cette tâche. </p>
<p>Beaucoup de gens pensaient que la menace pouvait être limitée aux USA, sinon un grand nombre aurait convertit leurs investissement de fonds d&#8217;actions en cpg garantis à la banque GNI </p>
<p>Quant aux employés des institutions financières qui prêtaient à des clients pour l&#8217;achat de maison sans que ceux-ci en aient réellement les moyens, ces petits employés ne faisaient que faire la saisie d&#8217;information sur un clavier d&#8217;ordinateur. Les pdg de ces banques, pourquoi auraient-ils manqué de confiance en ces logiciels confectionnés par des experts programmeurs et qui leur avaient coûté des fortunes ? </p>
<p>Voyez-vous tous les aveugles ?   Il y a les aveugles à cause de leurs limites dans les connaissances requises et ceux qui ne bougent pas afin de ne pas s&#8217;immiscer dans les tâches d&#8217;un autre.  Finalement, ce qui nous rend aveugle à cause de son trop grand éblouissement parce que sa connaissance est totale, c&#8217;est l&#8217;ordinateur.  Vous obstineriez-vous avec un interlocuteur qui voit tout dans une boule de cristal ? </p>
<p>C&#8217;est pour cela que j&#8217;ai parlé des organigrammes qui indiquent qui a le pouvoir, des descriptions de tâches qui délimitent les champs d&#8217;actions et commandent le respect des expertises des autres, des ordinateurs qui inspirent l&#8217;infaillibilité, la confiance et qui encadrent l&#8217;employé qui, à partir de là, ne peut se servir autant de son propre jugement. </p>
<p>J&#8217;ai attaché de l&#8217;importance à en parler parce que cette toile structurante prend de plus en plus d&#8217;ampleur dans nos organisations. Selon moi c&#8217;est à cause de cela en grande partie que nous tombons dans des somnambulismes, autant les administrateurs, les employés que la population.</p>
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		<title>Par : Cédric</title>
		<link>http://www.josephfacal.org/les-deux-aveugles/comment-page-1/#comment-4093</link>
		<dc:creator>Cédric</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2009 19:47:55 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.josephfacal.org/les-deux-aveugles/#comment-4093</guid>
		<description>@ Normand ajoindre : excellent exposé que personnellement j&#039;ai trouvé très clair, structuré, merci d&#039;avoir amené cette réflexion. Mais juste pour m&#039;aider à mieux la comprendre, c&#039;est quoi le lien avec le billet ?

@ ClaudeB :
Je vous seconde tout-à-fait dans votre apologie des créateurs d&#039;entreprises.

Évidemment les mécanismes de régulation dont je parlais s&#039;appliquent en proportion avec la grosseur de l&#039;entreprise. Le juricomptable, comme tout le monde dans un système capitaliste, motivé par un épanouïssement personnel et un potentiel enrichissement s&#039;intéressera plus facilement aux grandes entreprises qu&#039;aux petites. Je ne crois pas que les pizzerias de ma petite ville détournent des millions de dollars. Ceci étant dit, pour connaître le milieu de la restauration, il y en a du détournement, et si l&#039;on doit féliciter le créateur d&#039;entreprise, on doit cependant le dissuader de se dédouaner de ses obligations citoyennes, et pour revenir à un restaurant que je connais bien, elle ferait un excellent sujet d&#039;étude pour un stagiaire juricomptable en recherche d&#039;enrichissement personnel.

Quant à la taxe professionnelle, si on demande d&#039;investir annuellement 2% de la valeur de l&#039;actif en formation, le créateur d&#039;entreprise qui a au début bien plus de passif que d&#039;actif ne sera pas soumis à une telle demande, et les grosses banques paieront les formations universitaires de leurs directeurs de banques. Une fois de plus, le mécanisme de régulation proposé respecte le créateur d&#039;entreprise, et l&#039;invite à faire sa participation citoyenne une fois qu&#039;il est en mesure de le faire. Et d&#039;ailleurs cette participation lui profite à lui : si on l&#039;oblige à investir dans la formation, il a en même temps toute latitude sur quels employés il va former, et sur quelle formation il va leur donner, et des choix judicieux profiteront à son entreprise.
Quant à votre démonstration quant à l&#039;impôt, vous vivez dans une société qui a choisi une couverture universelle de santé, d&#039;éducation et de filet social. Ça a un coût, je comprends que cela puisse ne pas vous convenir, et donc il suffit pour cela soit de décourager cette société de tels choix (je vous souhaite bon courage !), de vous en accommoder (vous verrez quand vous aurez atteint la soixantaine si ce n&#039;est déjà fait, vous vous en accomoderez très bien), ou bien de faire un petit voyage soit quelques km au sud, soit quelques centaines de km à l&#039;Ouest. Mais si il y a 2M de travailleurs qui produisent des revenus nets pour le Québec, un certain nombre d&#039;autres s&#039;attellent à le soigner et à l&#039;éduquer. Souhaiteriez-vous que ces soignants et ces éduquants se dégagent complètement de ces préoccupations pour produire plus d&#039;argent ? Moi personnellement je n&#039;y tiens pas davantage que ça...

Le système capitaliste et libéral n&#039;est pas méchant en soi. C&#039;est un système qui privilégie la liberté de décision et d&#039;action, et ma foi, je trouve ça très louable. Mais comme partout où il y a de la liberté, il faut des règles et des arbitres pour les faire respecter, et je pense qu&#039;on ne perdrait pas à repenser le rôle des arbitres et les règles, c&#039;est-à-dire repenser les règles citoyennes d&#039;économie et l&#039;arbitre=l&#039;État. La source identifiée de la crise économique=les excès du papier commercial=le résultat du travail d&#039;une minuscule gang de bandits. Les honnêtes travailleurs paient en perdant leur job pour les excès de quelques petits salauds sans conscience. Si on veut encourager le respect du travailleur, il faut un moyen d&#039;éradiquer ces salauds = des mécanismes de détection et de régulation des excès.

Ceux qui prônent un système économique sans État prônent le hockey sans arbitre, un sport auquel pour sa propre sécurité j&#039;interdirais mon fils de jouer. Moi j&#039;aime jouer où un arbitre assure la sécurité des joueurs et la qualité de jeu : c&#039;est pourquoi je suis heureux et fier de vivre au Québec.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Normand ajoindre : excellent exposé que personnellement j&#8217;ai trouvé très clair, structuré, merci d&#8217;avoir amené cette réflexion. Mais juste pour m&#8217;aider à mieux la comprendre, c&#8217;est quoi le lien avec le billet ?</p>
<p>@ ClaudeB :<br />
Je vous seconde tout-à-fait dans votre apologie des créateurs d&#8217;entreprises.</p>
<p>Évidemment les mécanismes de régulation dont je parlais s&#8217;appliquent en proportion avec la grosseur de l&#8217;entreprise. Le juricomptable, comme tout le monde dans un système capitaliste, motivé par un épanouïssement personnel et un potentiel enrichissement s&#8217;intéressera plus facilement aux grandes entreprises qu&#8217;aux petites. Je ne crois pas que les pizzerias de ma petite ville détournent des millions de dollars. Ceci étant dit, pour connaître le milieu de la restauration, il y en a du détournement, et si l&#8217;on doit féliciter le créateur d&#8217;entreprise, on doit cependant le dissuader de se dédouaner de ses obligations citoyennes, et pour revenir à un restaurant que je connais bien, elle ferait un excellent sujet d&#8217;étude pour un stagiaire juricomptable en recherche d&#8217;enrichissement personnel.</p>
<p>Quant à la taxe professionnelle, si on demande d&#8217;investir annuellement 2% de la valeur de l&#8217;actif en formation, le créateur d&#8217;entreprise qui a au début bien plus de passif que d&#8217;actif ne sera pas soumis à une telle demande, et les grosses banques paieront les formations universitaires de leurs directeurs de banques. Une fois de plus, le mécanisme de régulation proposé respecte le créateur d&#8217;entreprise, et l&#8217;invite à faire sa participation citoyenne une fois qu&#8217;il est en mesure de le faire. Et d&#8217;ailleurs cette participation lui profite à lui : si on l&#8217;oblige à investir dans la formation, il a en même temps toute latitude sur quels employés il va former, et sur quelle formation il va leur donner, et des choix judicieux profiteront à son entreprise.<br />
Quant à votre démonstration quant à l&#8217;impôt, vous vivez dans une société qui a choisi une couverture universelle de santé, d&#8217;éducation et de filet social. Ça a un coût, je comprends que cela puisse ne pas vous convenir, et donc il suffit pour cela soit de décourager cette société de tels choix (je vous souhaite bon courage !), de vous en accommoder (vous verrez quand vous aurez atteint la soixantaine si ce n&#8217;est déjà fait, vous vous en accomoderez très bien), ou bien de faire un petit voyage soit quelques km au sud, soit quelques centaines de km à l&#8217;Ouest. Mais si il y a 2M de travailleurs qui produisent des revenus nets pour le Québec, un certain nombre d&#8217;autres s&#8217;attellent à le soigner et à l&#8217;éduquer. Souhaiteriez-vous que ces soignants et ces éduquants se dégagent complètement de ces préoccupations pour produire plus d&#8217;argent ? Moi personnellement je n&#8217;y tiens pas davantage que ça&#8230;</p>
<p>Le système capitaliste et libéral n&#8217;est pas méchant en soi. C&#8217;est un système qui privilégie la liberté de décision et d&#8217;action, et ma foi, je trouve ça très louable. Mais comme partout où il y a de la liberté, il faut des règles et des arbitres pour les faire respecter, et je pense qu&#8217;on ne perdrait pas à repenser le rôle des arbitres et les règles, c&#8217;est-à-dire repenser les règles citoyennes d&#8217;économie et l&#8217;arbitre=l&#8217;État. La source identifiée de la crise économique=les excès du papier commercial=le résultat du travail d&#8217;une minuscule gang de bandits. Les honnêtes travailleurs paient en perdant leur job pour les excès de quelques petits salauds sans conscience. Si on veut encourager le respect du travailleur, il faut un moyen d&#8217;éradiquer ces salauds = des mécanismes de détection et de régulation des excès.</p>
<p>Ceux qui prônent un système économique sans État prônent le hockey sans arbitre, un sport auquel pour sa propre sécurité j&#8217;interdirais mon fils de jouer. Moi j&#8217;aime jouer où un arbitre assure la sécurité des joueurs et la qualité de jeu : c&#8217;est pourquoi je suis heureux et fier de vivre au Québec.</p>
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		<title>Par : ClaudeB</title>
		<link>http://www.josephfacal.org/les-deux-aveugles/comment-page-1/#comment-4092</link>
		<dc:creator>ClaudeB</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2009 19:28:22 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.josephfacal.org/les-deux-aveugles/#comment-4092</guid>
		<description>C&#039;est amusant comment les gauchistes réfléchissent. À les entendre, il faut taxer encore plus les riches et les entreprises pour régler tous les problèmes. Imaginons un peu la suite.

Qu&#039;est-ce qu&#039;un riche au Québec? environ 17% gagnent plus de 50,000/an.
Moins de 1% gagnent plus de 100,000/an.

Nous payons déja plus de 50% de notre salaire en taxes et impots de toutes sortes. Une entreprise qui fait moins de 10%  de profit(la majorité) paie déja pas mal d&#039;impôt et les maigres profits qui restent sont réinvestis dans l&#039;entreprise en améliorations diverses.

Lorsque les entreprises ne pourront plus faire assez d&#039;argent pour réinvestir en équipement, il s&#039;ensuivra un écrasement inévitable de productivité et avec le temps une fermeture.

(À ceux qui pensent que créér une entreprise est facile et mène à la richesse, ne vous gênez pas et lancez vous. Le seul moyen pour devenir riche est de vendre son entreprise au juste prix. Un bien dont personne ne veut, n&#039;a aucune valeur. Pareil pour une entreprise. Tous ceux qui créent une entreprise, le font pour, un jour, pouvoir la vendre et prendre leur retraite. Celle-ci est souvent vendue aux employés déja présents dans l&#039;entreprise.)

Imaginez la suite. Fermeture d&#039;entreprises, déménagement des grosse entreprises vers d&#039;autres provinces, perte d&#039;emploi par milliers.

Plus de riches ni d&#039;entreprises pour payer les impôts et les taxes.
Moins d&#039;entrée d&#039;argent = moins de services.

On se retrouvera inévitablement dans la même situation qu&#039;Haiti.

L&#039;argent ne pousse pas dans les arbres et bon nombre de politiciens oublient de réfléchir à la provenance de cet argent.
(Non, messieurs les gauchistes, l&#039;argent ne vient pas des banques. Ce sont les déposants qui l&#039;y ont mise et c&#039;est de l&#039;argent sur lequel le gouvernement a déja prélevé des impôts.)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est amusant comment les gauchistes réfléchissent. À les entendre, il faut taxer encore plus les riches et les entreprises pour régler tous les problèmes. Imaginons un peu la suite.</p>
<p>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;un riche au Québec? environ 17% gagnent plus de 50,000/an.<br />
Moins de 1% gagnent plus de 100,000/an.</p>
<p>Nous payons déja plus de 50% de notre salaire en taxes et impots de toutes sortes. Une entreprise qui fait moins de 10%  de profit(la majorité) paie déja pas mal d&#8217;impôt et les maigres profits qui restent sont réinvestis dans l&#8217;entreprise en améliorations diverses.</p>
<p>Lorsque les entreprises ne pourront plus faire assez d&#8217;argent pour réinvestir en équipement, il s&#8217;ensuivra un écrasement inévitable de productivité et avec le temps une fermeture.</p>
<p>(À ceux qui pensent que créér une entreprise est facile et mène à la richesse, ne vous gênez pas et lancez vous. Le seul moyen pour devenir riche est de vendre son entreprise au juste prix. Un bien dont personne ne veut, n&#8217;a aucune valeur. Pareil pour une entreprise. Tous ceux qui créent une entreprise, le font pour, un jour, pouvoir la vendre et prendre leur retraite. Celle-ci est souvent vendue aux employés déja présents dans l&#8217;entreprise.)</p>
<p>Imaginez la suite. Fermeture d&#8217;entreprises, déménagement des grosse entreprises vers d&#8217;autres provinces, perte d&#8217;emploi par milliers.</p>
<p>Plus de riches ni d&#8217;entreprises pour payer les impôts et les taxes.<br />
Moins d&#8217;entrée d&#8217;argent = moins de services.</p>
<p>On se retrouvera inévitablement dans la même situation qu&#8217;Haiti.</p>
<p>L&#8217;argent ne pousse pas dans les arbres et bon nombre de politiciens oublient de réfléchir à la provenance de cet argent.<br />
(Non, messieurs les gauchistes, l&#8217;argent ne vient pas des banques. Ce sont les déposants qui l&#8217;y ont mise et c&#8217;est de l&#8217;argent sur lequel le gouvernement a déja prélevé des impôts.)</p>
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	<item>
		<title>Par : Normand ajoindre</title>
		<link>http://www.josephfacal.org/les-deux-aveugles/comment-page-1/#comment-4091</link>
		<dc:creator>Normand ajoindre</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2009 18:08:20 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour Monsieur Facal,

Concernant toute organisation, on peut voir la structure du personnel en consultant l&#039;organigramme.  Il s&#039;agit d&#039;un des premiers mandats du directeur du personnel de maintenir à jour  le fameux organigramme. Cela est sacré en RH. Cet organigramme, c&#039;est comme les tables de Moïse.  Il promulgue les pouvoirs, les responsabilités et les tâches des gens de l&#039;organisation.
  
Dans beaucoup d&#039;organisations, comme au gouvernement, on se retrouve avec de très grandes structures. Il est même impossible pour les employés d&#039;être au courant exactement des fonctions principales de tout le monde.  On retrouve souvent beaucoup d&#039;employés qui ne connaissent pas la nature (le rôle) de certains départements de leur organisation !!!  
  
Très souvent, une direction (un département) ne s&#039;impliquera pas quand elle pourrait collaborer avec une autre et, dans d&#039;autres cas, les décisions de l&#039;une pourront aller jusqu&#039;à nuire aux projets de l&#039;autre.  Quand des circonstances (problèmes) amènent des administrateurs à commenter la situation, ils feront référence au phénomène des silos et tout le monde comprend. Les silos évoquent l&#039;individualisme dans les opérations et l&#039;absence de bons mécanismes de communications et de coordination.  Cela est fréquent, entre autres, du fait que les administrateurs au départ n&#039;aiment pas que d&#039;autres se mettent le nez dans leurs affaires.  
 
Il y a aussi le respect des responsabilités (le poste, le mandat). Le pdg de l&#039;aéroport ne dira jamais au directeur du département concerné s&#039;il doit utiliser du kérosène ou de l&#039;hydrogène liquide.  Ce genre de décision relève d&#039;experts et leurs fonctions officielles ainsi que leur autorité est bien mises en évidence dans les descriptions de tâches en vue des décisions qui doivent être prises en regard des différents dossiers et des opérations en général dans l&#039;organisation.  Tout le monde sait cela.  Qui oserait remettre en question ce principe du système du partage des autorités dans les divers champs d&#039;action, responsabilités, etc  telles que promulguées dans les descriptions de tâches? 

Un exemple de manifestation de problèmes suite à ces anomalies est le cas de la ministre Julie Boulet qui est incapable d&#039;être précise concernant les coûts estimés du projet de modernisation de la rue Notre-Dame. Ce qui laisse entendre qu&#039;elle ne réussit pas à trouver le &quot;responsable&quot; qui contrôle cet aspect dans le dossier.  Le problème c&#039;est que le cadre pense que ce doit en être un autre qui est responsable de cette partie du dossier.  
  
Nous devons maintenant parler du nouvel outil dans l&#039;administration et dans la prestation des services: l&#039;ordinateur.   
  
Prenons en exemple ces employés d&#039;entreprises des départements de comptabilité (tenue de livre) et qui utilisent des logiciels très performants comme, pour en nommer un, &quot;Simple comptable&quot;.  Un très grand nombre d&#039;entre eux peuvent effectuer leur travail  même s&#039;ils ne comprennent même pas le sens de l&#039;équation ACTIF=PASSIF + CAPITAL. 
  
Combien de particuliers, propriétaires d&#039;un ordinateur personnel effectuera avant la fin d&#039;avril les calculs et rédigera leur rapport d&#039;impôt en ayant recours à un logiciel tel que Impôt Expert qui ne demande pas de connaissances trop poussées et qui prévoit pour l&#039;utilisateur de simples entrées à partir de TP4 et autres documents du genre. 
  
Jusqu&#039;à la fin février, les conseillères à la Caisse rencontreront sur rendez-vous des centaines de membres qui iront  souscrire à des fonds de placements dans le cadre du REER afin de bâtir leur bas de laine pour leur retraite et se prévaloir de certains avantages fiscaux.  Comment procède la conseillère ?  Elle commence par l&#039;étape de l&#039;identification du profil du membre.  Tout se fait par ordinateur comme l&#039;astrologue qui dresse la carte du ciel de son client. Suite à cette cristalisation du profil, le membre peut se prévaloir de certains véhicules ou fonds de placement tandis que d&#039;autres ne lui sont pas permis. Le résultat  est vérifié (genre de validation) par une conseillère séniore et le membre peut être rejoint au téléphone si une erreur est détectée concernant la configuration de son porte-feuille par rapport à ce que l&#039;ordinateur aura inscrit dans la définition de son profil. Sa conseillère lui expliquera alors la situation et l&#039;amènera à accepter une modification dans la distribution de ses placements afin d&#039;en arriver à une autre répartition de son porte-feuille, une répartition conforme à ce qui est prévu par l&#039;ordinateur. Par cet exemple, je voulais illustrer l&#039;encadrement rigide dans les tâches de l&#039;employée de l&#039;institution et la soumission du client qui doit subir ces opérations dans la confiance de Dieu tout puissant, l&#039;ordinateur. Pensez-vous que la conseillère penserait un instant à se questionner sur la validité, la fiabilité, la précision, l&#039;efficacité etc du logiciel par rapport au contexte économique du moment ? Elle n&#039;a pas le choix, elle doit effectuer son travail dans l&#039;encadrement que son employeur lui impose. Malheureusement, quand la bourse a chuté et que les fonds ont fondu, la conseillère séniore n&#039;a pas demandé aux conseillères de rejoindre leurs membres pour leur offrir de transférer les montants de leurs fonds d&#039;actions ou autres dans des véhicules de placement pouvant mieux protéger leur capital.  Non, le programmeur n&#039;avait pas prévu cette fonction dans le logiciel.
 
Ce qui retient surtout mon attention dans ce système qui explique la spirale qui entraîne des résultats autres que ceux prévus au moment où les premières variables sont inscrites dans l&#039;élaboration d&#039;un système, c&#039;est le fait  que les pdg ne sont pas au courant à quel point les décisions sont prises par des ordianteurs.  De plus ils ne sont pas disponibles (capables) mentalement et en temps à essayer de comprendre la portée ou les conséquences que ces ordinateurs auront dans l&#039;administration de leur entreprise.  Les décisions pour l&#039;achat de ces logiciels sont déléguées à des spécialistes avec lesquels ils ne peuvent même pas vraiment discuter parce qu&#039;ils ne possèdent pas les connaissances de base pour comprendre ou parce qu&#039;ils craignent de prendre de mauvaises décisions comme le directeur de l&#039;aéroport qui dirait de mettre du kérosène quand ça prend de l&#039;hydrogène liquide.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Monsieur Facal,</p>
<p>Concernant toute organisation, on peut voir la structure du personnel en consultant l&#8217;organigramme.  Il s&#8217;agit d&#8217;un des premiers mandats du directeur du personnel de maintenir à jour  le fameux organigramme. Cela est sacré en RH. Cet organigramme, c&#8217;est comme les tables de Moïse.  Il promulgue les pouvoirs, les responsabilités et les tâches des gens de l&#8217;organisation.</p>
<p>Dans beaucoup d&#8217;organisations, comme au gouvernement, on se retrouve avec de très grandes structures. Il est même impossible pour les employés d&#8217;être au courant exactement des fonctions principales de tout le monde.  On retrouve souvent beaucoup d&#8217;employés qui ne connaissent pas la nature (le rôle) de certains départements de leur organisation !!!  </p>
<p>Très souvent, une direction (un département) ne s&#8217;impliquera pas quand elle pourrait collaborer avec une autre et, dans d&#8217;autres cas, les décisions de l&#8217;une pourront aller jusqu&#8217;à nuire aux projets de l&#8217;autre.  Quand des circonstances (problèmes) amènent des administrateurs à commenter la situation, ils feront référence au phénomène des silos et tout le monde comprend. Les silos évoquent l&#8217;individualisme dans les opérations et l&#8217;absence de bons mécanismes de communications et de coordination.  Cela est fréquent, entre autres, du fait que les administrateurs au départ n&#8217;aiment pas que d&#8217;autres se mettent le nez dans leurs affaires.  </p>
<p>Il y a aussi le respect des responsabilités (le poste, le mandat). Le pdg de l&#8217;aéroport ne dira jamais au directeur du département concerné s&#8217;il doit utiliser du kérosène ou de l&#8217;hydrogène liquide.  Ce genre de décision relève d&#8217;experts et leurs fonctions officielles ainsi que leur autorité est bien mises en évidence dans les descriptions de tâches en vue des décisions qui doivent être prises en regard des différents dossiers et des opérations en général dans l&#8217;organisation.  Tout le monde sait cela.  Qui oserait remettre en question ce principe du système du partage des autorités dans les divers champs d&#8217;action, responsabilités, etc  telles que promulguées dans les descriptions de tâches? </p>
<p>Un exemple de manifestation de problèmes suite à ces anomalies est le cas de la ministre Julie Boulet qui est incapable d&#8217;être précise concernant les coûts estimés du projet de modernisation de la rue Notre-Dame. Ce qui laisse entendre qu&#8217;elle ne réussit pas à trouver le &laquo;&nbsp;responsable&nbsp;&raquo; qui contrôle cet aspect dans le dossier.  Le problème c&#8217;est que le cadre pense que ce doit en être un autre qui est responsable de cette partie du dossier.  </p>
<p>Nous devons maintenant parler du nouvel outil dans l&#8217;administration et dans la prestation des services: l&#8217;ordinateur.   </p>
<p>Prenons en exemple ces employés d&#8217;entreprises des départements de comptabilité (tenue de livre) et qui utilisent des logiciels très performants comme, pour en nommer un, &laquo;&nbsp;Simple comptable&nbsp;&raquo;.  Un très grand nombre d&#8217;entre eux peuvent effectuer leur travail  même s&#8217;ils ne comprennent même pas le sens de l&#8217;équation ACTIF=PASSIF + CAPITAL. </p>
<p>Combien de particuliers, propriétaires d&#8217;un ordinateur personnel effectuera avant la fin d&#8217;avril les calculs et rédigera leur rapport d&#8217;impôt en ayant recours à un logiciel tel que Impôt Expert qui ne demande pas de connaissances trop poussées et qui prévoit pour l&#8217;utilisateur de simples entrées à partir de TP4 et autres documents du genre. </p>
<p>Jusqu&#8217;à la fin février, les conseillères à la Caisse rencontreront sur rendez-vous des centaines de membres qui iront  souscrire à des fonds de placements dans le cadre du REER afin de bâtir leur bas de laine pour leur retraite et se prévaloir de certains avantages fiscaux.  Comment procède la conseillère ?  Elle commence par l&#8217;étape de l&#8217;identification du profil du membre.  Tout se fait par ordinateur comme l&#8217;astrologue qui dresse la carte du ciel de son client. Suite à cette cristalisation du profil, le membre peut se prévaloir de certains véhicules ou fonds de placement tandis que d&#8217;autres ne lui sont pas permis. Le résultat  est vérifié (genre de validation) par une conseillère séniore et le membre peut être rejoint au téléphone si une erreur est détectée concernant la configuration de son porte-feuille par rapport à ce que l&#8217;ordinateur aura inscrit dans la définition de son profil. Sa conseillère lui expliquera alors la situation et l&#8217;amènera à accepter une modification dans la distribution de ses placements afin d&#8217;en arriver à une autre répartition de son porte-feuille, une répartition conforme à ce qui est prévu par l&#8217;ordinateur. Par cet exemple, je voulais illustrer l&#8217;encadrement rigide dans les tâches de l&#8217;employée de l&#8217;institution et la soumission du client qui doit subir ces opérations dans la confiance de Dieu tout puissant, l&#8217;ordinateur. Pensez-vous que la conseillère penserait un instant à se questionner sur la validité, la fiabilité, la précision, l&#8217;efficacité etc du logiciel par rapport au contexte économique du moment ? Elle n&#8217;a pas le choix, elle doit effectuer son travail dans l&#8217;encadrement que son employeur lui impose. Malheureusement, quand la bourse a chuté et que les fonds ont fondu, la conseillère séniore n&#8217;a pas demandé aux conseillères de rejoindre leurs membres pour leur offrir de transférer les montants de leurs fonds d&#8217;actions ou autres dans des véhicules de placement pouvant mieux protéger leur capital.  Non, le programmeur n&#8217;avait pas prévu cette fonction dans le logiciel.</p>
<p>Ce qui retient surtout mon attention dans ce système qui explique la spirale qui entraîne des résultats autres que ceux prévus au moment où les premières variables sont inscrites dans l&#8217;élaboration d&#8217;un système, c&#8217;est le fait  que les pdg ne sont pas au courant à quel point les décisions sont prises par des ordianteurs.  De plus ils ne sont pas disponibles (capables) mentalement et en temps à essayer de comprendre la portée ou les conséquences que ces ordinateurs auront dans l&#8217;administration de leur entreprise.  Les décisions pour l&#8217;achat de ces logiciels sont déléguées à des spécialistes avec lesquels ils ne peuvent même pas vraiment discuter parce qu&#8217;ils ne possèdent pas les connaissances de base pour comprendre ou parce qu&#8217;ils craignent de prendre de mauvaises décisions comme le directeur de l&#8217;aéroport qui dirait de mettre du kérosène quand ça prend de l&#8217;hydrogène liquide.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : ClaudeB</title>
		<link>http://www.josephfacal.org/les-deux-aveugles/comment-page-1/#comment-4090</link>
		<dc:creator>ClaudeB</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2009 15:33:30 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.josephfacal.org/les-deux-aveugles/#comment-4090</guid>
		<description>Mon cher Cédric,

Ce que vous appellez capitalisme sauvage n&#039;existe pas au Québec. Pour preuve, le faible taux de chômage actuel et le très fort taux de syndicalisation de la population (40% des travailleurs).

Ne perdez pas de vue que la majorité des travailleurs actuellement employés travaillent pour des petites et moyennes entreprises et non pas pour de grosses et méchantes multi-nationales.

Ces PME, sont les véritables créateurs de richesse au Québec. Toutes ces PME sont la création d&#039;un entrepreneur qui, voyant une opportunité, décide de créer sa propre entreprise (Bombardier a commencé dans le garage de Joseph-Armand).

Chaque PME a été crée par l&#039;investissement personnel de l&#039;entrepreneur, tant monétaire que personnel et il en assume seul les risques (pour chaque PME crée seulement 20% passent la ligne de 5 ans d&#039;existance).

Pour que notre société soit prospère, il faut encourager la création de PME par la diminution de l&#039;impôt des entreprises. De cette façon, il est possible pour l&#039;entrepreneur d&#039;investir ses profits (et oui, mesdames et messieurs les socialistes, c&#039;est vraiment comme ça que ca marche) dans l&#039;améloiration des équipements et en embauche et en formation des employés.

Vous serez peut être déçu de savoir que dès la sortie de l&#039;école, on doit apprendre comment fonctionne la vraie vie et mettre à la poubelle une part de ce qu&#039;on a appris.

L&#039;université est une pépinière de création entrepreuneuriale et, comme je l&#039;écrivais précédemment, bon nombre d&#039;universitaires crééront au cours de leur vie professionnèle leur propre entreprise.

Vous ne pouvez pas, cher Cédric, regarder vos voisins et en tirer les conclusions que vous nous avez donné parce qu&#039;ils sont tirés de ce qu&#039;on appelle un évènement anecdotique, qui bien que véridique, ne représente pas la réalité lorsqu&#039;on examine un échantillonnage plus large de personnes.

De plus, n&#039;oubliez pas qu&#039;aucun employé public ou parapublic de même que les employés d&#039;entreprises fortement subventionnées comme la Davie, ne participe à la création de richesse parce que leur salaire provient de la collecte des impôts perçus des PME et de leurs employés.

Sur 7M de personnes au Québec, on compte 5M de travailleurs. Sur ceux-ci, seul 60% paie des impôts. De ce 60% on enlève ceux qui travaillent pour les gouvernements et le parapublic, près de 900,000 personnes, il ne nous reste qu&#039;environ 2M de travailleurs qui paient la totalité des impôts perçus au Québec. C&#039;est donc dire que moins de 30% de la population totale du Québec paient pour tous les autres.

Maintenant, parlez moi d&#039;équité et de justice.

(À ceux qui ne croient pas mes chiffres, visitez l&#039;institut de la statistique du Québec. C&#039;est fou ce qu&#039;on trouve d&#039;information quand on cherche).

L&#039;état monopolise présentement beaucoup trop de ressources financières et de personnel pour que les PME se développent et prospèrent facilement.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Mon cher Cédric,</p>
<p>Ce que vous appellez capitalisme sauvage n&#8217;existe pas au Québec. Pour preuve, le faible taux de chômage actuel et le très fort taux de syndicalisation de la population (40% des travailleurs).</p>
<p>Ne perdez pas de vue que la majorité des travailleurs actuellement employés travaillent pour des petites et moyennes entreprises et non pas pour de grosses et méchantes multi-nationales.</p>
<p>Ces PME, sont les véritables créateurs de richesse au Québec. Toutes ces PME sont la création d&#8217;un entrepreneur qui, voyant une opportunité, décide de créer sa propre entreprise (Bombardier a commencé dans le garage de Joseph-Armand).</p>
<p>Chaque PME a été crée par l&#8217;investissement personnel de l&#8217;entrepreneur, tant monétaire que personnel et il en assume seul les risques (pour chaque PME crée seulement 20% passent la ligne de 5 ans d&#8217;existance).</p>
<p>Pour que notre société soit prospère, il faut encourager la création de PME par la diminution de l&#8217;impôt des entreprises. De cette façon, il est possible pour l&#8217;entrepreneur d&#8217;investir ses profits (et oui, mesdames et messieurs les socialistes, c&#8217;est vraiment comme ça que ca marche) dans l&#8217;améloiration des équipements et en embauche et en formation des employés.</p>
<p>Vous serez peut être déçu de savoir que dès la sortie de l&#8217;école, on doit apprendre comment fonctionne la vraie vie et mettre à la poubelle une part de ce qu&#8217;on a appris.</p>
<p>L&#8217;université est une pépinière de création entrepreuneuriale et, comme je l&#8217;écrivais précédemment, bon nombre d&#8217;universitaires crééront au cours de leur vie professionnèle leur propre entreprise.</p>
<p>Vous ne pouvez pas, cher Cédric, regarder vos voisins et en tirer les conclusions que vous nous avez donné parce qu&#8217;ils sont tirés de ce qu&#8217;on appelle un évènement anecdotique, qui bien que véridique, ne représente pas la réalité lorsqu&#8217;on examine un échantillonnage plus large de personnes.</p>
<p>De plus, n&#8217;oubliez pas qu&#8217;aucun employé public ou parapublic de même que les employés d&#8217;entreprises fortement subventionnées comme la Davie, ne participe à la création de richesse parce que leur salaire provient de la collecte des impôts perçus des PME et de leurs employés.</p>
<p>Sur 7M de personnes au Québec, on compte 5M de travailleurs. Sur ceux-ci, seul 60% paie des impôts. De ce 60% on enlève ceux qui travaillent pour les gouvernements et le parapublic, près de 900,000 personnes, il ne nous reste qu&#8217;environ 2M de travailleurs qui paient la totalité des impôts perçus au Québec. C&#8217;est donc dire que moins de 30% de la population totale du Québec paient pour tous les autres.</p>
<p>Maintenant, parlez moi d&#8217;équité et de justice.</p>
<p>(À ceux qui ne croient pas mes chiffres, visitez l&#8217;institut de la statistique du Québec. C&#8217;est fou ce qu&#8217;on trouve d&#8217;information quand on cherche).</p>
<p>L&#8217;état monopolise présentement beaucoup trop de ressources financières et de personnel pour que les PME se développent et prospèrent facilement.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Cédric</title>
		<link>http://www.josephfacal.org/les-deux-aveugles/comment-page-1/#comment-4089</link>
		<dc:creator>Cédric</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2009 12:29:28 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.josephfacal.org/les-deux-aveugles/#comment-4089</guid>
		<description>Maintenant que nous avons bien parlé d&#039;éducation, et que j&#039;ai pu profiter des commentaires de mes collègues commentateurs, je voudrais revenir à la moëlle substantifique du billet de M. Facal, à savoir la crise économique qui pousse à repenser le modèle économique dominant.

Je ne sais pas si QS voudrait remettre au goût du jour l&#039;économie socialiste, et je suis d&#039;accord que ça me ferait peur. Mais par contre il y a chez QS un véritable laboratoire d&#039;idées, et sans en faire partie je côtoie certains de leurs membres qui me font part d&#039;idées que je trouve brillantes. Pour commencer, plutôt que de faire la révolution socialiste, plusieurs membres de QS proposent d&#039;ajouter des éléments de régulation des excès de l&#039;ultra-libéralisme.

Par exemple une proposition concrète, pourquoi ne pas proposer aux juri-comptables (ces détectives de la finance) d&#039;enquêter librement sur qui leur chante, et que lorsqu&#039;un vol ou une fraude contre l&#039;État est mise à jour (notamment par les déclarations d&#039;impôts fausses ou scandaleusement incomplètes), poursuivre la compagnie fautive ou l&#039;individu fautif, récupérer le manque-à-gagner (par la vente des actifs s&#039;il le faut) et offrir un généreux 10% ou 20% (simple paramètre à régler) de l&#039;argent récupéré au juricomptable qui a mis à jour le pot-aux-roses.

Une autre idée. Il y a la gogauche qui veut faire l&#039;université gratuite pour tous tout le temps (avec quel argent on se le demande...) et au lieu de laisser nos jeunes s&#039;endetter, pourquoi ne pas diminuer un peu les impôts aux entreprises, leur augmenter fortement la taxe professionnelle (est-ce qu&#039;elle existe d&#039;ailleurs au Québec ? une taxation sur les revenus des entreprises pour financer les centres de formation de toute sorte), et leur proposer une remise d&#039;une partie de cette taxation si en contrepartie elles envoient leurs membres du personnel en formation dans ces centres. Résultat : les entreprises forment leur personnel, plutôt que de laisser des jeunes s&#039;endetter dans des études qui serviront hypothétiquement des entreprises, dans une dangereuse recherche de jeu entre offre et demande de compétences.

Le capitalisme sauvage peut largement être réformé sans qu&#039;on tombe dans les travers du socialisme, c&#039;est juste une question de créativité dans les mécanismes de régulation...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Maintenant que nous avons bien parlé d&#8217;éducation, et que j&#8217;ai pu profiter des commentaires de mes collègues commentateurs, je voudrais revenir à la moëlle substantifique du billet de M. Facal, à savoir la crise économique qui pousse à repenser le modèle économique dominant.</p>
<p>Je ne sais pas si QS voudrait remettre au goût du jour l&#8217;économie socialiste, et je suis d&#8217;accord que ça me ferait peur. Mais par contre il y a chez QS un véritable laboratoire d&#8217;idées, et sans en faire partie je côtoie certains de leurs membres qui me font part d&#8217;idées que je trouve brillantes. Pour commencer, plutôt que de faire la révolution socialiste, plusieurs membres de QS proposent d&#8217;ajouter des éléments de régulation des excès de l&#8217;ultra-libéralisme.</p>
<p>Par exemple une proposition concrète, pourquoi ne pas proposer aux juri-comptables (ces détectives de la finance) d&#8217;enquêter librement sur qui leur chante, et que lorsqu&#8217;un vol ou une fraude contre l&#8217;État est mise à jour (notamment par les déclarations d&#8217;impôts fausses ou scandaleusement incomplètes), poursuivre la compagnie fautive ou l&#8217;individu fautif, récupérer le manque-à-gagner (par la vente des actifs s&#8217;il le faut) et offrir un généreux 10% ou 20% (simple paramètre à régler) de l&#8217;argent récupéré au juricomptable qui a mis à jour le pot-aux-roses.</p>
<p>Une autre idée. Il y a la gogauche qui veut faire l&#8217;université gratuite pour tous tout le temps (avec quel argent on se le demande&#8230;) et au lieu de laisser nos jeunes s&#8217;endetter, pourquoi ne pas diminuer un peu les impôts aux entreprises, leur augmenter fortement la taxe professionnelle (est-ce qu&#8217;elle existe d&#8217;ailleurs au Québec ? une taxation sur les revenus des entreprises pour financer les centres de formation de toute sorte), et leur proposer une remise d&#8217;une partie de cette taxation si en contrepartie elles envoient leurs membres du personnel en formation dans ces centres. Résultat : les entreprises forment leur personnel, plutôt que de laisser des jeunes s&#8217;endetter dans des études qui serviront hypothétiquement des entreprises, dans une dangereuse recherche de jeu entre offre et demande de compétences.</p>
<p>Le capitalisme sauvage peut largement être réformé sans qu&#8217;on tombe dans les travers du socialisme, c&#8217;est juste une question de créativité dans les mécanismes de régulation&#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Serge Williams</title>
		<link>http://www.josephfacal.org/les-deux-aveugles/comment-page-1/#comment-4088</link>
		<dc:creator>Serge Williams</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2009 17:24:42 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.josephfacal.org/les-deux-aveugles/#comment-4088</guid>
		<description>Je suis d&#039;accord avec Cédric lorsqu&#039;il conteste l&#039;équation :université=Pérou. J&#039;aimerais souligner par ailleurs que son voisin menuisier, plombier, vitrier et soudeur n&#039;est pas tout à fait dépourvu d&#039;éducation. Il lui manquera sans doute l&#039;argumentaire pour deviser sur le cours du dollar; encore que l&#039;expérience récente a démontré que le discours des universitaires/experts relève plus de l&#039;ésotérisme que des sciences exactes.

De plus tous ces métiers ne représenteraient peut-être que peu d&#039;intérêts pour son autre voisin ingénieur. Peut-être y serait-il malheureux. Peut-être même que l&#039;ingénieur n&#039;aurait pas le talent du voisin constructeur pour bien réussir dans ce domaine.

Lorsque monsieur Facal parle d&#039;éducation, je ne crois pas qu&#039;il fasse l&#039;équation: éducation=université. Les gouvernements en ont récemment fait le sujet de quelques campagnes publicitaires.

Les métiers c&#039;est payant (pas toujours, mais souvent). Je ne crois pas qu&#039;il faille y trouver matière à critiquer. L&#039;objectif n&#039;est-il pas d&#039;éliminer la pauvreté et de créer de la richesse ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis d&#8217;accord avec Cédric lorsqu&#8217;il conteste l&#8217;équation :université=Pérou. J&#8217;aimerais souligner par ailleurs que son voisin menuisier, plombier, vitrier et soudeur n&#8217;est pas tout à fait dépourvu d&#8217;éducation. Il lui manquera sans doute l&#8217;argumentaire pour deviser sur le cours du dollar; encore que l&#8217;expérience récente a démontré que le discours des universitaires/experts relève plus de l&#8217;ésotérisme que des sciences exactes.</p>
<p>De plus tous ces métiers ne représenteraient peut-être que peu d&#8217;intérêts pour son autre voisin ingénieur. Peut-être y serait-il malheureux. Peut-être même que l&#8217;ingénieur n&#8217;aurait pas le talent du voisin constructeur pour bien réussir dans ce domaine.</p>
<p>Lorsque monsieur Facal parle d&#8217;éducation, je ne crois pas qu&#8217;il fasse l&#8217;équation: éducation=université. Les gouvernements en ont récemment fait le sujet de quelques campagnes publicitaires.</p>
<p>Les métiers c&#8217;est payant (pas toujours, mais souvent). Je ne crois pas qu&#8217;il faille y trouver matière à critiquer. L&#8217;objectif n&#8217;est-il pas d&#8217;éliminer la pauvreté et de créer de la richesse ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Cédric</title>
		<link>http://www.josephfacal.org/les-deux-aveugles/comment-page-1/#comment-4087</link>
		<dc:creator>Cédric</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2009 15:17:06 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.josephfacal.org/les-deux-aveugles/#comment-4087</guid>
		<description>@ Garamond : Je pense qu&#039;il faut s&#039;abstenir des certitudes trop faciles. Je sais que je choque bien du monde quand je remets en cause l&#039;éducation (disons à partir de l&#039;universitaire), mais je pense qu&#039;il faut rester pragmatique et décrire ce que nos yeux voient plutôt que ce que nos cerveaux supposent. Mon voisin de la construction pour l&#039;instant est en excellente forme physique (bien meilleure que l&#039;ingénieur), et si il y a vingt ans on craignait pour les maux de dos, etc. aujourd&#039;hui on craint bien davantage pour les maladies cardio-vasculaires pour lesquelles mon voisin ingénieur, tant par sa forme physique que par son stress quotidien est je crois un assez bon candidat.
Puis-je donner un autre exemple ? Ma soeur qui a fait un bac en biochimie (durant lequel elle a obtenu une bourse d&#039;excellence) ne trouve pas de travail, et on lui préfère sur le marché des gens qui ont suivi la formation professionnelle (DEC Pro) d&#039;analystes médicaux (qui sont grassement payés 40.000$ au départ). On lui dit de faire la maîtrise. Après quoi ne voyant pas plus de débouchés on lui dit de faire le doctorat (davantage 4 ans que 3 dans cette discipline, donc au total environ 6 ans à s&#039;endetter plutôt que de payer une hypothèque et alimenter son REER). En attendant, durant tout ce temps elle s&#039;endette, elle s&#039;endette, elle s&#039;endette (l&#039;endettement étudiant au Québec est un véritable problème national)... et elle commence à se demander si elle ferait pas mieux de dire &quot;fuck le bac durement acquis&quot; et d&#039;aller suivre la formation professionnelle d&#039;analyste médicale, avec en plus par rapport à ses futurs camarades de classes un beau diplôme universitaire et une dette de 20.000$ et cinq ans de sa vie gaspillés (deux de de DEC sciences de la santé + 3 ans de bac de biochimie).

Quant à vos prédictions pour l&#039;ingénieur quand il aura 50 ans, elles se basent sur ce que vivent aujourd&#039;hui certains ingénieurs de 50 ans, et ces ingénieurs expérimentés de 50 ans ne courent pas nécessairement les rues. Grâce à l&#039;éducation pour tous, nous avons formé une grande quantité d&#039;ingénieurs, et ils seront nombreux dans 20 ans à avoir 50 ans, et constitueront donc certainement une offre plus importante que celle d&#039;aujourd&#039;hui sur le marché des ingénieurs avec expérience. Et donc selon la loi de l&#039;offre et la demande, si la demande ne monte pas, leur valeur (et leur salaires) vont baisser.
Pendant que mon voisin ingénieur engraisse les banques à payer de l&#039;intérêt sur ses dettes d&#039;études et sur son hypothèques, mon voisin de la construction s&#039;offre des plaisirs et se constitue un capital. D&#039;abord sa maison dont je vous ai parlé et qui est belle et bel et bien payée. Ensuite pas plus tard qu&#039;hier je viens d&#039;apprendre qu&#039;il vient de faire l&#039;acquisition de deux terrains constructibles proches d&#039;une entrée de la future autoroute 30... Si l&#039;on se place du point de vue économique, je maintiens qu&#039;une formation professionnelle et deux grammes de jugeote est plus avantageuse qu&#039;une formation universitaire (hors médecins, dentistes et vétérianires qui ont un marché protégé par la limitation des admissions) qui donne beaucoup de jugeote mais aussi beaucoup de dettes.
Quand mon voisin ingénieur aura remboursé ses dettes d&#039;études + son hypothèque et vivra une forte concurrence sur le marché des ingénieurs expérimentés, que pensez-vous que le travailleur de la construction aura acquis comme capital, lui qui a DÉJÀ, à l&#039;heure que j&#039;écris, payé sa maison, aucune dette d&#039;études, payé son Véhicule Utilitaire Sport,et vient d&#039;investir dans des terrains constructibles proches de l&#039;A30... Je pense que dire que l&#039;éducation est le meilleur investissement possible est une réflexion de ceux qui ont connu une époque où les diplômés universitaires étaient assez rares (et donc avaient une grande valeur sur le marché). Aujourd&#039;hui ce n&#039;est plus le cas, l&#039;offre de diplômés universitaires dépasse la demande (exemple ma soeur). Et ce qu&#039;on cherche aujourd&#039;hui c&#039;est des professionnels. Je m&#039;excuse auprès de M. Facal pour l&#039;importance que prend l&#039;éducation dans les commentaires sur son billet sur l&#039;économie de marché. Mais n&#039;oublions pas qu&#039;en parlant d&#039;éducation on parle d&#039;économie de marché : on parle d&#039;offre et de demande, et je crois qu&#039;il est grand temps d&#039;arrêter de promettre à nos jeunes le Pérou à l&#039;université, car ce n&#039;est pas là qu&#039;il est, car ce n&#039;est pas là qu&#039;est la demande.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Garamond : Je pense qu&#8217;il faut s&#8217;abstenir des certitudes trop faciles. Je sais que je choque bien du monde quand je remets en cause l&#8217;éducation (disons à partir de l&#8217;universitaire), mais je pense qu&#8217;il faut rester pragmatique et décrire ce que nos yeux voient plutôt que ce que nos cerveaux supposent. Mon voisin de la construction pour l&#8217;instant est en excellente forme physique (bien meilleure que l&#8217;ingénieur), et si il y a vingt ans on craignait pour les maux de dos, etc. aujourd&#8217;hui on craint bien davantage pour les maladies cardio-vasculaires pour lesquelles mon voisin ingénieur, tant par sa forme physique que par son stress quotidien est je crois un assez bon candidat.<br />
Puis-je donner un autre exemple ? Ma soeur qui a fait un bac en biochimie (durant lequel elle a obtenu une bourse d&#8217;excellence) ne trouve pas de travail, et on lui préfère sur le marché des gens qui ont suivi la formation professionnelle (DEC Pro) d&#8217;analystes médicaux (qui sont grassement payés 40.000$ au départ). On lui dit de faire la maîtrise. Après quoi ne voyant pas plus de débouchés on lui dit de faire le doctorat (davantage 4 ans que 3 dans cette discipline, donc au total environ 6 ans à s&#8217;endetter plutôt que de payer une hypothèque et alimenter son REER). En attendant, durant tout ce temps elle s&#8217;endette, elle s&#8217;endette, elle s&#8217;endette (l&#8217;endettement étudiant au Québec est un véritable problème national)&#8230; et elle commence à se demander si elle ferait pas mieux de dire &laquo;&nbsp;fuck le bac durement acquis&nbsp;&raquo; et d&#8217;aller suivre la formation professionnelle d&#8217;analyste médicale, avec en plus par rapport à ses futurs camarades de classes un beau diplôme universitaire et une dette de 20.000$ et cinq ans de sa vie gaspillés (deux de de DEC sciences de la santé + 3 ans de bac de biochimie).</p>
<p>Quant à vos prédictions pour l&#8217;ingénieur quand il aura 50 ans, elles se basent sur ce que vivent aujourd&#8217;hui certains ingénieurs de 50 ans, et ces ingénieurs expérimentés de 50 ans ne courent pas nécessairement les rues. Grâce à l&#8217;éducation pour tous, nous avons formé une grande quantité d&#8217;ingénieurs, et ils seront nombreux dans 20 ans à avoir 50 ans, et constitueront donc certainement une offre plus importante que celle d&#8217;aujourd&#8217;hui sur le marché des ingénieurs avec expérience. Et donc selon la loi de l&#8217;offre et la demande, si la demande ne monte pas, leur valeur (et leur salaires) vont baisser.<br />
Pendant que mon voisin ingénieur engraisse les banques à payer de l&#8217;intérêt sur ses dettes d&#8217;études et sur son hypothèques, mon voisin de la construction s&#8217;offre des plaisirs et se constitue un capital. D&#8217;abord sa maison dont je vous ai parlé et qui est belle et bel et bien payée. Ensuite pas plus tard qu&#8217;hier je viens d&#8217;apprendre qu&#8217;il vient de faire l&#8217;acquisition de deux terrains constructibles proches d&#8217;une entrée de la future autoroute 30&#8230; Si l&#8217;on se place du point de vue économique, je maintiens qu&#8217;une formation professionnelle et deux grammes de jugeote est plus avantageuse qu&#8217;une formation universitaire (hors médecins, dentistes et vétérianires qui ont un marché protégé par la limitation des admissions) qui donne beaucoup de jugeote mais aussi beaucoup de dettes.<br />
Quand mon voisin ingénieur aura remboursé ses dettes d&#8217;études + son hypothèque et vivra une forte concurrence sur le marché des ingénieurs expérimentés, que pensez-vous que le travailleur de la construction aura acquis comme capital, lui qui a DÉJÀ, à l&#8217;heure que j&#8217;écris, payé sa maison, aucune dette d&#8217;études, payé son Véhicule Utilitaire Sport,et vient d&#8217;investir dans des terrains constructibles proches de l&#8217;A30&#8230; Je pense que dire que l&#8217;éducation est le meilleur investissement possible est une réflexion de ceux qui ont connu une époque où les diplômés universitaires étaient assez rares (et donc avaient une grande valeur sur le marché). Aujourd&#8217;hui ce n&#8217;est plus le cas, l&#8217;offre de diplômés universitaires dépasse la demande (exemple ma soeur). Et ce qu&#8217;on cherche aujourd&#8217;hui c&#8217;est des professionnels. Je m&#8217;excuse auprès de M. Facal pour l&#8217;importance que prend l&#8217;éducation dans les commentaires sur son billet sur l&#8217;économie de marché. Mais n&#8217;oublions pas qu&#8217;en parlant d&#8217;éducation on parle d&#8217;économie de marché : on parle d&#8217;offre et de demande, et je crois qu&#8217;il est grand temps d&#8217;arrêter de promettre à nos jeunes le Pérou à l&#8217;université, car ce n&#8217;est pas là qu&#8217;il est, car ce n&#8217;est pas là qu&#8217;est la demande.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Garamond</title>
		<link>http://www.josephfacal.org/les-deux-aveugles/comment-page-1/#comment-4086</link>
		<dc:creator>Garamond</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2009 13:29:10 +0000</pubDate>
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		<description>@ Cédric: Dans votre exemple, le travailleur de la construction va travailler jusqu&#039;à 50 ans. Après ça, ses troubles physiques vont commencer: mal de dos, mal de reins, etc...
L&#039;ingénieur va être rendu à 75,000$ à 50 ans, en bonne santé et candidat à un poste de direction à 120,000$ par année...
Qui a gagné ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Cédric: Dans votre exemple, le travailleur de la construction va travailler jusqu&#8217;à 50 ans. Après ça, ses troubles physiques vont commencer: mal de dos, mal de reins, etc&#8230;<br />
L&#8217;ingénieur va être rendu à 75,000$ à 50 ans, en bonne santé et candidat à un poste de direction à 120,000$ par année&#8230;<br />
Qui a gagné ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Robert Lachance</title>
		<link>http://www.josephfacal.org/les-deux-aveugles/comment-page-1/#comment-4085</link>
		<dc:creator>Robert Lachance</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2009 10:58:58 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.josephfacal.org/les-deux-aveugles/#comment-4085</guid>
		<description>J&#039;aborde les paragraphes dans l&#039;ordre. La lettre majuscule est la première du paragraphe que je commente.

L - très d&#039;accord mais il y en plusieurs qui profitent de l&#039;occasion pour sauter dans le train pendant qu&#039;il passe.

T - d&#039;accord;
P - absolument d&#039;accord; il faut enlever le bébé avant de jeter l&#039;eau du bain. Nous manquons de bébé, il ne faut pas en jeter un seul.

S - Q - O - très d&#039;accord;
L - d&#039;accord;
Q - ne sais pas, besoin de plus d&#039;information.

L - très d&#039;accord; il y a d&#039;autres vraies causes à la pauvreté dont les suivantes qui jouent à la naissance: le lieu, le capital, la religion, la langue, la culture, le réseau des parents. Réaliser l&#039;égalité des chances devient impossible même avec un système d&#039;éducation parfait. Imaginez avec le système d&#039;éducation que nous nous sommes donné, bons gouvernements, mauvais gouvernements depuis le rapport Parent. Il faut des correctifs, il y a la charité et il y a l&#039;État.

Le marché politique exploite la situation. Québec Solidaire est l&#039;élément de ce marché qui offre de la compassion aux moins munis; d&#039;autres factions du même marché font davantage dans la promotion des intérêts des plus munis ou des exceptionnellement munis. Le nombre devrait favoriser le parti des premiers, il y a plus de moins munis que de plus munis mais les résultats des élections indiquent plutôt le contraire. Allez dont essayer d&#039;y comprendre quelque chose.

L - N - D - parfaitement d&#039;accord;

D - heureux de l&#039;apprendre.

P.S. J&#039;aurais aimé que vous eussiez mis Les deux aveuglements comme titre au lieu de les deux aveugles. Des aveugles qui vous liraient pourraient être choqués. J&#039;ai mis du temps à comprendre que vous n&#039;écriviez pas de Françoise David et d&#039;Amir Khadir mais des défenseurs idéologiques du capitalisme ou du socialisme.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;aborde les paragraphes dans l&#8217;ordre. La lettre majuscule est la première du paragraphe que je commente.</p>
<p>L &#8211; très d&#8217;accord mais il y en plusieurs qui profitent de l&#8217;occasion pour sauter dans le train pendant qu&#8217;il passe.</p>
<p>T &#8211; d&#8217;accord;<br />
P &#8211; absolument d&#8217;accord; il faut enlever le bébé avant de jeter l&#8217;eau du bain. Nous manquons de bébé, il ne faut pas en jeter un seul.</p>
<p>S &#8211; Q &#8211; O &#8211; très d&#8217;accord;<br />
L &#8211; d&#8217;accord;<br />
Q &#8211; ne sais pas, besoin de plus d&#8217;information.</p>
<p>L &#8211; très d&#8217;accord; il y a d&#8217;autres vraies causes à la pauvreté dont les suivantes qui jouent à la naissance: le lieu, le capital, la religion, la langue, la culture, le réseau des parents. Réaliser l&#8217;égalité des chances devient impossible même avec un système d&#8217;éducation parfait. Imaginez avec le système d&#8217;éducation que nous nous sommes donné, bons gouvernements, mauvais gouvernements depuis le rapport Parent. Il faut des correctifs, il y a la charité et il y a l&#8217;État.</p>
<p>Le marché politique exploite la situation. Québec Solidaire est l&#8217;élément de ce marché qui offre de la compassion aux moins munis; d&#8217;autres factions du même marché font davantage dans la promotion des intérêts des plus munis ou des exceptionnellement munis. Le nombre devrait favoriser le parti des premiers, il y a plus de moins munis que de plus munis mais les résultats des élections indiquent plutôt le contraire. Allez dont essayer d&#8217;y comprendre quelque chose.</p>
<p>L &#8211; N &#8211; D &#8211; parfaitement d&#8217;accord;</p>
<p>D &#8211; heureux de l&#8217;apprendre.</p>
<p>P.S. J&#8217;aurais aimé que vous eussiez mis Les deux aveuglements comme titre au lieu de les deux aveugles. Des aveugles qui vous liraient pourraient être choqués. J&#8217;ai mis du temps à comprendre que vous n&#8217;écriviez pas de Françoise David et d&#8217;Amir Khadir mais des défenseurs idéologiques du capitalisme ou du socialisme.</p>
]]></content:encoded>
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