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Les cocus accommodants

Vous êtes dans le coma depuis longtemps si vous avez été surpris par les résultats de l’enquête du Journal de Montréal sur le recul du français dans les commerces de la métropole.

Toutes les sociétés se construisent des mythes pour se justifier et se donner bonne conscience. Dans ces mythes collectifs, il y a du vrai, du faux et de l’exagéré.

L’un de nos mythes les plus tenaces est notre amour profond pour la langue française.

Je le dis comme je le pense : la grande majorité de nos concitoyens s’en fout royalement, même si elle prétendra toujours le contraire.

Mettons que vous aimez votre femme, vos enfants ou votre chien. Logiquement, vous en prendrez soin et vous vous choquerez si on leur fait du mal, non ?

Si nous aimions vraiment notre langue, on en prendrait soin tous les jours plutôt que de se réveiller collectivement une ou deux fois par demi-siècle.

Si nous aimions notre langue, nous ne laisserions pas notre gouvernement en faire sa trente-et-unième priorité et nous dire qu’elle avance quand elle recule.

Si nous aimions notre langue, nous n’aurions jamais permis à quelqu’un qui la massacrait comme Jean Chrétien de nous représenter dans le monde entier pendant tant d’années.

Si nous aimions notre langue, nous n’accepterions pas que l’on fasse passer pour des dinosaures ou des ceintures fléchées ceux qui se battent pour elle avec des moyens de fortune. 

Si nous aimions notre langue, nous ne trouverions pas des allures de prétentieux à ceux qui s’efforcent de bien la parler.

Si nous aimions notre langue, vos enfants ne me regarderaient pas comme un martien quand je déplore leurs lacunes en français.

Si nous aimions notre langue, on ne laisserait pas Air Canada nous rire au nez depuis des décennies.

Et de grâce, ne venez pas blâmer les immigrants.

Si vous dites au Pakistanais qui loue des vidéos au coin de la rue que la majorité au Québec parle français, il vous répondra que c’est vous qui êtes une minorité dans un Canada multilingue. Et il aura raison.

Si vous émigrez en Espagne, vous apprendrez d’abord l’espagnol ou le catalan ?

De toute façon, si vous haussez le ton, il vous traitera de chialeux ou de raciste, et il y a neuf chances sur dix que vous prendrez votre trou.

Mon garçon joue au soccer. Tous les parents de l’équipe sont francophones sauf une dame anglophone, qui est charmante et parle un français très correct.

Systématiquement, les francophones s’adressent à elle en anglais. Elle ne le demande même pas. Voulant être gentils, ils ne voient pas l’immense signification collective de leur petit renoncement individuel.

Non, je ne blâme pas le peuple.

Depuis des générations, une partie de son élite lui prêche qu’il y a toujours moyen de moyenner,  qu’il ne faut surtout pas se «chicaner», qu’il faut être «ouvert», «moderne», «tolérant», que toute posture un peu verticale équivaut à vouloir rejouer la bataille des Plaines d’Abraham.

Cela laisse des traces. Comme disait Jean Chrétien, «que voulez-vous…»

50 réponses à “Les cocus accommodants”

  1. le 16 jan 2008 à 8:01 jcpomerleau

    Un mémoire fut présenté à Commission Bouchard-Taylor par M René Marcel Sauvé. Personne n en a fait écho. Puisqu il est dans le ton de votre chronique je vous le soumet:
    « Beaucoup plus qu’un droit ou un privilège, le français est un POUVOIR ».
    http://www.vigile.net/Etat-naturel-vs-Etat-arbitraire
    ………….

    La Loi 101 a eu cette effet de permettre au Québec de reprendre le contrôle d’une partie plus grande de son économie. Il y a un lien à faire entre notre pouvoir économique et la santé de notre langue et le rayonnement de notre culture.
    ………
    Avez vous vu la réaction pathétique de la Ministre de la Culture (Mme St Pierre) face à la situation (langue). Une démission politique complète face à un enjeux fondamentale. PLQ: Pathétique Libéraux du Québec.

  2. le 16 jan 2008 à 9:54 AntiPollution

    M. Facal, vous résumez bien le combat pour la langue française que la génération des années soixante a fait. Dans le temps, un contremaître était un foreman, un vendeur de véhicules usagés était un vendeux de vieux chars de seconde-main.
    La bataille de la francisation des usines, la bataille des Gens de l’air, celle du CNR et le faux manque d’administrateurs compétants, c’était le début de la guerre, une victoire plus tard avec la loi 101 puis les reculs graçe à la Cour Suprême du Canada.

  3. le 16 jan 2008 à 10:03 marie louise t.

    Bonjour, mes arr-grands parents paternels sont d’origines européennes—–Françe-Belgique— mais ils sont aussi de religions protestantes et possèdent un nom de famille alsacienne-juives, quand ils ont émigrés ici –1880-1890–, les écoles françaises leur étaient interdites, si tu n »était catho, tu n’avais pas le droit de t’instruire en français, ils ont du aller à l’école anglaise,,, leurs enfants nés en Belgique, n’ont pas pu se faire instruire à l’école tant qu’ils n’ont pas été baptisés au sein de l’église catho, ce qui fait que mon grand pere à été baptisé à 12 ans, son frère à 10 ans et sa soeur à 8 ans, et son autre soeur à 6 ans,, ensuite ils sont devenus de bons Can adiens, élevant leurs e, tu ne reviens pas enfants en français et en catho,,, tous leurs enfants étaient bilingues, mes arr-gr parents étaient dans le commerce de détail,,leurs employés parlaient français et anglais,,,,ils ont déménagés dans l’ouest du Canada et ils ont perpétué la notion du francais, ils ont aidés des gens des provinces des prairies à ouvrir des écoles françaises pour les émigrés francais et les métis de l’ouest..et les descendants de ces émigrés parlent encore le français,,….pour ce qui est aujourd’hui de la sauvegarde du français, comment-peut-on exiger des autres ce que nous ne sommes pas capable de faire c.a.d… de bien parler notre français, c’est de beau d,avoir les quételles en l,air parce que quelques personnes ne sont pas capable de dire allo,-bonjour-hi,..mais ayant travaillé avec des personnes de toutes raçes et origines dans le milieu du transport, je peux vous dire que çe sont les nés-natifs qui sont les moins aptes à apprendre deux ou trois langues,,,,,,,ils ont beau dire que c,est le français la langue parlée, mais dans un milieu de tourismes, de voyages,international, il faut et parler et comprendre plus qu’une langue, sinon nous sommes «  »"comdamnés »" »à rester dans notre belle province,,,,les amis avec je travaillais ,dans le milieu du transport, et qui venais du Chili, de la Grèce,de L’Espagne, du Portugal, de l’I talie, de la Pologne,de L’Ukraine.,de la Roumanie,de l’Angleterre de L’Irlande, de l’Ecosse.ou d’autres pays , parlaient trois langues couramment, leur langue natale , l’anglais, et le français , étaient soit nés ailleurs ou nés au pays,(Canada), ils avaient tous des enfants et leurs enfants ont été éduqués dans les écoles du ministère du québec,,et ces personnes sont capable de parler ,de répondre et de comprendre les questions ,,dans les deux langues officielles du Canada et ils parlent un meilleur ((J’ai quasiment le gout de dire en pastichant JC, un plus meilleur ))français que bien des personnes qui n’ont pas eu à partir loin de leur pays pour avoir une vie meilleure sans guerre…cela ne me choque pas de voir que la personne ne semble pas comprendre le français, je lui demande , en français. ce que je veux et elle me réponds en hésitant,,,je ne L’agresse pas , et j,ai connu aussi les  »’grosses vendeuses de Eaton ,Morgan, »"et je n,ai eu aucune misère à me faire comprendre,,,,mais il y a aussi l’approche que l’on fait, si tu es agressif, ne T’Attends-pas à un service courtois, —- petite anecdote, durant L,expo 67 . je travaillais dans un grand hotel de Montréal. comme femme de chambre et là aussi mes compagnes de travail .étaient de toutes origines et nous reçevions les clients avec les formulations D’usage en français et en anglais, il y avait des gens de tous les pays et les personne qui séjournaient dans ce grand hotel venaient ici pour entendre le français,, il y avait des dames qui venaient de la Louisiane,– descendantes d ‘Acadiens,–et qui se faisaient un devoir de parler français à tous, mais les nés-natifs leur disaient de s,en retourner dans leur pays,parce qu’elles avaient un accent prononcé—-,,, ce n,est pas nouveau, il y a des tourismes qui se font dire de sacrer leur camp,,,, ce n,est pas ainsi que le tourisme va Revenir en force à Montréal, je travaille dans le milieu du transport et il faut connaitre la langue du client et etre polie si on veur que le client revienne, on aura beau dire que nous sommes capables, oui, c’est vrai, mais ,nous avons ,encore besoin des autres pour réussir et si l’on veut etre un pays, il faut commençer à respecter les autres, pas baisser l’échine mais les accueillir avec respect,,quand tu est mal reçu à une place, tu ne reviens pas…que ce soit dans un grand magasin ,un grand hotel ou à la patate du coin,, c,est la meme chose, ,,,merci,,,

  4. le 16 jan 2008 à 10:10 René P.

    Je suis tout à fait en accord avec votre point de vue et j’ai par ailleurs pensé la même chose lorsque les canadiens anglais sont venus nous dire qu’ils nous aimaient lors du dernier référendum. J’ai pensé que si les anglais nous aimaient comme ils le prétendaient, ils prendraient soin de nous comme des fous mais, vraisemblablement, ce n’est pas ce qui se passe et ce, depuis toujours.
    Nous les québécois, si nous aimions follement notre langue, nous ne tolérerions d’aucune facon qu’elle soit offensée par qui que ce soit, y compris par les nôtres. Mais nous, les québécois, qui sommes à 80% francophones, avons été tellement frappés de toutes parts que nous avons tendance à nous écraser devant les attaques alors que d’autres peuples qui ont été autant attaqués, n’hésitent pas à affronter leurs adversaires.
    Pourtant,les francais, nos ancêtres, disent dans leur hymne national: »Aux armes citoyens… » Les mots,pouvant constituer des armes,qu’attendons-nous pour nous en servir en nous redressant devant ceux qui attaquent notre langue?

  5. le 16 jan 2008 à 10:12 marie louise t.

    …j,ai moppé une phrase… ils ont devenus de Bons Canadiens, élevant leurs enfants en français et en anglais, et en les envoyant dans les écoles du coin,,,, ..S’cusez…

  6. le 16 jan 2008 à 10:24 Lesdents

    M. Facal, une chance qu’on vous a. Il est vrai que les Québécois n’en ont, en large majorité, rien à foutre de leur langue. En fait, on voit notre langue et notre culture comme un vestige embarrassant du passé. Comme tout serait plus simple si nous étions tous anglais! En même temps, nous ne voulons pas renoncer à survivre au plan linguistique et culturel. Cette volonté de survivre, qui a quelque chose de pathétique dans la forme qu’on lui connaît, semble incapable de se transformer en volonté collective d’affranchissement.

    Autrement dit, le rêve secret qu’ont en commun bien des Québécois, c’est de n’être pas Québécois (et, préférablement, d’être canadien-anglais, américain ou britannique). Je suis toujours amusé et attristé de voir à quel point ceux de mes amis Québécois qui ont déménagé à l’étranger semblent en tirer une fierté sans bornes – comme s’ils s’étaient inconsciemment affranchis de leur condition de Québécois qui les affligeait. L’autre face de la médaille, c’est l’indépendance du Québec, qui est l’autre rêve que nous portons en nous. C’est ce rêve qui nous empêche de disparaître complètement. Quand ce rêve sera mort, le Québec le sera aussi parce que nous serons de plus en plus nombreux à faire le choix individuel et réfléchi de l’assimilation et de l’acculturation. Comme les Acadiens, les Lousianais et les Franco-Manitobains.

    En somme, nous voudrions être normaux, mais on n’y arrive pas, car notre nature profonde nous empêche de nous assimiler ou de nous affranchir.

  7. le 16 jan 2008 à 10:24 Sybille

    Bonjour Monsieur Facal et bravo pour votre chronique parue ce jour dans le journal de Montréal.

    Savez-vous Monsieur que de l’extérieur (je ne suis pas québécoise de souche), les québécois passent pour un peuple ardent défenseur de la langue française et fier de la parler. Quelle ne fut pas ma surprise, lorsque je suis arrivée dans ce beau pays (il y a 10 ans), de constater qu’en fait, on la défend contre l’ennemi anglais envahisseur, celui qui vient de l’extérieur, mais pas contre le ver qui se trouve dans la pomme… Je veux dire par là que la piètre qualité du français parlé et écrit ici en viendra probablement aussi facilement à bout que l’anglais qui s’insinue partout quotidiennement dans notre vie.

    Si l’on donnait aux jeunes le goût de parler et d’écrire, de lire, nous aurions dans nos têtes les meilleures armes pour préserver longtemps et sûrement la langue de Molière et de Félix Leclerc… Hélas, mère d’une ado, je constate combien la tâche est ardue : il y a des fautes même dans son bulletin scolaire.

    Bien à vous.

  8. le 16 jan 2008 à 11:28 Alexandre

    Que du vrai. Quand on aime, on fait tout pour continuer à aimer et à protéger. En fait, notre monde n’est pas normal. Je suis écoeuré d’entendre parler de la langue. Dans un monde normal, elle se parle toute seule, la langue.

    Je ne vois pas le problème de se faire servir en anglais… mais je trouve déplorable le fait qu’on nous prenne pour des chialeux. À l’époque des référendums et du temps du PQ, n’importe qui, parlant français, se faisait regarder du coin de l’oeil dans les rues de Montréal et… au pire des circonstances, ce francophone aurait été un raciste. Maintenant, depuis un certain temps, on est plus des racistes mais du monde accueillant, tolérant, serviable. Et voilà pourquoi…

    Qu’est-ce que nos enfants aiment le plus? La musique! Qu’est-ce qu’ils aiment le plus? De l’anglophone. J’avais demandé à un étudiant s’il écoutait plus de musique francophone que d’anglophone. Il m’a dit qu’il écoute de l’anglophone… parce que les francophones qui chantent sont des tapettes… J’avais juste le goût de lui dire : « Tu parles français! » Si je l’aurais dit, je n’aurais plus de dent. La violence monte au nez de tout le monde et on serait prêts à se casser la gueule pour n’importe quoi… même pour une langue. Ça me dérange pas de parler en anglais, mais de là à me faire traîter de raciste parce que je parle français ou que je suis tapette parce que j’écoute du Robert Charlebois par exemple… il y a une limite.

    Nous n’avons plus aucun respect. Sachez que le peuple Québécois est un peuple beau-parleur. Il veut seulement se faire remarquer en écrivant : « Moi je veux garder notre langue. » Il l’aura écrit avec des fautes, sans doute. Si notre langue s’éteint, c’est parce que le monde s’en fiche totalement et préfère mettre ça sur le dos de tout le monde, pensant qu’il est parfait… Si on serait parfait, on serait indépendant. On se laisse marcher dessus… parce qu’entre nous, on se marche par-dessus et on s’écrase. Oeil pour oeil, dent pour dent. On a semé cette controverse nous-mêmes… À nous de nous en sortir avec NOS moyens!

  9. le 16 jan 2008 à 11:34 marie louise t.

    ,,et j,aimerais ajouter que dans ma famille,,nous perpétuons le melting-pot. il y a des amérindiens , des écossais, des russes, des polonais , des arméniens,des français de Françe, des Anglais d,angleterre,des algériens, des egyptiens,des italiens, et oui ! des Canadiens de toutes les provinces (j’Ai une grande famille , ils étaient 18 enfants du coté de ma mére et 12 enfants du coté de mon père et j’ai de nombreux cousins et cousines,,, )et tous parlent le français qu’ ils restent au Québec ou dans le reste du pays…..quoique parfois ils doivent etre plus attentifs pour ne pas perdre leur droit d,avoir un service en français, chose qui n,est pas évidente dans le Grand Canada….et ils trouvent que les gens du Québec ne font pas grand chose pour les aider..ils seraient tellement heureux d,avoir une partie de ce que les gens d’ici ont sans devoir se battre,,,allez voir ce qui se passe du coté du coté français des autres provinces,,,, merci encore..mlt

  10. le 16 jan 2008 à 12:05 Lesdents

    Je voudrais nuancer mes propos et faire une remarque. Nous sommes nombreux à discuter, pour simplifier, des Québecois comme d’un tout. À ce titre, je voudrais rapeller que 49,2% des Québécois, dont 60% et plus de Québécois francophones, ont fait le choix de l’affranchissement en 1995. Ceux-là avaient à l’esprit l’amour de leur langue et de leur culture, ont dit qu’ils y tenaient. J’aimerais qu’on circonscrive le reproche à ceux au sein de la majorité francophones qui aiment tant courber l’échine.

    Mea culpa: j’intègre parfois, moi aussi, des réflexes tordus comme celui de reprocher à l’ensemble de la majorité francophone sa molesse, alors qu’il n’y avait en 1995 qu’un 40% de chiffes molles. C’est à eux et à eux seuls qu’il faut imputer nos graves problèmes identitaires.

  11. le 16 jan 2008 à 13:44 Noisette Sociale

    Monsieur Facal,

    Vous avez très bien exprimé mon sentiment face au débat sur la langue qui a cours au Québec actuellement… et depuis toujours.

    Je ne vois vraiment pas ce que je pourrais ajouter de plus pertinent sur le sujet.

    Vous avez d’ailleurs toujours fait honneur à la langue de Molière et c’est pour cela, entre autres, que j’éprouve beaucoup de respect à votre égard.

    Bonne journée!

  12. le 16 jan 2008 à 13:44 Intellex

    À Jean Chrétien qui disait «que voulez-vous…», Paul Piché : « Voilà c’que nous voulons… ».

  13. le 16 jan 2008 à 14:52 daveyy

    Je suis un anti souverainiste et je ne plie jamais l’échine sur l’utilisation du français en public ni en privé. Je me fais toujours servir en français en restant poli et en m’exprimant clairement, je m’efforce à parler et à écrire en bon français, j’ai élevé mes trois fils pour qu’ils en fassent de même. Nous sommes des québécois et très fiers de cela et nous n’avons aucun rêve secret de devenir autre chose.

    Je suis contre le projet souverainiste du PQ parce que, selon moi,il mènerait à un affaiblissement économique et démographique du Québec et accélérerait le dépérissement du fait français ici. Je déplore l’exagération des défaillances du Canada, sans nier qu’il y en a, ainsi que de la menace de l’anglais par les souverainistes pour de simples motifs électoraux évidents.

    Mais ce qui m’insulte le plus c’est de me faire accuser par les souverainistes d’un manque de patriotisme, ou d’être un colonisé, parce que je ne crois pas en leur projet. C’est précisément par esprit de patriotisme que je suis contre et aucun argument valable n’a encore démontré que ce serait bénéfique pour le Québec que de s’entredéchirer sur un projet aussi flou que la souveraineté avec le dollar canadien, l’armée canadienne, le passeport canadien, tel que proposé lors du dernier référendum.

    Et que dire du commentaire précédant imputant nos « graves problèmes identitaires » à ceux qui n’ont pas voté OUI. D’abord faudrait définir quels problèmes et pourquoi ceux qui ne suivent pas le PQ en seraient responsables.

    La fausse crisette du service en anglais au centre ville de Montréal illustre à quel point Mme Marois est désespérée. Incapable de faire passer son projet honnêtement par la grande porte, elle cherche un moyen de se valoriser en tant que défenseur de notre identité menacée. Sans menace, son programme tombe en désuétude, sans menace l’industrie de la souveraineté disparaîtrait et son pape, Gérald Larose, se verrait obligé de gagner sa vie autrement.

    Honnêtement, je crois que les pires ennemis de la souveraineté sont les souverainistes eux-mêmes. Ils ont passé 40 ans à essayer de la réaliser en se concentrant presque uniquement sur les moyens, les stratégies à l’atteidre qu’ils ont oublié le but ultime, quoi faire avec une fois réalisée. Ils sont incapables de parler d’une vision inspirante d’un Québec indépendant. Il n’y a jamais du positif, tout ce qui ne va pas est imputé aux autres, au fédéral, au ROC, aux immigrants et comble du comble, à ceux qui ne pensent pas comme eux.

    Ils ont un vocabulaire très limité et condescendant. Ils utilisent des termes tels affranchissement, libération nationale, décolonisation comme si nous étions une vraie colonie avec de la vraie misère et sont ils très déçus lorsqu’ils constatent confort et indifférence du petit peuple pour qui ils ne veulent que du bien.

    Si l’indépendance était si nécessaire, si bénéfique, nous n’avons qu’à organiser un simple vote, poser une question claire et voter à majorité oui et bingo on l’aurait notre indépendance. Pas besoin de guerre anti-coloniale, de soulèvement populaire, de souffrance, de misère et de morts, non un simple vote suffirait. Mais comme ils savent déjà la réponse, ils aiment mieux parler de « nous » de « gestes de rupture »,de nouvelles lois contraignantes pour justifier l’existence de la menace si nécessaire pour justifier leur existence.

  14. le 16 jan 2008 à 15:01 vindictater

    Encore une fois M. Facal excellent texte, a vous lire et a vous entendre on serait porté a croire que vous habitez une région lointaine si on vous compare a Vincent Marissal qui a des conclusions totalement différentes tout en étant dans la meme région. Je ne suis par contre pas pret a dire que les francophones n’aiment pas leur langue, vos exemples sont minces dans leur argumentation, tenez mon exemple, je joue au hockey dans l’ouest de la ville, mais coéquipier sont des anglos et meme si je parle anglais sans accent, ils ont toujours le réflexe de me parler en francais.
    Tout ca pour dire que c’est pas le peuple qui est responsable, c’est la situation du Québec qui nous ammene dans ce non-sens. Depuis quand un peuple doit exiger d’etre servi dans SA langue dans SA métropole, la réaction des fédéralistes, de Marco Fortier et meme de Pierre Curzi me jette a terre. Oui le feu est pris dans la maison, il est temps de colmater la breche pour de bon. Voila un autre exemple des applications non-tangible que la souvrainté aurait sur le Québec. C’est sur ce clou que le PQ doit frapper, non pas sur un renforcement de la loi 101 mais sur le fait que la souvrainté sécuriserait pour de bon le francais en Amérique du nord, au Québec et a Montréal.

  15. le 16 jan 2008 à 15:08 vindictater

    @ Daveyy

    Explique moi comment la souvrainté accélérerait le dépérissement du fait francais ici. Parce que moi je trouve que c’est tordu en crisse comme conclusion. De grace éclaire moi.

  16. le 16 jan 2008 à 17:50 Lesdents

    Salut Davey, ça me rappelle certains des débats tenus en 2007.

    Votre « argumentaire » me fait sourire. Jamais vous ne parlez de votre appartenance canadienne, et vous n’osez même pas dire que le Québec n’est pas une colonie, vous dites que nous ne sommes pas « une vraie colonie ». L’essentiel de votre propos repose sur les ennuis liés à la transition. Presqu’exclusivement. Comme je l’ai écrit ailleurs, je reconnais la validité de ces objections au projet souverainiste et nous pourrions en discuter à une autre occasion, une fois que vous aurez fait acte de bonne foi en lisant ce qui a été écrit sur le sujet, parce que manifestement vous ne l’avez jamais fait. Si vous l’aviez fait, votre propos serait plus nuancé. Lisez la biographie non-autorisée de Jacques Parizeau (Duchesne), laquelle renvoie à la plupart des documents de réflexion essentiels préparés sur les questions de transition : on y parle du territoire, de l’armée, de la monnaie, des questions économiques. Lisez aussi Dans l’Oeil de l’aigle, de Lisée, sur la reconnaissance internationale.

    Quant à nos problèmes identitaires, je constate que vous ne voulez pas voir. S’il n’y avait pas de problème identitaire, on n’en serait pas depuis presque 50 ans à être assis entre deux chaises quant à notre statut politique, à déployer temps et énergie à essayer des formules de toutes sortes pour rester au Canada tout en en sortant (et je note au passage que ce sont les fédéralistes qui y ont passé le plus de temps, pas les souverainistes). S’il n’y avait pas de problème identitaire, vous et moi serions d’accords et discuterions d’autre chose. S’il n’y avait pas de problème identitaire, le Journal de Montréal n’en ferait pas sa une. S’il n’y avait pas de problème identitaire, la question de savoir comment s’affirmer ne serait tout simplement pas à l’agenda politique. S’il n’y avait pas de problème identitaire, l’ADQ n’en aurait pas fait tout un plat. S’il n’y avait pas de problème identitaire, on ne passerait pas notre temps à scruter les statistiques pour y déceler un signe d’affaiblissement identitaire. Vous pouvez bien faire semblant de dire que tout ça c’est de la foutaise et que c’est des machins de séparatistes, mais il me semble que notre insécurité identitaire est précisément au cœur de notre vie collective depuis la conquête, et de notre vie politique depuis 50 ans.

  17. le 16 jan 2008 à 18:20 Mathieu D

    Pour une rare fois, je ne partage pas votre avis, M. Facal… Je ne suis pas prêt à croire, comme vous, que la grande majorité s’en fout de notre langue. D’abord, elle semble prétendre le contraire : n’importe quel sondage d’opinion sur la Loi 101 ou l’importance de la maîtrise du français nous renseignerait sans doute sur la fierté que ressent la majorité des Québécois par rapport à cette langue. Le fait français est la différence la plus significative entre le Québécois, l’Ontarien ou le résidant de la Nouvelle-Angleterre. Cette seule différence est d’ailleurs suffisante pour se reconnaître comme nation.

    Vous semblez poser l’hypothèse d’une incapacité chronique et collective d’affirmation de soi des Québécois (du moins quant à leur langue d’usage). Une sorte de psychopathologie collective ou je-ne-sais-trop… Bien que ce soit peut-être juste (plusieurs y croient), cette perspective déterministe est profondément décourageante et pas très utile à mon avis. À moins de vouloir entreprendre une sorte de psychanalyse collective, mais je doute que ce soit votre intention.

    D’autre part, peut-être que plusieurs Québécois sont fiers de leur langue mais, ne la sentant pas menacée outre mesure, ils n’attribuent pas de signification particulière aux comportements qui vous semblent incohérents. En d’autres mots, ils ont suffisamment confiance à la santé et à la force du français qu’ils ne perçoivent pas comme une agression à leur langue le fait de s’adresser en anglais à une dame anglophone bilingue. Tout comme, dans un autre contexte, plusieurs refuseraient sans doute de consommer dans une boutique montréalaise qui ne les sert qu’en anglais.

    Concernant l’enquête du Journal de Montréal, je partage entièrement le point de vue d’Yves Boisvert ce matin dans La Presse (http://www.cyberpresse.ca/article/20080116/CPOPINIONS05/80115296/5034/CPOPINIONS):
    « D’une manière ou d’une autre, la logique ne permet certainement pas de conclure de l’embauche d’une anglophone dans 15 commerces [sur 97 demandes] (dont une dans l’arrière-boutique) qu’il est difficile d’être servi en français. »
    « Des représentants de l’Office ont visité 2500 commerces de Montréal à l’automne 2006. Dans 80 % des cas, ils ont été accueillis en français. Dans les commerces qui les accueillaient en anglais, un sur deux les servait en français une fois que c’était exigé. Le français des consommateurs est donc très majoritairement respecté. »

    Je vous laisse le soin de lire le reste, si ce n’est déjà fait. À qui profite l’alarmisme ou les scénarios-catastrophes sur l’avenir du français ? Marissal exprime sensiblement la même opinion que Boisvert, de même que l’impopulaire fédéraliste André Pratte.

    @ Lesdents.
    Évidemment nous ne serons pas d’accord. Nous ne nous entenderons surtout pas si votre opinion du patriotisme, du courage et de l’affranchissement qui serait, paradoxalement, de se conformer aux doctrines souverainistes de Larose.
    Mais, juste pour préciser, j’avais 17 ans en 1995 et je n’ai pu voter du tout au référendum. Je ne me sens donc pas visé par vos insultes… Ouf!

  18. le 17 jan 2008 à 1:22 Mathieu Dumais

    Le recul du français… Faut pas charrier.

    La journaliste en question a fait 97 applications. Seulement 15 l’ont rappelé. 82 ne l’ont pas fait.

    Le Conseil de la lanngue française a effectué une enquête en 1986 auprès des commerces de Montréal. 90% d’entre eux offrait un service en français. Ils ont refait la même enquête en 2006, avec les mêmes résultats. Y a vraiment pas de quoi s’énerver.

  19. le 17 jan 2008 à 8:28 marie louise t.

    ——-OUI.Il faut sauvegarder le Français,—-oui,—- il faut tout faire pour bien le faire apprendre aux élèves ,que çe soit à la maison, à la garderie,à la maternelle ,au primaire ,au secondaire, au cegep, au collège ,à l’université.—et obliger les annonçeurs, commentateurs, vedettes du petit écran,chanteurs, musiciens. joueurs de hockey,auteurs de téléromans, etc etc , il faut exiger de tous qu’ils laissent le Joual à l’écurie,et qu’ils parlent le Français, -pas un patois,sinon, nous allons devenir comme la Louisiane, ——- pour se faire, il faut revenir aux méthodes qui ont fait leurs preuves,— aux dictées, aux analyses, aux compositions, —réapprendre les raçines grecques et latines, faire lire obligatoirement les auteurs et classiques et du pays,etc etc .—————-les nouveaux émigrés ont peut-etre plus de  »chançes «  »que les élèves des cours courants, leurs profs ont des bonnes bases en français,———-, je connais une jeune femme , qui est prof d,anglais. langue seconde. auprès d’italiens et d’espagnols…et ses èléves parlent très bien le français en plus de leur langue maternelle italien et espagnol.—————..ces jeunes vont déjà avoir une meilleure base quand ils vont etre sur le marché du travail…avec trois langues parlées couramment,—-,,leur façon de parler est meilleure que celle de nos jeunes qui ne se forçent pas pour bien parler,— genre,,t’sé, j’veux dire ,chose.style -//-qu’est -ce que le PQ va faire? c’est bien sous MMe Marois que la réforme à commencée,,—,??…- -

  20. le 17 jan 2008 à 9:07 marie louise t.

    …depuis le début du temps de fêtes, je regarde art-tv, et je revois avec joie les programmes du temps (1950 -1970) —- à la boite aux merveilles,—- il y a Bobino, le capitaine maboule, picolo, sol et gobelet,la boite à surprise, etc etc ,, et toute la bande qui accueillait les jeunes vers quatre heures à radio-canada,le français parlé est bien parlé, toutes ces personnes ont su comment donner aux jeunes le gout de bien parler leur français, les émissions de jeunes aujourd’hui que ce soit à télétoon, ou à vrak,et aussi à music-max ou musique-plus,,,sont parfois bien mal parlées,, les animateurs ne s’en donnent pas la peine . le joual est à la mode…hélàs…

  21. le 17 jan 2008 à 9:09 Daveyy

    Il aurait été intéressant qu’un autre journaliste fasse les mêmes demandes d’emploi mais en se disant unilingue français.

  22. le 17 jan 2008 à 10:02 René P.

    @daveyy

    Vous semblez dire que c’est par patriotisme envers votre peuple que vous acceptez que celui-ci soit dominé par le peuple canadien-anglais?Mais là, je crois que vous avez vraiment un problème d’identification. Je crois que vous souffrez du phénomène de l’identification à l’agresseur…ce qui implique que vous avez peur pour votre survie…et vous refusez de reconnaître cette peur en disant que ce sont majoritairement (60%) les francophones qui sont dans le champs. Lorsqu’on en est rendu à croire qu’on est seul à avoir le pas, on a un problème.Il faut que vous sachiez qu’on devient libre lorsqu’on cesse d’avoir peur. Ceci est aussi valable pour un peuple que pour un individu.
    J’espère vraiment que vous puissiez vivre librement,sans peur.

  23. le 17 jan 2008 à 12:11 Lesdents

    Je voudrais rapeller ici que le propos de M. Facal ne repose qu’accessoirement sur l’enquête du Journal de Montréal. Si on veut lui répliquer, il faudra donc non pas minimiser l’importance de l’enquête du Journal de Montréal, mais discuter du thème plus large de l’attachement des Québécois à leur langue.

    Mathieu dit: « n’importe quel sondage d’opinion sur la Loi 101 ou l’importance de la maîtrise du français nous renseignerait sans doute sur la fierté que ressent la majorité des Québécois par rapport à cette langue ». M. Facal ne nie pas que des sondages puissent étayer une telle conclusion. Toutefois, il dit, et je suis tout-à-fait d’accord avec lui, que beaucoup de Québécois disent aimer leur langue (en théorie, dans les sondages), mais se conduisent comme s’ils ne l’aimaient pas. Autrement dit, ils ne sont pas conséquents.

    Et Mathieu, de grâce ne me parlez pas de Gérald Larose. Je ne comprends pas ce qu’il fait à la tête du Conseil de la souveraineté… Comme s’il manquait de syndicalistes à la tête du mouvement souverainiste!

  24. le 17 jan 2008 à 12:12 daveyy

    @René P.

    Le projet du PQ version 1995 n’était pas un projet pour l’indépendance mais pour une nouvelle association avec le Canada dans laquelle nous conserverions le dollar, l’armée et le passeport cannadien. Vrai ou faux ?

    C’est pourquoi je dis que ce projet était mauvais pour le Québec. Car nous aurions eu à subir les turbulences à Pauline pendant combien de temps, nous aurions réveillé les esprits irrédentistes au ROC avec des conséquences imprévisibles, mais sûrement pas très plaisantes, peut-être en provoquant un autre exode, etc etc et tout cela sans avoir notre indépendance complète. Tant qu’à y aller, pourquoi pas l’indépendance pure et simple?

    Je persiste et dis que nous sommes déjà libre de nos choix politiques. Nous n’avons qu’à voter OUI. Il n’y a personne de l’extérieur qui nous empêche de le faire. Arrêtez-donc de blâmer toujours les autres pour les échec de votre projet. Arrêtez de dénoncer une domination qui n’existe que dans votre imaginaire. Vous parlez de « l’agresseur  » comme si nous vivions dans une dictature ou une occupation militaire étrangère. Ça sonne faux et ça affaiblit vos arguments plus valides.

    Je reconnais qu’il y aurait certains avantages non-négligeables d’être un pays indépendant. Est-ce que le risque vaut la récompense? Là est toute la question. Mais la poser cette question ne fait pas de moi ni un peureux, ni un traître, et encore moins un propagandiste à épouvantail, mais plutôt un pragmatique.

    @ lesdents

    Le diable est toujours dans les détails. Niez des problèmes de transition- c’est pas parce que Jacques Parizeau a voulu diminuer les conséquences pour des fins électoralistes- ( et oui, le camp fédéraliste a exagéreé les inconvénients, pour les mêmes motifs électoralistes)- qu’ils n’existent pas. Le plus gros problème de transition quant à moi est celui d’avoir à mener un peuple profondément divisé sur une question fondamentale à traverser une période difficile sans éclatement.
    Faire l’indépendance avec 50,1% de gens qui ont voté pour l’association m’apparaît très risqué et comporte de fortes chances de dérapage sérieux. Par contre, une bonne majorité pour l’indépendance complète inviterait les opposants à se rallier, donc à en garantir le succès.

    Si on examine les conséquences politiques des deux référendums perdus, on constate que le résultat est un affaiblissement politique, économie et démographique pour le Québec. Il faut être masochiste pour vouloir répéter le même scénario ad nauseam.

  25. le 17 jan 2008 à 13:29 Joseph Facal

    Je n’attache aucune valeur aux sondages qui montrent qu’une grande majorité des gens «disent» trouver «importante» la question de la langue. Quand les gens sont sondés, ils «savent» la réponse «correcte» à donner. Même chose pour ces absurdes sondages où l’on demande aux gens s’ils sont racistes, homophobes ou s’ils trompent leur femme. Que pensez-vous que les gens vont répondre en grande majorité ? Ce qui compte, ce sont les agissements au quotidien…et je les trouve tristement révélateurs.

  26. le 17 jan 2008 à 13:57 Lesdents

    À Davey: « Le plus gros problème de transition quant à moi est celui d’avoir à mener un peuple profondément divisé sur une question fondamentale à traverser une période difficile sans éclatement. »

    On se comprend très bien. Vous avez parfaitement raison: je vous lève mon chapeau. Si nous étions 70% à appuyer la souveraineté, le problème de la transition serait assez mineur. Lisez Sortie de secours de JF Lisée. Il y parle de sondages qui révèlent qu’une majorité de Québécois très très nette de Québécois seraient prêts à voter OUI s’ils avaient la conviction qu’une majorité claire de Québécois votaient aussi OUI. Autrement dit, beaucoup de Québécois ne veulent pas voter OUI parce qu’ils craignent que les autres lâchent à la dernière minute. Dit autrement: on est très moutons: si le voisin vote OUI, alors je vote oui aussi. dois-je comprendre que vous faites partie de ces gens qui se laisseraient convaincre si les autres se laissaient convaincre? C’est un peu le même raisonnement que certains membres du conseil des ministres et indépendantistes influents (dont Lucien Bouchard) ont tenu un peu avant le référendum de 1995. S’ils avaient un peu moins appliqué les freins (parce qu’ils craignaient que les Québécois se dégonflent) et un peu plus appuyé Jacques Parizeau, on en serait p-e pas dans ce cul-de-sac en ce moment.

  27. le 17 jan 2008 à 19:44 jcpomerleau

    Certains disent que l’enquête du J de M ne serait pas concluante. Mme La Ministre St Pierre fait référence à une étude de L Office de la langue française pour nous rassurer.Mais peut on voir cette enquête.

    M Patrick Bourgeois (Le Québécois) cherche à l’obtenir depuis un an, sans résultats. Qu’est ce que le Gouvernement a à cacher

    __________________________________________
    Qui a vu l’étude en question?

    Le Québec est décidément une terre où se pratique drôlement la politique. Le manque de transparence est trop souvent ici flagrant.

    Ces derniers jours, une journaliste affiliée au Journal de Montréal a démontré, à l’aide d’un reportage effectué selon une méthodologie tout à fait correcte, qu’il est très facile de se faire engager dans des boutiques de Montréal même si l’on parle exclusivement l’anglais. Ce qui prouve par le fait même qu’il est de plus en plus difficile, pour les Québécois, de se faire servir en français dans la métropole québécoise.

    Constatant les faits, le pouvoir libéral a tenté de tempérer la situation. Selon les libéraux, le français se porterait malgré tout assez bien à Montréal. Pour le prouver, la ministre de la Culture et des Communications, Christine Saint-Pierre, a souligné qu’une étude produite par l’Office québécois de la langue française à l’automne 2006 établissait très clairement que 90% des commerces de Montréal fonctionnent en français! Cette information se retrouva, telle quelle, dans à peu près tous les médias du Québec. Elle permit à Mme Saint-Pierre de justifier de façon convaincante la décision de son gouvernement libéral de ne point durcir la Loi 101, de façon à corriger les failles de cette mesure législative qui apparaissent de plus en plus clairement aux yeux de tous.

    Or, il semblerait que les journalistes aient omis un détail : vérifier l’information qu’ils colportent ainsi allègrement. S’ils l’avaient fait, ils se seraient aperçus qu’il n’est pas possible pour quiconque de consulter l’étude en question. L’OQLF refuse toujours aussi obstinément de la rendre publique. Les résultats de cette enquête pourraient fort bien être à l’effet que seulement 50% des commerces fonctionnent en français à Montréal, et non pas 90%, que nul ne pourrait le savoir. On ne peut pas davantage, dans de telles circonstances, vérifier si l’enquête menée par les agents de l’OQLF a été effectuée selon les règles de l’art. On ne peut même pas connaître les résultats précis de cette opération. C’est tout dire! Et je sais de quoi je parle, ça fait un an que je tente d’en obtenir une copie via la Loi d’accès à l’information.

    Malgré tout ce manque de transparence, cette obscure étude qu’on dissimule au peuple est quand même utilisée par un gouvernement pour ainsi faire croire aux citoyens que le français va beaucoup mieux au Québec que ce que certains prétendent. C’est surréaliste et c’est très inquiétant pour la démocratie québécoise.

    P.B.

    Qui a vu l’étude en question

  28. [...] me désole Depuis hier que je lis et relis avec délice (et désolement tout à la fois) le dernier billet dans le blogue de Joseph Facal à propos du débat sur la langue française qui a cours au Québec [...]

  29. le 18 jan 2008 à 7:35 marie louise t.

    qu’est- ce que ce débat sur la langue franÇaise va donner comme résultat ? on aura beau jeter le blame sur tout le monde, accuser tous et chacun, se déchirer les chemises-faites-en chine, se mobiliser dans les rues pour endurcir la loi 101 , mais concrètement, que pouvons nous faire ? la génération des années 1970-2000 n’ont pas bien appris le français à l’école, cette génération ne sait pas écrire,ne sait pas parler,ne sait pas lire correctement LE français..à qui la faute ? aux libéraux,? aux péquistes,?à l’union nationale?, aux méchants fédéralistes?, aux nouveaux venus? qui à été en charge de l »enseignement du français ces trente dernières années? qui sont les profs? qui à décidé de ne plus exiger des bonnes notes ? qui à érigées les bases de l’enseignement de notre langue nationale ? qui à commencée la réforme de l,enseignement ? —cela fait beaucoup de remises en questions , cela demande un bon examen de conscience de ceux qui ont été et -qui sont à la tete du ministère de l,enseignement—, les lois votées par le gouvernement en place ne le sont-elles pas aussi par les partis d,oppositions actuels ou anciens ?—qu’est que cela va nous donner de crier et de crier encore s’il n’ y à rien de concret qui ce fait,,? le monde se tanne de ceux qui crient et qui se tassent quand il faut prendre position,ce N’est pas nécessaire de faire des marches dans les rues, il faut commençer dans notre quartier en exigeant, oui, du français, mais du bon français que ce soit le dépanneur ou du simple citoyen qui ne sait pas écrire le français,,,regardez les annonces-pancartes sur votre chemin.ou les petites annonçes du journal,..c,est effarant les fautes qu’on y trouve ,,,exemple—la simple mention  »ouvert-fermé_ » se retrouve — ouvert-fermer– etc etc …on peut en trouver dans toutes les villes de la province…et faire son mea culpa sur la permissivité ?!(ouf) de nos gouvernements passés et présents,,,que nous réserve l,avenir ? .merci–,marie louise t.,

  30. le 18 jan 2008 à 7:51 marie louise t.

    oups.. je pense que je me suis trompée, je voulais, bien sur, parler du ministère de l’éducation, s’cusez–

  31. le 18 jan 2008 à 11:43 daveyy

    @lesdents

    Enfin nous sommes d’accord. Qu’une bonne majorité appuie l’indépendance pure et simple, et non l’association, et nous sommes en voiture. Mais vous ne voyez pas un gros problème, le fait qu’aucun sondage depuis 40 ans ne donne plus de 30% à l’indépendance. Comment rallier autant de gens ?

    J’aimerais vous lire là dessus.

  32. le 18 jan 2008 à 13:59 C. Perron

    À Daveyy.

    En 1995, 61% de Québécois de souche on voté pour un pays de langue française ne laissant que 39% pour le non. Ce n’est pas une abstraction, c’est un fait

    Bien sûr en démocratie, tout les Québécois de toutes origines ont le droit de vote. Etant démocrate je ne m’en offusque pas.

    Il y a longtemps, le peuple canadien-français, aujourd’hui appelé Québécois, était qualifié de peuple de porteur d’eau.

    Sachez cher ami qu’un certain 30 octobre 1995, 61% de ce peuple s’est libéré à jamais de cette expression que nos compatriotes anglais aimaient nous affubler, en voulant se donner un pays de langue française.

    Pour terminer, comme l’a demandé un autre blogueur, en quoi un pays francophone portant le nom de Québec, pourrait nuire à la langue française?

  33. le 18 jan 2008 à 14:27 Lesdents

    C. Perron, vos propos sont troublants. J’ai toujours été de ceux qui n’ont aucune hésitation à parler de la majorité francophone du Québec sans m’excuser. Mais quand j’en entend parler des « de souche », j’avoue que ça me mets en rogne – je vous invite à réfléchir sérieusement à vos propos. Ce peuple-là (canadien-français ou québécois), dont vous parlez, comprend bien sûr des personnes qui sont « de souche française » (mais entre vous et moi, qu’est-ce qu’on en a à foutre de la couleur de votre sang), mais aussi des personnes qui sont d’autres origines et qui se sont intégrées en français, à un point tel que le français est devenu leur langue première, leur langue d’usage quotidien, la langue qu’ils parlent à la maison. De même, leur culture est clairement québécoise, de même que leur identité. Qu’ils aient la peau noire ou jaune, ou que leur nom ne soit pas français ne change rien à l’affaire. Je ne comprends pas que certains soient encore assez bêtes pour parler des « de souche ». Cela me mets hors de moi.

  34. le 18 jan 2008 à 14:50 Jacques Boulanger

    L’Empire contre-attaque

    Tout le monde y a passé! J’étais sur Cyberpresse ce matin et voilà-t-y pas que je vois mon Alain Dubuc dans la vidéo! Il ne manquait plus que lui! Marissal y a passé, Boisvert, Pratte bien sûr et Alain Dubuc. Tout le monde y était. Belle concertation. Il y a certainement eu une réunion de production. Je ne sais pas si notre ami Lagacé y participait? Si c’est le cas, chapeau! Chapeau d’avoir résister au tsunami. Il doit se sentir un peu isolé dans cet aréopage de mercenaires à la solde de l’Empire.

    Personne encore ne s’est posé la question. Que serait-il arrivé si la journaliste s’était présentée comme unilingue… francophone? Aurait-elle pu se trouver en si peu de temps 15 emplois? Lui aurait-on dit : c’est pas grave, les anglophones parlent tous le français? Puisque c’est connu qu’ils le parlent tous, mais ne le comprennent pas! Poser la question, c’est comme lui répondre. Mais ça, bien sûr, l’Empire ne voudra pas que ses sbires s’engagent sur ce terrain.

    Alors combien de temps encore ces valeureux combattants du Vide Absolu pourront-ils résister à l’assaut des forces de l’Alliance go-gauche nationaliste?

    Je crains fort qu’un jour à la fin ils s’épuisent à force de rabaisser, ratatiner, tenter de réduire à néant l’effort de tout un peuple pour garder vivant son héritage.

    Ça me rappelle l’épisode de la montre dans Fiction Pulpeuse, le film du génial Tarantino. On y voit le personnage de Butch (Bruce Willis) faire une scène terrible à cause d’une montre perdue. Je vous raconte pas le film. Mais dans cet épisode, on voit l’importance de cette montre quand le capitaine Koons (Christopher Walken) raconte à Butch (alors enfant) que cette montre est l’héritage de son arrière-grand-père et que, prisonniers des Viets, lui et son père se l’étaient mise dans le cul pendant 5 longues années pour éviter que les Viets ne la confisquent.

    Alors pour notre identité, c’est pareil. Ça fait 400 ans qu’on l’a dans la peau, alors c’est pas demain qu’on va chier dessus!

    P.S.: Merci M. Facal d’être là, de défendre nos intérêts et de donner la réplique aux Mercenaires de Gesca.

  35. le 18 jan 2008 à 14:52 C. Perron

    À les dent.

    Je vois que les mots vous font peur. Hélas!

    Le mot chien ne mord pas. Ça me fait rire les gens qui ont peur des mots. Le Québécois dit de souche existe bel et bien ne vous en déplaise.

    Bien sûr que j’adore voir un Maka Koto, une Bibiane Barbeault un Luck Merville, une Maria Mourani ou une Meillie Faille parler en mon nom. Mais pour cela faille-t-il oublier que moi Québécois de souche adore acceuillir en son sein des gens de toutes origines.

    On a réhabiliter le nous, quand va-t-on réhabiliter l’expression « Québécois de souche »? Vous pensez peut-être qu’il n’existe pas le Québécois de souche? Regardez autour de vous, il y en a plein.

    Faut pas virer fou avec cette expression. Vous pensez que les Américains ne l’utilise pas. Vous pensez que les autres nations ne l’utilise pas?

    Je ne suis pas polititien, la langue de bois connait pas.

    De plus vous me donnez raison dans votre phrase « Ce peuple-là, dont vous parlez comprend bien sûr des personnes de souches française »

    Vous ne voulez pas le dire mais vous le dites.

    Désolé pour vous les dents, mais « le temps de la culpabisation » est passé chez moi et je l’ai foutu à la porte.

  36. le 18 jan 2008 à 17:07 Mathieu D

    @ Lesdents et @ Joseph Facal :
    Les Québécois auront beau prétendre aimer leur langue, ils peuvent même s’en convaincre profondément, l’important est qu’ils ne semblent pas (à vos yeux du moins) agir de façon congruente. Je partage entièrement votre opinion là-dessus

    Toutefois, il est facile interpréter les comportements d’autrui selon nos propres critères de référence. Comment se comporter de façon cohérente au principe « être fier de sa langue »? Certains prétendent qu’il n’y a pas mille façons : ils adhèrent à une sorte de code de conduite implicite qui prescrit les attitudes et comportements appropriés pour la « survie de la langue ». Ainsi, le Québécois fier de sa langue serait 1) souverainiste; 2) il craint la menace de l’anglais et se mobilise continuellement pour la contrer; 3) il est préférablement unilingue français ou il ne se sert de l’anglais qu’en cas de stricte nécessité; 4)…

    Bien sûr que je caricature. Je veux simplement soulever qu’il y a plus d’une façon, à mon avis, « d’aimer notre langue » ou d’en être fier.

    Je ne suis pas souverainiste et je crains probablement moins que vous un recul du français. Par contre, je refuserais de consommer dans une boutique montréalaise qui ne pourrait me servir en français (même si cela ne m’est jamais arrivé). Je me fais un plaisir courtois d’informer un touriste anglophone dans sa langue, mais je l’accueil et le salue en français. Je m’efforce de parler et d’écrire un français de bonne qualité. Enfin, je m’attends à pouvoir vivre convenablement au Québec en français sans ne subir aucun préjudice. En revanche, je sais aussi que l’apprentissage d’autres langues (particulièrement l’anglais) est nécessaire pour s’ouvrir sur le monde.

    Le fait de ne pas être alarmiste ne rend pas systématiquement quelqu’un incohérent dans sa fierté d’être français en Amérique. Mais bien sûr, tout pourrait toujours être mieux…

    Lesdents : désolé de vous avoir associé à Gérald Larose, je reconnais que ça pouvait être un peu insultant! En passant, je seconde votre opinion concernant les « de souche ».

  37. le 18 jan 2008 à 18:25 C. Perron

    Il y a des gens pour qui être de souche est un anathême. Bizarre!

  38. le 19 jan 2008 à 10:04 marilou

    1 = comment defini -t-on quelqu’un qui est de souche? 2= celui qui est né ici? 3= celui qui à ses parents qui sont nés ici? 4= celui qui à ses grands-parents qui sont nés ici? 5=celui qui a des ancetres ici depuis X générations? 6=celui qui a des ancetres amérindiens ?—-les anglais qui sont ici depuis le tout début de la colonie ,sont-ils de souche? moi,du coté de ma mère cela fait 11 générations et du coté de mon père la deuxième génération,,,suis-je de souche ? mes neveux enfants de père français né en France, et de ma soeur née au Québec, sont-ils de souche?—–mon père né d’un père né en Belgique et d’une mère amérindienne est-il de souche?, lui qui est la première génération née au Québec du coté de son père mais qui du coté de sa mère amérindienne demeure ici depuis les débuts de fondation de l,amérique du nord ? comment faire la nuance entre né-natifs,? de souche,? pure laine,? celui ou celle qui décide de venir s’établir ici à autant le droit de s,exprimer que celui qui vit sur les bords du ST_LAurent depuis des lunes…

  39. le 19 jan 2008 à 11:24 René P.

    Si cela fait problème d’employer l’expression « de souche » c’est tout simplement parce qu’on ne spécifie pas de quelle souche il s’agit quoique le contexte la sous-entend. Un québécois de souche, c’est dans 80% des cas un francophone. Ceci étant, il y a aussi des italiens de souche, des anglais de souche,etc…Pour être de souche, il suffit d’être né en terre québécoise. Il faut voir aussi que les souches établies depuis longtemps sont généralement mieux adaptées. C’est pourquoi, lorsqu’on parle des québécois de souche, on devrait comprendre qu’il s’agit de la souche la mieux adaptée au contexte géopolitique québécois.

  40. le 19 jan 2008 à 14:14 C. Perron

    À Marilou,

    Tout les Québécois ont le droit de s’exprimer peu importe qu’ils soient ici depuis longtemps ou tout récemment.

    Ce que je veux dire c’est que l’expression Québécois de souche n’est pas une tare. Une chose que l’on doit cacher sous peine de racisme ou xénophobie. En démographie, on dit bien « famille souche » sans que cela débouche sur des débats stériles.

    Je suis Québécois de souche, mes ancêtres sont ici depuis 1640. C’est tout. Il n’y a pas de débâts, c’est juste un fait.

    Lorque je me trouve devant un immigrant, je ne me sens pas supérieur ni inférieur. Je suis devant un être humain, Québécois en devenir, qui pourra bien choisir la philosophie politique qu’il lui plaira.

    L’espression « Québécois de souche » est vilipender par les fédéralissss pour mettre les vilains séparatissss sur la défensive. Moi, ces attaques là me laisse totalement indifférent.

    Je vous l’ai dit, lorsque « le temps de la culpabilisation » a sonné à ma porte, je l’ai foutu dehors.

  41. le 19 jan 2008 à 14:59 marilou

    Merci .pour le renseignement, ce n,est pas juste ici qu’il y a un débat sur les gens dit-de -souche, SégolÈne a eu à faire façe au meme dilemme aux dernières élections de l’hexagone,,,,

  42. le 19 jan 2008 à 17:43 Adam

    @ Aux defenseurs de la notion de quebecois de souche.

    Cette notion a ete utilise par bon nombre de souverainistes (politiciens, journalistes et artistes) et se limitait aux francophones catholiques.

    Par exemple Le fameux  »Nous » de Parizeau n’inclut pas l’anglophone qui a des ancetres de plusieurs siecles dans la province. Encore moins l’immigrant de premiere generation qui maitrise la langue francaise.
    Merci a tout ceux qui me rappelle que mon vote de 1995 ne compte pas.

    Mais bon libre a vous de deguiser, cuisiner, maquiller vos propos qui ne sont en fait qu’un racisme soft, representatif de l’idee que bon nombre de francophone catholique qui n’ont que tres rarement eu l’occasion de frequenter d’autres cultures.

    Le nouveau arrivant, ou plutot l’arrivant permanent n’est pas dupe. Ce n’est pas pour rien que l’appui a la cause souverainiste a toujours ete aussi bas. Et non ce n’est pas parce qu’on est  »cave », ou manipuler par Ottawa. On est en moyenne bien mieux eduquer que la majorite quebecoise.

    It takes quality to know quality…

  43. le 19 jan 2008 à 23:10 Rodrigue Guimont

    Plusieurs d’entre vous semblent confondre Québécois tout court et « Québécois de souche ».

    Les ancêtres des « Québécois de souche » sont arrivés au pays (Nouvelle-France) au XVIIe siècle. Ils étaient contemporains des Quakers et autres puritains anglais des premiers colons de la Nouvelle-Angleterre. Ces Français d’origine devenus « Canayiens » au fil des générations sont le noyau dur de notre culture québécoise.

    Si je m’expatrie en Haïti, en Grèce ou en Italie il ne me viendrait pas à l’idée de me réclamer « Italien de souche », « Grec de souche » ou « Haïtien de souche », pour la simple raison que mes ancêtres n’ont pas contribué à fonder ce pays. Je ne peux prendre une identité qui n’est pas mienne.

  44. le 20 jan 2008 à 9:44 Jean Berthiaume

    Le PQ : Le voyage astral comme politique….

    La dernière semaine nous aura au moins permis de nous convaincre du peu de sens des réalités aux hautes instances de ce parti.

    Dans un Québec aux hôpitaux délabrés, aux finances publiques piteuses, aux écoles déboussolées par une réforme absurde et aux ponts qui tombent, les gens du PQ n’en ont que pour leur obsession : C’est terrible, les anglophones parlent anglais…

    La meilleure carte de visite pour faire du Québec un état souverain serait de bonnes écoles, de bons hôpitaux et des impôts raisonnables. Mais ça semble trop difficile pour le PQ …C’est tellement plus facile de faire du millage électorale en tapant sur le clou anglophone…

    Gens du PQ, soyez inquiets, les québécois ne sont pas stupides et pourraient fort bien appliquer notre devise : ‘’Je me souviens’’….

  45. le 20 jan 2008 à 9:55 René P.

    A Adam

    les anglais qui ne sont pas inclus dans le « nous » sont ceux qui s’excluent eux-mêmes. Les anglais n’ont jamais voulu, et c’est encore le cas aujourd’hui, s’associer ni de près ni de loin aux francophones. Racistes les francophones? Faut être anglais ou pro anglais pour dire cela. L’histoire du Canada anglais s’est construite sur le racisme envers les francophones. Les anglais n’ont jamais hésité à soulever les immigrés et les amérindiens contre les francophones. Ceci étant dit, l’attitude des anglais a toujours été de projeter chez les francophones leurs défauts qu’ils ne savent regarder en face.

  46. le 20 jan 2008 à 10:05 René P.

    A Rodrigue Guimont

    Si vous vous expatriiez en Haiti, il est vrai que vous ne pourriez pas vous identifier comme étant de souche. Cependant, si vous étiez né en Haiti de parents italiens (par exemple), vous seriez un Haitien de souche italienne alors que vos parents seraient des Haitiens d’adoption.

  47. le 20 jan 2008 à 10:15 René P.

    A Jean Berthiaume

    Je suis tout à fait d’accord avec le fait qu’une bonne « carte de visite pour faire du Québec un pays souverain serait d’avoir de bonnes écoles, de bons hôpitaux et des impôts raisonnables ». Mais pour réaliser cela, il faut aller chercher notre argent qui est actuellement contrôlé par Ottawa i.e. le Canada anglais. Le voyage astral, comme vous dites, consiste à croire que l’autre sait mieux que vous-même ce qui est bon pour vous. Ca c’est vrai pour le foetus mais pas pour un individu adulte mature et autonome.

  48. le 20 jan 2008 à 10:36 Arnold Schwartz

    @ Jean Berthiaume,

    À entendre les Québécois se plaindre de payer trop d’impôt, Nous pourrions croire que nous vivons dans l’État le plus riche de la planète. On m’a toujours dit que les 80% des Québécois gagnaient aux environs de 35000$/an. À ce niveau de salaire les Québécois sont avantagés par rapport à la majorité des pays du G7.

    J’ai hâte que ce mythe du Québécois trop imposé soit enfin brisé et que l’on regarde la vérité tel qu’elle est. Pour payer plus qu’ailleurs un célibataire doit gagner plus de 65000$/an ou une famille gagner plus de 125000$/an. Si vous gagnez moins vous êtes avantagés au Québec et à moins que nous soyons devenus riche dernièrement, la grosse majorité gagne moins que ça. Je suis  »tanné » d’entendre que les Québécois sont trop imposés, arrêtez de vous cachez derrière des écrans de fumé et dîtes ce que vous pensez: »Je gagne par exemple 100000$/an et je voudrais payer moins d’impôt, plutôt que de laisser croire que la majorité est trop imposée. Comme l’opinion de Jeff Fillion, au moins ce con n’avait pas peur de ses convictions, ils disaient que les petits salariés devraient payer plus pour donner des baisses d’impôt aux plus gros salariés, parce qu’à son avis, ces derniers (incluant lui-même bien sûr) sont le moteur économique du Québec.

    Arnold

  49. le 20 jan 2008 à 12:08 Jean Berthiaume

    @Arnold Schwartz

    Le scandale du taux d’imposition est le suivant: avec de tels impôts on devrait avoir les meilleurs services publics du continent mais ce n’est malheureusement pas le cas…La vraie question est pourquoi? Le Parti Québécois ne nous amènera pas la réponse: ça pourrait indisposer cetains de leurs partenaires nécessaires pour La Cause..

    Des avancées concrètes pourraient être faites IMMÉDIATEMENT dans nos champs de compétence…Avec du jugement et du courage, rien de plus….

  50. le 20 jan 2008 à 12:13 C. Perron

    À Adam,

    Vous écrivez « au défenseur de la NOTION de Québécois de souche ».

    Ce n’est pas une NOTION, c’est un fait historique, tout comme on dit en démographie les « familles souche du Québec ».

    Voulez-vous arrêter de traiter un fait de notion.

    Je suis Québécois de souche, je ne l’ai pas voulu. Je ne me gargarise pas avec ça, mais c’est comme ça. Je n’y peux rien. Mes ancêtres sont arrivé en 1640 et ils ont bâtis un pays qu’on a appelé Canada. Pays qui n’existait pas avant.

    Les fédéralistes, de peur que l’identité québécoise se raffermisse chez leurs congénères, nient leurs propres racines. Misère que vous êtes petits.

    à Berthiaume,

    Vous dénigrez le PQ pour les écoles, les hôpitaux, les finances publiques etc…

    Vous n’êtes peut-être pas au courant mais c’est les Libéraux qui mênent le Québec depuis 5 ans. Je vous ferai remarquer que depuis 1867, le PQ n’a gouverné qu’environ 15 ans. À qui la faute alors? Aux fédéralisss ou aux séparatissss. Ça ne vous tenterait pas de ramasser toutes vos billes et de vous administrer tout seul sans votre grand frère d’Ottawa?

    Vous êtes pas tanné que votre grand frère administre 50% de votre paye et qu’il se mêle constamment de votre vaisselle, de votre frigidaire et même de vos vidanges.

    Moi mossieu, je suis tanné. On est sûrement pas fait de la même farine.