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Les clowns sont fâchés

À moins d’être parti grimper l’Everest, impossible, si vous êtes Québécois, de ne pas avoir entendu parler de cette amusante vidéo dans laquelle trois vedettes dénoncent les coupures dans le budget de la culture du gouvernement Harper.

J’ai pourtant de gros doutes sur l’efficacité du geste.

Ne me comprenez pas de travers : je ne blâme pas ces artistes de s’engager et je déplore moi aussi ces coupures.

Dans la pile, il y a certainement quelques subventions difficilement justifiables, comme il y a sûrement des projets qui mériteraient du soutien et qui n’auront rien. Mais au total, il est ridicule de croire que la culture est trop soutenue par les fonds publics, et il faut être furieusement ignorant pour s’imaginer que les arts devraient s’autofinancer.

Stephen Harper fait le pari que la culture est synonyme de gaspillage pour la majorité des électeurs. Parce qu’ils ne savent pas la part microscopique de la culture dans le budget du gouvernement, qu’ils mesurent mal ses retombées réelles, et qu’ils s’imaginent à tort que tous les artistes vivent comme les seuls qu’ils connaissent : les stars.

Et qui voit-on dénoncer ces compressions ? Justement trois vedettes qui ne feront brailler personne.

Évidemment, la communauté artistique est coincée. Si sa mobilisation met de l’avant des vedettes, elle alimente le grossier préjugé populaire sur lequel repose la manœuvre du gouvernement. Si elle s’appuie sur des inconnus, personne n’en parlera. 

Jusqu’ici en tout cas, le milieu de la culture a été traité avec un mépris sans précédent par une des ministres les plus insignifiantes de l’histoire politique canadienne récente, sans que cela ne coûte un point aux conservateurs dans les sondages, bien au contraire.

Au fond, cela met en lumière un autre de nos grands mythes québécois : celui de notre amour pour la culture, dont on chercherait en vain le moindre indice dans les statistiques disponibles.

Remarquez, ce n’est pas le seul. Le Québec d’aujourd’hui baigne dans une épaisse mythologie qui flatte notre amour-propre et justifie notre inaction, comme par exemple de croire que nous sommes plus «solidaires» que le reste du Canada, alors que nous sommes au dernier rang pour les dons de charité et les heures consacrées au bénévolat.

J’ai toujours soupçonné que nous confondions le dynamisme culturel avec la fréquentation des festivals et la consommation de télévision. Quand j’étais candidat aux élections et que je faisais du porte-à-porte, j’entrais souvent dans des maisons où l’on ne voyait pas le moindre livre…sauf le Guide de l’auto.   

L’artiste est aussi un être libre qui n’est pas obligé de s’embrigader dans la cause souverainiste. Mais il fut une époque où nos artistes auraient eu le réflexe de tirer une conclusion politique conséquente d’un tel épisode…et de le dire.

Mais c’était à l’époque où l’on pensait sincèrement que la culture était vraiment l’âme des peuples fiers.

Sheila Copps, qui était tout de même d’une autre trempe que Josée Verner, avait compris comment jouer la partie : «We have the cash. They follow the money», disait-elle. Les conservateurs ont retenu la leçon.

50 réponses à “Les clowns sont fâchés”

  1. le 24 sept 2008 à 7:37 denis beaulé

    Exact(s).

  2. le 24 sept 2008 à 8:05 AntiPollution

    Quel impact aurait eu le clip «Culture en péril» si au lieu d’acteurs connus, on aurait fait acter des émergents, des parfaits inconnus ?

    Il y a quelque chose que tout le monde semble avoir oublié concernant ce clip : la censure.
    En fait, ce clip a été fait spécialement pour dénoncer coupures et censure.

  3. le 24 sept 2008 à 8:34 Simon Robert

    C’est drôle comme les gens peuvent dire une chose et faire le contraire. Durant la dernière campagne électorale québécoise, les adéquistes on fait de l’identité l’enjeu principal de leur campagne. Aujourd’hui ces mêmes gens avec l’étiquette du PC applaudissent les coupes dans la culture : l’âme de l’identité du peuple québécois. Comme disent les chinois : «Walk the talk!»

  4. le 24 sept 2008 à 9:11 Jeff

    J’ai l’impression qu’à force de soutenir la Culture à coup (ou coût?!?) de subventions, le Gouvernement pensait assurer une culture forte. Mais au contraire, il a tué la vivacité de la culture et son appartenance à la société. Je crois que c’est la population qui doit la faire vivre pour qu’elle demeure dynamique. “Le gouvernement s’occupe, pourquoi je m’en préoccuperais!”

  5. le 24 sept 2008 à 11:08 Simon Robert

    @ Jeff
    Vous dites qu’en subventionnant les artistes, le gouvernement a tué la vivacité de la culture? Mais de quoi vous parlez?!?!? Le Cirque du Soleil et cie. ont tous reçu des subventions et les québécois s’associent beaucoup à ces réussites! Avez-vous des pistes de solutions afin de redonner de la vivacité et de l’appartenance? Couper d’avantage de subventions?

    «La population doit la faire vivre…» Je suis parfaitement d’accord avec vous. Mais est-ce qu’elle ne la fait pas déjà vivre? Et pour la faire vivre, la population doit connaitre sa culture. Et ce n’est pas en jouant dans le métro ou dans la rue que ça se fait. C’est en enregistrant des albums, en imprimant des livres, en louant des salles de spectacles, etc. Et ça coute des bidoux, ça, mes amis.

  6. le 24 sept 2008 à 11:15 unquebecoiserrant

    Joseph Facal écrit:

    “Le Québec d’aujourd’hui baigne dans une épaisse mythologie qui flatte notre amour-propre et justifie notre inaction, comme par exemple de croire que nous sommes plus «solidaires» que le reste du Canada, alors que nous sommes au dernier rang pour les dons de charité et les heures consacrées au bénévolat.”

    Argument fallacieux. Nous avons des impôts plus élevés qui compensent amplement ce déficit de dons et de bénévolat. Et il semble que nous y tenons, si on se fie à ce sondage d’il y a quelques années, qui a fait rugir tous les lucides, comme quoi les québécois étaient attachés à la social démocratie.

    Le fait que beaucoup de gens s’opposent à un virage à droite et “donnent de leur temps” est pas mal plus efficace si on se soucie des pauvres que les simagrés des sépulcres blanchis (je ne parle pas des bénévoles et donateurs, seulement de ceux qui ne le sont que pour s’empresser de voter pour des mesures anti-pauvres).

    En général, les États (en Amérique du Nord en tout cas) où les riches se flattent de faire des dons et d’être généreux sont aussi ceux où l’on vote pour des gouvernements qui font la vie dure aux plus démunis. Et devinez quoi: la charité permise par les baisses de taxes ne compense pas pour les coupures dans les services sociaux.

  7. le 24 sept 2008 à 11:40 Anarcho-pragmatiste

    “Le Québec d’aujourd’hui baigne dans une épaisse mythologie qui flatte notre amour-propre et justifie notre inaction, comme par exemple de croire que nous sommes plus «solidaires» que le reste du Canada, alors que nous sommes au dernier rang pour les dons de charité et les heures consacrées au bénévolat.”

    hummmm…attention, voilà une statistique normale quand on a le fardeau fiscal le plus élevé! Idem pour le mécénat artistique. D’accord avec quebecoiserreant sur ce point précis.

  8. le 24 sept 2008 à 11:54 Anarcho-pragmatiste

    “Au fond, cela met en lumière un autre de nos grands mythes québécois : celui de notre amour pour la culture, dont on chercherait en vain le moindre indice dans les statistiques disponibles.”

    Bon point mais il y a un bémol. La “culture” du ROC et la culture américaine, c’est presque bonnet blanc, blanc bonnet. Au Québec, la culture (particulièrement musicale et cinématographique, moins évident pour les arts visuels) est plus riche et plus distinctive.

    Et il ne s’en porterait que mieux dans un Québec séparé, même avec un peu moins de subventions!

  9. le 24 sept 2008 à 11:58 Patrick Cloutier

    Je n’ai rien contre le fait de soutenir la production culturelle, mais quand on voit où s’en va l’une de ses principales bases, à savoir l’éducation en matière de langue, j’ai peur qu’on se trouve bientôt en train de soutenir tout un porte-à-faux… À voir comment les jeunes d’aujourd’hui écrivent la langue française, bientôt tout ce que les programmes gouvernementaux auront à subventionner, seront des productions où notre langue est malmenée à l’oral comme à l’écrit. Mettons-nous nos oeufs dans le bon panier?

  10. le 24 sept 2008 à 12:00 Joseph Facal

    Primo, les Québécois n’ont plus le fardeau fiscal de loin le plus élevé au Canada. C’était vrai jusqu’à il y a peu, mais plus maintenant. L’écart, qu’on peut mesurer de diverses manières, s’est beaucoup reserré entre nous et les autres ces dernières années.

    Deuxio, si les Québécois sont si attachés à leurs programmes sociaux financés par des impôts élevés, ce n’est pas, selon moi, en raison d’une «solidarité» plus élevée ici qu’ailleurs…mais parce que ces programmes sociaux sont une protection contre les divers risques de la vie. Je comprends cela parfaitement et ne le critique pas… mais disons que leur maintien répond moins à un désir de solidarité qu’au souci de chacun de protéger ce qu’il a.

    Tertio, parlant de solidarité, savez-vous que les écarts entre riches et pauvres ne sont pas moindres au Québec qu’ailleurs au Canada ? Eh oui…les mythes ont la vie dure.

    Quarto, dites-moi donc, si nous sommes si «solidaires», où sont les mobilisations populaires en faveur des plus authentiquement mal pris d’entre nous(toxicomanes, sans-abris, autochtones, etc.) ? Ben non, n’est-ce pas, on se «mobilise» plutôt pour ne pas toucher à NOS frais d’Hydro, à NOS frais de scolarité, à NOS tarifs de garderies, etc.

    Quinto, toujours sur le thème de notre solidarité, je constate tout bêtement qu’aux élections de 2007, deux Québécois sur trois ont voté pour deux partis (PLQ + ADQ) qui ne sont évidemment pas des partis très «portés» sur la solidarité, non ?

    Ce qui ne cesse de me fasciner, c’est notre extraordinaire capacité pour nous raconter des histoires sur nous-mêmes. Enfin…

  11. le 24 sept 2008 à 12:44 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Ici nous ne parlons pas de culture dans le sens de comment le peuple vit (ses us et coutumes), mais plutôt des artistes qui s’expriment dans les arts (scène, chant, et autres).

    Je ne comprends pas vraiment pourquoi le candidat Harper n’ait pas mieux expliqué son idée plutôt que de s’en tenir à parler de “coupure”.

    Oui, je comprends les principes de gestion des budgets reliée aux priorités, ou les mesures pour prévenir les abus (surtout les scandales genre “commandites”). Je comprends aussi que ses analystes-conseillers-stratèges pendant la campagne peuvent lui avoir donné le feu vert parce que, en bout de ligne, le punch de l’affaire jouera en sa faveur.

    Mais ce qui retient le plus mon attention dans cet épisode, c’est le comportement réactionnaire des artistes. Je pense à ceux de la catégorie des nantis comme ceux qui ont fait le clip et ceux qui ont participé hier au spectacle au Club Soda en guise de protestation.

    C’est sûr, les artistes n’ont pas le choix, ils doivent protester.

    Dans un quotidien d’aujourd’hui, dans une photo, on voit un Gilles Duceppe, au Club Soda, tout crispé d’émotion extrème en train de serrer la main de Jack Layton. Lui, il le sait que la presque totalité des artistes au Québec sont souverainistes. Oui, il est très heureux qu’on ne fasse pas le lien dans les éditoriaux et que les “victimes” adressent leur désaveu à son ennemi. S’il fallait qu’on écrive: “Ça bloque parce qu’au Québec on choisit le Bloc” !!!

    On rapporte qu’un artiste au Club Soda a dit “je ne voterai jamais pour Harper” !!!

  12. le 24 sept 2008 à 14:01 ymdelisle

    Je cite M. Anarcho-pragmatiste, “Bon point mais il y a un bémol. La “culture” du ROC et la culture américaine, c’est presque bonnet blanc, blanc bonnet. Au Québec, la culture (particulièrement musicale et cinématographique, moins évident pour les arts visuels) est plus riche et plus distinctive. Et il ne s’en porterait que mieux dans un Québec séparé, même avec un peu moins de subventions!”

    Dire que la culture du ROC n’est pas distincte de la culture américaine est aussi insultant que de dire que la culture québecoise n’est pas distincte de la culture française. Quand vous dite que le ROC n’a pas de culture, vous démontrez un manque flagrant de connaissances en plus d’insulter nos concitoyens. Les coupures Harper ont autant d’impacts pour eux que pour nous car, croyez-le ou non, la culture canadienne est aussi en périle parce qu’ils subissent beaucoup plus les influences du géant américain à cause de la langue commune. Exemple, le cinéma canadien est loin d’être au même niveau que le cinéma québecois. Autrement dit, le cinéma québecois EST le cinéma canadien. Si je ne me trompe, le gouvernement fédérale dépense plus en culture au québec que le gouvernement québecois. Alors, la séparation serait-elle un avantage? C’est intéressant de voir comment les artistes mordent la main de celui qui les nourrit.

    Je félicite M. Facal pour son papier. Mais, en s’attaquant à nos mythes nationaux il est sur un terrain très très glissant.

  13. le 24 sept 2008 à 16:25 Mathieu D

    Là s’en est trop. Je suis royalement tanné du consensus médiatique au Québec concernant les fameuses coupes en culture. Les journaux en font leur manchette presque quotidiennement, relayant le discours des artistes-à-la-défense-de-la-culture-en-péril. Il est de bon ton pour les chroniqueurs de s’insurger. On pourfend la masse « barbare » et les « autres tatas du gros bon sens » qui applaudissent, soi-disant, les coupes conservatrices. « Ça pue l’ignorance et ça suinte la jalousie » dénonce Partick Lagacé dans La Presse. Et il n’est pas seul à le croire.

    Après la sortie à l’emporte-pièce de Gilles Vigneault dans le Journal, il y a ces quelques artistes souverainistes qui profitent de l’espace médiatique disponible pour faire de la petite démagogie, insinuant un complot d’anglais ignares et incultes pour étouffer la culture, voir l’identité québécoise, tout cela au nom d’une méchante idéologie de droite. Pierre Curzi en rajoutait hier. Selon lui, « Harper est en train de donner toutes les raisons de faire la souveraineté du Québec » même s’il s’est très bien que ce sont des programmes pancanadiens dont on parle. On reprocherait, à mots couverts, aux artistes de ne pas s’engager dans un choix politique (lire derrière le Bloc)? Faites-moi rire.

    Et puis il y a Josée Verner. Dans son cas, toutes les insultes sont permises. « Une des ministres les plus insignifiantes de l’histoire politique canadienne récente » tranche Joseph Facal. Cela s’ajoute à tout ce qui a été entendu ces dernières semaines : potiche, inculte, nunuche, belle mais idiote … Après tous les procès en diffamation ces dernières années, je croyais naïvement qu’on voulait passer message de respect : « la liberté d’expression n’est pas la liberté de diffamer ». (Je crois que c’est aussi ce que répétaient à l’époque certains regroupements d’artistes qui revendiquaient la fermeture de CHOI-FM et qui servent maintenant les pires insultes maintenant madame Verner…)

    Pendant ce temps, on n’entend aucun contrepoids, ou si peu. À peu près personne, sauf André Pratte, une fois, n’a cru bon faire remarquer que le budget de Patrimoine Canada, consacré en grande partie à la culture, totalise cette année 1,4 milliard, soit 273 millions de plus que sous le dernier gouvernement libéral. Rien que ça. Eh oui, malgré les récentes coupures de 45 millions, le budget dédié à la culture aurait bel et bien augmenté sous les conservateurs. L’annonce de l’augmentation de 30 millions du budget du Conseil des arts (pour atteindre 180 millions) a également été accueillie dans l’indifférence presque totale. Pourtant, selon Nathalie Elgrably, le tiers de cette coquette somme est destiné aux artistes québécois.

    Ne me comprenez pas de travers : je suis parfaitement d’accord à ce que les gouvernements subventionnent la culture. On a tout intérêt à avoir une industrie culturelle forte et créative. Cependant, il est du devoir de tout bon gouvernement d’évaluer la performance de ses programmes et subventions afin d’assurer une saine gestion des deniers publics. C’est ce que les conservateurs prétendent avoir fait. Visent-ils la bonne cible en coupant ces programmes? Ont-ils eu raison? Je ne sais pas et cela mérite certainement un débat plus rationnel.

    Au fond, je suis profondément écœuré par la tournure émotive, démagogique et à sens unique que prend le débat. Si on vote conservateur, on est au mieux naïf ou ignorant, au pire inculte, barbare, méprisant, individualiste et peut-être même pire encore. Cela fait à peu près consensus… et pourtant, étrangement, cela ne se traduit pas dans les sondages. L’appui aux conservateurs est encore très fort. J’espère ne pas être seul qui a l’impression de se faire remplir.

    @ Joseph Facal : par contre, j’aime bien votre réplique concernant notre prétention d’être bien plus solidaire que les autres. Si au moins c’était vrai. On aime bien se raconter des histoires, n’est-ce pas?

  14. le 24 sept 2008 à 17:56 TACO

    CE MESSAGE S’ADRESSE À PATRICK LAGACÉ DE LA PRESSE, MAIS RÉFÈRE ÉGALEMENT À L’ARTICLE CI-HAUT DE JOSEPH FACAL.

    “BONJOUR M. LAGACÉ.

    VOS PROPOS D’AUJOURD’HUI SONT TOUT À FAIT APPROPRIÉS, ET SONT EN ACCORD AVEC CEUX PUBLIÉS ÉGALEMENT CE JOUR PAR VOTRE COLLÈGUE JOSEPH FACAL, À QUI J’ENVOIE COPIE DES PRÉSENTES.

    POURSUIVONS VOTRE RÉFLEXION.

    PERSONNE NE VEUT PLUS SE MOUILLER. ON A QU’À OBSERVER NOS PROCHES. LES INDIVIDUS TOUT AUTANT QUE LA SOCIÉTÉ CIVILE. AUCUN ORGANISME N’OSE PLUS S’AFFICHER PUBLIQUEMENT ET OFFICIELLEMENT EN FAVEUR D’UN PARTI POLITIQUE EN PARTICULIER. EN FAIT, JE CONNAIS DES GENS QUI NE VEULLENT CARRÉMENT PLUS ENTENDRE PARLER DE POLITIQUE, ALORS QU’ABSOLUMENT TOUT, TOUT CONCERNE LA POLITIQUE.

    CE QUI SE PASSE EN CE MOMENT ÉTAIT PRÉVU DEPUIS LONGTEMPS : DÈS 1963, HUBERT AQUIN SOUTENAIT QUE LE PEUPLE QUÉBÉCOIS, À FORCE DE PERDRE SES LUTTES CONSTITUTIONNELLES, ET NONOBSTANT CES DÉFAITES N’ARRIVANT PAS À SE LIBÉRER D’UNE CRAINTE DE REPRÉSAILLES EN OPTANT CLAIREMENT POUR L’INDÉPENDANCE, FINIRAIT PAR SUBIR UNE « GRANDE FATIGUE CULTURELLE», QU’IL SE PRODUIRAIT COMME UN BLOCAGE PSYCHOLOGIQUE FAISANT OBSTACLE À LA PRISE DE CONSCIENCE ET DE DÉCISIONS, À L’ACTION, À L’EXPRESSION, À LA MANIFESTATION, AU DÉVELOPPEMENT NORMAL.

    L’UPA, LA FÉDÉRATION DE CECI, DE CELA, ENFIN LA PLUPART DES ORGANISMES AU QUÉBEC SONT DIRIGÉS À MON AVIS PAR DES SOUVERAINISES, MAIS CEUX-CI SONT COMME INHIBÉS, IMPUISSANTS À AGIR, VICTIMES D’UN SILENCE IMPOSÉ PAR LEURS MEMBRES FÉDÉRALISTES, D’UNE PART, ET D’AUTRE PART PAR LA CRAINTE DE PERDRE UN SOUTIEN FINANCIER IMPORTANT VENANT DU FÉDÉRAL – FAUT BIEN MANGER!

    BREF, LES QUÉBÉCOIS – FRANCOPHONES J’ENTENDS, LES ANGLOPHONES S’ESTIMANT SURTOUT CANADIENS – SONT COMME COMPLEXÉS…

    BEAUCOUP SE MOQUERAIENT DE TELLES AFFIRMATIONS. C’EST POURTANT CE QU’ÉCRIT FERNAND DUMONT DANS SA CÉLÈBRE GENÈSE : « UN CERTAIN COMPLEXE D’INFÉRIORITÉ S’EST INSINUÉ DANS LE PEUPLE ET DANS LES ÉLITES, TRADUIT DANS DES GESTES DE SOUMISSION OU DE VAINES COLÈRES DONT LA TRADITION NE S’EST JAMAIS PERDUE TOUT À FAIT. »

    LA THÈSE DE FERNAND DUMONT EST LA SUIVANTE: LA CONQUÊTE, MAIS ENCORE PLUS LA RÉBELLION MANQUÉE DE 1837, A EU UN EFFET DÉBILITANT SUR LE PEUPLE. À FORCE DE SE FAIRE TRAITER DE RACISTES, D’IGNORANTS, D’INCAPABLES – C’EST EN FAIT LE DISCOURS DE DURHAM – À FORCE DONC DE VOIR CARICATURER LEUR PASSÉ, LES QUÉBÉCOIS SE SONT LENTEMENT APPROPRIÉS L’OPINION QUE L’AUTRE ÉPROUVE À LEUR SUJET : CELUI D’UN PEUPLE SOMME TOUTE BIEN CORRECT, GENTIL, AIMABLE… MAIS INAPTE À SE GOUVERNER LUI-MÊME.

    CLAUDE BARITEAU, LUI, DANS « QUÉBEC, 18 SEPTEMBRE 2001 », AIDE AUSSI À MIEUX COMPRENDRE LA FAIBLE PARTICIPATION À L’ÉVÉNEMENT D’HIER. IL PRÉTEND QU’UNE PARTIE IMPORTANTE DE NOS ÉLITES – LES ÉLITES FRANCOPHONES, J’ENTENDS - EST MOBILISÉE MOYENNANT AVANTAGES POUR SERVIR D’INTERMÉDIAIRES ENTRE LE PEUPLE QUÉBÉCOIS ET SES DIRIGEANTS D’OTTAWA : C’EST L’INDIRECT RULE, UN MODE DE GESTION POLITIQUE MIS AU POINT PAR LE PHILOSOPHE IRLANDAIS EDMUND BURKE, QUI PERMET À UN PEUPLE MAJORITAIRE DE BIEN CONTRÔLER SA MINORITÉ INSOUMISE. AINSI LES CONTACTS LORSQU’ILS ONT LIEU SE FONT AVEC CES SEULS INTERMÉDIAIRES. ISSUS DU PEUPLE MINORITAIRE. CES ÉLITES MOBILISÉS SONT BIEN SÛR PRÉ-APPROUVÉS PAR L’ESTABLISHEMENT CANADIEN. CONSIDÉRÉS INDISPENSABLES POUR LA PRATIQUE DE CE MODE DE GESTION, ILS OBTIENNENT DIVERS AVANTAGES EN RETOUR DE LEUR COLLABORATION ET DE LEUR LOYAUTÉ : NOMINATION AU SÉNAT, ETC. LEURS INTERVENTIONS AUPRÈS DES QUÉBÉCOIS CANALISENT LES REVENDICATIONS DE CES DERNIERS DANS LE SENS DES INTÉRÊTS D’OTTAWA. PAR EXEMPLE SELON MOI, VOTRE COLLÈGUE ET EX-SÉPARATISTE ANDRÉ PRATTE EN EST. JEAN CHAREST AUSSI, QUI A BÉNÉFICIÉ D’AVANTAGES FINANCIERS CONSIDÉRABLES LORS DE SON PASSGE À QUÉBEC EN 1997 (SALAIRE MAJORÉ DE 75 000 $ PAR ANNÉE, MAISON DE CAMPAGNE À NORTH HATLEY, ET D’AUTRES PEUT-ÊTRE ENCORE INCONNUS À CE JOUR).

    VOICI ENCORE CE QU’EN DIT ALEXIS DE TOCQUEVILLE, DANS « L’ANCIEN RÉGIME ET LA RÉVOLUTION » : « UNE NATION FATIGUÉE DE LONGS DÉBATS CONSENT VOLONTIERS QU’ON LA DUPE, POURVU QU’ON LA REPOSE, ET L’HISTOIRE NOUS APPRENDS QU’IL SUFFIT ALORS POUR LA CONTENTER DE RAMASSER DANS TOUT LE PAYS UN CERTAIN NOMBRE D’HOMMES OBSCURS OU DÉPENDANTS, ET DE LEUR FAIRE JOUER DEVANT ELLE LE RÔLE D’UNE ASSEMBLÉE POLITIQUE, MOYENNANT SALAIRE. »

    AVEZ-VOUS LU TOUS CES LIVRES OU ARTICLES CÉLÈBRES, M. LAGACÉ? J’ESPÈRE BIEN, PARCE QUE DU HAUT DE LA TRIBUNE OÙ VOUS ÊTES RENDU, IL EN SERAIT TEMPS.

    QUE FAIRE MAINTENANT, POUR SECOUER CE PEUPLE ENDORMI SUR CE STRAPOTIN QUE LUI A OFFERT LE GOUVERNEMENT CANADIEN À L’UNESCO, LÉTHARGIE DONT VOUS FAITES ÉTAT AUJOURD’HUI DANS VOTRE CHRONIQUE? NE VOYEZ-VOUS PAS L’ÉTROITE RELATION ENTRE CULTURE, LANGUE ET INDÉPENDANCE NATIONAL? LORSQUE VOUS CRITIQUEZ NOS COMPORTEMENTS COLECTIFS, VOUS OMETTEZ MALHEUREUSEMENT CE FACTEUR IMPORTANT. SI, COMME L’A ÉCRIT RENÉ ÉTIEMBLE, DANS « PARLEZ-VOUS FRANGLAIS? », « LA SERVITUDE LANGAGIÈRE MÈNE FATALEMENT À L’ASERVISSEMENT POLITIQUE », L’INVERSE N’EST PAS MOINS VRAI. L’ASSERVISSEMENT POLITIQUE MÈNE TÔT OU TARD À L’ALIÉNATION LINGUISTIQUE ET CULTURELLE, LAQUELLE EN RETOUR CADENASSE LA SOUMISSION JUSQUE DANS LES ESPRITS. RÉPÉTONS-LE : IL N’Y A PAS DE SOUVERAINETÉ CULTUREL ET LINGUISTIQUE SANS SOUVRAINETÉ POLITIQUE.

    UN VIRAGE S’IMPOSE. IL Y A DES MOMENTS DANS LA VIE D’UN PEUPLE OÙ SES CHRONIQUEURS DOIVENT SE DÉPASSER FACE À CES QUESTIONS FONDAMENTALES. PAR EXEMPLE, PENDANT LA GUERRE DE 1914 EN FRANCE, S’EST FORMÉ CE QU’ON A APPELÉ « L’UNION SACRÉE ». CLÉRICAUX ET ANTICLÉRICAUX, GENS DE DROITE ET DE GAUCHE SE SONT DIT: « LA PATRIE EST EN DANGER. METTONS DE CÔTÉ NOS QUERELLES PARTISANES POUR ASSURER SA SURVIE. » AUJOURD’HUI AU QUÉBEC, NOUS EN SOMMES LÀ. ÊTES-VOUS D’ACCORD AVEC CETTE AFFIRMATION? SAURIEZ-VOUS CAPABLE D’ÉCRIRE CELA? OU FAITES-VOUS PARTI PLUTÔT DE CES ÉLITES-INTERMÉDIAIRES MENTIONNÉS PRÉCÉDEMMENT? VOUS REPROCHEZ AUX ARTISTES DE NE PAS SE PRONONCER EN FAVEUR DE L’UN OU L’AUTRE DES PARTIS EN PRÉSENCE. ET VOUS, POURQUOI NE FAITES-VOUS PAS COMME VOTRE COLLÈGUE JOSEPH FACAL, QUI LUI S’AFFICHE OUVERTEMENT POUR L’INDÉPENDANCE?

    LE CONSEIL DE LA SOUVERAINETÉ PRONE DEPUIS TOUJOURS LA MOBILISATION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DANS SON COMBAT POUR L’INDÉPENDANCE, MAIS POUR L’INSTANT PLUS PERSONNE ÉCOUTE. EN APPUYANT L’ADQ ET LE PARTI CONSERVATEUR, LES ÉLECTEURS « SE REPLIENT ETHNIQUEMENT » : C’EST CE QU’AVAIT PRÉVU AUSSI CLAUDE BARITEAU.FERNAND DUMONT LUI, PARLE D’UN RETOUR AU « CONSERVATISME DE LA SURVIVANCE ».

    VOILÀ POURQUOI ENCORE ET TOUJOURS IL FAUT RÉPÉTER, INSTRUIRE, POUR QU’ENFIN ADVIENNE LA LIBÉRATION : C’EST VOTRE DEVOIR. IL VOUS FAUT DISCOURIR BIEN FORT D’UN SUJET DIFFICILE À ABORDER : LE MÉPRIS À L’ÉGARD DE NOUS-MÊMES. JOSEPH FACAL LUI, N’HÉSITE PAS.

    DANS SON PROVERBIAL ARTICLE DE 1963, FRANÇOIS AQUIN ÉCRIT : « LA CULTURE CANADIENNE-FRANÇAISE - NOUS SOMMES EN 1963 - OFFRE TOUS LES SYMPTOMES D’UNE FATIGUE EXTREME : ELLE ASPIRE A LA FOIS A LA FORCE ET AU REPOS, A L’INTENSITE EXISTENTIELLE ET AU SUICIDE, A L’INDÉPENDANCE ET A LA DÉPENDANCE ». SERIONS-NOUS DEVENUS DES AVACHIS CULTURELS, M. LAGACÉ ? JE FAIS APPEL À VOTRE SENS PATRIOTIQUE, POUR ÉVITER QUE L’ATONIE GAGNE DAVANTAGE LE PEUPLE.”

  15. le 24 sept 2008 à 18:23 ymdelisle

    Mathieu D. Je suis d’accord avec vous. Comme disent les anglais, Some people can’t see the forest for the trees.

  16. le 24 sept 2008 à 20:01 vindictater

    J’ai de la misere a comprendre la statégie derriere les coupures en culture de 45 millions qui représente une goute d’eau dans le budget fédéral. Cette mesure ne visait pas a regler un probleme urgent ou ne répondait pas a un appel de la population alors pourquoi prendre le risque de se taper une campagne médiatique sur cette question. Pour un premier ministre qui cherche a obtenir un gouvernement majoritaire en passant par le Québec ou est la logique d’ouvrir un débat sur la culture quand on sait que le Québec est la province la plus sensible sur cette question. Ca sent encore la stricte pensée de droite et comme dans le dossier de la guerre en Irak, Harper fait ici une autre flagrante erreur de jugement.

  17. le 24 sept 2008 à 20:38 Serge William

    Vous me semblez bien abattu mon cher Joseph. “Les clowns sont fâchés”, “La triste réalité”, le blogueur est-il triste ?

    Hélas, vous mettez, comme souvent, le doigt sur le bobo, un bobo apparemment incurable; encore un problème insoluble; pourquoi diable avez-vous choisi notre société pour vous y installer? Si j’avais le choix, je serais sûrement ailleurs.

    Comme l’écrivait Olivar Asselin à propos de notre peuple en en prévoyant l’épitaphe qui ornerait sa tombe:”Ici gît un peuple, mort de bêtise”.

    À quoi cela est-il dû ? L’ignorance? La paresse? La méciocrité? Le complexe du colonisé? La facilité institutionalisée? La complaisance? La capitulation permanente et journalière? La facilité ? L’ignorance? La facilité? La facilité?…Bof, allons tous au Wallmart on a les sous.

    Je suis de ceux qui croient, comme Taco l’explicite clairement plus haut, que la conquête a laissé des traces si profondes qu’elles sont devenues invisibles, imperceptibles à la vue de la très grande majorité des gens qui composent notre “nation”.

    Excusez-moi mais, contrairement à la plupart des blogueurs, je n’ai pas de solution. Ou plutôt les solutions que je verrais impliqueraient un tel niveau d’efforts qu’elles s’élimineraient d’elles-même. Je parle ici d’étudier, de s’éduquer, de travailler, de voyager, de relativiser, de réfléchir, de s’informer et encore d’étudier, de travailler… Bref, trop dur pour notre petit peuple si bien nourri, si bien assoupi dans son pauvre confort.

    Fuyez mon cher Joseph, ce peuple ne vous mérite pas.

    À TACO: Oublie ça Taco, Lagacé est encore plus confortable que nous.

  18. le 24 sept 2008 à 21:26 Lesdents

    Avez-vous vu la version longue de la vidéo: elle est de loin meilleure (surtout la fin “How was your fishing trip? - Nice, very nice”) hahahah

    http://www.vigile.net/Culture-en-peril-version-longue

    Au delà des questions de fond, c’est quand meme un excellent portrait du fossé culturel - réel - qui existe entre nos peuples .

  19. le 24 sept 2008 à 22:08 Magnolia

    Monsieur Facal, bonsoir.

    Excellent portrait !

    Peindre le Québec comme vous le dépeignîtes, dévoile en vous un homme d’une grande culture.

    Mes respects.

  20. le 25 sept 2008 à 0:08 ttiger

    le pire c’est que ceux qui chialent contre les conservateur sont les même qui chialaient contre les libéraux.. leur mémoire est courte et ils ont déjà oublier le scandale des commandites!

    entendons nous!
    il y a plusieurs artistes qui ont une carrière et qui font de l’argent ils sont une produit rentable (sic) et même que certain prospère et quelques-uns sont même riche! les humoristes qui font des spectacle à guichet fermé qui continuent à être subventionné c’est tout à fait inacceptable mais un artiste débutant ou un troupe de théâtre qui tire le diable par la queue ça ne me pose aucun problème qu’elle soit aidé! je crois sérieusement qu’une grande quantité de barbare comme moi croient pertinemment que le système de subvention se doit être revisser de font en comble. cela ne veut pas dire que je veut que TOUT les artistes et les gens qui travaillent autour meurt de faim! bien au contraire mais je veut que l’argent qui leur est offert servent À les faire prospéré et à devenir indépendant !

  21. le 25 sept 2008 à 6:28 unquebecoiserrant

    @ Joseph Facal:

    Merci de redresser les faits sur le fardeau fiscal des Québecois et les inégalités. Voici d’ailleurs un rapport de stat canada qui nous classe dans la même catégorie à ce sujet que… l’Alberta. Hum. Ouais.

    http://www.statcan.ca/english/freepub/75-001-XIE/10904/high-2.htm

    Pour ce qui est de l’idée que nous tenons aux services sociaux comme à une “assurance”, en avez-vous la moindre preuve ? Il me semble que ceux qui sont les moins favorables à ce genre de mesures sont au bas de la classe moyenne, donc les plus à même de bénéficier de ce genre “d’assurances” (je n’ai pas de données à citer, et évidemment il en faudrait, mais j’aurais l’impression que la différence dans le niveau d’éducation et de revenus des social-démocrates vs adéquistes serait similaire à celle des souverainistes vs fédéralistes, cette dernière étant un fait établi depuis longtemps).

    Je continue de penser que l’argument du faible nombre de dons est fallacieux. Même si notre préférence pour les mesures social-démocrates vs la charité ne reflète pas que notre bon coeur, néanmoins, dans les faits, il est mieux de préférer la social démocratie à la charité si on se soucie des pauvres. D’abord parce qu’elle est plus efficace, et ensuite parce qu’elle est plus digne.

    Le Toronto Star:

    Deep tax cuts can wound society

    American children in districts with the lowest taxes tend to be sicker, more often sexually abused, and more likely to run afoul of the law, according to a major study conducted by the U.S.-based Every Child Matters Education Fund. Such children are also likely to be less employable as adults, the researchers found.
    http://www.thestar.com/comment/article/185224

  22. le 25 sept 2008 à 8:14 unquebecoiserrant

    @ Joseph Facal

    Cependant ces inégalités supposées… Est-ce qu’on pourrait en savoir la distribution selon la langue parlée à la maison ? Après tout, il n’y a pas si longtemps, les francophones étaient très pauvres…

    Et M. Lisée, dans son, écrit ceci qui vous contredit:

    High road by retaining the needed overall revenue to invest in education on a higher per capita basis than its neighbours or the OECD (Education, 2000) and by maintaining social transfers high enough to: generate a Gini index that shows less income inequality than anywhere in the continent (Wolfson and Murphy, 2000), foster a social environment where the poverty rate is lower than its neighbours (Lanctôt and Fréchette, 2002), and implement a family and children’s agenda that is unmatched (Jenson, 2002).

    (Lisée, JF (2003) How Québec became a North American Region State, p. 9)

    Il y a même un graphe assez clair qui montre que l’indice d’inégalité est inférieur au Québec vs au Canada. Et c’est aussi une étude de Statistique Canada.

    Le texte est disponible sur vigile.net.

    http://www.vigile.net/ds-lisee/docs/Quebec-Region-State-06-2002.doc

    Quant à la culture, oui la télé, les festivals et la musique, ça compte. Les anglos lisent plus et écoutent plus de musique, mais c’est largement de la musique américaine. CBC n’a pas de très grosses part de marché. On n’est peut-être pas plus attachés à -la- culture qu’eux, mais on est en tout cas plus attachés à la nôtre.

  23. le 25 sept 2008 à 8:18 unquebecoiserrant

    “Et c’est aussi une étude de Statistique Canada”: évidemment pas le texte de Lisée, mais l’étude statistique qu’il cite.

  24. le 25 sept 2008 à 12:55 Richard Sauvé

    ymdelisle, vous avez écrit:

    “Exemple, le cinéma canadien est loin d’être au même niveau que le cinéma québecois. Autrement dit, le cinéma québecois EST le cinéma canadien.”

    Mais que faites-vous de David Cronenberg, Atom Egoyan et Sarah Polley, pour ne mentionner qu’eux ? La culture canadienne-anglaise a beau avoir plus de mal encore que la québécoise à tenir le coup face à l’omnipotence de la culture américaine (parce qu’elle ne peut compter sur la “barrière de la langue” pour la protéger), elle existe bel et bien, y compris en cinéma.

    Monsieur Facal, votre constat n’est pas rose, et je dois malheureusement l’approuver. Vous finirez par devenir, comme moi, un ex-souverainiste!

  25. le 25 sept 2008 à 18:48 jeff

    Concernant la télévision
    je vais vous dire il y a des bonne série québécois mais la sur utilisation de certains artistes fait que ces séries me déprime.. Vice Caché est un bon exemple bonne dramatique bon scénario mais il criss encore en pleine face luc picard chu pus capable, minuit le soir ça pourrait être intéressant mais encore claude legault et julien poulin.. ca démolie toute le feeling.. je suis pus capable de voir toujours les même maudite face partout c’est a croire que le livre de l’union des artiste a seulement 2 pages.. Patrick Huard même chose chu pus capable je change de poste quand je vois sa face.. il faudrait vraiment que les série télé lache la même dizaine d’artiste, peut-être que si on arrêterais d’avoir les même 40 artistes partout, on aurait moins besoin de subvention pour payer les 2, 3 milles autres qui attende un rôle de figurant…

  26. le 25 sept 2008 à 20:35 Magnolia

    @ jeff

    Allez au théâtre !
    L’asile de la pureté de Claude Gauvreau se chargera de vous faire oublier ce Claude Legault.
    Vous demeurerez ma foi , populaire.

    Sinon le dragon bleu de Robert Lepage.
    Pour s’amnésier de Julien Poulin.

    L’industrie de la télévision mobilise l’attention d’une trop grande proportion de jeunes.

    Embué d’intérêts convergents, le peu de culture que cet écran projette n’est pas seulement coupée mais pire encore , elle nous parvient politisée.

    Fin des émissions.(grognements d’ados)

  27. le 25 sept 2008 à 22:33 john doe

    Une piste de lecture intéressante, du genre anthropo de seconde zone, serait de considérer la “chasse aux artistes” qui nous entoure comme le signal d’une contre-révolution culturelle, faisant écho à la révolution culturelle de la fin des années 60.

    Une contre-révolution dont les racines au Québec pourraient remonter aussi loin que la crise d’octobre 70.

  28. le 26 sept 2008 à 11:24 André

    M.Facal bonjour …
    Vous qui êtes tellement plongé dans la politique
    Pourquoi vous ne dites pas aux Québecois…
    Tout ce que nous n’avons pas du Fédéral à cause de toutes les dépenses et subventions accordées aux multinationales,banques,une supposée guerre qui n’est pas la nôtre ETC …
    Dites-le nous noir sur blanc …
    Ainsi éclairés nous saurons quoi faire le jour des élections … Non comme des moutons …
    Prenez charge du BLOC avec des gens compétants…
    Une main de fer dans un gant de velour et sortez-nous du trou … Où il n’y a que les autres qui comptent et pas les Canadiens …
    Je vais être le premier à voter pour vous …
    QUAND …….. ?????????? J’ai très hâte …

    Bonjour à vous et à ceux et celles comme vous …

  29. le 26 sept 2008 à 14:12 ymdelisle

    Andre, vous dites, Tout ce que nous n’avons pas du Fédéral à cause de toutes les dépenses et subventions accordées aux multinationales,banques,une supposée guerre qui n’est pas la nôtre ETC. Eh bien, un Québec souverain aura a donné des subventions, comme membre de l’Otan allez en guerre, devra aider nos petites institutions bancaires , etc. Si je comprends bien vos commentaires, c’est seulement nous qui comptons. Les autres on s’en fous. Belle attitude mature comme pays??

  30. le 26 sept 2008 à 15:43 ÉgalitéSocial

    Je suis content de voir que la culture face l’objet d’autant de débats…Dommage que ça soit uniquement sur un blogue et pas dans la rue…Est-ce qu’on tient à nos programmes sociaux? Joseph Facal pose la question plus haut,je crois qu’en majorité on y tint autant qu’à la culture. Je sais qu’il y a une PARTIE DE LA POPULATION pour qui toutes ces éléments sont importants mais le problème c’est qu’elle ne se prononce que très rarement. Je parle bien sûr des jeunes,un sondage a révélé que les jeunes sont plus solidaires que lucides mais ces jeunes ne votent pas. Et savez-vous quoi,ils ne voteront sûrement pas le 14 octobre. Alors les politiciens ne courtisent plus cette tranche d’âge parce qu’ils savent que de toute façon ceux-ci n’iront pas voter. Bien sûr,il y a les manifestations mais avec le tournant à l’américaine que prennent les médias et surtout TVA,on ne voit que les côtés négatifs de celles-cis. ALors,qu’est-ce que les gens retiennent des jeunes? Des chiâleux ,des violents et des enfants gâtés. Voilà qui place bien le terrain pour la nouvelle loi de Harper voulant emprisonner les jeunes de 14 ans. Aussi,comment assimiler un peuple? Enlever-lui tout ce qu’il a de culture,faites-lui oublier son histoire(400ème de Québec),au-lieu de faire des débats d’idées:faites des photos avec des familles pour prouver que vous êtes un bon père de famille. Ne parlez pas des enjeux qui dérangent les gens(droits de la femme,peine de mort,guerre en Irak). Au-lieu e parler de ces enjeux,parlez que de choses de monsieur,madame tout-le-monde et vous verrez les gens voteront pour vous parce qu,il croient qu’ils leurs ressembles. RéVeillez-vous Stephen Harper est un idéologue,il veut faire du Canada un pays plus traditionaliste,la seule raison pourquoi il n’en parle pas trop pour le moment:c’est parce qu’il veut se faire ÉLIRE MAJORITAIRE. Vous verrez lorsqu’il serra ÉLU MAJORITAIRE:nous serrons dans un jeu tout-à-fait différent!!

  31. le 26 sept 2008 à 15:52 ÉgalitéSocial

    Stephen Harper n’est pas un Canadien ordinaire,il joue cette “game” pour avoir des votes. Ce qui est le plus surprenant c’est que sa tactique marche. Les gens sont devant lui et disent qu’il a l’air sympathique et châleureux:serra t-il châleureux quand il envera vôtre enfant en prison? Sera t-il sympathique quand il empêchera des artistes de faire des films uniquement parce qu’ils ne sont pas d’accord avec lui. Dès qu’un film parlera d’un sujet qui est susceptible d’heurter la morale traditionaliste de Stephen Harper,il ne verra pas le jour. Aussi trouverez vous que Stephen Harper est un bon gars quand il aura fait du Canada un pays hyper-pollué avec l’aide de ses amis les pétrolières? Sur les droits de la femme,je pourrais en dire longtemps mais je vais me contenter de dire que ce n,est pas parce qu’il y a plusieurs femmes dans le parti conservateur que cela veut dire que son dirigeant s’en préoccupe réellement!

  32. le 26 sept 2008 à 17:41 jeff

    intercepter sur un groupe facebook.. suis je seul ou ça la comme pas d’allure que les professeurs influencent directement leurs élèves sur leur choix politique?? WOW je suis subjugué par cette manipulation à la racine même de la jeunesse et du droit de vote !!

    Voici le texte en question sur un groupe qui se nomme: M. Harper : “Non aux coupures en culture”/”No to Cuts in cultural funding

    Je suis a ma première année de Cégep dans le programme Cinéma, et nos profs nous en parle de ça. Ils nous disent même d’aller voter contre Harper…ceux qui ont 18 et +. Comme que j’ai 18, c’est sure que je vais voter contre Harper, ca ne se peut pas faire des coupures comme ça. La culture, c’est vraiment important, ce n,est pas juste la musique ou autre trucs…c’est le cinéma, la musique, les livres…tout ce qui nous permet de nous divertir. Bref, je suggère que tout ceux qui tripe ou qui travaille dans l’industrie de la Culture ,aille voter le 14 octobre(je crois je n’y connait rien dans les dates d’élections :P) et qu’on vote pour n’importe lequel des partis mais pas Harper!

  33. le 26 sept 2008 à 21:02 guy st-louis

    hypocrithe le peuple qc est comme les acadien lamenteux criard pas de fierte sauf quant il a de l ergent ou une biere comme ind. j en suis vraiment desole maintenant je suis fatique de surporte ces deputes a deux faces ses mon opinion.

  34. le 27 sept 2008 à 10:30 RenéP.

    A ceux qui auraient l’intention de voter Harper et l’extrême droite: pensez sérieusement avant de poser un tel geste car une fois Harper au pouvoir,il va légiférer dans le sens des extrémistes de droite et des intérêts des capitalistes sauvages et pollueurs de l’ouest. Harper va conduire le Canada là où Bush a conduit les Etats-unis c’est-à-dire dans la fange. De plus, soyez assurés qu’il va faire disparaître la culture québécoise. Rappelez-vous que son passé témoigne de son rejet du peuple québécois. Alors, à moins que vous ayez des idées suicidaires…

  35. le 27 sept 2008 à 10:37 Rodrigue Guimont

    Concernant la culture, j’ajouterais qu’elle tisse inévitablement un lien social entre individus.

    La liberté d’exprimer des opinions, des œuvres, des actions et des ouvrages critiques peut être considérée comme un indice de démocratie pleine et entière. A contrario, la tentation des régimes antidémocratiques est de faire taire ceux qui ne correspondent pas à leur idéologie.

    Or, qui veut exercer un contrôle sur le tissu social d’un groupe d’individus, a la possibilité s’il détient le pouvoir, de priver de moyens financiers cette liberté d’expression.

    C’est ce qui se passe en ce moment au Québec et au Canada. They have the money, soit, à nous de faire autrement…

    *****
    À Guy St-Louis

    Et moi je suis désolé de vous avoir lu. Votre «texte» est hors contrôle tant pour la qualité du français que pour les propos venimeux que vous véhiculez: « hypocrithe, peuple qc, criard, lamenteux, acadien, l’ergent, biere, a deux faces», j’imagine sans peine que le reste chez vous va de pair avec votre langue…

  36. le 27 sept 2008 à 14:36 francois Aubin

    @ égalité social

    J’ai 20 ans et je peux vous assurer que les jeunes sont aussi lucide que solidaire. Il suffit uniquement d’aller aux bonnes places. Allez aux HEC, aux facultés de gestion, de droits, de médecide et vous verrez des jeunes plutot lucide. Également, les jeunes de droites votes plus que les jeunes de gauche tout simplement parce qu’ils croient plus à l’effort de se déplacer pour voter plutot que la prise en charge par le gouvernemenet de la gauche.

    @ tout le monde

    Est-ce que ce serait possible pour tous les dénigreurs de Harper d’aller voir les positions idéologiques de Barrack Obama et vous vourrez qu’il est aussi près de lui que de Georges W Bush. Franchement, comme si Harper devenait majoritaire, un monstre à deux visages apparaitrait. Qu’est-ce qu’un parti politique fait quand il a le pouvoir? Il veut le garder… Alberta: 28 députés. Québec et Ontario: 181 députés. Est-ce que les conservateurs vont abolir l’avortement? Franchement…

    Finalement, l’idée de pouvoir donner des peines beaucoup plus dures pour les jeunes ultra-criminalisés est également très bonne. Cessons de démoniser les conservateurs franchement un jeune de gang de rue qui est bien impliqué a le temps d’en commettre des crimes avant d’atteindre sa majorité. De 14 à 17 ans, il pourra toucher au trafic de drogue, trafic d’armes, harcellement, intimidation, taxage, plusieurs batailles, et si cela va plus loin tentativate de meutre ou viol. Un jeune qu’on a tenter d’aider plusieurs fois avec la DPJ et les centres jeunesses et qui récidivent à chaque fois est un danger pour la population particulìerement pour les autres jeunes. Encore une fois, au Québec on préfère la méthode de la tappe sur les doigts. Tout le monde est d’accord pour dire que les peines sont trop légères mais lorsqu’on veut renforcer la loi, on monte aux barricades pour dire que c’est contre nos valeurs…

    Finalement, ma prédiction pour l’élection est une vitoire majoritaire serrés des conservateurs grace à l’Ontario rurale. Le Québec donnera 25 conervateurs et le bloc aura toujours 35 députés.

    merci de m’avoir lu

  37. le 27 sept 2008 à 17:21 jeff

    RenéP. et le bonne homme sept-heure lui?
    l’extrême droite n’existe pas au canada.. vos dires ne sont que des fabulations sans aucune base.

    Extrême droite ..on aura tout entendue.. :s

  38. le 27 sept 2008 à 17:35 RenéP.

    A Francois Aubin,

    plutôt que de s’en prendre aux jeunes criminels,qui ont besoin de réadaptation et non de prison, Harper devrait plutôt s’en prendre au crime organisé et aux politiciens corrompus qui ont trempé dans le scandale des commandites et celui du contrôle des armes à feu. Comment se fait-il que M.Harper n’a pas encore fait la lumière sur les politiciens qui ont participé aux commandites alors qu’il avait promis qu’il le ferait lors de sa première campagne électorale?
    Ceux qui vont voter pour Harper et son gang de moutons, risquent fort de le regretter comme le regrette la majorité des états-uniens qui ont voté pour Bush. Faire la même erreur que les états-uniens c’est s’exposer à obtenir les mêmes résultats. Se servir de son intelligence, c’est aussi savoir se servir de l’expérience des autres. Agir autrement, c’est être aveugle ou…borné.

  39. le 27 sept 2008 à 18:54 guy st-louis

    mr guimont je n ecris pas bien mon francais c est vrai j ai un mauvais vocabulaire defois mais je connais assez bien la politique et l histoire et ce que j ai dit est tout simplement la triste verite au prochaine election je vote conservateur pour les bienfait de notre culture et mon vote va etre plus benifique que celui du bloc finis la compagnie d assurance

  40. le 27 sept 2008 à 23:47 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    Parlons un peu de culture pancanadienne.

    Il semble bien que le gâteau fabriqué au Québec ait levé ; ça brasse d’une mer à l’autre!
    Même la grande Margareth Athwood, s’en mêle en traitant Harper de tous les noms, incluant “inculte”!
    Pour moi, Gilles a appelé Margareth…
    Rions un peu.

    ***

    Voici la conclusion d’un texte de Michel Girard qui remet les pendules à l’heure sur ce dossier chaud de la culture :
    -
    « ………..À moins que le gouvernement Harper
    sortant ne conteste les chiffres de Statistique
    Canada et du Conference Board, force est d’admettre que sa décision de supprimer 45 millions d’une douzaine de petits programmes d’aide culturelle apparaît indéfendable.
    Supprimer 45 millions quand vous encaissez un “profit” d’au moins 4,5 milliards (8 milliards de recettes fiscales moins 3,5 milliards de dépenses fédérales), ça fait cheap! »

    « Michel Girard termine son papier en donnant le nom de personnalités du monde des affaires qui dénoncent les coupes de 45 millions. On trouve parmi elles Isabelle Hudon, présidente et chef de la direction, Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Marcel Côté, associé fondateur de SECOR Groupe Conseil, Bernard Lamarre, Fondation du Musée des beaux-arts, et Hélène Desmarais, présidente déléguée, conseil d’administration de l’Orchestre Symphonique de Montréal, présidente du conseil de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

    Toutes et tous des grands fédéralistes qui contredisent l’éditorialiste en chef de La Presse : qu’est-ce qui se passe!

    Pour lire l’article au complet. Lien : lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080924/ LAINFORMER0201/809240703/6021/LAINFORMER0201

    Et comme vous le savez tous, les fédéralistes sont beaucoup plus crédibles que les souverainistes. Donc…

    @ guy st-louis,
    Bravo, votre 2ème texte est bien meilleur.

    Il ne vous reste plus, qu’à mettre accents et ponctuations pour mieux vous faire comprendre.

    Et bienvenue sur le blogue.

  41. le 28 sept 2008 à 0:23 Daniel O.

    T’en fait pas RenéP le capitalisme est entrain de s’écrouler pendant nous discutons culture, demain faudra parler agriculture.

    Même Sakosy devient soudainement socialiste. Et oui il faut maintenant payer la note; si le peuple veut suivre évidemment.

    C’est Desmarais qui sera pas content.

    ciao ciao les bourgois. Faudra s’occuper des cochons demain.

  42. le 28 sept 2008 à 18:21 ÉgalitéSocial

    Je voulais dire un mot à François Aubin,sérieusement je crois que Barrack Obama est très loin de Bush sur beaucoup d’enjeux dont la guerre en Irak et la santé. Ensuite,la méthode utilisée au Québec face aux jeunes contrevenants fonctionne et elle a même été félicitée par de nombreux experts. Je reconnais que certains phénomènes persistent comme les gangs de rues mais nous savons tous que la prévention fonctionne bien plus que la répression avec ce genre de crime. Je voulais ajouter que si nous n’avons pas assez d’argent pour subventionner nos artistes mais que par contre nous avons les moyens d’envoyer des jeunes de 14 ans prisons,cela démontre bien dans quel monde Stephen Harper nous proposes de vivre…Peut-être que l’annonce de Paul Martin où il montrait un soldat à chaque coin de rue n’était pas si fausse que ça. Vous avez remarquez que les conservateurs crient tjrs à l’exagération et la démagogie quand les autres partis en font mais que ce sont eux qui en font le plus! La droite sous tous ces visages est vraiment un ennemi à combattre(économique,catholique et surtout militaire).Je ne crois même pas qu’il existe une droite modérée,la seule raison pour laquelle il agissait plus en douceur(façon de parler) c’est que nous avions un gouvernement minoritaire.

  43. le 28 sept 2008 à 18:33 ÉgalitéSocial

    La comparaison à Georges Bush aussi n’est pas si fausse que ça et ceux qui disent que c’est exagérée vivent dans un autre monde. Le fait qu,un député soit québécois ou albertain (comme monsieur Aubin ne semble pas les aimer nous allons prendre cet exemple)ne change pas grand-chose puisque c’est la voix du parti et du premier ministre qui décide. Stephen Harper n’est pas le genre de gars à faire des compromis,plusieurs ministres québécois dont Josée Verner et Maxime Bernier n’étaient pas d’accord sur tous les projets de loi du parti,pourtant ça n’a pas empêcher le parti CONservateur de les faire voter. Je suis vraiment tanné d’entendre cet argument comme quoi les députés québécois pourrait influencer le gouvernement et en faire un plus modéré. C’est une manière vraiment naïve de voir la politique et les gens qui pensent ainsi devraient arrêter d’écouter 110%. Écoutez des vraies émissions de débats,lisez les journaux,allez à la bibliothèque et vous verrez que le monde est bien plus différent de ce que vous en analyser. En conclusion,je voulais vous dire qu’il existe aussi des québécois qui sont extremistes,un pente-côtiste s’est présenté pour les conservateurs et aussi une membre de l’Opus Deï et les deux sont des candidats pour le Québec. Alors,arrêtez de me dire que tous les québécois sont libéralistes et ouvert à l’égalité,ce n,est pas vrai. Dans chaque peuple,il y a des extremistes et je ne crois pas le Québec échappe à cette règle.

  44. le 29 sept 2008 à 2:31 jeff

    pendant l’émission tout le monde en parle Michel Rivard a avoué être subventionné pour son prochain disque c’est une HONTE!!! 30 ans de carrière et encore subventionné pour faire un cd avec un orchestre symphonique ci c’est pas de l’argent tiré par les fenêtre je me demande c’est quoi.. :s ci il n’est pas capable de soutenir financièrement ce type de projet qu’il ne le fasse pas et que cette argent soit distribuer aux artiste plus underground qu’il défend quelle hypocrisie et malhonnêteté!!
    Hallucinant !!

    mais la le créateur de cavalia, martin fontaine et des artiste qui croient que les coupures sont un bien fait commence a se montrer le bout du nez!

  45. le 29 sept 2008 à 9:13 jean jacques

    Bon article!
    C’est evident que la culture est un produit spirituel, et que - volens nolens, la manque d’ argent la stimule.
    Comme dasn les sciences aussi.
    Les grands esprit du monde, que ce soit dans la literature, la peinture, le spectacle - ou dans la physique et la chimie et la biologie, n’ ont pas beneficier de subventions de l’ Etat. Einstein, Newton, Faraday, Maxwell, Carnot - ou Kant, Rousseau, Schopenhauer, Shakespeare - ont produit leur mieux sans beneficier d’ un allocation de l’ Etat.
    Comme je ne vois pas non plus Tom Hanks, Woody Allen ou Steven Spielberg en bloquant les rues a Washington pour demander a George Bush des sous….
    Et a Quebec, les plus recentes succes culturels sont Celine Dion, et Tetes a Claques, qui repose surtout sur le genie et le marketing que sur l’ argent du gouvernement.
    Le monde comprends pas que la ressources la plus importante de la planete (et que en manque pas mal!) c’estr ni le petrole, ni l’ or, ni l’ argent, mais l’ intelligence…et le bon sens.
    Trop de “scientifiques” et “artistes” vivent d’ une facon parasitaire, et n’en produisent que tres peu, des films ou spectacles mediocres, et des article sur le climat, publies dans les revues de leurs chums…

  46. le 29 sept 2008 à 9:45 unquebecoiserrant

    @ jean-jacques

    Euh… Malheureusement pour votre argument, c’est plutôt le contraire qui est vrai. Les philosophes, scientifiques et artistes étaient pas mal tout le temps supportés par la noblesse (l’État, à l’époque) ou la Royal Society. Mozart et Bach n’étaient pas autre chose que des “maudits gosseux de subventions” ou “BS de luxe”, pour utiliser la terminologie subtile en vogue ces jours-ci.

    Si je ne me trompe pas, Einstein et Kant ont aussi enseigné à des universités d’État (Princeton et Koningsberg).

    Une autre manière dont ils financaient leur recherche était en étant très riches. Carnot était un noble, de Broglie était un prince, Schopenauer a fait un gros héritage. Maxwell était noble et très riche, la famille d’Einstein avait une grosse compagnie. Faraday fait exception mais il fut finalement admis à la Royal Society.

    Si on coupe le financement, c’est ça que vous voulez, des artistes et des scientifiques venant de la haute bourgeoisie ? Disons que ça donnera une vision du monde un peu déformée.

  47. le 29 sept 2008 à 10:12 Joseph Facal

    Bien sûr, la question du soutien étatique aux artistes, scientifiques et intellectuels est complexe, mais de grâce, attention aux comparaisons avec les États-Unis.

    Pensez ne serait-ce qu’à la différence dans la taille du marché. Au Québec, dans le domaine du livre, vous en vendez 5000 et c’est un best-seller…qui ne vous fait pas vivre. Aux USA, un produit qui ne sera pas meilleur se vendra 100 ou 1000 fois plus juste en raison de la taille du marché.

    Prenez les films hollywoodiens justement : on ne me dira tout de même que ce sont des chefs-d’oeuvre pour la plupart, non ? Mais le volume suffit à rendre moins nécessaire l’implication de l’État. Il y a bien sûr d’autres facteurs en cause.

  48. le 29 sept 2008 à 10:47 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Pour revenir à la misère des artistes,

    Le sujet peut être abordé sous différents angles.

    Je pense aux parents dont l’enfant veut devenir artiste. En général, est-ce que les parents sont portés à l’encourager ? Qu’est-ce qu’ils lui diront pour le “raisonner” et l’aider à choisir un autre demaine de carrière ?

    Ont-ils tort de lui dire que très peu deviennent des vedettes? Quels exemples lui donneront-ils parmi ces débutants dont l’étoile s’est mise à pâlir très tôt ?

    Si j’étais un journaliste, j’écrirais un papier sur cet aspect en prenant soin d’y incorporer une longue liste de ces départs à la retraite ou au “recyclage” hâtifs. Qui ne se souvient pas de Margot Lefebvre? Mon reportage se situerait à l’époque, bien sûr, d’avant les coupures. Je parlerais aussi des super acharnés comme Marie-Chantale Toupin dont la longue traversée du désert a fait l’objet d’un reportage pour la télé. Eh oui!, elle lance un nouvel album ces jours-ci.

    Dans mon papier, je ne parlerais pas de tous ces talentueux interpètes formés chez, par exemple, Vincent d’Indy, des violonnistes, des pianistes dont plusieurs prodiges. Heureusement, ces jeunes doués ont tellement de talent qu’ils comprennent vite et un grand nombre d’entre eux bifurque dans un autre programme de formation. Je ne parlerais pas non plus des ces artistes peintres dont on peut admirer les toiles dans des expositions de temps à autre dans des centres commerciaux. Je ne parlerais pas non plus des écrivains qui publient à compte d’auteur.

    Mais ce dont j’aimerais le plus parler si j’étais journaliste, c’est de ce phénomène bien évident que nous ne manquons pas d’artistes. Ni des travailleurs dans les domaines connexes comme arrangeurs de son ou caméraman. Pour étoffer mes affirmations, je demanderais aux maisons de production de me parler du nombre de C-V qu’elles recoivent à tous les mois.

    Je m’intéresserais beaucoup aussi à expliquer le système des maisons d’agents d’artistes. Je ne parlerais peut-être pas de “Feeling”, mais des autres dont Novem et la subsidiaire de Star Académie. J’essaierais d’élucider les activités de dépistage d’artistes, leur embrigadement, le plan de perfectionnement (coaching) et de mise en marché de la maison. J’essaierais d’élaborer le plus possible sur leur mise en oeuvre en ce qui concerne leurs partenaires, tels que compositeurs, musiciens, etc. Dans cette catégorie, je regarderais aussi du côté des grandes maisons de diffusion Télé qui amènent des gens populaires du monde des communications ou artistes à signer des contrats qui les attachent et les empêchent de participer dans d’autres activités de même nature chez le “concurrent” et qui les forcent souvent à accepter de bonnes périodes inactivité (d’improductivité). Dire que celle qui applique ce sytème à tour de bras est subventionnée par nos impôts !!!

    J’essaierais aussi d’élucider les phénomènes issus des principes de la concurrence et de la convergence. Je parlerais de cette chanteuse country populaire dont les disques sont boycottés par les stations de radio.

    Oui, j’essaierais d’apporter de la lumière sur le système. Je ferais un parallèle avec celui d’Hydro-Québec, où la réalité est divisée et répartie dans les départements production et distribution. L’on comprendra tout de suite que, aux artistes, les subventions sont données dans la phase production. La phase la plus payante dans le sens de la vente, ce que le consommateur paie, est celle de distribution. Par exemple, pour visionner les spectacles de ces artistes de renom qui se sont produits à Québec il y a deux mois, les abonnés du câble ont pitonné sur leur bidule et ont payé $19. Il a été dit que plus de 100,000 personnes avaient placé cette commande.

    Ces industries dans la distribution, Télé, câblodistributeurs, éditeurs et autres, semblent se retrancher dans leurs positions discrètes de “partenaire silencieux” dans ce débat concernant les artistes qui crient famine. Ils sont silencieux parce qu’ils savent qu’ils ne manqueront pas d’artistes et que ceux-ci sont à leur merci, excepté notre poète national qui possède sa propre maison d’édition.

    Peut-être que les artistes devraient faire des pressions auprès de l’union des artistes afin qu’elle devienne l’instigatrice d’une révision du système de façon à ce qu’une plus grande part des revenus soit mieux gérée dans ce contexte des besoins des artistes. Ainsi le système serait plus équitable et les artistes deviendraient moins dépendants de l’état. Le temps des boîtes à chanson c’est passé, aujourd’hui, c’est la transmission par câble sur nos écrans mur à mur et le chargement des clés USB pour les systèmes de son, baladeur et radio d’auto.

    Au lieu de s’en tenir aux subventions, les artistes devraient trouver des moyens plus appropriés pour se protéger. Ils s’occupent mal de leur affaire et, pendant de ce temps-là, de grandes maisons dans la “distribution” ont beau jeu.

  49. le 29 sept 2008 à 14:03 daveyy

    M. Facal,

    Vous avez raison sur la taille du marché américain vs le nôtre, en contrepartie il y a 50 fois plus d’artistes américains qui se font concurrence sur leur marché.

    Je ne suis nullement contre les subventions aux artistes mais je crois que la réaction démesurée aux coupures ( aussi maladroites et partisanes soient-elles)de 45 M $ manque de perspective. Un budget fédéral voué à la culture de plus de 3 milliard $ sur lequel on ampute 45 M , représente un pourcentage très très petit. Au Québec, apparemment nous recevons 30% de ce budget, donc on subirait 30% des coupures, 15 M$. À entendre les critiques, on se croirait dans un guerre atomique.

    @ François Aubon- Bravo pour le courage de dire les choses comme vous les voyez, je suis convaincu que vous n’êtes pas seul, n’en déplaise aux nombreux “socialeux” de ce blogue.

  50. le 29 sept 2008 à 14:16 Normand ajoindre

    Monsieur Facal,

    J’ai oublié de spécifier dans mon message quand j’ai parlé de l’union des artistes que si ce service pour ses membres voulait aller de l’avant dans le sens de mon idée, il devrait alors penser à mettre sur pied un département qui gèrerait un fonds de développement pour les artistes, genre Fonds de la FTQ pour les entreprises en général. Ce Fonds ne s’intéresserait qu’aux activités permettant à ses membres de créer ou de s’exécuter dans leur art.