L’érosion
3 mai 2010 par Joseph Facal
Normalement, le PQ ne devrait avoir aucune difficulté à remporter la prochaine élection. Voyons cependant les choses de plus près.
À l’élection de 1994, le PQ avait obtenu 1,751 442 votes. Il promettait alors un référendum et son chef n’était pas l’homme le plus populaire en ville. Puis, à l’élection de 1998, après les plus dures coupures budgétaires de l’histoire du Québec, le PQ de Lucien Bouchard recueillait 1,744 240 votes.
À l’élection de 2008, le PQ ne récolta plus que 1, 141 751 votes. Entre 1994 et 2008, le PQ a donc perdu plus d’un demi-million de voix, soit très exactement 609 691 votes.
En comparaison, l’effritement du vote libéral fut moindre : 371 652 votes de moins en 2008 qu’en 1994. L’explication la plus vraisemblable est sans doute l’ultra-fidélité au PLQ des anglophones et des allophones qui estiment n’avoir nulle part d’autre où aller.
Ce tassement du vote péquiste ne fut pas une chute subite, mais une érosion graduelle, étalée sur cinq élections. Elle n’est donc pas un phénomène conjoncturel, lié à un événement précis ou à l’antipathie envers un chef particulier.
Dans les faits, l’érosion est encore beaucoup plus forte qu’il n’y parait, puisqu’entre 1994 et 2008, le nombre total d’électeurs a fortement augmenté, passant de 4,8 millions à 5,7 millions.
Par ailleurs, en 2008, 696 114 électeurs de moins qu’en 1994 ont voté, faisant chuter le taux de participation de 81,58 % à 57, 43 %. En réalité, le PQ a donc reçu, en 2008, l’appui de seulement 19,8 % du total des électeurs, soit moins d’un électeur sur cinq.
Bref, sur le long terme, non seulement le PQ perd des votes, mais il capte une part sans cesse réduite de l’ensemble de l’électorat. Si plusieurs électeurs traditionnellement péquistes se tournent vers d’autres partis, beaucoup décrochent de la politique et restent désormais chez eux, sans être remplacés par de nouvelles cohortes aussi nombreuses de jeunes sympathisants.
En 2008, Pauline Marois a certes stoppé cette érosion, mais le progrès réel par rapport à l’élection de 2007 fut d’à peine 16 205 votes, soit un gain moyen de seulement 128 votes par circonscription.
Les derniers sondages donnent au PQ autour de 40% des intentions de vote. Il a pourtant en face de lui un gouvernement libéral qui bat des records de mécontentement. L’ADQ ne se relève pas et QS ne va nulle part. Le PQ n’a pas de concurrence sérieuse pour capter le vote des mécontents. Il devrait donc s’inquiéter de ne pas avoir trente points d’avance.
Logiquement, rien de cela ne devrait empêcher le PQ de remporter la prochaine élection. On dira que les absents ont tort, et qu’une victoire est une victoire. Mais c’est plus compliqué que cela.
Faites une règle de trois : imaginez que le PQ remporte avec 40% du vote une élection où seulement 60% des gens votent. Cela voudra dire que plus de 3 électeurs sur 4 n’auraient pas voté pour lui. Quelle base politique aurait-t-il pour faire quoi que ce soit de difficile et d’ambitieux ? Nous savons pourtant que les prochaines années seront pénibles.
J’ai expliqué, dans mon livre Quelque chose comme un grand peuple, les causes nombreuses et complexes de cette érosion. Seul un idiot pourrait prétendre qu’il y a des solutions simples. On aimerait toutefois sentir que le PQ s’en préoccupe.
Le Québec en a désespérément besoin.
127 réponses à “L’érosion”
M. Facal,
Je crois que le PQ ne peut pas obtenir plus de
40 % des votes lors d’une prochaine élection, compte tenu que le PLQ ne récoltera jamais moins de 30 % des votes, que L’ADQ amasse 10 %, QS 9 % et le Parti vert 8 %.`Au total, cela fait 97 % d’intentions de vote déclarées, selon le sondage Léger Marketing effectué après le budget Bachand. Où pourrait-il aller chercher une avance de 30 points ?
L’enjeu, selon moi n’est pas l’élection du PQ ; il les remportera ( car près de 50 % des francophones ont l’intention de l’appuyer). L’enjeu est plutôt ce qu’en fera le PQ une fois au pouvoir. Une chose me rassure : le PQ fait réellement des eforts pour s’ajuster aux préoccupations des Québécois, notamment par ses récentes orientations sur l’identité, la création de la richesse et, en fin de semaine, sur la réduction de la bureaucratie et l’abolition de paliers décisionnels.
L’ancien PM britannique Harold Wilson avait dit qu’une semaine pouvait être une éternité en politique. Étant donné qu’il reste encore 3 ans au mandat du gouvernement Charest, je trouve que vous faites de la pure spéculation quant à l’issu des prochaines élections. Mais c’est amusant quand même.
D’ici là il y aura sûrement un nouveau gouvernement fédéral, peut-être quelques nouveaux chefs de partis , tant à Québec qu’à Ottawa.
M Facal
Votre observation est d’une grande pertinence. Le fait que le PQ ne fasse plus recette, et que le vote francophone se disperse, cependant que le vote des allo-anglo reste tout à fait cohérent, indique que nous avons perdu notre cohésion nationale. La majorité regarde impuissante le saccage de son État par un parti élu par une minorité.
Ne comptez pas sur les lucides, économiste catins et autre institut économique pour prendre la mesure des dommages et sonner l’alerte.À cet égard la « trahison des clercs » est complète.
Le coût pour le Québec du passage de calamité Charest au pouvoir, est et sera, des dizaines de milliards de dollars (Seulement pour la Caisse et Hydro Québec).
Erreur de parcours de quelqu’un de bien intentionné ?
Arrêtons de dormir il est temps de sonner l’alerte: Calamité Charest a ouvert la porte à une multitude de réseaux d’intérêts privées, lesquels squattent notre État à leur profits et au détriment du bien publique; les effets seront dévastateurs:
Calamité Charest et la Caisse: Alerte rouge
http://www.vigile.net/La-Caisse-Alerte-rouge
On peut analyser la question d’une manière partisane mais je pense qu’il faut regarder la question sous l’angle de l’érosion non pas seulement du vote exprimé, mais du mode d’élection.
Suis-je idiot ? Peut-être, mais je pense néanmoins qu’une partie du problème est simple.
Tant que nous allons élire des députés et des gouvernements dans le cadre d’un système qui n’exige pas que le gagnant recueille 50%+1 du vote, nous continuerons d’élire des députés et des gouvernements dans un système qui ne remplit plus sa fonction.
Peut-être qu’à l’origine c’était le meilleur système. Deux partis se divisant 100% du vote ça donne nécessairement un gouvernement qui a une majorité qualifiée.
Mais dans celui où des opinions tierces cherchent à s’exprimer, comment voulez-vous que l’on dégage des majorités qualifiées franches claires et nettes ?
À l’élection de 2008 il y a seulement 49 députés qui ont recueilli plus de 50% des votes. C’est une partie du problème qui a un effet sur la motivation des électeurs à participer à un système qui ne tient pas compte de leur opinion.
« Quelle base politique aurait-t-il pour faire quoi que ce soit de difficile et d’ambitieux ? »
Ça n’a jamais empêché le PQ de faire ce qu’il voulait faire comme les fusions forcées au lendemain d’élections où le sujet n’avait jamais été abordé. Les CPE n’étaient pas une demande de la population, seulement de groupes de pression. Belle occasion pour le PQ de fournir de la chair à cotisation aux syndicats. Même chose pour l’assurance médicaments.
Actuellement beaucoup d’électeurs sont dans mon cas, ne pas aller voter ou voter libéral pour empêcher le PQ de faire d’autres conneries parce que croire Marois n’est pas une option. J’avoue que le choix n’est pas facile.
Joanne Marcotte: Le livre de Joseph Facal
Ce n’est pas un droit de financer …
Un profond respect de notre culture …
Un programme …
Um b mol …
André Pratte se choque …
Joanne – Non pour la concertation, pour la recherche d’un consensus. On sait ce qu’il y a à faire. Allons-y ! Go ! …
Les lucides ont été en fonction, dont Lucien Bouchard. .. il n’ont rien fait…
La colère …
La solution avancée par Stéphane Dupont, le travail au noir … Arrêter de faire des rapports d’impôts.
Joanne – La subvention aux entreprises … La Caisse de dépôt …
Stéphane – Le travail au noir …
Deuxième critique … Il aime encore son parti. On a fait un pas avec Mario en passant à l’axe gauche-droite plutôt que souverainistes-fédéralistes.
On ne performe pas où nous sommes souverains: éducation, santé, pizza. Pizza, c’est une blague. Faites vous votre pizza avec du cheddar 5 ans de l’Île aux grues ? Délicieux sans mais plus avec ou du vin de prune du tiroir. Je n’ai pas l’espace pour une cave. Excusez-la !
Stéphane – une ouverture sur le monde …
Joanne – La décennie du centre-droit …
Stéphane – L’endettement pour l’épicerie …
Joanne – L’Alberta va se choquer …
Joanne – Je vous encourage à l’acheter.
Quelle transparence !
M. Facal,
La question nationale est un sujet très délicat et sensible. On marche toujours sur des oeufs lorsqu’on aborde la question.
Un internaute affirme que vous faites de la pure spéculation en vous prononçant sur l’issue de la prochaine élection. Pourtant vous n’avez pas écrit que le PQ gagnerait. Vous avez seulement dit que, normalement, il ne devrait pas avoir de difficultés à remporter les prochaines élections. A moins que…
C’est ce que j’apprécie chez vous, c’est votre sens de la nuance. Mais il y en a qui s’amusent à jouer aux chroniqueurs, comme d’affirmer que d’ici les prochaines élections au Québec ( en passant, selon la coutume, il ne reste que deux ans au PLQ, et non trois )le Fédéral aura un nouveau gouvernement. Pourtant, rien n’indique que les libéraux fédéraux vont l’emporter. M’enfin…
J’ai de la difficulté avec les gens qui critiquent les gestes du PQ ( alors qu’il n’est pas au povoir depuis ans ) et qui ne disent rien sur ceux du PLQ. Les fusions forcées n’avaient pas été annoncées, il est vrai; sauf que lorsque la population a été appelée à se prononcer après l’arrivée du PLQ au pouvoir, la grande majorité des gens, à l’exception du West Island les a approuvées. Les CPE ne sont pas une créature du PQ, car ils existaient déjà. LE PQ les a étatisés, notamment pour leur permettre de se syndiquer. Demandons aux travailleuses des garderies si elle sont mécontentes d’être davantage protégées et d’avoir de meilleurs salaires.
Comment peut-on vouloir empêcher le PQ de faire d’autres conneries, alors que le PLQ est le champion toutes catégories de décisions absurdes. N’oublions pas que toute la classe politique du Québec ( pourtant les députés et ministres travaillent très fort )est discréditée à cause des mensonges et des turpitudes de Jean Charest et de son Conseil des ministre. Il sera toujours temps de critiquer le PQ, s’il reprend le pouvoir.
Pour ma part, je n’approuvais pas Mme Marois depuis qu’elle est chef du PQ. La dernière année, elle a posé des gestes qui l’ont fait remonter dans mon estime, à un point tel que je songe à reprendre ma carte de membre du PQ, alors que ca fait 15 ans que je n’en suis plus membre.
Quelque chose comme un grand peuple
Canöe
Boréal
J’ai relu des pages 140 à 142.
Vous pensez tout de même pas que je vais vous révéler la vérité.
J’ai pas encore lu la suite: Pourquoi vouloir encore la souveraineté.
Pourquoi j’ai quitté le PQ et ne voterai plus pour ce parti ? Ce parti est trop à gauche, trop interventionniste, trop collé sur les syndicats de la fonction publique, pas assez nationaliste, trop mou sur la question identitaire, etc. Qui peut penser, sérieusement, que Pauline Marois va redresser le Québec ??? Personne. Alors,l’érosion du vote péquiste ne me surprend pas. Ce qui n’empêchera pas ce parti de reprendre le pouvoir même avec un taux de participation de 54 % aux prochaines élections. Quant à QS c’est Disneyland, Alice aux Pays des Merveilles. L’ADQ est dans les limbes. Aux prochaines élections, je reste chez-moi, pas question d’appuyer ni le PQ ni le PLQ. La dernière farce de Pauline Marois ? Diminuer la bureaucratie sans couper de postes de fonctionnaires ! Comment prendre cette femme au sérieux ?
M. Desbiens,
Je ne pense pas que le PQ est à gauche; il est plutôt centriste. Il est relativement interventioniste, mais pas plus que le PLQ. Il faut dire qu’un gouvernement resposable a le devoir d’intervenir dans l’économie. Trop collé sur les syndicats de la fonction publique ? Mme Marois, en soutenant que les syndicats en demandaient trop et en expulsant le SPQ Libre, a démontré qu’elle savait prendre ses distances face aux syndicats.
Pas assez nationaliste ? Mais il est souverainiste; que voulez-vous de plus ?
Trop mou sur la question identitaire ? Le PQ est pourtant le seul parti au Québec qui est allé aussi loin pour protéger notre identité.
Je fait parti des nombreuses personnes qui pensent que Mme Marois a la capacié de redresser le Québec; en fin de semaine, le PQ s’est quand même penché sur la réduction de la bureaucratie et la diminution des paliers décisionnels, notamment en santé et en éducation. Avec son dernier budget, le PLQ n’est pas allé aussi loin. Il faut dire qu’avec l’âge moyen des fonctionnaires, près de 40 % d’entre eux prendront leur retraite d’ici 3 à 4 ans. Il suffit d’en remplacer qu’un sur deux et on verra une réduction du nombre de fonctionnaires. LE PLQ s’était engagé à ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux, mais n’a jamais respecté cet engagement.
Ce qui me consterne dans vos propos, c’est que vous envisagez de vous abstenir aux prochaines élections. Selon moi, l’abstention est est la pire des avenues. Pourquoi ne pas voter pour le Parti vert ou un candidat indépendant, s’il y en un dans votre comté. Quand je pense que des centaines de milliers de gens se sont battus pour obtenir le droit de vote et qu’il y a encore des centaines de millions de gens sur la planète
( surtout en Chine )qui vivent dans un régime à parti unique.
Il me semble normal que le PQ perde des votes, il s’est créé d’autres partis politiques qui rejoignent les plus à droite, les plus à gauche, les plus écolos…
Même si l’ADQ ne se relève pas, QS ne va nulle part et les Verts sont marginaux, ils vont chercher plus de votes chez les francophones que chez les allophones qui restent assez fidèles au PLQ.
C’était déjà un non-sens de réélire Charest après son désastreux mandat de 2003. Aux prochaines élections, je pense que les Québécois n’auront pas une mémoire de poisson rouge et voteront de manière plus stratégique, pour être sûrs de se débarrasser de ce gouvernement incompétent et pourri.
Gilles Laplante
Vous pensez leurrer qui?
Le PLQ a battu tous les records d’insatisfaction!
Et vous pensez vraiment que le monde veut se protéger du PQ en ce moment?
Elle est bien bonne…
Monsieur Facal… ne manque-t-il pas des données dans votre analyse?
Par exemple le fait que Boisclair était homosexuel (et qu’il ait été jugé par les médias avant d’être entendu par la population). Et le fait que Marois soit une femme.
Se pourrait-il que la société québécoise soit moins ouverte qu’elle le prétende?
Tous se prétendront prêts à élire une femme. Mais une fois dans l’isoloir…
Je ne cherche pas d’excuses au PQ. Je me demande si ça peut jouer. Et j’espère que non, au fond. Ça serait, quelque part, encore plus triste.
Bonjour,
Excusez-moi M. Facal, d’attirer l’attention sur une entrevue et deux articles intéressants du Devoir – je reviendrai plus tard sur votre chronique :
- déclaration de Christiane Pelchat, présidente du Conseil du statut de la femme, au sujet du voile dans la fonction publique.
Lien : http://www.radio-canada.ca/emissions/christiane_charette/2009-2010/chronique.asp?idChronique=110084 :
elle en parle à partir de la 16ème minutes.
*
- un texte de Jean-Claude Leclerc, du Devoir : « Crise et performance – Que valent ces dirigeants qui carburent aux primes ? »
http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/288218/crise-et-performance-que-valent-ces-dirigeants-qui-carburent-aux-primes
*
- ……. COMME SI DE RIEN N’ÉTAIT »
de Christian Rioux, journaliste représentant le Devoir, en France, 30 avril 2010
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/288024/comme-si-de-rien-n-etait
Bonne journée,
@M. Tremblay
Je ne partage pas votre optimisme sur le PQ. Ce dernier est composé en grande partie de fonctionnaires… On ne peut pas s’attendre à grand chose de ce parti. Je ne digère pas encore les programmes sociaux d’assurances-médicaments et les garderies étatiques. En matière de langue, le PQ n’a rien fait lors de son dernier mandat. Pourquoi le PQ n’a t-il pas francisé les CEGEPS anglophones ???
Soulignons que la désaffection envers les élections est un phénomène mondial. Je n’ai pas voté aux dernières élections municipales ni fédérales. Pourquoi ? Les dés sont pipés au municipal. Nous savons tous ce qui se passe au niveau municipal. Je suis en faveur d’une participation plus directe des citoyens en politique via les référendums. Les députés ne représentent pas la population mais leurs donateurs et leur parti… Une fois au pouvoir, les partis font ce qu’ils veulent. Je ne participe plus à cette farce.
Bonjour monsieur Facal,
Je seconde monsieur Pommerleau: votre billet est très pertinent. C’est renversant de voir comment, dans la situation actuelle le PQ n’a pas pu capitaliser. Une raison de plus pour ne pas l’appuyer.
Si madame Marois ne réussit pas à profiter d’une situation aussi facile, j’ose à peine imaginer ce qu’elle pourrait faire dans des situations complexes.
On peut dire que le PQ est trop à gauche, trop à droite, pas assez lucide, qu’il vieillit mal, que le vote indépendantiste s’effrite, on pourra dire tout ça et plus encore.
Mais pour moi il y a un manque flagrant de leadership. Personne ne peut stimuler l’enthousiasme. Personne n’a de discours rassembleur. Et ce n’est pas un printemps des idées qui va y changer quelque chose.
Ce qui manque, c’est un être charismatique avec une vision emballante. Je ne pas d’une vision qui découle d’une analyse logique et systématique appuyée sur des sondages et des discussions en comité.
Un leader, c’est quelqu’un qui a cette capacité de bien capter instinctivement ce que veut une communauté, un peuple. Il sait l’incarner avec émotion et donner le goût de le suivre.
Nous sommes très loin de là. Et aux prochaines élections, je n’appuierai aucun parti. Je ne veux pas prendre le risque que mon vote soit considéré comme un appui au moins pire. Aucun parti politique ne mérite que je lui laisse croire qu’il est dans la bonne direction.
Jacques Dalpe
C’est ça monsieur, continuez d’appuyer Jean Charest en vous abstenant de voter…
Pour ce qui est de Marois, vous sous-estimez grandement ses compétences. Ah si j’étais un homme, devrait-elle chanter. Car il n’y a aucun homme en politique en ce moment je pense qui peut se targuer d’avoir son bagage politique. Dans le temps de Boisclair, si Marois avait été un homme, elle aurait été élue tout de suite chef, je gagerais mon jupon là-dessus.
Moi ça me fait un peu rire, les « êtres charismatiques ». Je ne me laisse pas embarquer par le charisme, moi, mais par les idées! Et la souveraineté en est une à la fois simple et fondamentale. Comment peut-on ne pas être emballé à l’idée d’AVANCER! D’ÉVOLUER!
L’ADQ, parti de grands parleurs petits faiseurs assis entre deux chaises et censé vouloir une constitution et une citoyenneté québécoises… Au lieu de forcer le gouvernement alors minoritaire à tenir une commission parlementaire sur les projets du PQ, ce qui nous aurait fait AVANCER, il s’est élevé contre! Même le Bloc québécois a été plus constructif que l’ADQ dans le temps de la commission Bouchard-Taylor. Les partis souverainistes veulent faire avancer le Québec. Alors que Charest est en train de nous mettre à terre à force d’immobilisme. C’est bon pour le fédéralisme canadien, un Québec bien à terre. C’est bon pour le fédéralisme canadien, de stagner comme ça. Quand on n’avance pas, on recule. On s’affaiblit, on se sous-estime, ça nous coupe les ailes et le reste…
En ne voulant pas voter pour « moins pire », vous garderez le pire. Et on verra dans quelques années ce que Charest aura réussi à faire de cette nation.
Ce dont le Québec a besoin, c’est de remonter son « estime de soi nationale ». Et pour ça, il n’y a qu’un moyen.
M. Desbiens,
J’ignore pourquoi vous affirmez que le PQ est composé en grande partie de fonctionnaires. D’où tenez-vous cette information ? Comme le terme fonctionnaire est galvaudé,ne confondez-vous pas les fonctionnaires avec le personnel de tout le secteur para-public et celui qui oeuvre dans les municipalités, le secteur de la santé ainsi que dans les commissions scolaires? Si c’est le cas, c’est près de 50 % de la population qui émarge au budget des diverses administrations publiques. C’est beaucoup de monde.
En ce qui concerne le régime public d’assurance-médicament, n’oublions pas qu’il a été conçu pour la classe moyenne inférieure et les personnes âgées qui ne bénéficiaient d’un tel régime de la part de l’employeur. Quant aux garderies, elles n’ont pas été étatisées, car elles demeures des OSBL; par contre les conditions de travail du personnel ont été considérablement améliorées; encore du monde qui vont voter PQ, direz-vous.
En ce qui concerne la langue française, je ne sais pas si c’est une bonne idée d’obliger les allophones à fréquenter les CEGEPS francophones. Affaire à suivre.
Vos propos sur notre système électoral me semblent très pertinents. J’ajouterais que notre système parlementaire et de toute la gouvernance sont des véhicules conçus au dix-neuvième siècle et sont nullement adaptés à la réalité du présent siècle. Tout le système doit être radicalement changé. Mais comment faire ? Je ne pense pas que de recourir à des référendums à répétitition soit l’unique solution, à moins qu’on change le système parlementaire et la manière de gouverner.
L’abstention aux élections est un phénoméne répandu dans tout l’Occident. Mais les élites politiques et les bien-pensants ne font que le déplorer tout en ne cherchant pas de moyens pour augmenter cette participation. La démocratie est mal en point.
Jacques Dalpé,
Je constate que comme bien des Québécois, vous êtes à la recherche d’un leader charismatique doté d’une vision emballante, un messie en quelque sorte. Trudeau en était un et il n’a pas changé le Canada d’un iota, sauf que nous sommes pris avec sa Charte funeste qui consacre le gouvernement des juges, les droits des minorités au détriment de ceux de la majorité et un net recul du Québec. Quel gâchis ! Lévesque en était un, mais le peuple a refusé de le suivre. Bouchard en était un également, mais il a laissé le Québec dans un état pire qu’il l’était avant de prendre le pouvoir.
Au lieu de compter sur un messie, pourquoi chaque Québécois ne se retrousse pas les manches et ne décide t’il pas de se doter d’un projet autre que d’uniquement amasser assez d’argent pour sa pension ?
Marc Tremblay
Hitler aussi avait beaucoup de charisme, paraît-il…
Je suis avec vous là-dessus: ce n’est pas un être charistimatique qui va faire la souveraineté, ce sont tous les Québécois!
Désolé, c’est un peu long.
Vous avez sauté 2003 où causant la défaite de Landry le PQ était passé de 1 744 240 en 1998 à 1 269 183 votes, une perte de 375 057. Le PLQ ne perdait que 16 000 votes. L’ADQ en gagnait 214 000. L’électorat diminuait de 250 000. Voter est un geste d’affection, pas de raison. Dur dur de succéder à Lucien Bouchard. Gilles Duceppe s’en est tiré grâce au contexte.
Et 2007. Nouvelle perte de 140 000 votes avec Boisclair, perte de 440 000 pour Charest, gain de 530 000 pour Dumont, gain de 100 000 par les autres, verts et solidaires, et gain de 150 000 pour l’électorat. Voter est un geste d’affection. La promesse de la jeunesse et la perspective d’un rapport d’impôt unique ne nuit pas.
et 2008. Peu de changement au PQ, au PLQ et aux autres. Chute de 690 000 votes à l’ADQ et de 730 000 à l’électorat. Voter est un geste d’affection. L »échec de l’ADQ comme opposition officielle ne pardonna pas.
Entre 1994 et 2008 l’électorat a effectivement augmenter comme vous dites, pas le nombre d’électeurs qui a chuté de 3,9 millions à 3,2.
Si vous remplaciez Charest à la tête du parti libéral, le PQ aurait de la difficulté à remporter la prochaine élection … Je ne vois pas d’autre façon pour le Québec de devenir un pays de mon vivant à part le droit de vote dès la naissance grâce au PQ au lendemain de la prochaine élection. Plus qu’une marque d’affection pour un chef charismatique, voter serait un geste d’abnégation de la génération lyrique (baby-boomer) en faveur de la suivante pour notre survie nationale commune à long terme.
- Pas mal !
- Bonne question !
- Où est l’urgence … où la soigner ?
- Dans un château en Espagne …
- Parce qu’il devrait plutôt baisser ses culottes !
- Exact. Il avait semble-t-il des yeux bleus irrésistibles, séducteurs ou impitoyables. John Tolan. Ils furent mis à rude épreuve par le gaz moutarde en Belgique le 14 octobre 1918. Éric-Emmanuel a mis en valeur dans son roman La Part de l’autre.
Mme Choinard a parlé d’Hitler qui était un leader charismatique. Je n’ai pas voulu en parler car je ne voulais pas tout mélanger. Mais Mme Chouinard a raison sur le fond. Pour ceux qui veulent en savoir plus long sur l’ascension d’Hitler, voir l’excellent film de Christian Duguay, un réalisateur québécois qui tourne à Hollywood, HITLER,LA NAISSANCE DU MAL. Le film débute par la phrase suivante : le mal se répand quand les gens de bien se taisent.
Ainsi, croire que le PLQ avec un nouveau chef pourrait être réélu ne me semble pas plausible, car tous les successeurs possibles n’ont pas de crédibilité, d’autant qu’ils sont muets sur les turpitudes de leur chef.
Il est possible que je manque d’humour car je ne comprend pas les remarques de M. Lachance pour une meilleure démocratie ainsi que sur le fait de baisser ses culottes plutôt que de se retrousser les manches. M’enfin.
Albert Einstein se faisait demander un jour ce qu’il pensait de la démocratie. Il a répondu que ce serait une bonne idée. Pour terminer, j’approuve l’affirmation de M.Lachance que la génération des baby-boomers poserait un geste d’abégation en optant pour la souveraineté et cela pour le bénéfice des générations futures et de la survie de la nation québécoise.
Pour voler plus vite que la vitesse du son, l’humain en situation de guerre a trouvé autre chose que les avions à hélices. Je me risque à dire que le mur du son n’a pas été franchi avec des avions à hélices mais à réaction.
Démocratie
La démocratie, est-ce la fin du monde ou la suite du monde ? La démocratie n’a pas évité l’usage de la bombe atomique et sa prolifération. Elle n’a pas prévenu le gaspillage du pétrole. Démocracie is a buzz word à l’usage des politiciens et des syndicalistes. J’entends quelqu’un qui s’est instruit chez les Jésuites et disparu récemment remuer dans sa tombe.
Churchill semble-t-il disait que la démocratie était la moins pire des formes de gouvernement. Il disait ça avant sa mort le 24 janvier 1965. Je n’ai pas retrouvé quand il aurait dit ça dans Réflexions et Aventures paru en 1932. Je dirais que cette citation de Churchill datant d’après 1932 et d’avant 1965 n’est pas une consécration définitive de la démocratie mais un genre de consolation à l’endroit du communisme.
Culottes
J’ai commis une erreur. Comme Régis Labeaume, je m’en excuse après plutôt que d’en commettre le moins possible. J’aurais dû écrire enlever plutôt que baisser. L’erreur est majeure. Je faisais référence à notre sous-fécondité au Québec depuis 1970. Je dirais plutôt notre sous-engendrement car le problème n’est pas que les femmes seraient devenues moins fertiles, contraceptifs ou chirurgie en moins, mais que nous n’avons pas développé une culture de survie génétique. Notre bagage génétique ne fait pas parti du patrimoine que nous voulons léguer à nos semblables. Sans cette culture, pourquoi un pays ?
J’aurais dû écrire enlever au lieu de baisser. Au conseil de ville de Québec en particulier du temps d’Andrée Boucher, j’ai souvent entendu dire « il va falloir mettre nos culottes ». Ne nous demandons pas pourquoi la ville de Québec à l’un des indices synthétiques de fécondité le plus bas au Québec.
Hitler
Est-ce que c’était Hitler qui était charismatique ou le peuple Allemand qui était insoutenablement en manque d’un chef?
L’humain est grégaire
Le Seigneur est son berger
Cossé que tu veux !
Robert Lachance
« J’aurais dû écrire enlever au lieu de baisser. »
Et baiser au lieu de baisser. :-D
On a cultivé l’individualisme au Québec. La droite. Le chacun pour soi. C’est le meilleur moyen aussi de ne pas avoir de projet collectif…
A moins que quelque chose ne m’échappe, je ne comprend pas le commentaire de Robert Lachance sur les avions à hélices ou à réaction.
Par ailleurs,la seule alternative à la démocratie est la dictature. Je préfère la première, même si elle est imparfaite.
Pour vous paraphraser, M. Lachance, la sous-fécondité au Québec est un phénomène occidental Cela veut-il dire que tous les pays occidentaux devraient renoncer à leur culture et à leur souveraineté ?
Hitler était un chef charismatique et avait un projet collectif (démoniaque,mais indéniable)pour une nation frustrée suite à la première guerre mondiale.
Comme dirait Mme Chouinard, le Québec a besoin d’un projet collectif, pas seulement de projets individuels, sinon c’est la loi de la jungle, celle du plus fort. Pour l’instant, seul le PQ, malgré tous ses défauts, favorise les deux projets. Grâce à Mme Marois, n’en déplaise à ceux qui ne lui font pas confiance.
N’ayant pas la plume de Robert, il me reste, pour avoir l’air original à emprunter celle d’autres qui l’ont plus alerte.
Ainsi celle d’Héraclite m’est utile pour rappeler que «quand notre oeil croit apercevoir quelque chose de permanent, il est victime d’une illusion; tout est en réalité dans un perpétuel devenir».
La question est de savoir dans quelle direction se définit cet avenir ou ce devenir dont parle l’ancien.
Joseph rappelle et s’émeut d’une certaine érosion du vote partisan. D’autre relèvent celle du vote tout court.
Une chose est sûre, la pantoufle ne peut en aucune façon être le refuge perpétuel des peuples ni celui des individus.
Mais pour que le peuple suive une direction, il faut qu’un leadership fort et crédible se manifeste. Il est clair selon moi que le leadership actuel du Mouvement Souverainiste ne répond pas aux attentes du peuple.
Je suis d’avis que la cheffe du PQ est davantage une femme d’influence qu’une femme de pouvoir et je pense que c’est, le bât qui blesse. C’est le temps et lui seul qui apportera une réponse plus définitive à cette question.
Dans un autre ordre d’idée, je voyais dans la section nécrologique du Devoir aujourd’hui, qu’on annonçait le décès d’une grande dame, madame Monique Langevin-Marchand, qui jusqu’à la fin comme c’est écrit, je cite : «…jusqu’à ses derniers jours, elle a continué à réfléchir, dans le cadre de rencontres mensuelles du Mouvement Souveraineté et démocratie, aux moyens de raviver la flamme de l’Indépendance du Québec».
Je n’aimerais pas mourir avec le regret de ne pas avoir légué un pays en héritage à ceux qui me suivent. Mais je ne voudrais pas pour autant confier le pouvoir à un nouvel Hitler…
Mais consolons nous, selon Drake, la durée de vie moyenne d’une civilisation serait approximativement de 10 000 ans. Il ne semble pas avoir calculé cependant combien de temps pouvaient durer celles qui se laissent mourir en se liquéfiant.
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quation_de_Drake
Gilles,
Je trouve très difficile de vous suivre. Vous êtes pour la souveraineté ou pas ? Et c’est quoi cette allusion à Hitler ? Y en a t’il un qui se profile à l’horizon ?
Enfin, concernant Mme Marois, je ne pense que ce soit négatif qu’elle soit plus une femme d’influence que de pouvoir, un peu comme Lévesque. On a un homme de pouvoir à Québec et il semble n’avoir aucun autre projet que de le conserver. Bouchard semblait rechercher que le pouvoir, tout comme Bourassa. Ils n’ont pas fait avamcer le Québec de façon significative.
Bonjour,
Excellente analyse, même si partielle, qui rejoint celle de Michel David qui dit entre autres :
……….. « M. Facal est indéniablement un «lucide» qui croit à l’urgence d’un sérieux coup de barre, mais il voit aussi la souveraineté comme une pressante nécessité, sans quoi le Québec est voué à la folklorisation, en attendant l’assimilation. »
Lire : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/288304/un-fantasme
*
@Robert Lachance,
Beau travail de recherche. Merci.
Questions pour vous, M. Lachance.
1- À propos du PQ : « Cela voudra dire que plus de 3 électeurs sur 4 n’auraient pas voté pour lui. » Joseph F.
Quelle proportion de québécois ont appuyé les Libéraux au dernier scrutin ?
2- À partir des chiffres de Monsieur Facal qui dit : « Dans les faits, l’érosion est encore beaucoup plus forte qu’il n’y parait, puisqu’entre 1994 et 2008, le nombre total d’électeurs a fortement augmenté, passant de 4,8 millions à 5,7 millions. »
Combien, de ces 900 mille nouveaux électeurs, proviennent de l’immigration qui sont « ultra-fidélisé au PLQ » — surtout les plus récents ?
*
@Marc Tremblay : les super-mouches genre forteresse de l’air sont une légende urbaine ; j’en ai pas vu depuis 25 ans ; mais le printemps il y a une petite période de mouches noires…
En passant, mon prénom n’est pas Jean-René mais Jean-Renaud.
*
@Mme Chouinard :
…….. « on a cultivé l’individualisme au Québec. La droite. Le chacun pour soi. C’est le meilleur moyen aussi de ne pas avoir de projet collectif… »¸Carole C.
Le rapatriement de la constitution en 1982 n’y serait-il pas pour beaucoup ? Pierre Élliot, savait-il ce qu’il faisait en implantant ce multiculturalisme – qui va faire sauter la baraque, un jour — et une charte « omni-puissante et présente » (l’État des juges?), qui, en plus, évacue les droits collectifs ?
Une question comme ça…même si je pense que oui!
*
Même si son image ne passe pas (présentement) , les nombreux points que vous avez soulevés au sujet de Mme Marois sont appropriés. Mais j’ajouterais à votre liste, le rapport que les québécois ont avec l’argent.
Grâce à la campagne bien orchestrée (par les médias fédéralistes et autres : qui?), un grand nombre de personnes croient qu’elle s’est payée ce château avec ses revenus de députée!
Donc, magouille $ potentielle de sa part ! C’était habile, non? Surtout avec le cynisme galopant envers les politiciens…
Même si c’est (avec l’argent de Blanchet) c’est trop fric pour eux, pensent-ils. Un homme cela passe, mais une femme…
C’est vrai qu’elle a manqué un peu de jugement avec cette trop grande visibilité : mais pouvait-elle faire comme Jean Charest, c’est-à-dire, faire renvoyer et poursuivre les deux journalistes de Sherbrooke — qui avaient osé dénoncer et enquêter sur les deux maisons de notre premier ministre ?
Remarquez bien que cette visibilité outrancière, n’est que chiure de mouche par rapport à un 750 mille pendant 10 ans : déclaré ou non au fisc ; et si c’était plus ?
«Le plus paradoxal», c’est que cette campagne bien orchestrée venait de nos élites financières ou politiques (PLQ) ?, qui eux sont pourtant si à l’aise avec l’argent ; sans oublier celui des autres!
Bonne soirée,
N.B.
Crosby mène la série contre le canadien…
Vous marquez un gros point Carole mais comme au bingo, il ne faut pas déranger ses cartes avant que l’on ne vous demande de le faire; le principe de précaution.
L’individualisme vient en supplément avec le remplacement de l’ordre religieux catholique par l’ordre marchand; du côté protestant l’individualisme vient avec. L’individualisme est arrivé avec la révolution tranquille et le slogan Qui s’instruit s’enrichit. Ça a été gonflé avec la télé grâce à qui après la radio, on est passé en moins d’un siècle d’une agriculture et foresterie de survie à une société avancée de production et consommation.
@ Marc,
À plus tard pour les avions. À part la démocratie et la dictature, il y a Walden Two.
Je suis à lire Après la démocratie d’Emmanuel Todd, 2008. Nicolas Sarkosy aurait été élu grâce à ses défauts. À Québec Régis Labeaume aussi.
du dos de livre:
À Gilles,
D’accord pour un leadership fort, une volonté partagée et un minimum de compétence et non le charisme d’une seule personne. Pensez à ce qui est arrivé avec Mario Dumont. Comparez à ce qui est arrivé avec Jean Charest.
À Jean-Renaud
En 2008, les libéraux ont obtenu 1,366,046 votes. Sur 5,7 millions d’électeurs, la proportion est de 24 %. Sur 7,8 millions de Québécois, ça fait 17,5 %.
Dans une brochure que j’ai obtenue lors d’une consultation samedi dernier sur un projet de politique municipale sur l’accueil, l’intégration et la rétention des personnes immigrantes à Québec, on découvre qu’en 2006, un canadien sur cinq est un immigrant. Au Québec une personne sur neuf est immigrante; à Québec, une sur 22.
Pour répondre à votre question 2, 422 788 sur 900 mille. 38,4 %.
Jean-Renaud
N’est-ce pas l’ADQ qui a soulevé la question des résidences de Pauline Marois? L’ADQ (dont le chef touchait un salaire secret!) qui prône la richesse personnelle et qui essaie de provoquer l’envie et la hargne des Québécois envers un couple qui a du fric? Marois a eu le tort d’essayer de rétorquer, elle aurait dû faire, laisser braire et les accuser de jalousie.
Effectivement, les médias pendant ce temps ne s’intéressent guère à ce que Charest a les moyens de se payer… Je me souviens de ces deux journalistes qui ont perdu leur boulot pour avoir osé essayer s’aventurer par là.
Robert Lachance
Je ne suis pas une experte mais à vue de nez, je ne sais pas si l’individualisme est né avec la révolution tranquille. Je pense que c’est venu plus tard que ça mais je peux me tromper.
En tout cas, ça marche. Tout le monde se fout de tout le monde (à droite de l’échiquier je veux dire), la moindre solidarité sociale est perçue comme du socialisme… Et regardez ce que nous posent comme question certains fédéralistes: ils demandent ce que ça va changer dans leur vie personnelle, la souveraineté.
Comme si un changement collectif positif ne pouvait pas influencer les individus positivement.
Je sais, j’ai l’air naïve aux yeux de certains quand je dis ça, mais pour moi, une nation c’est comme une personne. On veut, pour nos enfants, autonomie, fierté, indépendance, sens des responsabilités… Et on n’est même pas fichu de donner l’exemple comme nation.
Un Québec souverain serait plus fier, plus solidaire. L’estime de soi nationale ferait un bond formidable. Avec tous les bénéfices que cela comporte. Comme chez les personnes qui ont une bonne estime d’elle-même. Elles sont mieux outillées pour faire face à la vie.
Moi, le jour où le Québec sera souverain… le ciel ne sera plus du même bleu, les nuages du même blanc. Et il me semble que tout le monde aura grandi de trois centimètres. C’est le genre d’affirmation qui me vaut des tomates sur certains forums.
La rêveuse.
Hé oui. Mais il n’y a pas une seule grande réalisation qui n’ait pas commencé par un rêve. Que réalise-t-on quand on ne rêve pas?
Et le pire, c’est que la souveraineté du Québec, ça devrait sembler bien plus plausible et possible que de marcher sur la lune! Mais la souveraineté est un concept qui bizarrement devient abstrait quand on parle de celle du Québec. Y a du monde qui demande ce qui arriverait avec les bureaux de poste. On a du chemin à faire avec ceux-là. :-D
« d’elle-même », j’aurais peut-être dû mettre au pluriel… Et je devrais me relire plus soigneusement au lieu de jouer à la maîtresse d’école avec moi-même. :-D Désolée.
Si le P.Q. continue toujours de s’adresser nonchalamment à l’électorat qui habite simplement le territoire du Québec, faisant comme si les simples résidents étaient tous et chacun les membres d’une nation, comme si c’était simplement cela la nation, des résidents, il se trompe.
Ça fait très longtemps que le P.Q.se trompe. Mais voyez-vous, M. Facal, que l’électorat ne s’y trompe pas ? Voyez-vous qu’il ne s’y est jamais trompé ? Vos chiffres dégonflent bien des balounes.
Aucun parti séparatiste n’a jamais nulle part « séparé » politiquement un « territoire », ici en l’occurrence le Québec du Canada, autrement, alors, que pour faire prévaloir des intérêts particuliers, contraire aux intérêts de leur nation. L’idiotie, car c’en est une, et depuis longtemps, c’est le territoire, la territorialité. Les séparatistes de Patagonie, s’il s’en trouve, pourront toujours s’essayer…
L’élection québécoise de 1962, celle qui a donné toute sa force à Hydro-Québec, cette élection n’a pas consisté à proposer à l’électorat encore très canadien-français, que le « territoire du Québec » soit pourvu d’un immense pourvoyeur de services, le service était déjà en bonne partie rendu aux résidents- consommateurs, non plus qu’un immense employeur, l’industrie avait déjà tous ses résidents-employés, l’élection s’est tout simplement faite sur le très vieux thème qu’il fallait être maître chez-nous. Et l’électorat avait très bien compris ce qu’il y avait à comprendre, qu’il y avait dans cette nationalisation particulière quelque chose qui réconciliait avec le passé, en même temps qu’il laissait toutes ses possibilités à l’avenir. C’était en 1962 ! Bien avant la supposée « décolonisation » des canadiens-français…
Tout n’est pas si compliqué, en effet, pour commencer, j’insiste, pour commencer…lorsque les partis politiques s’adressent aux bonnes personnes…Comme on dit : ça part de là ! Toujours, toujours-toujours !
C’est ça la politique : c’est le monde, les gens, la nation. Pas les montagnes. Et l’indépendance est ce qu’il y a de plus « politique » pour un peuple, bien davantage encore qu’une nationalisation, qui pourrait être, qui aurait pu être, à la rigueur, une affaire de comptables. C’est dire tout le long égarement du P.Q., et l’idiotie de bien des péquistes.Néanmoins,vive l’indépendance
Bonjour tout le monde,
Révélatrices toutes ces réactions à l’article de Joseph Facal ! Normal, elles concernent l’avenir de notre nation.
A Jean-Renaud,
Merci pour l’information concernant les mouches; donc, c’est pire dans vos Laurentides que dans les miennes (nord de Québec). Je suis toujours impressionné par la qualité de vos sources d’information, notamment par rapport aux maisons de Charest qui n’aurait pu se les payer avec son salaire de député. Le conjoint de Mme Marois est devenu milionnaire dans le secteur privé : il pouvait se payer une somptueuse résidence par lui-même. A cause de leur vieux fond catholique, les Québécois ont un mauvais rapport avec l’argent et ils traitent de voleurs ceux qui deviennent millionnaire au lieu de les admirer et tenter de les imiter. Comme dit l’adage, LORSQ’UN SINGE GRIMPE DANS L’ARBRE, IL S’EXPOSE LE DERRIÈRE.
A Robert,
Moins de gens vont voter, plus le suffrage universel sera remis en question. Dommage, car c’est une des plus grande conquête de la civilisation.
A Carole,
J’abonde dans votre sens. La souveraineté d’une nation n’est pas qu’une question économique, loin de là. C’est davantage une question de fierté, de dignité et de la volonté de s’assumer. Joseph Facal a déjà dit la même chose. Je me souviens que ma fille qui à l’âge de 16 ans se tenait avec plusieurs immigrantes me disait que ces dernières étaient toutes contre la souveraineté. Elle me demandait alors pourquoi ne pas demeurer au sein du Canada. Je lui ai demandé que lorsqu’elle serait adulte, si elle accepterait que la moitié de sa paie soit administrée par ses parents et que ce sont eux qui décideraient de la moitié de ses dépenses. Elle est devenue souverainiste. Faut dire qu’entretemps, elle a vu le film 1837.
Pour terminer, Carole, une personne sans rêve est comme un bateau sans gouvernail: les deux ne vont nulle part. De plus lorsqu’on cesse de rêver, on a déjà un pied dans la tombe.
Je me rappelle d’une déclaration de Parizeau ou de Bouchard lors de la campagne référendaire de 1995; il disait que si les Québécois optaient pour la souveraineté, le Québec allait devenir un immense chantier. Emballant, non ?
Marc Tremblay
Oui, c’est emballant, l’idée d’un chantier. La seule idée d’AVANCER au lieu de stagner, donc de reculer…
Je me souviens avoir vu un documentaire avec Parizeau sur le lendemain d’un éventuel oui. Il avait tout prévu. TOUT! J’ai pleuré en regardant ça, en ressentant cette fébrilité positive, stimulante… et qui s’est avérée inutile. On est vraiment passé à côté de quelque chose de grand. Et avec un grand homme qui avait ce qu’il fallait pour nous y mener.
Au lieu de fêter les 10 ans de notre OUI, en 2005, on s’est tapé la commission Gomery.
Ça en dit tellement long sur les regrets que les Québécois devraient avoir. :-/
Bonjour,
M. Facal, 90% (au moins) de vos blogeurs sont des hommes ; aurons nous la surprise d’un meilleur équilibre (hommes-femmes) dans les commentaires à venir ?
J’ose l’espéréer, d’autant plus que ce ne peut qu’être positif pour améliorer le ton déjà modéré qui prévaut actuellement sur votre site.
*
À propos des mouches dans les laurentides je le répète c’est minime et sur une période très courte en plus. Donc…
Bonne journée,
Jean-Renaud Dubois
Sainte-Adèle
Ya dla houle, tant mieux.
Marc évidemment que je suis souverainiste.
«Et c’est quoi cette allusion à Hitler ? Y en a t’il un qui se profile à l’horizon ?»
Mais non Marc pas du tout. Je n’appelle pas à un Hitler faut pas charrier.
Je dis seulement que ça prendrait quelqu’un de très fort parce qu’on ne gagne pas une élection et on ne rallie pas un peuple avec un leadesship faible, que ce soit vrai ou non.
Jean-Renaud,
Je m’excuse, car j’ai oublié un mot dans mon commentaire sur le mouches. J’ai écrit que c’était pire au nord de Montréal alors que je voulais écrire que c’était pas pire chez vous que chez-nous. Vous me pardonnez ?
Gilles,
Si j’ai laissé entendre que vous en appeliez à un Hitler, je suis désolé. Rien dans vos propos ne laissait entendre cela. Excusez-moi.
Petit complément pour Jean-Renaud particulièrement
Nombre de voteurs, en millions
année
PQ
PLQ
ADQ
autres
voteurs
1994
1,751
1,751
0,253
0,100
3,913
1998
1,744
1,772
0,481
0,070
4,068
2003
1,269
1,756
0,694
0,108
3,818
2007
1,126
1,314
1,224
0,204
3,971
2008
1,142
1,366
0,531
0,207
3,246
En 1994, c’était Parizeau
En 1998, Bouchard
En 2003, Boisclair
En 2007, Marois
En 2008, Marois
On observe essentiellement la montée de l’ADQ de 1994 à 2007 en quatrième colonne. Sa chute en 2008 trouve son explication principale dans celle également dans la dernière.
Pour corriger la disposition et remplacer avec mes excuses Boisclair par Landry en 2003.
Pour Jean-Renaud en complément d’un message précédent en réponse à sa demande #2.
Nombre de voteurs, en millions
élection ** PQ **** PLQ *** ADQ *** autres ** voteurs
1994 ** 1,751 ** 1,751 ** 0,253 ** 0,100 ** 3,913
1998 ** 1,744 ** 1,772 ** 0,481 ** 0,070 ** 4,068
2003 ** 1,269 ** 1,756 ** 0,694 ** 0,108 ** 3,818
2007 ** 1,126 ** 1,314 ** 1,224 ** 0,200 ** 3,971
2008 ** 1,142 ** 1,366 ** 0,531 ** 0,207 ** 3,246
En 2003, au PQ, on observe la chute importante de Landry au dépens de Dumont et du nombre de voteurs.
En 2007, au PLQ, celle de Charest aux dépens de Dumont.
En 2008, à l’ADQ, celle de Dumont en même temps que celle du nombre de voteurs.
Bonjour,
@Robert Lacahance,
Excellent résumé statistique de 1994 à 2008.
Merci.
Mais je repose ma question, afin de connaître l’impact du vote des nouveaux arrivants dans ce 900 mille — entre 1994 et 2008 : Combien, de ces 900 mille nouveaux électeurs, proviennent de l’immigration ?
Exemple : si 25 mille par an = 350 mille sur 900 mille ???
Pour connaître ce chiffre il faut vérifier, il me semble, le nombre de « nouveaux canadiens » que nous avons accueilli à chacune de ces 14 années, non?
Évidemment, qu’ils doivent attendre d’être naturalisés pour obtenir le doit de vote !
Cela donnerait quand même un ordre de grandeur qu’il serait intéresssant de connaître pour compléter l’analyse de M. Facal au niveau statistique. Quand pensez-vous ?
***
Je crois en outre qu’il ne faut plus se référer au passé pour analyser la situation actuelle.
La « donne » (l’éclatemnt de l’arc-en-ciel) a complètement changé : il en découle donc, que le PQ plafonne et cela n’est pas prêt de changer…
Ce qui n’aide pas (à part cette nouvelle « donne »), c’est l’impression (à tort ou a raison) d’air de bourgeoise et de mère supérieure que Pauline dégage ; en plus elle ne « poigne » pas surtout auprès des femmes : ils ont traditionnellement toujours moins appuyés le PQ. Donc…
M. Lachance, je ne suis peut-être pas clair dans ma question parce que mal exprimée ?
Bonne journée,
Bonjour,
Correction «le doit de vote». lire le « droit » de vote !
Bonjour,
@Mme Chouinard :
je ne sais pas si ce fut l’ADQ, mais je sais que les journaux anglos en ont fait leurs choux gras : en particulier The Gazette et The Suberban, sans oublier Gesca…
c
D’abord, correction à mon tableau; pour 1994, PLQ, lire 1 737 698 au lieu de 1 751 442 comme à PQ.
Vous avez droit à toute ma reconnaissance pour m’avoir demandé d’en dire plus. Je pense aussi que ce tableau est bourré d’informations que j’ai, sans y penser, réservées pour maintenant et plus tard.
À mon avis, le plus grand nombre de ces 900 mille sont les personnes qui sont nées entre 1994 et 1976.
Strate de 5 ans
âge au 1 juillet 2008
nombre de naissances
poids démographique
poids politique
nombre de personnes ajoutées, sans retirer l’émigration.
référence http://www.membre.oricom.ca/robertlachance/gens190307.html
1988-1993 ** 15-19 ** 502 599 ** 0,0648 ** 0,3210 ** 502 599
1983-1988 ** 20-24 ** 484 986 ** 0,6257 ** 0,0780 ** 484 986
1978-1983 ** 25-29 ** 532 328 ** 0,0687 ** 0,0856 ** 532 328
1973-1978 ** 30-34 ** 515 784 ** 0,0665 ** 0,0830 ** 206 314
P.S. gens dans gens190307 est pour gens du pays; 190307 pour 19 avril 2007.
Curieux, en additionnant les personnes ajoutées, j’arrive pas à 900 mille mais à 1 726 227. J’en conclus que les 600 000 personnes qui ne sont pas allées voter avait entre 18 et 35 ans.
A+ Je vous reviens avec + concernant les immigrants et le vote. Vite de même, je dirais que les immigrants ne sont que la goutte qui fait déborder la vase, comme dirait Pascal Beausoleil, l’homme qui se cache derrière Jean Perron.
Monsieur Dubois
« Évidemment, qu’ils doivent attendre d’être naturalisés pour obtenir le doit de vote ! »
Mais on a vu en 1995 à quel point ce processus peut être accéléré et biaisé en cas d’urgence fédéraliste…
Monsieur Dubois
L’ADQ a fait ses choux gras du fameux chalet. Je m’en souviens car je le reprochais sur un blogue: comment un parti qui se dit de droite et qui prône la richesse peut s’insurger contre la réussite financière d’un couple?
Et pendant ce temps, Dumont touchait un salaire tellement secret que même ses militants l’ignoraient.
Si jamais tout ce qu’on allègue sur le PLQ est vrai, et sachant qu’il n’y a plus qu’un Québécois sur dix qui fait confiance à ce gouvernement, je pose la question très sérieusement: y a-t-il moyen qu’on n’attende pas deux ou trois ans avant de mettre ce parti dehors?
Y a-t-il moyen au nom de la démocratie et de l’honnêteté d’avoir des élections hâtives?
Ou bien c’est impensable?
D’après moi c’est impensable madame Chouinard. Comme disait l’autre en son temps, dura lex sed lex : La loi est dure mais c’est la loi. Et comme elle prévaut et que l’élection de 2008 était légale il n’y a lus malheureusement que le temps qui puisse faire son oeuvre, soit, passer pour mettre fin ce calvaire de voir Charest gouverner. Calvaire!
À moins de soulèvements populaires massifs et répétés. Ce serait une quasi révolution. Ce dont je me méfie après avoir lu Pagnol…
Je sens que vous allez me demander pourquoi. je ne résiste pas. C’est que, expliquait son père à Marcel, une révolution, ramène au point de départ.
Carole,
On aura pas à attendre trois ans, car aucun gouvernement n’a, dans l’histoire récente, étiré son mandat jusqu’à cinq années. Ca nous donne alors deux ans de purgatoire.
De plus, Jean Charest n’a plus de crédibilité. Il lui sera difficile de gouverner. Il pourrait d’ailleurs partit plus tôt. La personne qui lui succédera n’aura pas une grande marge de manoeuvre, d’autant, que bien que cela ne se dit pas ouvertement, le Conseil des ministres et le rete de la députation libérale sont divisés quant au lesdership de Charest. S’il quitte, les dissenssions vont apparaître. Pendant ce temps, les libéraux auront moins le temps de faire du mal.
Le seul moyen pour nous libérer des libéraux serait des manifestations de 50 000 personnes, comme on a vu récemment, se dérouler pendant plusieurs semaines consécutives et qui réclameraient des élections.
On a le droit de rêver.
Merci messieurs pour vos réponses.
Oui, le gouvernement a été élu légalement. Mais il fait tant de choses illégales…
Après une révolution on en vient à notre point de départ… Ouille. Elle fait mal celle-là.
Mais serait-ce si révolutionnaire de mettre un gouvernement pourri à la porte? Le contraire est vraiment révoltant.
Continuons de rêver.
Ce que je souhaite, ardemment (méchamment même, car je souffre), c’est que ça hante le PLQ comme les commandites ont hanté le PLC.
J’en suis là. Ils doivent payer.
Pour ce qui est de sortir dans la rue, les Québécois ont prouvé récemment qu’ils pouvaient le faire pour une autre cause que celle de Maurice Richard. Ça me donne confiance un peu. En même temps, on n’a pas été fichus de signer une pétition du PQ sur Internet pour avoir une enquête sur la construction alors qu’on est 80% à la vouloir…
C’était un bien petit effort pourtant.
Quelle pensée magique que de croire que le cul-de-sac financier dans lequel le Québec s’est engouffré aurait comme seule cause le parti actuellement au pouvoir, alors que le problème est systémique et perdure depuis une trentaine d’années au moins.
Sortir le gouvernement actuel ne changera rien tant que les partis d’opposition n’acceptent de s’y attaquer. Une commission sur l’industrie de la construction ne serait qu’un cirque médiatique, durerait 2 ans et ne règlerait rien. Mais on insiste parce que supposément c’est ce que veut le »peuple ». Et si le peuple réclamait le bière gratuite, serait-ce une bonne chose aussi ?
Personne ne pense que le problème des finances publiques a été causé par le gouvernement Charest.
Pourquoi affirmer qu’une commission d’enquête sur l’industrie de la construction ne réglerait rien ? La Commission Gomery a quand même été un succès.
Et ce n’est pas supposément que les Québécois veulent cette commission : c’est un fait.
Enfin, c’est quoi l’idée de comparer une demande légitime (enquête sur la construction ) avec une demande farfelue (la bière gratuite )?
Pour terminer, on est enfin débarassé du ministre de la famille Tomassi. Il reste maintenant à se débarrasser de ce gouvernement.
Carole,
Vous vous demandiez s’il était possible de se débarrasser de ce gouvernement corrompu jusqu’à la moelle. J’ai pensé que non puisqu’il avait été élu avec une majorité absolue de 66 députés, les autres partis, ayant au total 58 députés. La majorité du PLQ était donc de huit.
La situation a changé. Avec les démissions, la majorité libérale n’était que de quatre, incluant le président Vallières qui ne vote pas. Claude Béchard est absent pour maladie, et Tomassi a été expulsé de son poste de ministre et du caucus des députés libéraux. Il sera probablement absent du Parlement pendant plusieurs mois, trop occupé avec la police. Et aura t’il le goût d’appuyer un PM qui l’a largué ? Somme toute, le gouvernement n’a plus qu’une mince majorité d’un député au gouvernement. C’est certain que Vallières pourrait voter pour ne pas défaire son gouvernement et que Béchard pourrait aussi se déplacer pour empêcher un vote de non-confiance. A moins que des députés adéquistes appuient un tel vote.
La donne a changé : il y a donc de l’espoir pour se débarrasser des libéraux.
Marc Tremblay
Y aurait-il de l’espoir à l’horizon???
Puisqu’on peut rêver, rêvons: imaginons une minute que certains députés libéraux écoeurés des magouilles deviennent indépendants ou adéquistes?
J’exagère là hein?
C’est fou. Je sais. Car on dirait qu’ils sont tous pareils, tous malhonnêtes. Pas un qui ne défroque. Ça me dépasse.
Mais le temps fera peut-être en sorte que certains préféreront se dissocier de ce parti.
année de naissance
nombre de naissances
1957 ** 144 432
1958 ** 143 710
1959 ** 144 459
1960 ** 141 224
1961 ** 139 857
1962 ** 138 163
1963 ** 136 491
1964 ** 133 863
1965 ** 123 279
1966 ** 112 757
1967 ** 104 803
1968 ** 100 548
1969 ** 099 503
1970 ** 096 512
1971 ** 093 743
1972 ** 088 118
1973 ** 089 412
1974 ** 091 433
1975 ** 096 268
18 ans plus tard
nouveaux électeurs
solde migratoire
1994 .. 143 710 .. -10 252
1995 .. 144 459 .. -10 248
1996 .. 141 224 .. -15 358
1997 .. 139 857 .. -17 559
1998 .. 138 163 .. -14 512
1999 .. 136 491 .. -11 712
2000 .. 133 863 .. -11 233
2001 .. 123 279 .. -07 089
2002 .. 112 757 .. -03 095
2003 .. 104 803 .. -00 221
2004 .. 100 548 .. -02 972
2005 .. 099 503 .. -07 156
2006 .. 096 512 .. -11 828
2007 .. 093 743 .. -12 843
2008 .. 088 118 .. -11 909
Une chose s’est érodée, le nombre de personnes qui entrent dans l’électorat entre 1994 et 2008. En gros, leur nombre serait passé de 143 710 en 1994 à 88 118 en 2008. Si on ajoute la migration, il faut soustraire entre 221 et 17 559 nouveaux électeurs selon les années.
Carole Chouinard,
Comme j’ai tenté de le démontrer à 13H10 aujourd’hui, il y a de l’espoir. Ça murmure de plus en plus en plus chez les députés et militants libéraux. De plus, le ministre Dupuis, accusé de favoritisme, pourrait suivre les traces de Tomassi.
Dans son éditorial d’aujourd’hui, Josée Boileau du Devoir rapporte une question posée par Stéphane Bédard du PQ : En quoi la carte de crédit fournie à M. Tomassi est-elle différente des 75 000 $ versés par le PLQ à Jean Charest ? Mme Boileau dit que la réponse est simple : dans le cas de Tony Tomassi, on sait d’où vient l’argent.
Ca sent, pour ne pas dire, ca pue la fin de régime, comme à la fin du régime de Duplessis.
Et de plus en plus de gens sont révoltés.
@ Marc Tremblay
Merci pour vos précisions qui suscitent l’espoir, on en a bien besoin. Voici un plan d’action qui fut activé dernièrement: Urgence Nationale
………….
http://www.urgencenationale.org/
Nous, citoyens et citoyennes du Québec, déclarons que:
les nombreuses allégations de malversation, de collusion et de corruption à l’endroit du Parti libéral du Québec (PLQ) depuis plus d’un an minent l’image du Québec et la crédibilité de ses institutions;
ces allégations ont mené à une crise politique sans précédent qui a rompu le lien de confiance entre le Gouvernement et la population;
le Gouvernement libéral de Jean Charest a perdu l’autorité morale de gouverner et n’a plus aucune légitimité pour gouverner le Québec.
En conséquence,
nous demandons à tous les membres élus de l’Opposition de cesser les travaux parlementaires, de quitter l’Assemblée nationale et de se joindre à nous, citoyens et citoyennes du Québec, pour exiger la démission du Premier Ministre Jean Charest, la dissolution de l’Assemblée nationale et le déclenchement d’élections générales.
…………
Il s’agit rediriger ce message des député de l’opposition vers ceux de la majorité libéral.
Donc de modifier le paragraphe: « En conséquence ». Pour cibler les députés du PLQ pour leur demander de prendre des mesures pour défaire le Gouvernement et dissoudre l’Assemblée Nationale afin que de convoquer des élections. Soit ils votent contre le gouvernement (vote de censure) ou soit ils démissionnent.
On pourrait faire un concours pour le libellé de l’appel aux députés du PLQ:
Par conséquent
Par la présente les citoyens du Québec vous demandent expressément de vous désolidarisé de votre parti qui a perdu toute légitimité pour gouverner; et de collaborer à toutes mesures visant la tenue d’élection dans les plus brefs délais. La gravité de la situation commande de choisir entre les intérêts supérieurs du Québec, et ceux de votre parti.
Nombre de voteurs, en millions
élection ** PQ **** PLQ *** ADQ *** autres ** voteurs
1994 ** 1,751 ** 1,738 ** 0,253 ** 0,100 ** 3,913
1998 ** 1,744 ** 1,772 ** 0,481 ** 0,070 ** 4,068
2003 ** 1,269 ** 1,756 ** 0,694 ** 0,108 ** 3,818
2007 ** 1,126 ** 1,314 ** 1,224 ** 0,200 ** 3,971
2008 ** 1,142 ** 1,366 ** 0,531 ** 0,207 ** 3,246
Note: PLQ 1994 corrigé.
En 1994, entrée en scène de Mario Dumont ou de L’ADQ comme alternative au nationalisme de Parizeau et au fédéralisme de Daniel Johnson.
En 1998, avancée de Mario Dumont malgré le nationalisme de Lucien Bouchard et le fédéralisme de Jean Charest.
En 2003, on observe la chute importante du PQ sous Landry, économiste aux dépens de Dumont opportuniste et du nombre de voteurs, réservés.
En 2007, la chute du PLQ sous Charest mais pas du fédéralisme, celle plus faible du PQ sous Marois aux dépens de l’ADQ confédéraliste sous Dumont.
En 2008, à l’ADQ, celle profonde de Dumont en défaitiste en même temps que celle de même importance du nombre de voteurs. Par déception, on a voté en n’allant pas voter.
J’ai mis les noms de chefs de partis. J’aurais pu ajouter les slogans.
Le tassement du vote péquiste est le résultat d’une érosion démographique et d’un passage inter-générationnel. Il interpelle une régénération nationnaliste nataliste.
- « J’ai mon voyage ».
Merci Wikipedia.
Monsieur Facal,
Il y a quelque temps, un internaute écrivait sur votre blogue qu’aucuen fédération au monde ne tolérait l’existence de députés souverainistes provenant d’une des partis de la fédération. Il critiquait ainsi la présence du Bloc à Ottawa, omettant les acccusations de traîtrise proférées régulièrement par des députés fédéralistes Québec et du ROC à l’endroit des Bloquistes.
J’ai en tête les accusations contre l’ancien député bloquiste du comté de Bourassa Osvaldo Nunez, d’origine chilienne. Denis Coderre, avec la subtilité qu’on lui connaît, soutenait que M. Nunez n’avait pas le droit d’être souverainiste puisqu’il devait être reconnaissant au Fédéral de l’avoir accepté au Canada.
J’ai des petites nouvelles. Bien que la Grande-Bretagne ne soit pas une fédération comme le Canada, l’Écosse, l’Irlande du nord et le pays de Galles jouissent d’une grande autonomie. J’apprenais aujourd’hui que le Scottish National Party qui prône la souveraineté de l’Écosse a fait élire six députés aux élections qui se sont tenus aujord’hui pour renouveler le Parlement de Londres. Pour sa part, le Sinn Fein irlandais, qui prône la souveraineté de l’Irlande du Nord a fait élire 5 députés. Enfin, un parti très autonomiste du Pays de Galle a fait élire trois députés.
C’est cela la démocratie et le Canada n’a pas de leçons à donner à d’autres.
Bonjour,
Merci encore M. Lachance…
***
…….. « Mais on insiste parce que supposément c’est ce que veut le »peuple ». Et si le peuple réclamait le bière gratuite, serait-ce une bonne chose aussi ? V. Beauchesne
Après votre affirmation qu’il devrait y avoir aucune limite en $ – pour un individu – à appuyer le financement des partis politiques (voir texte du 21 avr 2010 à 10:19), on reste encore une fois estomaqué devant une telle analyse !
***
…….. « Quelle pensée magique que de croire que le cul-de-sac financier dans lequel le Québec s’est engouffré aurait comme seule cause le parti actuellement au pouvoir, alors que le problème est systémique et perdure depuis une trentaine d’années au moins. »
Vous avez raison… pour une fois vous êtes sérieux et crédible, mais : « Sortir le gouvernement actuel ne changera rien » affirmez-vous.
Diriez vous la même chose :
- si c’était le PQ qui avait corrompu tous les québécois — il y a plein de dossiers ouverts qui pointent le financement et la collusion érigée en système ?
Diriez vous la même chose :
- si c’était le PQ qui avait endetté le québec pour le mettre à genoux une fois pour toute : augmentation de la dette : 70 milliards en seulement 11 ans . Faut le faire…
Sous Jonhson de 1991 à 1994 — la dette a explosé de 20 G$ et plus (en 4 ans seulement !!!)
-
En 2003 la dette brute, qui avait été jugulée à 111 milliards, est maintenant passée à 160 milliards en 7 ans.
Vous avez raison de dire qu’il faut s’en occuper après 7 longues années d’immobilisme digne de la célèbre fable de La Fontaine !
Je répète ma question, feriez-vous la même affirmation que : « Sortir le gouvernement actuel (le PQ) ne changerait rien » ?
Enfin, M, Beuchesne, vous avez encore raison de dire qu’en politique 2 ans c’est très long ; surtout que les québécois (selon l’adage – Laurier ?) n’ont pas d’intérêts mais seulement des sentiments… Est-ce vrai ?
On verra…
Bonne journée
Jean-Renaud Dubois
Sainte-Adèle
Sur le site des affaires municipales on peut observer les résultats du vote du 1er novembre dernier.
Huit des dix plus grandes villes du Québec avait l’occasion de réélire leur maire. Les québécois ont réelu leur candidat sortant à la mairie à huit reprises (100%)!!
Montréal: Gérald Tremblay réélu à 37,9% avec un taux de participation de 39,4%,
soit 14,9% de la population apte à voter.
Gatineau: Marc Bureau 44,1% x 39,4%
= 17,4%
Laval: Gilles Vaillancourt 61,3% x 35,7%
= 21,9%
Terrebonne: Jean-Marc Robitaille 68,8% x 34,8%
= 23,9%
Trois-Rivières: Yves Lévesque 54,9% x 46,4%
= 25,5%
Québec: Régis Labeaume 79,7% x 48,5%
= 38,7%
Saguenay: Jean Tremblay à 77,8% x 51,5%
= 40,1%
Lévis: Danielle Roy-Marinelli
à 100%!! (sans opposition)
Deux villes avaient un nouveau choix à faire:
Sherbrooke : Bernard Sévigny 34,4% x 44,6% =
15,3%
Longueuil: Caroline St-Hilaire 52,9% x 38,9%
= 20,6%
Plusieurs maires sortants ont été passablement critiqué tout au long de leur mandat respectif, selon les enjeux locaux, plusieurs se démarquent par leur arrogance et plus récemment pour des allégations de corruption. Il faut croire que leurs défauts sont négligeables par rapport à leurs qualités en tant que maire et mairesse. À moins que les québécois n’aient pas compris le système démocratique dans lequel ils sont? Effectivement, il semble désormais que l’on doit aller voter pour se faire entendre!!
À mon avis, il est faux de prétendre que Gérald Tremblay n’a pas la légitimité d’être maire parce qu’il n’a obtenu que 14,9% de l’appui des électeurs aptes à voter. C’est à vous d’aller voter. Peut-être aurait-il été préférable d’avoir un 2e tour de vote? Ainsi, le troisième candidat, Richard Bergeron aurait pu être éliminé et les Montréalais aurait pu se prononcer pour Louise Harel et ainsi déloger M. Tremblay?
On pourrait dire la même chose au fédéral. Comment déloger le Parti Conservateur, puisque tout le monde semble être contre, même s’il demeure à la tête du gouvernement fédéral dans les sondages. On pourrait créer un parti de droite bidon pour diviser les votes?
À quoi bon? Car il est aussi faux de prétendre que Gilles Taillon n’a pas l’autorité morale de gouverner l’ADQ au niveau provincial. Ce n’est qu’un vote de plus que son adversaire, mais c’est quand même la majorité. Selon Tommy Chouinard de La Presse, seulement 3912 militants, sur près de 13 600, ont exercé leur droit de vote et exprimé au téléphone un premier, puis un second choix. À l’issue du premier tour, Éric Caire (41,69% ; 1631 votes) devançait Gilles Taillon (40,16 % ; 1571 votes) et Christian Lévesque (18,15% ; 710 votes). Comme aucun candidat n’a obtenu une majorité absolue, M. Lévesque a été écarté, et les deuxièmes choix de ses 710 partisans ont été utilisés pour déclarer un vainqueur. C’est alors que le vent a tourné en faveur de M. Taillon (1957 votes contre 1955 pour M. Caire au deuxième tour).
Comme quoi, il n’y a pas de système parfait, car il y aura toujours une situation pour avantager ou désavantager un adversaire. Par contre, il semble y avoir une constante, ceux qui vont voter, aussi peu soient-ils, ont plus de chance de voir leur choix considéré. Alors au lieu de faire des calculs mathématiques pour arriver aux résultats qui font votre affaire, allez donc voter!! Ou mieux encore, présentez-vous… peut-être serez-vous satisfait de la légitimité mathématique de ceux qui vont voter!!
http://www.manuelparent.com/2009/11/legitimite-mathematique.html
Jean Claude Pomerleau,
C’est vrai que l’espoir constitue un moteur pour des changements. Sans espoir, la paralysie et la déchéance s’installe. Les libéraux font tout ce qu’ils peuvent pour faire croire à la population qu’ils sont pas pires que les autres. Jacques Dupuis qui va subir le même sort que Tomassi a déjà dit en Chambre que tous les partis politiques étaient pourris, voulant ainsi relativiser la pourriture du gouvernement Charest.
J’aime beaucoup l’idée d’un plan d’action pour nous débarrasser d’un gouvernement à l’image de la fin du régime de l’Union nationale de Duplessis. Par contre, on peut penser que des députés libéraux puissent désavouer le gouvernement Charest; mais ils n’iront jamais jusqu’à désavouer leur parti.
On dit qu’on a les gouvernements qu’on mérite. Je n’y crois pas. Charest s’est fait réélire sous de fausses représentations. Il a promis un gouvernement à l’écoute de la population, ce qu’il n’a pas fait. De plus, il s’est organisé pour que les ministres forts de son gouvernement quittent. C’est le propre des gens faibles de s’entourer de gens faibles.
Et que de dire de trois de ses ministres ignorants des lois ( affirmant que les entreprises peuvent contribuer aux partis politiques ) et incompétents. J’ai nommé Michelle Courchesne qui dirige un ministère sans comprendre grand chose à l’éducation. Elle ne sait pas faire la différence entre une argumentation et une opinion.Mme Boulet a atteint depuis sa nomination son niveau d’incompétence.Elle gère son ministère de la » voirie » comme il y a 50 ans. Son adjoint Mc Millan n’est guère mieux. Enfin Mme Normandeau ne pouvait pas ignorer qu’il est interdit aux entreprises de financer les partis politiques.
Le ministre de la Santé, M. Bolduc, ne comprend rien aux problèmes du réseau. Il serait mieux de retourner dans son hôpital du Lac St jean et tenter d’y réduire la bureaucratie et d’instaurer une cogestion entre infirmières et médecins tout en limitant le pouvoir d’agir des administrateurs qui nuisent à tout le monde et qui ne donnent pas de services aux patients.
En passant, M. Beauchesne n’a fait aucune analyse pour soutenir qu’il n’y a aucune raison pour limiter les contributions des individus au financement des partis politiques. Il n’a émis qu’une opinion qui va à l’encontre de l’esprit de la Loi sur le financement des partis politiques, une pièce législative majeure du premier gouvernement de René Lévesque et qui a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale. Cette loi visait à mettre fin au financement occulte des partis politiques et favoriser la participation des citoyens au financement des partis politiques. Lorsque qu’un citoyen donne
50 $ à un parti, il ne s’attend pas à des faveurs. Lorsque une personne donne 100 000 $ à un parti, il s’attend à un retour d’ascenseur, ce qui va à l’encontre de la démocratie.
Coudonc, M. Beauchesne, voulez-vous nous ramener à l’époque de Duplessis ? C’est bien beau de favoriser la loi de la jungle, mais il ne faut pas perdre de vue que la dignité humaine est perdante dans le cadre de cette loi.
Jean Renaud,
C’est une légende urbaine, comme vous diriez, que de croire que les libéraux savent mieux gérer l’économie que le PQ. Au contraire, depuis 30 ans au moins, aucun ministre libéral des Finances n’a été à la hauteur d’un Parizeau. Les divers gouvernements péquistes qu’on a connu depuis 1976 ont mieux géré l’économie que les gouvernements libéraux, Bourassa inclus.
En passant, Laurier s’est trompé : les Québécois ont des intérêts et des sentiments. Toutefois, une émotion les domine, voire les paralyse : la peur. La crainte de se prendre en main, de s’assumer. Les Québécois sont comme les adolescents et ils ne sont pas encore des adultes comme collectivité. Par contre, ils ont voté à près de 50 % pour le Oui en 1995. Il y a encore de l’espoir, je pense.
À tous, et peut-être en particulier à notre ami Victor Beauchesne, il vaut la peine je pense de lire le billet de JF Lisée publié ce matin.
Que Joseph me pardonne, mais je ne vous demande pas de le commenter, simplement le porter à l’attention :
http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/
18 ans plus tard
nombre de nouveaux électeurs
solde migratoire interprovincial
nouveaux électeurs
solde migratoire total
solde immigrations internationales
1994 .. 143 710 .. -10 252 … 152 025 .. 08 315 … 18 567
1995 .. 144 459 .. -10 248 … 152 411 .. 07 952 … 18 200
1996 .. 141 224 .. -15 358 … 146 801 .. 05 577 … 20 935
1997 .. 139 857 .. -17 559 … 139 066 .. -0 791 … 16 768
1998 .. 138 163 .. -14 512 … 139 978 .. 01 815 … 16 327
1999 .. 136 491 .. -11 712 … 144 782 .. 08 291 … 20 003
2000 .. 133 863 .. -11 233 … 145 826 .. 11 963 … 23 196
2001 .. 123 279 .. -07 089 … 146 406 .. 23 127 … 30 216
2002 .. 112 757 .. -03 095 … 141 774 .. 29 017 … 32 112
2003 .. 104 803 .. -00 221 … 139 528 .. 34 725 … 34 946
2004 .. 100 548 .. -02 972 … 136 020 .. 35 472 … 38 444
2005 .. 099 503 .. -07 156 … 129 663 .. 30 160 … 37 316
2006 .. 096 512 .. -11 828 … 123 095 .. 26 583 … 38 411
2007 .. 093 743 .. -12 843 … 119 741 .. 25 998 … 38 841
2008 .. 088 118 .. -11 909 … 114 715 .. 26 597 … 38 506
Dans un tableau semblable précédent, j’avais oublié de préciser qu’il s’agissait d’un solde migratoire interprovincial en colonne de nombre négatif. Des Québécois émigrent à chaque année. Pour qui auraient-ils ou elles votés ?
En colonne suivante nous avons le nombre total de nouveaux électeurs, naissances + le solde migratoire total à la colonne suivante. Le nombre de nouveaux électeurs année après année diminue; c’est un euphémisme de dire qu’il s’érode. De 1994 à 2008, ce nombre passe de 152 025 à 114 715.
Enfin, j’ai ajouté en colonne suivante le solde migratoire international total. C’est précisément ce que vous vouliez avoir Jean-Renaud ?
Pendant que le Lys se fane au Québec, en Alberta les roses sauvages (Allusion au Wildrose Party) poussent dans le sable bitumineux. Une nouvelle donne qui pourrait mener au..
Le printemps de tout les espoirs.
Le Devoir en Alberta. Ce qu’il faut retenir de cet article du point de vue géopolitique c’est que l’Alberta à la volonté politique clairement exprimée de se doter des assises d’un État. Et pour se faire n’hésitera pas à établir des rapports de forces avec Ottawa, devenu de plus en plus obsolète. Cette dynamique sert notre cause.
http://www.ledevoir.com/politique/canada/288636/le-reveil-de-l-alberta
Pendant que les « roses sauvages » fleurissent dans les sables bitumineux de l’Alberta »(Allusion au Wildrose Party), au Québec, le Lys se fane. Pourtant, à condition de bien apprécier le contexte, nous sommes arriver dans le printemps de tous les espoirs.
Le Canada se métamorphose sans que le Québec prenne acte de ce qu’il peut tirer de cet nouvelle donne stratégique.
La montée en puissance des provinces pétrolières a changé la dynamique: Le pouvoir est passé de l’Est vers l’Ouest et de l’État central (État de convenance et arbitraire) vers les Provinces (États naturelles). Pour les provinces qui ont du pétrole, la doctrine politique d’un gouvernement central fort qui dicte aux provinces ses volontés est terminé. Nous sommes à la Fin du Canada de Trudeau (Doctrine héritée de J A Mcadonald):
http://www.vigile.net/La-fin-du-Canada-de-Trudeau
…..
À partir de mes notes de géopolitique 101, colligée suite à la fréquentation des travaux de M Sauvé, j’ai pu tirer la conclusion suivante dans mon texte La victoire de la nation, publié à la fin de la dernière campagne électorale fédéral le lundi 13 octobre 2008:
(…)
Le contexte n’a jamais été aussi favorable à notre cause. Les tensions géopolitiques internes de la fédération canadienne iront en s’amplifiant : les intérêts économiques divergents entre l’Ouest et l’Est ne feront que grandir. Et les intérêts des provinces primeront sur toutes autres considérations, même sur l’unité du pays. Nous sommes dans un nouveau paradigme, il y a des fissures dans le mur du ROC, et elles deviendront des brèches. À suivre….
http://www.vigile.net/La-victoire-de-la-nation
………
Nous sommes au printemps de tous les espoirs à condition de pouvoir apprécier le contexte (premier principe de géopolitique). Et de se doter d’une doctrine d’État qui nous faire voir la stratégie à dégager et la démarche tactique à préciser. Cette doctrine qui a fait si cruellement défaut au mouvement souverainiste depuis 40 ans.
JCPomerleau
A Gilles,
J’ai lu l’article de J.F. Lisée. Intéressant et porteur d’avenir. Bref, les Québécois se sentent de plus en plus Québécois et conséquemment de moins en moins en moins Canadiens. Ils estiment également que le Québec s’en tirerait mieux économiquement s’il était souverain.
A tous ceux qui croient encore à une réforme du fédéralisme, je suggère de prendre connaissance du sondage effectué par la firme Repère communication et rechercheàu Québec et dans le ROC. Le sondage est très révélateur et illustre bien les deux solitudes et l’incompréhension du ROC des besoins du Québec:
1) 82 % des Québécois souhaitent que le Canada négocie de nouveau pour trouver une entente constitutionnelle satisfaisant le Québec tandis que 61 % des Canadiens s’y oppose;
2) 81 % des Canadiens s’opposent au droit de veto du Québec et 3) à son retrait des programmes fédéraux, avec pleine compensation financière, même dans les domaines de compétences provinciales comme la santé et l’éducation;
4 ) 77 % des Canadiens sont contre la pleine juridiction du Québec en matière d’immigration;
5)73 % des Canadiens s’opposent à ce que le Québec puisse nommer des juges à la Cour suprême. A noter que les items 2 à 5 faisaient parties des conditions minimales de Meech pour que le Québec adhère à la Constitution;
6)83 % des Canadiens refusent de reconnaître l’existence de la nation québécoise dans la Constitution;
7) 74 % des Canadiens ne croient pas que le Canada devraient respecter les dispositions de la loi 101 faisant du français la seule langue officielle du Québec;
8)89 % des Canadiens sont d’avis qu’il revient au Canada de fixer la majorité requise dans un référendum sur la souveraineté.
Conclusion : Le Canada exclut le Québec tel qu’il est. Le message est que les Québécois doivent accepter le Canada tel qu’il est, soit un pays unilingue avec une province bilingue et qu’il n’a pas le droit à l’autodétermination. Si ce n’est pas une atitude de colonisateur, c’est quoi, chers adeptes du statu-quo ? J’en conclus également que la manifestation supposé d’amour des Canadiens lors du référendum de 1995 était une manoeuvre d’intimmidation et que les
» Canadians ‘ n’avaient rien à offrir aux Québécois
Selon Benoît Pelletier, professeur de droit à l’Université d’ Ottawa et ex-ministre des Affaires intergouvernementales sous Charest, l’iniative revient aux Québécois de se mobiliser de nouveau pour définir son avenir, que ce dernier s’inscrive dans le contexte canadien ou à l’extérieur du Canada.
J’espère que les fédéralistes québécois prendront acte de cette donne révélé par ce sondage et cesseront de croire que le fédéralisme peut être réformé. Ou encore qu’is admettent, comme l’écrivait Joseph Facal qu’ils se contentent du statu-quo.
Pour terminer, ce sondage m’a encore plus convaincu que les Québécois n’avaient pas leur place conne nation au sein du Canada et qu’ils sont forcés d’y rester, que ce soit par une manifestation de l’amour (sic), une loi sur la clarté, des menaces d’intervention armée, de la loi sur la clarté ou de la menace de partition.
Le mépris n’aura qu’un temps.
Marc Tremblay
Le problème avec certains fédéralistes, c’est qu’ils veulent tellement rester dans le Canada que face à son mépris, ils opposent un farouche déni.
Et combien disent qu’il n’y a plus de raison de faire la souveraineté, alors que depuis 1995 au contraire elles continuent de s’accumuler! Et ça, c’est très grave. Les commandites, la Loi sur la clarté, la reconnaissance bidon de la nation… Si après la quasi-victoire du oui et après ses belles promesses, c’est tout ce que le Canada a trouvé à nous servir, c’est qu’il ne changera JAMAIS. Voilà qui est dur à admettre pour des gens qui ont donné mille et une chances au fédéralisme de se renouveler.
Carole Chouinard
Le problème avec la plupart, sinon la totalité, des fédéralistes francophones, c’est aussi qu’ils croient que le Québec ne peut pas être viable économiquement, parce qu’il n’a qu’un petit marché intérieur. Ils oublient plusieurs faits indéniables. Premièrement, parmi les 20 pays les plus riches du monde, plus de la moitié d’entre eux comptent moins d’habitants que le Québec. Deuxièmement, le taux de chômage au Québec est plus bas que dans le ROC. Troisièmement, l’économie du Québec repose beaucoup sur ses exportations, lesquelles augmentent sans cesse malgré que le huard est presque à parité avec le dollar étatsunien.
Je me trompe peut-être, mais les fédéralistes ont surtout peur du changement qui, par définition, constitue une source d’incertitude. Ont-ils peur de s’assumer ?
En passant, je n’ai jamais rencontré de fédéralistes capables de me donner des arguments solides contre la souveraineté. Ils me disaient que le ROC ne nous laisserait jamais faire cela, qu’ils ne voulaient pas perdre leurs Rocheuses ou encore qu’au moment où les nations s’unissent, ce n’est pas le temps de créér des divisions.
Selon moi, tous ces arguments ne tiennent pas la route. Le Roc n’a pas à nous dicter ce que nous pouvons faire comme nation. Les Rocheuses que je trouve belles seront toujours accessibles aux Québécois, quoiqu’il arrive. Et les nations qui s’unissent le font de leur plein gré après des référendums et toujours d’égal à égal. Les fédéralismes du statu-quo oublient que plus les nations s’unissent, plus elles tiennent jalousement à leur souveraineté. C’est cela le paradoxe. L’Écosse, la Catalogne et la Flandre obtiendront probablement leur souveraineté avant le Québec, car les habitants de ces territoires savent que, dans le cadre de la mondialisation, pour se développer et conserver son identité , vaut mieux être souverain que de faire parti d’un pays qui ne les reconnaît pas.
N’oublions pas que l’ONU comptait 51 membres en 1945 et près de 200 aujourd’hui. C’est une tendance lourde. N’oublions pas non plus qu’un Québec soucerain serait le quinzième pays le plus riche du monde. Quant on dit qu’on est un petit peuple, ca me fait rager. Lisons le livre de Joseph Facal QUELQUE CHOSE COMME UN GRAND PEUPLE pour réaliser que notre développement est enrayé par notre intégration forcée au sein d’une fédération qui ne nous reconnaît pas et nous méprise.
Personnelement, je n’ai aucun état d’âme ou de compassion à l’égard des gens qui croient, à tort, à une réforme du fédéralisme. Ils ont beau être fédéralistes mais ils ne sont pas stupides. Ils savent très bien que le Canada refusera toujours de satisfaire les revendications du Québec. Ils sont simplement habités par la peur ou prennent leurs voeux pour des réalités. Ou encore, ils ont intérêt au maintien du statu-quo.
@ Marc Tremblay
Monsieur Tremblay,
Je vous respecte dans vos convictions, mais votre texte plus haut m’inspire la réplique suivante:
Il y a des terrains que, à cause de leur superficie, vous ne pourriez acquérir si on vous le donnait avec la condition que vous soyez obligé de payer une clôture pour l’entourer.
Je m’exprime de cette façon pour vous sensibiliser au fait qu’un bilan ne comporte pas que l’actif aussi excitant pourrait-il être. Les fédéralistes francophones, je parle de ceux-là qui ne font pas partie du grand sous-groupe des ignorants qui, soit dit en passant, composent la masse dans la démocratie, sont au courant des possibilités économiques intéressantes du Québec. Ces québécois négatifs vis-à-vis l’engouement des séparatistes, ne digèrent pas que ceux-ci ne s’intéressent pas aux dépenses nouvelles que connaîtraient le québec advenant la séparation. Surtout que celles-ci comprendraient les coûts « administratifs » abusifs reliés aux complications procéduriales avec tous les partis concernés (autres provinces, autres pays dont les autochtones et surtout les pays fournisseurs de service pour la sécurité, la monnaie, etc). Sans parler des enveloppes brunes qui flyeraient en ti-ti. Au lieu de mépriser les québécois comme Lucien Bouchard qui ont une vision à moins courte vu, je pense qu’il serait opportun de prendre le temps de réfléchir à cet aspect. Il y a X mois, les Grecs n’auraient jamais pensé qu’ils déscendraient dans la rue pour se révolter contre la manipulation de leur gouvernement qui avait manqué de prévoyance. Au Québec, commençons donc par essayer de régler nos problèmes (santé, éducation, criminalité, etc) au lieu de suivre des promoteurs de projets aux coûts mal définis.
Normand Adjoindre
Savez vous quel est le coût actuel et à venir pour le Québec du passage de Charest au pouvoir: Des dizaines de milliards; seulement pour la Caisse de dépôt et Hydro Québec. Dites moi ou je me trompe j’en vois 15 milliards ici à la Caisse et ce n’est pas fini:
http://www.vigile.net/La-Caisse-Alerte-rouge
Et ici à la Vandal-isation de l’Hydro-Québec:
http://mcn21.org/actualites/article/mcn21-exige-le-congediement
Et lè je ne vous mentionne pas les coûts du « taxage » de la corruption.
Tout cela est à mettre au passif des fédéralistes qui forment le gouvernement le plus corrompu de notre histoire.
Normand ajoindre
Normand,
J’aime échanger avec vous bien que nos positions semnblent irréconciliables. Comme disait à un de ses opposants un grand démocrate dont j’ai oublié le nom : » Je suis en complet désaccord avec vos idées mais je suis prêt à me battre pour que vous puissiez les exprimer « .
Je ne partage pas votre opinion, à l’effet que la masse soit composée d’ignorants. Et je ne pense que les coûts associés à la souveraineté seront amplement compensés par les bénéfices qui y sont liés, comme le gain d’une autonomie, la fin de la dépendance et la dignité. Heureusement que l’humain n’a pas que des motivations économiques. C’est un peu comme un jeune adulte qui quitte la maison de ses parents pour voler de ses propres ailes. Ca lui coûte plus cher mais il est seulement normal qu’il agisse ainsi. Ca fait partie de la vie. Je pense que la nation québécoise ne se prend pas en main parce qu’elle encore une nation adolescente.
Et c’est quoi l’idée de parler des enveloppes brunes ? Vous émettez une opinion qui ne repose sur aucune argumentation. Comment parler d’une corruption éventuelle d’un Québec souverain alors qu’elle existe à un niveau inégalée depuis plus de 50 ans, pendant que nous avons un gouvernement fédéraliste ? Mais laissons parler les faits : un gouvernement du PLQ reçoit 3 fois plus de contributions lorsqu’il est au pouvoir que lorsqu’il est dans l’opposition. Le PQ, pour sa part reçoit les mêmes montants, qu’il soit au pouvoir ou dans l’opposition. C’est un signe que les contributeurs libéraux qui donnent plusieurs milliers de dollars en moyenne s’attendent à un retour d’ascenseur alors que les péquistes qui donnent moins de 100 $ ne s’attendent pas à des faveurs.
Je ne vois pas l’intérêt de parler de la Grèce, un pays assez pauvre qui n’aurait jamais dû faire partie de la zone euro et dont le PIB est plus bas que celui du Québec.
On ignore les coûts pour régler nos problèmes en santé et en éducation tout comme on ignore les coûts associés à la souveraineté. La santé et l’éducation constituent des enjeux de taille dont il faut s’occuper. La souveraineté est également un important enjeu dont on peut s’occuper en même temps que les autres enjeux.
Je vous signale que je ne pense aucunement que la souveraineté réglerait tous nos problèmes, mais que cela pourrait aider. Nous sortirions de notre dépendance. On ne pourrait plus accuser le Fédéral d’être responsables de nos malheurs.
Pour terminer, j’émet une hypothèse : les fédéralistes qui sont conscients qu’il n’y a qu’une alternative, soit la souveraineté ou le statu-quo, et qui optent pour ce dernier sont légitimisés de le faire ; mais j’ai l’impression qu’ils n’ont pas confiance dans la capacité de leurs concitoyens de prendre toutes leurs responsabilités en devenant souverains.
Bonjour,
Bel effort Normand ! Mais les Grecs se sont fait rouler par leurs dirigeants et élites, point ! Ça fait que… pour l’interprétation (imprévoyance) on repassera!
En réalité, c’est le même pattern – à plus petite dimension au Pays du Québec – que le PLQ nous a servi en décembre 2008 :
Maudite mémoire. Mais vous êtes certainement pas un ignorant — les autres oui, mais pas vous! — même si les envepoppes brunes du scandales des commandites et de la collusion dans la constuction vous ont perturbé au point d’en perdre votre logique habituelle.
Donc, ou bien vous savez vous aussi et le dénoncez pas… OU vous vous bouchez le nez et fermez les yeux ?
Bonne partie de hockey,
Jean-Renaud Dubois
Sainte Adèle
N.B.
Le séparatiste que je suis – terme mépisant – vous rappelle que :
« Puisqu’il s’agit d’un espace personnel, je vous demande de vous y exprimer avec respect et ouverture. » J. Facal
@Robert,
Merci pour les derniers chiffres…
t
@Jean-claude Pommerleau
@ Marc Tremblay
@ Jean-Renaud Dubois
Une des raisons pour laquelle je participe à ce blog, c’est la qualité des participants. Je ne les connais pas, mais je trouve qu’ils ressemblent à mes amis, ceux avec qui j’aime parler, sur différents plans. Je me souviens, un partenaire m’avait dit, « nous divergeons souvent d’opinion, mais c’est de l’expression des points de vue qu’émergent les conclusions intéressantes. »
Que la masse qui fait le poid aux élections en démocratie soit composée des ignorants, je suis d’accord avec vous, ce n’est pas gentil de dire une telle chose, mais c’est la réalité. Pensons aux décrocheurs, à ceux qui ne lisent pas, aux analphabètes. Vérifiez, demandez au commis au dépanneur le nom de la capitale des USA, ou du Canada. Faites faire une règle de trois simple à un quidam. Demander à vos cousins de moins de 25 ans de vous définir ce qu’est une hypothèque. Demandez si c’est la terre qui tourne autour du soleil ou l’inverse. Je ne suis pas méchant, là. C’est la réalité. Faites des recherches, mes dires seront confirmés. D’ailleurs cette idée n’est pas de moi, au départ. Et, donnez-moi du crédit, je n’ai pas dit que tout le monde était ignorant.
Les enveloppes brunes ? Vous connaissez l’adage « où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie » ? Connaissez travail au noir ? Connaissez la réduction des formats à l’épicerie avec même souvent une augmentation des prix? Connaissez l’augmentation du prix du gaz à la fin de juillet au temps des vacances ? Connaissez les factures gonflées? Je suis sûr que vous ne pensez pas que, advenant la souveraineté, tous les représentants dans le gouvernement, leurs partenaires et leurs fournisseurs seraient des purs? Et que tous les hommes fédéralistes corrompus seraient, loin, à l’écart? Il existe une religion qui dit « quand le royaume de Dieu arrivera, le lion vivra pacifiquement aux côtés de la brebis » … Croyez-vous ça ?
J’ai parlé de la Grèce pour donner un exemple quand des gens tout à coup se voient floués et qu’ils se révoltent contre leurs dirigeants qui les auraient bernés. Un parallèlle avec la situation hypothétique où, advenant la séparation, les québécois se retrouvent face à des situations très « contrariantes » et qui réagiraient en se révoltant.
Je termine en apportant un ajout à la liste des problèmes avec lesquels les québécois sont aux prises (Merci pour votre contribution RE:la Caisse de Dépôt). Remarquez que notre liste n’est pas exhaustive. Je veux parler de cette situation incroyable concernat nos agriculteurs au Québec qui doivent vendre leur entreprise d’exploitation agricole. Les étrangers viendront acheter nos terres. Ailleurs dans le monde, il existe des regroupements d’agriculteurs qui investissent leurs épargnes dans des corporations dans le domaine de l’alimentation. Au Québec, des entreprises du traitement secondaire dans l’alimentation sont achetées par des corporations européennes et américaines. Ces produits que vous achetiez à l’épicerie étaient fabriquées au Québec par des entreprises appartenant à des québécois et maintenant elles appartiennent à des corporations américaines, françaises ou autres. Faut-il la séparation pour que les agriculteurs québécois placent leur argent dans des corporations spécialisées dans le traitement ou la fabrication dérivée des produits d’alimentation au Québec plutôt que dans des fonds mutuels de Toronto vendus par la Caisse populaire ? C’est ce que je veux dire « commençons donc d’essayer de régler nos problèmes » plutôt que de penser qu’il faut attendre la souveraineté qui procurera à notre premier ministre ou président une boule de crystal et une baguette magique.
Normand
Jean-Renaud
Jean-Claude
Je me répète : la souveraineté ne réglera pas tous les problèmes. Qui parle de baguette magique et de pensée magique. Mais mettre de côté la question de la souveraineté et s’occuper uniquement des autres problèmes serait une erreur à mon avis. Les problèmes qui affligent le Québec sont indissociables de notre dépendance. Contrairement à Jean Chrétien, nous pouvons marcher et manger de la gomme en même temps.
Par ailleurs, je n’aime les propos sur la supposée ignorance des jeunes. Ils sont davantage informés sur ce qui se passe que les baby-boomers. Le problème, c’est qu’on a cessé de rendre obligatoire les cours d’histoire depuis belle lurette. Ainsi, lorsqu’on demande aux jeunes Montréalais ce qu’Henri-Bourassa signifie, ils répondent que c’est une station de métro.
J’aimerais que les internautes cessent d’utiliser le terme » séparatiste » qui est péjoratif et insultant. Comme dans les années 60, en 2010, les gens qui demandent à Montréal que les commercants leur parlent français se font traiter de séparatistes. Je trouve cela indécent et insupportable. je souhaite également qu’on cesse de parler de séparation qui est un terme négatif.
Faire allusion à une révolte des Québécois advenant des difficultés suite à la souveraineté ( en parlant de la situation de la Grèce) me semble inapproprié. Ca ressemble à une campagne de peur comme on en a déjà vue. Et ca ne marche plus. Les Québécois ont davantage confiance en eux et leurs capacités que bien des gens pensent.
Les Québécois en ont plein le dos des libéraux et ils font pas grand chose, sauf chiâler.
Est-il possible d’élever le débat et de parler de possibilités et des aspects positifs de notre nation plutôt que de parler de ses limites et de ses peurs ?
Je ne vois pas Normand dans vos raisonnements d’arguments qui soient de nature à me convaincre que la souveraineté du québec n’est pas souhaitable.
La question n’est pas de savoir quelle est la moralité des hommes et femmes politiques, et si les gens seront plus ou moins malhonnête advenant la souveraineté. Je trouve que c’est accessoire, parce que depuis toujours et pour toujours il se trouvera des gens honnêtes et d’autres malhonnêtes.
Ce n’est pas pour entrer en parousie ou au pays de cocagne qu’il importe de faire la souveraineté. C’est tout simplement pour se donner les conditions et les meileures chances d’avoir une prise directe sur notre destin comme peuple et Nation. Exactement comme la souveraineté est importante pour le Canada du ROC pour imprimer la direction qui est favorable au peuple canadien.
Et pour prendre position dans ce débat il s’agit de savoir comment on se définit et comment on entrevoit l’avenir.
Ce sont les politiques qui déterminent l’avenir Normand et quand on maîtrise les leviers politiques on fait des politique en fonction de ce qu’on perçoit comme étant le bien commun.
si on fait le tour des politiques canadiennes qui ont des effets déterminants sur le québec, on se rend compte que les politiques canadiennes sont conçues pour le grand ensemble qui est le Canada.
Small is beautiful vous souvenez-vous ?
Bravo Gilles,
Vous avez fait un excellent tour de la question.Aucun fédéraliste de bonne foi ne peut réfuter votre argumentation.
Vous avez raison sur un point fondamental : les politiques visant à construire le Canada ne peuvent pas rencontrer les intérêts de la nation québécoise. Pire que cela, le Québec empêche le Canada anglais de se développer et vice-versa. Les deux nations se nuisent mutuellement.
Le Canada doit faire son chemin seul et le Québec doit faire de même. Il sera toujours temps ensuite de conclure des ententes pour préserver l’espace économique des deux nations. C’était cela l’essentiel de la souveraineté-association de René lévesque. Ce concept est toujours d’actualité. Un Vaclas Havel se lèvera t’il dans le ROC ?
À Gilles,
Il n’en tient qu’à vous d’avoir une aussi joli plume que moi.
Le code pour italique est caractère plus petit que, em, caractère plus grand que. <em> Le texte à italiquer. Caractère plus petit que, /em, caractère plus grand que </em>. <em>Gilles</em> égalera si tout se passe comme je pense Gilles.
Pour citer dans un cadre avec une verticale à gauche, le code est blockquote au lieu de em.
Joseph Facal
Il y a déjà 78 commentaires portant sur L’ÉROSION. En parcourant votre blogue, je constate que c’est un record de participation.
Vous avez abordé un sujet qui intéresse beaucoup de monde. Félicitations et merci d’être un éveilleur de conscience politique.
J’ai aussi observé. Et le sujet « dépassé est:
La puissance d’une idée
Robert Lachance
La chronique LA PUISSANCE D’UNE IDÉE a recueilli 77 commentaires tandis que L’ÉROSION en a obtenu 81 avec la présente.
La chronique de Michel David dans Le Devoir du 8 mai est très instructive. Intitulée LE REFUS DE LA RÉALITÉ, elle met en lumière l’illusion que les Québécois entretiennent face à une éventuelle réforme du fédéralisme par le Canada anglais.
M.David soutient que si 78 % des Québécois disent croire à la possibilité d’une entente satisfaisante à la fois pour le Québec et le ROC, c’est qu’ils ont peur de tirer la conclusion qui s’impose, soit que le ROC est complètement fermé à toute réponse aux revendications de la nation québécoise.
Le ROC pense que le Québec n’osera jamais claquer la porte et finira par rentrer dans le rang.
Marc Tremblay
Le passé qui est garant de l’avenir, ce n’est pas qu’une bête maxime. Les nations comme les individus doivent tirer des leçons du passé. Mais trop de fédéralistes s’y refusent et s’accrochent à de vains espoirs. C’est d’ailleurs pour ça qu’ils qualifient notre capacité de tirer des leçons du passé de bête rancune. Ça justifie leur propre résignation, eux qui avalent l’indigeste et en redemandent…
Notre histoire est jalonnée d’échecs, imbibée d’une incompréhension qui empêche tout rapprochement. Un mariage forcé, ça se transforme rarement en mariage d’amour et de respect. Le jour où certains fédéralistes auront compris ça, ils pourront au moins être fédéralistes en toute lucidité plutôt qu’en se leurrant. Là ils se font des accroires qui justifient, croient-ils, leurs positions.
Ils attendent le renouvellement de la fédération. Ce sont EUX, les rêveurs, les utopistes, les « pelleteux de nuages ». Pas les souverainistes!
Carole Chouinard
Losqu’on oublie nos erreurs et nos déboires du passé, on est condamné à les répéter ; voilà la vraie maxime.
Je suis passablement fatigué qu’on traite les souverainistes de carburer à la rancune, parce qu’ils font simplement rappeler des faits historiques comme la Conquête, la répression britannique de 1837, les deux conscriptions forcées,le coup de la Brink’s, les 500 Québécois emprisonnés sans raison en octobre 70, la campagne de peur lors du référendum de 1980, le rapatriement immoral de la Constitution en 1982 sans l’avis des Québécois, les interventions fédérales illégales lors du référendum de 1995 et enfin, la loi sur la clarté. On peut également mentionner les nombreuses invalidations le la loi 101 par la Cour suprême.
Les souverainistes savent que la fédération est uniquement réformable si cela renforcit la construction d’un Canada unilingue anglais où la nation québécoise n’a pas sa place. Les fédéralistes québécois le savent mais ils font semblant d’ignorer la réalité. Ils seront furieux de se faire qualifier de rêveurs, d’utopistes et de tenants du statu-quo. La vérité choque.
Pour terminer, je voudrais remercier Jean-Claude Pomerleau qui, lors d’un récent message, a fait mention du site Internet « vigile.net ». C’est un site souverainiste, très convivial qui est animé continuellement par de nouveaux articles et qui porte à la réflexion.
Bonjour,
Pour revenir à votre chronique, voici quelques réflexions qu’elle m’a suscitées…
Votre texte ainsi que celui de Michel David du 6 mai 2010 (Le bon gouvernement), m’ont laissé drôlement perplexe.
Pourquoi :
Tout simplement parce que vous avez abordé tout les deux le même sujet au moment où la maison brûle. Curieux…
On peut imaginer que c’est pour réveiller le PQ qui « s’en préoccupe pas », dites-vous.
Mais 104 semaines minimum avant les prochaines élections…n’est-ce pas un peu tôt, alors que des Josée Boileau(Tony Tomassi – La carte providentielle, 7 mai 2010) ne se gênent pas pour dire toute la vérité sur ce gouvernement qui a réussi à corrompre toutes les québécoises et québécois au point que 80% pensent tout comme Normand (enveloppe brune) que tous les partis sont corrompus :
ils sont tellement «en maudit» qu’ils répondraient dans le sens voulu aux questions (biaisées ?) par le demandeur du sondage – Power corporation.
Et pour appuyer ce silence nous avons eu le bonheur, sur cyberpresse – quelle coïncidence – de lire Lucien Bouchard venant – pour une 2ème fois en 3 mois – au secours de Jean Charest :
- la première fois c’était pour descendre en flamme les souverainistes…
- cette fois-ci pour venir en appui à André Pratte (qui se tait depuis 15 jours : bizarre!) , dont les portes de son journal lui sont ouvertes puisqu’il ne croit plus à la souveraineté : pensez-vous qu’un souverainiste comme vous ou Lisée auraient le droit d’y faire la promotion de la souveraineté ?
Et c’est sans oublier, son appui au MBA de McGill signé aussi par Jacques Lamarre – Ingénieur ; Stuart «Kip» Cobbett – Président du conseil des gouverneurs de McGill ; et Paul Tellier – Ancien greffier du Conseil privé et ex-président du CN.
-
On sait aussi que Claude Forget, le mari de l’ancienne ministre des finances, siège aussi sur le Conseil du CUSM.
Sur ce dernier sujet (MBA), on espère connaître votre point de vue éventuellement ?
***
Comme dans la mode (jupe longue – jupe courte – jupe longue – jupe courte) le balancier est retourné, à travers la planète, du côté des conservateurs : pour le moment, espérons-le !
Lucien et d’autres, devraient se rappeler le passé où l’élite financière n’avait plus l’exclusivité de se reproduire entre elles !
Se rappeler aussi qu’ils ont bénéficié – pour une société plus égalitaire – d’avantages qu’ils semblent refuser maintenant aux plus jeunes.
C’est certain que de légers ajustements peut-être, pour tous les étudiantes(s) universitaires, devront être apportés, mais en tenant compte encore et toujours de l’égalité des chances : la « révolution tranquille » a permis enfin à une élite intellectuelle et non seulement financière d’avoir accès aux études supérieures.
*
Lire : « MBA de 30 000 $ – McGill» ne doit pas être punie pour ses efforts », Collectif d’auteurs 24 avril 2010
Lien : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/287649/mba-de-30-000-mcgill-ne-doit-pas-etre-punie-pour-ses-efforts
*
OU
lire « MBA de McGill – L’incohérencel » http://www.ledevoir.com/societe/education/288200/mba-de-mcgill-l-incoherence
OU
Lettres – Surprise, l’élite économique appuie le projet du MBA à McGill! Le Devoir 8-9 mai
Conclusion :
L’argent :
Est-ce que les enfants, qui quittent le nid familial, s’inquiètent de cette question – évidemment aussi, mais…
Mais, ils foncent parce qu’ils veulent à leur tour se réaliser en se prenant en main… et ne plus laisser l’administration de leur avenir aux parents ; et dans le cas qui nous concerne à nos voisins qui mettent en danger l’avenir de notre Nation, de notre langue et notre culture. Et le comble, avec l’appui (ou tacite) de certains québécois à Ottawa !
Qui eux évidemment auront le droit à leur pension contrairement aux bloquistes (dixit Normand) – même s’ils se mettent au service de l’autre peuple ! Après les «ignorants» on parle de «légitimité» des pensions : il n’y a pas à dire…
Jean-Renaud Dubois
Sainte-Adèle
« Combien en est-il de par le monde qui ont refusé pareille chance d’acquérir paisiblement et démocratiquement, les pleins pouvoirs sur eux-mêmes? » René Lévesque
@M. Dubois
mon dictionnaire français définit souverainiste comme terme utilisé au Canada pour désigner séparatiste
Bonne Fête Mères, notre première source de croissance et de régénération, notre défense contre l’érosion du PQ !
année
nombre de naissances
population
1900 .. 061 834
1901 .. 062 245 .. 1 648 898
1902 .. 063 568
1903 .. 062 440
1904 .. 064 750
1905 .. 067 068
1906 .. 067 890
1907 .. 066 474
1908 .. 069 228
1909 .. 077 144
1910 .. 077 349
1911 .. 077 466 .. 2 005 776
1912 .. 078 906
1913 .. 081 744
1914 .. 083 188
1915 .. 085 055
1916 .. 083 634
1917 .. 084 595
1918 .. 087 075
1919 .. 082 566
1920 .. 085 271
1921 .. 088 749 .. 2 360 510
1922 .. 088 377
1923 .. 083 679
1924 .. 086 930
1925 .. 087 527
1926 .. 082 165
1927 .. 083 064
1928 .. 083 621
1929 .. 081 380
1930 .. 083 625
1931 .. 083 606 .. 2 874 662
1932 .. 082 216
1933 .. 076 920
1934 .. 076 432
1935 .. 075 267
1936 .. 075 285
1937 .. 075 635
1938 .. 078 145
1939 .. 079 621
1940 .. 083 857
1941 .. 089 209 .. 3 331 882
1942 .. 095 031
1943 .. 098 744
1944 .. 102 262
1945 .. 104 283
1946 .. 111 285
1947 .. 115 553
1948 .. 114 709
1949 .. 116 824
1950 .. 121 842
1951 .. 123 196 .. 4 055 681
1952 .. 127 939
1953 .. 130 583
1954 .. 135 975
1955 « » 136 270
1956 « » 138 631 .. 4 628 378
1957 « » 144 432
1958 « » 143 710
1959 « » 144 459
1960 « » 141 224
1961 « » 139 857 .. 5 259 211
1962 « » 138 163
1963 « » 136 491
1964 « » 133 863
1965 « » 123 279
1966 « » 112 757 .. 5 780 845
1967 « » 104 803
1968 « » 100 548
1969 « » 099 503
1970″ » 096 512
1971 « » 093 743 .. 6 137 306
1972 « » 088 118 .. 6 174 216
1973 « » 089 412 .. 6 213 149
1974 « » 091 433 .. 6 268 572
1975 « » 096 268 .. 6 330 304
1976 « » 098 022 .. 6 396 767
1977 « » 097 266 .. 6 431 717
1978 « » 096 202 .. 6 440 203
1979 « » 099 893 .. 6 466 439
1980 « » 097 498 .. 6 507 000
1981 « » 095 247 .. 6 547 705
1982 « » 090 540 .. 6 579 290
1983 « » 087 739 .. 6 602 318
1984 « » 087 610 .. 6 631 212
1985 « » 086 008 .. 6 665 702
1986 « » 084 579 .. 6 708 468
1987 « » 083 600 .. 6 782 537
1988 « » 086 358 .. 6 839 030
1989 « » 091 751 .. 6 928 690
1990 « » 098 013 .. 7 003 876
1991 « » 097 348 .. 7 064 586
1992 « » 096 054 .. 7 108 000
1993 « » 092 322 .. 7 155 273
1994 « » 090 417 .. 7 191 884
1995 « » 087 258 .. 7 219 446
1996 « » 085 130 .. 7 246 896
1997 « » 079 724 .. 7 274 630
1998 « » 075 674 .. 7 295 973
1999 « » 073 579 .. 7 323 308
2000 « » 072 010 .. 7 357 029
2001 « » 073 699 .. 7 396 990
2002 « » 072 478 .. 7 445 745
2003 « » 073 916 .. 7 494 690
2004 « » 074 068 .. 7 548 984
2005 « » 076 100 .. 7 598 034
2006 « » 081 962 .. 7 651 033
2007 « » 084 200 .. 7 770 807
2008 « » 087 600 .. 7 750 504
2009 « » 088 355 .. 7 828 879
2010 « » 087 839 .. 7 900 000
Jean-Renaud Dubois,
La Presse, par le truchement de ses éditorialistes et de plusieurs de ses chroniqueurs fait l’apologie du multiculturalisme et du fédéralisme du statu-quo. Le Québec francophone ne peut pas accepter ces deux idéologies, car la première menace son identité et que la seconde constitue un frein à son développement, à son autonomie et met en péril son avenir.
De plus, ses éditorialistes et chroniqueurs n’émettent que des opinions sans jamais les appuyer par des argumentations. Les éditorialistes et chroniqueurs du Devoir font preuve de davantage de professionnalisme.
Peut-on s’attendre à autre chose de La Presse qui est la propriété de la famille Desmarais ?
Bonsoir,
M. Beauchesne, merci de vous soucier de nous, à propos du terme « séparatistes » ou « séparatiss (ça rappelle Jean Chrétien qui mordait dedans).
Il semblerait donc à vous croire que Jean Chrétien ait fait un excellent travail, non ?
Mais comme ça me tente pas de vous contredire, je vais laisser les internautes se préoccuper de votre affirmation.
***
Victor, permettez-moi le prénom, je vous sens très prêt de délaisser le clan des québécois fédéralistes.
Je vous suggère donc, le lien de Gilles qui mène au mur érigé par le canada-anglais :
Voir : http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/
Bonne soirée,
JRD
N.B.
Même si je lis cyberpresse (pas La Presse) pour le sport, je suis abonné au Devoir depuis 6 ans!
J’ai découvert cette année lors de mon renouvellement d’abonnement le site » rabaiscampus.com »
On peut s’abonner au JdeM ou au Devoir ; aux magazines et autres.
Le Devoir livré 6 jours/semaine à ta porte, coûte 225$ par an. Là tu trouves vraiment une diversité de sujets, des analyses pointues et des journalistes hors-pair! À l’image de Joseph Facal, pourrais-je dire. Ça l’air téteux… mais je le pense vraiment. Sinon je ne serais plus sur ce blogue après 3 ans.
Faudrait bien que j’achète son avant dernier livre…
Jean-Renaud Dubois
Jean Chrétien a fait un excellent travail pour construire un Canada fort, au prix de la démolition du peuple dont il est issu. Comme Trudeau l’a fait. Ca faisait l’affaire du ROC qui faisait faire la job de bras par un Canadien français de service.
J’aimerais vous croire, sauf que je ne vois aucun signe que Victor Beauchesne peut devenir souverainiste.
Monsieur Tremblay
Je pense que ce qui est agaçant dans le terme « séparatiste », c’est le côté réducteur.
La séparation n’est pas une fin en soi. Quand tu divorces, c’est pour être libre. Pas pour être divorcé.
Moi, je ne veux pas que le Québec soit un payés « séparé ». Je veux qu’il soit souverain. Le terme « souverainiste » est beau et positif. Voilà pourquoi certains fédéralistes préfèrent ne pas l’utiliser.
un pays, pas un payés! Mes doigts ont tapé trop vite, désolée…
Un autre sondage qui donne 31% aux Libéraux… avec 76% de taux d’insatisfaction.
22% seulement chez les francophones.
Madame Chouinard
J’ajouterais que le terme SÉPARATISTE est très négatif et péjoratif. La quasi-totalité des fédéralistes utilisent ce terme pour dénigrer le mouvement souverainiste.
Christian Bourque, de la firme Léger Marketing qui a effectué le sondage dont vous parlez, soutient que les fédéralistes purs et durs, même insatisfaits ou mal à l’aise avec le gouvernement Charest, refusent de passer au PQ. Soit. Alors, pourquoi ne donnent-ils pas leur appui à l’ADQ ou au PV ? Il est vrai que l’ADQ a déjà été associé au mouvement souverainiste, mais il ne l’est plus depuis plusieurs années. En tout cas, cela me suffit de savoir que près de 50 % des francophones favorisent le PQ, ce qui est la garantie d’une victoire, dans la mesure où le Parti fait sortir le vote.
Je considère que tous les fédéralistes sont purs et durs, en ce sens qu’ils acceptent le statu-quo. A moins d’être complètement déconnectés de la réalité, il n’y en a aucun, même chez les francophones et les personnes qui participent à ces échanges sur l’érosion, qui croit vraiment à une réforme du fédéralisme. D’ailleurs, ces personnes ne semblent pas avoir un tel souhait.
Finalement, les fédéralistes francophones sont animés par une seule émotion : la peur. La crainte du changement. Dommage, car un Oui à un éventuel référendum doterait notre nation d’un tel rapport de forces…
Mon commentaire suite à ce texte sur Vigile: Le colloque du BLOC et d’ IPSO du 8 mai 2010 : une convergence exemplaire
http://www.vigile.net/Le-colloque-du-BLOC-et-d-IPSO-du-8
………………..
» L’annexion mène à l’assimilation » (Maurice Séguin)
La bonne nouvelle c’est la fin des illusions. Il nous faut donc prendre acte que le statu quo mène à l’assimilation. Point.
La mauvaise nouvelle. C’est que nous n’avons pas de plan. Et surtout nous n’avons pas la bonne lecture du contexte et de la situation. Ceux qui pensent qu’il suffit de faire l’union des forces souverainistes et de convaincre une majorité de voter OUI à un référendum, pour mettre fin à la menace d’assimilation, se trompe de registre stratégique.
Le changement de statut résultera d’abord d’un rapport de force favorable entre, l’État du Québec et Ottawa, et non d’une volonté démocratiquement exprimé. Cette fixation sur le Grand soir deviendra une erreur tragique, si on ne se réveil pas à temps.
Seul notre État du Québec peut nous garantir contre l’assimilation. Or notre État est présentement squatté par de puissant réseaux d’intérêts qui sont en train de le plombé (le passage de Charest au pouvoir nous coûte déjà des dizaines de milliards) ; Il nous faut donc en reprendre le contrôle de TOUTE URGENCE !
Ensuite nous devons agir souverainement et incarner cette volonté politique dans notre État, sur les assises duquel repose nos garanties d’exister comme peuple Français en Amérique ; sans se soucier de demander des permission. C’est la deuxième Révolution tranquille qui va nous permettre de consolidé notre État lui donner une potentialité qui nous placera dans un rapport de force favorable pour la rupture.
Je répète, le changement de statut ne résultera que d’un rapport de force favorable et non d’un souhait du peuple démocratiquement exprimé. Cette illusion nous fait flirté avec la tragédie historique.
Il nous faut comprendre rapidement l’urgence de reprendre en mains notre État pour agir ; et non attendre de quelconques conditions gagnantes qui mènent au Grand soir. Si non nous resterons enfermé dans la cage à castor canadienne ; avec pour perspective que, l’État fédéral auquel nous contribuons, va utiliser tous ses moyens pour mener à son terme final les conclusions du rapport de Lord Durham.
C’est là ou nous en sommes : La fin des illusions ; celles que le Canada nous offres les garanties contre notre assimilation ; et, celle que nous pouvons sortir du piège en faisant le compte de bouts de papiers lors d’un référendum.
JCPomerleau
Marc Tremblay
« J’ajouterais que le terme SÉPARATISTE est très négatif et péjoratif. La quasi-totalité des fédéralistes utilisent ce terme pour dénigrer le mouvement souverainiste. »
Effectivement. Tout comme Dion aimait bien parler de « sécession » car il sait que ça évoque automatiquement « guerre de sécession » dans notre esprit. C’est hyper négatif.
Le camp fédéraliste a même réussi à donner une connotation négative au mot référendum! Comme ils n’ont guère d’arguments pour discuter du fond des choses, ils répètent qu’on est écoeurés d’entendre parler de constitution et de référendum.
Petite tactique.
Mais il paraît qu’à force d’être répété, le mensonge prend des allures de vérité.
Carole Chouinard
Il n’y a pas pas que le terme séparatiste qui m’hérisse le poil. Désigner le Québec comme une province m’énerve aussi, même s’il révèle une réalité hérité du colonialisme. Les politiciens signataires de la Confédération (sic) n’ont pas eu la décence de consulter le dictionnaire avant de désigner les différentes parties du Canada comme étant des provinces. Le terme province remonde à l’Antiquité et désignait les territoires conquis par les Romains. Le Larousse définit le mot province comme étant une division territoriale d’un État placée sous l’autorité d’un pouvoir central. On est loin de la notion des deux peuples fondateurs.
Pour revenir au sondage dont on parlait plus tôt, on peut constater que les trois tiers-partis recueillent 27 % des votes; c’est autant de personnes qui ne se reconnaissent pas dans les deux partis traditionnels. Heureusement que ces partis (ADQ, QS et PV) ont peu de point en commun et continueront d’être marginaux. De plus, ils vont se combattre les uns les autres plutôt que de s’unir.
J’ai hâte de savoir ce que Joseph Facal pense de cette situation ( il a certainement pris connaissance du sondage ). On le pressent lui ou François Legault comme pouvant éventuellement devenir le chef d’un nouveau parti de droite fédéraliste. M. Facal ne se prêtera pas à un tel jeu pour trois raisons, selon moi et ce que je connais de lui. D’abord, il n’est pas à droite, est souverainiste et ne croit pas à la possibilité des chances pour qu’un autre parti émerge alors que notre système est bien ancré dans le bipartisme.
Monsieur Tremblay
« Désigner le Québec comme une province m’énerve aussi »
Moi aussi, je déteste ça.
Legault ou Facal dans un parti fédéraliste?
Hum.
J’espère bien que non.
Pour ce qui est de la division du vote, elle sert bien sûr les intérêts de Charest. Les souverainistes devraient, par principe, voter pour le seul parti qui peut faire la souveraineté. Envoyer un message clair: c’est ÇA qu’on veut! Et une fois la souveraineté faite, il sera bien temps de voter en fonction de nos valeurs de droite et de gauche.
Les souverainistes qui votent QS se tirent dans le pied.
Moi, tant que je n’aurai pas de pays, je n’envisagerai pas de voter pour un autre parti que celui qui peut m’y mener.
JC Pomerleau
Si je vous ai bien compris, c’est par l’élection d’un gouvernement souverainiste fort et revendicateur que notre nation peut se doter d’un rapport de force et non par un référendum.
J’aurais tendance à être d’accord avec vous, d’autant que les souverainistes des trois tiers-parti ne sont pas prêts à se rallier au PQ.
Par contre, un PQ au pouvoir qui poserait des gestes unilatéraux afin que le Québec obtienne davantage de leviers pour se développer pourrait rallier certains partisans des tiers-parti lors d’un éventuel référendum. Il ne faut pas oublier que les sondages convergent vers le même constat : il y a plus de Québécois favorables à la souveraineté qu’il y en a qui ont l’intention de voter pour le PQ.
Madame Chouinard
Vous avez raison : Dion a sciemment utilisé le terme sécession pour faire peur au nonde. Personnellement, j’abhorre ce terme comme le mot séparation ou rupture. Je n’ai jamais voulu rompre les liens avec le ROC, seulement me débarrasser du Fédéral et obtenir une relation d’égal à égal avec le ROC, tout en obtenant un siège à l’ONU et dans toutes les instances internationales. Heureusement que les Québécois n’ont plus de complexes économiques face à leur capacité de mieux s’en sortir sans être une colonie du ROC. Le sondage effectué avant le colloque organisé par le Bloc et les intellectuels pour la souveraineté l’a bien démontré. Il est temps qu’on sorte, comme peuple, de notre adolescence et qu’on accepte de devenir adulte.
Tant que les souverainistes auront peur des vrais mots, tant qu’ils se sentiront obligés d’inventer leur propre terminologie plus douce, pour ne pas épeurer les Québécois, tant qu’ils agiront de la sorte, et bien les Québécois ne les suivront pas.
Ne vous inquiétez pas pour les Québécois, ils savent appeler un chat un chat. Tout ce débat entourant la sémantique démontre une méfiance du mouvement envers son peuple qui présage mal pour la réalisation d’un projet d’indépendance.
Croire que l’indépendance du Québec n’implique aucune rupture avec le Canada ne fait qu’illustrer la grande naïveté du mouvement souverainiste. Qui va suivre des leaders qui sont incapables de parler de difficultés, d’obstacles majeurs, de risques inhérents ? C’est manquer cruellement de crédibilité et cela explique pourquoi l’appui populaire fait du surplace depuis belle lurette. À force de promettre le beurre et l’argent du beurre, le peuple soupçonne que c’est de la margarine qui s’en vient.
Et voilà un centième commentaire sur L’ÉROSION. Je présume que M. Facal doit être content. Je me demande s’il s’attendait à cela.
Madame Chouinard,
Je suis heureux que vous détestiez aussi le terme PROVINCE. Mais peu de gens en sont conscients.
Je suis d’accord avec vous : faisons la souveraineté et ensuite attaquons-nous aux problèmes de notre nation. Je crois que quoiqu’il arrive, nous demeurerons toujours un peuple attaché aux valeurs social-démocrates et cela inclut les non-francophones qui sont prêts, selon le sondage publié ce matin, à appuyer QS à la hauteur de 10 %. C’est pas beaucoup, mais c’est quand même significatif. D’ailleurs, qu’est-ce qui différencie le PQ de QS ? Les deux partis n’ont pas tant de différences, à l’exception que QS parle de redistribution de la richesse sans parler de la manière de la créer. Avantage au PQ.
QS a une plate-forme électorale avec laquelle une majorité de péquistes sont à l’aise, sauf qu’ils ne veulent pas diviser le vote souverainiste en votant QS. Tous les péquistes ou sympathisants sont écologistes, pour la solidarité avec les démunis, pour de meilleurs services publics, pour la lutte contre la discrimination, pour la souveraineté, pour le soutien aux familles pour la promotion du français et pour l’alter mondialisation. Voilà le programme de QS en huit points. Si tous les adeptes de QS acceptaient statégiquement et temporairement de se désister pour appuyer un candidat péquiste, le PQ obtiendrait 48 % des votes, ce qui serait bon pour le Québec.
Je pense que la possibilité que M. Facal dirige un nouveau parti fédéraliste est nulle.
Victor Beauchesne
« Tant que les souverainistes auront peur des vrais mots, (…) les Québécois ne les suivront pas. »
La SOUVERAINETÉ est un vrai mot.
Ce ne sont pas les souverainistes qui ont peur des vrais mots mais les fédéralistes qui en choisissent sciemment qui ont un caractère péjoratif, comme sécession.
« Croire que l’indépendance du Québec n’implique aucune rupture avec le Canada ne fait qu’illustrer la grande naïveté du mouvement souverainiste. »
Bien sûr qu’il y aura une rupture, une séparation. Mais le but, c’est pas la séparation, qui n’est pas une fin en soi. Comprenez-vous?
Dites-moi pourquoi, alors que les souverainistes veulent un Québec souverain, bien des fédéralistes refusent d’utiliser ce terme?
Et vous venez parler de débat de sémantique? Ce problème est dans votre camp, pas dans le mien!
Avez-vous vu le nombre de fédéralistes qui utilisent des termes comme syndicaleux, gogauche, qui appellent Marois la castafiore ou la châtelaine…
Comme vous dites, appelons un chat un chat…
Marc Tremblay
« Les deux partis n’ont pas tant de différences, à l’exception que QS parle de redistribution de la richesse sans parler de la manière de la créer. Avantage au PQ. »
Effectivement. Et voilà qui place le PQ plus au centre qu’à gauche :-)
Carole Chouinard
Je préfère un parti centriste qu’un parti à gauche ou à droite. De toutes façons, je crois de moins en moins au clivage droite-gauche. Et le PQ va rallier davantage de gens en demeurant au centre, i.e. modéré.
Victor Beauchesne
Un participant a dit que vous pourriez devenir souverainiste. Je n’y ai pas crû. Et votre récent message me démontre que j’ai raison.
Ce sont les fédéralistes qui craignent de dire les vrais choses comme fédéralisme du statu-quo équivaut à l’assimilation et à l’assujetissement du Québec et au ROC. Et à la diminution de son identité.
Pourquoi parler de rupture alors que le projet de René lévesque ne visait pas la rupture mais une nouvelle entente entre deux peuples.
Enfin, la stagnation du vote souverainiste (50% des francophones ) n’a d’égale que la stagnation du vote fédéraliste. Ca fait 30 ans que ca dure et ce n’est pas près de se terminer. La question nationale est un enjeu fondamental. C’est faire preuve d’aveuglement que d’ignorer ce fait.
Et qu’on ne vienne pas me parler des souverainistes qui dorent leur option alors que les fédéralistes noircissent l’option souverainiste tout en étant incapables, à part la peur, de tenir des arguments justifiant leur thèse.
Victor je suis globalement d’accord avec ce que dit Carole. Le mots ne sont ni neutres ni innocemment employés par les adversaires de la souveraineté. Et la Souveraineté est une perspective noble, à laquelle aspirent tous les peuples de la terre de façon naturelle.
Il est indéniable que la rupture puisqu’il est impossible de le reviser du «pacte» fédératif change quelque chose. Personne ne peut nier, et personne ne nie que la souveraineté du Québec se ferait (se fera j’espère) dans une perspective de changement. Et le changement, relisez Waslawick, c’est autre chose, par opposition à plus de la même chose.
Mais la souveraineté du Québec se conçoit dans une perspective d’interdépendanceavec le reste du monde, incluant le Canada.
Ce serait exactement comme l’est la situation du Canada qui est en interdépendance avec le reste du monde. La preuve en est qu’il conclue des ententes internationales.
Je n’ai jamais entendu parler de projets Québécois pour construire un mur de pieux, de briques ou de ciment entre le Québec et le reste du monde. Ceux qui parlent de séparation, ce sont les partitionnistes. je suis certain que votre honnêteté intellectuelle vous incline à le reconnaître.
Moi ce que je questionne, c’est l’intérêt réel de ceux qui au Canada ne veulent pas que le Québec devienne un pays. Les Québécois d’abord qui s’y opposent. Et le ROC.
Pourquoi au fait le ROC s’oppose-t-il à ce que le Québec devienne un pays ? C’est quoi les vraies raisons?
C’est quoi au juste le lien qu’il y a entre les citoyens de la ville de Vancouver et ceux de la ville de Québec ? Qu’est-ce qu’ils ont tant en commun qui fait que le départ de l’un priverait l’autre de quelque chose? Et de quoi?
Qu’est-ce qu’il y a en commun qui soit indispensable à l’autre, entre un producteur de blé de la Saskatchewan et un pêcheur de Port au Port à Terre Neuve ? La saison du homard s’en vient et j’aurai bientôt le choix entre un homard des Îsles de la Madeleine et un autre du….Maine.
Dans les faits, ce qui fait peur à certains Québécois ce n’est pas tant le fait de ne plus avoir un passeport canadien (pour prendre un exemple), ou de devoir franchir une frontière pour aller voir les montagnes rocheuses.
À mon avis, cette hésitation est de l’ordre de la peur d’assumer ses responsabilités, beaucoup plus que celle de ne plus se nommer canadiens. C’est d’ailleurs la thèse d’Arcand : Le Confort de la pantoufle. On a rien à faire, rien à dire, tout se passe sans qu’on ait à bouger ni s’investir dans un effort quelconque.
Quant à la séparation, elle existe de facto entre deux peuples distincts, c’est-à-dire ayant chacun ses particularités propres. Ce n’est pas pour rien que le conquérant a reconnu rapidement la différence entre les Québécois (alors canadiens) et les Britanniques. Le code civil ça vous dit quelque chose…
La seule arme dont dispose encore le «fédéralisme canadian», c’est la peur de plusieurs québécois de s’assumer comme peuple dans le concert des Nations. Mais rien ne dit que cette arme ne finira pas par se transformer en vulgaire tigre de papier…
Marc Tremblay
« Enfin, la stagnation du vote souverainiste (50% des francophones ) n’a d’égale que la stagnation du vote fédéraliste. »
Bien dit.
En fait, je pense qu’avant le référendum de 1995, la souveraineté était à 38%.
Alors quand elle est à 42% comme dans certains sondages des dernières années, pour moi c’est une EXCELLENTE NOUVELLE.
C’est toujours le oui qui a monté en campagne référendaire et le jour du vote. Si on part à 42 et qu’on monte de 12% comme en 1995, on aura donc 54! Bon je sais c’est grossier comme conclusion, là, des variables peuvent intervenir, mais en gros on peut quand même penser que c’est logique.
Sans compter que, forts de l’expérience de 1995, on ne permettra pas la triche, on ne permettra pas l’argent illégalement dépensé et les citoyennetés données en catastrophe et au mépris des lois de l’immigration.
Quitte à demander la supervision de l’ONU! Quand on voit à quoi est prêt le camp adverse, ça ne serait pas exagéré.
Et dire que c’est le camp fédéraliste qui essaie de nous faire peur avec la démocratie d’un éventuel Québec souverain. C’est incroyable…
Quand Martin Luther King implorait ses concitoyens à se tenir debout et à rejeter la ségrégation raciale, jamais, mais jamais, n’a-t-il laissé entendre que ce serait facile, qu’aucun sacrifice ne serait nécessaire, qu’il n’y aurait pas de turbulences. Sa foi inébranlable dans la justesse de sa cause malgré tous les obstacles à franchir, a rehaussé la confiance de ses disciples et a fini par changer les USA.
Tout ce que les Québécois ont à faire est de convaincre leurs concitoyens et de voter majoritairement OUI à une question claire et explicite. Pas de longue marche, pas d’occupation des écoles, pas besoin de s’assoir en avant de l’autobus. Aucun effort n’est requis, juste un p’tit vote suffirait.
Relisez-vous chers concitoyens souverainistes, vous vous apitoyez sur votre sort parce que vos adversaires vous affublent d’adjectifs que vous trouvez impolis. Vous blâmez vos adversaires pour tous vos insuccès, sans exception. Vous questionnez la motivation de ceux qui ne vous suivent pas, sans parler des invectives que vous leur lancez.
Pourquoi êtes-vous incapable de vous regarder dans le miroir et d’accepter que votre discours aurait grand besoin de renouveau. Vous avez une fâcheuse tendance à radoter sur le passé sans trop parler du futur. Vous exagérez les menaces d’assimilation mais diminuez toujours les risques perçus inhérents à un tel projet. Votre mouvement est devenu un ramassis de carriéristes et de corporatistes . C’est déprimant de lire vos remontrances sur le Canada de 1970, alors qu’il n’existe même plus autre que dans votre imaginaire Durhamien.
Oh boy! Je ne m’apitoie absolument pas sur mon sort, monsieur Beauchesne, simplement parce que je dénonce le vocabulaire de certains fédéralistes!
Notre discours n’a pas cessé d’avoir du nouveau, entre autre lorsque la mondialisation est venue renforcer la position souverainiste. Et aussi parce que le fédéralisme, contrairement à ce que tout le monde espère, ne s’est jamais renouvelé!
Et vous monsieur, à part la Loi sur la clarté, les commandites, la fausse reconnaissance de la nation et les empiètements accrus dans les juridictions québécoises, quoi de neuf de votre côté?
:-D
Ce ne sont pas des arguments Victor que vous apportez. Ce sont des remontrances. Exactement ce que vous reprochez aux souverainistes…
C’est une position confortable, parce que vous vous contentez de critiquer. C’est quoi au juste qui vous allume dans le Canada ?
Victor Beauchesne
Les souverainistes ne pleurent pas sur leur sort. Ils détestent simplement les propos impolis des fédéralistes. Ils ne blâment pas leurs adversaires pour tous leurs insuccès, seulement pour certains d’entre eux.
Au lieu de faire de la projection en accusant les souverainistes de ne pas se renouveler, pourquoi les fédéralistes ne retournent le miroir vers eux, ce qui leur permettrait de constater que c’est le discours fédéraliste qui ne s’est pas renouvelé.
M. Beauchesne, au lieu d’accuser les souverainistes de ressasser le passé et d’ignorer les conséqueces futures de la souveraineté, pourquoi les fédéralistes ignorent le passé et ne proposent rien pour le futur ? Poser la question, c’est y répondre.
Vous accusez les souverainistes d’exagérer les dangers de l’assimilation alors que les fédéralistes les ignorent, voire les nient. Tout le Québec, à l’exception des fédéralistes, constatent que Montréal s’anglicise de plus en plus.
Vous accusez les souverainistes d’invectiver leurs adversaires. Que venez-vous de faire en taxant les souverainistes d’être un ramassis de carriéristes et de corpratistes ? Je ne trouve pas innocent, M. Beauchesne, le fait que vous avez choisi le qualificatif ramassis. Le Larousse définit ce terme comme étant un ensemble de personnes jugées peu estimables.
Effectivement, le Canada des années 70 n’existe plus. Il changé pour pire. Auparavant, il semblait avoir le désir de faire des concessions. Aujourd’hui, il ne veut plus en faire.
Carole Chouinard
Une autre attaque massive du fédéral : une commission canadienne ( appelé à tort nationale ) sur les valeurs mobilières qui remplaceraient les commissions provinciales ( sic )existantes. Tout le Québec économique est contre.
J’ai bien hâte de voir ce que répondra M. Beauchesne à la question de Gilles, à savoir ce qui l’allume dans le Canada. Jusqu’à maintenant, à part que de tenter de nous faire peur et de parler de la perte des Rocheuses, je n’ai jamais entendu d’arguments de la part des fédéralistes du statu-quo qui pourraient nous inciter à demeurer au sein du Canada.
Marc Tremblay
Ça fait longtemps que je dénonce ça, cette commission des valeurs mobilières unique.
Surtout après avoir prétendu qu’il n’y aurait plus d’empiètements, que le Québec était une nation… le fédéral est ridicule de tout centraliser comme ça. Le Canada est indigne de son titre de fédération.
Notre Assemblée nationale a voté contre à l’unanimité, souverainistes, fédéralistes et entredeuxchaisistes confondus! Et le fédéral IGNORE ÇA?
C’est beau le respect!
Jane Jacobs avait prédit que Montréal perdrait beaucoup au profit de Toronto si le Québec ne devenait pas souverain. On ne peut pas l’accuser de parti pris, elle! Et même si les Québécois peuvent constater qu’elle avait raison, je ne comprends pas, ils laissent l’érosion canadienne faire son oeuvre.
Le Québec est à moitié coloré par le gris terne de la résignation.
L’autre moitié devra être plus forte!
La Commission des valeurs mobilières. Voici mon argumentaire (je répond ici à M Éric Duhaime, ADQ):
« Le fédéral mieux placer pour protéger les investisseurs du Québec. On aurait souhaiter que ce fut le cas dans l’histoire du papier commercial : Ce désastre des fameux PCAA aurait pu être évité si le fédéral, qui règlemente et surveille les sociétés de notations, n’avait pas été si « incompétent ». En effet sa négligence aura permit à DBRS (Toronto) d’être la seule société de notation a attribuer une note de AAA au PCAA non bancaire, ce qui qualifiait ce « produit toxique » pour les investisseurs institutionnels (Caisse de dépôt ; Banque Nationale ; Mouvement Desjardins). Or DBRS était en conflit d’intérêts parce que payer par un promoteur de ces produits (Coventree). Sans cette notation il est très peu probable que ce produit aurait trouver un marché ; et le Québec aurait épargner une perte cumulative s’élevant à une dizaine de milliards. C’ est la révélation surprenante (jamais traduite en français) que nous fait un journaliste du Globe and Mail, dans un commentaire portant sur qui porte la responsabilité du désastre des PCAA :
(…) « But the one party that wears it more than anyone else is Canada’s DBRS Ltd. While U.S. rating agencies refused to endorse Canadian paper because of the OSFI-created bank loan flaw, DBRS jumped in and gave the notes its highest ratings. Without the DBRS rating, flawed Canadian ABCP would likely never have found a buyer. Also worthy of question is DBRS’s close relations with ABCP issuers. The firm earned commissions on the notes it rated and wasn’t always quick to share bad news with investors. It had become such a market booster that it rushed to reassure investors it « has no concerns » about the quality of ABCP issued by Toronto’s Nereus, even though the firm was reeling from a management exodus and legal battle with its parent Coventree Inc. »
http://www.vigile.net/Le-federal-protecteur-des-petits
….
Ce dernier me répond dans un commentaire en bas de page; et je lui réplique plus bas. Depuis silence radio.
…….
Sur le même thème:
http://www.vigile.net/Le-Quebec-floue-de-plus-10
Il y a les 18 ans qui s’ajoutent et le solde migratoire mais il faut soustraire les décès des plus de 18 ans. À la quatrième colonne on constate que de 1994 à 2008, le nombre de décès augmente de 10 %. En cinquième colonne, le nombre d’électeurs qui s’ajoutent à chaque année passe de 101 201 à 58 523. Méchante érosion !
18 ans plus tard
nombre de nouveaux électeurs
nombre de nouveaux électeurs plus solde migratoire
décès 18 ans et plus
nouvel électorat
1994 .. 143 710 .. 152 025 .. 50 824 … 101 201
1995 .. 144 459 .. 152 411 .. 52 142 … 100 269
1996 .. 141 224 .. 146 801 .. 51 703 … 095 098
1997 .. 139 857 .. 139 066 .. 53 684 … 085 382
1998 .. 138 163 .. 139 978 .. 53 706 … 086 272
1999 .. 136 491 .. 144 782 .. 54 354 … 090 428
2000 .. 133 863 .. 145 826 .. 52 700 … 093 126
2001 .. 123 279 .. 146 406 .. 53 773 … 092 633
2002 .. 112 757 .. 141 774 .. 55 134 … 086 640
2003 .. 104 803 .. 139 528 .. 54 367 … 085 161
2004 .. 100 548 .. 136 020 .. 55 002 … 081 018
2005 .. 099 503 .. 129 663 .. 55 351 … 074 312
2006 .. 096 512 .. 123 095 .. 53 644 … 069 451
2007 .. 093 743 .. 119 741 .. 56 127 … 063 614
2008 .. 088 118 .. 114 715 .. 56 192 … 058 523
Total 1 797 030*2 071 831 ………….. 1 263 128
Vous dites que l’électorat est passé de 4,8 millions à 5,7, ce qui donne un gain de 900 mille. Dans mon tableau j’arrive à 1,2 million nouveaux électeurs. C’est 300 mille de trop. Je n’ai pas soustrait des naissances de 1957 à 1975 les milliers de personnes qui sont décédées ou qui ont émigré au cours de cette période. Méchante érosion !
»Pourquoi au fait le ROC s’oppose-t-il à ce que le Québec devienne un pays ? C’est quoi les vraies raisons? » Gilles
La cour suprême a ordonné au gouvernement du Canada de négocier de bonne foi la sécession du Québec advenant une volonté claire des Québécois en ce sens. Le débat se concentre surtout sur la définition de volonté claire. Ce qu’aucun gouvernement fédéral responsable pourrait faire , ce serait de négocier la sécession du Québec alors que la majorité des Québécois désireraient retenir le lien canadien.
Je crois sincèrement qu’une majorité claire à une question directe et simple serait suffisant pour fonder un nouveau pays.
Les vrais raisons sont que cette majorité n’existe pas actuellement, un point c’est tout.
Dans un pays avec deux niveaux de gouvernements distincts il est normal qu’il y ait des disputes sur les zones grises. Les qualifier d’attaque massive du fédéral est un peu grossier, tout comme dénoncer le Canada comme étant trop centralisé l’est aussi. Quand on paie environ 60-65% de nos taxes et impôts au Québec, difficile de prétendre que le fédéral s’accapare de tout.
Le Fédéral ne s’accapare pas de tout mais se mêle de tout grâce à son » pouvoir de dépense ». Il empiète allégrement dans les champs de compétence exclusive. Il n’est même pas capable de respecter la Constitution. Il est aussi absurde qu’il y ait un ministère de la Santé à Ottawa qu’il serait absurde que le Québec se dote d’un ministère de la Défense.
Enfin, il est normal que plus de 60 % de nos taxes et impôts aillent à Québec, puisque c’est lui qui donne les sevices de première ligne, comme en santé, en éducation, en transports, en sécurité publique, etc… Ce sont ces services qui coûtent le plus cher.
Il y a des fédéralistes qui affirment que le Fédéral constitue un contre-poid à un gouvernement du Québec qui pourrait menacer les libertés ou la démocratie.
Voici ce que disait Gandhi aux dirigeants britanniques aux Indes qui soutenaient que sans eux, l’Inde sombrerait dans le chaos : » Messieurs, je ne connais aucun peuple qui ne préférerait à son mauvais gouvernement un autre gouvernement implanté par un autre peuple.
Pour des raisons de péréquation et de symétrie, je ne comprends pas pourquoi la Cour suprême, advenant une volonté claire des Canadiens en ce sens n’ordonnerait pas au gouvernement du Canada de négocier de bonne foi la sécession du Québec.
Comme Canadien, je souscris.
Vous ne répondez absolument pas à la question Victor. Je parle de raisons, et vous me parlez de mathématiques…
C’est dommage mais c’est comme vous en avez l’habitude malheureusement.
Même en suivant votre argument le problème est que la clarté n’a pas été définie. Quant un député est élu par une seule voix, il est élu et le résultat est clair. C’est la mathématique ou l’arithmétique électorale du système parlementaire dans lequel nous vivons.
C’est valable pour ceux qui ont gagné le dernier référendum. 50+1. Alors 50+1 dans l’autre sens c’est du pareil au même.
Quant aux vraies raison pour lesquelles le Canada ne veut pas entendre parler de la souveraineté du Québec, vous savez pertinemment que je ne faisais pas allusion aux mathématiques. Relisez les questions que j’ai posées. Ça n’a aucun rapport avec votre réponse et votre argument, et le filet que vous tendez.
@ Gilles
Je suis en accord avec vos propos. Au Québec, il y a une division, soit ceux qui se définissent comme Canadiens et ceux qui se définissent comme Québécois. Pour notre avenir, je préfère les seconds, bien que je respecte l’opinion des premiers.
Je ne me suis jamais senti comme Candien et ce sentiment d’aliénation augmente à chaque année, pour ne pas dire à chaque mois.
Nombre de voteurs, en millions
élection ** PQ **** PLQ *** ADQ *** autres ** voteurs
1994 ** 1,751 ** 1,751 ** 0,253 ** 0,100 ** 3,913
1998 ** 1,744 ** 1,772 ** 0,481 ** 0,070 ** 4,068
2003 ** 1,269 ** 1,756 ** 0,694 ** 0,108 ** 3,818
2007 ** 1,126 ** 1,314 ** 1,224 ** 0,200 ** 3,971
2008 ** 1,142 ** 1,366 ** 0,531 ** 0,207 ** 3,246
Les électeurs ont décrochés du PQ en 2003 au profit de l’ADQ ou en s’abstenant de désespoir. Il y a eu érosion comme vous expliquez en 2007, assez minime.
Il est instructif de lire dans Wikipedia élection Québec 1970 qu’à l’origine, le PQ rassemblait des volontaires très hétérogènes, pour ne pas dire gauche et centre-droit.
Nous ne sommes plus en montée démographique comme nous étions dans les 70 ou des jeunes orateurs comme Claude Charron et Jean-François Bertrand soulevaient la foule dans de grands édifices. Je ne dirais pas que nous sommes plus la Grèce d’Amérique que la France mais Stéphane Dupont et d’autres de son âge le laissent entendre.
Et notre force d’engendrement s’érode.
Gilles
« Même en suivant votre argument le problème est que la clarté n’a pas été définie. »
Voilà ce qui est absurde dans une loi qui ose s’appeler: « sur la clarté ».
En fait, cette loi n’a d’autre prétention que de dicter les règles du jeu… une fois la partie jouée. C’est-tu beau la démocratie à la sauce canadienne.
Si le oui l’emporte à 53%, le Canada va dire que ça prenait 55. S’il l’emporte à 56%, le Canada va dire que ça prenait 60.
En démocratie, comme vous le faites remarquer, c’est 50% plus 1. Sinon, ça revient à dire que c’est la minorité qui peut l’emporter, et je ne vois rien là-dedans de démocratique.
C’est comme pour la fameuse question « pas claire ». Elle était calquée sur celle de Charlottetown. Sauf erreur, personne n’a remis en question les résultats de ce référendum à cause du libellé de la question?
En voyant le oui passer bien près de l’emporter, les fédéralistes ont décidé que c’était parce que les Québécois étaient trop cons pour avoir compris la question.
Hé bien je vais vous dire… On n’a beau ne pas être fort en politique, le camp du non a tellement parlé de SÉ-PA-RA-TION qu’il fallait vivre sur la planète Mars pour ne pas comprendre de quoi il s’agissait.
Ou encore ne parler aucune des deux langues officielles. :-D
Est-ce que par hasard ceux qui n’auraient pas compris la question ont plutôt voté non? Hé hé hé.
Marc Tremblay
« Il y a des fédéralistes qui affirment que le Fédéral constitue un contre-poid à un gouvernement du Québec qui pourrait menacer les libertés ou la démocratie. »
Ce ne sont que de ridicules campagnes de peur.
Dire que ça vient du camp qui a accouché d’Option Canada et de la Loi sur la clarté, du camp qui a fait sortir des camions de la Brink’s vides, du camp qui nous a servi les commandites. Et ça ose remettre en doute le sens de la démocratie des souverainistes?
À cet heure avancée du sujet, J’en suis à il y a érosion et érosion. M. Facal parlait de l’érosion de l’engouement pour la souveraineté. Il y a dans la même proportion à la même occasion érosion du nombre des citoyens, qui ne se prévalent plus de leur droit de vote. S’ils en exerçaient deux ou trois pour autant d’enfants, ça pourrait changer les choses. Sommes-nous prêts à marcher pour ça, le droit de vote dès la naissance ?
Il y a double érosion et l’on n’est pas en période d’éliminatoires ce qui fournirait une excuse providentielle.
L’engouement pour la souveraineté fait du sur place faute de « ménage » de claque. Ménage comme dans animation et non comme dans faire le ménage. Le deuxième n’est pas dans l’ordre, attendons l’automne, le premier nous appartient.
J’ai profité du lieu pour « ploguer » ma lubie, le peuplement du Québec. On travaille collectivement immigration. J’envisage engendrement comme dans « c’est la lutte finale… ».
Fortuna adjuvat audacies: Labeaume traduit par Lachance sourit aux audacieux. Je me suis souris en entendant. Nous nous sommes rejoint sans nous parler. Une bonne note ?
À + pour des chiffres que vous saurez faire mentir. L’affection domine la raison. Les muscles non.
D’abord, une précision concernant l’avenir de l’humanité. Ailleurs ici , j’ai avancé la date 2403 pour avoir lu dans Mal de terre d’Hubert Reeves qu’en nucléaire, les physiciens se préoccupaient des risques pour les 400 prochaines années. Son livre date de 2003, j’ai simplement ajouté 400 pour faire 2403.
À Radiocan, hier, il m’a corrigé. L’humanité pourrait en avoir encore pour des centaines de milliers d’années si « Nous », entre autres, nous en préoccuperons davantage. Dussions-nous faire à part de nos proches du ROC.
- C’est l’enfer !
- C’est l’enfer effectivement mais pour les choses longues à faire et affaires comme un pays, c’est porteur, voire rassembleur, et c’est pourquoi je m’explique maintenant sur l’engendrement, un antidote à terme à l’érosion du vote souverainiste.
Les joueuses de première ligne à ce sport de base qu’est l’engendrement, en attendant qu’une autorité le déclare extrême en occident, sont les femmes de 15 à 44 ans; majoritairement, celles entre 25 à 35. Plutôt rarement maintenant avant ou après cet âge. Sans engendrement, les autres sports en ont à peine pour 100 ans.
Les joueurs de deuxième ligne sont les hommes de 20 à 49 ans. Les moins et les plus que ça sont l’exception en séminal. Messieurs, comme un certain de Gaulle je répète: « Sans engendrement, les autres sports en ont à peine pour 100 ans ».
Sans spectateurs oisifs et supporteurs émotifs ou intéressés, les sportifs ne se donnent pas autant et accomplissent moins. Tout le monde donc, de près ou de loin, peut contribuer à l’engendrement. En engendrement, il y a une troisième ligne défensive comme en notre football canadien ou américain. Le soccer ? Connaît pas !
Le stade est l’avenir d’un territoire autant que la femme est l’avenir de l’homme. Quand je dis stade, je n’exclue pas un amphithéatre à fin de hockey ou autres choses enrichissantes pour la collectivité du dit territoire.
La raison devait précéder les chiffres, je m’y suis mis. je me mets aux autres.
A+
Le Québec ne doit compter que sur lui-même pour assurer son renouvellement et éventuellement faire la souveraineté. On ne peut pas compter sur l’immigration, car elle s’intègre davantage à la minorité anglophone.Comme il faut en moyenne 2,1 enfants par femme en âge de procréer et qu’historiquement, 30 % des femmes ne font pas d’enfant, il faut que les 70 % restante fasse 3 enfants ( 7 fois 3= 21 ou 2,1 ) en moyenne.
Comment faire avec un peuple dont les habitants n’ont que des projets individuels et qui considèrent que les enfants coûtent trop cher? Et qu’ils nuisent à la liberté de l’individu.
Comment se fait-il que les pays scandinaves arrivent à se renouveler sans recourir outre mesure à l’immigration ? Par des politiques familiales agressives. Nous en avons également ici, mais elles sont loins d’être aussi avancées que dans les pays scandinaves.
La fécondité a des hauts et des bas en Scandinavie, Perspectives du monde, Université de Sherbrooke. Globalement, le déficit de naissance y commence en 1968. Il y est moins profond qu’ici.
En 2008, ils sont meilleurs que nous à 1,60, eux à 1,90 à l’indice synthétique de fécondité. Je ne sais pas comment ils s’y prennent. Pas de bébé, pas de hockey ? En 2009, nous avons progressé à 1,75 à peu près.
Au Danemark, l’immigration nette est environ 150 000 pour 5 ans. Comme au Québec. En Suède, 150 000 sur 5 ans, donc comme nous eux aussi. En Norvège, 85 000, donc 17 000 par année, nous 30 000. En Finlande, environ 15 000 sur cinq ans.
J’imagine que ces pays misent encore sur la famille pour se régénérer. Ils ne se rendent plus à 2,1 depuis 40 ans. La solution n’est pas là si nous visions 3 enfants chez 70 % d’entre nous à utérus.
Que diriez-vous de communautés intentionnelles, dédiées à notre régénération ? Walden two est un exemple utopique romancé d’une communauté où il ferait bon vivre. Rédigé en trois semaines par un bolé de la psychologie. Est-ce inspirant ?