L’école de tous les miracles
8 avril 2009 par Joseph Facal
Le problème du décrochage scolaire illustre à merveille les possibilités, mais aussi les limites de l’action politique.
Un groupe dirigé par Jacques Ménard vient de proposer une série de mesures pour combattre ce fléau : dépistage précoce, mobilisation régionale, projets communautaires, et ainsi de suite. Du gros bon sens.
Monsieur Ménard et de nombreux commentateurs ont cependant noté que l’essentiel est ailleurs : notre société ne valorise pas suffisamment l’éducation. C’est l’aspect le plus compliqué du problème parce qu’il met en cause des choses qui ne se mesurent pas.
On explique souvent que la santé est l’obsession numéro un des Québécois parce que nous sommes une société vieillissante. Ce n’est pas faux, mais les sociétés européennes vieillissent aussi. On n’y trouve pourtant pas les taux d’abandon scolaire faramineux du Québec et du Canada. Les efforts budgétaires de leurs gouvernements ressemblent aussi aux nôtres.
Je n’idéalise pas les Européens, mais entre eux et nous, il y a une différence de mentalité, qui a sans doute rapport avec la jeunesse de notre société et son ultramatérialisme.
Un étudiant me reprocha l’autre jour de dramatiser : un plombier, disait-il, gagne plus au Québec que bien des ingénieurs. Au sens strict, il a raison. Question d’offre et de demande. Et nous avons évidemment besoin de plombiers qualifiés. Mais le simple fait de raisonner de cette manière est révélateur d’une certaine conception des choses.
Ses amis, qui ont tous lâché l’école, vivent mieux que lui, ajouta-t-il. On abandonne évidemment l’école pour mille et une raisons, mais l’appât du gain, l’envie de se payer vite des choses, est un des motifs fréquents. Je ne peux pas le prouver, mais je suis sûr qu’il est plus fort ici qu’en Europe.
Derrière la question scolaire, c’est tout notre rapport à la culture qui est en cause ici. Ce n’est sûrement pas un hasard si nous fréquentons si peu les musées, si notre patrimoine architectural, pour le peu que nous en avons, est laissé à l’abandon, si le relâchement généralisé de la langue parlée ne trouble pas grand monde, si l’intellectuel est vu chez nous comme un pelleteur de nuages.
Ce n’est pas une garantie de réussite scolaire, me direz-vous, mais je serais aussi curieux de savoir combien de parents supervisent les devoirs des enfants soir après soir. Quand les enseignants offrent aux parents des rencontres, les parents les plus assidus, j’en suis sûr, seront ceux dont les enfants n’ont pas de problèmes sérieux.
Nous demandons à l’école d’enseigner les matières de base, d’apprendre les bonnes habitudes alimentaires, de maintenir la forme physique, de former de «bons citoyens», de corriger les troubles d’apprentissage, d’intégrer les immigrants, de prévenir la violence, et j’en passe.
On lui demande d’être la cour des miracles. Et on s’étonne ensuite que l’épuisement professionnel chez les enseignants soit terriblement élevé. Nos gouvernements doivent évidemment montrer la voie, mais il y a aussi des parents qui devraient faire un gros examen de conscience.
Vous allez me dire que je fais de la morale. Invoquer la responsabilité individuelle, c’est en effet passer pour une sorte de curé de nos jours. Nous supportons mal qu’on nous rappelle des vérités désagréables.
Et ça aussi, voyez-vous, ça fait partie du problème.
32 réponses à “L’école de tous les miracles”

Vous avez écrit que «l’appât du gain, l’envie de se payer vite des choses, est (serait) un des motifs fréquents » de l’abandon scolaire.
Vous avez sûrement raison hélas!
Mais l’exemple vient de haut. Je ne pense pas avoir besoin de vous donner des exemples.
Il faudrait un jour en finir avec l’instruction transformée magiquement par l’éducation et qui ne va nulle part.
Relisez « Une société sans école » d’Yvan Illich et reparlez-en ensuite, il vous en manque de grands bouts.
Certe, il y a de très nombreux facteurs que l’on pourrait évoquer et rassembler sur la table pour avoir une idée d’ensemble de ce qui génère
le « décrochage scolaire » …
Le « désir d’autonomie », qui en soi est un motif positif, représente un puissant moteur de
motivation pour les jeunes, à entrer sur le marché du travail… Il ne s’agit pas simplement
du désir de « pouvoir » dépenser à sa guise, et se procurer ce dont on rêve depuis l’enfance…
Il s’agit d’un « besoin » essentiel, individuel et social, d’assumer pleinement sa maturité…
physique, mentale, et affective ! Je dirais que c’est parfaitement « naturel » et équilibré de
penser à pouvoir « prendre en charge ses besoins à tous les niveaux… De vouloir « prendre sa vie en main » concrètement… assumer le désir et la capacité de « décider pour soi » …de vouloir « façonner sa vie en conformité avec ses désirs et sa propre manière de penser… » d’organiser sa vie « à sa manière »…
Le rapport à la culture est en cause… Je vous donne raison sur tous les points que vous avez identifié …Monsieur Facal !
De même, je reconnais que la société « demande à l’école » de prendre sur son dos un grand nombre de responsabilités ! Mais… c’est un peu la faute de l’école, qui souvent se positionne en tant que « spécialisée » , ou se revendique » experte » dans la résolution des problèmes de l’enfant… Ce faisant, l’école comme interlocuteur, invalide les ressources et la capacité des « parents » à relever le défi de « résoudre selon sa conscience » les problèmes qui
touchent l’enfant durant son parcours scolaire » …!
Ne soyons pas étonnés ensuite, que les parents nous apparaissent « dépassés » , « mystifiés » ou » décrocheurs » a leur tour, devant l’enchaînement des petits problèmes et des défis qui se posent pendant toute la durée de la fréquentation scolaire… qui semble vouloir s’allonger indéfiniment ! Ce qui pause un autre problème…
Il arrive par ailleurs, que l’idée de « démission » vienne de la bouche d’un enseignant, qui lui-même ne croit pas à la réussite d’un enfant… ( devant le constat d’une difficulté persistante chez un élève ) ! Le « préjugé défavorable » se niche aussi dans l’environnement du monde enseignant ! Je peux vous l’assurer ! Certains n’oseront jamais formuler ouvertement – publiquement leur « opinion » au sujet d’un enfant en difficulté ; ce qu’ils pensent sera exprimé privément !
Oui ! Il y a parmi le corps enseignant, des professionnels qui mettent toute leur énergie,
de la passion, de la ferveur, et toutes leurs ressources pour offrir aux élèves TOUT le
soutient qui semble nécessaire pour accompagner un élève vers la réussite scolaire…
Oui ! Certains obtiennent des résultats mitigés, et peu de valorisation pour leur travail
constant… L’épuisement professionnel à mon sens est lié en bonne partie au fait que les
satisfactions liées aux efforts tardent à se manifester, et que d’autre part, les critiques
acerbes teintées d’impatiences se multiplient à l’infini… Il y a décidément un déséquilibre
entre les forces ( positives et négatives ) qui joue contre les uns et les autres de manière
aléatoire !
Oui ! L’épuisement professionnel touche aussi bien les travailleurs de l’enseignement que celui des professionnels de la santé ( hôpitaux et centre communautaires ) … pour une raison en particulier ( je ne les nommerai pas toutes ) !
Ce « type » de travailleurs est placé dans un » rapport de service » CENTRÉ sur les BESOINS du CLIENT …qui sont inépuisables !
Oui ! ON leur demande BEAUCOUP plus qu’un être humain normalement constitué peut donner… dans des conditions de vie naturelles ! ON leur demande souvent, de manière sous-entendue, de se « sacrifier » pour sauver le malade, le patient, l’élève en difficulté, la personne en souffrance ! On leur demande d’être « disponible » pour répondre aux besoins illimités des demandeurs de services… » Ils sont choisi cette vocation… Ils sont payés pour çà… c’est LEUR TRAVAIL !!
Certains professionnels ( infirmières par exemple ) sont douées pour le « don de soi » et en
retirent de profondes satisfactions… leur bonheur au travail consiste à voir un patient
« changer d’attitude » , devenir souriant et réceptif aux propositions de soins…
De même chez les enseignants ! Certains sont attentifs au moindre changement de comportement, laissant croire que la motivation de l’élève est en train de changer… et que les » forces positives l’emporteront sur les forces négatives » à la fin ! Sachant si bien, que la réussite ne viendra qu’avec beaucoup, beaucoup d’efforts, de soutiens, de persévérance… et de dépassement de soi… Pas seulement parce l’exigence de « responsabilité » commande un agir responsable !
Le petit « plus » qui fait la différence entre un « professionnel » et un « PROFESSIONNEL » tient souvent à un ou deux détails :
- Le premier, c’est la « conception » que se fait le professionnel, de son travail , de ses clients… et de SA RELATION avec le client ( la personne client ) et de son « rôle » dans la société qui l’observe !
- Les autres détails sont liés au premier ! Parmi les éléments en apparence insignifiants, il y a « l’amour et le respect » qui sont des valeurs parfois considérées comme désuètes…
Et si on préférait le mot » éthique » à celui de « morale » ? Non pour diluer le poids des mots liés à la notion de « responsabilité » ! Mais pour rendre à chacun ce qui lui revient !
Dans une société qui se proclame « démocratique » chaque citoyen doit pouvoir assumer sa part de « responsabilité » sans être considéré comme fautif, ou délinquant, parce qu’il assume SA responsabilité de manière authentiquement personnelle… D’autant que la Charte des Droits et Liberté proclame que chacun est tributaire de la « liberté de conscience » … du droit de décider ce qui est bien, et bon pour lui et ses enfants ( dont le parent est le premier responsable ) !!!
Autrement… ne soyons pas étonnés… que les parents se comportent tels des décrocheurs, et
que leur progéniture adopte intuitivement leur « modèle de résolution de problème » !
Il y a dans ma perspective à moi, une question qui demeure inaudible, peut-être par omission ou par distraction… qui se pose sur un ton bienveillant… entre L’ÉCOLE et les PARENTS… Une question à laquelle chaque personne concernée « devrait » tenter de répondre… Il faut savoir au préalable « De quelle manière je me positionne par rapport à mon interlocuteur ?´´
C’est la première question à se poser… Si ON est consciencieux… d’autres questions plus subtiles viennent s’aligner en suite… logique !
M. Facal
Je pousse un soupir en lisant votre texte, tellement la tâche de revaloriser l’éducation me semble à la fois si nécessaire et lourde à porter. Les avantages d’une bonne éducation sont pourtant tacites dans l’imaginaire collectif. Tout le monde a déjà entendu le vieil adage qu’on répète aux enfants: « Va à l’école et tu gagneras bien ta vie! ».
(Ma journée commençait sur une note bien terne suite à cette réflexion empreinte de pessimisme…
Or, mon humeur maussade s’est dissipée dès que j’ai ouvert Cyberpresse.
Monique Jérome-Forget démissionne!
Bon, j’aurais préféré qu’elle le fasse avant d’avoir détruit tous les sacrifices de l’époque Bouchard, c’est certain, mais vaut mieux tard que jamais.)
On to the education debate!
-J
Le problème quant à l’éducation est extrêmement complexe et il vient de plusieurs raisons qui sont souvent des réflexes de notre société.
Par exemple,
-Le fait qu’on ne valorise pas assez le respect dans nos écoles. Je trouve cela quelque peu anormal qu’un jeune de 10-12 ans tutoie son enseignant et l’appelle par son prénom.
-Le problème du privé contre public. Généralement au Canada et ailleurs au Canada, l’école secondaire est publique pour une très grande majorité des gens peu importe leur classe sociale. Le problème devient, qu’au Québec les écoles publiques vont tout simplement prendre la ‘’scrap » que les écoles privées ne veulent pas. Je sais que mon affirmation ne réflète pas vraiment la réalité en étant simpliste mais je crois qu’il y a du vrai là-dedans.
-Le manque de valorisation de l’éducation d’une partie des parents qui considèrent que l’éducation de leurs enfants est secondaire.
-Le fait qu’on tente de réformer le système d’éducation à tous les 10-15 ans sans vraiment savoir pourquoi.
Soit dit, M. Facal, un plombier qui fait plus d’argent qu’un ingénieur est fort problablement un entrepreneur qui a sa propre entreprise, donc c’est totalement un autre chose.
Je suis désolé, veuillez lire aux États-Unis et ailleurs au Canada pour le deuxième point.
Il est 03 heure 40 ! Je devrais… être au lit, comme tout le monde, dormir sans me soucier des fautes d’orthographe ! Non ?
Pour un “certe” avec ou sans “s” je n’arrive pas à dormir tranquille !
Le Petit Larousse, de même que le Le Robert Méthodique me donne un “certes” avec un “s” en guise de référence !
Tandis que, le dictionnaire libre de Wikipédia, écrit “certe” sans “s” !
J’aimerais pouvoir retrancher le “s” ou le “t” en trop que j’ai abandonné sur la page du texte, au moment de “soumettre” mon billet ! M’excuser, ou me morfondre parce que j’ai fait quelques fautes d’usage ne me rendra pas plus aimable ! Les mordus de la bonne manière d’écrire n’en seront pas plus indulgents ! Au contraire, je suis intimement persuadée de leur “mordant plaisir”, quasi sadique, devant le fait d’une faute admise !
La règle de grammaire m’a convaincue que « nos rapports à autrui » sont fortement structurés sur la base de ce “rapport à la faute d’orthographe”…
J’aimerais avoir la clé qui me permettrait d’ouvrir mon texte, pour aller sur la pointe des pieds, sans réveiller le veilleur de nuit, corriger “toutes” les fautes que je n’ai pas vu à la relecture de mon message ! Hélas ! Je suis captive de mon fait accompli !
Au moment de soumettre mon “comment taire” j’ai reçu une visite très importante. Mon petit-fils arrivait ! Je me suis senti pressée d’expédier la page d’écriture électronique… J’ai oublié toutes les fautes ! Mon coeur subjugué par la joie me faisait oublier toutes les règles “d’ortho.grahe” !
Ceci étant dit, je reconduis mon désir de corriger les fautes dans toutes mes productions écrites… Mais, faute d’accès au moyen de réaliser cette manoeuvre, je dois me résigner, soumise aux contraintes du contexte !
Veuillez accepter que je sois humblement contrariée !
Dianne
J’ai fait partie du Conseil d’établissement de mon école de quartier pendant plus de 10 ans quand mes enfants étaient au primaire. Mon épouse est enseignante. Plusieurs membres de ma famille ont enseignés. J’aimerais, à ma retraite, donner un peu de mon expérience, après 35 ans de vie active, aux éleves. Mais……
Il y a une incompétence crasse au niveau de l’administration scolaire. Je ne parle pas au niveau pédagogique.
Les syndicats ont énormement de pouvoir. Comme exemple, M. Facal, même si il a un Doctorat et une expérience reconnu ne pourrait pas enseigner dans notre système scolaire. Par contre, une personne sans expérience avec un DEC pourrait. Les deux commenceraient au bas de l’échelle, selon leur années d’études.(mais pas selon le diplôme) Admettons que M. Facal pourrait enseigner au secondaire,(car il est retourner à l’université pendant deux ans pour obtenir son diplôme d’enseignement) serait-il intéresser de commencer au bas de l’échèlle? L’enseignement est une des rares proféssions à ne pas reconnaître l’expérience. Alors, en 2009, offrons-nous une carriére de choix dans l’enseignement? Sommes-nous capables d’attirer les meilleurs universitaires? Les promotions se donnent-ils sur le mérite ou strictement sur l’ancienneté? Les augmentations de salaires se donnent-ils sur l’excéllence du travail? Est-il possible de congédier un enseignant incompétent?
Le système d’éducation est un reflet d’une société qui demande au gouvernement d’éléver ses enfants. C’est la responsabilité des parents d’élever les enfants et de transmettre les valeurs, pas aux gouvernements.
C’est ironique qu’un peuple qui carbure sur la protection de sa langue et sa culture ne valorise pas l’importance de l’éducation. Est-ce que c’est un reflet d’un modèle de Sociale Démocratie à bout de souffle?
Vous avez tout à fait raison, M. Facal, de pointer du doigt les causes culturelles qui sont en jeu ici.
Concernant notre manque de valorisation de l’instruction, il ne s’agit pas selon moi d’un quelconque déclin. Mais plutôt d’un rappel : rappel que, il n’y a pas si longtemps, 40-50 années, nous étions un peuple de fermiers, d’ouvriers et de curés.
Et pour ces derniers, comme pour les premières cohortes de jeunes prétendants intellectuels formés aux cours classiques, l’instruction ça se faisait en empruntant un accent parisien. Même pour eux, ce n’était pas quelque chose de québécois.
Nous avons fait un très grand bond depuis. Et ne minimisons pas cela : la Révolution Tranquille est un cas absolument phé-no-mé-nal d’évolution sociale!
Mais nous ne sommes qu’à demi-parcours si nous nous comparons à un pays comme la France.
Christian Rioux relatait récemment que là-bas, semble-t-il, même un plombier ou un chauffeur de taxi est capable de lire et d’analyser un journal, au lieu de se limiter à la section sports d’un quotidien comme le Journal de Montréal. Là-bas, je doute qu’un ouvrier m’accosterait à la vue de ma copie du Devoir pour me traiter d’ «intellectuel» en levant les sourcils, et me dire qu’il trouve ça «trop compliqué» à lire. (Ça m’est vraiment arrivé.)
Et surtout là-bas, toujours selon Christian Rioux, les élèves décrocheurs se voient ramenés sur les bancs d’école par leurs parents, à grands coups de pieds dans les fesses…
Culturellement, nous ne sommes pas là où nous prétendons être.
Nous avons maintes fois démontré le potentiel du génie québécois, que ce soit dans les arts, les sciences, les lettres, la politique… Mais il nous reste encore beaucoup de chemin à faire collectivement sur la route de l’émancipation pour devenir le peuple que nous voulons — ou croyons — être.
Je connaîs bien le système français ayant fait un échange universitaire à Grenoble et je dois dire qu’on l’idéalise beaucoup sans vraiment savoir qu’il est réalité pire que le nôtre en faisant en sorte qu’il existe deux classes d’étudiants. Le concept de mobilité sociale est à un stage très précaire en France et un fils d’ouvrier va souvent rester un ouvrier en France et cela lorsqu’il est souvent possible de faire une certaine ascension sociale dans notre système depuis 40 ans. Par exemple, mon père et ma père venaient tous deux d’une famille de journaliers et mon père a été le premier dans toute sa famille éloignée à aller à l’université lorsqu’il aurait resté fort problablement un ouvrier dans le système français.
Soit dit, moi aussi je comprends pas le fait que notre société s’attarde pas plus à l’éducation considérant que les parents mettent souvent cela sur le dos de l’état sans vouloir une part de responsabilités. Cependant, je connaîs beaucoup de parents (souvent de classe modeste) qui font tout en leur possible afin d’aider leurs enfants à avoir la meilleure éducation possible.
Notre relation à la formation et à la culture est sans doute notre principal point faible. Changer cet état est l’affaire de générations et sans ce changement l’indépendance risque d’être un échec.
J’aime toujours lire votre blog car celui-ci est rafraîchissant de vérités empiriques bien simples à comprendre mais qui semblent si difficiles à appliquer dans notre société, qui à l’instar de la cuillère prise dans le Jello peine à remuer.
Je ne pense pas que vous allez aimer le mot, mais il y a peut-être cette fâcheuse tendance à la lâcheté et à la médiocrité, ce qui donne des résultats désastreux en termes de décrochage scolaire.
Et en lisant votre article, je suis d’accord avec vous qu’il y a peut-être un certain attachement à des valeurs matérialistes, au détriment de l’articulation de la pensée.
C’est bien dommage, car les jeunes Québécois ne sont pas plus ignorants que les autres; ils n’ont toutefois pas toujours la chance d’être bien supervisés et encouragés par leurs parents en matière d’éducation.
C’est une question de valeurs, et c’est toujours difficile de faire des changements de mentalité dans une société quelle qu’elle soit.
Effectivement la question du décrochage scolaire est un sujet qui revient à chaque année et pourtant ce n,est pas que le gouvernement,les médias ou la société n’y accorde pas assez d’attention. Je crois pour ma part qu’il est possible que les mesures soient mal ciblées. Également, même si la responsabilité individuelle n’est certainement pas négligeable quant à la cause de ce phénomène, il existe des raisons sociales et sociologiques qui expliquent la persistance de ce phénomène dans nôtre société et il serrait important de ne pas les négliger elles aussi. Vouloir tout ramener à la responsabilité individuelle est selon moi très réducteur et cette vision de la « réalité » semble oublier des facteurs importants qui mènent souvent les jeunes au décrochage:pauvreté,manque de soutien parental ou autre. Il est vrai aussi que la valorisation de la culture est quelque chose qui devrait être favorisé et que nous avons trop tendance à valoriser le type de culture populaire qui ne provoque aucun éveil de l’esprit. Cependant,ce genre de culture est rassurant parce qu’il n’est pas choquant et évite de poser des questions qui dérangent l’esprit et bref provoquerait des mécontentements parce que justement ils parlent d’une réalité qui est trop préoccupante. Pour ma part,je dirais que la société québécoise mais pas seulement la société québécoise mais qui semble être présent dans plusieurs sociétés les gens préfère être dans un confort peu importe si autour plein de signaux sont làs pour nous dire qu’il y a un problème. Je dirais que c’est davantage l’individualiste et surtout l’égocentrisme qui empêche les gens d’agir pour changer des problèmes qui sont sociaux plutôt qu’individuels. Sûrement que les problèmes individuels sont plus faciles à règler et demandent moins de pressions sociales mais à force de penser ainsi je pense clairement que les gens se dirigeront vers un cul-de-sac et je pense que ça augure pas très bien. Pourtant, il y a de petites actions qui sont faisables chaque jour et qui ont un impact sur l’ensemble de la société. Alors,je crois que sérieusement,il y a quelque chose à faire et nous devons le faire pas seulement pour le décrochage scolaire mais pour l’ensemble des problèmes sociaux qui touchent nos multiples sociétés.
Bonjour,
Je n’avais pas l’intention d’écrire sur ce sujet qui revient périodiquement, mais je me suis souvenu que j’avais déjà fait un commentaire Lors de votre chronique : strong« la triste vérité »/strong en septembre 2008.
Je fais donc un papier/collé. Et une suite, pourrait y être ajouter, plus tard, pour commenter votre chronique : « l’école des miracles ».
***
Jean-Renaud Dubois, le 24 sept 2008.
Bonjour M.Facal,
Depuis ” Stoppons la réforme ” (chronique : Une cause juste), l’Éducation est un sujet souvent abordé lors de rencontres entre ami(e)s et aussi familiales — frères et soeurs et évidemment avec mes quatre enfants, qui ont tous fréquenté l’école publique.
Lors de ” Stoppons la réforme ” j’ai signé la pétition et j’ai fait une proposition (de gérant d’estrade) afin de l’évaluer enfin cette réforme!
Lien : http://www.josephfacal.org/une-cause-juste/
*
Ce cri du coeur qu’était “Stoppons la réforme” a eu peut-être positif, puisqu’après un statu-quo de 5 ans, le ministère de l’éducation a bougé et demandé début 2008 à ses idéologues de ramener les “connaissances” en priorité par rapport aux compétences ; ainsi que de revenir aux bulletins chiffrée des élèves.
Est-ce que ce changement est appliqué depuis septembre 2008? Il faut l’espérer parce que selon plusieurs spécialistes, cette réforme (à l’origine) s’adressait plutôt aux meilleurs élèves — qui fréquentent en grande majorité les écoles privées.
En somme, depuis votre “sortie” avec Lisée et Rébello — qui a donné beaucoup de visibilité à la marche “Stoppons la réforme” — personne n’était venu brasser la cage!
Qui est monté au front, une fois de plus, aujourd’hui? Oui, encore Parizeau! Pourtant à son âge il aurait intérêt à se reposer… Mais non, il a encore fallu qu’il se mouille pour se faire vilipender ; lui, cet empêcheur de tourner en rond !
Au lieu d’être félicité pour sa perspicacité et son courage… on a trouvé le moyen de le descendre en flamme dans le plus grand quotidien francophone d’Amérique(est-ce encore vrai, en terme de copies?).
Quelle manque de classe, et surtout quelle petitesse…
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Une grande part de cette dégringolade en terme de « drop-out » identifiée par Parizeau, provient clairement de l’écrémage de l’école publique, en grande accélération depuis 10 ans.
Sans oublier, à moindre mesure(?), les effectifs insuffisants d’éducateurs ; du modèle lui-même et l’ajout de plus de 300 milles immigrants depuis 1998, qui a peut-être une incidence sur ce taux de réussite (je n’ai pas de chiffre sur le taux de pauvreté des immigrants, donc…).
-
Il me semble que ce serait très intéressant de savoir s’il y a CORRÉLATION entre strong« l’abolition »/strong des COFI en 1998(sous Bouchard), en plus du désinvestissement au ministère de l’immigration en accentuation jusqu’en 2008 — et la strong« dégringolade »/strong du taux de réussite et de l’augmentation des drop-out dans le secteur public?
Comme on a pas voulu évaluer la réforme en la suspendant un an, pour fin d’analyse comparative ; il ne faut pas s’attendre non plus à cette analyse de corrélation. Ben non, ce serait trop simple…
Une proposition “un peu sarcastique” pour terminer ; vu que bientôt il ne restera plus que le petit lait et les élèves en difficultés d’apprentissage et de comportement au secteur publique régulier — qui sont refusés au secteur privé (j’exclue les écoles publiques de douance) :
- Je suggère de mettre à vendre toutes les écoles publiques (secteur régulier) et de les convertir en écoles privées.
Ces écoles chargeraient des coûts appropriés ; avec un soutien de l’État aux parents les plus pauvres! À l’exemple de la commission MontMarquette en parlant de l’électricité et certains autres services.
Conclusion :
De cette façon les parents seraient enfin sensibilisés aux coûts réels de l’instruction et les parents deviendraient plus responsables et exigeants envers l’école et… envers leurs enfants.
Demain, si le sujet est toujours ouvert, je ferai une vraie suggestion!
N.B. En Ontario l’école privée n’est pas subventionnée : ils ont mis tous leurs oeufs dans le même panier. Cette province doit être trop social démocrate ; c’est bien pour dire…
Je vous rappelle que ce texte date de sept. 2008.
Jean-Renaud Dubois
Sainte Adèle
Bonjour,
J’ai remarqué qu’à l’occasion on voyait de l’italique et du gras pour certains commentaires de vos blogeurs.
J’ai donc tenté l’expérience avec le titre « La triste vérité » de votre chronique de septembre 2008.
Ça ne fonctione pas en mettant strong avant et après le titre : strong« la triste vérité »/strong
Je vais me reprendre autrement.
Le problème fondamental du système d’éducation québécois réside, il me semble, dans le fait qu’il ne représente pas ce que nous sommes, il n’est pas significatif de ce que nous sommes. En somme, c’est le même problème fondamental que l’on retrouve dans les activités sportives organisées comme le hockey ou amateures comme les jeux olympiques.
Comme le sport, l’éducation ne représente pas d’idéal à atteindre en lien avec qui nous sommes. On va à l’école pour apprendre à gagner sa vie plutôt qu’à développer sa personnalité comme on va voir le club de hockey « Canadiens » pour se distraire à défaut de pouvoir s’identifier à ce club étant donné qu’il n’a à peu près rien de québécois mais tout de « american way of life ».
Le système d’éducation québécois doit être fondé principalement sur ce que nous sommes en tant que québécois. Nous ne sommes ni des canadians, ni des american united states, ni des européens, africains, autralians, asiatiques ou latinos americanos, nous sommes des québécois et notre éducation doit développer notre identité québécoise, notre personnalité individuelle et sociale. Nous ne sommes ni mieux ni pires que les autres, nous sommes ce que nous sommes comme les autres sont ce qu’ils sont. Lorsque notre système d’éducation sera capable de présenter ce défi aux jeunes, il y aura beaucoup moins de décrocheurs de la même facon que si le club de hockey « Canadiens » était composé de québécois auxquels on pourrait s’identifier, il y aurait une grande motivation nationale à s’intéresser à cette organisation (idem pour les olympiques).
Bien oui, c’est une position fondée sur le nationalisme mais c’est ainsi pour tous les peuples. Il faut cesser de se fermer les yeux et refuser de voir la normalité des choses. Le nationalisme est aux peuples ce que la personnalité est à l’individu: pour s’ouvrir aux autres, il faut d’abord être soi-même. Et lorsqu’on est fier de ce que l’on est et lorsqu’on est sûr de son identité, on ne craint pas d’aller vers les autres, de se mesurer aux autres, de travailler avec les autres tout en respectant ses besoins propres.
L’indépendance du québec est nécessaire à l’affirmation et au développement de notre identité personnelle et sociale. Elle n’est pas une simple possibilité mais une obligation.
Monsieur RenéP.
J’adore votre plaidoyer plein de sens ! J’approuve ce point de vue très sain…
Le problème va être justement que le système d’éducation va rester le même indépendence ou pas car c’est le ministère de l’éducation du Québec qui fait les curriculums et tout. Il va falloir plus de changements structurels que cela car c’est toujours la même fonction publique qui va rester à Québec. Le problème en fait réside plus en un problème de société qu’un retrouve dans beaucoup de pays occidentaux et en tout respect cela est bien plus profond que la simple question nationale.
Au juste, ce modèle du nationaliste par rapport à l’éducation me fait un peu peur car l’éducation ne DOIT JAMAIS être un élément politique. Notre but de note système d’éducation est d’éduquer nos jeunes et non de les endoctrier dans une rhétorique politique car ce n’est pas à l’état de dire aux enfants quoi penser politiquement.
De plus, les Québécois sont davantage des Nord-Américains francophones qu’autre chose selon moi. C’est un réalité tant géographique que sociale.
Même le ministère de l’immigration tante de vendre le Québec comme l’American Way of Life en français.
Dernière question, à part la langue, quelle est la différence entre les valeurs Québécoises et celles de nos voisins?
Pour le Club de hockey Canadien, autant dire que les gens s’en foutent pas mal de l’origine ethnique de joueurs tant que l’équipe gagne.
Si Sydney Crosby et Alexander Ovechkin se joindrait au CH, je crois qu’on laisserait aller Guillaume Latendresse ou Maxim Lapierre n’importe quand. La vérité, c’est que les joueurs francophones ne veulent pas jouer à Montréal à cause qu’ils se font écoeurer à tour de bras s’ils ont de mauvaises performances et les médias et les partisans à Montréal sont parmis les plus durs de la LNH. Même les enfants des joueurs se font tabasser dans leur cour d’école du dire de certains anciens joueurs du CH lorsque leur père joue mal.
Monsieur MV,
Vous soulignez avec pertinence, UN aspect du rôle d’un SYSTÈME D’ÉDUCATION, qui doit tendre vers la « neutralité » politique, « éduquer les jeunes et non les endoctriner » …car ce n’est pas à l’état de « dicter » aux enfants quoi et comment penser politiquement !
Cependant, permettez-moi de contrarier votre dire ! Peu importe les choix de contenus d’un programme éducatif, il doit « tendre vers » la neutralité… certes, mais, chaque fois qu’on fait un choix, ce n’est JAMAIS NEUTRE ! Ce faisant, un choix se situe nécessairement dans une trajectoire orientée… Ce qui importe, c’est précisément de NOMMER cette ORIENTATION afin que tous en soient conscients ! Votre commentaire demeure approprié !
D’autre part, la question sur laquelle vous nous laissez à penser : « à part la langue, quelle est la différence entre les valeurs Québécoises et celles de nos voisins? » éveille ma curiosité !
Il serait intéressant, justement, de pouvoir tracer / connaître le profil des « valeurs » chez nos voisins, et mettre en parallèle « les valeurs Québécoises » ! C’est une excellente idée ! Rire !
Je ne dirai rien au sujet de la Ligue Nationale de Hockey… parce que c’est vraiment le dernier de mes soucis ! Mais… je dois reconnaitre que pour des milliers de Canadiens, et Québécois, le HOCKEY c’est bien plus qu’un SPORT NATIONAL ! Et comme je n’y connais strictement rien… Silence !
Madame,
Vous avez parfaitement raison dans votre logique car il est clair qu’il est IMPOSSIBLE en tant qu’humain d’être complétement neutre. Cependant, il est clair qu’il existe fort problablement quelques displines scolaires (histoire, études civiques) qui peuvent être quelque peu controversées de cette manière et c’est le cas dans beaucoup d’endroits au monde comme au Japon et en Corée du Sud (et je crois que le professeur joue beaucoup dans l’enseignement des cours en question).
Pour les valeurs Québécoises, je n’ai jamais trouvé de réponse exacte. Grosso modo, avant les années 60, un Canadien Français avait trois caractéristiques communes qui étaient:
-La langue
-La religion Catholique (qui n’entre plus dans les caractéristiques Franco-Québécoises aujourd’hui)
-Une culture donnée
Si on considère d’une autre mesure, il y a pas mal de caractéristes que le Québécois moyen a qui sont identiques avec plusieurs sociétés occidentales:
-Le respect de soi, de son voisin et de sa collectivité.
-Le droit à un éducation de base (primaire et secondaire)
-Un système de santé qui couvre les éléments de base
-La séparation de l’église et de l’état.
-Le respect de l’environnement et autres biens publics.
-Le respect des droits de l’homme.
-La liberté de la presse et d’association.
-La liberté de circulation.
-La liberté de culte et de choisir sa religion.
-Un certain dégré de propriété privée.
-Un système de lois et de sécurité fiable, efficace et qui protège les gens.
Monsieur MV,
Finalement, la tendance occidentale au niveau des valeurs – celles que vous nommez – ne devrait-elle pas faciliter l’harmonie entre les communautés… et nous aider à « cohabiter de manière pacifique » sur le même territoire… ? Oui ? Non ? Peut-être… ?
En ce cas, l’inévitable question de pose encore :
« Qu’est-ce qui nous empêche de vivre en toute amitié avec nos voisins, Canadiens… Fédéralistes… ? puisqu’il y a tant d’affinités entre nous ? »
Éclats de rires… (‘;’) c’est de l’humour de Dianne !
@M. Facal
comme j’aime votre courage et votre lucidité. Ce problème de décrochage me dérange sérieusement.
Et je vous rejoins totalement quant à la responsabilité des parents comme un élément incontournable de succès (je suis père d’un garçon de 20 ans qui, ma foi, ne va pas si mal à l’école)
Maintenant quand je lis l’ensemble des commentaires qui ont suivi votre billet si pertinent (je dirais même un cri d’alarme!), je me dis que les indépendantistes sont tellement sur une autre planète et déconnecter de la réalité nord-américaine et mondiale que je n’ai même pas envie de voter « oui » à quelque référendum que ce soit.
En fait le problème n’est pas de savoir si le Québec pourrait être indépendant mais bien « quand » le Québec aura une réelle maturité économique et sociale pour aspirer à un tel projet…
La réaction générale devant le décrochage scolaire en est un parfait exemple (un parmi trop d’autres!). On parle de reformuler le terme « décrocage scolaire » par une forme plus positive. Parti Québécois ou Parti Libéral, tous les mêmes!
M. Facal: quand est-ce que vous vous joignez à un nouveau parti de véritables lucides?
a MV,
vous dites: »car l’éducation ne DOIT JAMAIS être un élément politique ».
Mais au contraire. Allez voir ce que veut dire le mot « politique » dans un dictionnaire et vous ne ferez plus cette affirmation. La politique est relative à tout ce qui touche l’organisation de la société. L’éducation est un élément qui touche l’organisation de la société et qui doit donc être organisée et structurée par le gouvernement. Je crois que vous voulez plutôt parler de « politicaillerie » mais cà, c’est autre chose et je m’interroge sur le pourquoi de votre inquiétude à ce sujet.
Vous dites aussi: »Les québécois sont davantage des nord-américains francophones qu’autre chose… ».
Ce n’est pas précis comme définition car on peut dire aussi des canadians qu’ils sont des nord-américains anglophones, des états-uniens qu’ils sont des nord-américains anglophones, des mexicains des nord-américains espanophones. Soyons clairs, comme sont les Mexicains, les Etats-uniens, les canadians, nous sommes les Québécois. C’est quoi l’idée de toujours chercher à nous minimiser par rapport aux autres. Nous sommes ni plus ni moins que les autres, nous sommes comme les autres, chacun ayant son identité propre.
Vous demandez: A part la langue, quelle est la différence entre les valeurs québécoises et celles de nos voisins? ».
En effet, nous partageons plusieurs valeurs et heureusement qu’il en soit ainsi. Cependant, il y a quand même des différences significatives et on a qu’à lire les sondages multives qui nous sont présentés pour nous rendre compte des différences qu’il y a entre nous et nos voisins. Ceci étant, même si les valeurs étaient identiques entre nos voisins et nous, cela ne serait pas une raison pour que le Québec reste dans le Canada. Le Canada anglais se rapproche davantage des Etats-Unis que le Québec du Canada et cela n’empêche pas le Canada d’être un pays autonome, indépendant des Etats-Unis. Aussi, beaucoup de vos voisins de rue peuvent avoir les mêmes valeurs que vous, ce qui ne vous empêchent pas d’avoir chacun votre maison autonome, indépendante.
Relativement au « Canadiens », vous dites que les gens « se foutent pas mal de l’origine des joueurs ». Pour le savoir de facon objective, il faudrait faire un sondage à ce sujet. Cependant, je ne crois pas que les gens « s’en foutent » comme vous dites car il fût un temps où ce club comportait un plus grand nombre de joueurs québécois (anglos et francos) et l’intérêt pour le hockey était beaucoup important que présentement. Ceci étant, le hockey c’est vraiment secondaire par rapport à l’éducation et autres sujets qui intéressent notre société.
A BenGbs,
Vous dites: »les indépendantistes sont tellement sur une autre planète et déconnectés (sic) de la réalité nord-américaine et mondiale que je n’ai même pas envie de voter « oui » à quelque referendum que ce soit ».
Vous faites ici une affirmation tout-à-fait gratuite. Pourriez-vous démontrer votre avancée par des exemples concrets? Ce serait très facile de dire la même chose des fédéralistes et sans en faire la démonstration, cela ne nous avancerait pas. Si vous n’êtes pas capable de démontrez ce que vous avancez, je ne comprendrai pas ce sur quoi vous vous appuyez pour voter oui ou non à un référendum quelconque.
Un signe de maturité est de savoir soupeser le pour et le contre avant de faire un choix et non de voter sous le coup de l’émotion.
Bonjour M.Facal,
Un autre qui vient de découvrir que votre lucidité et votre bon sens, devrait vous inciter à revenir en politique.
Monsieur Ben a seulement oublié qu’il s’adresse à quelqu’un qui aspire à cette « autre planète » et qui fait « peut-être » un lien entre ce « surplace » depuis plus de 13 ans et une petite Nation en Amérique qui a refusé de se prendre en main et d’aller vers la responsabilisation et l’excellence.
En résumé, on s’est refusé de lancer notre propre entreprise pour plutôt travailler à la semaine dans une entreprise contrôlée par notre voisin! Depuis ce temps et particulièrement depuis 2003, au lieu d’avancer on recule ; et cela dans tous les domaines. Quelle catastrophe!
Du même souffle, Ben vous dit de vous impliquer, alors que lui, et vous traiter éventuellement d’être sur une autre planète, si votre programme incluait comme article premier : la souveraineté comme moteur d’un réveil national et cela dans tous les domaines.
Comme citoyen de cette autre planète, je vais tenter dans mon prochain commentaire de proposer quelques solutions pour l’école pubique, qu’il trouvera sans doute déconnectées de la réalité!
Évidemment, que ces petites idées proposées ne seront que grains de sable dans le désert d’une perte de temps!
À plus tard,
Bonjour,
Comme entrée de jeu, voici quelques remarques et points de vue de Madame Courchesne, Christian Rioux et Foglia.
- Mme Courchesne propose de changer le mot «programme de décrochage scolaire» par «programme de persévérance scolaire». Il y a-t-il encore des idéologues au ministère?
- Christian Rioux mentionne lui, que le système public français ne tolère pas les élèves qui « décrochent » ; on les retourne à l’école à coups de pieds au cul!
- Foglia, lui se moque des idéologues du ministère, ainsi que de la ministre : http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/pierre-foglia/200904/08/01-844985-le-decrochage.php
***
Voici des suggestions qui régleraient pas tout, mais rendrait l’école plus intéressante et plus vivante pour l’élève.
Qui permettrait une école plus en adéquation avec la famille ; et susceptible de freiner l’exode vers l’école privée, qui s’intéresse en priorité qu’à la crème de nos élèves! Donc, de contribuer avec l’écrémage et les $ à un système à 2 vitesses.
Sinon, on s’en va vers ma proposition (sarcastique) de vente de nos écoles à l’entreprise privée, qui de toute façon n’en voudrait pas parce que pas « payant », trop vétustes et surtout trop difficiles à gérer — élèves en difficultés d’apprentissages et de comportement, sans oublier que l’on ne peut ni renvoyer, ni sélectionner les élèves.
Enfin, peu attirant puisque très difficile pour les enseignant(e)s!
Ça fait que, laissons ces écoles au petit peuple, mais au moins, venons à leur secours… au plus sacrant !
***
En 1978, un prof. de mes enfants se plaignait déjà de perdre 7 à 10% des élèves de notre milieu à cause du privé, pour des raisons surtout de clé au cou et d’un horaire trop court de l’école(fin à 4h00). J’imagine que cela n’a pas changé…
Voici quelques pré-requis à ma suggestion : « La nouvelle école publique!»
1- École vraiment obligatoire, surtout au secondaire : trouvons les moyens…
2- Bulletins remis à tous les parents : trouvons les moyens…
3- La convention de travail devra le prévoir… S’il faut que le titulaire aille chez le parent de l’élève : cela se fera.
4- Augmentation de spécialistes, si ce n’est pas déjà fait…
5- Diminution du ratio maître/élève, si ce n’est pas déjà fait…
6- Peut-être même séparer les filles et les garçons, dans les cours, puisque certaines écoles se vident…
7- Promotion de « La nouvelle école publique!» par le ministère de l’Éducation) auprès de la population, mais particulièrement auprès des parents des milieux défavorisés.
8- Refus des employeurs d’engager des étudiant(e)s de moins de 18 ans, excepté les périodes de noël et de l’été. Si c’est applicable…
9- Diminution progressive de l’aide aux écoles privées : en passant de 60% à 50% et à 40% par séquence de 3 ans. Donc dans 6 ans, on analyse le tout et on verra si l’on peut faire comme l’Ontario(zéro %). Cela dépendra du succès de l’opération : « La nouvelle école publique! »
Suite et fin, prochain texte…
Bonjour,
Une solution pour revitaliser l’école publique :
Allouer dès septembre 2010, le budget nécessaire à l’ajout «d’une heure supplémentaire» à l’horaire des élèves du secteur public.
Donc une journée de classe de « La nouvelle école publique!» se terminerait pas avant 5h00.
De 4h00 à 5h00 :
A – (1) Académique — étude ou lecture ou faire surtout les travaux non remis ; (2) activités culturelles ; (3) activités sportives.
B – Participation à des programmes d’excellence visant les trois axes principales de l’école : académique ; culturelles ; sportives.
C – Dans plusieurs sphères d’activités, on pourrait former des équipes d’élite pour les rencontres « inter-écoles ; régionales etc…
Cette opération, déboucherait enfin sur une vraie conciliation travail-famille. On est en 2009, et on doit favoriser la famille, en même temps que l’éducation.
Donc, garderies à 5h00, écoles à 5h00 et Parents à 5h00.
Fini la clé au cou pour les élèves du public! Si c’est bon pour l’école privée, pourquoi le secteur public n’y aurait pas droit?
De cette façon on ferait d’une pierre plusieurs coups. Est-ce trop simple ou irréaliste?
Je conclurai par l’essentielle Éducation :
Toutes les sociétés progressistes doivent impérativement se tourner vers l’Éducation comme solution à long terme! Cela passe aussi évidemment par la valorisation de l’effort ; la communication ; l’implication des parents dans l’éducation de leur enfants et le respect des citoyens (profs.) au service de la population.
Comme vous voyez, je devais m’ennuyer…
Jean-Renaud Dubois
Sainte-Adèle
J’en conviens, les organisations humaines sont toujours perfectibles parce que susceptibles de faillir à leur mission ! Telle l’école !
Pour quelles raison ? …une multitude de raisons observables parfois ! Sinon… pour des motifs qui échappent à nos regards scrutateurs, et à nos meilleures dispositions ! Parce que nos meilleures intentions ne sont pas invincibles !
L’ÊTRE HUMAIN se conçoit lui-même comme un être inachevé et malheureux d’avoir conscience de sa condition de créature imparfaite… harcelé de l’intérieur par ses aspirations (ou ambitions) qui le poussent en avant, vers un idéal d’être, vers des sommets qui dépassent de loin le petit point
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qu’il se fixe sur la ligne d’horizon en guise de cible à atteindre… Harcelé de l’extérieur, aussi, par ceux qui croient devoir POUSSER sur la motivation de l’enfance… et sur tout le monde qui tourne autour de lui…
IL sera satisfait de sa vie… seulement au moment où ce point (.) prendra la forme de son rêve… à l’instant où il franchira le seuil de la réalité qui ressemble en tous points à sa vision d’une bonne vie…
Chacun porte en lui-même un « rêve de devenir » qu’il dépose dans le coeur de ses enfants… dans son sac-a-dos… un rêve parfois si lourd, qu’il courbe le dos de l’enfant-porteur de tous ces « rêves inachevés »… pour un futur dont l’enfant n’entrevoit aucune esquisse… outre quelques mots-balises qu’on lui répète assidûment pour vaincre ses arguments précoces… comme si… cet enfant-là n’avait pas le droit de trahir nos espoirs secrets…
Dans mon histoire de parent, j’ai pris grand soin de ne pas demander à mes enfants de réaliser mes ambitions, mais de porter seulement LEUR PROPRE DÉSIR ! De SE CHOISIR ! Choisir comme MOTEUR de leur présence à l’école, leur propre « projet de vie »… Autrement dit, j’ai choisi d’agir dans le sens de LEUR BONHEUR… tout en faisant le mien, de soutenir les comportements qui maintiennent une motivation constante…
Bien sur, maintenir une motivation constante, c’est un « objectif » idéalisé ! Mais, c’est faisable ! Parce que j’aime mes fils… autant que moi-même ! Leur bonheur est aussi le mien !
Je me sens très confortable avec « ma petite philosophie » de l’éducation, qui s’est formée et transformée tout en la vivant…
Bien sur, tel que je le disais à mon fils, il y a quelques jours, ma manière de penser les solutions et les réponses aux situations ne peut pas s’appliquer pour TOUS LES ENFANTS… par exemple, ce qui est bon pour toi, ne conviendrait pas pour ton meilleur ami… même si j’avais les meilleures intentions du monde…
Ce qui importe, c’est que ton copain soit confortable, lui, avec ce que ses parents lui proposent ! Et qu’il soit en confiance avec SES PARENTS ! …et ses professeurs !
Ceci pour dire, que j’ai lu ici des commentaires tous aussi intéressants les uns que les autres… et des propositions judicieuses, soucieuses de favoriser le « succès scolaire »… Beaucoup de positif en somme !
J’ai eu beaucoup de chance ! Parce que j’ai investi toutes mes forces et mes ressources pour valoriser le devenir de mes fils… Ce fut un parcours très laborieux ! Très demandant ! Au point que j’ai dû choisir, un jour, entre mon devenir à moi, et celui de mes enfants…
J’ai MISÉ sur leur bonheur ! Au nom de ma responsabilité ! Le renoncement est parfois difficile à porter ! Je ne suis pas naturellement vertueuse et portée au sacrifice de soi… parce que, intellectuellement, je suis contre l’idée de sacrifier sa vie pour les autres…
Mais, je sais une chose… un enfant qui se sait aimé, et désiré dans la vie de ses parents… porte en lui la ressource nécessaire pour faire face aux difficultés… Il peut traverser des tempêtes… avec le soutien de ses parents !
Je conçois bien que tout le monde s’entende sur un point, qui revient souvent dans le « dialogue social » à propos de l’école et le décrochage scolaire : la responsabilité des parents!
Pourtant, je me donne le droit à la dissidence sur un aspect de ce problème : je ne crois pas que la formulation de blâmes incessants, s’adressant a « l’ensemble des parents » , dans un vocabulaire qui s’acharne à disqualifier leur manière d’agir soit bienfaisant, ou qu’il encourage ceux-ci à une plus grande implication auprès de leurs enfants…
Je doute sincèrement qu’une prise de position allant contre les parents, même consensuelle en ce qui a trait à « la responsabilité » de ceux-ci, ait un effet mobilisateur sur leur motivation par rapport au milieu scolaire… ( et par rapport au problème du décrochage )
Au contraire… Le risque s’accroit de voir les parents résister, et se tenir en marge de l’école… à bonne distance de toute les tentatives d’incrimination… Ce sont des adultes, après tout, majeurs et vaccinés ! Je ne vois aucune bonne raison pour les placer en position d’assujettissement par rapport à l’école… ( sinon seulement dans de très rares cas de démission parentales au sens large )
Comme quoi, l’école vue sous l’angle d’un « regroupement » idéologique, pourrait nuire au bien des enfants – décrocheurs – en cherchant à « dominer » ou installer une forme de dictature de la majorité sur « l’ensemble du groupe parent » !
Malgré que l’assemblée générale des parents paraissent unanime, et s’entende sur ce point précis, « le parent est le premier responsable de son enfant », l’assemblée ne peut dicter, ni imposer aux parents le « choix des moyens » susceptibles d’encourager un enfant à s’investir dans son parcours académique…
La persévérance est une valeur, une tendance, une habitude qui se cultive… et qui mérite qu’on y consacre une bonne dose d’attention positive… ce qui suppose d’y mettre le temps, la patience, et l’intime conviction que çà vaut la peine de …faire des efforts ! Que le prix à payer pour atteindre un but n’est pas trop élevé…
Je disais dans le billet précédent » qu’un enfant peut traverser des tempêtes… avec le soutien de ses parents » !
Hors, un parent n’est pas un « être infaillible » …ni une créature « surhumaine » ! Les parents ont aussi besoin de solidarité et de soutien ! [ comme le disait si bien Micheline Lanctôt, hier soir à Radio-Canada ] Les ressources humaines ne sont pas inépuisables… Quand bien même, nos imaginaires et nos intellects arrivent à nous faire croire à la notion de « puissance illimitée »…
Le gros problème vient aussi du fait que l’état tente souvent de remplacer le rôle des parents par une espèce d’attitude qui consiste à considérér les parents comme des simples incompétents car l’état est suprême. Or, la grande majorité des parents sont des humains qui font de leur mieux pour éléver leurs enfants.
Cependant, il y a un phénomène qui est inquétant et c’est celui du fait que le 20% du plus bas de la société qui une éducation au-dessous de la moyenne va toujours s’enfoncer et cela va rendre ces gens de moins en moins importants ou utiles dans une société axée sur le savoir comme la nôtre. Le manifeste des Lucides démontre que nous devons investir en éducation afin que notre société puisse être vis-â-vis les puissances émergentes comme l’Inde et la Chine qui mettent une emphase sur l’éducation pour une population qui beaucoup plus jeune que la nôtre et qui mise beaucoup pour l’éducation des classes moyennes et hautes pour leur avenir.
Je ne veux pas être réducteur mais dans le monde d’aujourd’hui, le slogan est bien simple: Adapte-toi ou meurt.
M. Dubois,
Vous avez raison et pourquoi croyez-vous que l’école privée est si populaire à part de son faible coût relatif? La raison vient principalement que l’école publique n’a pas su s’adapter et semble déconnectée aux véritables réalités et aux besoins des gens »ordinaires » (et il faut dire que l’école privée n’est pas uniquement pour les gens très fortunés) qui se soucient de l’éducation de leurs enfants. Mon raisonnement est peut-être un peu simpliste mais est-ce cela démontre d’un certain sens notre réalité en éducation?