Le temps de la lucidité
24 mars 2009 par Joseph Facal
Il n’y a rien de plus fatigant que ces importuns qui, après la débâcle, viennent vous susurrer à l’oreille : je vous l’avais bien dit. Alors permettez-moi de vous fatiguer un peu.
En octobre 2005, bien avant la crise actuelle, nous fûmes une douzaine à publier le Manifeste pour un Québec lucide. Que disions-nous ?
Essentiellement, que les revenus du gouvernement ne couvraient pas les dépenses. Que l’endettement du Québec était déjà préoccupant. Que les services publics ne sont jamais gratuits. Que le vieillissement allait aggraver tout cela. Qu’il fallait réagir pendant qu’il en était encore temps.
Non, on n’y trouvait pas une apologie inconditionnelle du capitalisme. Pour s’en rendre compte, il fallait cependant le lire.
On y parlait plutôt d’éducation, de cesser de vivre à crédit, de penser à long terme, de revoir la fiscalité, d’accepter au moins d’en discuter. Nous proposions même le revenu minimum garanti.
On se souviendra des réactions hystériques de notre gogauche médiatique : les salauds, la «Droite», les porteurs de valise du grand capital, disaient-ils, venaient de parler. Eux, bien sûr, étaient les Justes.
Des pays aussi furieusement néolibéraux que la Suède et la Finlande avaient pourtant fait exactement ce que nous proposions.
Puis vint le rapport Castonguay sur la santé, qui proposait, lui aussi, de hausser la TVQ et d’ajuster nos dépenses à la richesse disponible. Tabletté instantanément par le gouvernement. Le clergé pseudo-progressiste, lui, y décela une autre opération téléguidée par les forces occultes de l’argent.
Puis vint le rapport Fortin, qui proposait la même chose. Tabletté lui aussi. Un autre complot des salauds, expliqua la gogauche.
Puis vint le rapport Montmarquette sur la tarification, que j’ai aussi signé. Même message que les autres : rien n’est gratuit et, quand vous êtes dans un trou, cesser de creuser est habituellement une bonne idée. Tabletté également.
Le budget Jérôme-Forget confirme que la réalité nous a finalement rattrapés : nous allons vivre le retour des déficits chroniques, des coupures de services et de l’endettement astronomique légué à nos enfants. Ce n’était pas un complot.
La crise actuelle a en effet le dos large. Le problème structurel des finances publiques du Québec était là depuis longtemps : la crise le rend simplement impossible à cacher. Mais si nous avions agi avant, les prochaines années auraient été moins pénibles.
Agir comment ? Toutes les réponses étaient là, noir sur blanc, depuis longtemps. Leur heure est finalement arrivée. Dans la vie, on a souvent tort d’avoir raison trop tôt.
Mais vous allez voir, les mêmes que d’habitude vont nous ressortir leurs conneries : taxer les riches, taxer les entreprises, convertir toute une société à la simplicité volontaire. Comme ils disent, profiter de la crise pour «sortir du cadre de pensée dominant». Allez Amir, lance-moi un soulier.
Je vais vous le dire brutalement : le vrai cadre de pensée dominant, c’était notre persistance à croire les politiciens qui nous disaient qu’on pouvait continuer à vivre à crédit sans jamais recevoir la facture.
C’était aussi de refuser de croire ceux qui, depuis des années, vous disaient de vous méfier de ce qui était trop beau pour être vrai.
33 réponses à “Le temps de la lucidité”

De quoi parle t on sinon de stratégie d’État ou encore dans le cas du Québec, de son absence:
http://www.vigile.net/Absence-de-strategie-d-Etat
jcpomerleau
Malheureusement, il s’en trouveras toujours pour penser que c’est le gouvernement qui produit la richesse et que sans lui, nous serons abandonnés à notre triste sort et aux méchants capitalistes.
Pourquoi le gros bon sens n’est-il pas compris au Québec? Est-ce parce que nous ne sommes pas encore un pays que nous refusons de voir ce qui crêve les yeux? Faut-il qu’enfin nous puissions constater les mensonges éhontés de nos politiciens pour ouvrir nos yeux?
Notre bon gouvernement nous montre l’exemple à suivre, avec son dernier budget. Endettez vous et vous réussirez à sortir de cette crise.
Peut être que je suis complètement ignare en finances mais il me semble que si je perd une part de mes revenus, je devrai cesser de dépenser à tors et à travers et je devrai me serrer la ceinture.
Pourquoi notre gouvernement n’en fait-il pas autant? Peut être ont ils de bonnes raisons de ne pas compresser leurs dépenses mais si je perd une partie de mes revenus, je ne pourrai pas payer plus d’impôts qu’avant. Et ces jours-ci, les emplois se perdent par milliers.
« Moi, Jean Charest, je suis prêt… » Prêt à quoi? à perdre le contrôle de la fonction publique? Il a les deux mains sur le volant, bien sur, mais il se dirige à pleine vitesse dans un mur.
« Le PQ a mis le québec au bord du gouffre. Nous, au parti Libéral, allons lui faire faire un pas en avant… »
Cette blague était drôle dans les années soixante et dix mais j’ai bien peur que nous soyons effectivement au bord du gouffre et sur le point de faire ce fameux petit pas de plus.
C’est évident que le million d’employés de l’état
ne verra pas vraiment la crise comme les travailleurs privés dont certains perdront leur emploi. Personne au gouvernement ne perdra son emploi. Leur pouvoir d’achat ne diminuera pas d’un cent.
Alors pourquoi s’en faire si les 3millions de bouseux qui restent et payent la totalité des revenus du Québec souffrent de la crise?
Je souhaite seulement que nous puissions tirer des leçons de cette crise pour ne pas refaire les mêmes erreurs à l’avenir.
Mais c’est peut être trop demander…
Amen!
c’est tout ce que j’avais à dire…
Une récente série d’articles publiés dans le Journal de Montréal révélaient que dans ce pays que vous décrivez comme néo-libéral – La Finlande -, le réseau d’éducation était gratuit, public et universel du primaire à l’université.
Dans ce pays, il n’a pas d’école privé, pas de commission scolaire, pas de droits de scolarité à l’université et les impôts des contribuables sont élevés.
Pour un même nombre d’élèves, le budget que la Finlande consacre à l’éducation est le même que celui du Québec. Seule différence, à la fin des années 1980, la Finlande a réduit de 5000 à 500 le nombre de ses fonctionnaires au ministère de l’Éducation, créant des postes de spécialistes et d’enseignants dans les écoles et les classes de Finlande.
Ce n’est pas tout, pour s’assurer que tous les enfants aient mangé lorsqu’ils sont assis sur les bancs de classe, la Finlande fournit gratuitement à tous les écoliers des repas complets.
Comme bien des politiciens, vous vous accommodez bien de la vérité qui fait votre affaire! Pas d’école privée, ni droits de scolarité à l’université en Finlande!
Louis Lapointe
Complètement d’accord avec vous sur toute la ligne.
Notre budget au Québec est sans vision.
quelques suggestions:
- réduire le nombre de députés de 125 à 75, c-à-d faire correspondre les circonscriptions avec celles du fédéral. Ils l’ont fait en Ontario, qui compte 101 députés provinciaux pour une population de 12 M alors que nous en comptons le double, toute proportion gardée.
bénéfice: en donnant l’exemple, les politiciens gagneraient en crédibilité lorsqu’ils nous demanderont de nous serrer la ceinture avec des tarif plus élevés.En plus on sauverait beaucoup d’argent.
-indexer tous les tarifs pour les services gouvernementaux incluant les garderies et le frais de scolarité
bénéfice: introduire un ticket modérateur, diminuer les coûts
-augmenter substentiellement les tarifs électriques pour se rapprocher de la moyenne canadienne
bénéfice: diminuer le gaspillage d’une ressource précieuse et libérer une quantité pour l’exportation au gros prix. 10% du volume actuel de HQ est exporté et représente 25% des profits.
J’appuie à 100% le manifeste de Québec lucide.
D’un certain sens, le Québec, le Canada et les États-Unis (le plus pire) vont devoir payer sa dette un jour et ça sera bien entendu au dos de nos enfants et nos petits enfants.
En fait, je vois des solutions logiques de base (mais non simplistes) pour règler le problème:
-Comme daveyy le dit, il faut absolument faire comme en Ontario et réduire le nombre de députés avec grosso modo les mêmes limites que pour Élections Canada sauf pour certaines circonscriptions dans le nord ou dans l’ouest est que les distances sont beaucoup trop grandes.
-Faire une réforme de l’aide sociale en trois points:
-Enveler l’aide sociale à ceux qui la fraudent ou font du travail au noir.
-Pour ceux qui ont de l’aide sociale et n’ont pas de problèmes de santé grave rendant l’incapacité de travailler, il faut qu’ils fassent du bénévolat ou une formation quelqueconque pour avoir leur aide sociale.
-Faire un délai de 2 à 3 ans pour qu’un nouvel arrivant venant de l’étranger aie de l’aide sociale sauf s’il suit une formation quelconque ou des études pour pouvoir se recycler ou faire reconnaître son diplôme, par exemple.
-Considérer remettre les péages sur les autoroutes comme autrefois avec des tarifs semblables au NYS Thruway. C’est bien entendu dans le concept d’utilisateur payeur comme dans les Turnpike Américains ou la grande majorité des autoroutes françaises.
-Mettre des frais de scolarité universitaires équivalents aux autres provinces canadiennes avant l’argent qui servairait à financer nos universités qui manquent souvent de moyens. Bien entendu, l’étudiant qui va à l’université y va dans le but d’avoir un aventage comparé par rapport à celui qui ne fait pas d’études supérieures et les études supérieures sont un privilège dans cette optique et cela donnerait bien entendu une certaine valeur au diplôme et serait un incitatif à la réussite.
Bonjour, M. Facal.
Je vous dirai, quitte à vous surprendre, que je partageais ce point de vue avec les Lucides, à savoir que l’on doit vivre selon nos moyens. Toutefois, comme mon directeur de thèse aimait à le dire, il n’est pas tout d’avoir raison, il faut aussi convaincre. Et c’est là que le bât a particulièrement blessé le dos des Lucides.
Pour convaincre, il faut être d’abord être crédible. Ne vous fâchez pas si je suis aussi abrupt, mais vous vous souviendrez surement du palmarès des métiers au Canada, où les politiciens ne recueillaient que 8% des suffrages, alors que les vendeurs d’autos usagées en recueillaient 43%. Ce qui a d’ailleurs fait dire à certains que le succès de Jean Chrétien comme politicien tenait à son style de « vendeur de chars usagés ».
Ensuite, le message lui-même aurait eu plus d’impacts positifs s’il n’avait pas eu la désagréable saveur d’une remontrance envers les citoyens. Je vous rappelle qu’au Québec, la date de libération (quand on ne travaille plus pour les impôts et les taxes et qu’on le fait pour nous) serait au environ de la fin juin, ce qui dans mon livre, fait à peu près la moitié de l’année. Alors vous comprendrez que les citoyens, déjà écrasés par les impôts et les taxes, aient pu avoir quelques difficultés à accepter l’opinion selon laquelle ils n’étaient pas assez productifs. Surtout quand l’un des principaux porte-paroles des Lucides œuvrait à 200$ de l’heure.
Par ailleurs, vous avez traité largement, au sein du rapport Montmarquette et dans l’un de vos éditoriaux au moins, de ces tarifs qui, mieux ciblés, permettraient de mieux vivre ensemble. Encore là, malgré ce que j’ai pu en écrire à l’époque, je pourrais partager votre point de vue. Mais une des fâcheuses propensions des gouvernements, maintenir ad vitam aeternam ses ponctions financières, m’empêchait d’abonder dans votre sens. On n’a qu’à songer aux TPS et TVQ qui, passées du statut d’occasionnelles, à celui de temporaires, ont finalement atteint la permanence. Un vrai cursus de fonctionnaire. De plus, un reproche que l’on pouvait faire à ce rapport, c’est qu’il était loin d’être clair sur ce qu’il allait advenir des impôts une fois les tarifs appliqués mur à mur. À propos, j’ai trouvé particulièrement amusant d’y voir décrire les impôts comme des tarifs déguisés; une remarquable déformation de la réalité historique.
Ce qui m’amène à cette seconde propension des administrations qui consiste à justifier leur existence, quitte à réécrire la réalité, afin de se maintenir et de s’engraisser. Il en découle que l’administration publique tend à s’immiscer partout, à réglementer, à interdire, et finalement à contrôler. Le blogue de M. Michel Hébert lundi sur la dernière publication de la Régie du Cinéma « Mon enfant devant la télévision » montre bien l’ampleur de ce dérapage gouvernemental qui en vient à prendre systématiquement le contribuable comme le dernier des morons et à s’estimer justifié d’intervenir de plus en plus régulièrement dans toutes les facettes de sa vie.
Le gouvernement identifie de plus en plus lui-même les « besoins » et décide des « services » à rendre. En oubliant commodément l’obligation d’usage qu’il édicte du même souffle, il prétend dès lors faire payer le contribuable en vertu du principe de l’utilisateur-payeur, et ce au nom d’un équilibre budgétaire qu’il n’atteindra jamais pour des raisons structurelles, car ces deux tendances chez le gouvernement (déséquilibre budgétaire et interventionnisme) sont intimement liées. Les « obligations » s’empilent, les tarifs se multiplient et les impôts…ben les impôts restent là.
Le plus pathétique c’est de découvrir qu’après avoir envoyé la moitié de nos revenus aux différents paliers de gouvernement pendant toute notre vie active, la majorité des québécois œuvrant dans le secteur privé seront pauvres à leur retraite, de l’aveu même de la Régie des Rentes du Québec, n’atteignant pas les paramètres de la fonction publique qu’ils ont pourtant financés.
Ma conclusion depuis plusieurs années est qu’il faut que l’état réduise sa taille, ses dépenses, cesse d’intervenir pour tout et pour rien et surtout remette finalement entre les mains du citoyen son propre avenir. À cette occasion vous comprendrez donc d’où m’est venue l’idée de m’afficher comme « Le contribuable fatigué »; maintenant fatiQué, car il ne voit guère le moment où la machine étatique lui donnera un peu d’air. Mon petit doigt me dit toutefois que notre nombre est en croissance…..
@ Louis Lapointe
En Finlande, environ le trois quart de la population paie des impôts. Au Québec, c’est moins de 50%. Encore, est-il un crime d’être de la classe moyenne-supérieure (et je ne parle pas de la classe supérieure) au Québec? Justement, c’est en fait cette classe qui réprésente environ 5-10% des Québécois qui paie de l’impôt comme des malades tout en consommant pour faire rouler l’économie. Le truc le plus ironique est que la majorité des hommes politiques font en fait partie de cette classe.
Le problème aussi de la gratuité dans le domaine de l’éducation post-secondaire est le même que le système post-secondaire allemand ou français qui est considéré comme très élitiste et déficiant car il existe alors une éducation supérieure à deux niveaux. M. Facal, je crois que vous connaissez cela ayant étudié en France pour devenir docteur en sociologie.
-Un réseau d’universités publiques qui accepte tout le monde avec des diplômes qui valent à peu près la valeur du papier de toilettes et que les employeurs ont tendance à considérer comme de la mer… En fait, beaucoup de gens en Finlande vont compléter leurs études en Grande-Bretagne ou aux États-Unis. En fait, ces universités sont cruellement
-Un réseau privé d’université qui coûte très très cher (comme avec les Grandes écoles en France), qui forme tout ceux qui vont avoir les meilleurs emplois et qui sont dans la clique. Bien entendu, ils vont souvent avoir les meilleures jobs que ça soit dans la fonction publique ou au privé.
C’est incroyable qu’un sujet qui fait autant le consensus ne soit pas mis en application. Demandez réellement aux gens et ils seront d’accord de se sérer la ceinture si cela peut servir à préserver les services publiques. Pour les autres, ceux qui croient à la solution miracle contre le vieilissement de la population (l’argent tombera des nuages) et bien ils vont avoir une belle surprise quand la génération Y va avoir a payé des 60 % et 80 % d’impot pour continué à soutenir le modèle.
Je suis de la génération Y et lorsque j’aurai 35 ans, le Québec sera un énorme hopital à ciel ouvert ou la santé et la dette prendront 90 % des revenus. Comme nous serons moins à travailler, il y aura également une baisses des revenus et le vieilissement entreinnera des dépenses faramineuses en Santé. Je devrai payé de plus en plus d’impots pour avoir de moins en moins de service. Nous sommes la génération des enfants rois, nous avons été élevé de cette manière alors quand viendra le temps ou on devra choisir entre préserver la santé gratuite à tout pris ou travailler pour avoir des services que nous méritons sans payé des impots qui ne nous sommes pas destiné. Devinez qui est-ce qu’on va couper?
Le fait que la génération des baby-boomer ne fasse rien pour préparer le vieilissement ne m’inquiète pas car je sais très bien que nous allons tous coupé dans les services de santé publiques d’une manière ou d’une autre et je pense franchement que ce cera mérité. On peu pas vivre à 110 % de ses revenus toute sa vie sans que ses enfants héritent de dettes. Alors imagniez des centaines de milliers de baby-boomers avec le rêve de vivre éternellement sans aucun épargne et remplis de dettes personelle devoir maintenant payé la totalité des services de santé qu’ils utilisent (ce sera au moins 40 milliards par année rendu la) Bonne chance à tous!
Si rien ne change aujourd’hui, les fameux »acquis » de la société québécoise aurront été des services d’une générations payés sur le dos de leurs parents et de leurs enfants!
Bonjour Monsieur Facal,
Administrer c’est prévoir.
Au gouvernement, gérer, décider, c’est choisir entre au moins deux inconvénients.
La situation sociale et économique n’est pas statique, elle est en continuelle évolution, et tout changement entraîne une nouvelle situation qui suivra son cours au gré des événements dans cette réalité en mutation perpétuelle.
Nous, citoyens, nous vivons les conséquences des décisions des agents des parlements, en plus d’observer les changements qui surviennent. Mais ceux qui en sont responsables, principalement les ministres et les autres députés qui doivent en répondre aussi, sont obligés de les prendre ces décisions. Leur rôle est différent de celui d’observateur ou d’analyste. L’analyste forme son opinion à partir de la réalité qu’il voit quand tout a décanté, des mois, des années plus tard, tandis que le décideur au moment de son analyse ne peut voir ce qui n’existe pas encore. De plus, le décideur est responsable de sa décision, tandis que l’observateur ou l’analyste occupe une autre place vis-à-vis le changement; place exempte de responsabilités. C’est pour cette raison qu’un grand nombre de personnes capables préféreront les postes d’analyste, de commentateur ou d’enseignant. La lumière du spotlight ne vient pas du même angle. Le confort n’est pas le même.
Comme exemple de situation où les décisions sont prises sans que les décideurs possèdent toute l’information sur tous les aspects importants concernant les répercussions, j’aborderai le dossier des congés parentaux et des garderies à $7. Nous comprenons d’emblée qu’il s’agit de décisions gouvernementales qui entraînent des changements avec d’énormes répercussions sur l’échiquier socio-économique.
- ces projets devaient être entrepris pour répondre aux conséquences négatives du phénomène de la dénatalité. Oui, quelque chose devait être fait.
- ceux-ci donnent de bons résultats, on dit que la natalité a repris en dépassant même les « expectatives » (attentes en vrai français).
- autre phénomène, les jeunes familles aiment tellement ça, qu’ils optent pour un deuxième et même un troisième enfant. Il s’agit d’un nouveau phénomène qui modifie drôlement la situation … et le budget gouvernemental.
- parmi les variables non prévues nous devons donc mentionner que les dépenses du gouvernement ont augmenté davantage que prévu.
- parmi les variables non prévues, il y a aussi cette baisse des impôts chez ces jeunes couples parce que leurs revenus sont moindre, dû au congé. Un grand nombre n’en paiera même pas.
- autres variables non prévues, c’est que, avec le nombre d’enfants qui augmente chez tous ces jeunes couples, ceux-ci ont droit à différents crédits d’impôt (et davantage pour la maman qui devient ensuite monoparentale). Même qu’un grand nombre pourra se qualifier pour le remboursement de la TVQ et TPS. Cela fait encore moins d’argent pour le gouvernement durant la récolte d’avril.
Où le gouvernement devra-t-il aller chercher le manque à gagner ? Comment le gouvernement réussira-t-il à payer tout cela (les coûts de ces programmes spéciaux et le manque à gagner ) ?
J’ai oblier de mentionné dans mon commentaire plus haut. Les 2 dernières élections ont touché grandement le sujet de la santé et la priorité des gens est la santé au détriment du développement économique ou de l’éducation. Cela veut donc dire que la santé sera de plus en plus présent et sera le sujet des 10 prochaines campagnes électorales au Québec avec le vieilissement des baby-boomers et leur préocupation basés uniquement sur l’amélioration de la vie pour leur génération. Je vous fais une confidence je m’en fou complètement de l’état du système de santé en comparaison à d’autre problème 1000 fois plus grave à mes yeux. Dans l’avenir ce sera assez étonnant au niveau sociologique puisque la population innactive et retraité continuera de déterminer les enjeux politiques et donc les politiciens voudront leur plaire. Les gens qui formeront la population active seront des travailleurs sans aucun poids politique. Nous allons travailler sans rien décidé (belle héritage de la révolution tranquille). Et lorsque le temps sera venu de faire le choix entre santé et autres services, j’ai bien hate de voir la génération des services publiques réclamé la vente pure et simple d’hydro-Québec pour arriver à payer leurs soins de santé gratuit. Touché à pas à nos acquis…
Choque des générations en vu pour 2025
M. Facal,
Comme bien d’autres personnes, j’estime que les citoyens attendent trop de l’État ou des États. Au fond, je pense que les contribuables ou les électeurs méritent ce qu’ils demandent aux politiciens. Ces derniers nous promettent la Lune car nous la leur demandons, sans regarder le prix bien entendu. Et comme la Lune n’a pas de prix, la dette grandit tout aussi vite que notre illusion sur l’État. On oublie trop souvent que l’État, c’est nous, mais dans cet Autre qu’est l’institution. On s’adresse et on demande beaucoup à l’État, sans se rappeler qu’il s’agit de soi et de nous avec nos moyens limités. Et puis, comme nous fonctionnons dans un système politique avec 2 états, des programmes à profusion et un système de péréquation, il y a toujours un État qui vous refile tantôt une facture ou un cadeau. Comment dans un tel contexte développer un sens des responsabilités des citoyens? Nous sommes des accros à l’intervention des États, lesquels se chamaillent, dirons-nous, pour notre bien et pour nos votes à court terme!
Un professeur de l’UQAC a prononcé récemment une conférence passionnante sur la Finlande. C’est vrai que la Finlande offre la gratuité scolaire, mais remettons les choses dans leur contexte. À la fin de l’URSS, la Finlande s’est retrouvée seule avec une économie bien trop dépendante de la forêt. Les Finlandais ont adopté leur Révolution tranquille et ont réussi, disons, plus rapidement qu’au Québec. Mais les Finlandais n’ont pas demandé à l’État de s’occuper de l’enseignement supérieur sans que ce dernier ne décide de ce qui serait enseigné. Il est logique que si une population veut que l’État s’occupe de l’éducation et de l’instruction publique, l’État choisera alors ce qui doit être enseigné en priorité.
En Finlande, les sciences appliquées ont la cote. L’État a même mis en place une structure d’enseignement, de rercherche fondamentale et appliqué et de transfert technologique dont la direction revient au premier ministre lui-même.
Dans ce contexte de rattrapage collectif de l’économie du savoir, les arts et les lettres ont moins la faveur et ces cours sont contingentés pour les élèves qui en font leur choix. Est-il besoin de dire que la crème de ces élèves est retenue pour ces cours.
Je préfère plutôt que nous apprenions à faire nos choix de société et à dire comment les mener plutôt que de m’en remettre à l’État.
Oui je suis fonctionnaire et oui mon emploi n’est pas menacé. Mais je passe mes journées depuis 2 ans, à regrouper des entreprises, petites, moyennes et grandes, afin de les aider à faire des plans de développement de grappes industrielles pour les aider à être encore meilleures. La beauté dans mon travail, c’est que l’État donne un coup de pouce, mais des personnes responsables dans le privé décident de ce qui est bon pour les affaires et pour une économie mieux structuré.
Pourquoi cela ne fonctionne-t-il pas avec les citoyens dans la sphère sociale quand vient le temps de faire des choix de société? Bien à vous M. Facal et collègues blogueurs.
Je sais que vous faites déjà largement votre part, mais c’est en continuant de prendre toutes les occasions et toutes les tribunes possibles afin d’éduquer les gens aux choix difficiles que nous devrons faire. Seuls des gens de votre stature ont l’attention de l’outil médiatique qui est essentiel pour mieux faire passer le message. Ce n’est aucunement une question droite-gauche, c’est de l’avenir du Québec dont nous parlons aujourd’hui. En espérant de tout coeur que vous preniez part à d’autres groupes de réflexion, SVP, continuez à combattre l’immobilisme et le corporatisme avec vos réflexions.
Le débat entre lucide et solidaire est un FAUX débat.
Les pays les plus performant au monde en terme de création et répartition de la richesse sont les pays d’Europe du Nord. Pour comprendre ce qui fait que ces pays ont tous atteint le stade de l’État optimal il faut sortir du cadre idéologique gauche droite. Ces États ne sont ni lucide ni solidaire; ils son LUCIDAIRES ! Cela s’appelle la social économie. Il s’agit d’une stratégie d’État qui permet d’atteindre une productivité POLITIQUE et économique très performante sans abandonner les missions sociales.
Le Québec a les mêmes caractéristiques géopolitiques que ces pays, que lui manque t il pour se hisser dans le Top ten sur la planète a cet égard:
Une stratégie d’État cohérente.
Pour en avoir une il faut réunir, entre autre, deux conditions:
Il faut que l’État du Québec contrôle l’ensemble de ses
capacités d’agir (confédération lousse ou souveraineté)
Et, cohésion nationale: Gouvernement, patronat syndicat qui s’entendent sur des grands objectifs nationaux. Le braquage idéologique est contreproductif. Et aussi cohésion culturelle sur des assises d’un pleine État.
Ce qui manque le plus au Québec: Une doctrine d’État largement partagée qui rendrait ces simple considérations comme des évidences.
Pour le moment je constate la difficulté que l’on a se considérer comme un État et a se penser comme tel(on s’ennuie de Jean Lesage et de Jacques Parizeau).
J’ai écris quelques textes d’opinions ou je compare le demie État du Québec a des pays d’Europe du Nord: Suède (productivité) , la Finlande (foresterie) et la Norvege (pétrole). (vigile.net jean claude pomerleau)
La conclusion est facile a tirer, vaut mieux être un état optimal qu’un demie état.
Mais comment sortir de ce statut aliénant qu’est le fédéralisme actuel sans grand péril ?
Thomas Carlyle (1795-1881) écrivait en 1846 « If something be not done, something will do itself one day, and in a fashion that will please nobody ». 150 ans plus tard, nos politiciens n’ont pas encore compris ! Et, ne vous en faites pas monsieur Facal, Amir va encore rater sa cible !
Je suis bien prêt à payer 8 ou 9% de taxe de vente, à voir les impôts augmenter, à payer plus cher pour mon électricité. Cependant, j’ai bien peur que ces sacrifices ne règleraient pas les problèmes qui accablent le Québec actuellement.
Il y a un sérieux ménage à faire, de nombreuses corrections à apporter un peu partout, du gaspillage à endiguer, du gras à couper.
S’il le faut, sortons la tronçonneuse !
En d’autres mots, je suis prêt à payer mais j’en veux pour mon argent !
Bonjour M. Facal,
J’aimerais poliment vous faire par de mon désaccord avec l’une de vos affirmation:
« Des pays aussi furieusement néolibéraux que la Suède et la Finlande avaient pourtant fait exactement ce que nous proposions. »
J’aimerais que vous me démontriez ce que la Suède a fait de ce que vous avez proposé dans votre manifeste. Vous dites « furieusement », donc la Suède la fait avec vigueur. Vous dites aussi « exactement », donc toutes vos propositions auraient été réalisées en Suède.
Je vais vous aider. Dans votre manifeste, il est écrit, et je cite:
« Le niveau d’investissement requis pour atteindre ces objectifs dépasse les capacités
financières de l’État québécois. C’est pourquoi un esprit de lucidité et de responsabilité
mènera à l’abandon du gel des droits de scolarité. »
La Suède n’a pas fait cela.
Vous suggériez aussi:
« Le dégel des droits de scolarité devrait s’accompagner de la mise en place d’un
régime de remboursement des prêts étudiants proportionnel au revenu. Une fois sur le
marché du travail, les jeunes ne seraient tenus de rembourser leurs dettes d’études qu’en
fonction de leurs ressources financières. »
Au Québec, il y a déjà le remboursement en différé, et l’on peut choisir les modalités de remboursement selon nos moyens. Je le sais, je rembourse ma dette de 20 000 dollars, dont 2500$ de plus à cause de Jean Charest, l’année ou il a eu un power trip en voulant augementer le prêt et diminuer la bourse.
Ma copine Suédois rembourse un prêt étudiant suédois, et je n’arrive pas à comprendre en quoi votre suggestion reflète ce qui se fait en Suède.
Concernant cette suggestion, « Par ailleurs, la mondialisation de l’économie rend essentielle la maîtrise de plusieurs langues. », je dois vous donnez raison. Les deux dernières générations maîtrisent l’anglais, je peux le confirmer. Et une troisième langue devient de plus en plus la norme. Mais la Suède est un pays, pas le Québec, et pas sur le même continent.
Une autre suggestion de votre manifeste est celle-ci:
« Dans le cadre du débat que nous souhaitons, d’autres avenues mériteraient d’être
explorées, par exemple, une réforme majeure de la taxation. Les pays qui investissent
beaucoup dans les programmes sociaux privilégient généralement les taxes sur la
consommation plutôt que celles sur le revenu. »
Ah bon, la Suède a un taux de taxation élevé à la fois sur l’impôt sur le revenu et sur la consommation.
Vous suggérez aussi :
« Le Québec pourrait aussi envisager la création d’un régime de Revenu minimum garanti. Ce régime prendrait la forme d’un transfert direct à chaque citoyen et se substituerait à plusieurs des programmes de redistribution existants, notamment les faibles tarifs d’électricité et le gel des droits de scolarité évoqués plus haut. »
Je crois que le revenu minimum garanti devrait l’être pour les étudiants, donc d’avoir un système comme en Suède. Vous parlez aussi d’innovation. Je n’ai pas d’études à ce sujet, mais je crois que la réputation qu’a la Suède pour l’innovation vient du fait que le système d’éducation est GRATUIT pour tous, ce qui a eu au cours des dernières années d’attirer des jeunes étudiants de partout dans le monde, souvent des jeunes talentueux de pays défavorisés qui ont apporté un apport important au développement de la Suède.
Bref, il y a des suggestions de votre manifeste où il est vrai que la Suède a pris ce tournant, mais puisque vous avez écrit dans votre texte d’aujourd’hui « Des pays aussi furieusement néolibéraux que la Suède et la Finlande avaient pourtant fait exactement ce que nous proposions. », je crois que c’est à vous de nous démontrez lesquels. Quoiqu’il en soit, il faudra faire attention de les mettre en perspective. Le Québec n’est pas un pays et n’a pas la capacité, par exemple, d’intégrer ses immigrants de la même façon que la Suède. De plus, la Suède a l plein contrôle de ses politiques d’immigrations, politiques fiscales, culturelles ou encore dans les transport.
Au plaisir d’échanger avec vous
Cordialement,
Sylvain Racine
Goteborg, Suède
Combien de créateurs de richesse au Québec ?
On estime à 3.6 millions d’individus qui payent des impôts sur 5.8 millions actifs, 41% n’en paie pas, car ils ont un trop faible revenu.
Par contre, combien sont-ils en créateurs de richesse, on doit éliminer tous les gens qui gravitent autour de l’état, car il ne la crée pas, mais la consomment. Si on pousse le raisonnement à l’absurde, si tous les Québécois seraient fonctionnaires, qui vas les payer ? donc ça prend des gens du secteur privé pour absorber la dépense.
On estime au 31 décembre 2008, il y avait 531 451 employés dans le secteur public et parapublic du Québec et 257 426 prestataires des régimes de retraite à prestations déterminés. On doit ajouter tous les employés municipaux, les entreprises d’État tels que : Hydro Québec, SAQ, Loto Québec, toutes les agences à but non lucratif, mais subventionné par l’État ce qui donne un total de 280,000 personnes, ajouté 130,000 prestataires à des régimes de retraite, donc il y aurait environ 1.2 M de personne qui gravite autour de l’État et consomment la richesse.
En soustrayant ces 1.2M aux contribuables payeurs d’impôt, il nous reste 2.4M d’individus qui sont des générateurs de richesse, le Québec a une population estimée à 7.8 millions d’habitants.
Le constat est ahurissant le tiers de la population fait vivre les deux autres tiers de la population. Ce qui explique la pauvreté du Québec, il n’y pas assez de créateurs de richesse.
Réduire le poids d’état ?
Bien sûr!, il y a des solutions, mais depuis des décennies aucun gouvernement libéral et PQ, n’ont eu le courage de réduire le poids de l’état
Quand une Cie est en sérieuse difficulté financière,que fait-elle?
1. Elle fait des mises à pied
2. Elle renégocie les avantages sociaux
3. Elle renégocie les fonds de retraite
Il y a plus de 550 000 employés qui ont une masse salariale de 32,7 milliards, en réduisant de 12% leur masse salariale, on sauverait 4 Milliards récurrents chaque année.
Et croyez-moi bien, il ne serait pas en eau trouble. Car le coût d’un employé d’état est de 28 % à 42 % supérieur au secteur privé (réf :1) avec ces bénéfices marginaux.
Pourquoi ne le font-ils pas ?
Pour les mêmes raisons depuis 20 ans : 81 % des employés d’état sont syndiqués
Et aucun gouvernement n’a eu le courage, d’y touché.
Car nos politiciens travaillent rarement pour le bien collectif, mais surtout pour rester au pouvoir, vont-ils se mettre à dos le plus important groupe de pression du Québec : les syndicats et risquer de ne plus se faire réélire pendant des années
Entre-temps les pauvres gens du secteur privé, se font ramasser par des hausses qui n’en finissent plus, pour assurer que nos fonctionnaires ont des retraites dorées pendant trente ans. Un autre petit détail 72% des gens du secteur privé n’ont même pas de fonds de pension.
À titre d’information on a cumulé plus de 64 milliards de déficits (réf : 2), pour les fonds de retraite des fonctionnaires qui représentent 43 % de la dette brute juste pour 10 % de la population, il serait grand temps qu’on renégocie leur avantage, peut-être ?
Devant des déficits structurels il faudra faire des choix !
Alors à tous ceux qui travaillent dans le secteur public, je vous conseille sérieusement de créer votre propre fond de pension, car le reste de la population n’acceptera pas qu’on réduise les services pour la santé pour donner des retraites dorées à sa fonction publique
Bienvenue dans la réalité !
Un Québec de Droite
M. C.
réf (1) : FCEI, Regard sur les salaires, Comparaison entre les salaires du secteur public et du secteur privé, Annexe A, page 20
http://www.fcei.ca/researchf/reports/reports-2008.asp
réf (2): Budget 2009-2010, Plan budgétaire, page D 16
http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/Budget/2009-2010/index.asp
M. C.,
vous avez la faculté de raconter n’importe quoi et on a l’impression que ça fait du sens. C,est une belle qualité recherchée chez les populistes.
Je n’ai pas le temps d’y aller point par point, tellement y’a de mensonges dans votre commentaire.
Vous dites
« Réduire le poids d’état ? Bien sûr!, il y a des solutions, mais depuis des décennies aucun gouvernement libéral et PQ, n’ont eu le courage de réduire le poids de l’état »
On reproche encore au PQ chez les droitistes et les libéraux pour avoir voulu atteindre le déficit zéro et d’avoir mis des gens à la retraite dans le système de santé.
M. Racine
Toutes les informations sont vrais, je prierai de lire au moins le budget 2009-2010 du Québec.
De plus, j’ai aussi oublié de mentionner que nous avions le deuxième plus important problème démographique au monde, comment pensez-vous qu’on vous pouvoir payer plus de 215 Milliards de dette (Dette Public) avec une population qui décroit, peut-être avec une baguette magique !
Pour du déficit zéro, on as jamais eu, ce sont plustot des prouesses comptables.
Bravo, M. Facal pour votre article !
Un Québec de Droite
M.C.
À Louis Lapointe,
Excusez-moi, monsieur, mais je faisais de l’ironie à propos de la Finlande et, visiblement, cela vous a échappé.
La Finlande n’est pas une société où prédomine une idéologie de droite. Les sociétés scandinaves, non plus.
On y a pourtant appliqué des mesures qui, quand on les propose chez nous, sont étiquettées comme des mesures de «droite» ou «néolibérales».
C’est ce que j’ai essayé de dire. Trop subtil ou pas assez clair, vous choisirez…
M. Facal,
Même les pays Scandinaves sont pas aussi sociaux-démocrates que l’on pense, car plusieurs ont eu ont grandement coupé dans le budget étatique et para-étatique en particulier dans la fin des années 80 et aussi de nos jours. On oublie aussi souvent qu’il faut aussi savoir que la Suède, le Danemark et la Finlande sont présentement gerés par des coalitions de centre-droit. Aussi, l’Islande doit absolument couper ses dépenses gouvernmentales d’un tiers afin de pouvoir avoir une cote de crédit de passage.
Aussi, il existe certains secteurs de la société où les Pays Scandinaves sont très néo-libéraux, comme avec les transports en commun qui sont géré en PPP ou qui sont carrément privés comme à Helsinki, par exemple.
Aussi, est-ce que le fait de mettre des bons pour les écoles (comme en Suède) est si considéré social-démocrate que ça dans la mesure où cela est dans le programme de la »mauvaise » droite républicaine aux États-Unis?
Dommage que plusieurs crispés de la gauche n`aient pas saisi que l`étiquetage « néolibéral » de la Finlande et de la Suède relevait d`un humour sarcastique…
Pour ce qui est des frais de scolarité, je suggère depuis des années (y compris lors de congrès du PQ) QUE CEUX CI SOIENT IMPUTÉS À L`ÉTUDIANT dès le début de ses études universitaires MAIS NE SOIENT PERÇUS QUE LORSQU`IL TRAVAILLERA ET PAIERA DE L`IMPOT, , CELUI CI ÉTANT ALORS ACCRU DE 1, 2, OU 3 % JUSQU`A CE QUE LE REMBOURSEMENT PRÉVU PAR CONTRAT AU DÉBUT DES ÉTUDES SOIT COMPLET. CELUI QUI NE GAGNERAIT JAMAIS ASSEZ D`ARGENT POUR PAYER DE L`IMPOT NE REMBOURSERAIT DONC JAMAIS ET NE SERAIT JAMAIS ÉTRANGLÉ PAR UNE DETTE D`ÉTUDES …
je n`ai jamais eu de réaction : vous, qu`en pensez vous ?
M. Facal,
alors si vous ne croyez pas que la Suède et la Finlande sont des pays néo-libéraux, et que vous faisiez seulement référence aux emprunts de politiques néo-libérales, je vous offre mes excuses. Je n’avais pas pigé.
Par contre, ça ne règle pas le problème de désinformation. Pourquoi ne pas faire un bel article sur la Suède ou la Finlande prochainement afin de défendre la néo-sociale-démocratie? Moi qui vis en Suède, je peux vous assurer que ce serait un projet stimulant.
La Suède est un modèle tout-en-un pour le Québec. Qu’attendent les intellectuels pour mener le Québec sur ce chemin?
C’est bien beau être d’accord avec les politiques néo-libérale du modèle suédois de 2009, mais il ne faudrait pas fermer les yeux sur les autres politiques, la majorité d’entre elles, qui sont socialistes.
Si vous passez par Goteborg, je vous offre un verre et un tour guidé de la ville!
Cordialement,
Sylvain Racine
Pis les GoGauche progressiste disent encore que c’est a cause du capitalisme bla bla bla…
Bonjour M.Facal,
……..« alors si vous ne croyez pas que la Suède et la Finlande sont des pays néo-libéraux, et que vous faisiez seulement référence aux emprunts de politiques néo-libérales, je vous offre mes excuses. Je n’avais pas pigé.» Sylvain Racine
Bonjour Monsieur Racine,
C’est rafraichissant de vous lire.
Continuez, pour contre-balancer le vent de droite qui va s’abatre bientôt sur le Québec et qui aurait pu être amenuisé de beaucoup si on avait récupéré le 2% de TPS du fédéral en 2007…
Si c’était cela le déséquilibre fiscal dont Harper s’est vanté d’avoir réglé ; pourquoi le québec ne l’a pas récupéré?
Je ne suis pas de gauche — je suis un indépendantiste, plutôt au centre, mais pour un syndicalisme responsable.
Je suis d’assez près l’évolution des pays nordiques dont M. Facal vante la social-démocratie, et avec raison.
Cette voie est la seule qui permette à long terme une certaine égalité de chance pour tous les citoyens ; sns oublier une essentielle éducation de qualité.
Cela ne veut pas dire que l’on ne doit pas viser l’excellence, la productivité et l’efficacité au niveau de tous les groupes qui composent cette société. Loin de là!
Nous sommes une petite Nation perdue en Amérique(0,02%), dont la langue est en perte de vitesse et dont la survie linguistique est en grand danger si on ne devient pas indépendant ou au minimum, un regroupement d’États libres et non pas une fédération de plus en plus centralisatrice depuis l’énorme gâchis de trudeau!
Il est clair, d’une part, que l’État Québecois est en déconstruction systématique depuis 2003. Quand on en fait l’analyse depuis 6 ans, c’est d’une clarté éblouissante!
D’autre part, on doit constater que le québec a été livré mains menottées à l’État canadien, depuis que le sauveur Charest, «je suis prêt» est au pouvoir!
Bonne chance là-Bas, et revenez sur ce blogue. Nous avons besoin de gens comme vous qui nous font voir le monde de l’extéreur!
***
…….« Pourquoi ne pas faire un bel article sur la Suède ou la Finlande prochainement afin de défendre la néo-sociale-démocratie?
Bien d’accord avec vous…
Bonne journée,
Jean-Renaud Dubois
sainte-Adèle
N.B. comme récompense(hihi) voici un cadeau :
…………..« L’ÉLÉPHANT »
Michel David
vendredi 20 mars 2009,
Cela rappelle le coup que Pierre Elliott Trudeau avait fait à Joe Clark durant la campagne électorale de 1979. Après avoir dénoncé sur tous les tons son projet de hausser la taxe sur l’essence, le chef libéral s’était empressé de le reprendre à son compte une fois redevenu premier ministre.
Pour lire la suite, lien:
http://www.ledevoir.com/2009/03/20/240640.html?fe=6421&fp=67211&fr=138915
En parlant de ce modèle social-démocrate en pratique avec le régime social et fiscal du Québec, je doûte fortement qu’un régime fiscal avec seulement 40% de contribuables payant des impôts soit vraiment créateur de richesse lorsque cela en réalité aliénie toute la classe moyenne.Je doûte aussi fortement du fait que les pays sociaux-démocrates soient meilleurs que d’autres, juste de voir l’Islande (le »plus beau » pays du monde selon l’indice de l’IDH) qui est en quasi faillite structurelle et doit subir une réduction des dépenses gouvernmentales de 30-40%, avec la bourse nationale qui a descendu de 90% et un taux de chômage qui se rapproche du 15% selon les dernières estimations du FMI et de la Banque Mondiale. L’inflation est aussi la deuxième plus haute au monde après le Zimbabwe.
Soit dit, la Suède a connu une même genre de crise en 1992, les taux d’intêrets étaient alors de 500% et le pays avait un taux de chômage dans les 15%.
Encore une fois, M. Facal fait mouche au plan du contenu.
Il me vient une drôle de question en tête…Doit-on en vouloir aux élus d’être incompétents ou aux non-élus compétents de continuer à réchauffer le banc?
Peut-être que la génération de l’an 2000 n’est pas destinée à une autre révolution tranquille, mais elle est très certainement prête pour un grand ménage.
Avez-vous égaré votre serpillière monsieur Facal?
-Un citoyen en manque de bons leaders
@Jean-Renaud Dubois
« Continuez, pour contre-balancer le vent de droite qui va s’abatre bientôt sur le Québec et qui aurait pu être amenuisé de beaucoup si on avait récupéré le 2% de TPS du fédéral en 2007… »
Pourquoi le provincial aurait-il du absolument récupérer le 2% de taxe du Fédéral en 2007? Pourquoi aurait-il du sauter sur ce 2% comme un charrognard en manque de bouffe.
Hey… C’est un crédit de taxe accordé à la POPULATION DU CANADA.
Que le provincial commence donc à couper dans sa fonction publique et para-publique pour commencer et vous costaterez qu’augmenter les taxes n’est absolument pas nécessaire.
Maudite mentalité de looser… Ça va mal, augmentons les taxes.
Bravo…
Bonjour,
Simple bon sens soutenu par beaucoup d’économistes.
Mme Forget l’aurait probablement récupéré, mais Jean Charest(buté) préférait baissser les impôts de 700 millions sans réfléchir comme d’habitude.
Et c’est tellement vrai que Monique est obligée 2 ans plus tard de l’appliquer partiellement!
Si elle l’avait transféré (1% en juillet 2006 et un autre 1% en janvier 2008) elle aurait en 2011, 8 milliards de plus dans sa sacoche pour faire face aux prochains défécits.
En plus c’était une taxe payée par tous les citoyens et non seulement par le 60%, qui payent des impôts!
***
On a vu ce qui s’est passé avec ses 5 milliards de baisse d’impôt ; n’importe quoi pour prendre le pouvoir! « Nous sommes prêts », disait-il!
Menteur et manipulateur un jour(2003) ; menteur et manipulateur toujours(élection et la Caisse)!
Demnndez-vous plutôt, ce que le PLQ a accompli en 6 ans de pouvoir à part les infrastrucures dont il n’a pas eu le choix de s’occuper après avoir gelé pendant son premier mandat tous le ministères excepté la Santé et l’éducation!
Ce n’est pas son fort de réfléchir comme nous le voyons depuis 2003 ; il préfère déconstruire les Québec!
Est-ce que c’est le mandat qu’il reçu pour venir au Québec?
***
Je vous excuse pour votre gentille épithète de « looser »!
Et je vous suggère de l’attribuer au PLQ! Eux en sont de vrais!
Bonne fin de semaine
Jean-Renaud Dubois
Sainte-Adèle
@Jean-Renaud Dubois
Le plus grand reproche que nous (individus) pourrions faire en regard de la débandade des bourses est que les administrateurs de fonds ne nous aient pas avertis en allumant la lumière orange ou rouge pour le vrai. Si nous avions eu le temps, nous aurions pu convertir nos placements d’actions en CPG à des taux, ne serait-ce qu’à 3% (c’était encore accessible dans le temps). Mais ceux-ci ne voyaient vraiment pas le tsunami venir. Je ne puis dire pourquoi, mais je le crois qu’ils ne le voyaient vraiment pas.
Le temps de la fierté !
http://www.youtube.com/watch?v=cgGHOOP7Dxc
Bonjour Monsieur Àjoindre,
Bien d’accord avec vous pour les actions détenues par les particuliers. Si l’on pouvait tout savoir d’avance ce serait formidable, non?
Cela me rappelle la bulle des technos en 2001, qui avait entraîné tout le marché vers le bas, ainsi que la caisse, pendant près de 2 ans.
Cette fois-ci, c’est le fondement même de l’économie mondiale qui est touchée par le manque de liquidité et qui l’empêche de fonctionner.
Est-ce seulement les PCAA bancaires et non bancaires, qui ont entraîné la planète dans ce désastre?
Où est-ce plutôt dû au système de libre marché lui-même — insuffisamment régulé — poussé à l’extrême par des instruments financiers trop sophistiqués, qui l’a fait explosé?
Il me semble qu’il doit bien y avoir d’autres choses, non?
Ce que je sais, c’est que les USA ne se remettront pas de sitôt de ces incroyables sorties de fond $ depuis 2001. La planche à billet pourra-t-elle fonctionner assez vite pour les empêcher d’être en faillite technique?
Est-ce que la planète tourne autour des USA au point que les fonds souverains ex: des Émirats arabes, etc ; les chinois et autres n’auront pas le choix de venir à leur secours en achetant leurs émissions d’obligations, etc? Je pense que oui, pour le moment!
***
Pour répondre à votre interrogation au sujet de ce choix laissé par le PCC de récupéré ce 2% de TPS, qui réglait en même temps le déséquilibre fiscal, selon québec, voici ce que j’en pense:
Le québec désirait, comme vous le savez, obtenir des points d’impôt afin de régler l’affaire une fois pour toute!
Mais comme ses homologues du PLC auparavant, Monsieur Harper a refusé de le régler de cette façon simple.
Tout en l’admettant (ce déséquilibre), il a choisi plutôt un outil électoral (baisse de la TPS sur 2 ans) et à géométrie variable, qui laissaient chaque province devant le choix de la récupérer ou non!
Monsieur Charest, après s’être battu si fort pour ces points d’impôt (il en parle depuis 10 ans) a refusé de récupéré ces milliards ( plus de « onze » milliards fin 2011), Pourquoi? Je ne sais pas.
Pourtant il avait l’appui d’une partie de l’opposition sinon toute! C’était une taxe appliquée à tous! Donc juste.
De plus cela lui aurait même permis de baisser les impôts au delà du 700$ millions, ce qui aurait eu pour effet de retrancher plus d’un milliard peut-être deux sur sa promesse de 5 milliards de 2003
Mais on ne peut revenir en arrière. Donc,
C’est mon point de vue et je peux comprendre que plusieurs ne le partage pas.
Bonne fin de journée,
Allaire, Garcia et D’Amours :
http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2009/03/20090326-181832.html