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Dans une excellente chronique publiée le 24 mai dans le Journal de Montréal, Daniel Audet semblait s’étonner, voire déplorer qu’une majorité de Québécois tienne, selon un récent sondage, au maintien du crucifix dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Il y a d’excellents arguments pour le maintien, le retrait ou le déplacement de celui-ci. Mon billet ne porte pas là-dessus.

Je veux seulement faire ressortir que les Québécois sont loin d’être le seul peuple dont la baisse de la pratique religieuse s’accompagne d’un désir de maintenir bien en vue les symboles patrimoniaux d’origine chrétienne. 

En novembre et décembre 2009, la Fondation BBVA a interrogé 21 000 répondants de douze pays de l’Union européenne. Rendu public au début mai, le sondage a fait grand bruit en Europe en raison de la taille de son échantillon. Pour le consulter, allez sur Google et tapez «Fondation BBVA et religion». 

Dans tous ces pays, sans exception, une majorité se dit favorable à des lois qui limiteront le port des vêtements associés à la religion musulmane. Évidemment, les proportions varient selon le type de vêtement et le pays. Les plus permissifs sont les Danois, et les plus restrictifs sont les Français, les Allemands et les Bulgares.

On note aussi une plus grande ouverture à l’endroit des symboles associés aux religions sikh et juive. L’explication de cela est évidemment que ces religions inquiètent moins.

Enfin, sans exception aucune, les majorités sont favorables au maintien des symboles d’origine chrétienne dans les lieux publics, comme par exemple les crucifix dans les salles de classe.

Un peu partout, la classe politique prend acte du réveil de ces majorités de moins en moins silencieuses. Après la France et la Belgique, les autorités d’autres pays européens entreprennent, pour des motifs plus ou moins nobles selon les cas, d’agir.

Le cas italien est intéressant.

Un jugement de 2009 «invitait» le gouvernement italien à retirer tous les symboles religieux des salles de classe, ce qui, dans les faits, revenait à demander de retirer le crucifix. Le 30 juin prochain, Rome plaidera devant le Tribunal sur les droits humains de Strasbourg que le crucifix est un symbole historique et culturel, en même temps que religieux, et, qu’à ce titre, il doit demeurer en place.

Il faut dire que le droit actuel montre cruellement ses limites. Prenez le cas des vêtements.

Si on choisit de considérer un vêtement comme un symbole religieux, on peut le permettre au nom de la liberté religieuse, mais on peut aussi décider de l’encadrer plus ou moins sévèrement au nom de la laïcité de l’État ou de la sécurité. Si on le considère comme un simple choix vestimentaire, on peut alors laisser aux autorités locales le soin de le réglementer, ce qui entraînera forcément des différences d’un endroit à l’autre.

Chose certaine, dans aucun pays, la séparation entre l’État et la religion n’est tranchée au couteau. Aux États-Unis, les billets de banque portent la mention  «In God we trust». En Grande-Bretagne, la reine est aussi, formellement, le chef de l’Église anglicane.

Toutes les sociétés occidentales tâtonnent en ce moment. Il n’y a pas de réponse unique et transposable d’un pays à l’autre.

Mais il est frappant de voir qu’un peu partout, quand les peuples sont confrontés malgré eux à ces questions, ils redécouvrent leur attachement à leurs racines historiques et semblent vouloir que leurs élus sachent conjuguer le présent et le passé.

40 réponses à “Le réveil de la majorité”

  1. [...] PS : Joseph Facal est un nationaliste qu’on associe à la droite. Je parle de cas comme le sien dan… [...]

  2. le 26 mai 2010 à 7:56 pierre desbiens

    Si nous abandonnons nos racines historiques ou culturelles, nous allons disparaîtrent. Aussi simple que cela. Nous allons remplacer le crucifix à l’Assemblée nationale par quoi ? Une photo de Véronique Cloutier, de Jean-Marc Parent, de Guy A. Lepage (le chantre du multiculturalisme) ou de Jaroslav Halak ??? Quelles sont nos valeurs actuelles ? En avons-nous encore ? Avons-nous encore une colonne vertébrale pour défendre notre Histoire et nos ancêtres ? Voulons-nous vivre sans passé, sans présent et sans avenir ? À moins que nous voulions que les autres nous imposent leurs valeurs ? Nos politiciens nous représentent-ils vraiment ? Le Grand Timonier du Bloc (Gilles Duceppe)est bien silencieux sur ces questions, lui qui courtisent le vote de vous savez qui. Que dire de Charest ? Je vois l’avenir du Québec de façon noire: nous allons disparaître en tant que peuple, par apathie et complaisance.Nous ne sommes pas de la « vieille Europe ». Nous avons été contaminés par le multiculturalisme.

  3. le 26 mai 2010 à 11:05 Marc Tremblay

    On pourrait ajouter que le préambule de la Charte canadienne des droits et libertés reconnaît la suprématie de Dieu.

    Je suis pour le maintien du crucifix à l’Assemblée nationale, parce que ce symbole fait parti de notre histoire, de notre culture et de notre identité.

    S’il fallait écouter les intégristes de la laïcité, on interdirait les cloches des églises de sonner, on détruirait toutes les croix de chemin qu’on retrouve en milieu rural et on enlèverait la croix sur le Mont-Royal.

    Les intégristes laïques ont réussi à obliger la ville de Montréal à ne plus parler du sapin de Noël. Ils parlent même de changer le nom de la fête de l’Action de Grâce afin de lui donner une connotation plus neutre.

    Les intégristes laïques sont aussi dangereux que les intégristes musulmans. Les deux en ont contre notre civilisation basée sur l’héritage chrétien.

    En passant, je ne suis pas un catholique pratiquant.

  4. le 26 mai 2010 à 12:13 RenéP.

    Ce qui caractérise une personne n’est pas seulement sa nature intrinsèque mais aussi la culture dans laquelle elle s’est développée. Ainsi, un enfant né de parents francophones et qui a été adopté en bas âge par des parents anglophones, va se développer selon la culture anglophone tout en conservant certains traits culturels recus de ses parents francophones. Il en est ainsi au niveau d’une société. La société québécoise conserve certaines caractéristiques francophones tout en ayant développé une manière britanico-américaine de vivre. Là où il y a risque de conflit, c’est lorsque les caractéristiques des deux cultures sont assez fortes et que l’une n’arrive pas à surpasser l’autre à court terme. C’est ce qui se passe au Québec et c’est pourquoi les deux cultures se « battent » depuis 250 ans. Dans les autres provinces, comme la culture anglophone est nettement plus forte, les francophones finissent pas s’assimiler. Le conflit au Québec n’est pas le fait des francophones mais bien celui des anglophones qui, tout en étant minoritaires au Québec, sont majoritaires au Canada, voire en amérique du nord. Pour ce qui est des symboles, ils représentent l’affirmation de ce que l’on est et/ou de ce que l’on fait. De là la guerre des drapeaux. Chacun veut conserver les symboles qui lui sont significatifs mais laisse tomber ceux qui ne le sont plus. Les Canadians ont omis de mettre un symbole francophone sur le drapeau Canadian tout simplement parce que la francophonie n’est pas significative pour eux. De même, au Québec, la religion n’étant plus significative pour la majorité du peuple québécois, on devrait laisser-tomber le crucifix à l’Assemblée nationale parce que plus significatif. Ce n’est pas parce que le crucifix serait enlevé que l’on perdrait la foi mais bien parce qu’on n’a plus la foi que le crucifix devrait être enlevé. Un symbole n’est qu’une représentation de quelque chose, il n’est rien en lui-même. Si jamais le peuple du Québec s’assimile à la culture anglaise, ce ne sera pas à cause de la présence ou de l’absence de certains symboles mais à cause de la pression exercée par la culture anglaise. Si jamais le croissant remplace le crucifix à l’Assemblée nationale, ce sera parce qu’il y aura au Québec plus d’orientaux et/ou pro-orientaux que d’occidentaux. Et si jamais le Québec devenait anglophone et gouverné majoritairement par des Canadians, croyez-vous que le drapeau du Québec, le Fleur de Lys, serait maintenu comme symbole du Québec?

    En passant, si le crucifix n’est pas représentatif de la majorité au Québec, et qu’on veuille absolument le conserver pour se rappeler notre origine chrétienne, pourquoi ne pas le conserver au Musée de l’Assemblée nationale. Ce n’est pas parce qu’il est là depuis des lustres qu’il doive y demeurer toujours. Le symbole « Stop », que nous avions aux intersections de nos rues au Québec, a été retiré pour être remplacé par le symbole « Arrêt » davantage représentatif de ce que nous sommes. Mais on peut imaginer que le « Stop » a été remisé à quelqu’endroit dans un musée. Il n’y a pas de problème, on adapte nos symboles à la réalité de ce que nous sommes majoritairement. Alors, si nous voulons conserver nos symboles québécois, il n’y a qu’une seule solution et c’est celle de rester majoritaires au Québec. Et la seule facon de rester majoritaires au Québec c’est de faire de notrem Etat un pays. Passons à l’acte et nos symboles continueront à représenter ce que nous sommes.

  5. le 26 mai 2010 à 12:49 RenéP.

    Réflexion sur la politique québécoise « Les analystes,

    j’ai lu ce texte au complet et il ne me convainc pas du tout. L’auteur voit bien ce qu’il veut voir. Tenir les nationalistes francophones responsables de la paralysie politique du Québec est nettement exagéré. Les anglais du Québec sont aussi nationalistes que les francophones et c’est le conflit entre ces deux nationalismes qui paralyse le Québec. Et comme les anglophones du Québec sont minoritaires et ne constituent pas un peuple en tant qu’anglophones québécois, c’est à eux qu’il reviendrait de s’assimiler à la majorité francophone du Québec et de cesser de nous mettre des bois dans les roues. L’auteur nous parle des coûts dûs au nationalisme et prend l’exemple du CHUM. Curieusement, il ne parle pas du CUSM qui est dû au nationalisme anglophone de Montréal et qui double les coûts. Les anglais, qui ne sont que 8% de la population du Québec, veulent un centre hospitalier aussi important que celui des francophones qui sont nettement majoritaires. Alors, qui est-ce qui paralyse qui? La réponse est que le Québec paralyse le Canada et les anglophones de Montréal paralysent le Québec. Pour moi, ce document est fortement tendancieux et ne constitue que de la propagande fédéraliste. Rien de nouveau quoi. Tous les peuples normaux sont nationalistes et fiers de l’être en commencant par le peuple Etat-unien. Le peuple Québécois n’a pas à être moins nationaliste et moins fier de l’être que les autres. Pour s’en convaincre, il suffit de considérer tout l’argent qui se dépense par les différents pays qui s’affrontent aux Jeux Olympics. L’internationalisme est secondaire au nationalisme. L’histoire le démontre. Ca ne sert à rien de se cacher la réalité car ca ne l’empêchera pas d’exister.

  6. le 27 mai 2010 à 10:51 Victor Beauchesne

    Dans le débat sur le crucifix à l’Assemblée nationale, on semble avoir oublié que ce n’est qu’en 1936 que Duplessis, nouvellement élu, apposa ce crucifix non pas comme symbole historique ou patrimonial du Québec, mais pour se distinguer des gouvernements libéraux antérieurs en étant davantage à l’écoute des principes catholiques.

    C’est assez clair, n’est-ce pas. Arguer aujourd’hui que c’est un symbole patrimonial alors qu’on veut laïciser tout le reste est un peu court.

  7. le 27 mai 2010 à 11:55 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Différents aspects retiennent mon attention concernant l’affiliation des gens à des religions. Les religions n’existent-elles pas à cause de ceux-ci ?

    Je ne sais pas combien de religions existent dans le monde, je ne suis pas très familier non plus avec leurs systèmes, à part quelques grandes lignes pour les plus connues, y compris les sectes.

    Ici, chez nous, il y a les croyants pratiquants, les non-croyants, et les non-pratiquants. En réalité, dans cette dernière catégorie, se retrouvent surtout les « participants » à la tradition, comme par exemple ceux qui ne veulent pas offusquer la famille ou se retrouver à avoir à se justifier dans la situation de leur l’abstention à faire baptiser le nouveau-né ou dans celle où ils choisissent de ne pas séparer leur enfant de ses compagnons de classe aux événements d’initiation aux sacrements durant la période de l’école primaire. Puis, il y a le service religieux qui fait partie des funérailles. Le mariage à l’église quant à lui semble s’affranchir plus vite des habitudes.

    C’est dur de couper avec ces traditions.

    Mais, tranquillement la « dévotion » perd du terrain, à mesure que les gens trouvent des réponses différentes aux grandes questions concernant notre raison d’être sur la terre: pourquoi nous sommes là (cause et finalité).

  8. le 27 mai 2010 à 12:47 Marc Tremblay

    Bravo RenéP,

    Tenir les francophones du Québec responsables de la paralysie politique du Québec, comme le prétendent les anaystes (sic) relève de la politique fiction, d’un réflexe de colonisé et démontre que Clotaire Rapaille n’avait pas tout à fait tort en disant que les Québécois sont masochistes.

    Je suis pour le maintien du crucifix à l’Assemblée nationale, car bien que peu de gens soient pratiquants, ils n’en sont pas moins chrétiens.

    J’ajouterais que le Canada paralyse le Québec.

    À Normand,

    Vous dites que c’est dur de couper avec les traditions. Je dirais plutôt qu’il est essentiel de conserver nos traditions qui font partie de notre héritage. Occulter le passé, c’est se priver, selon moi, de nos repères qui nous permettent d’évoluer.

  9. le 27 mai 2010 à 15:56 Victor Beauchesne

    La minorité anglophone paralyse le Québec et la majorité anglo-canadienne paralyse le Québec, selon Marc Tremblay. Belle contradiction. Là où nous sommes majoritaires, c’est la méchante minorité qui nous couillonne, alors que là où nous sommes minoritaires, ce serait la méchante majorité qui s’en occupe.

    Mais de toute façon, selon la version nationaliste/souverainiste de l’histoire, ce sera par définition toujours la faute de l’autre. Après les mêmes souverainistes accusent ceux, comme l’analyste, de faire de la propagande fédéraliste et d’agir…et oui devinez encore…en colonisé dès qu’ils font de l’autocritique, chose que le camp nationaliste semble incapable de faire.

    RenéP. comment expliquer que la minorité anglophone du Québec soit passée de 18 % à 8% en une génération, comment expliquer les noms de familles francophones tels Wilson, Blackburn, Walsh, Carmichael, Lindsay, Johnson, Ryan, MacLeod etc etc. Pouvez-vous nier que la communauté anglophone de Montréal a construit à ses propres frais les hôpitaux Royal Victoria, Montreal General, Montreal Children’s, qui seront fusionnés dans le CUSM ? Comment expliquer qu’avec 23 % de la population canadienne, le service français de Radio-Canada s’accapare de 40 % du budget pan-canadien ? Qu’avec 24 % de la population du Canada, le Québec reçoit 75% de la péréquation. Si tout était une question de strict ratio financiers, bien des choses changeraient et peut-être pas de la façon que vous souhaitez.

    Si les immigrants ne s’intégraient pas à la société francophone du Québec, est-ce totalement leur faute. Pourquoi les juifs et les grecs orthodoxes furent empêchés de s’inscrire à l’école française parce que les autorités québécoises les classifiaient comme protestants ? Même les italiens, tous catholiques qu’ils étaient, furent dirigés à l’école catholique irlandaise. Ces décisions d’autrefois ont eu des conséquences et explique l’écart d’aujourd’hui.

    Beaucoup de francophones étudient aux universités anglaises du Québec pour des raisons assez évidentes. Fermer ces universités les condamneraient à aller ailleurs à grand frais. Les subventions universitaires sont calculées en fonction du nombre d’étudiants et non en fonction du ratio de telle ou telle ethnie parmi la population.

    Vous parlez toujours d’un peuple  »normal » c’est quoi au juste un peuple normal ?

  10. le 27 mai 2010 à 19:02 Gilles

    Contrairement à monsieur Desbiens, je ne crois pas que ayons été contaminés par le multiculturalisme. Au contraire je pense que nous y résistons, avec les moyens du bord certes, en attendant que la Souveraineté nous permette de reconfigurer notre façon de vivre avec les autres.

    Mais sur la question du maintien de certains symboles religieux, j’irais jusqu’à dire que ce ne sont plus vraiment aujourd’hui des symboles religieux mais plutôt historiques et culturels.

    Entendre sonner le glas, ou l’appel à la messe, ça ne me dérange nullement parce que toute mon enfance a été bercée à ces sons familiers. Les églises du moins certaines d’entre elles sont maintenant protégées par la loi sur le patrimoine qui est considéré comme un bien culturel.

    Tout cela réfère à notre histoire collective, et à notre éducation. Toutes mes références culturelles sont judéochrétiennes, et mes valeurs s’expriment et se manifestent également à partir de ces références.

    Oblitérer notre histoire n’est certes pas une solution. Quant à savoir si l’on doit enlever le crucifix de l’Assemblée Nationale, je trouve que c’est un débat accessoire.

  11. le 27 mai 2010 à 19:51 Marc Tremblay

    Victor Beauchesne

    Je n’ai jamais dit que la minorité anglophone paralysait le Québec. C’est RenéP qui l’a dit et, ma foi, elle a probablement raison. Par contre, j’ai dit que le Canada anglais paralysait le Québec. Les deux affirmations ne sont pas contradictoires, mais paradoxales, pour ne pas dire complémentaires. J’ai omis d’ajouter- et je le fais maintenant- que le Québec paralyse le Canada, car il empêche, par ses ses gestes et ses revendications, ce pays anglophone de se développer comme nation.

    J’ai toujours eu énormément de respect pour les fédéralistes québécois qui travaillaient à la réforme du fédéralisme. Maintenant qu’aucun fédéraliste québécois croit à cette réforme et se résigne au statu-quo, je considère que leur démission est un comportement de colonisé.

    Comme nationaliste et souverainiste, je suis capable de faire mon autocritique, soit celle de ne pas avoir sû convaincre davantage de gens à voter Oui lors des derniers référendums.

    Enfin, en 2010-2011, le Québec recevra 59 % de la péréquation et non 75 % comme vous l’affirmez. De plus, ce n’est pas la communauté anglophone qui a payé à elle seule ses hôpitaux, car l’État québécois ( qui se maintient grâce aux taxes et impôts de tous les citoyens) a largement contribué à leur construction.

    Pourquoi le réseau français de Radio-Canada accapare 40 % des budgets de cette société ? À cause de son mandat de promouvoir l’unité canadienne, laquelle n’est menacée qu’au Québec.

    Je vous donne raison sur un point: à cause de l’influence du clergé, bien des communautés immigrantes ont été dirigées vers l’école anglaise parce qu’elles n’étaient pas catholiques. Une exception toutefois : les Italiens qui ont été envoyés à l’école anglaise. Sauf que c’est une donnée historique, à l’effet que dès leur arrivée au Québec, les Italiens se sont majoritairement intégrées à la communauté anglophone ( Montréal était une ville majoritairement anglophone au début du siècle.

    Pour terminer, pour répondre à votre question, à savoir c’est quoi un peuple normal, et bien, c’est s’assumer et ne pas dépendre d’un autre peuple pour vivre. Si on reste au Canada dans les conditions actuelles, parce qu’on reçoit 8,5 G M de péréquation, c’est qu’on profite des autres et c’est pas normal pour un peuple.

  12. le 27 mai 2010 à 20:46 RenéP.

    A Victor Beauchesne,

    on peut argumenter longtemps à propos des chiffres à savoir combien le Québec donne au Fédéral et combien celui-ci lui retourne. Personnellement, je considère que cela est très, mais très secondaire. Un peuple, c’est comme une personne, quand vient le temps de vivre par ses propres moyens, de vivre sa liberté, d’être autonome, elle ne cherche pas à savoir si elle va pouvoir vivre selon le niveau de vie de son voisin, elle veut tout simplement vivre indépendante, vivre sa vie à elle, pas celle de son voisin. A partir du moment qu’elle sait qu’elle a les moyens de le faire, elle doit le faire. Et pour ce qui est des moyens pour le Québec de vivre de facon indépendante, même Jean Charest, ce fédéraliste extrémiste, a dit que le Québec était capable de vivre de facon indépendante. Alors…

    Vous me demandez ce qu’est un peuple « normal »? Voici d’abord ce qui est « anormal » pour un peuple: être dirigé par un autre peuple, subir les lois établies par un autre peuple, être représenté par un autre peuple vis-à-vis les autres pays,etc…
    Un peuple normal, c’est exactement le contraire.

  13. le 27 mai 2010 à 23:18 Carole Chouinard

    RenéP.

    Quel beau message. Tout simple, tout brillant, tout clair. Tout logique.

    Moi aussi j’aime bien comparer les nations et les personnes. Ce qu’on souhaite pour nos enfants, l’autonomie, l’indépendance, la fierté, le sens des responsabilités… on devrait le souhaiter pour notre nation, et donner l’exemple! Je pense que certaines personnes n’ont pas idée de l’effet que ça nous ferait collectivement de se retrousser les manches, de se serrer les coudes. Et quand on ose en parler, on se fait accuser d’avoir la « pensée magique ». Pourtant l’estime de soi, le sentiment de s’accomplir, ça a des effets qui n’ont rien de magique chez les individus. Pourquoi est-ce que ça serait différent pour une nation?

  14. le 27 mai 2010 à 23:59 Marc Tremblay

    RenéP.

    Vous semblez être nouvellement arrivé sur le blogue de M. Facal. Bienvenue. Vos propos sont bien argumentés et bien écrits. Vous posédez un talent pour la dialectique. Vous ne confrontez personne, ce que j’apprécie. Un petit bémol toutefois : Charest n’est pas, selon moi, un fédéraliste extrémiste, mais seulement un homme qui se contente du statu-quo, lequel est indéfendable pour l’avenir de la nation québécoise.

    Marc Tremblay, Québec

  15. le 28 mai 2010 à 6:58 Robert Lachance

    Marc Tremblay

    RenéP n’est pas un visiteur récent. Entre le 21 décembre 2008 et le 9 août 2008, il a édité un commentaire les dates suivantes: 20.13 13 12 11 11.8 4 4/20///24 24.19 19 21.9 10 11/27 27.17.12 15 15 15.3 4.29 30.24 24/9 10.

    Un point entre deux chiffres sépare deux semaines avec au moins un commentaire, une barre oblique indique une semaine où RenéP ne s’est pas exprimé. Un espace sépare les dates quand il y a plus d’un commentaire sur le sujet de la semaine.

    Autres commentateurs pour la même période. J’y suis Robert JY.

    audio Ginette Reno Jean Charest n’est pas un extrémiste, il n’est qu’une chanson, il nous fait l’amour de son mieux. Ça ne rend pas pour tout le monde.

  16. le 28 mai 2010 à 8:55 Victor Beauchesne

    De belles paroles, de beaux rêves, de beaux idéaux, et malgré ma critique, je vous respecte dans vos idéaux car en très grande partie je les partage avec vous.

    Mais je ne crois pas que le projet souverainiste, tel que véhiculé depuis 30 ans, ne dégagera un consensus assez fort au sein de la société québécoise pour qu’il ait d’assez bonnes chances de réussir.

    La défense aveugle du « modèle québécois«  par la plupart des souverainistes en est un exemple frappant. Je crois que ce modèle n’est plus viable à moyen terme et de faire croire aux gens que la souveraineté serait la seule façon de le conserver intact est de la folie pure.

    M. Tremblay « Sauf que c’est une donnée historique, à l’effet que dès leur arrivée au Québec, les Italiens se sont majoritairement intégrées à la communauté anglophone« 

    Quand on les a obligés à aller à l’école anglaise, comment voulez-vous qu’ils s’intègrent ? Un collègue de travail d’origine italienne, me raconte que ses parent immigrants ont tout fait pour l’inscrire à l’école française toute proche de son domicile, mais non il fut refusé et a dû aller chez les Irlandais. Il a tout fait ses études en anglais depuis , ses enfants aussi. Sauf que tous, sans exception, parlent français couramment.

    « Voici d’abord ce qui est « anormal » pour un peuple: être dirigé par un autre peuple, subir les lois établies par un autre peuple, être représenté par un autre peuple vis-à-vis les autres pays,etc…
    Un peuple normal, c’est exactement le contraire.« 

    RenéP. je crois que vous jouez avec les mots. Le PM du Canada, le gouverneur général,les ministres importants, incluant ceux aux affaires extérieures, ont été des Québécois plus souvent qu’à notre tour. Prétendre que nous sommes dirigés par des étrangers est un peu court comme argument. Laurier, Cartier, St-Laurent, Trudeau, Mulroney ont tous marqué l’histoire du Canada à leur façon. 65% des impôts et taxes collectés au Québec le sont par le gouvernement du Québec et sont dépensés qu’au Québec, c’est une proportion qui se rapproche à celle des membres de la CE, composée de pays souverains. Prétendre que le Québec croupit sous un régime canadien unitaire est fallacieux et ne résiste pas à l’analyse objective.

  17. le 28 mai 2010 à 11:30 Carole Chouinard

    Victor Beauchesne

    « RenéP. je crois que vous jouez avec les mots. Le PM du Canada, le gouverneur général,les ministres importants, incluant ceux aux affaires extérieures, ont été des Québécois plus souvent qu’à notre tour. Prétendre que nous sommes dirigés par des étrangers est un peu court comme argument. »

    Les Québécois qui s’en vont au pouvoir à Ottawa travaillent pour le Canada et adoptent la vision canadienne. À part Mulroney qui a essayé de réconcilier les deux solitudes, on a eu droit à Trudeau et son rapatriement unilatéral, Chrétien et ses commandites, Dion et sa Loi sur la clarté… Et vous allez me dire qu’on n’est pas dirigé par la nation voisine? Oui on l’est! Avec l’aide de ces Québécois de service qui non seulement ne nous défendent pas mais font la sale job qu’on ne digérerait pas si elle venait d’un PM du ROC.

    Moi quand j’entends les fédéralistes dire que c’est bon d’envoyer des Québécois au pouvoir, ça me fait tiquer. Si on veut une tite subvention ici et là dans les comtés qui ont voté du bon bord (hello la démocratie), peut-être… mais à part ça, trouvez-en un Québécois au pouvoir qui se tient debout pour nous concernant des enjeux fondamentaux.

    Pensez-vous que, malgré la motion unanime de l’Assemblée nationale, les députés québécois conservateurs vont voter contre la création d’une Commission des valeurs mobilières unique? Pourtant, si on voulait vraiment prétendre que ça change les choses d’envoyer des Québécois au pouvoir à Ottawa, il faudrait qu’ils votent contre et qu’ils nous REPRÉSENTENT VRAIMENT. Mais non… Ils vont sûrement plutôt représenter Harper.

    Alors pourquoi j’enverrai au pouvoir un député à qui je donnerais justement le pouvoir de faire ce dont je ne veux pas? Comme je le dis toujours, j’aime mieux envoyer à Ottawa une opposition qui travaille pour moi qu’un pouvoir qui travaille contre, et vive le Bloc.

    Le fait que ça soit depuis si longtemps la seule avenue envisageable pour une majorité de Québécois en dit long sur l’absurdité de notre appartenance à cette fédération. Si le Canada nous voulait du bien, on n’aurait pas besoin de chiens de garde. Et on se fierait à ces Québécois envoyés au pouvoir pour supposément nous représenter.

    « Prétendre que le Québec croupit sous un régime canadien unitaire est fallacieux et ne résiste pas à l’analyse objective. »

    Nous sommes en train de tout perdre au profit de Toronto, comme l’avait prédit Jane Jacobs. Je ne sais pas ce que ça prend pour que le monde s’en rende compte…

    On n’évolue pas avec le Canada mais envers et contre lui ma foi!

  18. le 28 mai 2010 à 13:23 Marc Tremblay

    Robert Lachance

    Comme vous l’avez constaté, ca ne fait pas très longtemps que je participe au blogue de M.Facal. Pour moi, c’était une des premières fois que je lisais RenéP.

    Victor Beauchesne

    Il est possible que le projet souverainiste ait peu de chances d’aboutir, ce qui ne signifie qu’il est à écarter, d’autant que même M. Charest a déjà dit qu’un Québec souverain serait viable économiquement. Quant au modèle québécois dont vous parlez, j’imagine que vous pensez à la social-démocratie. Vous affirmez, sans argumenter, que c’est de la  » folie pure » que de le défendre. Pourtant, ce modèle est défendu par le PQ, le PLQ et QS, qui représentent 80 % de l’électorat. Il y a donc, selon vous, que 20 % des Québécois qui ne sont pas atteint de cette démence !!!

    Au sujet des Italiens, je pense que si ce que vous dites est vrai quant au refus du système scolaire francophone de les intégrer, nous sommes à blâmer comme société.

    Enfin, ce n’est pas parce que des Québécois ont été au pouvoir à Ottawa que le Québec a été bien servi. Ce n’est pas un hasard que le Québec envoie une majorité de bloquistes à Ottawa; c’est parce qu’ils sont conscients que seul le Bloc peut les défendre comme nation. Les Québécois ont bien des défauts, mais ils ne sont pas caves.

  19. le 28 mai 2010 à 14:18 Robert Lachance

    Dans tous ces pays, sans exception, une majorité se dit favorable à des lois qui limiteront le port des vêtements associés à la religion musulmane. Évidemment, les proportions varient selon le type de vêtement et le pays. Les plus permissifs sont les Danois, et les plus restrictifs sont les Français, les Allemands et les Bulgares. Joseph Facal

    Fundacion BBVA LOS SIGNOS RELIGIOSOS

    •La posibilidad de mostrar signos religiosos cristianos no suscita gran controversia en Europa, a diferencia de la exhibición de símbolos musulmanes (velos) o judíos (kipá).
    •Aunque en general predomina el rechazo hacia la posibilidad de exhibir velos, las actitudes son muy variables, desde la aceptación en Dinamarca a un rechazo muy amplio en Bulgaria, Francia,
    Alemania, Grecia y Bélgica. España se sitúa en una posición intermedia, cercana a la media. BBVA

    ¿En quémedida estaría usted de acuerdo con que en (PAÍS) las personas puedan mostrar signos religiosos en centros educativos (escuelas, universidades u otros centros educativos) en el caso de…?

    Cruces, Totalmente/ bastante en desacuerdo
    Cruces, Totalmente/bastante de acuerdo

    i********* Turquía 55,0 ** 27,4
    ************ Suiza 11,6 ** 72,9
    ii******** Bulgaria 58,9 ** 28,9
    ******** Alemania 33,1 ** 45,5
    ********** Francia 46,3 ** 33.3
    *********** Grecia 32,0 ** 50,3
    ********** Bélgica 34,7 ** 46,5
    i******** Portugal 34,9 ** 36,0
    ********** España 24,1 ** 49,3
    ************ Italia 11,7 ** 69,9
    i**** Reino Unido 09,1 ** 77,7
    ********** Polonia 18,9 ** 57,1
    *********** Suecia 16,7 ** 64,7
    i****** Dinamarca 07,7 ** 78,8

    Tot. 12 Países UE* 25,7 ** 54,4

    sous réserve de la qualité de mon espagnol

    Les gens de la Turquie sont les moins favorables au port de la croix dans le réseau d’enseignement, ceux du Danemark les moins moins favorables. À l’inverse mais dans le même sens, on retrouve en Turquie le moins de gens favorables au port de la croix dans le réseau de l’enseignement et au Danemark le plus de gens favorables au port de la croix en ces lieux publics.

  20. le 28 mai 2010 à 14:59 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Il y a aussi l’aspect des « cadres » dans les organisations religieuses, c’est-à-dire les « représentants » de Dieu. En fait, ils agissent plutôt en petit « Dieu ». Ils répondent à nos grandes questions reliées au sens de la vie et nous disent comment vivre. Ils nous avertissent aussi que, si nous ne nous conformons pas, nous seront punis. Si ce n’est pas ici-bas, ce sera dans l’au-delà. Quand l’enfant naît (baptême), ils demandent à Dieu de l’accueillir dans sa communauté; quand on meurt, ils lui demandent de nous accueillir au paradis. Notre existence dépend de Dieu, ils l’officialisent. Ils ne font pas que nous transmettre la « parole » de Dieu, ils agissent comme s’ils étaient l’intermédiaire entre lui et nous. Je me demande où ils ont pris ce mandat pour s’imposer de cette façon? En même temps, ils bâtissent un monde religieux (les rites, les costumes) où bien souvent le lien ne peut plus être fait avec les livres saints (La Didaché) qui contiennent la « parole ». C’est le Sacré. Je ne fais pas allusion ici à des événements comme l’ange qui, sous forme d’une colombe, a transporté la Sainte Ampoule, mais plutôt des rituels, des habillements qui se sont développés autour de la préoccupation de faire ressentir qu’ils détenaient des pouvoirs spéciaux.

    Avec les connaissances qui suivent le « modernisme », ils adaptent le paradigme religieux. Quelques exemples: la mise au rancart du diable, des limbes, les définitions mises à jour re: la symbolique de l’encens, l’eau bénite, et bien d’autres.

    La difficulté majeure provient du fait que la base de leur science a été écrite au temps où on ne savait pas grand chose. Ils ont même forcé Galilé à renier ses découvertes.

    Comme ils étaient les représentants de Dieu et qu’ils pouvaient expliquer comment l’univers avait été créé et pourquoi, cela leur conférait une autorité et des qualifications indubitables. Ils pouvaient donc nous dire ce qui était mal et bien.

    Aujourd’hui, les églises servent de moins en moins. On les transforme. Où voulez-vous que les prêtres aillent ? Ils trouvent du réconfort au sein de leur grande confrérie et, à l’occasion d’événements spéciaux, les princes de l’Église sont là parmi tous les dignitaires. Lors de funérailles, ils dirigent la cérémonie et demanderont à Dieu d’accueillir la personne décédée au paradis.

    Beaucoup de gens qui ne se seront pas « instruits », seront heureux de l’enseignement religieux pour trouver des réponses aux principales questions existentielles (métaphysique). Beaucoup d’autres souffriront d’être des pécheurs (culpabilité). Beaucoup d’autres feront en sorte d’en apprendre le moins possible en prévision de leur rencontre après la mort avec Saint Pierre; ils plaideront l’ignorance. D’autres s’en tiennent seulement à regarder passer la parade.

  21. le 28 mai 2010 à 15:09 ladecadence

    Monsieur Facal,
    Pour bien saisir pourquoi il existe encore quelques individus rebelles qui essaient tant bien que mal de défendre leur culture, vous devez lire « Le dernier Testament de l’Occident », que j’ai lue récemment.
    Ceci explique clairement cela!
    Une mince minorité pas encore atteinte du cancer de la décadence et qui refuse de mourir sans réagir!

  22. le 28 mai 2010 à 15:13 RenéP.

    a Marc Tremblay,

    je confirme avoir dit que la minorité anglophone paralysait le Québec et je crois comme vous qu’il est vrai que cela n’entre pas en contradiction avec le fait que le Canada anglais paralyse le Québec puisque l’un et l’autre font partie du même peuple Canadian qui, ensemble, cherchent à nous neutraliser…semble-t-il parce qu’ils nous aiment…

    Lorsque vous dites que le peuple du Québec profite du Canada parce qu’il recoit $8.5 G en péréquation, je ne suis pas d’accord car la péréquation n’est qu’un aspect des échanges monétaires entre Québec-Canada. Par exemple, l’ Ontario recoit immensément plus que le Québec de la part d’Ottawa à l’égard des investissements. Mais, peu importe, ce n’est pas la principale raison pour laquelle le Québec se doit de se gouverner lui-même.

    Vous dites ne pas croire que Jean Charest soit un extrémiste. Voici pourquoi je le considère extrémiste: le fait d’avoir participé à la campagne du non, au love-in à Montréal aux côtés de Jean Chrétien en est une indication; le fait qu’il ne fait rien comme vous dites en est une autre indication car en tant que premier ministre, il devrait prendre la défense du Québec en tout temps, ce qu’il ne fait pas; de plus, non seulement il ne défend pas le Québec mais il cherche à détruire constamment les arguments favorables à l’indépendance du Québec et ce, de facon très émotive, ce qui est une autre indication d’extrémisme. D’ailleurs, il suffit de le voir intervenir de facon très exagérée à l’Assemblée nationale pour comprendre qu’il est extrémiste. Mais ce n’est qu’une perception de ma part et la vôtre est aussi valable, tout dépendant de ce que chacun entend pas « extrémisme ».

    A Carole Chouinard,

    merci pour votre appréciation mais je n’en pense pas moins de votre performance et de celle de beaucoup d’autres intervenants de ce blogue.
    Il est vrai que nous avons beaucoup de points de vue en commun. D’ailleurs, la réponse que vous faites à Victor Beauchesne relativement aux Québécois qui nous ont « représentés » à Ottawa est exactement celle que je voulais lui faire:des Québécois oui mais qui travaillaient pour le Canada anglais.

    A Robert Lachance,

    je suis un peu surpris que vous puissiez sortir des statistiques sur le nombre d’interventions des membres de ce blogue. Je suis nul en techniques de l’informatique (ce n’est pas de ma génération) et je suppose que vous possédez un logiciel pour vous permettre de faire ce travail. Ce serait intéressant que vous nous disiez comment vous procédez, cela pourrait profiter à tous les membres pour obtenir des références sur les propos tenus.

    A Victor Beauchesne,

    si je joue avec les mots, vous vous en confondez
    le sens: un Québécois qui gouverne le Canada dans l’intérêt de la majorité canadienne est différent du peuple Québécois (par ses représentants) qui gouverne le Canada. Carole Chouinard en fait une bonne démonstration.

  23. le 28 mai 2010 à 18:17 Marc Tremblay

    RenéP.

    Je me suis mal exprimé lorsque j’ai parlé de la péréquation. Je voulais dire que si le Québec persiste à demeurer dans le corset fédéral uniquement parce qu’il reçoit de la péréquation, c’est parce qu’il a une mentalité de profiteur (assisté) ou qu’il a peur de perdre cette péréquation s’il décide de s’auto-déterminer.

    Je ne suis pas naïf au point d’ignorer que beaucoup trop de Québécois adhèrent au point de vue fédéraliste à l’effet que la péréquation justifie à elle-seule la nécessité de demeurer dans la fédération. Je sais très bien que si le Québec profitait du ROC, ce dernier ferait tout pour que le Québec devienne souverain. Je sais aussi pertinenment que le Québec est perdant au total financièrement en refusant de quitter sa dépendance. Le Québec a développé HQ sans aucune aide fédérale tandis que l’Ontario s’est fait aider par le Fédéral pour développer l’énergie nucléaire, l’industrie automobile et financer la R&D. Le Québec ne reçoit rien.

    Quant à l’extrémisme de Charest, je l’ai remis en question, puisque c’était la première fois que j’entendais quelqu’un dire qu’il était extrémiste. Mais après avoir lu votre argumentation, j’ai été convaincu que vous aviez raison.

  24. le 28 mai 2010 à 18:31 Robert Lachance

    A Robert Lachance, je suis un peu surpris que vous puissiez sortir des statistiques… Ce serait intéressant que vous nous disiez comment vous procédez, cela pourrait profiter à tous les membres pour obtenir des références sur les propos tenus. RenéP

    Je n’ai pas de logiciel; j’ai tout fait à la mitaine dans une fin d’été et un automne complet de foi et de désoeuvrement. Ma position de conjoint au foyer me laisse amplement de temps pour m’accomplir à autre chose si je ne cherche pas la perfection côté grand ménage.

    Sous réserve, ce blogue de WordPress ne permet pas présentement le référencement des commentaires par Google, seulement le texte de M. Facal. À cela, il travaille merveilleusement bien. Ce serait une légère faiblesse côté recrutement si l’objectif de ce salon était le recrutement. Je pense que le sens de ce salon est la réflexion et l’échange.

    J’ai pensé que si ce blogue avait un index, ce serait un plus pour les visiteurs qui viennent y chercher; également pour ceux qui viennent s’y faire lire et même si « brancher ». Pour l’instant, il m’est arrivé un incontournable. En août, j’aurait peut-être du temps. Je n’ai pas d’objection à partager ma connaissance. Si la demande le justifie, il y aura lieu de chercher un moyen plus efficient que celui que j’ai utilisé. Je connais quelqu’un qui s’y connaît en ça.

  25. le 28 mai 2010 à 18:39 Carole Chouinard

    J’aimerais rappeler aux gens qui pensent que la souveraineté ne se fera jamais qu’elle serait faite s’il n’en était que des Québécois francophones.

    Ne me lancez pas de tomates.

    JE SAIS.

    Nous sommes tous égaux. Le vote d’un Québécois issu de l’immigration vaut autant que celui d’un Québécois de souche.

    JE SAIS.

    N’empêche… Les Québécois francophones ne sont pas si indécis ou peureux qu’on le dit, on en parlait l’autre jour sur ce blogue. Mais la balance penche du côté de la minorité allophone qui s’intéresse peu à la question. Qui s’identifie comme automatiquement au pays qui lui a donné ses papiers.

    Est-ce un péché de le constater?

    C’est dérangeant, mais c’est vrai.

    Si on veut un pays, il faudra se serrer les coudes plus que ça.

    Curieux, les Québécois de toutes origines peuvent appeler leur communauté à voter non, mais s’il fallait qu’au prochain référendum, on appelle « notre » communauté à voter oui, on passerait pour des beaux racistes.

  26. le 28 mai 2010 à 21:15 Gilles

    À propos de l’école et des immigrants Italiens, les affirmations de monsieur Beauchesne contredisent à la lettre ce qu’a déclaré Franco Nuovo sur les ondes de radio Canada à ce sujet…

    Quant aux juifs, ils ont été interdits d’entrée et d’inscription à l’Université McGill pendant plusieurs années, si ce n’est quelques décennies.

    Faque on repassera avec les légendes au sujet de la capacité d’accueil des francophones québécois.

  27. le 28 mai 2010 à 23:25 Marc Tremblay

    Je suis pour un appel au francophones du Québec pour la réalisation de la souveraineté. Il n’y a rien de raciste là-dedans. Si 65 % des francophones veulent la souveraineté, les autres devront suivre; c’est ca la démocratie !
    Gilles,

    Pouvez-vous dire nous dire ce que Nuovo a dit concernant les immigrants italiens; normalement, ils auraient dû être francisés.

  28. le 29 mai 2010 à 2:34 Joseph Facal

    Merci, Robert Lachance, pour les extraits de l’enquête BBVA…et votre espagnol est très correct.

  29. le 29 mai 2010 à 8:50 Gilles

    Marc

    Nuovo au cours d’une émission, en remplacement de Le Bigot je pense, disait qu’il ne comprenait absolument pas l’argument de certains Italiens qui se disaient avoir été forcés de s’inscrire à l’école anglaise.

    Citant son exemple personnel il rappelait qu’il avait tout naturellement été inscrit à l’école de son quartier par sa mère Italienne immigrante ne parlant pas le français à l’époque, et il rejetait avec force l’argument voulant que les italiens immgrants s’étaient vu forcés de s’inscrire à l’école anglaise.

    Ça c’est une autre légende urbaine qui sert à une foule de gens qui parlent à travers leur chapeau pour affirmer que nous les Québécois avons rejetés les immigrants.

    D’où je viens il y a des Vignola, des Lynch, des Cliche (Klish), des Feeney des Sylvains (Sullivan)des Jones des Campbell et tout ce que vous voudrez, et ces gens sont aujourd’hui parfaitement Québécois.

    Je trouve chiant de se faire dire à répétition des conneries comme celle que j’ai citée à contrario de l’affirmation de monsieur Beauchesne.

  30. le 29 mai 2010 à 11:32 Marc Tremblay

    Gilles,

    Merci pour la précision. Je me doutais bien que les affirmations à l’effet que les immigrants italiens aient été obligés d’aller à l’école anglaise n’étaient que de la propagande destinée à nous culpabiliser comme nation.

    Je connais plusieurs Québécois d’origine italienne et ils ont tous été à l’école française.

  31. le 29 mai 2010 à 13:29 Normand ajoindre

    Bonjour Monsieur Facal,

    Il y a aussi l’aspect des organisations religieuses dont le dirigeant cherche à contrôler ses adhérents dans l’optique d’étendre son emprise dans la société ou dans le monde. On peut détecter dans celles-ci des intentions antagoniques ou hostiles à l’endroit des autres religions. On y retrouve des principes du fascisme et du racisme. L’intérêt recherché par les chefs dans ces religions est l’expansion de leur pouvoir et de leur contrôle sur le plus grand nombre d’individus et, ultimement, de pays. La condition d’y parvenir est la soumission des adeptes. La façon de parvenir à cette soumission est d’utiliser la religion comme moyen d’asservissement parce qu’on parle alors de la volonté de Dieu. Faire parler Dieu intimide l’individu et cela le prédispose à la soumission. Dans ces mouvements religieux, imposer une tenue vestimentaire non-naturelle est très importante afin que l’adhérent se démarque des autres. Le non-naturel est nécessaire; le différent ne serait pas suffisant, ce serait comme une simple particularité de mode. Dans ces religions il est important que le membre se sente différent des autres, sinon il serait davantage exposé à s’intégrer. L’autre avantage est qu’il distingue plus facilement les autres, le contraste se manifeste. Et, comme la différence est évidente, l’enseignement qu’il reçoit a pour but de l’amener à connaître les lacunes (les déficiences) chez les autres afin qu’il comprenne qu’il est dans la bonne voie, qu’il soit encouragé à poursuivre son parcours et se conforme aux principes édictés par Dieu.

    La proportion des gens de ces religions est plus élevée dans le milieu universitaire (étudiants), ici, que dans la société en général, ici. On les prépare à occuper les postes de direction.

    Beaucoup d’individus subissent beaucoup d’inconvénients dus à ces systèmes antagoniques en place et axés sur la conquête progressive. Les premiers sont les femmes. Dans ces systèmes « religieux », les femmes sont brimées dans leurs droits. Ces systèmes provenant de traditions très anciennes conservent cet aspect de culture où la femme a un statut d’enfant par rapport à l’homme auquel elle doit être soumise. Son habillement en public sert à la cacher pour qu’elle ressemble davantage à une chose qu’à une personne (on emballe les choses, les personnes s’habillent). Dans nos sociétés occidentales, ce manquement aux chartes des droits de la personne est inacceptable. Les gouvernements qui laissent cet état de chose perdurer démontre leur incompétence. À mon avis, il m’apparaît clair que si l’on veut que cette situation cesse, on devra mettre en application la loi de la laïcité. Une chose est certaine, il ne faut pas compter sur la collaboration des chefs de ces religions hostiles aux autres. Aussi, en 2010, dans les civilisations qui produisent des Prix Nobel, il est temps qu’on décide de se défaire de ces schèmes de pensée tributaires de ces vieux instincts primitifs chez l’homme.

  32. le 29 mai 2010 à 22:41 Gilles

    Bien qu’entièrement d’accord avec le commentaire, pour appliquer une «loi de la laïcité», il faudrait d’abord qu’elle existe. Or il semble que notre gouvernement a une attitude flageollante à cet endroit.

    Aux dernières nouvelles, ce sont plutôt les phalanges religueuses qui auraient l’oreille du gouvernement fédéral, et notamment l’Opus Dei.

    Si cela s’avère, on est pas sorti de l’auberge. Et en effet, ce sont les femmes qui casquent. Parce qu’eneffet, elles sont considérées comme des objets dans les civilisations qui montent et installent leur pouvoir dans notre société aux origines judéo chrétiennes.

  33. le 30 mai 2010 à 20:01 Marc Tremblay

    Je trouve que les opinions exprimées ont souvent peu de rapport avec le débat que M. Facal a initié avec son article  » Le réveil de la majorité ». J’admet que j’ai moi-même dérivé.

    En fait, il ne s’agit pas de poser un jugement sur les religions, mais de reconnaître que les gens, même s’ils ne ptatiquent plus la religion qu’on leur a enseignée, tiennent quand même à préserver les symboles de leur religion, parce qu’ils font parti de leur héritage, de leur patrimoine. Un peuple qui nie son passé perd ses points de repères et compromet son avenir.

    Comme le conclut M. Facal, il savoir conjuger le présent et le passé. J’ajouterais que c’est essentiel pour se projeter dans le futur.

  34. le 30 mai 2010 à 22:56 Jean-Renaud Dubois

    Bonjour M.Facal,

    Je n’ai pas l’intention, pour le moment, de commenter le sujet actuel (Le réveil de la majorité) même s’il y aurait beaucoup à dire : j’appui par contre les derniers commentaires de Normand et Gilles et je vais lire les autres plus tard.

    Je suis parti plusieurs jours, presque une semaine, et ce soir j’ai lu votre commentaire sur ma dernière intervention du 25 mai : « Déplacer la montagne ».

    Permettez-moi de m’expliquer pour éclairer le sujet de votre incompréhension (je suis difficile à suivre, dites-vous). Voir mon dernier texte : du 25 mai à 16:08.

    Mon commentaire se retrouvera donc sur votre chronique précédente : « Déplacer la montagne », 19 mai 2010.

    Bonne soirée,

  35. le 31 mai 2010 à 9:12 Victor Beauchesne

    « Je trouve chiant de se faire dire à répétition des conneries comme celle que j’ai citée à contrario de l’affirmation de monsieur Beauchesne.« 
    Gilles

    Ce genre d’affirmation est justement le type d’argumentaire souverainiste qui mène aux idées reçues. Confronté aux faits, on accuse le messager d’être un espion ou un propagandiste et on ne répond pas à l’argument. On se réconforte dans nos dogmes.

    Savez-vous que pour chaque Nuovo, il y a eu plusieurs qui on vécu le contraire ? On se contente de citer une exception pour prouver que cela n’a jamais exister. Pourquoi les Grecs orthodoxes ont été systématiquement classifié protestant pour fins d’inscription scolaire, ce qui effectivement les envoyaient à l’école anglaise ? Est-ce encore de la propagande ? Et les juifs, eux aussi étaient classifiés protestants.

    Qu’est-ce qu’on répond à cela ? Que McGill refusait d’admettre les juifs, ce qui est faux ( McGill contingentait le nombre de juifs admis en fait). Nous on ne les contingentait pas, on les refusait carrément. Les deux sont fautifs.

    « Faque on repassera avec les légendes au sujet de la capacité d’accueil des francophones québécois.«  Gilles

    ok sujet tabou maintenant, seul les bons coups des Québécois sont permis dans nos discussions car toute autocritique du passé qui aiderait à mieux comprendre la situation présente est néfaste et interdite. Pouvons appliquer la même règle sur le radotage sur le rapport Durham, la pendaison des patriotes etc ?

  36. le 31 mai 2010 à 16:41 Marc Tremblay

    M. Beauchesne,

    Le refus du système scolaire québécois d’intégrer les non-catholiques, tels les Grecs orthodoxes ou les Juifs était inscrit dans la loi. A l’époque, il n’y avait que deux systèmes publics, le catholique et le protestant. C’était comme ca.

    Je vis à Québec depuis ma naissance et tous les Italiens, qui étaient catholiques par définition, sont allés à l’école française. à Montréal, c’était peut-être différent. Je persiste à croire que les Italiens de Montréal qui ont été à l’école anglaise l’ont fait par choix; ils sont demeurés catholiques mais intégrés à la communauté anglophone.

    Je trouve déplorable d’accuser les souverainistes de s’attaquer au messager alors que bien des fédéralistes en font autant. Comme dirait M. Facal, il faut retourner le miroir.

  37. le 01 juin 2010 à 16:34 Serge

    « le 29 mai 2010 à 2:34 Joseph Facal
    Merci, Robert Lachance, pour les extraits de l’enquête BBVA…et votre espagnol est très correct. »

    Pardonnez mon état de choc.
    Un Québécois de souche ose dire qu’il sait lire une autre langue que celle de George Bush, dans un État où les politiciens, les enseignants, le travail, la culture, les communications et la consommation sont asservis à l’être suprême anglo-américain, c’est un fait révolutionnaire.
    Je suis estomaqué. C’est incroyable !…

    Viva la apertura al mundo !…
    Viva Alberto Contador !…
    Viva l’España !…
    sp

  38. le 02 juin 2010 à 16:14 Robert Lachance

    Savoir lire l’espagnol c’est beaucoup dire Serge, mais j’avais de la facilité pour la version latine, moins pour la grecque. En communication quantifiée, la langue est universelle.

    Je me suis mis au dictionnaire reverso.net.

    Dans quelle mesure êtes-vous d’accord pour qu’en (Pays) les gens puissent montrer des signes religieux en centres éducatifs (écoles, universités ou autres centres éducatifs) comme:

    le voile
    1 – totalement ou assez en désaccord
    2 – totalement ou assez en accord
    la kippa
    3 – totalement ou assez en désaccord
    4 – totalement ou assez en accord
    les croix,
    5 – totalement ou assez en désaccord
    6 – totalement ou assez en accord

    en pourcent

    1 **** 2 **** 3 *** 4 ***** 5 ***** 6

    40 ** 44 *** 57 ** 22 *** 55,0 ** 27,4 ** Turquie *** Turquía
    60 ** 09 *** 44 ** 17 *** 11,6 ** 72,9 ** Suisse **** Suiza
    84 ** 05 *** 82 ** 05 *** 58,9 ** 28,9 ** Bulgarie ** Bulgaria
    66 ** 15 *** 58 ** 19 *** 33,1 ** 45,5 ** Allemagne * Alemania
    69 ** 17 *** 64 ** 19 *** 46,3 ** 33.3 ** France **** Francia
    60 ** 19 *** 59 ** 17 *** 32,0 ** 50,3 ** Grèce ***** Grecia
    60 ** 24 *** 53 ** 27 *** 34,7 ** 46,5 ** Belgique ** Bélgica
    42 ** 26 *** 40 ** 24 *** 34,9 ** 36,0 ** Portugal ** Portugal
    50 ** 28 *** 43 ** 28 *** 24,1 ** 49,3 ** Espagne *** España
    44 ** 30 *** 37 ** 32 *** 11,7 ** 69,9 ** Italie **** Italia
    46 ** 36 *** 18 ** 62 *** 09,1 ** 77,7 ** Royaume-uni Reino Unido
    26 ** 41 *** 25 ** 41 *** 18,9 ** 57,1 ** Pologne *** Polonia
    37 ** 46 *** 28 ** 52 *** 16,7 ** 64,7 ** Suède ***** Suecia
    28 ** 57 *** 14 ** 69 *** 07,7 ** 78,8 ** Danemark ** Dinamarca

    53 ** 26 *** 44 ** 32 *** 25,7 ** 54,4 ** Total pays Total Países UE (12)

    Une majorité des personnes des pays visés sont totalement ou assez contre le port du voile dans les établissements éducatifs, 53 % contre 26 % qui sont assez ou totalement en faveur.

    Pour la présence de croix c’est l’inverse, 54,4 % sont pour et 25,7 contre.

    Pour la kippa, il n’y a pas de majorité contre, 44 % et le nombre de pour est légèrement plus élevé que pour le voile ou contre les croix.

    Note. En espérant que le tableau s’affiche droit.

  39. le 03 juin 2010 à 19:31 Robert Lachance

    … Je vois l’avenir du Québec de façon noire: nous allons disparaître en tant que peuple, par apathie et complaisance… pierre desbiens

    Vous soulevez une rafale de questions ! J’ai retenu votre appréhension.

    C’est une trajectoire plausible. En 1608 à Québec, nous étions 28; cent ans plus tard, 70 fois plus, 2 035. La chance des débutants ! Au siècle suivant, nous sommes passés à environ 11 000, cinq à six fois plus. En notre troisième siècle, notre population s’est élevée à 80 000, une multiplication par sept. En notre dernier, encore une multiplication pas six ou sept pour atteindre 530 000.

    Pour le prochain siècle, sans immigration, notre population chutera à 200 ou 300 mille.

    Au Québec ? Nos valeurs actuelles nous conduisent à notre stagnation, non à notre disparition. C’est pas jojo !

    pour plus de détails

    Nous ne sommes pas nés un 4 juillet mais un 3, pas mal plus au nord.

  40. le 04 juin 2010 à 7:24 Robert Lachance

    Chose certaine, dans aucun pays, la séparation entre l’État et la religion n’est tranchée au couteau. Aux États-Unis, les billets de banque portent la mention «In God we trust». En Grande-Bretagne, la reine est aussi, formellement, le chef de l’Église anglicane. Joseph Facal

    En notre Cour suprême

    Préalablement à leur entrée en fonctions, les juges prêtent serment dans les termes suivants : Je, ……….., jure d’exercer fidèlement, consciencieusement et le mieux possible mes attributions de juge en chef (ou de juge) de la Cour suprême du Canada. Ainsi Dieu me soit en aide.
    S.R., ch. S-19, art. 10.