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Le retour sur Terre

Après une des semaines les plus échevelées de toute l’histoire du mouvement souverainiste, Pauline Marois est venue siffler la fin de la récréation. Il était plus que temps.

Si vous aviez dit à quelqu’un, à l’automne 2005, après la météorique ascension d’André Boisclair, que Pauline Marois se retrouverait à la tête du Parti québécois moins de deux ans plus tard, on vous aurait immédiatement administré un test antidopage. Ce retour est encore plus improbable que l’accession de Stéphane Dion à la tête des libéraux fédéraux, lui qui était parti d’un niveau d’appui équivalent à la marge d’erreur des sondages.

Évidemment, il est toujours facile de reconstituer la logique des événements après coup. Chose certaine, le passage d’André Boisclair à la tête des troupes péquistes a conduit les militants à jeter un nouveau regard sur des vertus comme l’expérience et la solidité, qui n’avaient pas pesé lourd il y a deux ans.

Devant l’énormité du défi à relever et le peu de temps disponible, les militants péquistes se sont tournés très logiquement vers quelqu’un qui a un incomparable bagage de réalisations et qui offre un leadership «clé en mains» qui ne nécessitera pas d’apprentissage sur le tas.

Retour au bon sens

Son discours de dimanche aurait dû être celui des péquistes dès le lendemain de la défaite de 2003: retour au réel, écoute du peuple et modernisation des politiques dans la fidélité aux principes. C’est fou comme des choses évidentes peuvent sonner joliment lorsque vous en avez été privé pendant longtemps.

Évidemment, tout n’est pas gagné, loin de là. Certains militants pensent que l’écoute du peuple est synonyme d’opportunisme, de soif de pouvoir et de mollesse des convictions. Mais on voit mal quelles options de rechange s’offrent à eux à court terme.

Dans l’immédiat, la situation risque d’être plus compliquée pour le Bloc québécois qui devrait, logiquement, affronter l’électorat avant son frère péquiste.

Dans les rangs souverainistes, on vante beaucoup le courage de monsieur Duceppe depuis quarante-huit heures. Il lui en faudra en tout cas beaucoup plus pour affronter les sarcasmes de ses adversaires qu’il lui en a fallu pour marcher sur son orgueil.

Il serait dommage et injuste qu’une seule erreur de jugement, monumentale il est vrai, efface des années de bon travail qui lui ont mérité l’estime et le respect de ses alliés et même de ses opposants. Mais il n’y a ni justice ni magnanimité en politique.

Bulles de savon

Dimanche, pendant que je nettoyais ma piscine, je regardais ma fille jouer. Elle avait entre les mains une bouteille de savon liquide et un anneau en plastique. En soufflant le savon à travers l’anneau, elle faisait de grosses bulles de savon.

Des bulles magnifiques, fragiles, éphémères. Si superbes qu’elles nous émerveillent, si fragiles qu’on compte les secondes avant qu’elles n’éclatent inévitablement.

J’ai spontanément pensé à André Boisclair. Magnifique comète dont l’échec était la chose la plus prévisible du monde.

Je me suis souvenu qu’à l’été 2005, monsieur Boisclair avait donné une fascinante entrevue à Marie-France Bazzo. Nous étions trois jours avant la surprenante démission de Bernard Landry. Tous s’attendaient à ce que monsieur Landry remporte son vote de confiance avec une relative facilité.

Monsieur Boisclair expliquait son projet d’aller élargir ses horizons professionnels à Toronto. Interrogé sur ses ambitions d’être un jour chef du Parti québécois, il avait très honnêtement dit qu’il ne se sentait pas prêt à relever un défi aussi colossal. J’en ai retenu une leçon: quand nos voix intérieures nous disent que le moment n’est pas venu, il est sage de les écouter.

Je remercie tout de même du fond du coeur tous les gens qui m’ont demandé de considérer un retour en politique pour leurs paroles si touchantes.

46 réponses à “Le retour sur Terre”

  1. le 16 mai 2007 à 9:54 O'Hana

    Bonjour Mr Facal,

    J’aurai sérieusement envisagé la possibilité de prendre ma carte de membre du PQ si vous vous étiez présenté à la course à la chefferie au PQ.

    C’est un réel plaisir pour moi que de lire ou d’entendre vos différentes interventions dans différents médias. Me rappelant ainsi l’humilité que je dois avoir de vouloir, moi aussi, porter un projet aussi grand que la souveraineté d’une nation.

    Bonne journée.

  2. le 16 mai 2007 à 10:55 Bélanger

    Bonjour M. Facal,
    Votre commentaire sur le retour au bon sens est très intéressant. Dimanche dernier, suite au discours de Mme Marois, l’enthousiasme des militants était palpable. Presque tous se ralliaient publiquement derrière celle qui sera vraisemblablement la prochaine chef du PQ. Son discours ressemblait étrangement aux grandes lignes du plan d’action d’André Boisclair. Défaite électorale aidant, les militants commencent sans doute à réaliser le choix qui s’offre à eux: le parti s’adapte ou il se résigne à jouer un rôle de second (ou troisième) plan. Le choc des dernières élections donne sans doute une plus grande marge de manoeuvre à Pauline Marois pour exécuter son “plan de redressement”.

    Ce qui m’amène à parler de la question du leadership. André Boisclair avait sans doute une bonne idée d’où il voulait amener le parti. Il en était convaincu et semble y avoir travaillé fort. Sans l’appui des militants, il n’a jamais été capable de mener à terme ses entreprises. Je pense que le PQ doit s’inspirer de cette leçon pour élaborer son approche pour atteindre la souveraineté. Le parti s’attribue le rôle de leader de la cause souverainiste. Le parti, aussi convaincu qu’il soit, sera tout aussi incapable de mener à terme son projet de souveraineté s’il n’obtient pas l’appui indéfectible de la population (même par les temps difficiles). Depuis un certain temps, le parti ressemble plutôt à un club privé, uniquement à l’écoute de ses partisans. À présent, le parti doit se synchroniser à la population et rétablir le contact. Il doit aussi absolument rétablir une image de parti mature, capable d’être rationel et capable de retenu. Bref, une image de grandeur, comme le projet qu’il porte.

    À cet égard, même des acteurs de premier plan du parti ont contribué à affaiblir le PQ à la veille des élections. Clairement, ces grandes pointures n’étaient pas convaincues qu’un changement profond de culture au parti s’imposait. En dépit des apparences, il reste beaucoup de travail à faire pour convaincre tous les militants péquistes qu’un changement de chef ne suffit pas. D’ici 1 an, on aura sans doute une bonne idée si le parti est capable de vrai changement.

    Bref, le parti devra rapidement apprendre à redevenir responsable et, surtout, inspirant.

  3. le 16 mai 2007 à 12:15 brem

    Le PQ ne vous mérite pas.
    Par ailleurs, vous êtes présentement plus utile à la société québécoise en commentant l’actualité politique sans langue de bois.

    Bonne continuation.

  4. le 16 mai 2007 à 13:21 expos-habs

    Pour moi, le meilleur des mondes seraient que l’ADQ soit souverainiste. Avec Dumont à la tête de cette grande idée, cela ne prendrait pas de temps pour qu’elle soit réalisé…je crois.

    Quand est-ce que votre manifeste va sortir?

  5. le 16 mai 2007 à 14:19 AntiPollution

    Que Brem comme Expos-habs souhaitent vous voir en dehors du PQ est plausible, puisque tous les deux sont de tendances adéquistes.
    C’est certain que l’ADQ est en manque d’idées, c’est pourquoi ils vont tenter de vous récupérer, M. Facal, certain d’entre eux tentent même de récupérer M. Lévesque ainsi que le drapeau des Patriotes.

  6. le 16 mai 2007 à 14:27 Serge

    Vraiment tout ce vas et viens du chef, du programme et du parti est très intéressant. Mais lassant.

    Plutôt, allons au plus intéressant. Quand allez-vous porter votre chapeau de conseil du trésor et nous faire part de votre point de vue sur les baisses d’impots à la classe moyenne. Et que dire de toutes ces entreprises québécoises vendues à des étrangers, surtout aux anglos américains de George Bush, qui nous annonce une nouvelle ère de colonisation du Québec selon le populaire prof Lauzon.

    C’est comme si il n’y a plus de cies québécoises d’investissement intéressées à investir dans l’économie du Québec. C’est ça la globalisation ?… Voila le sujet de conversation des carnetiers fiscalistes et économistes cette semaine.
    sp

  7. le 16 mai 2007 à 18:16 brem

    AntiPollution: mon souhait de ne pas voir M. Facal retourner à la politique n’a rien à voir avec mes supposées tendances adéquistes. Je préfère simplement avoir un M. Facal qui peut parler sans devoir suivre la ligne du parti. Qui peut critiquer tous les partis. Bref, je l’aime bien comme il est présentement :).

  8. le 16 mai 2007 à 18:40 AntiPollution

    @Brem :
    Vos tendances adéquistes sont réelles puisque c’est vous même qui l’avez écrit sur votre blog le 26 mars 2007 “Vote” et qui se lit comme suit : “J’ai voté ADQ aux 2 dernières élections, 1998 et 2003, dans des comtés châteaux-forts libéraux. J’ai donc toujours “perdu” mes élections.
    Pourquoi est-ce que j’ai voté ADQ? Parce que j’adhère à plusieurs de leur thèses.”

  9. le 16 mai 2007 à 19:12 Yves-François

    Monsieur Joseph!

    Belle chronique en effet ce matin dans le Journal.

    Malgré toute ta sagesse, je regrette de ne pas t’avoir vu de nouveau en action. Je ne doute pas que ça viendra en temps opportun.

    Amitiés,

    Yves-François

  10. le 16 mai 2007 à 19:17 Jaropro

    Illusion ou réalité

    Le nouveau chef du PQ étonne déjà par ses prises de position. Sachant déjà qu’elle sera probablement l’unique candidate, elle impose immédiatement ses volontés aux militants avant même que ceux-ci aient été consultés. Sa position est la suivante : mettre à la poubelle toutes les réflexions du programme de 2005, celui qui n’a jamais été défendu pendant la dernière campagne électorale, et proposer autre chose. Si les militants la choisissent, ils auront à vivre avec ce qu’elle veut. De l’autoritarisme à Duplessis, rien de moins.

    Et que veut la nouvelle reine du nouveau parti québécois ? Plus de référendum dans le prochain mandat. En supposant que le PQ ne se fasse pas élire dans les deux prochaines années, et qu’il ne le soit pas lors de la prochaine élection prévue en 2008, le parti de Marois pourrait potentiellement revenir au pouvoir vers 2012. Pas de référendum pendant les quatre années d’un premier mandat. La consultation populaire serait reportée en 2016-2017. Madame Marois aura alors 67 ans. Et comme il entre près de 60,000 émigrants par année au Québec (multipliez le chiffre par 10), ces 600,000 nouveaux arrivants votant majoritairement en faveur du Canada feront que les Québécois ne réalisera jamais son indépendance nationale. Si vous n’avez pas encore compris qu’il y a urgence en la demeure, dépêchez-vous à le faire. Ou bien on fait ce que Madame Marois propose et on meurt à petit feu ou on fait vite et autrement.
    Remarque finale. Le ton, le style du nouveau chef « péquisto-nationaliste », son regard hautain et son attitude en général, ne sont pas là pour faire de Pauline Marois une femme près du peuple. On l’a déjà vue à l’exercice. Des efforts ont été réalisés pour changer la présentation, mais on sent que derrière le décor, le personnage n’a pas changé.

  11. le 16 mai 2007 à 19:21 Jaropro

    Madame Marois vient de nous faire reculer dans le temps. En 1985 environ. Elle reprend, sournoisement, la thèse affirmationniste de Pierre-Marc Johnson. Même plus loin. La thèse de son père : pas nécessairement l’indépendance, mais l’indépendance si nécessaire.

    Marois ne fixe plus d’échéancier. Elle dit qu’elle va parler du pays. Mais qui dit qu’elle va le faire. Le PQ n’en a pas parlé depuis le référendum de 1995. Les jeunes ne sont plus là. Par sa faute.

  12. le 16 mai 2007 à 19:59 Ginette

    Monsieur Facal, vous êtes un homme généreux et désirant le meilleur pour le peuple du Québec. Il est certain que nous aurions bénéficié de votre présence en tant que chef. Cependant, Pauline est arrivée avec toutes ses expériences politiques, familiales, d’affaires et publiques. Faut dire qu’elle en a beaucoup, de l’expérience, et de la bonne à part ça. Quant à vous, ne désespérons point, un beau jour vous saurez que c’est à votre tour et nous aurons la possiblité de vous compter dans l’équipe gagnante et, assurément, avec un ministère.

    Pour ceux qui sont inquiets, déstressez je vous en prie. Mme Marois est femme de coeur et d’écoute. Oui, elle affirme, mais elle ne refuse jamais d’écouter une opinion ou une information. Et si cela a du bon sens, elle choisit de l’appliquer. Nous sommes loin d’un Duplessis hahaha, elle est bien bonne.

    Pour ce qui est de la culture du parti, c’est quand même pas la bible! Une refonte, légèrement abordée jusqu’à date, sera grandement bénéfique et attirera de nombreuses et nombreux québécoises et québécois. D’ailleurs, monsieur Facal, vous avez déjà mis la main à la pâte. Il reste à faire lever le pain et bien le cuire. Il nous nourrira tous. Merci!

  13. le 16 mai 2007 à 20:12 brem

    Antipollution: loin de moi l’idée de vouloir polluer le blogue de M. Facal. Certes, j’ai dit ça, mais ça ne fait pas de moi un adéquiste. Enfin. Je préfère me garder la possibilité de changer d’avis. Sur ce. Bon match! Go Ottawa! :)

  14. le 16 mai 2007 à 20:13 brem

    De plus, mon point était que mes propos n’étaient pas liés à mon allégeance politique, mais plutôt au fait que les qualités de l’homme (M. Facal) nous serviraient mieux hors du monde politique. Voilà.

  15. le 16 mai 2007 à 22:33 H. Dufort

    Brem, je suis en accord avec vous sur ce point. Nous vivons un moment unique dans l’Histoire du Québec, où le deux tiers des députés élus à l’Assemblée Nationale sont soit autonomistes, soit souverainistes. Ils devraient donc mettre leurs différences de côté et décider d’unir leurs forces temporairement pour que, politiquement du moins, le Québec fasse un grand pas en avant. Quitte à mettre de côté nos idéologies économiques, qu’elles soient de centre-gauche, de centre-droite ou de “droite à saveur libertarienne”.

    C’est un moment qui ne durera pas éternellement. Le Québec a manqué de belles occasions de profiter de consensus nationaux, par exemple en 1990-1992 (entre Meech et Charlottetown). C’est d’ailleurs cet “échec national” lamentable du PLQ de Bourassa qui a précipité la création de l’ADQ, rappelons-le.

    Nous pourrions faire un bout de chemine ensemble. Réformer certains travers de l’état. Dépoussiérer le rapport Allaire et se demander pourquoi nous avons si lamentablement échoué dans nos tentatives de récupérer les pouvoirs nationaux qui nous reviennent de droit (et de légitimité). Nous doter d’une Constitution (et non d’un ersatz de Constitution symbolique à la sauce Charest). Balancer le gouverneur général dans le caniveau de l’Histoire. S’approprier le pouvoir exclusif de lever les impôts. Etc.

    Ensemble, les nationalistes du PQ et de l’ADQ pourraient faire de grandes choses. En 1995, monsieur Dumont était dans l’”Équipe du changement”. Je ne vois pas cela comme une contradiction, bien au contraire. La marge entre la Souveraineté-association et les 22 points du rapport Allaire est extrêmement mince. Entre l’idée d’un “autonomie élargi” et celle d’une “souveraineté satellite”, c’est surtout la méthode qui diffère. Il s’agit, dans les deux cas, de manifestations cohérentes et légitimes de notre poursuite de l’autodétermination.

  16. le 16 mai 2007 à 23:24 H. Dufort

    (Tout cela pour dire que j’espère que monsieur Facal prendra part activement à cette effervescence nationale (nationaliste?) que pourrait connaître le Québec dans les mois ou les années à venir. Sa position, plus objective que l’il était directement affilié à un parti politique en particulier, pourrait lui permettre de construire des ponts entre des groupes dont les prises de positions semblent impossibles à concilier, comme par exemple le PQ et l’ADQ. En particulier sur la question nationale et sur la réforme des institutions de l’état.)

  17. le 17 mai 2007 à 3:21 La plume souverainiste

    @Brem
    Est-ce le même Brem qui ne s’est pas gêné pour «polluer» (pour reprendre votre expression) mon blogue en qualifiant André Boisclair de «fou furieux» suite au débat des chefs ?

    Pourquoi adopter un ton si mielleux aujourd’hui ? Pour vous élever au rang de pseudo penseur neutre en publiant un commentaire doucereux et vous attirer ainsi les sympathies de M. Facal ? Si même les journalistes les plus rigoureux ne peuvent écrire des articles de façon purement objective, je vois bien mal comment un blogueur règle générale plutôt mordant voire même intransigeant assure que ses propos ne soient pas liés à ses allégeances politiques.

    Honnêtement, je vous préfère lorsque vous vous assumez davantage… à moins que M. Facal ne vous influence au point de vous voir changer d’allégeance politique. En pareil cas, j’en serais fort heureuse ;)

  18. le 17 mai 2007 à 3:22 La plume souverainiste

    @M. Facal
    « […] Certains militants pensent que l’écoute du peuple est synonyme d’opportunisme, de soif de pouvoir et de mollesse des convictions. […] »

    Sur quelles bases fondez-vous cette affirmation ? Certains militants, ou une poignée de militants ? Ou deux ou trois militants ? Parlez-vous de groupuscules en particulier, ou de militants en général ?

    « […] Il serait dommage et injuste qu’une seule erreur de jugement, monumentale il est vrai, efface des années de bon travail qui lui ont mérité l’estime et le respect de ses alliés et même de ses opposants. […] »

    Je ne remets pas en cause le «bon travail» de Gilles Duceppe, seulement pareil manque de jugement ne démontre-t-il pas que le leadership d’un chef soit affaibli ? Comment expliquer qu’un pareil loup de la politique ait commis une telle bévue ? Comment expliquer qu’il n’ait pas pris le temps de rencontrer Pauline Marois comme il était prévu avant de prendre sa décision ? Croyait-il qu’un simple coup de fil aurait déstabilisé Pauline Marois au point où elle se désisterait ? Était-ce un coup de dés bien mal calculé ? Puisqu’elle ne s’est pas laissée impressionnée, puisqu’elle a tout de même plongé, n’est-ce pas plutôt elle qui ait fait montre de courage face à ce comportement ma foi un peu arrogant ?

    « […] André Boisclair. Magnifique comète dont l’échec était la chose la plus prévisible du monde. […] »

    Faut croire que la majorité des membres du Parti québécois qui ont voté pour lui aient été aveuglés par la lumière brillante de cette comète. Moi y compris. Je dois forcément être bête. En quoi était-ce prévisible, dites-moi ? Et à partir de quand surtout, était-ce prévisible ? Vous dites vous-même que « il est toujours facile de reconstituer la logique des événements après coup. »

    Alors pour l’avenir, qu’y a-t-il de prévisible ? C’est que j’aimerais bien le savoir, étant donné mon manque flagrant de jugement… ;)

  19. le 17 mai 2007 à 7:46 Lesdents

    UNE PROPOSITION QUE LE CANADA POURRAIT DIFFICILEMENT REFUSER

    “Certains militants pensent que l’écoute du peuple est synonyme d’opportunisme, de soif de pouvoir et de mollesse des convictions.”

    Malgre tout le respect que j’ai pour vous M. Facal, si votre analyse de ce que le peuple veut vous mene a la conclusion qu’il ne veut pas de l’independance, alors il vaudrait mieux fermer boutique ou proposer une solution de rechange, plutot que de proposer uniquement un “bon” gouvernement.

    Je crains que le PQ aille en campagne electorale avec une proposition conditionelle. Avec un “si”. “Nous allons faire un referendum si (…)”. Il me semble que lorsque l’on veut faire une reforme et que l’on est serieux, on ne dit pas “nous allons augmenter les frais de scolarite si (…)” ou “nous allons reduire les impots si (…)” ou “nous allons instaurer un ticket moderateur si (…)”. Il faut proposer quelque chose et le mettre en oeuvre.

    Au risque de me repeter, si le PQ croit l’independance inaccessible, alors il faut se tourner vers une solution de remplacement. Pourquoi ne pas tenir un referendum sur un Rapport Allaire modernise? Pourquoi ne pas tenir un referendum sur le rapatriement de tous les impots a Quebec? Nous pourrions proposer au Canada, en contrepartie, de nous retirer du programme de perequation, de sorte qu’il n’aurait plus a payer pour nos exces… Comme independantiste “pur et dur”, j’embarque la dedans sans hesiter. Les adequistes, et meme les liberaux ne pourraient vraiment s’y opposer sans perdre leur vernis autonomiste (quoique Benoit Pelletier dirait surement que le fruit n’est pas mur)… Meme le Canada anglais, qui en a plus qu’assez de payer pour nos garderies subventionnes, ne pourrait refuser une telle offre.

    L’approche de Pauline Marois risque de faire du PQ le second parti du statu quo au Quebec, avec les liberaux. Que fera-t-elle pour faire avancer le Quebec? Voila LA question. Jusqu’a maintenant, elle ne propose rien en ce sens. Faisons preuve d’imagination, ou nous sommes condamnes a continuer d’accumuler les reculs.

  20. le 17 mai 2007 à 11:07 nicole

    Je termine un article de “Vigile.net” et je me sens rassurée sur les convictions de Mme
    Marois sur la souveraineté et la manière d’y accéder . Comme mentionnait M. Facal
    ” ouvrons nos fenêtres situées entre les deux oreilles et laissons entrer la confiance en Mme Marois avant de la critiquer.

    Avec marois, la souveraineté ne sera pas renvoyée aux calendes grecques

    http://www.vigile.net/spip.php

  21. le 17 mai 2007 à 14:27 brem

    Plume Souverainiste: par pollution, j’entends amener sur un tiers-blogue une querelle qui n’a absolument rien à voir avec cette tierce partie. Vous constaterez, M. Facal, que ce n’est pas moi qui amène ces sujets polluants sur la table, mais puisqu’on m’interpelle dans ceux-ci, je me permets d’y répondre sur votre blogue. Libre à vous d’agir en conséquence si cela vous déplaît.

    Je ne pollue jamais de blogues. Sachez que j’ai une certaine éthique. Certes j’ai des propos francs et pas toujours partagés par les autres, mais j’essaie de rester pertinent aux sujets discutés sur les blogues.

    Ai-je qualifié M. Boisclair de fou furieux suite au débat des chefs? Je n’en ai aucune idée. Probablement que ce que j’ai dit c’est qu’il avait l’air d’un fou furieux à attaquer de façon aussi aggressive les deux autres débatteurs, en particulier M. Dumont. Je persiste. C’est la perception qu’il m’a laissé. Est-il fou furieux? Pas du tout. Sachez présenter mes propos dans leur contexte, s.v.p. Ayez un peu de rigueur. La partisanerie, on en a assez soupé. D’ailleurs, vous semblez être prête à à peu près tout pour accéder à la souveraineté. Vous voyez, c’est les gens comme vous que je crains. Prêts à n’importe quel compromis pour accomplir une utopie.

  22. le 17 mai 2007 à 15:48 La plume souverainiste

    @Brem
    Merci de vos précisions au sujet de votre perception de M. Boisclair.

    Permettez-moi toutefois de préciser que je ne suis pas prête à tout pour accéder à la souveraineté, mais tout de même prête à beaucoup. Je crois que ce n’est qu’une fois que le Québec sera indépendant que nous serons en mesure de nous choisir un gouvernement à l’image de notre culture, de nos valeurs. Même si le PQ n’est pas en mesure de répondre à toutes les attentes des Québécois, nous aurons toujours le loisir de choisir un autre parti politique pour nous gouverner sitôt que nous serons un pays. Devrons-nous tourner à nouveau nos épinglettes du PQ à l’envers pour que vous compreniez cela ? Ne croyez-vous pas qu’il sera enfin possible de nous consacrer uniquement qu’aux enjeux qui nous préoccupent tous, en ayant tous nos pouvoirs, toutes nos lois ?

    En quoi suis-je si effrayante ? En défendant ardamment mes convictions ?

    L’utopie ne réside pas en le projet de souveraineté, mais bien en ce concept flou autonomiste de l’ADQ.

  23. le 17 mai 2007 à 16:18 nicole

    @ Brem
    Je vous cite” Prêts à n’importe quel compromis
    pour accomplir une “utopie”
    Vous vous exprimez comme si vous aviez la certitude que la souveraineté est une utopie.
    En avez-vous vraiment la certitude que c’est une “utopie” ? NON! Vous auriez dû écrire que c’est SELON VOUS , selon votre perception personnelle seulement. Tout comme c’est votre perception personnelle ce que vous avez écris sur M. Boisclair. Nous , les souverainistes nous y croyons et c’est notre perception que c’est parfaitement possiblede la faire .

  24. le 17 mai 2007 à 16:53 Lucie

    « le 16 mai 2007 à 22:33 H. Dufort
    Nous vivons un moment unique dans l’Histoire du Québec, où le deux tiers des députés élus à l’Assemblée Nationale sont soit autonomistes, soit souverainistes. Ils devraient donc mettre leurs différences de côté et décider d’unir leurs forces… » … pour que, … le Québec fasse un grand pas en avant. »

    Bien d’accord.
    M Facal devrais se joindre à l’équipe de l’ADQ le plus tôt possible. Son expérience ministérielle leur sera bénéfique, indispensable, incontournable.
    En plus, M Dumont est un type bien, de famille comme M Facal.

  25. le 17 mai 2007 à 17:14 H. Dufort

    @Lucie,
    je vois que vous reprenez mes écrits pour les interpréter à votre façon! Je n’ai jamais demandé à monsieur Facal de rejoindre l’ADQ…

  26. le 17 mai 2007 à 17:28 La plume souverainiste

    Le PQ et l’ADQ souhaitent essentiellement la même chose, rapatrier tous nos pouvoirs. La seule solution viable et logique selon moi se trouve en l’indépendance du Québec. Est-ce nécessaire de répéter l’histoire ? Se river le nez encore une fois aux portes closes à Ottawa ? Quelle perte de temps.

    Autonomie, indépendance, souveraineté, séparation… Ce n’est qu’une question de sémantique.

  27. le 18 mai 2007 à 14:36 brem

    La souveraineté qui règle tous nos problèmes, vous trouvez pas que ça sent l’utopie vous?

    Comme si en coupant tous les ponts avec notre passé, l’avenir serait beau et meilleur.

    Désolé, je ne crois pas à la magie :)

  28. le 18 mai 2007 à 17:50 Patrick

    @ Brem

    ”La souveraineté qui règle tous nos problèmes, vous trouvez pas que ça sent l’utopie vous?”

    Effectivement c’est utopique mais la souveraineté règlera effectivement un problème majeur au Québec soit ”faire face à la réalité de nos moyens et arrêter la gestion court terme de l’État.”

    Pourquoi? parce que présentement on ne sait jamais d’avance quelle est la tendance du fédéral sur les dépenses ”Pouvoir de dépenser”.

    On peut budgeter pour X temps mais il n’est pas dit qu’un changement de gouvernement fédéral ne changera pas la donne comme se fût le cas en 1995 avec des coupures de 50% en santé ou cette année avec des dépenses record sans appel d’offre au budgets de la défense.

    À chaque fois qu’il y a changement en calcul de péréquation (et il y en aura d’autre c’est sûr) c’est tout l’ensemble des dépenses provinciale qui doit être revu.

    Avec tout nos moyens financier de notre côté on peut avoir une meilleure vision de ce qu’on peut faire et de ce qu’on ne peut pas faire et il y aura uniquement les fluctuations de l’économie qui auront un impact tandis que maintenant on a en plus les fluctuations du bon vouloir d’Ottawa.

  29. le 18 mai 2007 à 22:37 brem

    Patrick: C’est parce que le Québec profite de la péréquation. On est une des provinces pauvres. Donc quitter le Canada, selon ce seul argument, c’est comme si on en sortait perdant.

    Tu crois vraiment qu’un Québec souverain changerait sa façon de gérer à court terme? C’est le lot de toute démocracie, je vois pas en quoi ça serait mieux.

  30. le 19 mai 2007 à 8:22 AntiPollution

    Plutôt que brammer :
    Pourquoi le Québec n’imiterait-pas la Suède, petit pays de 9 millions de pop., pays très social-démocrate, qui a un des fardeaux fiscals le plus lourd au monde mais qui enlevé presque tous les impôts et autres irritants monétaires pour ses entreprises ?

    De plus ce petit pays fabrique des avions de combat pour sa propre armée (Saab) ainsi que des autos : Saab et Volvo

    Comment la Suède en est arrivée là ?
    Parce qu’elle est indépendante, point !

  31. le 19 mai 2007 à 8:25 AntiPollution

    Oups…lapsus, brammer s’écrit avec un seul m

  32. le 20 mai 2007 à 12:33 Patrick

    @ Brem,

    La question n’est pas de savoir qui à court terme est gagnant, il faut voir plus loin que le bout de son nez.
    Dans bien des cas des changements au Québec ne peuvent se faire sans le fédéral: privé en santé, immigration, programme sociaux etc.

    Un exemple est le jeune adulte qui vit chez ses parents, certaines règles l’empêche de faire ce qu’il veut, mais la question de savoir s’il est plus riche à vivre chez ses parents ou à se prendre en main est facile à répondre, oui il est plus riche à vivre chez ses parents (en plus quand il le faut papa et maman sont là pour aider, tout est facile). Moi ça fait 12 ans que je ne vis plus chez mes parents et oui les débuts ont été difficile mais aujourd’hui je suis plus responsable et plus riche.

    Voilà pourquoi le Québec doit devenir souverain, pas pour être gagnant demain matin mais pour l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants.

    Bien sûr les individualistes qui ne pensent qu’à faire plus d’argent en payant moins d’impôt et en polluant pour pouvoir plus consommer ne verront jamais ce besoin de responsabilité envers les générations à venir. Heureusement pour eux les générations précédentes qui se sont battus pour que leurs enfants soient plus scolarisé et plus en santé n’avaient pas la même mentalité qu’eux.

  33. le 20 mai 2007 à 13:51 Alexandre

    @ Patrick

    Au sujet du pouvoir fédéral de dépenser (qui doit être encadré à mon avis), citer le fait que le présent gouvernement dépense de fortes sommes à la défense est non-pertinent. La défense est une compétence fédérale non? Alors, libre à lui de dépenser comme il le veut. Ceci dit, je ne cautionne pas cette décision non plus.

    @ Antipollution

    La Suède est en effet un modèle très intéressant. Saab, Volvo et Eriksson sont des compagnies reconnues mondialement. Le Québec a Bombardier, le Cirque du Soleil, CAE et Alcan, des compagnies reconnues mondialement. Comment, le Québec et la Suède en sont-ils arrivés là? Avec des entrepreneurs visionnaires qui ont su gravir les étapes pour faire de leurs entreprises des leaders mondiaux, souveraineté ou pas.

    Monsieur Facal,

    lors de derniers mois menant à la sélection du chef du PQ en 2005, j’étais à l’étranger. Moi et un ami toujours au Québec discutions durant la semaine menant au vote et nous étions tous deux d’avis que M. Boisclair, malgré son intelligence, ne dirigerait pas le PQ vers la victoire. Le vote tenu et Boisclair élu, nous étions plutôt perplexe quant à la décision des membres du PQ. Alors, je partage votre avis que la chute de Boisclair était prévisible.

    Je ne partage pas le rêve des souverainistes de voir le Québec indépendant. Malgré cela, lors de votre départ de la politique en 2003, j’étais déçu car vous êtes à mon avis l’un des rares à avoir tenter de recentrer le parti vers la droite. La logique s’en suivi, vous avez été signataire du Manifeste pour un Québec lucide. Peu importe que vous soyez à HEC ou au PQ, votre contribution demeure significative.

  34. le 20 mai 2007 à 14:59 AntiPollution

    @Alexandre,
    Tous le monde sait qu’un pays qui investi dans sa propre défense comme la Suède, la France ou les USA fait augmenter les budgets de recherches et en plus de produire ses propres équipements sur son territoire crée beaucoup d’emplois bien rénumérés.
    De plus, la Suède, ce petit pays, n’a pas à se battre contre d’autres provinces i.e l’industrie automobile totalement concentrée en Ontario ou encore l’aéronautique domaine que le Québec DOIT partager et avec l’Ontario et avec d’autres provinces.

    Comment la Suède en est arrivée là ?
    Parce qu’elle est indépendante, point !

  35. le 20 mai 2007 à 16:06 Patrick

    @ Alexandre,

    ”Au sujet du pouvoir fédéral de dépenser (qui doit être encadré à mon avis), citer le fait que le présent gouvernement dépense de fortes sommes à la défense est non-pertinent. La défense est une compétence fédérale non? Alors, libre à lui de dépenser comme il le veut. Ceci dit, je ne cautionne pas cette décision non plus.”

    Ce n’est pas non-pertinent, si l’argent est mal dépensé à Ottawa, il est facile de dire que le Québec est dépendant du Fédéral, parce que les taxes que les Québécois envoi à Ottawa pourraient être mises ailleurs. Plus le fédéral dépense mal, plus le Québec est privé de ses propres ressources (la moitié de tout ce que l’on paie comme Québécois nous revient au bon gré du Fédéral ou bien se retrouve dans des budgets augmentés (ministère de la Défense). N’oubliez jamais qu’il s’agit de notre argent aussi.

  36. le 20 mai 2007 à 20:42 Alexandre

    @ Patrick

    Je maintien mon propos, le débat sur le déséquilibre fiscal et sur le dit “pouvoir de dépenser” du gouvernement fédéral ce rapporte au “pouvoir de dépenser” DANS LES CHAMPS DE COMPÉTENCE PROVINCIALE. Je vous suggère d’aller lire les excellents rapports publiés sur le site de la Commission sur le déséquilibre fiscal.
    On peut débattre de la gestion du budget militaire, mais pas l’inclure dans un débat sur le pouvoir fédéral de dépenser…à moins que vous adoptiez une définition différente du consensus établi.

    Ensuite, je vous cite: “le Québec est privé de ses propres ressources”. Comment en arrivez-vous à ce constat? Le Québec recoit 5 milliards par année en péréquation, le gouvernement fédéral a plusieurs millier d’employés au Québec, etc. Recevons nous moins de services offerts par le gouvernement fédéral, comparativement aux autres provinces du Canada?

    @ Antipollution

    L’industrie de l’automobile est à l’Ontario ce que l’industrie aéronautique est au Québec. Le Québec ne DOIT pas partager avec les autres provinces. C’est une question d’avantages comparatifs.

    Votre analyse est simpliste…tout va mal car le Québec n’est pas indépendant. Une industrie se développe selon plusieurs paramètres. Le Québec est fort en aéronautique car il a un régime fiscal favorisant la R&D, chose primordiale dans l’aéronautique. De plus, grâce à l’ETS, l’école Polytechnique, l’école nationale d’aéronautique à St-Hubert, etc, nous avons une masse critique de travailleurs qualifiés pour designer, construire et entretenir des avions et hélicoptères. Enfin, l’accès à l’aluminium, produit essentiel en aéronautique, est aussi favorable au Québec où se concentre la production de ce produit.

  37. le 21 mai 2007 à 11:05 Jeanturg

    @AntiPollution et @ La plume souverainiste
    Si c’est une aberration que d’avoir des sympathies adéquistes et de les exprimer ici ou ailleurs sur d’autres blogues péquistes, moi je dis merde à ce parti et je lui renvoie ma carte de membre vite fait. Mais qu’est-ce que que ces blogues dont on se plaint ici qu’ils seraient «pollués» par des gens qui ne pensent pas comme soi ou qui l’écrivent un peu trop haut ? Si vous ne voulez pas être contredits ou contrariés, écrivez-vous entre vous, coupez-vous du reste du monde, comme au PQ, et puis faites aussi l’indépendance entre vous, ce sera plus vite fait ! Sectaires !

    @ La plume souverainiste
    Ce n’est pas parce que vous n’avez pas vu venir la catastrophe Boiscair qu’elle n’était pas prévisible. Moi qui vous écris, j’ai renouvelé ma carte de membre pour avoir le privilège de voter contre lui en 2005, et me suis tapé très fort la tête contre le mur quand on a annoncé sa victoire. Oui, c’était prévisible. Parfaitement ! Non, ce n’est bien sûr pas un imbécile. La question n’est pas là ; mais comme l’écrit ici M. Facal, «le manque d’expérience et de solidité» filtrait clairement à travers l’effet de mode.

  38. le 21 mai 2007 à 11:47 La plume souverainiste

    @Jeanturg
    D’abord je n’ai jamais dit ou écrit qu’il soit aberrant d’avoir des sympathies adéquistes. N’en demeure pas moins que je sois convaincue que le concept flou d’autonomie me semble bien plus utopique que le projet de souveraineté, et j’ai le droit de l’exprimer. Ensuite sachez que j’ai toujours été ouverte aux échanges d’idées, au dialogue, aux débats. Sectaire ? Moi ? J’aurai tout entendu…

    Au lieu de me tirer des roches, vous devriez peut-être prendre le soin de me demander de clarifier mon opinion. Pareilles accusations gratuites sont franchement non nécessaires et non souhaitables. Ce sont ces montées de lait inutiles qui «polluent» les blogues, justement. Vous m’attribuez des intentions et des propos qui ne sont pas les miens. Un peu de rigueur, S.V.P.

    Tant mieux si, comme M. Facal, vous avez été plus perspicace que d’autres, seulement je me demande bien si vous considérez tous ceux qui ont voté en majorité pour Boisclair lors de la dernière course au leadership comme des imbéciles parce qu’eux, n’ont pas vu cette catastrophe venir et ont cru en lui. Voilà tout. Je trouve particulièrement facile de dire après coup que c’était «prévisible». Tout se déroule tellement rapidement en politique, ma foi, que j’ai bien de la difficulté à prévoir l’avenir.

  39. le 21 mai 2007 à 14:28 AntiPollution

    @Jeanturg
    Il y a beaucoup d’anti-souverainistes qui essayent de nous faire croire qu’ils étaient sincères lorsqu’ils se sont procuré au coût de 5$ une carte du PQ. Je pourrais faire la même chose avec une carte de l’ADQ ou du PLQ et la déchirer en public, pour faire un spectacle et attirer l’attention. Je pourrais faire comme vous et répondre avec un pseudo et ajouter le genre de commentaires dont vous êtes si friands.
    Pour moi, noyauter les blogs=polluer les blogs et la seule fois que j’ai utilisé le terme est :
    “le 14 mai 2007 à 19:32 AntiPollution
    Bonjour M. Facal,
    Ne vous laissez pas distraire par des Gebello ou des André Pratte de ce monde. Simplement de la pollution !”

  40. le 22 mai 2007 à 14:15 Jeanturg

    @ AntiPollution et @ La plume souverainiste
    J’ai commis la faute de vous adresser conjointement une partie de mon dernier message, pensant que saviez suffisamment bien lire l’une et l’autre pour y prendre à votre compte la partie qui vous concernait. Je vais donc essayer de me ratrapper en précisant ma pensée.

    Ce que je déplore chez vous deux, c’est le relent de McCarthysme, qui est une forme de «sectarisme», et qui transpire à travers vos propos : c’est-à-dire des procédés tels que la discussion que vous entretenez sur la pureté de l’idéologie plutôt que sur les idées elles-mêmes ; le procès d’intention ; la charge de culpabilité par association, etc… Par exemple, c’est bien vous, Plume souverainiste, qui avez écrit : «… je vois bien mal comment un blogueur règle générale plutôt mordant voire même intransigeant assure que ses propos ne soient pas liés à ses allégeances politiques.» Et comment cela ?

    Il faut entendre les gens tout en présumant qu’ils sont sincères, autrement, à quoi bon discuter avec des menteurs ou des tricheurs. Ça n’a plus aucun intérêt. On dit que la bonne foi se présume, mais pas au tribunal de McCarthy. D’ailleurs, un blogue n’est pas un tribunal où l’on doive déterminer si les gens disent la vérité ; ce sont les arguments seulement qui méritent d’être considérés. Quand bien même les idées ne seraient pas sincères, la logique des arguments, elle, peut toujours se discuter raisonnablement. Et tant pis pour les tricheurs !

    Et c’est vous, Plume souverainiste, et pas AntiPollution, qui avez utilisé le mot «polluer» - Notez que ce n’est pas l’emploi particulier de ce mot que je déplore, mais le contexte dans lequel vous l’avez utilisé, comme je viens de vous l’expliquer. Et parce que j’affirme que je ne trouve pas [pour autant] que Boisclair est un imbécile, vous en profitez pour insinuer que je n’en considére peut-être pas moins comme des imbéciles tous ceux qui ont été ses partisans. Et comment cela, s’il-vous-plaît ?

    Voyez-vous ce que je voulais dire ? Ça ne tient pas debout ; vous donnez dans le procès d’intentions et vous me faites dire ce que je n’ai pas dit.

    Je ne vous «tire pas de roches» ; je dénonce seulement le «McCarthisme» dès que j’en aperçois les traces, parce qu’il est, à mon avis inutile et surtout dangereux. Il faut bien appeller un chat un chat ; et quand je dis merde au parti, il ne faudrait pas non plus que vous en fassiez une affaire personnelle. Et puis je n’ai pas dit non plus que vous aviez écrit que c’était une aberration d’avoir des sympathies…etc ; j’ai écrit : « Si c’est une aberration…» - et c’est donc moi qui l’imagine, mais je l’imagine à ce moment-là, parce que c’est ce qui se dégage de l’ensemble de vos interventions, à vous et à AntiPollution, et pour les raisons que vous connaissez mieux maiintenant, j’espère.

    D’autre part, j’ai retrouvé dans le discours de Antipollution beaucoup des procédés qui ont rendu le personnage de McCarthy tristement célèbre. Et pour vous en convaincre, chère Plume souverainiste, relisez sa réponse du 21 mai à mon endroit, ci-haut. Il reprend ce que j’avais d’abord écrit en le retournant contre moi et en me prêtant des intentions coupables de fausse représentation et en m’accusant de coupabilité par association avec «l’ennemi».

    Cher AntiPollution, je m’appelle Jean Turgeon - vous voyez que je me cache moins bien que vous derrière mon pseudonyme -, j’ai 56 ans et je suis membre du parti depuis, peut-être bien, avant même que n’ayez vu le jour ; et j’ai toujours voté PQ depuis - et même avec Boisclair à la tête du parti ; et OUI aux référendums de 80 et de 95 ; et NON à Charlettown. Alors arrêtez, je vous prie, votre chasse aux sorcières. Si vous avez vos entrées dans le parti, allez-y ! Contrôlez ! Je suis en règle ! Et tout ce que j’ai dit était vrai et sincère.

    Mais comment voulez-vous, tous les deux, avoir un débat d’idées quand l’intégrité des individus ou la pureté de leur idéologie est ainsi mise en cause dès le départ ? Et voilà pourquoi, Plume souverainiste, je ne vous ai pas demandé plus de précisions sur vos opinions. Avant de discuter, il faut d’abord s’entendre sur les règles de cet exercice. Or - et c’est bien ce que je vous reproche - vous n’avez pas respecté ces règles, et pour les raisons que vous savez.

    J’espère avoir été plus rigoureux, ce coup-ci - mais c’est aussi plus long ! Excusez-moi.

  41. le 22 mai 2007 à 15:16 Patrick

    J’avoue personnellement que j’ai voté pour Boisclair et je suis en désaccord avec ceux qui disent que son échec était prévisible. Je vous explique mon choix:

    Ce que je voyais de positif:

    1. - Je savais que Boisclair s’éloignerait des syndicats et c’est le principal argument que j’avais pour (notez bien que je n’ai rien contre les syndicats, mais plusieurs de mes proches souverainistes ” dur” et qui sont de centre ont votés ADQ en 2003 parce qu’ils trouvaient le PQ devenus trop à Gauche. Le choix de Mme Marois m’apparaissait plus à gauche encore que M. Landry, donc le pire des choix.

    2. - Boisclair étant moins un vieux de la vieille je pensais qu’il ferait plus de place aux nouvelles personnalités et aux nouvelles idées du PQ qui sont plus adaptés aux réalités modernes (M. Facal et les lucides entre autre). Malheureusement le programme était trop rigide pour tourner les coins un peu plus rond comme je l’avais espéré.

    Maintenant que M. Facal et M. Legault ont appuyés Mme Marois, je me sens rassuré devant ce couronnement qui m’apparaissait au départ comme la victoire de la gau-gauche. Je ne comprends toujours pas par contre pourquoi Mme Marois est-elle dans le SPQ libre?

  42. le 22 mai 2007 à 17:16 La plume souverainiste

    @Jeanturg
    Vous me voyez particulièrement triste de vous lire, en insistant ainsi sur le terme «sectaire». J’échange régulièrement avec des gens de toutes allégeances politiques, des anglophones, de différentes communautés culturelles aussi, afin de mieux comprendre leur point de vue politique. Vous vous référez à bien peu de choses pour m’accuser ainsi, à mon commentaire à Brem ? Si vous connaissez bien le blogueur, avouez qu’il était plutôt étonnant de le voir du coup aussi «mielleux» dans un commentaire alors que ce n’est pas du tout ce qui le caractérise habituellement. D’un côté de la blogosphère il semble s’identifier solidement à l’ADQ, et de l’autre il s’affiche neutre ou indécis. Tant qu’à moi, cette pseudo objectivité m’a parue peu crédible. Je me suis peut-être trompée, mais faudrait pas en faire toute une histoire ! De plus, oui, je crois bien sûr que nos allégeances politiques «colorent» nos propos en un sens, influencent certainement notre pensée. Là-dessus, je persiste et je signe. Personne ne peut être totalement «objectif», c’est tout à fait normal (et prouvé) et ce serait hypocrite pour quiconque de prétendre le contraire. Nous sommes entre autres influencés en partie par notre mode de vie, notre classe sociale, nos expériences personnelles et professionnelles, notre éducation, notre scolarité, notre culture, etc. Bref, bien des facteurs externes à nous nous façonnent.

    Vous avez tout à fait raison quant à la logique des arguments, et j’essaie d’adopter un minimum de rigueur lorsque j’étaye justement mes pensées. Si mes propos sont mal interprétés, j’y apporte des précisions. Si je suis jugée injustement, que puis-je faire alors ?

    Quand je vous demande si vous considérez la majorité des militants qui ont voté pour Boisclair lors de la dernière course à la chefferie comme des «imbéciles», c’est suite à votre affirmation que vous, vous croyiez que la défaite était si prévisible. Je ne vous accuse de rien, je vous pose la question. Si c’était si prévisible, comment expliquer que tous ceux qui ont voté pour lui ne l’on pas vu venir sinon qu’ils soient des idiots, des ignares ? Vous ne m’avez toujours pas répondu, et M. Facal non plus (qui ne semble pas souvent répondre aux questions des commentateurs), soit dit en passant. Pourquoi n’y a-t-il que vous et M. Facal qui l’ont vu venir, et pas les militants ? Êtes-vous à ce point plus persipacaces que les militants ? Et l’ADQ à l’opposition officielle, vous l’aviez vu venir aussi ? Quoi d’autre encore ? J’ai été surprise de lire M. Facal à ce sujet, surtout lorsqu’il affirme lui-même qu’il soit justement facile de dire ce genre de chose après coup. Je peux aisément arriver à des conclusions similaires que vous aujourd’hui, mais seulement après analyse des événements passés, après analyse de la couverture médiatique, après analyse des réflexions que j’ai entendues ici et là, après analyse de ce qui s’est déroulé sur le terrain, etc. Si j’avais eu connaissance de tout cela avant de voter, certainement, j’aurais pu aussi prévoir la défaite de Boisclair.

    Et pour les règles, chacun est libre de s’en définir, merci. J’ai les miennes et vous les vôtres, nous sommes en espace libre à ce que je sache, et libre à vous d’engager le dialogue avec moi ou pas si vous persistez à me juger ainsi.

    Pour Antipollution, il est assez grand pour répondre de lui-même, pour assumer ses propres idées et opinions. Je ne suis en aucun cas responsable de ce qu’il écrit sur les blogues, et vice versa. Arrêtez de nous mettre dans le même panier S.V.P. Pour ma part, je n’ai jamais remis en cause votre intégrité.

  43. le 22 mai 2007 à 19:42 Jeanturg

    @ Plume souverainiste
    Vous êtes, bien entendu, libre de penser et d’exprimer tout ce que bon vous semble, Là n’est pas la question. Seulement, cela dit, il est permis d’en remettre en cause les fondements. Or, pour moi, je place au premier rang des prémisses à respecter, la bonne foi ; ce qui implique en retour, de la part du lecteur, que tout ce qui est avancé par l’autre l’a été de bonne foi. Sinon je ne vois pas, comme je vous l’écrivais, à quoi servirait d’aller plus loin. Et même dans le cas d’une tricherie avérée, on devrait selon moi continuer sur cette même base ou cesser le dialogue, carrément, Car on peut répondre à des arguments fallacieux en les mettant à l’épreuve au moyen d’un argumentaire plus serré, tandis que présumer de la mauvaise foi de son interlocuteur nous conduit inévitablement à tourner en rond. Et, dès lors, il ne s’agit déjà plus d’une discussion : on perd seulement son temps.

    Bien sûr, comme vous le dites, il s’agit bien d’un espace libre, mais, à mon avis, ce n’est pas une raison pour y perdre son temps. D’autant qu’il peut arriver à quelqu’un de mal s’exprimer et de revenir sur ses propos, ou tout simplement de balancer encore entre deux opinions, comme c’était, je crois le cas de votre interlocuteur Brem. Mais je peux me tromper sur lui et cela ne changerait rien à ma position là-dessus, parce que, s’il frime, c’est lui qui y perdra le plus.

    Vous ferez comme vous voudrez, mais moi, je persiste aussi à croire que plus de rigueur en matière de bonne foi, comme je l’ai définie, est un élément primordial pour améliorer le niveau des échanges sur quelque blogue que ce soit. Voilà.

    Je vous rappelle d’autre part que j’ai commencé ma dernière réponse en admettant que j’avais commis l’erreur de ne pas avoir pris soin de départager vos propos et ceux de AntiPollution. Je remarque cependant que même en étant plus attentif sur ce point, je vous ai quand même écrit à tous les deux encore une fois. Veuillez excuser cela, s’il-vous-plait. C’était pourtant ce qui surtout avait motivé ma réponse.

    Ne vous fixez pas trop non plus sur le terme «sectaire». J’ai assez dit ce que j’entendais par là, et je continuerai à appeller un chat un chat. Cependant, si vous ne vous reconnaissez pas dans le sens précis que j’ai donné à ce mot (l’argumentaire McCarthyste), eh bien, c’est que le chapeau ne vous va pas. J’en serais fort aise et j’en fais ici par avance amende honorable.

    Et cela vaut également pour le mot «imbécile» - que je n’ai utilisé que pour dire que Boisclair n’est était pas un. Pourquoi devriez-vous vous sentir ainsi insultée par le seul fait que vous n’avez pas vu venir une catastrophe annocée, ou que d’autre, en tout cas, ont vu venir ? Ce n’est pas être imbécile que de commettre une erreur d’appréciation ou de jugement. Croyez-vous que Facal n’en a jamais faite ? Coyez-vous que je n’en ai jamais commise à mon tour, tout devins que nous soyons ? Il nous arrive à tous un jour d’être «dans le champs», comme on dit ; d’autres fois, on voit plus juste ; et quelques fois - beaucoup plus rarement -, il est vrai - il arrive même que l’on voie ce qui ne peut manquer d’arriver et que les autres pourtant, sans être des imbéciles, ne voient pas. À tous, cela arrive ! Et à vous y compris, j’en suis persuadé. Comment expliquer cela ? C’est comme ça ! Et je suis bien au regret de vous dire que je n’en ai aucune idée, je veux dire, exactement… Cela… se sentait… Ça crevait les yeux ! Si cela vous arrange, dites-vous que c’était seulement de la chance, votre explication vaudra bien la mienne. Mais c’est un fait. Pour l’ADQ, j’étais moins sûr, mais je n’étais pas loin. En tout cas, j’ai écrit sur le blogue de M. Auger que, même si la chose paraissait alors improbable, l’ADQ pourrait bien former le prochain gouvernement minoritaire. Improbable mais possible, voilà ce que j’ai écrit. Là, je suis tombé un peu moins juste, mais j’étais aussi moins certain.

    Mais je vais vous en conter une bien meilleure ; vous me croirez si vous voulez : Je suis revenu exprès d’un voyage en Grèce en novembre 1976, pour assister à la première victoire électorale du PQ que je savais certaine, alors que tout le monde, encore aujourd’hui, affirme avoir été complètement surpris par l’événement. Mais cette fois j’ai une explication : J’étais à l’étranger, et donc, je ne pouvais suivre la campagne sur le terrain au jour le jour. Cependant je lisais les journaux, assidûment. Et c’est par eux que j’ai senti que la victoire était proche. Les journalistes, les chroniqueurs, l’avient tous écrit, mais sans le savoir… entre les lignes. Je sais que c’est une belle histoire, mais le plus drôle c’est qu’elle est vérédique. J’ai des témoins - qui ne m’ont pas plus cru sur le coup, bien sûr, seulement après coup. Et je vous jure que je ne suis pas devin. Ces choses-là arrivent, vous savez. Nous ne sommes pas dans le domaine des sciences exactes ; et puis ça ne change même pas le monde. Un jour, ce sera voutre tour !

  44. le 22 mai 2007 à 20:43 La plume souverainiste

    Eh bien, vous me voyez en accord avec la plupart de vos propos. Votre anecdote me porte à réfléchir en un sens. Considérant que je suis membre au Pq depuis l’arrivée d’André Boisclair (c’est lui qui a signé ma carte d’adhésion) et que j’aie eu le nez collé sur le Parti québécois depuis ce jour et que j’aie été davantage proche de l’entourage de Boisclair, je me rappelle la nécessaire distance à prendre pour mieux y voir clair. J’ai grandement apprécié les idées d’André, je croyais sincèrement au renouveau qu’il proposait plus que nécessaire. C’est lui qui m’a inspirée, m’a motivée à m’intéresser davantage à la politique, à m’impliquer aussi…

    Il est vrai que si, entre autres choses, j’avais mieux écouté les gens de mon entourage, les collègues de travail de mes parents (Rive-sud) qui ne parlaient que de Dumont, «lui, il dit les vrais affaires !», «moi, je l’aime bien, Mario», j’aurais sans doute été justement plus perspicace et aurais ainsi pu juger de la situation sous une autre loupe. Tout comme chacun des militants impliqués sur le terrain auprès d’un candidat, et peu importe de quel parti politique, qui croient sincèrement en leur poulain et ont en quelque sorte la vue brouillée étant donné l’enthousiasme que l’on connaît aux campagnes électorales dans chacune des organisations, je n’ai de toute évidence pas assez vu clair.

    Alors, sachez que cet échange avec vous n’aura pas été vain en ce qui me concerne et qu’il aura eu au moins ceci de bon, questionner mon esprit de synthèse et d’analyse que je tâche d’entraîner chaque jour ;) En espérant que nous reprendrons ultérieurement le dialogue sur de nouvelles et de meilleures bases…

  45. le 23 mai 2007 à 11:59 Jeanturg

    @ La plume souverainiste

    À la bonne heure !

  46. le 07 juin 2007 à 20:39 AntiPollution

    Jeanturg a écrit :

    Si c’est une aberration que d’avoir des sympathies adéquistes et de les exprimer ici ou ailleurs sur d’autres blogues péquistes, moi je dis merde à ce parti et je lui renvoie ma carte de membre vite fait. Mais qu’est-ce que que ces blogues dont on se plaint ici qu’ils seraient «pollués» par des gens qui ne pensent pas comme soi ou qui l’écrivent un peu trop haut ? Si vous ne voulez pas être contredits ou contrariés, écrivez-vous entre vous, coupez-vous du reste du monde, comme au PQ, et puis faites aussi l’indépendance entre vous, ce sera plus vite fait ! Sectaires !

    Et je vous répond Jeanturg….

    @Jeanturg
    Il y a beaucoup d’anti-souverainistes qui essayent de nous faire croire qu’ils étaient sincères lorsqu’ils se sont procuré au coût de 5$ une carte du PQ. Je pourrais faire la même chose avec une carte de l’ADQ ou du PLQ et la déchirer en public, pour faire un spectacle et attirer l’attention. “Je pourrais faire comme vous et répondre avec un pseudo et ajouter le genre de commentaires dont vous êtes si friands.”
    Pour moi, noyauter les blogs=polluer les blogs et la seule fois que j’ai utilisé le terme est :
    “le 14 mai 2007 à 19:32 AntiPollution
    Bonjour M. Facal,
    Ne vous laissez pas distraire par des Gebello ou des André Pratte de ce monde. Simplement de la pollution !”

    -M.Turg…,
    Je n’aie fais que riposter à votre attaque sortie de nulle part car jamais je ne vous avais adressé un commentaire auparavent….sectaires…. avouez que vous nous avez fait, vous aussi, un procès d’intention.

    J’ai écris aussi : Je pourrais faire comme vous et répondre avec un pseudo et ajouter le genre de commentaires dont vous êtes si friands.”
    Là encore, je riposte à vos bons mots tels que sectaires….

    En ce qui concerne mon âge, le jeune de 56 ans, j’étais au Petit Colisée de Québec au congrès du PQ au début des années 1970, à titre de délégué.

    Question : maintenant que Monsieur André Boisclair n’est plus là, allez-vous demeurer au Parti Québécois ?