Le retour du boomerang
23 octobre 2008 par Joseph Facal
Nicolas Sarkozy a donc confirmé ce qu’il laissait entendre depuis des mois.
Notre relation avec la France est toujours «privilégiée», mais son camp est désormais celui de l’«unité canadienne».
Les souverainistes lucides ont bien vu la gravité de l’affaire. Les souverainistes mêlés étaient dans leurs petits souliers. Et on trouvera toujours des fédéralistes québécois pour jouir quand le Québec se fait dire de prendre son trou.
On a beaucoup expliqué la position du président français par ses amitiés particulières et sa propension à parler avant de réfléchir. Quand vous voulez en plus moraliser le capitalisme planétaire, vous n’avez évidemment rien à foutre du Québec.
Il a aussi dû se dire qu’il avait plus à gagner du côté canadien. Pourtant, sitôt qu’il s’est envolé pour aller jaser des «vraies affaires» avec un George Bush dont les boîtes sont déjà faites, Stephen Harper fit savoir qu’il ne voulait rien savoir de la croisade sarkozienne.
Au-delà de Sarkozy, mettez-vous cependant un instant à la place de la classe politique française qui nous regarde. Voici un sympathique peuple québécois qui flirte depuis quarante ans avec l’idée de faire la souveraineté.
Une fois sur le bout du plongeoir, ce peuple décide, deux fois plutôt qu’une, de redescendre piteusement les marches de l’escalier pour s’emmitoufler dans sa serviette. Vous reviendrez nous voir quand vous serez sérieux, se disent les politiciens français.
De vous à moi et au risque de paraître un peu provocant, peut-on vraiment les blâmer d’être un petit peu agacés à force d’être continuellement questionnés sur les atermoiements de ce drôle de peuple, décidément plus nationaliste en paroles qu’en actes ?
On peut aussi se demander pourquoi les souverainistes n’ont pas répondu sèchement au président français de se mêler de ses affaires.
Les choses sont malheureusement plus compliquées que cela. Depuis des lunes, les souverainistes n’ont cessé de demander aux politiciens français de se mêler des affaires canadiennes en donnant leur appui à la souveraineté.
Logiquement, on ne peut demander à quelqu’un de parler pour dire ce qu’on veut et lui intimer ensuite de se taire quand il dit ce qu’on ne souhaite pas entendre. Les boomerangs ont parfois la fâcheuse habitude de revenir. Et c’est un souverainiste qui vous le dit.
Je mesure certes le rôle-clé de la France dans l’éventuelle reconnaissance d’une déclaration québécoise de souveraineté. Je sais aussi tout ce que la maigrichonne politique internationale du Québec doit à la France.
Je dis seulement qu’il était déjà assez imprudent de mettre tous les œufs souverainistes dans le panier français. S’il faut en plus que le panier soit percé…
Personnellement, il y a peu de choses que je trouve plus dérisoires que de voir les leaders souverainistes rechercher frénétiquement la «petite phrase» du grand frère français qui les rassure périodiquement que leur dossier est encore actif à Paris. Inévitablement, le jour où la «petite phrase» n’est plus celle que l’on attend, c’est le drame.
Au-delà de son importance objective, il y a, dans notre rapport politique à la France, quelque chose de névrotique et de malsain, qui a des relents coloniaux. Un peu comme l’écrivain québécois qui a le sentiment qu’il est vraiment «arrivé» quand il est publié à Paris. Quand les «grands» lui font une petite place au bout de la table.
Si un jour les Québécois se décident vraiment à faire la souveraineté, le reste du monde suivra. Le problème est ici et nulle part ailleurs.
42 réponses à “Le retour du boomerang”

Le boomerang fut lancé par Charles de Gaulle en 67.
Excellent texte M. Facal, j’aime bien la métaphore du gars sur le tremplin. Quand a l’ami Sarkozy on peut dire au départ qu’il n’est pas d’une impartialité claire vu ses liens avec les Desmarais alors toute déclaration de sa part perd de son objectivité. Les fédéralistes peuvent bien dire ce qu’ils veulent, si Ségolene Royal serait au pouvoir ses propos auraient été dans le sens inverse alors on a pas a faire un plat avec ca. Reste une chose a dire au président francais: » Casse-toi pauvre con ».
très bon commentaire M. Facal. C’est un manque de confiance collectif qui nous pousse a regarder ailleur pour une legitimite moral. Notre projet est un projet positif et ouvert et sourtout pas xenophobe ou antidemocratique. C’est un excellent projet et nous ne devrions pas avoir a demander l’opinion des dirigeants etrangers et meme canadiens puisque c’est aux Quebecois et a eux seule de decider de leur avenir. Comme d’habitude, les leaders federalistes ont profite du commentaire pour dire que la souverainnete est morte. Et comme a chaque fois la souverainnete reviendra en force.
My God, quelle grosse tempete!
Je crois que le Quebecois se croient trop importants dans les yeux de la France et dans les yeux de tout le monde – et peu importants dans leur propres yeux.
J’ attends avec impatience le jour quand le Quebec va se separer, pour le bien de tout le monde, incluant le Canada. Je ne vois pas pourquoi le Canada s’ obstine a garder un Quebec toujours mecontant et niaiseu a son sein.
Que le Quebec se separe une fois pour toujours et qu’ il s’occupe de ses propres affaires!
Alors, il va finir a acuser tout le temps le federal pour toutes ses malheurs, et demander tout le temps de l’ argent de Ottawa, et blamer le Canada pour la croissance de la monaie (l’ automne passe) et la faiblesse de la monaie (maintenant).
Je veux que les quebecois aient besoin d’ une visa pour aller a Toronto, qu’ils payent les taxes douanieres pour les produits ontariens ou albertains, et qu’ils demandent le droit d’ acceder a NAFTA ou NATO (ALENA et OTAN pour les francophones).
Qu’ ils restent avec leur socialisme, avec leurs chausses effondres, avec leur belle corruption, avec leurs « bussinesmen » qui ne savent faire affaire que avec l’ etat et son budget(villes, ministeres – ou travaillent leurs cousins etc)avec leur BS souverainistes et consommateurs de drogues, qui votent toujours OUI et qui esperent a l’ Etat providence qui va les assurer leur pot sans travailler.
J’ etais longtemps federaliste, j’en ne suis plus. Je veux la separation du Canada de Quebec. Le Canada aurait avantage a laisser le Quebec en dehors de la federation. On en a assez!
Les Québécois ont décidé de demeurer au Canada. Le rôle de la France et des autres pays est de suivre aussi ce choix. Si un jour l’indépendance du Québec devient réalité, ce sera une autre histoire. Mais nous n’en sommes pas là, on ne peut pas demander aux autres de devancer un choix possible et qui n’est même pas dans l’air actuellement (gouvernement libéral fédéraliste minoritaire au Québec, un PQ qui ne veut plus entendre parler de référendum, un BQ qui n’a pas beaucoup prononcé le mot « indépendance » lors de la dernière élection fédérale, etc.).
Vous concluez en disant :
«Si un jour les Québécois se décident vraiment à faire la souveraineté, le reste du monde suivra. Le problème est ici et nulle part ailleurs.»
Votre citation devrait être coulée dans le bronze et clouée sur les murs de chaque bureau de comté péquiste ou bloquiste.
Bravo !
À F davids (sic)
Mon Dieu, que d’inepsies !
Il faut se lever de bonne heure pour pouvoir écrire tant d’énormités en si peu de lignes.
Vos affirmations mériteraient sans doute de très profondes analyses mais vous devrez m’excuser, il faut que j’aille faire sortir le chat (cat pour les anglophones).
Commentaire purement technique: quand on accuse un autre de lancer des inepties, faudrait au minimum vérifier l’épellation avant de tirer.
That’s spelled KAT
A M. Williams
Mon cher, vous voyez des inepties a cause que vous, les Quebecois souverainistes vous vous croyez l’ ombril de la Terre, et vous imaginez que le Canada ne peut pas vivre sans vous.
Les PQ-istes et les BQ-istes font beaucoup de bruit depuis 40 ans que « c’est au Quebec de choisir son sort » – oui, mais le Quebec a choisi deux fois NON a la separation, et pourtant, les separatistes n’ acceptent pas cette verite.
J’ ai entendu une vraie ineptie dans la campagnie electorale federale – que la declaration que le Quebec est une nation doit faire partie de la Constitution canadienne! – les BQ-istes ont affirme cela!!!. Ok, si c’est le cas, est ce que le Quebec va signer la constitution??? Probablement non, il va trouve d’ autre raison de refuser, comme d’habitude.
Alors, le Canada devrait faire cette proposition claire au Quebec – vous signez la Constitution – incluant le fait que le Quebec est une nation – ou sinon, vous sortez de la federation. Blanc ou noir.
Mais encore une fois, vous allez decouvrir que vous aimez les situation grises, comme maintenant.
A F davids
Cher monsieur, à l’avenir, avant d’envoyer un texte, je vous recommande de le relire attentivement afin d’éviter d’écrire des mots qui vous déshonorent. Ce que vous avez écrit pourrait être interprété comme étant une projection de vos incapacités personnelles. Heureusement, vous n’êtes pas représentatif de tous les anglophones. Il y en a même de ces derniers, parmi les mieux informés, qui luttent aux côtés de francophones pour obtenir la souveraineté du Québec parce qu’ils n’acceptent pas le traitement injuste et anti-démocratique que le Canada fait subir aux québécois.
a daveyy
dans le dictionnaire anglais-francais, chat est bien traduit par cat, qui veut dire aussi félin. C’est également ce que l’on nous enseignait à la petite école. C’est peut-être vous qui avez raison de l’écrire avec un « k » mais ce n’est pas nécessairement une faute, et encore moins une ineptie, que de l’écrire avec un « c ». Question technique.
A F davids
ce ne sont pas les québécois souverainistes qui croient que le Canada ne peut vivre sans eux puisqu’ils veulent se séparer. C’est plutôt les canadians (en majorité) qui croient que les québécois ne peuvent vivre sans le Canada puisqu’ils ne veulent pas que ceux-ci se séparent.
Comme je le dis plus haut, vous attribuez aux autres ce qui vous revient.
Pour ce qui est de dire que ca fait deux fois que les québécois ont dit non à l’indépendance, vous devriez savoir que les québécois francophone ont dit oui pour 60% d’entre eux. Elargissez votre champ de vision et vous verrez plus juste.
Vous suggérez: »vous signez la constitution…ou vous sortez de la fédération ». C’est justement ce que nous voulons…sortir de la fédération et ce sont les canadians qui s’opposent. Pour signer un contrat, il faut qu’il y ait deux parties. A venir jusqu’ici, les canadians ont toujours agi seuls sans considérer les québécois et après ils se demandent pourquoi ces derniers ne veulent pas signer. La réponse est simple: il n’y a jamais eu de contrat. Aie! les canadians, allumez!
Bonjour Monsieur Facal,
J’ai le goût d’exprimer un point de vue suite à deux opinions que vous avez émises, à savoir:
« Une fois sur le bout du plongeoir, ce peuple décide, deux fois plutôt qu’une, de redescendre piteusement les marches de l’escalier pour s’emmitoufler dans sa serviette. Vous reviendrez nous voir quand vous serez sérieux, se disent les politiciens français. »
Comment ne pas comprendre les observateurs qui se disent « dans le doute, vaut mieux s’abtenir. »
L’autre:
« Personnellement, il y a peu de choses que je trouve plus dérisoires que de voir les leaders souverainistes rechercher frénétiquement la «petite phrase» du grand frère français qui les rassure périodiquement que leur dossier est encore actif à Paris. Inévitablement, le jour où la «petite phrase» n’est plus celle que l’on attend, c’est le drame. »
Les souverainistes cherchent des appuis. Ils ont besoin de se faire dire qu’ils ont raison !!!
INEPTIE pas Inepsie, les francophones.
C’est drole comme les plus forts partisans de la langue francaise ne connaissent pas leur langue! Pitie…
Le fameux argument- 60% des francophones ont dit OUI, ca veut dire que les francos sont plus importants?? Donc la fameuse segregation, les franco-quebecois on est l’ ombril de la Terre!
J’espere que le Canada va se reveiller et va proposer au Quebec de signer la constitution ou sortir de la federation. Est ce que le Quebec veut cela? Non, les Quebecois aiment la zone grise!
Le Quebec a rejete l’ accord de 1992 par referendum, ET ont rejete aussi la separation en 1995! Ils aiment rester dans la federation, demander de l’argent au federal, avoir le passeport canadien et les avantages qui viennent avec, et de plus, ils peuvent toujours critiquer le federal et faire elire le Bloc!
Le Bloc serait probablement perdant si le Quebec se separe, leurs deputes vont perdre leur siege chaud a Ottawa! Pensez vous que Duceppe veut vraiment la separation??
@ F davids
Vous n’avez pas encore compris le mouvement souverainiste. Mis à part l’élection du premier gouvernement péquiste en 1976, ils n’ont pas eu beaucoup d’occasions de célébrer. Alors ils ont transformé des victoires morales en victoires « virtuelles ».
Que les francophones aient voté majoritairement OUI, même si le référendum fut perdu, alors cette victoire morale devient une victoire virtuelle et est classée dans le panthéon souverainiste. Ergo le scandale des commandites. Les mauvais coups ont eu lieu après le référendum de 1995, n’empêche que cela est devenu une victoire morale que de nombreux souverainistes décrivent comme le « référendum volé ». Le PQ devient le troisième parti au Québec et B.Landry clame haut et fort la victoire morale: » les deux tiers des Québécois ont voté pour un parti non-fédéraliste! » Le Bloc tombe à 38% lors de la dernière élection, victoire morale car on a envoyé 50 députés (66%!) »indépendantistes » à Ottawa. Dixit B. Landry dans sa lettre ouverte à Nicolas Sarkozy.
Le Bloc n’est pas un parti indépendantiste, il est devenu le parti des indépendantistes, il y a une énorme nuance.
Charles DeGaulle crie : »vive le Québec libre » et dans le panthéon de la souveraineté ce sont les plus belles paroles de tout les temps, un encouragement nécessaire. 41 ans plus tard, en conférence de presse, Sarkozy admet qu’il préfère, comme la majorité des Québécois, un Canada uni et voilà que c’est de l’ingérence intolérable dans nos affaires intérieures, qui fait reculer la diplomatie québécoise à la case zéro.
Voyez-vous quand on vit que de victoires morales, les défaites morales prennent une dimension incommensurable.
Je suis rarement en accord avec vous davey mais je suis d`accord avec ce triste constat. Voila des victoires morales qui sont en réalité des défaites et nous les souverainistes, devrions arrêter de se cacher la tête dans le sable. C’est frustrant ce que dit M. Davids mais ce deviendra de plus en plus vrai. Avant, le Québec était une province riche et puissante à la tête économique du Canada. Aujourd’hui nous sommes une province en queue de liste dans tous les domaines. Lentement mais surement, les anglophones du Canada voudront eux-même nous débarqué du Canada.
à René P
Cela vous frustre grandement de vous faire dire la vérité par M. Davids. Dans son commentaire, il ne parle pas des souverainistes mais bien des Quebecois dans leur ensemble et c’est vrai que nous avons recule 2 fois rendu au bout du tremplin. Pour un canadien anglais, on est uniquement des chileux qui menace mais qui ont peur devant l’action alors ne leur demander pas de nous comprendre ou de nous excuser. NOUS SOMMES le problème à la souverainneté et pas les Anglais même si cela vous frustre au plus au point.
à M. Davids
N’oblier cependant pas que le deuxième référendum à été volé par des méthodes douteuses non pas des anglophonnes qui se foutent de notre départ mais par l’élite anglophone canadienne et leur amis fédéralistes québécois qui eux profitent encore toujours aussi bien du Québec. Personne doit détruire le beau Canada de l’élite de Toronto. Admettez que tous les Anglais ne sont pas comme vous et que si c’etais le cas, le Québec serait déja indépendant depuis des siècles.
J’adore votre proposition M. Davids
Ou on signe la constitution canadienne avec nation québécoise et ont batit le canada, ou on quitte immédiatement. Depuis trop longtemps on agit comme des profiteur, c’est un ou l’autre. Pourquoi on se donne une fête national et des institution indépendante si on a pas de pays? Les fêtes nationals sont célébrer dans les pays ailleurs dans le monde pas dans les province. On devrait dire aux Québécois, si vous faite pas un pays, la st-jean c’est terminé et vous verrez l’appui à la souverainneté explosé!!
A Francois Aubin
??????????
La situation politique a bien changé au Québec depuis le Référendum de 1980 et surtout celui de 1995. Sans que les observateurs semblent en avoir pris acte, le peuple québécois a choisit une autre voie moins stressante pour reprendre le contrôle de ses affaires politiques: la guerre d’usure en attendant que la conjoncture redevienne favorable. L’élection du Bloc s’inscrit dans ce nouveau paradigme stratégique. Sans stress et sans grands efforts la nation se s’impose dans un Parlement Canadien balkaniser.
Et ici au Québec, tôt ou tard, le PQ va reprendre le pouvoir de l’état et, sans Référendum, on posant des actes d’état comme durant la Révolution tranquille, va nous faire cheminer vers une nouvelle entente politique (voulu par d’autres provinces devenues, entre temps, des états qui y verront leurs intérêts n’en déplaise à Ottawa). Et le Québec se retrouvera avec la statut d’état associé dans une nouvelle Confédération. Les conditions géopolitiques sont déjà réunies pour que ce scénario devienne inévitable. Je fréquente le forum du Globe and Mail et j’ai constaté l’évolution des opinions sur ce sujet dans le ROC.Avec les résultats de la dernières élection on comprend que le Bloc représente une nation dont il est difficile de nier l’existence
Ce qui fait que le débat entre souverainistes et fédéralistes devra s’adapter à cette conjoncture.
Ce nouveau paradigme découle directement du Référendum de 1995 et surtout de la réaction des perdants: Le Parti Libéral du Canada. M Chrétiens poussé aux larmes devant les sondages qui le mettait perdant lors de la dernière semaine de la campagne référendaire a intériorisé cette défaite et cet état d’esprit a influencer sa réaction pour la suite de l’histoire: Le Plan B. Et le prix politique à payer qui vient avec.
Quand on décline dans le temps ce qui est advenu de ceux qui on proposé et défendu ce Plan B ( M Dion): Avec le temps Les libéraux, réduit à une position de tiers parti au Québec ne peuvent que fantasmer sur un retour lointain au pouvoir. En attendant on compte sur Harper pour les maintenir dans cette position de faiblesse. Qui reste il pour défendre la Canada de Trudeau ? À quelle moment peut on conclure à la victoire définitive de M Parizeau ?
Nous sommes à la fin du premier acte de cette marche vers l’émancipation politique voulu par la VASTE majorité du peuple et à son rythme et sa manière selon son instinct qui ne lui a pas fait défaut depuis 400 ans !
Bonjour M.Facal,
Excellent texte encore une fois de la part d’un « Professeur agrégé » au HEC, une de nos plus prestigieuses maisons d’enseignement. Je viens de lire votre biographie.
C’est vrai qu’étant souverainiste je suis porté à être souvent d’accord avec vous sur la question nationale. Pour le reste ça peut être une autre paire de manche ; mais c’est le sel de la vie, non?
Mais sur la question nationale, l’unité est plutôt mise à rude épreuve depuis près de 10 ans, par la division gauche, centre et droite!
Pour les souverainistes cela ne jouait pas avant 1995, maintenant on est divisés : PQ, PI, QS, une partie de l’ADQ et beaucoup de Verts.
C’est grave, et c’est là dessus que l’on doit travailler prioritairement!
À Bazzo, j’ai bien aimé votre prestation, et en particulier sur « la langue ». Je vous dirais bien que je vous adore, mais je vais me retenir(clin d’oeil).
Je suis d’accord avec les grandes lignes que M.Dufour a esquissées hier soir, y compris le Cégep en français, puisque l’équilibre est en train de basculer en faveur de l’anglais, si ce n’est déjà fait. Il y va de l’avenir de l’État québécois et de cette petite Nation en Amérique!
Pourquoi alimenter et nourrir notre propre disparition? Car c’est bien de cela qu’il s’agit! Une société unique comme le disait à Bazzo l’anthropologue et psychanalyste des cultures, Clotaire Rapaille.
Mes enfants sont allés à l’école publique ; et tous les 4 se débrouillent très bien en anglais sans être parfaitement bilingue. La perfection, ce n’est pas à la portée de tous! Qui ne se fait pas reprendre sur son français écrit ou oral à l’occasion?
Je suis en désaccord avec Mme Marois, si je me base sur l’expérience vécue par ma famille. Je pense qu’il suffirait d’un ou deux cours additionnels à partir du secondaire ; avec évidemment un professeur qui parle qu’en anglais durant ses cours. Un mois en immersion à la fin du secondaire viendrait couronner le tout.
Le primaire doit être consacré essentiellement à la maitrise du français écrit. Si on écrit bien, on s’exprime mieux et on va souvent plus loin!
Conclusion:
On ne peut pas laisser le sort de notre peuple dans les mains de Jean Charest puisque sur la langue, nous ne pouvons lui faire confiance!
Le laisser-faire à l’immigration et surtout à l’OLF devrait ouvrir les yeux, même des fédéralistes!
***
Le ni-ni,
J’ai plutôt retenu ce qu’a dit Duceppe : « on s’en fout de ce que pense Sarko! » Bien dit…
Hier soir, nous avons été gâtés, grâce à votre trio équipe habituelle et à l’excellence des invité(e)s : de Clotaire Rapaille à André Champagne, à Jean-François Lisée, en plus de Sylvie Léonard et Denis Coderre.
N.B.
@ Monsieur Daniel O,
Je voudrais m’excuser si je vous ai choqué, cela ne m’arrivera plus…
En 1967, j’étais ado et fédéraliste et j’ai aimé le « vive le Québec libre » de De Gaulle parce que cela faisait ch… les Canadians mais je trouvais qu’il aurait du se mêler de ses affaires. Maintenant je suis indépendantiste et Sarko m’a fait ch… et il aurait du se mêler de ses affaires. Charlot ou Sarko : non ingérence et non indifférence appréciées.
Pour en revenir au sujet du jour. On reproche à Sarkosy d’avoir manqué de loyauté envers le Québec. On pourrait tout aussi bien lui reprocher de manquer de loyauté envers la France. La mondialisation et le triomphe de l’ordre marchand, produit un nouveau phénomène: des hommes politiques, devenu des pions de l’ordre marchand, qui n’ont plus aucune loyauté nationale. Sarkosy et Chrest en sont 2 cas patent:
http://www.vigile.net/Les-pions-Sarkosy-et-Charest
Et pourquoi Sarkosy flirt avec le Canada sur la musique de mon oncle Paul:
http://www.vigile.net/Sarkosy-le-commis-voyageur-de-Paul
La crise financière, qui est une crise systémique global ramène au premier plan le rôle de l’état nation que les élites de l’ordre marchand (et leur médiacratie) ont tant décrié.
Espérons seulement que les citoyens vont se réveiller et en reprendre le contrôle de leur état pour le mettre au service du bien commun. Le projet du PQ de reprise en main de l’état du Québec doit s’inscrire dans cette perspective.
Merci pour la correction Daveyy. Vous comprenez, le KAT miaulait à la porte et ça semblait pressé.
Toutefois, l’intervention de notre ami davids demeure un ramassis d’énormités qui, bien qu’elles soient bien senties et qu’elles reflètent un certain mouvement de frustration populaire, ne méritent pas qu’on s’y attarde très longtemps.
Je suis tout à fait d’accord avec monsieut Facal sur l’aspect dérisoire de cette tendance à chercher « la petite phrase du grand frère français » qui pourrait nous conforter dans nos aspirations.
Nous nous sommes piteusement, et à deux reprises, refusé le droit d’être un peuple normal. Résolvons donc ce problème ici avant d’en étaler la complexité devant nos éventuels soutiens à l’étranger.
Or quel est vraiment ce problème ? Et d’abord, y-a-t’il un problème ? Vous me direz bien sûr que le seul problème est l’existence même des souverainistes ! Et vous nous en ferez la brillante démonstration par la psychanalyse de nos victoires et défaites morales et/ou virtuelles. À part ça tout va bien, pas pôblème. Ou plutôt si, pôblème, nous sommes toujours là à prétendre qu’il y a un problème. Et on recommence. Ad nauseam.
Comme JCPomerleau, je crois que tout est conjoncturel. Je me souviens que dans le tumulte du référendum de 1980, j’avais écrit à un animateur d’une radio anglophone que le fond de la question est qu’un très grand nombre de Québécois ne se sentent pas (ou plus) Canadien et que si le Québec jouissait d’une situation comparable à celle de l’Alberta qui déjà humait l’odeur du bitume, l’option de René Lévesque l’emporterait facilement.
Et je le crois toujours.
La crise énergétique, l’évolution des rapports politiques, notre culture menacée, l’apport grandissant des nouveaux Québécois (tel Joseph Facal),l’importance grandissante que doit prendre l’environnement constituent un ensemble d’éléments qui sont appelés à modifier considérablement la conjoncture actuelle.
En attendant, n’en déplaise à monsieur davids, le Canada, puisqu’il nous aime tant, devra nous endurer.
Bonjour Monsieur Facal,
On parle de Sarkozy, Jean-François Lizée veut merttre son 5¢ dans ce passage de l’actualité.
Au Québec, le débat qui oppose les séparatistes et les non-séparatistes se poursuit déclarations après déclarations et manifestes de toutes sortes – cela va de soi. Dans chacun des camps nous retrouvons des théoriciens fiers de leurs connaissances et de leur expertise acquises tout au cours de leurs études, recherches et confrontations.
Entre personnes « instruites », dans des discussions il ne faut pas s’abstenir de s’exprimer mais je pense qu’une autre règle prévoit le respect de la personne. Ces « debater » essaient de la respecter, mais ce n’est pas facile car ces personnes fières possèdent, pour la plupart, un ego fort. L’ego est à la source de l’instinct du combattant.
Dans la réplique que Jean-François Lizée a fait paraître dans le jourmanl Le Monde, on sent très bien que la personne Sarkozy le dérange.
Le président de la France est venu chez nous dans le cadre de ses fonctions. Pris d’assaut par les journalistes, il a dû répondre à beaucoup de questions (bien sûr qu’il connaissait d’avance les plus significatives – c’est tout un pistolet ce politicien! Monsieur Lizée doit le savoir depuis longtemps aussi). Suite à ses déclarations qui indiqueraient son choix RE: l’idée de séparation, bien entendu cela a déplu à bien du monde chez nous et a plu aux autres, comme cela a tout de suite été titré dans les journaux le lendemain.
La première manifestation de démesure qui fut imposée au président de France a consisté à le « forcer » à se prononcer. Dans l’avion en direction du Canada, il devait se dire « je devrai faire face à la musique ».
Monsieur Lizée, un de ceux à qui la réponse a déplu, aurait dû comprendre cela. Tout le monde devrait admirer une personne qui, accolée au pied du mur par une question, a LE MÉRITE de livrer le fond de sa pensée, surtout dans notre monde où la performance en politique est reliée à l’art du « patinage de fantaisie » (ménager la chèvre et le chou).
Peut-être aussi que Monsieur Lizée, comme bien d’autres personnes déçues, a été déstabilisé, entre autres, par l’aspect laconique de sa déclaration, surtout la fin, comme un punch, « Je ne dois pas être le seul à penser ce que je viens de vous dire. »
Monsieur Lizée essaie de démontrer que le président français a fait des erreurs. Monsieur Lizée veut lui faire la leçon.
C’est ce que je disais au début, plutôt que de s’en tenir à vendre leur salade, bien des penseurs émérites carburant à l’hormone de l’ego vont essayer de démontrer la suprématie de leur pensée par quelque argumentation coûte que coûte. Ils tiennent à gagner.
La vraie argumentation dans le débat entre les séparatistes et les non-séparatistes reste à venir. Parler du général de Gaulle ne servira pas à grand chose.
Séparatistes, remettez-vous de votre frustration suite à Sarkozy. Remontez-vous le moral en vous gavant dans les belles choses que vient de publier Pauline Marois. Qui ne rêve pas du paradis ?
Pour lire le texte de Jean-François Lizée,
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/10/24/quand-sarkozy-enterre-de-gaulle-par-jean-francois-lisee_1110721_3232.html
Bonjour M.Facal,
Je me permets de reproduire le texte de Jean-François Lisée suggéré par Normand.
Merci à lui, de faire la promotion de notre « futur paradis ».
Je pense que ce texte sera très apprécié de la part des plus jeunes qui fréquentent le site de M.Facal.
Voici le texte complet :
C’était plus fort que lui. Il ne pouvait pas se taire. C’est en répondant à un journaliste et en affirmant son amitié constante envers le Canada que le président français a affirmé que, « franchement, s’il y a quelqu’un qui vient me dire que le monde aujourd’hui a besoin d’une division supplémentaire, c’est qu’on n’a pas la même lecture du monde ». Une division supplémentaire, donc l’indépendance du Québec. Lâchant le morceau, se libérant du carcan diplomatique que lui avaient imposé ses conseillers et son aile gaulliste, il a précisé que la France « est un pays qui rassemble et non pas qui divise ». Avant d’ajouter : « Je ne dois pas être le seul à penser ce que je viens de vous dire. »
*
Pourquoi faire ce commentaire ? Le gouvernement québécois du libéral Jean Charest, seul habilité à déclencher un référendum, est procanadien et en début de mandat. La question de l’indépendance n’est donc pas d’actualité. Malgré les agitations de son entourage, visiblement embarrassé par la controverse, et le tact de la chef des indépendantistes, l’ex-vice-premier ministre, Pauline Marois, qui a voulu lui donner le bénéfice du doute, le président est en colère. En colère contre la presse québécoise plutôt que contre son propre écart, nous rapporte-t-on. Il aurait pourtant pu clore le débat en affirmant lui-même, avant de quitter le sol québécois, avoir été mal compris. Il aurait fallu qu’il jette du lest en reprenant la formule de ses prédécesseurs voulant qu’évidemment, la France accompagnerait le Québec dans ses choix.
A la décharge de ses conseillers, il faut dire qu’il n’était nullement question que le président aille aussi loin. Dans le texte qui lui avait été savamment préparé par Henri Guaino pour son allocution devant l’Assemblée nationale québécoise, il allait multiplier les déclarations d’amour pour le Québec, affirmant la nature « fraternelle » des rapports entre les peuples français et québécois, plus liants donc que la nature « amicale » de la relation franco-canadienne. La formule satisfaisait à l’avance les indépendantistes, qui savaient qu’on atteignait probablement avec cette riche nuance la limite de ce qu’ils pouvaient espérer.
Le président avait tout de même placé deux allusions transparentes dans le texte qu’il a livré aux parlementaires québécois. Devant une Assemblée dont la politique d’immigration est plus généreuse que la sienne, il a insisté sur l’erreur que constitue « le repliement sur soi ». Il est clair qu’il s’imaginait parler des indépendantistes qui, pendant leurs dix-sept années au pouvoir, ont pourtant été les principaux vecteurs de la présence internationale et du métissage du Québec. La relation entre la France et le Québec, avait ensuite conclu le président, ne peut être féconde qu’à « une condition, c’est qu’on la tourne vers l’avenir, cette alliance, et pas vers le passé. » Que de Gaulle se le tienne pour dit.
Aucun reproche en revanche au premier ministre canadien et à son pays, dont la Constitution réduit depuis un quart de siècle l’autonomie québécoise, notamment en matière d’éducation et de langue, contre le voeu et sans la signature de tous les gouvernements québécois successifs. Ceci n’expliquant pas cela, le verdict du président français, rendu plus tôt dans la journée, avait été net : le Canada est un grand pays qui, « par son fédéralisme, a décliné un message de respect de la diversité et d’ouverture ».
Le Québec a donc goûté à la méthode Sarkozy en affaires internationales. Un mélange d’impulsivité et d’opinions nourries par ses amis des milieux d’affaires. Une propension à sacrifier les équilibres stratégiques à long terme au profit du gain tactique immédiat. Car le remplacement du « Vive le Québec libre ! » du général de Gaulle par le « non à la division du Canada » de Nicolas Sarkozy s’est produit alors que ce dernier tentait de convaincre son hôte, le premier ministre conservateur Stephen Harper, de se joindre à lui dans son projet de sommet mondial sur la refondation du capitalisme. C’était sa tâche du moment. Les états d’âme du Québec ne faisaient pas le poids dans la balance.
Amant, comme il l’a dit devant l’Assemblée nationale québécoise, de « la rupture », M. Sarkozy a en effet rompu avec une tradition patiemment entretenue depuis quarante ans. Après de Gaulle, les chefs d’Etat français n’avaient plus voulu affirmer de préférence sur la question du statut politique du Québec, érigeant d’abord l’utile coupe-feu de la « non-ingérence ». Ils l’avaient complété par la « non-indifférence », euphémisme suggérant une affinité politique avec le parcours québécois.
Puis, devant la menace croissante qu’un choix québécois pour l’indépendance se heurte à un refus de reconnaissance par le Canada, Valéry Giscard d’Estaing et ses successeurs ont poussé la non-indifférence jusqu’à indiquer quelle serait la posture française dans cette hypothèse. La France, ont-ils dit, « accompagnerait le Québec dans ses choix ». Le test serait survenu au soir du référendum de 1995, si les Québécois avaient voté majoritairement oui à l’indépendance du Québec ; ils furent 49,4 % à le faire. On sait maintenant que le premier ministre canadien aurait refusé de reconnaître ce choix, mais que le président Chirac aurait, par voie de communiqué, reconnu la décision québécoise, donc « accompagné le Québec dans ses choix ».
On voit l’importance de cette police d’assurance. Elle donne du poids au Québec, même s’il décide de ne pas quitter le Canada. D’autant que sa position démographique au sein du pays est en train de se réduire et que le premier ministre canadien actuel propose des réformes institutionnelles qui diminueront son poids politique dans la fédération. En déboulonnant l’édifice construit par ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy a réussi à cumuler « ingérence et indifférence », comme le titrait le lendemain le chroniqueur du quotidien Le Devoir, Michel David.
Le leader historique du mouvement indépendantiste, l’ancien premier ministre Jacques Parizeau, notait très justement que, en exprimant sa préférence, le président Sarkozy, l’élu le plus puissant du monde francophone, était allé plus loin dans le rejet de l’indépendance du Québec que ne l’avait fait le président Bill Clinton, l’élu le plus puissant du monde anglophone. Pendant la campagne référendaire de 1995, M. Clinton avait certes fait l’éloge du Canada mais, préservant l’avenir et résistant aux pressions d’Ottawa, il s’était gardé de dénoncer le projet indépendantiste. Surtout, il avait affirmé ce que M. Sarkozy a omis d’ajouter : que la décision revenait aux Québécois.
Mais, l’essentiel, pour le président, n’était pas que le Québec soit « libre » ou plus simplement « libre de ses choix ». L’essentiel était que Nicolas Sarkozy soit libre et soulagé de donner son opinion, quelles qu’en soient les conséquences pour le peuple du Québec.
*
Jean-François Lisée est directeur exécutif du Centre d’études et de recherches internationales de l’université de Montréal, ancien conseiller diplomatique des premiers ministres indépendantistes du Québec, Jacques Parizeau et Lucien Bouchard.
Sur le thème de Sarkosy et la crise financière, je vous suggère un lien qui mène à un entretient avec J P Chevènement. Sa lecture géopolitique de la situation l’amène à conclure que seul l’état nation a la légitimité pour répondre au défi qui se pose. Il recommande à la gauche de se recentrer sur la nation; un conseil qui vaut aussi pour le PQ. À lire: (http://marianne2.fr/La-gauche-doit-se-reapproprier-la-France_a92513.html?PHPSESSID=a7654d69c625ec6880a628af16a87dfe)
À titre de Président de la Communauté européenne, sur le chemin des États-Unis, étant en plus ce qu’il est personnellement, Sarkosy ne pouvait pas parler autrement. L’euro était descendu de 1,60 à 1,50 US en un mois, il est remonté à 1,62 jeudi dernier.
Ce dont le Québec a besoin pour réaliser sa souveraineté, c’est une relance des berceaux, bien plus que l’appui de la France ou de la communauté européenne. Il faut compter 25 ans, attendre une nouvelle génération de 20-24 ans inspirante, pour que cette relance apporte éventuellement un résultat. 1950 environ, pic de natalité, + 20-24 ans = période 1970-1974 environ, victoire du PQ en 1976.
Dans la région de la Capitale-Nationale, la force d’enfantement s’est réduite du tiers de 1957 à 1992, passant de 28 214 femmes à 19 106. La chute de la force d’engendrement, hommes ajoutés aux femmes, est du même ordre de grandeur. L’une et l’autre force réduiront encore de 20 % au cours des quinze prochaines années à moins d’une immigration sélective et intense orientée surnatalité. À la grandeur du Québec, c’est un peu moins pire, l’implosion sera plus faible et plus tardive.
Avec le vieillissement, dépassé un certain âge moyen, on s’éloigne de l’audace et de la force qu’il faut pour entreprendre et construire la souveraineté.
Jean-François Lysée est lucide quand il parle de poids démographique. Comme il écrivait dans Sortie de secours en 2000 et à reprit récemment dans Nous, Il y a là un argument majeur autour duquel débattre de souveraineté. Élu grâce à une plate-forme électorale défensive, le Bloc doit passer à l’offensive et débattre démographie: immigration et surnatalité.
,,,,j’ai hate que les gens de mon pays deviennent assez grands pour pouvoir faire leur vie et prendre leur décision sans toujours quémander l’approbation de tous les visiteurs qu’ils soient de France ou d’ailleurs, nous sommes passés du stade de l’enfance -1960—au stade de L’adolescence- dans les années 1980– et maintenant ,au stade adulte, il ne nous manque seulement la volonté de faire de cette province un pays, et si la majorité ne veut de cette voie, il n’y a pas grand chose à faire– a) les convaincre sans menace ni contrainte— b)essayer de comprendre leur motivations et les accepter,–un jour cela va peut-etre plus facile de faire notre pays,mais en attendant, les gens ne sont pas si mal pris dans ce grand pays qu’est le Canada,et c’est peut-etre pour cela que la grande aventure de se faire un nouveau pays ne les tente pas plus qu’il faut surtout en ne sachant pas s’ils pourront changer de gouvernement si celui-ci ne leur plait plus,une dictature si douce soit-elle n’est pas souhaitable et souhaitée , merci,
Le mouvement souverainistes est beaucoup trop rempli de « diseux » et manque cruellement de « faiseux ».
Qu’il y ait une troupe de savants pour écrire des roman-savon sur les subtilités d’une réponse à une question posée au président de la France en conférence de presse, et bien ça en dit long sur les priorités. Comme disais M. Facal à la télé, ce ne sera même pas Sarkozy le président de la France si jamais le Québec déclarait son indépendance.
Je suppose que la réponse de J-F Lisée va trouver sa place dans le panthéon des victoires morales souverainistes, mais qui va réparer l’échangeur Turcot ?
« Nous nous sommes piteusement, et à deux reprises, refusé le droit d’être un peuple normal. »
S. Williams
Selon l’ONU il existe au delà de 1600 nations sur notre planète et a peu près 200 pays souverains. Alors, ce qui est normal pour 200 ne l’est pas pour les 1400 autres? C’est quoi la normalité?
Par exemple le Niger est un pays souverain, mais est dans les faits beaucoup moins libre que la simple province du Québec et exerce beaucoup moins d’influence dans le monde. Avoir un siège à l’ONU, une équipe olympique et une armée n’ajoute forcément rien au bien être d’une population. Demandez aux 35 000 immigrants qui viennent au Québec à chaque année pourquoi ils ont « piteusement » quitté des pays souverains pour s’établir dans une simple province sous le joug d’un pouvoir étranger?
I got to let the dawg in.
@ Daveyy
Encore de la mauvaise foi ou de l’ignorance volontaire de votre part. Qu’il y est 1600 nations versus 200 pays ne veut pas dire grand chose, le but est de comparer des nations de taille et de capacité économique équivalante. Prenons juste l’exemple de l’Irlande et de l’Ecosse, voila des nations qui ont été dominées par les Anglais pendant des siecles résultant en la disparition presque complete de leur langue nationale respective dans l’usage courant de la vie de tout les jours. Cette situation est pratiquement impossible a renverser meme si on enseigne l’irlandais et l’écossais a l’école avec l’anglais. Certe l’Irlande a obtonnu l’indépandance mais l’anglais y était déja la langue d’usage alors l’accession a la souvrainté n’a pu corriger cette désolante tendance. Posez-vous la question, est-ce que selon vous l’Irlande voudrait redevenir comme l’Ecosse(sous controle britannique) ou est-ce que l’Ecosse aimerait redevenir indépendante au meme titre que l’Irlande? Sortez de la lune Daveyy, retroussez vos manches et aidez nous a agir avant qu’il soit trop tard pour notre Québec.
Vous trouvez ça normal de considérer une société (qui n’est qu’un amalgame de gens aux intérêts, aux goûts et aux opinions différents) pour en faire une seule personne, comme si le Québec était homogène et que tous partageaient les même valeurs et les même aspirations.
Le collectivisme (détruire les individu pour les remplacer par « la collectivité »)(idéologie qui a inspiré le communisme et le nazisme)(nazi étant la contraction de national-socialisme en allemand) est hyper présent au Québec et je m’en rend compte avec des phrases comme ça :
« nous sommes passés du stade de l’enfance -1960—au stade de L’adolescence- dans les années 1980– et maintenant ,au stade adulte, »
Si la société peut penser, grandir et agir, ça veut dire qu’il n’y a pas de courant de pensée différent et qu’il est absolument souhaitable de la rendre la plus unie possible et pour ça, il faudrait faire taire les voix discordantes. Je trouves qu’on s’en vien bien, notre système d’éducation nationalisé fait en sorte que tous les jeunes du Québec sont nationalistes, environnementaliste et surtout socialistes (j’en sais quelquechose, j’ai passé par là).
Ce qui est beau c’est de vous voir créer un « nous » et un « eux ». Ce qui est beau c’est d’être capable de manipuler assez les gens pour leur faire croire que la vie est un jeu à somme nulle, que c’est eux ou nous. J’élaborerai même pas sur le sujet tellement ici il y en a des convaincu qui croient que la souveraineté sera notre salut!! Pensez juste une chose… le jour ou vous allez découvrir que la région de Québec est différente de Montréal, allez vous essayer de vous séparer? Lorsque la rive-sud sera différente de l’île, allez vous vous séparer? Ça rime à quoi!??!?! C’est quoi ça maître chez nous? C’est qui nous et c’est où chez nous? Qui a décidé que les frontières géopolitiques (qui ne représentent absolument pas l’appartenance des gens à une société) seraient capable de délimiter que toute personne vivant dans ce territoire fait partie du « nous collectif » et que cet individu n’existe que dans la « personne de la nation »? Jusqu’où la majorité peut-elle s’imposer à la société? Est-ce que nous pourrions décider collectivement (par un référendum, avec la majorité) que les anglophones ne font pas partie de la société et qu’ils doivent être expulsé?
Cher Vindictater,
Je doute que ce bon Daveyy accepte ta proposition. Ce faisant, il se couperait de cette source de jouissance narcissique qui consiste à étaler son mépris des souverainistes dont il conçoit très bien la position de faiblesse. Il faut lui en savoir gré; autrement qui sait, il agresserait peut-être des gens sur la rue faute de pouvoir verbaliser sa supériorité…
Plus sérieusement, le mépris de »nous » est quelque chose de si répandu au sein du peuple québécois qu’il est tout à fait normal que les souverainistes en fassent les frais. On nous voit parfois comme les libérateurs d’un peuple stupide, imbécile…
Par ailleurs, il faut bien le dire; être souverainiste est une posture difficile à supporter mentalement. Je le dis le plus sérieusement du monde. Elle implique de chérir un projet, un idéal fortement lié à l’identité individuelle, mais qui en même temps échappe à au contrôle de l’individu et qui n’est pas certain de se réaliser. C’est ce qu’ont très bien compris Hubert Aquin et Gaston Miron.
Kevin,
Tes émotions te submergent. Relis-toi et vois ce qui cloche…
@ Kevin
Ben la c’est quoi la joke, d’un coté on dit qu’une grosse partie de ceux qui votent OUI sont des fumeux de pot « peace and love » sur le B.S. Pis la ben on serait des émules de nazi qui vont mettre tous les anglais dans des chambres a gaz. En plus notre méchant systeme d’éducation nous laverait le cerveau au profit de la nation. Le « nous » et le « eux » c’est n’importe quoi,qu’ils soient noirs ou blancs, de souche ou de l’immigration le Québec souverain c’est pour tout les habitants du territoire point final. C’est rendu qu’on peut plus diviser une population pour fin d’analyse sinon on est étiquetté xénophobe voir nazi. Quand on a perdu le référendum en 95 est-ce qu’on a mis le feu au West-Island et a Saint-Léonard, de grace un peu de discernement SVP.
M Facal donnez nous donc un scoop, est que vous allez vous présenter au élection ?
M Charest a choisis de nous amener dans une élection que 70% des gens ne veulent pas. Pourquoi, si non pour échapper à son bilan désastreux qui serait devenu très clair au printemps. Imaginez les titres du J de M : La Caisse perd 15 millards ! Les méga hopitaux un trou sans fin de plusieurs millirads. Le rendement de la croissance économique a été dans un déclin continuel, passant de 4,2% en 2002 à zéro en 2008 ! (chaque point signifie 500 millions de moins pour le trésors (ou est passé ma sacoche !).
Cette élection nous donne l’occasion de nous débarrasser de Charest et sa clique d’affairistes qui squattent notre état, ne manquons pas notre chance.
À quand un bulletin chiffré pour l’élève Charest dans nos médias ?
Deux inconnus: Madame Marois sera t elle à la hauteur pour confronter la grosse Presse à Desmarais pour faire le vrai portrait des libéraux. Et est ce que les Vert et Québec Solidaire seront solidaire de Charest en enlevant des votes au PQ.
Oublier Sarkosy, nous sommes en élection !
Le nationalisme est l’opium d’un peuple. Les élites ont le contrôle. Avant c’était la religion et les élites vivaient dans les presbytères. Aujourd’hui, c’est le nationalisme et ses ténors vivent dans leurs châteaux à l’île Biz ou encore Outremont. Le loup est parmi nous et non à Ottawa, Toronto, Washington ou même Paris.
Daveyy a raison. Regardons la situation des autres peuples sur notre globe est soyons zen. Nous sommes riches et libres. What more do you want?
La leçon de la crise économique, qui met un frein à la mondialisation néolibéral, selon J P Chevènement, c’est le retour de l’état nation:
……………….
« Au moins la crise, telle qu’elle se développe, comporte-t-elle des leçons évidentes et elle ouvre un espace nouveau à une gauche digne de ce nom. C’est le retour à la fois de la puissance publique et du fait national. Seuls, en effet, les Etats nationaux ont la légitimité pour agir par gros temps. La Commission européenne comme la Banque centrale ont été condamnées à suivre ou à se renier. Les règles européennes (concurrence libre et non faussée, prohibition des aides d’Etat) ont été mises en congé au nom de « circonstances exceptionnelles ». Les critères de Maastricht (dette et déficits) ont été explosés. Ce sont les Etats-Unis qui ont donné les premiers l’exemple avec le plan Paulson, puis l’Europe a suivi par un enchaînement de décisions nationales progressivement coordonnées : G4 le 4 octobre, puis les jours suivants Eurogroupe à 15, auquel s’est jointe la Grande-Bretagne, puis enfin Union européenne à 27. C’est donc une Europe de cercles concentriques qui s’est mise en mouvement avec des réponses différentes d’un pays à l’autre. »
…………………….
L’état nation est le seul rempart démocratique que les citoyens ont pour se défendre contre la rapacité de l’ordre marchand, qui n’ont rien à foutre du bien commun, sauf pour s’en accaparer.
??? Marois voulait enlever le droit de vote à ceux qui ne parlent pas français… imaginez Harper qui veut enlever le droit de vote à ceux qui ne parlent pas anglais
Au fait, le communisme et le fascisme sont de la même branche : le collectivisme. URSS et Nazi, les deux ont socialiste dans leur nom… besoin d’un dessin?
Le principe du collectivisme c’est l’assimilation de l’individu dans la masse. Ses intérêts ne comptent plus, seul ceux de la nation comptent. De ce fait, l’état est en droit de décider qui peut posséder quoi et peut avantager ou exproprier toute personne selon ses standards.
(Kevin)Pour voter il faut être citoyen. Et la loi prévoit que pour être citoyen CANADIEN le candidat doit avoir une connaissance suffisante d’une des deux langues officielles. Bien sure le parti libéral n’a jamais été trop regardant par clientèlisme électoral, néanmoins cette loi existe au Canada.
Mme Marois propose une Constitution qui prévoit que pour être citoyen au Québec, il faudra posséder une connaissance suffisante du français. Il s’agit là d’une norme minimale dans tous les pays du monde. Cette proposition fera parti du programme du PQ lors de la prochaine élection, et si le parti est élu majoritairement, il en fera une loi. Ce sont les citoyens du Québec qui feront ce choix démocratiquement.
Ce que l’on reproche à un éventuelle Constitution du Québec, ce n’est pas qu’elle posera des conditions à la citoyenneté semblable à d’autres états y inclus le Canada, mais plutôt qu’elle précisera les termes politiques et juridiques de l’état nation du Québec, qui préciserait les contours d’un pays à venir. Et cela, ceux qui veulent nous grader dans la cage à castor canadienne ne peuvent le tolérer.
jcpomerleau. Nous partirons de la cage à castor canadienne pour la cage à homard québecoise. Sommes-nous prêt à réduire notre liberté et notre richesse pour devenir un « état nation ». C’est ça la nouvelle stratégie pour attirer les homards? Il y a 40 ans nous étions des séparatistes. Nous avons évolué à indépendentistes et par la suite à souverainistes. Nous avons mêmes testé le terme autonomiste. Nous sommes maintenant des ètat-nationistes. En fin du compte, je suis Québecois, je suis libre, mes enfants ont des chances d’avenir exceptionnel, ma nation à le droit de faire ces choix politiques comme elle l’entend, j’ai de l’eau et de la nourriture à volonté, j’ai l’électricité la plus verte et la moin chère au monde, mon espérance de vie est parmi les meilleures au monde, etc etc etc. C’est quoi mon problème encore? Ah oui. Les méchants Canadians m’écrasent. Ouache.
Bonjour,
après cet amalgame honteux (premier billet) de Kevin qui vise autant les fédéralistes que les souverainistes sur ce blogue et contraire à l’exigence du blogue (respect et ouverture) ; il se permet maintenant de colporter des faussetés sur le projet de loi 195, appuyé en majorité par les québécois(Léger marketing).
Il aurait avantage à lire le projet de loi…
Lien: http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Octobre2007/18/c5770.html
e Mme Maroisdire n’importe des fausseté sur le projet et e que nbONJOkEVIN
Non, Kevin, pas du tout, mais alors là, pas du tout, du tout, du tout…
Libre à vous de critiquer madame Marois sur tel ou tel point, mais de grâce, respectez les faits ! Elle n’a JAMAIS voulu enlever le droit de vote à ceux qui ne parlent pas français.
Une personne bien connue, que je ne nommerai pas, a dit publiquement que s’il n’en avait tenu qu’à elle, elle l’aurait fait, mais ce n’était pas madame Marois.
Relisez le projet de loi 195 ou, plutôt, lisez car, de toute évidence, vous ne l’avez jamais lu. Bon, on change de sujet.