Le respect des faits
4 juin 2007 par Joseph Facal
Dans un article (La Presse, 31 mai) qui se voulait une réaction au portrait de Pauline Marois tracé pas la journaliste Katia Gagnon dans La Presse du 19 mai, l’ex-directeur général du Parti Québécois, Raymond Bréard, fait des allégations motivées, de toute évidence, davantage par l’amertume et la rancœur que par le souci de présenter les faits avec impartialité.
Sa thèse se résume en une phrase : il fut, de même que plusieurs autres personnes, l’innocente victime des manoeuvres de madame Marois. On peut comprendre les sentiments qui l’animent, mais on ne saurait en aucun cas lui donner raison
Personne à ma connaissance, et surtout pas madame Marois, n’a jamais accusé monsieur Bréard d’avoir enfreint quelque loi que ce soit dans l’affaire du financement des festivals et autres événements majeurs qui a finalement entraîné son départ. Mais il est difficile de nier que quitter le cabinet du vice-premier ministre pour se mettre immédiatement au travail pour le compte d’un regroupement qui espérait une intervention politique en sa faveur, souhait légitime en soi, soulevait un évident problème de perception.
La plus belle illustration de cela est que monsieur Landry, déjà premier ministre, dans les jours qui suivirent le Conseil national évoqué par monsieur Bréard, jugea bon de faire adopter par l’Assemblée nationale une loi qui établissait un délai raisonnable entre la cessation de l’occupation d’une fonction gouvernementale et le début d’un emploi dans un secteur mettant un individu en contact avec le milieu dont il était issu. Monsieur Landry n’aurait pas décidé de faire adopter cette loi s’il n’avait pas été lui aussi d’avis que la perception d’un conflit d’intérêts potentiel est, dans la vie publique, aussi importante que la réalité des faits. Raymond Bréard sait cela parfaitement.
Raymond Bréard laisse aussi entendre que Pauline Marois manoeuvra pendant de longues années pour saper le leadership de monsieur Landry. On cherche ici des faits tangibles en appui à cette accusation. Pauline Marois, on s’en souviendra, demanda plutôt ouvertement, sur le plancher du Conseil national, la tenue d’une course à la direction. On en conviendra : la manœuvre n’était pas particulièrement souterraine, et on le lui reprocha d’ailleurs durement. Yves Michaud, dont les liens d’amitié avec monsieur Landry sont bien connus, ne disait pas autre chose.
Que madame Marois aspirait à devenir un jour premier ministre était connu de tous et, au demeurant, parfaitement légitime, au même titre que les ambitions toutes aussi légitimes de monsieur Landry. Reprocher à un homme ou une femme politique d’avoir de l’ambition, c’est comme reprocher à un pianiste d’avoir de l’oreille. On aurait souhaité que monsieur Bréard nous explique en quoi les ambitions de madame Marois étaient moins légitimes que celles de n’importe qui d’autre.
Raymond Bréard avance aussi que Pauline Marois amputa délibérément les enveloppes budgétaires des ministres proches de Bernard Landry. Je dois ici mettre le pied à terre. Monsieur Bréard ne peut pas ne pas savoir que c’est le Conseil du trésor et non le ministère des Finances qui détermine les budgets des ministères. Or, j’étais le Président du Conseil du trésor entre janvier 2002 et avril 2003 pendant que madame Marois était ministre des Finances. Je certifie que je n’ai jamais été témoin de quelque manœuvre indue que ce soit de sa part sur la base d’animosités personnelles.
Enfin, il est pour le moins ironique que monsieur Bréard fasse l’apologie de la droiture et de la probité dans la vie publique en signant un article qui en est totalement dépourvu et qui n’est, au fond, guère plus qu’un règlement de comptes dicté par le ressentiment.
16 réponses à “Le respect des faits”

Que monsieur Bréard se le tienne pour dit!
Bravo encore a vous!
Je suis d’accord avec vous monsieur Facal sur le fond. Cependant, l’article de madame Gagnon avait la facture du publi-reportage et était en soi dénué d’intérêt.
Vous êtes bien sévère madame, mais c’est votre droit le plus strict.
Je suis desole d’ecrire ici, mais mon ordinateur bogue quand je tente d’aller dans une discussion ou il y a trop de commentaires…
@ Zach: je pense savoir qui vous etes. Je ne connais qu’une personne capable de soutenir des theses farfelues comme celles-la: “Je préfère nos avocats qui travaillent actuellement à la reconnaissance des Canadiens Français en tant qu’autochtones”. Je ne dirai pas votre nom car je presume que vous avez de bonnes raisons, comme j’en ai, de ne pas devoiler votre identite sur ce blogue. Je respecte ca. Je peux me tromper, mais se pourrait-il par hasard que vous aimiez particulierement les voitures “New Beetle” et que vous aimez arreter manger au Madrid entre Quebec et Montreal? Si c’est le cas, j’attends toujours votre document sur le theme de l’autochtonie des Canadiens-francais dont vous m’avez parle.
Suite du scenario (le debut est dans “Atmosphere”):
- Zach: John, you are a Quebecois civique.
- La serveuse (unilingue anglaise, evidemment: on est a Montreal): What the hell are you freaks talkin’ about?
- John: I read the Globe and Mail, I watch CBC, I drink Alexander Keith’s and I love Tim Hortons. I am Canadian, so what the fuck is your problem with that Zach? I don’t wanna be a Quebecois, nor a Anglo-Quebecois, can’t you just get over it?
Zach, qui commence a etre un peu pompette, pousse la table avec fracas et s’en va, fache, en ne negligeant pas de traiter tout le monde a table et la serveuse de colonises.
Zach, j’ai parle trop vite. Je pense en fait que vous etes la soeur de la personne a qui j’ai fait allusion dans mon premier commentaire. Je me trompe?
M. Lesdents, je doute fort que beaucoup de Montréalais aient une notion autochtone du Canadien Français. Je demeure en région et je ne conduit pas de Beetles et ce que j’ai entre les deux jambes on m’a dit faisait de moi un homme.
John a le droit de refuser d’admettre tout rapport avec lui et la province de Québec dans laquelle il habite ou même à la Alexander Keits qu’il boit. Qu’il soit un buveur d’Alexander Keits n’est qu’une mince part de sa personnalité, tout comme c’elle d’habiter le Québec.
Reste que pour tout observateurs, ces faits sont incontestables.
P.S. Ce n’est pas l’endroit pour cette discussion. Je ne poursuivrai pas la discussion ici. Faudra régler votre bogue.
Toutes mes excuses, il semble qu’il y a erreur sur la personne, quoique je maintiens mes doutes la-dessus. Je suis persuade que vous savez de qui je parle - c’est lui qui est derriere cette initiative et vous avez employe l’expression “nos avocats” - voulez-vous que je vous dise son nom? Comment se fait-il que vous etes au courant de ce “projet”?
Alors, c’est pour quand votre action en justice (quel recours comptez-vous employer?) pour faire reconnaitre les canadiens-francais comme authochtones? J’en ai entendu parler de ce machin farfelu pour la premiere fois il y a 5 ans par le type qui conduit des Beetles a qui j’ai fait allusion. Depuis, plus rien.
J’ai comme l’impression que votre action sera rejetee pour frivolite. Quoique je suis tout a fait interesse a voir votre memoire des faits et du droit. Allez-vous le terminer un jour?
P.S. Je n’arrive pas a lire vos messages a l’autre endroit.
@Zach Gebello,
En utilisant quelques mots clés je crois savoir qui se cache sous le pseudonyme Zach Gebello.
Cliquez sur le lien suivant et suivre les instructions….
http://jesopinions.blogspot.com/2007/06/qui-se-cache-sous-le-nom-fictif-de-zach.html ou encore cliquez sur AntiPollution.
Antipollution et Lesdents, je vous savaient bizaroïdes vous-mêmes, mais là vous me laissez pantois.
Êtes-vous des évadés d’un asile quelquonque?
Je suis Ben Laden! Contents?
De grâce, prennez vos pilules.
@ Ben Laden et @ tous les autres «ayatollahs» qui se cachent sous divers pseudonymes : Bienvenue au grand Carnaval des opinions juste pour voir ce que l’autre va répondre !
Mais est-ce qu’on s’en câlisses-tu de que c’est que comment que, batême !, vous vous appellez dans la vraie vie ?
J’en demande pardon par avance au titulaire de ce blogue, mais - une fois n’est pas coutume - une mise au point me semble tout indiquée, «à ce moment-ici…»
Moi qui croyais qu’on échangeait des idées… Peu importait le sexe, l’allégeance politique, l’orientation sexuelle, l’âge ou le RÉER,… et j’en passe, Dieu Merci !…
On était là, discutant tranquillement d’identité, et nous voilà maintenant entrain de faire des contrôles d’identité !
Ostie ! Que c’est décevant ! Je ne me peux juste p’us ! Y’a pas d’autre syntaxe pour rendre ce que je veux dire…
Ne pourrait-on pas, juste de temps en temps, ne fût-ce que sur ce blogue, prendre les opinions qui s’y expriment pour ce qu’elles devraient être, c’est-à-dire honnêtes et légitimes ? citoyennes, comme dirait madame David ?
Antipollution, c’est le nom, ça, que vous a donné votre mère à la naissance, ou vous appellez-vous juste Pierre, ou Joseph, ou Marie-Antoinette, comme tout le monde ? Ne me répondez pas surtout, je m’en contre-saint-ciboirize ! Et vous, lesdents, est-ce le hasard d’une déformation congénitale qui vous a valu le vôtre ou bien vous prenez-vous tout seulement pour un chien policier ?
D’ailleurs, Joseph Facal n’est pas pas Joseph Facal non plus, c’est le pseudonyme de Pauline Marois qui fait ses débuts sur internet incognito. Là ! Tout le monde est content ? Et c’est trèèèèèès à la mode, comme vous le savez !
Salut les clowns ! j’en ai connu de plus drôles…
Jeanturg,
Avez-vous pris la peine de lire ce que Mario Tremblay a écrit ?
Je veux bien parler d’identité, mais quand Zach “s’inspire” de Russel-Aurore Bouchard qui veut faire déclarer le peuple canadien-français autochtone, je me demande qui sont les clowns.
@ Antipollution
Je ne veux rien savoir de vos enquêtes «Jo-bidon»…
Oui, j’ai pris la peine… de lire…
Et puis quoi ?
Ça vous est peut-être difficile à comprendre, mais je ne fais pas d’enquête, moi. Je discute avec qui le veut bien, un point, c’est tout ; et je prends ce que mes interlocuteurs me disent pour ce qu’ils ont envie de me dire au moment où ils ont envie de me le dire. Librement ! Et si c’est de cela seulement qu’ils veulent discuter alors avec moi, eh bien, je respecte cela…
Vous m’ennuyez avec vos chasses aux sorcières… D’ailleurs, je vous l’ai déjà dit…
Je vous ai bien dit votre fait, il y a quelque temps, à vous, qui m’aviez inventé de toutes pièces une identitè… La mienne, d’identité, je vous l’ai révélée par la suite, pour vous confondre, toute visière levée. Mais on m’a sagement conseillé depuis de ne plus commettre ce genre d’imprudence : «on ne sait jamais sur quel malade on peut tomber sur internet».
Rassurez-vous ! Je ne prétends pas que vous soyez aussi gravement atteint. Je me désole seulement de constater dans quel genre de débat nous sommes tombés.
Et je me dis qu’on n’est pas sortis de l’auberge.
Antipollution, vous démontrez ici, bien malgré vous, ce que je dénonce depuis longtemps chez le mouvement indépendantiste (dont je fait partie) et qui le mine de l’intérieur.
Ce problème est lié directement à une idéologie identitaire fabriquée et imposée qui produit exactement les effets paranoïaques que vous exposez ici avec votre chasse aux sorcières ou aux “faux Québécois” ou “faux indépendantistes”.
Vous en êtes à chercher des citations sous des noms “authentiques” afin de juger non les idées mais des personnes! Et ce, vous le faites sous un pseudonyme!
Je ne connais pas de Mario Tremblay, mais je connais Russel-Aurore Bouchard. C’est un historien que je place en très haute estime. Si vous avez des critiques sur ses idées ou ses travaux, il vous suffit d’en discutter. Pourquoi ce ton “complotiste” comme si vous veniez de découvrir Ben Laden?
Cette paranoïa est inflitré comme un virus dans tout le mouvement indépenedantiste et est un symptôme évident d’un manque d’assurance identitaire.
Et je n’ai même pas eu besoin de votre nom “authentique” pour voir celà chez vous, Antipollution.
En cherchant à miner la crédibilité des autres vous n’arrivez qu’à perdre la vôtre.
Pourriez-vous, chers cyberconfrères, aller de ce pas lire «Carton Jaune !» dans mon bloc-notes ? Vous comprendrez tout de suite.
Attention ceci est réservé à un public de 2 ans et moins…coeurs sensibles s’abstenir….
Garderie de Pauline pour petits mâles futurs dirigeants et/ou lobbyiste de demain:
…notre petit Raymond a moins de 2 ans mais il marche…c’est un précoce…
…à tous les jours il est réveillé de force à 6:00am par sa môman pour être dompé à 7:00am dans une garderie de Pauline, pour le reste de la journée avec sa boîte à lunch…son sac de couches…y est pas propre encore…ça le fait trop ch…y pleure, y veut pas y aller…sa maman a pas le temps de s’occuper de lui!…est pressée là!…a l’a des affaires plus importantes à faire que s’occuper de lui toute la journée…y faut ben qu’y apprenne que cé les femmes qui mènent…à part de ça y aura juste à se revenger plus tard dans la Presse!…Envoyes donnes un bec à môman pis pleure pus là…bye!…
…8:00am les éducatrices (majorité de femmes) procèdent à la castration……joues pas avec c’te ballon-là……cours pas…tu vas faire pipi quand j’vas te’l'dire…viens t’assoir ICI! pis écoutes…fais du beau découpage pis des beaux ti-dessins comme les tites filles là, r’gardes comme sont tranquilles elles!…t’es rien qu’un tanant…
…9:00am les éducatrices poursuivent avec l’apprentissage de la soumission et de l’humiliation des petits futurs mâles chef d’état et autres…on attache tous les ti-culs qui marchent par la taille après une corde pis on les amène se promener de même à la queue leu leu sur le trottoir à la vue de tout le monde….y ont l’air de petits prisonniers…le ti-Raymond y se dit un jour vous allez payer pour…
…vingt, trente ou quarante ans plus tard…
notre ti Raymond fraude pour 200,000, y se fait taper sué doigts pis envoyer dans le coin par une femme pis on s’étonne de le voir vomir dessus dans La Presse!????
Je trouve criminel et passible d’emprisonnement que le ti-Raymond ou quiconque se mette 200,000 de l’argent des contribuables dans les poches, mais je trouve encore plus criminel l’institution des garderies de Pauline par Pauline, une travailleuse sociale qui devrait être au courant de ce que peut représenter la présence d’une personne signifiante (pas 6) pour le développement des enfants 0-2 ans; pour qui il devrait être facile de savoir quel genre d’individus carencés va sortir à la pocheté de ses garderies. Qui dit carencé, dit retard du développement, troubles de comportement, fragilité. Si vous ne me croyez pas, documentez-vous, vous pouvez commencer ici si vous voulez http://www.med.univ-rennes1.fr/etud/pediatrie/carences_affectives.htm
Tant qu’à moi, Pauline Marois a beaucoup d’expérience en politique, ayant travaillé dans presque tous les ministères, mais elle a posé un geste criminel en instituant ses garderies pour enfants en bas âge avant l’âge de 2 ans. J’entrevois déjà les recours collectifs dans 10-15 ou 20 ans.
Cher Johanne… Laissez moi vous raconter l’histoire vrai de petit Raphaël, mon neveu.
Petit Raphaël a maintenant 3 ans…il va à la garderie depuis 2 ans. Le fait d’aller à la garderie a permis à maman Caroline, ma soeur, de pouvoir travailler afin de subvenir aux besoins de petit Raphaël. De tout ce que j’ai pu voir de petit Raphaël, est qu’il est un enfant joyeux, très sociable et adorable.
Maintenant, il y a aussi petite Léa, 1 an déjà! Elle aussi va à la garderie avec son grand frère, petit Raphaël. Elle n’a pas peur quand elle rencontre de nouvelle personne et est tout aussi adorable.
Bref, je crois que je veux dire que, bien que l’institution de garderie pour enfants en bas âge existe, il appartient à tous et chacun de décider s’ils veulent ou non y inscrire leurs enfants. Et s’il le font, celà ne veut pas dire que leurs enfants deviendront aliénés ou criminels.
Je crois sincérement ici que vous vous permettez une quelconque visualisation du futur sans réellement connaitre des enfants de bas âge actuellement dans une garderie… ils sont aussi normaux que vous et moi!
Nicolas
PS: Bonjour M. Facal, je suis très heureux que vous partagez vos oppinions et commentaires sur le web.
Un de vos anciens élèves du HEC