Le prochain test
8 juin 2007 par Joseph Facal
Les trois partis à l’Assemblée nationale sont virtuellement à égalité. Pour l’avenir prévisible, la collaboration semble donc inévitable.
L’électorat québécois est peut-être profondément divisé, mais il s’attend tout de même à ce que les députés s’attaquent résolument à nos vrais problèmes. Mario Dumont vient d’apprendre à ses dépens que les Québécois regarderont de travers la formation qui donnera l’impression de ne pas vouloir être constructive.
Le prochain test de la bonne volonté de tous sera la mise sur pied du groupe de travail dirigé par Claude Castonguay sur l’avenir du réseau de la santé.
Le Québec n’a évidemment pas besoin d’une autre commission d’enquête pour refaire la liste de nos problèmes. Mais à la condition que les réponses ne soient pas toutes écrites d’avance, il faut donner la chance au coureur.Intenable statu quo
On sent en tout cas que le statu quo est de plus en plus difficile à défendre.
Y a-t-il, oui ou non, dans le système actuel, allongement des délais pour certains types de traitement ? Oui. Y a-t-il, à l’heure actuelle, développement désordonné d’un système privé parallèle vers lequel se tournent de plus en plus de gens et que nos dirigeants ont de moins en moins le choix de tolérer ? Oui.
La Cour suprême a déjà tranché que rien ne permettait de conclure que l’interdiction des assurances privées était nécessaire pour préserver l’intégrité du régime public. Plusieurs autres causes du même type cheminent à travers nos tribunaux.
D’ailleurs, si vous dites à un Suédois, un Allemand ou un Français, dont les pays ont des traditions de solidarité encore plus profondément enracinées que la nôtre, que nos lois interdisent les assurances privées, il ne vous croira pas. Le Canada, en effet, n’est pas la norme en Occident à cet égard, mais l’exception.
Les deux tiers des Québécois se disent favorables à une plus grande ouverture à la médecine privée. Mais comment et jusqu’où ?
Chez nous, tant que le statu quo perdurera, trois options de financement s’offrent à nous. On peut s’endetter davantage et refiler la facture aux jeunes. Bel héritage.
Taxer davantage ? Mais qui et jusqu’où ? Il y a peu de riches au Québec, et nous ne faisons plus assez d’enfants qui paieront des taxes quand ils seront grands.
La troisième solution est celle que nous avons choisie jusqu’à maintenant : couper ailleurs, c’est-à-dire financer la santé sur le dos des autres missions de l’État. Mais est-ce bien le genre de société que nous voulons ?
Les vraies questions
Bien sûr, nos problèmes ne sont pas que des problèmes d’argent. Plus d’argent est évidemment requis, mais les Français et les Suédois dépensent moins d’argent que nous pour se soigner et sont en meilleure santé. Les États-Unis sont le pays où l’on dépense le plus pour la santé et celui où les inégalités y sont les plus criantes.
Notre système est aussi terriblement rigide, inadapté à la montée des maladies chroniques, insuffisamment tourné vers la prévention et pris dans le carcan d’une loi fédérale absurde. Les pays qui obtiennent des résultats intéressants semblent y parvenir surtout par une combinaison de mesures.
Tout cela soulève des questions qu’on ne peut balayer du revers de la main : aurions-nous suffisamment de personnel pour faire coexister un réseau public et un réseau privé sans que le second ne nuise au premier ? À combien s’élèveraient les primes exigées par les compagnies d’assurance et pour quels types de couverture ? Un ticket modérateur ne pénaliserait-il pas surtout les aînés, qui sont les plus gros consommateurs de soins ?
Ces questions, il est maintenant temps d’essayer d’y répondre avec davantage de sérénité qu’il n’y en a eu dans ce débat jusqu’à maintenant.
29 réponses à “Le prochain test”

Il est plus que temps de revoir en profondeur le systeme de sante au Quebec. Son inefficacite et son incapacite a s’adapter sont depuis longtemps connus et decries.
Les gouvernements passes et presents ont fait de multiples erreurs qui prouvent que le systeme de sante est un panier sans fond dans lequel s’engouffrent les milliards sans services accrus a ceux qui en ont besoin, les patients.
Le PQ a fait l’erreur de mettre a la retraite de nombreux membres du “staff” medical ajoutant ainsi au manque chronique d’infirmieres entre autres. Les liberaux ont ajoutes beaucoup d’argent sans effet ou presque. Une ouverture insuffusante au systeme de sante offre cependant une tres faible lueur au bout du tunnel.
Il faut revoir la structure. Il y a trop de chef pour ce qu’il y a d’indiens. L’administration de taille monstrueuse du systeme de sante doit subir une cure de minceur acceleree. Les nombreuses accreditations syndicales doivent etre reduites a un minimum pour en simplifier la gestion. Il faut sous-traiter les services connexes au prive. Cafeteria, buanderie, nettoyage etc… Tous connaissent des “mopologistes” qui gagnent 20 a 25 $ l’heure, c’est inadmissible.
Il sera temps pour Mario Dumont d’apporter des solutions nouvelles aux anciens problemes, et ainsi prouver que les electeurs avaient raison de lui donner confiance. Avouons que j’usqu’ici l’electorat est plutot decue de l’ADQ et Super Mario avec raison.
M. Facal,
Vous resumez tres efficacement les principaux aspects du probleme de la reorganisation du reseau de la sante. Je pense que le probleme premier est celui des ressources humaines. S’il y a une chose a laquelle on ne peut pas avoir acces rapidement, c’est bien des ressources humaines. Avec un nombre limite de professionels de la sante, permettre un developpement desordonne d’un reseau prive compromettrait la disponibilite du personnel dans le reseau publique. Apres tout, il n’y a que 24 heures dans une journee! La question de la disponibilite des ressources humaines dans le systeme de la sante implique ultimement d’autres ministeres tels l’Education, l’Immigration, etc. J’y vois donc un probleme tres large, mais qui nous donne par le fait meme l’occasion de revoir certaines pratiques dans d’autres milieux que celui de la sante.
Plus souvent qu’autrement, c’est le financement du systeme publique de sante qui est pointe du doigt comme etant la source de tous les maux. Vous l’avez mentionne, d’autres pays font mieux que nous en terme d’efficacite. A terme, il va falloir apprendre a faire mieux avec ce qu’on a. Ici, je ne veux pas dire que les professionels impliques dans le reseau de la sante n’en font pas assez, je veux simplement dire que l’offre de service peut surement etre mieux organise. A mon avis, la question de la reorganisation de l’offre de service ne reglera pas tout, immediatement, comme par magie. Il faut avoir des attentes realistes en terme de duree et de portee. La reorganisation d’un service aussi gros que notre regime publique de soins de sante implique forcement une redistribution des pouvoirs et surtout, des responsabilites. Il y reste un enorme travail a faire au point de vu de la definition des responsabilites des differents acteurs du reseau de la sante.
J’ai une experience personnelle proche du systeme de la sante. J’observe une composante tres importante des problemes que nous vivons dans notre reseau de soins de sante dont je n’entends jamais parle: l’attitude du client. Je suis personnellement temoin de situations ou plusieurs professionels de la sante sont monopolises pendant de longues heures/journees parce qu’un client change continuellement d’opinion ou ne suit pas les recommendations medicales. Evidemment, il y a des cas d’exceptions, des situations particulieres, mais ceux-ci restent l’exception. En bout de ligne, le prix de libertes qui ressemblent dans bon nombre de cas a des caprices est extrement eleve. Est-ce que ces interminables ravisements peuvent etre limites d’une facon pratique et efficace? Ce n’est pas tres orthodoxe de poser ce type de questions, mais il va falloir y en venir.
Je crois qu’a court terme, on va devoir apprendre a faire des choix. Au Quebec, on semble avoir beaucoup de difficultes a choisir entre le beurre et l’argent du beurre. Nous nous retrouvons collectivement dans une situation aujourd’hui fort differente de celle d’il y a 5, 10, 20 ans. Nous ne vivons pas dans un monde statique et on va devoir remettre en question de vieux reflexes. Par example, notre dedain pour tout ce qui est prive est-il justifie?
En terminant, vous remarquerez sans doute que plusieurs des aspects abordes dans la question de notre reseau de sante transcendent les soins de sante. L’occasion est belle pour realigner nos valeurs avec notre realite collective actuelle. Un debat sain, bien mene et constructif est plus que necessaire pour nous aider a ameliorer nos services de soins de sante.
On parle du Québec. Or, la Suède, l’Allemagne et la France sont des exemples de pays et non de provinces. Des pays en plein contrôle de leurs moyens et institutions.
Ce ne sont donc pas de bon modèles pour le Québec qui n’a pas ce contrôle.
Assurances Privées:
Nous savons déjà qui reluque ce marché qui ne manquera pas d’être très lucratif par l’obligation de l’État québécois, au nom de l’égalité, de compenser les frais d’assurances aux moins nantis. Et comme vous dîtes, il n’y a pas beaucoup de riches au Québec.
La Great West Life, la London Life, et la Compagnie d’Assurance du Canada, les plus importantes au Canada et dont les noms ne peuvent pas mieux évoquer ceux-là même qui dominent sur notre Québec depuis 1760, et qui sont toutes les trois la propriété de Power Corporation, le conglomérat de l’ontarien Desmarais qui par le monopole Gesca (La Presse) travail depuis 40 ans à maintenir ce Québec dans ce statut de dominé.
Pourquoi pas en finir tout de suite en se tranchant tous la gorge?
Le personnel:
Sur autour 87 étudiants en médecine qui quittent le Québec après leur diplôme, 43 sont anglophones et 50 sont de l’université anglaise, McGill.
Seulement 37 de ces 87 étudiants proviennent des universités francophones du Québec qui forment 70% des médecins!
Bien que McGill (subventionnée à 40% par Québec) forme 30% de médecins du Québec, il n’y a que 5% de médecins anglophones au Québec.
Universités francophones du Québec 70% de formation = 30% des pertes.
Universités anglophones du Québec 30% de formation = 60% des pertes.
Pas difficile de voir ou est le problème coûteux de la pénurie de nos médecins!
Gaspillages:
Les médicamments gratuits coûtent à l’État une fortune et ne font qu’engraisser les compagnies pharmaceutiques. Les médecins sont devenus des distributeurs pour ces compagnies et la gratuité les encourage à prescrire des médicamments trop souvent inutilement à des patients qui ont l’humain reflexe de ne pouvoir refuser quelque-chose de gratuit.
Un ticket modérateur, même minuscule, ferait une énorme différence.
M. Facal,
Vous avez mis adroitement le doigt sur un certain nombre de bobos dans votre intervention, toutefois, j’aimerais plutôt intervenir sur un point qui se cache en trame de fond. En effet, les Français et les Suédois sont en général plus en santé que nous. L’inférence est alors trop alléchante : les Français et les Suédois sont plus en santé parce que leur système de santé est supérieur au nôtre. Ensuite, il n’y qu’un pas à franchir en soulignant qu’étant donné que leurs systèmes sont mixtes publics/privés et que le nôtre ne l’est pas que l’introduction du privé est nécessairement une bonne chose (bien sur, ça se gâte lorsqu’on regarde nos voisins du sud). Néanmoins, il faut faire attention. Qu’est-ce qu’ont en commun la France et la Suède et qui manque cruellement aux USA? Sans doute quelque chose comme un souci particulier de réduire les inégalités sociales et d’utiliser les leviers du gouvernement à cette fin. Or, je ne vous apprends rien en vous disant que les gens les plus démunis sont systématiquement les gens les plus malades, ici comme ailleurs. Si tel est le cas, les mesures qui permettent, à court, moyen ou long terme à ces personnes de quitter la pauvreté amélioreraient par le fait même leur santé. C’est donc dire que des mesures visant l’accès à l’éducation, la sécurité d’emploi et ainsi de suite ont pour effet direct d’améliorer la santé d’une population. Ce n’est donc peut-être pas tant à cause de leurs systèmes de santé que les Français et les Suédois sont plus en santé, mais à cause de raisons plus fondamentales. Vous l’avez souligné, la prévention fait cruellement défaut au Québec. Mais. j’ajouterais que les actions en amont des problèmes de santé ne se limitent pas à des actions en santé. Selon moi, c’est ce que montre l’examen des cas français, suédois et américains. Ce qui est inquiétant, c’est qu’on semble vouloir s’engager sur la voie américaine. Nous allons sans doute couper un peu partout pour engloutir encore d’autres milliards dans un système essentiellement curatif. En parallèle, nous allons ouvrir la porte toute grande aux HMO qui salivent déjà à l’idée de venir s’établir ici. Est-ce que ces deux gestes nous aideront à améliorer la santé de notre population? Je crois que ce sera plutôt le contraire. La pression causée par l’entrée du privé justifiera un plus grand désengagement de l’état face aux missions qui, selon moi, lui sont essentielles (en partie, précisément parce qu’elles visent à améliorer la santé de leurs citoyens). Dans ce contexte, il est fort probable que les indicateurs de santé de notre population suivront ceux des américains : vers le bas. Il ne faut pas conclure que la présence du privé en santé est nécessairement mauvaise, mais que la réflexion qui l’entoure est totalement absente et que les changements actuels sont bien mal amorcés.
M. Facal,
Je partage entièrement le point de vue de L’Akratique. Il ne faut pas faire un dogme de la situation actuelle, mais le problème essentielle ne réside pas au niveau du système de santé.
J’habite dans une région (Estrie) où à la fois l’accessibilité et la qualité des soins sont de premier niveau. Cela illustre qu’avec une même organisation institutionelle l’on peut arriver à des résultats bien différents.
Les problématiques de pauvreté et d’éducation, comme cela a été souligné précédemment ont une incidence déterminante sur la santé. Hors, l’introduction du privé, tant au niveau des soins que du financement ne pourront qu’avoir un impact au mieux nul et au pire négatif sur la santé d’un grand nombre de Québécois. Il a été parfaitement démontré que la prévention et le mode de vie ont un impact majeur sur la santé. Ce n’est que par l’éducation que nous pourrons influer efficacement sur cette variable.
J’aimerais bien qu’on me démontre comment l’introduction de l’assurance privé dans le financement des soins ne conduit pas directement à un système à deux vitesses. Si je paie pour des assurances privés c’est pour avoir la garantie que je serai servi plus rapidement que dans le système public. Si ce n’est pas le cas, pourquoi donc aurais-je recours à l’assurance privé ?
J’entendais Mme Charette alors qu’elle recevait la semaine dernière M. Castonguay, s’indigner du fait qu’elle ne pouvait pas payer pour passer avant les autres alors qu’elle en a les moyens. Et voilà pour la solidarité ! Cette approche nous conduira directement au système états-uniens : un système plus coûteux avec des résultats médiocres quant la santé de l’ensemble de la population. Quand toute l’industrie de la santé s’enrichit de la situation, où est la motivation pour intervenir sur des facteurs fondamentaux comme l’éducation et l’égalité sociale.
L’introduction d’éléments privés à certains endroits dans le système pourrait résoudre certains problèmes (cela devra être démontré) mais le débat démarre pour plusieurs en considérant le privé comme la panacée. Je doute fort du résultat.
Il faut améliorer le fonctionnement du système et peut-être serait-il mieux gérer si les politiciens en étaient exclus si ce n’est pour en fixer les grands paramètres.
Personnellement, je n’ai aucune confiance dans M. Castonguay pour conduire ce débat. Son plan de match semble déjà bien établi, son mandat est de le vendre à la population.
En affamant le système depuis de nombreuses années, on a convaincu la classe moyenne que ce sont bles fondements du système qui doivent être remis en question. Dans l’état actuel des choses, je ne vois pas ce qui pourrait arrêter le train en marche.
Bonjour,
Ne serait-il pas plus simple et surtout plus adéquat, si on cherche a préserver notre modèle, d’ouvrir la porte au privé pour assumer certains des soins, tout en faisant payer la facture par l’état? En permettant au privé de prendre en charge certains soins, ne serions nous pas en mesure de faire quelques économies, de réduire nos listes d’attentes, tout en garantissant l’accessibilité à tous? Ceci me semble le meilleur moyen de faire face aux différents problèmes de notre système de santé.
Ouvrir la porte complètement et sans réglementation au secteur privé et surtout aux assureurs engendrerait selon moi plus de problèmes que de solution. Par exemple, envisageons une situation où un patient se fait opérer pour une chirurgie importante et surtout urgente et que par la suite, la compagnie d’assurance décide de na pas payer? C’est l’éternel et inévitable risque qui se pose lorsqu’on s’en remet aux compagnies d’assurances. Je crois donc qu’il est très dangereux d’agir de la sorte. Il est possible de trouver des solutions intelligentes qui ne mettent pas en danger notre sécurité sociale, il faut simplement être ouvert aux nouvelles solutions et ne pas sauter aux barricades dès qu’on appercoit l’ombre du «privé».
Merci
Merci à M Gebello pour les chiffres. En voici un autre à onsidèrer. Le Québec pourrait mieux profiter de son pouvoir d achat car il achète pour 3 milliards de médicaments. Il y a un gains à faire de l ordre du milliard à ce poste à condition d avoir un Gouvernement qui se tient debout devant ces multi nationales. Autre abbération mentale: Mcgill recoit 25 % du budget pour former des médecins et 10 % seulement resteront au Québec. Pour en rajouter on va leur contruire un méga hopital qui ne va qu agraver le problëme. Tous cette investissement se fera au détriment du système dans son ensemble et il n y a pas un politicien ayant le courage de dénoncer ce fait.
L argumentaire pour un seul méga hopital:
http://unseulmegachu.org/
Si on part du principe de base que la mission du privé est de faire de l’argent et que celle du public est de servir la population alors le choix est facile a faire. Le systeme de santé québecois fait face a 2 grands problemes: les couts reliés au choc démographique qui nous attend et les ressources humaines qui crouelent sous les heures supplémentaires. Pour le premier, j’ai aimé la suggestion de Jacques Ménard de créer une caisse de santé, cette caisse devrait etre financé par les redevances sur l’eau de source que le gouvernement doit mettre en place. Je sais pas si ce sera suffisant mais c’est un début. Pour le 2e probleme je crois qu’il est temps d’utiliser des mesures quasi communiste c’est a dire de passer une loi forcant les diplomés collégiales et universitaires du secteur de la santé a 5 ans de service dans le systeme public apres la fin de leur études. Ceux qui refusent pourraient se voir refiler une facture pour payer leur études subventionnées par l’état. Par souci d’équité il faudrait peut-etre étandre la mesure a tout les secteurs d’activités. Je suis bien en faveur d’avoir les frais de scolarité les plus bas en Amérique du nord mais y faut que ca rapporte au Québec en fin de compte.
Entièrement d’accord avec M. Vindictater et M. Jcpomerleau.
Si le Québec était un pays, les choix seraient plus facile et le privé serait possible, mais ce n’est pas le cas.
Dans notre situation actuelle et le favoritisme du fédéral centralisateur envers l’Ontario et surtout Toronto, permettre le privé ne fera que syphonner le capital du Québec vers l’Ontario et même les USA.
De plus, le Québec est la province qui a le taut d’imposition le plus bas aux corporations et le plus haut pour les particuliers. Alors imaginez ce que le particulier aura à supporter dans un tel système. Déjà le capital nous échappe. Et ce même contribuable continura de financer l’éducation des médecins qui iront enrichir le privé!
On est pas chez nous. Les entreprises ici n’ont pas intérêt à une solidarité Québécoise puisque c’est du fédéral qu’ils obtiennent le retour sur leur investissement. C’est Ottawa qui a les cordes de la bourse. De la nôtre aussi.
La seule solution est par des gestes d’économie sociale qui créront en même temps la cohésion et l’appartenance nécessaire à un développement de solidarité.
Mais aucun de nos partis a des couilles. Aucun ne propose de mettre la hache dans cette abherration de donner 1 milliards pour un CHUM à 5% d’Anglais!
C’est dire jusqu’à quel point on est pas chez nous!
Vous verrez, ça se rapporte au sujet:
«…Les lois grecques anciennes commencent toutes par la clause édoxè tè boulè kai to démo, « il a semblé bon au conseil et au peuple ». « Il a semblé bon », et non pas « il est bon ». C’est ce qui a semblé bon à ce moment -là. Et dans les temps modernes, on a, dans les Constitutions, l’idée de la souveraineté des peuples. Par exemple , la Déclaration des droits de l’homme française dit en préambule : « La souveraineté appartient au peuple qui l’exerce, soit directement, soit par le moyen de ses représentants. » Le « soit directement » a disparu par la suite, et nous sommes restés avec les seuls « représentants ».
Sur la question de la représentation politique, Jean-Jacques Rousseau disait que les Anglais, au XVIIIe siècle, croient qu’ils sont libres parce qu’ils élisent leurs représentants tous les cinq ans. Effectivement, ils sont libres, mais un jour sur cinq ans. En disant cela, Rousseau sous- estimait indûment son cas. Parce qu’il est évident que même ce jour sur cinq ans on n’est pas libre. Pourquoi ? Parce qu’on a à voter pour des candidats présentés par des partis. On ne peut pas voter pour n’importe qui. Et on a à voter à partir de toute une situation réelle fabriquée par le Parlement précédent et qui pose les problèmes dans les termes dans lesquels ces problèmes peuvent être discutés et qui, par là même, impose des solutions, du moins des alternatives de solution, qui ne correspondent presque jamais aux vrais problèmes.
Généralement, la représentation signifie l’aliénation de la souveraineté des représentés vers les représentants. Le Parlement n’est pas contrôlé. Il est contrôlé au bout de cinq ans avec une élection, mais la grande majorité du personnel politique est pratiquement inamovible. En France un peu moins. Ailleurs beaucoup plus. Aux Etats-Unis, par exemple, les sénateurs sont en fait des sénateurs à vie. Et cela viendra aussi en France. Pour être élu aux Etats-Unis il faut à peu près 4 millions de dollars. Qui vous donne ces 4 millions ? Ce ne sont pas les chômeurs. Ce sont les entreprises. Et pourquoi les donnent-elles ? Pour qu’ensuite le sénateur soit d’accord avec le lobby qu’elles forment à Washington, pour voter les lois qui les avantagent et ne pas voter les lois qui les désavantagent. Il y a là la voie fatale des sociétés modernes.
On le voit se faire en France, malgré toutes les prétendues dispositions prises pour contrôler la corruption. La corruption des responsables politiques, dans les sociétés contemporaines, est devenue un trait systémique, un trait structurel. Ce n’est pas anecdotique. C’est incorporé dans le fonctionnement du système, qui ne peut pas tourner autrement.
POURQUOI la situation contemporaine est-elle tellement incertaine ? Parce que, de plus en plus, on voit se développer, dans le monde occidental, un type d’individu qui n’est plus le type d’individu d’une société démocratique ou d’une société où on peut lutter pour plus de liberté, mais un type d’individu qui est privatisé, qui est enfermé dans son petit milieu personnel et qui est devenu cynique par rapport à la politique.
De l’Autonomie en Politique - L’Individu Privatisé, une page internet pas très longue voici l’url: http://www.costis.org/x/castoriadis/autonomie.htm
Merci Johanne.
Alors la solution est simple; corrompons-nous.
Nous avons la SGF + l’argent des travailleurs dans les caisses des syndicats.
Prennons tous ces milliards et achettons tous les diamants bruts que nous pourrons. Une montagne de diamants bruts.
Menaçons alors d’écouller ces diamants dans le marché mondial. Ce qui ferra s’effondre les prix.
Et finalement, négoçions nos conditions pour ne pas le faire.
«Le prochain test de la bonne volonté de tous sera la mise sur pied du groupe de travail dirigé par Claude Castonguay sur l’avenir du réseau de la santé.»
Ça dépend du produit que «livrera» M. Castonguay et son groupe et de l’humeur du moment. Je veux dire que la fenêtre d’opportunité est assez mince. M. Castonguay est crédible, ça va compter, certes, mais la masse des gens qui s’expriment (appelons ça «les lobbys», les groupes sociaux, les syndicats, le patronat et quelques ténors) tiendra compte de l’impact des propositions du groupe pour s’aligner et bien que l’espace de la droite se soit un peu agrandi, le spectre d’un système à deux vitesses en fera reculer plus d’un… c’est-à-dire ceux qui votent. Car qui dit «gouvernement minoritaire» dit «nous sommes actuellement en campagne»…
«On sent en tout cas que le statu quo est de plus en plus difficile à défendre.»
Vrai!
Mais la sérénité, elle se trouve où? Dans laquelle des positions potentielles, il y aurait moyen d’avancer en terme de consensus, sans braquer l’électorat?
Un petit «ticket modérateur»? Faudra voir comment l’augmentation des frais de scolarité à l’université passera avant d’envisager cela… Les deux mesures en même temps compromettraient la paix sociale et une des promesses libérales.
Plus de privé en santé? Ok, mais comment?
Si je faisais partie du groupe Castonguay, je regarderais du côté de certains actes médicaux… Il y a moyen d’identifier certaines grosses dépenses, des économies à faire et «une classe» de citoyens capable de payer davantage pour certains actes qui ne prêteraient pas trop flanc à l’avènement d’un système à deux vitesses (que nous avons déjà, mais bof… il est difficile à nommer et à décrire pour l’électorat).
Vous poser de bonnes questions M. Facal.
Merci à feu M. Castoriadis.
Peut-être pouvons-nous apprendre à nous gouverner malgré toute la vie politique qui vise à nous le faire désapprendre.
Apprendre à gouverner en devenant des citoyens responsables, autonomes, plutôt que corrompus.
« Le projet d’autonomie de Castoriadis consiste à rendre les humain-e-s entièrement maîtres-se-s de leur vie et de leur société, entièrement conscient-e-s et responsables de ce qui leur arrive et de ce qu’illes construisent. C’est un projet marqué par l’usage de la rationalité, mais
aussi de l’auto-limitation* : pour que les humain-e-s puissent vivre ensemble sans qu’une autorité supérieure les contraigne et les punisse, illes doivent être capable de se fixer elleux-mêmes des limites. L’expansion rationnelle illimitée qui anime le projet capitaliste aboutit logiquement à diverses catastrophes.»
- lire la brochure
- telecharger le PDF (327.1 ko)
la brochure A4, réductible en A5
http://infokiosques.net/IMG/pdf/c.pdf
Résumé
La pensée politique de Cornelius Castoriadis
Le projet d’autonomie
Citoyenneté responsable et autonomie.
Cornelius Castoriadis (1922-1997. La particularité de Castoriadis est peut-être celle d’être un penseur touche-à-tout, philosophe, psychanalyste, économiste à l’OCDE, érudit en Histoire, en musique, en épistémologie, en mathématiques…
“Si [les citoyen-ne-s] ne sont pas capables de gouverner - ce qui reste à prouver -, c’est que “toute la vie politique vise précisément à le leur désapprendre, à les convaincre qu’il y a des experts à qui il faut confier les affaires. Il y a donc une contre-éducation politique. Alors que les gens devraient s’habituer à exercer toutes sortes de responsabilités et à prendre des initiatives, ils s’habituent à suivre ou à voter pour des options que d’autres leur présentent. Et comme les gens sont loin d’être idiots, le résultat, c’est qu’ils y croient de moins en moins et qu’ils deviennent cyniques (…) Les institutions actuelles repoussent, éloignent, dissuadent les gens de participer aux affaires publiques”.”
“Dans ces sociétés, tout philosophe aurait reconnu des régimes d’oligarchie libérale : oligarchie, car une couche définie domine la société ; libérale, car cette couche laisse aux citoyens un certain nombre de libertés négatives ou défensives”
http://www.fredshack.com/docs/castoriadis.html
Je crois que nous ne devons compter que sur nous-mêmes, quelques profs, quelques personnes pour proposer un projet d’autonomie, malheureusement pas sur M. Castonguay.
Je cite encore Castoriadis:
« Quand le système social cherche une productivité maximale et une destruction de la
responsabilité, il forge des attitudes qui tendent à la privatisation, au conformisme,
à la compétition, à l’irresponsabilité, à la passion pour le « divertissement », à une
mentalité acquisitive (consommation), à un désinvestissement des affaires communes.
Il forge un individu « défini par l’avidité, la frustration, le conformisme généralisé,
(…) la fuite dans la consommation, (…) le fatalisme, (…) perpétuellement distrait,
zappant d’une « jouissance » à l’autre, sans mémoire et sans projet, prêt à répondre
à toutes les sollicitations d’une machine économique qui de plus en plus détruit
la biosphère de la planète pour produire des illusions appelées marchandises »
http://infokiosques.net/IMG/pdf/c.pdf
La santé à la rescousse de la souveraineté
Jusqu’à présent, je m’étais peu intéressé au débat sur la santé. Déjà dans les années 70, on se plaignait du temps d’attente dans les urgences et des lits dans les corridors.
Cela dit, la récente nomination de Claude Castonguay à la présidence d’une commission chargée de faire des recommandations sur l’avinir du système de santé a éveillé mon intérêt, non pas pour la santé, mais pour la question Nationale. Je m’explique.
Il est déjà certain que M. Castonguay fera des recommandations qui iront dans le sens d’une médecine à deux vitesses, d’une plus grande place faite au privé, voir même de l’instauration d’un ticket modérateur. Étant donné la donne politique actuelle au Québec, la montée de l’ADQ, la perception généralisée (fausse selon moi) que notre système est en crise, sans oublier l’ascendant moral de M. Castonguay sur les questions de santé, on peut dire que le fruit est mûr pour instaurer de telles mesures.
Le problème, c’est que tout cela irait à l’encontre de la loi Canadienne sur la santé. Quiconque connaît u peu le Canada Anglais sait que la loi sur la santé est dans l’inconscient collectif du ROC, l’élément fondateur du pays. En fait, si vous demandez à un Canadien Anglais ce qui le distingue d’un Américain, il vous parlera inévitablement du système de santé Canadien (curieux pays).
On pourrait donc assister au réveil de la question Nationale Québécoise grâce au Nationalisme Canadien. Voilà un filon intéressant à exploiter pour le parti Québécois. Se rallier à un espèce de consenssus mou de la société Québécoise vers une “désuniversalisation” du système pour provoquer une crise constitutionnelle et identitaire avec le Canada.
Que fera Pauline Marois devant un tel scénario; souveraineté d’abord ou sociale démocratie à tous crins ? J’aimerais, M. Facal, vous lire sur ce sujet.
Merci de me lire
Benoit Léger
« …si vous dites à un Suédois, un Allemand ou un Français, dont les pays ont des traditions de solidarité encore plus profondément enracinées que la nôtre, que nos lois interdisent les assurances privées, il ne vous croira pas. »
La Loi n’interdit pas l’assurance privée. Il faut lire à ce propos l’opinion de Henri Brun, Faculté de droit de l’Université Laval, Diane Demers, Département des sciences juridiques de l’Université du Québec à Montréal, Patrice Garant, Faculté de droit de l’Université Laval; Daniel Proulx, Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, Andrée Lajoie, Faculté de droit de l’Université de Montréal et Marie-Claude Prémont, Faculté de droit de l’université McGill dans Le Devoir du 17 novembre 2005 (Privatisation des soins de santé au Québec - Il n’y a pas d’«ordre» de la Cour suprême). Elle interdit aux médecins de pratiquer des deux côtés de la clôture à la fois. Nuance.
Par ailleurs, des pans importants du système de santé sont accessible à l’assurances privée. Par exemple, vous pouvez avoir une chambre privée dans un hôpital et vous faire rembourser par votre assurance privée et il y a tout le champ des médicaments…
Si vous dites à un Français que le privé est plus important en pourcentage que le public dans le systéme de santé au Québec, il ne vous croira pas. C’est pourtant la vérité.
Merci, monsieur Facal, de ne pas sombrer dans la démagogie. C’est déjà assez compliqué comme cela pour le commun des mortels.
Claude Castonguay
Chargé de cours (1951-1954) et professeur agrégé (1954-1957) au département d’actuariat de la Faculté des sciences de l’Université Laval. Actuaire associé à L’Industrielle, compagnie d’assurances sur la vie, durant les mêmes années.
Actuaire auprès de sociétés d’assurances de 1951 à 1962, cofondateur et associé de Castonguay, Lemay et Associés inc. (aujourd’hui Sobeco) de 1962 à 1970 et de 1973 à 1977. Fellow de l’Institut canadien des actuaires et de la Société des actuaires en 1958.
président du conseil de l’Impériale, compagnie d’assurance-vie (1977-1982);
président du conseil et chef de la direction de la Corporation du Groupe La Laurentienne Assurances (1981-1990); président du conseil de Laurentian Capital Corporation (1985-1995) et président du conseil de la Banque Laurentienne du Canada (1987-1994).
président du conseil d’administration Andromed inc (pharmaceutique)ainsi que Procréa BioSciences (pharmaceutique). depuis 2002.
Je vous rappelle que le symbole de la Fête Nationale des Québécois 2007 est une “valise”.
Je met un article interressant si vous l’avez lu tant pis.Le vrai père de l’assurance maladie?
“Dans un texte intitulé «Au-delà du colmatage», Castonguay propose à nouveau la tarification et le recours élargi aux assurances privées. Une solution excellente pour ses amis du monde des affaires, mais qui va à l’encontre de l’intérêt général.
À peine dix jours plus tard, on apprend que le gouvernement Charest mandate un nouveau groupe de travail, afin de trouver de «nouvelles solutions» pour le financement et la pérennité notre réseau. À la présidence de ce groupe, on a le bonheur de retrouver nul autre que Claude Castonguay.
Premièrement, Claude Castonguay se présente toujours comme le père de l’assurance-maladie au Québec. C’est totalement et intégralement faux, comme l’a démontré le journaliste André Noël de La Presse dans son texte du 20 mai 2006 intitulé : «Castonguay est-il vraiment le père de l’assurance-maladie ?». Le véritable instigateur du système de santé publique au Canada fut le premier ministre du Nouveau Parti démocratique (NPD) de la Saskatchewan, monsieur Tommy Douglas, qui a eu le mérite et le courage de l’implanter le premier dans cette province.
Ensuite, les autres provinces, de la Colombie-Britannique à l’Ontario, en passant par le Québec, n’ont fait que suivre et copier le modèle de santé publique de la Saskatchewan. Au Québec, on doit l’instauration de l’assurance-maladie au gouvernement de l’Union Nationale et non au Parti libéral du Québec, et encore moins à Claude Castonguay.
Deuxièmement, il omet toujours de dire que, s’il a passé seulement quelques années en politique active (1970 à 1973), il fut pendant plusieurs années président de la compagnie d’assurances La Laurentienne qui, comme toutes les compagnies d’assurances, seraient financièrement les grandes gagnantes de la privatisation de notre santé publique.
De plus, il est actionnaire et administrateur de compagnies pharmaceutiques comme Andromed et Procréa BioSciences, qui sont les principaux responsables de la hausse des coûts de notre système de santé publique. Pourquoi omet-il ces faits et les médias aussi ?
Troisièmement, ça fait plus de douze ans qu’il répète toujours la même rhétorique usée à la corde de la privatisation obligée de notre santé publique que les journaux de Power Corp., qui a de gros intérêts dans la santé privée par le biais de ses filiales Great West Life, London Life et Canada Life, reproduisent dans leurs pages sur une base régulière afin de vous farcir la cervelle et amener chez vous apathie et résignation.
N’allez surtout pas dire que Claude Castonguay est un idéologue, non, non, c’est plutôt un penseur qui jette un regard complètement «désintéressé» et «neutre» sur notre système de santé publique, et qui a l’extrême courage de proposer un ticket modérateur de 25 $ la visite chez le toubib afin d’apporter des revenus supplémentaires à nos pôvres médecins, qui ne gagnent annuellement que 200 000 $ et plus l’an et de privatiser la santé publique en permettant aux patients de souscrire à des assurances privées de compagnies comme La Laurentienne, la Great West Life et la London Life.
Attention, le coût de ces assurances privées seraient entièrement déductibles d’impôts, ce qui fait qu’on se retrouverait avec un système de santé privée qui n’aurait de privé que le nom, étant financé abondamment par les fonds publics grâce aux déductions fiscales.”
À mon avis le ticket modérateur est une erreur. Un des problèmes que l’on retrouve surtout chez les personnes agées est le délai de dépistage des maladies, souvent le dépistage est bien trop tard, c’est-à-dire une fois que les symptômes sont insupportables.
Les plus pauvres ont tendances à aller chez le médecin en dernier recours et le ticket modérateur risque d’empirer cette façon de faire. On se retrouve par la suite avec des traitements plus complexe et plus dispendieux.
En fait le ticket risque de faire diminuer la prévention qui est déjà déficiente. N’en déplaise à M. Castonguay, cette solution ne sera pas économiquement viable.
@ Patrick
Le ticket modérateur aurait des avantages et des inconvénients à mon avis. Il éviterait la surconsommation des services de santé, il responsabiliserait les gens. Mon père connaît un ex-médecin qui a simplement lâché car il était découragé de voir les mêmes personnes se présenter à l’urgence pour une simple grippe et nuire au système énormément.
Ensuite, le ticket-modérateur, en réduisant les visites, diminuerait le temps d’attente, ce qui encouragerait les gens qui se sentent vraiment malade à y aller, puisque les temps d’attente seraient moins long.
Par contre, le problème est qu’il faut trouver une méthode flexible pour éviter de pénaliser les pauvres. Chose plus facile à dire qu’à faire.
“En fait le ticket risque de faire diminuer la prévention qui est déjà déficiente.” (Patrick)
La prévention?
J’ai une cousine qui a faillie se suicider et tuer toute sa famille. Le psychiatre a trouvé des dixaines de bouteilles de pilules dans ses tiroirs. Dépressants anti-dépressants, Zoloft, etc… Toute la panoplie Pfizer y était.
Tout à la poubelle et elle s’est rétablie.
Les soins de santé doivent rester des services et non une industrie commerciale.
Oui le ticket modérateur doit etre mis en place mais juste 5 $ comme ca pas besoin d’exemption pour les pauvres et les personnes agées. En passant de la prévention ca se fait pas a l’urgence. Le probleme c’est qu’il faut l’accord du fédéral et ca c’est toujours tres compliqué.
Monsieur Facal, croyez-vous qu’une réforme du mode de formation du gouvernement serait souhaitable? Actuellement, il peut y avoir double minorité (moins de 50% des votants et moins de la moitié des élus)… et un gouvernement minoritaire est né! Il s’agit d’une situation assez antidémocratique et qui enlève beaucoup de légitimité à ceux qui nous “dirigent”. Je sais bien que la “tyrannie de la majorité” n’est pas souhaitable non plus, mais le principe de majorité est important dans notre vie démocratique.
Le modèle britannique, basé sur le bipartisme, commence à prendre le bord au Québec. Pourquoi la politique serait-elle basée sur une vision manichéenne des choses, qui n’envisage la politique que dans l’optique d’une polarisation simpliste (des aggrégats d’idéologies!) le long d’un seul axe? La réalité est bien plus complexe que cela, surtout ici au Québec!
Pourquoi ne pas faire comme l’Écosse, qui a un système parlementaire dans lequel un gouvernement majoritaire doit être formé en moins de 30 jours (si nécessaire, avec des COALITIONS) — sans quoi on retourne en élections.
Le fait que la démocratie québécoise nous ait donné un tel foisonnement de partis et d’orientations idéologique montre que nos enjeux sont complexes et que nous sommes en mesure de les aborder selon plusieurs points de vue. Toutefois, le modèle parlementaire actuel impose un carcan inutilement lourd, qui mènera peut-être à un déficit démocratique de plus en plus prononcé. Il y a les situations de double minorité (triple, si l’on compte l’élection de députés en situation minoritaire dans leur comté), il y a le réalignement forcé des idéologies selon les deux aggrégats Tory/Labour (ou leur équivalent), et en parallèle il y a le désengagement de nombreux citoyens, qui ne s’y reconnaissent plus.
Une réforme STRUCTURELLE majeure (et non pas juste l’instauration de la proportionnelle et des deux tours) est nécessaire à mon avis. Ce serait là une manière dynamique de nous démarquer du reste de l’Amérique, obstinément alignée sur le bipartisme de tradition anglaise.
En regardant vers l’avenir, je me suis donné le mandat d’identifier les sujets qui provoquent des débats parfois houleux ; la santé fait évidemment partie du lot.
Comme le disait Monsieur Facal, j’ai l’impression que le statu quo, justifié impunément par nos valeurs d’équité et de justice, n’est pas souhaitable, ce dernier devenant intenable. Pis encore, je considère qu’il a déréglé légèrement notre aptitude à analyser rationnellement les crises qui se profilent devant nous.
Pourrons-nous encore longtemps affecter 40% de notre budget à un seul secteur ?
J’aimerais avoir votre avis.
http://blogue101.blogspot.com/
“Pourrons-nous encore longtemps affecter 40% de notre budget à un seul secteur ?” (J.F. Dorion)
Ce secteur ne coûtera pas moins cher juste pour avoir changer son nom de “santé” à “assurances privées”.
Il n’existe pas de “magie” économique qui va réduire le prix que çà coûte.
Les assurances privées ne sont qu’un transfert de la facture à un autre. Donc, un élargissement des possibilités quant aux sources du payement de la facture.
Ce sera l’exploitation des ressources naturelles et humaines des pays en développements qui payeront la facture, accompagné d’un profit pour les firmes d’assurances. Ces mêmes exploitations qui produisent les inégalités et les guerres qui nourrissent ensuite l’industrie de l’armement qui s’ajoute au payement de la facture.
Suffira de payer à tous les mois son assurance à notre firme préférée.
Ce qu’on sait pas…
Bonjour monsieur Facal
Vous aviez deja fait un article il y a quelques mois sur la lieutenant-gouverneure et ses depenses grotesques.
Je me rappelle que je m’etais pas mal pose de questions a ce moment, mais que je me disais qu’il fallait attendre la preuve de ce que vous avanciez a ce moment la.
Et bien il semble que vous aviez raison. C’est scandaleux !
Une question pour vous: dans un contexte ou il est impossible d’abolir ce poste ridicule de lieutenant gouverneur, que suggerez-vous de faire avec? Vous connaissez l’Etat, vous avez deja travaille comme grand argentier des contribuables, alors je suis sur que vous avez une idee en tete sur ca !
Merci et a la prochaine
C’est une question de gestion. Si un militaire lance des mines devant sa voiture, ça risque de secouer. C’est tout simplement du sabordage de la part des 3 partis qui ne débatent de toute façon pas sur la question du privé. À qui cela profiterait-il? À une minorité!
“Le prochain test de la bonne volonté de tous sera la mise sur pied du groupe de travail dirigé par Claude Castonguay sur l’avenir du réseau de la santé.”
-Castongay est arrivé avec une solution préconçue et le résultat de l’enquête est donc déjà choisi et prévisible. Il n’y a aucun débat au sein de ces trois partis tous louangeant les élites méritantes qui ne veulent plus s’asseoir sur les bancs inconfortables des urgences malpropres. Donnez-leur des cuirettes et du velour, ainsi que du service rapide, après tout, ils le méritent!
Ça devient mourrant ici, il n’y a pas de débat, seulement des amourettes à Joseph. Où sont passées les questions, les critiques et les relances?
Personne ne s’interroge sur la viabilité et le réalisme de ces systèmes privés? Où sont les médecins? Ah! Je vois! Avec un système privé compétitif, les médecins reviendront, mais qui se paiera alors ces services? Ah! Les méritants privilégiés que défend aussi Faccal! DSL…
La réalité est qu’une minorité en a besoin de ces soins privilégiés, ça ne changera rien aux listes d’attente! Ailleurs, ça n’a rien changé et dans certaines régions du Québec, tout fonctionne bien. Vous vous éloignez de la réalité et de plus, vous n’osez pas imaginer autre chose…
Votre système capitaliste dépend effectivement de la misère dans le monde, mais cela achève… Grâce aux changements climatiques, votre règne devient une anomalie et une contradiction des plus flagrantes, pas étonnant qu’une partie d’entre vous croit au complot socialiste!
“Quand un patron vous dit que sa compagnie est comme une grande famille, attendez-vous à travailler pour ses enfants et ses neveux.”