Le plat de résistance
14 novembre 2007 par Joseph Facal
La commission Bouchard-Taylor entame bientôt à Montréal la dernière phase de ses consultations publiques. Seule ville du Québec à vivre la diversité culturelle à grande échelle, on pourrait croire que les deux coprésidents se sont gardé le plus difficile pour la fin.
Pas du tout. Les vraies affaires commenceront après. Quand MM. Bouchard et Taylor fermeront la porte derrière eux et chercheront des moyens de parvenir à signer le même rapport.
La chose aurait été relativement simple s’ils avaient choisi de faire une interprétation très étroite de leur mandat.
Gérard Bouchard et Charles Taylor ont cependant établi dès le départ que le Québec vivait un véritable malaise identitaire. Selon eux, la question précise des accommodements raisonnables ne pouvait se traiter indépendamment de questions plus larges comme l’identité québécoise et ses multiples ramifications: la langue, l’immigration, la laïcité et les rapports hommes-femmes.
Ils avaient évidemment raison. Mais cela entraîne des conséquences qu’ils vont maintenant devoir confronter.
Quelle majorité?
À chaque forum public, où qu’il se tienne au Québec, il se trouve toujours des citoyens qui notent que ces questions sont indissociables de la situation du Québec au sein du Canada. Les journalistes en parlent peu ou pas, préférant les déclarations outrancières, les homélies bienpensantes ou les touchants témoignages d’immigrants.
Mettez-vous à la place d’un immigrant. On lui demande de s’intégrer. Lui-même ne demande pas mieux. Mais s’intégrer à qui? Très logiquement, les immigrants vont toujours du côté de la majorité parce qu’elle offre plus de possibilités.
Très rapidement, l’immigrant découvre cependant que la majorité au Québec est francophone, mais que cette majorité est une minorité au Canada. Il constate ensuite que le gouvernement du Québec et celui du Canada ont des exigences opposées au sujet du comportement attendu de lui. Et il se sent entraîné malgré lui dans un conflit qui ne le regarde pas.
Plus tôt cette année, Gérard Bouchard déclarait à propos de la souveraineté du Québec: «Ça nous donnerait cette espèce de confiance en soi, cette valorisation, cette sécurité psychologique et symbolique auxquelles nous aspirons d’une façon quasi maladive.»
Et il ajoutait: «Le Québec a besoin d’accomplir un acte fondateur. Or, l’indépendance est un acte fondateur qui servira ensuite aux Québécois à se valoriser pendant des siècles [...].»
Charles Taylor n’est évidemment pas du même avis: «Je crois qu’il faut créer de nouvelles formes de coexistence plurinationales. Ce serait un échec pour moi si le Canada, qui a déjà tellement cheminé dans ce sens, se fracturait [...]. Pour cette raison, j’ai toujours cru qu’il fallait trouver des moyens de vivre ensemble.»
L’éléphant
Après avoir ouvert si largement la discussion, revenir à la question étroite des accommodements religieux équivaudrait à dire qu’il n’a servi à rien d’écouter les gens sur tout le reste.
Il ne s’agit évidemment pas de s’imaginer que les deux hommes pourraient s’entendre sur le statut politique du Québec. Mais nous sommes en droit d’exiger qu’ils n’évacuent pas l’évidente dimension politique de toutes les questions soulevées jusqu’ici.
Ce serait comme refuser de voir l’éléphant au beau milieu du salon.
33 réponses à “Le plat de résistance”

Et ensuite on essai de nous faire croire que les médias au Québec sont impartiaux et qu’ils essaient vraiment de nous « informer »! Je crois qu’un autre éléphant blanc c’est La Presse qui, à chaque élection québécoise, désire et suggère un gouvernement libéral majoritaire.
Je crois que pour créer une forme de « coexistence plurinationale » comme le suggère Charles Taylor, faire l’indépendance du Québec serait alors une excellente façon d’y arriver. Pour paraphraser ce dernier, ce serait pour moi un échec total si le Québec continuait de demeurer (tel un Tanguy) au sein du Canada et que son poids démographique et politique devenait tellement insignifiant.
Me semble qu’on est autre chose, qu’on est plus qu’une simple province avec des petits pouvoirs provinciaux.
Me semble qu’on mérite plus que ça; qu’on est « quelque chose comme un grand peuple ».
Le Québec, comme disait feu Bourgault, est trop petit pour le Canada, nous voulons le monde.
Nous voulons les pouvoirs d’un Pays pour gérer NOS choses à NOTRE façon.
C’est le contraire. Bourgault disait que le Canada était trop petit pour le Québec. Un détail…Je pense comme vous sur l’essentiel.
Bien sur! Désolé, disons que je me suis «enfargé» dans mon clavier :)
[...] À lire absolument. Il concorde parfaitement avec la lecture que je fais de la « crise des accommodements raisonnables ». [...]
Alors là, je dois être un peu stupide car je ne vois pas cet éléphant au milieu du salon… à moins qu’il soit en peluche!
Vous dites, M. Facal :
« Il [l'immigrant] constate ensuite que le gouvernement du Québec et celui du Canada ont des exigences opposées au sujet du comportement attendu de lui. » J’aurais besoin de plus d’explications, car je ne comprends honnêtement pas… C’est peut-être normal n’étant pas moi-même immigrant.
J’entends bien le discours nationaliste répété over and over opposant l’héritage « multiculturaliste » canadien de Trudeau à l’approche « interculturelle » québécoise, mais j’ai un peu de difficulté à en comprendre l’impact concret pour l’immigrant, celui qui cherche à s’intégrer à sa terre d’accueil. Différentes approches philosophiques d’intégration, exigences particulières, oui. Mais exigences opposées ?
À propos de la souveraineté
J’avais ce feeling que vous, Péquistes, finiriez par nous expliquer que le peuple est en train de re-questionner la place du Québec au sein du Canada via cette commission. Comprenez-moi bien : je suis plutôt nationaliste et tant mieux si l’exercice nous permet d’un peu mieux cerner l’identité québécoise à laquelle nous demandons aux immigrants de s’intégrer. Tant mieux si cela permet de nous donner des moyens plus efficaces pour faciliter cette intégration. Tant mieux (ou tant pis) si, devant l’hypothétique échec de trouver de meilleurs mécanismes d’intégration, la souveraineté en vient à se poser comme l’évolution naturelle de la nation québécoise. Pour sa survie, ou pour son développement.
Je trouve cependant un peu malhonnête de ramener le débat sur la souveraineté au goût du jour sous prétexte qu’une partie des interventions à une commission (qui ratisse large) traite de la place du Québec dans le Canada. Serait-ce de mettre la charrue devant les bœufs (ou devant l’éléphant)? Je ne peux que le comprendre comme un moyen pour le PQ de rebâtir son capital politique au plus vite. Et comme un nouvel emballage populaire pour les rêveurs de souveraineté.
Quand j’étais en affaires, les représentants qui venaient me proposer les services de leurs entreprises, commencaient par me questionner pour connaitre mes besoins. Quoique divergeantes furent mes réponses, ils en arrivaient toujours à la conclusion que leurs services correspondaient exactement à mes besoins et m’en faisaient une démonstration éloquente, parfois erronnée. Vous savez comme-moi que les vendeurs sont formés en ce sens.
Je crains que la Commission Bouchard-Taylor ne deviennent qu’une expression de nos besoins devant les vendeurs irréductibles de l’indépendance. Pour eux, l’indépendance ne sera toujours que la seule solution possible devant n’importe quel constat exprimé.
Je crois que Bouchard et Taylor doivent d’abord proposer une voie viable face au problème actuel.
La ou les voies proposées doivent être viables aussi bien dans le système actuel ou le système indépendant. Je suis convaincu que l’indépendance appporterait des conditions favorables mais elle n’est pas en place. Il est donc important que le rapport de la Commission nous indique une voie réaliste dans le contexte actuel, dans le système actuel en 2007 et 2008. On ne doit pas attendre le messie.
M. Facal,
De façon pratico-pratique, le Canada intègre ses immigrants exactement de la même façon que le Québec le fait. D’abord par le marché du travail et ensuite, ou en même temps, par l’école des enfants, le vosinage etc.
Je ne vois pas la contradiction quand vous dites: »Il constate ensuite que le gouvernement du Québec et celui du Canada ont des exigences opposées au sujet du comportement attendu de lui. Et il se sent entraîné malgré lui dans un conflit qui ne le regarde pas. »
Mais de quelles exigences précises parlez-vous au juste? Moi je m’attends à ce que les immigrants se trouvent de l’emploi, envoient leurs enfants à l’école, respectent la loi, deviennent de bons citoyens et contribuent à la société dans laquelle ils vivent. Au Québec, la majorité va le faire en français, alors qu’au Canada anglais, ce sera en anglais.
M. Bouchard a raison quand il dit que l’indépendance donnerait une sécurité psychologique face à la survie du français, mais à quel prix et pour combien de temps? Le diable est dans les détails, n’est-ce pas ?
Encore une fois, pour les souverainistes , tout débat, toute controverse devient une question de survivance. Parce qu’ils croient que seul l’indépendance peut garantir la survie du français, ils extrapolent l’argumentaire sur tout. Pour eux, aucun problème ne peut se résoudre complètement tant que le Québec ne deviendra pas un pays indépendant. C’est l’argument du coffre à outils dont le PQ s’est servi pendant des années.
Ce ne sont pas toutes les pannes qui nécessitent un coffre avec 2000 outils. Un bon tournevis, une paire de pinces et un marteau peuvent souvent suffir.
Vous avez beau etre fédéraliste, autonomiste, libéral ou adéquiste, on ne peut nier que dans un contexte de Québec souverain, le gouvernement Québecois aurait toute la latitude voulu pour imposer ses conditions d’intégrations aux immigrants. Ainsi il n’aurait pas a s’interroger a savoir si ses lois ou reglements passeraient le test de la charte canadienne. Mettez-vous dans la peau de l’immigrant qui en arrivant au Québec se retrouve coincé dans un combat impliquant 2 nations. Cette confusion engendre un retard dans l’intégration de cet immigrant puisqu’il recoit deux messages distincts. Le cas du kirpan illustre bien le probleme, la cour d’appel du Québec l’interdit a l’école mais la cour supreme renverse le jugement, pensez au message que cela envoi aux extremistes religieux qui cherchent toujours une breche pour imposer leur vues.
Le fédéralisme canadien ne nous convient pas, ça tout les québécois le savent.
Mais ce que tout le monde n’a pas, c’est la maturité pour définir nos besoins collectifs et de s’autogérer.
La commission Bouchard/Taylor, ne fera pas de miracle avec son compte rendu de la situation et dans le contexte actuel de la confédération. Elle doit demeurer neutre et nous donner des pistes de réflexions, mais pas des décisions qui nous reviennent de prendre. La commission n’est pas là pour gérer des conflits, sa mission c’est de nous éclairer sur les accomodements raisonnables.
Si on veut avoir l’heure juste sur ce qu’on doit faire, on devrait se créer une commission qui ferait le même parcours et qui débattrait de ce qu’on veut vraiment comme peuple. Enlever ça des partis politiques et aller sur la place public comme ça se fait pour la commission actuellement.
Mon oncle, immmigrant, travaille pour une petite firme comptable. La semaine dernière, ayant mis à l’affiche un nouveau poste, le « boss – french white male » dit à son assistante de ne pas passer tout les ceux qui avait un nom « bizarre »…
Je crois que cette commission soulève les bonnes discussions de société que nous devrions avoir… Mais, n’empêche qu’indépendant ou pas, un Québec qui ne peut aider l’immigrant à trouver un emploi pour lequel il est qualifié, n’arrivera jamais à « intégrer » ses immigrants… Ça c’est un problème qui ne se réglera pas avec l’indépendence (enfin, il y a de grandes craintes dans ma communauté que l’inverse risque de se produire…)
Je suis un de ceux, immigrant, qui croit fermement au Québec indépendent… c’est une idéologie… c’est un rêve, une aspiration…mais qu’on arrête de me faire croire que « les choses seront différentes » lorsque on se séparera…c’est selon moi la « faille péquiste »…
Bon, je divague, et donc j’arrête…
Vs vs rappelez de ce que les beaux esprits du Plateau disaient avant le début de la Commission? « Bof, à Hérouxville, y’ont jamais vu un Noir de leur vie. Y paniquent pour rien. Nous autres à Mouriale, on n’a pas de problèmes ».
Vs avez écouté la Commission cette semaine à Laval? De loin l’assemblée la plus houleuse de toutes les assemblées jusqu’ici. On a vu un clivage marqué entre les « nous » et les « eux ».
@Jack3, pour moi, les Québécois d’origine musulmane qui se sont présentés à Laval sont aussi Québécois que vous et moi et sont donc totalement dans ce qu’on peut appeler le « nous ».
@Peupu, croyez-vous vraiment que les choses seront «pareilles» dans un Québec pays? Un changement géopolitique de ce calibre ne changera vraiment rien? Soyons réaliste quand même! Est-ce là ce que vous appelleriez « la faille adéquiste » ou « la faille libérale »?
Peut-on au moins s’entendre pour dire que l’indépendance ne règlera pas tout mais au moins mettras un paquet de choses au clair?
Peut-on également s’entendre pour dire qu’il y a un coût à l’indépendance mais qu’il y a aussi un coût à rester dans la confédération?
Mon cher Mathieu D, ayez s’il vous plaît l’amabilité de m’indiquer où exactement dans mon texte, je dis que la souveraineté est la seule solution possible à ces questions. Je citais Gérard Bouchard ! Je disais simplement qu’il serait aberrant de faire comme si ces questions pouvaient se traiter dans l’abstrait, sans référence à la situation unique du Québec au sein du Canada. Vous n’allez tout de même pas nier cela, non ? Quant à la tension entre le multiculturalisme canadien et l’interculturalisme québécois, misère, lisez les textes officiels de chaque gouvernement. La politique canadienne de multiculturalisme a été répudiée, noir sur blanc, à de nombreuses reprises, par des gouvernements québécois… fédéralistes et libéraux !
@Simon Robert
C’est pas parce que tu le dis que c’est vrai.
J’ai remarqué une chose partout: les immigrants qui se présentent à ces assemblées disent toujours vous. « Vous, les Québécois »
Ca veut dire deux choses:
1) Que le nous Québécois existe bel et bien
2) Qu’ils n’en font pas partie
C’est pas moi qui le dis. C’est eux.
Moi ça me cause aucun problème. Si je vais vivre en Catalogne, je ne vais pas devenir catalan. ET les Catalans ne vont jamais me prendre pour un Catalan.
Ce qui m’horripile c’est les gens comme toi et les autres qui eux nient la chose. Pourquoi est-on en pleine crise d’identité? Parce que pendant une quinzaine d’années, on a nié le nous québécois. On l’a enterré. Du révisionisme, exposant 10.
On nous a servi pendant toutes ces années l’affreux nationalisme territorial qui là nous remonte dans la gorge. C’est pas parce que tu vis au Québec que tu es Québécois. Céline Dion ne vit pas au Québec, pas plus que Luc Plamondon. C’est pas le lieu d’habitation qui donne ton appartenance à un peuple, mais bien le partage de sa culture nationale.
À Mathieu D, qui dit qu’il est « plutôt nationaliste ». Je ne veux pas m’en prendre à vous spécifiquement, mais simplement voir dans votre propos le reflet d’une tendance à la mode qui à mon avis est assez mal fondée.
Ça j’aimerais bien qu’on m’explique pourquoi ces fédéralistes qui se disent nationalistes ne passent jamais de la parole aux actes. Ça veut dire quoi ça « plutôt nationaliste »? Ça veut dire que vous célébrez la Loi 101, mais que vous n’avez rien à suggérer pour qu’elle cesse d’être émasculée année après année par la Cour suprême ? Ça veut dire que vous plaidez en faveur du respect des compétences constitutionelles, mais qu’alors qu’elles sont violées impunément, vous trouvez toutes sortes de raison pour dire qu’après tout ce n’est pas si grave? Ça veut dire que vous voudriez que les immigrants s’intègrent en français, mais que l’impuissance des politiques imprimées sur du carton couleur par le gouvernement vous laisse relativement indifférent? Ça veut dire que quand on vous propose un renforcement de la loi 101, une citoyenneté québécoise, un référendum sur des points d’impôt, une Constitution du Québec, une sortie de secours, un rapport allaire, vous n’avez qu’un haussement d’épaules? Ou que vous opposez à toutes ces propositions, sous prétexte de non-constitutionnalité. Ou alors vous dites « Oh! Ca attise l’intolérance et les tensions sociales » ou « Ah! Ça menace l’équilibre linguistique » ou encore « Eh! Ca crée un nous et un eux! » ou finalement « Ahem! Ça divise les Québécois! ».
J’aimerais svoir comment ça se traduit, politiquement, que d’être « plutôt nationaliste ». Je ne l’ai pas encore compris. En fait j’ai toujours pensé que ça voulait dire de faire semblant de jouer à l’identité québécoise, un peu comme les libéraux du Québec.
Vous dites : « Il constate ensuite que le gouvernement du Québec et celui du Canada ont des exigences opposées au sujet du comportement attendu de lui. Et il se sent entraîné malgré lui dans un conflit qui ne le regarde pas. »
J’avoue que je suis moi-même mélangé sur ce sujet. Je crois aussi qu’il y a des « exigences opposées », mais je crois que c’est le cas aussi pour le Québec lui-même. Je pourrais vous donner des exemples sur les coupures sur l’intégration des immigrants, le réseau d’éducation anglophone, débat sur la citoyenneté et l’application de la loi 101. NOUS les québécois voyons cet éléphant parce que nous tenons à notre langue et culture mais je ne penses pas que c’est le cas pour les immigrants qui EUX le voient plutôt comme des options. Si le Québec veut débattre avec Ottawa sur ce sujet, bien qu’il le fasse, mais il devrait regarder dans sa propre court.
En ce qui concerne la commission Bouchard-Taylor, leurs défis seront surtout de trouver le bon texte qui donnera aux trois partis principaux du Québec, une façon de l’interpréter selon leur politique. Je ne penses pas que Bouchard-Taylor oserons défénir la couleur de cet éléphant.
Petite anecdote: Mon collègue de travail, qui est algérien, a demandé à mon patron s’il pouvait faire seulement des nuits, 2 mois durant le Ramadan. Ceci, principalement parce qu’il peut manger le nuit. Comme nous sommes sur une rotation, j’ai travaillé seulement les jours pendant 3 mois, ce qui m’a permis de voir ma famille plus souvent. Accomodement raisonnable que j’aime bien!
Vous, M. Facal vous en pensez quoi du Nous de M. Lisée? A-t-il visé juste selon vous? Ou est-il pamphlétaire tel que le mentionnait M. Marissal?
J’aurais mieux aimé vous entendre vous, plutôt que votre prévisible comparse à Bazzo.tv ce jeudi.
Merci de nous offrir votre tribune, j’adore vous lire.
SUR LES COÛTS CACHÉS DES ACCOMODEMENTS ET LE RISQUE DE PROFILAGE RACIAL.
Ogiltor, c’est bien amusant ton exemple du Ramadan. Mais il ne faut pas oublier que le accomodements qui font l’affaire de tout le monde (des autres travailleurs et du boss) pourraient fort bien être accordés sans qu’il y ait des recours judiciaires formels prévus dans nos lois.
Par ailleurs, l’une des facettes ignorées du débat ayant cours sur les accommodements raisonnables pour motifs religieux est celui du coût économique et aux effets indésirables de leur reconnaissance par les Chartes et le pouvoir judiciaire. Je souhaite simplement donner ici un aperçu de ces coûts et effets. À ma connaissance, les seuls à avoir évoqué l’aspect économique du débat sont Jean-Luc Migué et Pierre Simard, que je félicite.
Quant aux coûts, il faudrait s’interroger sur le coût économique de la « gestion de la diversité » religieuse pour les grandes organisations publiques et privées. Essentiellement, elles sont placées dans une situation où elles ont deux options : prévenir par différents moyens les recours judiciaires ou y faire face.
Parions que de plus en plus, la première option sera la moins coûteuse. C’est ainsi que l’on embauchera des « consultants en diversité religieuse », dont la tâche sera de tout mettre en œuvre pour prévenir les recours. On rédigera des « politiques de gestion de la diversité religieuse ». On donnera des séances de formation aux cadres (en particulier les gestionnaires des ressources humaines) et aux employés (en particulier ceux qui interagissent avec le public) en vue de les préparer à ne pas adopter une conduite qui pourrait constituer une enfreinte au droit applicable. Ces politiques et formations, elles devront être régulièrement mises à jour, pour suivre l’évolution du droit applicable, qui n’en finira plus de créer des exceptions et de nouveaux principes. Simples précautions. Mais des précautions coûteuses quand même, qui seront imparfaites de toute façon car elles ne fonctionneront pas à tout coup! Ce qui nous amène à la deuxième option.
La deuxième option n’est guère préférable. À mesure que se multiplieront les demandes de toutes sortes, l’appareil judiciaire sera sollicité. Aide juridique, conciliateurs, arbitres, négociateurs, traducteurs, sténographes, paperasse, juges, temps de la Cour : les contribuables vont y passer. C’est l’effet secondaire inévitable d’une politique qui pose comme principe de faire du « cas par cas ».
Il y a dernière option, qui elle risque d’emporter l’adhésion, en particulier dans la petite entreprise. Elle est encore moins réjouissante que les deux premières: c’est celle du profilage racial ou ethnique. Dans cette hypothèse, par peur de l’inconnu, par ignorance ou par manque de temps et de ressources, une entreprise éviterait d’embaucher des personnes d’origine étrangère ou des membres des minorités visibles (ou simplement des gens dont le nom a une sonorité étrangère) pour ne pas avoir à se préoccuper du problème de la gestion de la diversité religieuse. Il me répugne d’envisager cette éventualité, mais je ne serais pas surpris qu’informellement, de telles pratiques existent déjà à grande échelle au Québec comme dans le reste du Canada. C’est d’ailleurs ce qu’a récemment souligné un gestionnaire devant la Commission : http://www.cyberpresse.ca/article/20071115/CPACTUALITES/71115139/1019/CPACTUALITES
Compte tenu de ces coûts et des conséquences indésirables que risquent d’entraîner les recours judiciaires en matière d’accommodements, le Québec ne devrait-il pas faire d’autres choix à l’heure de la concurrence internationale? Pouvons-nous nous payer un tel luxe, qui par ailleurs ne se justifie pas, à mon avis, au plan philosophique? Ou du moins, si l’on admet que la préservation des recours judiciaires pour accommodements religieux en vaut le prix, ne devrait-on pas informer la population de ce prix pour que celle-ci soit à même de faire des choix éclairés?
Wow! C’est fou de voir comment une simple question d’intégration à une communauté peut engendrer des discussions presques orageuses sur la politique, « Les Péquistes », comme certains appelent ceux enclins à soutenir une idéologie différente de la leur, les musulmants, terme qui a une tendance à inclure tout ce qui à l’air arabe, et les autres. Je me demande ou sont classés les juifs dans tout ces débats? Parmis les musulmants? Ne sont ils pas originaires d’une régions très près de la leur? Enfin, cela n’a que peu d’importantce mais révèle notre inconfort et justifie la démarche encourue.
Pour ce qui est de l’intégration, beaucoup d’immigrant croient avec raison, que le Canada est anglophone. Ils sont souvent très surpris lorsqu’il arrivent à Montréal et réalisent que finalement, c’est francophone mais pas dans tout le pays. Ils sont vite rassurés car, après tout, il y a deux langues d’acceptées n’est pas? L’anglais et le français. Ils ont donc à posséder un minimum de connaissances de l’UNE de ces deux langues et tout est OK!
Sauf que cela n’est que le début car, dès les premiers jours, ils seront confrontés à plus d’une barrières… Celle d’être un immigrant qui ne parle peut-être pas très bien l’anglais et, finalement, celle de ne pas parler le français! Là ça va mal! Y’É dan MARDE jusqu’au cou! Pis soyons francs, ça nous dérange, moi le premier! Donc que feront-ils ensuite? Apprendre une troisième langue?
Je suis Canadien français, né à Québec et j’ai passé 12 ans à Montréal. J’ai 46 ans et je baraguine l’anglais comme un enfant de 14 mois parle sa langue maternelle! Je prie sincèrement une puissance supérieure quelconque pour que la raison me revienne et que je sois tolérant à leur égard! Essayez! Cela ne fait pas trop mal.
Merci de me lire.
Pour l’acceptation – Contre la tolérance
Il y a une confusion de vocabulaire dans tout ce débat.
Le mot « tolérance » suggère qu’implicitement, on n’accepte pas vraiment. Tolérer, c’est accepter à contrecoeur.
Le domaine des choses tolérables est donc plus large que celui des choses acceptables. En employant le vocabulaire de la tolérance, les commissaires cherchent à exploiter la confusion en élargissant frauduleusement le domaine de ce qui est acceptable. On essaie de faire passer des choses tolérables pour des choses acceptables.
Or poser la tolérance comme principe normatif, il me semble que ça pose problème du point de vue de la paix sociale. Qu’en pensez vous?
Je crois qu’en effet le mot tolérence peut suggérer ou amorcer un climat d’intolérence et de refus de la différence. Pour ce qui est du profilage, il a toujours existé et ne pourra jamais disparaître completement car il naît dans l’esprit de l’être humain comme un feu de fôret. Nul ne sait d’où il part mais tous un des idées sur le sujet.
J’ai déjà écris au sujet du profilage suite à l’article « le dîner de cons ». Le profilage est partout: Par exelmple, en informatique, il y a un certain malaise entre les bacheliers et les techniciens. Les premiers ont une formation très large leur permettant de réaliser des projets d’envergures sans connaître la plate-forme dans les moindres détails, les seconds oui. Lors d’embauche au gouvernemnt par exemple, il n’est pas rare de demander un bacc pour la recher d’employés pour éffectuer le support technique. Cela peut sembler abérant mais devient logique lorsque nous prenons le temps d’examiner qui recherche. Si ce sont des bacheliers, le technicien devra très souvent être détenteur d’un BACC, si au contraires ce sont des techniciens, les critères seront nivelés vers le bas…
René
@ M. Facal, vous dites :
« La politique canadienne de multiculturalisme a été répudiée, noir sur blanc, à de nombreuses reprises, par des gouvernements québécois… fédéralistes et libéraux ! »
Je ne suis ni libéral, ni un ardent défenseur du fédéralisme, ni politicien. J’essais d’être plutôt pragmatique, mais je suis peut-être aussi un brin naïf : je me demande vraiment quel est l’impact de se débat d’approche multi vs inter, débat plutôt abstrait, sur l’immigrant. Je me pose naïvement mais honnêtement les questions suivantes : en quoi l’immigrant qui arrive à Montréal et qui cherche à s’intégrer constate-t-il des exigences contradictoires des gouvernements du Québec et celui du Canada? Essentiellement, en quoi cela est-il un obstacle à son intégration à la société Québécoise?
Je reconnais évidemment qu’on demande à l’immigrant qui débarque à Montréal de s’intégrer à une majorité francophone, qui est elle-même minoritaire dans son pays et infiniment minoritaire en Amérique du Nord. En soit, c’est une situation particulière et complexe. Si c’est ce que vous entendez en parlant de « la situation unique du Québec au sein du Canada », cela ca de soi… Seulement, le choix des mots laisse facilement entendre un retour en force de la solution souverainiste. Si je vous ai prêté de fausses intentions, je m’en excuse.
@ Lesdents : vous soulevez de façon remarquable certains paradoxes d’une position « plutôt nationaliste ». Chapeau. Je ne peux pas m’exprimer au nom d’autres Québécois nationalistes modérés, mais je vais quand même me compromettre et tenter d’expliquer mes propres paradoxes…
Je suis un fier Québécois. J’ai grandi en français, dans une famille souverainiste imaginez-vous. Je n’avais que 17 ans en 1995, mais j’aurais voté OUI au référendum sans hésiter. Lorsqu’on me le demande, je dis donc je suis un fier Québécois francophone. Mais autrement je n’y pense pas vraiment. Voyez-vous, je ne sens pas vraiment cette identité menacée. Là où je vis, à peu près tout se passe en français : au travail, à l’épicerie, à la radio, à la télé, au cinéma… Je vais à Montréal régulièrement et j’y suis toujours servi en français. Parfois, on m’accueille en anglais, mais on me sert toujours en français. Lorsque je voyage ou que j’ai à m’exprimer en anglais avec des collègues étrangers ou anglophones, je porte tout autant ma culture québécoise francophone et j’en suis tout aussi fier.
Banal comme histoire, n’est-ce pas… Mais pour moi, le fait de vivre ainsi prouve la force de notre culture québécoise. Pour le moment, je ne ressens pas le besoin d’avoir un pays afin d’être « plus Québécois ». Le cadre constitutionnel n’est pas idéal, certes, et vos exemples sont éloquents. Mais, à mon point de vue, la solution souverainiste soulève des problèmes plus grands que ceux qu’elle souhaite résoudre.
Pour le moment, mes préoccupations sont ailleurs… Je ne sens pas notre survie menacée à court ni à moyen terme (10 prochaines années). À long terme par contre, je suis plutôt inquiet… Mais je crois que c’est plutôt notre manque de leadership économique qui nous menace face à nos immenses voisins anglophones, qu’ils soient canadiens ou américain, ou même européens ou asiatiques. Nous sommes malheureusement pauvres et manquons de vision économique…
Je ne suis pas visionnaire ni politicien, heureusement. Mais voilà sommairement ma position avec ses paradoxes.
Mon cher, JS, si j’ai choisi de ne pas commenter le livre de Lisée à Bazzo, c’est parce qu’il me semblait plus approprié qu’il soit commenté par quelqu’un qui a plus de distance critique que moi. Enfin, à vous de juger. C’est toujours très délicat ces histoires d’objectivité.
Merci pour les compliments Mathieu, mais je ne comprends toujours pas comment ca se traduit politiquement que d’être « plutôt nationaliste »?
Ça veut dire qu’on est « fièrement québécois » de parole, mais que l’on vote contre la souveraineté et contre les souverainistes?
Moi, je trouve que cette description correspond bien à ce qu’est un fédéraliste, même si ce fédéraliste est « plutôt nationaliste »… Autrement dit, le vocable « fédéraliste » décrit mieux la réalité, le vocable « plutôt nationaliste » n’étant en fait que qu’un euphémisme qui camoufle votre inconfort apparent (et très incompréhensible) d’appartenir au camp fédéraliste. Assumez-vous bon sang, et vous serez bien récompensé! Dans le cadre canadien, il y a beaucoup plus de bénéfices à tirer d’être fédéraliste que d’être souverainiste ($$$ et honneurs)! Que j’aimerais, comme vous, être fédéraliste de raison et de coeur.
On pose la question au gens pour savoir s ils veulent braver les menaces des fédéralistes et passer du Statu quo à l indépendance en un jours (Méchant saut). On oublie que ce peuple est annexé depuis tellement longtemps qu il n a aucune idée de ce que peut être se gouverner par soi même, et étant un demie état (province) n a aucun repère de ce que peut être un état optimal (souverain). Si on prenait la question à envers: Le Québec est un pays (du types que l on retrouvent en Europe du Nord) et on lui demanderait de renoncer à son indépendance pour devenir une province dans un état à qui il cèderait la moitié de ses impôts (50 milliards) pour que ce nouveau gouvernement envahisse toute ses juridiction; Faisant passé le centre de décision stratégique pour son développement dans les main d un autre peuple. Pensez vous que cette proposition ferait long feu en: Suède,Norvège,Danemark,etc.(ces pays ont les mêmes carratéristiques que le Québec). Le débat sur les avantages de passer d un demie état à celui d un état optimal, qui est pourtant une évidence, est quasi impossible à faire ici à cause qu’avec le temps les annexionnistes ont fini par contrôler, le capital (qui tête le pouvoir) la médiacratie, qui détourne et manipule le débat, et une classe d intellectuels de services qui vienne nous assommer de leurs expertises.Tout cette petite gagne devrait se rendre en Norvège pour leur proposer de REDEVENIR une province de la Suède: C est là qu il frapperaient le mur de la réalité.Dites vous bien que nous sommes sous l emprise idéologues du fédéralisme qui nous vendent annexion comme un bienfait. Ne pas s en rendre compte s’est souffrir de la provincialisation des esprits.
@ JC Pomerleau
Ceci n’etant pas une attaque personnelle, et tout en respectant votre opinion, je me permet quand meme de vous dire que votre argumentaion
est d’un pathetique hallucinant. Vous ne mentionnez pas les transferts provenant du federal, mais vous parlez quand meme d’ >.
Apres vous parler> de la part des federalistes, mais laisse moi vous demandez poliment M. Pomerleau, d’aller gentiment faire vos devoirs et vous informez avant de cracher vos aneries sur ce blog car votre discours ne semble etre base sur aucune logique autre que celle de la bonne vielle ecole souverainiste incapable de voir un avantage a la presence du Quebec dans le Canada.
Votre comparaison ne tient pas la route. Il n’existe pas un pays qui accepterai de perdre meme 10% de ces pouvoirs.
Ensuite vous parlez d’optimisation, mais la encore, vous ne semblez pas comprendre le sens meme de ce mot puisque vous semblez incapable d’analyser les contraintes liees a ce systeme, et ce meme celle aussi triviale que les transferts du federal au provincial.
Allez lire un peu, ca ne vous fera pas de mal. Une discussion avec les > et le mononcle de Saint Clin-Clin ne sont pas suffisant pour se faire une opinion politique empreinte de bon sens.
Sincerement
@ JC Pomerleau
Ceci n’etant pas une attaque personnelle, et tout en respectant votre opinion, je me permet quand meme de vous dire que votre argumentaion
est d’un pathetique hallucinant. Vous ne mentionnez pas les transferts provenant du federal, mais vous parlez quand meme »d’une province qui cede 50 milliards en impots « .
Apres vous parler de »l ‘emprise ideologique » de la part des federalistes, mais laisse moi vous demandez poliment M. Pomerleau, d’aller gentiment faire vos devoirs et vous informez avant de cracher vos aneries sur ce blog car votre discours ne semble etre base sur aucune logique autre que celle de la bonne vielle ecole souverainiste incapable de voir un avantage a la presence du Quebec dans le Canada.
Votre comparaison ne tient pas la route. Il n’existe pas un pays qui accepterai de perdre meme 10% de ces pouvoirs.
Ensuite vous parlez d’optimisation, mais la encore, vous ne semblez pas comprendre le sens meme de ce mot puisque vous semblez incapable d’analyser les contraintes liees a ce systeme, et ce meme celle aussi triviale que les transferts du federal au provincial.
Allez lire un peu, ca ne vous fera pas de mal. Une discussion avec les chums de la cage au sport et le mononcle de Saint Clin-Clin ne sont pas suffisant pour se faire une opinion politique empreinte de bon sens.
Sincerement
(Adam) Enfin un échos. Je dis que le Québec envois 50 milliards à Ottawa qui l utilisera selon ses priorités et non les nôtres, et cela fait une méchante différence. Maintenant je n ais pas parler de l ensemble des flux d argents entre le Qc et le ROC, cela ne veut pas dire que je les ignore. Je vais vous donner le résultat de la seul étude (STATCAN) qui porte sur ce que gagne le Québec dans l ensemble de ces échanges avec Ottawa: 2,1 milliards $ (2004); ce qui donne 281$ per capita. (http://www.statcan.ca/francais/freepub/11-010-XIB/00207/feature_f.htm ). Maintenant si le Québec se retire de la fédération il épargne, en dédoublement, (minimum) 2,5 milliards $, (potentiel de 5 milliards). Comme vous le voyez, on a rien a gagner à pratiquer une politique de la mendicité envers Ottawa, et au contraire tout à perdre, à commencer par la dignité. En reprenant contrôle du 50 milliards que nous envoyons à Ottawa ainsi que tous NOS pouvoirs on crée les conditions d un état optimal(géopolitique). Cela nous permettrait entre autre de restructurer tous nos voies de commercialisations: Aéroport (Mirabel dans le champ),ports (une trentaine à revitaliser sur le St Laurent), chemin de fer (TGV vers N Y) etc. Axe Nord Sud: 100 millions de clients à 1000 Klm de rayons. Le Québec exporte 3 fois plus que le Japon c est donc crucial pour son niveau de vie de restructurer ses voies de commercialisation. Un état optimal nous permettrait d agir avec « envergure » (géopolitique) dans tout les domaines et de réaliser ce que les pays de l Europe du Nord ont fait, être les meilleurs au monde en terme de création et répartition de la richesse. Le Québec en a les caractéristiques, il lui manque qu À se donner un état optimal pour y parvenir. C est très simple à comprendre à condition de sortir de l idéologie ambiante.
ché pas si vs écoutez la Commission, mais il n’est pas 8 heures on est rendu au 3e intervenant à Cote des Neiges et les trois plantent le Québec à tour de bras!
(Adam) Je vous soumet un texte d opinion que j ais écris en réponse à un « spécialiste » de L’ Institut Économique de Montréal (IEM). Lequel a fait l’erreur de nous brandir la Suède comme un modèle pour le Québec.J ai répondu que OUI mais à deux conditions, que ce dernier ne pourrais jamais comprendre. Les deux textes furent publier dans le journal Le Devoir. Je n ai jamais eu de réponse au mien, je laisse les gens juger pourquoi:(http://www.vigile.net/Oui-mais-a-deux-conditions-l)
@ J-C Pomerleau,
Vous n’allez jamais convaincre les Québécois de quitter le Canada avec un débat stérile de chiffres qui seront toujours discutables. Le Québec représente 24 % de la population canadienne et seulement 21% de son économie. Difficile de prétendre dans un pareil contexte, qu’appartenir au Canada nous coûte très cher. La vaste majorité des économistes vous contredira sur vos conclusions que la souveraineté nous amènera magiquement à la prospérité.
Par ailleurs vous dites qu’il est quasi impossible de nous convaincre parce que , et je vous cite: leur « les annexionnistes ont fini par contrôler, le capital (qui tête le pouvoir) la médiacratie, qui détourne et manipule le débat, et une classe d intellectuels de services qui vienne nous assommer de leurs expertises. »
C’est énorme ce que vous dites, comme si depuis 40 ans avec le PQ et le Bloc, entre autres, la cause souverainiste n’a pas eu sa chance de s’exprimer et de convaincre. Pendant deux campagnes référendaires on parlait de quoi au juste? SVP ce sont les fédéralistes qui se sont éclipsés , accusés sans cesse de traîtrise, de colonisation, et vous ajoutez le terme d’annexionniste.
Je veux bien respecter votre opinion mais je crois que vous devriez respecter l’opinion de la majorité de vos concitoyens qui n’en mange pas de votre pain. Et svp arrêtez de nous invectiver en exigeant que les fédéralistes aient un plan pour le Québec. Ce plan s’appelle le Canada et nous voulons y participer et l’améliorer de bonne foi, sans votre sarcasme genre » le plusse meilleur pays du monde ».
C’est bien beau prendre la Norvèege en exemple, mais demandez aux peuples qui sont vraiment opprimés s’ils échangeraient leur statut de pays indépendant pour celui de province canadienne. Votre complexe de victimisation ne passe plus, les « maudites grosses anglaises de chez Eaton » sont disparues depuis 25 ans, réveillez-vous et arrêter d’inventer des crises inexistantes afin de justifier vos positions radicales.
Il y a beaucoup de gens qui vous contredisent et qui sont motivés par leur amour du Québec et qui lui veulent du bien. Arrêtez de nous diaboliser et de nous accuser de tous les crimes, de toute façon, c’est ce genre d’attitude qui vous empêche de réaliser votre projet.
@daveyy
»Ce plan s’appelle le Canada et nous voulons y participer et l’améliorer de bonne foi »
Quel plan?
Est-ce qu’améliorer le Canada est plus important qu’améliorer le Québec?
Est-ce que la baisse de TPS est une amélioration pour le Québec?
Le huard qui pète des records, est-ce une améliorattion pour le Québec?
L’argent dépensé pour la guerre en afganistan qui se retrouve dans les poches des anciens chefs tribaux corrompus, est-ce une amélioration pour le Québec?
La guerre en afganistan est-ce une amélioration pour le Québec.
Le fameux règlement du déséquilibre fiscal qui laisse moins d’argent au Québec que les ententes signée avec les libéraux de Paul Martin?
Le règlement sur le bois-d’oeuvre même si notre cause était gagné devant les tribaux. Le gouvernement conservateur a volontairement refusé d’aider finançièrement le secteur de la foresterie et les secteurs touchés par le bois d’oeuvre, pour négocier un règlement urgent avec les américains afin que les compagnies touchés les supplient d’accepter n’importe quoi pour survivre. Les conservateurs passent en plus pour des sauveurs, alors qu’ils ont perdus ce qu’ils avaient déjà gagné.
Si en sortant du Canada on a peur de faire pire, comment faire pire qu’abandonner ce qu’on a déjà gagné, pas »loser » à peu près!
Je veux savoir qu’est-ce qui présentement s’améliore au Québec. À ce que je sache, nous sommes encore dans la fédération et qu’est-ce qui s’améliorent tant que ça?
Pour ce qui est de vos peuples opprimés, pensez-vous qu’ils vont préférer vivre dans leur pays plutôt que de venir vivre dans un Québec souverain et francophone?
Arnold
@ Arnold
Votre raisonnement est simpliste et expeditif.
Vous etes l’archetype meme du souverainiste malhonnete, incapable de reconnaitre le moindre avantage a la presence du Quebec dans le Canada.
On se croirait 50 ans en arriere dans une nouvelle perspective du bien et du mal ou la fin justifie les moyens.
Si vous etes incapable de reconnaitre les nombreux avantages que les Quebecois retirent du Canada, soit, libre a vous de vivre en vase clos. Le Canada est bien sur loin d’etre parfait, mais etre incapable de reconnaitre le moindre avantage, malgre les avancements entre autre de la derniere decennies, releve de la mauvaise foi et d’une fermeture d’esprit.
Un Quebec souverain, pourquoi pas ? Toutefois, seulement si c’est fait dans le respect de ses minorites et de sa majorites. C’est a dire etre capable de presenter un projet clair, concis et rigoureux. Chose qui n’a JAMAIS ete faite. La majorite des leaders souverainistes ont ete incapable jusqu’a maintenant d’etre suffisement honnete pour parler des nombreuses repercussions economique attache a une partition du Canada, et completement ininterresse du sort de ses minorites qui ne supportent le projet souverainiste qu’en tres faible proportion (~10%).
De plus en suivant votre logique du 50% +1, je me demande pourquoi l’ile de Montreal ou la reserve autochtone X dans la region Y au Quebec n’aurait pas le meme droit democratique de demander a rester au Canada, alors que dans sa grande majorite, meme si ils n’approuvent pas toute les politiques Canadiennes, ils preferent quand meme y rester.
Vous allez bien sure me repondre que le Quebec souverainiste est tolerant est ouvert a ses minorites. Vous allez me donne comme example des gens comme Luck Mervil, qui a ete nomme patriote de l’annee par la SSJB, mais malheureusement tout ceci n’est que du tape a l’oeil. La situation de la communaute Haitienne, en particulier concernant l’emploi ne s’est pas ameliore.
Toujours concernant les minorites comment est-ce que vous expliquer, que la majorite des Maghrebins maitrise un francais irreprochable et possede en moyenne une education bien plus eleve que la moyenne quebecoise, mais possede tout de meme un taux de chomage trois fois plus eleve que la moyenne quebecoise.
Je vous conseille d’eviter de tater le terrain concernant la reconnaissance des diplomes, car encore la, un bon copain a moi Francais, prenomme de maniere inhabituelle Jean, diplome de la Sorbonne a passe 3 ans sans trouver boulot a Montreal, avant de repartir en France.
Ou encore un de mes proches, diplomes d’un MBA d’une Universite Californienne, rejete pour des emplois aussi simple que caissier a la banque…..Pendant ce temps la, la dame qui aspire a devenir Presidente est incapable de converser en anglais et de tenir un discours coherent sur les realites economiques d’un petit projet de loi. Mais bien sure, dans un Quebec souverain, elle aurait regle le probleme du bois d’oeuvre en deux temps trois mouvement.
Vous voulez que je continue ?
Un Quebec souverain ?
Le jour ou la frange souverainiste bien-pensante arrivera a etre honnete et parler franchement, sans langue de bois et victmisation quotidienne. Alors la peut-etre.
Le Canada n’est pas parfait, mais a trop pleurnicher dans notre coin le train passe. Les Quebecois merite mieux qu’un discours depasse et corrompus.
On a assez perdus notre temps. Vous avez envie de ramener la discussion sur la souverainete sur la table, alors faites le, mais de grace faite le honnetement.
J’espere que je ne vous en demande pas trop.