Le petit bazar
18 mai 2009 par Joseph Facal
Dans un mauvais thriller, le scénario est rempli d’invraisemblances et on voit venir la fin dès le début.
C’est exactement ce qui s’est passé dans cette affaire du port des signes religieux dans la fonction publique. Chacun a joué le rôle qui lui était assigné pour essayer de nous convaincre qu’il est acceptable qu’une fonctionnaire travaillant pour un État supposément laïc porte un voile islamique.
Dès qu’il est question d’identité, les libéraux n’ont à la bouche que clichés et bons sentiments pour justifier leur refus de défendre le sentiment majoritaire au Québec. J’ai longtemps pensé que c’était par lâcheté. J’avais tort : j’ai finalement compris qu’ils adhèrent pleinement à la religion du multiculturalisme à la canadienne. Mais comme ils savent que cette pilule ne passe pas au Québec, ils doivent inventer d’autres justifications.
Avec l’air de quelqu’un qui vient de mordre dans un citron, la ministre St-Pierre, de qui personne n’attend plus rien, nous a donc expliqué que si on ne voulait pas de fonctionnaires voilées, il faudrait interdire TOUS les signes religieux.
Pas l’ombre du début d’une réflexion le moindrement consistante sur au moins deux questions fondamentales. D’abord, qu’y aurait-il de si affreux à les interdire tous, comme l’ont fait d’autres pays ? Et ensuite, est-ce que tous les signes religieux doivent être mis sur le même pied, comme s’ils avaient tous la même signification ? Mais non, trop forçant.
Le clergé multiculturaliste, lui, s’est chargé d’expliquer aux attardés que nous sommes qu’il fallait certes se soucier d’intégration, mais qu’il fallait respecter la «vitesse de cheminement» de chacun. On veut nous faire croire qu’en ouvrant la fonction publique au port du voile islamique, ces femmes, parce qu’elles se sentiront dorénavant «acceptées», en viendront peu à peu à abandonner ces pratiques.
C’est ce qu’on appelle poliment rire du monde. Dans la conception islamique intégriste, la distinction entre Église et État, entre autorités religieuses et autorités civiles, n’existe pas. La croyance religieuse englobe TOUS les aspects de la vie quotidienne. Un État qui permet à une fonctionnaire de porter le voile, c’est donc, dans les faits, un État qui bafoue lui-même le principe qu’il prétend défendre de la séparation entre la religion et l’État.
Plusieurs femmes musulmanes nous ont expliqué en long et en large la signification précise du voile islamique : soumission et mise à l’écart. On ne peut évidemment pas interdire à quelqu’un de s’habiller comme il le veut, mais lui ouvrir les portes de la fonction publique, c’est donner au message dont le voile est porteur le sceau d’approbation de l’État. On accélérera ainsi sa diffusion plutôt que le contraire.
Mais il y a longtemps que nos «experts-en-gestion-de-la-diversité-culturelle» ne sont plus troublés par la déconnexion entre eux et le peuple. Au contraire, ils y voient la confirmation de l’urgence qu’il y a à guérir le peuple de sa «xénophobie», en culpabilisant les adultes et en rééduquant les enfants dès la petite école.
En matière d’identité, le Québec est devenu un petit bazar de confusion, de culpabilité et d’hypocrisie. Rien de nouveau, je vous l’ai dit.
17 réponses à “Le petit bazar”

M. Facal, lorsque vous parlez du fait de la conception de l’état Islamique intégriste, vous avez parfaitement raison. Soit dit, ne me dites pas que le concept de la théocratie (comme que l’on voit en Iran ou en Arabie Saoudite) n’est pas étranger à votre affirmation. Certains pays se rapprochent de plus de plus aussi d’un tel régime comme avec l’exemple du Pakistan ou du Soudan et cela signifie souvent la mise à l’écart des populations non-musulmanes dans ces pays. Dans certains de ces pays, l’élément du voile est contraire à notre concept car le voile est un symbole obligatoire de la vie quotidienne et cela comme en Iran.
De plus, il est clair que dans certains de ces régimes, plusieurs éléments présents dans notre société occidentale sont carrément absents. Bien que j’y vais d’une manière quelque peu simpliste, cela peut s’appliquer à quelque chose d’aussi simple comme le fait de se convertir à une autre religion que l’Islam qui est passible de mort en théorie dans certaines pays ayant un régime plus intégriste.
En dernier mot, pourriez-vous me dire si le PQ fait mieux que le PLQ dans sa politique d’interculturalisme? Je vois que beaucoup de figures dans le cercle nationaliste au Québec sont contre les politiques proposées par M. Trudeau, mais ont-ils vraiment une réalité une politique semblable à celle du multiculturalisme pour aller chercher le vote des communautés culturelles dans la région de Montréal?
Monsieur Facal,
je crois comme vous que le gouvernement libéral du Québec fait la sale « job » du Fédéral pour noyer le peuple québécois dans le multiculturalisme. Mais en plus, Jean Charest utilise tout ce qui passe présentement pour essayer de faire oublier le gâchis de la Caisse de Dépôt du Québec: la création de parcs nationaux, le développement du grand-nord, le code d’éthique, le voile, etc… Le temps que le peuple est orienté vers ces événements, il ne pense par à l’odieux de la CDPQ et avec le temps, il finira peut-être par l’oublier. C’est sans aucun doute le souhait de monsieur Charest. Et, en plus, Charest se sert de ses ministres verbo-motrices pour détourner notre attention. Les compétences dans le cabinet de Charest se font plutôt rares et quant à la ministre de la langue, Christine St-Pierre, elle agit comme une poule pas de tête. S’il est vrai qu’on a les politiciens qu’on mérite…on ne vaut pas cher. Pauvre peuple québécois qui a voté (ou plutôt s’est abstenu de voter) pour ce gouvernement qui est entrain de semer les germes de la violence dans le peuple afin que les fédéralistes viennent, avec leur armée, éteindre cette violence. Il n’y a pas que le réchauffement de la planète qui menace notre avenir, il y a aussi la pollution de l’atmosphère politique qui augure de gros nuages sombres sur le Québec.
Monsieur Facal,
Je suis entièrement d’accord avec votre texte. Dommage que le PQ n’ait pas eu le courage de régler ce problème quand il était au pouvoir. On peut même douter qu’il l’aura s’il le prend. A-t-on entendu le PQ se prononcer clairement contre le port du voile? Il est facile d’accuser les fédéralistes dans ce dossier mais il me semble que ce sont presque tous les politiciens qui manquent de courage. Peut-on en être étonné?
Les différentes positions des partis politiques étaient très faciles à prévoir, M. Facal. Allons du plus à droite au plus à gauche.
• L’ADQ a basé pratiquement toute sa campagne de 2007 sur le refus des ainsi appelés `accommodements raisonnables`, et cela a été extrêmement payant d’un point de vue électoral. Tous les électeurs qui ne demandent que des arguments simples à comprendre et surtout qui identifient clairement des responsables pour leurs malheurs ont été charmés. De plus, ses militants adorent des prises de position musclées. Pourquoi l’ADQ changerait-il le fusil d’épaule aujourd’hui?
• Les appuis les plus importants du PLQ sont les communautés d’affaires (sauf une partie du Québec Inc.) et les groupes ethniques. Sans vouloir paraphraser Parizeau, les premiers fournissent les sous, et les autres justifient la profession de foi fédéraliste. Par ailleurs, on a bien vu quelle était la position de Jean Charest sut toute la question des écoles juives.
Quel avantage aurait-il le parti libéral à s’éloigner du statu quo? Il pourrait seulement perdre des votes ethniques, sans en gagner ailleurs (en supposant bien évidemment qu’il n’y ait pas de retour d’ascenseur en vue, ni dans un sens, ni dans l’autre…). Et les militants libéraux? Non, mais sérieusement, comptent-ils pour quelque chose dans le parti?
• Le cas du PQ est un tout petit peu plus compliqué. Il joue sur la défensive. Il ne peut laisser l’ADQ tout seul à promouvoir la tradition, mais en même temps il ne veut pas trop s’aliéner certains groupes ethniques francophones, dont les magrébins, car il sait qu’en se basant exclusivement sur les québécois de souche il n’arrivera jamais à atteindre le fameux seuil de 50%, lors d’un hypothétique referendum.
Il s’agit néanmoins d’un calcul politique, qui est loin d’être partagé par une bonne partie de la base de militants. Non pas que cela a de l’importance, puisqu’ils ont déjà tellement avalé de couleuvres au nom des `conditions gagnantes` identifiées par leur leaders au fils des ans, qu’une couleuvre de plus ou de moins ne les rendra pas plus ou moins désabusés.
• Une position différente de QS aurait été étonnante. Est-ce sa position sur le voile se révélera payante d’un point de vue électoral? Peut être à Montréal, certainement pas ailleurs; mais de toute façon leurs chances d’élire des députés aux prochaines élections se situent surtout en métropole.
Cela dit, il n’y a aucun calcul politique dans la position de QS, la position défendue n’est pas la position personnelle d’Amir Khadir, ni celle de Francoise David, mais bien celle des la majorité des militants. On peut aimer ou non, mais, contrairement aux autres partis et malgrè le fait que les communistes y aient trouvè refuge, il n’y a aucune trace de `centralisme démocratique` dans le fonctionnement de QS.
Bonjour M. Facal
La neutralité du service public est un gage d’égalité et de respect de l’identité de chacun.
Pourquoi n’y a-t-il pas une pétition sur un site internet afin d’exiger des services publics sans signe ostentatoire
Il me semble que cette pétition mettrait une pression supplémentaire sur nos politiciens.
Je suis relativement indépendant d’un point de vue politique mais je crois visiblement dans le cadre de l’immigration et du port du signe religieux, le PLQ et le PQ (avec le vote Maghrébin entre autres) proposent la même chose pour aller chercher le vote des communautés culturelles à Montréal qui est relativement payant. Donc, c’est le syndrome du bonnet bleu/bonnet rouge.
Soit dit, beaucoup de gens ont l’impression que le PQ est devenu un parti centré sur Montréal (comme le Bloc d’ailleurs). Cela a été l’une des causes des gains de l’ADQ lors de l’élection de 2007 par l’électorat nationaliste (et même fédéraliste) d’allégeance plus droitiste qui formait un majorité de gens (à 90-95% Francophone) hors de la grande région de Montréal. De plus, le Bloc descend de plus en plus dans le vote populaire depuis 2004.
Je viens tout juste de lire Ding et Dong : le retour et je ne peux m’empêcher de revenir sur cet article.
Définitivement, Québec solidaire m’a déçue par ce manifeste dont il était l’émetteur. Ses porte-parole me semblent tout à fait dans l’idéologie, c’est-à-dire qu’ils nient la réalité ou probablement inconsciemment, ils refusent de la voir. Le principe d’opposition me parait également caricatural, car on dépeint les néo-libéraux et le capitalisme comme le mal incarné. Pour un groupe, qui se dit lucide, ses membres font pâle figure comparativement aux signataires du Manifeste pour un Québec lucide dont vous faisiez partie.
Ce parti propose ici un idéal, ma foi, trop ambitieux. En fait, ils songent sérieusement au remplacement du capitalisme par un nouveau système en se servant du contexte économique actuel en leur faveur comme justification. Malgré tout, le capitalisme a fait ses preuves, jusqu’à présent, bien qu’une crise survienne sporadiquement. Cela me fait penser à Francis Fukuyama qui avançait l’idée que le développement économique favorisait, d’ailleurs, un développement démocratique, bien qu’il existe des exceptions. Il défend la thèse que la démocratie libérale et le capitalisme constituent la fin de l’histoire idéologique de l’humanité, alors que ses concurrents se sont effondrés. C’est le cas du communisme en URSS qui a implosé et qui a laissé un goût amer, on n’a qu’à penser aux crimes de Staline.
Québec solidaire m’apparaît donc comme étant réactionnaire et par conséquent, à l’opposé de l’orientation de l’histoire. Par exemple, dans ce document ayant pour titre Dépasser le capitalisme ?, on blâme allègrement la mondialisation, mais on ne peut nier que le commerce international apporte des gains à l’ensemble des nations selon leurs avantages comparatifs, ce qui serait pour eux mortifiant à affirmer. En reprenant l’ouvrage de Fukuyama, le capitalisme mène vers une relative uniformisation des sociétés humaines. Aujourd’hui, on remarque une grande interdépendance des nations et le marché concurrentiel, ainsi que le commerce international sont source d’efficience, mais certes pas synonyme d’équité.
L’égalité, la liberté et la solidarité sont de belles valeurs qui composent d’ailleurs tout programme d’une idéologie. Il est vrai que le système actuel n’est point parfait et est appelé à être modifié à certains égards, mais il détient le mérite d’être créateur de richesse. Il est important pour le Québec de s’assurer de son développement économique pour faire face aux nombreux défis. Pour relever ces derniers, la prospérité de la nation est primordiale.
Assurément, Dépasser le capitalisme ? est une exagération ses signataires adhèrent à un tel point à leur idéologie que la réalité est perdue de vue. Tout de même, il vaut mieux en rire. Vous avez raison, M. Facal, Ding et Dong sont réellement de retour.
Bonjour,
Suite à la prise de position de la FFQ — contraire à celle adoptée par le Conseil du Statut de la femme (CSF) — vous avez fait plus pour éclairer les citoyens que tous les politicien(ne)s réunis, et cela tous partis confondus ; sans oublier les journalistes!
Merci, Monsieur Facal.
PLQ :
Après les hésitations de Christine Saint-Pierre durant quelques jours — pour permettre à son chef de mieux sentir le vent (qui est venu surtout du Devoir) — nous connaissons maintenant, sans surprise, la position de Jean Charest et du PLQ.
Il faut bien comprendre, « qu’eux ne sont pas fermés à l’autre! » contrairement aux PQ et l’ADQ, comme le soulignait son porte-voix, Nicolas Sarkozy :
…..«« …Pour vous aimer, je n’ai pas besoin de détester les voisins [...], s’ils ne comprennent pas cela, ils « ne comprennent pas le refus du sectarisme, le refus de la division, le refus de l’enfermement sur soi-même et le refus de cette obligation de définir son identité par opposition féroce à l’autre. »», Nicolas Sarkozy.
C’était du bonbon, pour les oreilles de son mentor, Paul Desmarais(présent à Paris) et de
Jean Charest. En effet, ce dernier aurait pu signer cette déclaration sans problème!
La question qui tue :
Est-ce que cette autre déconstruction, cette fois du tissu social, est programmée pour banaliser notre Nation comme une autre communauté ethnique?
Nation, quel terme détestable. Une simple bourgade, comme disait Trudeau, serait beaucoup plus approprié ; ça permet de mieux la noyer dans le multiculturalisme fédéraliste québécois, et canadien.
Le PLQ, par cette position, cache l’essentiel :
c’est-à-dire, que l’on devienne « plus canadian » d’une part, tout en s’assurant de garder une main mise sur cette clientèle indispensable pour se maintenir au pouvoir : c’est leur pain et leur beurre!
QS :
- Pour ce qui est de Françoise David, l’ex-présidente de la FFQ, son influence a toujours été prépondérante dans les prises de positions par cet organisme!
En outre, QS qui a donné son aval à l’introduction des signes religieux dans l’espace civique (lire fonction publique et autres services publics…), vit ou a vécu à ce sujet, il semblerait, une guerre intestine(entre les 2 chefs). Est-ce vrai?
Après la défaite du Conseil Islamique du Canada(CIC) suite à leur tentative d’introduire la Charia en Ontario — qui a échoué grâce au Québec et à Mme Houda-Pépin du PLQ***, appuyée par une députée péquiste** — les activistes musulmanes semblent s’être tournées vers ce parti pour arriver à leur fin!
Pour le moment, ce qui semble clair, c’est que Françoise a elle-même permis, comme le PLQ, l’entrée du cheval de Troie au sein de QS!
***
Après la déclaration d’appui clair au port du hidjab dans la fonction publique par la ministre Beauchamp à la radio de la SRC, la semaine dernière, j’aimerais bien savoir ce qu’en pense Mme Houda-Pépin : ira-t-elle à l’encontre de son patron ou rentrera-t-elle dans le rang comme Mme Beauchamp?
**
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/
nouvelles/200505/26/002-Charia-Assemblee-Nat.shtml
PQ :
Sur cette question chaude, voici ce qu’en disaient 3 députées dans un texte publié dans le devoir, le 16 mai dernier :
………..« …. C’est pour ces deux raisons(voir texte complet, plus bas) que le Parti québécois appuie la position défendue par le Conseil du statut de la femme(CSF) qui, en 2007, recommandait que « les représentants et les représentantes ou les fonctionnaires de l’État ne puissent arborer de signes religieux ostentatoires dans le cadre de leur travail ».
….« …. (…) Tout comme la Fédération des femmes du Québec, nous croyons à la nécessaire intégration des femmes (et des hommes) à la société québécoise, quelles que soient leur origine ou leur croyance. Mais nous sommes persuadées que la meilleure façon d’y parvenir, c’est en les accueillant personnellement, en leur permettant de se franciser le plus rapidement et le mieux possible, en reconnaissant leurs acquis professionnels et leurs diplômes et non en autorisant le port des symboles religieux dans la fonction publique et parapublique, ce qui constitue, de notre point de vue, une entrave à leur pleine intégration.
Les députées : Carole Poirier, Marie Malavoy et Louise Beaudoin.
Source : http://www.ledevoir.com/2009/05/16/250664.html
Bonne journée,
Jean-Renaud Dubois
Sainte-Adèle
Bonjour,
Pour le premier lien: il faut le copier en entier, donc :
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/nouvelles/200505/26/002-Charia-Assemblee-Nat.shtml
Bonne soirée,
Je trouve que la prise de position de Carole Poirier, Marie Malavoy et Louise Beaudoin est exprimée de façon polie et articulée. Leur ton posé est apprécié.
Elles commettent néanmoins la même erreur que vous, M. Facal, lorsque vous affirmez : `Et ensuite, est-ce que tous les signes religieux doivent être mis sur le même pied, comme s’ils avaient tous la même signification ?`
En premier lieu les religions constituent un tout : On ne peut départager les aspects qui nous plaisent de ceux qui ne nous plaisent pas.
Deuxièmement, comment ferait-on, en pratique, pour établir les signes religieux qui auraient une signification acceptable de ceux qui ne l’auraient pas? Par exemple, si l’on établissait qu’un pendentif avec une demi-lune serait acceptable, mais que le voile ne le serait pas, pouvez vous imaginer les débats creux, et les explications byzantines qui s’en suivraient? Certainement assez pour faire oublier le scandale de la CDPQ, ainsi que pour une autre demi-douzaine de scandales!
Le plus on avance, le plus il devient évident qu’il n’y a pas d’autre solution raisonnable que d’interdire le port de tout symbole religieux par les fonctionnaires, et d’enlever tous ceux qui se trouvent à l’assemblée nationale, dans les salles de classe, dans les tribunaux, etc.
Quand un avion a décollé, à un moment donné, même si c’était pour une niaiserie, il faut lui permettre d’atterrir s’il y a au moins un humain à bord. On appelle les pompiers pour un chat écarté dans un arbre. La commission Bouchard Taylor devait avoir des suites.
La partie visible du iceberg est le voile, en autant ou il ne protège pas du froid ou de la chaleur mais s’oblige à porter en vertu d’une tradition religieuse inégalitaire. À une autre époque pas si lointaine, 60 ans, les religieuses québécoises portaient le voile et les médias avaient trouvé à redire à la couette d’Elvis Presley. Pas vrai Luc Plamondon ? Qu’en est-il des signes non-religieux à d’autres adhésions, d’autres allégeances comme celle marchande de mettre flotter un drapeau du Canadien sur son auto ou à son arrière, humanitaire, de coller un ruban d’affirmation, de promotion ou de recrutement. Doit-on interdire les signes marchands et les signes contestataires ou publicitaires ?
La partie caché du iceberg est l’incertitude dans laquelle nous nous sommes plongé à notre insu il y a 40 ans dans une sous-natalité à une profondeur où le maintien de notre identité nationale n’est plus possible. Est-ce que notre immigration en mulsulmans est toujours sous les 20 % ? À moins de 9 000 d’eux par ans ? Nous produisons sans nous forcer par année encore pas moins de 80 000 non-musulmans. Que pensez-vous du risque Henri-Paul Rousseau ? M. Sabia ? Où est le problème, Jean Charest ? Occupez-vous des vrais affaires. Dans 50 ans, au Québec, nous serons moins à l’intérieur d’une population mondiale qui aura augmenter de 50 % grâce principalement aux musulmans, aux latinos et aux Indiens. Comment défendrons-nous notre eau, leur ou notre nord et notre énergie électrique ? Parlerons-nous encore français ? Pourrons-nous encore manger de la poutine ?
Le sentiment majoritaire au Québec est en manque d’information et de formation et je suis heureux M. Facal que vous vous occupiez de ce détail.
Le plus curieux de tout c’est… À ce qu’on m’a dit, la Turquie, un état musulman qui aimerait joindre l’UE, interdit le port du voile islamiste dans toutes ses institutions publiques. Pour des raisons politiques, semble-t-il.
De toute évidence, la ministre libérale St-Pierre aime son rôle d’abrutir la majorité française du Québec, en imposant ce dégoûtant multiculturalisme étranger, canadian. Ce à quoi il n’y a qu’une seule réponse imaginative, possible.
Si tous les hommes, députés de l’opposition, se procuraient un voile et le portait à la période des question ou à la vue d’une femme de la FFQ, le problème se résorberait par lui-même en peu de temps.
Excusez-moi… Je dois aller choisir le matériel de mon nouveau hijab.
ch
Peuple Gaulois d’amérique, soyons aux aguets!!! Les Romains s’en viennent. Mais, Facalix , Jean-Renaud Duboisix, et les autres nationalix sauront nous protéger du reste de la planix. Dressons un mur devant l’envahisseur. Buvons notre Molson magique. Mettons nos ceintures flèchix et montrons la porte a tous ceux qui ne sont pas gaulois. Même Facalix devra quitter notre terre sainte car il n’est pas gaulois.
Sarcastique….you bet. Mais, comme disent les anglais, it’s to make a point.
L’état doit être laïque. Bien d’accord. Le multiculturalisme est mauvais. Pas d’accord. Les Québecois deviendront une autre « ethnie » dans le multiculturalisme canadien. Peu probable. M. Facal a raison de dire que le Québec vit encore une crise d’identité car, ici, laïque veut dire Catholique.
Bonjour Monsieur Facal,
Une des raisons pour lesquelles nous revenons toujours à ce débat, c’est à cause de l’aspect d’outrage à notre intelligence.
D’une part on accepte mal qu’il en soit devenu impossible de se comprendre et d’en arriver à un consensus (ou presque).
D’autre part on accepte mal qu’on n’arrive pas à s’entendre sur le sens du phénomène en question et des symboles. Chacun se réfère à ses propres notions, et on accepte mal que notre interlocuteur ne face pas plus d’efforts pour comprendre notre point de vue. Et celui-ci ressentira le même sentiment vis-à-vis nous.
En effet, on ne fait pas d’efforts pour faire la part des choses parmi les notions évoquées, telles que le religieux (religion), le culturel (us et coutumes, relations entre individus). On ne spécifie pas des aspects importants dans nos questionnements concernant l’individu à savoir si on parle de monsieur (madame) tout le monde mebre d’une religion ou si on inclut aussi les « fondé de pouvoir » qui dans toutes les religions portent des « uniformes ». Tout cela n’est pas clair.
On n’aborde pas l’aspect à savoir s’il existe un lien entre l’intention (la résolution) d’afficher par des signes identifiant son « code de vie » et le modus vivendi sur les lieux de travail ou à l’école. Car, le cas échéant, faudrait alors identifier les circonstances où possiblement des inconvénients pourraient survenir reliés aux obligations de l’individu soumis à la doctrine à la base du signe ostentatoire qu’il affiche, incluant « l’objection de conscience ». Ainsi pourrait-on comprendre si nos divergences proviennent seulement d’une opinion sur le port du signe ou s’il s’agit d’autre chose.
On va même jusqu’à court-cicuiter notre analyse en laissant entendre que c’est sans importance d’essayer d’identifier les intentions à la base du port du signe parce que ces gens seraient obligés de le porter et qu’ils agissent comme la personne qui présente une procuration. Ils le feraient pour ne pas « froisser » d’autres personnes.
Avec ce genre d’attitude des gouvernements, la société deviendra une tour de Babel.
Voiliberté : égaliberté ou libertégalité ?
Dans Le Droit d’hier, un commentaire allait dans l’exact même sens que celui fait par Michel Marceau, en l’autre billet ci-dessous («Les pavés de l’enfer»):
> L’intégration est une affaire de générations pas d’années. Plus on tape, plus l’étranger fait un front commun avec les siens pour protéger sa culture. Alors que si on laisse faire, l’étranger baisse la garde et en moins de trois générations l’intégration est totale.
Qu’il concluait en disant que l’intégration ne peut se faire qu’en douceur.
Pascal Barrette, là-bas, lui, le formule ainsi:
« La prise de conscience se fait toujours mieux par le cheminement libre que par l’érection de barricades. »
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/opinions/votre-opinion/200905/25/01-859512-un-voile-inoffensif.php
Ont-ils raison ? Peu, un peu, beaucoup, modérément ?
Moitié, moitié, disons. Car on ne sait que trop bien qu’eu égard à la langue, ici, par exemple, sans contrainte aucune, non seulement l’immigrant mais le «Québécois» [français] même tendrait à ‘glisser’ – davantage encore – vers (la facilité de) l’anglais. Le libre choix ou la liberté ne représentent donc point la panacée à toutes les problématiques.
Par ailleurs, la contrainte non plus… Puisque, comme l’expriment, le ressentent, l’intuitionnent (l’anticipent) ou l’observent ces deux commentateurs, l’interdit a, souvent, des effets contreproductifs. Au sens où il ‘active’, dynamise, plutôt qu’il n’inhibe, ce qu’il veut contrecarrer. Cela en raison d’une tendance humaine à vouloir préserver ou restaurer sa liberté. Phénomène – auquel a été donné le nom de réactance – ayant été mis au jour et vérifié aux USA, il y a une quarantaine d’années par Brehm & Brehm.
Nous avons maintenant un enseignement qui est le reflet de nos valeurs communes et qui s’ouvre sur l’inclusion et la tolérance. Alors, à mes yeux à moi, c’est le bon choix et j’ai la conviction que c’est également le reflet d’un consensus parmi la population », aurait affirmé le premier ministre Jean Charest.
http://www.missa.org/babillardnew/2009/06/03.html#a3954