Le péché originel
1 août 2007 par Joseph Facal
Dans une société qui se dit libre comme la nôtre, on devrait pouvoir critiquer n’importe quoi, non? Mais est-ce vraiment le cas?
Richard Martineau se demandait récemment si le défilé de la fierté gaie ne desservait pas la communauté homosexuelle. Question compliquée mais légitime. Mais pour certains militants du mouvement gai, la cause était entendue d’avance: seul un homophobe peut poser une telle question.
Plusieurs homosexuels pensent pourtant la même chose que Martineau: que l’hypersexualisation d’une minorité de participants au défilé projette une image caricaturale et dégradante de la communauté, qu’elle renforce les préjugés au lieu de les amoindrir, qu’elle rend plus difficile de faire comprendre que la majorité des gais ont une sexualité aussi rangée que celle des hétérosexuels.
Les nouveaux organisateurs du défilé l’ont si bien compris eux-mêmes qu’ils ont pris soin, cette année, de lancer un appel à plus de retenue.
Au fond, la vraie question que soulevait Martineau est de savoir si un hétérosexuel peut critiquer la communauté homosexuelle sans être accusé d’être homophobe, si un homme peut critiquer le mouvement des femmes sans être sexiste, si un Blanc peut critiquer un Noir sans se faire accuser de racisme.
Tous coupables
Bien sûr qu’il y a du sexisme, du racisme et de l’homophobie dans notre société, et qu’il faut les combattre. Mais il est vrai aussi que plusieurs militants de ces justes causes n’acceptent aucune critique et ont la gâchette rapide.
L’atout le plus puissant dont ils disposent pour clouer le bec à quiconque ose les critiquer est ce sentiment de culpabilité tapi au fond de tant de mâles hétérosexuels blancs occidentaux.
Oui, les hommes ont asservi les femmes pendant des milliers d’années. Et ce n’est pas fini.
Oui, les homosexuels ont été persécutés pendant longtemps et le sont parfois encore.
Oui, les Blancs ont réduit les Noirs en esclavage pendant des centaines d’années, et le racisme est encore présent.
Pour certains militants de ces causes, la société majoritaire - patriarcale, blanche et hétérosexuelle - est globalement coupable de ces crimes passés.
Taisez vous
Cette culpabilité collective, ce passé dont il faut forcément avoir honte, obligent aujourd’hui l’homme blanc hétérosexuel à se taire. Il n’a le droit de parler que si c’est pour appuyer les revendications de ceux qui disent parler au nom des opprimés.
Puisque la société majoritaire est globalement coupable, il faut forcément qu’elle fasse pénitence et accorde réparation. Et seule la victime peut décider s’il y a absolution.
La victime, justement parce qu’elle est victime, a forcément raison et mérite compensation.
C’est le retour en force de la doctrine du péché originel. Nos églises peuvent bien se vider, la religion est encore partout. Et toute religion, forcément, a besoin de curés pour décréter ce qui est bien et ce qui est mal.
Et quand vous critiquez la parole officielle, ces nouveaux curés laissent tomber la sanction: homophobe, sexiste, raciste.
On aboutit donc à un curieux paradoxe: la parole gaie, la parole féministe, qui étaient à l’origine des paroles de libération, deviennent progressivement des dogmes qu’on critique à ses risques et périls. Des paroles d’enfermement.
En passant, avez-vous remarqué que c’est seulement en Occident qu’existe et qu’on entretient assidûment cette culpabilité collective de la société majoritaire?
On attend encore le pays arabe qui s’excusera officiellement d’avoir pratiqué l’esclavage des Noirs avec une sauvagerie inouïe pendant des siècles.
Et on notera que ceux qui défendent l’égalité des hommes et des femmes chez nous sont souvent les mêmes qui sont prêts à laisser les talibans afghans ramener leurs femmes au XIIIe siècle.
49 réponses à “Le péché originel”

Entièrement d’accord avec vous là-dessus, Monsieur Facal.
Comme je le disais à Vindictater dans l’autre fil; la laïcité ne reigne pas au Québec.
Il y a une Église au pouvoir et vous avez bien énuméré ses dogmes qu’on appelle vulgairement la “rectitude politique”.
En Europe ils en sont rendu à l’étape des tablettes des lois fondamentales immuables des certitudes politiques et historiques accompagnés de sanctions d’emprisonnement et ammendes dans les cas d’hérésies!
Vous êtes bien placé pour le savoir, M. Facal, puisque les monastères de nos nouveaux clercs modernes sont nos universités et le Saint Siège la Cour Suprême.
“Et on notera que ceux qui défendent l’égalité des hommes et des femmes chez nous sont souvent les mêmes qui sont prêts à laisser les talibans afghans ramener leurs femmes au XIIIe siècle.”(J. Facal)
Vous y allez un peu fort là.
Mon voisin ne traite pas sa femme d’égal à égal, je le vois bien et je suis contre cette attitude.
Mais je n’ai pas l’intention de prendre un fusil et envahir sa maison pour le forcer à suivre mon point de vue.
Abstenez-vous d’évoquer l’argument des Afghanes pour justifier la guerre en Afghanistan. Croyez-vous vraiment que cela a eu un poids quelconque dans la décision du Canada d’occuper ce pays? Si c’était valable comme raison, nous serions en guerre contre plusieurs dizaines de pays. Cet argument est d’une naïveté inouïe, et c’est très décevant de le voir évoqué par une personne aussi intelligente et cultivée que vous.
Les Talibans ne sont pas jojos, mais au moins ils assuraient la sécurité dans leur pays, une sécurité qui était bien pire autant avant qu’après leur règne. Le pays était plus prospère, les seigneurs de guerre avaient perdu beaucoup de leur influence, et la production de drogue avait été pratiquement éradiquée. Combien de vies seront ruinées de par le monde à cause de cette recrudescence d’héroïne? Le droit des femmes justifie-t-il ceci? Et qu’en est-il des bombardements sauvages d’innocents? La destruction de plusieurs villages et du peu d’infrastructures que possédait ce pays n’a fait qu’empirer la situation pour la majorité des Afghans.
Il est clair que le Canada et le Québec sont en guerre au nom de puissantes corporations. Au lieu de dénoncer les Talibans et le traitement de leurs femmes, vous feriez mieux de dénoncer les crapules du genre Jean Chrétien et ses amis.
Il est également clair que la force d’occupation n’est pas la bienvenue dans ce pays. Ne vous y méprenez pas, nos soldats ne sont là que pour l’intérêt d’une poignée de corporations et de leur soif illimitée de pouvoir. Les autres arguments, dont ceux des femmes, de la démocratie et du 11 septembre, ne sont que foutaise et ne servent qu’à justifier ces crimes contre l’humanité auprès de nos populations.
Trans-Afghanistan Pipeline
http://en.wikipedia.org/wiki/Trans-Afghanistan_Pipeline
Jean Chrétien et la pipeline afghane
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=viewArticle&code=MED20060318&articleId=2125
Bah, des groupes de pression c’est fait pour japper, c’est pas surprenant qu’il monte au barricade a la moindre critique, c’est leur job. Que ce soit la ligue des noirs, le B’nai B’rith, les groupes de femmes, de gais ou de musulman pour moi ce sont comme des extremistes qui n’ont pas vraiment d’influence sur la majorité. Ils ont beau chialer comme ils veulent au bout du compte le gros bon sens triomphe toujours . Meme les hommes blancs ont leur groupe de pression alors vraiment pas de temps a perdre avec ca.
Vous avez l’art de tomber pile, mon cher Joseph.
Il y a toujours eu ey il y aura toujours des êtres de pouvoir, de domination ou d’intérêt qui épouseront une cause avec des disciples soumis pour asseoir leur pouvoir et intérêt. Dans le cas du défilé de la fierté gaie, un groupe avait décidé de l’abandonner mais les marchands gais y ont vu une baisse de revenus et ont pris charge de continuer cette parade dégradante pour maintenir leur chiffre d’afffaire. pour faire sonner le cash. Je commence à saisir que c’est payant d’être gai pour plusieurs. Je connais plusieurs gais qui sont gênés d’être identifiés à cette parade. Je les comprends.
Excellent, monsieur Facal, l’allusion aux pays arabes dont on attend toujours des excuses pour des siècles de pratique d’esclavage. Si je ne me trompe, on estime qu’il y a eu, au fil des siècles, à peu près autant de Noirs africains déportés vers les pays arabes que vers les pays occidentaux. Les Arabes ont commencé avant les Européens, et ils ont continué après que la chose ait été abolie en Occident.
Il reste cependant très peu de Noirs aujourd’hui habitant les pays arabes, contrairement aux dizaines de millions de Noirs vivant aux Etats-Unis, aux Antilles et en Amérique du Sud. Je me demande sincèrement pourquoi.
Il reste cependant très peu de Noirs aujourd’hui habitant les pays arabes, contrairement aux dizaines de millions de Noirs vivant aux Etats-Unis, aux Antilles et en Amérique du Sud. Je me demande sincèrement pourquoi.(Richard)
Parce-que l’orsque les colonialistes d’occident prirent la relève de l’exploitation esclavagiste, délaissée par les arabes, ils demeurèrent en Afrique et dominent toujours l’Afrique aujourd’hui. Les Noirs n’ont nulle-part où retourner. Les Noirs d’Afrique sont toujours les esclaves de l’occident.
Zach écrit :
“Vous y allez un peu fort là.”
Je crois que M. Facal notait ici qu’il existe une alliance idéologique qui unit une certaine extrême-gauche à toute une mosaïque de lobbys plus ou moins radicaux.
L’occident se sent coupable et veut expier ses péchés : son oppression envers les femmes, les minorités, le colonialisme, l’esclavage, les croisades, etc. Et plusieurs groupes radicaux exploitent abondamment ce sentiment de culpabilité afin de faire taire toute critique : afin de faire avancer leurs intérêts.
Et c’est ici qu’ils trouvent, à leur grande joie, des alliés inattendus : des (soit-disant) intellectuels occidentaux bien-pensants, trop heureux de laver le sang qu’ils croient voir sur leurs propres mains dans les excès du fanatisme religieux, ethnique, identitaire, etc.
Combien de mes connaissances - artistes et étudiants surtout - n’ai-je pas entendu proclamer que les Talibans et le Hezbollah sont en fait des “combattants de la liberté” se rebellant contre l’impérialisme américain. Combien, le jour même du 11 septembre et après, m’ont affirmé qu’il s’agissait d’un juste retour des choses de la part d’un tiers-monde aussi noble qu’opprimé. Combien, un peu moins hard, refusent simplement de critiquer des pratiques moyen-âgeuses que l’on tente d’imposer ici et ailleurs sous prétexte de ne pas vouloir “imposer nos valeurs” de manière arrogante. Un discours repris abondamment par les Mollahs, entre autres, qui déclarent que les droits humains ne sont qu’une nouvelle forme d’impérialisme culturel visant à les subjuguer.
Et le phénomène n’est pas nouveau : combien d’intellectuels ont voulu, très fort, exonérer Stalin, Mao et même Pol Pot pour les mêmes raisons.
(À noter que je ne compare pas les homosexuels aux Talibans, bien entendu. Je note seulement que la tactique est la même en ce qui a trait à l’instrumentalisation de la culpabilité. Idem pour le B’nai Brith, par exemple.)
Quant à moi, j’attends encore de voir une seule de ces personnes émigrer au Pakistan ou en Iran. Je fis récemment la suggestion à une fille qui me vantait les vertus de la causes talibane. Pour toute réponse, elle m’informa que nous sommes en fait, ici, sous le joug d’une dictature bien plus immonde, parce que plus insidieuse.
Mouins…
Zach, j’ai un peu de peine à vous suivre, mais il me semble que vous interprétez très mal ce que j’ai écrit. Peut-être vous êtes vous senti piqué par mon commentaire ? Ce n’était pas là mon intention. Je tentais, au plus, d’éclairer pour vous les propos de M. Facal qui, si je les saisi bien, rejoignent un courant de pensée qui se développe tranquillement en ce moment.
Allez fureter au sujet de Pascal Bruckner, entre autres, qui se fait le champion de la déculpabilisation de l’occident.
Les sociétés occidentales, surtout grâce à leurs courants de gauche, ont accompli d’énormes progrès en ce qui a trait à l’auto-critique. Elles ont critiqué leur colonialisme, l’esclavage, l’holocauste, le traitement fait aux aborigènes, l’exclusion que vivent les minorités ethniques et les démunis aux seins de nos sociétés, etc., etc. Tout cela est bien imparfait, mais c’est plus qu’on peut en dire pour une bonne partie du monde : que l’on regarde avec une profondeur géographique ou historique.
Seulement, d’une saine remise en question, plusieurs ont versé dans une culpabilisation excessive qui leur fait proclamer que tous les maux de la terre ne peuvent être attribués qu’aux riches blancs capitalistes chrétiens. Ce sont les extrêmes gauches dont je parlais. Pour ces gens, tout révolutionnaire est noble. Peu importe qu’il s’agisse d’un Pol Pot ou d’un Bin Laden. -Si cela vient du Tiers-Monde, ou alors d’une minorité, cela est nécessairement juste.
Pour ces gens, si quelqu’un commet un vol, c’est la faute de la personne volée qui a commis le péché d’être trop riche. Si un Taliban lapide une femme, c’est la faute de l’aliénation que lui fait subir l’impérialisme. Si Fidel Castro emprisonne les journalistes qui osent le critiquer, c’est la faute de l’embargo américain. Le colonialisme européen était exécrable, alors que les colonialisme arabo-musulman, lui, était noble et ne visait que l’avancement de la civilisation. Et j’en passe, et j’en passe.
Je n’invente rien : ces opinions, je les ai toutes entendues verbatim.
De l’extrême de telles opinions, un continuum existe jusqu’à la culture générale, ou c’est plutôt la frilosité qui règne. Une certaine rectitude politique et un relativisme qui nous interdisent de critiquer “les autres” pour chercher plutôt où ce serait “nous” qui aurions commis une faute.
Et c’est cela qui est instrumentalisé par divers groupes de pressions qui cherchent à faire avancer les causes de minorités : qu’il s’agisse des homosexuels, de minorités ethniques, religieuses ou autres.
Je ne dis pas que ces causes sont toutes injustes. Seulement que cette culpabilisation est un levier qui aide trop souvent à museler là où il devrait y avoir de vrais débats.
Enfin. Je trouve assez insultant que vous m’accusiez, à la fin de votre commentaire, d’être “colonisé” ou je ne sais trop quoi. Vous êtes très méprisant. Et surtout, vous semblez croire que vous êtes capable de me cerner grâce à quelques lignes écrites sur un blogue… Êtes-vous devin ? Fin psychologue ? Simplement arrogant ?…
Mais bon, si vous voulez savoir, oui, je combat. Je combat le capitalisme sauvage qui sévit ici, tout comme l’impérialisme culturel et économique. Je combat aussi le fanatisme religieux et idéologique. (Verbalement, s’entend.)
Mais, par dessus tout, je combat le dogmatisme qui remplace la raison. Qui fait chercher les “bons” et les “méchants” dans tout conflit, selon des lignes de pensée rassurantes, dénuées de toute nuance.
Voyez-vous, je suis capable de dire que Bush est ignoble, sans faire de Bin Laden un saint, ou vice versa. Je suis capable de traiter l’expansionnisme sioniste de sauvage tout en condamnant le jihad et les kamikazes palestiniens. Mon cerveau ne ressent aucune tension lorsque je déclare l’embargo de Cuba ridicule et meurtrier, tout en qualifiant Castro de dictateur accro au pouvoir.
Pouvez-vous en faire autant, Zach ?
À voir la rapidité avec laquelle vous m’avez jugé et condamné, il m’apparaît que votre intellect est soumis à la rigidité et à l’autorité d’un tel dogmatisme. Voilà une forme de sclérose intellectuelle bien plus grave, à mon humble sens, que celle que vous m’imputez gratuitement.
Car, malheureusement pour vous, il y a beaucoup de gris en ce monde. Très peu de noir et blanc.
Bien à vous.
Très juste réflexion. Un signe encourageant par contre : ne trouvez-vous pas que, notamment avec la prolifération d’internet, nous vivons une espèce de libération de parole, où les gens qui osent défier la rectitude politique sont de plus en plus respectés ? Vous en êtes un exemple.
L’ennui, c’est que l’écoeurement total face à cette langue de bois est justement le fertilisant qui nourrit la croissance de toutes ces grandes gueules qui manient la xénophobie et l’homophobie sur les ondes de quelques stations de radio. N’est-ce pas une motivation de plus à ce que des voix, modérées, se fassent entendre pour défier ces tabous, mais de façon responsable ?
Zach,
Plus vous vous épandez, moins on comprend de quoi vous pouvez bien être en train de parler. Essayer de comprendre vos répliques et vos attaques est un peu comme parler avec quelqu’un sur le LSD.
Allez, adieu.
“Essayer de comprendre vos répliques et vos attaques est un peu comme parler avec quelqu’un sur le LSD.”(YannM)
Peut-être devriez-vous travailler un peu plus vos arguments au lieu d’essayer d’éclaircir ceux des autres.
Je ne suis pas surpris que vous êtes un “on” et non un “je”. Parlant de doctrine ou dogmatisme…
ca joue dure
Mr facal, je suis d’accord avec vous pour l’ensemble de vos propos, les hommes en arrache présentement, mais citer mr martineau comme défenseur de la libre expression, là je trouve que ce mr est trop grossier dans ses propos pour que j’aie le goût de discuter et d’écouter ce qu’il a à dire. Il est rébarbatif et manque de civisme quand il fait ses entrevues.
C’est vraiment pas un bon modèle pour la relève(les jeunes) qui veulent se faire entendre et surtout discuter avec les femmes.
Pis des fois je vous cacherai pas que je suis un peu méchante et que je suis contente que ce soit à votre tour de souffrir, mais bon ça dure pas très longtemps(rire).
Pis juste à lire quelques uns ici qui discutent entre eux en se chicanant tout le temps, je pense que les hommes en général auraient bien besoin de prendre des cours de communication, si veulent se faire entendre sérieusement et surtout se faire aider.
Voici un article très intéressant que je propose à tous vos lecteurs:
Voir dans opinion des lecteurs du journal Le Devoir du 2 août 2007
Libre opinion: B’naï Brith et le droit de critiquer la politique néoconservatrice Fred A. Reed et Yakov M. Rabkin,
“B’naï Brith et le droit de critiquer la politique néoconservatrice”
Lien : http://www.vigile.net/article7981.html
Yakov M. Rabkin, à mon avis, mérite une reconnaissance nationale du Québec.
Si l’interculturalisme veut dire quelque-chose au Québec, M. Rabkin en est le model le plus gracieux et inspirant.
Je suis entièrement converti.
Je trouve que messieurs Reed et Rabkin sont bien indulgents à l’égard de l’Iran des mollahs et de son président au nom si difficile à retenir. N’empèche, elle est bien désagréable, cette tendance de la part du B’nai Brith et des autres lobbies juifs à traiter d’antisémites tous ceux qui osent critiquer un tant soit peu la politique israélienne.
Au moins, on sait qu’une critique à l’endroit d’Israel ou du peuple juif en général ne peut vous faire risquer, au pire, qu’une poursuite judiciaire ou une conadamnation par l’Assemblée nationale!
Critiquer l’Islam ou la politique d’une république islamique est beaucoup plus dangereux, en revanche. C’est votre vie qui peut être en jeu.
Le dernier interlocuteur, après avoir nié sur un autre blogue la véracité de la version dite ‘officielle’ de l’Holocauste et avoir formulé l’absurdité que les Juifs eux-mêmes exécutèrent en fait des milliers de leurs semblables durant la Seconde Guerre mondiale, s’apitoie à présent sur le sort des pauvres négationnistes tels Robert Faurisson, qui affirment qu’il n’y a pas eu d’Holocauste juif.
Les participants à ce blogue doivent comprendre à quel genre d’individu ils ont affaire lorsqu’ils commencent à argumenter avec lui, et quel genre d’idéologie il tente de véhiculer.
J’applaudis le commentaire de Ben. Je n’intervient pas souvent sur les blogues mais je me dois de le mentionner quand quelqu’un ose se lever. C’est ben beau d’être ouvert à toutes les opinions mais il faut pas tolérer l’intolérable.
Mon Dieu…
“Mon Dieu…”(Ben)
Juste Zach c’est suffisant. :-)
Heh oui, YannM, il a des blogues et forums plus occupés qu’ici et l’Internet est une toile reliée de toutes les manières possibles.
Il y a même pas 20 ans, ma génération baignait dans le mensonge officiel, n’ayant que la télévision pour lui construire une vérité illusoire.
C’est fini tout çà.
Vous devrez vous y faire ou quitter l’Internet pour vous rebaigner dans l’illusoire de la petite boîte à images.
Nous sommes des milliers à avoir le bonheur d’avoir enfin la chance de dire la vérité.
Ha oui, Ron Paul se fait aussi accuser d’être antisémite.
Ça pogne plus maintenant.
Y’a rien de mal a voir quelqu’un se dévouer a une cause, mais c’est bien vrai Zach que tu gagnerais a etre plus diplomat.
Si tu veux convaincre des gens il faut y mettre un peu plus de doigté, les traiter d’ignorants va seulement les éloigner de tes arguments. Il y toujours deux cotés a la médaille, nul ne peut prétendre avoir la vérité absolue.
Zach Gebello
Tu dis : «Nous sommes des milliers à avoir le bonheur d’avoir enfin la chance de dire la vérité»
Bin là pourquoi tu dénonces ceux qui te disent la vérité. Branche toi, à moins que tu sois le seul à détenir la vérité.
À mon avis un bloque c’est fait pour donner une opinion, sans pour autant détenir la vérité et en plus on sait que sur les blogues plusieurs masquent leur propre vérité, leur identité, ont peu ou pas de connaissance sur le sujet, car ils n’ont pas la science de tout savoir, de tout connaître et encore moins la compétence dans tout les domaines et ça s’applique pour toi aussi!…
«Si la diplomatie exige une discussion», moi je dirais le contraire la discussion exige de la diplomatie(tact) et du respect pour garder le contact avec les autres.
Prend mon texte pour une vérité, c’est toi qui l’a dit!…(rire).
la diplomatie c’est l’art de dire : bon chien , bon chien en le flattant de la main droite doucement pour le rassuré tout en tenant un roche derrière son dos avec la main gauche pour pouvoir mieux l’assommer;-)
Zach Gebello vous lire c’est comme être geler sur l’acide il n’y a rien a comprendre tout les fils de discussion son malheureusement pratiquement illisible grâce a votre présence c’est bien dommage parce que 99% des participants a ce blog sont très intéressant
jeff
Ce n’est pas de la diplomatie que tu définis, c’est de la manipulation(rire)
Bon là j’arrête, je ne suis plus dans le sujet, je suis en train de commettre un péché mortel!…
Zach, je vois que vous poursuivez vos monologues - je me suis desinteresse de ce blogue pour cette raison. Je pense que beaucoup ici estiment que vous abusez, en vertu d’un critere de Gros bon sens. Et je ne pense pas que tous ces gens ont un mauvais jugement. Mais il n’y a pas de regle formelle permettant a M. Facal de vous exclure. Poursuivez.
Je dis simplement que vous abusez, tant par votre ton que par la longeur de vos commentaires. Et aussi parce que vos commentaires sont confus et passent du coq a l’ane.
Personne ne vous demande d’etre le leche-bottes de M. Facal. Il y en a d’autres qui s’en chargent. C’est votre droit le plus strict de le critiquer, mais sachez donc etre un peu plus concis, aller droit au but, et eviter de critiquer la forme (en vous arretant a chaque mot de travers qui vous deplait) plutot que le fond.
Cessez de dire des bêtises, Lesdents, vous êtes hors sujet. Et çà, c’est mille fois pire que d’être en longueur sur le sujet.
Dites-moi donc plutôt pourquoi Joseph Facal n’a pas son blogue sur Canoe, comme les autres?
Après-tout, ces textes ne sont que des copiés-collés de ses articles sur Journal Montréal-Québec.
Vous avez toujours le dernier mot Zach. Je suis bete. Toutes mes excuses, j’ai tort comme tous les autres sur ce blogue qui vous reprochent votre attitude. Vous etes le seul a avoir le pas.
“To call someone a troll is to say that any dispute over a post is not valid not because the issues raised are not valid, but to claim the intent of the poster invalidates the post. As a speech act the term troll is generally used as an ad hominem argument, attacking the poster rather than the content or issues of the post.” (Wikipedia)
Vous-vous reconnaissez?
“Vous avez toujours le dernier mot Zach. Je suis bete.”(Lesdents)
Je n’ai jamais dit que vous étiez bête. Vous inventez çà.
J’ai dit que disiez des bêtises. Il y a une distinction qui vous échappe ici.
Nous disons tous des bêtises. Nous ne sommes pas tous bêtes.
Allez, ayez le dernier mot. Attaque, Medor, attaque!
“Allez, ayez le dernier mot.”(Lesdents)
Correction; c’est vous qui me le donnez en affirmant que je monologue. Ainsi le dernier mot ne peut qu’être de la même personne n’est-ce pas?
Je suis d’accord que les gardes des homosexuels, des féministes,etc.. sont parfois exagérés, mais je trouves bien aussi que nous ayons une société qui est capable de se remettre en question et avoir des remords pour des situations passés contrairement à d’autre pays que vous citer à la fin et qui ne s’excuseront jamais des actes passés.
Zach juste pour savoir, Zach Gebello = Jean-Claude St-Yves sur Canoe?
«Au fond, la vraie question que soulevait Martineau est de savoir si un hétérosexuel peut critiquer la communauté homosexuelle sans être accusé d’être homophobe, si un homme peut critiquer le mouvement des femmes sans être sexiste, si un Blanc peut critiquer un Noir sans se faire accuser de racisme.» J. Facal
Pour critiquer un Noir, il faut mettre des gants blanc….
Pour critiquer une femme… Messieurs, il vous faut vous contenter de vos poignets pour un boutte…
Pour des leçons de racisme, discrimination allez parmi les femmes, ce qu’elles peuvent être bitc.. entre elles.
J’attends toujours la vengeance* de Pauline Marois envers les femmes du PQ (le PQ est plein de femmes) qui l’ont carrément laissée tomber au profit d’André Boisclair durant la course de la chefferie. Bonjour la solidarité féminine!
*La vengence est un plat qui se mange froid.
“Zach juste pour savoir, Zach Gebello = Jean-Claude St-Yves sur Canoe?”(Vindictater)
Je n’ai jamais poster aucun message sur les blogues de Canoe.
Mais je suis inscrit.
C’est que les sujets sont vraiment trop niais. Vaut même pas la peine.
Je trouve les textes de Facal plus courageux et plus incisifs et provoquateurs et qui permettent d’ouvrir les débats sur des choses essentielles.
C’est juste dommage qu’il n’y a pas de participants qui vont au bout des choses. Ils préfèrent attaquer la personne que les idées et se retirent dans une rassurante certitude qu’ils ne veulent surtout pas voir contredite.
C’est pourquoi les sujets sont insipides sur Canoe.
C’est pourquoi je vous demandai votre opinion sur le fait que Facal a un blogue indépendant de Canoe.
Sans doute est’il plus libre ici.
«Au fond, la vraie question que soulevait Martineau est de savoir si un hétérosexuel peut critiquer la communauté homosexuelle sans être accusé d’être homophobe, si un homme peut critiquer le mouvement des femmes sans être sexiste, si un Blanc peut critiquer un Noir sans se faire accuser de racisme.» J. Facal
La réponse est “oui” pour tous.
On peut vous traiter de “troll” pour les critiquer, ou vous traiter d’intollérant, ou vous bannir d’un site ou forum, etc…
Mais vous avez le droit de les critiquer tous autant qu’ils ont le droit aussi de vous critiquer.
On peut aussi se marrier avec des noirs, des homosexuels, des blancs, ou n’importe-qui d’autre.
Personne ne vous condamnera à la prison ou à l’amende ou même vous refusera de le faire.
Mais on peut vous critiquer. C’est tout.
En Europe parcontre on vous emprisonnera si vous critiquez un Juif. C’est la seule loi de privilège officielle envers un seul peuple.
Il y a seulement 10,000 noirs en Israel. Ils sont maintenus dans une pauvreté extrême et n’ont pratiquement aucun droits. En Israel la loi est très stricte contre les mariages inter-raciaux ou ethniques.
Les plaques automobiles sont de couleurs en fonction de l’ethnie.
Les non-Juifs sont interdits de posséder un terrain ou d’en louer.
L’Europe a établie une loi anti-raciale en faveur du peuple le plus raciste d’occident.
Et ce sont ces mêmes racistes qui veulent des élections à Outremont en fonction des intérêts de cet État raciste qu’est Israel!
Johanne
un noir qui porterais un chandail Black Power en plein down town a l’heure de pointe passerais totalement inaperçus sinon il serait cool et nous irions jusqu’à l’admirer pour son courage!
moi je porterais un chandail white power je serais immédiatement ostraciser et de plus je mettrais mon intégrité physique en danger de plus je serais victime des pire calomnies et traité de tout les noms et insulte possible tel que raciste, nazi, skinhead etc…
tirez en vos conclusion…
Zach Gebello
tu peut nous parler des noirs en russie? de la vie des homosexuel en iran? ou debat sur les minarets en europe?
Merci M.Facal de si bien résumer ce que je ressens à l’intérieur de moi, c’est-à-dire, des centaines d’années de rancoeur envers l’homme blanc… Pourquoi dois-je subir toute cette haine alors que je suis quelqu’un de si ouvert ??
Ayant été élevé par deux femmes (ma mère et ma grande soeur) je comprends parfaitement les défis qui attendent les femmes dans cette société. Mais je comprends aussi la pression de ces mêmes femmes qui désirent plus que tout le pouvoir après des siècles de domination masculine.
Je suis un jeune homme blanc, honnête, ouvert sur les autres cultures et prêt à leur donner la main, mais j’ai aussi des droits, donc celui d’exprimer mon point de vue.
“Zach Gebello
tu peut nous parler des noirs en russie? de la vie des homosexuel en iran? ou debat sur les minarets en europe?”(Jeff)
Jeff, je n’ai fait que corriger l’ommission de M. Facal en ce qui a trait aux pays fascistes dans le monde actuellement.
Votre commentaire, en insistant encore sur les pays musulmans, dont M. Facal a déjà pourtant nommé, me porte à croire que cette ommission pourrait bien avoir été intentionelle.
Je connais très bien le racisme, sexisme, fascisme dans le reste du monde. Loin de moi l’intention de les ignorer ou les taires. Je les condamnes et combats avec autant de force.
Ce que je trouve innacceptable, parcontre, c’est justement la manière d’ont on évite avec le plus grand soin d’inclure dans cette liste des pays amis qui sont franchement de plus grands fascistes encore.
“…un noir qui porterais un chandail Black Power en plein down town a l’heure de pointe passerais totalement inaperçus sinon il serait cool et nous irions jusqu’à l’admirer pour son courage!
moi je porterais un chandail white power je serais immédiatement ostraciser et de plus je mettrais mon intégrité physique en danger…”
Biensûr. Car le “Black Power” du noir exprime un pouvoir qu’il n’a pas. C’est une revendication.
Tandisque toi et ton “White Power” au sein d’une claire majorité blanche exprime le pouvoir que tu as sur les peaux d’autres couleurs. C’est une provocation.
C’est pourquoi il est acceptable de voir quelqu’un porter un T-shirt “Vive l’indépendance des Québécois!” mais que tu ne vois jamais de T-shirt “Hurray for British English power over Quebec!”
“Merci M.Facal de si bien résumer ce que je ressens à l’intérieur de moi, c’est-à-dire, des centaines d’années de rancoeur envers l’homme blanc… Pourquoi dois-je subir toute cette haine alors que je suis quelqu’un de si ouvert ??”(Num)
Simplement parce que tu acceptes cette identification à la couleur de ta peau. Ma peau est blanche aussi, mais n’est pas un facteur identitaire chez-moi. Donc je ne subit pas cette haine. Si on me traite de “blanc”, je répond que les maîtres britanniques du Canada m’ont déjà proclâmé “nègre d’Amérique”, alors qu’ils en discuttent avec eux, pas avec moi.
S’identifier à la couleur de sa peau c’est jouer le jeu des fascistes.
Les Québécois n’ont rien à se reprocher.
Notre venu en ce nouveau monde fut pacifique, humaine, dans l’union des peuples qui y étaient déjà. Tout le contraire des Britanniques qui sont aussi blancs que nous.
C’est exactement cette identification à un colonialisme blanc et non britannique par lequel on tente d’inclure les Québécois dans une “nation canadienne” et donc de nous faire des colonialistes que nous n’avons jamais été. Ainsi, nous devenons couppables et perdons notre légitimité à cette terre québécoise.
Vous n’êtes pas blanc. Vous êtes Québécois, c’est à dire membre d’un peuple le plus pacifiste qui soit, le plus ouvert sur les autres, et qui n’a pas de sang sur les mains.
Notre feuille d’érable, dont le britannique nous a volé, était verte, la couleur de la vie et du pays. Il l’a peinte en rouge, la couleur des uniformes britanniques et du parti libéral. Mais dans les règles héraldiques, le rouge identifie le sang.
Ce sont les seules couleurs qui ont symboles et identitée. Pas la peau des gens.
Pendant que vous occuppe avec la blancheur de votre peau, voici ce qui arrive à votre réel patrimoine:
Journal de Québec
« A bout de ressources, M. Didier Épars, propriétaire de la goélette Grosse -Ile y mettra le feu à cette date pour éviter la faillite. M. Epars a fait parvenir un dossier de presse hier soir aux quotidiens pour expliquer son geste désespéré. Il convie incidemment le premier ministre Jean Charest à ce grand spectacle.
«Je sais que c’est un geste absurde» a indiqué hier M. Epars en entrevue «mais quand vos interlocuteurs vous disent que ce bateau n’a pas de valeur alors qu’il s’agit d’un bien culturel, quand on vous dit que ça ne vaut guère plus qu’un stand de patates frites….»
La Grosse-Ile a été construite en 1951 au chantier maritime de Saint-Laurent sur l’Ile d’Orléans pour les besoins de la Défense. Elle servait à faire la navette entre Montmagny et Grosse Ile et transportait des gaz peu recommandables comme l’anthrax. Particularité, cette goélette a été faite selon les modèles des années 30 à fond plat et serait unique en son genre. Selon son propriétaire c’est la dernière survivante d’une époque puisque les milliers de goélettes construites sur les rives du fleuve sont disparues ou hors d’usage.
La goélette a été entièrement restaurée et serait prête à prendre le large. «Nous avons travaillé avec le ministère fédéral des Transports et il ne nous manque que la dernière étape de la certification obtenue avec l’essai en mer, contrairement à la Marie-Clarisse qui n’a jamais été certifiée» d’expliquer M. Épars.
Celui-ci a acheté le bateau en 1991 et affirme avoir englouti 600 000$ dans cette aventure. Une fondation a été mise sur pied avec des «amis de la goélette» et l’investissement privé atteint 1,4 million $. L’aide du gouvernement a pris la forme de programme de création d’emploi et rien d’autre. C’est un maître-charpentier, Paul Mailloux, de l’Isle-aux-Coudres, maintenant décédé, qui a supervisé les travaux de réfection. La Grosse-Ile est en cale sèche à Québec depuis 2003 et a reçu un avis d’éviction puisque le quai doit être refait. Le manque à gagner pour sauver la goélette serait de 320,000$.
Les multiples rencontres avec le ministère de la Culture et avec et avec les gens du 400e n’ayant rien donné, M. Epars s’apprête à désarmer le navire pour récupérer un peu sa mise de fond et à y mettre le feu dans la coque!.
Dans une lettre au ton tristement ironique envoyée au premier ministre M. Épars dit «nous allons in extremis éviter la faillite, rembourser partiellement tous ceux qui ont cru et soutenu notre lubie d’un navire patrimonial québécois naviguant sous voiles sur le Saint-Laurent avec des passagers, et nous allons nous débarrasser d’un actif encombrant et sans valeur monnayable. Je vous convie et toute la population au démembrement de la goélette sur le quai 27 le samedi 25 août.»
«Mais je comprends aussi la pression de ces mêmes femmes qui désirent plus que tout le pouvoir après des siècles de domination masculine.» Num
Totalement en accord avec vous (et je suis une femme). Il n’y a pas de place pour l’homme, blanc, hétérosexuel, de nos jours, ce n’est pas une mince affaire. Et la castration des jeunes garçons débute dans les garderies.
Jeff, je travaille avec des Noir(e)s, surtout des femmes Noires. Quand je suis là le midi, je vais m’asseoir avec elles à la cafétéria, quand il y a de la place à leur table. Sauf pour quelques unes qui m’adressent brièvement la parole, la plupart des autres se mettent ou continuent à parler en créole entre elles, m’ignorant, faisant comme si je n’étais pas là. D’accord, elles ne sont pas obligées de me parler. Plus tard, on remonte toutes travailler. Et puis voilà qu’il faut se parler concernant le boulot! Là, vous devriez nous voir, de part et d’autre on a l’air de marcher sur des oeufs. C’est ordinaire!
Je ne demande que tout le monde m’aime, ni que tous les Noirs me parlent, ni que toutes les femmes m’aiment, ni que tous les Anglophones m’aiment, je trouve juste que c’est ordinaire!
Je mentionne les anglophones parce que je vais à Concordia et je dois faire fi d’attitudes méprisantes mon accent francophone retentit.
Ça me désole que nos conditionnements encore inconsciemment bien ancrés et non conscientisés, soient responsables de nos attitudes méprisantes et hypocrites au quotidien, que ce soit entre ethnies différentes, ou parmi des membres de même ethnie, ou entre sexes différents ou parmi des membres du même sexe.
Johanne,
Votre exemple concernant ces femmes créoles est intéressant.
Ma mère travaillait récemment comme femme de chambre dans un hôtel avec plusieurs femmes immigrantes comme collègues. Elle me disait ressentir de la méfiance et un peu de mépris de leur part aussi.
J’imagine que c’est un réflexe normal de leur part : voyant les blanches comme des favorisées du sytèmes, et se voyant elles-mêmes comme des défavorisées. Même si pourtant, elles sont là à faire le même sale boulot sous-payé.
(NB : j’ai dis un réflex “normal” : pas un réflexe sain.)
J’imagine aussi que les francophones d’il y a 40 ans devaient avoir exactement la même attitude envers les anglos. Peu importe leur statut économique réel, ils devaient les voir tous comme des favorisés, à cause du système en place.
-Ma mère, encore, me disait que lorsqu’elle arriva à Montréal, en 1969, elle n’en croyait tout simplement pas ses yeux lorsqu’elle découvrit les quartiers pauvres de l’ouest de la ville : “Quoi, des Anglais pauvres, ça existe ?!!”
…
Mais pour faire un lien avec le sujet initial : la culpabilité des dominants.
Je me rappelle un fil de discussion un peu hallucinant sur le site américain, très féministe et très à gauche : pacificviews.org
Ce fil posait la question : “Est-ce que les féministes blanches peuvent légitimement parler au nom de, et aider la cause des femmes noires ?”
On voit cette culpabilité de la gauche, mentionnée plus haut, bien exprimée dans cet exemple. -Pourquoi les féministes ne parleraient-elles pas au nom de toutes les femmes ? Le féminisme n’est-il pas universel ?
Comme quoi cette culpabilité des dominants ne touche pas que les males blancs…
Erratum
J’ai écrit un peu trop vite : le sujet n’était pas si les féministes blanches pouvaient parler au nom des femmes “noires”, mais bien des “femmes de couleurs”.
Voici le lien de ce sujet :
http://www.pacificviews.org/weblog/archives/002709.html
(Par ailleurs, si la politique américaine vous intéresse, surtout ce qu’en pense la gauche militante, ce site, pacificviews, est un bon point de départ.)